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+ Wrong place, wrong time (William)

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Spencer, Thomas, Rhys, Lenny & Trystan
TON AVATAR : Emma Stone
TES CRÉDITS : ©emmastonedaily & lolipops
TA DISPONIBILITE RP : ♦ Libre 0/3
En cours : Gwen - Lloyd
A venir : Emrys -
RAGOTS PARTAGÉS : 3696
POINTS : 3365
ARRIVÉE À TENBY : 20/02/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 27 ans (20/02)
CÔTÉ COEUR : Il n'y est plus.
PROFESSION : Serveuse au Blue Ball.
REPUTATION : Elle a un peu perdu de son éclat ces derniers temps, non ?



MessageSujet: + Wrong place, wrong time (William) Lun 12 Mai - 20:00

Le Blue Bell connaissait une journée totalement creuse. Il était déjà plus de midi mais les clients de la journée se comptaient sur les doigts de la main. Ce n'était pas surprenant -on était hors de la période touristique et le temps était particulièrement mauvais – mais cela n'enlevait rien à l'aspect déprimant de la chose. Penny Collins détestait les journées comme celle-ci,  quand elle avait l'impression que l'ennui allait finir par littéralement la tuer. Elle aimait voir du monde, elle aimait papoter avec les gens, elle aimait jouer son rôle de charmante jeune femme bien intégrée, en clair, elle avait besoin de stimulation. De plus, la paresse ne faisait pas partie de ses nombreux défauts et elle préférait une journée bien remplie de travail à ça. Au moins elle ne voyait pas le temps passer quand elle s'activait. Là elle avait l'impression que l'horloge s'était tout bonnement arrêtée. Elle se tenait donc près de l'entrée, en état de mort cérébrale, essayant de ne pas regarder trop souvent l'infernal engin qui se jouait cruellement d'elle. Elle avait vaguement essayer d'envoyer des messages à Romeo mais apparemment, même lui était plus occupé qu'elle. La fin de son service s'annonçait terriblement longue...

Une heure plus tard, ou quelques minutes plus tard – elle n'aurait su le dire – alors qu'elle avait soigneusement décompté toutes les fourches présentes dans sa chevelure, elle fut cependant exaucée et quelqu'un poussa enfin la porte du petit restaurant de fruits de mer. Ce nouveau et unique client lui était parfaitement inconnu. Un homme brun, grand, très pâle et surtout l'air très fatigué. Il n'avait pas vraiment le profil de trentenaire branché des clients habituels. Toutefois, c'était un client et elle était bien décidée à le bichonner le plus possible. Elle se fit cependant violence pour ne pas lui sauter dessus trop rapidement, lui laissant le temps de s'installer. Quand ce fut le cas, elle s'approcha de lui avec un sourire très commercial et son petit carnet de commande. « Bonjour et Bienvenue au Blue Bell. Vous désirez quelque chose en particulier ? » Ses années dans la restauration lui avait appris que la plupart des clients n'étaient guère aventureux et commandaient essentiellement le plat. A quelques exceptions près. Elle n'aurait pas pu dire de quelle espèce était celui là. Elle parvenait à peine à croiser son regard. De toute façon, il y avait encore de la place pour faire du zèle.   « Sachez qu'aujourd'hui nous faisons une promotion spéciale sur les beignets à la calamar » Elle ne se départit pas de son sourire, attendant une réponse. Elle n'aurait su dire en quoi mais plus elle observait ce client, plus elle avait l'impression que quelque chose n'allait pas. Elle se garda toutefois de dire quoi que ce soit, après tout, cela faisait seulement quelques instants qu'il était entré dans le restaurant.  
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TES DOUBLES : Aiden Holmes, Seren A. Vaughan, Théodore C. Pembroke et Victor I. Cartwright
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Et si on se battait pour le bonheur?
ÂGE DU PERSONNAGE : 41 ans (8 septembre)
CÔTÉ COEUR : divorcé, au coeur brisé, en voie d'être recollé
PROFESSION : Détective Inspecteur (en arrêt)
REPUTATION : Saviez-vous qu'il a des problèmes de santé plutôt majeurs? Il a quand même failli crevé au boulot. Remarquez qu'avec son amabilité... on s'en serait pas trop ennuyé.



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MessageSujet: Re: + Wrong place, wrong time (William) Sam 17 Mai - 1:13




Wrong place, wrong time

« Through dark and light I fight to be » ► So close (Ólafur Arnalds)

J’avais eu la bonne idée de me dire que je ferais un effort pour avoir l’air en santé. Ça incluait le fait d’aller faire mon jogging, manger plus santé, ne plus sauter autant de repas dans une journée… ce n’était pas dire que je me sentais con. Je faisais tous ces changements beaucoup trop tard et sans vraiment avoir la conviction qu’ils pourraient vraiment faire un changement. La preuve, c’était qu’en revenant du travail, après cette longue journée, j’avais troqué mon complet pour des vêtements un peu plus confortable. C’était la toute première journée que j’essayais. Mes espadrilles étaient neuves et inconfortable. J’avais à peine commencé à courir que je m’arrêtais. J’avais de la misère à respirer et j’avais à peine fait un kilomètre. Pathétique. Et dire que tu étais policier. Je fis demi-tour. Ça attendrait demain. Je remis un polar et une paire de jean. Je retrouvais des vieux souliers propres et je filais au restaurant. Je marchais lentement. Je sentais mon cœur se débattre dans ma poitrine. Ma respiration était ardue. Un souffle. Un autre. Il faudrait peut-être que je me trouve quelque chose à manger. Mais quelque chose me disait que ma soirée ne serait pas cool… pas cool du tout. Je me retrouvais dans le centre historique de la ville. C’était probablement l’endroit que j’aimais le plus de la ville. Je n’étais pas pour aller manger à la même place que d’habitude. Je m’appuyais contre la porte d’un magasin. Je sentis le visage de plusieurs personnes se tourner vers moi. Il fallait que je trouve une place ou me réfugier. Surtout que je doutais de ma capacité à tenir sur mes jambes pendant encore longtemps. Mon regard accrocha sur l’affiche du Blue Bell. Un regard vers la vitrine me confirma qu’il n’y avait pas trop de personne dans la pièce. Parfait pour moi. En tentant de reprendre mon souffle, je ramassais mon orgueil et je passais la porte.

Je n’eus même pas le temps de vraiment avoir l’air présentable qu’une jeune serveuse se rapprocha de moi. Je voulais être seul. Je n’avais pas besoin de sa gentillesse. Avant même qu’elle ne parle, j’avais déjà envie de l’envoyer paître. « Bonjour et Bienvenue au Blue Bell. Vous désirez quelque chose en particulier ? » Elle était blonde, souriante avec des beaux yeux et elle avait l’air mortellement en santé. Est-ce qu’elle pouvait me laisser seul… Juste un instant. Elle me dirigea comme une experte vers une table. J’aurais du choisir un endroit un peu plus bondée. Sans même que j’ai eu le temps de répliquer quoique ce soit, elle me tendit un menu. Je fouillais dans mes poches de pantalon. Merde… j’avais été vraiment con. J’avais oublié mes cachets. « Sachez qu'aujourd'hui nous faisons une promotion spéciale sur les beignets à la calamar » dit-elle d’une voix pleine d’assurance. Je ne pouvais pas m’empêcher de la regarder avec un regard assassin. Je respirais doucement en tentant de reprendre pleinement le contrôle de mon corps mais je savais que ce n’était pas ce qu’il me fallait. J’avais besoin de cachet pour calmer les arythmies cardiaques, probablement d’un peu d’oxygène… non. Faux. Je serais capable de revenir sans avoir besoin d’aller à l’urgence. Je finis par ouvrir la bouche. « Bonjour. Est-ce que je pourrais commencer par un verre d’eau? » Ma gorge était sèche. Ma voix tremblait. J’avais mal. Tellement mal. Mais je ne voulais pas que ceci paraisse. J’étais pourtant incapable de mettre mes yeux au même niveau que les yeux de cette jeune femme. Elle devait penser que j’étais bête comme la moitié de cette ville – l’autre moitié ne me connaissait pas. J’avais tellement de difficulté à le camoufler. Je finis par ouvrir les yeux et je dis d’une voix tendue. « Et donnez-moi une salade du chef aux crevettes, s’il vous plait? ». Je pourrais essayer de manger. Ça m’aiderait peut-être bien. Je ne savais pas trop. Tant qu’à être ici.

