AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez| .

WILLIAM ~ Ivresse partagée d'une nuit de printemps

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
avatar

Invité
Invité



MessageSujet: WILLIAM ~ Ivresse partagée d'une nuit de printemps Lun 28 Avr - 10:33




Ivresse partagée d'une nuit de printemps

« UN IVROGNE DISAIT : DE LA NAISSANCE À LA LA MORT, LA ROUTE EST BIEN COURTE. JE LA PROLONGE EN ZIGZAGUANT. » ► CLAUDE AVELINE
La maison était vide. Clément était parti chez un ami et il avait laissé son père tout seul. Oh bien sûr, Camille n’allait pas l’empêcher de sortir mais il n’y avait plus le moindre bruit. Il n’entendait plus le bruit réconfortant des touches sur lesquelles son fils tapait à toute vitesse lorsqu’il surfait sur le web, ou la caresse du crayon gris sur le papier. Un silence. La pénombre de la nuit qui s’installait petit à petit dans le ciel, bouffant le soleil et le silence.
Il avait bien tenté de jouer du saxophone pour combler son angoisse mais il n’y parvenait pas. Tout comme il n’arrivait pas à oublier ce fichu psychologue qui hantait ses pensées. Alors il jouait faux. Mais vraiment très faux pour le coup, c’était même pas pour de rire, là.

Au bout d’un moment, il commença à se rendre à l’évidence : il déprimait. Pire, il était angoissé à l’idée de se retrouver seul. Merde, c’était les femmes qui duraient plus longtemps normalement. Ils auraient dû vivre encore très longtemps ensemble et elle l’aurait vu crever ! Oh, il ne lui aurait pas souhaité mais voir l’être que l’on aime mourir, c’est sans doute pire que de le laisser en vie et de s’éteindre. Elle, elle l’avait laissé tout seul. Et Clément grandissait… Il finirait par le quitter.
Le blond attrapa sa tête entre ses mains, il avait les larmes aux yeux. Il se mordit la lèvre avec violence et se releva en jurant en français :

« Bordel de merde, Camille ! Bouge ton cul ! »*

Il attrapa une veste grise qu’il enfila sur sa chemise bleue comme ses yeux et il s’en alla, flânant dans les rues. L’envie de boire le prit soudainement et il se dirigea vers le centre historique. Il avait repéré ce vieux pub, un endroit horrible aux murs nus et durs en pierre, au mobilier en bois brut et très bruyant. Mais il avait besoin d’entendre du bruit dans ce fichu pays où tout était insonorisé !
Le blond poussa la porte de l’échoppe et il s’engouffra dans un tourbillon chaud de rires gras et avinés, de commentaires sportifs. Il slaloma entre des serveuses débordées et parcourut la salle du regard avant de LE voir.

Lui ? William T. Hardy, le flic de Tenby. Pardon, l’inspecteur-détective. Ou le détective-inspecteur, il n’avait jamais su dans quel ordre fallait donner son statut pompeux. En fait, il n’en avait rien à faire.
Un sourire cynique – mais secrètement ravi – aux lèvres, il s’approcha du flic et s’assit à ses côtés alors qu’il s’adressait à lui d’un ton moqueur, un peu provocateur.

« Alors, Monsieur le détective, on n’est pas occupé à sauver la Veuve et l’Orphelin ? »

Il nota mentalement que l’homme ne buvait pas d’alcool mais il se commanda tout de même une bière ambrée. Il en avait besoin.

« Comment tu vas, Will ? »

Un sourire plus doux anima son regard. Il l’avait détesté dès les premiers regards, ce mec. Puis il s’était rendu compte petit à petit qu’il était en réalité fait du même bois que lui. C’est pour ça qu’il l’avait rejeté, il avait eu peur en voyant ce mec abîmé. Abîmé par la vie, éraillé par la douleur et sans doute tout autant cynique que lui. Alors maintenant, il essayait de lui donner une chance. De leur donner une chance. Avoir un ami à Tenby, c’était sans doute pas la pire chose qu’il pourrait lui arriver.


*italique = paroles en français.


CODE BY AMIANTE
Revenir en haut Aller en bas
avatar

MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : Aiden Holmes, Seren A. Vaughan, Théodore C. Pembroke et Victor I. Cartwright
TON AVATAR : David - Sexy - Tennant
TES CRÉDITS : avatar: pathos sing:Charney (un gif de Grace)
TA DISPONIBILITE RP : Sans vie sociale, recherche rp libre.
RAGOTS PARTAGÉS : 4233
POINTS : 1355
ARRIVÉE À TENBY : 20/03/2014

Et si on se battait pour le bonheur?
ÂGE DU PERSONNAGE : 42 ans (8 septembre)
CÔTÉ COEUR : divorcé, au coeur brisé, en voie d'être recollé
PROFESSION : Détective Inspecteur (en arrêt)
REPUTATION : Saviez-vous qu'il a des problèmes de santé plutôt majeurs? Il a quand même failli crevé au boulot. Remarquez qu'avec son amabilité... on s'en serait pas trop ennuyé.



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: WILLIAM ~ Ivresse partagée d'une nuit de printemps Jeu 1 Mai - 4:02




   
Ivresse partagée d'une nuit de printemps

   
« Remplis mon verre, j'ai soif comme l'ennui. Soif comme un désert qui rêve de la pluie» ► Dernier service (Éric Lapointe)
À pareille date, seize ans plutôt, je célébrais mon mariage. Je me revoyais, bien rasé, l’air d’un gamin sur le bord de l’autel. Debout, droit comme un pic, derrière moi il y avait un Dylan qui me regardait comme si j’étais en train de faire la plus grande gaffe de ma vie. Moi, je n’avais d’œil que pour cette femme qui descendait doucement l’allée. Une belle robe blanche. Ses cheveux bruns étaient tressés. Elle portait un petit voile. Déjà, à cet instant, je ne pouvais pas m’enlever de la tête cette idée que d’ici quelques minutes, elle serait ma femme.

Voilà que cette soirée-là, seize ans plus tard, n’avait pas cette odeur de champagne. J’avais profité d’une quarante-huit heures de congé pour conduire jusqu’à Bath la veille. J’avais un rendez-vous chez mon cardiologue. Il avait regardé le résultat de mes tests avec un regard vide. Qu’il aille se faire foutre, j’allais bien. Mon boulot était loin de me nuire et d’être ce qui allait me couter la vie. J’étais passé devant ma maison pour découvrir qu’Élisabeth avait fait emménager celui avec qui elle m’avait trompé. Lawrence était à l’école. Je l’avais vu de loin avec ses copines, un café à la main, son cellulaire à l’autre. J’avais juste eu le cœur complètement serré par sa présence. Elle était magnifique ma fille.

Pour cesser de me torturer, j’étais rentré dans ma voiture et j’avais conduit jusqu’à mon mouroir. Je m’étais retrouvé dans ma chambre du Bed and Breakfeast, sauf que je m’étais vite ennuyé. Je voulais mon travail. C’était ce dont j’avais besoin pour être heureux présentement. Je ne pouvais pas me pointer au boulot à cette heure-ci. J’étais sorti de ma chambre. J’ai filé à la douche. Je me suis regardé dans le miroir. J’avais l’air d’avoir pris une dizaines d’année avec ma barbe de mal rasé. Je n’avais pas une tronche à porter la barbe. Ça poussait séparé… j’avais l’air ridicule. Me raser me donnerait probablement l’air d’un mec plus en santé que ce que j’avais l’air. J’enfilais un pull mauve et un vieux pantalon quand même chic. J’ai passé une serviette dans mes cheveux. Ils ne devaient pas avoir vu l’ombre d’une brosse depuis au moins quelques mois. Je ne les peignais que lorsque j’étais chez le coiffeur. Je suis sorti dans la ville.

Mes pieds me portèrent vers le quartier historique de Tenby. Il y avait un petit pub toujours bruyant et jamais vide. Je m’installais sur une chaise appuyé contre une table. J’avais ici une bonne vue d’ensemble sur le pub. Normalement, je n’aurais pas bu. J’évitais. Surtout que depuis quelque temps, j’avais été obligé d’augmenter la dose de bétabloquant le matin. Sauf qu’aujourd’hui méritait un verre. J’aurais peut-être du me mêler à la foule une fois mon verre de vodka arrivé. Être gentil avec les locaux. Pas d’humeur aujourd’hui. Mon cellulaire vibra, je le regardais… ayant encore une fois espoir que ma fille ait répondu à un de mes textos. Vain espoir. Que me cacherais-tu? Elle m’avait déjà enterré.

C’était bien.
Un deuil de moins à faire dans sa vie.

Une voix me tira de ma morose contemplation d’un cellulaire désespérément muet. « Alors, Monsieur le détective, on n’est pas occupé à sauver la Veuve et l’Orphelin ? ». Je levais les yeux pour y trouver Camille. Nous n’avions pas eu un bon début lui et moi. Avais-je vraiment eu un seul putain de bon début dans cette ville? Je ne voulais pas m’attacher ici. Mon temps était compté. Et le bonheur dont empestait royalement la majorité des gens de cette ville me puait au nez… Particulièrement aujourd’hui. Mais Camille… n’était pas pareil. Je savais qu’il était comme moi. Un désabusé et un cynique. Morose, je fis toute même l’effort de sourire. Ce qui ressemblait du moins le mieux à un semblant de sourire de ma part. Faisait-il référence à mon obsession de mon travail ou juste à mon travail? « Non… ce soir, je bois… pas de veuve et d’orphelin… Juste un vieux fond de vodka. » dis-je avec une voix morose.

