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CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde

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MessageSujet: Re: CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde Lun 26 Mai - 18:06




Camille d'Arcy & Aldaric Daire

« LÈVRES! LÈVRES! BAISER QUI MEURT, BAISER QUI MORD. LÈVRES, LIT DE L’AMOUR PROFOND COMME LA MORT! »
► ALBERT SAMAIN
Camille se mit à rire après le baiser qu’il reçut sur son nez ainsi que ses paroles un tantinet provocatrices. Un rire grave, profond mais frais comme celui d’un enfant s’éleva autour d’eux et il les enveloppa. Il déposa ses lèvres sur la joue d’Aldaric en réponse, effleurant ses doigts des siens. Il ne pouvait s’empêcher de le toucher. Comme s’il voulait s’assurer à chaque seconde que ce n’était pas un mirage, qu’il n’était pas fou et que le beau psychologue existait réellement. Néanmoins, il ne lui répondit pas, il se contenta d’écouter le silence. Ou plutôt les bruits de la nuit. Il entendait les voitures passer au loin, les phares les éclairaient de temps à autre. La nuit était fraîche mais elle n’était pas désagréable pour autant, la lune les éclairait de sa lumière froide et réconfortante, se faisant gardienne de leur rencontre romantique.

Pour la première fois depuis longtemps, le blond se sentait heureux. Il posa délicatement sa tête tout contre le torse chaud et ferme du bel homme qui illuminait sa soirée. Et malgré tout, il ne put s’empêcher d’aller sur un terrain dangereux en lui disant réellement ce qu’il pensait. Pas un seul instant, il ne pensa que cela aurait pu vexer Aldaric ou bien casser l’ambiance. Et il trouva tout naturel sa réaction calme et compréhensive.
Il lui offrit un grand sourire ravi et effleura la joue chaude et fondante sous ses doigts un peu rugueux.
Ses lèvres se posèrent dessus avec un naturel déconcertant et il lui offrit un regard très doux de ses perles bleues.

« Oh ne t’excuse pas… Je ne te reproche rien, Aldaric. Je te parle simplement de comment je ressens les choses. Je… J’aime quand tu m’embrasses. Enfin… Je ne déteste pas. »

A sa dernière phrase, il avait détourné les yeux en rougissant. Il l’avait prononcé tout bas, comme si c’était honteux d’exprimer ses émotions. Il se sentait un peu trop femme à son goût sur le moment et c’était plutôt stupide. Mais pourtant son éducation avait été ainsi, dans la société actuelle, les hommes se doivent d’être plus forts et les sentiments sont réservés aux femmes. C’était comme si le côté humain était une faiblesse réservé au sexe féminin.

« Oh mon dieu… N’en parle pas comme ça ! »

Pour le coup, il était devenu carrément pivoine et il ne savait plus où se mettre. Il avait très chaud et le brun arrivait à l’atteindre simplement avec ses mots. Non mais vous imaginez ça ? Quelqu’un qui a la capacité de vous exciter sexuellement rien qu’en prononçant quelques phrases ou en vous jetant des regards ? Cela pourrait se révéler extrêmement handicapant puisqu’il tenait véritablement à prendre son temps avec lui…

« T-tu… Aldaric, tu es vraiment adorable, tu sais ? »

Il se mordit la lèvre et déposa très doucement un baiser sur les siennes, fermant un instant les yeux afin d’en profiter.

« Je ne te demande pas d’arrêter de m’embrasser ou de ralentir à ce point. Je veux juste… Continuer comme ça. Et c’est davantage de ma faute que de la tienne. Mais dès que tu me regardes de cette manière ou que tu m’effleures, ça m’électrise comme un adolescent. J’ai l’impression de ne plus rien contrôler, d’être en pleine puberté. Et… C’est une période de ma vie que j’aurais souhaité oublier car elle n’était pas celle qui me mettait le plus en valeur ! »

Il gloussa un peu, essayant de faire de l’humour puis il se serra un peu contre lui, lui balançant un regard profond, carrément séduit.

« Non… Je n’ai pas froid, non. Et toi, ça va ? Tu veux récupérer ma veste ? On peut rentrer dans un café si tu veux… »

Camille s’en serait voulu si Aldaric tombait malade à cause de lui. Il n’était pas égoïste au point de vouloir le laisser trop longtemps dans la fraîcheur de la nuit, allongé sur l’humidité de l’herbe.


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MessageSujet: Re: CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde Dim 1 Juin - 19:32

camille ∞ aldaric
C’était assez étrange, le bien-être qu’il parvenait à me faire ressentir ce soir. J’avais cru que jamais plus je ne ressentirais ça, que même la culpabilité m’en empêcherait. Alors certes, je me sentais mal vis-à-vis de Savannah, mais quand j’étais en sa présence : il effaçait tout. Comme s’il conjurait le mauvais sort que je m’étais infligé moi-même avec tous mes mensonges. Je comprenais alors que Camille me serait d’une grande aide dans le futur, que je ne devais pas le lâcher, que peut-être, c’était lui qu’il me fallait. J’en étais même convaincu, en réalité. Mes yeux scintillaient en le voyant, mon corps frissonnait en le touchant, et moi je succombais en l’embrassant. Et plus le temps passait, plus j’arrivais à envisager que tout cela soit réciproque. C’était pour cette raison que je ne me vexai pas, quand il m’indiqua vouloir prendre son temps. J’étais même de son avis, histoire de ne pas prendre de fausse route. Un sourire moqueur se dessina sur mes lèvres. « Je ne déteste pas. » Qu’il avait dit. N’importe qui aurait pu mal le prendre, ça n’était même pas un compliment. Mais moi je trouvais ça mignon, le fait de ne pas vouloir réellement avouer que mes lèvres lui plaisaient. « Tu ne détestes pas, dis-tu ? Eh bien sache que je ne déteste pas ta compagnie, non plus ! » Je ris de bon cœur, me joignant alors à lui. Bien sûr que j’adorais, et chérissais, et désirais même sa présence. La description faite de ses lèvres le fit rougir, bingo. J’en étais presque certain en parlant, que ça aurait cet effet-là. Comme récompense, je l’embrassai encore. Puis encore une petite fois. De toute façon, je ne parvenais pas à m’en passer c’était plus fort que moi.  « Ah oui ? Et si je continue d’en parler ainsi, qu’est-ce qu’il se passe ? » lui dis-je avec un petit air de défi. Puis en prenant un air faussement théâtral : « Que se passerait-il, si, par hasard, j’affirmais que tes lèvres avaient un doux goût sucré ? Et encore, que se passerait-il si par mégarde, je disais qu’elles étaient irrésistibles et que je ne les désirais que pour moi ? » Mes mains se levèrent en direction du ciel pour renforcer l’effet théâtral, puis j’exposai littéralement de rire. Okay, j’abusais peut-être un peu là.

