WHISPERS DOWN THE LANE ✿
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Avez-vous entendu parler de la foire d’automne ? Je crois que c’est la Mairie qui a mis ça en place. Je me réjouis de voir tout cela : il y a des animations pour les enfants, des stands d’artistes, je crois qu’ils vont monter une pièces de théâtre aussi. Sans compter que les commerçants et restaurateurs locaux proposent de bonnes choses à manger…Il y a toujours quelque chose à y faire, peut-être que ça vous plairait. Retrouvez le résumé détaillé de l’intrigue ici !
Tenby, novembre 2020
8°C/11°C ♣ Alors que l’hiver s’approche à grands pas, l’automne s’est bien installée et la pluie balaye régulièrement Tenby. Le fameux brouillard anglais se fait de plus en plus fréquent, alors que les pêcheurs espacent leurs sorties en mer. Quelques tempêtes sont à prévoir, ne vous promenez pas trop en front de mer par grand vent !
La foire fait l’objet de toutes sortes de rumeurs…Tout cela va être riche en événements. C'est toujours une telle joie de voir de l'animation à Tenby, en plus Et puis on a besoin de souffler un peu après toute cette histoire d'incendie... Et vous, allez vous y faire un tour ? Donnez votre avis ici !
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I know I misbehaved [PV Isla]

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MessageSujet: I know I misbehaved [PV Isla]   I know I misbehaved [PV Isla] EmptyVen 16 Fév - 17:38

Nous avons tous des choses que nous ne voulons pas nécessairement faire mais que nous nous retrouvons par obligation plus que par plaisir. La vaisselle et le ménage trônaient probablement sagement à la tête du classement des activités que nous étions probablement tous prêt à refiler à autrui comme un exutoire des responsabilités. Dans mon milieu professionnel, mon équivalent de la montagne de vaisselle était le rapport d’enquête.

Oh ! Papelard, je l’étais… un brin. Un rapport bien écrit était un élément essentiel à une bonne enquête de police. C’était simple : nous gérions des dossiers criminels en devenir. L’enquête se devait de répondre à des standards de qualité des plus exceptionnels. Des vies pouvaient être ruiné si un dossier n’était pas au sommet de la qualité que nous pouvions attendre : une preuve perdue, une mauvaise étiquette, un mandat manquant. C’était toutes des raisons qui pouvaient faire s’effondrer un procès. J’en avais conscience et je m’appliquais donc en conséquence pour m’assurer de fournir le meilleur.

N’empêche que quand l’enquête s’était conclue sur les coups de dix heures du matin après une semaine à me tourner dans la tête la même énigme comme s’il s’agissait d’un indescriptible puzzle avec mon équipe de sergent-détective… J’avais eu un petit moment de déprime. Non pas que ce soit une mauvaise chose de savoir qu’un dangereux criminel avait pris le chemin d’un centre de détention, mais cela voulait dire que je me retrouvais confronter à la triste expérience de rédiger le rapport de police détaillé. J’en oubliais instantanément que j’en avais oublié ma boite-repas sur le comptoir de cuisine avant de partir ce matin.

Machinalement, avec une tasse de thé, j’allais m’assoir à mon bureau. Lunettes sur le bout du nez, j’entrepris de relire méticuleusement mes notes en m’assurant de les décoder. Après des années à travailler sur les meurtres… les petits revendeurs de drogues ne me faisaient pas plus peur que cela… mais mes notes étaient cryptées quand même par habitude… De peur qu’une personne ne prenne mes notes pour en salir une autre. Je ne remarquais pas le temps qui passait. Bonhomme allant, le rapport prenait forme et personne n’osait venir me déranger.

Vers les coups de quinze heures, le rapport prenait la forme finale. Et mon ventre me rappela cruellement à l’ordre sur le vide intersidéral qui l’habitait. Réalisant que j’avais oublié mon repas pour disons la deuxième fois de la semaine, je saisis mon manteau. Je soupirais en indiquant que je revenais quelques minutes plus tard. Rien à proximité du poste de police de super santé et je n’avais pas des tonnes de temps non plus. Il fallait que je me concentre sur cette nouvelle enquête qui venait d’atterrir sur mon bureau. Mon estomac m’amena vers le Fish’n’chips local où j’en sortis avec une simple frite.