J’avais perdu l’habitude de l’alcool. J’avais beau nié que j’allais mal la plupart du temps, je savais que je jouais à un jeu dangereux en calant un verre. Juste un. C’était comme l’illusion de cette cigarette que je tenais dans le fond de ma poche de veston. Cette espèce d’illusion que mes habitudes de vie n’allaient pas me tuer. Au pire, ce soir, je m’aiguillerais vers l’hôpital ou je prendrais une dosette avant d’aller me coucher. Je détaillais pendant un petit instant Camille. « Comment tu vas, Will ? » Je souris. Ma froideur légendaire ne le repoussait pas. Je n’étais pas certain de ne pas aimer. Je passais une main dans mes cheveux. Il s’assit à côté de moi après avoir commandé une bière. Plus viril que ma vodka. Moins saoulant. Mais ce que j’aurais dû me prendre. Je pris une autre gorgée avant de redéposer mon verre sur la table. Ou un scotch. Normalement, j’aurais bu un scotch et fumer une clope. Je choisis d’opter pour l’option la plus vague. Je n’avais pas envie de m’expliquer entièrement avec un homme que je ne connaissais pas encore entier. « Je vais et je viens… c’est pas trop important…. J’étais en repos pour deux jours. Toi, monsieur le français? » Je n’étais pas pour aller dire le pourquoi, parce que mon cardiologue, en bon samaritain, voulait vraiment me dire que j’étais en train de me tuer au travail. Qu’il aille se faire fouttre.

   
CODE BY AMIANTE

_________________


Ain't no time for a game
Where no one is to blame. Ain't no time to waste my time. Thank you but I disclaim with no regret and no shame : Never falling in love is not a crime. ©️alas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Invité
Invité



MessageSujet: Re: WILLIAM ~ Ivresse partagée d'une nuit de printemps Lun 5 Mai - 8:59




Ivresse partagée d'une nuit de printemps

« UN IVROGNE DISAIT : DE LA NAISSANCE À LA LA MORT, LA ROUTE EST BIEN COURTE. JE LA PROLONGE EN ZIGZAGUANT. » ► CLAUDE AVELINE
Il s’était trompé. C’était bien de l’alcool dans le verre de William. En même temps, c’était plutôt son cerveau qui avait décidé tout seul. Un flic ne peut pas boire d’alcool. S’était-il bêtement dit. Comme un flic ne peut pas baiser. Aussi stupide. Il était un homme comme les autres après tout. Un homme abîmé par la vie. Will lui faisait penser à une vieille pierre sur un bord de mer, érodée par le sel et semblant prête à sombrer d’un moment à l’autre mais pourtant bien solide. Ouaip, le bon vieux Will, malgré sa barbe dégueulasse, ses cheveux en pagaille et son air maussade, il était solide comme un bon vieux roc.

Camille s’était assit à côté de lui sans lui demander son avis. De toute façon, il n’en avait rien à faire que le bon vieux Will le rejette ou non. Il avait décidé qu’il lui tiendrait compagnie ce soir, et il ne lui laissait pas le loisir d’en faire le choix. Il l’écouta patiemment et sourit.

« Alors ce sera le bon vieux veuf qui va te tenir compagnie. De toute façon, c’est dépassé maintenant les veuves éplorées. Et qu’elles restent où elles sont, les gonzesses. On est bien mieux entre mecs, ce soir ! »

Le blond avala une longue gorgée de sa bière brune et amère. Il adorait sentir ce goût dans sa bouche. Pas celui provoqué par des émotions comme la solitude, la colère ou le désespoir. Non, il aimait juste le goût de la bière brune. Cette amertume-là, elle était plus agréable…
Il lui demanda comment il allait et il fut plutôt surpris de la réponse.

« Oh ? Tu as des jours de congé, toi ? Mais tu fais quoi ? Je t’imagine mal jouer au golf pour occuper tes dimanches. Ou même faire quoi que ce soit ! Tu dois déprimer, mon vieux. Viens me voir à l’occasion. On ira… Je ne sais pas… S’emmerder à deux ? Dire aux salauds qui puent le bonheur d’aller se faire voir ? »

Cette perspective sembla l’enchanter et il gloussa cyniquement en buvant à nouveau, avalant de larges lampées de bière.

« Dieu qu’on est pathétiques. J’ai beau être français et toi écossais, on peut dire que peu importe la nationalité, on est autant des loques face à la solitude et toutes ces merdes. »

Camille lâcha un énorme soupir. Son regard se plongea dans la contemplation du comptoir et il resta un long moment silencieux en se plongeant dans ses idées noires.

« Excuse-moi. Je pensais qu’en venant ici, je me sentirai mieux mais les entendre chanter des ôdes à la vie, ça me rend malade… »

*italique = paroles en français.


CODE BY AMIANTE
Revenir en haut Aller en bas
avatar

MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : Aiden Holmes, Seren A. Vaughan, Théodore C. Pembroke et Victor I. Cartwright
TON AVATAR : David - Sexy - Tennant
TES CRÉDITS : avatar: pathos sing:Charney (un gif de Grace)
TA DISPONIBILITE RP : Sans vie sociale, recherche rp libre.
RAGOTS PARTAGÉS : 4233
POINTS : 1355
ARRIVÉE À TENBY : 20/03/2014

Et si on se battait pour le bonheur?
ÂGE DU PERSONNAGE : 42 ans (8 septembre)
CÔTÉ COEUR : divorcé, au coeur brisé, en voie d'être recollé
PROFESSION : Détective Inspecteur (en arrêt)
REPUTATION : Saviez-vous qu'il a des problèmes de santé plutôt majeurs? Il a quand même failli crevé au boulot. Remarquez qu'avec son amabilité... on s'en serait pas trop ennuyé.



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: WILLIAM ~ Ivresse partagée d'une nuit de printemps Ven 9 Mai - 20:36




   
Ivresse partagée d'une nuit de printemps

   
« J'attends de la visite que je n'attendais pas » ► Dernier service (Éric Lapointe)
Malgré le mauvais départ entre Camille et moi, je n’étais pas pour l’envoyer paître. J’avais besoin d’avoir quelqu’un avec moi. Boire seul c’était pathétique. Boire accompagné si je me fiais à la foule présente dans le bar par contre était une activité socialement acceptable. Je les entendais parlé du match de foot qui jouait et j’avais juste envie de leur demander d’aller se faire foutre. Merci beaucoup, bonsoir. J’aimais l’espèce de brouhaha sonore qui réussissait à faire disparaitre le long monologue qui était en train de noircir la vie entière d’Elizabeth. Mon amertume à son égard n’avait aucun sens. Mais aujourd’hui je m’autorisais à être en colère. Je pouvais me permettre de la trainer un peu dans la boue. Je ne regardais pas le regard de Camille. Il venait de se tirer un banc à côté de moi. Malgré tout, une partie de moi n’avait pas envie de le voir prendre cette place-là. « Alors ce sera le bon vieux veuf qui va te tenir compagnie. De toute façon, c’est dépassé maintenant les veuves éplorées. Et qu’elles restent où elles sont, les gonzesses. On est bien mieux entre mecs, ce soir ! », me dit-il. Je grognais comme première réponse. Je n’avais sérieusement pas envie de me lancer sur une longue explication sur comment les femmes étaient idiotes. Toute sauf ma fille. J’avais de la chance, ma fille était une jeune femme brillante qui, contrairement à cet homme qui venait de s’asseoir à côté de moi, avait compris que j’étais un cas désespéré. J’avais doucement porté le verre à mes lèvres et j’en bus une longue gorgée. Je grimaçais. C’était mauvais de la vodka. Mais au moins c’était du fort. « Oh ? Tu as des jours de congé, toi ? Mais tu fais quoi ? Je t’imagine mal jouer au golf pour occuper tes dimanches. Ou même faire quoi que ce soit ! Tu dois déprimer, mon vieux. Viens me voir à l’occasion. On ira… Je ne sais pas… S’emmerder à deux ? Dire aux salauds qui puent le bonheur d’aller se faire voir ? » Rajouta-t-il. Le gout était amer. Je levais les yeux et je déposais le verre sur la table.

Malheureusement, l’alcool pouvait délier les langues. C’était merdique. J’avais juste besoin de boire pour oublier. Oublier à quel point mon ex était débile de croire que de prendre le blâme entier ne me faisait pas mal. Oublier que je détestais que ma fille pense que j’étais à ce point pourri comme policier que j’avais laissé tomber la famille d’un enfant de onze ans. Oublier que j’avais une condition cardiaque. J’ai ouvert la bouche après un petit moment. « On est toujours tellement mieux sans ses connasses. Elles te séduisent, t’agacent et puis t’as même pas le temps de le savoir que ça fait quatorze ans que tu es marié et qu’elle s’envoie en l’air avec ton meilleur pote. » Il y avait tellement d’amertume dans ma voix que l’on ne pouvait même pas douter que ce n’était pas un cas personnel. Depuis mon arrivée dans la ville, je me faisais un point d’importance de ne pas parler de ma femme, de ma fille et des conditions qui m’avaient amené ici. Sauf que j’étais dans cette petite ville et que je venais de dire quelque chose qui était une putain de gaffe. En espérant rattraper le pot que je venais de casser, je rajoutais avec une autre amertume dans la voix. « Tu mérites mieux comme compagnie que moi… et puis je vais m’arranger pour ne pas que ça se reproduise pendant un long moment parce que je ne serais pas ici à boire si ça n’avait pas été du fait que j’avais un rendez-vous à Bath. Je n’aurais jamais cru que j’en viendrais à détester cette ville dans lequel j’ai été policier près de 8 ans. » Huit ans dans les services de police de Bath. Ma fille y avait fait presque toute sa scolarité et pourtant aujourd’hui tout ce que j’avais pensé en étant là-bas c’était que je voulais m’enfuir à l’autre bout du monde. Quand même, il fallait le faire. J’en voulais tellement à mon ex que de simplement être dans la même ville qu’elle me faisait suer au point que je ne pensais qu’à m’enfuir dans un village que je disais aimé.

