WHISPERS DOWN THE LANE ✿
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Avez-vous entendu parler de la foire d’automne ? Je crois que c’est la Mairie qui a mis ça en place. Je me réjouis de voir tout cela : il y a des animations pour les enfants, des stands d’artistes, je crois qu’ils vont monter une pièces de théâtre aussi. Sans compter que les commerçants et restaurateurs locaux proposent de bonnes choses à manger…Il y a toujours quelque chose à y faire, peut-être que ça vous plairait. Retrouvez le résumé détaillé de l’intrigue ici !
Tenby, novembre 2020
8°C/11°C ♣ Alors que l’hiver s’approche à grands pas, l’automne s’est bien installée et la pluie balaye régulièrement Tenby. Le fameux brouillard anglais se fait de plus en plus fréquent, alors que les pêcheurs espacent leurs sorties en mer. Quelques tempêtes sont à prévoir, ne vous promenez pas trop en front de mer par grand vent !
La foire fait l’objet de toutes sortes de rumeurs…Tout cela va être riche en événements. C'est toujours une telle joie de voir de l'animation à Tenby, en plus Et puis on a besoin de souffler un peu après toute cette histoire d'incendie... Et vous, allez vous y faire un tour ? Donnez votre avis ici !
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Bad Blood (+) Malone&Billie

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MessageSujet: Bad Blood (+) Malone&Billie   Bad Blood (+) Malone&Billie EmptyLun 24 Oct - 21:19

Bad Blood

ft. I. Malone Carter


   
« As the friendship goes resentment grows, we will walk our different ways. »
Je n’ai jamais aimé le lundi, c’est un fait. En même temps, qui aime bien le lundi, franchement ? C’est le genre de jour qu’on aimerait tous rayer de notre calendrier. Pour des raisons diverses et variées. Parce qu’après un dimanche à procrastiner, la seule chose qu’on a envie de faire le lundi, c’est justement de répéter notre dimanche. Parce qu’on a naïvement cru qu’il ne faudrait qu’un seul jour pour se remettre de la nuit du samedi, alors que finalement, on en prendrait bien un de plus, histoire de faire passer la gueule de bois. Parce que se taper les habituels embouteillages du lundi matin, c’est une réelle torture. Ou tout simplement, parce qu’on enchaîne une journée complète de cours et une soirée à faire des allers-retours entre notre boulot et le domicile de nos clients. Car, techniquement, les gens chez qui je me rends tous les soirs de la semaine pour leur délivrer leur « pizza en moins de trente minutes »,  ce sont des clients. Et je suis à leur service. S’il y a bien une chose que je ne supporte pas dans la vie, c’est d’être au service des autres. Autant dire que j’ai dégoté le boulot parfait. « Carter ! C’est quoi ce bordel ?! » j’entends mon superviseur gueuler alors que je rentre de ce qui aurait dû être ma dernière livraison. Ce qui ne sera malheureusement pas ma dernière livraison. « Qu’est-ce qu’il y a ? » je me retiens d’ajouter un petit « encore » qui pourtant serait passé à merveille. Parce qu’avec lui, il y a toujours quelque chose qui cloche. C’est bien le genre de type à s’inquiéter pour rien. Et parfois –pour ne pas dire tout le temps- j’aimerai lui dire d’aller se faire voir avec ses problèmes à deux balles. Seulement, il est mon supérieur, que je le veuille ou non et j’ai vraiment besoin de ce job. Alors, j’avale et je me tais. « Où est Millie ? » me demande-t-il alors. J’hausse aussitôt les épaules. Ce n’est pas à lui de savoir où sont ses employés ? Bordel, si même ça, il est incapable de bien le faire, qu’est-ce qu’il fout encore là ? Sérieux, j’aurai pu prendre son boulot depuis le temps. Je suis sûre que je gèrerai bien mieux cet endroit que lui. Déjà, j’éviterai d’embêter mes collègues pour rien, histoire qu’ils puissent bien faire leur boulot et rentrer chez eux à l’heure. Comme par exemple, maintenant. Après tout, j’ai terminé mon service, moi. Techniquement, tout ce qu’il me dit à présent, je pourrai très bien ne plus y prêter attention, sans prendre le risque de perdre mon emploi. C’est d’ailleurs bien ce que je fais, me contentant d’hocher la tête tandis qu’il me parle du comportement inapproprié d’une de mes collègues, qui n’a visiblement pas prévenu de son absence. Autant dire qu’il brasse de l’air pour rien. Pendant un temps, du moins. Et puis, une de ses remarques m’interpellent. « Du coup, pas le choix, faut que tu t’occupes de faire sa livraison. » Pendant une seconde, mon cerveau cesse de fonctionner. Est-ce que j’ai bien entendu ? Il veut vraiment que je bosse plus tard ce soir ? Il a fallu que ça tombe un putain de lundi. Une raison de plus de ne pas aimer ce jour. Et puis, mince quoi ! Je me faisais une joie de rentrer pour m’en griller une avant de m’étaler de ton mon long sur mon lit, histoire de rattraper mes heures de sommeil. Eh bah non ! Voilà qu’il me colle une autre livraison. Encore une. « Ecoute, c’est rien qu’une livraison, après, je me débrouillerai, tu pourras rentrer chez toi, promis. » Il essaye de me baratiner, mais ça ne fonctionne pas. Je ne suis absolument pas convaincue. Ce n’est jamais qu’une livraison. Y en a toujours plus. « Je te payerai pour le dérangement, bien sûr. » Ah là, on peut parler. « Vendu. » En même temps, faut pas se voiler la face, jamais je n’aurais pu dire non. Là, au moins, j’ai pu profiter un minimum de sa détresse pour grappiller un peu d’argent. Et quand on est dans ma situation, on n’a jamais assez d’argent. « Parfait. Tiens, c’est l’adresse. Et dépêche-toi, sinon on va croire qu’on fait de la publicité mensongère. » qu’il me lance avant de retourner à l’intérieur pour crier sur le cuistot.