Ce n’était probablement pas la meilleure décision que j’étais capable de prendre… mais je savais qu’un fois que je replongerais dans une nouvelle enquête je n’étais pas pour sortir du bureau avant le coup de vingt heure. C’était donc juste un fond pour tenir encore les cinq heures. Bien sûr que j’eus un cinq seconde de culpabilité en pensant à ce qu’Isla, ma nutritionniste penserait si elle me voyait commettre un écart aussi flagrant… au moins je n’avais pas annulé le rendez-vous de cette semaine… non ? Ce n’était plus nécessairement clair. De retour dans mon bureau, j’ouvris le sac et je me concentrais sur le dossier que j’ouvris pour m’informer en grignotant d’un air absent les frites. Jusqu'à ce que je relève les yeux vers ma porte au moment où quelqu'un toquait à la porte... Oups? Aurait probablement été la bonne chose à dire en voyant la tête blonde de ma nutritionniste. « Bonjour… Qu’est-ce que je peux faire pour toi? » déclarais-je en baissant les yeux. Oh ! Oui… J’étais franchement loin d’être fier de ma décision de frite.

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MessageSujet: Re: I know I misbehaved [PV Isla]   I know I misbehaved [PV Isla] EmptyMer 21 Fév - 18:12

Il y avait des jours comme ça où on pouvait sentir que la journée allait mal se passer. Par instinct, on peut parfois sentir le fil de la journée. C’était une de ces journées pour Isla. Elle s’était réveillée et avait fait tomber son réveil qui avec glissé à l’autre bout de la pièce. La blonde avait dû se lever d’une traite pour aller l’éteindre. Elle détestait les réveils brutaux. Puis elle avait glissé dans l’escalier en allant prendre son petit déjeuner. Mis à part le bleu sur les fesses et un cœur battant à 100 à l’heure, Isla aurait pu s’en tirer. Sa matinée se déroula plutôt normalement pourtant, mais lors de la pause de midi, en allant reprendre sa voiture, Isla remarqua le petit bout de papier sur son pare-brise et son cœur s’arrêta. Elle n’avait jamais eu un seul pv et voilà qu’aujourd’hui, parmi tous les autres, elle s’en prenait un. Isla prit le papier et regarda le motif. « Assurance du véhicule dépassée ». Isla fornça les sourcils et regarda le petit papier sur son tableau de bord présentant les dates de son assurance automobile. Il venait de se périmer hier. Hier… Et on lui avait mis un pv aujourd’hui. Isla lâcha un cri à mi-chemin entre un couinement et un soupir. Qu’est-ce qu’elle avait bien pu faire au Karma pour avoir une journée aussi pourrie ?

Isla alla s’acheter une salade rapidement à la boulangerie du coin et la mangea rapidement. Son après-midi passa plus ou moins rapidement. Elle avait un patient qui avait déplacé son rendez-vous la veille et la blonde se retrouvait alors avec une heure et demi de creux vers les coups de dix-sept heures. Quitte à ne rien faire, autant aller régler cette histoire de pv s’était-elle dit. La blonde avait alors pris sa voiture encore une fois et avait entrepris de conduire jusqu’au commissariat. Une fois garée, Isla prit une grande respiration en se promettant intérieurement de ne pas s’énerver et faire une scène. Isla était plutôt de nature sang-froid mais il lui arrivait parfois de réellement camper sur ses positions et ne pas lâcher. La blonde sortit de la voiture et marcha jusqu’au commissariat. Pendant qu’elle était là, elle pouvait certainement aller voir Hardy par la même occasion. Il avait appelé un peu plus tôt dans la semaine lui aussi pour annuler leur séance de demain et cela restait encore en travers de la gorge de la blonde. Que pouvait-il avoir de mieux à faire que de retrouver la santé ?

