WHISPERS DOWN THE LANE ✿
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Avez-vous entendu parler de la foire d’automne ? Je crois que c’est la Mairie qui a mis ça en place. Je me réjouis de voir tout cela : il y a des animations pour les enfants, des stands d’artistes, je crois qu’ils vont monter une pièces de théâtre aussi. Sans compter que les commerçants et restaurateurs locaux proposent de bonnes choses à manger…Il y a toujours quelque chose à y faire, peut-être que ça vous plairait. Retrouvez le résumé détaillé de l’intrigue ici !
Tenby, novembre 2020
8°C/11°C ♣ Alors que l’hiver s’approche à grands pas, l’automne s’est bien installée et la pluie balaye régulièrement Tenby. Le fameux brouillard anglais se fait de plus en plus fréquent, alors que les pêcheurs espacent leurs sorties en mer. Quelques tempêtes sont à prévoir, ne vous promenez pas trop en front de mer par grand vent !
La foire fait l’objet de toutes sortes de rumeurs…Tout cela va être riche en événements. C'est toujours une telle joie de voir de l'animation à Tenby, en plus Et puis on a besoin de souffler un peu après toute cette histoire d'incendie... Et vous, allez vous y faire un tour ? Donnez votre avis ici !

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I see reflections of my mortal self projected on the wall (Richard)

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MessageSujet: I see reflections of my mortal self projected on the wall (Richard)   I see reflections of my mortal self projected on the wall (Richard) EmptySam 28 Mar - 17:17

Baby, you gotta let me know
What's the rhyme in reason for this most recent blow
I can't take much more of this
My heart will flutter back into it's cage


À un moment donné de sa vie, on croit que rien ne va plus, que tout nous glisse entre les doigts, qu’on est abandonné de tous et que personne ne peut comprendre. On ne veut pas ouvrir les yeux quand on se réveille le matin, de peur de faire comprendre à celui qui dort à côté de nous qu’on est réveillé et que la journée peut enfin commencer. Des fois, on a fermé les yeux toute la nuit sans trouver la moindre trace du sommeil recherché, mais on a gardé les yeux clos car c’est une façon de signifier qu’on est indisponible, qu’on a beau être là physiquement, le psychique lui, est aux abonnés absents. Sortir de son lit est un supplice, avaler de la nourriture devient une épreuve olympique et faire un pas dehors relève de l’inimaginable. Deborah est passée par ces étapes désagréables à chaque absence de Richard. Si elle se levait, ce n’était pas pour s’occuper d’elle, c’était pour Fidèle. La pauvre bête n’avait rien demandé à personne et elle savait qu’elle voudrait qu’on s’occupe de Sharry, coûte que coûte.

Heureusement, Richard est revenu à la maison. Pour de bon. Et sa simple présence réchauffe le coeur de Deborah qui s’était éteint petit à petit. Depuis son retour, tout semble sourire à l’étudiante : sa relation avec son père s’est améliorée, l’université ne semble plus être si difficile - quoi que… ce point est certainement dû au fait que la jeune femme a déjà suivi ces cours l’année précédente à cause de son redoublement. Aussi, ses forces reviennent doucement, mais sûrement. Elle n’a plus la prétention des jeux olympiques à cause de la masse musculaire qu’elle a perdue lors de ses longues semaines où elle ne s’alimentait plus et où elle ne s’entraînait plus non plus… Les nuages semblent avoir laissés place au soleil et Deborah ressent à nouveau ce que le bonheur peut procurer. Et qu’est-ce que c’est bon ! Que demander de plus ? Que Richard partage son enthousiasme, peut-être ? La brune regarde son amoureux du coin de l’oeil alors qu’elle revient d’une longue balade avec le chien, balade lors de laquelle elle en a profité pour courir et récupérer son endurance passée. Richard est sur son ordinateur, la mine concentrée.  « On a bien couru avec Fidèle ! Je vais me doucher. » Lance-t-elle en prenant le chemin de la salle de bain. Elle reste quelques minutes supplémentaires sous l’eau chaude, envisageant que Richard puisse la rejoindre, mais elle comprend au bout de dix minutes qu’il ne viendra pas et elle coupe le robinet. Toujours devant son écran, Richard n’écrit pourtant rien et la Weston fait de son mieux pour s’occuper. Elle passe souvent devant le bureau pour voir s’il y a eu du mouvement, mais rien n’y fait. Faute de savoir comment attirer l’attention de l’écrivain, Deborah se met en cuisine pour la première fois depuis… Depuis son emménagement dans la maison de Richard. Elle fouille dans le frigo et parvient à préparer un brownie au chocolat avec les ingrédients qu’elle trouve. Hélas, sa médiocrité au niveau culinaire l’a rattrapée et une épaisse fumée s’échappe du four au bout de quelques minutes de cuisson. « Mon coeur ! Viens là, s’il te plait. J’ai besoin d’aide. » Sans comprendre ce qu’il se passe, Deborah ouvre la fenêtre pour laisser la fumée s’évacuer, mais elle n’est pas assez rapide et l’alarme incendie se déclenche déjà.
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MessageSujet: Re: I see reflections of my mortal self projected on the wall (Richard)   I see reflections of my mortal self projected on the wall (Richard) EmptyMer 1 Avr - 22:57


Would you rescue me when I'm by myself,
When I need your love, if I need your help ?
Would you rescue me ?

