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CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde

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MessageSujet: CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde Mar 6 Mai - 20:12

camille ∞ aldaric
Ca faisait quelques jours maintenant que j’avais pris l’habitude de ne plus m’attarder devant les miroirs. Mon image me rebutait, le reflet que renvoyait la glace me dégoûtait. Tout simplement : je m’en voulais. J’avais fait souffrir Savannah, et ce qui aurait dû être une libération pour moi n’était que culpabilité et regrets. Mais pour ce soir je faisais une petite exception. Il fallait que je sois parfait, ou tout du moins que j’en ai l’air. Et en réalité, c’était bien plus facile de le paraître que de l’être. Un léger soupir s’échappa de mes lèvres, tandis que je détournai le regard. « Il va pas t’bouffer, hein. Pourquoi flipper comme ça ? » Peut-être parce que maintenant, Camille savait toute ma situation amoureuse et qu’il allait me regarder autrement, me prendre pour un imbécile, un connard, crevard, salopard, enfin que des mots peu glorieux, quoi. Au moins je serais très vite fixé à son comportement, s’il me draguait ou bien s’il gardait ses distances, et je devais avouer que ça me faisait légèrement peur. Beaucoup de choses m’effrayaient, d’ailleurs. Maintenant que j’avais tout gâché, j’avais horriblement peur de me retrouver seul. Que Savannah ne veuille plus me voir, et que Camille prenne peur et ne souhaite plus jamais de ma compagnie. Et puis cet enfant… enfin, en tout cas il y avait de quoi être perturbé. Tellement perturbé, que je me rendis compte finalement que je ne lui avais donné ni lieu ni horaire pour notre rendez-vous. Je mis un peu de temps à réaliser, puis attrapai mon portable pour rectifier ma connerie. Il était d’ailleurs probable que je lui en sorte à la louche, des conneries. « Hey Camille. Ce soir vingt-heures, ça te va ? » Suivi du lieu du rendez-vous, un restaurant un peu classe hors du centre de Tenby. Les choses se précisaient. Dans un peu plus d’une heure, j’aurais le blond en face de moi et rien ne m’obligera à rester professionnel. Enfin, il fallait avouer que je ne l’étais déjà pas à son égard, à la façon dont je l’avais dragué à notre dernière séance. Simple, si je ne l’avais pas fait : je n’aurais pas eu son numéro.

Vingt heures. Allait-il venir, au moins ? J’avais un doute, parce que non je n’avais pas osé regarder mon téléphone portable depuis que je lui avais envoyé ce message. Par lâcheté sans doute. Ce serait la surprise ; soit il venait, soit je me retrouvais seul pour la soirée comme le con que j’étais. Un dernier coup devant ce satané miroir pour m’assurer que j’étais bien, puis je pris la direction du restaurant, non sans stresser. J’avais vraiment hâte de le revoir, car il me manquait. C’était assez bizarre d’ailleurs, qu’il me manque. Je n’avais ressenti ce sentiment que pour mon frère, depuis bien longtemps, et jamais il n’avait eu de connotation amoureuse. De toute façon, ce blond révolutionnait tout mon mode de vie. Après tout, c’était après sa rencontre que j’avais décidé de m’assumer enfin, et voilà qu’il faisait désormais naître d’incroyables sentiments en moi. Etait-il un magicien ? Un message me fit sortir de mes pensées, et me rassura en même temps. C’était Camille qui me redemandait l’adresse. Ouf, il comptait vraiment venir !
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Dernière édition par Aldaric Daire le Mar 8 Juil - 3:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde Mar 6 Mai - 21:23




Camille d'Arcy & Aldaric Daire

« LÈVRES! LÈVRES! BAISER QUI MEURT, BAISER QUI MORD. LÈVRES, LIT DE L’AMOUR PROFOND COMME LA MORT! »
► ALBERT SAMAIN
18h30 : il était en retard. Mais genre sacrément en retard. Déjà parce qu’il avait dû conduire Clément à l’autre bout de la ville. Il devait voir un de ses nouveaux amis et il passait la nuit chez lui. Ça ne le rassurait pas de le savoir loin de lui toute une nuit avec un ami qu’il ne connaissait même pas. Mais il ne fallait pas lui foutre la honte, comme il disait… Alors il se taisait et il l’avait emmené. Sauf qu’à cause d’une fausse manip, il avait effacé tous ses SMS. Il avait passé un temps fou à essayer de se souvenir de l’endroit où il devait aller avant de capituler. Tant pis, il lui enverrait un message pour lui demander le lieu du rendez-vous. Et il passerait pour un gland.

19h15 : le blond s’habilla avec soin. Il ne savait pas trop dans quel genre de restaurant il l’emmenait mais ça avait une consonance française et ça devait donc être plutôt chic. Il espérait que ce ne soit pas un Fish & Ships parce qu’il y aurait l’air con, en costume. Il s’observa dans le miroir et déglutit difficilement : il avait les cheveux en bataille, les joues rouges et mal rasées et les mains qui tremblaient. Il se précipita vers la salle de bain et se coupa un peu dans l’agitation.
En plus, il n’avait plus de pansement et il fut contraint d’en mettre un Mickey dans son cou. Il n’avait pas l’air con avec ça, ça cassait tout le faible cachet qu’il essayait de se donner. Il soupira, se brossa les dents et se mit du déodorant. Il attacha ses chaussures et retourna se mettre du déodorant… Mais il sentait trop fort alors il fut contraint de prendre une douche. Il se rhabilla et s’apprêta à partir… Mais il avait encore oublié de mettre du déodorant. Il en remit donc une couche et courut dehors.

19h55 : merde ! Il avait prévu de partir à l’avance pour ne pas tourner en rond trop longtemps et un coup d’œil à sa montre lui indiqua qu’il ne lui restait plus que cinq minutes avant l’heure du rendez-vous. Il lâcha un gros soupir, envoya un texto maladroitement et attendit la réponse avec beaucoup d’impatience en tournant dans le centre historique. Il paniquait carrément là… Mais le psychologue fut rapide à répondre et il s’aperçut qu’il n’était vraiment pas loin du lieu de rendez-vous. Ouf ! Encore un coup comme ça et il s’évanouissait.

20h05 : Camille se présenta devant le beau brun. Il resta bouche bée devant son allure impeccable. Il n’y avait rien qui dépassait. Et ce costume moulant… mh ! Il était à croquer dedans. Il rougit en s’apercevant qu’il n’avait rien dit et qu’il le reluquait sans gêne depuis au moins dix bonnes secondes et il tendit sa main vers le psychologue en se raclant la gorge.

« Excuse-moi… Tu présentes vraiment bien, ce soir. Ça m’a surpris de te voir si classe. »

Il jeta un coup d’œil à l’enseigne.

« En même temps vu l’endroit… »

Il lui adressa un sourire colgate et entra avec lui. Là, il n’eut pas le temps d’en placer une que le réceptionniste prenait leur réservation. Un serveur apparut comme par surprise, l’air caustique. Il les détailla du regard, agacé et les traîna jusqu’à la jolie table bien présentée. Là, il n’attendit même pas qu’ils soient assis pour leur fourrer la carte dans les mains et énumérer un discours tout appris par cœur.
Camille était si concentré à observer le décor riche et romantique qu’il n’en écouta pas un traitre mot. Le serveur sembla s’en rendre compte et, blessé dans son immense estime de lui-même, il s’en alla purement et simplement. Le blond ne s’en rendit même pas compte, souriant à Aldaric.

« Eh bah… Je suis impressionné ! C’est vraiment magnifique ici. »

Il ouvrit la carte et manqua de s’étrangler en observant les prix.

