AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez| .

Soyons extraordinaires ensemble, plutôt qu’ordinaires séparément [Jackson & Savannah]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : cam'tagada
TES DOUBLES : Shea H. Taylor
TON AVATAR : Yvonne Strahovski
TES CRÉDITS : avatar by TAG
TA DISPONIBILITE RP : En recherche de RP :) N'hésitez pas à me MPotter !

Intrigue + Amanda + (Théodore)

RAGOTS PARTAGÉS : 4114
POINTS : 366
ARRIVÉE À TENBY : 14/04/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 31 ans (1er Mai)
CÔTÉ COEUR : Célibataire
PROFESSION : Chirurgienne
REPUTATION : C’est la fille ainée des Cartwright, celle qui suit Liam et l’a aidé à prendre soin de leurs frères et sœurs. C’est une jeune femme brillante, elle est résidente en chirurgie à Swansea ! Et elle a eu une petite fille récemment, seulement… Vous savez sans doute qu’elle s’est séparée de son fiancé, récemment. Oui, Aldaric Daire. Le psychologue.



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Soyons extraordinaires ensemble, plutôt qu’ordinaires séparément [Jackson & Savannah] Mer 21 Mai - 2:11

Jackson & Savannah ❥ Soyons extraordinaires ensemble, plutôt qu’ordinaires séparément.  


Ce matin là, sur la table de la salle de repos, je sculptai un ananas dans l'espoir vain que ça réveillerait mon cerveau. Etrangement ce qu'il en résulta ressemblai à un bébé. Je dis étrangement, mais ça ne l'était pas tant que ça. La grossesse et son défilé d'hormones chamboulait tout ! J'avais rendez-vous pour ma première échographie dans quelques jours, et j'angoissai à l'idée même d'y aller seule. Regarder ce moniteur concrétisant tout ça était au dessus de mes forces, cela ne ferait que me rappeler ma solitude. « Bah dis donc, c'est mignon ça ! On dirait un bébé ! Aldaric et toi vous etes enfin décidé à sauter le pas ? » demanda une infirmière qui passait dans la pièce chercher le repas d'un patient. Très fin sa remarque ! Le hic était que personne à l'hopital ne connaissait ma situation actuelle, par rapport à Aldaric. Pour eux je passai quelques jours chez une amie juste pour que l'on se fasse des soirées entre filles, et non parce que je ne savais plus rentrer chez moi tellement cette maison me rappelais ce que j'avais perdu. Je fis alors semblant de ne rien entendre et continuais ma sculpture. Un jour il faudrait bien que j'avoue tout à mes collègues, elles ne goberaient plus longtemps mes découchages répétés et mes yeux cernés par la fatigue.

Un bourdonnement sourd empli la pièce : c'était mon bipper. En revanche mon cerveau n'était toujours pas réveillé, un problème pour le patient. * Purée mais ils savent pas appeler quelqu'un d'autre pour une fois ?! * Je n'étais pas la seule à etre de garde, et pourtant c'était toujours moi que l'on appelait la première ! Au fond c'était ma faute puisque j'étais encore en chirurgie générale, ce qui voulait dire que quel que soit l'état du patient arrivant, je serais capable de le soigner et de le diagnostiquer. Contrairement à d'autres médecins ou chirurgiens qui devaient appeler les spécialistes pour confirmer ou infirmer leur diagnostic. La cardiologie était sans doute mon domaine de prédilection, mais faire ça toute ma vie m’embêtait un peu. Tant d'autres spécialisations étaient intéressantes : la neurochirurgie ou la médecine d'urgence me plaisaient bien aussi.

Je me dirigeai à l'entrée pour attendre l'ambulance, vêtue de ma tenue de chirurgie. Ces vêtements là n'étaient pas forcément les plus sexy à vrai dire mais entre cette dernière et l'habituelle blouse blanche  je préférai encore la blouse courte et le pantalon bleu. Une infirmière vint me rejoindre pour m'assister, le cas semblait plutôt préoccupant selon elle. Ou elle voulait me surveiller au cas où je m'écroule de fatigue, à voir. « Merci Sara, je sens qu'on va avoir du pain sur la planche ! » lui confiai-je avec un sourire des plus aimables tandis que l'ambulance s'arretait devant nous. Les deux ambulanciers en sortirent pour ouvrir les portes arrières et laisser le troisième sortir.  Celui-ci ventilait le patient à la main, pressant un petit ballon au dessus de son visage pour l'aider à respirer. Tout semblait normal jusque là, sauf quand il leva la tete – certainement pour indiquer les circonstances de l'accident et ce qu'il avait fait sur place – et montra son joli minois. Mon cœur entama une course effrénée dans ma poitrine, comme si il voulait sortir de là pour exposer ma surprise aux yeux de tous. Ma bouche s'entrouvrit, et je restai clouée là, incapable de faire quoi que ce soit. Tout mes souvenirs d'enfance revenaient alors que je le dévisageai. « Jackson ?! » demandai-je dans un souffle. Un large sourire étira mon visage, bien sur que c'était lui ! Je n'aurais jamais pu me tromper sur un visage aussi familier, même si la dernière fois que je l'avais vu nous avions dix ans. « Qu'est-ce que tu fais là ? »  repris-je les bras pantelants. Pour une surprise c'en était une ! Mes rêves me faisaient parfois entrevoir nos retrouvailles, comme si je savais qu'un jour le destin nous rapprocherait de nouveau.
©clever love.

_________________

You're my little star ♡
» La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul.. •• unbreakable.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar
Invité


MessageSujet: Re: Soyons extraordinaires ensemble, plutôt qu’ordinaires séparément [Jackson & Savannah] Sam 24 Mai - 18:05

« Allez, j'ai vraiment besoin que tu me remplaces sur un de mes quarts », soupira Jackson face à son partenaire. « T'as déjà déménagé dans une autre ville, non, tu sais comment c'est ! Toute la paperasse, les rendez-vous dans les institutions qui ferment à dix-sept heures officiellement, mais toujours avant seize heures trente... » L'homme au volant le regarda avec un air des plus ahuris qui fit sourire le brun malgré lui. « Okay, laisse-moi deviner, t'es originaire de Tenby ! C'est bien ma veine. » Les deux hommes éclatèrent de rire, avant de se stopper en tournant au coin de la rue qu'on leur avait indiqué dans l'appel. « Bon et bien au boulot ! », souffla le néo-zélandais en ouvrant la porte de l'ambulance.

Et c'était parti. En une seconde, le visage du jeune homme changea, ainsi que toute son attitude corporelle. L'homme replié négligemment sur le siège passager de l'ambulance disparut pour laisser place à un homme à la posture droite, précis dans ses gestes et dans ses mots. En moins de dix minutes, la patiente était stabilisée autant que possible et enfournée dans l'ambulance. Le collègue de Jackson prit les reines du véhicule et fila à travers la ville toutes sirènes hurlantes, alors que le jeune homme s'occupait de la patiente à l'arrière. Ventilation, okay ! Médicamentations, okay ! Rythme cardiaque ? Rapide, mais sinusal... okay ! Mais ça n'allait pas durer. « On devrait déjà être en salle de déchoc' ! », cria-t-il à son acolytes qui répliqua qu'ils y seraient dans dix minutes. « Je peux t'en fournir que huit, mon pote ! »

Et le temps fila, les secondes comptées par l'un, comme par l'autre des ambulanciers et c'est toujours sirène hurlante que le véhicule stoppa devant l'entrée des urgences. Jackson ouvrit les portes avant même que la voiture soit stabilisée et détacha le brancard avec rapidité alors que les médecins se précipitaient pour le sortir. « Femme de quarante-trois ans, renversée par une voiture... », commença-t-il à énumérer... « Jackson ?! » Il se figea en une seconde, posant les yeux sur la source de l'interpellation. « Savannah... », murmura-t-il doucement, avant de sourire de toutes ses dents. « Qu'est-ce que tu fais là ? » Il voulait lui répondre, vraiment, mais là, ils avaient un travail à faire. « Je suis heureux de te revoir Savannah. » Même s'il aurait aimé lui apprendre sa présence dans d'autres circonstances, son cœur se gonflait quand même de bonheur à la joie de revoir enfin en vrai son visage angélique et il lui semblait impossible de s'arrêter de sourire, mais... La patiente, souffla une voix dans tête. « Mais heu... on parlera un peu plus tard, tu veux bien ? », demanda-t-il avant de tourner son regard sur n'importe quel autre professionnel autour d'eux, pour se concentrer sur son job. « Tension en chute libre, rythme cardiaque au-delà des cent vingt. Probable hémorragie interne. On l'a rempli avec deux poches déjà... » et il continua d'énumérer les gestes, les constantes, jusqu'à ce qu'il ait tout donné et laissé l'équipe médicale prendre la relève. « Je reste dans le coin », promit-il à sa meilleure amie d'enfance juste avant de la voir disparaître derrière les portes battantes.

Il soupira, légèrement dépité. Il avait envisagé tant de manières de lui annoncer sa présence. De la réunion de rencontre avec l'équipe du projet, à la rencontre après un coup de téléphone totalement impromptue. Il n'aurait jamais pensé le faire en coup de vent autour d'une patiente en train de s'enfoncer... « Et merde ! », murmura-t-il en contemplant les portes.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : cam'tagada
TES DOUBLES : Shea H. Taylor
TON AVATAR : Yvonne Strahovski
TES CRÉDITS : avatar by TAG
TA DISPONIBILITE RP : En recherche de RP :) N'hésitez pas à me MPotter !

Intrigue + Amanda + (Théodore)

RAGOTS PARTAGÉS : 4114
POINTS : 366
ARRIVÉE À TENBY : 14/04/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 31 ans (1er Mai)
CÔTÉ COEUR : Célibataire
PROFESSION : Chirurgienne
REPUTATION : C’est la fille ainée des Cartwright, celle qui suit Liam et l’a aidé à prendre soin de leurs frères et sœurs. C’est une jeune femme brillante, elle est résidente en chirurgie à Swansea ! Et elle a eu une petite fille récemment, seulement… Vous savez sans doute qu’elle s’est séparée de son fiancé, récemment. Oui, Aldaric Daire. Le psychologue.



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Soyons extraordinaires ensemble, plutôt qu’ordinaires séparément [Jackson & Savannah] Jeu 29 Mai - 2:24

Mon esprit, totalement embrumé par cette rencontre surprise, ne parvenait pas à se concentrer suffisamment pour s'occuper de la patiente. Si bien que je n'avais pu m’empêcher d'interpeller celui que je prenais pour mon ancien ami d'enfance. Meilleur ami aurait été un terme plus approprié, quoi que ça n'était pas assez fort selon moi pour qualifier notre relation. Si je m'étais laissée aller j'aurais certainement fondu sur place, laissant toute barrière matérielle se dissoudre pour que mon esprit vagabonde dans les plaines et foret de Nouvelle-Zélande. Une bombe, voilà l'effet que cela me faisait. Mon prénom sonnait comme une douce mélodie dans sa bouche. Celui-ci était aussi le nom d'une ville, et lorsque nous étions enfants, lui et moi nous bercions d'illusions en pensant s'en aller là-bas pour des vacances ensemble.