C’est donc ça le syndrome de la page blanche. Richard ne l’avait pas vu venir, honnêtement. Il a passé quelques mois un peu rocambolesque : à peine sorti de la promotion d’une série qu’une autre se remettait en route, et qu’il apprenait avec effroi, par Deborah elle-même, ce qu’elle avait vécu au cours d’une soirée qui avait viré au cauchemar. Il a fait de son mieux pour rester avec elle, écourtant ses passages sur le tournage de By night, ladite nouvelle série adaptée de son premier livre, et évitant la tournée de promotion qui s’en est suivi pour revenir à Tenby. Le sort de Deborah a inquiété un moment Ritchie, il faut l’avouer, et il lui semblait naturel de veiller sur elle. Elle va mieux, maintenant, et ça, l’écrivain le voit. Il aimerait partager l’enthousiasme de Deborah, mais depuis qu’il est rentré, Richard n’arrive pas à écrire, et à vrai dire, il est difficile pour lui de porter son attention pour autre chose. Il pensait qu’il aurait du temps pour son prochain livre, que ça irait vite. Il ne dit rien à personne, mais voilà, les choses se passent tout autrement. A vrai dire, c’est même pire que le syndrome de la page blanche. Il n’a rien du tout, même pas le début de commencement d’une idée quelconque. Rien n’y fait. Richard a beau rester des heures devant son ordinateur allumé, il ne fait rien de productif, et même s’il aimerait y croire, il est à peu près sûr que fixer son écran avec intensité n’aura pas pour effet de faire s’écrire son prochain ouvrage seul.

Ce n’est pas faute d’essayer, mais pour l’instant, c’est un échec majeur qui joue profondément sur son humeur. Au fur et à mesure que le temps passe, et n’osant pas en parler à Deborah - pourquoi l’ennuyer avec des soucis qui ne sont pas importants, alors qu’elle va mieux, justement ? - Richard devient de plus en plus renfermé. Lui qui est d’habitude plutôt bonne pâte et bavard ne se voit pas le devenir, pas plus qu’il ne s’aperçoit qu’il devient assez irritable et indifférent à tout. Le retour de Deborah le fait à peine lever les yeux, d’ailleurs. “Hmmm ? C’est cool, oui, à tout à l’heure.” Articule-t-il tout juste sans quitter son écran des yeux, ni percevoir une quelconque invitation dans le ton de sa petite amie. Il continue donc sur le même mode jusqu’à ce qu’il entende Deborah l’appeler. “Qu’est-ce qu’il y a encore ?” Curieusement, Richard a le sentiment d’être dérangé alors que concrètement, il ne faisait pas grand chose. Malgré tout, il se lève pour aller voir, mais il n’est même pas arrivé à la cuisine que l’alarme incendie retentit. “Deborah ! Est-ce que ça va ?” D’ennuyé, le ton est tout de même passé en une seconde à complétement affolé. Entrant dans la cuisine, il s’aperçoit cependant qu’il n’y a pas de risque particulier d’incendie. Juste une épaisse fumée qui sort du four. “Mais qu’est-ce que tu as essayé de faire, enfin ?” La mine catastrophée, il va ouvrir une fenêtre. “Oh, et puis cette alarme…” Il lutte un moment contre le mécanisme et le bruit lancinant qu’il produit, jusqu’à ce qu’il se casse et tombe au sol. “Merde ! Voilà. Au moins c’est arrêté. ” De nouveau, il a repris son ton agacé, se désintéressant de l’alarme qui gise au sol pour regarder dans le four. “Sérieusement, Deb, il vaudrait mieux t’abstenir si c’est pour arriver à ce genre de résultat...j’essaie de bosser, moi.” Rien n’a cependant brûlé, et en voyant le brownie, Richard se radoucit un peu, réglant de nouveau le four. “Ca ira mieux comme ça...et avec la fenêtre ouverte.” Pour la première fois depuis ce qui lui semble une éternité, il adresse un sourire à sa compagne. “Bon. J’y retourne. Ca devrait cuire correctement en le surveillant.” Il s’approche pour lui voler un baiser, remarque la manière dont elle le regarde. “ J’ai dit quelque chose ?”
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MessageSujet: Re: I see reflections of my mortal self projected on the wall (Richard)   I see reflections of my mortal self projected on the wall (Richard) EmptyDim 5 Avr - 11:08

Baby, you gotta let me know
What's the rhyme in reason for this most recent blow
I can't take much more of this
My heart will flutter back into it's cage


