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Take care [Thelma&Yago]

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MessageSujet: Take care [Thelma&Yago] Sam 26 Avr - 14:03


Thelma J. Thompson

&
Yago J. Higgislas




❝Bloody Street ❞


Je déambule nonchalamment dans des rues que je reconnais à peine. Mes pas se font hésitants dans un manque d'assurance flagrant. Mes yeux se dispersent dans le trouble et tentent de s'accrocher à un souvenir, à un détail, quelque chose de frappant qui arriverait à me situer correctement. Sans succès, je me dirige contre sur mur pour m'adosser et souffler un peu. L'alcool stagne et a depuis quelques temps déjà envahit mes veines. J'ai presque l'impression que ma tête baigne dedans, noyé dans un océan bulleux de whisky coca et de bière. La soirée avait été longue et amusante, c'était vraiment agréable de se laisser aller dans un instant de folie. Un moment bloqué dans l'air, indépendant de la routine, des soucis quotidiens qui nous rongeaient comme si nous étions des forcenés. Cela faisait bien trop longtemps que je n'avais pas perdu la raison. Trop souvent dépité par ce syndrome de la page blanche, venant pratiquement hanter mes nuits et rendre mes jours tous plus vains les uns que les autres. Me laissant envahir par ces vagues alcoolisées, je souriais comme un gamin et fouillais dans mes poches. Mes cheveux généralement jetés en arrière retombaient sur le côté et le dessus de mon front et je sortais une clope qui parachevait mon entrée dans la rédemption. Salvatrice, mon souffle se faisait puissant et forcé et à chaque bouffé de cancer que je prenais j'avais la sensation de revivre un peu. Paradoxe amusant et délicieux dont je me laissais me délecter avec plaisir. Je repris la marche, plus serein désormais, parcourant les rues toujours aussi discrètes dans mon esprit. Guettant à droite et à gauche, mon instinct faisait le reste. Dès que je terminais la cigarette, j'enchaînais avec une autre, toujours m'occupant les mains et les lèvres de mon addiction. Je titubais au milieu d'une nuit sombre à peine illuminée par les étoiles et leur reine, la Lune. Me divertissant la tête en l'air et bien trop obstrué dans une fin de soirée arrosée, c'était inconsciemment que je rentrais dans un obstacle. Reculant et baissant la tête pour m'assurer que personne ne m'avait vu, j'avais d'abord cru me faire surprendre par un lampadaire ou un poteau. Je riais doucement du ridicule de la situation, avant de réaliser que j'étais rentré dans une personne. Je replaçais mes cheveux correctement, m'excusant, je continuais d'avancer alors que mon obstacle râlait quelques vulgarités ronchonneuses auxquelles je ne faisais guère attention. Ma route se profilait à nouveau et ça aurait pu se terminer ainsi. Si seulement ça s'était terminé ainsi.

Sûrement un problème d'ego, ou bien un manque d'assurance global, quoiqu'il en était, l'inconnu avait un besoin vital d'affirmer sa position de dominant. Il me suivait, accompagné par ses trois acolytes moqueurs aux sourires malsains. Sa voix s'élevait à nouveau vers moi, je me retournais, et de toute mon insolence, je souriais. Sans prise de tête, je les regardais, m'excusant à nouveau de mon interruption involontaire et je les observais baigner dans des gestes nerveux et des paroles putrides qui empiétaient sur mon vocabulaire. Désinvolte et trop immature pour faire la sourde oreille et partir, je riais un dernier coup et mon majeur se levait. Grand gamin fier et content de sa connerie, ils explosaient tous d'un coup par ce simple geste. Se ruant sur moi, la danse allait débuter. J'en frappais un, montrant que certes j'étais un grand gamin mais que j'avais grandi dans les bas-fonds londonien. La bagarre de l'extérieur devait sembler ridicule. Mais l'injustice survola l'instant, et la logique gardait le cap. Me défendant comme je le pouvais, les coups s'enchaînaient sur moi, et mon souffle ne suivait de toute manière absolument pas. Ils finirent à quatre sur moi, je sentis mon arcade se fendre à nouveau, ma lèvre se couper dans le coin et mon corps entier chuter au sol. Ils terminaient le boulot, toujours dans un champ lexical insalubre et je ne quittais pas malgré tout mon sourire narquois d'insolent.

Je m'étais recroquevillé pour sauver le peu de résistance qui me restait le temps qu'ils se lassent et s'en aillent. Une fois assez loin, je riais un peu alors que mon œil gauche ne voyait plus rien, derrière une cascade de sang coulant dans l'abondance de l'arcade. Bien que ma lèvre me faisait souffrir je fumais une énième clope. M'allongeant sur le dos, je me perdais dans les étoiles, riant sur la métaphore des bandes-dessinées qui s'en suivait. Je recrachais la fumée, attendant patiemment de pouvoir bouger correctement quand des pas se firent entendre. J'espérais qu'ils ne revenaient pas. Frottant ma tête sur le sol pour pouvoir regarder derrière moi, c'est une demoiselle que je vus. Tout à l'envers, je ne pus la détailler plus que ça. Je replaçais mon crâne quand un filet de sang vint me chatouiller le front de son écoulement et pris la parole.