Il vint encore m’embrasser, et je souris très largement en posant mes mains sur la joue du beau garçon. « Mh… tu m’embrasses encore ? J’crois que je suis accro. » Je lui fis les yeux doux pour l’attendrir. « Si moi je suis adorable, toi, qu’est-ce que tu es ? Oh… je sais. Incroyablement sexy, et viril, et… cette fois je le dis ; excitant. » Un petit clin d’œil puis un sourire. J’avais dit ça d’une voix qui se voulait sensuelle pour le faire craquer. Il allait m’en vouloir, de le chauffer comme ça ! Mais c’était tellement amusant. Et agréable aussi. « Alors tu n’aimes pas revivre ton adolescence en étant cette fois un véritable canon ? Désolé de te faire cet effet ! Mais je t’avoue que je ressens la même chose. Tous ces contacts me…. Feraient perdre le contrôle, si je ne me contrôlais pas. Je suis déjà heureux de pouvoir t’embrasser au premier rencard. » Heureux, oui c’était le mot. Je me redressai doucement pour le regarder, l’admirer. Il était bien plus beau que les étoiles, cet homme-là. Je secouai doucement la tête. « Je n’ai pas froid. Je ne peux pas, quand le moindre de nos contacts me donne chaud… » Ma main caressa lentement sa joue. « Mais il se fait tard. Je peux te raccompagner si tu veux, je comprendrais bien qu’un père de famille ne puisse pas rester toute la nuit avec son beau psychologue. »
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MessageSujet: Re: CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde Lun 2 Juin - 21:02




Camille d'Arcy & Aldaric Daire

« LÈVRES! LÈVRES! BAISER QUI MEURT, BAISER QUI MORD. LÈVRES, LIT DE L’AMOUR PROFOND COMME LA MORT! »
► ALBERT SAMAIN
Il arrivait des moments où on réalisait que les paroles que l’on venait de prononcer étaient totalement ridicules. Le problème, à ces moments-là, c’était qu’il était trop tard. La phrase avait résonné dans les oreilles de son interlocuteur, on ne pouvait plus prétendre que rien n’avait été dit. Et on avait alors envie de se frapper la tête contre un mur en gémissant de honte.
C’était sans doute pire lorsque l’autre répétait la phrase d’un air un peu ironique, se moquant gentiment de vous. On avait alors envie de s’évanouir pour échapper à cette situation terriblement embarrassante. Ce fut un peu ce qui arriva au pauvre Camille lorsqu’il lui balança qu’il ne détestait pas l’embrasser. Non mais n’importe quoi ! Il s’était cru dans une tragédie grecque ou quoi ? Et le fait qu’Aldaric se moque en prime de lui, lui arracha un terriblement rougissement. Il marmonna quelques paroles d’un air bougon :

« C’est bon là… Te moque pas… Grmbl. »

Il enfouit son nez dans le torse du beau brun, ne se rendant compte qu’avec une seconde retard que ce n’était franchement pas une bonne idée. Merde… Quelle odeur à la fois poivrée, douce et virile. Il s’enivra de son odeur et sentit son corps se réchauffer de partout. Il fut alors contraint de se reculer d’un coup, pivoine.
Et le pire, c’est que l’autre, il continuait de se foutre de sa gueule en lui balançant des phrases super gênantes à propos de ses lèvres. Genre elles étaient sucrées, irrésistibles, des trucs comme ça. Non mais sérieusement… Quelle idée de dire ça à un homme en rut ? Surtout qu’il essayait de se réfréner. Il tentait de ne pas lui sauter dessus, de ne pas lui arracher ses vêtements et de l’embrasser partout partout… Une chaleur diffuse se propagea dans son bas-ventre à cette pensée et il fut contraint de fermer les yeux en pensant à une vieille sorcière horrible avec du poil au menton et des dents toutes noires pour calmer ses ardeurs. MERDE à la fin !

Le blond ouvrit alors ses yeux… Et fondit sur ses lèvres. Il était vraiment con, hein ? Mais il ne pouvait pas s’en empêcher. C’était devenu comme une drogue et Aldaric sut trouver les mots justes. Oui, il était accro. Et il était ravi de se rendre compte que c’était aussi son cas.
Imaginez tout de même qu’il partageait son coup de foudre… Il en avait de la chance. Il aurait pu se consumer d’amour tout seul pour le beau psychologue. Mais non, il avait le droit de l’embrasser, il lui faisait même la cour. Camille se faisait courtiser par le beau jeune homme. Et c’était vraiment agréable…

« Chuuut… »

Il interrompit ses compliments d’un baiser tout doux et tendre.