Il en faut peu à Deborah pour qu'elle se mette à paniquer. Un peu de fumée qui s'échappe du four n'échappe pas à la règle. Elle panique et elle appelle Richard qui saura forcément rétablir la situation. Et en effet, il y parvient. Mais à quel prix ? La brune regarde avec une surprise non dissimulée les réactions vives de son petit-ami. Et… Serait-ce des reproches qu'il est en train de lui faire ? Aussitôt, l'escrimeuse a envie de retourner à l'extérieur pour courir jusqu'à l'épuisement et surtout, jusqu'à oublier ce qu'il vient de se passer. Hélas, le déni n'est pas toujours la solution optimale. Néanmoins, elle se met à imaginer qu'elle aurait dû préparer son brownie avec du beurre de Marrakech. Voilà qui détendrait Richard…
Richard… Pourquoi est-il comme ça ? Elle sent l'agacement dans les gestes de l'écrivain et elle ne peut s'empêcher de se sentir coupable. Tout est de sa faute. Richard était différent quand ils n'étaient pas ensemble - plus léger, moins sur les nerfs. Peut-être est-il en train de comprendre que tous les sacrifices qu'il a fait pour Deborah n'en valaient pas la peine… Peut-être est-il en train de regretter leur histoire, mais sans trouver la force de le lui dire. Après tout, à cause d'elle, il a dû mettre un terme à sa carrière d'enseignant et comme si ce n'était pas suffisant, il a réduit au maximum ses tournées promotionnelles pour s'occuper d'elle.

Un boulet. Voilà ce qu'elle est : un boulet. Elle tire Richard vers des profondeurs sombres, loin de l'avenir prometteur qui était promis à l'auteur des années plus tôt. Ou alors… Aurait-il rencontré quelqu'un lors de sa tournée ? Il a dû rencontrer de nombreuses fans… Et qui sait, des femmes qui n'ont pas dix-neuf ans de moins que lui… Ça lui faciliterait la vie. Il va pour l'embrasser et Deborah se laisse faire, sans le moindre entrain, encore choqué par la violence de Richard face à l'alarme incendie. « Non… Rien. » Elle s'écarte, passe derrière Richard pour ne plus qu'il voit son visage et elle décide encore une fois de ne pas faire part de son ressenti. « Tu peux retourner écrire. Je m'occupe de la surveillance, ici. » Une des raisons pour lesquelles la brune n'aime pas cuisiner : ça prend du temps et ce n'est pas passionnant. « Je te préviendrai quand ce sera prêt. Enfin non, je ne voudrais pas te déranger à nouveau alors que tu travailles. Tu te serviras quand tu voudras. » Elle qui voulait faire quelque chose de bien pour son compagnon, elle a l'impression que ça lui retombe dessus et elle n'aime pas beaucoup ça.  Pourquoi ? Une question taraude son esprit depuis quelques temps déjà. Pourquoi ? Elle voudrait trouver une réponse à cette question qui englobe autant de mystère, mais elle n'ose pas et se retrouve muette devant celui qu'elle aime. Pourquoi est-il comme ça alors qu'elle, elle est si heureuse d'être avec lui ? Leur amour ne suffit-il pas à le combler ? Et si tel est le cas, pourquoi est-il suffisant aux yeux de Deborah ? Elle s'en est rendu compte des mois plus tôt, quand l'absence de Richard était synonyme de tragédie, que le simple fait qu'il lui lâche la main quand ils marchaient côte à côte dans la rue, soulevait son coeur de peur qu'il ne l'aime plus comme il l'aimait la seconde d'avant… Tant de choses… Tant d'espoirs… L'étudiante se pince les lèvres.  « Désolée de t'avoir dérangé. Je sais que tu travailles, c'est juste que je ne savais pas quoi faire quand j'ai vu la fumée. » Et toujours sans lui accorder le moindre regard, elle ramasse le détecteur de fumée pour voir si le boitier est réparable ou s'il faudra en acheter un nouveau. Evidemment, elle n'y connait rien en électronique, elle fait surtout ça pour avoir l'air occupée et ne pas avoir à regarder Ritchie.
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MessageSujet: Re: I see reflections of my mortal self projected on the wall (Richard)   I see reflections of my mortal self projected on the wall (Richard) EmptyMer 15 Avr - 1:06


Would you rescue me when I'm by myself,
When I need your love, if I need your help ?
Would you rescue me ?

