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NIKOLLEY ▬ The best thing to do in these circumstances is to wake somebody else up, so that they can feel this way, too.

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MessageSujet: NIKOLLEY ▬ The best thing to do in these circumstances is to wake somebody else up, so that they can feel this way, too. Mar 22 Avr - 16:04


demain est un autre jour...


Everyone, at some point in their lives, wakes up in the middle of the night with the feeling that they are all alone in the world, and that nobody loves them now and that nobody will ever love them, and that they will never have a decent night's sleep again and will spend their lives wandering blearily around a loveless landscape, hoping desperately that their circumstances will improve, but suspecting, in their heart of hearts, that they will remain unloved forever. ⊹ Saint Catherine’s Island : je ne connaissais pas du tout cet endroit. On m’en avait parlé il y a de cela quelques jours, tout simplement parce qu’il y a une ancienne église sur cette île. Une église délaissée, tout comme l’endroit en entier. Et pourtant, ça en reste un endroit assez fréquenté par les touristes. Je ne sais plus qui m’en avait parlé, mais c’était parce qu’il pensait que ça pouvait m’intéresser de voir une ancienne église. En tant que pasteur que je suis. Il n’avait pas totalement tort, mais il n’y a pas que les églises qui m’intéressent. Je ne suis pas obsédé par la religion et tout ce qui s’y attache. Enfin, je ne crois pas l’être. J’espère ne pas l’être d’ailleurs. J’aime juste faire ce que je fais. Je ne veux pas pour autant faire partie de ces personnes qui n’ont qu’un sujet à la bouche. Je ne veux pas être quelqu’un qui ne parle que de religion, car il y a pleins d’autres choses dans la vie, autre que ma religion et Dieu. Voir l’île m’intéressait tout de même. Et je décidais d’y aller avec Shelley. Pour aucunes raisons particulières. Tout simplement parce qu’on avait décidé de se voir aujourd’hui. Enfin, j’avais souhaité la voir, pour parler un peu. Pour lui parler de son frère Matthew, lui demander indirectement d’arrêter avec toutes ces choses qu’elle peut lui dire. Comme quoi il pourrait me plaire. Oui, il est mignon comme garçon, mais bon sang, ça se voit tant que ça ? Pourtant je n’ai pas l’impression de le regarder tant que ça. Je pensais être plutôt discret, mais il faut croire que Shelley, sa sœur m’avait pincé. Elle avait croisé mes regards qui se dirigeaient vers Matt. Parce que maintenant on ne peut plus regarder les gens tranquillement sans que les gens en déduisent certaines choses ? Ah non, plus possible, vu que je suis à Tenby. C’est fini la tranquillité ici. Tous vos faits et gestes sont scrutés par les autres, et interprétés. Je lui avais donné rendez-vous à une heure où la marée était basse. Le seul moyen d’accéder à l’île. Une fois en la voyant, je lui déposais deux baisers sur ses joues, avant de lui demander comment elle allait. « Tu vas bien Mrs Cartwhrigt ? » Bien qu’il fasse plutôt beau en cette journée, j’avais mis sur mes épaules un pull. Sur les îles, il y a toujours beaucoup de vent et je ne souhaitais pas attraper froid. Pas maintenant que le printemps était arrivé. Mon pull ressemblait à celui des marins, d’ailleurs ce n’est pas pour rien qu’on appelle ça des marinières. Enfin bref. Je dis tout cela car on pouvait voir au loin des petits bateaux de pêches. « Tu vas croire que je reste qu’aux alentours des Eglises au vu de l’endroit où je t’emmène… » Ce n’est pas vrai. Mais pas totalement faux. Car enfin de compte j’aime bien m’y retrouver, dans ces endroits dédiés à la religion. C’est apaisant. Tranquille.


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MessageSujet: Re: NIKOLLEY ▬ The best thing to do in these circumstances is to wake somebody else up, so that they can feel this way, too. Jeu 24 Avr - 13:37

Nikolas ∞ Shelley
The best thing to do in these circumstances is to wake somebody else up, so that they can feel this way, too.
Dans ma chambre, des plaintes se faisaient entendre. « Non, pas ça… ni ça… erk ! Le jour où je porterai ça… » Oui, cela faisait précisément vingt bonnes minutes que j’étais en train d’essayer de trouver une tenue idéale pour voir Nikolas. Ou devrais-je plutôt dire « révérend Simspon » ? Ca sonnait bizarre, une fois qu’on prenait l’habitude de le tutoyer et d’employer son prénom à tout va.
Et puis, ce n’était pas comme si je n’avais qu’entendu du « Nikolas par-ci » et « Nikolas par-là » depuis que Matthew et le pasteur s’étaient avérés avoir des points en commun. Mon frère était obsédé par ce gars, c’était dingue. Bon, il fallait avouer que Matthew était facilement impressionnable. Et que le révérend était aisément impressionnant. A vingt-trois ans, il était la sagesse incarnée. Du moins, ce qu’on pouvait prendre pour de la sagesse. Moi, je voyais ça comme de l’intelligence, un peu de réserve et une pointe de bon sens.
Néanmoins, les chrétiens avaient la fâcheuse tendance à grossir les traits… On reparle de l’immense arche de Noé ? Oh, je vous en prie. Comme si c’était physiquement possible de bâtir un tel navire… On nous prend pour des cons.