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MessageSujet: Re: + Wrong place, wrong time (William) Dim 1 Juin - 16:09

Ce nouveau et seul et unique client de la journée représenta tout à coup un challenge pour Penny. Elle voulait savoir à quoi rimait son attitude si inhabituelle et peut être même faire en sorte qu'il se sente plus à l'aise. Il semblait chercher quelque chose dans ses poches, quelque chose qu'il ne trouvait pas. Était-ce là, la raison pour laquelle ses yeux brillaient d'un éclat aussi noir quand d'aventure ils se posaient sur Penny ? Où était-il excédé par son enthousiasme débordant, ses grands sourires et son empressement à s'occuper de lui ? Quand elle y réfléchissait, elle était en train de ressembler au parfait cliché de la blonde californienne qui avait gobé un peu trop de pilules. Qu'importe ! Elle était contente de sortir de l'ennui mortel de la matinée et elle aurait tout le temps de moduler son attitude suivant la tournure que prendrait son service pour ce client très particulier. Ce n'était pas la première fois qu'elle servait quelqu'un de mauvaise humeur. « « Bonjour. Est-ce que je pourrais commencer par un verre d’eau? »  Il gardait les yeux obstinément fermés, s'exprimant à voix basse. La Collins ne se départit pourtant pas de son sourire. A Tenby, elle était la fille la plus gentille de la terre, et cela en toute circonstance. Même face aux abrutis qui pensaient que les serveuses ne méritaient pas d'être regardées en face. « Bien entendu. De l'eau plate ou de l'eau gazeuse ? » Peut être s'agacerait-il de cette question qui retardait sa commande mais elle était tenue de la poser. Lors de l'un de ses tous premiers services, un fidèle lui avait demandé de l'eau, et elle s'était empressé d'aller lui chercher un verre sans poser cette fameuse question. Il en avait fait un scandale. Encore que maintenant, grâce à lui, elle n'oubliait plus.

 « Et donnez-moi une salade du chef aux crevettes, s’il vous plait? » Il y avait des accents douloureux dans sa voix, et ce même pour passer un simple commande. Peut être que la théorie de Penny comme quoi il était simplement de mauvaise humeur était  un peu trop simple. Peut être qu'il y avait de plus. A présent, elle était clairement intriguée par le cas. « Bien sûr, merci d'avoir choisi le Blue Ball. » Elle se rendit en cuisines pour commander à sa patronne la fameuse salade, avant de revenir en salles. Sa curiosité lui donnait envie d'essayer d'engager la conversation. Dans le pire des cas, elle ne risquait que de subir une nouvelle rebuffade. Elle n'était qu'une petite fouineuse qui n'aimait pas trop savoir qu'un secret pouvait lui échapper. Car après tout, ce n'était pas son salaire de serveuse qui lui permettait de vivre mais bel et bien les secrets. Ce qui impliquait de connaître le plus possible chaque habitant de cette charmante ville. Elle se rapprocha donc du brun, constatant qu'il fixait le vide devant lui. Au moins, personne ne pourrait dire qu'elle le dérangeait dans une quelconque activité. « Votre salade sera prête dans une dizaine de minutes... Vous êtes de passage en ville ? Il ne me semble pas vous avoir déjà vu. » Question dont elle pouvait en partie deviner la réponse toute seule. Il n'avait pas l'air d'un touriste, ça c'était certain.   

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MessageSujet: Re: + Wrong place, wrong time (William) Jeu 12 Juin - 12:14

Mes doigts tombèrent sur le métal de la clê de mon appartement récemment acquis. Sur le métal du petit change du café qui avait constitué mon déjeuner... Mais définitivement pas sur le oh combien rassurant papier aluminium ou le plastique de mes médocs. J'étais un idiot. Un triple idiot doublé d'une stupidité légendaire. Merde! Ressaisis-toi William! Je n'avais pas encore vraiment fait d'attaque depuis un bon bout. La médication fonctionnait plus ou moins assez pour que je réussisses à travailler. Et c'est pas que je n'aimais pas l'équipe des médecins de l'hôpital avec lesquels je travaillais à intervalle régulier, mais je ne voulais pas me retrouver aux urgences. Je n'avais aucune intention de me retrouver la-bas. Pas comme patient. Sauf que sans mes cachets, je ne ferais pas long feu... Il me restait peut-être l'option de ramper sur le sol pour me rendre à mon appartement. Les yeux fermés, j'analysais le peu d'option qui s'offrait à moi tout en tentant de me rassurer et de ne pas hurler au meurtre que j'avais mal et que je voulais être seul. Le temps que ça passe.... Si! Ça passerait tentais-je de me rassurer tout ce que j'entendais, c'était mon cœur qui se débattait comme un diable dans l'eau bénite... Jusqu'à ce qu'elle ouvre la bouche à nouveau. « Bien entendu. De l'eau plate ou de l'eau gazeuse ? » Bien malgrė moi, je roulais les yeux. Qu'est-ce que j'en avais à cirer du type d'eau qu'elle me servait. De l'eau c'était de l'eau. Plate, gazeuse... Ou n'importe quoi. Je m'en foutais, je voulais juste être seul un instant. Le temps qu'elle ait me chercher un verre d'eau. Juste ça... Ça serait assez pour moi. Juste le temps que je puisse lâcher un ou deux jurons. Sérieusement, j'avais mal. Vraiment mal. J'ai toute fois réussi à exciser un faible sourire. Une ombre pour prétendre que tout était parfait. "Plate s'il vous plait mademoiselle." J'avais même réussi à parler normalement. C'était bien le signe que je n'était pas si foutu que ça. Sauf que j'avais gardé les yeux fermés. Toutes les énergies que j'avais allait à faire croir que j'allais bien. Je rouvris les yeux un bref instant. Elle souriait encore. D'une voix pleine d'énergie, elle me dit: « Bien sûr, merci d'avoir choisi le Blue Ball. ». Et elle s'éloigna en tournant les talons. Je m'appuyais sur la table. Je n'avais rien à faire dans ce restaurant. J'étais en train de le réaliser peu à peu. Ça allait en vague. Ma respiration me semblait de plus en plus laborieuse. Je pris la serviette de table et j'essuayais mon front. Un premier juron traversa mes lèvres. Merde.... Merde.... Merde... J'étais en nage. Le bout de ma main gauche me donnait l'étrange impression d'être engourdi... Ça ne devait être qu'une impression. Je ne pouvais pas faire une attaque. Je mangeais santé et je marchais. Sauf que étais-je vraiment aussi idiot que ce que je le prétendais? Non.... J'avais les yeux ouvert et je fixais la cuisine vers laquelle la jeune dame était partie. Elle revenait avec mon verre d'eau. Elle le déposa sur la table et je le saisis. Ma main gauche trembla pendant le geste. Une partie encore rationnelle de mon cerveau m´implora de faire la bonne chose. Lui demander d'appeler une ambulance qui me conduirait ou l'on pouvait m'apporter l'aide dont j'avais besoin. Mais je ne l'écoutais pas. « Votre salade sera prête dans une dizaine de minutes... Vous êtes de passage en ville ? Il ne me semble pas vous avoir déjà vu. » Je déglutis lentement. Tenter de parler était en train de devenir vachement compliqué. Je déposais le verre d'eau. J'ouvris la bouche et la refermais. Lentement, j'inspirais et je fis un nouvel effort pour parler. Ma voix me trembla pas - petite victoire lorsque je commençais par dire. « Je ne suis pas de passage... Il se trouve juste que je travaille beaucoup. ». Pendant une seconde, mon teint perdit sa couleur rosée. Je blêmis. Mon visage se tordît sur le coup d'une douleur inhumaine. Priant pour qu'elle n'ait pas remarquer je continuais à parler comme si de rien était. « Peut-être un peu trop... Mais ça me convient. » j'eus un petit hoquet de douleur et je refermais les yeux...

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MessageSujet: Re: + Wrong place, wrong time (William) Ven 20 Juin - 12:08

Penny se rendit d'un pas nonchalant dans l'arrière salle du restaurant, son esprit de fouineuse tout entier occupé par le comportement de son seul et unique client de la journée. Elle le savait maintenant, il y avait quelque chose qui clochait avec cet homme. Ne lui restait plus qu'à découvrir quoi. Ça pourrait toujours servir. Elle attrapa un verre pour le remplir d'eau plate, comme exigé. Elle jeta un coup d'œil à Eirian sa collègue, en train de préparer la salade commandée, et décida de partager sa curiosité avec elle. « On aura eu un seul client aujourd'hui mais pas des moindres. Je n'arrive pas à savoir si ce gars hait le monde entier où s'il s'est échappé d'un  hôpital... »   Une réponse qui importait quand on savait que la Collins allait bientôt se retrouver en tête en tête avec lui, puisque Eirian avait fini son service dans une dizaine de minutes. Penny quant à elle, retourna dans la grande salle avec le verre, d'un pas lent. Cela lui donna le recul nécessaire pour observer son énigme humaine. Penché sur la table, l'homme semblait chercher son souffle. La serveuse du Blue Ball fronça les sourcils. Avait-il subitement bougé en son absence ou  était-il en mauvaise forme comme elle l'avait déjà pressenti en observant l'état de fatigue dans lequel il semblait se trouvait ? Cela pourrait expliquer bien des choses à propos de son comportement par ailleurs  Elle continua à avancer, commençant doucement mais sûrement à s'inquiéter. Il ne manquait plus que ça, qu'il lui claque dans les doigts ! Elle déposa le verre sur la table, qu'il attrapa avec un manque de fermeté déconcertant sous le regard scrutateur de Penny. Elle avait laissé passer des indices tellement évidents ! De près, elle voyait clairement les gouttes de sueur qui perlaient sur front et le tremblement de ses mains. Il était désormais clair que le brun était en souffrance. Malade ou drogué en manque ? Dans tous les deux cas, ce n'était pas très bon pour elle. Surtout que le claquement caractéristique de la porte arrière lui confirma qu'elle était désormais seule.