« Et c’est luxueux pour de vrai. Excuse-moi, je ne suis jamais venu dans ce genre d’endroits. Je ne sais pas trop quoi prendre… »

Il s’arrêta à la page des menus et lança d’un air badin, ne calculant pas la portée de ses paroles :

« On prend le menu dégustation pour amoureux ? Il a l’air vraiment intéressant… »


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MessageSujet: Re: CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde Ven 9 Mai - 19:01

camille ∞ aldaric
Si j’avais retrouvé mon souffle en recevant le sms de Camille pour me dire qu’il ne se souvenait plus de l’endroit, et que donc il comptait bien venir, ce dernier se coupa à nouveau quand il se présenta devant moi. Combien de jours étaient passés depuis la dernière fois où je l’avais vu ? Seulement trois ? Mardi me semblait si loin, c’était comme si je n’avais pas vu Camille depuis des lustres et que sa simple apparition me rendait tout bonnement heureux. Comme s’il avait un pouvoir magique ! Comme si son physique était hypnotique et qu’il me donnait envie de sourire comme un con. C’était d’ailleurs ce que je faisais, et je devais certainement lui paraître stupide à sourire ainsi. Quand je m’en rendis compte, je tentai alors de diminuer un peu ma joie et mon excitation à sa simple vue, histoire de ne pas l’effrayer. Mais visiblement, je n’étais pas le seul ! Camille me regarda longuement avant de parler, me matait même carrément. Ce qu’il me dit me fit rire. « Pourquoi, j’ai l’air d’un pecno dans mon cabinet ? » fis-je pour le taquiner un peu. « Tu es aussi très beau Camille, et je suis ravi de te voir ce soir. Pour ce qui est du choix du restaurant… je voulais quelque chose d’un peu classe, tu vois ? Un homme de ton envergure ne peut pas être invité dans un vulgaire fish & chips en guise de premier rencard… c’était juste impensable. Je ne viens pas souvent ici, je crois bien que c’est même la première fois que j’y vais, on va découvrir ça tous les deux. » Je lui souris doucement. Il y avait tellement de choses que j’avais envie de découvrir avec lui. Je voulais redécouvrir l’amour, cette sensation de manque, le fait d’être accroc à quelqu’un. Et sans même lui demander la permission, il se passait tout cela pour moi. Je le trouvais impressionnant, réussir à me faire sourire comme ça… Camille transformait tout mon malheur en pur plaisir. Plaisir qui certes, ne durerait que le temps d’une courte soirée, mais c’était déjà ça, et là, je ne pensais plus qu’à lui. Je me perdais dans ses yeux, ne faisais que le regarder, et il me vidait la tête. Ou plutôt, il changeait mes idées noires, en sentiments un peu confus mais tellement agréables…

Je rentrai avec lui, me retenant de lui prendre la main. Nous n’étions pas un couple, il fallait que je me le rentre en tête. Mais ça faisait tellement de temps que je n’avais pas eu de rendez-vous galant.. que j’avais tendance à vouloir aller trop vite. Et puis peut-être qu’il n’avait pas la même idée que moi, qu’il voulait juste passer le temps autour d’un dîner et que ça n’irait pas plus loin. Camille était un homme classe, et je n’aurais jamais pu penser qu’il aurait pu être bisexuel. Alors peut-être ne l’était-il pas, et qu’il souhaitait simplement se changer les idées et ne plus penser à sa défunte femme lors d’une soirée. Tant de questions que j’hésitais à lui poser… peut-être que j’oserais, un peu plus tard. Un serveur nous montra notre table et déblatéra tout un tas de trucs dont je n’entendis pas un mot, trop subjugué par la personne qui m’accompagnait. Une fois qu’il fut parti, je soufflais doucement. Enfin seuls. « Merde… quel manque de classe de ma part ! J’aurais dû préciser qu’il fallait un menu où il n’y a pas les prix. Ca se fait dans ce genre d’endroits, en général, la femme a un menu où il n’y sont pas… et comme c’est moi qui t’invites, j’aurais dû y songer. Tu ne m’en veux pas ? » Je me fichais un peu des prix. Je n’étais pas riche, mais je n’avais pas non plus trop de soucis financiers. Quand il m’annonça qu’il serait partant pour le menu amoureux, ce fut à mon tour de m’étrangler. Avait-il conscience de ce que le mot « amoureux » signifiait, ou bien ? Je mis un instant avant de répondre. « Eh bien Camille, je ne sais pas… tu me prends un peu de court, là. » Finalement, peut-être qu’il ressentait exactement ce que je ressentais, et qu’il se posait moins de questions que moi. « Si tu veux, on peut tester… enfin je ne savais pas que nous en étions là. » Ou alors ça ne signifiait rien d’autre qu’un menu pour lui, et là je passerais pour un con. « En tout cas, je te remercie vraiment d’être venu. J’ai eu un peu peur que tu ne veuilles pas, par rapport à tout ce que je t’ai dit l’autre soir… »
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MessageSujet: Re: CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde Ven 9 Mai - 20:19




Camille d'Arcy & Aldaric Daire

« LÈVRES! LÈVRES! BAISER QUI MEURT, BAISER QUI MORD. LÈVRES, LIT DE L’AMOUR PROFOND COMME LA MORT! »
► ALBERT SAMAIN
« Ouais, c’est vrai que tu as un peu l’air d’un pecno dans ton cabinet. Mais c’est pas bien grave, t’as un joli sourire et tu sais bien causer alors ça passe tout de suite. Puis c’est pas l’habit qui fait le moine ! » dit-il en haussant des épaules.

Camille laissa un silence de quelques secondes se plonger sur eux avant d’exploser de rire, la moue taquine. Il se pressa d’ajouter :

« Je plaisante voyons. Je voulais simplement souligner le soin particulier que tu avais mis à te préparer. Mais c’était stupide… On fait ce genre de compliments à une femme en général. Pas à un homme. »

Il continua de sourire d’un air vraiment bête – lui aussi, décidément, l’amour rendait con – et il l’écouta vaguement sans franchement faire gaffe à ses paroles. Il aurait dû parce qu’il zappa le mot rencard pour le coup. Il le suivit, déviant son regard sur son petit cul parfaitement moulé dans ce superbe costume et il ne reprit conscience du monde qui l’entourait que lorsqu’il fut assis à table.
Là, il observa le décor du restaurant, soufflé. Wahou… L’emmener dans un endroit comme ça pour dîner… C’était pas un peu trop ? Il décida de ne pas trop se poser de question et préféra s’étrangler devant les prix, analyant les menus par souci économique. Mais cette fois-ci, il avait une oreille qui traînait et ce fut un regard carrément outragé qu’il releva vers Aldaric.

« Je pense que le manque de classe, dans le cas présent, est de me comparer à une femme ! »

Le blond s’était adoucit en prononçant ces phrases mais un air de défi brillait au creux de ses yeux bleus. Le genre de lueur un brin menaçante qui clamait « essaye encore de douter de ma virilité, toi !? ».
Il finit néanmoins par changer de sujet et lui proposa un menu sans vraiment faire gaffe à ce qu’il disait. Encore une fois, il sembla totalement choqué par les paroles du psychologue. C’était assez drôle de constater que chaque émotion qui passait sur le visage du blond était absolument reconnaissable. Camille, c’était le type dans lequel on pouvait lire comme un livre ouvert. Il battit ses cils blonds en l’observant sans comprendre et il finit par bégayer :

« Hein ? Euh ? Quoi ? De quoi tu parles ? »

Et là, brusquement, la lumière se fit dans son esprit.

« Oooooooh ! L’intitulé du menu… Excuse-moi, j’avais pas fait gaffe… Disons qu’en éternel gourmand, j’ai plus regardé ce qu’il y avait dedans que le nom. J’ai même pas fait attention quand je l’ai dit ! »

Disons qu’il venait tout de même de le rencontrer, le psychologue. Il avait eu un coup de foudre pour lui, certes, mais il s’agissait toujours d’un parfait inconnu. Un inconnu fiancé et papa, en plus de ça. Il ne se sentait pas trop de taille face à ça et, lorsqu’il avait accepté l’invitation, il n’avait absolument pas pensé au fait que cela puisse être un rencard.
Maintenant, il se sentait un peu con parce que bien sûr que ç’en était un ! Oh, ça ne le dérangeait pas. Ça lui avait évité le stress pré-rencard. Mais tout de même… S’il avait su, il lui aurait apporté une rose. Ou un truc du genre…
Il finit par lui répondre :

« J’ai surtout vu que tu avais besoin de sortir, je me suis dit qu’on pourrait se changer les idées à deux. Je me sens un peu con de ne pas avoir pensé que ça puisse être un rencard. Disons que vu ce qu’il t’arrive, ça m’a même pas effleuré l’esprit que tu puisses avoir la tête à ça. Mais ça me va, hein. Je suis même ravi. Et… Disons que… C’est un climat un peu étrange pour un premier rendez-vous. Mais pourquoi pas ? »

Il lui sourit très tendrement et effleura sa main du bout de ses doigts.

