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✿ Bienvenue sur Whispers Down The Lane ! L’intrigue du forum se situe à Tenby, village gallois où il fait bon vivre et où les rumeurs font le délice des habitants. Ne vous fiez pas aux apparences : ici, tout le monde est bienvenu ! L’esprit du forum, c’est convivialité, détente, et un peu de drama ! Nous acceptons tous les personnages, et n’exigeons aucun minimum de rp par mois. On attend plus que vous !
Tenby, juin 202010°C/25°C Le Printemps s’est bien installé sur le village. S’il ne fait pas encore assez beau pour se baigner, les averses se font un peu plus rares et la plage est très agréable pour une promenade, alors que les températures montent en flèche et que quelques vacanciers arrivent pour profiter des beaux jours qui s’installent.
✿ Avez-vous entendu ? Il y a beaucoup de nouvelles têtes en ville. C’est bien que le village attire, mais j’ai l’impression que nos nouvelles arrivantes ont toutes des secrets à cacher…Étrange, non ? Il ne faudrait pas que cela perturbe Tenby ! Nous sommes un village respectable, nous. En tout cas, c’est très mystérieux, et j’ai hâte de connaitre votre opinion sur ces charmantes jeunes femmes… Venez donner votre avis ici.
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talking to your sister is sometimes all the therapy you need + Fiona

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Charles Miller
ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd
Charles Miller

TON PSEUDO : Wanguard, COM
TES DOUBLES : Ritchie, Max, Abe et John
TON AVATAR : Tom Hardy
TES CRÉDITS : Avengedinchains (avatar) + tomhardyrules.tumbl.com (gifs) + crackintime (sign)
TA DISPONIBILITE RP : En cours : Lexia + Fiona + Terri (A venir : Sam) (4/4)
RAGOTS PARTAGÉS : 72
POINTS : 170
ARRIVÉE À TENBY : 20/04/2020
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ÂGE DU PERSONNAGE : 38 ans (12 mars 1982)
CÔTÉ COEUR : Fraichement divorcé. Une fille, Jill.
PROFESSION : Commissaire, dirigeant le poste de police de Tenby. Ex-agent du MI6, mis au placard par sa hiérarchie.
REPUTATION : Quel brave garçon, je dirais même quel homme brave ! J'ai toujours apprécié et admiré les Miller et il n'en fait pas exception, que ce soit avec sa carrière ou avec sa famille. Quant à son retour dans cette ville, je pense que c'est le bon moment, que nous ne sommes jamais de trop pour aider Tenby a récupérer son calme. Je ne doute pas du fait que Charlie va se fondre dans la masse rapidement et m'en réjouis d'avance.


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MessageSujet: talking to your sister is sometimes all the therapy you need + Fiona talking to your sister is sometimes all the therapy you need + Fiona EmptyDim 26 Avr - 18:13


Faith in the lord is something I can never have
Faith in my sister is gonna set me free
Faith in the lord is something I will never have
'Cause the lord I know don't got not faith in me

Les journées se suivent et se ressemblent un peu. Réunions, bilans, point sur la situation personnelle de chaque agents, quelques opérations sur le terrain qui nécessitent la présence du commissaire…à vrai dire, c’est calme. Et Charlie s’ennuie. Bien sûr que Tenby est une ville quasi-morte en hiver et au printemps. Cet été, ça bougera un peu plus avec les touristes, peut-être, mais pas maintenant. Tout le prétexte de sa hiérarchie est bidon, sauf cette histoire d’incendie, mais c’est une anomalie, ça aurait pu arriver n’importe où ailleurs. Il n’y avait pas besoin d’un nouveau commissaire. A force, les gens vont se demander ce qu’il fabrique là, se dit-il en finissant de vérifier un dossier qui doit être envoyé au procureur de la Couronne. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas envie de répondre à des questions.