Pourtant, l'inconnu faisait des efforts notables pour maintenir les apparences. Tout à l'heure, il lui avait sourit et maintenant, il répondait à sa tentative de conversation, alors qu'elle s'était attendue à une rebuffade immédiate.  « Je ne suis pas de passage... Il se trouve juste que je travaille beaucoup. Peut-être un peu trop... Mais ça me convient. » » Les mots étaient venus très peu naturellement. Mentait-il ?  Les couleurs l'avait déserté, tandis qu'un rictus de souffrance avait altéré ses traits suite à cette déclaration. Cette fois-ci, la galloise avait tous ses sens en alerte. « Vous travaillez dans quo... ? » Les mots moururent sur ses lèvres subitement, tandis qu'il poussait un petit cri de douleur. Cette fois-ci, elle ne pouvait pas faire semblant de ne rien voir. « Je suis désolée, mais vous n'avez pas l'air bien, Monsieur... » Les yeux fermés, il semblait s'être affaissé d'autant plus sur la table. La voix de Penny monta d'un octave. « Monsieur ? » Il émit un faible son pour toute réponse. Il était conscient mais souffrait visiblement trop pour répondre. Il était en train de faire une attaque, ça ne pouvait être que ça. Et elle, elle en avait manqué tous les signes. Elle avait préféré multiplier les hypothèses plutôt que de s'inquiéter vraiment de son état, qui était pourtant très visiblement mauvais. Heureusement, elle possédait des notions de secourisme et pouvait encore rattraper sa bourde.  Elle s'avança résolument vers lui, glissant une main ferme sous le col de son polo pour prendre son pouls. Ce dernier était très rapide et sa peau était moite. « Il faut... Il faut vous allonger. Je vais vous aider. » Elle fit appel à tout son sang froid pour  attraper l'individu et la faire glisser de son siège. .Il pesait trop lourd pour elle, mais elle parvint à l'allonger sur le sol, une surface dure, comme préconisé sans qu'il ne lui échappe trop violemment. Une fois, qu'il fut sur le dos, elle tomba à genoux à côté de lui, l'esprit en ébullition. Il n'y avait pas de défibrillateur dans ce foutu restaurant, elle allait devoir faire un massage cardiaque. Quoi que non, la première chose à faire était avant tout de demander de l'aide. Elle se releva subitement pour aller chercher un téléphone. Elle appela les secours aussi calmement que possible, donnant l'adresse du restaurant et des indications sur l'état de son client ou patient, elle ne savait plus trop bien. Puis elle retourna auprès de lui, se demandant si elle devait commencer un massage cardiaque alors qu'il était conscient. En effet, il avait ouvert les yeux, des yeux fous de douleurs qui papillonnaient en sa direction. Spontanément, elle attrapa sa main. " Tout va bien se passer... Quel est votre nom ? " Tout allait bien se passer.... N'est-ce pas ? Les secours seraient bientôt là...

 
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MessageSujet: Re: + Wrong place, wrong time (William) Mar 24 Juin - 11:48

Valse, valse la pièce dans un tango infernal. Mes doigts retournèrent dans ma poche pour se blottir contre mon cellulaire. J’avais officiellement la gorge sèche. J’étais en train de me rendre compte que je n’étais plus capable de continuer. Au cœur de la danse, mes pieds étaient bien ancrés sur le sol. Mais la pièce devenait peu à peu floue. Je n’aimais rien de cette sensation qui m’était vachement trop devenue familière. Celle de mon corps qui parait en couille, qui me trahissait dans ma volonté d’être droit, d’être fier, d’être solide, d’être vivant. Que je le veuille ou non, c’était lui qui avait raison et lui qui décidait. La douleur m’envahissait peu à peu. J’avais conscience que présentement la situation m’échappait pleinement. Dans mes poches, mes doigts frôlèrent les touches de mon cellulaire. Pressé trois fois le chiffre 9. C’était tout ce qu’il y avait à faire et trouver la force de parler. Pourtant, je voyais bien que lorsqu’elle me parla que je n’étais plus en mesure de rien dire : « Vous travaillez dans quo... ? », me demanda-t-elle. Mais je ne répliquais qu’un grognement. Une espèce de plainte qui trouva le moyen de sortir de ma gorge pour mugir que j’avais mal et que c’était plus que ce que je pouvais tolérer. J’abandonnais présentement l’idée d’appeler moi-même les secours. Cherchant mon souffle, je voulais réussir à articuler que j’avais besoin d’aide et que j’en avais besoin quinze minutes plutôt, mais pas l’ombre d’un son. « Je suis désolée, mais vous n'avez pas l'air bien, Monsieur... », articula-t-elle. Je voulais me lever tout seul. Je voulais pouvoir appeler l’hôpital comme un grand. Mais tout ce que je pouvais faire, c’était constaté que je me remettais tout entier à une étrangère qui n’était pas docteure. Je sentis l’angoisse dans sa voix lors qu’elle redemanda un : « Monsieur? »

Danse, peux-tu cesser? suppliais-je en laissant échappé un faible « appellez… » Sur une échelle de un à dix, la douleur qui m’entaillait la poitrine était bien un quinze. J’étais pour mourir. J’en étais certain. Elle glissa une main dans le col de mon chandail. Mon cœur déconnait. On n’avait pas besoin de prendre mon pouls pour le savoir. Même un idiot aurait su que la vitesse à laquelle il battait n’était pas normal. Bien trop élevé. C’était la partir que l’on voyait. Un rythme qui en général était trois à quatre fois la norme. Ce qu’un électrocardiogramme nous montrait c’était aussi de violentes bradycardies qui alternaient avec cette tachycardie. Ça expliquait pourquoi j’avais présentement l’impression que mon cœur courait à côté de moi. Je connaissais trop bien cet état. « Il faut... Il faut vous allonger. Je vais vous aider. » Je doutais que ça change quoi que ce soit. Je me relevais doucement mais je m’effondrais à moitié dans ses bras avec un petit gémissement de douleur. Mes jambes se dérobaient sous mon poids. Dieu merci, elle me rattrapa. Inquiet, j’hoquetais un faible : « Hôpital… » qui mourut probablement en même temps que mon souffle. Elle me déposa sur le sol et ses genoux vinrent se poser sur le carrelage juste à côté de moi. Elle composa le fameux « 9-9-9 » qui serait essentiellement ma seule chance de survivre. Je ne voulais pas mourir. Je voulais vivre. Je voulais me faire pardonner par ma fille je voulais… Je fermais les yeux pendant un instant. Je les sentais qui roulait dans mes orbites. Elle revient et s’assoir à côté de moi. Depuis combien de temps est-ce que j’étais dans cet état? Trop longtemps. Le souffle me manquait. Il n'y avait que la douleur. Sa main dans la mienne, je réalisais à quel point la mienne était moite. D'une voix douce, elle me dit: « Tout va bien se passer... Quel est votre nom ? ». Sa voix contenait une assurance que la mienne n'avait plus la force d'avoir quand il était question de mon cœur. Je tentais de ramasser assez d'énergie pour articuler mon prénom au moins. Mais rien, pas l'ombre d'une virgule, ne réussissait à franchir mes lèvres.