Une fois rentrée, Isla pensa qu’il valait mieux voir William avant. Peut-être que son calme réussirait à calmer la blonde aussi. En y pensant, Isla ne pouvait s’empêcher de ressentir un peu de joie à l’idée de voir son patient le plus grincheux. Oh elle n’aurait pas dû, mais c’était pourtant le cas. Un officier présent à l’accueil demanda à Isla s’il pouvait l’aider et la blonde répondit en souriant qu’elle devait voir l’inspecteur-détective Hardy. Elle n’aurait définitivement pas pu dire qu’elle voulait voir « Mr. Grincheux », cela la poursuivrait probablement toute sa vie. L’officier pointa un bureau du doigt et Isla le remercia avant de se diriger vers ledit bureau. Elle frappa contre la porte et se stoppa en un instant. Elle n’aurait su dire si elle était plus choquée par le faire de voir William avec des lunettes ou bien de voir les frites qu’il était en train de grignoter. Le brun releva la tête vers elle et afficha une mine presque coupable avant de la saluer et lui demander ce qu’il pouvait faire pour elle. Oh plein de choses… Mais certainement en commençant par jeter les frites sur son bureau, ce serait un bon début. Isla regarda William fixement avec, malgré elle, une mine surprise. Dieu que les lunettes lui allaient bien. Mais ce n’était pas le lieu ni le moment pour penser à ce genre de chose.

Isla prit une grande inspiration et prit un air faussement non troublé. « Hardy, dis moi que j’ai vraiment des problèmes de vue et que ce n’est pas ce que je crois sur ton bureau ? » demanda-t-elle en haussant les sourcils. Il avait ainsi annulé leur séance parce qu’il ne voulait plus s’impliquer ? ni en activité physique ni en nutrition ? Malgré elle, Isla sentit une légère boule dans son cœur. Elle l’avait trop poussé. Non d’un chien elle l’avait dégouté des bienfaits d’une bonne santé. Isla se passa une main sur le visage et involontairement afficha la détresse qu’ele avait pu ressentir un instant plus tôt. « C’est parce que tu veux manger des frites que tu as annulé la séance de demain ? » demanda Isla légèrement ironiquement. Oh elle aurait voulu prendre la chose sur le ton de la rigolade. Mais c’était important pour elle, et elle prenait vraiment ça à cœur. Pire, elle prenait vraiment William à cœur. Oh nom d’un chien. Et s’il avait remarqué et qu’il avait arrêté pour ça ?

Isla semblait en profond conflit intérieur et se demanda pendant un instant si elle ne devait pas plutôt partir avant de se ridiculiser plus qu’elle ne le faisait déjà. « Je dois régler quelque chose ici et… Hm.. Je ferais peut-être mieux d’y aller » déclara-t-elle perdant peu à peu sa confiance habituelle. D’un côté, elle se sentait coupable de l’avoir poussé trop vite à prendre les bons réflexes. Et d’un autre côté, elle était vraiment énervée qu’il ait craqué aussi facilement. D’ailleurs Isla se sentait monter et si William disait quoique ce soit elle pourrait probablement juste lui dire tout ça en le regardant dans les yeux.

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MessageSujet: Re: I know I misbehaved [PV Isla]   I know I misbehaved [PV Isla] EmptyVen 23 Fév - 4:44

À notre première rencontre de course qui datait déjà de quelques mois maintenant, la blonde avait mis le doigt sur un élément central : j’étais clairement un bourreau de travail – un cas classique et littéral d’un dépendant à un boulot qui le dévorait petit à petit. Mes mauvaises habitudes de vie ne tombaient pas à l’autre bout de l’univers le plus complet. Elles trouvaient leurs racines au sein même du poste de police.

Le cliché qui voulait que les flics soient tous des accros aux beignes sucrés n’était pas drastiquement loin de ma petite réalité : les mauvaises habitudes de vies allaient de pair avec l’horaire éclectique des premières années de vie de patrouilleurs. J’avais commencé à fumer dans ce genre de contexte. Je connaissais plus d’un de mes collègues qui avaient une tendance nette à avoir la main lourde sur la bouteille d’alcool, plus d’un qui savaient se montrer un peu trop musclés dans une arrestation.