Finalement, j’avais trouvé une tenue convenable. Il faisait beau, malgré le vent et cette robe qui m’allait aux genoux semblait faire l’affaire. A présent, je pouvais me rendre à notre rendez-vous… Enfin, non pas un rendez-vous comme on l’entend au sens premier. Pour ça, les anglais avaient bien deux expressions distinctes. Ce n’était pas « a date » ou « a rendez-vous », qui sous-entendait de suite, par l’emploi du français, quelque chose de romantique ; mais plutôt « an appointment ». Un truc entre deux amis qui s’apprécient. D’accord, il n’était pas nécessaire de faire la distinction. Cependant, dans ma tête, j’en avais clairement besoin pour éviter de m’imaginer des trucs.
J’ignorais bien pourquoi j’avais accepté de voir notre révérend. Disons qu’on avait décidé d’un commun accord qu’il serait bien qu’on se voie ce jour-là. Comme des amis, puisque de toute évidence, c’était ce que nous étions.
Et non, pour une fois, je n’avais définitivement pas envie qu’il y ait plus entre nous. Oh, je vous arrête de suite. Nikolas était bien loin d’être laid, il était même plutôt mignon. Cependant, je ne pouvais m’empêcher de songer qu’il y avait quelque chose de louche chez lui. Un pressentiment qui me conseillait de ne jamais rien essayé avec lui. Et de continuer à le taquiner avec Matthew. C’était dans ses regards appuyés en direction de mon frère. Je lisais autre chose qu’une simple admiration ou de l’amitié. Weird, hein ? C’était encore mon imagination loufoque qui se manifestait, voilà tout.

Enfin, j’arrivai à notre lieu de rencontre. Pourquoi vouloir se rendre à Saint Catherine’s Island ? Aucune idée, mais après tout, c’était un pasteur, il devait passer sa vie autour des églises. Ce que ça pouvait être cliché comme déduction… Il était peut-être juste curieux de découvrir cette vielle bâtisse.
A peine arrivée, il ma claqua la bise. « A merveille et toi-même, révérend Simpson ? » En le regardant, je me sentis un peu gênée malgré moi. Il était mon aîné de presque cinq ans, il était incroyablement séduisant et tout à fait adorable avec moi. On s’entendait vraiment bien, à vrai dire.
Néanmoins, notre proximité me dérangeait, parfois. Parce que j’étais tiraillée entre mes idées complètement saugrenues, le fait qu’il était beau garçon et surtout, le principe même sur lequel il avait fondé sa vie, être proche de Dieu et ce genre de chose. Ma famille était chrétienne et comme tous bons chrétiens, nous allions à la messe parfois. Cependant, je n’avais jamais cru en ces trucs, personnellement… Alors, fréquenter quelqu’un qui était rattaché à ces… phénomènes bibliques, c’était des fois un peu bizarre.
Soudain, il me sortit de ma réflexion en parlant du fait que j’aurai pu croire qu’il trainait toujours près des églises. Exactement ma première pensée, en fait. Cependant, j’avais aussi songé que c’était un cliché. « C’est vrai, tu passes pour le stéréotype-même d’un pasteur. Mais ce n’est pas grave, j’t’aime bien quand même, tu sais ? » Je le taquinai, puisque je me doutais que sa vie entière ne tournait pas autour des églises. Du moins, je l’espérais… autrement, ce serait… bizarre, une fois de plus.  
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MessageSujet: Re: NIKOLLEY ▬ The best thing to do in these circumstances is to wake somebody else up, so that they can feel this way, too. Mar 6 Mai - 21:44


demain est un autre jour...


Everyone, at some point in their lives, wakes up in the middle of the night with the feeling that they are all alone in the world, and that nobody loves them now and that nobody will ever love them, and that they will never have a decent night's sleep again and will spend their lives wandering blearily around a loveless landscape, hoping desperately that their circumstances will improve, but suspecting, in their heart of hearts, that they will remain unloved forever. ⊹ Franchement je n’avais eu aucun problème à m’intégrer, ainsi qu’à me faire des amis. En même temps, lorsqu’on connait un Cartwright, on connait tout la famille, et on en arrive facilement au quart des habitants de Tenby. Oh ça va, Shelley m’embête bien, alors je peux aussi très bien la taquiner sur sa très grande famille. J’en avais même du mal à tout comprendre. Qui sont frères, ou cousins, ou encore mariés. Après tout, ils se retrouvent tous avec le même nom, et après c’est trop compliqué à retenir autant de liens familiales. Surtout pour un nouveau comme moi. Au moins, on peut compter sur eux pour ne pas perdre la communauté de Tenby. On devrait même plutôt appeler l’endroit « Cartwright’s Land ». En plus ça peut facilement très bien sonner Gallois tout cela. Je l’avais retrouvée en face des ruines d’une église pour passer une petite après-midi entre amies. Et oui, je l’avoue, j’avais trouvé un moyen pour passer du temps à l’église sans être dans la mienne. Je savais que Shelley allait m’embêter encore une fois sur ça. Elle a beau être plus jeune que moi, il faut croire qu’en ma compagnie elle l’oubli et me taquine comme elle pourrait faire avec ses petits frères (je ne pourrais pas vous dire tous leur prénoms, je me perds dans leur famille, je vous l’ai dit). « Le révérend va très bien, et moi-même. Parce que oui, je ne suis pas ici en tant que révérend avec moi, mais en tant que Nikolas. » Bien que, est ce que cela change vraiment quelque chose ? Parce qu’après tout être révérend c’est un métier à plein temps. Et il n’y a pas vraiment de différence entre le Révérend et Nikolas. Pourtant, j’aime toujours faire la distinction. Montrer qu’après tout, je reste un jeune homme comme tous les autres de mon âge. Même si j’ai décidé de me consacrer pleinement à ma religion en devenant pasteur. Et comme j’avais pu le deviner, la jeune fille s’imaginait que je ne faisais que trainer aux alentours d’églises. Je souris, tout en rigolant. « Oui oui c’est ça, tu as bien intérêt à m’aimer quand même. Sinon je demande à Dieu de ne plus t’aimer. » Ce que je ne ferais jamais, parce que Dieu aime tout le monde, à sa façon ? Tout comme moi. Aimer et aider son prochain. Oui, je l’ai bien compris ça. Je la pris par le bras pour me mettre en route vers cette ancienne église. « Non plus sérieusement, on m’a conseillé de venir la visiter, alors j’y vais. Ça aurait pu être un château, j’y serais tout autant allé. »


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MessageSujet: Re: NIKOLLEY ▬ The best thing to do in these circumstances is to wake somebody else up, so that they can feel this way, too. Ven 16 Mai - 16:23