« Dieu qu’on est pathétiques. J’ai beau être français et toi écossais, on peut dire que peu importe la nationalité, on est autant des loques face à la solitude et toutes ces merdes. Excuse-moi. Je pensais qu’en venant ici, je me sentirai mieux mais les entendre chanter des odes à la vie, ça me rend malade… » J’eus un éclat de rire amer. Lui, il était franchement moins pathétique que moi. Il avait l’air triste mais pas méprisant. Il avait l’air triste et perdu. Alors que moi j’étais plus en colère et destructeur. En fixant le comptoir à mon tour, je souris. Je pris une longue gorgée avant de parler. Moi, je pensais à des moyens de me venger de mon ex. À des moyens de lui faire payer toute les saloperies qu’elle m’avait faites. « On n’est pas pathétique… et on a tous nos batailles à mener comme le putain de bonheur puant de ses villageois. Mais ça m’étonnerait que ce soir on soit capable de vraiment changer la situation. Au moins… on ne peut pas vraiment mourir à cause du bonheur des autres. » Je sentis ma vue se troubler. Oh, vraiment? Parce que ton docteur tantôt avait l’air de dire que tu devais changer de vie complètement parce que ta colère contre le putain de bonheur de ton ex était en train de ruiner ta condition cardiaque. Je ne pouvais pas caler mon verre, tentais-je de me raisonner.  

   
CODE BY AMIANTE
[/quote]

_________________


Ain't no time for a game
Where no one is to blame. Ain't no time to waste my time. Thank you but I disclaim with no regret and no shame : Never falling in love is not a crime. ©️alas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Invité
Invité



MessageSujet: Re: WILLIAM ~ Ivresse partagée d'une nuit de printemps Dim 11 Mai - 12:45




Ivresse partagée d'une nuit de printemps

« UN IVROGNE DISAIT : DE LA NAISSANCE À LA LA MORT, LA ROUTE EST BIEN COURTE. JE LA PROLONGE EN ZIGZAGUANT. » ► CLAUDE AVELINE
Ah. La voilà, la révélation. L’explication à propos de l’attitude amère du policier. Le grand secret qui se cachait derrière William T. Hardy. Il n’avait pas eu longtemps à attendre pour l’entendre et il n’en ressortait aucune gloire.
Camille connaissait la réputation de ce village, ses ragots, les petits secrets dévoilés mais il ne comprenait pas ce que les gens en retirait. Pire, il méprisait ceux qui s’amusaient à le faire. Alors quand il entendit le Grand Secret de William – ou tout du moins, il pensait que c’était le seul – il se contenta d’hocher la tête de manière indifférente, davantage concentré sur son interlocuteur que sur ce qu’il pourrait en faire.

« Quatorze ans, ça fait long… »

Bien, bien, bien Camille. Quel tact, quelle phrase pleine de subtilité qui avait tout à fait sa place ici. Non sérieusement, t’avais pas quelque chose de plus intéressant à dire ? Il était vrai qu’il était difficile de trouver quelque chose à répondre à ce genre d’affirmation quand on sentait un tel désespoir chez son interlocuteur. Mais le blond se garda de lui dire que toutes les femmes n’étaient pas les mêmes et il ajouta plutôt :

« Ou elles vous abandonnent au moment où vous avez le plus besoin d’elles… »

Sa voix avait souffert lorsqu’elle avait prononcé ces mots. Il revoyait sa femme, son visage rayonnant de santé, il la voyait s’agiter partout et, brusquement, l’embrasser avant de repartir à ses occupations. Il avait oublié sa voix en trois ans. Alors, parfois, il se remettait un DVD où elle était encore jeune, où ils étaient avec un Clément tout bébé. Il mettait le son au minimum car c’était généralement en pleine nuit que cette envie le prenait et qu’il ne voulait pas réveiller son fils.

« Meilleure compagnie que toi ? Oh non merci… Je préfère mille fois être assis à côté de toi plutôt que d’endurer leurs conneries… Je risquerai de devenir agressif. Je ne suis vraiment pas d’humeur à supporter le bonheur d’autrui ce soir. »

Il lâcha un soupir profond et se frotta distraitement le visage, avalant soudainement le contenu de son verre qu’il reposa à grand bruit sur le comptoir. Il en commanda un autre à qui il fit subir le même traitement. Puis un troisième.
D’un coup, il se sentit mieux. L’alcool propageait une douce ivresse dans son corps, lui donnant la fausse impression d’être invincible et que rien ne pourrait l’atteindre. Il sourit connement à William mais s’interrompit immédiatement en voyant son expression. Il se concentra alors pour être à nouveau neutre et s’assortir avec son camarade de beuverie.

Puis il sursauta en l’entendant rire d’un coup. Le blond s’était paumé un instant dans ses pensées imprécises et il ne s’attendait absolument pas à ça pour le coup. Il l’écouta rire. Oh et quel rire. Pas un des plus agréables. Il était grinçant, douloureux, grave. Les yeux bleus du français se posèrent sur le flic avec un drôle de regard. Il attendait une explication pour justifier ce rire effrayant.
Il l’écouta monologuer un moment et réfléchit du mieux qu’il le put à ses paroles, le cerveau déjà un peu abîmé par l’alcool qu’il venait d’absorber.

« Mhhhh… Non, j’crois pas qu’on puisse changer quoi que ce soit. Ta femme sera toujours partie ce soir et, la mienne, toujours morte. »

Et paf. Alors ça, c’était lancé avec subtilité et tact. Du Camille bourré tout craché. Il l’avait même dit à personne jusqu’ici que sa femme, elle était canée. A part sa référence au veuvage tantôt que l’autre n’avait même pas relevé. Et là, il lançait ça d’un coup. Comme un gros boulet dans une piscine gonflable. Ça faisait tout exploser leur ambiance de malade… Ou pas.


CODE BY AMIANTE
Revenir en haut Aller en bas
avatar

MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : Aiden Holmes, Seren A. Vaughan, Théodore C. Pembroke et Victor I. Cartwright
TON AVATAR : David - Sexy - Tennant
TES CRÉDITS : avatar: pathos sing:Charney (un gif de Grace)
TA DISPONIBILITE RP : Sans vie sociale, recherche rp libre.
RAGOTS PARTAGÉS : 4233
POINTS : 1355
ARRIVÉE À TENBY : 20/03/2014

Et si on se battait pour le bonheur?
ÂGE DU PERSONNAGE : 42 ans (8 septembre)
CÔTÉ COEUR : divorcé, au coeur brisé, en voie d'être recollé
PROFESSION : Détective Inspecteur (en arrêt)
REPUTATION : Saviez-vous qu'il a des problèmes de santé plutôt majeurs? Il a quand même failli crevé au boulot. Remarquez qu'avec son amabilité... on s'en serait pas trop ennuyé.



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: WILLIAM ~ Ivresse partagée d'une nuit de printemps Jeu 15 Mai - 4:01




   
Ivresse partagée d'une nuit de printemps

   
« Allez, je t'en prie, fais vite. Elle sera bientôt là » ► Dernier service (Éric Lapointe)
Je n’aimais pas mettre mon âme en pleine exposition. J’avais des tas de truc de cacher dans mes placards, chaque ligne ou je me découvrais était une ligne ou je prenais des plumes sur mon masque. J’avais tellement conscience que Camille allait nécessairement faire un commentaire sur ma colère. Je me sentais tellement con. J’attendais cette phrase qu’il pourrait dire pour confirmer qu’il avait compris ce à quoi je faisais référence. À cette ville si grande qui pourtant aujourd’hui me semblait trop petite pour que je sois capable de l’endurer. J’étais capable de voir cette espèce de silence qui s’était créé. Je relevais les yeux et dans les yeux du français, je vis le lien se créer doucement. Mon histoire et probablement la raison pour laquelle j’étais plus désagréable que ce que j’étais normalement. Il n’avait toujours pas l’histoire complète. Même si je n’étais pas certain de l’impact que cette phrase aurait sur ce début de soirée et sur cette relation à peine existante, je savais que le pire de mon histoire, il n’y aurait rien d’autre. « Quatorze ans, ça fait long… » ajouta-il comme premier commentaire. Je le fusillais du regard. C’était un peu moins de la moitié de ma vie. Ça me faisait royalement tué. J’avais envie de pleurer face à l’image de ma vie de couple détruite. Je n’étais pas fait pour la solitude mais j’étais incapable d’admettre que des gens voulaient bien être autour de moi. De toute façon, si j’étais bien placé pour un truc, c’était pour savoir que le temps m’était compté. Je sentais une certaine amertume chez mon compagnon de table. Il se dégageait de lui une tristesse qui équivalait à la mienne. « Ou elles vous abandonnent au moment où vous avez le plus besoin d’elles… » ajouta le français. Je le regardais. Je n’étais pas d’humeur à tenter de lire son histoire sur son visage. Et puis, j’avais déjà trop d’alcool dans le sang pour être en mesure de le regarder et de faire des déductions sur ce qui l’amenait à faire ses histoires. Sauf que je ne pouvais penser qu’à comment je m’étais retrouvé seul pour la première fois chez le docteur quand j’avais commencé à avoir des problèmes avec mon cœur. J’avais bien beau faire des efforts aujourd’hui, je n’étais pas d’humeur à être social. C’était bien trop me demander.

