WHISPERS DOWN THE LANE ✿
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Avez-vous entendu parler de la foire d’automne ? Je crois que c’est la Mairie qui a mis ça en place. Je me réjouis de voir tout cela : il y a des animations pour les enfants, des stands d’artistes, je crois qu’ils vont monter une pièces de théâtre aussi. Sans compter que les commerçants et restaurateurs locaux proposent de bonnes choses à manger…Il y a toujours quelque chose à y faire, peut-être que ça vous plairait. Retrouvez le résumé détaillé de l’intrigue ici !
Tenby, novembre 2020
8°C/11°C ♣ Alors que l’hiver s’approche à grands pas, l’automne s’est bien installée et la pluie balaye régulièrement Tenby. Le fameux brouillard anglais se fait de plus en plus fréquent, alors que les pêcheurs espacent leurs sorties en mer. Quelques tempêtes sont à prévoir, ne vous promenez pas trop en front de mer par grand vent !
La foire fait l’objet de toutes sortes de rumeurs…Tout cela va être riche en événements. C'est toujours une telle joie de voir de l'animation à Tenby, en plus Et puis on a besoin de souffler un peu après toute cette histoire d'incendie... Et vous, allez vous y faire un tour ? Donnez votre avis ici !
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MessageSujet: Give you something good to celebrate (+) Sean&Billie   Give you something good to celebrate (+) Sean&Billie EmptySam 5 Nov - 23:02

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ft. sean r. fitzpatrick


 
« The clock is ticking, running out of time so we should party all night! »
La journée a été longue. Faute de temps pour rédiger cette dissertation sur les bienfaits de la musique dans les hôpitaux, j’ai dû passer une bonne demi-heure à supplier ma stupide prof de bien vouloir m’accorder un délai. Chose ô combien difficile quand on connaît le genre de personne qu’est Mr. Myers. C’est bien le type à vous laisser dans la panade, malgré les circonstances atténuantes. Car des circonstances, j’en ai. Quand certains m’admirent pour mon récent acte de bravoure –une mascarade de plus à ajouter à la liste-, la plupart me plaignent pour ma situation actuelle. Et les autres se disent que je l’ai amplement mérité. Peut-être que c’est le cas ? Peut-être qu’en revenant après des mois d’absence, j’ai moi-même causé la galère dans laquelle je me trouve ? J’ai creusé ma propre tombe ? Ou alors, et c’est plus probable, est-ce là la conséquence de ce mauvais sort qui s’acharne sur moi ? Ce sort qui entraîne toujours l’abandon des gens qui me sont proches. D’abord mes parents, puis mon propre frère et maintenant, la majorité de mes amis. Ils ont avancé quand j’ai stagné. Et aujourd’hui, je suis bien incapable de les rattraper. Du coup, je me retrouve dans des situations saugrenues où moi, l’ancienne élève studieuse toujours en avance dans mes devoirs, je suis là, à supplier un prof de me laisser le temps de finir une stupide dissertation qui n’a aucun intérêt. Pas pour moi. A la base, si j’ai choisi la musicologie, c’était pour pouvoir continuer à jouer. Un prétexte pour convaincre mes parents de l’utilité de la musique dans nos vies. Et tout ça pour quoi, au final ? Je considère que mes géniteurs n’ont plus rien à me dire sur la façon dont je mène ma vie. Quant à la musique, j’ai tant cherché mon indépendance pour pouvoir percer, qu’à présent, je dois laisser de côté mes instruments pour entretenir cette indépendance. Si ce n’est pas un comble. Alors évidemment que la musicologie, ça me passe un peu au-dessus en ce moment. Je préfère faire des heures supplémentaires au boulot histoire de m’autoriser quelques folies plutôt que de bosser sur un devoir qui ne m’apportera rien. Sauf que ça, bien sûr, Mr. Myers ne le comprend pas. Non, lui, il n’est pas dans la galère. Il ne l’a sans doute jamais été. Sauf qu’il a bossé pour ça, pas comme nous, pauvres étudiants qui ne faisons rien pour réussir. Qui nous contentons du minimum syndical. Qui préférons les sorties à nos devoirs. C’est approximativement le genre de discours auquel j’ai eu le droit, lorsque j’ai tenté d’obtenir ce fameux délai. Tout ça pour qu’il accepte tout de même de me le filer, parce qu’il voit bien, lui, que je fais des efforts pour retrouver une certaine stabilité dans ma vie. Néanmoins, il considère que c’est en trimant comme je trime actuellement que je vais me forger un caractère. Comme si j’avais besoin de ça… mais bien sûr, lorsque qu’il m’a dit tout ça, je n’ai pas cherché à le contrarier, je me suis contenté d’acquiescer, trop contente d’avoir un peu plus de temps pour finir cette foutue dissertation.

  Et à présent, apprécions l’ironie de la chose. Alors que l’après-midi-même, je plaidais ma cause en prétextant ne plus avoir le temps pour ne serait-ce que songer à me divertir, voilà qu’à la nuit tombée, je me retrouve dans ce bar bien connu des habitants. The Three Mariners. Si ce n’est pas se foutre de la gueule du monde, ça. Néanmoins, il y a une excellente raison à ma venue en ces lieux. Et cette raison porte un nom : Sean Fitzpatrick. Il est des gens qui, pour une raison ou une autre, s’imposent dans nos vies sans même qu’on s’en rende compte. Des gens qui prennent une telle importance, qu’on se demande même comment on a fait pour vivre sans eux. J’ai la prétention de pouvoir dire que j’en connais quelques-uns. Sean est de ces gens-là. Avant de devenir mon ami, il était d’abord notre colocataire, à Devyn et moi. Cette époque me semble si lointaine, pourtant, c’était il n’y a que quelques mois. Avant que je ne décide de disparaître, du jour au lendemain, sans laisser de trace. Si beaucoup m’en ont tenu rigueur, Sean n’en a pas été. Peut-être est-ce parce que, dans le fond, il me comprenait ? Il me comprend toujours ? Ou du moins, il essaie et c’est déjà plus que la plupart. C’est peut-être parce que nous nous ressemblons. Après tout, nous avons bien plus en commun que je ne l’aurai cru, à l’époque où je l’ai rencontré pour la première fois. Il faut dire que Sean n’est pas forcément le genre de gars que je fréquente habituellement. Il a tout du parfait gendre, du typique gosse de riches qui croit tout savoir mieux que tout le monde. Et pourtant, derrière cette façade, il y a bien plus que ces clichés qui lui collent à la peau. Il y a cette incertitude, cette peur de l’abandon, cette volonté de faire ses preuves. En cela, oui, je peux le dire, nous nous ressemblons. Et c’est certainement pour cela que nous sommes devenus si proches, en si peu de temps. Car c’est le cas. Aujourd’hui, je peux dire que Sean est un très bon ami. Une personne sur qui je peux compter et dire qu’ils se font rares ces derniers temps serait un euphémisme. C’est pour cette raison qu’il m’a semblé évident d’organiser quelque chose pour lui, lorsque j’ai appris son retour de Dublin. Pas uniquement pour fêter ledit retour, bien que, histoire de me sortir de ma monotonie, j’aurai sans doute utilisé n’importe quel prétexte pour faire la fiesta. Mais non. Quelques jours auparavant, Sean a pris un an de plus dans les dents. Etant loin et sans doute occupé, il n’a vraisemblablement pas pris le temps de célébrer ça comme il se doit. Heureusement pour lui, sa bonne copine Billie est là pour rectifier le tir. Parce que même si en ce moment, ce n’est pas la joie, on se doit de passer une bonne soirée, histoire de marquer le coup. Après tout, c’est bien ce qu’on fait dans un bar, non ? On s’enivre pour oublier nos problèmes. Bon, seule, ce n’est pas terrible. A deux, ce serait mieux. En l’occurrence, il ne manque plus que le principal intéressé, qui n’est, bien entendu, pas au courant de mes projets pour nous ce soir. J’ai prétexté avoir un service à lui demander, usant de sa gentillesse envers moi pour parvenir à mes fins. Donc oui, je l’attends. Et quand il sera là, eh bien, je m’en fais la promesse, nous ferons en sorte que Sean n’oublie pas de sitôt ses vingt-huit ans.