« J’essaye de rester sage alors ne me donne pas plus de raisons de m’échauffer. Je veux que ça reste doux et innocent aujourd’hui. »

Il se rendit alors compte de ses paroles. Ça voulait dire quoi, ça ? Qu'il souhaitait que ça devienne sauvage par la suite ? Il se retint de faire le moindre commentaire sur la chose, se disant qu'avec un peu de chance, le bel homme ne remarquerait pas. Oui mais voilà, un psychologue remarquait toujours tout et il se doutait bien que la tronche qu'il venait de faire devait en plus guider Aldaric. Il rougit alors de plus belle, détournant un peu le regard.
Tout à coup, en l'écoutant, il sembla affolé à l'idée que le brun ait envie de mettre fin à leur rendez-vous et il attrapa son bras en s'écriant :

« Non ! Je... J-je... Je veux encore rester avec toi. Encore un peu. Je suis bien et tu me tiens chaud... »

Il se mordilla la lèvre en soupirant :

« Enfin si tu veux rentrer, je ne vais pas non plus te retenir. De toute façon, on va bien se revoir un jour ou l'autre... »


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MessageSujet: Re: CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde Dim 8 Juin - 22:07

camille ∞ aldaric
Je repensai un instant aux ados que j’avais entendus, l’autre jour. Ils parlaient de « papillons dans le ventre », d’une chaleur se transportant dans tout le corps, de frissons. Et je n’en avais pas cru un traître mot, j’avais pensé qu’ils ne ressentaient ça que parce qu’ils étaient adolescents, qu’ils n’avaient pas d’expérience et ne connaissaient pas encore la vie. Mais je m’étais bien trompé, il fallait l’admettre. Maintenant, je comprenais parfaitement ce qu’ils disaient. Je ressentais toutes ces choses avec Camille, en tant qu’homme. Je me demandais cependant, si, quand ce serait à son tour de me faire la cour, ça me ferait le même effet. J’étais bien plus habitué qu’à draguer plutôt que l’inverse, et je voulais couvrir ce beau blond de mille attentions, d’une tonne de cadeaux. Je n’étais même pas certain de réussir à lui laisser prendre totalement les devants ! Mais je voulais bien essayer, car Camille non plus n’avait pas l’habitude de se laisser faire. En même temps… il n’avait connu que des femmes, si j’avais bien compris.
Je souris largement quand il se vexa. « Je ne me moque pas, je te trouve juste trop mignon. Cette façon détournée de dire que tu adoooores mes lèvres… aurais-tu peur que mes chevilles enflent pour ne pas me le dire directement ? » Je ris. Oui, je le trouvais mignon. Il se comportait parfois comme un enfant, ce qui contrastait parfaitement avec son physique de mâle en puissance. Ce côté de sa personnalité lui allait très bien. Ma main passa dans ses cheveux quand il vint enfouir sa tête contre mon torse.

Ses lèvres se posèrent encore sur les miennes quand j’avais commencé à lui faire un tas de compliments. J’avais bien compris qu’il n’aimait pas ça, ou du moins que ça le gênait, et j’étais presque sûr qu’il me ferait taire ainsi. Je profitai alors du baiser, passant ma main sur sa joue que je caressais avec plaisir. Toute douce. « Un compliment est égal à un baiser ? Si c’est ça, j’vais pas arrêter de t’en faire tu sais… » Et sur ces mots, je l’embrassai encore une fois. Je me mis à appréhender le moment où nous allions nous quitter, car je ne pouvais décemment pas lui demander de passer la nuit avec moi. Ce serait dur, de me passer de ces lèvres, et d’attendre un prochain rendez-vous pour le revoir, malgré le fait que je sois quelqu’un de patient. « J’aime beaucoup le : aujourd’hui. Je vais faire des efforts, mais que veux-tu ? Je ne sais pas quand je te reverrais, alors je veux que tu te souviennes au mieux de mes lèvres et du son de ma voix pour les prochains jours… moi je t’ai en tête, ce serait injuste que tu ne souffres pas de la même chose… bien que te voir dans mes rêves est tout sauf une souffrance. » C’était même tout l’inverse. Le bonheur à l’état pur. Mais quand il m’était arrivé de rêver de ce beau blond, le réveil cependant, avait été extrêmement difficile. J’aurais voulu le serrer contre moi, mais vite je m’étais rendu compte qu’il n’était pas vraiment là et c’avait été un peu comme une désillusion qui me prenait à cet instant.

La réaction peut-être un peu excessive du beau blond me surprit légèrement, quand je lui avais demandé s’il ne voulait pas rentrer. Il me fit toutefois rire, c’était flatteur de le voir s’accrocher ainsi à moi. « Hey, du calme Camille… je voulais juste m’assurer que tu ne te forçais pas à rester avec moi au détriment de Clément. » Je me redressai, et déposai mes lèvres contre son cou avant de murmurer. « Je ne veux pas te quitter, et si je le pouvais, je passerais la nuit avec toi. En tout bien tout honneur. Je suis heureux que tu veuilles rester avec moi… même si j’ai l’impression d’être en train de rêver. Tout est parfait… je n’ai jamais eu le droit à autant de bien-être. Alors j’te remercie. » Je me décalai un peu de lui. « Par contre… Tu me tiens chaud, toi aussi. Trop chaud, en fait… ça te dit, une petite baignade ? » Je ne savais pas vraiment si j’étais sérieux ou non, ne connaissant pas la température de l’eau. Elle ne devait pas être très chaude, mais avec lui à mes côtés, ce serait comme si elle était bouillante…
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MessageSujet: Re: CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde Mer 11 Juin - 17:23




Camille d'Arcy & Aldaric Daire

« LÈVRES! LÈVRES! BAISER QUI MEURT, BAISER QUI MORD. LÈVRES, LIT DE L’AMOUR PROFOND COMME LA MORT! »
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Et plus il se moquait de lui, plus il le couvrait de compliment, plus il avait l’impression que la chaleur dans son bas-ventre devenait insupportable. Il tira sur son col en soupirant doucement et il lui adressa une petite moue boudeuse.
Camille se comportait effectivement comme un enfant. Marie l’avait toujours dit : elle avait eu deux mômes. Et il se disait que Clément devait parfois regretter que ce soit Marie et non lui qui soit parti… Car ils se retrouvaient comme deux orphelins depuis qu’elle n’était plus là.

