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if i fell ♦ Lon

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MessageSujet: Re: if i fell ♦ Lon Mar 8 Juil - 14:38

Avec Evie, il ne connaissait pas la satiété. Il connaissait l'épuisement, le plaisir à l'état pur, la tendresse des caresses plus ou moins chastes d'après l'amour, il connaissait même l'abandon. Le plus pouvoir. Mais jamais la satiété. Même quand il venait juste se caler contre elle, profitant tendrement de l'étreinte de la nuit qui avait accueilli leur fusion, il avait encore envie d'elle, toujours faim. Une faim parfois assouvie au plus tôt, mais souvent remise à plus tard. Une faim toujours présente, quoi qu'il en soit. Il avait parfois le sentiment qu'il ne serait jamais entièrement reput d'elle. Le fait que leur relation dure depuis aussi longtemps tendait également en ce sens. Il ne s'était jamais lassé d'elle et de ses courbes, alors même que leur relation n'était alors encore que sexuelle et cela avait sans doute conduit à la situation actuelle. Pas seulement celle où il en venait à dormir avec elle sans même avoir fait l'amour avant ou à l'appeler au secours comme il appellerait une amie lorsqu'il était dans le besoin, mais aussi là où il tombait peu à peu amoureux d'elle. De ses qualités, comme de ses défauts. De son esprit et de son cœur, comme de son corps... S'il n'avait pas été aussi affamé d'elle, il n'aurait sans doute pas connu toutes ses petites et grandes choses d'elle et il ne serait pas tombé amoureux.

Voilà, peut-être, comment il en était venu à rompre toutes ses règles. Des plus clairement édictées aux plus implicites. Tomber amoureux était ouvertement interdit. Désirer être le seul à posséder l'autre l'était tout autant. Cela faisait partie des règles édictées avec les mots, qui se voulaient plus clairement comprises que toute autre... et donc bien moins subtil que toute autre. Profiter dans le silence de la quiétude d'après l'amour, sans confier quoique ce soit de trop personnel, pour ne pas rendre la chose trop intime... Toujours faire bien comprendre qu'il y en avait d'autres qui vous conduisait dans leur lit, mais ne jamais ouvertement parler des autres, de qui ou de quand... Ne pas se prendre la tête, mais ne pas prendre trop à la légère au risque de s'y perdre... C'était des règles plus implicites, plus complexes dans leur réalisation et leur compréhension, aussi, mais Evie était une des rares à ne jamais avoir eu besoin de traduction. Elle n'avait jamais ressenti le besoin de parler après le sexe, se contentant de grignoter le corps de l'irlandais de ses lèvres. Elle avait toujours réagi comme il l'attendait lorsqu'il avait évoqué les autres, ne montrant qu'à peine sa frustration de ne pas se savoir seule, mais acceptant pleinement le deal. C'était ça, eux. La légèreté qui leur était vitale démontrait aussi un grand sérieux dans leur histoire. C'était une relation qui se voulait douce et agréable, sans prise de tête, mais qui n'excluait pas totalement les émotions. Ils avaient toujours été d'accord sur le principe de non sentiment, mais cela ne voulait pas dire qu'ils niaient que chacun avait sa sensibilité et son ressentit des choses... Evie avait fini par devenir, naturellement, celle avec qui il pouvait parler de tout des plus librement et surtout de leur relation qui n'acceptait que le sexe. Ils pouvaient en parler ouvertement, sans tabou et sans faire du mal à l'autre. Elle avait toujours respecté toutes les règles et avait su imposé les siennes pour que cela soit comme ça, au final. Et c'était sans doute ce qui avait fini par le perdre lui. Evie Baxter était trop parfaite pour lui et sans s'en rendre compte, il était tombé complètement sous son charme. Et il brisa une nouvelle règle en étant celui qui abordait le sujet des sentiments juste après le sexe...

Respectueusement, Evie le laissa parler, lui laissant le temps de tout mettre sur la table, comprenant sans doute l'importance de son aveux et sa nécessité de tout dire qu'il avait ce soir. Si elle devait le repousser ensuite, lui dire que tout était fini, parce qu'il avait brisé toutes les règles, elle lui devait au moins le droit de tout dire. En l'honneur de ce que leur relation avait fini par devenir au fil du temps. En l'honneur de leur amitié. Le passé comme il n'en avait jamais parlé, avec toute la douleur qu'il comportait fut, étonnement, le plus simple à aborder dans tout le propos. Il n'était pas friand des épanchements et s'il lui arrivait d'évoquer - non sans une certaine gêne - la mémoire de son premier amour en présence de sa délicieuse amante, il n'entrait que peu dans les détails. Surtout les détails tristes. Mais il avait besoin de tout dire et il devait donc commencer par le début et c'est en cela qu'il était finalement plus simple de parler de cela. Parce que le passé était fait, les sentiments entérinés. Les sentiments actuels et l'avenir incertain étaient bien plus difficiles à aborder, au final.

Evie l'écouta parler de bout en bout, caressant son dos, prenant sa main dans la sienne, faisant tout pour l'aider à aller au bout, l'encourageant dans ses gestes, plutôt que de le repousser et de l'empêcher de finir. Et pendant une seconde, le cœur de Lon' se gonfla. Et si elle ne le repoussait pas à la fin de son discours ? Et si ses encouragements étaient dans l'attente de pouvoir dire la réciprocité des sentiments ? Non, il ne voulait pas y croire. Il ne voulait pas le rêver. Ça faisait déjà trop mal sans espoir, l'espoir le tuerait sans doute. Il ne devait nourrir aucun espoir, continuer son discours et attendre qu'elle le mette dehors. C'était le deal. Un long silence s'écoula, quand il eut fini de parler et il se demanda qui serait le premier à prendre la suite et à faire ce qu'il fallait faire. Allait-il parvenir à être le premier à bouger ? Allait-il prendre son courage à deux mains et prendre la fuite avant de s'écrouler totalement quand la douleur reprendrait le galop ? Arriverait-il à se donner le dernier coup de pied aux fesses nécessaire ou allait-elle devoir lui dire de dégager pour qu'il aille soulager sa double pleine ailleurs ? Ce soir, il allait perdre le probable nouvel amour de sa vie, le soir même où il avait déjà perdu sa femme. Quelle triste histoire. Quelle pathétique coup du sort. Il choisissait toujours le bon moment pour faire les choses, dites donc.

Et puis Evie prit la parole - enfin - et le cœur de l'irlandais se serra lorsqu'elle souligna le fait qu'ils ne devaient pas tomber amoureux, que le plan était pourtant clair. Lon' ferma les yeux, attendant le verdict qui allait lui briser, une nouvelle fois, le cœur. Bordel, il avait fait ça combien de fois lui-même, repoussant les filles qui étaient tombées amoureuses de lui malgré elles ? Il était un monstre. Parce qu'amoureux ou pas, il leur avait brisé le cœur en brisant leur espoir d'être plus exceptionnelle que les autres. Aujourd'hui, avec Evie, il comprenait parfaitement ce que c'était et sa culpabilité pour elles le frappa de plein fouet, même s'il avait toujours été clair et honnête sur la question et qu'elles savaient parfaitement dans quoi elles s'embarquaient. Pourtant, si les mots d'Evie lui laissait présager le pire, il ne put se retenir de froncer les sourcils quand il sentit le visage de la belle s'enfoncer plus encore contre la peau de son cou, lorsque ses doigts fins et agiles s'enroulèrent autour de ses épaules. Comme si elle ne voulait pas s'éloigner de lui. Comme si elle voulait, au contraire, se fondre encore plus en lui...