A vrai dire, il n’a tout simplement pas envie de parler à grand monde, en ce moment, il y a peu de choses ou de gens qui lui agréent. Manque de chance, être commissaire de police s’apparente plus à être une sorte de DRH qu’à un vrai boulot d’enquêteur ou de flic de terrain, ce qu’il était à la base. Le seul avantage que ça a, vu comme la ville est tranquille, c’est qu’il a des horaires fixes, et tout le loisir d’essayer d’appeler Rebecca quand il peut, ou de faire des skype avec elle et Jill, quand elle veut bien. Mais ils finissent toujours par s’engueuler, et ça fait pleurer leur fille, et ça le fait pleurer lui…si seulement elle voulait bien obéir aux consignes du juge, il ne va quand même pas lui faire un procès, si ? Il n’a rien contre le fait qu’elle ait la garde, mais qu’au moins il puisse voir sa petite fille de temps en temps. Ses parents essayent bien de lui remonter le moral, et Charlie est très content de passer du temps du temps avec, à jardiner avec son père ou à aider sa mère à faire la cuisine, même s’il n’y connait rien et qu’il sert surtout à mettre le fond sonore sur la vieille platine vynile. Il voit bien qu’ils essayent de lui remonter le moral, mais ce sont ses parents…il ne peut pas leur raconter en détail ce qu’il s’est passé. C’est…trop intime en quelque sorte.

Fiona l’écouterait, elle, se dit-il. Si Charlie s’est réconcilié avec ses parents, il reste, presque paradoxalement au vu de l’amnésie de celle-ci, bien plus proche de sa sœur cadette. Et ça fait longtemps qu’ils n’ont pas passé du temps seuls tous les deux, à se raconter mille choses sur leur vie, de façon bien plus décomplexée qu’avec leurs parents. Bien sûr, ils se sont vus chez leurs parents, puisque Charlie y habite provisoirement, mais ce n’est pas pareil. C’est l’occasion de rattraper le temps perdu, d’autant que la vie de Fiona bouge, plutôt en bien. Sauf cette histoire d’incendie, évidemment, et ça aussi il aimerait en parler avec sa sœur. Une seule personne insomniaque et déprimée, à savoir lui, suffit, pour la famille entière, et elle mérite sans doute plus que lui d’aller mieux.

Comme il constate à sa montre que l’heure du déjeuner approche, Charles saute dans sa vieille décapotable, dernier souvenir de Londres, pour aller chercher sa sœur. Un déjeuner surprise, voilà une bonne idée. Un large sourire étire son visage alors qu’il conduit, et il a l’impression que c’est le premier qui soit un peu naturel depuis des mois.

Garant la voiture à proximité de la pharmacie, il repère de loin les traces de l’incendie. Il ne reste rien de la maison du père Bonneville, ou presque. La façade de la pharmacie a un peu souffert, mais ça va dans l’ensemble. A travers la vitrine, il peut voir des clients qui payent auprès de Fiona, puis qui s’en vont. Charlie se décide à entrer alors que sa sœur lui tourne le dos pour effectuer une préparation médicinale. « Police de Tenby, nous avons quelques questions à vous poser. » Annonce-t-il d’une voix claire, assez pour que Fiona se retourne d’un air un peu inquiet. « A savoir, accepteriez-vous de déjeuner autour d’un bon vieux fish’n’ships avec votre frère le commissaire ? » Il lui sourit, rieur, fier de son petit effet, et soudain son moral remonte un peu. Charles fait ensuite quelques pas dans sa direction. « Salut, petite sœur. J’espère que mes blagues idiotes t’avaient manqué. J’ai le droit de passer derrière le comptoir pour t’embrasser ? » Il sourit une nouvelle fois, avant de pointer l’extérieur de la rue d’un geste de la main. « Je me suis dit que j’allais te faire la surprise. Ca fait longtemps qu’on n’a pas déjeuner ensemble. La voiture attend juste à côté, si tu veux…tu as le temps ? »

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Fiona Miller
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
Fiona Miller

TON PSEUDO : Boston
TES DOUBLES : Eléa, Lexia, Dylana, Keelin & Megan
TON AVATAR : Margot Robbie
TES CRÉDITS : ava - liloo-59 ; signa - anaëlle ; gif profil - inline ; gif signa - pennywifey
TA DISPONIBILITE RP : En cours : Charles - Appel Trys - Appel Charles.