J'aurais voulu avoir des mots pour expliquer à cette étrangère qui n'avait pas demandé à gérer un vieux grincheux qui s'écrasait sur le parquet de son restaurant que ce n'était pas grave... Que tout irait bien. Mais je n'en savais rien à cet instant. Je me contentais en silence de ressentir une douleur terrible comme si on m'avait déchiré le cœur et que ce dernier courait à côté de moi en me raccrochant aux faits que je savais depuis le temps que j'étais malade. Les urgences cardiaques étaient des priorités de type un pour les ambulanciers. Entre un patient au sol sur un restaurant en train de sentir son cœur lui sortir de la poitrine et un patient avec des douleurs au ventre, c'était mon cas qui passait avant. J'hoquettais un « Will.. » qui se mélangea à une plainte de douleur. Je voulais juste entendre le son de l'ambulance. Juste voir les lumières bleues arrivées. Juste me raccrocher aux mains qualifiées d'un ambulancier. Je ne pus m'empêcher de soupirer quand j'entendis le son de l'ambulance. Mais je sentis cette minuscule vague de bonheur fondre lorsqu'un ambulancier à l'allure familiaire se pencha sur moi en disant: « Merde! C’est le DI Hardy! ». L'autre se rapprocha. Un masque d'oxygène à la main, il me demanda de rester avec eux. Mais j'en avais de plus en plus de difficulté. J'hoquetais un faible: « air... » avant de voir le masque se poser sur moi. Un des ambulanciers me demanda si j'avais déjà vécu ça. Cherchant mon air, je n'arrivais pas à parler. Mais j'hochais la tête d'un petit geste. J'avais mal. Trop mal pour parler. Un des ambulanciers parla de morphine et j'hochais la tête, une main sur ma poitrine. Juste respirer. Juste respirer. Pensais-je à toute vitesse. « William, Est-ce que vous prenez un truc pour les arythmies? » me demanda-t-il en me levant pour me mettre sur le brancard. J'hochais la tête avant de perdre officiellement connaissance après avoir retirer le masque pour hoqueter péniblement le nom du médicament.

Je rouvris les yeux et j'étais calé dans les draps d'un hôpital. C'était celui à une cinquantaine de kilomètres de la ville. Parce que j'y avais un dossier probablement. J'ai vu que la serveuse était la. J'ai enlevé le masque d'oxygène et j'ai murmuré. « Pardonnez-moi… mademoiselle pour le dérangement. » j'avais honte de mon corps qui m'abandonnait.

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MessageSujet: Re: + Wrong place, wrong time (William) Sam 28 Juin - 9:53

A présent qu'elle avait mis l'inconnu dans une position plus confortable et qu'elle avait appelé les secours, Penny n'avait aucune idée de la marche à suivre. Agenouillée auprès du malade, elle tordait ses mains d'impuissance. La question qu'elle se posait principalement était de savoir si elle pouvait pratiquer un massage cardiaque. Au lycée, elle avait appris comment les étapes de ce dernier mais pas quand l'utiliser. Marrant non ? Son instinct lui soufflait que c'était une mauvaise idée sur un homme conscient, dont le cœur battait encore. Mais il fallait bien que quelqu'un essaie de faire ralentir la course effrénée de ce cœur, n'est-ce pas ? Personne ne pouvait tenir très longtemps avec ce rythme cardiaque. Enfin elle le supposait. Elle n'était qu'une petite serveuse après tout. Ce qui amenait une seconde question, pourquoi il lui arrivait un truc pareil à elle ? L'homme murmurait de temps à autre un mot mais elle ne comprenait pas ce qu'il essayait de dire. Elle tenta néanmoins de connaître son prénom. Elle en était arrivée à la conclusion que tout ce qu'elle pouvait faire était de tenter de le maintenir dans un état de semi-conscience et de le rassurer le plus possible. Même s'il n'y avait absolument rien de rassurant dans la situation présente. « Will.. » Will Un prénom à peine prononcé, plutôt gémi. C'est ce qui faisait le plus peur à la Collins à vrai dire. Le dénommé Will était à présent l'incarnation de la souffrance à l'état pur. La jeune serveuse n'était une personne foncièrement compatissante mais les grimaces de souffrance qu'elle voyait naître sur le visage de celui qui avait été son client la perturbaient au plus au point. Ce qui ne l'empêcha pas de continuer à proférer des banalités. « Accrochez vous Will... »

Ce qui lui sembla des heures plus tard, un reflet bleu et rouge illumina les vitres du Blue Ball. Penny n'avait jamais rien vu d'aussi beau. Rapidement, deux ambulanciers furent au côté de Will. La blonde s'éloigna dans un coin s'autorisant enfin à trembler. « Merde! C’est le DI Hardy! » L'exclamation de l'ambulancier le plus jeune capta l'attention de Penny instantanément. Deux informations aussi capitales en cinq mot, c'était impression. Ainsi donc le fameux Will était connu des services de secours en plus d'être flic. Toute panique disparut tandis que les rouages de son rôdé cerveau de manipulatrice se mit en route. Pour elle, c'était clair, il y avait un profit à tirer de cette triste histoire, que ce soit par la méthode douce ou la méthode forte. Ainsi quand les ambulanciers eurent terminer leurs soins – et quels soins – puisque le patient avait perdu connaissance, elle sut ce qu'elle allait faire. « Messieurs, je viens avec vous ! » Sans laisser le temps aux ambulanciers le temps de protester, elle ferma rapidement la porte du restaurant avant de s'installer à l'arrière de l'ambulancier, se faisant toute petite pour ne pas gêner le soigneur qui s'activait autour du corps inanimé du détective inspecteur. Sa patronne comprendrait qu'il y avait eu une urgence. Et elle ne pouvait pas laisser ce pauvre Will tout seul... N'est-ce pas ?

Elle s'ennuya beaucoup, errant dans les couloirs de l'hôpital où les ambulanciers les avaient déposés. Étrangement, ce n'était pas celui de Tenby. Elle entamait son troisième café, quand les yeux de William Hardy, elle avait lu son nom complet sur le pied du lit, s'ouvrirent. Il mit quelques instants avant de s'habituer à son nouvel environnement avant de remarquer sa présence. Il enleva son masque quelques instants pour parler. « Pardonnez-moi… mademoiselle pour le dérangement. » Elle se composa un sourire tout en douceur, tout en angélisme. Ce sourire qui faisait jurer à tout Tenby qu'elle était la fille la plus gentille du monde. « Ne vous excusez pas, ce n'est pas de votre faute. Je suis contente que vous vous en soyez sorti. » Et oui, sinon elle perdait une potentielle victime. Car elle en était rapidement arrivée à la conclusion qu'avoir un flic dans son entourage pouvait s'avérer très pratique. Ne restait plus qu'à ferrer le poisson. Elle avait bien l'intention de le submerger de douceur pour endormir sa méfiance et obtenir le maximum d'informations possible. Et si ces dernières s'avéraient importantes... Et bien le jeu pourrait commencer. Elle pencha un peu la tête, faisant trembler sa lèvre. « Je dois néanmoins vous dire que vous m'avez fait une sacré peur, William. Je peux vous appeler William ? » Restait à prendre en compte qu'elle allait devoir jouer serré. Un inspecteur, c'était un niveau au dessus de ce qu'elle pratiquait. Elle devait rester subtile, ne pas montrer un intérêt trop subit. « J'ai... J'ai fermé le restaurant. Je peux rester un peu près de vous jusqu'à ce que vos proches arrivent, si vous le souhaitez. Mais si vous voulez un peu d'intimité, je peux aussi partir. »

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MessageSujet: Re: + Wrong place, wrong time (William) Jeu 3 Juil - 1:47

C’était difficile de ressortir des draps. C’est sûr, ce n’était pas que comme ce matin quand j’avais juste fait un petit malaise et que deux anti-arythmiques avaient réussi à calmer le jeu. Juste d’émerger de l’épais sommeil qui m’englobait tout entier. Mon esprit était encore embrouillé par la dose de morphine pourtant essentielle pour ne pas que j’aille l’impression que mon cœur allait éclater alors que j’attendais pour des soins plus poussés. Je comprenais le pourquoi de cette drogue. Sans elle, mon corps entier me donnait l’impression d’éclater sous l’impact de la douleur. Avec elle, je perdais toutes facultés. Les secondes devenaient des minutes, les minutes devenaient des heures… et je n’avais aucune conscience de ces faits. La tête qui tournait, j’ai ouvert les yeux. Tout tournait. J’ai refermé les yeux. Il fallait que j’apprivoise à nouveau l’environnement qui m’entourait. Les sons étaient caractéristiques d’un hôpital. L’espèce de silence de mort qui régnait normalement en cardiologie n’était interrompue que par le bip régulier d’un moniteur cardiaque. Les yeux encore fermés, je comptais dans ma tête. Un, deux, trois, quatre, cinq… me concentrer sur les nombres pour ne pas sombrer dans la noirceur de la dose de morphine. Il y avait le doux murmure de deux infirmières dans le corridor et le souffle d’une personne dans la chambre. J’ai refait une tentative pour ouvrir les yeux et j’ai eu un petit grognement. Merde, William, ce n’était pas le moment pour merder. La couleur des murs étaient d’un jaune soleil usé. Ça avait être un jour été un jaune soleil, mais le soleil qui pénétrait dans la pièce avait surement blanchi la couleur avec le temps. Je remarquais au bout d’un petit moment la femme qui se trouvait au pied de mon lit. Qu’elle ait appelé les services d’urgence m’avait probablement sauvé la vie. Pas probablement. Probablement, c’était l’orgueil qui parlait. Elle m’avait sauvé la vie. Je m’excusais comme premier mots. La première fois que ça m’avait fait ça, j’avais murmuré le prénom d’Ellie. Mais elle n’était plus à mon côté. « Ne vous excusez pas, ce n'est pas de votre faute. Je suis contente que vous vous en soyez sorti. », me dit-elle. Pendant un instant, j’oubliais mon poste dans la police. Je voulais juste la rassurer. Sauf que je ne pouvais pas m’empêcher de me dire que c’était quand même un peu de ma faute. Après tout, j’étais cardiaque et j’avais oublié mes cachets. Avec les cachets, j’aurais pu me rendre à l’hôpital seul pour avoir des bétabloquants. J’aurais peut-être même réussi à m’en sortir sans hôpital. Le souffle court, j’ai quand même retiré le masque officiellement. « Probablement un peu de la mienne quand même. J’avais oublié mes cachets. Je ne devrais jamais sortir sans. », articulais-je d’une voix rauque. L’oxygène… c’était probablement ma pire depuis un bon moment.