Nikolas ∞ Shelley
The best thing to do in these circumstances is to wake somebody else up, so that they can feel this way, too.
Je devais avouer que lorsque Nikolas m’avait proposée de l’accompagner pour la visite de cette vieille église, j’avais tout de suite songé qu’il avait quelque chose derrière la tête. C’était vrai, après tout, pourquoi m’inviter moi ? Pourquoi pas Matthew plutôt ? Est-ce que cela avait un rapport avec une quelconque peur des rumeurs ? Oui parce que c’était connu, à Tenby les « on-dit » avaient un certain impact et ils se diffusaient à la vitesse de l’éclair. Bien sûr, c’était avant tout un moyen de faire passer le temps, la ville n’étant pas particulièrement adepte des grands évènements. Et puis, il y avait une espérance de vie plus grande ici, donc forcément, plus de personnes âgées. Et il était évident que les personnes âgées aimaient les « ouï-dire ». De règle générale, tant qu’on n’avait rien à cacher, on avait la conscience tranquille et les potins ne nous dérangeaient pas. C’était mon cas, fut un temps. Cela ne l’était évidemment plus.
Du coup, je ne pouvais m’empêcher de penser que Nikolas avait lui aussi des choses à cacher et que n’importe quels racontars pouvaient lui coûter très cher. En fait, j’étais même convaincue que son secret était son attirance pour mon frère, ou au moins quelque chose en rapport avec lui. Et que c’était pour ça qu’il m’avait invitée moi et non Matthew. Pour éviter que quelqu’un ne laisse sous-entendre que c’était un rendez-vous entre eux et que les ragots à ce sujet ne fassent le tour de la ville. Au moins avec moi, il était tranquille. Même si les gens nous voyaient ensemble, cela n’entacherait pas sa réputation. Les bruits qui couraient sur moi étaient si peu nombreux que la plupart des gens pensaient que j’étais la pureté incarnée. Quelle naïveté…

En attendant, j’avais choisi d’accepter son invitation et de partir à l’aventure avec lui. Surtout que cette vieille bâtisse, je ne l’avais que trop peu visitée bien que je fus native de Tenby. Et puis, passer du temps en si charmante compagnie n’était pas négligeable. Nikolas s’était vite imposé dans notre famille, je le voyais comme un frère et le taquinais comme s’il en était vraiment un. Peu m’importait qu’il soit plus âgé, j’étais facilement à l’aise avec lui et je ne ressentais rapidement plus cette différence. En particulier quand il prenait la peine de me signaler qu’il n’était pas là en tant que révérend mais bien en tant que Nikolas, juste Nikolas. Cela tombait bien, je n’avais pas envie de me taper un sermon peu passionnant dans les ruines d’une église. Bon j’exagérais un peu, Nikolas n’était pas ce genre de révérend. Il était plutôt cool, c’était avant tout un jeune adulte qui voulait profiter de la vie. Il avait juste cet amour pour Dieu que je ne comprenais pas vraiment… Néanmoins, je ne le jugeais pas, chacun était libre de faire ses choix.
Par contre, l’idée qu’il emploie ce même Dieu pour me menacer ne me plaisait pas particulièrement. Oui, je savais qu’il rigolait et c’était bien la raison pour laquelle je me permis de lui répondre, en essayant d’être la plus sérieuse possible : « Pardon ?! Tu sais, employer le Seigneur comme moyen de chantage c’est… ouais, c’est comme se masturber dans un avion, c’est plutôt mal vu. » Malheureusement, je ne pus me retenir d’éclater de rire à la fin de ma phrase. Venant de moi, ces mots pouvaient choquer plus que venant d’une quelconque autre personne. Et je devais avouer qu’étonner les gens commençaient à devenir ma spécialité.

Puis, il me prit par le bras pour que nous poussions nous rendre vers l’église. Je craignais que même avec un compagnon de route aussi agréable que Nikolas, cette visite soit plus qu’ennuyante. Cependant, je ne voulais pas décevoir notre révérend. Ou plutôt, puisqu’il était là en tant que tel, mon ami. Et s’il tenait tant à faire cette visite, pourquoi pas ? « Je ne sais pas qui est la personne qui t’a conseillé ça, mais… elle doit vraiment s’amuser dans la vie. » fis-je ironiquement, en avançant prudemment. Des ruines, ça ne pouvait plus s’écroulait, hein ? Non, c’était évident que non. Mais c’était plutôt risqué comme excursion en fait… Je levais les yeux au ciel. Il valait mieux que j’arrête de faire ma fillette, avant que Nikolas ne trouve un nouveau prétexte pour se moquer de moi. « Enfin… allons-y, Alonso ! » lançai-je gaiement en me débarrassant de sa prise sur mon bras. « Le dernier arrivé à l’église est un poisson-pané ! » Et aussitôt cela dit, je me mis à courir le plus vite possible, essayant d'être au moins aussi rapide que Sonic le petit hérisson bleu de mon enfance, prenant ainsi Nikolas par surprise. J'espérais bien prendre le prétexte de sa défaite pour le taquiner gentiment encore un peu plus. Et puis, ça rendrait la visite un peu plus attrayante.  
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MessageSujet: Re: NIKOLLEY ▬ The best thing to do in these circumstances is to wake somebody else up, so that they can feel this way, too. Lun 19 Mai - 3:46


demain est un autre jour...