« Vous savez comment rejoindre le centre ? »

Oui, bien qu'amoché, je n'avais pas perdu mon premier problème qui restait toujours non-résolu, j'étais toujours paumé.

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MessageSujet: Re: Take care [Thelma&Yago] Mar 29 Avr - 11:42

Elle ne sait pas pourquoi elle est sortie ce soir. Ce coup de fil peut être. Le numéro qui s’affichait sur son portable. Un numéro qu’elle aurait préféré oublié. Entre sa mère et son ex, son cœur balançait afin de savoir lequel l’avait le plus décidé à fuir son appartement en emportant que son portefeuille et ses clés. Il faisait froid et elle n’avait rien à faire. Elle avait bien pensé à aller voir Kalani mais elle ne s’était pas faite annoncé et elle avait délibérément laissé son portable à l’appartement.

Alors elle était entrée dans le premier bar venu et s’était un peu enivrée. Mais un peu seulement. Thelma restait lucide en toute circonstance. Ce n’était pas son genre de se saouler surtout pas en public. Il y avait trop de gens, trop de langues qui se dénouaient trop facilement. Elle détestait ces endroits plein de monde où elle avait l’impression de ne pas être à sa place. Mais elle n’était à sa place nulle part. L’alcool lui tournait délicieusement la tête et elle en voulait plus même si il fallait rester lucide. Finalement un grand bonhomme peu avenant lui fit réaliser que ce n’était peut-être pas une si bonne idée, après s’être léché les babines d’une manière un peu trop lubrique. Alors elle décida d’aller prendre l’air.

C’est comme ça qu’elle se retrouva à se promener sur le bord de mer. Sans aucune idée de l’endroit où elle allait, juste un point de l’horizon devant elle et la mer à perte de vue. Elle trouvait cette vue réconfortante et se dit que finalement il lui serait difficile d’habiter un endroit d’où on ne pouvait pas voir la mer, maintenant qu’elle y avait goûté. L’air marin lui fouettait le visage et la température allait en diminuant.

C’est en revenant sur ses pas que Thelma les vit. Ou plutôt elle les entendit. Ils parlaient de bonnes correction, de laisser pour mort, de déguerpir au plus vite et autre choses peu catholique, l’un d’entre eux elle l’avait déjà vu, elle en était certaine mais elle ne savait plus très bien où, ni dans quelles circonstances. Elle hésita un moment entre passer son chemin et aller les voir pour leur dire ce qu’elle pensait de leur conduite mais la seconde option paraissait un peu risqué pour un poids plume comme elle, la première ne semblant pas envisageable non plus, elle se mit à longer les murs vers l’endroit d’où les hommes venait.

Sa première impression fût qu’elle avait finalement trouvé un cadavre. Au bout de 5 ans de médecine elle découvrait, seule, un homme mort. Et la sensation était pire que désagréable. Elle se sentait tétanisée de la racine des cheveux jusqu’aux pieds en passant par le bout de ses doigts (mais peut-être était-ce le froid ?). Venant d’une grande ville (et étant un peu alcoolisée) il lui semblait raisonnablement logique d’imaginer qu’une forme immobile sur le sol était un macchabé. Un macchabé auquel on aurait mis une clope au bec dans une sorte d’hommage. Comme de l’encens. Après tout pourquoi pas ? C’est pourquoi lorsque son mort tourna la tête et lui lança une phrase tout à fait contextuellement inappropriée elle se mit à hurler.

Puis au bout de quelque secondes son cerveau se remit finalement à fonctionner normalement et elle ferma sa bouche, ainsi que ses yeux et ses poings. Puis rouvrit ses yeux et ses poings, regarda à gauche, à droite et voyant que personne n’avait été alerté par son cri qu’elle avait pourtant cru strident elle s’avança précipitamment vers le cadav… L’homme à terre.

« Oh mon dieu… Je suis confuse je… Ca va ? MAIS VOUS SAIGNEZ ? C’est pas grave je sais quoi faire, je suis médecin. Mais j’ai pas mon sac. Bon je vais vous ramenez chez vous. Au fait vous disiez quoi ? Et c’est quoi votre adresse ? Au pire je vous ramène chez moi ? Je vous préviens c’est pas une proposition malhonnête, hein. Je suis vraiment médecin. Et j’ai vraiment pas de sac. Et je suis désolée d’avoir crié. Et je crois que je vais arrêter de parler parce que je vous laisse pas en placer une. C’est bon je me tais. »

Reprenant son souffle elle s’assit sur les pavés à côté de l’homme, prit sa clope et en tira une bouffée pour se calmer les nerfs. Thelma, 22 ans, fumeuse occasionnelle, complètement flippée.
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MessageSujet: Re: Take care [Thelma&Yago] Mer 30 Avr - 7:00