Ce n’est pas ce que Richard voulait faire après la tournée de promotion. Ils ont vécu des temps agités, entre sa démission et l’agression de Deborah. Il avait espéré qu’ils pourraient se retrouver, passer du temps ensemble. Elle lui a manqué, autant qu’il était fou d’inquiétude quand il a su ce qu’il était arrivé à sa petite amie. Alors Richard se dit que plus vite il aura avancé, plus vite il pourra passer plus de temps avec Deborah. Malheureusement, il est incapable de voir l’effet que produit son comportement erratique et irritable, trop centré sur ses propres difficultés pour voir que cela peut être mal interprété – ou qu’il peut faire injustement payer aux autres son manque d’inspiration. Il n’a même pas l’impression d’avoir été vexant, violent, ou de s’être mis en colère. Mis à part contre lui-même, il n’est d’ailleurs même pas vraiment en colère, mais il n’arrive pas à l’exprimer. Parce qu’il a l’impression de pouvoir régler les choses seul, et qu’il ne veut pas que Deborah s’inquiète. Il n’y a pas de quoi s’inquiéter, non ? C’est juste un petit passage à vide. Richard voit-il qu’il se met dangereusement à ressembler à son père, dans l’état où il se met ? Non, à l’évidence, il en serait horrifié sinon. Cependant, il croit entendre des reproches, et le ton monte un instant à nouveau. « Eh, c’est bon, ne me reproches pas d’y être en permanence, si tu crois que je m’amuse... » Il secoue la tête, espère passer à autre chose pour éviter de ressasser et même d’aborder le sujet. Cet aveu à demi-mots qu’écrire lui coute constitue déjà une anomalie en soi. Car Ritchie aime écrire, normalement ce n’est pas une difficulté, et que ça lui pèse est indice que quelque chose ne va pas.

A vrai dire, malgré tout, la présence de Deborah reste sa bouée et sa boussole. Si elle n’était pas là, il aurait sans doute déjà plongé dans une série d’insomnies à répétition et sans doute qu’il boirait de nouveau un peu trop, comme lorsqu’il est arrivé à Tenby après la mort de Kristin. Alors évidemment, ce qu’elle pense compte. Qu’elle ne le déteste pas non plus. Les bras ballants, mal à l’aise, Richard finit par réaliser qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Parce qu’elle évite son regard, et qu’elle se détourne de lui. « Non, je sais bien… » Un peu honteux, il se passe une main dans les cheveux, un peu à court de mots. Ritchie aimerait trouver une explication, mais il n’en a pas vraiment. « Je crois que je travaille trop, ça ne me réussit pas en terme de sociabilité. » Il voudrait poser la main sur l’épaule de la brune, mais il n’en a pas le temps qu’elle s’est installée à l’autre bout de la table, mettant une distance respectable entre elle et lui. « Deb… » Il ne veut pas qu’ils s’engueulent. Richard n’en a franchement pas la force. Mais il est aussi un peu honteux de ce qu’il a fait. L’écrivain le sait, ça ne méritait pas cet accès de colère, dont il ne comprend même pas d’où il vient. Alors il fait quelques pas, pose la main sur celle de l’escrimeuse pour récupérer le détecteur de fumée. « Donne. Je vais le réparer. »

Il penche un peu la tête vers Deborah, espérant croiser son regard. « Hey…je suis désolé. » La gorge sèche, Richard cherche ses mots. A vrai dire, il n’a pas vraiment d’excuses à son comportement avec Deb. « Je n’aurai pas du te dire ça… » A présent c’est lui qui a du mal à regarder l’escrimeuse, et il se concentre sur le mécanisme. Comment lui dire à quel point ça ne va pas, à quel point c’est difficile en ce moment ? Il n’arrive pas à expliquer. Ses mains tremblent, aussi, un peu, maigre tentative pour se contrôler, signe précurseur de l’effondrement. Richard voudrait bien lâcher prise, mais il n’y arrive pas, alors il renonce. « Laisse tomber. Ce n’est pas grave. » Il rejette le plus loin possible de lui le détecteur de fumée, comme si cela pouvait éloigner sa crise de colère et ses incompréhensions. « Pour ça aussi, laisse tomber. J’en rachéterai un. » A quoi ça sert, de toute façon ? Il ne sait même pas comment expliquer les choses, et maintenant l’auteur se rend compte que ça joue sur son caractère. Il ne pensait pas voir autant de malaise entre eux un jour, non plus. Et il ne veut pas s’imposer à Deborah si elle le trouve insupportable. « Je devrais y retourner, histoire d’avoir fait au moins quelque chose de productif aujourd’hui. » C’est faux, bien sûr, il n’y arrivera pas, et il le sait. Alors Richard reste là, debout, poings serrés, en colère contre lui-même, incapable d’agir.
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MessageSujet: Re: I see reflections of my mortal self projected on the wall (Richard)   I see reflections of my mortal self projected on the wall (Richard) EmptyMar 21 Avr - 12:09

Baby, you gotta let me know
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Depuis qu’ils sont ensemble, Richard et Deborah ont traversé beaucoups d'épreuves. Main dans la main. Et à chacune d’elle, Deborah avait l’impression que leur couple en sortait plus fort, plus heureux, plus solide. Alors pourquoi est-ce que tout semble si fragile, aujourd’hui ? Elle se pince les lèvres quand elle tourne le dos à Richard, ravale les larmes qui menacent de couler avant de lui faire face à nouveau. Elle ne comprend pas ce qui se passe sous ses yeux depuis quelques temps, déjà. Les épreuves sont terminées, passées, vaincues avec succès, alors pourquoi ne sont-ils pas davantage heureux, espiègles ? Elle regarde son petit-ami qu’elle aime de tout son coeur, de tout son être et elle ne le reconnaît qu’à moitié. C’est bien Richard Lyon qui lui fait face, mais il y a quelque chose de changé. Il est différent. Probablement au même titre que Deborah elle aussi est différente après l’agression qu’elle a vécue.

