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Avez-vous entendu parler de la foire d’automne ? Je crois que c’est la Mairie qui a mis ça en place. Je me réjouis de voir tout cela : il y a des animations pour les enfants, des stands d’artistes, je crois qu’ils vont monter une pièces de théâtre aussi. Sans compter que les commerçants et restaurateurs locaux proposent de bonnes choses à manger…Il y a toujours quelque chose à y faire, peut-être que ça vous plairait. Retrouvez le résumé détaillé de l’intrigue ici !
Tenby, novembre 2020
8°C/11°C ♣ Alors que l’hiver s’approche à grands pas, l’automne s’est bien installée et la pluie balaye régulièrement Tenby. Le fameux brouillard anglais se fait de plus en plus fréquent, alors que les pêcheurs espacent leurs sorties en mer. Quelques tempêtes sont à prévoir, ne vous promenez pas trop en front de mer par grand vent !
La foire fait l’objet de toutes sortes de rumeurs…Tout cela va être riche en événements. C'est toujours une telle joie de voir de l'animation à Tenby, en plus Et puis on a besoin de souffler un peu après toute cette histoire d'incendie... Et vous, allez vous y faire un tour ? Donnez votre avis ici !
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one of us is crying, one of us is lying (+amanda)

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MessageSujet: one of us is crying, one of us is lying (+amanda)   one of us is crying, one of us is lying (+amanda) EmptySam 18 Aoû - 19:12


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Je me sentais légère, comme flottant dans les airs. Mon corps ne me faisait pas mal, je ne sentais pas les courbatures et les contractures dont j’avais l’habitude désormais. Je ne sentais bien. Un petit air frais me frôlait le bras et je frissonnais. Tout allait bien. Parfaitement bien. Ce n’était pas normal. Je tentais de bouger mon bras, mais soudain il semblait lourd. J’ouvrais les yeux pour comprendre et étais aveuglée par le blanc de la pièce et les lumières qui m’entouraient. Je refermais les yeux et les serrais pour atténuer la douleur, puis les rouvrais à peine, le temps de les habituer à la luminosité. Merde. J’étais à l’hôpital. Je reconnaissais la pièce, j’avais déjà fait quelques séjours dans ces murs. Mes souvenirs revenaient, les derniers instants avant le trou noir. Je me rappelais être dans le café avec Amanda, à discuter tranquillement, j’étais bien avec elle. Retrouver ma sœur m’avait rendu une partie de moi que je pensais perdue à jamais. Ensuite, je me souvenais m’être levée et la terre qui tournait. J’avais dût m’évanouir. Génial. Devant Amanda en plus. Parfait. Vraiment parfait. J’allais devoir lui dire la vérité, ça ne servait à rien d’essayer de lui mentir, elle verrait tout droit à travers. Elle avait toujours su démêler le vrai du faux dans mes paroles, un don entre jumelles. C’était pratique lorsque nous étions petites, mais aujourd’hui, j’aurais voulu pouvoir lui mentir.

Je tournais la tête à droite, puis à gauche, et apercevais Amanda qui me tenait la main. C’était donc pour ça qu’elle m’avait semblé si lourde. Je tentais de parler mais je toussais, la gorge asséchée. Amanda réagissait en un instant et portait une paille à mes lèvres. Je buvais un peu, puis soupirais, soulagée. « Merci… » Dis-je difficilement. Je sentais la panique monter dans ma colonne vertébrale, la confrontation que j’avais tant évitée était arrivée. « Ils t’ont dit ce que j’avais ? Les médecins ? » Demandais-je sans convictions. Je rendais les armes, je ne pouvais plus lui faire croire que tout allait bien. « T’as le droit de me crier dessus si tu veux… Je comprendrais... » J’évitais son regard. J’avais peur de sa réaction, peur qu’elle parte une nouvelle fois.


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MessageSujet: Re: one of us is crying, one of us is lying (+amanda)   one of us is crying, one of us is lying (+amanda) EmptyMer 22 Aoû - 17:31


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Tous les sens d'Amanda sont attaqués par de violentes sensations : la lumière agressive des leds se reflétant sur la blancheur des murs, l'odeur des antiseptiques, le son des machines et leurs bips incessants... Amanda déteste les hôpitaux. Ça n'a pas toujours été le cas. Il fut un temps où elle ne rêvait que de devenir médecin, d'être chirurgienne, de sauver des vies. Tout cela a bien changé. Tout d'abord il y a eu ce fatidique jour à New York, ces heures passées en souffrance dans une salle d'attente avant de subir des examens dont les résultats seront sans appel. L'opération. Seule. La culpabilité. La décision de tout foutre en l'air, encore. Le coup de fil en pleur à sa mère. La fuite. Puis de retour à Londres. Les semaines et les mois passés dans une clinique reculée, entourée d'infirmiers en blouse stérile. Le manque, la culpabilité encore, la colère aussi. La désintox lente et laborieuse. Non. Amanda déteste les hôpitaux.