Et en une seconde, elle prenait son visage dans ses mains et pressait ses lèvres contre les siennes. Il y répondit et l'approfondit, bien que perdu, ne sachant si c'était un aveu ou le dernier baiser d'adieu du condamné. Puis elle parla - enfin - expliquant ce qui se tramait dans sa jolie petite tête brune. Elle lui avoua que tout ce qu'il avait dit ne lui était pas étranger, faisant la confession de sentiments partagés et Lon' sentit son cœur bondir furieusement dans sa poitrine. Elle éprouvait la même chose. Il lui faisait ressentir la même chose... Evie lui assura qu'elle n'avait pas envie qu'il parte et il ne put retenir son éternel sourire de s'agrandir encore davantage. Elle éprouvait la même chose. Elle avait envie des mêmes choses. Encore une fois, même dans cette optique sans grande idée de l'avenir, même sans savoir où ils voulaient aller, ils savaient qu'ils éprouvaient et avaient envie des mêmes choses. Elle ne lui demandait rien, ne faisait aucune promesse, elle avouait juste un sentiment, comme il l'avait fait. Ils s'étaient pris aux pièges de leur propre jeu et ils en assumaient tous les deux les conséquences, même si c'était ce qui les effrayait le plus au monde, l'un comme l'autre. Une relation sérieuse ? En étaient-ils seulement encore capable ?

Ils n'avaient jamais envisagé ça. Ils n'avaient assurément pas voulu envisager ça. Ils avaient voulu quelque-chose de simple, sans promesses, sans objectifs, sans complications. Ils voulaient prendre du bon temps à deux, sans avoir à assumer les difficultés d'une relation monogame et sérieuse. Et une part au fond de lui savait que s'il avouait ce soir qu'il voulait plus, désormais, c'était parce que l'alcool l'aidait à parler. Parce que le lit sur lequel ils étaient tanguait un peu et que ça n'avait rien à voir avec le fait qu'elle l'avait fait chavirer, il y a quelques minutes. Non, c'était quelque-chose de plus profondément incrusté dans son système sanguin et c'était typiquement le genre de « quelque-chose » qui vous fait dire tout et n'importe quoi le soir venu, vous donne mal à la tête et traîne votre estime de vous-même dans la boue dès le lendemain matin. Il poussa un profond soupir et émit un rire en roulant sur le lit, emportant la brunette avec lui pour la coincer sous lui. Il la regarda un instant dans les yeux avant de l'embrasser de nouveau, picorant son visage, embrassant longuement ses lèvres, glissant une main sous son menton. Arrêtant ses baiser, il soutint le visage de la jeune femme face au sien, souriant à pleine dent. « Demain je serais sobre. Et demain je te dirais la même chose, même si je serais sans doute moins assuré que maintenant. » Il lui sourit tendrement. Tout ce qu'il voulait, s'était garder les choses comme elles étaient actuellement. Douce et simple. Il voulait juste assumer qu'ils s'étaient fait prendre au piège des sentiments. Il ne voulait pas que ça devienne compliqué. Pas quand c'était, justement, parce que c'était simple, qu'il avait perdu pied. « On est pas obligé d'ajouter les complications. On est pas obligé... de commencer à se promettre des choses comme 'ça sera facile' ou 'jamais j'aurais peur de nous'... » Ça c'était des choses impossibles à promettre. Autant rayer de la carte toutes les promesses... Oui mais les règles... Les règles, ils les brisaient... « J'veux dire pas tant qu'on a pas vraiment... vraiment envie de les faire. » Il repoussa une mèche de cheveux de la jeune femme, la glissant derrière son oreille et se fondit dans ses yeux d'azurs. « On a même pas besoin de changer les choses comme elles sont maintenant. J'veux dire... On est bien tous les deux, comme ça, non ? Et puis tant que je sais pas qui tu fréquentes d'autres, moi ça m'convient... pour l'instant j'veux dire... Et moi ça fait des semaines que t'es la seule avec qui je couche... La seule avec qui j'ai envie de faire l'amour... Alors, j'ai pas besoin de changer mes habitudes. J'ai pas besoin d'envisager plus pour l'instant... J'avais seulement besoin que tu le saches. Que tu saches que c'est pas... C'est pas que du sexe pour moi... » Il poussa un nouveau soupir, entre frustration de ne pas savoir quoi faire, maintenant et aise d'être là et que ça soit, encore une fois, facile avec elle, même avec les complications. « Que tu saches ce qui est en jeu pour moi me suffit... Ce que toi tu veux, me conviendra... » Enfin, convenir était un grand mot. Accepter était plus honnête, si elle voulait mettre fin à ça. Si elle ne voulait pas tenter plus.
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MessageSujet: Re: if i fell ♦ Lon Jeu 10 Juil - 4:20

Evie n'était pas vraiment certaine de saisir exactement où il voulait en venir et surtout, elle n'était pas vraiment certaine qu'il soit vraiment apte à lui révéler tout ça. Il avait bu - trop bu - et il allait mal. Ce n'était définitivement pas une bonne combinaison, mais elle sentait malgré tout que ses sentiments étaient authentiques, que ses mots étaient prononcés avec toute la sincérité du monde. Il ne l'aurait sans doute pas fait s'il avait été complètement sobre, mais elle ne pouvait nier le fait qu'il chamboulait tout, que son coeur s'emballait lorsqu'il lui dévoilait les sentiments qui le dévoraient parce que c'était exactement ce qu'elle ressentait, elle aussi. Elle avait su, dès lors qu'ils s'étaient mis tous les deux à enfreindre les règles, que leur relation ne s'arrêterait pas là et qu'elle finirait par vouloir davantage que ce qu'il pouvait bien lui offrir. Elle se rappelait encore de la fois où elle s'était simplement glissée dans ses bras parce qu'elle avait mal au ventre et qu'il était arrivé un peu à l'improviste. Et celle où elle avait quitté les lieux du bal de la St-Valentin pour rejoindre la plage parce que le brun était trop bien entouré. Et puis, ce soir-là resterait sans doute à jamais gravé dans sa mémoire puisque l'animateur était venu la rejoindre un peu plus tard, brisant encore une énième règle non écrite alors qu'il aurait tout aussi bien pu rentrer chez lui sans chercher à la retrouver. Et puis il y avait toutes ces petites attentions, tous ces petits mots qu'ils échangeaient parfois en guise d'encouragement, comme pouvaient le faire deux grands amis de longue date. L'amour, c'était aussi ça. Être en phase avec l'être aimé, savoir apprécier chacun des détails qui faisait de lui un être à part entière. Elle adorait tout de lui, de la façon dont il l'attrapait parfois par les hanches pour l'attirer contre lui à la manière qu'il avait souvent de la regarder, sans parler. Du rire qu'elle parvenait bien souvent à lui soutirer aux regards sérieux qu'il lui offrait lorsqu'il tentait de se montrer raisonnable, sans jamais vraiment réussir.