Thelma J. Thompson

&
Yago J. Higgislas




❝Bloody Street ❞


Je ne sentais pas le sol sur lequel j'étais allongé. Mon corps flottait dans l'air, c'était comme être à quelques centimètres du sol et rester là et las, en suspend. Je fermais les yeux pour recracher la fumée de ma cigarette. Le papier s'illuminait d'un orange ardent et se consumait légèrement. L'acte était lent et je reprenais ma respiration ainsi que mes esprits. Rien ne valait qu'un peu de transpiration et d'adrénaline pour évacuer les vapeurs d'alcool enivrantes. Je souriais malgré le ridicule qui m'affectait. Avec assez d'auto-dérision pour en rire, j'avais connu ce genre de déballage de violence à Londres déjà et cela faisait bien fort longtemps que je ne ressentais plus de honte. Bloqué dans cette position, j'ouvrais les yeux et je me perdais dans le ciel. La nuit était sombre, quelques lampadaires survolaient le trottoir, et on pouvait apercevoir mon corps inerte. La clope dans le bec et les yeux dans les étoiles, je ne bougeais pas. D'une part, l'envie de rester là, à apprécier le silence, le beau ciel obscure et étoilé, d'autre part l'incapacité à retrouver ma route. Je n'étais pas encore assez familier à Tenby pour me repérer correctement partout, et mes pas déambulant n'avaient pas prévu cela. Je pouvais sentir sur ma joue et mon front l'écoulement du sang. Les gouttes se frayaient un chemin dans le creux de mes pores, traversant ma tempe pour échouer dans le creux de mes cheveux. Ça chatouillait un peu mais le problème d'une blessure à l'arcade, c'est que le sang ne s'arrêtait jamais de couler. L'abondance faisait office et il n'y avait qu'une seule chose à faire, laisser couler le temps qu'il faut. Retirant le filtre d'entre mes lèvres je pouvais le voir tâché de rouge. Comme une demoiselle au rouge à lèvre déposant ses lèvres charnues dessus. C'était amusant, et je recommençais pour entacher encore plus le mégot de mon sang. Je respirais profondément, et ma langue se frottait autour de mes dents et sur mon palais. J'en aurais presque oublié le goût du sang avec ses dernières années. Je fermais à nouveau les yeux, j'étais bien au final, là, allongé, dans la brise nocturne fraîche et envoûtante.

Ses pas me firent bouger. Je jetais un œil, et je la voyais arriver près de moi. Lorsqu'elle me vu bouger et m'entendit parler. Elle hurlait. Mes sourcils se crispaient avec mes paupières cachant mes yeux. Si j'avais eu le réflexe et la force j'aurais même boucher mes oreilles. Cri strident remuant mon mal de crâne qui avait assez souffert entre l'alcool et les coups. Mon corps entier se décalait un peu avant de se remettre dans sa position allongée. Une fois la symphonie terminée, la jeune demoiselle se hâta vers moi. Elle parlait trop vite, tellement qu'il me fallut une certaine concentration pour réussir à tout emmagasiner. La jeune femme était plus angoissée que je ne l'étais, surexcitée, à la limite de l'hystérie, elle me disait qu'elle était médecin. Qu'elle avait pas son sac. Qu'elle était vraiment médecin. Qu'elle avait vraiment pas son sac. Que c'était pas une proposition malhonnête. Chez moi ou chez elle. Mon adresse. Qu'est-ce que je disais. Qu'elle était désolée. Qu'elle parlait. Qu'elle se taisait. Sceptique sur ma compréhension, je préférais ne rien dire avant de tout remettre dans l'ordre et dans le contexte.


« Pour le coup, c'est mon qui suis confus. »


Réfléchissant, elle s'assied à côté de moi, prit ma cigarette et tentait de se calmer. Je souriais, elle venait m'aider mais semblait presque avoir plus besoin d'aide que moi. Je reprenais avec ce que j'avais retenu de ma première réflexion sur ses mots.

« Je vous laisse choisir. Que je dise chez vous ou chez moi, ça paraîtra malhonnête, non ? »


Riant un peu, je me redressais et je sortais une autre clope pour l'allumer et lui laisser celle que j'avais initialement allumé. Je m'asseyais à ses côtés avant de reprendre.

« Enfin, en vous en faîtes pas, un mouchoir et ça arrêtera de couler. Tout ira bien ! »


Encore une fois, un peu dans l'humour, je la rassurais car elle avait l'air d'en avoir plus besoin que moi. Je fumais un peu, et je trouvais adéquat de me présenter. Tournant la tête vers elle, je tendais la main avec un sourire par marquer le cliché d'une rencontre.

« Je suis Yago, je suis écrivain, j'ai pas de sac non plus et j'habite par là-bas. »

Je souriais toujours, amusé, me présentant en répondant à toutes ses questions. Je montrais une zone floue, un peu tout autour de nous. Je devais bien habiter dans le coin, et n'importe quelle direction semblait appropriée. Je passais le poignet sur mon arcade pour évincer le sang qui s'y faisait domicile, l'écoulement ralentissait, j'étais proche de la guérison. Ce n'était pas grand chose après tout. Vers elle, j'en profitais pour mémoriser son visage. Elle était très jolie. De longs cheveux fins tombant sur ses épaules, des yeux sublimes, d'un bleu/vert resplendissant avec la nuit, un visage fin, un petit nez enfantin et des lèvres désirables. Je me perdais un instant sur son regard avant de retourner la tête et de regarder devant moi.