Aldaric ne tarderait pas à s’en rendre compte, lui aussi. Et peut-être qu’il le quitterait pour ça. Il attendait sans doute un homme, pas un blondinet musclé au cœur d’enfant… Il lâcha un petit soupir et l’embrassa pour se forcer à penser à autre chose. Il voulait profiter du temps avec lui, ne pas tout gâcher dans des pensées noires. Il le regretterait sinon !
Le père rougit en l’entendant et il se mordilla un peu la lèvre, terriblement mal à l’aise. Il se sentait en danger lorsqu’il était auprès du psychologue. C’était comme s’il risquait sa stabilité, son calme. Son cœur s’emballait tout le temps, c’était à la fois agréable, douloureux et désespérant. Il finit par murmurer du bout des lèvres, se trouvant totalement stupide :

« J-je… Mh. Je crois que tu n’es pas obligé de faire ça. Je pense déjà à toi en dehors, tu sais ? »

Il n’allait pas s’épancher comme une adolescente de quatorze ans, il se voyait mal lui dire qu’il avait le cœur qui s’emballait à chacun de ses textos, qu’il n’avait pas dormi la nuit précédant leur rendez-vous… Ou que pour la première fois, ce n’était pas au corps de Marie qu’il avait pensé lorsqu’il était sous la douche…
La culpabilité, quant à elle, elle était restée là. Même s’il n’avait plus l’impression d’avoir des délires nécrophiles, il se sentait tout de même mal de penser à quelqu’un d’autre que la femme qu’il avait aimée si longtemps. Mais la jouissance l’avait secoué dans tous les sens, elle l’avait électrifié. Il se dit qu'il mourrait sûrement s’il devait être véritablement touché intimement par le beau psychologue.

« Non… Clément va bien, il est grand. Il est chez un ami… »

Il avait dit ça pâteusement, la tête ailleurs. Bien sûr que non, il n’aurait jamais oublié son fils. C’était la prunelle de ses yeux. C’était même vexant qu’Aldaric puisse penser ça de lui. Mais il ne fit pas le moindre commentaire à ce sujet et se contenta de se perdre dans son regard, troublé.
Camille rougit fortement en l’écoutant murmurer. Sa voix chaude et sexy chatouillait le creux de son oreille de façon très agréable.

« N-non… Me remercie pas… Toi aussi… ça fait longtemps que j’avais pas été aussi bien. »

Avoua-t-il. Il éluda soigneusement la question de rester ensemble pour la nuit, très embarrassé par cette perspective et il sursauta presque devant la proposition suivante. Prendre un bain de minuit ?
Très faiblement, il murmura :

« C-c’est pas raisonnable… »

Il se mordilla la lèvre et ferma les yeux. Oh et puis zut ! Il se sentait jeune aux côtés d’Aldaric. Il se sentait vivant !
Le blond se releva et retira ses vêtements un à un, ne restant qu’en boxer. Il observa le psychologue et frémit avant de courir se jeter à l’eau. Il poussa un hurlement une fois dans l’eau :

« Elle est glacée !!!! »

Il se passa une main dans les cheveux, poussant ses cheveux en arrière et il observa la lune qui le nimbait de sa douce lumière. Il sourit ensuite au brun :

« Alors ?? T’as la frousse ? »


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MessageSujet: Re: CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde Jeu 12 Juin - 14:28

camille ∞ aldaric
Sa révélation diffusa dans mon ventre une douce chaleur. C’était un certain bien-être que j’éprouvais, en apprenant que Camille pensait si souvent à moi, tout comme je pensais si souvent à lui. Et quelle joie de savoir, qu’il ne pensait pas à moi en tant que psychologue potentiel de son fils, mais peut-être d’éventuel amant dans l’avenir ? « Alors mission réussie, si je hante déjà tes pensées. Mais j’aimerais faire plus… pour t’inciter à me revoir plus vite ! » Je ris doucement. Dans mon cas, chaque seconde passée sans lui était un doux malheur. Doux, car je n’avais pas encore passé cette belle soirée avec lui, et maintenant que nous nous étions clairement rapprochés, nous quitter à nouveau serait bien plus douloureux. Ce serait une torture, un supplice que de ne pas le voir pendant plus de dix minutes à peine. Cet homme était vraiment surprenant. Grâce à quelques baisers, il me rendait accro. Moi le psychologue qui pensait tout savoir de l’être humain et de ses réactions, en découvrait en sa compagnie, beaucoup d’autres qui m’étaient jusqu’alors inconnues. Il me faisait me remettre en question, me faisait redécouvrir l’essentiel de ces sentiments amoureux, m’aidait à en saisir tout le sens. Très clairement, je trouvais ça très impressionnant.

J’avais effectivement eu peur de le voir rentrer tôt pour retrouver son fils. J’avais bien compris, lors de la première séance, que le lien qui les unissait était très fort. Et je m’étais aussi dit, qu’il serait très difficile de m’immiscer entre les deux, sans pour autant vouloir les séparer. Camille me montrait que j’avais eu tort, et dès lors, j’eus bien l’impression que j’aurais souvent tort en sa compagnie. Il fallait dire qu’il me troublait, et faussait légèrement mon jugement puisque je n’étais plus du tout subjectif. J’avais tout simplement eu peur qu’il n’écourte la soirée, mais au contraire, il insista pour la prolonger. Peur injustifiée. « Tant mieux alors. Je ne veux surtout pas que tu penses que je veux vous éloigner ! J’accepte totalement le fait que tu aies un enfant… je trouve que le statut de papa te va très bien. » Papa poule, qui plus est ! Mais je me sentis assez peiné en sortant cette phrase-là. Je songeai d’un coup à Savannah, et au petit être qui grandissait en elle. Moi aussi, j’allais probablement devenir père. Mais c’était compliqué, et je n’étais même pas sûr d’avoir le droit d’endosser ce rôle. Sans même que je ne m’en rende compte, mon poing s’était serré. J’étais énervé contre moi. Enervé d’être gay, mais en même temps, heureux d’avoir connu un garçon aussi génial. Tant de sentiments contraires, qu’il me fallut souffler un bon coup – le plus discrètement possible pour ne pas qu’il pense qu’il m’ennuyait – pour me calmer. Je choisis alors l’optique de profiter de notre rendez-vous, et de penser au reste, mais plus tard.
Mes yeux se posèrent sur son visage. Il rougissait. J’aurais bien voulu le prendre en photo à cet instant, et je me promis de le faire un jour. « Si tu es heureux, alors je suis un homme comblé. Et… je craque totalement quand tu rougis. » Un bref sourire puis un baiser sur sa joue. Je savais bien qu’il n’aimait pas que je le lui fasse remarquer. « Je crois qu’inviter mon patient à dîner n’était pas raisonnable non plus… Et finalement, nous ne sommes pas déçus du voyage, non ? » fis-je simplement pour finir de le convaincre. Et à ma plus grande surprise, Camille se releva, finalement enthousiaste à propos de mon idée de baignade nocturne. A vrai dire, je n’aurais jamais songé qu’il puisse accepter. De prime abord, Camille était un homme classique, qui n’avait pas forcément des accès de folie. Mais ce n’était qu’une apparence, et je fus réellement heureux de le découvrir même si je m’en doutais déjà. Mes yeux profitèrent du spectacle qu’il m’offrit quand il commença à retirer ses vêtements. Je me mordis la lèvre en le matant sans me gêner. Qu’il était bien foutu, le bougre… « Est-ce que tu sais que tu es diablement sexy ? Mon dieu… » Il allait réellement falloir que je me rafraîchisse, sinon mon corps allait finir par parler à ma place.