Elle se mit à rire lorsqu'il la fit basculer sur le dos et elle se mordit la lèvre lorsqu'il plongea un regard brillant dans le sien, sans jamais lâcher ses prunelles azurées. Elle répondit avidement à son baiser lorsqu'il posa enfin ses lèvres sur les siennes, entrelaça l'une de ses jambes avec les siennes alors qu'elle agrippait doucement l'une de ses fesses du bout des doigts pour le ramener encore davantage vers elle. Elle se mordit la lèvre en riant lorsqu'il déposa une myriade de petits bisous un peu partout, frémit en fermant les yeux lorsqu'il captura à nouveau ses lèvres. Ce simple geste faisait naître en elle toutes sortes de sensations alors qu'elle sentait son coeur battre beaucoup plus rapidement et sa respiration s'accélérer. Ses doigts se firent plus taquins contre ses hanches alors qu'elle refusait de le laisser s'éloigner, profitant ainsi de la chaleur masculine. Sourire aux lèvres, mutine, elle tenta d'esquiver ses doigts lorsqu'il les déposa sous son menton, se mit à rire avant de retrouver son sérieux, le bleu de ses yeux planté dans l'azur des siens.  

Elle savait qu'il était sincère et la jeune femme était partagée à la fois entre le désir de lui dire qu'elle l'aimait trop pour le laisser partir - la vérité sans cachotterie, sans tabou aussi - et la peur de ce qui allait venir ensuite. Ce qu'ils vivaient présentement, c'était une histoire d'amour sans complication, une histoire d'amour tellement simple qu'elle avait peur de tout faire foirer comme elle avait si souvent eu l'habitude de le faire. Elle voulait que ça marche, elle voulait qu'ils puissent s'afficher tous les deux dans les rues de Tenby sans s'effrayer à l'idée de ce que les autres pouvaient en penser. Elle voulait que ce soit officiel, elle désirait qu'ils oublient les règles qu'ils s'étaient imposées pour ne plus penser à rien d'autre qu'à ce qu'ils avaient envie de faire, ensemble, mais elle savait bien que c'était un peu plus compliqué que ça. Parce qu'ils étaient un peu paumés, au fond, chacun à leur façon. Lui, il avait perdu son premier amour d'une bien tragique façon alors qu'elle, elle avait dû mettre fin à sa première idylle parce qu'elle n'aurait jamais pu supporter qu'on la fasse passer en premier, avant même la famille. C'était insensé pour elle alors qu'Evie s'était toujours d'abord préoccupée de sa famille et ensuite d'elle-même et de ce qu'elle désirait vraiment. Elle n'avait pas eu la chance d'avoir un père présent dans sa vie - ou du moins, conscient de l'être - et elle n'aurait jamais pu accepter qu'un homme renie son paternel pour elle. Jamais. L'amour qu'elle lui avait jadis porté s'était peu à peu éteint avec le temps parce qu'elle s'était forcée à l'oublier et à passer à autre chose pour ne pas trop avoir mal et surtout, pour ne pas avoir mal trop longtemps.

« Je devrais peut-être t'enregistrer. » fit-elle doucement en se mordillant la lèvre, taquine. « Tu sais, pour être certaine que tu ne changes pas d'avis. » termina-t-elle en riant doucement, enfouissant son visage dans son cou pour y déposer quelques petits baisers avant de plonger à nouveau son regard dans le sien. Délicatement, instinctivement peut-être, ses orteils caressaient doucement le mollet offert de l'irlandais et elle ne s'en rendait pas vraiment compte, occupée à capter tout l'amour qu'il pouvait lui offrir à travers un simple regard. Elle hocha doucement la tête à ses propos, soudain sérieuse alors qu'elle sentait une tonne de petits frissons lui parcourir l'échine. Elle savait que ce serait facile parce qu'ils n'auraient plus besoin de se cacher et ils n'auraient plus non plus besoin d'avoir peur de ce que les gens pouvaient raconter à leur sujet si on les surprenait tous les deux. S'ils formaient un véritable couple, personne ne se formaliserait plus de les voir se promener tous les deux et s'embrasser lorsque l'envie les prenait d'emprisonner les lèvres tant chéries. Elle se sentit frémir lorsqu'il glissa ses doigts près d'elle pour repousser une mèche brune, laissa ses doigts caresser doucement sa nuque en un effleurement constant. « On est bien, comme ça. » avoua-t-elle en un murmure alors qu'elle pressait doucement sa jambe de  la sienne pour qu'il se rapproche encore un peu, sans qu'il n'ait peur de l'écraser de son poids. « Mais Lon' ... » Ce fut à son tour de saisir son menton entre ses doigts alors qu'elle plongeait à nouveau au coeur de ses iris tellement bleus. « Dans la dernière année, je n'ai fait l'amour qu'avec toi. » avoua-t-elle après avoir déposé un baiser léger sur ses lèvres. Elle n'avait pas ressenti le besoin de coucher avec quelqu'un d'autre parce que sa présence seule lui suffisait, mais elle se mordit la lèvre alors que l'image de Kalani s'imposait à son esprit. Pas parce qu'elle avait envie de le voir, pas non plus parce que son coeur était torturé entre les deux, mais principalement parce qu'elle se voyait mal débuter quelque chose avec lui sans le lui avoir dit.

Mais ce n'était pas le moment.

« Ce que je veux, c'est être avec toi. » débuta-t-elle en ramenant doucement sa main contre la nuque du brun. « C'est pas que du sexe pour moi non plus. Ça fait un moment déjà que j'y pense, mais ... Tu te rappelles ce qu'on avait dit. » poursuivit-elle entre deux baisers alors qu'elle emprisonnait l'une de ses lèvres entre les siennes, taquine. Elle adorait ça. Elle adorait cette complicité qui les liait depuis trois ans et même si elle avait l'impression d'avoir perdu beaucoup de temps, trop de temps, elle avait envie de se rattraper et de faire les choses bien. « On avait dit pas de sentiments. » Elle vint mordiller son oreille, les yeux fermés alors qu'elle se cambrait délicatement pour épouser la forme de son corps, pour se serrer davantage contre lui et le sentir tout près d'elle. « Maintenant on sait que les règles du jeu finissent toujours par changer. » Elle parcourut son cou de petits baisers, puis sa mâchoire, là où elle pouvait l'atteindre. « J'ai envie de plus, avec toi. » finit-elle doucement en emprisonnant à nouveau ses lèvres pour l'entraîner dans un doux baiser, les yeux fermés pour profiter au maximum de cet instant. Elle le fit doucement rouler sur le côté pour se blottir dans ses bras, entourant son torse de son bras pour le garder contre lui quelques secondes encore.
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MessageSujet: Re: if i fell ♦ Lon Jeu 10 Juil - 17:46

L'hypothèse d'une situation comme celle-ci l'effrayait depuis si longtemps. Il avait toujours craint ce moment où il serait là, face à une femme et qu'il réaliserait que celle-ci pourrait être l'amour de sa vie. Il avait si longtemps nourrit l'idée que Mara serait son seul et unique amour. Il s'était préparé à cela pendant des années, convaincue qu'il vieillirait avec elle, qu'elle serait la mère de ses enfants, la femme qu'il présenterait toujours fièrement en disant « C'est la mienne ». Et on la lui avait retiré. Un salopard lui avait pris l'amour de sa vie, l'avait détruite et avait laissé les marques d'un massacre et d'une destruction totale de plusieurs existences dans sa tête. Alors naturellement, toute situation similaire par la suite avait transformé Lonán McEinri en une bulle d'inquiétude permanente. Il avait eu peur de tout. Peur d'aimer à nouveau aussi intensément. Peur de trahir la mémoire de son unique amour, devenu premier, mais pas dernier amour. Peur de perdre une nouvelle fois quelqu'un qu'il aimerait déraisonnablement. Peur de se complaire dans une vie de couple dont sa Mara avait été privé. Peur d'avoir droit à cela quand elle n'y avait plus accès. Peur de la perdre... Oui, peur de perdre sa Mara... Quand elle était morte, il s'était promis de ne jamais laisser son souvenir partir, de ne jamais l'oublier. Mais pour fonder une vie intime avec une autre, il lui fallait forcément la laisser partir. Or, il en était incapable et il avait préféré, depuis cinq ans, éviter toute relation trop intime pour ne pas prendre le risque de la perdre définitivement. Sauf que ça n'était pas une vie et ça n'était pas lui rendre justice et il devait juste trouver l'équilibre entre mémoire et avenir... Et quelle femme pouvait supporter ça ? Quelle femme pouvait supporter qu'il ait le visage d'une autre comme fond d'écran de son portable ? Quelle femme pouvait supporter que toutes les photos soient là, dans un meuble ? Pas en vue permanente, mais jamais loin non plus. Tout proche en cas de besoin de la revoir... Partager un homme avec le fantôme de son premier amour n'était pas facile et il avait voulu éviter cela, pour la demoiselle comme pour lui.