Cependant, aujourd'hui, elle n'était pas là pour elle et c'était encore plus horrible. Abigail et Amanda prenaient un café lorsque la première s'était effondrée, une perte de connaissance sans aucun doute avaient affirmé les premiers secours mais une fois arrivées à l'hôpital le diagnostique s'était corsé. Au grand étonnement de la blogueuse sa sœur était bien connue par les membres du service médical et elles avaient immédiatement placées dans une chambre à part. Amanda n'avait pas tout compris, à la fois parce qu'elle ne pouvait pas en proie à une panique généralisée mais aussi parce qu'elle ne voulait pas. L'état de sa sœur ne ressemblait à rien à une perte de connaissance normale et l'équipe médicale avait déclaré qu'Abby pourrait elle-même répondre à toutes ses questions en temps voulu. Alors des questions, Amanda en a pleins. Depuis leur arrivée, elle n'a fait qu'osciller entre deux émotions : peur et colère. Peur, bien sûr, peur de ne pas savoir, peur de ne pas comprendre, peur de voir sa sœur dans un tel état. Et la colère. Irrationnelle et pourtant présente. Amanda sait très bien qu'elle n'a aucun droit d'être énervée parce que sa sœur n'a pas voulu partager avec elle certaines informations après tout, venant d'elle, cela serait plus qu'hypocrite mais les mensonges d'Amanda n'ont jamais mis sa vie en danger... directement du moins. Elle fait les cents pas, ouvre la fenêtre, vérifie les constantes avec ses maigres connaissances médicales, tout pour ne pas avoir à regarder sa sœur, immobile dans ce lit trop petit.

Après un certain temps et elle soupire, forcée de constater que toutes ses préoccupations ne changeront rien à la situation et elle s'assoit au chevet de sa sœur. Abby est pâle. Elle semble si faible sous les lumières de l'hôpital. Amanda lui prend la main avec douceur. Elle est en colère encore, mais contre elle-même ce coup-ci. Que dirait leur père en voyant à quel point Amanda a abandonnée sa sœur.... Cette dernière, justement, montre des signes de réveil. Elle se met à tousser certainement déshydratée. Amanda se lève immédiatement, essuyant au passage la larme solitaire qui avait trouvé moyen de s'échapper sur sa joue afin qu'Abby ne la voit pas, et apporte un verre d'eau à sa sœur.. L'effet est instantané ou presque et la blonde semble déjà plus réveillée. Amanda décide de ne pas se rasseoir, préférant restée debout au pied du lit, les bras croisés. Elle hoche la tête après le remerciement, pratiquement chuchoté, de sa sœur. La jeune femme ne prend pas de gants et, alors qu'elle vient de se réveiller, affronte directement le problème. Amanda ne pourra pas lui reprocher d'avoir tenté d'esquivé le sujet en tout cas.

« Je ne sais pas. » Amanda décroise ses bras, exaspérée. « J'avais pas envie d'écouter pour être honnête. Je voulais pas l'apprendre de leur part. » Elle passe la main dans ses cheveux tentant de se remémorer les mots employés par les médecins. « Un problème avec tes reins. » soupire-t-elle comme effrayée par les mots en eux mêmes. Elle a une petite idée mais au fond d'elle, elle ne peut s'empêcher d'espérer pour quelque chose d'autre, quelque chose de plus bénin. Abby semble avoir jeté l'éponge, sur son visage Amanda ne lit que de la défaite. D'avoir perdu son mensonge ou par la perspective de son problème médical, Amanda n'ose deviner. Sa remarque en tout cas, agit comme une claque pour la blonde qui se rapproche d'elle sans hésitation. Elle va même jusqu'à lui reprendre la main. « Je n'ai aucun droit de te crier dessus, » après avoir brisé leur relation comment pourrait-elle ? « Je veux juste que tu m'expliques... » Qu'elle explique ce qu'elle a mais aussi pourquoi l'avoir gardé secret.