Une fois en boxer – ce que j’approuvais totalement – le beau blond sauta sans sourciller dans l’eau. J’explosai de rire en l’entendant hurler : à priori l’eau n’était pas tellement chaude. Je me relevai à mon tour, riant encore à sa provocation. « Non, pas trouillard. Mais j’aime bien te voir barboter là, comme ça… Alooors j’hésite.. » Je souris largement. « Tu vas voir que quand je vais arriver, elle va se réchauffer. » Aussitôt dit, aussitôt fait. Je retirai ma chemise et mon pantalon de smoking – puisque je lui avais prêté ma veste – et le rejoignis rapidement en sautant. Elle était… effectivement glacée. Je ne pus m’empêcher de hurler également, malgré que je me sois moqué de lui quand il l’avait fait. Après une tentative pour m’acclimater à l’eau froide, je me rapprochai dangereusement de Camille. Ma main attrapa sa hanche pour l’attirer contre moi, et j’embrassai tout doucement ses lèvres. Puis, en le regardant dans les yeux, je lui dis d’une voix qui se voulait sensuelle : « Ne bouge pas… tu as quelque chose sur les fesses. » Que je lui avais dit. Ma main glissa lentement sur celle-ci, que je n’avais pas encore eu le loisir de toucher, sans savoir s’il se vexerait ou non. J’étais à fond dans mon rôle : l’homme viril qui prend les devants. Et je ne savais absolument pas comment je réagirais, quand les rôles changeraient.
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Dernière édition par Aldaric Daire le Mar 8 Juil - 3:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde Mer 18 Juin - 22:10




Camille d'Arcy & Aldaric Daire

« LÈVRES! LÈVRES! BAISER QUI MEURT, BAISER QUI MORD. LÈVRES, LIT DE L’AMOUR PROFOND COMME LA MORT! »
► ALBERT SAMAIN
Camille n’osa lui dire qu’il pensait déjà à lui depuis un moment. Il écouta son rire, douce mélodie, et il se contenta de sourire d’un air énigmatique, sans en dire davantage sur le sujet. Bien évidemment que le psychologue le hantait jour et nuit. Comment oublier ce regard bleu électrique ? Se rendait-il au moins compte de la puissance de ce dernier ? Le papa n’avait jamais vu un regard comme le sien. Bien qu’on l’ait souvent complimenté sur le sien, son bleu ciel paraissait bien fade face à celui de l’océan en plein été qu’arborait Aldaric. Il était si éblouissant qu’il restait dans sa rétine même lorsqu’il fermait les yeux, un peu comme le soleil. Un beau soleil bleu !
Le sujet dériva sur la paternité de Camille. Le psychologue semblait un peu effrayé à l’idée de le voir partir rejoindre son fils. Mais même s’il était fou de lui, il savait que son Clément était assez grand pour se débrouiller. De plus, il était avec un ami. Tout irait donc bien. Il rougit un peu à son compliment et osa murmurer, un tantinet provocateur :

« Alors je ne suis pas une Milf mais un Filf ? »

Il lui fit un petit clin d’œil, tout taquin. Il ne comprit pas qu’en Aldaric, une tempête fit rage. Il ne le vit tout simplement pas. Pas parce qu’il ne faisait pas attention mais sans doute par manque d’observation. Cela lui échappa totalement et il s’imagina que ce dernier devait juste profiter de la douceur de la nuit. Le silence qui s’installa autour d’eux n’était pas gênant, il était même plutôt confortable. Camille se perdit dans la contemplation de son vis-à-vis et il se sentit rougir davantage.

« Ah ? Tu es vraiment attentionné… Oh et je vais t’instaurer un quota de compliments par soirée, hein. Sinon, je vais prendre la grosse tête ! »

Le blond s’assombrit un peu en l’entendant parler de leurs relations et il se tut. Il n’aimait pas trop qu’il lui rappelle quels étaient leurs statuts initiaux et la manière dont il s’était rencontré. Tout simplement parce que ça lui rappelait Marie et que ça le travaillait. Il ne pipa mot, n’exprimant pas ses sentiments de l’instant pour les garder jalousement rien que pour lui.
Puis il trouva la perspective d’aller se baigner comme une manière de s’effacer. Il se releva, se précipitant sur l’offre après quelques minutes de réflexion et il commença à se déshabiller. Il aimait le regard du psychologue sur son corps, il le sentait gourmand et plein de désir. C’était plutôt agréable de plaire ainsi à quelqu’un, même s’il n’était plus tout jeune. Il écouta son compliment en souriant et l’observa du coin de l’œil :

« Merci, merci. Toi t’es pas mal non plus. Mais sans tes vêtements et avec ton petit cul dans l’eau, ça serait encore mieux ! »

L’eau était glaciale, elle lui arracha un petit cri. Il se sentit un peu ridicule à grelotter dans l’eau et il posa son regard sur l’ombre imprécise au loin. Il le provoqua un peu et écouta sa réponse avec une pointe d’angoisse. Et s’il décidait de se moquer de lui ? De ne pas le rejoindre ? Il se sentirait un peu con, tout seul dans l’eau… Cette angoisse disparut aussitôt lorsqu’il l’entendit continuer de parler et il pouffa :

« Bah je vois que t’as confiance en toi, c’est bien ! »

Il rit et nagea un peu.