J’ai bu une autre gorgée avant de répliquer. « Elle sont putainement bonnes pour faire des conneries du genre en effet… ou pour nous briser le cœur au moment où l’on a crissement besoin d’elle. » Je parlais dans le sens très littéral. Une partie de moi était pas mal certain que si je n’avais pas vécu tout ce que j’avais vécu au courant des deux dernières années, je n’aurais pas de problèmes cardiaques et si j’en avais, ils n’auraient sans doute pas été aussi graves. Je ne savais pas trop. J’ai fermé les yeux. Je n’étais pas prêt à admettre que c’était la bonne chose. Je me sentais obligé de demander ce qu’il trouvait à ma compagnie. « Meilleure compagnie que toi ? Oh non merci… Je préfère mille fois être assis à côté de toi plutôt que d’endurer leurs conneries… Je risquerai de devenir agressif. Je ne suis vraiment pas d’humeur à supporter le bonheur d’autrui ce soir. » Je l’ai fixé alors qu’il soupirait. C’était un bel homme malgré tout. Il prit une longue gorgée et calla son premier verre. Et un deuxième subit le même sort. Et un troisième. Je me rappelais de quand j’avais assez la forme pour faire ce genre de connerie et pas fixer ce stupide fond de verre de vodka. Il n’avait pas l’air aussi itinérant que moi. J’avais l’air d’un imbécile à côté du blondinet. Et j’avais l’air vieux. Le fait que je travaillais comme un débile et que je ne prenais pas de soin de mon cœur expliquait sans doute pourquoi j’avais maigri et que j’avais l’air aussi vieux depuis quelque temps. Aussi usé. « Bien… Je n’ai pas mes menottes alors si tu deviens agressif, je ne pourrais vraiment rien faire pour te retenir. T’es mieux de rester assis à côté de moi avec mon air de bœuf… » ai-je dit avec un petit rire franc. Pas en service. Je pourrais peut-être bien agir en imbécile. J’ai soupiré amer à mon tour.

J’ai cligné longuement des yeux. Il y avait un espèce de halo autour de la lumière. Je sentais mon cœur qui s’emballait. Mon verre finirait probablement à demi-vide sur le comptoir. Je n’avais pas vraiment le choix… Je n’avais pas envie de laisser Camille seul et j’étais certain que si je finissais le verre, je me payais un trajet en ambulance. « Mhhhh… Non, j’crois pas qu’on puisse changer quoi que ce soit. Ta femme sera toujours partie ce soir et, la mienne, toujours morte. » dit-il. Son côté direct me blessa. Je voyais sa douleur dans ses yeux bleus. Merde, il avait les mêmes yeux que Dylan. J’avais presque envie de lui offrir une cigarette pour voir s’il était pour prendre les trois premières bouffées comme le ferait mon ami. J’ai trouvé le moyen de chercher en moi pour trouver de la gentillesse. Ma voix était presque douce lorsque je dis d’une voix qui contenait autant de compassion que ce que j’étais capable : « Désolé pour ta femme… ». Lui avait sans doute plus de raison de se plaindre que moi… quoi que je n’aie pas envie de jouer à celui qui faisait le plus pitié. J’avais vécu mes choses. Il avait vécu les siennes. Il était seul avec son gamin et il tentait de garder la tête hors de l’eau. Il était mon contraire. J’avais beau tenté d’avoir l’air aussi fort que ça… j’avais plus tendance à faire l’inverse. J’avais envie de me laisser sombrer. Je ne voulais pas me battre. J’avais bien beau faire des efforts. Je savais que ça ne semblait absolument pas à ça. Me décidant à me dénuder un peu plus, je dis : « La mienne est pas partie… Je l’ai laissé… et je lui ai laissé notre fille, notre maison, notre bagnole et notre ville et… notre poste de police qui était dans une grande ville. Elle a tout. Et moi, je n’ai pas mal rien. » Une vive douleur à la poitrine me fit m’interrompre. J’avais pris habitude de ne rien montrer. La plupart du temps, je ne faisais pas d’effort pour le montrer. Et j’avais tellement l’intention de le dire. Je finis par rependre le contrôle sur moi-même. D’une voix quand même assez sérieuse, je finis par articuler : « Je ne devrais pas boire… et tu ne devrais pas calé. » 

   
CODE BY AMIANTE
[hj: je m'excuse... c'est nul... si tu as un problème, mpotte moi... sinon mpotte moi juste pour me dire que c'est pas aussi navet que je crois... dit moi que c'est au moins panais (je vais me cacher)]

_________________


Ain't no time for a game
Where no one is to blame. Ain't no time to waste my time. Thank you but I disclaim with no regret and no shame : Never falling in love is not a crime. ©️alas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Invité
Invité



MessageSujet: Re: WILLIAM ~ Ivresse partagée d'une nuit de printemps Jeu 15 Mai - 22:36




Ivresse partagée d'une nuit de printemps

« UN IVROGNE DISAIT : DE LA NAISSANCE À LA LA MORT, LA ROUTE EST BIEN COURTE. JE LA PROLONGE EN ZIGZAGUANT. » ► CLAUDE AVELINE
La conversation prenait des allures déprimantes. Camille baissa le regard sur son verre, l’écoutant insulter les femmes. Il se sentait en colère, seul et piteux ce soir mais il n’avait pas envie de salir sa femme. Plus maintenant. Rien n’avait été de sa faute, à sa pauvre et sublime Marie qui était restée digne jusqu’à la fin. Il lâcha un petit soupir en l’écoutant, son cœur s’enfonçant lourdement dans sa poitrine. C’était comme s’il voulait tomber par terre, tellement gros qu’il était attiré par la gravité.
Le blond vida à nouveau son verre d’un coup. Il dévia son regard sur William et éclata de rire en l’entendant parler de lui de la sorte. Un grand rire exagéré, peut-être un peu forcé. Un rire d’homme qui se force à rire parce que sinon, il en pleurerait.

« Toi alors… Je t’imagine mal m’attacher au comptoir avec tes menottes, en plus, tu m’as l’air déjà bien aviné mon pauvre William ! »

Taquin, il lui fit un clin d’œil. Il commanda un autre verre d’un signe de la main et régla les premiers, ne voulant pas dépenser non plus des centaines d’euros en alcool.
Mais la conversation reprit un tour morbide. C’était de sa faute après tout, il avait recommencé à en parler sans même savoir pourquoi. Il ferma les yeux et lui sourit, ébouriffant ses propres cheveux d’un air un peu embarrassé.

« Merci… Mais j’ai pas envie qu’on ait pitié de moi, ce soir. Je veux boire, oublier, passer du bon temps avec un mec pas trop con ! » dit-il sans insinuer quoi que ce soit de grivois.

Il l’écouta alors, c’était à son tour de se confier. Ses grands yeux bleus s’écarquillèrent et se posèrent sur le flic. Ou plutôt le déchet à ses côtés.

« Merde alors… Alors t’es venu t’enterrer à Tenby pour échapper à cette situation ? C’était sans doute pas le meilleur endroit où se caler. T’aurais pu choisir un endroit sympa comme… Je ne sais pas… Hawaï ? New York ? Paris ? »

Il lui sourit et agita la main d’un geste sec en continuant :

« Non pas Paris, c’est trop pollué et les gens sont vraiment trop pressés. Oh… Il y a des choses sympas à y faire, bien évidemment. Mais ce n’est pas franchement une ville où il fait bon d’y vivre. »

Il attrapa son nouveau shot de vodka et l’observa avec attention, entendant les paroles du policier. Il esquissa un petit sourire amusé et détourna son regard vers le sien, provocateur :

« Pourquoi ? Tu vas me faire passer un test d’alcoolémie ensuite pour savoir si je suis capable de rentrer ? J’ai pas spécialement envie de passer la nuit au poste. Tu n’as qu’à me raccompagner si je suis trop bourré… »

Le blond se mit à rire tout seul en imaginant William faire le taxi et le porter sur son dos jusque chez lui. Il tenta de lui expliquer la raison de son euphorie :

« Je te vois bien me traîner jusque chez moi. Ce serait vraiment glorieux, tiens… »


CODE BY AMIANTE
Revenir en haut Aller en bas
avatar

MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : Aiden Holmes, Seren A. Vaughan, Théodore C. Pembroke et Victor I. Cartwright
TON AVATAR : David - Sexy - Tennant
TES CRÉDITS : avatar: pathos sing:Charney (un gif de Grace)
TA DISPONIBILITE RP : Sans vie sociale, recherche rp libre.
RAGOTS PARTAGÉS : 4233
POINTS : 1355
ARRIVÉE À TENBY : 20/03/2014

Et si on se battait pour le bonheur?
ÂGE DU PERSONNAGE : 42 ans (8 septembre)
CÔTÉ COEUR : divorcé, au coeur brisé, en voie d'être recollé
PROFESSION : Détective Inspecteur (en arrêt)
REPUTATION : Saviez-vous qu'il a des problèmes de santé plutôt majeurs? Il a quand même failli crevé au boulot. Remarquez qu'avec son amabilité... on s'en serait pas trop ennuyé.