Je n’avais pas vraiment besoin de réfléchir pour trouver quelles étaient mes mauvaises habitudes de vie que ce métier était venu m’inculquer avec plus de force que ce que j’aurais voulu : je savais très bien que je travaillais beaucoup trop. J’avais fumé comme une cheminée pendant des années : je m’étais calmé pendant les premières années de la vie de ma fille, j’avais repris pendant la fameuse enquête Latimer qui m’avait tant stressé… Et puis je ne fumais plus depuis près de trois ans, depuis que cette putain de condition cardiaque avait été diagnostiqué et que l’on m’avait clairement fait savoir que c’était simplement de la folie. L’élément qui n’avait toujours pas changé malgré toute ma volonté : cette capacité que j’avais de me perdre littéralement dans le travail. Mon métier était bien plus qu’une simple place dans laquelle j’étais en train de me noyer. Ce qui s’était passé aujourd’hui avait une tendance nette à se produire depuis le moment où j’étais entré dans les force de l’ordre. Il y avait cette enquête qui à un moment ou à un autre finissait par prendre toute la place dans ma tête : les enquêtes de Tenby n’étaient pourtant pas si prenantes. Mais je m’étais retrouvé comme un idiot à me prendre la tête dans une enquête. J’en avais perdu la notion du temps en arrivant parmi les premiers et en repartant très tard. Combien de repas avais-je manqué au courant de la dernière semaine? Bien plus que ce que je voudrais bien admettre en regardant dans les yeux la blonde. Mon boulot avait repris sa juste place : considérant l’absence de ma fille dans ma vie.

En la voyant mettre le pied dans mon bureau, un étrange mélange de culpabilité était violemment remonté à la surface. Je savais les conditions qui m’avaient mené en arrêt. Le cardiologue spécialisé qui me suivait l’avait bien clairement indiqué : ma condition avait probablement été présente depuis mon enfance. Mais ça n’en restait pas moins que mes mauvaises habitudes de vie n’avaient pas aidé à améliorer mon sort. J’avais fait des efforts considérables pendant les premiers mois de la réhabilitation. Je n’avais pas manqué de séance, j’avais préparé des repas équilibrés. L’Écossaise y était pour quelque chose bien que je ne jugeasse pas nécessairement pertinent de le souligner. J’avais voulu être à la hauteur. La réplique me fit mordre ma lèvre inférieure : Rien ne me venait en tête. Rien pour tenter de nier la réalité. J’étais comme un enfant pris en flagrant délit. Et je l’avais visiblement piquer au vif ce qui n’était pas mon intention.

Attitude d’égoïste… voilà ce qui me caractérisait comme un dangereux criminel. J’eus un bref flash sur Lawrence, ma belle grande fille. Je fixais la blonde avec un air perplexe en cherchant mes mots. Mon mètre quatre-vingt et des poussières me semblait trop grand pour la quantité de culpabilité. Son ironie tranchante me fit baisser les yeux et retirer mes lunettes. J’avais donc visiblement annuler cette rencontre dans la surdose de travail causée par cette enquête de viol : en même temps la victime avait l’âge de ma fille. Assez pour me déstabilisé. Je déglutis lentement en la voyant annoncé qu’elle n’avait qu’à y aller.

Ma voix était rauque lorsqu’elle franchit le bord de mes lèvres. « Attend… Ne pars pas. » déclarais-je en déposant la monture à l’envers sur un dossier et en me relevant. Mon cœur se serra. Pas le genre de serrement violent qu’il avait habitude pendant une des attaques. Un serrement curieux que l’on avait lorsque l’on avait cette étrange impression de décevoir quelqu’un que l’on appréciait au fond. Dieu seul savait que le nombre d’humain que j’appréciais était plus que limité. La plupart me saoulait au mieux, m’exaspéraient (plus souvent que je voulais bien l’admettre). J’aimais bien malgré tous les séances d’entrainement. Rarement je me sentais libre de parler… et je me laissais entrainer sur des sujets aussi loin de mon emploi.

Nier l’évidence de mon crime ne serait nullement utile. J’en avais conscience. Mais une partie de moi voulait la rassurer que ce n’était pas de sa faute. D’où était passé ce cruel « je-m’en-foutisme » qui m’avait toujours si bien caractérisé à Tenby. Que je le veuille ou non… J’avais l’air de m’en préoccuper lorsque je murmurais presque coupable : « C’était une dure enquête. Le temps m’a manqué et je n’aurais pas dû annulé pour la séance… C’était, une des deux pires décisions que j’ai prises cette semaine. » C’était rare ça aussi que j’avouais ouvertement qu’une enquête m’avait atteint. Tant pis pour la réputation d’être l’inébranlable policier de la grande ville qui n’avait peur de rien. « L’autre… c’est ces frites… J’ai oublié ma boite-repas à la maison. Je n’avais pas diné et je l’ai réalisé il y a une heure peut-être. » avouais-je en croisant ses bras en en me laissant tomber un peu plus dans ma chaise de bureau. Je la fixais pendant un petit instant. « Prends place… qu’est-ce que soit ce que tu voulais faire au poste… Je peux probablement t’aider. » déclarais-je.
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MessageSujet: Re: I know I misbehaved [PV Isla]   I know I misbehaved [PV Isla] EmptyVen 23 Fév - 16:41