« Bon viens ! ça suffit ! »

Il le dévora du regard, devinant qu’il se déshabillait. C’était un peu dommage de ne rien voir, il aurait aimé profiter du spectacle. Puis il le vit arriver vers lui et la lune l’éclaira. Merde… Sa peau paraissait irréelle, son regard scintillait. Il était tellement beau…
Camille se tendit un peu en le sentant l’attraper ainsi. Ça chauffait chaud au creux de ses reins et c’était pas très bon qu’il soit là, à moitié nu et si chaud à le serrer dans ses bras. Il frissonna au son de sa voix si agréable mais rit bien vite à ses paroles :

« Quelque chose sur mes fesses, hein ? »

Lorsque la main du psychologue s’y posa, il sentit son corps exploser. Il entrait littéralement en fusion, c’était d’ailleurs assez perturbant. Son entrejambe gonfla radicalement, tout contre Aldaric et il rougit atrocement. Merde… Merde… Merde… La honte ! Mais il était si chaud, si beau, presque nu contre lui. Il détourna un peu le regard, atrocement gêné…

Et il l’enfonça d’un coup dans l’eau en se crispant. Quelque chose de poisseux venait d’effleurer son pied. Il n’avait même pas crié pour le coup, c’était resté coincé dans sa gorge. Il avait dégonflé d’un coup, plus du tout excité et il se débattait avant de se reprendre en voyant un petit poisson rouge tout innocent remonter sa bouche pour aspirer de l’air. Il se rendit soudainement compte qu’il venait d’enfoncer la tronche d’Aldaric sous l’eau et qu’il le maintenait depuis au moins cinq bonnes secondes. Il le remonta en rougissant et bégaya :

« Ah euh… Oups… Le poisson m’a surpris et j’ai paniqué ! Ça va ? »

Merde… Quel boulet. Bon… Au moins, ça avait eu l’avantage de retirer la situation gênante précédente. Mais il se demanda ce qui était le moins pire : sentir son corps exprimer son désir pour le beau psy ou l’enfoncer dans l’eau à cause d’un poisson ?


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MessageSujet: Re: CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde Dim 22 Juin - 23:28

camille ∞ aldaric
Filf ? Même si la blague était de plutôt mauvais goût si l’on peut dire, je ris en éclats. Il était mignon, le Camille. Même si ces initiales signifieraient : father i’d like to fuck et que c’était plus que vulgaire… ça n’était surtout pas faux. Si je ne me retenais pas d’ailleurs je me serais déjà jeté sur le beau blond. Mais quel imprudent je serais pour risquer de le brusquer et de tout foutre en l’air, quand je savais qu’avec un peu de patience notre relation évoluerait en quelque chose d’exquis ? Du moins, encore plus qu’actuellement. Le tout dans un murmure en plus de ça, de quoi parfaitement me faire payer ce que j’avais pu lui faire subir avec tous mes compliments. Il faisait vraiment chaud, par ici. « Mh… filf hein ? Je ne me le permettrais pas voyooons… pas maintenant en tout cas. » Je lui souris. « Mais tu es en effet un très beau papa. Mais hors de question… pour le quota de compliments. Comment je ferais moi ? Le plus simple… serait de me faire taire à chaque fois que je vais t’en sortir un… » Je lui fis un petit clin d’œil. Je serais aux anges, s’il devait m’embrasser dès que je comptais le complimenter. « Cela dit, même grosse ta tête serait canon. J’dis ça, je dis rien… » Et j’accompagnai ce commentaire d’un rire. Je venais tout simplement de lui faire un compliment de plus. De toute façon, je n’arriverais pas à arrêter. Comme si j’avais peur de devoir le quitter à tout instant et de ne pas lui en avoir dit assez. Oui ça devait être ça.

Le blond m’avait offert une vue particulièrement magnifique que je ne me serais jamais lassé de regarder s’il ne s’était pas évaporé dans l’eau. Une grimace, un grognement, s’était fait entendre, carrément frustré, d’une : de ne pas pouvoir le regarder encore plus longtemps et de deux : de ne pas pouvoir tout regarder surtout. Mes mains se seraient bien baladées sur l’ensemble de son corps sans problèmes mais encore une fois il ne fallait pas le brusquer. Ce n’était toutefois pas sûr que je sois capable de me retenir une fois dans l’eau… et c’était plutôt amusant à découvrir. « Mon petit cul ? Raaah, il est astronomique mon cul ! » Qu’est-ce que je racontais ? Allez savoir… mais la vision de son torse nu avait dû me troubler à un point phénoménal pour que je sorte une telle connerie ! « Avoue que t’aimerais bien tâter… et j’compreeends hein, si j’étais à ta place moi aussi. » Bien sûr que je plaisantais. Je n’étais pas à ce point imbu de moi-même ! Une fausse vanité tout simplement.
J’avais fini par le rejoindre dans l’eau puisque Camille commençait à s’impatienter. Certes, elle était tout sauf chaude mais la présence de ce dernier la réchauffait largement… D’autant quand je m’étais rapproché de lui, collant pratiquement son corps contre le mien. Et là je me rendis compte que ce serait compliqué d’attendre pour avoir plus. Compliqué parce que je le désirais fortement, et que ce serait très difficile de me retenir la prochaine fois que nous serions seuls lui et moi. Là déjà c’était difficile. Si je m’écoutais, je ferais virer son boxer, ou bien je glisserais ma main à l’intérieur. Mais il était trop prude pour que j’ose quoique ce soit. Ou semblait l’être. Aussi, il me faudrait un quelconque signe si un jour, je me décidais à prendre les choses en mains.
Mais il fallait croire que je ne m’étais pas tenu à cette parole car j’avais osé glisser ma main sur son magnifique fessier. Une certaine chaleur emplit mon corps tout entier, chaleur que j’avais peu l’habitude de rencontrer. Je me mordis un instant la lèvre tout en observant la réaction du beau Camille. Lui il était gêné, moi j’étais juste au paradis. J’allais retirer ma main, quand le blond paniqua et m’enfonça subitement la tête sous l’eau. Est-ce que c’était un geste qui voulait dire que j’allais trop vite ? Un râteau, en somme ? Ou peut-être que je me faisais simplement des idées après tout… mais ces quelques secondes sous l’eau me parurent interminables. Je n’aimais pas ça, j’en avais même horreur. Je n’avais jamais apprécié l’eau, mais j’avais quand même tenu à y aller parce que Camille me donnait une certaine dose de courage. Mon frère s’était noyé et depuis j’avais eu beaucoup de mal avec les piscines, ou ce genre de choses. Et Camille m’avait fait oublié cette phobie jusqu’à cet instant. Me débattant, il me fit sortir enfin. Je repris ma respiration, l’air tout troublé et un peu paniqué avant de porter mon regard sur lui. Il était apaisant, quand même. Et heureusement qu’il était mignon, sinon je lui aurais gueulé dessus. Je mis un certain temps avant de répondre, un peu perturbé, et m’accrochai à son bras un peu comme si ma vie en dépendait. « Ouais… ouais si on veut… désolé de… pour ma main quoi… » J’avais un peu honte qu’il me voit réagir comme ça.
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Dernière édition par Aldaric Daire le Mar 8 Juil - 3:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde Dim 6 Juil - 17:37