Assurément, leurs vies sont différentes depuis qu’ils sont ensemble - mais qu’en est-il de leur vie ? Celle qu’ils construisent tous les deux depuis presque deux ans…

Les surprises de l’étudiante se succèdent en constatant le comportement de Richard et étant donné qu’il ne semble pas vouloir repartir malgré ses propres paroles, elle devine qu’il est temps d’avoir une discussion. Le coeur gros, elle ne sait pas comment s’y prendre. Elle n’a jamais fait ça. Elle sait simplement que quelque chose ne va pas et elle ne veut pas que son couple se fasse bouffer à cause de ça. « Richard… » Elle commence, la voix tremblante et elle s’en veut d’avoir un ton aussi cérémonieux. Bon sang, elle est face à la personne qu’elle aime le plus sur cette terre ! Pourquoi est-ce si compliqué ? « Est-ce que… Ça va ? » Elle observe ses traits, ce visage parfait qu’elle connaît par coeur et qu’elle aime tant caresser. La question est simple, même basique, mais Deborah ne se souvient pas la lui avoir posé ces derniers temps. Elle regrette. Elle aurait dû. Elle aurait dû faire tellement plus pour lui, lui, qui se tue à la tâche pour elle et qui pourrait très bien être à même de regretter tous les sacrifices qu’il a fait pour cette petite ingrate. « Depuis que tu es revenu de ta tournée, j’ai l’impression qu’il y a quelque chose de changé… » En effet, la Weston a peur qu’il se soit passé quelque chose lors de cette tournée, mais ça, elle ne le dira pas à voix haute. Elle a une confiance aveugle en Richard, même si ça n’a pas été facile au départ - il faut dire que la jeune femme n’avait jusqu’ici pas choisi des hommes dignes de confiance, ces derniers ayant laissé un trou béant dans sa poitrine et dans sa tête. La jalousie, la peur… Timothy avait scellé son cercueil en la trompant, mais Richard avait su réparer les côtés brisés de Deborah. Ainsi, elle a confiance en lui. Elle sait qu’il ne la pas trompée… Mais peut-être a-t-il eu un aperçu de ce à quoi la vie ressemble sans sa petite-amie de presque vingt ans plus jeune dans les pattes ? Il aurait pu y prendre goût, et elle ne pourrait même pas l’en blâmer. L’annonce de leur relation a eu des réactions tellement violentes en ce qui concerne l’écrivain qu’elle ne pourra jamais le blâmer d’avoir envie d’un peu de légèreté. « Et… Je ne sais pas quoi faire… » Elle aurait envie d’ajouter qu’il ne dit rien, ne lui facilitant pas la tâche, mais elle aurait trop peur qu’il prenne cette nouvelle déclaration comme un reproche. Et vu les oeufs sur lesquels elle marche, elle préfère éviter tout risque de conflit. De toute évidence, ça coûte beaucoup à Deborah de prendre la parole comme elle le fait présentement. C’est Richard qui a un don pour les mots, pas elle… « Est-ce que j’hallucine ou est-ce qu’il y a réellement quelque chose, Ritchie ? Et aussi… Qu’est-ce que je peux faire ? »
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MessageSujet: Re: I see reflections of my mortal self projected on the wall (Richard)   I see reflections of my mortal self projected on the wall (Richard) EmptyMer 29 Avr - 23:12

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Would you rescue me ?