 

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MessageSujet: Re: Give you something good to celebrate (+) Sean&Billie   Give you something good to celebrate (+) Sean&Billie EmptyDim 6 Nov - 0:27


Une relation secrète avait quelque chose d’étrange et, d’une certaine manière, Sean avait presque l’impression de redevenir un adolescent. Mais dans l’optique du moment, cet arrangement lui convenait tout à fait. Comme ce n’était pas officiel, il ne se prenait pas vraiment la tête et c’était là tout l’intérêt de l’accord (plus ou moins tacite) passé avec Penny. Et en même temps, il bénéficiait aussi des avantages d’une relation de couple… Par exemple, il n’était pas parti tout seul à Dublin. Elle l’avait accompagné, ce qui était énorme en soi, même s’il ne l’avait pas dit. Et maintenant qu’ils étaient tous les deux rentrés, la routine reprenait son cours… Ou du moins, l’Irlandais s’efforçait d’aller dans ce sens. Il recevait toujours deux coups de fil de sa mère, un dans la matinée et dans la soirée, pour le tenir au courant des avancées. Mais en réalité, il n’y en avait aucune… L’état de Neave s’était stabilisé, ce qui était paradoxalement aussi rassurant qu’effrayant. Tout pouvait basculer d’un instant à l’autre, quand bien même il n’y avait rien à signaler. Mais Sean ne pouvait pas rester indéfiniment au chevet de sa soeur aînée, même s’il l’avait voulu. La vie continuait… Il devait reprendre le travail, ce n’était pas vraiment comme s’il avait le choix. Et dans toute cette histoire, il se faisait surtout du souci pour sa nièce, son neveu et sa mère. Il était résolu à prendre de leurs nouvelles le plus souvent possible ou, plutôt, à les appeler régulièrement pour qu’ils comprennent qu’ils pouvaient compter sur lui. Il se surprenait même à regretter de ne pas être un peu plus proche, géographiquement parlant, de sa famille… Mais c’était bel et bien lui qui avait cherché à s’éloigner, pour des raisons qui lui paraissaient encore évidentes aujourd’hui. Sauf qu’en temps de détresse, il aurait bien voulu pouvoir épauler un peu plus ses proches, ceux qui ne l’avaient jamais laissé tomber, ceux qui ne lui avaient jamais fait de mal, ceux qui ne lui avaient jamais fait sentir qu’il était de trop parmi eux. C’était difficile à distance… Mais après tout, il avait largement les moyens de se payer à nouveau un billet d’avion, ne serait-ce que pour un week-end. En attendant, il fallait qu’il reprenne son travail au cabinet et il devait même dire que ça lui faisait du bien d’être occupé et de se concentrer sur quelque chose - au moins, il ne ressassait pas de sombres pensées.

Ce week-end-là, l’avocat l’avait passé en partie avec sa petite amie cachée. Ils étaient restés à Swansea, dans son immense appartement, où il était forcément plus facile d’être discrets que dans n’importe quel coin de Tenby. Il la ramena le dimanche soir, sans la déposer directement chez elle, histoire de réduire les risques de se faire repérer. Et plutôt que de regagner Swansea, il avait déjà prévu son plan. En effet, il avait une autre personne à voir dans les parages, ce qui le réjouissait d’avance. Car il avait beau pester contre ce bled paumé et ses habitants en partie coincés, il n’en demeurait pas moins vrai qu’il s’était attaché à une toute petite partie d’entre eux. C’était notamment le cas des deux jeunes femmes dont il avait été le colocataire - l’une d’elles était partie à Paris, l’autre vivait toujours dans le coin. Il avait rendez-vous avec cette dernière… Billie, la petite Carter. C’était elle qui avait demandé à ce qu’il lui fasse signe une fois rentré de Dublin et ils avaient réussi à accorder leurs emplois du temps respectifs pour se retrouver ce soir-là. Il gara donc sa voiture flambant neuve en plein centre ville, avant de s’en extirper pour rejoindre le Five Arches Tavern. Il vérifia dans son sachet qu’il n’avait rien oublié… Parce qu’il n’était pas revenu de Dublin sans lui rapporter un petit quelque chose. Il ne pensait peut-être pas à grand-monde, mais il ne l’avait pas oubliée, elle. Alors quand il la repéra dans le bar, un sourire éclairait déjà le visage de Sean. « Hello ! » lança-t-il, le plus joyeusement possible. Après tout, il ne lui avait pas révélé la raison de son déplacement dans sa ville natale. Il fallait qu’il essaye de donner le change, espérant qu’elle ne remarquerait ni ses cernes, ni le pli soucieux qu’il avait décidément du mal à faire disparaître de son front. Il n’avait pas particulièrement envie de l’embêter avec l’épreuve qui ébranlait sa famille tout sauf unie, d’autant plus qu’il n’existait pas de solution miracle. « Comment tu vas ? » demanda-t-il, déposant une bise sur sa joue. « Je t’avoue que tu as piqué ma curiosité, avec tes sms… J’espère que ce n’est rien de grave ? » Sans plus de cérémonie, le jeune homme tendit à la brunette le sac, décoré de Wacky Woolies, contenant une bouteille d’un whisky irlandais acheté dans une distillerie, ainsi qu’une bague typique du pays. « Tiens, c’est pour toi. »


Dernière édition par Sean R. Fitzpatrick le Jeu 24 Nov - 19:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Give you something good to celebrate (+) Sean&Billie   Give you something good to celebrate (+) Sean&Billie EmptyMer 23 Nov - 18:39