   Aussitôt, je remonte sur mon scooter, puis jette un coup d’œil à l’adresse avant de me figer. Bordel. Est-ce que j’ai déjà dit à quel point je déteste les lundis ? Parce que l’adresse-là, je la connais très bien. Un peu trop bien même. Même si j’avais voulu, j’aurais été incapable d’oublier l’endroit pour lequel j’ai été abandonnée par Malone. Car oui, mon ultime client de la soirée n’est autre que mon frère. Ou du moins, c’est à son adresse que je me rends. Qui sait ? Il est plausible qu’il ne soit pas impliqué dans l’affaire. Ainsi, sur le chemin, je me mets à imaginer tous les scénarios possibles qui n’impliquent pas mon frangin, afin de me rassurer. Avec un peu de chance, ce n’est pas lui qui a passé la commande, mais son meilleur ami. Mais est-ce que ce serait vraiment mieux de tomber sur Laserian, à qui je n’ai pas parlé depuis des mois ? Pour peu qu’il soit avec une nouvelle conquête… quand bien même il ne m’intéresse plus autant qu’avant, mon égo n’apprécierait que moyennement l’ironie de la situation. Fort heureusement, il y a très peu de chance que Laze drague une fille autour d’une pizza. Ce n’est pas le meilleur plan. Alors quoi ? Peut-être Malone et lui auront-ils voulu se faire une soirée entre potes ? Là encore, la situation ne me plairait pas. Même si Laserian était celui qui ouvrait la porte, il appellerait forcément Malone. Après tout, il doit savoir à quel point son meilleur ami a, semble-t-il, envie de me voir. Il a bien essayé de me faire comprendre que j’étais la bienvenue, après tout. Et moi, j’ai systématiquement prétexté être trop occupée pour venir. Et voilà que ma principale occupation se trouve être la raison de ma venue chez lui. Là encore, quelle ironie. Et puis, une autre idée me traverse l’esprit. Je viens d’arriver devant la demeure mon frangin et je ne peux m’empêcher de jeter un coup d’œil vers la boîte aux lettres. Carter, Prior et Taylor. Trois noms. C’est un de trop. Evidemment, Malone a fini par proposer à Mona de venir vivre avec eux, je le savais déjà. Mais lire son nom sur cette boîte aux lettres, ça rend les choses bien réelles. Ces choses que je me refusais de voir. Tandis que je n’arrive pas à passer à autre chose depuis que j’ai découvert que papa trompe maman, Malone, lui, évolue. Il avance. Et bizarrement, contre toutes raisons, je lui en veux pour ça. Si bien que, pendant un instant, alors que je suis devant la porte, hésitante, j’ai presque envie de faire demi-tour. Tant pis pour cette fichue commande. Tant pis pour mon job. Je ne me sens pas la force d’affronter mon frère, pas maintenant. Il incarne la réalité, cette réalité que je cherche à fuir depuis des semaines. Mais peut-être que justement, il est temps d’arrêter de fuir, à présent ? Et en un accès de confiance, j’appuie sur la sonnette. Bon, bah… c’est foutu. Je ne peux plus reculer, maintenant.

   

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
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TES DOUBLES : daniel & liam & erin.
TON AVATAR : nicoSEXYtortorella ♥
TES CRÉDITS : croco & tumblr & ju d'amour.
TA DISPONIBILITE RP : open. (lula, terri)
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ARRIVÉE À TENBY : 26/04/2014
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ÂGE DU PERSONNAGE : 31ans. (30.09.1988)
CÔTÉ COEUR : célibataire de longue date mais enfin normal. fou amoureux de sa rock star.
PROFESSION : sniper pour l'armée galloise à la retraite.
REPUTATION : je ne sais pas si les rumeurs sont vraies, mais s'il sort réellement avec lula landry, on peut dire adieu à l'homme exemplaire ...


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MessageSujet: Re: Bad Blood (+) Malone&Billie   Bad Blood (+) Malone&Billie EmptySam 5 Nov - 1:40

Bad blood.

Lundi, oh lundi. Impossible de se mettre à chanter le lundi au soleil, surtout en cette période de l'année. Je sortais de chez moi le visage à moitié heureux, le moral plus ou moins au beau fixe seulement pour cette matinée de partagée avec Mona, ou simplement par l'idée que j'allais récupérer la petite ce soir. L'air est maussade, le ciel gris et il risque de pleuvoir à n'importe quel moment. Je déserre ma cravate, le nœud beaucoup trop serré. J'admire une dernière fois la maison, rigole quand je repense à ce vieux stéréotype de l'homme qui part travailler toute la journée avec sa femme qui reste à la maison. On était loin de cette vieille image mais ça y ressemblait tellement à certains moments que je préférais en rire. J'avais trouvé une solution pour que Mona puisse avoir du boulot, restais plus qu'à en parler avec ma mère. Ca me rendait nerveux l'idée qu'elle puisse travailler aussi proche de ma famille mais si ça peut la rendre heureuse, je me dis que je peux mordre sur ma chique. Je réfléchis tout le chemin, à comment je vais lui parler, à comment je vais terminer mon pro bono, à comment continuer de travailler avec mon père sans le tuer ... Rien d'extraordinaire pour un lundi qui ressemble tellement aux autres. « Bonjour maman. » Je me suis décidé à attaquer directement le vive du sujet avant de le reporter à la fin de journée. Je faisais ça, je travaillais mon affaire puis je pouvais repartir et aller chercher ma fille. C'est difficile de se concentrer quand ta seule envie, c'est que ta journée se termine. Mais j'allais survivre, je l'ai fais jusqu'ici.