« Je suis là si tu as besoin. Je te l’ai dit et ça tient toujours. »

Il regarda à nouveau la carte et déclara :

« Quant au menu, je maintiens ma proposition. Mais fais abstraction de l’intitulé. De toute façon, en tant que couple gay, on est sans doute déjà grillé parce que deux hommes qui viennent ensemble à cette heure-ci, c’est rarement pour un rendez-vous d’affaires ! »


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MessageSujet: Re: CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde Sam 10 Mai - 2:05

camille ∞ aldaric
« Oh, t’en fais pas, j’ai double salaire en ce moment, puisque j’ai réussi à te manipuler pour que tu prennes aussi des séances avec moi… donc je vais pouvoir me racheter des vêtements ! » fis-je au blond, pas du tout vexé par ses propos que j’avais moi-même engagés. « Hey, tu me fais les compliments que tu veux. Pas de comparaison avec les femmes, c’est stupide. Je pense qu’on peut faire la cour à un homme comme on le fait avec une femme. D’ailleurs, on ne les drague pas toutes de la même façon ! A chacun sa personnalité. Et moi personnellement, j’aime bien les compliments quand ils viennent d’un aussi beau blond que toi. » Je ne faisais pas de différence entre les sexes. J’étais certes attiré par les hommes, mais je respectais les demoiselles, enfin du moins j’essayais. Et je considérais donc qu’on avait parfaitement le droit de complimenter l’apparence d’un garçon, j’étais même très heureux qu’il le fasse et qu’il remarque les efforts que j’avais fait pour lui.

Une fois dans le restaurant, je lui avais signalé ma préférence sur le fait qu’il ne voit pas les prix, bien que ce soit trop tard. Et sans que je ne m’en rende compte au départ, il sembla vexé de mes paroles. Mais encore une fois, je m’étais mal exprimé et lui m’avait mal compris. La communication ensemble n’était donc pas notre point fort, sans doute parce qu’il me troublait trop pour être totalement concentré. J’étais donc peu mal à l’aise en l’entendant. « Désolé, Camille… ce n’est pas ce que je voulais dire. Tu n’es pas une femme, mais mon invité, et c’est moche de voir les prix comme ça… mais vraiment navré. Tu es un homme, un homme splendide, viril, exci… » tant… Ta gueule, abstiens-toi de finir. « Excipé… » Bordel, mais t’es con ma parole… t’aurais mieux fait de dire excitant dès le départ. Je me frappai le crâne. « Pardon, j’sais pas ce que je raconte là. » Il allait me prendre pour un débile, à coup sûr ! D’autant plus que la suite n’arrangea rien, il parla sans penser à rien de menu amoureux et moi… moi je me faisais des idées, comme d’habitude. En plus d’un débile, il me prendrait aussi pour un mec désespéré et en mal d’amour, qui plus est futur père et toujours fiancé. Que de belles étiquettes, quoi. Allez, les paris sont ouverts. Combien de temps allait-il laisser son fils parler avec moi ? « Ah.. ouais, c’est juste que ça m’a fait bizarre de t’entendre dire ça, alors j’ai pas réfléchi. » De toute façon c’était bien simple : en sa présence tous mes neurones étaient déconnectés. « Tu me troubles vraiment, je dis que des conneries. » Tant que je ne faisais que les dire…. Je n’allas pas tarder à les faire non plus, à être maladroit, renverser tel ou tel chose, juste à cause de ses beaux yeux.

Le sujet changea du tout au tout. Maintenant on parlait de rencard, et encore une fois : je m’étais fait des idées. Non, visiblement, ça n’en était pas un. Je baissai un instant les yeux, gêné, et peut-être vexé qu’il songe à une simple sortie entre amis. « Je vois, je vois… je sens que je vais devoir te présenter mes excuses un bon nombre de fois, ce soir. » Je me sentais vraiment très mal, et toute mon assurance se barrait d’un coup. « Non, t’en fais pas. Une sortie entre amis, c’est très bien aussi… et ça me va bien. Mais effectivement, tu parles d’un climat… » Je soupirai. « Mh… tu n’as qu’à commander, je m’absente deux secondes. » Je me relevai doucement en lui lançant un petit regard désolé, puis partis me réfugier dans les toilettes pour, dans un premier temps, me mouiller le visage. « Putain mais je suis trop con… tout ce que je vais réussir à faire, c’est l’faire fuir. » Mais ça faisait tellement longtemps aussi, que je n’avais pas ressenti ça ! J’aurais voulu tout faire pour le garder à proximité, mais il fallait croire que nous n’avions pas les mêmes idées en tête. Et j’aurais dû m’en douter d’ailleurs.
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Dernière édition par Aldaric Daire le Mar 8 Juil - 3:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde Dim 11 Mai - 13:23




Camille d'Arcy & Aldaric Daire

« LÈVRES! LÈVRES! BAISER QUI MEURT, BAISER QUI MORD. LÈVRES, LIT DE L’AMOUR PROFOND COMME LA MORT! »
► ALBERT SAMAIN
Bon eh bah voilà, je suis un boulet. Et j'ai supprimé cette réponse sans faire exprès.
Alors, cher lecteur, tu te demandes ce qu'il s'est passé ? Je vais te résumer tout ça puisque je suis dans l'incapacité de refaire le post exactement.

Camille s'est retrouvé assez surpris face à la réaction d'Aldaric. Allait-il le planter ainsi et le laisser seul à table ? Il ne savait plus exactement où il en était, troublé par le beau psychologue. Il décida de commander, de demander au couple de la table d'à côté de surveiller ses affaires et il se leva pour aller aux toilettes.

Là, il trouva le brun en train de se lamenter sur son sort, lui aussi persuadé qu'il allait se faire planter. Il le rassura sur le fait qu'il ne le ferait pas, attrapa sa main pour l'attirer au creux de ses bras et il lui vola un baiser assez maladroit.
Juste après, il sourit, rajoutant qu'il s'agissait maintenant d'un rencard à ses yeux et il l'embrassa à nouveau plus sensuellement, lentement et passionnément.

Voilà, je suis encore désolée d'être un tel boulet    J'espère que tu ne m'en voudras pas trop, cher lecteur.


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Dernière édition par Camille d'Arcy le Jeu 15 Mai - 20:21, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde Mer 14 Mai - 20:19

camille ∞ aldaric
Cette soirée n’était vraiment pas des meilleures, je ne faisais que des conneries. Excipé… sérieusement ? Comment avais-je pu sortir cette débilité ? Et en plus je l’avais vexé ! Enfin, j’aurais dû m’y attendre en fait. Là, dans mon crâne, je me cognai tout seul, honteux de moi. S’il n’avait pas été là je me serais sûrement frappé le front un bon nombre de fois. « Non… désolé. Tu te doutes bien que ce n’est pas le mot que j’allais employer… mais je me suis retenu, parce que j’avais peur d’en dire trop. Et au final... bref, désolé. » J’aurais mieux fait de lui dire qu’il était excitant, là au moins il aurait un minimum apprécié.