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ft. sean r. fitzpatrick


« The clock is ticking, running out of time so we should party all night! »
Attendre Sean seule, assise à la table d’un bar miteux a quelque chose de pathétique, je dois avouer. Ce n’est pas tant le fait que j’attende Sean, précisément, mais plutôt que j’attende toute seule. Nier l’évidence serait naïf de ma part : j’ai l’air d’une de ces nanas ridicules qui espèrent que leur coup d’un soir se pointe, parce qu’autrement, cela ferait d’elles des filles faciles. Comme si ce n’était pas déjà le cas. Offrir ton corps au premier venu t’offre, au passage, également une place de choix parmi les demoiselles de petites vertus. On n’écarte pas ses cuisses sous prétexte que l’homme en face de nous est charmant, qu’on se sent seule ou qu’on a trop bu. Moi, je ne le ferais pas et pourtant, tout le monde sait que je suis capable de beaucoup de choses. De toute façon, la question ne viendrait même pas à se poser, pour peu qu’on connaisse l’identité de la personne attendue. Non, je ne suis pas de ces filles, je n’attends pas un énième type sans charisme ni respect pour lui comme pour moi. C’est de Sean dont nous parlons, tout de même. Il n’en a pas le profil. Pas à mes yeux, en tout cas. Et j’avoue avoir du mal à imaginer que Sean soit vu comme étant ce genre de type par qui que ce soit. Il a, certes, les airs du premier séducteur venu mais, c’est trompeur. Je le sais, moi, qu’il y a plus chez Sean qu’une belle gueule et de belles paroles. Ce n’est qu’une façade, ça. Dans le fond, c’est sûrement un grand romantique, un désespéré de l’amour. Après tout, j’ai déjà pu constater que pour les rares personnes auxquels il tient, il est potentiellement prêt à tout. J’imagine  donc qu’il serait bien capable de faire des kilomètres pour la fille aimée. Et celle-ci ne se rendrait même pas compte de la chance qu’elle a, d’être avec un gars pareil. En même temps, ce n’est pas facile de remarquer quelque chose que Sean s’évertue à cacher. Parce que son côté romantique, peu sont capables de le voir. Peut-être même, d’ailleurs, que je me l’imagine seulement. Je le porte sûrement en trop grande estime pour réellement voir les défauts qu’il a. Oh mais je les vois ! Je sais qu’il a tendance à être égoïste, égocentrique même. Je ne crois juste pas qu’il soit ainsi avec tout le monde. Seulement, à force de chercher à cacher les bons côtés de sa personne, l’avis des autres est facilement biaisé. Et on le voit plus mauvais qu’il ne l’est. Ce qui est bien dommage. On passe à côté d’une belle personne, sous prétexte que sa carapace est trop dure à briser. Juste parce qu’on n’en a pas la force, la patience ou l’envie. Et c’est ainsi que se forment les mauvaises opinions des vieilles commères de la ville. C’est énervant, surtout quand on est de ces personnes qui se cachent derrière une carapace. Alors, on n’a d’autre choix que de poser un masque par-dessus ladite carapace. Mettre une fausse belle personne hypocrite à souhait sur une vraie belle personne, trop fière pour se dévoiler. En cela, Sean et moi, nous nous ressemblons. Nous aurions pu passer pour des parias, mais nous avons su user de nos atouts pour être bien vus de ceux qui comptent. Sauf que pour ça, nous nous sommes condamnés à mener une vie cachée, à ne jamais rien dévoiler aux autres, sous peine de perdre notre si « précieuse » réputation. Au final, rares sont les moments où nous pouvons réellement être nous-mêmes.

   Ce soir en est un, de ces moments. Oui, ce soir, Sean et moi allons ôter nos masques. C’est du moins ce qui est prévu. Ainsi, lorsque mon ami entre dans le bar, m’adressant son plus beau sourire en guise de salutation, je m’empresse de faire signe au barman pour commander deux shooters. Un grand classique qui reste pourtant indémodable. Parfait pour un commencement, en soi ? Et je suis sûre que ce n’est pas Sean qui me contredira. Même si évidemment, pour le moment, il n’est toujours pas au courant de mes projets pour la nuit. « Hello ! » me lance-t-il gaiement en arrivant à ma hauteur. « Sean ! » je m’exclame pour toute salutation, avant d’esquisser un geste pour le prendre dans mes bras. Sauf c’est de moi dont il s’agit. Ce même moi qui n’est pas habituée à être démonstrative. Alors je préfère m’arrêter brutalement dans mon élan et c’est tant mieux, puisque tandis qu’il me demande comment je vais, Sean me claque la bise. Ca aurait pu être gênant si au même moment, j’avais tenté de le prendre dans mes bras. En attendant, il s’est enquit sur mon moral actuel et je me dois de lui répondre. Sauf qu’à ce genre de question, je n’ai aucune réponse. C’est pourtant banal, comme sujet. Le genre de truc qu’on demande sans vraiment s’y intéresser. Et généralement, pour cette raison, je me contente de répondre évasivement que je vais bien avant de lui retourner la question. Sauf que cette fois, j’hésite. J’ai dit que je veux que les masques tombent, cela implique autant celui de Sean que le mien. Or, commencer par un mensonge n’irait absolument pas dans ce sens. Heureusement, mon silence force mon ami à enchaîner avec une autre question : « Je t’avoue que tu as piqué ma curiosité, avec tes sms… J’espère que ce n’est rien de grave ? » Je me high five mentalement en l’entendant s’inquiéter à mon sujet. C’était le but, évidemment. Mon message était volontairement évasif, pour lui faire croire à un problème. Je voulais m’assurer qu’il ne me ferait pas faux bon et cela a fonctionné. Après tout, il est là, non ? « Ah non, rien de grave. Ne t’en fais pas. » je lui réponds avant de marquer une pause pour mieux le regarder. Je remarque quelque chose que je n’avais pas encore vu, depuis son arrivée. C’est étrange, d’ailleurs. Ça ne dure qu’un temps mais, je crois discerner une once d’inquiétude dans son regard. Inquiétude qui ne semble pas m’être adressée, cette fois-ci. Non, il a l’air ailleurs. Fatigué. Différent. Pour autant, il continue de m’afficher un sourire rayonnant. De fait, je me décide à m’être ça sur le dos de son voyage à Dublin et ne pas plus cogiter là-dessus. « Mais toi alors, tu vas bien ? Et ce voyage, c’était comment ? » Je ne lui ai pas demandé la raison d’un tel voyage, maintenant que j’y réfléchis. D’un autre côté, cela ne me regarde pas forcément. Il est peut-être allé voir de la famille ? Ou avait une ancienne affaire à régler ? Il est bien le genre à être toujours rattrapé par son travail. Mais puisqu’on aborde sa petite escapade, cela semble le faire réagir et il me tend un sac, en se contentant de me dire : « Tiens, c’est pour toi. » « Pour moi ? » j’insiste, surprise, tout en prenant le sac en question. Aussitôt, certes touchée par l'attention, mais surtout trop curieuse pour attendre plus longtemps, j’inspecte son contenu. Une bouteille d’un whisky irlandais dont je n’ai jamais entendu parler –cela dit, si c’est irlandais, c’est forcément bon- et une bague que je m’empresse de mettre au doigt. « Oui, Sean Fitzpatrick, je le veux ! » je m’écrie avant d’éclater de rire. Je me reprends bien vite, cela dit. Je n’ai plus l’habitude de rire aussi spontanément. Il n’y a pas à dire, ça fait vraiment plaisir de revoir Sean. Et pas seulement parce qu’il rapporte des cadeaux. « Merci, c’est vraiment gentil d’avoir pensé à moi. Mais… ça n’aurait pas plutôt dû être l’inverse ? » je lui fais remarquer avant de me mordre la langue. Zut, moi qui avais prévu de le faire miroiter encore un moment, j’ai vendu la mèche bien vite. Oh well, tant pis. A mon tour de sortir une surprise, celle-ci n’étant que la première d’une longue liste. D’un sac à mes pieds, je sors deux chapeaux festifs dont un ressemblant étrangement à une couronne, avec inscrit dessus « birthday boy » et un sans-gêne que je coince entre mes dents. Sans laisser le temps à mon ami de contester, je le lui pose sur la tête, avant de souffler dans la petite trompette. « Surprise ! » je m’écrie alors. « Tu croyais que j’avais oublié ton anniversaire, hein ? Eh bah non ! Ce soir, tu passes de tes vingt-sept à tes vingt-huit ans à nouveau. J’ai tout prévu. » je lui annonce fièrement, au moment où les shooters commandés arrivent. Timing parfait ! Je lève alors mon verre : « Alors, qu'est-ce que t'en dis ? Prêt à rendre cette soirée inoubliable ? » que je lui demande. Et j’attends sa réponse, celle-là même qui signera le début des festivités. Ou leur fin, selon l’humeur de mon partenaire.