Everyone, at some point in their lives, wakes up in the middle of the night with the feeling that they are all alone in the world, and that nobody loves them now and that nobody will ever love them, and that they will never have a decent night's sleep again and will spend their lives wandering blearily around a loveless landscape, hoping desperately that their circumstances will improve, but suspecting, in their heart of hearts, that they will remain unloved forever. ⊹ Même à l’heure d’aujourdhui je me demandais encore ce qui avait pu me pousser à devenir Pasteur. Après tout, mes parents n’avaient jamais été vraiment religieux. Ils ne nous avaient jamais emmené mon frère et moi à l’Eglise. Et pourtant, malgré cette jeunesse dans une famille plutôt athée, je me retrouvais le seul Pasteur dans une ville telle que Tenby. Et au fond ça me plaisait bien. Non vraiment. Je commençais à avoir un certain pouvoir, ainsi qu’une réputation. Et j’aime ça. J’ai toujours aimé ça. Tout en aidant les habitants. Pouvoir écrire, et faire part de mes sermons tous les Dimanches matins. Avoir une communauté dont je suis un peu le chef, c’est plutôt cool. Et pourtant, j’aime tout autant avoir ma petite vie en tant que jeune adulte. Profiter de la vie. Et apparemment pour moi cela signifie aller visiter une Eglise en ruine. Shelley devait réellement me prendre pour un cinglé. Un de ces religieux qui ne jure que par Dieu. Un peu le cas. Mais je peux aussi très facilement être Nikolas, le jeune homme qui aimerait ne pas avoir ce titre de Pasteur pour faire des bêtises, et montrer au grand jour son homosexualité. Car si je le cache ce n’est pas parce que j’en ai honte, mais plus à cause de mon métier que j’exerce. Des fois c’est dur. De porter ce titre d’Homme de Religion auprès de toutes ces personnes. En tout cas ce qui est certain c’est que j’allais surprendre mon amie aujourd’hui. Elle allait voir le jeune adolescent que j’étais, avant que je dédie toute ma vie à Dieu. J’avais utilisé Dieu pour lui faire un petit chantage, mais tout dans l’humour. A sa réponse, je ne pouvais que sourire. Et intérieurement j’éclatais de rire à sa comparaison. Se masturber dans un avion. Elle en avait de biens bonnes elles cette fille. Mais je gardais un visage neutre avant de lui répondre sévèrement « Tu vas te calmer quoi. Mais tu vas te calmer bien j’veux dire. Intégralement quoi. » Tout en agitant un de mes doigts devant elle. Comme peuvent le faire les adultes devant un enfant lorsqu’on le gronde. Mais après quelques secondes j’éclatais de rire, tout en posant mon doigt sur son nez. « Tu sais que t’es une vilaine fille toi. Tu caches vraiment bien ton jeu. Je ne serais pas étonné de voir bientôt en gros titres : Une Cartwright prise en flagrant délit de masturbation durant un vol. » Elle ne m’avait pas choqué ou surpris. Il m’en faut bien plus pour me choquer, malgré que je sois un Pasteur et qu’en temps normal je devrais l’être face à de telles conversations. Mais il m’arrivait de faire bien pire… Après tout, nous avons bien tous des secrets ici.

Qui m’avait conseillé cette visite ? Je ne m’en souvenais plus trop. Peut-être Mrs Lloyd. Oui c’est ça, ça doit être elle. Lors de mes visites qui suivirent les premières. Mes visites pour lui tenir un peu compagnie. C’est que je l’aime vraiment bien ce bout de femme. Un bon caractère comme je les aime, avec un bout de nostalgie et de gros sentiments. Et avant même que je ne m’y attende, je vis Shelley se mettre à courir. C’est qu’elle courrait vraiment vite en plus. Je tentais du mieux que je pouvais de la rattraper, mais apparemment j’allais être le poisson-pané. Heureusement sur ma course, je vis un petit garçon pleurer car il n’arrivait pas à grimper les ruines, alors que ses parents étaient déjà en haut. Essayant de l’encourager pour qu’il le fasse tout seul. Je me positionnais à ses côtés, tant pis si Shell m’insulte de poisson-pané, le sourire et la joie d’un petit garçon c’est bien plus grand. « Tu vas faire comme moi d’accord ? » Je posais un pied. Il fit la même chose. Et ainsi de suite. Jusqu’à ce qu’on arrive là-haut. « Bravo Champion ! » Je lui ébouriffais ses cheveux, et regardais ce grand sourire qui s’était installé sur son visage, remplaçant les larmes précédentes. Ses parents me remercièrent, et enfin je pus rejoindre Shelley. Heureux d'avoir aider ce petit garçon qui pleurait. Shelley qui avait dû m’attendre depuis un bon moment. « Ok ok, je suis un gros gros poisson-pané, mais le petit avait besoin d’aide. » A l’intérieur de l’Eglise, à l’ombre, il faisait bien froid, et l’envie d’avoir une écharpe autour de mon cou était grande. Je frissonnais un peu, mais j’étais plutôt heureux d’être là. Je tournais sur moi pour observer ces ruines. « Tu penses qu’il y a des gens aussi pervers que toi qui ont pu coucher ici ? » après tout pourquoi pas ? Il y a des gens fous au monde.


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MessageSujet: Re: NIKOLLEY ▬ The best thing to do in these circumstances is to wake somebody else up, so that they can feel this way, too. Lun 19 Mai - 15:12

Nikolas ∞ Shelley
The best thing to do in these circumstances is to wake somebody else up, so that they can feel this way, too.
Je ne pouvais pas dire que lorsque Nikolas m’avait proposée d’aller visiter une église en ruine, je ne l’avais pas considéré comme un taré obsédé par les domaines religieux de toutes sortes. En fait, je le voyais parfaitement se rendre au Japon uniquement pour visiter des temples, ou bien rendre visiter au Dalaï-lama, ou encore faire le pèlerinage de St Jacques-de-Compostelle juste pour être au plus près de Dieu et de sa toute-puissance (et non pas pour avoir une histoire à raconter et se la péter avec, en plus) et ce genre de trucs que font les personnes religieuses un peu folles. Néanmoins, cette idée de religiosophile (oui, j’invente des mots) commençait à s’évaporer tout doucement à mesure que je passais du temps avec le révérend. Je ne pus, d’ailleurs, que rire lorsqu’il me demanda de me calmer en me grondant à la manière d’un père. Il semblait si sérieux et pourtant, je pouvais facilement voir la petite lueur dans ses yeux qui prouvaient qu’il plaisantait et que ma blague l’avait fait rire, intérieurement. Il perdait définitivement toute crédibilité en tant que père. « J’espère que tu ne gronderas pas tes enfants de cette manière, sinon, ça n’aura aucun impact, j’pense. »
En revanche, sa seconde remarque m’étonna un peu, bien qu’elle me fit rire tout autant que l’autre. Je ne le voyais pas trop rigoler sur ce genre de chose et j’avais songé qu’il aurait été étonné, pourtant, c’était tout le contraire. Il entrait dans mon jeu, à ma plus grande surprise. « Eh ! » lui fis-je en lui donnant un petit coup de poing sur l’épaule. « Tu sais bien que je suis la pureté incarnée, voyons. Je ne me permettrai pas de faire des choses pareilles, surtout pas dans un avion. » Là encore, j’éclatai de rire mais c’était plus pour donner le change. Oui, les gens me pensaient pure et je ne prétendais jamais le contraire, pourtant, je savais que j’étais loin de l’être.
En même temps, qui pouvait encore l’être dans cette société qui nous pervertissait dès notre plus jeune âge ? Même Abigaël n’était plus la petite fille pure que je connaissais. Et même Lullaby allait finir par grandir et par être pervertie, prise dans ce foutu vortex qui avalait notre innocence et nous salissait l’âme. Vortex qu’on pourrait appeler aussi « société », comme je l’avais fais remarqué. C’était bel et bien l’époque actuelle qui ne nous permettait plus de conserver notre pureté. Et j’étais, d’ailleurs, sûre que Nikolas n’était pas aussi pur que les gens le pensaient.

