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Avez-vous entendu parler de la foire d’automne ? Je crois que c’est la Mairie qui a mis ça en place. Je me réjouis de voir tout cela : il y a des animations pour les enfants, des stands d’artistes, je crois qu’ils vont monter une pièces de théâtre aussi. Sans compter que les commerçants et restaurateurs locaux proposent de bonnes choses à manger…Il y a toujours quelque chose à y faire, peut-être que ça vous plairait. Retrouvez le résumé détaillé de l’intrigue ici !
Tenby, novembre 2020
8°C/11°C ♣ Alors que l’hiver s’approche à grands pas, l’automne s’est bien installée et la pluie balaye régulièrement Tenby. Le fameux brouillard anglais se fait de plus en plus fréquent, alors que les pêcheurs espacent leurs sorties en mer. Quelques tempêtes sont à prévoir, ne vous promenez pas trop en front de mer par grand vent !
La foire fait l’objet de toutes sortes de rumeurs…Tout cela va être riche en événements. C'est toujours une telle joie de voir de l'animation à Tenby, en plus Et puis on a besoin de souffler un peu après toute cette histoire d'incendie... Et vous, allez vous y faire un tour ? Donnez votre avis ici !
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Never mind, I'll find someone like you. || Lukea

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MessageSujet: Never mind, I'll find someone like you. || Lukea   Never mind, I'll find someone like you. || Lukea EmptySam 18 Fév - 16:55

Never mind, I'll find someone like you. I wish nothing but the best for you too.

7 Victoria Street. C’était l’adresse de Shea Taylor. C’était là où tu te trouvais. Dans ta voiture, parquée juste devant son immeuble. Plus ton songeais à la raison qui te poussait à être présent et plus tu ressentais cela comme une mauvaise idée. Nous étions le soir, il devait être désormais aux alentours de 20h. Tu ne savais pas exactement, parce que tu étais resté planté-là pendant un bon moment, maintenant. Tu essayais, par tous les moyens, d’identifier dans ton esprit quelles étaient les bonnes phrases à dire ainsi que les réactions qu’elle pourrait avoir. Ceci dit, c’était bien là tout le problème : tu ne voyais aucune réplique suffisamment explicite pour que le message passe comme tu le désirais.

Tu sentais ton cœur tambouriner dans ta poitrine. A plusieurs reprises, tu fermais tes yeux pour réfléchir plus sereinement. Les mains sur le volant, tu les serrais et les desserrais aléatoirement. Tantôt stressé et anxieux, tantôt sûr de toi-même. C’est finalement sur une impulsion que tu te décidas à sortir de ton véhicule, claquant la porte derrière toi. Evidemment, tu titubas légèrement. Une grimace s’afficha sur ton visage. « Merde ! » pensas-tu. Ton état physique n’était toujours pas le meilleur du monde. Il était toujours impossible pour toi de te mouvoir avec facilité. Cela te demandait beaucoup d’efforts, même si tu restais simplement debout. Néanmoins, tu étais bien obligé de constater que tu étais désormais hors de ta bulle protectrice en tôle. Désormais, tu te confrontais à la fraîcheur nocturne de ce mois de février. Pire encore, tu n’étais qu’à quelques mètres de la porte de ton ancienne petite-amie.

Un soupire s’échappe de tes lèvres. Tu ne sais plus quoi penser. Ton esprit ne cesse de se contredire. Une partie de toi te hurle de fuir tandis que l’autre te somme de te rendre jusqu’à l’entrée de son appartement. Et, après une réflexion et une bonne dose de courage, tu te rends au lieu de toutes tes tourmentes. Tu entres dans l’immeuble, grâce à une voisine bienveillante qui sortait droit au même instant. Pas la peine donc de t’annoncer à l’interphone : ce qui te rassure d’autant plus. Au moins, cela te permet d’avancer sans avoir la boule au ventre parce qu’elle t’attendrait sur le palier.