   

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MessageSujet: Re: Give you something good to celebrate (+) Sean&Billie   Give you something good to celebrate (+) Sean&Billie EmptyJeu 24 Nov - 19:53


Sans qu’il en saisisse vraiment la raison, Sean était toujours heureux de se retrouver en compagnie de Billie. Il y avait certaines personnes avec lesquelles il appréciait de discuter, c’était une certitude. Mais avec elle, c’était différent, un cran au-dessus. Peut-être en partie parce qu’elle avait vécu avec lui en réussissant à le supporter… Il fallait croire que la cohabitation les avait rapprochés. De toute manière, aussi étrange que ça puisse paraître, Sean s’était entendu avec tous ses colocataires. Il n’avait certes pas particulièrement traîné avec Milo, mais le courant n’était pas mal passé entre eux non plus. Il appréciait même de lui donner des conseils à propos des filles… Quant à Nate, c’était une autre histoire. Parce que si aujourd’hui, ils se détestaient pour une raison bien précise, ils avaient commencé à devenir les meilleurs amis du monde juste avant que ça n’explose. Et bien sûr, avec les deux filles, rien à redire… Il avait plus de mal à être indifférent aux jeunes femmes, de toute façon, c’était une évidence - surtout quand elles étaient aussi sympathiques avec lui. Mais aujourd’hui, parmi eux tous, Billie était la seule qu’il voyait encore régulièrement, un peu comme une amitié rescapée de leur colocation qui avait fini par éclater en mille morceaux. Il aurait même aimé la retrouver un peu plus souvent, pour la simple raison qu’il n’entretenait pas beaucoup de relations saines et simples. Elle était l’une des seules, en fait. Alors forcément, quand elle lui avait envoyé un texto qui n’était pas très clair, le jeune homme s’était inquiété pour la brunette. Il avait eu envie de l’appeler immédiatement pour savoir de quoi il en retournait, mais elle l’avait plus ou moins rassuré. Et puis il avait aussi voulu éviter les questions de Penny, pour ne pas avoir à lui rendre des comptes… Sauf que maintenant, il n’y avait plus qu’eux d’eux. Maintenant, il pouvait se concentrer entièrement sur elle et, éventuellement, l’aider si nécessaire. Il ne tarda donc pas à lui poser la question, puis se sentit soulagé en l’entendant répondre que ce n’était rien de grave. Bon, même si ça ne le renseignait pas beaucoup, c’était déjà ça, au moins… Et puis déjà, Billie lui retournait en quelque sorte la question, en demandant des nouvelles de son voyage à Dublin. Sean savait déjà à peu près ce qu’il allait répondre.

« Oh, ça a été… Je suis pas allé pour me promener, en fait. Je devais… Je devais aller voir ma famille. » Il aurait voulu dire régler quelques affaires, mais ce n’était pas tout à fait exact. Or, Billie étant une exception à ses yeux, il n’aimait pas spécialement lui mentir effrontément. Il le faisait quand c’était nécessaire, par exemple pour lui cacher sa relation avec Penny, mais jamais par pur plaisir. Alors pour ne pas trop s’enfoncer, il s’empressa de lui offrir les cadeaux qu’il lui avait ramenés de la capitale irlandaise. Billie le prit aussitôt, ouvrant le sac sans plus tarder et enfilant la bague, non sans plaisanter au passage. L’avocat se mit à rire. « Tu serais bien la seule à vouloir me dire oui ! » lança-t-il, sans même une once d’amertume en songeant au passé. Il avait réussi à tirer un trait là-dessus, enfin. Il était temps, plusieurs années après… Et puis même si ça n’avait pas été le cas, ce n’était pas sa frustration qui aurait gâché le début de sa soirée. Non, il était juste content de constater que la petite Carter lui était reconnaissante. « Je t’en prie, c’est normal que je pense à toi. » Il lui passa une main dans le dos, un peu songeur. N’avait-il pas déjà prouvé qu’il tenait un minimum à elle ? C’était d’ailleurs un peu étrange, comme concept… Mais il fallait croire que ça arrivait même aux plus insensibles. Néanmoins, il fallait aussi avouer que c’était en partie parce que Billie y mettait beaucoup du sien. L’une de ses questions mit aussitôt la puce à l’oreille de Sean et il comprit à quoi elle faisait référence. Intrigué, il la regarda se pencher vers un sac qui se trouvait à ses pieds. Elle en ressortit deux chapeaux qu’il avait du mal à identifier et, avant d’avoir eu le temps d’ouvrir la bouche, il se retrouvait avec l’un d’entre eux sur le crâne. Et la jeune femme ne faisait pas les choses à moitié, puisqu’elle y ajouta aussi le bruit caractéristique des anniversaires d’enfants. Il n’en fallait pas plus pour que l’Irlandais se mette à rire à nouveau. « Moi-même, je l’avais presque oublié. » Effectivement, pour être une surprise, c’en était une… « Qui ne voudrait pas devenir vieux deux fois de suite ? » plaisanta-t-il. « Bien sûr que je suis partant ! » Sincèrement touché par son initiative, il se rapprocha d’elle pour l’entourer de ses bras. « Merci, c’est adorable de ta part. » Puis il vida son shooter, avant de le reposer brusquement. « Deux autres ! » demanda-t-il au barman.
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MessageSujet: Re: Give you something good to celebrate (+) Sean&Billie   Give you something good to celebrate (+) Sean&Billie EmptySam 26 Nov - 14:44