« Merci de vous être arrêtée. »


Soupirant ces quelques mots dans un sourire, il était vrai que ce n'aurait pas été tout le monde qui aurait fait l'effort de me prêter main forte. D'une part, car ça ce ne présentait aucun intérêt, d'autre part parce qu'un jeune homme tatoué un peu alcoolisé n'aurait reçu que ce qu'il mérite. C'était ces instants précis, où une once d'humanité brillait dans la fumée chaotique de l'individualisme qui me faisait encore sourire.

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MessageSujet: Re: Take care [Thelma&Yago] Jeu 8 Mai - 21:36


Elle regardait la fumée s’évaporer dans la nuit et se disait qu’un jour elle arrêterait d’être fascinée par ces volutes de souffle chaud. Il lui avait dit qu’il était confus. Pas de grosse surprise : quand Thelma paniquait elle parlait vite, trop vite, disant chaque mot qui lui venait à l’esprit sans aucun filtre pour les contenir. C’était une « tare » aurait dit sa mère parce que sa mère ne parlait jamais gentiment, jamais comme une maman. Elle tira de nouveau sur la cigarette pour permettre à son esprit de fonctionner au ralentit.

« Je vous laisse choisir. Que je dise chez vous ou chez moi, ça paraîtra malhonnête, non ? »

Thelma laissa échapper un petit rire amusé. C’est vrai ça paraîtrait malhonnête dans les deux cas. La différence entre homme et femme. Certaines paroles paraissent plus désintéressées dans la bouche d’une femme que dans celle d’un homme. Stupide chose que l’inégalité des sexes. Et pas seulement pour les femmes. L’inconnu s’assit faisant couler un peu plus de sang sur son œil. Une plaie à l’arcade. Elle se souvenait de son père qui avait essayé de l’initier au golf une fois… Il ne s’était pas assez éloigné et le club était partit trop rapidement. Les plaies à l’arcade pissent le sang. Il en avait mis partout dans l’allée, ils avaient un repas de famille ce jour-là.

« Enfin, en vous en faîtes pas, un mouchoir et ça arrêtera de couler. Tout ira bien !
- Hein ? Oh oui, enfin non vous aurez besoin de steristrip… C’est un peu comme des points de suture mais sans fil et sans aiguille. La coupure est assez large mais elle n’a pas l’air profonde. Lucky you !»

Sa bouche se fend d’un sourire pour finir sa phrase. Il fait sombre et elle ne l’a pas examiné en détail mais elle est sûre de son verdict. La médicine c’est la seule chose pour laquelle elle excelle. En dehors d’avoir peur des gens… Elle est assez douée là-dedans aussi.

« Je suis Yago, je suis écrivain, j'ai pas de sac non plus et j'habite par là-bas. »

Elle regarde sa main tendu quelque secondes puis avance la sienne avec un sourire timide.

« Enchantée, Thelma, médecin, enfin presque. C’est vague ‘par là-bas’ ! »

Ecrivain, hein ? Elle n’a jamais entendu parler d’un Yago écrivain mais s’il le dit elle ne met pas sa parole en doute. Elle fouillera sur internet plus tard. Peut-être qu’elle commandera un de ses bouquins. En attendant il fallait rentrer. Elle écrasa la cigarette terminée par terre et épousseta ses jambes.

« Merci de vous être arrêtée. »

Elle s’arrêta dans l’amorce de son mouvement et tourna la tête vers Yago. Tout le monde n’aurait-il pas fait de même ? Elle supposa que non, en repensant au cri qu’elle avait poussé et au nombre de ‘chats’ qui étaient sortis, zéro donc.

« C’est rien. Je vais vous faire un aveu, j’ai cru que vous étiez… Enfin que… Que vous étiez plus mort que vivant. C’est pour ça que j’ai crié. Mon frère se prépare à une attaque de zombie depuis qu’il a 16 ans… Mais j’ai bien cru qu’il avait eu raison, ce soir ! Enfin, j’vous amène chez moi. On retrouvera votre maison plus tard. Promis ! »

Elle se releva et tendis sa main à l’écrivain pour qu’il se remette debout. Puis lui proposa son aide si jamais il avait besoin d’un appui.

Son appartement était en bordel. Son chat avait renversé des vases que sa mère lui avait offert (gentil matou) et déroulé le papier toilette un peu partout dans la maison, les petits pots de fleurs avait été renversés, les grains de la litière éparpillé mais malgré tout ce qu’il avait pu faire le chat dormait paisiblement dans son couffin beige. Horrifié par les dégâts Thelma ferma précipitamment la porte puis la rouvrit… Comme si ce qu’elle venait de voir n’était qu’une vision d’horreur.