Jackson me rappela à l'ordre, lui aussi semblait ravi seulement la patiente sur le brancard paraissait au plus mal. Je mis donc tout ça de coté pour écouter son discours avec attention, mon cerveau se remettant en marche à vitesse grand V. Après l'énoncé des symptômes je le qualifiai rapidement d'un faible « Bon réflexe ! » par rapport aux gestes qu'il avait déjà effectué sur la patiente. J'ignorais depuis toute ces années qu'il était dans le même domaine que moi, comme quoi le destin faisait parfois bien des choses. Du moins pour ceux qui ne voyaient pas cela comme une superstition. « C'est un SDRA, continuez de le ballonner jusqu'en salle de déchoc' et je l'intuberai. » SDRA, pour ceux qui ne connaissaient pas, c'était le syndrome de détresse respiratoire aigue dont était atteinte cette patiente d'à peine 43 ans. Ce n'était pas un age pour mourir. Elle avait encore tellement de choses à réaliser, tellement de mots à dire. Je m'emballai, due à l'impulsion d'un possible nouveau départ grâce à Jackson. Quand la petite tribu arriva au bout du couloir je me retournai vers le beau brun à l'autre extrémité pour lui lancer un sourire gracieux, puis je retournai à mes occupations. Nous allions nous revoir, c'était ce que j'avais compris. Tandis que cette patiente avais besoin de moi dans l'immédiat. Après plusieurs essais d'intubation j'optai pour une trachéotomie sur place. Aucune autre solution ne s'offrait à moi et la tension de cette patiente était dangereusement basse malgré les culots de sang et de sérum salé que nous lui faisions passer le plus vite possible. « Bippez Socker, ou Hawkins pour qu'ils réservent un bloc et réparent les dommages internes. » dis-je à l'interne qui m’assistais. J'aurais bien opéré moi-même mais j'étais affectée aux urgences et donc, je devais y rester pour traiter tout les cas qui se présenteraient.  Lorsque l'assistance respiratoire fut branchée je pus enfin me concentrer sur les autres dommages : des contusions et plaies assez profondes qui nécessiteraient des points de suture, une fracture possible de l'humérus et une hémorragie interne, détectée en tâtant son abdomen distendu.

« Je te la laisse alors, je vais prendre une petite pause, les urgences sont calmes » C'était finalement Hawkins qui avait répondu le premier à son bipper. Les constantes de la patientes continuaient à s'écrouler mais seule la chirurgie permettrait d'arreter cette hémorragie interne. En outre ce n'était plus de mon ressort, j'avais stabilisé la patiente au mieux aux urgences, avais fait le dossier et toute la paperasse, donner des instructions quant à son traitement et ce qu'elle avait... La totale. « Ouais c'est ça, tu crois que Sara ne m'a pas raconté ce qui s'était passé tout à l'heure ? Petite cachotière ! » Je me retournai d'un coup alors qu'il disparaissais dans un ascenseur avec le lit de la patiente. Hawkins avait beau être un super chirurgien, il avait la langue bien pendue. « C'est un ami ! » dis-je comme pour me justifier. Personne ne savait pour ma rupture avec Aldaric, les ragots que l'on pouvait propager ne m'aideraient pas à retrouver un semblant de stabilité.

« Jacksooooooooon » criai-je en voyant le jeune homme de dos. Je courus en sa direction et lui sautai dessus. Il n'avait pas beaucoup changé, c'était toujours le petit garçon à la fois timide et très entreprenant que j'avais connu. Le sentir dans mes bras me donnait des ailes. Dans une période pareille il était comme un phare au milieu de la nuit, une bouée de sauvetage jetée à la mer. Un espoir nouveau... « Tu ne peux pas savoir comme tu m'as manqué ! » finis-je par dire après l'avoir bien étouffé en l'enserrant dans mes bras.

_________________

You're my little star ♡
» La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul.. •• unbreakable.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar
Invité


MessageSujet: Re: Soyons extraordinaires ensemble, plutôt qu’ordinaires séparément [Jackson & Savannah] Jeu 29 Mai - 22:28

C'est d'un pas lent et lasse que Jackson prit la direction du comptoir des urgences avec le dossier ambulancier de la patiente. Il commença à remplir les formalités qui le concernaient sur le dossier de la patiente et prit le temps de ranger son matériel, attendant Savannah. Il allait devoir lui expliquer bien des choses, il le savait, parce qu'elle ignorait même jusqu'alors qu'il avait suivi la même voie qu'elle pour ses études. Enfin la même voie... à quelques détails près et de manière sans doute moins valorisante. Car oui, si dans le diagramme de la chaîne alimentaire médical, il restait au-dessus des infirmières et des ''simples'' ambulanciers, il n'en restait pas moins en dessous des médecins et des chirurgiens. Peu importe qu'à bien des égards, il soit bien meilleur praticien que certains dans le cas fatidique de l'urgence vitale. Les qualités ne comptaient pas ici, seul le statut avait son importance. Enfin bref, cela n'avait jamais gêné Jackson. Il n'avait pas choisi ce métier pour la notoriété, tout comme il n'avait jamais choisi la célèbre télékinésie, si valorisé dans le monde des super héros, comme pouvoir favori. Il faisait son travail parce qu'il aimait ce qu'il faisait, qu'il voulait sauver des vies et être utile et c'était toujours plus valorisant que d'être capable d'envoyer une poutre à la face de ses ennemis à la seule force de sa pensée.

Poussant un soupir, il referma le dossier qu'il venait de signer et secoua la tête lentement, de gauche à droite. « T'en a trop pris, mon vieux », soupira-t-il pour lui-même, avant de tomber sur le regard interrogateur de l'infirmière derrière le bureau. « Du gratin dauphinois ! », précisa l'idiot en hochant la tête. « C'est l'avenir si vous voulez mon avis ! Les pommes de terre et la tome fraîche ! Un vrai délice. On en oublierait vite que c'est vraiment lourd et que ça vous tombe sur l'estomac comme une chape de plomb ! Mais c'est vraiment bon et ça vous nourrirait n'importe qui ! Oh et j'allais oublier les lardons ! Les lardons dans le gratin dauphinois, c'est primordial ! Ça sale naturellement le tout et ça vous change une vie... » Et il se tut tout d'un coup, voyant l'infirmière le regarder d'une manière de plus en plus étrange, comme s'il était un alien ou peut-être une étrange sorte de loutre qui n'avait rien à faire là... « Okay, je me tais », murmura finalement l'homme, pour elle comme pour lui. Il fallait vraiment qu'il arrête. Et puis, il fut sauvé...

« Jacksooooooooon » Cette voix. Cette façon de prononcer son nom, avec la plus grande tendresse et l'excitation complète. C'était elle, c'était tout ce qui lui avait manqué pendant toutes ses années. Alors, l'ambulancier spécialisé se retourna vivement, juste à temps pour la réceptionner alors qu'elle se jetait dans ses bras. Et l'odeur fruité de la jeune femme le frappa de plein fouet, alors que ses cheveux blonds valsaient autour d'eux dans la précipitation, chatouillant ses narines et ses paupières. Elle lui avoua combien il lui avait manqué et il sourit contre son oreille, la serrant plus fort dans ses bras. « J'en ai une petite idée », avoua-t-il en se sentant totalement ridicule, mais avec tant de sincérité que ça lui piquait le cœur. « Tu m'as manqué aussi. »

Puis elle commença à se détacher de son étreinte et il la lâcha rapidement, la laissant se libérer de son emprise comme elle le voulait. Il joua d'un pied sur l'autre, passant une main dans ses cheveux, la regardant des pieds à la tête. Elle avait tant changé. L'adolescente qu'il avait quitté était devenue une femme magnifique. Ça il le savait déjà - bien sûr - il avait vu - ou plutôt scruté pendant des heures - sa photo d'identité dans le dossier du projet, mais ça ne valait rien comparé à ce qu'elle était en vrai. Ce pétillement dans son regard, cette lueur de joie, ce sourire... mon dieu ce sourire. Il lui avait tant manqué, comme tout le reste. Il sourit doucement, fourrant les mains dans ses poches. « Et bien Cartwight ! Dois-je t'appeler Docteur, maintenant ? Ou est-ce que ma Savi est encore là sous cette blouse ? » Nouveau malaise pour Sully ! Il réalisa soudain le double sens de cette dernière question et se mit à rougir des pieds à la tête. « Je veux dire... tu sais je... enfin, voilà... Comment ça va ? » Bien Jackson, bravo ! Change de sujet !
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : cam'tagada
TES DOUBLES : Shea H. Taylor
TON AVATAR : Yvonne Strahovski
TES CRÉDITS : avatar by TAG
TA DISPONIBILITE RP : En recherche de RP :) N'hésitez pas à me MPotter !

Intrigue + Amanda + (Théodore)

RAGOTS PARTAGÉS : 4114
POINTS : 366
ARRIVÉE À TENBY : 14/04/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 31 ans (1er Mai)
CÔTÉ COEUR : Célibataire
PROFESSION : Chirurgienne
REPUTATION : C’est la fille ainée des Cartwright, celle qui suit Liam et l’a aidé à prendre soin de leurs frères et sœurs. C’est une jeune femme brillante, elle est résidente en chirurgie à Swansea ! Et elle a eu une petite fille récemment, seulement… Vous savez sans doute qu’elle s’est séparée de son fiancé, récemment. Oui, Aldaric Daire. Le psychologue.



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Soyons extraordinaires ensemble, plutôt qu’ordinaires séparément [Jackson & Savannah] Jeu 29 Mai - 23:57

Ses mots résonnaient comme une douce mélodie dans mon esprit : « Tu m'as manqué aussi ». Quatres mots si simples qui résumaient des années d'absence. Oui je lui avais manqué, oui il avait du ressentir comme moi un grand vide lorsque nous nous étions quittés sur le seuil de la maison familiale où il venait me rendre visite si souvent, vide comblé lorsque j'avais rencontré Aldaric. Ou du moins partiellement comblé, et maintenant c'était à nouveau un vide sans fin dans mon cœur. Je me demandais même quand est-ce que je finirais d'en baver à cause de cette histoire. La crème glacée n’arrangeais rien, et soudain en pensant aux kilos que cette satanée crème pouvait donner, j'eus peur que Jackson ne remarques mon petit bidon dont les courbes commençaient à s'accentuer. Pourquoi cette peur si soudaine d'ailleurs ? Il était mon meilleur ami, il comprendrais... Enfin peut-être que les choses changeraient. Pour le moment je savourais nos retrouvailles et cessais de me poser ces questions. Sa veste, au toucher granuleux, me rappela qu'il était ambulancier, tout comme lui me rappela que j'étais médecin. Les yeux pétillants de joie je me reculai un peu pour le regarder, le tenant toujours dans mes bras. « Cartwright ? Je t'interdit de m'appeler Docteur ou Cartwright, à moins que tu ne veuilles que je t'appelles Tac ! » dis-je en lui donnant une petite tappe sur l'épaule, faussement indignée. Tic et tac, nos surnoms débiles du primaire. Cela montrait à quel point nous étions fusionnels à l'époque. Sa maladresse me fis rire, même si j'avais compris ce qu'il voulait dire. De ce point de vue là il n'avait pas changé non plus. « Hé Tac, on peux jouer à Colin Mayard s'il te plait. Allez dis oui dis oui ! » mimai-je. Nous devions avoir cinq ans lorsque je lui avais rétorqué ça, il ne savais pas vraiment ce qu'étais le jeu, et je lui avais expliqué. Après ça lui aussi m'avait instruit sur les jeux qu'il pratiquait habituellement. Bref, Tic et Tac, Rik et Rok, Fox et Rouky... Si jamais vous ne connaissiez pas, l'addition de tout ces couples « mythiques » donnait une amitié à toute épreuve, même plus que de l'amitié si vous vouliez mon avis. Jamais je n'avais retrouvé la même complicité, même avec Aldaric.