Richard secoue violemment la tête quand Deborah lui demande si ça va. Bien sûr que non, ça ne va pas, mais il est incapable de mettre des mots sur ce qu’il vit, peut-être parce qu’il ne comprend pas lui-même. Écrire a toujours été facile pour l’auteur, alors pourquoi ce serait difficile maintenant ? Pourtant, quelque chose ne va pas, et ça déborde la problématique professionnelle. Son attitude et l’ensemble de ses réactions le prouve également, Richard ne peut le nier, il réalise peu à peu à quel point il peut être difficile à suivre en ce moment. Il ne peut pas en vouloir à Deborah d’essayer de comprendre – parce qu’il ne se comprend pas lui-même, de toute façon. Ce qu’il sait, cependant, c’est qu’il s’est comporté comme un crétin avec elle alors qu’elle ne lui a rien fait. Ce n’est pas juste, et il a un peu honte. C’est aussi ça qui lui coupe la parole. Quels trésors d’amour et de patience ne faut-il pas que l’escrimeuse ait pour passer au-dessus de son attitude ? Il s’est laissé tomber sur une des chaises de la cuisine, abattu, et il a du mal à regarder sa compagne, mais à ce moment-là la reconnaissance qu’il a pour elle n’a aucune borne. « Ça se voit tant que ça ? » Question idiote : vu la manière dont il a réagi pour une simple histoire de gâteau brulé, il est évident qu’il ne va pas bien, et Richard ne cherche plus tellement à le nier. Juste à s’excuser de nouveau : « Je suis désolé, je pensais que j’arrivais plutôt bien à gérer les choses et que ça finirait par s’arranger, parce qu’on est ensemble, malgré tout… » C’était ce qu’il espérait, oui, que maintenant qu’il a retrouvé Deborah, tout irait mieux. Mais si de ce côté-là tout va bien, Richard souffre quand même. Il a l’impression d’être cloué au sol, et son métier qu’il aime tant s’est transformé en piège.

Comment raconter ça ? Comment rendre ça compréhensible pour quelqu’un qui n’écrit pas ? Plus que le manque d’envie, maintenant qu’il est engagé sur ce terrain, c’est la peur de ne pas être clair, le manque de mots, qui empêche Richard de parler : « Ce n’est pas toi, ce n’est pas ta faute...c’est juste…moi. Il y a quelque chose qui déconne chez moi, il faut croire. » Là encore, Ritchie ne peut dire à quel point son cœur déborde d’amour envers la jeune femme, qui s’acharne à essayer de le consoler. Le forcer à sortir de son silence est sans doute la meilleure chose à faire, car cela l’oblige à mettre des mots sur ce qu’il vit. Ca ne l’empêche pas d’être abattu et de se donner l’impression de se plaindre pour rien, mais au moins, il évacue un peu de ce mal-être qu’il a accumulé durant des semaines. « Après la tournée, je pensais avoir plus de temps pour écrire, mais… » La révélation qu’il s’apprête à faire est choquante – parce que ça fait un moment qu’il prétend bosser sans aucun résultat – et le ton est penaud : « Je n’y arrive pas, Deborah. Je n’y arrive plus du tout. » Richard se prend la tête dans la tête dans les mains, au stade zéro du désespoir. « Ce n’est même pas que j’ai du mal à écrire, c’est juste que je n’ai absolument aucun foutu commencement de début d’idée. Rien du tout. » Il y a presque de la rage quand l’ancien professeur dit ça. Contre lui-même, son manque d’inspiration, tout. Il ne sait pas si Deborah comprend tout, mais maintenant qu’il est lancé, il parle pour de bon, et chaque phrase est un peu plus douloureuse : « Je croyais…je croyais que c’était parce que je n’avais pas écrit depuis longtemps, et que ça reviendrait. Que si j’y passais un peu plus de temps, que si je faisais un peu plus d’efforts, j’arriverai à sortir quelque chose. Au départ, je me suis dit que c’était juste une mauvaise phase, ça arrive à tous les écrivains, et que ça repartirait…pas un truc important. » Au départ, Ritchie le pensait vraiment. Une phase passagère, ça arrive à tous les écrivains. Pas dans son cas, et au stade de déprime où il en est, il lui semble que ça ne reviendra jamais, comme il essaie maladroitement de l’expliquer : « Mais ça ne revient pas, et ça m’obsède. C’est en train de me bouffer. Je le sais mais je suis incapable de penser à autre chose. » Et plus il pense, moins il arrive à écrire. C’est peut-être même cette pression qui l’empêche d’écrire, mais Richard ne voit absolument pas qu’il est complètement contre-productif. « Parfois j’ai juste envie de balancer le PC par la fenêtre, mais je ne peux pas…j’ai envie d’écrire, je ne sais faire que ça, de toute façon. » En réalité, en ce moment, il en souffre plus qu’autre chose, ce que Ritchie ne voit pas du tout. Il aurait sans doute simplement besoin d’une pause, après les temps agités qu’ils ont vécu, et la période intense qu’il a traversé sur le plan professionnel, et de laisser l’inspiration revenir d’elle-même. Encore faudrait-il que quelqu’un lui dise et qu’il accepte de l’entendre. Sinon, à part se rendre malheureux, il ne fera pas grand-chose. « Je sais pas quoi faire. Et j’en ai marre. Je ne veux pas passer ma vie à fixer ce putain d’écran blanc. » Vraiment, il est malheureux. Et inquiet. C’est sur ça qu’il conclut : « Mais…imagine, si jamais je n’arrive plus jamais à écrire quoique ce soit ? Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire ? »
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MessageSujet: Re: I see reflections of my mortal self projected on the wall (Richard)   I see reflections of my mortal self projected on the wall (Richard) EmptyVen 1 Mai - 19:18