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: WILLIAM ~ Ivresse partagée d'une nuit de printemps Ven 16 Mai - 19:29




   
Ivresse partagée d'une nuit de printemps

   
« Encore un verre, de tout ce que tu voudras » ► Dernier service (Éric Lapointe)
J’étais déprimé et déprimant. Je ne comprenais pas pourquoi Camille voulait bien s’assoir à côté de moi. S’il était moindrement triste, je n’étais pas la personne qu’il fallait fréquenter si on voulait absolument se changer un peu les idées. J’avais vu que, dans ses yeux, les commentaires que j’avais fait par rapport aux femmes le dérangeaient. C’était ma faute. Le ventre arrondi d’Elizabeth que j’avais croisé en chemin m’avait juste blessé. C’était frustrant parce que j’étais seul et que j’avais l’impression qu’elle avait absolument tout. Je l’avais tellement aimé… et je me trouvais con, mais je n’étais pas pour me mettre à m’insulter. C’était vachement plus soulageant que de la descendre que de me trainer dans la boue. La conversation glissa lentement sur notre consommation d’alcool. « Toi alors… Je t’imagine mal m’attacher au comptoir avec tes menottes, en plus, tu m’as l’air déjà bien aviné mon pauvre William ! » Je souris tristement. Tout aurait tellement été plus simple si j’avais vraiment été aviné. Non… depuis au moins quinze mois, j’étais tellement raisonnable que je n’avais plus mis les pieds dans un bar. C’était la première fois que je m’affichais publiquement comme étant le genre de mec assez paumé qui se retrouvais à aller dans un bar. J’ai passé une main sur ma barbe toute en bataille. D’une voix sèche j’ai répliqué : « Je ne suis pas aviné… c’est mon premier et mon seul verre de la soirée… mais il faut dire que je n’ai plus vingt ans alors visiblement mon corps me le fait savoir. Il est con mon corps. » Tellement con qu’il faisait que j’étais en train de mourir fort probablement. Il avait beau me taquiner et avoir un air aussi aviné, j’avais envie de l’envoyer paître. J’ai fermé les yeux pendant un petit instant. Il y avait tellement de colère dans ma voix. Mon corps était terriblement con… horriblement con.

Le sujet dévia à nouveau sur lui. Loin de mon ex-femme. « Merci… Mais j’ai pas envie qu’on ait pitié de moi, ce soir. Je veux boire, oublier, passer du bon temps avec un mec pas trop con ! », me dit-il. Du bon temps… il y avait des lustres que je n’en avait pas passer et j’étais loin de croire que je pourrais être le mec qui lui conviendrait. Je le laissais commenter le pourquoi de mon arrivée à Tenby. J’avais choisi une petite ville… « Merde alors… Alors t’es venu t’enterrer à Tenby pour échapper à cette situation ? C’était sans doute pas le meilleur endroit où se caler. T’aurais pu choisir un endroit sympa comme… Je ne sais pas… Hawaï ? New York ? Paris ? Non pas Paris, c’est trop pollué et les gens sont vraiment trop pressés. Oh… Il y a des choses sympas à y faire, bien évidemment. Mais ce n’est pas franchement une ville où il fait bon d’y vivre.» C’était ce qu’il fallait plus se dire. J’aurais aimé pouvoir avoir une grande ville. Foutre le camp dans un autre pays. Mais j’étais déjà trop gravement atteint par la vie. Et une toute petite partie de moi espérait peut-être voir ma fille me pardonner. En fouttant le camp dans un autre pays, elle n’aurait jamais la chance de pouvoir me poser ses questions qu’un jour nécessairement elle aurait. Je commandais un premier verre d’eau. J’avais conscience que je ne pourrais pas boire davantage. J’ai attendu un tout petit moment. « Si c’est ce que tu veux… Je suis pas mal sûr que je peux être ton homme… sauf que je pense que niveau gros connard… j’ai une palme d’or. La tête a suivi le corps probablement. » Répondis-je après un petit moment. Mon corps m’abandonnait et je me voyais me transformer en ce vieux grincheux qui voulait gâcher Noël. Tant pis. J’avais bien beau vouloir faire des efforts… une partie de moi n’était pas prêt à lui tendre la main. « Parce que je ne pouvais pas ravoir une grande ville. Pas après l’enquête Latimer. Pas avec mon nom qui avait fait la une des journaux comme étant le pire flic de tout le Royaume-Uni. » Je ne faisais pas exprès d’avoir un air de bœuf. Je ne parlais presque jamais de ce qui m’avait amené à m’isoler ici. Je venais pourtant de mentionner le cas Latimer. Merde. J’espérais sincèrement que Camille ne poserait aucune question sur ce qu’était ce que je qualifiais ouvertement du plus grand flop de toute ma carrière de policier. J’ai glissé ma main dans ma poche de veste. Avait-il du feu? Pensais-je. « Pourquoi ? Tu vas me faire passer un test d’alcoolémie ensuite pour savoir si je suis capable de rentrer ? J’ai pas spécialement envie de passer la nuit au poste. Tu n’as qu’à me raccompagner si je suis trop bourré… Je te vois bien me traîner jusque chez moi. Ce serait vraiment glorieux, tiens… » Il avait ri avec une telle fermeté. J’embarquais avec lui dans son rire. Mais il me semblait que c’était faux. C’est con… mais j’aurais vraiment aimé pouvoir être capable de supporter cet homme pour le ramener jusqu’à chez lui. Mais c’était bien trio me demander. « Je ne suis pas en service alors je ne te ramènerais pas au poste et je doute que je vais être en état de te ramener en te trainant par la main. » dis-je. Putain avec cette phrase j’étais sans doute pour avoir le droit à des questions. Je finis de caler mon verre et j’espérais très honnêtement qu’il ne poserait pas de question. Il était plutôt mignon ce blondinet et je savais que compte tenu du fait que c’était un homme adulte mon cœur ne serait jamais capable de durer pendant que je le porterais. Je déposais bruyamment le verre sur la table. 

   
CODE BY AMIANTE

_________________


Ain't no time for a game
Where no one is to blame. Ain't no time to waste my time. Thank you but I disclaim with no regret and no shame : Never falling in love is not a crime. ©️alas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Invité
Invité



MessageSujet: Re: WILLIAM ~ Ivresse partagée d'une nuit de printemps Sam 17 Mai - 23:08




Ivresse partagée d'une nuit de printemps

« UN IVROGNE DISAIT : DE LA NAISSANCE À LA LA MORT, LA ROUTE EST BIEN COURTE. JE LA PROLONGE EN ZIGZAGUANT. » ► CLAUDE AVELINE
« Oh je te rassure, c’est aussi mon cas. Après quelques verres, j’ai déjà la tête qui tourne. »

Il reposa son verre. Il avait bien sentit le ton sec de William mais il ne se catégorisa pas sur la chose. Pas pour lui, une sorte de traitement de faveur. Parce que ce soir, il se sentait pas d’humeur à batailler, parce qu’il sentait que le flic était taillé du même bois que lui. Il esquissa un petit sourire et commanda un autre verre. Il ne savait même plus à combien il était. Il serait sans doute complètement bourré dans peu de temps. Peut-être même qu’il vomirait ses tripes. Le lendemain, il passerait la journée au lit en maudissant tout et tout le monde…

« Tu as une telle estime de toi. »

dit-il lorsqu’il s’insulta lui-même de connard. Il lui sourit un peu, prit de compassion pour William. Pas de pitié, il ne se sentait pas supérieur à lui dans le sens où il avait également des problèmes. C’était aussi un mec paumé qui noyait son chagrin dans l’alcool, ce soir. Deux poivrots solitaires au bar… Pitoyable !

La soirée continua ainsi et Camille se mit à rire avec le policier. Il sentait bien que leurs rires n’avaient rien de naturel et il finit par se taire, ne supportant pas leur air grinçant. Il l’écouta et lui sourit tendrement.

« Dommage… Je comptais sur toi pour être mon Sam. »

Il finit son verre et le repoussa.

« Alors j’arrête pour la soirée dans ce cas. »

Le blond finit par se tourner vers lui.

« Ce bruit est insupportable. Je rentre chez moi… »

Il se releva et le monde tangua affreusement. Il tomba aussitôt dans les bras du policier et perdit ses yeux azur tout troublés dans les siens.

« Oh… »

Il secoua la tête et tenta de se remettre droit… Avant de lui retomber dessus.

« Mon dieu… Je sens que je vais devoir rester assis finalement… »

Camille se mordit la lèvre, il était tellement pathétique. Il n’avait plus l’impression d’être sur Terre, ses jambes étaient en coton, sa capacité à réfléchir s’envolait petit à petit. Il croisa le regard de William, s’accrocha dans ses cils et souffla chaudement au creux de sa nuque, fermant les yeux. C’était chaud là et ça semblait solide. C’était familier aussi. Ça le rassurait énormément.


CODE BY AMIANTE
Revenir en haut Aller en bas
avatar

MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : Aiden Holmes, Seren A. Vaughan, Théodore C. Pembroke et Victor I. Cartwright
TON AVATAR : David - Sexy - Tennant
TES CRÉDITS : avatar: pathos sing:Charney (un gif de Grace)
TA DISPONIBILITE RP : Sans vie sociale, recherche rp libre.
RAGOTS PARTAGÉS : 4233
POINTS : 1355
ARRIVÉE À TENBY : 20/03/2014

Et si on se battait pour le bonheur?
ÂGE DU PERSONNAGE : 42 ans (8 septembre)
CÔTÉ COEUR : divorcé, au coeur brisé, en voie d'être recollé
PROFESSION : Détective Inspecteur (en arrêt)
REPUTATION : Saviez-vous qu'il a des problèmes de santé plutôt majeurs? Il a quand même failli crevé au boulot. Remarquez qu'avec son amabilité... on s'en serait pas trop ennuyé.