Quoiqu’il en soit, je lui avais lancé un défi et aussitôt, je m’étais mise à courir le plus vite possible, de peur qu’il ne me rattrape. C’était très agréable d’agir comme une gamine et de ne pas avoir peur d’être jugée, en fait. J’avais fini par l’oublier avec le temps. A vrai dire, je ne pouvais plus trop me le permettre, je me devais d’être toujours sérieuse, en toute occasion. Les gens vous jugeaient si facilement, ici, le moindre faux pas pouvait être fatal. Du coup, la dernière fois que j’avais pu me permettre de jouer les enfants devaient remonter au Noël de mes douze ans, je crois.
D’ailleurs, en y repensant, je ne pouvais m’empêcher de songer à mes propres souvenirs de Noël… Ah le Noël chez les Cartwright, c’était toujours toute une organisation, vous savez ? C’était le seul moment de l’année où nos parents nous accordaient un peu d’attention. Et encore, ce n’était jamais bien long. Ma mère avait une besoin de tout orchestrer et voulait toujours bien faire, trop faire. Elle voyait systématiquement les choses en grand, essayant d’inviter un maximum de monde. Du coup, notre moment familiale n’en était jamais vraiment un. Et c’était parce qu’elle invitait souvent trop de monde que je ne pouvais plus me permettre de me comporter comme une enfant. Je devais être aussi posée que ne l’était Savannah ou Neelah, alors qu’elles avaient des années de plus que moi. Mon enfance était passée beaucoup trop vite pour que je n’en profite vraiment, au final.
Et du coup, je me rendais compte que durant mon adolescence, j’ai eu tendance à me focaliser sur les moments chiants, mais y en a eu des sympas aussi, vous savez ? Genre… les moments passés avec Siana, tous sans exception. Les dîners chez Liam et Alix, un peu plus tard dans ma vie. Les instants de complicité que j’avais avec Neelah. Chaque moment avec Matthew, mon alter-ego, l’autre moi que j’aimais plus que tout au monde. Et sûrement d’autres choses que j’avais fini par oublier, parce qu’on a souvent tendance à retenir les mauvais actes et pas les bons. A présent, je pouvais mettre cette visite dans mes bons souvenirs.

J’arrivai à l’entrée de l’église totalement essoufflée. Les gens me regardaient en se demandant ce qu’il m’avait pris de courir aussi vite, juste pour visiter les ruines d’une église. Mais je m’en moquais bien de ce qu’ils pouvaient se demander, ce qui importait c’était que je ne voyais pas Nikolas. Cela signifiait donc qu’il avait perdu, que c’était lui le poisson-pané. Et justement, après une ou deux minutes (ou plus, j’avais cessé de regarder ma montre à vrai dire), je le vis arriver, affichant un sourire fier. Il avait perdu et il était quand même fier ? Il m’apporta la réponse à ce sourire en m’indiquant qu’il avait aidé un petit-garçon. « Bah bien sûr, il a bon dos ce petit. » dis-je pour le taquiner, ne pouvant m’empêcher d’avoir de l’admiration pour lui, malgré tout. Peu de gens aurait songé à aider cet enfant, la preuve, il n’y avait que Nikolas qui l’avait aidé, au final.
Enfin, nous finîmes par entrer dans la fameuse église. Il faisait noir, froid, bref on se serait cru dans un mauvais remake d’un film d’horreur. D’ailleurs, je me collai légèrement à Nikolas, pas trop rassurée. Lui, de son côté, regardait les ruines comme si de rien était. Du coup, j’essayai de faire de même, après tout, l’endroit était plein de monde. Je ne risquais rien du tout, voyons ! C’est alors qu’il me posa une question totalement stupide et je me retins de rire en me mordant la lèvre. Je tentai d’être sérieuse en lui répondant : « Comment veux-tu que je le sache ? J’suis pas rechercheur. Et encore moins spécialisée dans l’acte sexuel à l’intérieur des églises. » Et puis, c’était saugrenue comme idée. Je n’avais pas du tout envie de m’imaginer des gens entrain de faire l’amour dans cet endroit. Eh merde, trop tard ! Dah ! Il fallait que je me sorte ces images de la tête. « Bon, tu comptes me dire la véritable raison de cette invitation ou on continue de s’imaginer des gens en plein acte dans cet enceinte ? » Après tout, j’étais loin d’être stupide, il y avait quelque chose de louche dans cette invitation. Et je lui donnais l’occasion de m’offrir de bonnes explications.
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MessageSujet: Re: NIKOLLEY ▬ The best thing to do in these circumstances is to wake somebody else up, so that they can feel this way, too. Mar 20 Mai - 16:35


demain est un autre jour...