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L’amour rend aveugle, c’est ce qu’on dit. Deborah ne pensait pas que son amour pour Richard allait la rendre aveugle à la détresse de ce dernier. Pourtant, les faits sont là. Richard ne va pas bien et il aura fallu que Deborah fasse de nombreux efforts pour s’en apercevoir. Comment a-t-elle pu être aussi stupide ? Au fond d’elle, elle s’en veut comme rarement elle s’en est voulu au long de sa vie. Elle s’en veut à la façon dont elle se déteste lorsqu’elle manque une touche qui avait l’air si facile, quand elle tombe dans les ruses de ses adversaires et qu’elle n’a qu’elle seule à blâmer. Ici aussi, elle n’a qu’elle à blâmer. Elle a été sourde aux appels laborieux de l’écrivain et ils se retrouvent, dans la cuisine, comme deux étrangers, sans savoir quoi faire. Qu’il dise autant qu’il veut que le problème ne vient pas de Deborah, elle ne le croit pas. Elle tire une chaise et s’installe en face de l’homme qu’elle aime. Elle pose une main sur son genou, cherchant les mots qu’elle ne sait pas trouver parce qu’elle n’est pas la littéraire du couple, elle n’a jamais su trouver des bons mots pour quoi que ce soit. Parfois, elle trouve les bons gestes… Et encore.

Néanmoins, la jeune Weston essaye de voir cette conversation comme quelque chose de positif ou au moins, de productif. Les paroles de Richard ne sont pas rassurantes, mais elles sont honnêtes et révèlent l’état d’esprit de l’auteur. Il ne pouvait pas toujours cacher son ressenti et Deborah le lui fait comprendre d’une façon qui n’est peut-être pas très adaptée. « Tu m’as mise à l’écart, Ritchie... » Dit-elle, ses pensées enfin traduites à voix haute. Elle est blessée et sa voix se casse. La brune veut réconforter son petit-ami, mais une part d’elle reste triste de réaliser qu’elle n’est pas le roc qu’elle pensait être pour lui. Lui, qui est tout son monde.

Il est tout son monde et elle l’accable avec ses reproches… Elle secoue la tête, se mord la langue, puis déglutit. « Désolée… Ce n’est pas ce que je voulais dire. » Si, c’est exactement ce qu’elle voulait dire, mais elle ne voulait pas empirer l’état de son amoureux. Elle ne veut que son bonheur, même si elle est triste de comprendre que celui-ci ne dépend pas d’elle. Après tout, il est plus âgé, il a déjà perdu une femme… Il sait qu’on ne peut pas vivre d’amour et d’eau fraîche comme tente désespérément de le faire Deborah. « Mon amour, tu aurais dû me dire que ça n’allait pas à ce point... » Et merde, encore des reproches. « Tu sais que je suis là pour toi, pas vrai ? On est un couple. Toi et moi… Ensemble. Je veux t’aider, Richard, comme tu m’as aidée quand j’étais en train de perdre la tête. Mais pour pouvoir t’aider, il faut que tu me parles, d’accord ? » Ce n’est pas facile pour elle de quémander une communication davantage explicite, elle qui normalement se satisfait d’un hochement de tête. « Malheureusement, je n’y connais rien en écriture alors je ne peux pas te donner de conseils à ce sujet… J’aimerais tellement avoir de bonnes idées à te donner, mais je crois que je suis trop terre à terre pour ça. » Annonce-t-elle en baissant la tête, déçue. « En revanche, je sais ce que c’est de n’être doué que dans un seul et unique domaine et d’avoir peur que celui-ci ne te quitte. » Sa passion pour l’escrime a toujours été déchirante et la dernière année a failli lui être fatale. « Au lieu de s'obstiner à vouloir écrire, est-ce que tu as essayé de prendre du recul, justement ? Tu sais ce qu’on dit, parfois il faut prendre du recul pour voir mieux voir, ou du moins pour pouvoir aborder les choses différemment, sous un angle nouveau. C’est le cas pour l’escrime… Un pas en arrière et je peux cibler une touche que je ne voyais pas en étant trop proche. Peut-être que si tu reculais un peu… Tu verrais de nouvelles possibilités ? » Commente-t-elle en haussant les épaules sans trop savoir ce que son amoureux peut faire de son conseil. Comment prendre du recul dans un métier tel que le sien ? Et là, une idée surgit dans l’esprit de la jeune femme. « Il te faut peut-être de nouvelles expériences ! Et je me dis que si tu as le goût de l’aventure, je te défie de goûter le brownie qui doit avoir terminé sa cuisson... »
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MessageSujet: Re: I see reflections of my mortal self projected on the wall (Richard)   I see reflections of my mortal self projected on the wall (Richard) EmptyLun 4 Mai - 1:25


Would you rescue me when I'm by myself,
When I need your love, if I need your help ?
Would you rescue me ?