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: WILLIAM ~ Ivresse partagée d'une nuit de printemps Dim 18 Mai - 4:42




   
Ivresse partagée d'une nuit de printemps

   
« Pourvu que je sois saoul, pour dormir dans ses bras » ► Dernier service (Éric Lapointe)
Il était déjà nettement plus alcoolisé que moi. Je le regardais boire avec une certaine amertume. J’aurais aimé pouvoir faire un tel geste. J’aurais eu besoin de pouvoir poser un tel geste. De pouvoir vraiment être ivre mort sur un banc de bar. Mais visiblement, je n’avais pas le droit de m’autoriser un tel luxe. Ça m’écœurait profondément qu’il puisse avoir le droit à un tel luxe et pas moi. J’étais exécrable à même envier le pouvoir des autres de pouvoir s’enivrer de ne plus pouvoir marcher sur une ligne droite alors que j’avais encore pleinement contrôle de toutes les capacités de mon corps. La voix de Camille s’éleva : « Oh je te rassure, c’est aussi mon cas. Après quelques verres, j’ai déjà la tête qui tourne. » Je souris. Son quelques verres ressemblait à une dizaine de plus que ce que je pouvais prendre. Ils incluaient à mon compte trois bières et d’autres alcools plus forts que le pourcentage que contenait une bière. Il aurait sans doute un mal de bloc demain. Ce que je n’aurais pas. Mais si je buvais plus, les conséquences pour moi ne seraient drastiquement plus graves qu’un mal de bloc. « Tu as une telle estime de toi.» dit-il d’une voix honnête. Nous étions deux pitoyables individus écrasés à un bar. Non de l’estime pour moi, j’en avais eu jusqu’au moment où le regard de ma fille à mon égard était devenu aussi froid qu’un hiver. De l’estime pour moi, j’en avais à la hauteur des efforts que je faisais pour me faire aimer. J’avais été un policier fantastique. Je m’étais longtemps décrit en premier par mon boulot… À en croire mon doc, si je continuais sur le même chemin, du temps, il ne m’en restait pas longtemps à faire le policier… il ne me restait plus beaucoup de temps. J’avais regardé mon verre que je venais à peine de vider. Est-ce qu’un seul autre verre pouvait vraiment me foutre aux urgences?

Je sentis sur mon le regard de Camille sur moi. Il y avait de la douceur. Une partie de moi ne pouvait m’empêcher de lui être sympathique parce que justement il ressemblait à Dylan… Dylan qui était le parrain de ma fille bien qu’il ne la voyait qu’une fois par siècle. Dylan avec qui nous avions dansé sur une ligne toute mon adolescence. Dylan avec qui j’avais eu ma première beuverie et avec qui j’avais commencé à fumer. Dylan qui avait autant souffert de moi du regard des autres. « Dommage… Je comptais sur toi pour être mon Sam. Alors j’arrête pour la soirée dans ce cas.», dit-il d’une voix gentille. Il finit son verre et le déposa sur la table. « Ce bruit est insupportable. Je rentre chez moi… », Rajouta-t-il. J’allais justement dire que c’était une brillante idée. Mais je n’avais pas eu le temps de parler que le blondinet se relevait. Je voyais dans ses yeux que la pièce tanguait. Il me tomba dans les bras que je tendis. C’était peut-être l’alcool… peut-être le fait que j’étais simplement frustré contre l’existence du bébé de mon ex… mais pendant un bref instant, je contemplais ses grandes boucles blondes. « Oh… » dit-il. Il se secoua la tête et il tenta de se remettre droit. J’étais pour l’aider. C’était certain. Je n’étais pas pour le laisser se démerder tout seul. Et voilà qu’après avoir tenu droit pendant un tout petit instant, il s’écroula à nouveau sur moi. Je restais surpris par son poids contre le mien. Il était lourd… mais peut-être était-ce seulement parce que je n’avais plus l’habitude de porter un poids. Il était contre moi. « Mon dieu… Je sens que je vais devoir rester assis finalement… » ajouta-t-il d’une autre voix. Sa tête alla se caler dans mon cou. Une véritable chaleur… Je n’en avais plus l’habitude. Disons qu’il y avait Léoline qui s’acharnait à me socialiser qui me faisait un effet du genre. J’ai fermé les yeux en tentant de me convaincre que ce n’était pas raisonnable. « Allez, viens, grand homme… Je vais te ramener à la maison. » finis-je par articuler d’une voix qui se voulait probablement comme neutre. Avec juste un verre dans le nez, j’étais loin d’être aussi ivre que lui. Je ne pouvais pas m’écrouler dans les bras de quelqu’un d’autre. J’ai doucement tassé une mèche de son regard. Je ne fus pas capable de m’investir pleinement dans cette situation-là. Je ne pouvais pas avoir de relation… je ne pouvais surtout pas m’investir dans une relation avec quelqu’un qui avait perdu une personne chère. « Sauf que l’on va le marcher et se rendre coupable d’ivresse sur la voie publique. », rigolais-je. « Je vais être ton Sam. » rajoutais-je. J’avais un ton plutôt léger... Je devais avoir l'air presque ludique dans mes gestes

   
CODE BY AMIANTE
[hj: je m'excuse... c'est nul... si tu as un problème, mpotte moi... sinon mpotte moi juste pour me dire que c'est pas aussi navet que je crois... dit moi que c'est au moins panais (je vais me cacher)][/quote]

_________________


Ain't no time for a game
Where no one is to blame. Ain't no time to waste my time. Thank you but I disclaim with no regret and no shame : Never falling in love is not a crime. ©️alas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Invité
Invité



MessageSujet: Re: WILLIAM ~ Ivresse partagée d'une nuit de printemps Dim 18 Mai - 12:50




Ivresse partagée d'une nuit de printemps

« UN IVROGNE DISAIT : DE LA NAISSANCE À LA LA MORT, LA ROUTE EST BIEN COURTE. JE LA PROLONGE EN ZIGZAGUANT. » ► CLAUDE AVELINE
Camille gémit au creux de ses bras. Il s’accrocha fort à lui pour tenter de tenir droit et ignora les regards qui se posaient sur ce duo d’ivrognes. Oh ça allait jaser sévère demain… Et il en avait un peu honte. Mais peu à peu, sa capacité à réfléchir correctement s’engluait dans l’alcool. Il se redressa et l’écouta lui lancer des paroles rassurantes. Les bras de William étaient chauds, ils étaient secs et frémissaient un peu. Sa voix était agréable. Il soupira de bien-être contre lui et susurra d’une voix pâteuse :

« Mici… »

Une sorte de merci un peu raté, en somme. Il releva le regard vers lui en l’entendant continuer de parler et il sourit un peu, lâchant un rire un peu stupide. Comme un gloussement d’adolescente remplis d’hormones. Et puis il se laissa guider hors du bar après qu’ils aient payés leurs consommations.

L’air, dehors, était frais. Ce fut sans doute une raison de plus pour qu’il se serre tout au creux de ses bras. C’était aussi certainement parce qu’il était incapable de marcher droit et qu’il l’aidait. Il s’était juste accroché à son bras et il tentait de suivre son rythme mais il se rendit compte en gloussant qu’il l’entraînait à faire d’énormes zig-zag. Il finit par lui indiquer le chemin. Bourré ou non, il savait tout de même rentrer chez lui.
Ils quittèrent donc le centre historique.

« C’est par là ! »

Dit-il en lui montrant une rangée de maisons familiales dans un quartier calme. Il s’approcha de celle qui était tout au fond, presque enfoncée dans le sol. Sa maison de Hobbit. Il frappa bêtement à la porte avant de comprendre que non, il fallait l’ouvrir. Et il galéra à trouver la bonne clef. L’opération suivante fut d’introduire l’objet dans la serrure. Impossible. Cette fichue serrure ne cessait de s’agiter dans tous les sens. Il lâcha un petit gémissement de frustration et il lui foutu le trousseau dans les mains :

« Fais ! »

Il était moins bourré que lui, ça serait plus simple. La porte finit par s’ouvrir. Il posa les clefs à leur place dans un élan de conscience puis il attrapa William par le col et l’emmena avec lui à l’intérieur. Pas le choix, le flic.
Camille referma la porte, pressa le beau policier contre le bois dur de cette dernière… Et il l’embrassa à pleine bouche. Un baiser moite, maladroit. Un baiser d’ivrogne. Ses doigts se perdirent dans les petits cheveux de William, ceux de sa nuque et il continua de l’embrasser.


CODE BY AMIANTE
Revenir en haut Aller en bas
avatar

MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : Aiden Holmes, Seren A. Vaughan, Théodore C. Pembroke et Victor I. Cartwright
TON AVATAR : David - Sexy - Tennant
TES CRÉDITS : avatar: pathos sing:Charney (un gif de Grace)
TA DISPONIBILITE RP : Sans vie sociale, recherche rp libre.
RAGOTS PARTAGÉS : 4233
POINTS : 1355
ARRIVÉE À TENBY : 20/03/2014

Et si on se battait pour le bonheur?
ÂGE DU PERSONNAGE : 42 ans (8 septembre)
CÔTÉ COEUR : divorcé, au coeur brisé, en voie d'être recollé
PROFESSION : Détective Inspecteur (en arrêt)
REPUTATION : Saviez-vous qu'il a des problèmes de santé plutôt majeurs? Il a quand même failli crevé au boulot. Remarquez qu'avec son amabilité... on s'en serait pas trop ennuyé.