La blonde avait un beau sourire. Quelque chose d’honnête. Je n’aimais pas. Quand les gens souriaient, mais j’étais encore trop engourdi par la dose de morphine pour lui dire d’arrêter. J’ai remonté avec un petit grognement mon corps contre les oreillers et j’ai redéposé le masque contre le coin du lit. L’index gauche avait l’espèce de petit plastique pour prendre le rythme cardiaque. Je tournais lentement les yeux vers le moniteur. Stable mais un peu haut. Ça expliquait l’essoufflement qui ne partait pas encore. Pendant un petit instant, je me suis vu m’étirer pour ramasser ma charte. Mais juste l’idée me faisait mal. D’une voix gentille, elle m’affirma : « Je dois néanmoins vous dire que vous m'avez fait une sacré peur, William. Je peux vous appeler William ? » J’ai grimacé en entendant le William. Je n’aimais pas les prénoms. Je ne les avais jamais aimé. Entre garçon, on fonctionnait par nom de famille dans mon coin. Ça m’allait. Entre agent de police, c’était aussi le nom de famille qui primait. Pas de question. Pas d’hésitation. C’était le titre puis le nom de famille. Le prénom quand on n’avait pas le choix. On n’avait pas le choix dans cette ville. Un autre fait à détester amèrement dans cette ville. Je commençais encore par m’excuser de la peur que je lui avais causée. Effrayé n’était pas mon but. Et moi-même j’avais eu peur cette fois-ci. J’avais seulement perdu connaissance deux fois jusqu’à date. Et c’était les deux pires. Ma voix s’éleva encore. Rauque encore. « Je m’en excuse… pour la frayeur causée… » Je fis un autre effort pour me relever. Mais j’étais encore trop étourdi. Le souffle court, j’ai envisagé pendant un instant de me décharger. Mais pas pour l’instant, ce n’était pas un bon moment. J’étais encore trop rouillé pour faire ça. D’une voix un peu grognonne, j’articuler un : « Je préfère les noms de famille. J’ai toujours détesté les prénoms. » Chasser le naturel et il reviendra bien vite au galop. L’air amer a assez rapidement fait place à un visage un peu plus conciliant. Je devais mettre mon orgueil de côté. Elle m’avait vu dans le pire état. Qu’est-ce qu’il pouvait arriver de pire, n’est-ce pas? Je lui souris en demandant le plus poliment possible : « Dites, je peux vous demander un service. Que vous me passiez le verre d’eau et ma charte. Je veux savoir s’ils ont fait des tests pendant que j’étais dans les vapes. » Parce que j’avais le droit de refuser les test. Je savais qu’ils mourraient d’envie de me tester de partout. Devenir un patient, c’était devenir un rat de laboratoire. On voulait ton sang, ton âme, ton historique de vie en 8 exemplaires. On te faisait chier royalement. Amer, j’ai songé à ce que je pourrais perdre si on m’avait fait plus que les tests standards. Ce n’était pas une crise cardiaque, c’était juste un malaise parce que mon cœur ne savait plus gérer depuis. Il peinait à maintenir le bon rythme. C’était juste ça. Et tantôt je l’avais cherché. J’étais peut-être mieux de me laisser mourir. Les yeux ouverts, j’ai gardé les yeux sur la blonde.

D’une voix tellement gentille, elle a continué à m’analyser. Sa peur semblait honnête, mais ma pensée n’était toujours pas claire. Si j’avais tendance à bien lire les gens, je n’étais pas capable de le faire dans cet état. « J'ai... J'ai fermé le restaurant. Je peux rester un peu près de vous jusqu'à ce que vos proches arrivent, si vous le souhaitez. Mais si vous voulez un peu d'intimité, je peux aussi partir. » J’ai souri tristement pour ne pas fondre en larme. Elle attendrait longtemps si elle attendait pour que ma fille ou mon ex arrive. Aucune des deux ne savait. Aucune des deux ne devait savoir. La solitude était mon ami. Un triste compagnon pour un homme qui l’avait bien cherché. D’une voix douce, je déclarais sans amertume : « Vous n’étiez pas obligé de venir. » C’était en effet gentil qu’elle soit venue ici. Mais déjà ca voulait dire un lien de créer. Je n’en voulais pas. Ni lien, ni lendemain. Je voulais ma solitude comme amie. Je l’aimais d’un amour malsain. Mon cardiologue disait que cet acharnement me tuerait. Il avait tord. « Mes proches ne viendront pas. J’ai tristement l’habitude d’être seul dans cette situation. Ils ne savent pas et c’est mieux ainsi. Vous pouvez y aller. Je vais être bien seul. » conclus-je finalement.

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MessageSujet: Re: + Wrong place, wrong time (William) Dim 13 Juil - 16:06

La plupart des gens ont une sainte horreur de l'hôpital mais une fois encore, Penny aime bien se démarquer du commun des mortels en ne se montrant pas plus gênée que cela tandis qu'elle se trouve au chevet de William. Elle n'était pas spécialement fan de la vague odeur d'antiseptique qui flotte dans l'air mais à part ça, elle n'est pas angoissée ou stressée. Elle en est presque à apprécier le calme dans lequel ils se trouve, l'intimité qu'ils ont dans cette chambre. Non pas qu'elle ressente quoi que ce soit pour le brun ténébreux qui a failli mourir entre ses bras mais au moins, elle est certaine de pouvoir jeter son filet sans qu'il ait trop de chances de s'échapper... « Probablement un peu de la mienne quand même. J’avais oublié mes cachets. Je ne devrais jamais sortir sans. » La conversation entre eux s'établissaient difficilement, entrecoupée de silence gênés. Du côté du malade du moins. Il semblait qu'il s'en voulait de l'avoir mise dans cette situation. Au fond, il n'avait pas tort. Il allait très bientôt regretter de ne pas s'être évanoui quelques mètres avant le restaurant. « D'accord alors, c'est de votre faute. Vous retiendrez la leçon pour une prochaine fois... » Penny ressemblait presque à une ventriloque, proférant ses phrases sans se départir de son sourire. Elle continuait à jouer son rôle de blonde solaire et bienveillante pour essayer d'amadouer William. La tâche s'annonçait ardue quand on constatait à quel point le principal intéressé semblait méfiant. Ça devait être une déformation professionnelle. Qui plus est, une certaine souffrance émanait de toute sa personne, pas seulement physique. La Collins avait l'impression de regarder un homme qui n'acceptait pas la maladie, qui la reniait. Sinon, comment expliquer qu'il soit de son propre aveu sorti sans ses cachets ?