Et puis il y avait eu Evie. Evie la belle, la forte, la déterminée. Evie Baxter dans toute sa splendeur. La seule femme capable d'entrer en compétition avec le souvenir de Mara et de le faire avec respect. Elle ne lui reprochait pas l'omniprésence de la femme. Elle ne lui reprochait pas des actes impulsifs dictés par la peine et la colère de sa perte. Elle ne lui reprochait même pas de lui avoir fait l'amour ce soir, alors qu'il s'était complètement alcoolisé, dans l'espoir d'éloigner la douleur de ce triste anniversaire. Elle l'avait accepté, pris comme une marque de confiance. Parce que de toutes les personnes qu'il avait pu appeler en ce soir des plus terribles, il l'avait appelé elle. Il lui avait demandé à elle d'éloigner la peine et de le sauver de sa douleur. Et elle l'avait fait. Oh Evie, tu l'as fait... Tu le fais chaque fois... Elle seule était capable de lutter contre le souvenir envahissant. Elle seule était capable de l'éloigner, tout en continuant de lui témoigner le plus grand respect. Elle seule parvenait à ne pas s'effacer à côté du souvenir, mais à l'éloigner, sans totalement le renier. Avec Evie, Mara était là, dans un coin de sa tête, calme et doucereuse, quand avec toutes les autres, il était en lutte permanente pour ne pas opposer les deux femmes, le match n'aurait pas été égal...

Evie pressa savamment son corps contre celui de l'irlandais, répondant à ses baisers, lui donnant soif de plus. Il frissonna sous ses caresses et ses baisers, savourant chacun, rendant la plupart. Baiser pour baiser, caresse pour caresse. Elle souligna le fait qu'elle devrait l'enregistrer, juste pour être certaine qu'il ne puisse pas rebrousser chemin par la suite et il éclata de rire. Peut-être qu'elle le devrait, oui. Cela lui donnerait sa dose de courage une fois sobre. Ou alors peut-être que non, elle devait le laisser assumer sans pression, afin qu'il puisse assurer en toute sincérité combien il avait réfléchi à sa démarche. Avec un enregistrement, il serait contraint. Sans, elle ne pourrait nier qu'il était l'homme le plus honnête du monde lorsqu'il réitérerait le fait de tomber amoureux d'elle et de vouloir se laisser tomber. « Quand je serais sobre », souffla-t-il entre deux de leurs baisers, « Ou plutôt quand tu seras certaines que rien... » Il embrassa son cou, savourant la douceur de sa peau, ses doigts glissants jusqu'à l'un de ses seins qu'il cajola tendrement, avant de poursuivre, la bouche contre son oreille. « Enfin rien hormis ton corps, ton cœur et ton esprit, ne sera responsable de mes mots. Quand tu sauras que l'alcool n'a plus aucune influence sur moi. Je te le redirais et je te le redirais mille fois, jusqu'à ce que tu en sois si convaincue que tu sauras qu'il m'est précieux que tu me gardes et ne me repousse pas... »

Parce qu'il était fou d'elle. Fou de son corps. Et qu'il devenait peu à peu, complètement fou de son être. Il la désirait déjà, depuis des années. Son corps était une possession qu'il se plaisait à garder jalousement chaque fois que l'occasion lui en était donné. A honorer convenablement pour que nul autre ne lui semble plus digne de le posséder. Mais ça, c'était le mâle en lui qui parlait, l'homme fier de pouvoir faire jouir une femme par sa maîtrise des choses qui la faisaient vibrer. C'était sa virilité et son ego qui s'en plaisait le plus. Parce qu'un homme aimait toujours savoir qu'une femme voulait qu'il la possède. Ego et virilité. Pas forcément cœur. Sauf qu'elle avait capturé son cœur et que depuis lors, ça n'était plus seulement son corps, mais aussi tout le reste qu'il voulait posséder jalousement. Perdu et jamais aussi certain d'être sur le bon chemin. Il la voulait, toute entière et il voulait qu'elle le veuille, tout entière. Et cela lui faisait peur, mais lui offrait un cocon confortable aussi. Ça n'était pas le plan, elle avait raison. Ça n'était pas dans les règles. C'était même contre les règles. Mais même s'il était effrayé par cela soixante-dix pourcent du temps, le reste du temps - surtout quand il goûtait sa chaleur confortable ou se perdait dans la profondeur de ses iris azurés - il savait plus que personne que sa place pouvait très bien se trouver là et qu'il avait envie de se battre pour mériter cette place particulière. Parce que s'ils le faisaient, il devrait lutter, il le savait. Lon' n'était pas le seul à avoir des démons à combattre pour pouvoir créer une relation amoureuse stable. Evie avait les siens et il devrait les affronter, même si elle ne s'en rendait pas compte pour l'instant.

Alors il le disait, encore et encore, parce qu'il était fou d'elle. Et parce qu'elle avait raison lorsqu'elle disait qu'ils étaient bien ensemble, dans cette situation, l'un contre l'autre, à se taquiner, se chercher, se rassurer... s'aimer ? Et parce qu'elle avouait qu'il avait été le seul homme à la toucher ainsi depuis un an. Le seul à l'avoir posséder. Et parce qu'elle voulait - elle aussi - être avec lui et que ça n'était pas que du sexe, que ça n'était plus qu'une histoire de sexe, depuis longtemps déjà. Et parce que son cœur battait la chamade à l'idée qu'elle puisse changer d'avis, avouant avoir commencé à y penser depuis longtemps, mais lui rappelant les règles qu'ils avaient tous deux brisées une à une.