Camille d'Arcy & Aldaric Daire

« LÈVRES! LÈVRES! BAISER QUI MEURT, BAISER QUI MORD. LÈVRES, LIT DE L’AMOUR PROFOND COMME LA MORT! »
► ALBERT SAMAIN
Et l’autre qui disait qu’il avait un cul énorme ! N’importe quoi ! Il était juste parfait et Camille était certain que chaque lobe rentrait parfaitement dans ses mains. Il gloussa en écoutant ses bêtises.

« Pire qu’une nana ! Bon tu viens ? »

Bien évidemment qu’il ne savait pas qu’il avait peur de l’eau. Et il n’avait aucune espèce d’idée de ce qu’il lui demandait. Il se sentait terriblement bien contre lui. Son corps était chaud… Presque nu. Camille se mordit la lèvre en l’imaginant nu dans des positions avantageuses et il sentit son corps réagir. Fallait dire que sa présence, sa voix sensuelle et ses attouchements y étaient aussi pour quelque chose. Il finit par se sentir un peu mal et il lui aurait sans doute sauté dessus si ce fichu poisson n’avait pas tout fichu en l’air. Là, il se rendit compte de sa connerie et, c’est mortifié, qu’il le releva hors de l’eau. Il croisa son regard et se confondit en excuses :

« Mon dieu… Je suis désolé… C’est un poisson qui m’a effleuré le pied et je crois que j’ai tellement vu les dents de la mer que j’ai eu peur. Et c’est stupide car il n’y a pas de requins ici. Hein ? Bien sûr l’eau n’est pas salée… »

Il l’attrapa fermement par la taille et il le serra tout contre lui. Un baiser doux se posa alors sur les lèvres du beau psychologue et il caressa ses cheveux, tout doux et tendre avec lui. Il espérait ne pas avoir tout fichu en l’air. Il enfouit alors doucement la tête d’Aldaric contre lui en se mordant la lèvre :

« Oh je m’en veux… ça va ? »

Camille rougit un peu et secoua la tête :

« Non c’est pas ta main. J’adorais ça ! Enfin… Je… Je détestais pas, quoi ! Mais je t’assure, c’était poisseux et ça a touché mon pied. J’ai eu peur ! Je suis un trouillard. Désolé ! »

A ces mots, il se dirigea vers la berge, là où ils avaient pied et il l’observa en souriant, caressant ses cheveux.

« Mon pauvre… Tu es tout trempé. Viens à la maison prendre une bonne douche chaude. Je m’en veux… C’est pas très loin, on y sera en moins de temps qu’il n’en faut pour dire ‘ouf’ ! »

Camille était littéralement mortifié, il ne savait même plus où se mettre…


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MessageSujet: Re: CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde Mar 8 Juil - 3:38

camille ∞ aldaric
« Ne… ne sois pas désolé… tu as paniqué… simplement. » fis-je en tentant d’être le plus normal possible. Ca n’était pas évident, mais sa présence me permettait de ne pas totalement péter un câble. Il était tellement apaisant… tellement… C’était un peu le remède de tous les malheurs du monde. Tous les miens en tous les cas et je n’osais même pas imaginer dans quel état je serais une fois que nous nous serions séparés. Au fond, ce poisson était peut-être le signe que nous allions trop vite ? Pour dire vrai je ne croyais pas à ce genre de conneries… mais pourquoi pas ? Je devais bien avouer que toucher ses fesses était peut-être prendre un peu trop les devants et que je n’aurais clairement pas dû. Il faut aussi reconnaître qu’embrasser autant un homme qu’on connaissait à peine n’était pas le plus convenable du monde… Mais vous savez quoi ? Au diable les signes, je n’arrivais pas à me contenir avec Camille. Comme si une menace pesait sur mes épaules et que je risquais à tout moment de le perdre : il fallait que je profite de lui tant que je le pouvais. Le futur était… incertain. Je souris finalement. Il était mignon, à avoir peur ainsi. Finalement je n’étais pas le seul à avoir la trouille, hein ? « Non, il n’y a pas de requin… j’aurais bien dit qu’il y a seulement une sirène mais j’suis pas sûr que tu le prennes bien… »
Quand il passa ses bras autour de ma taille, je me mordis la lèvre. Lèvre qui fut bien vite réquisitionnée par les siennes pour un doux baiser. Je me laissai tranquillement aller contre lui, poussant un léger soupir. « J’aime beaucoup quand tu joues l’homme… moi qui pensais que ce serait étrange. » je murmurai contre son cou. « Ca va bien mieux contre toi. » Définitivement. Ma main s’agrippa un peu plus à sa hanche : je devais bien admettre que je n’étais pas rassuré, et il avait bien dû le voir. Mais il continua à détendre l’atmosphère – à son insu je pense – et parvint même à me faire rire. « Tu ne détestes pas… comme le baiser hein… » Je relevai doucement la tête, le regardant longuement dans les yeux. Finalement, mes doigts se saisirent de sa mâchoire pour que j’y dépose un tendre baiser. « Je suis trouillard aussi. J’suis mort de peur en réalité… tout le temps. » Peur de l’eau, mais pas seulement. Peur de l’avenir. Peur de la mort. Peur d’un tas de choses dont je ne parlais jamais, parce que j’étais celui qui écoutait. « Promis, ma main et moi resterons bien à notre place, à l’avenir… » Ou nous allions essayer en tout cas.