C'est presque une scène que je voudrais admirer de loin. C'est presque une scène que je voudrais graver à jamais dans mon esprit tellement ça ressemble à ce que j'aurais voulu partager au même âge avec mon père. Après avoir été chercher la petite chez sa maman, je me suis dis qu'on pourrait se faire une soirée tranquille, tous les deux. Mona était partie dans sa famille et pour la énième fois, je pouvais profiter d'un moment père fille qui me donne les larmes aux yeux. Je suis attendri, heureux, aimant .. Tout ce qu'il faut pour que la princesse se sent aimée et choyée. C'est quelque chose que je tenais à faire et à être alors que je m'apprêtais à être un papa à seulement 20 ans. Je crois que j'ai plutôt bien réussi, je crois que je m'en suis plutôt bien sorti au vu des épreuves que j'ai traversé. « Je sais que tu ne serais pas contre le fait de goûter la pizza qui va arriver mais si tu tiens de moi un minimum, vaut mieux que tu commence le plus tard possible. » dis-je en lui apportant un petit plateau visiblement moins appétissant. Mila me fixe avec ses grands yeux bleus, ne comprenant sûrement pas ou très peu ce que je venais de lui raconter. Non, je préférais encore lui faire à manger avant qu'elle ne finisse par goûter tous les trucs que je commande. Je ne remercierais jamais assez mes grands-mères pour m'avoir appris à faire le minimum possible mais les maudit quant à la bonne cuisine que la princesse a goûter lors de notre voyage au Portugal. Non, si elle est un minimum comme moi et qu'elle aime autant manger, il vaut vraiment mieux retarder le moment fatidique. Si par contre elle pouvait être comme moi mais rester aussi mince que sa mère, ce serait parfait. C'est en bousculant mes pensées de la sorte que je vais vers le lecteur DVD pour me faire pardonner un minimum. J'ai voulu lui mettre la Reine des Neiges mais j'avais eu ma dose, ces derniers temps alors à la place, je lui ai mis le Roi Lion. J'ai un petit pincement au cœur en mettant le film qui nous a réuni avec Mona mais l'idée s'efface quand j'entends une espèce de mobylette se garer pas loin. J'attends un peu, veut être sûr que ce n'est pas un voisin qui revient mais non, la sonnerie retentit assez vite. « Ne bouge pas, papa revient. » Elle ne m'écoute pas, déjà prise par l'écran et le plat de pâtes que je lui avais servi. Je sors les sous de ma poche et ouvre la porte d'entrée quand j'arrive à bon port. Il fait noir, je ne vois pas grand chose mais je reconnais l'engin typique des livreurs de pizza et ma petite sœur devant la porte. Billie. Oh mon Dieu. Je n'ai pas tilté de suite et quand j'arrive enfin à me faire à l'idée que c'est ma soeur devant la porte, mon cœur fait un bond énorme. « Billie. » Je pose ma main sur le mur le plus proche, presque choqué. Des mois. Plus que des mois. Elle était revenue et pas une fois elle était venue me voir, se débrouillant pour voir sa nièce quand elle était sûre que j'étais loin. Je lui en voulais, parce que je l'avais laissé faire sa crise tranquille, la couvrant même auprès des parents et je n'ai pas eu une once de reconnaissance. Je baisse la tête. « Tu .. Tu veux rentrer ? Je suis tout seul avec Mila, elle regarde la télévision. » Proposition stupide, que ma petite sœur s'empressera sûrement de refuser dès les premières secondes. Mais je tente le coup, parce que je me dis que je peux être l'adulte dans l'histoire. C'est dur, mais je peux.

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    You may not be her first, her last, or her only. She loved before she may love again. But if she loves you now, what else matters? She's not perfect—you aren't either, and the two of you may never be perfect together but if she can make you laugh, cause you to think twice, and admit to being human and making mistakes, hold onto her and give her the most you can. endlesslove.
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MessageSujet: Re: Bad Blood (+) Malone&Billie   Bad Blood (+) Malone&Billie EmptyMar 22 Nov - 14:48

bad blood

ft. i. malone carter


« As the friendship goes resentment grows, we will walk our different ways. »
Si je n’avais aucune raison valable de détester le lundi, à présent, j’en ai au moins une. Mes retrouvailles avec mon frangin aurait eu lieu un lundi. Je pense que c’est suffisant pour en faire un jour à rayer de mon calendrier, non ? Après tout, je n’avais pas prévu de revoir Malone si tôt. Je me portais bien, moi, loin de lui et de cette nouvelle vie parfaite qu’il mène. J’avais moins la sensation d’être le vilain petit canard de la famille. Parce que clairement, c’est ce que je suis. Il suffit de comparer ma vie à celle de mes frères. Entre le fils prodigue qui suit les traces de son père et le gamin innocent qui fait encore tout pour plaire à ses géniteurs, autant dire que la pauvrette complètement paumée que je suis n’a plus sa place dans la famille Carter. Ça n’a pourtant pas toujours été le cas. Avant, Malone lui-même ne supportait plus de voir notre père en face. Il le dégoûtait, tout comme il me dégoûte toujours. Alors, lorsqu’en revenant à Tenby, j’ai entendu que mon frère avait dégoté un boulot comme avocat chez Carter&Carter… la surprise a été de taille. La surprise ? Non, ce n’est pas le bon terme. Je dirais plutôt la déception. Malone m’a déçue. En pactisant si aisément avec l’ennemi, il m’a prouvée que j’avais eu raison de le tenir à l’écart de ma vie pendant tout ce temps. J’aurais pourtant souhaité qu’il me montre à quel point j’avais tort ! Mais non. Mon frangin a bel et bien préféré l’héritage à l’intégrité. Pour cette raison, je ne voulais pas le revoir, pas si tôt.