Avant qu'elle n'ait pu approfondir cette réflexion personnelle, il reprit la parole avec ce qui semblaient de grandes difficultés. Qui parurent moindre, à côté des efforts qu'il avait fait pour se redresser. Si Penny avait été un membre de sa famille, elle l'aurait sans doute morigéné pour qu'il reste sage... Je m’en excuse… pour la frayeur causée… » Elle écouta ce qui semblait encore des excuses, stoïque. William semblait vraiment coupable, un peu trop coupable. Une personne normale aurait pu s'excuser une fois, mais lui insistait. Tous les sens de la galloise se mirent en éveil tandis que son instinct lui criait de creuser de ce côté là. « Je préfère les noms de famille. J’ai toujours détesté les prénoms. Dites, je peux vous demander un service. Que vous me passiez le verre d’eau et ma charte. Je veux savoir s’ils ont fait des tests pendant que j’étais dans les vapes. » Elle l'avait laissé parler volontairement, toujours désireuse d'en apprendre un peu plus sur la personnalité atypique qui lui faisait face. Et de plus en plus, elle avait l'impression d'y parvenir. Toutefois, elle ne laissa rien paraître, continuant à jouer les gentilles idiotes. Le visage du malade était plus détendu, peut être que son numéro était en train de marcher. « Je ne peux pas promettre que j'arriverai à vous appeler Hardy... En revanche, je vous apporterai tout ce que vous voulez si vous arrêtez de vous excuser. »

Elle se leva néanmoins pour remplir le verre qui se trouvait sur une table roulante, décrochant la petite tablette rigide du pied du lit. Elle remit le tout à celui qui lui avait demandé. Elle voulait que l'ambiance continue à se détendre entre eux. Elle avait tout d'abord pensé que cette approche était la meilleure pour atteindre son objectif. Hélas, le Hardy semblait particulièrement résistant à la gentillesse. Ou plutôt, il considérait ne pas la mériter. « Vous n’étiez pas obligé de venir. Mes proches ne viendront pas. J’ai tristement l’habitude d’être seul dans cette situation. Ils ne savent pas et c’est mieux ainsi. Vous pouvez y aller. Je vais être bien seul. Elle se mordit la lèvre pour réprimer une grimace. Le sujet de son expérience y réagissait particulièrement mal. Bien entendu, elle avait proposé de partir pour la forme. Elle avait espéré qu'il lui demande de rester, histoire qu'il se sente un peu plus redevable mais visiblement, ce mec avait des problèmes de sociabilité à tous les niveaux. Au point de la congédier sans même un remerciement. Penny n'eut plus qu'à cogiter quelques secondes pour décider qu'elle devait impérativement changer de méthode. Il ne lui ferait pas de confidences qu'elle pourrait utiliser plus tard contre lui. Ils ne deviendraient pas amis, et ce même si elle lui avait sauvé la vie. Il venait de ruiner son plan. La question était donc la suivante : était-elle assez rodée pour attaquer frontalement un inspecteur ? Elle décida finalement que oui. Elle reprit donc sa place sur la chaise, changeant clairement d'attitude et de visage. « Et bien moi, je crois que je vais rester... Surtout si vous n'attendez personne. Vous savez, pendant que vous étiez dans les vapes, je l'ai lue votre charte. Je ne suis pas médecin mais ça me paraît pas bon du tout ce que vous avez. » Elle se pencha un peu en avant pour montrer le changement de donne. Elle souriait toujours mais le mouvement de ses lèvres n'était rien d'autre qu'un rictus. Il n'y avait plus de chaleur ou de bienveillance sur son visage, juste un air serein et calculateur. Il fallait impérativement qu'il comprenne qu'elle était absolument prête à tout. « Je ne veux pas vous déprimer en disant ça, j'énumère simplement des faits. Vous n'aimez pas les prénoms mais peut être que vous attachez plus d'importance aux titres. Et quelque chose me dit qu'on ne peut guère être DI avec une telle condition cardiaque. Vous êtes un danger pour les autres et pour vous même... Vous n'êtes pas d'accord, Detective Hardy ?  » Elle insista dernièrement sur les derniers mots. Il fallait qu'elle garde la tête froide pour ne pas laisser sa prise lui échapper, justement parce qu'elle pensait déjà la détenir. Ça aurait été une erreur de débutante.

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MessageSujet: Re: + Wrong place, wrong time (William) Jeu 31 Juil - 23:50

Je n'avais jamais aimé les hôpitaux. C'était peut-être associé à ce souvenir un peu vague de la perte de mon père. Je l'avais aimé mon père. Autant que ma relation avec ma mère était horrible que celle avec mon père était fantastique. À l'image de ma relation avec ma fille. J'avais su que j'étais malade avant mon père. J'avais préféré m'effacer de la vie de ma fille pour ne pas qu'elle se retrouve comme moi. Toute déstabilisée par ma disparition. Perdue, je foutrais ma vie entière en l'air quand j'avais survécu à mon père. Il m'avait fallu à peine une semaine, deux au maximum pour m'organiser complètement et foutre le camp le plus loin possible d'Hopeman. Juste assez de temps pour tenter de convaincre Dylan de me suivre le plus loin possible. J'avais assisté à l'enterrement de mon père avec dans la valise de ma bagnole mes possessions. J'avais conduit pendant des heures, pendant des jours pour me retrouver le plus loin possible de ma maison. Le plus loin possible de tout ça. Je ne voulais pas qu'elle bousille tout comme j'avais fait. Et Law me ressemblait beaucoup trop. Ça serait son genre de tout bousiller. Alors j'avais appris seul à endurer les hôpitaux. Mais ça ne voulait pas dire pour autant que j'étais complètement en train d'accepter mon état et qu'ils ne me faisaient pas peur. Dans les cas ou j'avais besoin de m'y trouver, que ce soit pour le boulot ou à cause de cette saloperie de coeur qui avait décidé de partir en couille, je faisais de mon mieux pour que mon séjour soit le plus court possible. Je devais toutefois avouer que je ne me sentais pas brillante de faire comme ça et de le cacher. Ça aurait été plus facile si j'avais eu le courage de dire à ma fille ce qui se passait. Mais je ne voulais pas qu'elle comprenne. Pas qu'elle revienne par pitié de moi. « D'accord alors, c'est de votre faute. Vous retiendrez la leçon pour une prochaine fois... », déclara l'étrangère me ramenant un peu sur terre. C'était con, mais entendre cette phrase dite ne me faisait pas de bien pour autant. Des leçons, j'en avais trop à retenir par rapport à mon état. J'avais plein de choses à apprendre et je me refusais à céder pour donner raison aux docteurs. Une soirée sans mes cachets, une erreur et une inattention, ne pas avoir choisi le bon gilet et j'aurais pu y rester. Je le savais même si je ne voulais pas l'admettre. Les bras à demi-croisé, j'ai eu un pâle sourire en disant : « Je vais plutôt souhaiter qu'il n'y ait pas de prochaine fois, si ça ne vous dérange pas. » dis-je. Chaque fois où mon coeur déconnait, c'était pire. Mon médecin traitant disait que c'était parce que je ne faisais pas attention à moi. J'étais incapable de m'arrêter pourtant. Incapable de cesser de travailler. Mon boulot était tout ce qu'il me restait.

Redressé dans mon lit, je fermais les yeux pendant quelques instants. Ça tournait. Je n'aimais pas la morphine. Pas l'après-coup de la morphine. Ça tournait souvent beaucoup trop pendant que j'attendais que tout se replace. Je n'aimais pas les carrousels non plus. J'avais juste envie que ça s'arrête. Je rouvris lentement les yeux en constatant que tout n'avait pas changé. En même temps, la morphine m'avait été essentielle. J'avais trop mal tantôt. Sauf que je regrettais à l'instant. Je savais que c'était pour mon bien, mais je détestais. « Je ne peux pas promettre que j'arriverai à vous appeler Hardy... En revanche, je vous apporterai tout ce que vous voulez si vous arrêtez de vous excuser. » J'ai souri pendant un petit instant. Elle me tendit le verre d'eau et j'en bus une longue gorgée. J'avais l'impression d'avoir du papier de verre à la place de la gorge. C'était tellement difficile. La blondinette avait l'air trop gentil. Mon instinct me disait de ne pas lui faire confiance sauf que je savais qu'il me serait risqué de faire les quelques pas qui me séparaient de ma charte. Trop de pas qui m'attendaient. Et je n'en avais pas la force encore. « Soit... je cesse alors de m'excuser. » dis-je en posant mes lunettes sur mon nez et en lisant la fiche.