« … Mon chat Mister Niddle. »

Laissa t-elle échapper comme compensation pour le désordre apparent.

« Nous aurions peut-être dû trouver votre chez vous, finalement. Enfin maintenant que c’est fait. Vous pouvez essayez de trouver une place de libre dans ce fatra, au pire dérangez le chat pour prendre son coussin. Je ramène de quoi vous soignez et… Thé ou Café ? »
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MessageSujet: Re: Take care [Thelma&Yago] Jeu 15 Mai - 4:28


Thelma J. Thompson

&
Yago J. Higgislas




❝Bloody Street ❞


Son rire m'amusa, après tout, c'était ce qui existait de plus réconfortant, un rire. L'amusement face à toutes situations, ridicules ou non, ça permettait d'enlever le dramatique inutile, et ça donnait le ton dans une ambiance plus détendue. Désormais assis, fumant ma clope, je laissais le sang couler un peu sur mon visage. Je le sentais parcourir mon visage comme une larme qui s'enfuyait de mes yeux, et pourtant, la sensation n'était pas si désagréable. Un léger frisson me traversait, plus par le froid que par le liquide tiède sur ma peau, mais l'association des deux n'était pas lointaine. L'afflux ne s'arrêtait pas, et c'était là tout le problème des blessures à l'arcade, elle ne s'arrêtait pas. Le sang coulait, et on avait beau essuyer encore et encore, ça continuait. C'était énervant, frustrant, alors pour ne pas se sentir obligé de passer sa main à maintes reprises sur la plaie, il fallait mieux laisser le sang se répandre sur le visage. Mon œil se fermait un peu, lui aussi devenait un peu rouge par l'irritation, mais ce n'était pas grave. Après tout, j'étais encore un peu éméché pour laisser faire à nouveau. Plus intéressé par ma clope que par autre chose, je laissais ma très chère sauveuse me dire la suite.

« Sans fil et sans aiguille ? Tant mieux ! »


Je détestais les pansements qui collaient et qui faisaient mal lorsqu'on devait les enlever, je détestais les médicaments dégueulasses, je détestais les odeurs glauques des hôpitaux, je détestais les aiguilles, je détestais les piqûres, je détestais tout ce qui s'approchait de proche ou de loin à la voie de la guérison. Et malheureusement, personne avait vraiment le choix. J'échappais déjà à la couture sur mon coin de l'oeil, et j'allais avoir une équivalence que j'espérais indolore. Je suis les conventions, et même si c'est un peu chamboulé et particulier, je me présente en attendant qu'elle le fasse aussi.

« Thelma ! C'est original, j'aime bien ! »


Je souriais, l'alcool me rendant aussi plus sincère, plus expressif. Je ne faisais pas la référence, elle avait du en bouffer, et pour avoir un nom de personnage Disney, j'en savais quelque chose. Je réagissais à chaque chose qu'elle disait, et j'entrecoupais mes phrases d'une ou deux bouffées de clope.

« Presque médecin ? C'est vos études ? Ou alors vous êtes radiée et vous exercez dans l'ombre pour soigner les blessés qui traînent dans la rue ? »


Je riais un peu, et je connaissais déjà la réponse. C'était évident. Mais j'étais d'humeur taquine, d'humeur joyeuse, et ça me permettait d'apprécier cette fin de soirée qui s'annonçait bien plus dégradante.

« Oui c'est vague, mais j'aurais du mal à faire plus précis. Je suis un peu perdu je vous avouerais. »


Encore une fois, parfaitement à mon avantage, je devais apparaître comme un idiot, en sang, perdu, tout seul, bref, ça devait être sympathique de me rencontrer à cet instant précis. Plus sincèrement, je la remerciais, et je me disais que j'avais eu de la chance d'être tombé sur quelqu'un comme elle. Les personnes ne s'arrêtaient pas, ils s'en fichaient, les gens voulaient un intérêt et c'était presque miraculeux qu'elle se soit arrêtée pour m'aider et pas pour me terminer au sol et me voler. Je riais à ses mots et je rebondissais dessus, enjoué.

« Ah non, ça va, je me sens assez vivant pour l'instant ! Si jamais je commence à désirer votre cerveau, j'vous donne le droit de frapper. »


Je souriais, et j'acceptais sa proposition tout en prenant sa main pour me lever. Assez remis pour marcher, je la suivais donc jusqu'à chez elle, juste le temps de finir ma clope. Je découvrais son appartement, enfin, je découvrais d'abord la porte qui manqua de peu d'abattre ce qui me restait de visage. Elle ouvrit immédiatement après et je souriais en comprenant avec sa phrase le pourquoi du comment.

« Donc il y aura bien des aiguilles ! »


Référence au nom du chat, je riais un peu, sûrement trop pour la qualité du jeu de mot. Je restais debout en détaillant le bazar effectué par son chat, et je m'amusais, me disant que moi je n'avais pas de chat et que c'était bien pire que ça.