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MessageSujet: Re: one of us is crying, one of us is lying (+amanda)   one of us is crying, one of us is lying (+amanda) EmptyVen 24 Aoû - 14:34


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Je commençais à connaitre les murs de cet hôpital autant que je connaissais les allées de ma bibliothèque. J’y passais le plus clair de mon temps. Si vous me cherchiez, il fallait aller soit à la bibliothèque, soit à l’hôpital, soit chez moi. Je ne sortais plus beaucoup. Je travaillais, allais à ma dialyse et rentrait. Rien de bien passionnant. Pourtant, me retrouver dans un lit, ici, sans me souvenir d’y être allée de mes propres moyens, était mauvais signe. M’évanouir dans un café n’était pas dans mes habitudes, je faisais attention et prenais soin de mon corps qui souffrait à cause des traitements. Mais entre la dispute de la veille et mon appétit qui avait disparu par la suite, mon état physique m’avait rattrapé. Le pire dans cette histoire, c’était qu’Amanda m’ait vu tomber, et m’ait accompagnée à l’hôpital. Jusqu’à lors, elle ne se doutait pas que je n’allais pas bien. Je le lui avais caché, mais aujourd’hui mon secret éclatait au grand jour, il n’y avait plus de raisons de le nier. J’entendais déjà Charlie dire que c’était pour le mieux. Que maintenant que ma sœur était au courant de mon problème, elle allait pouvoir m’aider et me faire don d’un de ses reins. Il allait être fier d’avoir raison et tout heureux qu’elle le sache enfin. Il allait aussi arriver en trombe, terrifié parce que je m’étais évanouie au café. On avait beau se prendre la tête à cause de mes organes défaillants, nous étions amoureux et tenions à l’autre plus que de raison.

Je regardais ma sœur avec inquiétude, elle ne semblait pas rassurée et quelques peu agitée. Je n’osais pas imaginer la multitude de questions qui tournaient dans sa tête. Et les médecins avaient probablement utilisé un tas de termes médicaux pour expliquer mon état, des termes incompréhensibles qui ne faisaient qu’inquiéter encore plus les proches. J’en avais entendu des dizaines depuis mon diagnostic, et aucun ne sonnait rassurant. Ce n’étaient que des noms latins, longs et compliqués qui paraissaient dur et tueurs. Mais Amanda n’avait pas écouté les médecins semblait-il. « J'avais pas envie d'écouter pour être honnête. Je voulais pas l'apprendre de leur part. » Elle passa une main nerveuse dans ses cheveux. Je voyais qu’elle essayait de se rappeler les mots prononcés et n’y arrivait pas. « Un problème avec tes reins. » dit-elle à mi mots, incertaine et anxieuse de ses paroles et de ce qu’elles voulaient dire. Je hochais la tête, elle n’avait pas tords, c’était un problème. Mais c’était un peu plus grave que ça. Elle me prit la main doucement. Cela faisait bien longtemps qu’elle ne m’avait pas pris la main ainsi, ou juste enlacée. C’était une sensation familière et bienvenue, comme retrouver quelque chose que l’on avait perdu et le retrouver enfin. « Je n'ai aucun droit de te crier dessus. Je veux juste que tu m'expliques... » continuait-elle. Je comprenais que ma sœur était plus inquiète pour moi qu’en colère face à mes secrets. Je me relevais difficilement dans mon petit lit d’hôpital pour m’asseoir et me raclais la gorge. « L’été dernier, j’ai fait un malaise en soirée. Ça faisait quelques temps que je me sentais pas bien… Je pensais sincèrement que c’était à cause des sorties et des restau’ qu’on faisait, et du manque de sommeil. Mais en fait non… C’était une insuffisance rénale bien installée. On sait pas d’où ça vient. C’est… plutôt grave. » Je n’essayais pas de minimiser mon état, mais je ne voulais pas non plus effrayer Amanda. Je voyais bien qu’elle était mal à l’aise dans cet environnement stérile et déstabilisée par la situation. « Le diagnostic est assez inquiétant… » J’hésitais à continuer, anxieuse de sa réaction. « Je suis en dialyse, trois fois par semaine. Des fois quatre, quand ça va pas. Ils ne peuvent pas faire grand-chose pour moi pour le moment. » Je prenais une grande respiration. Amanda allait probablement fuir. « Mes reins sont pratiquement K.O. La seule chose qui pourrait me sauver… c’est… c’est une transplantation. On a pas trouvé de donneur pour le moment. Mais… » Je baissais la tête, fuyant son regard. « Toi, tu pourrais être compatible. Tu l’es sûrement à vrai dire. » Je fixais nos mains liées. « Je voulais pas t’embêter avec ça, et puis tu viens de revenir, et… et tu me dois rien. Je comprendrais si tu veux pas être testée ! C’est juste que on est sœurs, t’es ma meilleure chance. » Je commençais à parler vite, à blablater. C’était un signe que j’étais mal à l’aise et stressée, j’avais peur de sa réponse. « Charlie et moi, on se dispute pour ça. Il voulait que je te le demande. Même avant que tu sois rentrée. Mais je… tu es partie tellement longtemps, je savais pas si… » Tu en avais quelque chose à faire de moi, avais-je failli finir. Mais je me ravisais. Sans m’en rendre compte, j’avais provoqué le destin et après avoir refusé de lui parler de ma maladie, je dévoilais enfin mon secret. Après tant d’années séparées, je n’étais pas sûre de pouvoir prédire sa réaction. Elle allait peut-être fuir. Elle allait peut-être rester bouche bée à me regarder. Elle allait peut-être, si j’avais de la chance, accepter et faire le test de compatibilité qui me sauverait ou me condamnerait.