Le voyant rejoindre la rive, je fis de même sans cacher un certain empressement. Sa proposition me stoppa dans ma course, m’obligeant à le regarder pendant plusieurs minutes, sans doute trop, avant de répondre. « Chez toi… ? euh… euh oui… oui. Je veux bien… mais tu es tout aussi trempé que moi… alors tu prendras ta douche avant moi. » Je me fichais de tomber malade. Camille par contre… à moins qu’il n’ait besoin d’un infirmier, dans ce cas je serais volontiers là pour lui. Je me hissai sur la berge, respirant pleinement, soulagé. « Viens, je vais t’aider à remonter… » Je lui tendis les mains pour qu’il fasse de même. « Il fait pas chaud… alors tu garderas ma veste. Okay ? » Je ne lui laissais pas beaucoup le choix de toute façon.
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MessageSujet: Re: CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde Jeu 21 Aoû - 22:52




Camille d'Arcy & Aldaric Daire

« LÈVRES! LÈVRES! BAISER QUI MEURT, BAISER QUI MORD. LÈVRES, LIT DE L’AMOUR PROFOND COMME LA MORT! »
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Ouais il avait paniqué. Un peu trop à son goût, même. C’était pas très cool pour le coup, le gars qui couine et qui s’agrippe à l’autre parce qu’un poisson lui a effleuré le pied. Et il savait très bien que lorsqu’il se remémorerait la scène, il aurait envie de bouffer son oreiller, de se terrer dans un petit trou de souris et qu’il grognerait de frustration. La honte ! Mais pour l’instant, en bon français aux origines Nobles qu’il était, il tentait tant bien que mal de reprendre contenance et de garder sa dignité. Pas facile quand on était à moitié nu tout contre un homme diablement sexy... Surtout qu’il avait les mains baladeuses et que, de son côté, Camille ne pouvait résister à l’envie de fondre sur ses lèvres pleines et rouges. Non mais c’était vrai, quoi. Elles étaient faites pour recevoir des baisers. Douces, chaudes, fondantes, pleines… Et elles ne restaient jamais inactives. Elles le dévoraient aussi. Alors au Papa, ça lui vidait la tête à chaque fois et il n’était plus franchement capable de raisonner correctement. Pourtant c’était pas faute d’essayer…

« Tu insinues que je vais mal prendre le fait que tu me dises que j’ai une grosse queue ? »

Puis son cerveau fonctionna à plein régime. Il était tellement dans ses pensées, occupé à dévorer les lèvres du beau psychologue des yeux qu’il avait lancé ça avec un naturel déroutant. Il aurait pu utiliser exactement le même ton pour lui affirmer qu’il adorait regarder la lune, en fait. Et il comprit subitement la portée de ses paroles, virant au pivoine.

« Oh God… Je suis désolé ! C’était affreusement déplacé. Je ne sais pas ce qui m’a pris, j’avais la tête ailleurs. Je ne suis pas aussi vulgaire d’habitude mais là… Mince ! J’ai honte ! Je dérape vraiment ce soir ! »

Et il porta une main à sa joue brûlante.
L’heure était effectivement celle de quitter ce lac et de se rhabiller un peu. Être à moitié nu commençait sérieusement à lui échauffer les hormones et il commençait à dire n’importe quoi. Il était totalement passé outre les paroles d’Aldaric bien qu’elles tiquent un peu dans son esprit et il rejoignit la rive. C’est avec plaisir qu’il accepta la main du beau brun et il se releva doucement hors de l’eau avant d’enfiler ses affaires. Elles lui collaient la peau et il frissonna mais il savait qu’il ne pourrait pas sécher sans le soleil et un vent frais glissait entre les arbres.
Aux paroles du psychologue, pourtant, il ne put retenir un petit soupir. Pas dans le genre agacé, plutôt un peu las. Il l’observa du coin de l’œil et c’est avec un calme étonnant qu’il lui expliqua :

« Tu sais Aldaric, ce n’est pas parce qu’on est entre hommes que quelqu’un doit forcément jouer la femme. Je veux dire… Je me considère comme un homme à part entière et il est de même pour toi. Je ne me sens pas plus fragile que toi. C’est vraiment très gentil pour ta veste mais je préfère que tu la portes. Et lorsque je viens t’embrasser de moi-même, je ne joue pas l’homme. J’en suis un. Je suis juste… Un homme attiré par un autre homme qui le lui fait savoir plus ou moins virilement selon ses envies. »

Il approcha ses lèvres de sa joue et y déposa un baiser humide avant de continuer :

« Nous n’avons pas de rôle à jouer. Contentons-nous d’être nous-même. »

Puis il lui offrit un petit clin d’œil pour lui signifier que tout allait bien et il changea radicalement de sujet sans même lui laisser le temps de répondre :

« Alors j’habite par là. Et tu es mon invité alors j’insiste pour que tu prennes ta douche avant moi. J’ai une cheminée. J’allumerai un feu pendant ce temps-là. Tu verras, c’est génial. Et qu’est-ce que ça sent bon. On pourra même faire griller des chamallows si tu aimes. J’en fais parfois avec Clément. Raaah… Si tu savais comme j’aime ma cheminée ! »

Il l’emmena face à sa maison au style Hobbit, à moitié enfoncée dans le sol. Cette maison, c’était celle de ses rêves, elle semblait tout droit sortie d’un conte de fée. A l’intérieur, le mobilier était principalement en bois et l’atmosphère, quoique très masculine, était élégante et confortable. Il avait disposé des coussins duveteux, des tapis à l’air confortables et ne parlons pas de son lit… Il n’était pas très doué pour les intérieurs alors il avait fait appel à un ami qui avait pu l’aider à créer un cadre idéal pour son fils et lui.

« Bienvenue chez moi ! »

Dit-il en poussant la petite porte ronde pour lui dévoiler son intérieur.


Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde

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CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde

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