Bien qu’il me remercia de mes compliments et sembla plutôt flatté de ces derniers, j’avais lâchement fui aux toilettes. Pourquoi ? Allez savoir. Il allait bien falloir que je retourne à la table à un moment ou à un autre, je ne voulais pas le laisser poireauter trop longtemps. Et puis, j’avais très envie de le voir et de passer un moment avec lui, moi ! Mais j’étais tellement gêné… ça faisait longtemps que je n’avais pas eu à draguer quelqu’un, et cette histoire avec Savannah me tracassait par-dessus tout. Me rafraîchir. Il fallait que je me mouille le visage, et ensuite tout irait mieux comme par magie. C’est beau de rêver, hein ? Me pensant seul, je m’étais parlé à moi-même. Plaint à moi-même, d’ailleurs. Je relevai subitement la tête en entendant la douce voix de Camille, l’observant dans le miroir qui se trouvait face à moi. Il était juste là, toujours aussi beau, toujours aussi désirable. Ses paroles me firent sourire, me rassurèrent même. « Cam… » Et à vrai dire, je n’eus pas le temps de terminer qu’il fit en sorte que je me retourne pour m’embrasser. Comment dire… le paradis. Il fut certes court, mais assez intense. Et j’étais surpris qu’il fasse le premier pas envers moi. En fait, je devais lui plaire énormément pour qu’il puisse être séduit par de telles conneries ! Et ça me remontait le moral. Il m’annonça fièrement, et en français, que nous étions désormais en rencard. Le fait qu’il emploie le mot « maintenant » me fit grandement sourire. Plus que je ne l’aurais pensé. Pour moi, ça signifiait que la soirée ne commençait que maintenant et que l’avant ne comptait pas. Que j’avais donc encore toutes mes chances avec lui, et c’était plaisant. Sans que je ne m’y attende vraiment, il s’approcha encore pour poser ses douces lèvres contre les miennes. Le baiser fut plus long, bien plus agréable. Ma main se déposa doucement dans sa nuque que je caressai tendrement. Une fois le contact rompu, j’en fus totalement perturbé. « Eh… Camille. Je ne m’y attendais pas, pour le coup. Ce baiser… » J’avais ressenti tellement de choses pendant qu’il s’était produit ! De l’excitation, du bonheur, de la gêne… plein de choses mélangées. « On ferait mieux d’aller manger… avant que je ne veuille te dévorer. » murmurai-je contre ses lèvres que je frôlai, sans les embrasser pour autant. J’allais attendre pour l’embrasser encore, pour faire durer le plaisir.

J’attrapai sa main pour le mener jusqu’à notre table, où le plat était servi. Je souris. « Oh, tu as commandé… et du champagne en plus de ça. » Comme pour me racheter, je lui tirai la chaise pour qu’il s’y asseye, et me posai sur la mienne. Je levai ma coupe de champagne, le regardant dans les yeux. « A notre rencard, alors. » dis-je en français. Je me sentais mieux, et je ne savais pas par quelle magie il avait réussi à faire ça ; mais il était doué ce type. « Et après je t’inviterai à danser. Je ne me suis pas entraîné tout seul devant la glace pour rien… » J’essayai de plaisanter un peu, pour nous mettre plus à l’aise.
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Dernière édition par Aldaric Daire le Mar 8 Juil - 3:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde Jeu 15 Mai - 20:14




Camille d'Arcy & Aldaric Daire

« LÈVRES! LÈVRES! BAISER QUI MEURT, BAISER QUI MORD. LÈVRES, LIT DE L’AMOUR PROFOND COMME LA MORT! »
► ALBERT SAMAIN
Qu’est-ce qu’il était mignon… Ne put-il s’empêcher de penser en croisant son regard troublé. De toute évidence, il ne s’attendait ni à le voir, et encore moins à se faire embrasser.

Camille déposa une nouvelle fois ses lèvres sur les siennes. Un choc électrique secoua son corps alors que les doigts d’Aldaric frôlaient sa nuque. Merde… Il était super sensible ici, fallait pas trop le titiller. Il mordilla délicatement le beau psychologue et finit par rompre le baiser, laissant son visage tout près du sien.
Un sourire se dessina sur ses lèvres, boursouflées par les baisers, du blond à l’entente des paroles de son interlocuteur. Le rose habilla néanmoins très rapidement ses joues lorsqu’il entendit la suite et il souffla un peu. « Mhh… Un baiser ne veut pas dire que je vais m’offrir à toi si rapidement. » Il lui fit un petit clin d’œil puis il se rendit compte de la nature de ses paroles et rougit davantage. S’offrir à lui ? Ah parce qu’il comptait être en-dessous ? Non, non, non…  « Enfin m’offrir à toi… Tu comprends. » Il détourna un peu le regard, ne s’imaginant absolument pas être celui qui recevrait. Et puis de toute façon, il verrait bien le moment même. L’heure n’était pas de se poser des questions sur qui ferait quoi. Ils n’en étaient qu’à leur premier rencard. Et même s’il lui faisait tourner la tête, ce n’était pas une raison pour se laisser avoir de la sorte.

Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas eu de relation humaine. Trois ans pour être exact. Et il tenait à ce que cela se fasse bien. Il voulait que cela ait un sens. Il ne voulait pas juste des coups « comme ça » après la personne merveilleuse qu’il avait connu. Oh, il ne voulait pas la remplacer pour autant mais il avait besoin de quelque chose de sérieux, de solide, de stable. Parce que lui, il n’avait plus rien de tout cela. Il avait l’impression de marcher un fil, au-dessus du vide ou bien d’être sur un marécage aux sables mouvants, ne sachant pas si, après chaque pas esquissé, il enfouirait son pied dans ce piège fatal.
Alors oui, le brun n’était pas tout à fait ce qu’il y avait de plus stable au vu de sa situation. Mais il avait les épaules larges, un sourire à faire fondre un glacier et un air si réconfortant que Camille ne pouvait s’empêcher de lui tomber dans les bras. C’était plus fort que lui, il ne pensait même pas à la pauvre femme enceinte qui partageait la vie de celui dont il commençait à tomber amoureux. Tout simplement parce qu’il avait trop besoin d’Aldaric pour réussir à faire preuve d’empathie. Et puis ce n’était qu’un mot pour l’instant, rien qu’une idée. Une femme qu’il n’avait jamais rencontrée et qu’il ne rencontrerait probablement jamais.

Docilement, Camille suivit le psychologue hors des toilettes. Il remercia poliment le couple qui avait surveillé leurs affaires. Son regard tomba ensuite sur Aldaric qui n’était pas encore assit. « Tu fais quoi ? » Il rougit terriblement et subitement en le voyant tirer la chaise. Il s’assit dessus, se raclant un peu la gorge en marmonnant timidement. « Oh… Merci… Quel gentleman ! » Les plats étaient déjà servis. Le champagne aussi. Il se mordit la lèvre en pensant soudainement que ça avait été impoli d’en commander alors qu’il était invité et il se précipita de lancer. « Je le payerai ! » lorsqu’Aldaric fit une remarque tout à fait innocente à son propos. Il finit, néanmoins, par lever sa coupette et il sourit au beau brun. « A notre rencard ! » Il trinqua avec lui et goûta l’or en bulles en soupirant de plaisir. Les plats commençaient à affluer petit à petit. Il goûta. « Oh c’est délicieux ! » lança-t-il comme surpris, devant le serveur blasé. Il rougit et porta la main à ses lèvres en s’excusant. « Oh je… pardonnez-moi. » C’était un peu impoli, oui, de paraître si surpris que cela soit bon devant un personnel du restaurant. Il pouffa un peu en croisant le regard d’Aldaric et commença à manger.