Lonán sourit, tendre et amusé, alors qu'elle le faisait glisser contre lui. « J'ai démissionné de la police parce que suivre les ordres et les règles sans sourciller me semblait devenu impossible. Parce que certaines règles ne méritaient plus pour moi d'être respectées... J'avais le choix entre démissionner et laisser d'autres les faire respecter... ou les briser aussi... » Comme Dwight l'avait fait, quand il avait laissé sa soif de vengeance prendre le pas sur le flic et qu'il avait utilisé les moyens que possédait la police de Galway pour retrouver le coupable et assouvir sa propre idée de justice. Lentement, il embrassa le cou d'Evie, son épaule, glissant sa langue sur son flanc, jusqu'à ses hanches, savourant sa peau, s'en délectant. « Je ne démissionnerais pas avec toi... », souffla-t-il en empruntant le chemin du retour, baiser après baiser, jusqu'à sa bouche. « J'ai joué et j'ai perdu », souffla-t-il avec un sourire, prenant appuie sur ses avant-bras pour la regarder, le corps pressé contre celui de la brunette. « Je crois que je ne suis pas très bon pour les jeux aux règles trop strictes... Même quand c'est moi qui en ai établi la plupart... » Lon' posa son front contre celui de la brune un instant, avant d'y déposer ses lèvres. « Dors maintenant, amante de mon cœur et passe une bonne nuit », dit-il en passant un bras autour de sa fine taille, trouvant sa position pour dormir avec elle tout contre lui. « Demain est le jour où je te dirais que je suis tombé amoureux de toi. Il serait dommage que tu dormes à ce moment-là parce qu'un idiot un peu trop alcoolisé t'as épuisé et empêché de dormir toute la nuit... »
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MessageSujet: Re: if i fell ♦ Lon Sam 12 Juil - 5:57

Lon' allait la perdre. Il n'avait qu'à effleurer son corps du bout de ses doigts, ses lèvres et son cou des siennes pour la rendre folle et faire naitre en elle un millier de sensations. Elle se cambra légèrement contre lui lorsqu'il caressa son sein de sa main, frémit à ses paroles alors qu'elle enfouissait ses lèvres dans son cou pour l'embrasser encore et ne plus jamais le quitter. « Je n'ai pas envie de te repousser. » murmura-t-elle tendrement à son oreille alors qu'elle serrait davantage son corps contre le sien, glissant sa main contre son épaule et dans son dos pour l'attirer encore plus contre elle. Elle se sentait perdre pied lorsqu'elle était avec lui, elle se sentait tomber follement amoureuse de lui et même si ce sentiment était extrêmement agréable, même si les petits papillons qu'elle avait dans le ventre battaient fortement des ailes pour la mener bien au delà de ce qu'elle avait pu imaginer, elle se connaissait suffisamment pour savoir qu'elle avait toujours été réfractaire aux relations amoureuses stables depuis sa rupture. Parce qu'elle avait trop peur de souffrir encore. Parce qu'elle avait peur d'abandonner son coeur et son être tout entier à un homme qui ne saurait pas trop quoi en faire et qui prendrait tout d'elle pour la jeter, quelques mois après. En manque d'amour depuis toujours, ou presque, Evie avait beaucoup de mal à gérer ce genre de relations, comme si, pendant longtemps, elle ne s'était pas accordé le droit d'être réellement amoureuse, de faire passer ses propres envies et ses désirs avant ceux des autres. Comme si aimer était pour elle un droit auquel elle n'aurait jamais accès parce qu'elle ne savait pas comment faire. Elle n'avait jamais su comment aimer et elle savait qu'elle avait beaucoup blessé Kalani dans le passé, lorsqu'elle oubliait de le rejoindre alors qu'ils avaient prévu une belle soirée, lorsqu'elle l'appelait à la dernière minute pour annuler une sortie alors qu'elle préférait rester au chevet de sa petite soeur, enrhumée.

Mais c'était différent, désormais. Parce qu'elle avait mûri, parce que sa famille n'avait plus autant besoin d'elle qu'auparavant. Evie avait l'impression désagréable de perdre beaucoup d'importance à leurs yeux, mais en réalité, c'était simplement parce qu'ils se mettaient à grandir aussi et à vouloir voler de leurs propres ailes. C'était encourageant, en un sens, puisque s'ils se cherchaient encore un peu, ils avaient plus ou moins trouvé leur voie et leur grande soeur était tellement fière d'eux pour ça. Tout ce qu'ils faisaient ne la rendait pas toujours fière, mais elle pouvait dire qu'elle avait bien rattrapé le coup avec eux, en général. Elle avait donc un peu plus de temps à consacrer à elle-même et à son bonheur, mais comme elle ne l'avait jamais vraiment fait, elle avait peur de tout faire foirer, encore une fois.

Elle ferma les yeux en se mordillant doucement la lèvre lorsque les lèvres du brun se posèrent dans son cou, sourit et se tortilla légèrement lorsqu'il laissa plutôt sa langue parcourir son flanc jusqu'à sa hanche, lui soutirant une myriade de petits frissons qu'elle ne parvenait pas à contrôler, bien malgré elle. Elle put ainsi plonger à nouveau son regard dans le sien lorsqu'il revint à sa hauteur, après l'avoir embrassée. Elle n'avait pas envie qu'il l'abandonne et c'était sans doute cette peur-là qui l'empêchait encore de lui dire à quel point elle était folle de lui. Elle le croyait, pourtant, même si elle ne comprenait pas vraiment ce qu'il lui trouvait,lorsqu'il lui disait qu'il était tombé amoureux d'elle, mais elle avait besoin d'un peu de temps pour bien assimiler tout ce qu'il lui avait dit et pour faire le point sur sa propre vie, à l'aube d'un grand changement. Evie n'avait pas spécialement peur de l'inconnu, mais elle aimait bien ses petites habitudes et elle appréciait tout particulièrement la vie sans complications. Ce ne serait pas compliqué, avec lui, puisqu'elle se savait sur la même longueur d'onde que son partenaire, mais elle savait aussi qu'elle était généralement assez douée pour rendre compliqué ce qui ne l'était pas de prime abord, en particulier lorsqu'on parlait de relation amoureuse. C'était le genre de choses auxquelles elle préférait ne pas réfléchir en ce moment même, d'autant plus que le corps de l'irlandais la faisait frémir dès lors qu'il se rapprochait un peu plus ou qu'il caressait du bout des doigts une parcelle de peau qu'il était en mesure d'atteindre.

Coincée entre ses bras, son front contre le sien, elle sourit à ses paroles, vint effleurer ses lèvres des siennes avec tendresse. « On a eu beaucoup de mal tous les deux, je pense. Je m'y tenais depuis quatre ans, mais toi ... » Elle plongea son regard  bleu dans le sien. « Toi tu changes tout. » avoua-t-elle en un murmure, fermant les yeux lorsqu'il déposa un baiser contre son front. Un sourire amoureux, doux, étira ses lèvres et elle se blottit davantage contre lui, posant sa tête contre son torse en fermant les yeux. « Dors bien, toi aussi ... » murmura-t-elle doucement en relevant simplement le menton pour embrasser la courbe de sa mâchoire du bout des lèvres. Elle se blottit davantage contre lui en riant, glissant délicatement ses lèvres sur son torse avant de relever les yeux vers lui. « Je ne voudrais rater ça pour rien au monde. » Elle entrelaça l'une de ses jambes aux siennes afin d'être un peu plus confortable, la tête posée contre son torse alors qu'elle refusait de quitter ses bras. Les yeux fermés, Evie ne mit pas longtemps à s'endormir, épuisée malgré les révélations du brun. À dire vrai, elle était rassurée. Elle était rassurée de voir qu'il partageait exactement les mêmes sentiments et les mêmes envies qu'elle et elle était heureuse de voir qu'ils pourraient désormais tenter d'avancer à deux. Lorsque les bras masculins de Lonán l'entouraient comme ils le faisaient maintenant, elle avait l'impression de pouvoir défier toutes les catastrophes du monde, comme si plus rien ne pouvait plus jamais lui arriver parce qu'elle se trouvait dans ses bras. Et ce moment de paix et d'apaisement suffit à la tirer dans les bras de Morphée.