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MessageSujet: Re: one of us is crying, one of us is lying (+amanda)   one of us is crying, one of us is lying (+amanda) EmptyDim 9 Sep - 2:05


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Sur le chemin de l'hôpital tous les scénarios possibles et imaginables ont traversés l'esprit d'Amanda, chacun pire que le précédent. Elle a naïvement pensé que la vérité serait un soulagement, qu'elle viendrait balayer toutes ses inquiétudes et ces peut-être. Elle se trompait. La vérité est bien pire que n'importe quel scénario aussi catastrophique soit-il. Parce que la vérité n'accepte aucun peut-être. La vérité est tangible, oppressante et surtout inévitable. Pas question de s'accrocher à un « et si, » quand les mots tombent de la bouche de sa sœur il n'y a pas de retour possible, pas d'autres scénarios. Juste la dure réalité. Elle aide maladroitement sa sœur à se relever, se sentant plus inutile que jamais surtout quand cette dernière commence à raconter son histoire. Amanda n'était pas là. Sa propre sœur a vécu et vit toujours une expérience traumatisante et Amanda n'était pas à ses côtés quand tout cela est arrivée. Elle se déteste, se méprise, se dégoûte. Elle se concentre sur sa respiration pour ne pas fondre en larme, elle n'a aucun droit de faire d'elle le centre de l'attention, non, elle va écouter sa sœur même si cela la ronge comme de l'acide sur de l'acier.

Elle sent bien, Amanda, qu'Abby minimise les choses. Plutôt grave, assez inquiétant... Ce ne sont pas des mots de médecins. Elle mesure ses paroles cela ne fait aucun doute. Même mal en point, elle essaye encore de protéger Amanda. Le calvaire qu'elle a dû vivre n'a changé en rien sa nature bienveillante alors que le blonde n'arrive même pas à imaginer la hantise que de devoir suivre des soins à l'hôpital plusieurs fois par semaines. « Abby, je suis désolée. J'étais pas là alors que tu avais besoin de moi et... » Elle ne finit pas sa phrase, impossible de trouver les mots. Il y a cependant quelque chose qui la tracasse. Soudainement elle comprend un truc, dans les non-dits, qui la refroidit. « Tu ne m'as même pas contactée. » Amanda en est certaine maintenant. Abby s'est bien gardée de la prévenir, préférant affronter la situation seule ou pire, entourée de ses amis plutôt que d'appeler sa sœur. Certes, Amanda s'était montrée odieuse mais est-elle un monstre au point d'abandonner sa sœur dans le besoin ? Elle ose espérer que non. « Depuis l'été dernier... Tout ce temps et tu n'as jamais songé à m'appeler ? Tu me méprises à ce point ? » Elle sait bien que ce n'est pas réellement contre sa sœur qu'elle est en colère mais avant d'avoir pris le temps de réfléchir à ses mots ils sont déjà dehors. Elle se lève de sa chaise refusant de rester assise plus longtemps, lâchant sèchement la main de sa sœur. Elle est en colère contre la situation, contre elle-même, l'univers un peu aussi.