« Il a beau être français, je ne suis jamais vraiment allé dans ce genre de restaurant. Ou si, peut-être plus dans ma jeunesse. Mais j’avoue avoir davantage privilégié les restaurants aux plats régionaux. » Il avait lancé ça comme ça, la tête dans les nuages. Puis il comprit sa gaffe et se mordilla la lèvre en caressant la main de son hôte. « Mais j’adore ! C’est vraiment délicieux, classe et… Cette atmosphère est romantique. » Il ne put, cependant, s’empêcher de le taquiner un peu. « Mais si tu y vas si fort pour le premier rendez-vous, je me demande comment tu vas faire par la suite. » Il lui fit un petit clin d’œil et rit légèrement. « Non je plaisante, laisse-moi me charger du prochain. »
Il l’écouta lui proposer de danser et sourit. « Oh je ne sais pas si je sais faire ça… Enfin si mais ça fait tellement longtemps que je n’ai pas dansé que j’aurais peur de paraître ridicule. Surtout si toi tu t’es entraîné avant ! » Il gloussa un peu et se pencha vers lui. « Mais si tu m’emmènes dans un coin pas trop jeune et pas trop branché, pourquoi pas ? »

La fin du repas ne tarda pas à arriver et il finit par lui sourire. « Alors… Tu t’es décidé pour la suite des événements ? »


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MessageSujet: Re: CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde Dim 18 Mai - 0:14

camille ∞ aldaric
Le silence avait été une meilleure solution que de me confondre en explications, quand Camille avait une nouvelle fois trop interprété mes paroles. Je me serais certes fait une joie de le dévorer, de le voir nu, le désirer, lui faire sentir qu’il ne me rendait pas indifférent. Mais je n’étais pas assez naïf ni rustre pour penser qu’il se donnerait à moi sans problèmes, ou même sans que je ne lui fasse la cour. C’était d’ailleurs, sans aucun doute, bien plus excitant, de savoir qu’il fallait trimer un peu pour s’attirer les faveurs du blond et qu’il n’était, par conséquent, pas un homme facile à conquérir. J’étais un peu comme un gosse à qui l’on interdisait quelque chose, et qui le voulait donc à tout prix, juste pour embêter le monde. Alors voilà, je voulais cet homme plus que tout maintenant, même si je n’avais pas vraiment le droit à cause de Savannah, ou bien même de la défunte épouse de ce dernier. Plein d’obstacles nous barraient déjà la route même, ma maladresse, notre gêne réciproque, le fait qu’il n’était peut-être jamais sorti avec un homme. Croyez-le ou non, tout cela était motivant.
Bien qu’ayant très envie de regarder ses fesses sans me gêner, j’avais quitté les toilettes avant lui. J’aurais bien d’autres occasions pour le faire, j’en étais certain. Avec un peu de chance, mes mains le frôleraient même un jour ou l’autre.

« Je ne suis pas un gentleman… je me dis juste qu’il faut que je me rachète, parce que je t’ai laissé seul à table et que c’est impoli. Et puis tu mérites bien qu’on te tire la chaise, te tienne la porte… ce genre de choses. » Choses que j’étais prêt à lui faire éternellement s’il m’en laissait l’occasion. J’aimais le savoir charmé, heureux de ces petites intentions. « Et puis ce sont les plus petites choses qui font les plus grands bonheurs. » déclarai-je, tout content. Avant de réaliser que cette phrase avait un double-sens ignoble, qui aurait pu réjouir bon nombre de nos amis asiatiques ! Mais bien décidé à ne plus m’en faire quant à ce que je pouvais dire comme conneries, je me contentai de sourire bêtement à la fin de ma phrase. « Oh, non, non ! » dis-je au quart de tour lorsqu’il annonça vouloir payer le champagne. Cette soirée était la sienne, et je voulais tout lui offrir. Je lui aurais même offert la lune, l’univers s’il le fallait, si j’avais pu, et s’il l’avait voulu. « Je tiens à t’offrir la soirée entière, Camille. Alors ne t’occupe pas des prix, et si j’entends encore quelconque chiffre sortir de ta bouche, je t’embrasse pour te faire taire. » Je lui fis un clin d’œil. Ca m’arrangerait qu’il le fasse, j’avais très envie de recommencer sans trop savoir si j’avais le droit ou non. « A notre rencard. » Ma coupe de champagne cogna contre la sienne, que je portai ensuite à mes lèvres.
Je ne pus que rire, amusé, lorsque mon regard croisa celui du serveur qui visiblement, ne tenait pas son travail à cœur pour être blasé ainsi. Finalement, je reporte toute mon attention sur le blond pour lui dire : « Je trouve ça mignon, moi. Cette façon de s’extasier pour à peu près tout et n’importe quoi… » Puis, intrigué par une telle approbation de sa part concernant la nourriture, je goûte à mon tour. C’était délicieux, il fallait bien l’avouer. Quand la main du blond se posa sur la mienne, je souris doucement. « Oh, ouf. Tu m’as fait peur. » avais-je faussement dit, exagérant beaucoup mes mots. « Je t’avoue que je ne viens jamais ici non plus. Trop guindé sans doute… mais j’ai pensé qu’avec un homme qui avait autant de classe, il fallait sortir le grand jeu. Et je suis content que ça te plaise. Cela dit… j’avoue être plutôt impatient de voir ce que tu pourrais prévoir pour un second rencard. J’aime être surpris. » Cette dernière phrase avait été murmurée, mon regard planté dans le sien avec insistance.
« Je plaisantais, quand je te disais que je m’étais entraîné. A vrai dire… j’aimerais beaucoup danser la valse avec toi, un slow, pour avoir le plaisir de te serrer tout contre moi. » Les mots me sortaient si naturellement, que j’en étais étonné. « Ne cligne surtout pas des yeux. Tu as un cil, fais un vœux, beau Camille. » soufflai-je doucement contre lui, après avoir remarqué ce léger détail à force de l’observer intensivement.

Le repas se passa finalement beaucoup mieux que je ne l’aurais cru au départ. Un réel délice que de l’avoir face à moi, que de l’écouter sans penser à mon boulot, à rien d’autre qu’à lui. A sa question, je pris le temps de m’étirer un instant, ayant sans doute trop mangé, avant de lui répondre. « Eh bien… je serais bien partant pour danser, comme je te l’ai proposé. Mais on peut tout aussi bien se réserver ça pour un autre soir, et aller se balader au bord de l’eau. Regarder les étoiles ensemble peut aussi être une bonne continuité d’une soirée romantique. Que penses-tu de tout ça ? »
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MessageSujet: Re: CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde Dim 18 Mai - 1:09




Camille d'Arcy & Aldaric Daire

« LÈVRES! LÈVRES! BAISER QUI MEURT, BAISER QUI MORD. LÈVRES, LIT DE L’AMOUR PROFOND COMME LA MORT! »
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Aldaric était si attentionné. Ça lui faisait tout drôle, au Camille. Il n’était vraiment pas habitué à ce qu’on le traite ainsi. Tout d’abord parce qu’il était un homme… Et que, avouons-le, ce genre de comportement – déjà rare à notre époque – était exclusivement réservé à la gente féminine. J’imagine qu’en observant Camille de plus près, et depuis le temps, vous avez bien saisi que malgré son prénom à consonance féminin, il est bel et bien un mâle. Alors vous comprendrez peut-être l’embarras qu’il ressentit, cette espèce de gêne d’être au centre de l’attention d’autrui, mais cette gêne pourtant terriblement agréable. Il offrit son plus beau sourire au psychologue, lui dévoilant ses dents blanches dans un beau sourire Colgate et il lui fit même un petit clin d’œil en guise de récompense.
Et les éloges ne faisaient que commencer. Aldaric commença à insister pour lui payer intégralement la soirée. Le blond ouvrit la bouche, laissant les mots se bloquer au fond de sa gorge un moment. Il préféra alors avaler une goulée d’air en ressemblant à une espèce de poisson hors de l’eau. « Mais je… Mais je… » Et hop, avant qu’il ne puisse s’exprimer clairement, il se fit clouer le bec. Un baiser s’il prononçait un chiffre ? Ouh ça le tentait ça… Il leva son verre, trinquant avec le beau psychologue en s’imaginant ressentir à nouveau le contact des lèvres du bel homme sur les siennes. Il voulut prononcer un chiffre en l’observant droit dans les yeux, l’air provocateur, juste pour avoir son baiser. Mais un coup d’œil à gauche lui fit comprendre que le couple à leurs côtés les regardait en comprenant qu’ils n’étaient pas juste là pour une relation d’affaire… Et à droite, le serveur les traquait. Il décida donc d’être sage.

A la place, il goûta au plat en lâchant un petit gémissement de plaisir. Dieu que c’était bon ! Tout était en quantité ridicule et il devrait sans doute se faire un bon sandwich en rentrant mais c’était vraiment exquis. Lorsqu’il le fit savoir à Aldaric, il ne s’attendit pas franchement à sa réaction. Il faisait simplement un compliment sur la cuisine qu’il dévorait, c’était réellement s’extasier pour un rien ? Il avait trouvé ça plutôt poli, lui. Enfin… Pas pour le serveur, mais pour celui qui l’invitait, tout du moins. Il haussa les épaules et sourit néanmoins chaudement en rétorquant : « J’imagine que j’ai dû garder mon âme d’enfant, alors… » Il pouffa doucement après ces paroles.