   Malheureusement, force est de constater que le hasard fait parfois mal les choses. Si bien que je me retrouve contre ma volonté devant le nouveau domicile de mon frère. Ce doit être la troisième ou quatrième fois que je passe devant, depuis mon retour. Jamais encore, je n’ai pris la peine de m’y arrêter. J’ai juste été suffisamment curieuse pour aller voir à quoi ressembler la demeure pour laquelle il m’avait lâchement abandonné. Je parle de moi, mais je n’ai pas été la seule laissée-pour-compte. Devyn aussi n’a pas eu le droit à la moindre explication. Elle aussi s’est retrouvée complètement démunie face aux départs de ses amis. Et elle aussi a fini par quitter Tenby. Elle n’y a juste jamais remis les pieds, contrairement à moi. Pourtant, lorsque je suis partie, je dois dire que je ne pensais pas revenir un jour. Un tel départ mûrement réfléchi, contrairement à ce que peut penser la plupart, implique toujours qu’on se pose cette question. La fameuse question du retour. Qu’est-ce qui me pousserait à revenir ? Moi, à cette question, j’ai répondu : « rien ». Rien n’aurait pu me donner l’envie de retourner dans cette ville d’hypocrites. C’était sans compter sur la petite frimousse d’Agathe, bien sûr. Quelle ironie, quand on y pense. Moi qui cherchais à fuir mes origines à tout prix, voilà que je me retrouve face à elles aujourd’hui. Malone en étant l’incarnation. Et d’ailleurs, lorsque celui-ci ouvre la porte, j’ai comme un air amer de déjà-vu. C’était il n’y a pas si longtemps que ça, que je me retrouvais face à lui, en pleine nuit, complètement démunie, avec pour seul bagage, un petit sac blindé d’affaires personnels. A cette époque, il m’avait accueilli à bras ouverts, sans rien me demander. Quand j’y repense, c’est vrai qu’il ne m’avait jamais rien demandé. Pas même un loyer à payer durant mon séjour. C’est peut-être aussi pour ça, que je me suis sentie si démunie face à son départ. Il m’avait surprotégé, peut-être involontairement, tant et si bien que lorsqu’il m’avait laissé affronter soudainement la réalité, j’avais été submergée. Sauf qu’aujourd’hui, je n’ai plus cette excuse. J’ai appris à me gérer, après tout. Et je survis. Difficilement, mais je survis.

   C’est sûrement ça aussi qui fait que la situation est différente, ce soir. Parce qu’en effet, si elle ressemble étrangement à un moment dans nos vies, la situation n’en est pas moins dissemblable. Malone n’est plus le frangin immature et facilement manipulable qu’il était et j’aime à croire que je ne suis plus la gamine paumée, dépendante de lui. Nous avons tous les deux grandis, à notre façon. Loin de l’autre, nous avons su évoluer différemment. Si bien qu’aujourd’hui, lorsque je le regarde, j’ai l’impression de voir un étranger. Lui, en revanche, ne semble pas avoir de mal à me reconnaître. « Billie. » qu’il dit avant de s’appuyer à un mur, sous le choc. Je peux comprendre sa surprise. Moi non plus, je ne m’attendais pas à des retrouvailles aussi rapides. Enfin, tout est relatif. Voilà des mois que je suis rentrée et jamais je n’ai pris la peine de venir le voir. Pour lui, cela a dû être long. Alors que pour moi, c’est encore trop tôt. « Salut, Malone. » je parviens enfin à lui dire, difficilement. Je n’ai pourtant aucune excuse pour être aussi mal à l’aise. Je ne suis pas sous le choc, moi. J’ai eu le temps de me préparer, jusqu’à ce qu’il vienne ouvrir la porte. J’ai pu réfléchir à ce que j’allais lui dire, si toutefois j’avais quelque chose à lui dire. Seulement, face à lui, c’est différent. J’aurais des dizaines de reproches à lui faire pour des raisons plus ou moins douteuses, mais je ne dis rien. Je suis fière, c’est un fait, cependant, rien que son regard me fait ravaler toute once de fierté. Il m’en veut, cela se voit. Il a peut-être raison, d’ailleurs, qui sait ? Pour autant, s’il n’en pense pas moins, il ne dit rien de vexant. Il ne me fait aucun reproche. « Tu .. Tu veux rentrer ? Je suis tout seul avec Mila, elle regarde la télévision. » qu’il me propose alors, sa précision me faisant presque sourire. Il sait que Mila peut peser dans la balance. Si Mona avait été là, en revanche, je n’aurai pas hésité une seule seconde à décliner cette invitation. Voir leur romance parfaite se jouer sous mes yeux n’avait absolument rien de tentant. Cependant, je n’ai pas eu l’occasion de passer beaucoup de temps avec nièce, ces derniers temps. Ma volonté d’éviter son père à tous prix ne m’a pas facilité la tâche. Et puis, je dois avouer que j’ai bien envie de pourrir l’existence de mon superviseur. Certes, il m’a autorisée à rentrer après ma livraison, mais encore faut-il que je lui ramène son précieux scooter. Et plus je passerai de temps ici, plus il s’inquiètera de ne pas le voir revenir. Ces raisons pesant sur la balance, je me décide à accepter la proposition de mon frère, allant sûrement à l’encontre de ce qu’il attendait de moi. « Pourquoi pas ? J’ai bien envie de voir Mila. » Bah oui, il ne faudrait tout de même pas qu’il pense que je viens pour lui. D’ailleurs, je lui rappelle du même coup la raison première de ma venue, à savoir la pizza, en la lui tendant pour qu’il la prenne. Je ne vais pas la lui tenir, en plus. Et puis j’entre pour mieux voir à quoi ressemble l’intérieur du domaine maudit. « C’est… joli. » Je tente un compliment, mais mon expression pas vraiment convaincue me trahit. Joli ? Tu parles ! Tout transpire Mona, par ici. C’est si cosy, si mignon… ça sent même super bon ! C’est bien trop parfait et j’ai déjà envie de m’enfuir. Mais je prends mon courage à deux mains et suis mon frangin. Une part de moi fait aussi ça pour lui prouver que j’ai changé, que j’ai mûri. Alors, la fuite n’est pas une option. « Alors… quoi de neuf ? » que je lui demande, toujours aussi peu convaincue par mes tentatives de politesse. Je cherche avant tout à combler le vide et à éviter qu’il me pose des questions indiscrètes. Et j’ai dans l’espoir que les banalités suffisent pour ça.