Ce fut les rayons du soleil, filtrant doucement à travers les rideaux fermés de la pièce, qui la réveillèrent ce matin-là et elle finit par ouvrir un oeil, bien malgré elle, alors qu'elle redressait un peu la tête pour observer l'heure qui se trouvait sur le réveille-matin. Il était encore trop tôt et elle vint se blottir dans les bras du brun, profitant une nouvelle fois de la chaleur que le corps masculin pouvait lui procurer. Elle embrassa doucement son torse, son épaule et son cou pour le réveiller tendrement, les yeux toujours fermés alors qu'un sourire délicat ornait ses lèvres. « Bon matin ... » murmura-t-elle doucement lorsqu'il eut enfin ouvert un oeil, venant embrasser paresseusement et tendrement ses lèvres alors qu'elle caressait, du bout des doigts, l'épaule et le flanc qui lui étaient offerts.
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MessageSujet: Re: if i fell ♦ Lon Mar 29 Juil - 11:44

Lon' n'était plus sûr de grand-chose depuis sa fuite en avant loin de Galway et encore plus en amour. Pourtant, avec Evie, il recommençait à comprendre ce que c'était d'être sûr. Sûr de pouvoir être heureux. Sûr d'avoir des sentiments, terrifiant et désirés. Sûr de pouvoir être à nouveau cet homme, comblé par l'amour et prêt à tout pour sa dulcinée. Il était sûr aussi que ça ne serait pas facile. Sûr qu'il faudrait se battre. Mais sûr comme jamais qu'il voulait se battre. Il voulait Evie Baxter, plus qu'il n'avait jamais voulu depuis Mara. Cela valait bien la peine de se battre, non ? Elle ne voulait pas qu'il s'en aille et il voulait rester. C'était tout ce qu'il leur suffisait pour être heureux. Il n'avait pas besoin de lutter grandement pour cela. Et c'était un bon début. Le reste viendrait plus tard, à un rythme qu'ils affectionneraient tous les deux. Le rythme de croisière dont ils avaient besoin pour s'apprivoiser autrement que comme simplement deux amants, mais comme un véritable couple. Un couple... Cela semblait encore étrange dans sa tête, comme l'idée qu'Evie puisse être désormais présenter comme sa petite amie. Est-ce que c'est ce qu'ils étaient ? Des petits amis ? Amants n'étaient plus suffisant, mais petite amie ? Vraiment ? Compagne ? Non, tout semblait encore trop bizarre. C'était Evie, son Evie. Oui, cela semblait bon : « son Evie ». Comme pour tout ce dont ils avaient parlé, c'était suffisant pour l'instant... au moins jusqu'à demain.

Elle l'avouait aussi, elle avait perdu le jeu. Quatre ans à tenir le cap, quatre ans à n'être que des amants, sans tenir plus rigueur du reste, sans exclusivité et sans contraintes. Et puis ils s'étaient perdus, l'un comme l'autre... ou peut-être s'étaient-ils simplement trouvés. Ils étaient tombés amoureux et elle avait tout changé dans sa décision de vie, comme il avait tout changé dans la sienne. Ensemble, ils avaient décidé de faire le choix d'abandonner le train de vie choisi pour plonger ensemble dans l'inconnue : la rédemption amoureuse.

Ils se blottirent l'un contre l'autre en s'embrassant, n'aillant nullement besoin de chercher pour savoir comment se placer pour être bien. Ils se connaissaient l'un l'autre mieux que personne et ils savaient comment se fondre l'un dans l'autre. Parfois, Lon' avait l'impression qu'ils étaient fais pour les étreintes, qu'ils se correspondaient parfaitement, même en terme de câlins serrés et confortables. Le corps d'Evie se lovait parfaitement contre le sien et son poids était parfait pour lui, assez présent pour qu'il sage même dans son sommeil quand elle était contre lui et quand elle ne l'était pas, mais si légère qu'il pouvait la garder dans ses bras, sur lui, pendant des heures, des jours entiers. Elle, rien que pour lui et lui, rien que pour elle. C'était un rêve assez doux. Elle lui souhaita de bien dormir, lui aussi et il sourit, en enfonçant la tête dans les cheveux bruns de son amante. Doucement, elle se fondit un peu plus contre lui encore, entremêlant leurs jambes, embrassant son torse et il s'endormit rapidement sous ses caresses et son parfum, complètement hypnotisé par sa chaleur et sa douceur. Son Evie, son doux rêve.

Le réveil le lendemain, bien qu'agréable par la manière, fut pourtant loin du couché idyllique que Lon' avait eu. Lorsqu'il émergea sous les baisers chauds de la brunette, il sourit, malgré la douleur lancinante dans sa tête. L'abus d'alcool n'était peut-être pas aussi visible que ça dans son comportement, Evie l'ayant grandement aidé à se dégriser, mais le mal du lendemain était bien là. Une fanfare des plus désorganisée jouait fortement la mélodie de la bière dans sa tête et son foie n'était plus qu'un amas douloureux sur lequel le poids d'Evie n'arrangeait que peu l'affaire. Les caresses matinales de la brune aidaient un peu, mais n'étaient pas suffisant pour qu'il ne souffre pas terriblement de la lumière filtrant à travers ses paupières pourtant closes.

Parce qu'il était masochiste... ou parce que voir Evie était définitivement toujours plus attirant que de garder les yeux clos, même avec la douleur de la lumière, il finit par ouvrir les yeux, clignant plusieurs fois des paupières en sentant la douleur progresser le long de ses nerfs optiques. « Bon matin », murmura Evie alors qu'il parvenait enfin à garder un œil ouvert, luttant toujours pour l'autre. « Quelque-chose comme ça », souffla Lon' en capturant ses lèvres, avant de laisser sa tête retomber sur l'oreiller. Sa main libre vint trouver le chemin vers sa tête, sur laquelle il appuya vainement, comme si cela pouvait soulager la douleur. Un gémissement s'échappa de ses lèvres. Bon point, il n'en était pas rendu au point de vouloir vomir. Mauvais point, la moitié de son corps le faisait souffrir atrocement, sa tête et son foie en tête de file. « Bonjour à toi... »
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MessageSujet: Re: if i fell ♦ Lon Mer 30 Juil - 19:11

La jeune femme s'était attendue à ce que son partenaire ait un réveil plutôt difficile vu tout l'alcool qu'il avait pu ingérer, le soir d'avant, mais elle sourit en le voyant doucement émerger du sommeil au sein duquel il avait été plongé depuis les dernières heures. Délicatement, elle repoussa de son nez le drap qui le recouvrait pour venir parcourir la peau de son torse de petits baisers délicats. Elle le vit lutter contre le sommeil, tout à coup, le sentit bouger légèrement sous elle alors qu'il gardait les yeux fermés. Doucement, elle posa les yeux sur ces traits qu'elle aimait tant, sur cette barbe naissante et sur cette mâchoire qu'elle adorait. Ainsi à demi réveillé, il était tellement beau. De toute façon, Evie le trouvait toujours séduisant et elle retira doucement sa jambe, enlacée aux siennes, afin de lui laisser un peu plus de liberté de mouvement. Elle dormait toujours mieux lorsqu'elle était dans ses bras et lorsqu'elle pouvait se blottir contre lui dans son sommeil. La raison lui apparaissait évidente, bien sûr, puisque cette impression de sécurité permanente ne la quittait plus lorsqu'elle était avec lui. Elle se sentait bien et elle n'avait tout simplement pas envie de le quitter, d'autant plus qu'ils n'avaient pas suffisamment dormi. Si Lon' s'était endormi rapidement lorsqu'ils s'étaient blottis l'un contre l'autre, Evie avait eu un peu plus de mal à trouver le sommeil, perturbée par les paroles du brun et par tout ce que ses mots pouvaient bien signifier. Il lui avait paru tellement sincère, tellement amoureux et pourtant, elle ne réussissait pas à calmer cette petite voix dans sa tête qui lui hurlait qu'il était ivre et qu'il ne pensait pas vraiment tout ce qu'il avait pu lui dire. Elle espérait de tout son coeur que son discours ne changerait pas lorsqu'il se réveillerait, mais elle avait gardé les yeux ouverts de longues minutes après qu'il se soit enfin abandonné au sommeil, incapable de s'endormir. Tendrement, elle avait caressé les cheveux bruns, s'était doucement blottie contre lui. Et puis, elle s'était aussi laissée aller et ses paupières s'étaient enfin fermées pour ne s'ouvrir qu'au matin.