Lorsque le serveur s’éloigna, la discussion se porta sur le restaurant où ils étaient et Camille reçut à nouveau une flopée de compliments. Il aimait bien être ainsi chouchouté mais il ressentait le besoin de rendre la pareil au beau brun et il ne voyait pas comment. Il se mordilla un peu la lèvre en rosissant très légèrement et il finit par ouvrir la bouche : « C’est… C’est vraiment gentil de ta part. Enfin ça me touche… Et oui, je vais faire de mon mieux pour t’offrir un rencard qui puisse au moins être un peu à la hauteur du tien. » Merde… Sa voix, quand il avait murmuré sa dernière parole et puis ce regard… ça lui faisait tout chaud au creux des reins. Camille tritura nerveusement sa serviette du bout des doigts, son cœur faisait encore des siennes. Il battait si vite et si fort que ça résonnait dans ses tempes. Il n’allait sans doute jamais réussir à se remettre des réactions de son corps. Il ne maîtrisait absolument plus rien dès que le psychologue était dans le coin. Il manqua de lâcher un petit soupir pour relâcher la pression mais il eut peur que ce soit mal interprété alors il préféra garder toute cette tension en lui.
Et il l’écouta lui parler encore, de danse cette fois-ci. Il ouvrit la bouche pour lui répondre à ce propos mais il n’en eut pas le temps car Aldaric lui demanda de ne pas cligner des yeux. Il écarquilla grand ses yeux azurs et les sentit picoter, luttant un bon moment pour ne pas les fermer avant de craquer. « Oups pardon… Je… A partir du moment où tu le demandes, ça devient difficile. Tu crois que je peux encore faire un vœu ? Bon je le fais quand même ! » Il ferma au moins dix bonnes secondes les yeux et souhaita que pouvoir entretenir une relation avec Aldaric. Il voulait que ce soit possible, malgré tout ce qui se mettait en travers de leur chemin. C’était la première fois depuis bien longtemps qu’il se sentait vivant et il avait besoin du brun pour que cela continue. Il rouvrit ses beaux yeux et sourit. « Ça y est !! »

A la fin du repas, il l’écouta attentivement et repensa à la perspective de danser avec lui. Il voulait se serrer contre lui, n’est-ce pas ? Il rougit terriblement à l’idée de se retrouver tout collé contre son psychologue et tira nerveusement sur le col de sa chemise, il avait subitement très chaud. S’il faisait ça, Camille ne résisterait sans doute pas. Il valait mieux se balader, en effet. Ce serait plus sage, plus soft et surtout moins dangereux ! « Je… Je veux bien me balader avec toi. Et oui, pourquoi pas regarder les étoiles ? Ça fait vraiment longtemps que je ne les aies pas regardé. Pourtant, je le faisais très souvent avant… »
Le blond se leva, il attrapa ses affaires et observa le psychologue payer, un peu plus loin. Il déglutit difficilement en imaginant très bien à quel point la note était salée et il réfléchit très fort à un moyen de lui rendre la pareille pour un second rencard. Il finit par le rejoindre et ils sortirent du restaurant. La nuit était tombée alors qu’ils étaient à l’intérieur. L’air était un peu plus frais et il frissonna un peu, tirant sur sa veste. « Brr… Tenby n’est pas une ville au climat très chaud… » Il sourit au psychologue et se dirigea vers un petit chemin vide et sympathique. Il leva alors le nez et sourit. « Le ciel est très dégagé en plus, demain on aura une bonne journée et c’est un temps idéal pour observer les étoiles. » Il sourit à son interlocuteur, puis, très timidement, il lui attrapa la main, entremêlant ses doigts des siens. Encore une fois, un délicieux choc électrique secoua son corps à son contact, Camille se demanda si cela arriverait à chaque fois qu’il toucherait son beau compagnon… Il espérait que oui.


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MessageSujet: Re: CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde Dim 18 Mai - 20:29

camille ∞ aldaric
Un sourire éclaira largement mes lèvres en le voyant faire. Camille avait pris peur quand je lui avais parlé de faire un vœux, se demandant si ce dernier se réaliserait malgré le fait que c’était moi qui lui avait dit d’en faire un. Il était mignon, attendrissant, et je me perdis un moment à le contempler, juste lui, en oubliant totalement l’atmosphère environnant. Ni le serveur guindé, ni le couple qui nous regardait, ne m’aurait empêché de l’observer ainsi, avec des yeux presque amoureux. Oui, plus le temps passait et plus j’éprouvais de forts sentiments pour cet homme aux cheveux blonds, et aux yeux exquis. J’avais beau réfléchir ; je n’arrivais pas à lui trouver de défauts. A un seul près, peut-être : il était bien trop beau pour que je puisse me retenir longtemps de l’embrasser. Quoi, ce n’était pas un vrai défaut ? Non, j’avais les pieds sur terre, et je me doutais bien qu’il en avait. J’avais hâte de découvrir lesquels, mais pour le moment je n’en connaissais pas ; alors je lui inventais ce défaut-là. J’allais cependant respecter notre deal, du moins, le deal que je lui avais imposé, à savoir que je l’embrasserais que s’il ne parlait de chiffre. Chose qu’il se retint de faire, ce qui me déçut un instant, mais ne m’abattit pas. J’avais toute la fin de soirée pour acquérir une nouvelle faveur, nous avions le temps.
« Ca y est !! » Son enthousiasme m’arracha un rire soudain. Il était vraiment trop mignon, et spontané. Camille avait parlé d’âme d’enfant, et je voulais bien le croire quand il disait l’avoir conservée. J’approchai lentement ma main de sa joue, puis balayai le cil d’un petit geste de mon pouce. Je lui souris ensuite. « Voilà, il est enlevé. Puissent tous tes vœux se réaliser… » J’allais rajouter un : beau Camille, mais il ne fallait pas trop en abuser où il en aurait marre que je l’appelle ainsi. Un instant, je me demandai si son vœux me concernait ou non. Mais je n’avais pas le droit de le lui demander, de toute façon il ne me le dirait pas. Alors je me contentai de lui sourire chaleureusement.

Nous devions désormais nous décider pour la suite de la soirée. Plusieurs possibilités, mais j’excluais tout de suite celle de l’emmener chez moi. Premièrement parce que ça n’avait aucune classe, après un premier rendez-vous. Et deuxièmement parce que je dormais surtout à l’hôtel en ce moment, passant le moins de temps possible chez moi. Alors je ne voulais pas l’inclure dans une mauvaise ambiance, une certaine tension qui ne le concernait pas. Ou alors… juste un peu. Je ne pensais pas avoir de préférences. Une danse serait appréciable, mais une balade sous les étoiles le serait tout autant. J’aurais la possibilité de le prendre par la main et surtout, nous serions seuls, lui et moi. Il choisit de marcher un peu en ma compagnie, ce qui me fit sourire. En réalité, je ne faisais que sourire avec lui, alors pourquoi le redire encore et encore ? « Bon choix. Mais tu sais Camille, si tu veux passer outre certaines choses » Par exemple le décès de sa femme « il faudrait songer à ne plus penser au toi d’avant. Tu es ce que tu es, et il se trouve qu’aujourd’hui, tu es différent. On change de jour en jour, parfois sans s’en rendre compte. Ne te préoccupe que de l’instant présent. A savoir notre rendez-vous, notre balade. » Mon métier de psychologue prit un peu le dessus, je devais bien le reconnaître. Mais il n’y avait rien de mal à ça, non ? Je voulais l’aider, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur de mon bureau.
A sa suite, je me levai et allai payer. Le coût fut certes élevé, mais Camille n’entendrait pas parler de ce prix car ça ne se faisait pas. Mon travail me permettait ce genre d’extras, mes revenus aussi, mais ça n’allait pas durer bien longtemps étant donné qu’il allait falloir que je me trouve un nouvel appartement. Alors autant en profiter un peu avant. Quand je rejoignis Camille dehors, l’air frais me fit frissonner. Cette sensation me calma légèrement, m’apaisa. Mais elle eut tout autre effet chez le blond qui prit froid. Je lui souris. « Ce que je vais faire va te paraître totalement calqué avec les films à l’eau de rose mais.. prends ma veste. » Je la retirai et la lui mis sur les épaules, pour ne rester qu’en chemise. Ca ne me dérangeait pas, parce qu’il me donnait chaud à chaque fois que je le voyais. Et puis il ne fallait pas oublier que c’était sa soirée, que je faisais l’homme, et que les rôles s’inverseraient sans doute la prochaine fois. Enfin, je devais avouer que j’avais plus souvent courtisé les hommes qu’eux ne l’avaient fait. « Pourtant en France, le beau temps n’est pas toujours au beau fixe non plus ! »
Une main chaude vint attraper la mienne, et je me mordis délicatement la lèvre. Cette sensation, à chaque fois que nous rentrions en contact… c’était absolument fabuleux. Nous marchâmes un moment, avant que je ne m’arrête pour m’asseoir dans l’herbe avec lui. Je levai la tête vers le ciel. « J’ai vraiment passé une excellente soirée, je voulais que tu le saches. Ca faisait longtemps que je n’avais pas ressenti ça, et c’est dingue quand je pense que je devrais être six pieds sous terre actuellement. Par contre… » Je portai mon regard sur lui. « Je ne sais pas si je vais réussir à être ton psychologue très longtemps. Quand le psy n’est plus objectif, c’est un problème… »
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MessageSujet: Re: CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde Dim 18 Mai - 21:08