Isla se caractérisait plutôt comme quelqu’un de calme et de réfléchie. Néanmoins parfois, il lui arrivait de réagir purement par instinct et d’être impulsive. Et aujourd’hui, sa réaction face à William mangeant des frites était purement impulsive. Si elle fit la forte tête dans un premier temps, la blondinette revint rapidement à la réalité. Qui était-elle pour lui dire cela ? Elle était juste sa nutritionniste, et la petite boule de chaleur quand elle le voyait ne changeait absolument rien à ça. Isla aurait voulu pouvoir cacher sa déception et son désarroi bien plus facilement, mais ce n’était pas le cas. Elle savait qu’elle avait un fort attachement pour William, ces derniers mois n’avaient fait que renforcer ce sentiment. Pourtant il était uniquement son patient et le fait d’être venue le voir uniquement pour sa satisfaction personnelle était hautement égoïste de sa part. Après tout, William était libre de faire ce qu’il voulait. S’il voulait manger des frites, il pouvait. S’il ne voulait plus s’exercer, il pouvait.

Sentant qu’elle perdait peu à peu le contrôle de ses émotions, Isla déclara qu’elle ferait mieux de partir. Néanmoins, si elle le faisait, elle n’aurait su dire comment aurait été la relation entre William et elle. Alors qu’Isla allait faire demi-tour, William l’arrêta d’une voix rauque en enlevant ses lunettes. Le port des lunettes lui avait laissé une légère marque sur l’arrête de son nez et Isla ne pouvait s’empêcher de trouver ça craquant malgré elle. Isla ne bougea pas et regarde son patient fixement, avec une lueur de curiosité dans les yeux. Le brun déclara qu’il avait une enquête difficile, qu’il avait manqué de temps et qu’il n’aurait pas dû annuler leur séance. Isla voyait qu’il se sentait coupable et malgré ce qu’elle aurait voulu, elle ressentit une pointe de satisfaction. Le fait qu’il aborde le sujet de l’enquête fit prendre conscience à Isla qu’elle avait effectivement agi impulsivement. Le résultat était le même, mais il pouvait y avoir des circonstances atténuantes et Isla n’avait même pas cherché à les connaître. William continua en ajoutant qu’il n’aurait pas dû manger les frites, mais qu’il avait oublié sa boîte-repas chez lui et qu’il l’avait réalisé il y avait peu de temps. Isla croisa le regard du brun et afficha une mine compatissante. Elle était toujours énervée, mais elle pouvait comprendre.

La blonde prit une grande respiration avant de lâcher un soupir. « Tu sais que si tu m’avais appelé pour me le dire, je t’aurais amené quelque chose à grignoter » déclara Isla d’un ton plus sincère qu’elle ne l’aurait voulu. Elle savait à quel point cela pouvait être difficile de casser ses habitudes et de chambouler son régime. Le plus difficile restait évidemment de tenir dans la durée. Il était tellement facile de céder à la tentation et Isla aurait tout fait pour aider ses patients à tenir, elle était là pour ça après tout. Seulement en y pensant après coup, elle se dit qu’elle ne l’aurait peut-être pas fait pour tout le monde et cela la rendit encore plus coupable. Elle savait qu’elle dépassait la limite du professionnalisme patient/client, et nom d’un chien ça l’effrayait au possible.

William invita Isla à s’assoir et la blondinette regarda brièvement autour d’elle avant de finalement s’assoir en face du bureau. Le brun ajouta qu’il pourrait peut-être l’aider à régler la raison de sa venue au commissariat. Isla se mordit la lèvre inférieure brièvement avant de se passer une main sur le visage. Elle aurait pu en rigoler. Elle aurait dû en rigoler. « C’est complètement stupide, je n’ai pas fait attention. Je… J’ai reçu un pv parce que l’assurance de ma voiture était arrivée à son terme depuis 24h et j’ai oublié de la renouveler. J’ai été prise à l’hôpital ces derniers temps et… Je n’y ai même pas pensé, c’est vraiment ridicule » déclara Isla d’un ton blasé en baissant le regard. Elle s’en voulait quelque part. Elle s’efforçait avec tellement de volonté à toujours respecter les bonnes choses que maintenant qu’elle avait reçu son pv, elle ne savait pas comment le gérer. Malgré elle, Isla afficha un petit sourire en coin involontairement et releva le regard vers William. « C’est mon premier pv… » murmura-t-elle d’un ton légèrement espiègle. A quoi s’attendait-elle ? Une médaille ?