Tu grimpes les étages, te rendant jusque tout en haut, avec une certaine difficulté. Tu n’as pas pris l’ascenseur – trop fier pour ça – mais tu le regrettes amèrement. Heureusement, ton calvaire s’achève suffisamment tôt pour ne pas te faire rebrousser chemin. Cependant, il reste une étape primordiale : trouver la force de frapper à sa porte. Tu hésites, te lances à plusieurs reprises sans y parvenir. Après quelques secondes, tu termines par y arriver. Tu tends l’oreille et tu entends du bruit à l’intérieur, signe qu’elle est bien présente. Ton cœur manque de frôler la crise cardiaque. Après tout, peut-être est-elle avec Rafael ? Tu n’en sais rien. Tu veux t’en aller, mais tes jambes te retiennent. Et, dès que la porte s’ouvre, tu comprends qu’il est trop tard.

Elle est là. Toujours aussi belle, bien qu’elle ait un air surpris. Tu lui souris, amicalement. C’est le moment de parler. Alors, tu te lances doucement, en proie à la gêne. « Hey ! Je… » Ca commence mal. Tu cherches une explication à ta venue. « Je passais par là et… » Dis-tu en montrant derrière toi, à l’aide de ton pouce. Ce n’était vraiment pas crédible. Tu regrettes aussitôt cette petite phrase et tu soupires, en passant ta main dans ta nuque. « Non, en fait ce n’est pas vrai. » Ton esprit surchauffe lorsque tu comprends que tu es un parfait abruti. Pour peu, tu te balancerais des claques gratuitement. Hélas, elle te prendrait aussitôt pour un fou furieux.

Tu te ravises alors, essayant de garder le contrôle de ton être. Ceci dit, c’est plutôt compliqué lorsque tu te retrouves face à elle. Alors, tu comptes dans ta tête. « Un… deux… trois… » songes-tu. C’est une méthode de relaxation efficace, puisque tu parviens enfin à aligner une phrase correcte – ou presque : « Je sais que tu es venue en Allemagne et je… » Tu appréciais grandement qu’elle ait fait le déplacement, ce jour-là, pour venir te voir. Rien ne l’y obligeait. Après tout, elle n’était plus ta petite-amie et tu l’avais lâchement abandonnée en comprenant qu’elle était encore amoureuse de Rafael. Pourtant, elle était présente à ce moment-là. Lorsque tu avais besoin de sentir tes proches autours de toi, pour te maintenir vivant. Alors, pour cela, tu lui en étais très reconnaissant. « Merci d’être venue. » Achèves-tu te dire, avec un léger sourire gêné.

Néanmoins, ce n’est pas pour cela que tu es présent. Il y a autre chose que tu te dois de lui dire. Parce qu’elle ne l’a sans doute jamais su. Et si c’était le cas, alors tu auras au moins pu soulager ta conscience. Tu la regardes, troublé par ses yeux qui t’ont toujours fait craquer. « Je ne vais pas t’embêter… Je voulais juste que tu saches que… » Ca y est. C’est parti. Tu as démarré « la fameuse conversation » que tu aurais dû avoir avec elle, il y a plusieurs mois, mais que tu redoutais. Puis tu es tombé dans le coma. Alors, tu as dû repousser les choses. Jusqu’à aujourd’hui, du moins. « Ce jour-là… quand il est arrivé… après l’accouchement, j’allais te demander… j’étais prêt à te demander de devenir ma femme. Je pense qu’il fallait que tu le saches… » C’était dit. Cela lui permettrait, peut-être, de te comprendre d’avantage. Tu n’espérais pas qu’elle te pardonne. Ni rien du tout, finalement. Tu voulais juste être honnête avec elle. Qu’elle sache que tu l’avais sincèrement aimée au point de vouloir d’elle pour le restant de tes jours. Très mal à l’aise, tu baisses les yeux quelques secondes. Lorsque tu les relèves, tu tentes un sourire crispé. « Voilà. C’est dit. Alors j’vais pas te retenir plus longtemps. » Dis-tu finalement, en reculant déjà pour t’enfuir de là.