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« The clock is ticking, running out of time so we should party all night! »
Je dois reconnaître que revoir Sean, après quelque temps sans avoir eu de ses nouvelles, est un réel plaisir. J’imagine que c’est toujours comme ça, quand on retrouve un bon ami avec qui on s’entend particulièrement bien. Oh bien sûr, j’ai des tas d’amis, quoique la plupart ont fini par s’éloigner de moi, pour des raisons diverses et variées. Néanmoins, avec Sean, c’est différent. Quand je me sens obligée de me justifier d’être si peu joyeuse ces derniers auprès des autres, ce n’est pas le cas avec lui. Et pour cause, il a peine franchi les portes du bar que déjà, je ne me sens plus aussi maussade qu’avant. Mes soucis, aussi nombreux soient-ils, se sont envolés et je ne me focalise plus que sur mon ami. Mon partenaire de crime pour la soirée. Celui-ci n’a d’ailleurs pas l’air aussi guilleret que je ne le pensais. J’ai bien remarqué, derrière ce sourire de façade, que quelque chose ne va pas. Et si je comptais faire comme si de rien était, dans l’espoir qu’il oublie également ses tracas, le temps d’une soirée, c’est fichu. Je lui demande s’il va bien, si son voyage lui a plu et sa réponse, sûrement faite pour me rassurer, n’a pas du tout l’effet escompté. « Oh, ça a été… Je suis pas allé pour me promener, en fait. Je devais… Je devais aller voir ma famille. » Le peu d’enthousiasme dans sa voix ne trompe personne. Et si en plus, il se met à hésiter, c’est officiel, quelque chose cloche. Sean qui hésite, c’est le monde à l’envers. Il est toujours si sûr de lui. Pour ça, je regrette presque d’être en froid avec mes parents. J’aurai bien voulu aller le voir sur son lieu de travail ou au barreau, rien que pour l’entendre faire son plaidoyer. Il doit être franchement impressionnant, malgré ses airs de premier de la classe. Sauf qu’à cet instant, impressionnant, il ne l’est pas. Et forcément, moi, je m’inquiète. « Oh, je vois. » je lui dis, inquiète, prête à enchaîner avec un questionnaire digne des plus grands interrogatoires policiers. Oh oui, je peux parfaitement m’imaginer en train de lui demander des précisions sur cette visite familiale, jusqu’à me dire ce qui ne va pas. Parce qu’il est clair que quelque chose ne va pas. Sauf que je ne dis rien. Ma remarque n’est suivie d’aucune question. Non, je ne peux pas le forcer à s’ouvrir à moi. Pas maintenant. Ma résolution m’en empêche. Après tout, c’est moi qui ai dit que nous allions passer une bonne soirée. Ce n’est évidemment pas pour venir tout gâcher avec des conversations qui sont voués à nous miner le moral. Alors, je m’abstiens de tout autre commentaire.

   De toute façon, je n’aurai pas vraiment eu le temps de dire quoi que ce soit d’autre, puisque déjà, Sean m’a tendu le fameux sachet avec mes cadeaux. Aussitôt, le ton de la discussion change et je me permets de faire une blague en enfilant la bague que mon ami m’a offerte. « Tu serais bien la seule à vouloir me dire oui ! » qu’il me dit et je fais mine de m’offusquer à ses paroles. « J't’en prie ! Aucune fille ne serait assez bête pour refuser d’épouser Sean Fitzpatrick. Ne serait-ce que pour le fric. » Je lui fais remarquer, toujours sur le ton de la plaisanterie. Je le taquine, il le sait bien. Certes, nous vivons dans un monde matérialiste, n’est-ce pas Madonna qui le chantait dans les années quatre-vingt ? Pour autant, je pense lui avoir prouvé à plusieurs reprises que les richesses ne m’intéressent guère. Au contraire, au départ, je vous le rappelle, je lui reprochais d’être un gosse de riche. Pas parce que j’étais jalouse. Bien sûr que non, moi-même, j’ai longtemps été une petite bourge. Mais plutôt parce que, tant qu’on vit dans notre monde de riches, on refuse de s’ouvrir aux autres. Et c’est dommage. On passe à côté de plein de choses. Ce genre de soirée, par exemple. Les gamins riches ne se retrouvent pas dans un bar pour enchaîner les shooters et les anecdotes ridicules. Non. Ils préfèrent de loin louer une salle pour le faire. Tout, pour ne pas se mélanger à la populace. Heureusement, Sean est différent de ce cliché-là. Ou alors, il a simplement changé, au fil du temps. Quoi qu’il en soit, il est là, ce soir et c’est tout ce qui compte. En même, il valait mieux qu’il se pointe, autrement j’aurai eu l’air bien bête avec mon sachet plein de petits accessoires pour faire la fête. Sachet que je commence à vider en mettant sur nos têtes, les chapeaux les plus ridicules que j’ai pu trouver. Parce que oui, c’est scientifiquement prouvé, plus une chose nous met dans l’embarra, plus il est aisé de s’en souvenir. Et je veux vraiment que Sean n’oublie pas son anniversaire. « Qui ne voudrait pas devenir vieux deux fois de suite ? » plaisante-t-il alors. « Hm… ouais t’as raison, finalement, c’est nul comme idée. Bon, bah on remballe tout, alors. » que je lui dis, malicieusement, avant de faire mine de tout ranger. C’est à ce moment-là qu’arrivent les shooters, pour mon plus grand plaisir. Je relève le timing impeccable, avant de m’assurer que Sean est prêt à passer une bonne soirée. Manquerait plus qu’il préfère rentrer pour s’installer dans un fauteuil moelleux et regarder les informations jusqu’à pas d’heure. Bah quoi ? C’est lui le vieux, pas moi. Heureusement, mon ami a l’air aussi emballé que moi. Un trop emballé même, puisqu’il me prend dans ses bras et me remercie d’avoir organisé ça. Moi, je suis plus maladroite que lui, et me contente de tapoter son épaule. « Oh ne me remercie pas, pas encore. A la fin de la soirée, tu risques de le regretter. » je lui fais remarquer, avant de rire légèrement. Nous vidons alors nos verres et je l’entends déjà en commander deux autres. « Eh bah dis-moi, on est motivé à se souler jusqu’à n’en plus pouvoir. » Je dis, mi-amusée, mi-sérieuse. « T’as quelque chose à oublier ? Ou c’est vraiment juste pour te mettre dans l’ambiance de la fête ? » Pas vraiment subtile comme question. Si j’avoue chercher à faire abstraction de son précédent commentaire sur son voyage, plus encore, sur sa fausse blague sur le mariage, je ne peux m’empêcher, malgré tout, d’être intriguée. Mais pas le temps d’y penser plus longtemps, les deux nouveaux shooters arrivent et me coupe dans mon élan. Je vide le mien et aussitôt, j’ai une illumination. « Oh, tu sais ce qu’on devrait faire ?! Un concours de celui qui boit le plus de shooters. Et le perdant… le perdant aura un gage. Ouais, c'est bien un gage ! » Sur le coup, l’idée me paraît des plus amusantes. J’en oublie presque que je ne suis pas aussi douée que je n’y parais, pour tenir l’alcool. Oh, je peux presque déjà me voir debout sur le bar. Néanmoins, mon envie de fête l’emporte sur ma raison et, ne laissant pas le temps à Sean de me donner son avis, je commande un mètre de shooters pour nous deux. Après tout, on a commencé avec ce type de boisson, autant poursuivre sur le même ton.