« Je veux dire... tu sais je... enfin, voilà... Comment ça va ? » précisa-t-il. Je souris à nouveau, le regardai dans les yeux et y décelai un jeu ne sais quoi trop craquant. Quelque chose avait changé, c'était évident. Quand à savoir quoi, c'était une autre histoire. « Ta Savi est encore sous cette blouse, ne t'inquiètes pas » Et il y a même plus que ta Savie, il y a un bébé aussi. Non ça, ce n'était pas à dire pour le moment... « Oui je sais. Tu n'as pas changé. Sinon moi ça va, à peu près... Beaucoup de boulot en ce moment ! D'ailleurs tu as eu un super réflexe tout à l'heure en la remplissant, tout le monde n'y aurait pas pensé. » le complimentai-je. Il avait certainement sauvé la vie de cette patiente, il pouvait en être fier. En tout cas le fait qu'il soit ambulancier me faisais espérer que nous nous verrions souvent. Mon cœur retrouva un rythme normal. J'avais l'impression que sa venue anesthésiait la douleur qu'avais pu laisser Aldaric dans mon esprit. D'ailleurs cela devait faire au moins trente secondes que je n'avais pas pensé à lui, un record depuis ce fameux soir où il m'avait dit qu'il était gay. « Et toi, qu'est-ce que tu fais à Tenby ? Je te croyais en Nouvelle-Zélande ! » demandai-je en déserrant mon étreinte. Il avait un effet apaisant, comme si nous avions encore cinq ans et que les problèmes des adultes ne nous touchaient pas encore. "Tu n'es pas devenu apivore quand même ?!" fis-je en riant de plus belle. Je savais qu'il ne l'était pas, mais j'avais entendu parler d'une épidémie de personnes qui mangeaient des abeilles en Nouvelle-Zélande, si bien qu'elles disparaissaient peu à peu. Bizzarre...

_________________

You're my little star ♡
» La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul.. •• unbreakable.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar
Invité


MessageSujet: Re: Soyons extraordinaires ensemble, plutôt qu’ordinaires séparément [Jackson & Savannah] Dim 8 Juin - 23:33

Jackson avait grandi avec elle, vécu tant de choses avec elle et avait tant souhaité en vivre encore tant d'autres. Ils étaient jeunes lorsqu'ils s'étaient quittés définitivement, les parents de Savannah ayant décidé de déménager loin de la Nouvelle Zélande. Et les deux jeunes avaient tout fait pour rester en contact le plus longtemps possible. Mais les amitiés longues distances, comme les relations amoureuses, finissent toujours invariablement par s'effriter et alors même que le jeune homme n'avait jamais cessé de penser à sa meilleure amie, il avait complètement perdu le contact avec elle, essayant de deviner sa vie sans oser retrouver le lien. Qu'aurait-elle pensé s'il avait tenté de lui téléphoner, comme ça, juste pour entendre sa voix, après tant d'année ? Il n'avait pas eu le courage et sa vie avait été si compliqué par ses amours déçu et sa paternité imposée, qu'il avait trouvé mille et un prétexte pour expliquer pourquoi il ne devait pas reprendre contact. Pourtant, l'occasion avait fini par se présenter, bien trop belle pour être ignoré, bien trop naturelle pour être spolier. Non, il avait eu une chance et dans la conjoncture qui avait suivi, ne pas la prendre aurait été la pire des choses.

Voilà comment il s'était retrouvé là, aujourd'hui, à l'écouter lui dire qu'il n'avait nullement le droit de l'appeler par son nom, ni par son titre, sous-entendant qu'elle devait rester Savannah dans sa bouche, ou Savi à la rigueur... Du moins il espérait que c'était ce qu'elle voulait dire. Parce que son imitation de la manière dont elle lui parlait quand ils étaient tout gosse tendait à prouver qu'elle voulait son meilleur ami, pas Sully, l'ambulancier. D'ailleurs, elle lui assura que sa Savi était encore là sous cette blouse et il sourit, un peu penaud du double sens de cette phrase, mais très heureux de savoir qu'elle était réellement heureuse de voir son ancien meilleur ami ici. Il n'aurait pas supporté qu'elle lui en veille d'avoir choisi d'être muté ici. Et puis cela aurait rendu tout si compliqué. Car il ne devait pas oublier qu'il n'était pas là par hasard, mais bel et bien parce qu'il avait été intégré au projet. Un projet top secret dont ils ne devaient parler à personne. Et bien sûr, un projet qui était si secret, qu'une fois signé, ils ne pouvaient se défiler pour des futilités. Le retour en arrière était impossible dans le cas où deux partenaires ne s'entendraient pas... même si - dans le cas le plus mauvais, où elle aurait été en colère de le savoir ici pour ça - il doutait qu'ils puissent réellement en venir à se faire la guerre au-delà du supportable. Lui en tout cas en aurait été bien incapable.

Elle me félicita pour mon action « héroïque » auprès de la fameuse patiente que j'avais ramené et je me contentais de hausser les épaules. « Tu sais comment c'est ! Dans ce boulot, il suffit de savoir ce qu'il se passe pour savoir comment y remédier. N'importe qui d'un tant soit peu intelligent aurait fait les bons gestes après avoir identifié les bons symptômes et émit le bon diagnostic. » Bon, c'est vrai, il n'était pas non plus un simple ambulancier, mais possédait une formation qui le rendait bien meilleur dans le domaine de l'urgence que la plupart des professionnels, mais il n'allait pas s'en vanter non plus, il n'avait jamais été du genre à se mettre ainsi en avant. Puis elle lui demanda ce qu'il faisait à Tenby, faisant un trait d'humour sur son régime alimentaire et s'éloignant de lui et Jackson réalisa alors qu'ils étaient toujours dans les bras l'un de l'autre jusqu'à maintenant. Perdu dans ses magnifiques yeux pétillants, il n'avait même pas réalisé comme leurs corps avaient été attirés l'un par l'autre et ne s'étaient pas quittés. Un peu mal à l'aise, il se gratta l'arrière de la tête, avant de secouer la tête. « Ça, ce sont des hoax, tu sais... enfin je veux dire, des histoires, des rumeurs idiotes qui traînent sur internet. Il doit bien y avoir un ou deux fêlés au régime alimentaire douteux, mais ça n'est en aucun cas une mode chez nous », assura-t-il avant de fourrer ses mains dans ses poches, réalisant qu'il les passait un peu trop nerveusement sur son visage ou l'une sur l'autre. « En fait, j'ai eu une opportunité très intéressante dans le coin et je me suis dit que ça serait bien de... changer un peu d'air. J'avais fini par faire le tour d'Auckland et comme maman profite de sa retraite pour faire des voyages entre copines, je me suis dit qu'une nouvelle aventure, comme celle qu'on m'a proposée, pourrait vraiment être une chance à ne pas laisser filer. Et j'avoue qu'avoir l'occasion de te recroiser... Et bien c'était... cool... Enfin je suis heureux de te revoir, quoi... » Il n'était pas certains de vouloir parler - encore - des vraies raisons. Bien sûr, il n'avait pas non plus l'intention de les cacher indéfiniment à Savannah - surtout pas à elle - mais pour le moment, personne ici ne connaissait son passé, ce à quoi il avait survécu et le traumatisme que cela avait engendré. Très peu de personnes savaient même pour sa petite fille... Il fallait dire aussi qu'il n'avait que peu de connaissances dans cette ville pour le moment. Bref, il ne voulait pas redevenir tout de suite « l'ambulancier qui a survécu à une fusillade » et il ne voulait surtout pas être « le père célibataire » aux yeux de Savannah. Pas pour le moment. Pas par honte de sa fille. Plutôt par honte de combien il avait été idiot pour se laisser entrainer dans une relation comme celle qu'il avait eu avec la mère de son petit ange. Et puis il ne pouvait pas lui dire clairement pour l'offre qu'il avait reçue. Pas alors qu'ils étaient entourés de pleins de gens qui ne devaient pas savoir de quoi il parlait. Peut-être que Savannah comprendrait. Ou peut-être pas. Bah, de toute manière, ils allaient avoir le temps pour en parler. « Mais et toi, qu'est-ce que tu... qu'est-ce que VOUS devenez ? », demanda-t-il avec un enthousiasme retrouvé. « Les Cartwright sont-ils encore tous à Tenby ? »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : cam'tagada
TES DOUBLES : Shea H. Taylor
TON AVATAR : Yvonne Strahovski
TES CRÉDITS : avatar by TAG
TA DISPONIBILITE RP : En recherche de RP :) N'hésitez pas à me MPotter !

Intrigue + Amanda + (Théodore)

RAGOTS PARTAGÉS : 4114
POINTS : 366
ARRIVÉE À TENBY : 14/04/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 31 ans (1er Mai)
CÔTÉ COEUR : Célibataire
PROFESSION : Chirurgienne
REPUTATION : C’est la fille ainée des Cartwright, celle qui suit Liam et l’a aidé à prendre soin de leurs frères et sœurs. C’est une jeune femme brillante, elle est résidente en chirurgie à Swansea ! Et elle a eu une petite fille récemment, seulement… Vous savez sans doute qu’elle s’est séparée de son fiancé, récemment. Oui, Aldaric Daire. Le psychologue.



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Soyons extraordinaires ensemble, plutôt qu’ordinaires séparément [Jackson & Savannah] Mer 11 Juin - 23:54

Jackson & Savannah ❥ Soyons extraordinaires ensemble, plutôt qu’ordinaires séparément.  


« Tu sais comment c'est ! Dans ce boulot, il suffit de savoir ce qu'il se passe pour savoir comment y remédier. N'importe qui d'un tant soit peu intelligent aurait fait les bons gestes après avoir identifié les bons symptômes et émit le bon diagnostic. » Il avait beau être modeste, Jackson avait contribué pour une grande part dans la guérison de la patiente. C'était ça, de sauver des vies. Chaque jour j'essayais de prendre le recul nécessaire, si bien que je ne me rendais pas forcément compte de l'ampleur de ce que nous faisions. Et lorsque nous nous rendons compte de ça, la plupart des soignants prennent peur car cela inclus énormément de responsabilités. Enfin la plupart du temps tout se passe bien. Depuis le début de la semaine j'avais perdu un unique patient, alors que je l'opérais d'une malformation cardiaque congénitale. Le petit Thomas avait 8 mois, et rien qu'à imaginer la taille minuscule du cercueil dans lequel ses parents devraient le mettre les larmes me montaient aux yeux. Aucun parent ne devrait avoir à enterrer son enfant.