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MessageSujet: Re: Bad Blood (+) Malone&Billie   Bad Blood (+) Malone&Billie EmptyLun 28 Nov - 14:26

Bad blood.

Je ne suis pas totalement fier de ce que j'ai fais. J'ai toujours pensé qu'on tenait des même gènes avec ma sœur et c'est pour ça que je n'ai pas eu de peine à déménager avec Laze. Je me suis dis qu'avec son caractère de femme forte, elle retomberait sur ses pattes et se trouverait une bonne vie à elle. Mais je me suis toujours dis qu'elle se vexerait si je tentais un quelconque geste pour lui donner un coup de main. Nous qui étions si proche quand on vivait tous à la maison, je me retrouve presque devant une inconnue. C'est encore pire maintenant. Je ne m'étais jamais attendu à ce que Billie nous réserve ces surprises. Je ne me serais jamais attendu à ce qu'elle ait pris mon déménagement comme un abandon et je me serais encore moins attendu à la voir filer à Londres sans donner de nouvelles à personnes. Je me souviens avoir voulu harceler tous ses copains jusqu'à ce qu'ils craquent ou encore demander de l'aide à la famille de Mona qui devait sûrement connaître la capitale anglaise comme personne. Mais rien. J'ai parfois l'impression de l'avoir abandonné aussi de ce point de vue là puis je me dis que ça n'aurait rien changé, que même si je l'avais retrouvé elle ne serait jamais rentrée avec moi. Même maintenant ça se voit encore que la brune me tire la tête à cause de cette vieille histoire. Les Carter sont des gens compliqués et même si elle s'obstine à ne pas vouloir être de cette famille, elle en est un membre à part entière. Peut-être qu'un jour elle finira par le comprendre.

Je n'aurais jamais pensé que la seule chose qui la ferait revenir soit ma filleul. Et je suis un peu déçu que ce soit par une commande de pizza qu'elle rentre à la maison. De plus, c'est un pur hasard vu que j'ignorais totalement qu'elle s'était mise à travailler. Et l'université ? La Carter a largement les capacités pour y aller mais je n'oserais même pas poser la question. Tant de pensées qui me traversent la tête, tant de sentiments bien différents et tant de questions que j'ai envie de lui poser. Je ne vais pas l'engueuler, je ne vais pas lui dire que c'était stupide de disparaître pendant six mois même si je le pense très fort. Inutile d'envenimer l'échange alors que je suis presque sûr que ça finira par aller dans ce sens. Je crois que la rancœur va prendre le dessus qu'on le veuille ou non. « Pourquoi pas ? J’ai bien envie de voir Mila. » Je me suis rendu compte trop tard que ma question était stupide vu son travail mais apparemment, ça ne la dérange pas. Je me sens stupide d'utiliser ma fille pour la faire rentrer mais je sais que ça lui fera plaisir de voir sa tante, même cinq minutes. Je prends la pizza qu'elle me tend et l'invite à rentrer. « Je te promets pas que tu auras toute son attention par contre. Elle s'est prise de passion pour la Reine des Neiges et .. Fin tu vois quoi. » précisais-je alors que je nous emmène dans le salon. J'adore Spencer mais pour ça, je la maudirais sûrement jusqu'à la fin de ma vie. Je chante Let it go sans m'en rendre compte sous la douche ou même des fois en gérant des dossiers à la maison. Ce dessin animé est une plaie pour n'importe quel parent.

J'ai l'air stupide à faire la conversation tout seul, à faire comme s'il ne s'était rien passé. « C’est… joli. » tente Billie avec une grimace. Je savais que je manquais de goût mais je ne me doutais pas qu'il faudrait que je demande à Mona une redécoration complète. Je crois que je me suis toujours concentré sur le fait d'avoir des pièces où vivre et juste ça. « Sérieux ? On a essayé de faire un truc plus ou moins correct avec Laze et c'était pas une réussite. Mona a simplement mis des cadres sur des murs et je trouve ça .. Fin, je ne vais pas t'embêter avec ces histoires. » Je me demande bien pourquoi je me confie autant alors que je sais pertinemment qu'elle s'en fou complètement. Je vois qu'on approche de la fin du film et j'en suis plus qu'heureux mais je me dis qu'on peut la laisser tranquille d'ici là. On reste plus à l'arrière du fauteuil alors que ma sœur fait une autre tentative de discussion. « Alors… quoi de neuf ? » On dirait qu'elle a peur alors que ma seule envie, c'est de passer un peu de temps en sa compagnie. Je sais qu'elle fait de son mieux mais je baisse la tête, parce qu'elle se sent justement obligé de faire de son mieux. Où est passé le naturel ? Tout se passe tellement bien avec les autres membres de ma famille et là, je n'arrive à rien. « Rien en particulier. Je suis rentrée depuis peu de quelques jours en Italie. On a fêté mon anniversaire avec Mona là bas ... » Le soleil, le sable doux, les cocktails. Un vrai paradis sur terre pour pouvoir enfin me remettre de mes émotions entièrement. J'ai bien dormi aussi. « Sinon c'est banal. Je travaille beaucoup et je vois mes amis. J'essaie de rester calme parce que bon, j'en ai besoin. » J'en ai besoin pour pouvoir passer au dessus du fait de m'être fait tiré dessus. J'en ai besoin parce que ça fait des mois que je me demande ce que la jeune fille en face de moi et devenue. J'en ai besoin parce que pour une fois, je veux juste que tout aille bien. « Et .. Toi ? » finis-je par demander, le rouge me montant aux joues.