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: WILLIAM ~ Ivresse partagée d'une nuit de printemps Dim 18 Mai - 13:48




   
Ivresse partagée d'une nuit de printemps

   
« Remplis mon verre / Pour la dernière fois » ► Dernier service (Éric Lapointe)
Après un remerciement, nous payions nos consommations. Un dédale de rue s’en suivit. Bras dessus, bras dessous. Je n’avais pas tendance à errer dans le quartier de la ville où il semblait m’amener. Je n’avais pas tendance à explorer les quartiers résidentiels – il me semblait que le bonheur des maisons en rangée était encore plus pénible que celui des autres. Je préférais les quartiers les plus difficiles. C’était pour cette raison que j’avais adoré Londres. Je sentais le poids du français sur mon épaule. L’odeur de ses cheveux qui sentaient cette odeur musquée. Sa peau dégageait une odeur d’alcool qui se voyait pratiquement à l’œil nu. J’avais l’impression de revivre cette première cuite que j’avais vécu avec Dylan des années plutôt ou la seule raison ou nous n’avions pas été arrêté pour ivresse sur la voie publique était justement parce que mon père occupait le poste que j’occupais présentement. Demain… demain… les gens jaseraient. Mais dans les petites villes, ils jasaient toujours. De tout, de rien et de ma frustration et de cette dure réalité et des apparences. Que les commères se déchainent. J’aurais juste à prétendre avoir voulu être le bon samaritain. Nous nous arrêtâmes devant une maison, la dernière au fond. Après de multiples essais, je l’entendis gémir de frustration. « Fais », dit-il avec frustration, en me tendant le trousseau entier. J’agrippais les clés et je déverrouillais la porte.

Il aurait peut-être fallu fixer les limites. Jusqu’où irions-nous? Dans la pénombre, il m’agrippa par le col et me fit rentrer à l’intérieur. Ses mains arrachèrent les clés de mes mains et les déposèrent sur ce qui devait probablement être leur place. L’ivresse de Camille était belle à voir. Des mouvements désordonnés. Mais je ne savais pas ce qui me valait cette présence à l’intérieur de sa maison. Un geste et il me renversa contre la porte. Troublé, je sentis pendant un petit moment ses yeux s’accrocher aux miens. Sa bouche alla chercher mes lèvres. C’était ivre. C’était maladroit. C’était imprévu. Sur l’impact de ce geste, mes mains tombèrent. Je sentis les mains du français glisser contre mes cheveux, contre ma nuque. Bonne chose qu’il m’ait enlevé les clés, elles seraient tombées par terre. Mon corps entier avait cette tendance nette à fuir les caresses et la tendresse. Ne pas s’attacher pour ne pas blesser personne. C’était con. Dans un ultime effort, ce fut à mon tour de tenter de m’enfuir de cette situation. Pas d’amour… pas d’attachement… pas de sensualité. Mon cœur partait en couille quand je faisais que marcher. Juste imaginer les impacts qu’aurait un orgasme m’effrayait. Je repoussais Camille avec mes mains d’appuyer sur son torse. Je sentais sous mes doigts le rythme régulier de son cœur. Ma voix trembla. « Cam… ce n’est pas une bonne idée… ». Dis-je. Qu’est-ce qui n’était pas une bonne idée? Je n’étais même pas en mesure de dire ce que nous promettait cet instant. Une promesse de lendemain? Une promesse de certains gestes qui seraient posés? Rien ne nous promettait absolument rien. Mais je me faisais un point d’honneur de repousser autrui. Pas sa présence, pas de lendemain pour que personne ne vienne pleurer sur ma tombe. « On ne doit pas… », Finis-je par tenter d’articuler. Ce fut à mon tour de sentir mes lèvres glisses. Aventurières, elles se sont plait à explorer ses lèvres. La solitude et moi n’avions jamais fait très bon amis. C’était pourtant difficile à croire voyant comment je repoussais les gens – comment j’étais bête avec tout le monde. Je devais ici faire la distinction entre pouvoir et devoir. Rien ne nous empêchait de poser ces gestes. Il n’y avait aucune limite. Sauf celle que je m’imposais. Celle que mon cœur avait. Celle que ma tête voulait rajouter. Ne pas être un poids. « Je ne peux pas… faire ça… », Finis-je par articuler en détachant mes lèvres pendant un bref instant. Une partie de moi serait allé enlacer un humain juste pour me sentir un peu moins seul. C’était probablement pour cette raison que mon lit dans mon appartement à Bath et mon lit de chambre d’hôtel ici n’avaient vu qu’à trois reprise le corps d’un autre humain. Mais je récidivais en allant chercher sur les lèvres moites, maladroites et ivres ce réconfort dont j’avais besoin. Ma main monta dans les boucles dorées à son tour. Ne pas se rendre jusqu’au bout. Juste assez loin pour effacer la douleur que me causait mon ex. Juste oublier que j’avais 38 ans et quelques 23 ans de mauvaises habitudes de vie qui avaient ruinés mon cœur. Juste oublier que ma fille me détestait. Que mon ex avait refait sa vie. Que Camille était aussi seul que je l’étais. Qu’aucune option de traitement ne s’offrait à moi. Pas même une greffe. Je sentis, malgré moi, une larme roulée sur ma joue. Que Camille ne commente pas. Qu’il ne fasse que m’embrasser avec son haleine au gout d’alcool.

   
CODE BY AMIANTE
[hj: j'espère que c'est mieux :D]

_________________


Ain't no time for a game
Where no one is to blame. Ain't no time to waste my time. Thank you but I disclaim with no regret and no shame : Never falling in love is not a crime. ©️alas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Invité
Invité



MessageSujet: Re: WILLIAM ~ Ivresse partagée d'une nuit de printemps Dim 18 Mai - 20:23




Ivresse partagée d'une nuit de printemps

« UN IVROGNE DISAIT : DE LA NAISSANCE À LA LA MORT, LA ROUTE EST BIEN COURTE. JE LA PROLONGE EN ZIGZAGUANT. » ► CLAUDE AVELINE
Dans la tête de Camille, ce n’était plus qu’un magma embrumé d’alcool. Il était tout simplement incapable de réfléchir et c’était son corps qui avait pris le relais. Face à lui, il y avait cet être chaud et désirable – parce que comme lui – qui était à sa disposition. Il s’était jeté sur lui, à corps perdu, l’embrassant maladroitement. Il se sentit rejeter et il allait tenter à nouveau lorsque les lèvres de l’autre qui s’agitaient un peu trop à son goût, rencontrèrent les siennes pour un autre échange.
Le blond avait été incapable de comprendre si c’était l’autre ou lui qui avait embrassé, c’était arrivé trop vite pour son cerveau qui fonctionnait au ralenti. Il en profita néanmoins et le fit taire dans un autre baiser.

Tais-toi, embrasse-moi, enlace-moi, tiens-moi chaud, réconforte-moi.

Ses doigts remontèrent lentement explorer sous le haut du policier, partant à la découverte de ce corps sec, chaud au grain de peau si particulier. Il lâcha un petit soupir d’envie et s’enquit de le déshabiller petit à petit.

Une veste à terre.

Il l’attira d’un coup dans ses bras, un peu brusquement, le blottissant tout contre lui et il caressa ses omoplates du bout de ses doigts. Le blond avait envie de le posséder, de le faire sien, de s’enfouir tout en lui. Il voulait ressentir sa chaleur, entendre sa voix.

Un tee-shirt à terre.

Camille regarda son torse avec attention, il le fit tomber sur le canapé et dessina du bout des doigts les lignes de son corps. Il voulait l’apprendre par cœur, le cartographier et s’en souvenir même une fois les yeux fermés.

Il se débattit avec le bouton de son pantalon, le tira brusquement et l’envoya valser.
Un pantalon à terre.
C’était bien un corps d’homme, en témoignait sa pilosité, ses hanches droites et la sucrerie qu’il dissimulait bien au chaud sous son caleçon. Il se glissa entre ses cuisses et remonta chaudement ses paumes sur son torse, venant chatouiller ses boutons de chair roses. Ses lèvres, quant à elles, gourmandes, vinrent embrasser à nouveau William à plusieurs reprises, laissant sa langue jouer avec sa consoeur. Il était avide de lui, affamé comme un loup du corps du policier.


CODE BY AMIANTE
Revenir en haut Aller en bas
avatar

MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : Aiden Holmes, Seren A. Vaughan, Théodore C. Pembroke et Victor I. Cartwright
TON AVATAR : David - Sexy - Tennant
TES CRÉDITS : avatar: pathos sing:Charney (un gif de Grace)
TA DISPONIBILITE RP : Sans vie sociale, recherche rp libre.
RAGOTS PARTAGÉS : 4233
POINTS : 1355
ARRIVÉE À TENBY : 20/03/2014

Et si on se battait pour le bonheur?
ÂGE DU PERSONNAGE : 42 ans (8 septembre)
CÔTÉ COEUR : divorcé, au coeur brisé, en voie d'être recollé
PROFESSION : Détective Inspecteur (en arrêt)
REPUTATION : Saviez-vous qu'il a des problèmes de santé plutôt majeurs? Il a quand même failli crevé au boulot. Remarquez qu'avec son amabilité... on s'en serait pas trop ennuyé.