Quand l'ECP parla d'opportunité intéressante, je fronçai les sourcils. Des « opportunités » comme il le disait si bien, il n'y en avait pas des tas... professionnellement parlant il n'y avait qu'un salaire mirobolant ou un essai clinique à la pointe de la technologie pour amener un mec de Auckland jusque Tenby. Le truc c'est qu'il ne savait pas que c'était à Tenby que j'avais déménagé, dans mes souvenirs. « Moi aussi je suis heureuse de te revoir. On pourra... reprendre là où on s'était arrêté à Auckland. J'espère... » soufflai-je sans pouvoir quitter ses yeux emplis d'émotions. « Et, cette opportunité, ce ne serait pas par rapport à James Livingston ? » demandai-je au cas où ce serait ça. Cette histoire me trottait encore dans la tête comme si c'était hier que j'avais quitté le programme. « Tu es sur que ça va ? T'as l'air bizarre tout à coup... » Ma main se faufila dans ses cheveux, avant de descendre effleurer sa joue dans un geste d'une tendresse infinie. Ce n'était pas de la maladresse ou quoi que ce soit d'autre, c'était juste... un je ne sais quoi très étrange qui me faisait croire que Jackson avait quelque chose sur le cœur. Il ne voudrait  peut-être pas m'en parler, j'oubliais que nous venions tout juste de nous retrouver après plus de quinze ans de silence radio, mais ces quinze ans semblaient ne jamais avoir existé. « Mais et toi, qu'est-ce que tu... qu'est-ce que VOUS devenez ? Les Cartwright sont-ils encore tous à Tenby ?  » Non, sérieusement ? Un bail que nous ne nous étions plus vus et voilà que Jackson me parlait de... ma famille ? « Oui on est tous là ! Liam s'est marié à une jolie blonde et il est papa de trois petits monstres, d'ailleurs je suis souvent fourrée chez lui !  Neelah se remet d'une rupture, pour Abby tout baigne, Shelley est en stage au studio de radio du coin, Matthew vient de fêter ses 18 ans et les petits vont à l'école. Tout va bien en gros ! » énumérai-je en pensant à chaque membre de la fratrie. « Mais on va quand même pas rester plantés là, je veux que tu me racontes tout ce qui s'est passé à Auckland depuis que je suis partie. Et surtout, faut que tu me racontes ce que TOI tu as fait depuis ! » Je pris sa main et l'emmenai avec moi marcher un moment. Sachant que j'allais certainement rester avec Jackson plus que cinq minutes, j'avais dis à l'infirmière de garde de me bipper dès que quelque chose n'allait pas. Ainsi je pourrais me balader dans le parc jouxtant l’hôpital pour que ce soit plus discret, étant donné que si il me confirmait son appartenance à l'essai clinique de James, personne ne devrait nous entendre.
©clever love.

_________________

You're my little star ♡
» La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul.. •• unbreakable.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar
Invité


MessageSujet: Re: Soyons extraordinaires ensemble, plutôt qu’ordinaires séparément [Jackson & Savannah] Lun 23 Juin - 16:27

Jackson n'était pas le genre d'homme qui se prenait pour un dieu parce que son travail consistait à sauver des vies. Il pouvait dire, en toute honnêteté, qu'il était bon dans ce qu'il faisait et qu'il avait un bon instinct de nature, mais il devait aussi tout à sa formation. Il était très bon, parce qu'il savait raisonner avec la somme de ses connaissances et les bons gestes appris auprès d'instructeurs valeureux. Ça n'était pas pour autant qu'il allait bomber le torse et dire « regardez comme je suis beau et fort ». Non, ça n'était vraiment pas son genre. Et le système hiérarchique de l'hôpital avait même tendance à l'agacer au plus haut point. D'accord, un chirurgien était bien plus qualifié que lui pour stopper réellement une hémorragie et il était clair qu'il était lui-même incapable de faire une appendicectomie. Mais dans l'urgence, quand il fallait agir au mieux pour transporter un patient audit chirurgien, il était bien plus qualifié, parce que sa formation avait entièrement été axée sur l'urgence. Malheureusement, il avait déjà eu affaire à la présence d'un « médecin plus haut gradé » sur une intervention ou deux et il pouvait dire qu'à chaque fois, c'était l'égo dudit grand homme qui avait fait diminuer les chances du patient. Tout ça parce que « monsieur n'était pas un boucher et que monsieur agissait avec style », oubliant que dans un restaurant bondé, la priorité était à la stabilisation pour évacuation, pas à la perfection stylistique... Enfin bref.

Savannah fronça les sourcils lorsque Jackson lui parla d'opportunités et il comprit qu'elle faisait les bons liens. Mais elle parla d'abord de combien elle était heureuse de le revoir et de son fort désir de reprendre leur histoire où elle s'était arrêtée à Auckland. Le brun sourit, baissant les yeux en se grattant l'arrière de la tête. « Je craignais... Je craignais un peu que tu ne veuilles plus me revoir... je veux dire, après toutes ses années de silence. » Elle poursuivit en parlant de James Livingston et je souriais de nouveau, mes yeux rieurs retrouvant les siens. « Je suis heureux qu'il m'ait donné l'occasion de te retrouver. » Oui, il l'était. Tellement. Jackson avait tellement craint qu'elle ne veuille pas lui reparler, qu'elle ait complètement changé de vie et ne s'intéresse absolument plus à lui. Après tout, il n'était plus rien. Rien d'autres que l'ami d'enfance qu'elle n'avait pas revu depuis près de quinze ans. Elle aurait pu totalement se désintéresser de lui et se satisfaire de sa vie galloise. Mais non. Il pouvait voir dans ses yeux, dans ses gestes tendres, combien il était toujours son Jackson. Et il adorait ça. Aussi se délecta-t-il d'entendre Savannah lui parler de ses frères et sœurs. Tout n'était pas totalement rose, particulièrement pour Neelah, semblait-il, mais dans l'ensemble, ils semblaient aller bien et tant mieux. Les Cartwright avaient toujours été proche. Leur éducation était basée avant tout sur la valeur que représentait la famille. Toucher un membre et vous touchiez toute la famille. Jackson hocha donc la tête. « Tant mieux, alors... Et puis je suis sûr que vous vous serrez toujours autant les coudes. Tu passeras le bonjour à tous ceux qui se souviennent de moi ? » C'était plus pour dire quelque-chose que pour réellement signaler à toute la tribu qu'il était en ville, mais il ne savait trop quoi dire d'autre et un « c'est cool pour tout le monde », n'aurait sans doute pas été très sympa, surtout pour Neelah.

Et puis vint la question fatidique. Celle qui se portait sur sa propre histoire, avec toutes ses choses qu'il pouvait et ne pouvait pas dire - ou n'arrivait pas encore à dire. Alors le néo-zélandais ne répondit pas tout de suite, laissant Savannah l'emmener dans le parc. Ce n'est qu'une fois à l'air libre, que le brun fourra ses mains dans ses poches et ouvrit enfin la bouche. « Oh tu sais. On fait aller les choses. Après ton départ je... disons que les études sont devenues bien plus passionnante que la socialisation. J'ai fais mes études, vécu ma vie d'homme autant que possible, tenté de rendre mes parents fiers de moi... « pari réussi », dit toujours maman, même si j'ai pas été très brillant sur certains points. Mais comme c'est aussi une des dernières choses que papa m'a dit, je pense qu'on peut dire que c'est vrai. » Jackson haussa les épaules, avant de se rendre compte que Savannah ne savait absolument rien de ma vie et donc rien sur mon père, au même titre qu'elle ignorait pour ma fille. Parler de mon ange était plus compliqué que le reste, cependant, alors je restais volontiers sur le reste. Comment le prendrait-elle, que je sois père célibataire, dans les conditions qu'avait été la survenue de mon célibat ? « Mon père est décédé, il y a trois ans. Ça a été compliqué pour nous, mais je crois qu'on peut dire que maman s'en tire bien. Bien sûr, que je vienne ici a été un peu dur à vivre pour elle, mais elle a conscience que c'était une occasion rêvée. Même si je n'ai pas pu lui dire grand-chose sur le projet, j'ai pu lui dire assez de choses pour qu'elle saisisse combien je pouvais faire des grandes choses et tu sais, elle n'a pas beaucoup changé, alors tu la connais sur ce point. Tout ce que je peux faire de grand, elle me dit de foncer. Mais je vais finir par te faire dormir si je continue à te raconter ma vie tellement trépidante », ajouta-t-il sarcastique.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : cam'tagada
TES DOUBLES : Shea H. Taylor
TON AVATAR : Yvonne Strahovski
TES CRÉDITS : avatar by TAG
TA DISPONIBILITE RP : En recherche de RP :) N'hésitez pas à me MPotter !

Intrigue + Amanda + (Théodore)

RAGOTS PARTAGÉS : 4114
POINTS : 366
ARRIVÉE À TENBY : 14/04/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 31 ans (1er Mai)
CÔTÉ COEUR : Célibataire
PROFESSION : Chirurgienne
REPUTATION : C’est la fille ainée des Cartwright, celle qui suit Liam et l’a aidé à prendre soin de leurs frères et sœurs. C’est une jeune femme brillante, elle est résidente en chirurgie à Swansea ! Et elle a eu une petite fille récemment, seulement… Vous savez sans doute qu’elle s’est séparée de son fiancé, récemment. Oui, Aldaric Daire. Le psychologue.



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Soyons extraordinaires ensemble, plutôt qu’ordinaires séparément [Jackson & Savannah] Mer 2 Juil - 0:14

Soyons extraordinaires ensemble, plutôt qu’ordinaires séparément
Jackson ∞ Savannah
Deux ambulances firent irruption à la suite de celle de Jackson. L'une d'elle repartit immédiatement alors que l'autre resta cantonnée sur le parking, ils devaient prendre leur pause ou... retrouver de vieux amis qu'ils croyaient perdus, comme moi. Ce genre de chose ne devait toutefois pas arriver souvent. Jackson eut la même pensée que moi : les années passées. Comment pouvait-il penser une seconde que je ne voulais plus le voir ? Que j'avais oublié tout ces instants de bonheur, ces moments de partage et de complicité, que la vie nous avait donné de vivre ? La vérité était tout autre. Le déménagement jusqu'à Tenby m'avait d'abord accaparée, puis nous avions perdu contact au fil des années tandis qu'Aldaric prenait une place de plus en plus grande dans mon cœur. J'étais gênée et mal à l'aise d'avoir laissé cela se produire. Et lui, m'en voudrait-il de n'avoir su garder le contact avec lui ? « C'est... débile Jackson, vraiment ! Je vois pas pourquoi je ne voudrais pas te revoir, on était comme des frères et sœurs à la maternelle, et même après, ça ne changera pas. » Son expression m'avait profondément touchée, « toutes ces années de silence »... c'était dur à entendre. Je ne l'avais pas décidé, alors oui j'avais ma part de responsabilité, mais nous avions laissé le temps prendre le dessus sur notre relation, pour finalement devenir comme deux inconnus. A l'instant même c'était comme si « toutes ces années de silence » n'avaient jamais existé.