Everyone, at some point in their lives, wakes up in the middle of the night with the feeling that they are all alone in the world, and that nobody loves them now and that nobody will ever love them, and that they will never have a decent night's sleep again and will spend their lives wandering blearily around a loveless landscape, hoping desperately that their circumstances will improve, but suspecting, in their heart of hearts, that they will remain unloved forever. ⊹ Mes enfants ? J’avais toujours pensé pouvoir en avoir, lorsque j’étais plus jeune. Mais je n’y ai plus pensé depuis un bon moment. Plus depuis que je sais que je suis totalement homosexuel. Bien sûr, au début je me suis posé la question de savoir comment j’allais faire pour en avoir, et avec le fil du temps c’est comme si je m’étais fait à l’idée que j’en aurais jamais. Pourtant les temps changent, et il est plus facile pour nous de pouvoir adopter maintenant. D’ailleurs on peut même se marier maintenant ! Il nous suffit tout simplement d’attendre et de voir ce que la société nous réserve encore pour nous faciliter la vie, et nos vies amoureuses. Pourtant, je me sentis tout de même un peu triste lorsqu’elle souleva la question des enfants. J’essayais quand même de ne pas trop le montrer. Je souris. En me forçant, mais je souris. Pareillement pour le petit rire que je lui sortis, tout en répondant. « Une petite fessée et ils m’écouteront t’en fais pas ! » Et là encore je n’étais pas totalement sérieux. Certains parents pensent qu’une petite fessée ne peut pas totalement faire de mal aux enfants, mais moi je suis totalement contre. Je préfère employer des mots, leur expliquer leurs erreurs avec des paroles, et un regard. La violence ne résout jamais rien. Une fessée encore moins. Sauf au lit avec son amant, ah là ça a son petit impact. Ah là, je ne dis pas non. Mais n’en parlons pas. C’est bien trop intime et privé. Tout comme Shelley qui apparemment aime faire de drôles de choses dans les avions. Quelle coquine celle-là. « Théoriquement je suis celui qui incarne la pureté ma belle. » Lui dis-je tout en lui lançant un petit clin d’œil à la suite. Sous-entendant que je ne suis pas moins qu’elle. Il faut vraiment commencer à croire que nous nous sommes bien trouvé tous les deux. D’ailleurs, si j’avais été hétéro, je pense que nous nous serions bien plus amusés ensembles. Mais ça aurait été dans une autre vie ça tiens.

Je suis un poisson-pané, et fier de l’être. Ou alors j’étais plutôt fier d’avoir porté secours à ce petit garçon. Oui c’est plutôt ça. Mais il est certain que si je ne l’avais pas aidé, je serais arrivé avant Shell –ou pas-, mais ça ne fait pas de mal de rêver un peu et de s’imaginer une vie un peu transversale. Ce qui aurait pu se passer si j’avais fait un truc, ou non. Si j’avais pris d’autres choix. Si j’avais été hétéro. Si je n’avais pas été Pasteur. On peut tellement s’inventer de nombreuses vies en faisant attention aux « Si ». J’y pensais tout en complantant ces ruines de l’Eglise. D’ailleurs quelque chose attira mon attention. Toutes ces formes triangulaires. C’était comme un message. Ou alors tout simplement le style de l’époque et de cette ancienne communauté. « Je croyais que tu savais tout sur ce sujet. Après tout c’est toi qui m’as parlé de masturbation dans un avion ! » Eh oui ma jolie, je n’allais pas oublier de si vite ta petite réplique sur cette fabuleuse masturbation dont tu es apparemment la seule au courant. Elle allait finir par me détester de la taquiner autant, mais qui aime bien châtie bien. Elle me demanda enfin la véritable raison de pourquoi je l’avais emmené ici ? Et bah quoi ? On ne peut plus proposer un petit rencard à des amis ? C’est quoi cette société ? Ah oui c’est vrai, une société où l’amitié filles-garçons est quasi inexistante et mal vue. Pourtant, je me vois mal avoir que des amis mecs. Ça serait trop tentant pour moi. Puis je les aime bien les filles, tant que ça ne finit pas par des sentiments. « Je m’étais plutôt imaginé toi et moi, ici à le faire tous les deux… » Lui répondis-je coquinement. Au moins comme ça, elle ne se doutera de rien. Sait-on jamais. Après tout, je suis bien proche de son frère. Bien que ça ne doit pas être pour les mêmes rasons pour lui que pour moi. Enfin bref. « Eh tu sais ce qui est interdit ici ? » Beaucoup de choses surement. Mais j’avais envie de rire un peu. Et surtout voir sa tête. Après tout, depuis tout à l’heure me fous déjà un peu de sa gueule, et c’est bien amusant. J’aime voir sa tête lorsque je lui dis de ces trucs débiles auxquels elle ne s’y attend pas. «  Il est interdit de manger de la choucroute ici. » Et là j’explosais de rire, car c’est apparemment pas du tout ce à quoi elle s’attendait. Elle s'était surement attendue à ce que je lui raconte une petite anecdote religieuse, alors que pas du tout. Ah ce que j’aime tellement la rendre folle avec toutes mes conneries, et d’ailleurs pour immortaliser le temps que je pris une petite photo d’elle ici. Puis une de nous « selfie dans l’Eligse » ! Et voilà une nouvelle photo pour mon petit Trombinoscope version Tenby.


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MessageSujet: Re: NIKOLLEY ▬ The best thing to do in these circumstances is to wake somebody else up, so that they can feel this way, too. Mar 12 Aoû - 13:37

