WHISPERS DOWN THE LANE ✿
Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.



 
Avez-vous entendu parler de la foire d’automne ? Je crois que c’est la Mairie qui a mis ça en place. Je me réjouis de voir tout cela : il y a des animations pour les enfants, des stands d’artistes, je crois qu’ils vont monter une pièces de théâtre aussi. Sans compter que les commerçants et restaurateurs locaux proposent de bonnes choses à manger…Il y a toujours quelque chose à y faire, peut-être que ça vous plairait. Retrouvez le résumé détaillé de l’intrigue ici !
Tenby, novembre 2020
8°C/11°C ♣ Alors que l’hiver s’approche à grands pas, l’automne s’est bien installée et la pluie balaye régulièrement Tenby. Le fameux brouillard anglais se fait de plus en plus fréquent, alors que les pêcheurs espacent leurs sorties en mer. Quelques tempêtes sont à prévoir, ne vous promenez pas trop en front de mer par grand vent !
La foire fait l’objet de toutes sortes de rumeurs…Tout cela va être riche en événements. C'est toujours une telle joie de voir de l'animation à Tenby, en plus Et puis on a besoin de souffler un peu après toute cette histoire d'incendie... Et vous, allez vous y faire un tour ? Donnez votre avis ici !
Le Deal du moment : -42%
SanDisk Carte Mémoire MicroSDHC Ultra 128 Go + ...
Voir le deal
17.99 €

Partagez

cicero w/Miro

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Invité
Invité
Anonymous
cicero w/Miro Empty
MessageSujet: cicero w/Miro   cicero w/Miro EmptyJeu 13 Oct - 10:56

Nature has planted in our minds an insatiable longing to see the truth



« Siobaigh » - bon sang, souffle Carter, jetant un coup d’oeil à son cellulaire dernier cri, à ces fichues barres de réseaux qui se font doucement la malle, accélérant l’appréhension d’une disparition complète ; Carter se sent aussitôt tachycarde. « Siobaigh, merde, je ne t’entends plus très bien ». La brunette résiste difficilement au désir impérieux d’envoyer son téléphone se noyer dans la Manche. Elle prend une profonde inspiration, invoquant le souvenir douloureux des cours de relaxation pris il y a de cela des siècles. Sans surprise, la démarche est intéressante seulement absolument inutile, pire, obsolète. Les nerfs forment des pelotes dans sa boîte crânienne, un réseau aux formes indistinctes. « Madame Allen, vérifiez que les options cochées dans votre... » - les interférences reviennent en force, Siobaigh n’est plus qu’une voix robotique, rocailleuse sur les bords, qui lui baragouine un langage informatique auquel Carter n’est rien d’autre qu’une irréductible profane. Elle appuie sur la pédale de frein, le véhicule s’immobilise le long d’un muret de pierres. Magnifique paysage, vraiment. Il ne manquerait plus que le troupeau de moutons pour parfaire la beauté du coin et atteindre le paroxysme d’une journée qui s’annonce sous des auspices plus que faisandés. Quelle idée, aussi, d’aller à la chasse au trésor, solo, dans un coin hostile aux talons qu’elle affectionne, habillée comme une gravure de mode. S’il se met à pleuvoir, pense Carter, j’abandonne la quête. Elle lève aussitôt la tête, en attente d’un signe, venant vraisemblablement d’en haut, sans grand succès. Il ne lui faudrait qu’une excuse pour abandonner ses objectifs. Pourtant, à Tenby, on a rarement vu quelqu’un d’aussi coriace, peut-être pas toujours dans le meilleur sens du terme. Une plaie, stricto sensu, la plupart du temps. Mais, est-ce vraiment de sa faute si la population locale regorge de grands fêlés incapables de construire des phrases à la grammaire correcte ? Tout ce que Tenby semble avoir engendré, ce sont des erreurs de syntaxe ambulantes, des buveurs de bière chevronnés et, visiblement, une ingrate de championnat. Carter délaisse ses jurons copieux, s’extirpe de l’habitacle avec rage  et, allez donc savoir pourquoi, entreprend d’escalader le muret pour essayer de capter un tant soit peu de réseau, retrouver ne serait-ce que deux barres. Le strict minimum pour poursuivre une conversation avec Siobaigh, sa secrétaire qui dans le cas présent, lui sert surtout de GPS ( un peu bancroche, il faut avouer). Diplômée de Cambridge, le GPS, et incapable de résoudre un problème empirique de téléphone portable. « Est-ce que vous m’entendez maintenant ? » - pour ce que ça pourrait changer, elle pourrait monter au sommet de Big Ben. « C’est beaucoup mieux » souffle Siobaigh, avant de se racler la gorge. Carter a en horreur cet espèce de trouble compulsif que sa secrétaire a et, a longtemps pensé à la virer sur ce simple motif. Elle se retient de le faire, ça ne plairait pas aux ressources humaines. « D’après les écrits » - un vieux parchemin datant de l’époque victorienne, une maison en bordure d’eau, cache dans son sous sol, un trésor national. C’est ce que stipulent les « écrits » dont parle Siobaigh avec sa voix nasillarde de constant enthousiasme, crevant à moitié le tympan droit d’une Carter qui commence sérieusement à perdre patience. « Oh, merveilleux, Siobaigh, vraiment. On est à Tenby, il n'y a juste qu'une centaine de maisons construites en bordure d’eau » - sans compter celles qui pullulent çà et là, dans les environs. Les « écrits » n’auraient pas pu se montrer plus exhaustifs ? Carter n’a qu’à penser au bordelais qu’elle boira, assise bien au chaud, lorsqu’elle aura réussi à se sortir de cet enfer bucolique. Après avoir réussi, elle y compte bien, à trouver la bâtisse, à la fouiller de fond en combles et à y trouver le butin décrit si sommairement par ces « écrits » de pacotille. Encore un plan foireux auquel elle prend part, seule, parce que Siward est trop occupé à écumer les cathédrales en passant de la pommade à l’office du tourisme. N’importe quoi. La jeune femme jette un regard circulaire autour d’elle. « Il y en a trois rien que sous mes yeux » - siffle-t-elle, se passant la main libre sur le visage, peu excitée par la perspective du porte-à-porte qui s’offre si complaisamment à elle. « Bon, je vous rappelle ». Le téléphone est glissé dans la poche de sa veste. Ses bottines sont maculées de boue. C’est en clopinant légèrement qu’elle se dirige vers la première maison rencontrée. Bien, s’il le faut, elle racontera quelques bobards pour que le proprio lui donne le droit d’aller sonder sa cave. Sans connotations grivoises, Carter Allen, poétesse du XXIème siècle. (…) « Bonjour » - le ton est mielleux, la mine amène, la poitrine mise en avant, atout séduction censé l’aider à...elle ne sait pas trop mais ça aide souvent à s’attirer la sympathie des hommes qu’elle rencontre. « Je me présente, Carter Allen, je travaille au musée Tudor et, il se trouve, monsieur, que vous êtes propriétaire d’une maison très spéciale» - en quoi ? Elle se le demande bien, vu la bicoque. « Est-ce que je peux entrer, pour vous expliquer tout ça plus en détails? »
.
Revenir en haut Aller en bas

cicero w/Miro

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
WHISPERS DOWN THE LANE ✿ ::  :: RP abandonnés-