Nous cherchions le regard l'un de l'autre pour pouvoir graver ces images à jamais dans nos esprits. Vous connaissez ces moments dans votre vie où vous savez, pendant qu'ils arrivent, que vous vous en rappellerez toute votre vie ? Eh bien celui-ci en était un bel exemple. « Je penserai à le remercier alors ! Il m'a tout appris ici, je serais pas là sans lui... mais comment tu l'as rencontré ? » James était bien le genre à parcourir le monde pour trouver les bonnes personnes, celles qui feraient de son essai clinique une réussite. Cela voulait aussi dire que Jackson resterait un moment à Tenby, que ça nous laisserait le temps de nous ré-apprivoiser petit à petit, et... qu'il devait être sacrément doué pour que James l'ai engagé.

« Tant mieux, alors... Et puis je suis sûr que vous vous serrez toujours autant les coudes. Tu passeras le bonjour à tous ceux qui se souviennent de moi ? » Se serrer les coudes ? Considérant que Liam m'avait proposé de m'accompagner chercher mes résultats à la clinique et qu'il m'appelait régulièrement depuis, nous pouvions dire que les Cartwright se serraient les coudes. Tout le monde a la maison acceptait ma présence, bien que temporaire, le temps que je me trouve un endroit où Aldaric n'avait pas mis les pieds. « Évidemment qu'ils se souviendront de toi, t'étais comme mon boyfriend de l'époque, nous n'étions presque jamais l'un sans l'autre... » Je continuai de rire comme une lycéenne toute amourachée. C'était du moins l'impression que ça me faisais, mais j'étais trop heureuse de retrouver Jackson – en ces temps quelque peu difficiles – pour essayer de me contenir. Il brisa notre accolade, mettant ses mains dans ses poches alors que nous entamions la promenade habituelle des patients. Aucun n'était là, nous étions tout à fait seul, du moins c'est ce que je pensais. Les commères n'étaient jamais loin quand il s'agissait de lancer des rumeurs ou d'observer quiconque qui ne leur revenait pas. Jackson avait donc « vécu sa vie d'homme autant que possible » selon ses propres dires... mais jusqu'à quel point ? La dernière fois que nous nous étions parlé, nous devions avoir 17 ou 18 ans, quand nos préoccupations n'étaient pas au mariage ou aux enfants. « Tu es trop modeste, t'es le fils idéal, que toute mère rêverait d'avoir ! Et ta vie sentimentale, casanova ? » Je lui fis un clin d’œil. Sa mère rêvait d’être grand-mère, la connaissant. Cependant l'idée qu'une autre femme partage sa vie me rendait … jalouse. Quelqu'un d'autre devait partager sa vie, tout comme ça avait été mon cas pendant plusieurs années, mon meilleur ami était devenu mon fiancé, puis le mec qui m'avait mise enceinte avant de me dire qu'il était gay. Une autre femme l'aimait, le faisait rire, le complimentait sur son rasage parfait et son charme naturel.

L'ECP haussa les épaules comme si tout cela était normal, avant de m'avouer que son père était mort trois ans plus tôt. Je m'en voulais de ne pas avoir été là au moment voulu. La mort d'un proche était le genre d’événement où l'on a besoin de ses amis. Le père de Jackson avait été un peu le mien aussi il faut dire, j'étais profondément attristée d'apprendre ce décès. Quand je venais chez Jackson, lorsque nous étions à Auckland, il nous apportait toujours un chocolat chaud le soir lors de « soirées pyjama ». C'était un petit rituel dont j'avais eu du mal à me passer. « Mary a toujours voulu ton bonheur, je t'envie d'avoir une mère si présente dans ta vie. » En effet, j'aurais tellement voulu que ma mère soit présente en ce moment, qu'elle m'aide dans cette grossesse, puisque c'était le rôle de chaque maman : aider ses enfants à devenir adulte et responsable, à traverser chaque épreuve. « Si il est rendu public c'est certain que tu sera propulsé aux devants de la scène... J'ai eu le malheur de poser les mauvaises questions, et ils m'ont virée. Fais pas la même erreur que moi... cet essai est trop important pour ça. » confiai-je. « Et puis Sully, il faut que tu arrêtes de te dénigrer comme ça, je pourrais t'écouter toute la journée sans m'en lasser ! » Je fis signe à un de mes patients qui passait au loin puis agrippai au bras de Jackson pour essayer de réprimer mes nausées. En théorie les nausées matinales cessaient au début du second trimestre, mais en pratique je sentais que j'en aurais pour un bon moment.
Code by Silver Lungs

_________________

You're my little star ♡
» La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul.. •• unbreakable.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar
Invité


MessageSujet: Re: Soyons extraordinaires ensemble, plutôt qu’ordinaires séparément [Jackson & Savannah] Jeu 10 Juil - 19:41

Jackson était heureux qu'elle réagisse comme ça. Ca n'était évident pour personne après tout. Oui, il était son meilleur ami d'enfance et oui, perdre le contact l'un avec l'autre les avait beaucoup blessés tous les deux. Mais justement, ils étaient amis d'enfance et avaient perdu le contact. Pour n'importe qui, il aurait alors pu devenir simplement un bon moment du passé. Un bon souvenir, qui n'avait plus rien à faire dans son présent et elle aurait pu le repousser et lui dire de retourner dans le passé. Mais non, elle était aussi heureuse de le voir qu'il l'était de la revoir... même s'il avait une autre idée en tête que des retrouvailles de frères et sœurs. Qu'est-ce qu'ils étaient... ou plutôt avaient été ? Il n'en savait rien. Mais ça n'était certainement pas une sœur. On ne rêvait pas d'une sœur comme il avait pu rêver d'elle. Serrant les dents il se mordit la langue pour ne rien argumenter sur le sujet et poursuivit sur un terrain moins glissant. Son patron, par exemple et le fait qu'il devait beaucoup à leurs retrouvailles. Savannah avoua qu'elle n'aurait pas été ici s'il n'avait pas été là et le Néo-Zélandais sourit, alors qu'elle lui demandait comment il l'avait rencontré. « Oui, sa réputation n'est plus à faire, ce qui ne donne que plus de prestige à tout ce qu'il peut proposer. En fait, c'est lui qui est venu jusqu'à moi. Il voulait... Quelqu'un comme moi dans l'équipe et a réussi à me convaincre de tout quitter pour tenter l'aventure. » Bon en fait il avait essuyé un refus et un presque second refus avant que j'accepte finalement, mais il était véridique qu'il avait tenu bon pour m'avoir dans l'équipe et n'avait pas lâché. Il m'avait vendu un projet de rêve, montré que Savannah était dans l'équipe et il n'avait pas accepté le premier refus sans me laisser le temps de la réflexion et avoir réitéré plusieurs fois ses 'avances'. La situation à Auckland avait grandement aidé et il n'en était en rien responsable, mais il ne m'avait quand même pas lâché jusqu'à ce que je sois prêt à venir à Tenby.

Savannah assura qu'elle ne pouvait pas ne pas se souvenir de moi, que j'étais comme son boyfriend à l'école et je souris, un peu mal à l'aise une nouvelle fois, pour une toute autre raison maintenant. Il était passé du statut de frère à celui de boyfriend de l'enfance. Un titre qui n'avait clairement pas la même connotation que pour un adolescent ou un adulte. Puis elle poursuivit en disant que Jackson était le fils que toute mère rêverait d'avoir et son sourire devint un peu plus sarcastique. « Pas l'avis de ma mère biologique, apparemment », dit-il en haussant les épaules, avant de réaliser que ses propos pouvaient sembler pleins de rancœurs. « C'est moi qui ai eu la chance d'avoir les parents que j'ai. », dit-il avec enthousiasme. Il ne connaissait rien de ses parents biologiques. Ni les raisons de sa conception, ni celles de son abandon et si cela pouvait sembler être une question douloureuse pour lui, ça ne l'était absolument pas. Il s'en fichait. Enfin, il ne se fichait pas de sa vie, mais il se moquait des raisons. Il avait été élevé par des parents qu'il adorait et qui l'adoraient comme leur fils depuis la première seconde et il était très heureux. Son statut d'enfant adopté n'avait jamais été un sujet sensible pour lui, même à l'époque où les enfants le lui envoyaient en plein visage pour le blesser. Il défendait corps et âme ses parents adoptifs et leur disait que lui au moins avait des parents qui l'avaient désiré ardemment et qui l'aimaient pour ce qu'il était, tout entier. C'était tout ce qui comptait après tout. La vraie famille se mesurait à l'amour, pas à la biologie.

Puis Savannah lui demanda ce qu'il en était de sa vie sentimentale et il sourit avec plus de rancœurs cette fois-ci. « Seul », avoua-t-il. « Je ne suis pas un bon compagnon, semble-t-il... enfin c'est ce que mon ex ne cessait de me dire. Je pense que ça a pas mal joué dans la balance le jour où elle est partie. Mais parle-moi plutôt de toi. Je suis certain que tu dois faire des ravages dans la gente masculine du pays. » Oui, du pays tout entier. Parce que Savannah était sa petite Savie. Une belle blonde magnifique, drôle et brillante. Déjà à Auckland, du haut de ses six ans, elle faisait tourner la tête de tous les garçons dans la cour de récrée, à une époque où les garçons disaient que les filles étaient des garçons bizarres. Alors, maintenant qu'elle était en âge d'avoir des relations plus qu'innocentes, il était certain qu'elle devait faire tourner plus d'un esprit et même si Jackson n'avait pas forcément envie d'apprendre qu'elle avait un petit ami ou quelque-chose, il semblait quand même important qu'il le sache, au moins pour savoir à quoi s'en tenir.

Puis il arqua un sourcil quand elle lui expliqua qu'elle avait été mise à l'écart de l'essai pour avoir été trop curieuse et hocha la tête, se concentrant sur cette information plutôt que de répondre au fait qu'elle lui intime d'arrêter de se dénigrer. C'était dans sa nature, il appréhendait toujours, se demandant comment une fille comme elle, devenue ce qu'elle était devenue, pouvait s'intéresser à sa petite vie à lui, le nerd passionné par les soins d'urgences. « Je dois dire que je suis plus que curieux de savoir ce que tu as pu poser comme questions embarrassante, vu le rôle que tu étais censé avoir dans cet essai. Moi j'avoue que je ne sais pas grand-chose. Je serais chargé du suivi des patients et nous avons rapidement été d'accord sur le fait que moins j'en sais sur ce qu'ils font et plus je serais en capacité de détecter des choses auxquelles on ne penserait pas. Savoir que les tests peuvent conduire à des érythrodermies ou je ne sais quoi d'autres me ferait me focaliser là-dessus au risque d'occulter d'autres signes... M'enfin ça c'est ennuyeux et on pourra en reparler un autre jour. Aujourd'hui je veux juste tout savoir de toi et de ce qu'il y a de nouveau dans ta vie ! »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : cam'tagada
TES DOUBLES : Shea H. Taylor
TON AVATAR : Yvonne Strahovski
TES CRÉDITS : avatar by TAG
TA DISPONIBILITE RP : En recherche de RP :) N'hésitez pas à me MPotter !