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MessageSujet: Re: Never mind, I'll find someone like you. || Lukea   Never mind, I'll find someone like you. || Lukea EmptyDim 5 Mar - 14:57

La machine à coudre continue d’avaler le tissu à mesure que la pièce prend forme. La musique pop-rock que j’adore a depuis longtemps brisé le silence, mais à un volume assez bas pour que ça ne réveille pas mon petit garçon. Nathan dort comme un ange dans sa chambre. Il était épuisé après avoir passé quelques jours chez son papa à Londres. Rafael a du profiter de ces moments pour lui faire visiter nos endroits préférés, le présenter à sa famille et lui faire découvrir des tas d’activités ludiques pour enfant. Londres est une ville qui ne dort jamais… ou du moins, pas souvent. Tenby n’est pas si animée, quoi qu’elle a beaucoup de charme. Je suis heureuse que Nathan puisse grandir dans cet environnement plutôt qu’à Londres. J’y ai beaucoup réfléchi récemment : quitter le pays de Galles pour retourner en Angleterre. Cette remise en question m’a permis de me rendre compte que j’aimais beaucoup vivre ici. C’est plus calme, moins dangereux, … je me vois bien élever Nathan ici. Et quitter ma famille ne fait pas partie de mes plans. Paige, Mona et Milo me soutiennent au quotidien, ils sont des piliers dans ma vie et celle de mon fils. Hors de question de quitter cette sécurité que j’ai réussie à retrouver. En revanche, quitter l’appartement où nous vivions en colocation est dans mes projets. Maintenant que je suis seule, il n’est plus dans mes moyens. J’aurais du prendre cette décision il y a quelques mois, quand les autres coloc’s sont partis. A ce moment là c’était plus simple de rester, un déménagement aurait mis en péril mon année scolaire. Heureusement les agences immobilières ne sont pas ce qui manque. Il y a une petite maison sur Victoria Street, à deux pas de l’appartement, qui a tout ce que je souhaite : deux belles chambres, de beaux volumes, un jardin, … le tout pour une somme plus que correcte. Seul hic : des travaux de rénovation sont largement nécessaires. Avec une bonne négociation, tout devrait rentrer dans mon budget. La banque m’a accordé un crédit – je ne doute pas un seul instant que le nom des Taylor y soit pour quelque chose – et la future ex-propriétaire souhaite se débarrasser de ce bien le plus vite possible.