La blonde lève les yeux au ciel face à la remarque d'Abigail. Ne pas vouloir l'embêter avec une question de vie ou de mort, elle ne sait pas si elle doit rire ou pleurer. « Donc si je ne t'avais pas vu t'évanouir, nous ne serions pas en train d'avoir cette conversation ? Et tu comptais attendre quand exactement pour m'en parler ? Quand tu serais morte ? » Même dire les mots font physiquement mal à Amanda. Elle a envie de pleurer, de rage, de peur, de dégoût contre elle-même. Elle n'en fait rien cependant. Alors comme ça le couple parfait ne l'est qu'en apparence. « Faut croire que ton mec est plus futé que toi. T'as dû lui donner de bons arguments pour qu'il ne m'appelle pas lui-même, j'aimerais bien les entendre, Abigail. » Ou alors l'idée d'avoir un bout d'Amanda en elle était juste trop insupportable. Amanda comprendrait presque ce raisonnement.

Elle n'arrive pas à y croire : l'ironie de la vie qui ne cesse de s'acharner sur elle. Elle pousse un soupire, sa colère se transformant en résignation. « Je vais me faire tester Abby mais je ne sais pas si je pourrais t'aider. » Elle sait bien qu'elle n'a pas d'autre choix que d'avouer la vérité à la blonde si elle ne veut pas que cette dernière se fasse ses propres idées sur l'origine du refus d'Amanda. Elle décide de ne pas traîner et d'annoncer la chose sans prendre de gants, elles n'en sont plus à ce stade. « Je suis une droguée Abigail. Enfin, une droguée en rémission. Depuis 10 mois maintenant. Je ne sais pas si je suis une donneuse valide, je ne sais même pas si je peux donner du sang alors encore moins un rein. » Elle fuit le regard de sa sœur, refusant de voir sa réaction, de constater sa déception ou son jugement. Si Abby ne voulait pas d'elle quand elle ne connaissait que son égoïsme et sa lacheté, que va-t-elle penser de son addiction...

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MessageSujet: Re: one of us is crying, one of us is lying (+amanda)   one of us is crying, one of us is lying (+amanda) EmptyLun 17 Sep - 21:55