Intrigue + Amanda + (Théodore)

RAGOTS PARTAGÉS : 4114
POINTS : 366
ARRIVÉE À TENBY : 14/04/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 31 ans (1er Mai)
CÔTÉ COEUR : Célibataire
PROFESSION : Chirurgienne
REPUTATION : C’est la fille ainée des Cartwright, celle qui suit Liam et l’a aidé à prendre soin de leurs frères et sœurs. C’est une jeune femme brillante, elle est résidente en chirurgie à Swansea ! Et elle a eu une petite fille récemment, seulement… Vous savez sans doute qu’elle s’est séparée de son fiancé, récemment. Oui, Aldaric Daire. Le psychologue.



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Soyons extraordinaires ensemble, plutôt qu’ordinaires séparément [Jackson & Savannah] Dim 13 Juil - 2:23

Si James avait prit Jackson dans l'équipe, qu'il était allé jusqu'à Auckland pour le convaincre de participer à cet essai, c'est qu'il y avait une raison. Mais laquelle ? Savait-il que c'était mon ancien meilleur ami, ou plutôt... mon ex- ancien meilleur ami, ou était-ce une coïncidence ? Il devait être connu à Auckland pour que son nom parvienne aux oreilles de James. En bref cela m'intriguait, il m'intriguait. Je ne doutais pas de ses compétences, Sully était le genre à faire tout ce qu'il fallait pour réussir et il devait gagner le cœur de ses confrères comme il avait conquéri le mien. « Dis donc, tu vas devenir une rock star si ça continue ! » plaisantai-je un instant. Il me semblait qu'il jouait d'un instrument, mais je n'en étais plus sure à présent. Tout ça était loin, ces petits détails de la vie étaient sortis de ma mémoire mais regagneraient bien vite mes réminiscences. Si il devenait star de rock, j'exigerai au moins d’être membre de son groupe … ! « Et je serais ton agent, je te réclamerais au moins 20% de tout ce que tu gagnera, juste pour avoir eu l'idée ! » Cependant quand je le comparai à mon boyfriend de l'époque – mes mots bien choisis – il sembla mal à l'aise. Avait-il une petite amie ou une femme dans sa vie qui était dans le coin pour interpréter mes paroles ? Peut-être aurais-je du m'excuser, ou peut-être que non.

C'est vrai que la mère de Jackson l'avait abandonné quelques mois après sa naissance, me semblait-il. Ce n'était pas pour autant qu'elle avait honte de l'homme merveilleux qu'il était devenu. « Ne dis pas ça, elle ne te connaissait pas. Et elle ne te connais pas davantage maintenant... Ta mère biologique a certainement pensé faire le bon choix en te donnant à l'adoption, c'est un choix difficile pour une mère que de s'effacer pour que son bébé soit heureux... ! » Ma voix se brisa en arrivant sur la fin de ma phrase. Ça me faisait penser à l'avortement, auquel j'avais brièvement pensé quelques semaines plus tôt. Toutefois ce bébé serait aimé, choyé, gâté... il aurait des parents séparés mais aimants. Ce ne devait pas être facile pour un enfant d'avoir pour modèle des parents séparés, si d'ici à ce qu'il comprenne ça, peut-être aurions nous trouvé quelqu'un chacun de notre coté. J'appris donc que Jackson était seul. D'une part c'était triste, qu'il n'aie personne avec qui partager les bonnes nouvelles, les joies et les peines, … mais il resterait mon Jackson. Je baissai la tête pour écouter son histoire et y réfléchir sans qu'il ne voie l'expression de mon visage. Le jeune homme avait un petit problème de confiance en soi, visiblement. Je me décalai et me plantai en face de lui, prenant ses mains dans les miennes et espérant qu'il me regarde un tant soit peu. « Écoute, combien de fois je vais devoir te dire d’arrêter de te dénigrer ? Tu es quelqu'un de bien, tu l'étais déjà il y a vingt ans et je suis certaine que tu n'as pas changé. Mais Jackson, tu as choisi d’être ECP, c'est pas rien, ça en dit long sur toi... ton boulot c'est de protéger les gens et de tout faire pour qu'ils restent en vie jusque l’hôpital, voire même plus ! T'es pas l'un de ces businessman orgueilleux à qui on peut rien dire, t'es un mec bien, d'accord ? »

Il fallut qu'il parle de ma vie amoureuse, mais comment pourrais-je lui expliquer la situation ? C'était tout bonnement impossible si on voulait faire dans le simple. « Pas tant que ça... ou plutôt, je ne le remarque pas. Ici on me cataloguait comme la fille Cartwright, puis la fiancée du psychologue de la ville. Et maintenant... bah maintenant je suis juste une fille naïve qui as cru au prince charmant ! » Je riais encore, mais cette fois-ci une pointe d'amertume et de regret avait gagné ma voix. Peu importe la réputation qu'on me collait, tout ce que je voulait c'était retrouver un sommeil décent et une situation à peu près stable. Un moral a peu près correct ne serait pas de refus non plus à vrai dire, en y pensant...

« Je me demandais comment les patients pouvaient être dans cet état là, je veux dire... comment ils sont devenus malades ? Et pourquoi c'est si top-secret ? Il y a forcément quelque chose là dessous ! Je voulais en savoir plus sur mes patients, pour comprendre comment on pouvait trouver des solutions et adapter le traitement, sauf que c'était la goutte de trop. D'ailleurs même le produit est bizarre, je suis certaine qu'ils ont changé les proportions des solutions... ça se trouve c'est ça qui les a rendu malades à la base... enfin tout ça pour dire que Mia et James sont presque les seuls à savoir de quoi il retourne. » L'amertume emplissait à nouveau ma voix, d'un coté je n'aurais pas du poser autant de questions mais je ne pouvais me résilier à laisser les patients ainsi, et d'un autre je leur en voulais de garder ça si secret et... de m'avoir évincée du projet, tout simplement. Quant à savoir ce qu'il y avait de nouveau dans ma vie, un sourire contrit s'afficha sur mon visage. « Eh bien... je suis enceinte ! Et à part ça il n'y a pas grand chose, je suis devenue chirurgienne, je pense me spécialiser en cardio mais j’hésite encore. »

_________________

You're my little star ♡
» La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul.. •• unbreakable.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar
Invité


MessageSujet: Re: Soyons extraordinaires ensemble, plutôt qu’ordinaires séparément [Jackson & Savannah] Mar 15 Juil - 0:07

Jackson n'était pas très à l'aise avec l'idée d'être quelqu'un de « désiré ». Surtout dans le milieu professionnel, un endroit où il s'épanouissait en tant qu'invisible. Il n'était pas Jackson, ni Sully, il n'était que l'ambulancier, même pas son véritable titre et cela lui convenait parfaitement, parce qu'il était un homme de l'ombre. Il faisait son travail et il le faisait excellemment bien, mais il n'aimait pas en retirer d'autre bénéfice que le sourire d'un patient sortant sur ses deux jambes de l'hôpital. Tout le reste n'avait pas d'importance. Ni la renommé, ni l'intérêt de qui que ce soit de « grand ». Sauf que voilà, on lui avait proposé quelque-chose de vraiment intéressant, un boulot vraiment attirant. Pas pour son côté médiatique à venir, pas pour le renom dont ils pourraient éventuellement bénéficier, mais par l'intérêt qu'il présentait pour lui le professionnel de l'urgence et des interventions au plus proche de l'évènement. C'était un défi sans pareil pour un praticien comme lui et c'était tout ce qui avait suffi à le convaincre... avec la possibilité de fuir Auckland et le salaire qui assurerait une vie confortable à sa fille. Oui, c'était tout ce qu'il désirait, aussi Sully haussa-t-il une nouvelle fois les épaules quand Savannah commença à discourir sur le fait qu'il allait devenir une rock star et qu'elle exigeait de devenir son agent pour profiter du pactole. « Honnêtement, je ne serais pas une bonne affaire, Savie. Tant que possible, le jour où cet essai sera dévoilé, je ferais tout pour rester dans l'ombre. Je n'ai aucune implication dedans, aucun mérite. Je ne suis que... l'homme de l'urgence. Comme tu le dis, je suis ECP et c'est tout ce qui compte. Je suis là en cas de besoin, je ne suis pas là pour obtenir les lauriers. » Il sourit et tapota le nez de Savie en rigolant. « Et ce n'est pas se dénigrer, ce que je fais là. Je note juste un fait que j'aime. Je n'aime pas être sous le feu des projecteurs. »

Non, il n'aimait vraiment pas ça, c'était plus fort que lui, une véritable seconde nature. Puis il lui sourit de nouveau, se voulant rassurant. « Mes idées sur le sujet n'ont pas changé, Savie. Peu importe les raisons qui font que mes géniteurs m'ont abandonné. Mes parents sont ceux qui m'ont adopté quand j'avais quatre ans. Ce sont eux qui m'ont élevé et aimé comme leur fils. Et ça ne m'ennuie aucunement de ne rien savoir d'eux et de ne pas savoir. Ils m'ont créé, mais c'est tout et j'ai la chance d'avoir une famille des plus aimantes, alors ne t'inquiètes pas pour cela. Moi je le vis toujours très bien. » Il allait presque rajouter qu'il pouvait même arguer à sa fille la fierté qu'elle pouvait porter à ses grands parents, mais se retint. Il n'avait pas encore avoué à Savannah qu'il avait une fille, pas vraiment sûr de comment elle prendrait la chose. Alors, il ne dit rien pour l'instant, jusqu'à ce qu'il trouve le bon moment.

Savannah répondit ensuite à sa question, lui assurant qu'elle ne s'en rendait pas compte si elle faisait tourner des têtes et le jeune ambulancier songea fortement qu'elle devait être aveugle alors, parce que dans son esprit, il n'y avait pas moyen que personne ne remarque la belle Savannah Cartwright. Non, il était obligatoire qu'on la remarque. Elle était bien trop belle et bien trop brillante pour ne pas faire sensation auprès de la gente masculine. Son cœur se serra lorsqu'elle avoua avoir été connu comme la fiancée du psychologue de la ville, sentant une pointe de jalousie pointer le bout de son nez. Bien sûr, elle avait quelqu'un, quelqu'un avec qui s'était très sérieux. Il avait disparu de la circulation pendant si longtemps, il n'était que son meilleur ami, « comme son frère ». Il ne pouvait pas attendre qu'elle se languisse de lui comme il s'était languit d'elle. Lui-même avait déjà tenté une vie à deux sans plus se soucier de ce qu'un « eux » aurait donné. Il était inutile d'espérer qu'elle ait attendu qu'il revienne dans sa vie. Elle avait avancé, sans lui. Mais elle continua en disant qu'elle n'était plus que la fille qui avait cru au prince charmant et Sully haussa un sourcil. Est-ce que les choses s'étaient mal passées avec l'homme ? Qu'est-ce qu'il s'était passé, au juste ? Avait-il seulement le droit - en tant qu'ami, bien sûr - de le lui demander ?