   

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MessageSujet: Re: Give you something good to celebrate (+) Sean&Billie   Give you something good to celebrate (+) Sean&Billie EmptyDim 27 Nov - 5:17


Le fait de détailler les raisons de son voyage à Dublin ne tentaient guère Sean. Ce n’était pas seulement parce qu’il était capable d’être assez secret… Non, il savait aussi que Billie se ferait du souci pour lui. Il la connaissait… Or, il n’avait pas envie de lui causer de l’inquiétude. Et puis maintenant qu’il avait compris que rien de grave ne tracassait la brunette, il n’avait pas envie de gâcher la soirée. Ils ne passaient déjà pas beaucoup de temps ensemble, il était inutile d’alourdir en plus l’ambiance avec ses problèmes. D’autant plus que ses relations familiales n’avaient rien de simple… C’était d’ailleurs un point supplémentaire qu’il partageait avec Billie, même s’ils s’en serait volontiers passé, tous les deux. Mais effectivement, c’était peut-être encore quelque chose qui les rapprochait… Quelque chose qu’ils avaient en commun et, même sans l’évoquer parce que c’était encore douloureux, ils savaient qu’ils pouvaient en parler entre eux. Mais pour l’instant, l’heure n’était ni aux confidences, ni aux aveux plus ou moins tristes. Et visiblement, la jeune femme ne manquait pas d’idées pour aller dans le bon sens. Au fond, Sean aurait dû s’en douter. Il aurait dû deviner qu’elle n’oublierait pas son anniversaire… Elle était bien trop gentille et attentionnée avec lui pour ça. D’ailleurs, l’avocat ne savait pas ce qu’il avait fait pour mériter autant de bonnes choses. En réalité, il ne s’en sentait pas forcément digne… Car à ses yeux, Billie était une perle, une sainte, digne de tous les éloges. Comment aurait-il pu en être autrement, alors qu’elle avait noué avec lui un lien qui était difficile à concevoir pour lui-même ? Elle avait forcément quelque chose d’exceptionnel, ce plus qui lui permettait de s’accrocher alors qu’il n’avait pas beaucoup de relations désintéressées, même s’il ne le montrait pas forcément. Bref, en résumé, Sean pouvait chanter les louanges de Billie pendant des heures. Mais ce n’était définitivement pas son genre de l’exprimer ainsi, alors il se contentait de le montrer d’une autre manière, grâce à de petites attentions qu’il n’accordait pas à tout le monde. Ce soir, il le faisait notamment avec des cadeaux typiquement irlandais, même si ce n’était pas grand-chose. Il le faisait aussi en étreignant Billie, ce qui n’était pas habituel quand il n’essayait pas de se rapprocher stratégiquement d’une femme.

« J’aime à croire que toutes les femmes ne sont pas portées sur l’argent » rigola Sean, tout en ayant conscience que c’était un peu bizarre venant d’un homme qui n’éprouvait aucun scrupule à « acheter » les gens quand c’était nécessaire (ou pas). Mais le contraire aurait remis en cause un nombre trop élevé de ses convictions… Notamment celle que, si Jade s’était mise en couple avec lui à l’époque, ça n’avait absolument rien à voir avec son compte en banque. « Enfin, en tout cas, moi, je te déconseille fortement de rester avec quelqu’un qui a trop de fric » lança-t-il à son amie, le plus sérieusement du monde. Parce qu’en général, ce n’était pas bon signe. Il reconnaissait sans problème qu’il était corrompu… Et il côtoyait suffisamment de têtes fortunées pour savoir que c’était le cas de quasiment tous ceux qui étaient riches. Or, ce n’était clairement pas ce qu’il souhaitait pour Billie. Elle méritait un homme bien meilleur. « Bien sûr que non, je ne risque pas de le regretter ! Comment je pourrais regretter une soirée que j’ai passée avec toi ? » la taquina-t-il. « Et puis n’oublie pas que je suis toujours motivé à me soûler ! » Elle devait encore se rappeler des nombreuses fois où il était rentré à la villa, presque ivre mort. Quelquefois, Sean se comportait encore comme s’il avait dix-huit ans… Il aimait s’amuser. Mais c’était encore plus vrai quand il avait quelque chose à reléguer au fond de son cerveau et ça, Billie paraissait l’avoir deviné. « Hum… Disons les deux ? Peut-être qu’au cours de la soirée, je te raconterai pourquoi. En attendant, qu’on en profite ! » Alors bien évidemment, l’Irlandais était partant pour un concours de shooters. Il ne disait jamais non à ça, même quand il y avait des gages à la clé - c’était peut-être même encore plus motivant. « Tu ne sais pas à qui tu t’adresses ! » s’exclama-t-il, ce qui était sa manière d’accepter. Aussitôt dit, aussitôt fait, ils s’étaient adressés au barman et se préparaient tous les deux à commencer. Sauf que… Sean se rendait bien compte que ce n’était pas très équitable. Il avait de l’entraînement et une carrure différente, alors a priori, Billie avait moins de chances que lui de gagner. Alors vers la fin, il ralentit volontairement la cadence, tout en s’arrangeant pour que ce ne soit pas trop flagrant - il espérait seulement qu’elle n’allait pas lui demander d’aller embrasser quelqu’un.
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MessageSujet: Re: Give you something good to celebrate (+) Sean&Billie   Give you something good to celebrate (+) Sean&Billie EmptyDim 4 Déc - 14:49