Je descend de mon petit nuage pour écouter mon estomac – il grogne, ce chenapan ! La télévision m’offre la vue très appréciable d’un Channing Tatum torse nu dans le film Magic Mike, histoire de fantasmer un peu. Quand tout est prêt je déplace le plateau repas sur la table basse et m’installe en tailleur, une pâtisserie à la main. C’est ce moment précis – quand tu es confortablement installée devant la télé – que quelqu’un choisit pour frapper à la porte. Hum… qui ça pourrait bien être ? Les suppositions vont bon train : frère, sœurs, Malone, ou même Rafael ? Peut-être s’est-il rendu compte en route qu’il avait oublié quelque chose pour Nathan… « Qu’est-ce que tu as oub... » Enjouée, je vais ouvrir la porte et tombe nez à nez avec ce que j’appellerais un fantôme du passé. Mon sourire se fane d’un coup. La surprise est totale : Luka est sur le palier, semblant bien différent de l’homme que j’avais connu et aimé l’espace de plusieurs mois. Je prends une brusque inspiration avant de reculer d’un pas, encore choquée par cette soudaine apparition. Bordel, qu’est-ce qu’il fait là ? C’est la question que je voudrais lui poser quand ma bouche cessera de mimer le poisson rouge. Son discours n’est pas pour m’aider : il dit être là par hasard mais je ne suis pas dupe, Luka est un homme intelligent, il ne nous mettrait pas tout deux dans une position malaisante juste « comme ça ». « Je sais que tu es venue en Allemagne et je… Merci d’être venue. » Pendant tout ce temps je reste muette comme une carpe, à le regarder, à attendre qu’il me dise ce qu’il se passe. Parce que je crois que mon cerveau est en plein bug : je ne comprends rien à ce qu’il se passe. Il serait venu… juste pour me remercier ? A l’époque, même si il m’avait laissée au pire des moments et que je nourrissais une colère infinie envers lui, je ne pouvais me résigner à le laisser seul là-bas. Quand j’avais appris que plusieurs faisaient voyage ensemble je m’étais tout naturellement intégrée au groupe. Laisser Nathan pour la première fois avait été un déchirement. Sauf que Luka… il avait été ma planche de salut. Je n’étais guère plus qu’une loque, un puzzle éparpillé, et il m’avait aidée à recoller les morceaux. Avant de les éparpiller de nouveau. Je crois que je n’ai toujours pas compris pourquoi il avait fait ça, à vrai dire. Est-ce que j’avais laissé entendre que j’aimais toujours Rafael ? Que je ne l’aimais pas, lui ? « Toi, tu restes là ! » je l’interpelle brusquement en voyant qu’il recule, pointant mon doigt sur lui. Des indices me manquent probablement pour comprendre la situation, comprendre ce qu’il vit et pourquoi il ne m’a finalement pas demandée en mariage. Est-ce que j’aurais dit oui ? Mon état d’esprit à l’époque n’est pas le même que maintenant. De l’eau a coulé sous les ponts… mais la blessure est toujours là. « Qu’est-ce que tu attends de moi au juste ? Tu reviens après plus d’un an de silence alors que tu m’avais laissée tombée comme une vieille chaussette, le jour de mon accouchement. On en avait parlé ensemble, tu savais que ça me faisait flipper comme pas deux, tu m’avais promis que tu serais là, et t’es parti sans que je comprenne quoi que ce soit à ce qu’il se passait. T’es parti ! » je dis tandis que les larmes me montent aux yeux. Mais non, je ne vais pas pleurer. Hors de question. Repenser à ce jour là devrait me procurer du bonheur, pourtant il y a toujours cette tache sur la toile du temps qui m’empêche d’y penser sans regrets. Rafael avait le droit d’être là. C’est son enfant, et je n’aurais pu lui enlever ça. « Qu’est-ce qu’il t’es passé par la tête ce jour-là Luka ? Et maintenant, c’est quoi l’intérêt de revenir là-dessus en me disant que tu voulais m’épouser ? Nous faire souffrir encore plus ? » J’ai l’impression d’engueuler un chaton blessé. Certes Luka n’a rien d’un petit chat sans défenses. Il a quand mème été blessé, garde des séquelles, a vu sa vie chamboulée, et je lui crie dessus. Malgré tout, il faut qu’on en parle pour crever l’abcès et pour ça, il faut que je me calme. « Je suis contente que tu sois vivant et de retour, sincèrement, je sais que ça n’a pas du être facile pour toi, mais là franchement je suis plus en colère qu’autre chose. »
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MessageSujet: Re: Never mind, I'll find someone like you. || Lukea   Never mind, I'll find someone like you. || Lukea EmptyLun 6 Mar - 13:17