Puis Savannah parla de comment elle avait été évincé du projet et pourquoi et il sentit toute son impuissance et son amertume face à la situation. Et il comprenait. Pas qu'il cautionne, mais il comprenait. Les médecins étaient comme ça. Ils n'acceptaient pas l'échec. Ils n'acceptaient pas la iatrogénie, même imprévisible et avaient ce fichu don de se sentir coupable dès que les choses ne tournaient pas comme ils le souhaitaient. Sauf que la vie et la médecine étaient comme ça. Une longue suite d'évènements incontrôlables et imprévisibles. Ils agissaient dans la mesure de leurs capacités, mais parfois - plus souvent qu'on ne voulait bien le croire quand on travaillait dans ce milieu - il y avait des choses qu'on ne pouvait contrôler. On ne pouvait que tenter de panser les plaies. « Savannah... », soupira le jeune homme avec douceur. « Parfois on ne contrôle rien. Les essais cliniques... C'est toujours pareil. Essayer un produit qu'on pense bénéfique et corriger les effets indésirables imprévisibles qu'on lui découvre. Si cela vient de là, tu n'y pouvais rien et eux non plus. Maintenant il faut comprendre pourquoi et voir si on peut améliorer les choses. »

Et puis elle balança sa dernière bombe. Enceinte. Sa petite Savie était enceinte. Et chirurgienne envisageant la cardio. Mais surtout enceinte. « Et bien... Enceinte... Les félicitations sont de rigueurs, alors ! », dit-il, encore un peu abasourdi. Il la regarda avec tendresse et lui offrit son plus beau sourire. Un(e) mini Savie allait voir le jour. « Tu feras une mère tellement merveilleuse. Ce bébé a de la chance. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : cam'tagada
TES DOUBLES : Shea H. Taylor
TON AVATAR : Yvonne Strahovski
TES CRÉDITS : avatar by TAG
TA DISPONIBILITE RP : En recherche de RP :) N'hésitez pas à me MPotter !

Intrigue + Amanda + (Théodore)

RAGOTS PARTAGÉS : 4114
POINTS : 366
ARRIVÉE À TENBY : 14/04/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 31 ans (1er Mai)
CÔTÉ COEUR : Célibataire
PROFESSION : Chirurgienne
REPUTATION : C’est la fille ainée des Cartwright, celle qui suit Liam et l’a aidé à prendre soin de leurs frères et sœurs. C’est une jeune femme brillante, elle est résidente en chirurgie à Swansea ! Et elle a eu une petite fille récemment, seulement… Vous savez sans doute qu’elle s’est séparée de son fiancé, récemment. Oui, Aldaric Daire. Le psychologue.



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Soyons extraordinaires ensemble, plutôt qu’ordinaires séparément [Jackson & Savannah] Mar 29 Juil - 23:47

Soyons extraordinaires ensemble, plutôt qu’ordinaires séparément
Jackson ∞ Savannah
Jackson, pas une bonne affaire ? Oh, dans le domaine musical c'était presque certain, quoi que ses chansons sous la douche étaient peut-être appréciées par les passants. Mais dans le domaine de l'humain, il n'y avait pas mieux. C'était certainement pour ça que nous nous aimions tant quand nous étions à Auckland : nous partagions la même passion, au fond. Sauver des vies, aider son prochain, donner de soi pour améliorer le quotidien d'autres personnes, se rendre utile... C'est ce qui faisait désormais notre quotidien à tout les deux. C'était difficile de faire la part entre le professionnel et le personnel. L'osmose n'était jamais atteinte, jamais égalée, mais on pouvait la frôler. Un ventriloque avait attiré mon attention le matin même. Touchée par sa détresse, j'aurais bien fait un bilan psychologique moi-même et serais restée à l'écouter pendant des heures. Mais c'était la dure loi du métier : à chacun le sien. Je dégageai ma tête quand il tapota mon nez, comme dans le temps, et riais en pensant à l'image que nous devions donner aux personnes qui passaient. En réponse à sa taquinerie je le poussai légèrement à l'aide de mon épaule, mais n'arrivai même pas à le déstabiliser rien qu'un peu. Les hommes, je vous jure... « Arrête... avec ton micro et ta guitare tu ferais fureur et t'aurais un millier de filles à tes pieds ! D'ailleurs, t'apprenais pas à faire de la guitare à Auckland ? » m’interrogeai-je en mettant un doigt sur mes lèvres comme si je réfléchissais ardemment. Cette époque remontait à plus de 15 ans, comment pouvais-je me rappeler de tout ? Surtout que mon esprit était bien occupé ces temps-ci. Je n'osai dire que personnellement, je n'étais pas contre le feu des projecteurs, uniquement si il était mérité, bien entendu. C'était une sensation indescriptible, de se sentir ainsi projetée sur le tapis rouge même si ça ne durait pas longtemps. J'avais connu ça, un jour où James et moi opérions un anévrisme. Mon mentor sauvait la vie de cet homme et utilisait une technique – jusque là désapprouvée par l'organisation mondiale de la santé car trop dangereuse – rarissime pour cela, assurant sa renommée.

Le jeune homme avait atterri dans une famille formidable, et il le savait. A sa place j'aurais souhaité connaître mes géniteurs, sans aucun doute, mais pour lui ce n'était pas une bonne idée. Je ne pouvais que le comprendre étant donné qu'une telle rencontre bouleverserait sa vie à jamais.

Et si vous aviez vu son expression lorsque je lui dis que ma dernière relation amoureuse avait mal tourné, vous auriez halluciné ! J'aurais dit qu'il hésitait à garder le silence, mais au fond de lui la curiosité faisait son petit bonhomme de chemin. Il me le demanderait, un jour. C'était certain. Cependant j'espérai que ce jour arriverait le plus tard possible. Ou il verrait un message d'Aldaric, entendrai des rumeurs à l’hôpital... Cette douce innocence accompagnant les premiers émois prendrait fin rapidement sans que je ne m'en rende compte, alors autant profiter de ces quelques instants volés.

« Parfois on ne contrôle rien. Les essais cliniques... C'est toujours pareil. Essayer un produit qu'on pense bénéfique et corriger les effets indésirables imprévisibles qu'on lui découvre. Si cela vient de là, tu n'y pouvais rien et eux non plus. Maintenant il faut comprendre pourquoi et voir si on peut améliorer les choses. »
Bien sur qu'il avait raison, mais je ne pouvais m’empêcher de me poser des questions. « Et si ça ne vient pas de là, Jackson ? Je t'assure, tu ne pourra pas me sortir cette idée de la tête. Tu me connais, je lâche jamais l'affaire avant qu'elle soit conclue ! » Je riais de la métaphore. Il comprendrait certainement de toute manière. Pendant que l'ambulancier digérait l'annonce de ma grossesse, je repérai une pâquerette au milieu d'une touffe d'herbe, sur le sol, et me baissai pour la cueillir comme si de rien n'était. Je ne voulais pas en faire un truc important, en faire trop... j'étais enceinte, certes, mais il ne fallait pas en faire un drame.  Mon estomac se noua quand il me félicita, je ne parvins pas à le regarder dans les yeux. Il était tellement adorable de me dire que je ferais une excellente mère... de quoi ranimer un peu l'espoir que j'avais perdu au fil des semaines. « Mouais, enfin la situation est pas des plus favorables à la venue de ce petit bonhomme, ou de cette petite fille. Mais on fera avec ! » positivai-je en plantant mes yeux dans les siens. Je lui fis face, posant ma main sur son cœur dans un geste d'une tendresse infinie, et de ma main libre je lui tendis la pâquerette que j'avais cueillie pour lui. « Les filles aiment bien les pâquerettes, qui sais, ça t'aidera peut-etre un jour à emballer une infirmière ou... un médecin, ou... une ECP ?!  » Heu... oui ?! Les voies de l'esprit étaient impénétrables, et je venais d'en avoir un bref aperçu. Une folle, c'est tout à fait ce dont j'avais l'air à dire de pareilles conneries. Je lui fis un clin d’œil avant de laisser ma main glisser le long de son torse, puis elle se retrouva plaquée le long de mon corps, là où elle aurait du rester depuis le début.
Code by Silver Lungs

_________________

You're my little star ♡
» La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul.. •• unbreakable.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar
Invité


MessageSujet: Re: Soyons extraordinaires ensemble, plutôt qu’ordinaires séparément [Jackson & Savannah] Lun 4 Aoû - 1:12

Apparemment, dans le domaine de la... starittude ?! Ca se disait ça ?... Bref, dans ce domaine-là, Savie ne semblait pas vouloir le laisser la détromper. Elle se mit à rire en le repoussant, s'exclamant qu'il ferait assurément un malheur avec un micro et une guitare, soulignant que d'après ses souvenirs, il apprenait à en jouer à Auckland. Il sourit légèrement, avant de secouer la tête par la négative. « Je sais juste faire des chansons à trois accords ! », concéda-t-il en haussant les épaules. « Et c'était juste pour attraper les filles... ce qui n'a pas été très efficace, il faut dire », ajouta-t-il en baissant les yeux et en rougissant. Sa parole avait toujours été si libre avec Savannah, qu'il disait souvent des choses qu'il ne voulait pas dire... ou qu'il aurait voulu enrouler dans un discours plus poétique que la vérité brute de pomme qu'il savait servir en bégayant. « Du coup, je n'ai pas joué depuis... et bien des années... »

En vérité, c'était presque faux. Oui, il n'avait pas touché à une vraie guitare, ni joué de la musique se voulant complexe depuis des années, mais sa fille possédait une petite guitare en plastique, à peine plus développé qu'une guitare de jeu vidéo et il s'amusait parfois à jouer des petites chansons pour elle, des ritournelles enfantines ou des chansons qu'elle aimait bien. La musique était fausse, les accords maladroits, mais son ange était sa première fan et la seule qui pouvait se targuer d'avoir entendu Jackson gratter un instrument et chanter des chansons de Disney et cela pendant des heures, rien que pour elle.