Elle eut un petit sourire en coin lorsqu'il vint emprisonner ses lèvres entre les siennes, répondit tendrement à son baiser en glissant les doigts le long de sa nuque. Elle aurait presque pu avoir pitié de lui et compatir à son malheur si seulement l'alcool n'avait pas été en cause ! Désormais, elle avait plutôt envie de rire et elle vint effleurer sa joue de ses lèvres pour le taquiner alors qu'il avait visiblement du mal à s'extirper des bras de Morphée. « Tu deviens vieux, pour faire des excès de la sorte. » blagua-t-elle avant de capturer à nouveau ses lèvres pour l'embrasser, glissant un genou de chaque côté de ses hanches alors qu'elle se hissait délicatement sur lui. Elle put ainsi admirer le haut de la silhouette de son partenaire alors que le bas de leurs deux corps était encore dissimulés sous les draps et les couvertures. Elle se mordit la lèvre, vint l'embrasser tendrement, une nouvelle fois, avant de laisser ses lèvres glisser le long de sa mâchoire, dans son cou, tout contre son épaule et sur le haut de son torse. Lorsqu'elle se redressa lentement, elle se mordit à nouveau la lèvre, lui vola un rapide baiser avant de s'extirper de ses bras et du lit pour enfiler une culotte, sans même lui laisser le temps d'oser un geste pour la retenir.

« Tu restes ici, d'accord ... ? Je reviens. » Elle lui sourit, taquine, avant de sortir de la chambre en refermant doucement la porte derrière elle, la laissant malgré tout entrouverte. Elle passa une main dans ses cheveux bruns, sourit en voyant le bordel qu'ils avaient fait le soir d'avant. Plusieurs vêtements traînaient ici et là dans l'appartement et elle frissonna, frigorifiée maintenant qu'elle avait quitté la chaleur de ses bras. Elle enfila donc la première chose qui lui tomba sous la main : le tee-shirt du jeune homme. Elle le lui rendrait, bien sûr, mais elle devait simplement s'absenter un petit moment et elle ne voulait pas avoir froid, d'autant plus qu'elle adorait revêtir un morceau de vêtement imprégné de son odeur à lui, de son parfum. Elle se dirigea ensuite vers la machine à café afin de leur préparer chacun une tasse, qu'elle ramena dans la chambre, quelques minutes plus tard. Elle déposa les breuvages brûlants sur la petite table de nuit, vint retrouver son homme afin de lui voler un nouveau baiser, rapide. « Allez ... Il faut sortir du lit, fainéant. » avoua-t-elle doucement en riant et en le chatouillant du bout de son nez. « Le café va te faire du bien. » Elle s'était pourtant rapprochée de lui, effleurant son cou de son souffle, caressant le haut de ses fesses du bout des doigts, sans vraiment s'en rendre compte. Elle aurait bien passé toute la journée au lit avec lui si c'était possible et elle ne se lassait ni de ses baisers, ni de ses caresses, ni de sa présence.
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MessageSujet: Re: if i fell ♦ Lon Jeu 31 Juil - 1:16

Les lendemains de ce triste anniversaire... Lon' les connaissait bien. Il n'en était pas fan du tout, mais cela était le prix à payer pour sa veine tentative annuelle de noyer momentanément la douleur. Heureusement, cette année, il avait eu Evie. Ça lui avait évité de se siffler encore trop de verre avant qu'on le déloge de sa chaise et ça lui avait permis de passer la meilleure soirée d'anniversaire possible de ses cinq dernières années. Et avoir Evie contre lui au réveil aidait un peu aussi, même si le martèlement permanent dans sa tête et la bamboula dans ses tripes ne pouvaient être effacé ni par le parfum de la brune, ni par ses tendres petits baisers, pourtant destinés à lui faire penser à toute autre chose.

Se moquant ouvertement de lui, Evie lui rappela qu'il se faisait vieux désormais pour les excès de la sorte et il grogna de frustration... et de plaisir, alors qu'elle l'embrassait tendrement en venant se positionner à califourchon sur lui. « Moque toi jeune fille ! Tu auras « mon âge », plus vite que tu ne le penses. Et on verra ce que tu diras alors de ma vieillesse », dit-il avant que leurs bouches ne se fondent encore l'une contre l'autre. Puis naturellement, comme si souvent entre eux, les baisers devinrent plus profond, les caresses s'adjoignirent, alors que les mains de l'irlandais dérivait sur les cuisses fermes de son amante, s'octroyant le droit de capturer ses fesses. Les baisers d'Evie dérivèrent le long de sa peau et il s'en délecta, caressant sa peau, tout en luttant corps et âme pour s'imprégner d'elle et non des relents tortueux de la veille.

Et puis sans qu'il n'y comprenne rien, la brune était partie, se pavanant dans la chambre à moitié nue, puis en culotte, avant de s'enfuir en lui demandant juste de ne pas bouger. Il la regarda partir bouche bée, n'ayant pas vraiment compris à quel moment elle l'avait assez embrumé pour pouvoir s'enfuir et le laisser dans cette... délicate posture qui était sienne désormais. « Evie tu... te fous de moi... » demanda-t-il à... et bien au vide, la jeune femme ayant déserté. Lentement, les yeux du brun dérivèrent vers son entrejambe couverte, sous laquelle il restait néanmoins difficile de cacher les effets des petites caresses matinales de celle qui avait fait chavirer son cœur. Se laissant retomber sur l'oreiller, il ferma les yeux en grognant. « Elle se fout de moi ! », valida-t-il en priant pour que le sommeil revienne. Evie Baxter était une douce torture, qui pouvait se montrer, parfois, terriblement sadique... Et il était fou de cette femme...

Les minutes s'égrainèrent sous le bruit des activités de la brunette dans la cuisine et elle revint bientôt dans la chambre, intimant qu'il était tant de sortir du lit. Grognant une nouvelle fois, il vint s'asseoir contre la tête de lit, alors qu'elle se réinstallait contre lui, jouant de caresses et baisers. Sans rien répondre, Lon' l'observa, se délectant de la vue merveilleuse de la jeune femme blottit dans son T-shirt. Aucune autre femme n'avait pu faire ça sans qu'il râle depuis Mara. Du moins pas comme ça. Cici prenait parfois ses T-Shirt ou ses pulls quand elle avait la flemme de trouver les siens ou qu'elle avait trop froid à la maison, mais c'était sa soeur et elle le faisait principalement au nom du partage fraternel. Evie... A bien y réfléchir, Evie avait toujours été la seule qu'il avait permis de se blottir dans ses vêtements, si ça n'était pas lui qui en avait habillé la demoiselle. Il lui appartenait de la sorte depuis bien plus longtemps qu'il ne le pensait, il fallait croire. « Que faire si je n'ai pas envie d'aller travailler et que je veux rester dans ce lit avec toi jusqu'à demain ? », demanda-t-il plus pour la forme que pour vraiment avoir une réponse. Doucement, il traça du pouce une ligne allant du col du T-shirt, jusqu'à son sternum, avant d'enrouler ses doigts autour de l'un de ses seins. « J'ai besoin de ça pour partir », dit-il en tirant un peu sur le tissu, avant de retrouver la courbe de sa poitrine sous sa paume, sa bouche dérivant sur sa clavicule. « Et je ne suis pas certain de pouvoir te le retirer sans... perdre totalement pieds. »