La main de Déborah sur son genou apaise Richard, au moins un peu. Il sent la compassion de sa petite amie, et il lui est reconnaissant pour cela. Mais les premières paroles de l'escrime use l'inquiétent. « Ce n’est pas ce que je voulais. » Proteste-t-il d'ailleurs immédiatement, affolé, voire effaré qu'elle puisse croire ça. Et même si elle s'excuse, Richard voit bien que Deborah est blessée. Ça, c'était la dernière chose qu'il voulait. Au contraire, il voulait la protéger. Il faut croire qu'il a été complètement contre-productif. A présent, il est terrifié à l'idée que sa petite amie puisse lui en vouloir. Richard ne sait pas ce qu'il deviendrait sans Deborah....

Pour l'instant, cependant, elle n'a pas l'air décidée à le laisser tomber, ni même encore vexée contre lui. Alors il approuve tout doucement, ne voulant plus de dispute. « D’accord… » Ça lui coûte un peu. Non de se reposer sur elle, mais d'approuver sans protester. En réalité, ils se ressemblent peut-être plus qu'ils ne le croient dans leur façon de gérer les difficultés. Car cette conversation fait étrangement écho à ce que Richard a dit à Deborah lorsqu'elle a fini par lui avouer ce qu'il s'était passé à cette fichue soirée. Peut-être, toujours en écho, comprendra-t-elle, si il le lui explique ? « Je ne voulais pas te mettre à l’écart. Je sais que tu es là pour moi. Et je t'en aurais parlé, tu sais, mais je... J’ai…au début, je ne pensais pas que c’était grave, je me disais que ça passerait. Je ne me suis juste pas rendu compte d’à quel point je m’enfonçais. Et puis quand j’ai compris que non, j’ai juste…tu allais mieux. » Et Dieu que c'était mérité, Dieu que l'avait rassuré aussi, car l'inquiétude a dévoré Richard vivant tout le temps où il était loin de son amante. Il continue donc, moins hésitant :  « Et je le vois encore maintenant, que tu vas mieux. C’est plus important pour moi que mes problèmes, que tous mes problèmes. Je ne voulais pas que tu t’inquiètes.  » Il se hasarde à prendre la main de Deborah, relevant enfin la tête pour le regarder, un peu hésitant : « Je crois que ça a été pire que tout…je suis désolé. Ne m’en veux pas trop, s’il te plait…» Il lui fait confiance, et sans elle, il ne ferait rien du tout.  Ne serait plus grand chose non plus. Il ne veut pas que Deborah croit le contraire, et il s'en veut de le lui avoir laisser croire, justement.

Heureusement, la brune semble décidée à l'aider, et capable d'indulgence à son encontre. C'est déjà beaucoup pour Richard, mais il ne tarde pas à entendre les conseils de Deborah, et ils commencent à faire leur chemin dans son esprit. « Tu crois ? » Réfléchit-il à son tour, toujours un peu perdu, mais touché par les paroles de la jeune femme. « Arrêter d’écrire, faire une pause...pour avoir des idées pour écrire, hmm ? Je suppose qu’on pourrait le traduire comme ça ? »Écrire n'est pas pareil que l'escrime. Mais il est certain qu'aucun livre ne s'est jamais écrit tout seul en regardant un écran. Il a besoin de penser à autre chose, de voir autre chose. « Peut-être…peut-être que j’ai juste besoin de penser… » Richard est encore un peu hésitant, mais il a l'impression que les mots de Deborah le réveillent d'une profonde torpeur où il s'était enfermé seul. Un instant l'écrivain se fait rêveur, songeant à tout ce qui l'attend dehors, alors même qu'il a l'impression de ne pas être sorti depuis des lustres. Et rien, soudainement, ne lui fait plus envie que le monde extérieur. Et la curiosité est un bon début.

Mais ce n'est pas le seul miracle que Deborah parvient à accomplir en si peu de temps, car elle lui tire un sourire en lui proposant justement une nouvelle expérience : « Ah ! Si tu me défie, alors… » Ritchie se lève pour sortir ledit gâteau du four, et s'exécute : « Hmmm, il n’est pas si mauvais que ça, ce brownie. Un peu chaud, peut-être…tiens, je te défie aussi, goute. » Il porte aux lèvres de la brune un morceau du brownie encore chaud, mais en profite pour lui voler un baiser à la place et au dernier moment. Son tour de passe-passe tire un rire joyeux à Ritchie, et ça le surprend presque. Il a l'impression de ne pas avoir ri depuis une éternité. Les yeux pétillants, il attire la jeune femme contre lui, posant ses mains sur hanches :  « Merci d’avoir été là. Je me sens un peu mieux, maintenant. » La déclaration est sérieuse, et le baiser qu'il dépose sur ses lèvres, plein de tendresse. « Je t’aime. » Il l'embrasse de nouveau, avant de la hisser sur le plan de travail pour l'y jucher : « Et pour l’instant, c’est ça qui me donne des idées. » Il l'embrasse de nouveau avec un sourire malicieux, de façon plus osée cette fois.
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