« Thé, s'il-te-plaît ! »


En bon anglais, j'optais pour le thé, et j'acceptais de m'asseoir. Je trouvais un coin et je m'y installais sans trop oser bouger. Je réalisais un peu ce qui m'arrivait et je trouvais ça un peu étrange, humainement génial, mais quand même, un peu étrange. J'évitais de faire couler mon sang chez elle et je récupérais les gouttes qui osaient fuir mes habits à moi.

« Tu vis toute seule ? Enfin, avec ton chat ? »


Je tutoyais à nouveau, me disant que quitte à passer un peu de temps à se faire soigner, autant discuter un peu, et donc, autant apprendre à se connaître.

« J'arrive juste à Tenby, je connais pas très bien les environs encore ! »


Cette fois je voulais me trouver des excuses, lui disant et aussi en essayant de me convaincre, que tout ça, c'était pas trop de ma faute. Mais au final, j'étais tout de même responsable, malgré tout, ça a permit à la jolie Thelma de venir me sauver, et c'était assez agréable, il fallait l'avouer. 

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MessageSujet: Re: Take care [Thelma&Yago] Lun 26 Mai - 14:50


Thelma pensa un moment que c’était la première personne qu’elle ramenait ici. Elle n’avait pas vraiment de connaissance ici mais le plus ironique dans cette situation c’est que le peu de personne qu’elle connaissait n’avaient jamais foulé le sol de son appartement de leurs pieds. La toute première personne à le faire était un total inconnu rencontré dans une ruelle sombre. Dis comme ça c’était un peu étrange.

Elle mit la bouilloire sur le feu et entra dans la salle de bain pour prendre la trousse de premiers secours. Puis repris la direction de la cuisine où elle sortit des tasses, les mis sur un plateau avec la théière et quelques cookies. Enfin avec une certaine appréhension elle regarda son téléphone pour voir si quelqu’un avait essayé de l’appeler mais fut interrompue par Yago.

« Tu vis toute seule ? Enfin, avec ton chat ?
- Hein ? Ah oui… J'aime bien la solitude. Elle m'apaise.»

Surprise par ce qu'elle venait de dire elle se tut brusquement. Puis secouant la tête elle revint dans le salon et s’assit sur l’un des fauteuils en face de l’écrivain. Elle poussa un long soupir et regarda à ses pieds où le chat essayait de se faire pardonner en se frottant à ses jambes. Levant les yeux au ciel elle prit le matou sur ses genoux où il se pelotonna.

« Mon frère me l’a offert pour mes 22 ans. Mais quand je ne suis pas ici il fait les 400 coups. Du coup je retrouve quelques fois l’appartement dans cet état. Enfin… Quand je suis là il est mignon alors. »

Elle finit sa phrase en souriant et posa le chaton à terre en entendant le sifflet de la bouilloire. Puis se releva pour aller chercher le thé. Elle allait lui demander si il était là depuis longtemps mais il répondit à sa question silencieuse.

« J'arrive juste à Tenby, je connais pas très bien les environs encore !
- Haha ! On s’y fait. C’est une petite ville, on en a vite fait le tour. Je suis ici depuis 1 mois et demi pour ma part. »

Déjà ? Elle n’avait pas vraiment compté à vrai dire après ses deux premières semaines elle avait préféré arrêté de compter mais maintenant qu’elle le faisait elle commencer à trouver ça énorme. Elle avait l’impression d’être arrivé la veille et pourtant… Elle versa l’eau chaude dans la théière et ramena le plateau dans le salon.

« Voilà ! Je ne vous ai pas demandé si vous vouliez du lait, ou du sucre ? »

Elle regarda le jeune homme et fronça les sourcils en voyant que sa blessure saignait toujours.

« Je vais peut-être vous soigner avant… »

Elle s’approcha de Yago et ouvrit la mallette de soins et en tira des tampons de coton et du désinfectant. Dit coton qu’elle imbiba de produit. Puis elle avança sa main près du visage de Yago avant d’arrêter son geste.

« J’espère que vous n’êtes pas douillet. Ca va piquer un peu. »

De près il était plutôt mignon, le tatouage qu’elle vit dans son cou la fit sourire. Sa mère l’aurait totalement désapprouvé et c’est ce qui la confortait dans l’idée qu’elle avait fait le bon choix en le ramenant ici. Son visage était tuméfié aux endroits où il avait été frappé mais il ne semblait pas avoir de blessures plus grave que celle qu’il avait à l’arcade, encore qu’elle ne savait pas si il avait été frappé ailleurs. Elle finit de désinfecter la blessure puis regarda de plus près la blessure, comme elle l’avait supposé plus tôt la blessure n’était pas très profonde et aurait tôt fait de cicatriser. Elle enfila des gants et appliqua des stéristrips.

« Et voilàààà. Dernières petites questions : Est-ce que vous avez été frappé à l’abdomen, côtes, bas du ventre ? C’est juste pour vérifier qu’il n’y a rien de plus grave que ça. Et à propos de ce que j'ai dit tout à l'heure sur la solitude: oubliez, j'aurais pas dû dire ça. »

Elle haussa les épaules et s'écarta légèrement puis entreprit de servir le thé.