L'écriture du médecin de garde était quasiment illisible. Lequel était-ce? Certains d'entre eux étaient un peu moins exécrables que les autres. Ils m'avaient en effet fait la batterie traditionnelle. J'avais hésité d'une dose de bêtabloquants qui n'allait pas en contradiction avec ce que j'avais comme autres médicaments. Pistes de recherche écrites contenait les traditionnelles recommandations de repos et de chirurgie : deux choses que je refusais avec un un acharnement malsain. On y voyait aussi le test à l'effort pour évaluer la stabilité. Plongé dans ma fiche, je pris quelques instants pour réaliser que la blondinette n'était toujours pas partie. Je relevais les yeux et l'observais pendant quelques instants. Je voulais parler au médecin responsable de mon cas. Quel qu’il soit. Juste savoir quand on pourrait me décharger. Mais pas devant elle surtout que soudainement, elle venait de se transformer. La gentillesse semblait s'être effacé de son visage pour laisser place à une mine calculatrice. Elle s'assit au pied du lit en disant. « [color=dodgerblue}Et bien moi, je crois que je vais rester... Surtout si vous n'attendez personne. Vous savez, pendant que vous étiez dans les vapes, je l'ai lue votre charte. Je ne suis pas médecin, mais ça ne me paraît pas bon du tout ce que vous avez.[/color] » J'eus un regard de glace. J'aurais préféré que ma charte reste privée. Je n'avais pas de temps à perdre à discuter avec qui que ce soit. J'étais épuisé et encore patraque par les doses de morphines que l'on m'avait données. Deux à voir selon la fiche. Il faudrait que j'appelle au poste... demain était ma journée de congé, mais je doutais très bien que l'on ne me laisse pas sortir avant au moins demain soir. Et puis, pour avoir l'air présentable après cette bataille contre mon corps, je devrais attendre quelque temps. Je n'eus pas le temps de répliquer quoique ce soit qu'elle continua sur sa lancée. « Je ne veux pas vous déprimer en disant ça, j'énumère simplement des faits. Vous n'aimez pas les prénoms, mais peut-être que vous attachez plus d'importance aux titres. Et quelque chose me dit qu'on ne peut guère être DI avec une telle condition cardiaque. Vous êtes un danger pour les autres et pour vous même... Vous n'êtes pas d'accord, Detective Hardy? » je me raidis en entendant comment elle prononça les derniers mots de sa phrase. Pas question que ce soit en train de m'arriver. Elle avait donc plus que mon nom. Elle avait aussi mon travail. Ma bouée de secours pour m'obliger à me lever le matin. Je ne voulais pas affronter une telle sensation. Ne pas m'imaginer qu'une telle situation pouvait vraiment être en train de se produire. Mon boulot, il m'était nécessaire. Aujourd'hui, demain et encore et toujours. C'était tout ce qu'il me restait. D'une voix d'automate, je commençais. « Il n'est pas ici question de mon titre. Ce n'est qu'une des composantes du problème. Mon état ne vous concerne pas mademoiselle... » bien que je mentais. J'avais toujours accordé une importance au titre de détective inspecteur. Il avait été acquis au fruit d'années de travail acharné. C'était la seule chose que mon ex-femme n'avait pas réussi à m'enlever. Elle réussissait à garder notre fille de son côté, une pension alimentaire faramineuse et notre maison perchée en haut d'une colline à Bath. Elle ne m'avait pas enlevé mon badge. Personne ne le ferait. On me le retirait le jour ou je mourais. C'était la décision que j'avais prise. De me battre jusqu'à la dernière minute. « Je vous saurais gré de bien vouloir quitter ma chambre, mademoiselle. Je ne sais ce que vous me voulez. Mais j'ai la situation sous contrôle... mes patrons seront mis au courant en temps et lieu de mon état. » dis-je d'une voix stoïque et inébranlable. Pourtant, si moi j'avais l'air en état, le moniteur remontait en flèche. J'étais loin d'être correcte. Elle avait raison et mon employeur aurait dû être au courant de mon état avant de me donner le poste à Tenby. Petite ville, je m'étais dit que j'y étais en sécurité. Des gros cas comme on avait dans le comté de Somerset, ce n'était pas la routine. La plupart du temps quand je savais que j'avais du mal, j'envoyais un de mes inférieurs faire le boulot. Je tentais de me calmer et je refermais les yeux en croisant les bras comme un gamin.

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MessageSujet: Re: + Wrong place, wrong time (William) Lun 11 Aoû - 11:30

« Je vais plutôt souhaiter qu'il n'y ait pas de prochaine fois, si ça ne vous dérange pas. » Penny avait réagi au trait d'esprit avec un sourire entendu, comme si elle goûtait à la plaisanterie. Ce qu'il ne savait pas encore, c'est qu'elle avait lu la charte épinglée au pied de son lit, et qu'il y avait de fortes chances pour qu'il y ait une prochaine fois. Elle n'avait pas de connaissances en médecine mais les remarques de ceux qui en avaient, même gribouillées d'une écriture illisible, étaient éloquentes. Ce type n'avait pas beaucoup de chances, surtout s'il continuait à ne pas prendre ses cachets. Toutefois la façon dont il ruinait sa santé ne regardait en rien la jeune blonde. Bien qu'il lui serait sûrement plus utile vivant que mort. Et c'était pour cela qu'il était enfin temps de laisser tomber le masque, de révéler ses véritables intentions. C'était même un soulagement. Autant Penny était habituée à être gentille avec des tas de gens qu'elle n'appréciait pas forcément, autant ce Will était proprement imbuvable. Elle ne ressentirait aucune culpabilité à lui faire ravaler son regard quelque peu condescendant qui disait « tu n'es pas encore partie toi ? » . Que croyait-il ? Qu'elle s'attardait au pied de son lit à cause de son charme ravageur ? Qu'elle était une pauvre fille esseulée en mal de compagnie ?

La réaction du détective Hardy fut instantané. Dès qu'il commença à comprendre ce qui se tramait, son regard se durcit, dardant deux prunelles de glace sur elle. La Collins n'en fut que très peu impressionnée et continua à tisser sa toile paisiblement. Quand elle eut terminé, elle eut la satisfaction de voir qu'il était très crispé et certainement un peu inquiet. Il n'est pas ici question de mon titre. Ce n'est qu'une des composantes du problème. Mon état ne vous concerne pas mademoiselle... » Elle eut une petite moue proprement agaçante, elle s'attendait à une répartie un peu plus... percutante. Mais après tout peut être avait-il besoin d'accuser le choc. Surtout qu'elle faisait face à un adversaire plus ou moins affaibli. Elle n'était toutefois pas d'une cruauté trop extrême et le laissa terminer sa tentative d'intimidation le plus paisiblement possible. « Je vous saurais gré de bien vouloir quitter ma chambre, mademoiselle. Je ne sais ce que vous me voulez. Mais j'ai la situation sous contrôle... mes patrons seront mis au courant en temps et lieu de mon état. » Il croisa les bras pour ponctuer sa réplique, l'air presque fier de lui. Ainsi donc, il tentait de faire du bluff maintenant. C'était... intéressant. Elle préférait ça d'ailleurs, au moins, il conservait une certaine dignité en tentant de se défendre. Faire chanter des pleurnichards pouvait s'avérer extrêmement fatiguant. Elle prit une voix suave, un air faussement innocent pour poser sa prochaine question. « Vous ne voyez donc aucun inconvénient à ce que je les appelle maintenant pour leur dire que vous avez été transporté ici ? Ils se demandent peut être où vous êtes... » Il avait fermé les yeux, la congédiant, refusant de la regarder. Qu'importe ! Il ne pourrait pas se débarrasser d'elle aussi facilement que si elle était une mouche importune. Elle se leva et commença à marcher dans la chambre, faisant résonner sa voix entre les murs feutrés. « Vous voyez Will, vous n'êtes pas en position de me donner des ordres. Je vous conseille donc d'arrêter de me demander de sortir d'ici. Et aussi d'arrrêter de me prendre pour une conne. Vous pensez que j'ignore tout des test de santé qui existent pour rentrer dans la police ? Vous pensez sérieusement que vous allez réussir à me faire croire que vos patrons vont vous donner une tape dans le dos et vous dire de vous ménager ? Vous savez aussi bien que moi que ça sera la fin de votre carrière. Rien que le fait que nous soyons dans cet hôpital et pas celui de Tenby le prouve. » Elle perdait son calme. Elle inspira soigneusement. Il ne s'agissait pas de se faire mettre dehors par une infirmière. Mais bon dieu, que les hommes était macho. Dès qu'il voyait sa chevelure blonde comme les blés et ses airs de poupée fragile, ils semblaient penser qu'elle était stupide. Elle en avait encore eu un exemple frappant aujourd'hui. Toutefois, elle était loin d'être stupide, et encore moins débutante. Elle reprit donc d'une voix plus calme. « Mes demandes ne sont pas excessives. Vous devriez arrêter de lutter, ça vous coûtera plus cher que si vous accédez à mes requêtes... Je ne suis pas une criminelle d'envergure, vous pourrez toujours dormir sur vos deux oreilles après m'avoir... aidée. »

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MessageSujet: Re: + Wrong place, wrong time (William) Ven 22 Aoû - 15:34