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Tu avais dit ce que tu pensais être important. Mais plus les secondes s’égrainaient et plus tu te rendais compte de ton idiotie suprême. A quoi t’attendais-tu ? Qu’espérais-tu concrètement de cette « révélation » inadaptée, soudaine et étrange ? Aucune idée. Tu ne le savais pas toi-même. Simplement parce que tu n’y avais pas réfléchi plus qu’outre mesure. Shea avait compté dans ta vie. Elle s’était rendue jusqu’en Allemagne pendant que tu étais tombé dans le coma, pour te voir. Cela aurait pu être la dernière fois qu’elle te voyait, inanimé dans ce grand lit blanc, entouré par les machines aux sons aigües et agaçants. Alors non, tu ne voulais pas que ce soit cette dernière image-là. Tu estimais, naïvement, que ce ne serait pas bon pour le futur. D’autant que tu étais vivant, maintenant. Ce passage vers l’autre monde fut bien révélateur pour toi. Peut-être que ton esprit s’était alors remis en question ? Cette possibilité était intéressante. En tous cas, dans l’immédiat, tu regrettais ta présence devant son palier de porte. Si fortement que tes pas, pressés, voulaient que tu t’éloignes le plus vite possible. Malheureusement, la brune ne semblait pas de cet avis. « Toi, tu restes là ! » Elle te pointe du doigt. C’est mauvais signe. Tes mouvements s’immobilisent aussitôt. Tu sais que la tempête va débarquer d’ici peu de temps. Ceci dit, c’était bel et bien mérité. Après tout, elle devait te considérer comme le monstre que tu avais été et que tu demeurais probablement au fond de toi. Ton regard se pose sur elle. Malgré la peur qui te tiraille le ventre et ton envie de fuite, tu restes de bout. Tu décides de l’affronter, même si ce sera difficile pour toi. Parce que tu l’as sincèrement aimée, autrefois. « Qu’est-ce que tu attends de moi au juste ? (...) T’es parti ! » Tu ne répliques pas à ses accusations. Dans le fond, tu estimes que ton comportement n’était pas le meilleur. Le plus adapté. Mais ce jour-là, tu as compris que ta place n’était pas entre elle et son amour passé. Si elle avait disparu de sa vie, ce n’était pas par choix ni par manque de sentiment. Mais bel et bien parce que Rafael était l’amour de sa vie et qu’elle avait eu peur d’être sale à ses yeux. Elle ne pouvait plus se regarder dans un miroir et il était hors de question qu’il ne puisse plus l’admirer comme auparavant. Ceci dit, tu n’essaies aucune explication. Ce serait rajouter de l’huile sur le feu. « Qu’est-ce qu’il t’es passé par la tête ce jour-là Luka ? Et maintenant, c’est quoi l’intérêt de revenir là-dessus en me disant que tu voulais m’épouser ? Nous faire souffrir encore plus ? » Non, ce n’était pas ce que tu voulais. Pas du tout, même. Pourtant, tu ne répliques pas. Tu estimes qu’elle doit ressentir alors un très grand dégoût pour toi. Cela te blesse, mais tu ne peux pas réfuter ses émotions négatives à ton égard. Parce que tu as agi d’une façon odieuse. Pourtant, tôt ou tard, tu serais parti. Parce qu’elle méritait d’essayer de retrouver son ancien amour, à tes dépends. Et il était plus aisé pour elle d’être la victime plutôt que de te dire un jour qu’elle ne t’aimait pas comme lui. « Je suis contente que tu sois vivant et de retour, sincèrement, je sais que ça n’a pas dû être facile pour toi, mais là franchement je suis plus en colère qu’autre chose. » Il semblerait qu’elle s’apaise enfin, même si elle demeure tourmentée et énervée. Tu oses enfin reprendre ton souffle, ne sachant pas tellement si tes mots pourraient avoir un impact positif ou négatif. Pourtant, c’était la raison de ta venue jusqu’à elle : le dialogue. Alors, tu hésites quelques instants. Puis, tu essaies. Tant bien que mal. « Je pensais que tu avais le droit de le savoir. » Souffles-tu, terriblement mal à l’aise par la situation. Dans l’immédiat, tu aimerais t’éclipser. Mieux : ne jamais être venu à sa rencontre. Pourtant, il était trop tard pour tout effacer. Même si tu préférerais. « Je crois que… Me rapprocher de la mort m’a permis de voir toutes les erreurs que j’ai commises dans le passé… et je sais que m’excuser ne servira à rien. Mais, c’est ce que je suis venu faire quand-même… Je suis désolé. » Expliques-tu, tristement. C’était bien vrai. Tu n’espérais rien, finalement. Tu voulais juste qu’elle sache. Qu’elle ait tous les morceaux du puzzle afin de compléter les trous qui manquaient à votre histoire. « Tu méritais d’essayer. De le retrouver… » Tu te coupes. Tu ne tiens pas à parler de Rafael ou de ses sentiments. Après tout, tu n’étais pas le meilleur juge du monde là-dessus. Pourtant, c’était la vérité. Tu savais qu’elle aurait regretté de ne pas avoir retenté sa chance avec Rafael. Même si, aux dernières nouvelles, ils n’étaient pas encore ensemble. Sans doute que le temps fermerait leurs blessures. « J’espère que tu es heureuse, maintenant. » Dis-tu, sincèrement, même si tu as très envie de partir désormais.