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Mon diagnostic avait changé beaucoup de choses dans ma vie. J’avais resserré mes liens avec mes amis, j’avais pris peur et voulais profiter d’eux autant que possible. J’avais fait de même avec Charlie. Je m’étais montrée plus attentionnée et câline. Car tout pouvait s’arrêter sans prévenir. Pourtant, j’avais gardé mon secret de ma mère et ma sœur. La première n’avait pas été avertie, simplement parce que je ne voyais pas ce que cela aurait apporté, elle aurait même sans doute ajouté à mon stresse et anxiété au vu de ma situation. Et je n’avais rien dit à la seconde pour ne pas l’inquiéter. Je n’avais pas voulu empiéter sur sa vie alors qu’elle était à l’autre bout du monde. Elle avait tout quitté, Londres, moi, notre pays, et l’accabler avec mes petites histoires n’aurait qu’entaché sa nouvelle vie. Elle avait laissé son passé derrière elle, je ne voulais pas qu’il la rattrape. Nous avions eu une enfance plutôt joyeuse et insouciante, même si le divorce de nos parents nous avait montré que le monde n’était pas si rose que nous le pensions. Puis, avec notre père, nous avions eu de très belles années. Il nous avait apporté tout l’amour que deux petites filles avaient besoin pour grandir épanouies. A sa mort, nos vies avaient pris un virage sombre. Je m’étais peu à peu renfermée et avais délaissé ma sœur. De son côté, elle avait géré son deuil à sa façon, et en fin de compte, nous nous étions éloignées l’une de l’autre, jusqu’à ne plus communiquer du tout. Je comprenais tout à fait qu’elle ait voulu laisser derrière elle ces années douloureuses, j’avais fait la même chose en décidant de retourner à Tenby. Alors, non, je ne lui avais pas dit que je n’allais pas bien, que ça allait mal. « Abby, je suis désolée. J'étais pas là alors que tu avais besoin de moi et... » Amanda s’arrêta soudainement au milieu de sa phrase. « Tu ne m'as même pas contactée. » dit-elle enfin. J’avalais ma salive difficilement au son de sa voix. Elle était blessée, je le sentais bien. « Depuis l'été dernier... Tout ce temps et tu n'as jamais songé à m'appeler ? Tu me méprises à ce point ? » Je comprenais alors à quel point je m’étais trompée. J’aurais dû lui dire. Je n’avais jamais eu l’intention de la blesser ainsi, lui faire croire qu’elle ne comptait pas pour moi. « Non… Amanda… Je ne voulais pas t’embêter avec ça… C’était pas important… » tentais-je de me défendre. « Donc si je ne t'avais pas vu t'évanouir, nous ne serions pas en train d'avoir cette conversation ? Et tu comptais attendre quand exactement pour m'en parler ? Quand tu serais morte ? » Je baissais les yeux, honteuse. Je n’avais jamais voulu que ma sœur m’en veuille autant. J’entendais dans ses mots sa rage face à mon secret. Je sentais les larmes dans mes yeux, qui menaçaient de couler. Je l’avais déçue et blessée, et je ne savais pas comment me racheter. Elle allait m’en vouloir longtemps, je le sentais bien. Et lorsque je mentionnais Charlie qui avait voulu que je la contacte, sa désillusion n’était que plus grande. « Faut croire que ton mec est plus futé que toi. T'as dû lui donner de bons arguments pour qu'il ne m'appelle pas lui-même, j'aimerais bien les entendre, Abigail. » Je secouais la tête. Non, je ne lui avais pas donné de bons arguments autre que c’était mon choix. Il connaissait mon passé et à quel point ma sœur m’avait blessée en partant en Amérique, mais il savait aussi à quel point je l’aimais. J’avais d’ailleurs été surprise qu’il n’ait pas fini par le faire. Et je pensais sincèrement, que si mon état avait continué à empirer, il aurait appelé Amanda sans me le dire. « Tu avais ta vie, Amanda… Je ne voulais pas te… te déranger… » dis-je doucement. J’avais honte de lui avoir caché ma maladie. Peut-être qu’elle serait rentrée, qu’elle serait revenue pour m’aider, si elle avait su. Nos relations étaient tendues depuis quelques années, pourtant, elle aurait été là pour moi dans ces moments difficiles. « Je vais me faire tester Abby mais je ne sais pas si je pourrais t'aider. » Je lui souriais, les larmes aux yeux. Elle voulait bien m’aider. Peut-être, alors, avais-je une chance de survivre à cette maladie qui me détruisait de l’intérieur. Mais j’entendais dans ses mots et sa voix une incertitude que je ne comprenais pas. Elle ne savait pas si elle pouvait m’aider. Je la regardais confuse alors qu’elle continuait : « Je suis une droguée Abigail. Enfin, une droguée en rémission. Depuis 10 mois maintenant. Je ne sais pas si je suis une donneuse valide, je ne sais même pas si je peux donner du sang alors encore moins un rein. » Oh merde. Je la fixais sans un mot. Je devais pâlir à vue d’œil, à regarder mes espoirs filer vers la sortie. Droguée. Je ne m’étais rendue compte de rien. Son retour à Londres, sans rien dire, c’était donc pour ça. Si elle avait mis autant de temps avant de rentrer à Tenby après son retour au pays, c’était donc pour ça. Et son passé, sa vie en Amérique, était bien plus sombre que je ne l’aurais pensé. Elle avait vécu autant de malheurs que moi, si ce n’était plus, mais je n’en savais rien. Nous faisions bien la paire à garder nos secrets. « Amanda… » dis-je, presque en m’excusant de ne pas avoir su. « Tu… tu aurais dû me le dire. J’aurais été là. » En cet instant, j’avais envie de la prendre dans mes bras. Je n’osais imaginer ce qui l’avait poussé vers la drogue, mais je voulais adoucir ses maux. Elle était ma sœur, et quoiqu’il arrive je l’aimais et voulais le meilleur pour elle. Je m’assoyais au bord du lit, les pieds dans le vide, prête à me lever, mais les forces me manquaient. « Amanda. » l’appelais-je pour qu’elle se rapproche. « On aurait vraiment dû garder le contact, hein ? On a été bien connes sur ce coup-là. » J’attrapais sa main pour la tirer vers moi et pouvoir l’enlacer. C’était bizarre et pas très confortable, mais je la tenais contre moi. « On est ensemble maintenant, ça va aller. On va s’en sortir, pas vrai ? » Je voulais qu’elle sache que j’allais plus la lâcher, même si elle essayait de me fuir. « On trouvera quelqu’un d’autre si tu peux pas m’aider. C’est pas grave… On trouvera un moyen. » Mon état était mauvais, mes chances de rémission se réduisaient de jour en jour, mais je gardais espoir. J’avais ma sœur, c’était le principal.

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