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MessageSujet: Re: Bad Blood (+) Malone&Billie   Bad Blood (+) Malone&Billie EmptyDim 4 Déc - 14:54

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ft. i. malone carter


« As the friendship goes resentment grows, we will walk our different ways. »
J’aurais voulu être entêtée, j’aurais voulu être stupide. Refuser d’entrer au moment où je le pouvais encore. Prendre la fuite, comme n’importe quelle personne censée l’aurait fait. Ça aurait été raisonnable, ça aurait été compréhensible. Après tout, je sais bien que je n’étais pas prête à affronter Malone. Pas encore. Pas maintenant, ni même jamais, si je le pouvais. Je le sais et pourtant, j’ai quand même joué les inconscientes. J’ai voulu lui prouver, d’une manière ou d’une autre, que j’avais mûri. Que je n’étais plus la gamine qu’il connaissait, qu’il avait abandonné. Sauf qu’à bien des points, je le suis toujours. Si bien que lorsque j’entre chez Malone, je n’ai plus qu’une envie, m’enfuir à toutes jambes. Pendant quelques minutes, mon esprit vagabonde en quête d’une bonne excuse pour quitter les lieux sans paraître trop grossière. Parce qu’il ne faudrait pas donner une bonne raison à mon frangin de me considérer comme une enfant. Parce qu’il ne faudrait pas qu’il comprenne que c’est encore ce que je suis. Même si je prétends le contraire, en vivant à mes dépends, en bossant à côté de mes études, en essayant de me reprendre en main. C’est bien ce que j’essaye de faire, même si c’est plus dur que je ne le pensais. On ne nous dit pas, quand on est gosse, que les choses seront si difficiles une fois adulte. Qu’il n’y a rien de pire que d’avoir à se gérer toute seule. Moi, j’aurais bien voulu qu’on me prévienne. J’aurais peut-être réfléchi à deux fois avant de me tirer du domaine familial. Et une chose en entrainant une autre, je serais peut-être encore dans le petit cocon des Carters, à l’abri de toutes les peines que je trimballe à présent. Sauf que non, il a fallu que je parte en quête d’indépendance. Que je fuis, une fois de plus, une fois de trop. Et aujourd’hui, je me retrouve en face de mon frère, ne l’écoutant qu’à moitié, car je tente vainement de trouver un moyen de m’échapper. Encore. C’est triste, quand on y pense. On a déjà perdu tellement de temps à se faire la tête pour des broutilles, pour son départ qui était pourtant compréhensible. Et à présent, nous sommes de retour au point mort. On ne se comprend plus, on se parle juste pour échanger des banalités sans nom. C’est tellement ridicule. Pour autant, je  suppose qu’on peut dire que c’est toujours mieux que rien ? Toujours mieux que le silence radio dans lequel j’ai plongé mon frangin pendant plusieurs mois, dans le seul but de le faire abandonner, de le pousser à oublier jusqu’à mon existence. Evidemment, c’était trop lui demander. « Je te promets pas que tu auras toute son attention par contre. Elle s'est prise de passion pour la Reine des Neiges et... fin tu vois quoi. » qu’il m’annonce, alors qu’il nous entraîne dans ce que je pense être le salon. Pendant un instant, je me demande de qui il parle. J’ai oublié, plongée dans mes pensées, que j’ai pris Mila pour prétexte histoire d’avoir une raison d’entrer. Je n’ai pas pu pas admettre que c’est ma curiosité qui voulait, avant tout, voir ce qu’il en était de la vie de Malone, à présent. « J’imagine. » je me contente de lui répondre, voyant très bien le genre de gamine qu’est devenue ma nièce en mon absence. Une Lizzie en puissance. Fleur bleue, mielleuse. Le genre à chanter « libérée, délivrée » à tue-tête, quand bien même elle ne connaît même pas les paroles. Il lui manque clairement une présence masculine, à cette gamine. Et je ne parle pas de mon frère, lui-même est trop mielleux pour remplir pleinement le rôle. Elle devrait rester quelques jours avec Laserian, histoire de voir ce qu’est un vrai mec. Rien que cette pensée m’amuse. La bonne vieille stratégie de la poussette, voilà qui plairait bien à Laze. C’est un imparable pour draguer les filles. Rien de mieux qu’un enfant, après tout. Enfin, ça dépend de la fille, je suppose. Moi, je craquerai. Même si je prétends le contraire, j’aime trop les gamins, ils me font aisément céder. Mais en même temps, on parle de Laserian, je ne suis donc pas impartiale dans mon jugement.