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MessageSujet: Re: Never mind, I'll find someone like you. || Lukea   Never mind, I'll find someone like you. || Lukea EmptyMar 4 Avr - 0:14

Le torse de Luka se soulève sous l’effet de sa respiration. C’est assez rare pour être souligné, c’est comme si il avait retenu sa respiration tout le temps que la crise passe. Pourtant elle n’est pas passée. Pas encore. Si il devait retenir l’air dans ses poumons le temps que je m’apaise, il devrait sans doute attendre plus d’une dizaine de minutes. Parce que là, je ne pensais pas que le revoir me mettrait si en colère. Moi aussi j’ai merdé. Dans les grandes largeurs. Je ne suis pas parfaite, à l’époque où je l’ai rencontré mon esprit était un champ de ruines. Avec une ou deux colonnes encore debout. Et encore. Luka avait été comme un architecte, il avait réparé, reconstruit. Pa entièrement, mais assez pour que je puisse continuer à vivre sans avoir à regarder par-dessus mon épaule à chaque coin de rue. « Je pensais que tu avais le droit de le savoir. » J’acquiesce en silence. Je ne sais pas si je dois le remercier de son aveu ou l’en blâmer. Au fond… est-ce que ça explique quelque chose ? Non. Est-ce que ça va nous aider, l’un comme l’autre ? Ma première réponse serait non, sauf que si lui a pensé que c’était une bonne idée, c’est qu’il devait y voir du bon.

Sa position instable me laisse à penser qu’il est mal à l’aise. Me dire ça n’a pas du être facile, loin de là. Il a l’air de chercher n’importe quoi pour pouvoir s’échapper… à moins que ce ne soit moi qui imagine. Je devrais probablement le faire entrer dans l’appartement pour discuter sans que l’un ou l’autre n’ait « l’avantage du terrain ». Surtout qu’il ne sera pas dépaysé dans l’appartement puisque nous y avons cohabité presque un an. Au lieu de l’inviter à entrer je l’écoute s’excuser de ce qu’il a fait dans le passé. C’est vrai que si j’avais failli mourir, je verrais mon quotidien d’une tout autre façon. Frôler la mort l’a sans doute changé plus que je ne peux l’imaginer. « Si. T’excuser, c’est déjà un bon départ. Merci. » Je me concentre sur ses propos pour m’apaiser. Pendant longtemps je me suis crue entièrement responsable de sa défection. Et ensuite, c’était comme si ma tristesse et mon chagrin n’étaient pas légitimes. Alors je culpabilisais encore plus… L’entendre s’excuser me rassure au moins sur ce point. Je me rappelle des propos de ma psy, celle qui avait l’air d’un bonbon sur patte. Cette femme semblait sortir tout droit d’un dessin animé pour enfant. Malgré tout ses propos n’étaient pas dénués de sens. Positiver, arrêter de ne voir que le négatif dans une situation, c’était la clé de la réussite. « Tu n’as pas commis que des erreurs. » je parviens à dire, pour le réconforter, en quelque sorte. Je détourne les yeux un instant pour empêcher l’émotion de prendre le dessus. « Tu méritais d’essayer. De le retrouver… » Mes yeux s’accrochent à son regard. Je ne sais que penser de ça. Est-ce qu’il pensait me faire une faveur en me quittant ? Ou est-ce que c’était uniquement dans son intérêt, pour fuir les responsabilités qui s’annonçaient ? Je fronce les sourcils et secoue la tête, excédée par toutes ces questions qui continuent. « Oh, tu me faisais une faveur alors ? » dis-je ironiquement. Au final je me suis retrouvée toute seule. Quelque part je l’avais mérité. Pas à cause d’une série de mauvaises décisions, non. Juste une seule avait suffi. Luka était parti, et Rafael m’avait reproché d’être allée le voir à l’hôpital. Je le referais sans hésiter pourtant.