Nikolas ∞ Shelley
The best thing to do in these circumstances is to wake somebody else up, so that they can feel this way, too.
Aborder le sujet des enfants était bizarre, surtout pour moi. Déjà parce que je n’avais que dix-huit ans et de ce fait, je n’y connaissais clairement rien à l’éducation. Certes, je m’étais occupée de mes plus jeunes frères et sœurs, mais j’agissais toujours comme la grande-sœur, jamais comme la mère. Je n’étais pas comme Liam, notre mère-poule. Cette pensée me fit rire, rien qu’en imaginant mon frère avec un tablier mais je me retins de faire part de ma pensée à Nikolas. Et puis, la seconde raison était mes doutes envers mon ami. Avec toutes les déductions que j’avais été amenée à faire, il apparaissait évident que Nikolas ne pourrait pas avoir d’enfants. Pas de la voix « naturelle » du moins. Je savais que la société commençait à évoluer et que les homosexuels étaient moins marginalisés. Ainsi, avec le temps, il était possible d’imaginer que ce serait encore plus facile pour le révérend d’adopter un enfant. Mais ce ne serait génétiquement pas son enfant. Et pour ma part, je trouvais ça triste.
Enfin ! Encore fallait-il que mes doutes s’avèrent vrais et que Nikolas soit bien homosexuel. Et même si j’en étais quasiment convaincue, il ne me l’avait jamais avoué clairement. Je ne pouvais que continuer à faire des déductions jusqu’à ce qu’il ne me le confirme ou à l’inverse, me prenne pour une idiote d’y avoir cru. Du coup, je me contentai de rire à sa remarque à propos de l’éducation de ses enfants. Je ne le voyais pas leur donner des fessés. A vrai dire, je ne le voyais pas être violent avec qui que ce soit. « Toi ? Arrête de dire des bêtises, tu ne ferais pas de mal à une mouche ! » Ce garçon était une crème, une perle rare comme on en faisait plus. Il était évident que j’étais déçue qu’il ait possiblement une préférence pour les hommes. Parce qu’en plus d’être adorable, il avec un charme certain qui en faisait craquer plus d’une. Et pour autant, il restait toujours célibataire, il ne cherchait même pas à se caser. On lui prêtait une relation avec ma meilleure amie qu’il ne niait pas, c’était tout. Seulement, je n’étais pas dupe. Siana sortait avec Romeo en cachette, ainsi, le fait que tout le monde la pense avec Nikolas l’arrangeait bien. C’était une couverture pour elle. Et c’était surtout une nouvelle preuve qui venait confirmer ce que je pensais. Il s’agissait aussi d’une couverture pour Nikolas.
« Oui, comme tu dis, tu es « censé ». » lui fis-je remarquer histoire de me changer les idées. Il confirma mon sous-entendu en me faisant un clin d’œil. Il n’était pas aussi pur qu’il ne le laissait entendre. Tout comme moi, en fait. Finalement, nous nous ressemblions plus que je ne le pensais. Et en constatant ça, je ne pouvais m’empêcher de me dire que s’il était vraiment hétéro, nous pourrions finir par être bien plus que des amis. Ca ferait sûrement plaisir à mes parents, de savoir que je sors avec un pasteur. Et puis, pas qu’un pasteur, aussi une personne bien sous tous rapports, gentil, agréable. Le gendre parfait. Seulement, les choses n’étaient pas aussi simples. Je continuais à penser qu’il n’était pas aussi hétéro qu’il ne voulait le faire croire. Et bizarrement, je n’étais pas sûre que sa perfection ait un grand impact face à mes parents, s’il s’avérait que le Cartwright qu’il fréquentait n’était pas moi, mais mon frère…

Néanmoins, pour le moment, le temps n’était plus à la réflexion mais à la rigolade. En effet, maintenant que j’avais lancé Nikolas sur le sujet, celui-ci ne pouvait s’empêcher de faire des blagues vaseuses sur le sexe. Du coup, même si je ne pouvais me retenir de rire à ses remarques, j’en venais à regretter d’avoir fait cette stupide remarque sur les avions. J’avais trop l’impression qu’il essayait de m’envoyer sur une fausse piste. Qu’il essayait d’être quelqu’un qu’il n’était pas… Pourtant, malgré tout, je jouais le jeu. Je ne voulais surtout pas le brusquer ou le pousser à se braquer. « C’est vrai que j’en ai parlé mais on dit bien que ce sont ceux qui en parlent le plus qui en font le moins. » lui dis-je tout en faisant mine d’être fascinée par l’architecture de l’église. Je devais avouer que l’intérieur était bien plus beau que l’extérieur, mais cela restait une ruine d’église. C’était un drôle d’endroit pour un rencard, même entre amis. Et c’était pourquoi, il était légitime de ma part de me demander les véritables raisons d’un tel rendez-vous.
Malheureusement, ce n’était pas aujourd’hui qu’il comptait me dire ce qu’il ressentait réellement pour mon frère. Au contraire, il préféra continuer sur sa lancée et faire encore une blague. Une de plus, que je m’empressai de contrer avec malice. « Eh bien, eh bien, tu ne serais pas un peu frustré pour me proposer de telles choses ? Surtout dans une église. Que penserait Dieu de toi, vilain Nikolas ? »
En tous cas, s’il avait pensé que cette remarque m’aurait perturbé ou m’aurait poussé à cesser de croire qu’il n’était pas attiré par les filles… il avait tort. Mes doutes étaient encore plus présents, maintenant. Il essayait trop de brouiller les pistes pour que cela soit naturel. Et s’il jouait un jeu, s’il n’était pas lui-même en ma présence, je me doutais qu’il ne le serait jamais en présence de qui que ce soit. Mais j’étais son amie, il pouvait compter sur moi. Il devait pouvoir compter sur moi.
De ce fait, j’allais très sérieusement lui dire qu’il pouvait cesser son petit jeu avec moi quand il me lança que manger de la choucroute était interdit. Une nouvelle fois, je me mis à rire tout en levant les yeux au ciel. C’était un cas désespéré. Moi qui m’étais attendu à ce qu’il me raconte quelque chose d’intéressant au moment où il m’avait demandé si je savais ce qui était interdit dans cet endroit. Eh bien, j’avais trop d’espoir. Et voilà qu’il se mettait à prendre des selfies dans l’église…  

Mais quand bien même j’aimais ces instants de complicité avec Nikolas, il fallait que j’y mette un terme. Parce que j’étais Shelley Cartwright la sérieuse, celle qui ne savait pas vraiment s’amuser. Et de ce fait, je devais retourner sur un sujet sérieux. « Je suis quoi pour toi, Nikolas ? » Je me rattrapai en me rendant compte que cela pouvait sonner comme un moyen de me déclarer. « Je veux dire… je suis ton amie, pas vrai ? Alors tu sais que tu peux compter sur moi, hein ? » Tout doucement, j’essayai de l’aider à prendre conscience d’une chose très simple : je n’étais pas l’ennemie ici, bien au contraire.
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MessageSujet: Re: NIKOLLEY ▬ The best thing to do in these circumstances is to wake somebody else up, so that they can feel this way, too. Mar 26 Aoû - 21:42


demain est un autre jour...