Camille d'Arcy & Aldaric Daire

« LÈVRES! LÈVRES! BAISER QUI MEURT, BAISER QUI MORD. LÈVRES, LIT DE L’AMOUR PROFOND COMME LA MORT! »
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Bizarrement, ça le refroidit d’un coup qu’il commence à refaire le psychologue alors qu’ils étaient ensembles. Mais il détourna le regard et se contenta d’un léger :

« Mh… »

Avant de passer à autre chose. Il n’allait certainement pas oublier son passé pour lui faire plaisir. Et puis, en plus, c’était bien avant Marie qu’il regardait les étoiles. C’était quand il était gamin et qu’il dormait à la belle étoile. Mais il n’avait pas envie d’en parler, ça le rendait malade qu’il lui dise ce genre de choses alors qu’ils passaient une si bonne soirée.
Un peu bougon, il le regarda aller payer et soupira très légèrement en le rejoignant, arborant à nouveau une moue souriante. Il avait décidé de passer outre cet incident pour mieux profiter du reste de la soirée.

Une fois dehors avec lui, il ressentit la morsure du froid sur sa peau. Un violent rougissement illumina son visage lorsqu’Aldaric lui posa sa veste sur ses épaules et il hésita à la lui rendre.

« Non… Faut pas… Enfin, c’est super embarrassant. »

Il se mordit la lèvre et finit tout de même par la serrer parce qu’il avait tout de même assez froid, finalement.

« Peut-être mais il fait plus doux qu’ici. Ou c’est peut-être une question de vent, je n’en sais rien… »

Balança-t-il distraitement avant de lui sourire. Sa veste sentait bon, elle portait son odeur. C’était un peu ambré, très masculin mais ça ne puait pas pour autant. Il enroula ses doigts autour des siens en respirant doucement son odeur. Merde… Elle le réchauffait de partout, cette odeur. Même son odeur était sexy…
Il était tellement dans ses pensées qu’il fut surpris de le voir s’asseoir. Il fit néanmoins de même et s’allongea même sur le sol, un bras derrière sa tête. La vision qu’il eut fut époustouflante. Un grand drap bleu nuit piqueté de fils d’argent. C’était magnifique. Il se perdit dans la contemplation de la nature pendant quelques instants, se sentant tellement petit qu’il en eut le tournis. Il se pressa alors un peu contre Aldaric, se rattrapant à sa masse stable pour reprendre pied. Puis il glissa son regard sur lui.

« C’est vrai ? Je suis ravi de réussir à te changer les idées alors… »

Il se perdit dans son regard bleu qui lui coupa le souffle. Putain… Il pourrait prévenir avant de tourner la tête si brusquement. Il se rendit compte avec un peu de retard qu’il avait oublié de respirer.

« Oh… Euh… Oui, bien évidemment, je comprends… »

Il rougit un peu.

« Je crois que ça m’agacerait aussi un peu. Mais… Tu peux le rester pour Clément, non ? »

Camille effleura la main du psychologue et tira dessus pour le forcer à s’allonger à côté de lui.

« Regarde les étoiles au lieu de me regarder. Elles sont bien plus impressionnantes ! »


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MessageSujet: Re: CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde Mer 21 Mai - 18:23

camille ∞ aldaric
Une fois posé dans l’herbre près du beau Camille, j’eus l’étrange sensation que la soirée n’était plus aussi réussie que je ne l’avais pensé. Ou tout du moins, qu’elle avait été gâchée par ma tentative de jouer au psychologue encore une fois, alors que nous n’étions pas en consultation. C’était une déformation professionnelle et pour dire vrai ; je ne pouvais pas m’en empêcher. C’était plus fort que moi. J’avais toutefois remarqué sa réticence quant à ses remarques – avec certes un peu de retard – et avais donc préféré ne plus trop parler, jusqu’à ce que je prenne sur moi pour le remercier de cette adorable soirée. Il m’avait été d’une grande aide, c’était certain, et je lui en serais sans doute reconnaissant pendant encore longtemps. Il était un second souffle, me permettait de revivre un peu et j’espérais ardemment qu’il y ait d’autres moments comme celui-ci.

Après un instant à contempler les étoiles, je lui annonçai que je ne voulais plus être son psychologue. On l’avait vu tout à l’heure, ce n’était absolument pas une bonne idée que de sortir avec son psy, et à choisir ; je préférais largement qu’il soit mon copain – si c’était possible – que mon patient. Il sembla approuver ce choix, bien que légèrement troublé, ce qui m’interpella. Je souris doucement quand il me parla de son fils. « Bien sûr que je resterais le psychologue de Clément, si tu souhaites toujours me le confier. Je ne le laisserais pas tomber, c’est promis. Puis j’ai bien vu que je t’ai un peu agacé tout à l’heure… dis-le moi quand ça arrive sil-te-plait, parfois je m’en rends pas compte. » Je haussai les épaules, avant de respirer un peu d’air frais.

Sa remarque à propos des étoiles me fit sourire une nouvelle fois. Camille ne se rendait pas compte à quel point il pouvait être époustouflant. « Je sais que tu as tenu ta langue à propos des prix, mais je ne peux pas m’en empêcher je crois. » Ma main passa sur sa joue, je me penchai doucement sur lui pour déposer tendrement mes lèvres sur les siennes. Un baiser sous les étoiles, en vrai j’en avais toujours eu très envie. Ma langue se mêla à la sienne pour entrer dans une valse que moi-même je n’avais pas eu le droit d’entreprendre encore avec lui, puisqu’il m’avait refusé la danse. Quand ma bouche se décolla de la sienne, je lui souris, mon visage restant à quelques centimètres à peine du sien, mon corps surplombant presque le sien. « Ce n’est pas le psy qui parle, mais seulement l’homme qui voit en toi quelqu’un d’extraordinaire. Ne doute pas de ta valeur, beau blond. Tu me fais chavirer le cœur, et j’aimerais mieux passer une éternité sans étoiles qu’une éternité sans toi. » soufflai-je doucement contre ses lèvres sur lesquels je déposai ensuite un tout petit baiser.
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MessageSujet: Re: CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde Ven 23 Mai - 13:37




Camille d'Arcy & Aldaric Daire

« LÈVRES! LÈVRES! BAISER QUI MEURT, BAISER QUI MORD. LÈVRES, LIT DE L’AMOUR PROFOND COMME LA MORT! »
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La réponse du psychologue sembla le satisfaire. Il se tourna vers lui et l’observa en se mordillant la lèvre. Son regard ne pouvait s’empêcher de tomber sur celles d’Aldaric qui ne cessaient de s’agiter pour prononcer les quelques phrases qu’il lui adressa. Camille fit de son mieux pour ne pas l’embrasser, ce n’était pas le moment et ça aurait pu être considéré comme carrément incongru.
Mais son regard battait fort dans sa poitrine et il se pressa très légèrement contre lui. Un petit sourire malicieux étira ses traits, illuminant ses perles bleues. Il se sentait comme un adolescent comme ça, vivant un amour naissant, maladroit et torturé. Il avait l’impression de rajeunir et c’était tellement agréable…

« D’accord… Je te le dirais ! »

Ses pupilles s’animèrent à nouveau avec malice et il croisa délicatement ses doigts des siens. Bien sûr que non, il ne lui dirait sans doute jamais lorsqu’il serait agacé. Ce n’était pas franchement dans son caractère d’oser juger ou critiquer. Ou peut-être seulement lorsqu’il était vraiment en colère…
Néanmoins il préféra taire le sujet et il continua d’observer les étoiles. C’était tellement beau… Ces petites tâches lumineuses dans le ciel. Il sentait l’herbe lui chatouiller la nuque, l’odeur puissante et mâle du brun lui emplir les narines, lui vriller la tête, le vider de toute pensée et de toute autre volonté que de rester contre lui.