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MessageSujet: Re: I know I misbehaved [PV Isla]   I know I misbehaved [PV Isla] EmptyDim 4 Mar - 16:02

Il y avait quelque chose chez la blonde qui me déstabilisait plus que ce que je voulais bien admettre. J’avais savamment réussi à m’éviter toute forme d’attachement depuis mon divorce – et je m’étais également convaincu que c’était une bonne chose. Pas d’attaches. Donc personne que je ne pouvais décevoir avec mon obsession du travail. Inversément, personne qui ne pouvait me briser le cœur en m’apprenant qu’elle s’envoyait en l’air avec un collègue et ami. C’était parfait… non? Du moins, j’étais capable de me le faire croire jusqu’à récemment. Parfait ça voulait dire que je m’étais retrouvé seul à Noël avec ma fille qui refusait pratiquement de me parler. Que mon nouvel an eût été passé à écouter des émissions avant d’aller me coucher bien avant le fameux décompte qui avait marqué la fin de 2017 et le début de 2018. Avant, je n’étais pas aussi rude envers les gens de l’extérieur.

Je n’étais pas certain d’apprécier l’impact qu’elle avait sur moi la blonde. Mais pour une rare fois, avant de m’acheter des frites, j’avais pensé que j’étais pour décevoir quelqu’un si je faisais quelque chose. L’optique de décevoir ma fille n’en était plus une. Il y a après tout un moment où l’on touche le fond du baril : un impact final. Septième sous-sol. Le fond du baril veut au moins dire une chose. Rendu à ce state dans l’estime de ma fille plus rien ne réussirait à me faire descendre plus bas. Ça faisait déjà ça de gagner même si le fait de remonter dans son estime semblait être une tâche d’autant sinon plus complexe que celle qui m’avait mené à atteindre le summum de la déchéance.

Coupable mais je ne m’étais pas attendu à ce que la McTavish me pardonne aussi facilement l’affront que je venais de faire en prenant des frites. J’aurais pu l’appeler en voyant que le travail s’était remis à prendre toute la place dans ma tête et elle serait sans doute venue à ma rescousse. J’eus un petit sourire triste et coupable. Une autre remarque, il n’y avait presque qu’en parlant (avec ou d’elle ou de Lawrence) que j’étais capable de sourire sans que ça me semble être une véritable séance de torture. La dernière fois où ça m’était arrivé, c’était avec Ellie. Mais ça ne voulait pas dire que je ressentais la même chose que ce que j’avais ressenti pour la mère de Lawrence. Elle était simplement avenante parce que j’étais un patient… Rien d’autre… non? « C’est très gentil… Je note l’information. Surtout que je crois qu’en travaillant, ça passe un peu au deuxième plan... Ce n’est pas un manque de volonté… J’ai peu mangé mais c’était juste parce que la tête était trop pleine. » Certes… j’avais toujours été plus ou moins difficile face à mon alimentation : le poisson et moi n’étions pas en bonne compagnie. Mais il y avait plus. Quand l’alimentation devait s’intégrer dans une journée qui ne contenait que 24 heures lors que je travaillais des seize heures si j’étais laissé en responsabilité d’une enquête : le temps de manger passait après les six à sept heures de sommeil.