J’avais commencé à être malade plus ou moins au même moment que l’enquête Latimer avait commencé à planter. Le stress engendré par la pression médiatique assez important et par le manque d’évidence m’avait atteint à un plus haut point. Si j’étais beaucoup de choses, je n’étais pas un mauvais policier. Je tolérais mal l’échec et l’inconnu. Le cas Latimer n’était pas à la base un cas inconnu. Ce n’était pas mon premier meurtre. Ce n’était pas mon premier meurtre d’enfant. Ce n’était pas la première fois que je voyais l’étendue des horreurs qu’un homme pouvait faire. J’avais repris mes mauvaises habitudes pour gérer la tension. J’avais troqué le jogging matinal pour me détendre par une arrivée à des heures pas possible au bureau. J’avais troqué la pause de marche avec ma femme par une pause cigarette. Et quelque chose comme deux mois avant que l’enquête ne capote, mon cœur avait déconné pour la première fois. Inquiet, j’avais été voir mon généraliste. Mon diagnostic, je l’avais reçu quelques quarante-huit heures avant que ma femme ne m’appelle après que je l’ai envoyé aller porter des évidences au poste. Et je ne lui en avais pas parlé. Je n’arrivais pas à trouver les bons mots pour lui dire que j’étais malade. Sans appel. Sans négociation. Le temps s’était mis à me manquer. Plus vite que je l’avais espéré. Quand elle m’avait appelé, j’avais eu l’impression que c’était la deuxième gifle. Celle qui logiquement suivait l’annonce. Je n’avais pas été à la hauteur. Je n’avais pas assuré. J’avais royalement merdé. Comme aujourd’hui en prétendant que la jeune femme n’avait rien à faire et n’avait aucun pouvoir sur ma carrière. C’était faux. Ceux qui savaient que j’étais malade avaient le pouvoir de terminer ma carrière en un claquement de doigt. Un appel au poste. Dire que j’étais hospitalisé pour un malaise cardiaque et mon boulot me quittait – suite logique et inévitable de ma femme qui m’avait quitté pour un collègue de travail, de ma fille qui m’avait quitté parce que j’avais pris le blâme pour Ellie et de ma santé qui m’avait quitté parce que je n’avais pas su comment faire attention à moi-même. « Vous ne voyez donc aucun inconvénient à ce que je les appelle maintenant pour leur dire que vous avez été transporté ici ? Ils se demandent peut-être où vous êtes... », dit-elle. Je détestais le ton. J’étais encore trop amorti par les drogues pour complètement lutter. Juste l’idée qu’elle puisse le faire me fit regretter de ne pas m’être effondrer ailleurs. Au beau milieu d’une ruelle. J’aurais aimé que je puisse avoir le choix de l’endroit où mon cœur était pour lâcher. Dans un endroit discret. Je me suis redressé violemment devant la proposition. L’angoisse était à son plus haut. « Non! Ne faites pas ça! Je vous en supplie. » Le moniteur a sonné. Trop d’excitation pour ce que mon corps de traitre était capable de prendre. Je me suis laissé retombé contre les oreillers le souffle à demi-coupé par la douleur lancinante de ma poitrine. Je détestais cet espère ce sentiment d’impuissance puissance qui l’envahissait d’un coup sec. J’avais bien beau tenté d’être plus fort que mon corps, c’était lui qui gagnait aujourd’hui. « Vous voyez Will, vous n'êtes pas en position de me donner des ordres. Je vous conseille donc d'arrêter de me demander de sortir d'ici. Et aussi d'arrrêter de me prendre pour une conne. Vous pensez que j'ignore tous des tests de santé qui existent pour rentrer dans la police ? Vous pensez sérieusement que vous allez réussir à me faire croire que vos patrons vont vous donner une tape dans le dos et vous dire de vous ménager ? Vous savez aussi bien que moi que ça sera la fin de votre carrière. Rien que le fait que nous soyons dans cet hôpital et pas celui de Tenby le prouve. » Je restais immobile et silencieux en la fixant avec un regard sombre. Mon doigt frôla le bouton d’urgence. Je pourrais la faire sortir mais j’avais à perdre. Beaucoup trop à perdre pour pouvoir prendre la chance qu’elle puisse s’en sortir. D’une voix complètement calculée, elle continua. « Mes demandes ne sont pas excessives. Vous devriez arrêter de lutter, ça vous coûtera plus cher que si vous accédez à mes requêtes... Je ne suis pas une criminelle d'envergure, vous pourrez toujours dormir sur vos deux oreilles après m'avoir... aidée. » J’ai fermé les yeux et j’ai croisé les bras. La décision n’était pas difficile à prendre. Je n’avais pas le choix de plier. Je fixais le plafond et je soupirais longuement. J’aurais mieux fait de mourir plutôt que de me retrouver dans cette situation. La seule chose que j’avais à perdre pour l’instant, c’était mon boulot. Et c’était hors de question qu’elle me l’enlève. J’ai soupiré avec les yeux plein d’eau : « Je vois que je n’ai pas le choix de vous aider en un certain sens. Que puis-je faire pour vous mademoiselle? » admis-je finalement avec douleur et peine. J’étais déjà au sol pourquoi s’acharner sur moi? Pour le plaisir?

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MessageSujet: Re: + Wrong place, wrong time (William) Ven 31 Oct - 20:17

Le poisson était définitivement ferré. Penny n'en avait pas beaucoup douté de toutes les façons. Le ciel lui avait mis en main des éléments plus que suffisant pour faire chanter William Hardy durablement. C'était d'une ironie cruelle quand on y pensait. Des gens passaient leur vie entière à croire que ceux qui font le bien seraient récompensés et c'était exactement le contraire dans son cas. Le karma n'existait pas, il n'y avait que la bonne fortune et elle-même, prête à saisir toutes les opportunités qu'elle pourrait pour améliorer un peu sa vie. Il n'empêche que les tentatives de résistance du détective Hardy finissaient ici et maintenant. « Non! Ne faites pas ça! Je vous en supplie. » Il s'était redressé violemment sur son lit, avant de se laisser retomber en arrière, comme terrassé par cet effort. Ou peut être était-ce Penny qui l'avait terrassé pour de bon. Il n'y avait de toute façon aucune autre fin envisageable. Elle afficha un sourire satisfait en l'entendant supplier. Désormais, c'est elle qui le prendrait de haut et plus l'inverse. Toutefois, sa joie s'efface momentanément, quand elle entendit le moniteur cardiaque biper avec fureur. « Calmez-vous Will, il ne faudrait pas alerter une infirmière avant que nous ayons terminé de passer notre... petit arrangement. » Mais bon, ce n'est qu'une question pratique pour la serveuse. Elle préfère juste instaurer son chantage pendant que sa victime est vulnérable, c'est plus simple et plus percutant. Quand bien même une infirmière la chasserait de cette chambre, elle ne lâcherait pas pour autant l'affaire. Un détective inspecteur, c'était juste une source d'information inépuisable pour mettre en place d'autres chantages. Et accessoirement faire sauter ses contraventions. Sauf que la source s'accrochait envers et malgré tout à des vestiges de résistance. Croisant les bras et fixant longuement le plafond, le policier soupira ostensiblement avant de donner une réponse satisfaisante. « Je vois que je n’ai pas le choix de vous aider en un certain sens. Que puis-je faire pour vous mademoiselle? » Toute la lassitude du monde s'entendait dans sa voix. Les yeux du malade étaient posés sur la blonde. Elle eut un frisson en le remarquant. Il avait le regard d'un homme blessé mais pas vaincu. Une certaine lueur y brillait toujours. Il pouvait toujours être dangereux. Tel un animal acculé. Elle en avait la certitude, s'il se décidait à remonter la pente un jour, il pourrait être un ennemi terriblement dangereux. Ce constat ne dissuada pas pour autant la Collins de radoucir son attitude. Au contraire, elle poussa un peu le vice pour formuler sa réponse. Allant chercher un oreiller dans l'armoire, elle se rapprocha du lit pour le placer dans le dos de son occupant, l'agaçant de ses fausses prévenances. « Pour le moment rien, mon cher Will. Reposez-vous, je vous veux en forme pour la suite. » . Elle s'éloigna du lit, pour attraper son sac à main, se retournant pour fixer les ultimes conditions. « Mais quand vous sortirez d'ici, vous serez toujours joignable ou disponible pour moi. Ne vous inquiétez pas, j'ai pris la peine de relever votre numéro de téléphone de portable, pendant que vous dormiez. Bref, chaque fois que j'aurais besoin de vous, vous serez là... Il se trouve qu'il y a des gens dans ma vie, qui ont un petit peu trop de secrets... Vous serez mon  informateur. Vous voyez, rien de très criminel, plutôt un échange de bons procédés. C'est marrant, non ? Moi je devrai me taire, et vous, vous devrez parler. » Elle lui adressa un ultime sourire, que l'on pouvait aisément qualifier de carnassier, avant de se diriger vers la porte. « Je vais vous laisser vous reposer maintenant. Je vous dis à très bientôt. » Elle sortit de la chambre, forte de cette promesse. Cette nouvelle association avec William allait grandement faciliter sa carrière de maître chanteuse. Toutefois, elle ne put réprimer une envie subite de repasser la tête dans l'embrasure de la porte pour une dernière pique envers l'ingrat. « Oh et de rien. J'ai été très contente de vous avoir sauvé la vie. » Une dernière mimique, et elle était partie. La journée avait été très productive, malgré la fermeture du restaurant.

SUJET CLOS.
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