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MessageSujet: Re: Take care [Thelma&Yago] Lun 2 Juin - 4:59


Thelma J. Thompson

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Yago J. Higgislas




❝Bloody Street ❞


Je zieutais son petit appartement en attendant sa réponse. Intrigué, et sortit un peu mal à l'aise de me retrouver là, l'alcool était descendu et j'avais retrouvé mon inhibition. Un partie néanmoins. Sa réponse me fit sourire légèrement. Ce n'était pas amusant, loin de là, mais j'avais aimé cet instant de sincérité qui m'avait intéressé directement. Malgré tout, je ne rebondissais pas encore dessus. Je ne la connaissais pas, et je refusais d'être plus indiscret que ce que j'étais déjà. Je laissais le court des choses faire son petit train de vie et je restais ainsi passif lorsqu'elle quittait la pièce. Me contentant d'observer la salle dans laquelle je me trouvais et de regarder son petit chat qui, avec malice, me fixait farouchement. Thelma s'asseyait en face de moi et choppait son animal sur ses genoux pour le caresser. Il était calme et semblant beaucoup plus calme effectivement lorsqu'il savait sa maîtresse présente. Détail qui m'amusait, non sans me rappeler une organisation assez maritale, avec le chat en mari très beau parleur et expressif loin de sa femme, qui le contrôle aisément. Oui, il fallait bien l'avouer, le sexe fort était bien plus muet lorsque le sexe fort caché apparaissait autour d'eux.

« T'inquiètes pas pour le rangement, c'est déjà adorable de m'avoir traîné là pour voler à ma rescousse. »


La jeune demoiselle était ce soir ma sauveuse. Pouvant se surnommer ma Wonderwoman, elle m'avait aidé et par la même occasion elle m'avait montré que le monde n'était pas perdu. C'était largement suffisant pour moi et pour cette fin de soirée qui semblait bien plus sombre que ça. Elle repartit pour le thé, et je me faisais la réflexion que cela faisait un moment que j'en avais pas bu. Pourtant bon anglais et très attaché à la coutume de borie le thé, il paraissait que mon manque d'inspiration prenne le dessus sur mon temps et m'empêche de me poser quelques minutes pour ce moment de détente. Je persistais mes essais d'écriture en vain et ça faisait du bien, pour une fois, de voir quelqu'un, de s'asseoir et de boire une tasse de thé en oubliant le reste. Et ce, même avec l'arcade en sang.

« Le sucre me ravira, merci ! »


M'amusant d'une belle manière anglaise poussée, je souriais. L'alcool planait encore un peu, il ne fallait pas m'en vouloir. Thelma s'approchait de moi pour me soigner. Près de moi, je pus sentir son parfum, avoir le contact agréable d'une mèche de cheveux sur ma clavicule nue par mon t-shirt au col large et sa délicatesse dans le soin. Je fronçais un peu face aux picotements, mais je supportais, ce n'était pas ma première blessure. Ce n'était pas très grave comme plaie, et j'étais bien plus intrigué par la jolie demoiselle que par l'avenir de mon arcade. Pouvant avoir un regard plus approché d'elle, je remarquais plus facilement son charme et sa grande beauté. Je ne disais rien, me satisfaisait largement d'être choyé légèrement par un si belle jeune fille. Elle terminait son œuvre, et je la remerciais avant qu'elle ne prenne la parole.

« Merci bien ! Tu peux l'avouer maintenant, tu es un peu une super-héroïne qui agit que la nuit, non ? »


Riant un peu, j'aimais toujours taquiner les gens, qu'ils me soient inconnus ou pas d'ailleurs. Je la laissais reprendre, et je répondais avec nonchalance à ses mots.

« Oui, un peu, enfin, j'aurais senti si c'était plus grave que quelques futures contusions. Puis, au pire, ça me donnera une excuse pour revenir t'embêter. »


Toujours dans le même registre, j'espérais ne pas la mettre mal à l'aise. J'avais toujours été taquin, charmeur, sans trop de gênes, je faisais attention aux mots qui sortaient de ma bouche, lâchant vulgarité et imbécillité, je préférais les phrases plus embellies et plus cachées. Malheureusement, l'alcool et la drogue atténuait légèrement tout ça.

« Et trop tard, je refuse que tu reprennes tes mots ! La sincérité c'est un trésor de l'humanité, ne te retire pas cette qualité. D'autant plus que je te comprends parfaitement, la solitude, c'est apaisant mais se mettre en danger c'est aussi ça, vivre. »


J'en savais quelque chose, et j'entrais volontairement dans tout ça pour ouvrir un peu la discussion. Entamant en même une deuxième curiosité passant forcément plus inaperçue. 