   « Sérieux ? » me demande alors Malone, quand je lui fais remarquer que sa déco est jolie. Je grimace toujours, mais ne lui répond pas, cherchant à tous prix à éviter le conflit. « On a essayé de faire un truc plus ou moins correct avec Laze et c'était pas une réussite. Mona a simplement mis des cadres sur des murs et je trouve ça .. Fin, je ne vais pas t'embêter avec ces histoires. » Je le remercie intérieurement. Entendre à quel point Mona, la parfaite petite-amie, est capable de réaliser des miracles en décoration ne m’enchante pas du tout. A vrai dire, rien qu’entendre son nom m’agace déjà. Ce n’est pas suffisant de se retrouver dans une pièce qui empeste la perfection, tout comme elle, il faut en plus que mon frangin parle d’elle. Et que j’y prête attention, comme si ça m’intéressait. Ce n’est pas le cas. Je m’en fous de sa merveilleuse vie avec sa copine. Ils ne sont, au final, qu’un cliché des années cinquante. Et Malone n’est que le pâle reflet de papa. Je le vois, à présent. Je l’imagine parfaitement, dans quelques années. Marié à une femme qu’il n’aime plus, un premier gosse duquel il partage la garde avec la mère, deux autres enfants qu’il cherche à forger à son image, qu’il veut rendre aussi parfait qu’eux. Et puis, la part sombre, celle qu’il cache, celle qui inclut des aventures et des maîtresses. Malone sera comme papa, même s’il croit le contraire. Et la seule chose que je regrette, c’est de savoir que je ne vivrai sûrement pas assez longtemps pour le voir connaître sa désillusion. « Rien en particulier. Je suis rentrée depuis peu de quelques jours en Italie. On a fêté mon anniversaire avec Mona là bas ... » Sa voix me sort brutalement de ma réflexion. Son anniversaire… je l’ai complètement oublié. Quelle sœur ingrate je fais. En même temps, j’étais encore dans ma phase silence radio, celle-là même que je n’aurais pas voulu quitter si tôt, si j’en avais eu l’occasion. Et puis de toute façon, il doit s’en moquer royalement, que je lui souhaite ou pas son anniversaire. Il est parti en Italie avec sa copine, après tout. Il a dû s’éclater comme jamais. Que lui importe le message hypocrite d’une sœur qui n’agit plus comme telle depuis bien trop longtemps ? « Sinon c'est banal. Je travaille beaucoup et je vois mes amis. J'essaie de rester calme parce que bon, j'en ai besoin. » J’hoche la tête, mais ne dis toujours rien. Je n’ai jamais été aussi muette qu’à cet instant. Je me contente de l’écouter me parler de sa vie actuelle, si ordinaire. Cela me confirme ma pensée première qu’il finira comme notre géniteur. La banalité entraîne la monotonie qui est elle-même la cause d’une quête d’adrénaline. Pour briser le quotidien, pour changer d’air. Papa a ses maîtresses. Que trouvera Malone pour tenir le coup ? Peut-être que pour le moment, la stabilité lui convient, mais ça ne durera pas. C’est dans nos gènes, aucun de nous n’aime être pris dans les rouages du métro-boulot-dodo. Et pourtant, il est mignon, il tente de se persuader que c’est ce dont il a besoin. C’est sûrement le cas, cela dit. J’ai cru comprendre que sa vie n’avait pas été de tout repos, le temps de mon absence. On lui avait tiré dessus, après tout. « Ouais, j’ai entendu pour l’attaque à ton bureau… de ce que j’ai compris, tu as eu de la chance que Sean soit là. » je constate simplement, ne sachant que dire de plus. C’est tout ce que j’ai ouïe dire, après tout. Que Sean a joué les super-héros pour sauver mon frère. Alors, oui, c’est compréhensible, que ce dernier cherche le calme, après ça. Moi-même j’y aspire, après Londres. Pour autant, je sais qu’il finira par s’en lasser. Sa blessure, qu’il voit peut-être comme une bénédiction, un prétexte pour rendre sa vie plus stable, pour le moment, finira par le ronger. Au final, il ira chercher son adrénaline ailleurs. Je le sais, je suis la même. C’est peut-être même la dernière chose qui nous relie. « Et .. Toi ? » finit-il par me demander, après un moment. Il est gêné par sa question, comme s’il s’attendait à ce que je l’envoie se faire voir. Ce n’est pas le cas, pas encore. Pour le moment, je me sens suffisamment en confiance pour lui mentir sans trop de difficulté. « Oh moi… pas grand-chose. Je bosse, comme t’as pu le voir, chez Get Stuffed Pizza & co. J’ai repris mes études, aussi. Et je me suis trouvée un appart’, aussi. Comme tu vois, je me débrouille. » Oh je me garde bien de lui dire que je suis en retard dans mon loyer, que j’ai failli me retrouver défaillante à la fac ou que mon patron menace de me virer au prochain faux pas. Pourquoi s’encombrer de ce genre de détail, franchement ? C’est tellement mieux de passer pour quelqu’un de responsable. Et puis je pousse un soupir en le regardant. Il semble préoccupé. Pas besoin d’être une experte en la matière pour savoir qu’il meure d’envie de me questionner. Je ne pense pas être prête à lui répondre cela dit. Néanmoins, le fait que Mila soit dans la même pièce me rassure. Elle n’a évidemment pas décroché du film, ne m’ayant même pas remarqué. Cela dit, si jamais son père se mettait à crier, elle finirait par avoir peur et par pleurer. Et aucun de nous deux ne veut ça. Pour cela, je sais que Malone n’élèvera pas la voix, même si ce que je lui raconte ne lui plaît pas. « Allez crache le morceau, Malone. Qu’est-ce qui te tracasse ? Qu’est-ce que tu veux savoir ? J’me doute que si tu m’as faite entrer, c’pas juste pour savoir ce qu’il s’passe dans ma vie. » je finis par lâcher, exaspérée. On en est rendu à ce que ce soit moi qui doive pousser mon frère à me questionner, si ce n’est pas malheureux. D’un autre côté, les longs silences ne m’ont jamais plu. Je crois que je préfère l’interrogatoire. Au pire, je contournerai les questions pièges. Après tout, je suis devenue plutôt douée, pour ça, à force.

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MessageSujet: Re: Bad Blood (+) Malone&Billie   Bad Blood (+) Malone&Billie EmptySam 10 Déc - 0:30

Bad blood.