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ft. sean r. fitzpatrick


« The clock is ticking, running out of time so we should party all night! »
Quelque chose tracasse mon ami de beuverie, je le vois bien. J’ai essayé d’en faire abstraction, par respect pour lui ou simplement pour ne pas casser l’ambiance, mais plus le temps passe et plus je me demande ce que me cache Sean n’est pas grave. Grave, au point qu’il ne veuille pas m’inquiéter et décide de détourner le sujet. De le reporter sur la soirée ou sur des discussions plus générales. Quand la seule chose qui m’importe, c’est de connaître tous les détails de la sombre histoire qu’il essaye de masquer. D’un autre côté, je sais que je suis très mal pour parler. A lui comme à tous les autres, j’ai préféré cacher mes aventures à Londres. Seuls Sohel et Seren m’ont réellement percé à jour, ce qui m’est insupportable, par ailleurs. C’est peut-être pour ça que je suis ici, ce soir. C’est peut-être purement égoïste comme soirée, au final. Le fait que Sean ne soit pas au courant de mes frasques me permet de passer pour plus pure à ses yeux que je ne le suis. Pour lui, je suis la même que j’étais lorsque nous vivions en colocation. Un peu grande-gueule, très chiante, mais tout aussi adorable. Le genre de petite-sœur qu’on voudrait protéger, en fait. Sauf que ce n’est plus le cas. Voilà bien longtemps que mon innocence s’est faite la malle. Seulement, en parler, mettre des mots sur tous les crimes commis, n’y changera rien. Et puis, j’en serais bien incapable. Rien que le fait de parler de « crimes » crée un malaise en moi. Un malaise que je me suis empressée de ravaler en buvant mon second shooters, avant de reporter mon attention sur l’homme de la soirée. Celui-ci m’avoue alors penser que toutes les femmes ne s’intéressent pas à l’argent, sur le ton de la plaisanterie, bien entendu –il semble que cette soirée soit propice à annoncer des généralités en riant. J’hausse les épaules, pas tellement convaincue. « Tu dois avoir raison, il y en a sûrement qui préfèrent se focaliser sur la personnalité. Autant dire que dans ce cas, toi et moi sommes foutus. » Là encore, je rigole et pourtant, comme dans toutes plaisanteries, il y a une part de vérité. Je ne dis pas que Sean et moi manquons de personnalité, bien au contraire. Je pense que nos deux caractères sont juste trop complexes pour être compris par le commun des mortels. C’est sûrement pour cette raison que nous sommes toujours célibataires. Trouver quelqu’un qui nous accepte pour ce que nous sommes, des inadaptés, n’est pas aussi facile qu’on peut le croire. Parce que, oui, je ne suis pas comme Malone, par exemple. Je ne sais pas m’adapter aux autres. Il m’arrive d’être un peu brute de décoffrage, je sais que ça en rebute plus d’un. Et pour autant, je ne voudrais changer pour rien au monde. Je voudrais juste qu’on m’accepte telle que je suis et je pense que c’est ce que Sean voudrait aussi. Peut-être même que c’est le rêve de tous, mais la plupart trouve le moyen de changer pour être aimé. Pas moi. J’aurais trop peur de perdre au change. « Enfin, en tout cas, moi, je te déconseille fortement de rester avec quelqu’un qui a trop de fric » J’arque un sourcil, surprise par ce ton si sérieux qu’il emploie. Il m’a habitué aux blagues depuis le début de la soirée, si bien que je ne m’attendais pas à ce qu’il devienne si raisonnable, le temps d’une réflexion. Et puis, quelle réflexion ! On dirait presque qu’il me demande de me tenir à l’écart de lui, comme de toutes personnes friquées. Comme si ces personnes étaient toujours malintentionnées. Je n’y crois pas, si bien qu’au départ, je me permets d’en rire, une fois de plus. « Dis, t’essayerai pas de me convaincre de me rétracter pour le mariage ? Non parce que je commence presque à me faire à l’idée. Billie Fitzpatrick, ça envoie, hein ? » Je regarde la bague qu’il m’a offerte, toute fière, avant de rigoler. Et puis, mon rire se perd dans ma contemplation. En fait, cet anneau à mon doigt me pousse à la réflexion. C’est marrant, quand on y pense, je n’ai jamais songé à Sean comme à un potentiel petit-ami. Oh je peux déjà entendre Malone me dire que c’est normal, que l’irlandais est bien trop âgé pour moi. Sauf que ce n’est pas ça, le problème. L’âge n’a jamais été un frein, autrement, devrais-je rappeler à mon frangin que sa petite-amie est plus jeune que moi. Certes, de quelques mois seulement, mais c’est déjà ça. Non, le truc, c’est plutôt que je me reconnais en Sean. On dit bien : « qui se ressemble s’assemble », non ? Eh bien, le Fitzpatrick et moi, nous nous ressemblons tellement que je ne voudrais jamais ruiner ça pour une histoire d’amour sans intérêt. D’autant plus que l’amour, c’est surfait. L’amitié, voilà une valeur à laquelle j’accepte d’accorder toute son importance. Et quoi qu’on en pense, Sean et moi sommes amis. Si bien que sa remarque si sérieuse sur les personnes friquées me force finalement à reprendre mon sérieux. « Non, plus sérieusement, pourquoi ce conseil ? « Riche » ne veut pas forcément dire « mauvais », à ce que je sache, si ? » je lui demande, perplexe. Après tout, si c’était le cas, alors Sean et moi serions naturellement de mauvaises personnes. Il serait clairement dans notre nature d’être égoïstes égocentriques, malintentionnés. Et pourtant, je ne pense pas que c’est ce que nous sommes. Soit, il se voit bien plus horrible qu’il ne l’est, soit c’est moi qui nous trouve trop bien pour ce que nous incarnons réellement.  

   Les deux perspectives m’attristent, cela dit, si bien que je préfère changer de sujet. Et cela tombe bien, puisque Sean aborde le fait de potentiellement regretter la soirée. Ou plutôt, de ne pas la regretter, puisque je suis là. « Joli. T’iras loin avec ce genre de phrases, crois-moi. » que je lui fais remarquer, amusée. Et puis, il ajoute qu’il n’est pas le dernier à vouloir se soûler. « Oui, je m’en doute, c’est surtout pour ça, en fait, que t’as accepté aussi facilement. » Ce n’est pas une question, mais une simple constatation. Je le reconnais bien là, le Sean qui rentrait ivre à la colocation, tard le soir ou tôt dans la matinée. Parfois, je me souviens que j’avais l’impression d’avoir un ado en face de moi. Pris sur le fait, mais pourtant pas gêné pour un sou, l’alcool faisant toujours son effet. Il en était même drôle. Et pourtant, aussi fêtard eut-il été à l’époque de la coloc’, je ne peux m’empêcher de me dire que c’est inhabituel pour lui de se jeter à corps perdu dans l’alcool aussi aisément. Ou plutôt, que quelque chose le motive encore plus que son caractère débauché. Un secret qu’il essaierait de me cacher ? Je tente de lui tirer les vers du nez et finalement, j’obtiens presque gain de cause. « Oh, t’as piqué ma curiosité, maintenant ! » je râle presque, ne supportant pas que les gens commencent quelque chose et ne le terminent pas. Pour autant, j’essaye d’être compréhensive. C’est sa soirée, après tout, il fait ce qu’il veut. « Mais soit, on en parlera quand tu voudras en parler. » Même si ça me travaillera jusqu’à ce qu’il m’en parle. Heureusement, mon idée de concours est bien accueilli par mon ami et je m’en réjouis, cela m’occupera un peu l’esprit, au moins. « Tu ne sais pas à qui tu t’adresses ! » me fait-il remarqué, emballé par la proposition. « Au seul Irlandais incapable de tenir l’alcool, non ? » je lui dis, railleuse. Je cherche volontairement la provocation pour le pousser à jouer le jeu à fond. Et au départ, cela a l’air de marcher. Les shooters sont disposés et nous les enchainons à une vitesse phénoménale. Au départ, l’alcool brûle ma gorge, comme toujours, mais à force, je ne le sens même plus. Le goût sucré des différents parfums prend le dessus, c’est tout de suite plus facile. Seulement, du coin de l’œil, j’observe le ralentissement de cadence chez mon partenaire. Il ne me reste plus qu’un shooter, alors que Sean en a encore trois. « Dis donc, quand t’auras fini de tricher, tu me feras signe ? » je remarque, faisant mine d’être scandalisée par son manque de fairplay. Qu’il veuille être gentleman pourrait passer, mais je sais avant tout qu’il fait ça parce qu’il me prend pour une débutante. Et pourtant, je ne suis pas à mon coup d’essai. Non, loin de là. Néanmoins, j’avale le dernier verre d’une traite, avant de lever les bras en signe de victoire. « Gagné ! » que j’annonce fièrement, même si je sais qu’il m’a volontairement laissé être la première. « Alors, chose promise, chose due : ton gage. » je lui rappelle, avant de balayer la salle du regard. Ca fait un moment que je l’ai remarqué, la demoiselle solitaire au bar. Elle m’a fait de la peine, au départ. Je me suis vue en elle. Et puis, j’ai aperçu ses regards appuyés vers mon ami, espérant attirer son attention. J’ai de suite compris qu’elle me serait plus utile que je ne le pensais au départ. Et avec ce pari gagné, plus rien ne m’empêche de me jouer de mon partenaire. Tout en jouant les entremetteuses, pourquoi pas ? « Tu vois la demoiselle là-bas ? » je lui indique du bout du nez la fameuse blondinette. Une blonde, en plus, c’est tout à fait son style, j’en suis persuadée. « Tu fais ce que tu veux, mais au final, tu dois obtenir un baiser de sa part. En moins de huit minutes. » J’affiche un sourire fier, avant d’insister du regard. « Allez, vas-y maintenant. Tu me remercieras plus tard. » Je ponctue ma phrase d’un clin d’œil et attend qu’il se lance. Si toutefois, il se décide à se lancer.