« Un mois à Tenby alors ? Pourquoi être venue de base ? »



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MessageSujet: Re: Take care [Thelma&Yago] Jeu 26 Juin - 16:04


Maintenant que l'alcool se dissipait elle se demandait ce qui avait pu la pousser à enfreindre sa première règle: ne jamais emmener d'inconnus chez elle. Plusieurs solutions s'offraient à elle, la première étant pour défier le joug maternel, elle lui paraissait assez valorisante.Sa mère lui ayant toujours interdit de parler aux étrangers puis l'accusant de ne pas savoir s'adapter aux gens (ce qui était en partie vraie) ne lui avait pas mené une vie facile. En ramenant Yago chez elle, elle montrait à sa mère qu'elle n'en avait rien à faire de son jugement. Et elle aimait bien ça.  Mais la deuxième solution étant que l'alcool ait désinhibé son bon sens lui paraissait on ne peut plus censée.

Quoiqu'il en soit il était là à l'observer et elle se demandait si elle n'avait pas une pustule sur le visage, qu'elle n'aurait pas vu avant de sortir... Ce qui aurait peut être expliqué pourquoi personne ne l'avait abordé. A moins que ce n'ait été la façon dont elle s'était fagotée pour sortir qui avait rebuté tout les gens qu'elle avait pu croiser.

Elle s'était éloigné de lui après l'avoir soigné et chose surprenante pour quelqu'un qu'on avait trouvé dans la rue, elle se fit la remarque qu'il sentait étrangement bon.

« Merci bien ! Tu peux l'avouer maintenant, tu es un peu une super-héroïne qui agit que la nuit, non ? »

La remarque la fit sourire. Si c'était en partie la raison qui l'avait pousser à devenir médecin, le fait de se sentir comme un héro, ou une héroïne, dans son cas, elle n'avait pourtant jamais entendu personne le lui dire.

« Haha, je vois que je suis démasquée! Mon costume est seulement au stade de la mise au point. Avant je me baladais en blouse blanche dans les rues, mais j'ai remarqué récemment que ça effrayait les gens! »


Elle se leva dans un sourire et essuya ses mains sur son pantalon. D'habitude elle laissait l'humour à son frère, lui, savait le manier comme son père. Elle était la file réservée de la famille. De toute façon quand elle s'essayait à l'humour la plupart du temps cela faisait un flop. James lui avait bien fait comprendre. Elle secoua la tête et relégua James au coin le plus sombre de son cerveau. Il fallait qu'elle arrête de penser à lui, ce n'était pas sain.

« Je vais chercher le sucre, je reviens.»

Elle ne savait pas trop qu'elle heure il était mais elle se doutait qu'il n'était pas tôt. A vrai dire elle s'en fichait, elle n'avait pas envie de dormir. Elle revint de la cuisine et se rassit.

« Oui, un peu, enfin, j'aurais senti si c'était plus grave que quelques futures contusions. Puis, au pire, ça me donnera une excuse pour revenir t'embêter. Et trop tard, je refuse que tu reprennes tes mots ! La sincérité c'est un trésor de l'humanité, ne te retire pas cette qualité. D'autant plus que je te comprends parfaitement, la solitude, c'est apaisant mais se mettre en danger c'est aussi ça, vivre. »


Elle le regarda essayant de déceler une trace d'ironie dans ses mots. En général les gens n'aimait pas que l'on soit sincère avec eux. Ils ne voulait pas s'embarrasser des sentiments des autres. Il fallait leur dire que tout allait bien, ne pas leur montrer ses failles. Ils s'en balançaient. Les gens ne savent pas comment réagir quand on leur dit que tout va de travers.

« Tu ne pourras venir m'embêter que si tu retrouves mon adresse. Ce qui n'est pas gagné au vu de ton sens de l'orientation plus que vague! »

Thelma était passé du vouvoiement au tutoiement sans trop savoir comment. Bizarrement il l'a mettait à l'aise. Alors elle se laissait aller à des confidences qu'elle ne se serait pas permise mais l'alcool avait peut être quelque chose à voir là dedans aussi.

« En revanche je déteste me mettre en danger. C'est un risque que je n'aime pas prendre. Quitter ma zone de confort. Je suppose que je ne suis pas la seule dans ce cas.»

Elle croqua dans un des biscuite secs qu'elle avait ramené puis bu une gorgée de thé. Non, sortir de sa zone de confort était un risque qu'elle prenait rarement.

« Un mois à Tenby alors ? Pourquoi être venue de base ?
- Et bien... Je faisais mes études à Oxford. Et j'étais une excellente élève, ce qui, je le conçois, peut faire très prétentieux dit comme ça!»

Elle ponctua sa phrase d'un petit rire et repris son 'histoire'.

« Mais certains de mes professeurs me trouvaient trop effacée pour pouvoir faire face à des patient. Je connaissait par cœur la théorie et la pratique mais je n'avais, apparemment, aucune, disons, affinités, avec la famille, les patients, vivants. Enfin bref... Du coup, ils ont décidé de m'envoyer ici, en internat, à l’hôpital de Tenby pour parfaire ma formation. Et comme je ne sais pas dire "non", ça fait un mois que je me suis installée! Et toi, alors? Qu'est-ce qui t'amènes ici? »

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Take care [Thelma&Yago]

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Take care [Thelma&Yago]

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