Je me concentrais de nouveau sur la blonde qui m’expliqua qu’elle venait d’obtenir un PV. Je me retiens péniblement de faire une moue frustrée en apprenant la raison. D’accord, il y avait des quotas de PV à donner mais à voir le nombre de personne qui faisaient des excès de vitesses, qui ne respectaient pas les ordres de stationnements… Il y avait toujours une petite limite non mais! À vingt-quatre heure près, ce n’était quand même pas le summum de la déchéance. C’était comme ceux qui mettaient des PV pour un stationnement dépassé d’une minute. Il y avait toujours des limites quand même. Avec un petit sourire espiègle elle rajouta que c’était son premier. C’était toujours ça de gagner et je pourrais sans doute le plaider pour une cause qui amenuissait l’offence. « Toujours une première à tout. » rajoutais-je en décroisant les bras. Je remis les lunettes sur le bout de mon nez en lui tendant doucement la main. « Je dois avouer que ce n’est pas ce que j’aurais fait. C’est une première offense. C’est que vingt-quatre heures. J’aurais donné un avertissement du temps où j’étais au stationnement il y a un bout. Je pense que je sais quelle recrue donne ce genre de PV clairement zélé. Tu peux me le passer pour que je confirme mon intuition. » demandais-je doucement. À cette heure-ci, il devrait être de retour au poste pour le changement de garde.
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MessageSujet: Re: I know I misbehaved [PV Isla]   I know I misbehaved [PV Isla] EmptyJeu 5 Avr - 12:22

Isla s’était rendu compte peu à peu que l’excitation qu’elle ressentait à l’idée de faire une séance avec William dépassait de loin la légère excitation de travailler simplement. L’identité du patient jouait beaucoup… Peut-être même trop. Isla savait qu’elle aurait dû prendre du recul, peut-être bien s’investir moins. Ou alors de façon beaucoup moins enthousiaste. Mais une partie d’elle étouffait généralement cette petite voix en disant « laisse-moi donc faire ce que je veux pour une fois ». La blondinette en avait parfois marre de se dire qu’elle ne faisait pas la bonne chose, ou qu’elle sortait de son périmètre de nutritionniste. Elle avait des phases de culpabilité par la suite, comme c’était notamment le cas actuellement. Qui était-elle pour réprimander William ? Elle n’était que sa nutritionniste et de plus, elle savait pertinemment que son travail tournait autour de la motivation du client. Si William ne voulait plus continuer, il arrêterait tout, et Isla ne pourrait rien y faire. Il fallait qu’elle se rentre ça dans sa petite tête.

William s’expliqua en disant qu’il avait oublié son repas et que sur le moment, il avait simplement pris le choix de la proximité. Isla sentait la légère culpabilité du brun, elle en fut même surprise quelque part. La blonde lui répondit en disant que s’il l’avait appelé, elle lui aurait amené quelque chose. Isla se surprit elle-même en pensant qu’elle l’aurait effectivement fait. Elle sentit le brun afficher un léger sourire et elle s’autorisa aussi un coup de sa bouche à sourire. William répondit qu’il notait l’information et avoua que manger passait en second plan lorsqu’il travaillait. Isla afficha un sourire compatissant. Elle connaissait ce genre de comportement. Elle aussi était passée par là avant de se reprendre peu à peu en main. Simplement le travail de William l’amenait à voir des choses beaucoup moins plaisantes qu’Isla. « Je comprends… Ce n’est jamais simple de penser à autre chose lorsqu’on est lancé dans son travail » déclara-t-elle comme pour marquer son soutien envers William. « Au moins maintenant tu sais quoi faire. Si je revois un plat de frites sur ce bureau, ce sera une pompe par frite » ajouta-t-elle d’un air faussement fier avant de rigoler.

S’asseyant en face du bureau du brun, Isla expliqua la raison de sa présence ici. Elle se sentait honteuse d’ailleurs, pourtant ce n’était qu’un oubli de sa part. Dans son esprit, son infraction était tout de même moins grave qu’un excès de vitesse ou bien un manquement à sa conduite. La blonde ajouta que c’était son premier pv, comme si cela pouvait amenuiser celui qu’elle avait reçu. William affirma qu’il y avait une première à tout et Isla se perdit dans ses pensées. Craquer pour un de ses patients, c’était certain que c’était aussi une première pour elle. Isla afficha un sourire en coin, revenant à l’instant présent. William ajouta qu’il aurait donné un avertissement avant de mettre un pv directement et il insista en demandant si elle pouvait lui donner son pv pour qu’il regarde de plus prêt.

Isla hocha la tête et fouilla dans son sac à la recherche du papier. Une fois trouvé, elle tendit le pv à William qui le prit. « Je ne suis pas venu pour ça tu sais… Enfin je ne veux pas que ça te mette dans un quelconque embarras. Techniquement, j’étais effectivement en faute » ajouta Isla. La dernière chose qu’elle voulait c’était que William pense qu’elle veuille abuser de sa positon. « Comme je passais dans les parages, je me suis dit que c’était l’occasion de te saluer… » ajouta-t-elle encore une fois. Elle-même ne savait pas pourquoi elle insistait dans son explication. Elle n’avait pas à se justifier d’ailleurs.