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: WILLIAM ~ Ivresse partagée d'une nuit de printemps Dim 18 Mai - 21:29




   
Ivresse partagée d'une nuit de printemps

   
« Je veux voir à l'envers / Pour tomber à l'endroit » ► Dernier service (Éric Lapointe)
Je ne me rappelais pas de la dernière fois où j’avais vraiment perdu le contrôle de mon corps pour une autre personne. Ce n’était pas la même chose que de m’envoyer en l’air avec quelqu’un de soigneusement choisi. Quelqu’un qui était seulement utile à titre de vide couille vraiment. Ici, c’était plus la question qu’un corps devenait source de réconfort. Ma solitude me pesait avec un poids tel que j’en avais presque de la misère à respirer. Visiblement, Camille ne semblait pas comprendre. Et je n’étais pas d’humeur à tenter de lui expliquer que j’avais plus de temps derrière moi que de temps devant lui. De toute façon, la manière dont il venait à son tour me faire taire venait me dire qu’il n’était pas en mesure de comprendre mes explications. Même si ses baisers étaient maladroits, ils venaient doucement effacer le poids qui me pesait. Juste me sentir bien dans les bras de quelqu’un. Juste appartenir à quelqu’un. Juste m’attacher pendant quelques secondes. Si mes mains cherchaient l’endroit où se poser. Les siennes savaient ce qu’elles savaient ce qu’elle faisait. J’avais l’habitude du corps d’une femme. Une seule et même femme. Puis me revient l’image du corps de Dylan ce fameux soir de notre première cuite. La première fois où nous avions vraiment joué sur la ligne. J’ai fermé les yeux en sentant la veste tombée par terre. Il me dominait et il m’habitait tout entier. Il me serra. Sa chaleur m’envahissait. J’aimais tellement son odeur d’alcool. Elle me rassurait. Il avait des gestes qui étaient plein d’assurance alors que mes mains ne firent que se contenter de glisser pour aller chercher ses fesses. Je m’y accrochais pendant un petit instant. Elles étaient fermes et tellement différentes de celle d’une femme. Mon chandail fila rejoindre la veste. Je perdais des plumes. Ma résistance s’abandonnait. Le poids du français me fit basculer sur le sofa de son salon. J’avais l’impression que l’esprit de Camille faisait de moi un trésor inestimable. La douceur de mes mains se perdit sur me peau. Je n’avais tellement pas l’impression de mériter une telle chaleur. Et mon bouton de pantalon et ma ceinture sautèrent. Je me trouvais ainsi, en caleçon, sur le sofa d’un homme que je connaissais à peine quand même. Mais connaissait-on vraiment quelqu’un? Pensais-je en ayant une dernière pensée sensée envers mon ex avant de revenir à ce corps d’homme. Je sentis mes lèvres s’entrouvrir sous une caresse. Des paumes chaudes qui remontaient contre mes cuisses et sur mon torse. Un gémissement et puis un autre. Mes mains se découvrirent à être plus courageuse que je ne l’étais moi-même. Pendant un baiser, elles montèrent doucement et attaquèrent un à un chacun des boutons de la chemise de ce beau blondinet. La peau d’un homme était si différente de celle d’une femme. Mes mains défirent son pantalon après. D’un geste si maladroit. Si pour lui la question était d’abord et avant tout en lien avec l’alcool, ma maladroitesse s’expliquait pour sa part avec le manque d’expérience. Mes mains trouvèrent le chemin de ses fesses. Je ne savais pas comment prendre un tel contrôle sur le corps d’un homme. Avec la même énergie qu’un gamin, je frôlais ses fesses. D’une voix tremblante entre deux baisers, je finis par avouer : « Cam… je… n’ai jamais… fait ça avec un homme… » Mais j’avais voulu… peut-être un peu… j’avais tenté… j’avais déjà… mais jamais été jusqu’au bout. J’avais simplement tenté de faire de tel geste. « Enfin… jamais jusqu’au bout. » parce que j’étais presque certain que j’avais déjà gouté à certaines parties du corps. Doucement, je le reversais… et j’explorais doucement ce corps… entre deux baisers j’hésitais et je rajoutais : « alors si… on est pour le faire… il faut le faire tout doucement… ». Ma voix tremblait. J’avais envie de le faire… et je savais que trop vite, mon cœur se débattrait. Ma bouche glissa doucement sur son corps. J’avais envie de découvrir chaque particule de la peau de cet homme. Peut-être que d’essayer quelque chose de différent ferait que je ne m’enfuirais pas. Non… pas de sentiments. Juste du sexe causé par de l’alcool. Trop d’alcool. Je finis par déposer un baiser juste en haut de son caleçon. « Je peux…? » hésitais-je.

   
CODE BY AMIANTE

_________________


Ain't no time for a game
Where no one is to blame. Ain't no time to waste my time. Thank you but I disclaim with no regret and no shame : Never falling in love is not a crime. ©️alas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Invité
Invité



MessageSujet: Re: WILLIAM ~ Ivresse partagée d'une nuit de printemps Lun 19 Mai - 9:53




Ivresse partagée d'une nuit de printemps

« UN IVROGNE DISAIT : DE LA NAISSANCE À LA LA MORT, LA ROUTE EST BIEN COURTE. JE LA PROLONGE EN ZIGZAGUANT. » ► CLAUDE AVELINE
Embrumé par les vapeurs d’alcool et son envie de sexe, Camille n’était plus vraiment en état de comprendre quoi que ce soit. En réalité, c’était plutôt son corps qui réagissait tout seul, comme par réflexe. Son esprit, quant à lui, était déjà loin, enfoui quelque part en lui, très certainement, mais incapable de raisonner. Et tant mieux si on observait la situation actuelle.

Camille, le veuf à l’air faussement enjoué et à l’air toujours fragile lorsqu’il se pensait seul, cet artiste solitaire qui ne vivait que pour son fils, était actuellement en train de vouloir sauvagement baiser avec un autre homme. Oui, baiser est le mot. Il ne s’agissait pas ici d’amour, de tendresse réelle et d’attention. Mais un simple besoin de réconfort, une envie de serrer un autre corps contre le sien, de le posséder simplement pour sentir qu’on n’est pas seuls. Ou tout du moins, qu’on ne l’est pas pour quelques heures. Après quoi, chacun retournerait à sa vie et on ferait comme si rien ne s’était passé.
Il comprit à peine que l’autre le déshabillait, bien trop concentré sur ses propres caresses et sur l’attention qu’il portait à l’autre corps. Pourtant, c’est très docilement qu’il l’aida dans ses gestes, distrait. Il finit néanmoins par reprendre plus ou moins pied avec la réalité lorsque les situations furent inversées et qu’il fut allongé sur le canapé, William le dominant cette fois-ci.

Un grognement mécontent franchit la barrière de ses lèvres, il n’était vraiment pas décidé à le laisser être au-dessous. Il allait reprendre ses droits lorsqu’il comprit qu’il ne lui voulait aucun mal. Il se remémora ses paroles qu’il avait jusque là complètement ignorées.

« Mhh… Doucement, oui. N’ira doucement… Suis pas une b-bête… »

C’était pénible de parler. Il fallait se concentrer, faire attention à la manière de prononcer. Et, en plus, en anglais. Il n’avait pas l’énergie de prononcer correctement et ça ressemblait plutôt à une sorte de gargouillis intelligible.

Ses doigts se glissèrent dans la chevelure de William et il lui fit un petit sourire, caressant avec beaucoup de précaution sa jolie gueule :

« Laisse-moi faire alors… Je crois me rappeler… Et de toute façon, mon corps a trop envie de toi. »

Il glissa ses lèvres tout près de son oreille et il murmura d’une voix toute chaude et sensuelle :

« Je serai doux. »

Et hop, une jolie petite phrase clichée. Mais le genre à rassurer. Il l’observa descendre sur son ventre et effleurer la dernière pièce de vêtement qui protégeait son intimité. Son souffle s’accéléra considérablement et il expira très lentement en le regardant faire. Dieu qu’il était sexy comme ça, le policier qui avait habituellement l’air toujours bougon. Une envie puissante de changer ses expressions, de les rendre plus érotiques et de le faire perdre le contrôle le prit. Il eut envie d’inverser les positions et de le prendre – comme ça, sans aucune autre forme de cérémonie – mais il avait une promesse à tenir. Et bourré ou non, il n’avait qu’une seule parole, le français. Question d’honneur…française, quoi !

Et là, la jolie bouche de William s’entrouvrit et souffla des mots terriblement affriolants. La question provoqua un sursaut dans son caleçon et il posa ses doigts sur ses yeux un instant, rouge pivoine, en faisant de son mieux pour se contrôler :

« Oh merde…* Bien sûr que tu peux, William… »

Finit-il par articuler difficilement. Etait-ce seulement possible d’être aussi sexy ? Il se mordit violemment la lèvre inférieure, manquant de la faire saigner et il l’observa alors. Il voulait tout voir, il voulait le boire des yeux, se repaître de cette vision et la graver dans sa mémoire. Là, sous ses yeux, le mec le plus bougon et le plus antipathique de toute la ville s’apprêtait à lui faire une gâterie.

*en français


CODE BY AMIANTE


Dernière édition par Camille d'Arcy le Lun 19 Mai - 19:30, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: WILLIAM ~ Ivresse partagée d'une nuit de printemps

Revenir en haut Aller en bas

WILLIAM ~ Ivresse partagée d'une nuit de printemps

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
WHISPERS DOWN THE LANE ♣ ::  :: RP terminés-