Everyone, at some point in their lives, wakes up in the middle of the night with the feeling that they are all alone in the world, and that nobody loves them now and that nobody will ever love them, and that they will never have a decent night's sleep again and will spend their lives wandering blearily around a loveless landscape, hoping desperately that their circumstances will improve, but suspecting, in their heart of hearts, that they will remain unloved forever. ⊹ Faux, c’est faux ! Je pourrais faire mal à une mouche si elle se met à tourner trop autour de moi. Mais je retins cette petite pensée pour moi. Si je le disais à voix haute, je savais que Shelley me prendrait pour un cas désespéré. Il est vrai par contre, que je le suis : un cas désespéré. Lorsque je suis le Pasteur, je suis sérieux, et tout ce qui s’en suit. Mais lorsque je suis seulement Nikolas, je deviens très bête, mais dans le bon sens. Un jeune homme stupide qui fait rire son entourage avec ses conneries. Tout de même, des fois, il faut savoir s’abstenir, et arrêter les blagues. Trop c’est trop. Je regardais Shelley, pour hausser un peu des épaules. Il est vrai que jusqu’ici je ne m’étais jamais vraiment battu avec un homme, mais il est clair que si on me cherche, je serais le premier à donner le coup. Je suis gentil, trop gentil même. Seulement, lorsqu’on me cherche trop, je peux vite perdre patience. Heureusement, pour le moment, ça n’est pas encore arrivé. Je ne sais même pas si je me bats bien ou pas. Il faudrait que je le sache quand même, avant de dormir. Savoir si je sais utiliser mes poings. Ou si je suis nul, pour m’enfoncer encore plus dans les clichés d’homosexuels. Bien qu’il y ait de gros durs qui aiment aussi les hommes. Salut Demian, je pense à toi là. Moi aussi je peux avoir des muscles comme toi, et chercher la bagarre juste pour être un bad boy. La conversation dévia sur ma pureté. Ce que Shelley ne semblait pas y croire une seule seconde. Je fronçais les sourcils, la regardais, et lui demanda « Il y a quoi de mieux qu’un puceau pour être pur ? » Et voilà, ma chère amie savait maintenant que j’étais vierge dans tous les sens du terme. Que je n’étais pas encore un vrai homme. Bien qu’elle devait peut-être s’en douter. Après tout, je suis un pasteur. Je crois au mariage avant le sexe. Oui, mais le monde change, et les Pasteurs avec. La preuve avec moi. Je suis certes puceau, mais je suis un Pasteur différent quand même. J’aurais très bien pu avoir des relations sexuelles avant le mariage. J’aurais très bien pu être déjà marié aussi. Après tout, Shelley ne connait pas encore tout sur ma vie. Mais elle connait ma situation sexuelle maintenant. T’es contente ?

Bien vite, je changeais de conversation. On n’allait pas parler de ma vie sexuelle toute la journée. Quoique… ça ne pourrait pas prendre plus d’une minute, étant donné que je n’ai encore rien testé dans ce domaine. La conversation se résume à un seul mot : vide. Ou encore le néant. J’aurais pu retourner la conversation contre elle, et en savoir un peu plus sur sa vie sexuelle. Mais je n’avais pas spécialement envie de le savoir. Un Pasteur ça ne demande pas vraiment ça. Bon si on m’en parle, j’écoute attentivement, mais je ne vais jamais amener la conversation à ce sujet. Non pas que j’en sois choqué. Oh non. Shelley le voit bien d’ailleurs. Elle m’avait parlé de masturbation, et ça ne m’avait pas du tout choqué. Au contraire, je continuais à en parler. Lui faisant quelques petites suggestions au passage. Juste pour rire. Après tout, il semble qu’on soit pareils tous les deux. On parle beaucoup, on ouvre beaucoup la bouche, mais les jambes, ça, on ne les ouvre pas aussi facilement. C’est vrai qu’il n’y a rien de mal à parler de cul. Mais le pratiquer, c’est déjà très différent. Je me retrouvais à lui faire une proposition plutôt indécente. Spécialement qu’on était dans une église. Ce que je peux m’étonner moi-même. Je souris à ce que me dit Shelley, pour enfin lui répondre « Ça va ! Faut arrêter de croire que Dieu est un saint ! C’est lui qui a inventé le cul, et tout ce qui s’en suit. C’est surement le plus pervers de tous, alors bon. » Oh my, comment est-ce que je parle de Dieu. Je devrais être châtié de l’Eglise. Oui mais non. Parce qu’au fond j’ai raison. Tout ce qui est sur Terre, c’est Dieu qui l’a créé, ainsi que l’amour. Donc voilà ! Nous n’avons rien à nous reproché. Et peu importe si on devait le faire dans cette église. Ce qui me dérangerait le plus par conte, c’est les gens autour. Je ne suis pas vraiment un exhibitionniste.

Enfin la conversation sembla devenir un peu plus intelligente. La jolie blonde me demanda ce que j’étais pour elle. Mon regard dans le sien, je ne savais pas trop comment répondre à cette belle question. Je ne savais pas pourquoi elle me demandait cela. Comme ça, d’un seul coup. Et par magie, comme si elle avait lu dans mes pensées, elle m’expliqua. Je souris, un peu soulagé. J’avais eu peur d’un coup. J’avais eu peur qu’elle soit tombée sous mon charme, et qu’elle soit amoureuse. Je déteste cela. Ça m’est déjà arrivé. Et ça me met mal à l’aise de ne pas pouvoir aimer en retour. « Une très bonne amie oui… Je le sais déjà tout cela. Pourquoi est ce que tu me le dis maintenant ? » Voilà, la jeune fille venait de m’intriguer avec sa petite question de rien du tout.


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MessageSujet: Re: NIKOLLEY ▬ The best thing to do in these circumstances is to wake somebody else up, so that they can feel this way, too.

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NIKOLLEY ▬ The best thing to do in these circumstances is to wake somebody else up, so that they can feel this way, too.

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