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MessageSujet: Re: I know I misbehaved [PV Isla]   I know I misbehaved [PV Isla] EmptyLun 21 Mai - 19:43

Que je le veuille ou pas, ma séparation avait été largement plus complexe que ce je voulais bien admettre et m’avait laissé des séquelles plus profondes que ce que je voulais bien croire. J’avais fait comme une règle d’or de poser une distance entre mes collègues, mes voisins et moi. Je m’étais fait brisé le cœur autant littéralement que figurativement. Cette distance, elle était essentielle. Ma fille considérait probablement que cela me rendait un peu moins humain que de m’efforcer de choisir la solitude au détriment de cette vie que je voulais avoir.

Ceux qui ne me connaissaient que depuis mon divorce savait que mes sourires étaient rarissimes. Ça me semblait plus difficile maintenant d’accorder aisément ma confiance à une autre personne… C’était facile de le faire face à mes collègues, à mes voisins et aux rares amis que je m’étais fait depuis mon arrivée… Mais sur ce parcours je n’avais pas prévu de croiser la blonde. Il y avait quelque chose chez elle qui me perturbait plus que ce que je voulais laisser croire.

Quand je l’avais vu mettre les pieds dans mon bureau, malgré la culpabilité que je ressentais de n’avoir pas bien suivi les conseils qu’elle m’avait donné, j’avais ressenti un certain soulagement à l’idée de la voir dans mon bureau. C’était étrange de me sentir rassurer par la présence d’une autre personne. Bizarre que sa simple présence sache comment faire naître un semblant de sourire sur mes lèvres alors que je n’avais jamais été particulièrement doué pour ce genre de relation. Elle réussit même un exploit herculéen en m’arrachant un petit éclat de rire en déclarant ma sentence pour la prochaine fois que je me ferais prendre dans un écart de conduite aussi criant que celui que j’étais actuellement en train de faire. « C’est noté… Même si je trouve le châtiment un peu extrême.» avouais-je en repoussant les frites qui atterrirent au fond de la poubelle bien vite.

La conversation dériva sur la raison de sa présence au poste. Je n’étais pas le genre non plus à jouer de mes influence auprès des autres personnes du poste. J’étais du genre de flic plus que respectueux des règles et procédures. Mais quelque chose m’empêchait de pouvoir laisser filer cela. Je ne m’étais presque jamais glisser dans les affaires des départements moins sérieux que le mien. Mais ça me semblait être la seule et la meilleure chose à faire en ce moment. Ce n’est pas logique ni raisonnable. Les bras croisés, je l’observais en prenant le PV de ses mains pour repérer les informations importantes. Je remontais les lunettes sur mon nez pour me concentrer sur ce qui était nécessaire. « Je comprends très bien que ce n’était pas l’intention. Mais je connais plutôt bien mes subalternes. Et… celui-là tend à donner des contraventions parfois un peu trop excessives. Et je considère que celle-ci est de ce nombre. » Il me fallut un peu moins de cinq minutes pour rentrer dans le système informatique, annulé la contravention pour la rétrograder au statut de simple avertissement ce que cela aurait du être au début de toute façon. Machinalement, je sortis mon téléphone et composa le numéro de l’agent en question – un avantage d’un aussi petit poste. Sur sa boîte vocale, je laissais un message de quelques secondes pour prévenir que je voulais le voir demain dans mon bureau aux premières heures. Les bras croisés, je me retournais vers la blonde après l’appel. « Considère que tu as eu un avertissement… Et que si je te reprends en flagrant délit, c’est pas des pompes mais des billets. »

Dans le pire des cas, j’aurais au minimum eu l’honneur d’être à l’égard de ma réputation telle qu’elle avait été déformée par ma femme. En passant une main dans ma barbe mal entretenue, je fermais doucement les yeux et j’enchaînais sur cette pente glissante constituée de mauvaises décisions causées par des cheveux blonds que je semblais parti pour faire aujourd’hui. « Est-il trop tard pour remettre notre entraînement…? Ou te proposer un thé? »
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