Elle assurait que le café lui ferait du bien, mais le café était la dernière de ses priorités pour l'heure. Surtout quand elle jouait ainsi avec sa peau et le laissait en faire de même avec la sienne. Non, attends ! Il y a quelque-chose que je dois faire avant tout ! Comme réveillé par une impulsion électrique, il s'écarta un peu d'elle, assez pour pouvoir voir son visage tout du moins et emprisonna le menton d'Evie entre son pouce et son index, forçant son visage à se mettre en face à face du sien. Il sourit tendrement et plongea son regard dans le sien. « Tout ce que j'ai dit hier. Je le pensais. Je te veux. Je te veux toi et je ne veux personne d'autre. Je suis... Tu m'as fait tomber amoureux de toi, Evie Baxter et je veux qu'on essaye quelque-chose. Je veux qu'on continue à être bien ensemble, mais je veux pouvoir t'avoir rien que pour moi et te tenir la main dans la rue et t'embrasser et te dire combien tu es belle et me moquer totalement du regard des passants, parce que tout ce qui compte pour moi c'est que tu saches quels sont mes sentiments et combien tu me fais du bien. Et j'arrive même pas à croire que j'arrive à te dire tout ça sans bégayer, parce que jusqu'à hier, j'étais terrifié à l'idée que cela te fasse fuir. »

Voilà ! C'était dit et pensé au centuple et il était assez sobre maintenant pour qu'elle ne puisse pas accuser l'alcool et soit certaine de ce qu'il disait. Sans l'alcool, il n'aurait probablement jamais osé le lui dire, mais maintenant que les mots étaient sorti une première fois et qu'il savait comment elle y avait réagi, tout semblait beaucoup plus clair et plus simple. Il pouvait le lui dire cent fois si elle en avait besoin pour être convaincue. « Et maintenant je sens qu'il va être très dur de partir d'ici parce que tu vas me sauter dessus et O'Ma va me tuer d'être en retard... », ajouta-t-il en rigolant.
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MessageSujet: Re: if i fell ♦ Lon Sam 2 Aoû - 2:45

« Hum ... Tu appelles à ton travail et tu dis que tu as attrapé un vilain rhume, que tu vas faire peur aux auditeurs avec ta voix ... ? » proposa-t-elle avec un petit sourire alors qu'elle se blottissait contre lui et qu'elle frémissait sous la caresse délicate de son partenaire. Lorsqu'il captura l'un de ses seins, toutefois, elle inclina légèrement la tête vers l'arrière en se mordant la lèvre, les doigts crispés sur l'épaule du brun. « Lon' ... » Elle avait fermé les yeux sous les baisers dans son cou, sentait tout son être s'enflammer alors qu'il caressait à nouveau l'un de ses seins, sous le tissu du tee-shirt. Ses paroles, tout près de son oreille, avaient eu l'effet escompté et cette fois, la jeune femme prenait totalement conscience du fait qu'elle ne le laisserait pas partir maintenant. Elle avait laissé ses doigts parcourir la peau nue, glisser le long des omoplates, effleurer son torse, ses côtes. Si elle avait dissimulé ses courbes sous le tee-shirt masculin, Lonán, lui, était complètement nu et elle comptait bien profiter encore un peu de la chaleur de ses bras.

Pourtant, alors qu'elle s'apprêtait à emprisonner ses lèvres entre les siennes pour l'embrasser, le brun changea d'attitude, se redressa légèrement afin de l'obliger tendrement à le regarder. Elle se sentit chanceler sous les paroles du brun alors qu'elle ne s'était pas attendue à les entendre aussi tôt. Elle sentait les battements de son coeur s'accélérer alors que sa poitrine se soulevait rapidement à chacune de ses inspirations, restait presque totalement immobile sous les mots d'amour de celui qu'elle aimait depuis longtemps déjà. Elle savait ce que ses mots signifiaient et même si elle était persuadée de ressentir exactement la même chose, elle refusait de le lui dire maintenant. Parce qu'elle ne voulait pas qu'il croit qu'elle répétait les mots uniquement pour lui faire plaisir, juste parce qu'elle n'avait pas le courage de lui dire la vérité. Elle voulait qu'il sache qu'elle était sincère, du début à la fin, et son regard brillant d'amour en était une preuve de plus alors qu'elle plongeait ses prunelles azurées dans le clair des siennes. Pour la première fois depuis longtemps, elle n'allait pas fuir. Elle n'allait pas fuir parce qu'elle se sentait en sécurité avec lui, parce qu'elle se sentait à sa place lorsqu'elle se trouvait dans ses bras. Il avait ce don tout particulier d'effacer les soucis d'un baiser et d'apaiser l'âme d'une caresse, elle serait folle de ne pas l'aimer. Elle prit conscience trop tard de ses doigts qui s'étaient enfoncés dans l'épaule de son partenaire lors de son discours et elle desserra doucement sa prise, effleurant délicatement l'endroit du bout des doigts pour se faire pardonner. Il voulait l'exclusivité et elle était prête à tout, prête à lui offrir tout ce qu'il lui demandait.

« J'ai envie de tout ça, aussi ... » murmura-t-elle avant de rompre la distance qui les séparait pour l'embrasser ardemment. Et pourtant, ce fut le brun qui la repoussa doucement pour se mettre à rire, lui spécifiant qu'il devait se rendre au travail et que son patron - et meilleur ami - ne supporterait pas son retard, encore moins son absence. La jeune femme fit la moue et le repoussa délicatement pour qu'il s'allonge à nouveau et qu'elle puisse glisser un genou de chaque côté de ses cuisses, un petit sourire taquin aux lèvres. Lorsqu'elle vint capturer ses lèvres, ce fut pour l'entraîner dans un baiser passionné et langoureux. Ses doigts pressèrent sa peau sous le désir qui grimpait rapidement en elle et Evie se mordit la lèvre lorsqu'elle rompit le baiser, plongeant à nouveau son regard dans le sien.

« J'ai une idée pour que tu ne sois pas trop en retard. » murmura-t-elle contre son oreille, dont elle mordilla tendrement le lobe, avant de se redresser, toujours à califourchon sur lui, pour retirer lentement le tee-shirt de son partenaire. Elle l'avait enfilé rapidement pour ne pas avoir froid, mais l'excuse ne valait plus rien maintenant que son corps tout entier s'était embrasé sous leur étreinte.

Elle se mordit la lèvre, se redressa en attrapant sa main pour l'inciter à la suivre. Elle retira sa culotte avant de quitter la chambre, vint plaquer Lon' contre le mur du couloir afin de lui voler un baiser, jusqu'à ce qu'elle sente tout contre elle le désir pressant - et évident - de son partenaire. Ses doigts s'y attardèrent quelques brèves secondes et Evie l'entraîna à sa suite, jusqu'à la salle de bain. À tâtons, elle trouva la douche, y pénétra la première avant de l'attirer contre lui. Là, seulement, elle s'abandonna totalement à une nouvelle étreinte, les yeux clos, étouffant quelques gémissements dans le creux de son cou, contre ses lèvres.


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