Ce n’est que quand il prononce ces derniers mots sur le bonheur que je me rends compte de ce qu’il pense. Si son but était que je me remette avec Rafael, c’est loupé. Peut-être même qu’il pense que ce dernier est dans l’appartement, et que c’est ça qui le met mal à l’aise. « Rafael est reparti à Londres. » affirmai-je d’une voie rauque. L’amertume noue ma gorge au point que je ferme le yeux un instant pour me ressaisir. « Heureuse ? » je demande alors en levant les mains au ciel. « C’est un concept que j’ai du mal à définir. » Voir le positif quand il n’y en a que peu, c’est difficile. Je me concentre sur ma famille, seule chose qui me rende le sourire. Mona et ses bêtises, Milo avec son sourire de Don Juan, Paige et ses oreilles de lutin… J’ai toujours pu compter sur eux. Et Nathan, même si il me rappelle toujours Rafael… « Oh il est revenu.Il a même rencontré quelqu’un là où il travaillait. » Je vivais toujours ça comme une punition. Comme si il faisait exprès de se trouver une nana si vite après sa venue. En même temps, j’avais fait la même chose. Sauf que ce n’était pas sous ses yeux… « Puis il a du aller régler quelque chose à Londres, il a décidé d’y rester. » C’était probablement mieux comme ça. Couper définitivement les ponts…

Maintenant qu’il sait qu’il ne trouvera pas un grand brun énamouré à l’intérieur, il acceptera peut-être de quitter le seuil. « Est-ce que tu veux entrer ? Nathan fait sa sieste à l’étage. » La mégère du troisième étage peut être à sa porte en train d’épier nos dires. Je frissonne en imaginant les commérages que Mrs Lloyd pourrait en faire si elle était au courant de cette situation par personne interposée. La mégère raconterait tout à l’envers, et on retrouverait une rumeur sans queue ni tête… Génial.
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MessageSujet: Re: Never mind, I'll find someone like you. || Lukea   Never mind, I'll find someone like you. || Lukea EmptyMer 31 Mai - 13:29