Il ne sortit de sa torpeur que lorsqu’il entendit les paroles d’Aldaric. Il n’en comprit absolument pas le sens et se contenta de lui adresser un regard surpris d’agneau, battant ses joues de ses longs cils blonds en tentant de connecter deux neurones. De quoi parlait-il ?
Lorsque les lèvres de l’être aimé se posèrent sur les siennes, son cœur fit un bond phénoménal dans sa poitrine et une multitude de pensées le traversèrent d’un coup. Comme si son cerveau venait de se rallumer. Il comprit le sens de ses paroles et sourit largement à travers le baiser, il se dit qu’il finirait par le tuer s’il affolait tellement son cœur à chaque fois et il remarqua qu’il embrassait vraiment très bien. Quelques secondes plus tard, il se décida enfin à agir et posa ses doigts sur sa nuque, appuyant très délicatement dessus dans un geste un peu possessif afin d’approfondir le baiser. La nuque blanche du brun se calait parfaitement dans sa grande main chaude. Il sentait les cheveux doux le chatouiller un peu et il esquissa quelques caresses. Ses yeux s’enfiévrait pour le baiser, une chaleur intense le prit au creux de ses reins. C’était tellement dangereux… Il mourrait de désir pour cet homme.

Camille ferma les yeux, se concentrant sur la langue douce et chaude du psychologue. Il se dit qu’il pourrait difficilement se passer du nectar entre ses lèvres, de cette langue humide et il répondit enfin au baiser avec toute la tendresse qu’il ressentait au moment présent.
Lorsque le baiser se rompit, il retint un petit gémissement de frustration à grand peine et l’entoura de ses bras en le blottissant tout contre lui. Merde… Ce type le rendait fou. Il frissonna de partout en entendant sa douce voix, soudainement très sensible à tout, et surtout à sa voix sexy. Puis il le relâcha lorsqu’il le sentit bouger, le laissant le dominer sans trop se poser de questions. Il expira très difficilement avant de lui balancer un regard absolument charmé :

« J-je… Je ne doute pas de moi… »

Il l’avait dit très faiblement et il avait sans doute un peu rougi, ce n’était pas franchement convainquant. Mais comment Aldaric pouvait-il rester aussi calme alors que lui-même se sentait au bord de l’évanouissement tellement il se sentait bien ? Il susurra au creux de son oreille, croisant ses doigts des siens :

« Si tu savais ce que tu me fais… A moi, à mon corps, à mon cœur… »

Camille déposa ses doigts sur sa joue qu’il caressa du bout des doigts et il continua :

« Je ne veux pas… Aller trop vite avec toi. Je veux qu’on prenne notre temps, j’ai peur que ce qui me possède lorsque je te regarde me consume entièrement si je me laisse porter par cette relation. Je n’ai jamais ressenti ça. C’est comme si mon cœur menaçait de lâcher à chaque instant, c’est… J’me sens un peu comme une midinette dans un roman à l’eau de rose. Et si tu répètes ça à quiconque, je te castre, bel homme. »

Mais la menace n’était évidemment pas réelle et il gloussa. Il embrassa sa tempe et enfouit ses doigts dans ses cheveux en reprenant doucement son souffle. Parfois, quand il était avec lui, il oubliait de respirer. Mais paradoxalement, il sentait que sans Aldaric, il ne pourrait même plus être en mesure d’apporter l’oxygène nécessaire à sa survie.


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MessageSujet: Re: CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde Ven 23 Mai - 23:57

camille ∞ aldaric
Je rêvais de ce baiser. J’avais rêvé de cet homme aussi, m’étais toujours acharné à m’imaginer la perfection que je n’allais jamais rencontrer à cause de mes mensonges. Et pourtant, malgré mes erreurs, la vie semblait me récompenser partiellement. Il était là, bien mieux que l’homme de mes rêves, bien mieux que les mannequins qui n’ont pas autant de charme que lui, bien mieux que tous les autres. Mieux encore que les étoiles, mieux qu’une bonne clope, qu’un « merci », mieux que de la marie-jeanne, mieux que tout ce qu’on pourrait souhaiter dans ce monde. Cet homme était juste… indescriptible. Je ne pouvais pas trouver les mots pour le décrire tant j’aurais peur qu’ils ne soient pas justes à son égard. En fait, je pourrais continuer des heures à rêvasser à son sujet, si je ne m’étais pas rendu compte qu’il fallait le laisser respirer un jour ou l’autre. Bien que l’idée de lui faire du bouche à bouche ne m’aurait absolument pas déplu… Il sembla un peu dans les nuages suite à ce baiser, tout comme moi. Sa main glissée dans ma nuque m’indiqua qu’il avait été heureux de ce baiser, et non outré comme je l’avais redouté une ou deux secondes. Pendant le baiser, mon cœur avait pris un rythme rapide qu’il m’était rarement arrivé de connaître, qui ralentissait peu à peu pour me retrouver à peu près calmé. A peu près, car en sa présence c’était absolument chose impossible. Et je semblais lui faire le même effet en constatant sa respiration quelque peu saccadée. Un doux baiser se posa sur son nez. « Si tu le disais avec un peu plus de conviction, peut-être que je te croirais. » Chaque mot était soufflé, se déposait sur ses lèvres avec une douceur infinie. Ce moment ne devait jamais s’arrêter, et je comprenais enfin la chanson d’un célèbre Disney, mon préféré, intitulée ; l’amour brille sous les étoiles. Il était là, l’amour. Peu dissimulé, à peine caché, environnant, remplaçant le dioxygène, l’azote, tout ce qui faisait que nous respirions lui et moi, pour prendre leur place peu à peu.

Ce que m’annonça Camille par la suite aurait pu casser l’ambiance, me couper dans mon envie de romantisme, mais pourtant je buvais ses paroles. Il avait parfaitement raison, et je voulais tout autant prendre mon temps que lui, mais c’était plus que difficile. Je lui souris tendrement, puis hochai la tête. « Je sais, Camille. Je veux attendre aussi. Mais pardonne-moi pour les baisers, tu es juste tellement craquant que je n’arrive pas à m’en détacher. Mais je vais faire un effort, c’est promis. » Mon doigt se posa doucement sur ses lèvres délicates. « Elles sont splendides. Ont un goût extraordinaire. Et si je ne me faisais pas violence, je brûlerais les étapes. Mais tu es quelqu’un de bien, Camille, et je te dois le respect. Nous avons tout notre temps, toi et moi. Je veux profiter de chaque instant, de chaque petit rendez-vous, de chaque regard que tu me portes. Et j’ai été un peu gourmand en voulant profiter de ces merveilles. » Un baiser sur le coin de sa bouche puis je m’allongeai contre lui de nouveau. J’aurais pu rester là des heures. « Tu n’as pas trop froid, au moins ? » Pas moi en tout cas, ce baiser avait éveillé tous mes sens et j’aurais presque pu me jeter à l’eau pour me rafraîchir.
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Dernière édition par Aldaric Daire le Mar 8 Juil - 3:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde

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CAMILLE ∇ On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde

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