Il semblait que Jackson et Savannah réussissait encore, même après tout ce temps, à mélanger les conversations même les plus complexes, car après ses talents musicaux douteux et avant le sujet épineux des enfants, ils insérèrent le chapitre travail. « Je te fais confiance pour cela », dit-il avec un clin d’œil quand elle avoua ce qui la tracassait et le fait qu'elle ne laisserait pas tomber sans savoir. « Mais fait attention Savannah. Tu connais les règles stricts liés à la confidentialité des essais. Je ne voudrais pas que tu ais des problèmes parce que tu n'as pas su laisser courir une question sur laquelle toute une équipe doit déjà plancher. » Il se racla la gorge, avant de poursuivre. «
Et puis je te promets. Si je remarque quoique ce soit de louche, je ferais le nécessaire. Je ne suis sans doute pas à ma place dans la recherche et le traitement, mais je sais ce que j'ai à faire en cas de pépin. » L'urgence était son domaine, après tout. La raison pour laquelle il était ici.

Cela le piquait un peu, qu'elle soit enceinte et qu'il n'en soit pas le responsable, mais qui était-il pour le lui reprocher, il avait bien eu une fille de son côté lui et question parentalité, il n'était pas mieux lotis qu'elle. La mère de sa fille s'était tout simplement barré du jour au lendemain avec un pauvre SMS disant qu'elle était désolée et ne pouvait plus assumer pour toute chose à dire à sa fille... Bon, le SMS et son contenu, il n'en avait jamais parlé à son ange, préférant expliquer les choses à sa manière, délaissant pas mal de détail pour ne dire que l'essentiel, à savoir qu'il était désolé de ne pouvoir lui fournir plus de réponse, mais que sa mère était partit, la laissant avec lui parce qu'elle savait qu'elle était son monde entier et que personne ne prendrait aussi bien soin d'elle et ne l'aimerait autant que lui... Pas vraiment l'explication la plus complète, ni la moins traumatisante, mais il avait fait ce qu'il avait pu, avec les moyens qu'il avait en sa possession. Il avait été aussi délaissé que son propre enfant lorsque cela était arrivé, après tout.

Aussi, lorsqu'elle souligna que le moment n'était pas le meilleur pour la venue du petit être, Sully haussa les épaules. « Il n'y a pas un moment favorable pour ce genre de choses, Savie », dit-il, sachant parfaitement qu'elle penserait qu'il parlait de sa propre expérience et qu'elle ne songerait absolument pas à une fille dont il ignorait l'existence. « Que ce soit avant, juste après la naissance ou à quatre ans, voir ou savoir que ses parents ne sont plus ensemble parce qu'ils ne s'aimaient pas, ça revient au même. Je crois que l'important c'est de savoir qu'on est aimé assez fort par quelqu'un. Parent ou pas. Je crois que les enfants apprennent bien à vivre avec leur réalité quand ils savent qu'ils sont le centre du monde d'au moins une personne... du moins je l'espère. » Oui, il l'espérait. Il l'espérait fortement, parce que c'était ce à quoi il se raccrochait dans l'espoir de continuer à se penser être un bon père, apportant à sa fille ce dont elle avait besoin pour son équilibre.

Puis une nouvelle fois, Savannah changea de sujet, s'amusant en lui donnant une fleur, précisant qu'elle pourrait l'aider à « emballer » - d'après les propres terme de la blondinette, quiconque il désirerait. Il rougit une nouvelle fois légèrement, baissant un moment les yeux, en attrapant la fleur, effleurant - plus longtemps que nécessaire, sans doute - les doigts de la chirurgienne, dans la manœuvre. « Je n'ai pas forcément envie de séduire qui que ce soit », avoua-t-il, ne précisant ni parce que son petit cœur avait déjà du mal à s'y repérer vis-à-vis des sentiments qu'il éprouvait pour elle, ni le fait qu'il ne voulait pas amener n'importe qui dans la vie de sa fille. Fille dont il n'arrivait pas à lui parler, alors même qu'elle lui avouait ouvertement tout ce qui faisait sa vie actuelle. Était-il un monstre pour ça ? Non, voulait-il se convaincre. Il n'arrivait juste pas à parler de lui, d'une affaire qui le touchait au plus profond de son âme. Était-ce si mal d'être pudique, même envers une amie en qui il avait toujours toute confiance ? Il n'avait pas l'intention de le lui cacher indéfiniment, ni dans l'optique de retenir cette information à des fins quelconques. Il avait juste besoin de temps et de courage pour lui avouer un tournant de sa vie qui s'était révélé son plus moment et aussi son pire.

Doucement, il s'approcha un peu de Savannah et glissa la fleur sur son oreille, l'accrochant avec ses cheveux blonds pour qu'elle tienne. « Voilà ! », s'exclama-t-il en souriant. « Là c'est joli ! Juste comme cette petite fille que j'ai rencontré quand j'étais gamin. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : cam'tagada
TES DOUBLES : Shea H. Taylor
TON AVATAR : Yvonne Strahovski
TES CRÉDITS : avatar by TAG
TA DISPONIBILITE RP : En recherche de RP :) N'hésitez pas à me MPotter !

Intrigue + Amanda + (Théodore)

RAGOTS PARTAGÉS : 4114
POINTS : 366
ARRIVÉE À TENBY : 14/04/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 31 ans (1er Mai)
CÔTÉ COEUR : Célibataire
PROFESSION : Chirurgienne
REPUTATION : C’est la fille ainée des Cartwright, celle qui suit Liam et l’a aidé à prendre soin de leurs frères et sœurs. C’est une jeune femme brillante, elle est résidente en chirurgie à Swansea ! Et elle a eu une petite fille récemment, seulement… Vous savez sans doute qu’elle s’est séparée de son fiancé, récemment. Oui, Aldaric Daire. Le psychologue.



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Soyons extraordinaires ensemble, plutôt qu’ordinaires séparément [Jackson & Savannah] Dim 17 Aoû - 23:19

En entendant le beau brun parler de ses capacités de musicien, je m'imaginai déjà sur la plage, au coin d'un feu, l'écouter chantonner un air à trois accords. Et puis, il allait rester à Tenby apparemment... il n'était pas que de passage et je pouvais me rassurer quant à ça.

« Finalement, c'est toujours une histoire de confiance... je m'en remet totalement à ton jugement, Monsieur Sullivan. » Avais-je vraiment le choix ? Pas vraiment. James et Mia sauraient tôt ou tard que je continuai mes recherches, que mes soupçons ne s'étaient pas dissipés avec le temps ou même à cause de mon licenciement. Je le taquinai tendrement alors que lui digérait encore le fait que je sois enceinte. D'ailleurs je devinai à son ton que quelque chose clochait. Il semblait savoir de quoi il parlait, tellement sur de lui... le jeune trentenaire savait trouver les mots justes pour me rassurer et me faire voir la situation sous un autre angle. Pourtant je ne cherchai pas à lui tirer les vers du nez. Si il devait me dire quelque chose d'important, il valait mieux attendre que ça vienne de lui plutôt que de le mettre mal à l'aise en posant des questions déplacées, non ? Nous devions attendre le moment où nous nous serions totalement réapprivoisés, ce moment où nous n'aurions plus besoin de parler pour deviner ce que l'autre pense... comme avant, en fait.

Je ne voulais qu'il aille bien, et que tout soit aussi simple que lorsque nous étions à l'école ensemble. Est-ce que nous retrouverions ça, ce que j'avais laissé à Auckland sans me retourner ? Peut-être... ou peut-être pas. Une nouvelle relation pouvait aussi débuter, quelque chose de différent. Mais j'étais têtue, et butée sur les souvenirs de « mon ancienne vie » en Nouvelle-Zélande. Une seule chose était sure : je ne voulais pas le laisser partir une nouvelle fois, même si c'est moi qui avait du déserter il y a plus de quinze ans.

Les joues de Jackson rougirent légèrement quand je lui tendis une pâquerette. D'ailleurs, qui sait ce qui m'avait pris de me montrer si expressive avec un ami que je venais tout juste de rencontrer. Qui sais, l'ECP pouvait etre devenu un dangereux psychopathe entre temps, ou pire encore. Non, impossible. Je raillai cette pensée stupide et inutile du tableau tandis que nos doigt s'effleuraient. Je levai lentement les yeux vers lui, entrouvrant la bouche dans une volonté de confession, mais me ravisai soudain. Tout l'air de mes poumons m'avait quitté – j'avais oublié de respirer, ce n'était pas si grave après tout – pendant ce bref contact, et un flot d'adrénaline se déversait dans mes veines. Je me tortillai sur place en l'écoutant : « Je n'ai pas forcément envie de séduire qui que ce soit ». Oh, Jackson... qu'est-ce que ça voulait dire, ça ? Ma gorge se serra, et j'eus un pincement au cœur. « Jackson... » soufflai-je avant de reprendre une inspiration pour ne pas virer au bleu. Il ne voulait pas séduire qui que ce soit parce qu'il voulait rester seul, ou pour une autre raison ? Je ne pouvais pas réagir à ça, malgré tout ce que je voulais savoir, et ce que je voulais lui demander... Jackson pouvait être très évasif, parfois. Je me rappelais du petit garçon brun qui courait partout avec un avion en papier et finissait par me le lancer pour me faire passer des petits mots tout gentils.

C'est ce mec là que je retrouvais quand il déposa la fleur derrière mon oreille. Puis, il me semblait que je n'avais pas rêvé, il avait dit que j'étais JOLIE ? Je mordis ma lèvre inférieure pour me retenir de dire... tout ce que j'avais à dire, en fait. Du temps, c'est probablement ce dont il avait besoin, et moi aussi. « Heu... je... tu... » Je tentais vainement de reprendre mes esprits, et résultats des courses : je ne savais plus parler correctement et aligner trois mots. Mes yeux se fermèrent un instant pour reprendre un peu de contenance, et après ce laps de temps j'affichai un sourire sans égal : « Merci » dis-je simplement pour conclure. C'était mieux qu'un bafouillage en règle, et mieux que de tourner cent ans autour du pot.

J'eus soudain un rire gené – un rire d'adolescente amourachée si vous voulez mon avis – et le rouge me monta aux joues. « Je devrais y aller, tu dois avoir du boulot toi aussi... » murmurais-je, étonnamment timide. « Mais... on s'appelle, et on se reverra certainement. » Oh oui, ça c'était sur. Son boulot était d'amener les patients à moi, alors il ne faisait aucun doute que nous serions amenés à nous revoir. « J'espère... » et voilà, affaire conclue. Je déposai un baiser rapide sur sa joue avant de m'enfuir comme une voleuse. « A plus, bonne journée ! » Je ne pouvais pas me retourner, non, ce serait trop difficile. Après cette entrevue je me sentais plus légère. Un ami m'était revenu, et un bon en plus. Ce serait un allié de taille pour remonter la pente qui s'était creusée ces temps-ci. Armée d'une paquerette je fis irruption dans le sass des urgences et repris mon boulot, en repensant à ce qu'il m'avait dit et en analysant ses mots pour voir si je n'avais pas loupé quelque chose d'important.



_________________

You're my little star ♡
» La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul.. •• unbreakable.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Soyons extraordinaires ensemble, plutôt qu’ordinaires séparément [Jackson & Savannah]

Revenir en haut Aller en bas

Soyons extraordinaires ensemble, plutôt qu’ordinaires séparément [Jackson & Savannah]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
WHISPERS DOWN THE LANE ♣ ::  :: RP terminés-