« Je maudirais sûrement Spencer pour le reste de ma vie. » murmurais-je alors que je me bouge du passage pour laisser ma petite sœur rentrer dans mon nouveau chez moi. Malgré l'heureuse soirée que j'avais passé avec ma cousine à nous appeler par le nom des deux héroïnes, je commençais à ne plus supporter voir une tête blonde ou une tête rousse arriver dans ma télévision, à ne plus supporter chanter libérée délivrée dès que je rentre dans la douche ou même à m'imaginer en train d'écraser ce bonhomme de neige à l'aide de mon corps tout entier. Mais qui suis-je pour la faire changer de goûts. J'avais une passion pour des débilités comme les Power Rangers quand j'étais gamin et pourtant, personne ne m'a jamais rien dit. C'est une passion pour le moment, un truc qui finira par lui passer et elle finira par avoir des goûts plus ou moins normaux. C'est pour ça que je me dis que j'aurais du avoir un petit garçon, que ça aurait été plus facile au niveau des dessins animés. Mais ça, c'est jusqu'au moment où j'arrive dans la même pièce que la petite princesse et que je vois sa bouille trop mignonne. Comme maintenant alors qu'elle est absorbée par une scène avec un personnage dont je n'arrive jamais à retenir le nom. Je ne l'échangerais pour rien au monde.

L'attaque au bureau. Ce n'est jamais très agréable de revenir là dessus même si je ne mets pas de nom là dessus. Alors que je lui parle vite fais de ce que je vis pour le moment, je me rends compte que j'ai adapté un train de vie calme qui ne me ressemble pas du tout. Mais ça fait du bien. Pour une fois depuis le moment où je me suis réveillé à l'hôpital, j'ai l'impression d'enfin pouvoir respirer correctement. Mais entre la déception du fait qu'elle ne m'ait ni appeler pour mon anniversaire ni pour savoir comment je me sens coupe toutes envies de continuer dans cette voie. Je vais finir par m'en remettre, c'est même déjà fais mais avoir la Carter en face de moi me rappelle constamment que nous n'avons plus de relations depuis longtemps. « Une chance ? Pas vraiment. » On est autant une victime l'un que l'autre mais je n'apprécie pas le fait qu'elle me fasse passer pour un nul alors que mon ami est un super héros. On a voulu agir tous les deux alors qu'on aurait pas du et ça, c'est la seule chose à retenir. Ou peut-être qu'on a juste sauvé la vie de certains collègues. « J'aurais préféré être le seul blessé. Ce n'est pas agréable de te réveiller à côté de ton ami qui a pris une balle à cause d'une vieille affaire avec laquelle il n'a aucun rapport ... » Inutile de citer notre père dans la discussion, ça ne la poussera qu'à demander comment c'est de travailler avec lui et ça, c'est encore une question trop complexe pour que je trouve les mots justes. J'en viens à lui demander à mon tour, pas très à l'aise, comment va sa nouvelle petite vie depuis que la brune est rentrée. Elle ne va pas dans les détails, ne s'éternise pas sur, par exemple, ce qu'elle étudie à l'université. Et j'ai l'impression que si que si je pose une question pour une précision quelconque, je vais me ramasser une remarque en pleine figure. « Et tu te débrouille bien. » Merde, c'est complètement stupide. Je cite la seule chose pour laquelle notre relation est partie de travers. Je cite la seule chose qu'elle veut me mettre sous le nez pour me dire que pour finir, elle est bien mieux sans moi.

C'est ma sœur qui finit exaspérée alors que j'ai bien plus de raisons de l'être. C'est elle qui finit exaspérée alors qu'elle s'est barrée en Angleterre pendant des mois pour ne donner de nouvelles à personne. C'est elle qui est exaspérée alors que depuis que je l'ai vu devant ma porte, je fais tous les efforts possibles pour maintenir un semblant de relation entre nous. Elle m'en veut mais merde, j'ai largement de quoi lui en vouloir aussi et pourtant, je ne fais pas de remarques. « T'es sérieuse ? » finis-je par sortir après quelques minutes d'observation. Je suis bouche bée, sans voix et n'arrive pas à trouver les mots corrects qui ne vont pas m'énerver. Billie a du culot et elle en a toujours eu mais la, je rougis presque de fureur. « T'es tellement occupée à cracher sur moi pour des bêtises que tu es persuadée que je fais la même chose. » Celle là devait sortir depuis un bon bout de temps. Ce défaut là, je n'arrive pas à savoir de qui elle le tient mais c'est infernal. J'aimerais tellement être plus rancunier, lui faire un interrogatoire presque typique ou même faire comme si la brune n'existe plus. Et pourtant, c'est ma petite sœur. La famille. Trop important pour oublier ou même simplement faire la tronche. J'ai appris avec les années que je devais y faire attention et si j'y arrive avec des cousins compliqués comme Luka, j'arriverais bien à faire quelque chose avec la Carter. « J'essaie ... » J'ai tellement de rancœur, de choses à lui cracher au visage mais ce n'est pas la solution. Je n'ai pas envie de me disputer avec elle pour des points de vues qui diffèrent trop. La connaissant, je risque de ne plus la voir du tout. « Je pourrais ... Mais ce n'est pas comme si tu allais me dire la vérité alors à quoi bon. » finis-je par dire en levant les épaules. Je laisse mes yeux repartirent vers le salon et plonge mon regard dans la longue chevelure blonde de Mila.

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    You may not be her first, her last, or her only. She loved before she may love again. But if she loves you now, what else matters? She's not perfect—you aren't either, and the two of you may never be perfect together but if she can make you laugh, cause you to think twice, and admit to being human and making mistakes, hold onto her and give her the most you can. endlesslove.
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