   

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MessageSujet: Re: Give you something good to celebrate (+) Sean&Billie   Give you something good to celebrate (+) Sean&Billie EmptyLun 5 Déc - 1:17


« Non, pas toi, ma belle, bien sûr que tu n’es pas foutue ! » Sean aurait difficilement pu être sincère, aussi rare que puisse se manifester cette qualité chez lui. Car pour lui, Billie n’avait rien à envier à la personnalité des autres femmes… Elle avait son caractère, oui. Mais n’était-ce pas le cas de tout le monde ou presque ? Quoi qu’il en soit, il restait persuadé qu’elle méritait le meilleur. « Il faudrait être dingue pour ne pas succomber à tes charmes, sérieusement » lui assura-t-il en lui adressant un clin d’oeil. En-dehors de la plaisanterie, il ne lui venait même pas à l’esprit que ses propos pouvaient être mal interprétés. Pour une fois qu’il n’essayait pas de draguer quelqu’un… Alors encore plus que d’habitude, les blagues de Billie au sujet d’un éventuel mariage le faisaient rire. « Bien sûr que Billie Fitzpatrick, ça en jette » poursuivit-il sur sa lancée, faisant mine de trouver l’idée très intéressante. Mais visiblement, la jeune femme semblait surprise par ses propos, ce qui était compréhensible. Elle tentait donc de creuser davantage et, tout en réfléchissant, Sean passa une main dans ses cheveux, les ébouriffant un peu plus au passage. « Non, tous les riches ne sont pas mauvais… Tiens, regarde… » Il fouilla un peu dans sa mémoire, mais en vain. « Oh et puis merde, je trouve pas d’exemple concret à te donner, là tout de suite. Mais il y en a qui ont beaucoup d’argent et qui n’ont pas un mauvais fond, c’est une certitude. Sauf que… Sauf que c’est exceptionnel. Et à défaut de rendre quelqu’un méchant ou foncièrement inhumain… Il est rare, en revanche, que l’argent n’apporte pas l’orgueil en même temps. » Il était bien placé pour le savoir. Bien entendu, aucun être humain n’avait besoin d’un compte en banque bien rempli pour manquer d’humilité ou encore de modestie. Mais Sean côtoyait suffisamment la sphère dorée de la société pour savoir que les deux allaient très souvent de pair. « Mais au pire… Peu importe, le jour où tu te caseras, il aura intérêt à prendre soin de toi. Sinon, il aura affaire à moi. » Or, tous ceux à qui Sean avait voulu remonter sévèrement les bretelles savaient exactement ce que ça voulait dire et à quel point c’était mauvais pour leur matricule… Il n’agissait pas ainsi pour tout le monde (principalement pour ses propres intérêts), mais avec Billie, c’était différent.

Elle faisait même l’effort de lui laisser un peu d’espace ou plutôt, de temps pour s’exprimer à coeur ouvert, puisqu’elle avait visiblement deviné que quelque chose clochait. « Merci. » Il lui adressa un sourire, lequel s’effaça rapidement lorsqu’elle le taquina. Le seul Irlandais incapable de tenir l’alcool ? « Parce que maintenant, tu me provoques ? » protesta-t-il, faisant mine d’être vexé. Voilà de quoi le rebooster… Ou du moins, c’était vrai au début, puisqu’il finit par la laisser gagner. Il espérait que son manège était passé inaperçu mais apparemment, ce n’était pas le cas. L’avocat afficha un air angélique très travaillé. « Moi, tricher ? Jamais de la vie ! » Ce qui était bien évidemment extrêmement ironique… Mais il devait bientôt regretter son élan de compassion, car il sentit les emmerdes à plein nez quand cette dernière évoqua son gage avant de désigner du doigt l’une des demoiselles du bar. Automatiquement, le regard de Sean suivit. « Elle est vraiment très belle. » S’il avait été en compagnie d’un homme, il aurait assurément employé un terme moins approprié. Mais devant elle, il voulait toujours rester respectueux. D’ailleurs, il voulait aussi être respectueux vis-à-vis de Penny… Il lui arrivait de faire du charme, mais il ne pouvait pas embrasser une autre femme. Elle était parfaitement capable de le découvrir et de s’arranger pour faire de sa vie un enfer. Alors déjà, les neurones de Sean s’activaient pour trouver une solution convenable, lui permettant de limiter au maximum la casse. Il ne pouvait pas refuser le défi, car Billie allait se douter de quelque chose… Or, Penny elle-même voulait que leur « relation » reste secrète. Comment trouver une sorte de compromis ? « Moins de huit minutes. Défi accepté ! » Sans plus tarder, le jeune homme se leva et s’approcha de la fameuse blonde. De près, elle paraissait encore plus attirante… Grâce à une seule phrase, il avait obtenu l’autorisation de s’asseoir en face d’elle. Elle lui souriait, ce qui était bon signe… S’il avait envie de réussir son gage. Mais ce n’était pas le cas. Alors après quelques minutes de conversation, il décida de jouer plus ou moins franc-jeu avec elle. Un pari, voilà de quoi il s’agissait. Sa réaction ne se fit pas attendre et il se ramassa une claque en pleine figure… Il retourna auprès de Billie, l’air penaud. « Peut-être qu’au final, tu seras obligée de te marier avec moi... »
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