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Pourquoi est-ce qu’il s’était retrouvé devant cette porte ? Quel sentiment pouvait être assez fort, voir idiot, pour le pousser à franchir les interdits qu’il s’était mis par le passé ? Shea représentait, à elle seule, une grande erreur de sa vie. Il n’aurait pas dû agir de cette façon-là avec l’aînée des Taylor. Il avait été blessant. Elle avait largement de quoi être remontée contre lui. Si auparavant il ne comprenait pas, il le pouvait désormais. Parce qu’il avait grandi, Luka. Tardivement, mais c’était ainsi. Il s’était dit qu’elle méritait d’être heureuse, d’avoir une seconde chance avec ce « Rafael ». Parce qu’il était le père de Nathan, pas lui. Parce qu’il était le grand Amour de Shea. Pas lui. Pourtant, la culpabilité rongeait le grand brun qu’il était. Sous cette carrure imposante de militaire, Luka tremblait devant la haine que pouvait éprouver Shea à son égard. Il regrettait ses agissements. Et ceux de la jeune femme. Peut-être que l’histoire aurait été différente, si son ancien amour n’était pas revenu dans sa vie ? Possible. Cependant, avec des « si » on referait le monde. Il était trop tard, maintenant, pour se plaindre des conséquences de ses actes. Il fallait grandir, évoluer au possible avec les erreurs commises, et avancer. C’est dans l’optique d’une éventuelle rédemption que Luka avait effectué la démarche d’avouer la force de ses sentiments passés pour la belle brune. Cela ne changerait pas l’histoire. Mais au moins, elle saurait à quel point elle avait compté pour lui. Hélas, elle était pleine d’amertume et elle ne s’en cachait pas le moins du monde. « Oh, tu me faisais une faveur alors ? » Luka est mal à l’aise. Il ne sait pas comment se positionner, devant cette femme. Sur ce palier de porte. Il avait dévoilé ce qu’il avait pu ressentir. Les idées saugrenues qui lui étaient passées par la tête. Dans son esprit, elle allait être bien plus heureuse avec son véritable amour, le père de son fils, plutôt qu’avec lui. Il grimace, se frottant la nuque timidement. « Ce n’est pas ce que je voulais dire… » Il est maladroit, Luka. Il l’a toujours été. Généralement, les mots qu’il emploie ne sont pas les bons. Les femmes en attendent toujours d’avantage. Elles veulent des chevaliers sur un canasson blanc. Lui, il est bien loin de tout ça. Il n’a rien d’un romantique, d’un rêveur ou d’un poète. Il est bourru, grognon et pas très juste dans son vocabulaire. Il n’a pas eu une éducation très douce. Il essaie de changer son comportement ; C’est difficile. « Rafael est reparti à Londres (…) il a décidé d’y rester.  » Lorsque Shea parle, Luka comprend que ses plans, imaginés par ses soins, ont malheureusement échoué. La brune est malheureuse. Pas parce qu’elle a perdu le militaire devant elle. Mais bel et bien parce que son cuisinier est reparti pour la capitale, après un arrêt dans les parages – en compagnie d’une autre jeune femme. Luka en a entendu parlé, vaguement. Il s’agissait d’une des filles Baxter – mais il ne saurait dire laquelle. Luka baisse les yeux, tristement. Il repense à ce fiasco et se sent en parti responsable. Peut-être aurait-il pu se battre pour elle ? Il ne sait pas. Selon lui, c’était perdu d’avance. « Je suis désolé pour toi. Sincèrement. » Affirme-t-il, attristé par les propos qu’il a entendus plus tôt. Lorsqu’il voit le regard de Shea, il ne peut que comprendre sa peine. Lui aussi a perdu la personne qu’il aimait. Cependant, il ne tient pas à le dire tout haut. Il préfère se montrer solide, malgré les circonstances. « Est-ce que tu veux entrer ? Nathan fait sa sieste à l’étage. » Luka ne sait pas. Il hésite. « Je…. » Après tout, n’était-il pas venu pour parler ? Ce serait l’occasion. Même si, selon lui, ils s’étaient tout dits. Ou presque. Il se contente alors d’hocher timidement la tête, préférant que la conversation ne soit pas espionnée par les voisines – ils sont à Tenby, après tout. « D’accord. » Finit-il par dire, tout en pénétrant dans son appartement. Il boite un peu, même s’il se force à ne rien laisser paraître. La douleur, dans sa jambe, est encore palpable. Elle le tiraille, jour et nuit. Mais il fait face. Il n’a pas tellement d’autre choix, honnêtement. Et puis, c’est un maigre prix à payer. Après tout, il aurait pu mourir ce jour-là. Il n’oubliait alors pas que Shea, comme d’autres, était venue lui rendre visite jusqu’en Allemagne.

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