RAGOTS PARTAGÉS : 2679
POINTS : 5851
ARRIVÉE À TENBY : 17/11/2014
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ÂGE DU PERSONNAGE : 30 ans (02-08-1989)
CÔTÉ COEUR : Son coeur appartient à Trystan.
PROFESSION : Aromathérapeute (spécialiste en pharmacie)
REPUTATION : La pharmacie a récemment échappé à une tentative d'incendie et son compagnon vient d'avoir un terrible accident en mer. Il semblerait que le sort continue de s'acharner contre eux.

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MessageSujet: Re: talking to your sister is sometimes all the therapy you need + Fiona talking to your sister is sometimes all the therapy you need + Fiona EmptyJeu 30 Avr - 23:46

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Lorsqu’elle arriva devant la pharmacie, Fiona jeta un long regard vers les traces d’incendie qui avaient abimé la façade un peu plus de deux semaines auparavant. Elle se remémorait cette soirée angoissante où les habitants de Tenby avait cherché après un suspect, hésitant entre une blague de mauvais goût et une piste sérieuse. La police leur avait enjoint de ne pas s’inquiéter, qu’ils maitrisaient la situation, pourtant ce dingue avait réussi à allumer un feu juste sous leur nez. La jeune femme ne blâmait pas les forces de l’ordre à cause d’actes commis par un autre mais ils avaient minimisé l’ampleur des informations rapportées par les locaux jusqu’au moment de la blessure de Stan. Au final, ils avaient attrapé l’individu et c’est tout ce qui comptait. Néanmoins, Bonneville avait offert une belle frayeur au trio dans la pharmacie en les enfermant et avec la terrible intention de les blesser ou pire encore.  Pétrifiée, Fiona avait été gagnée par la panique et n’avait pas suffisamment aidé ses deux compères dans un tel pétrin. C’était ainsi… Tout ce qui se rapprochait d’une arme à feu ou d’un incendie la ramenait au jour de son agression tel un traumatisme encore ouvert dans sa mémoire. Pourquoi alors s’être jetée dans la gueule du loup en participant à cette marche ? Sincèrement, la Miller voulait aider dans les recherches en évitant les débordements de la population. Elle avait présumé de sa force de caractère et puis qui aurait pu prédire les actions extrêmes de Bonneville ? Hommes d’action, Stan et Abel avaient bien mené la danse jusqu’à l’arrivée des secours pour les débloquer de la pharmacie. Les deux semaines qui avaient suivi, Fiona n’était pas venue travailler et n’avait pas mis un orteil dehors à l’exception d’un témoignage à la police pour rapporter les faits comme ils s’étaient déroulés ce soir-là. La jolie blonde avait repris le service depuis deux jours et elle tremblait toujours quand elle ouvrait la pharmacie le matin. Fébrile, la jeune femme s’introduisit dans l’officine, retira sa veste, prépara du matériel et enfila son tablier, pour enfin commencer sa journée. Entre préparations médicinales, service aux patients et écoute sur les derniers ragots de la ville dont cette fameuse soirée où les habitants absents essayaient de lui gratter plus d’informations, l’heure de midi arriva rapidement. Au moins, elle n’avait pas vu le temps défiler.

Plongée dans le dosage d’un médicament spécifique, Fiona tournait le dos à l’entrée lorsque son frère entra dans la pharmacie. Exactement la personne dont elle avait besoin au bon moment. Il était rentré depuis peu et elle avait été très heureuse de le revoir. Les Miller s’étaient retrouvés chez leurs parents où Charles avait temporairement emménagé. Les retrouvailles avaient été des plus agréables, pour elle en tout cas. Elle avait perdu des années de souvenir de leur fraternité et se rappelait principalement de leur enfance et adolescence mais ils avaient eu le temps de reconstruire leur lien depuis son amnésie. C’était facile avec lui parce qu’elle ne l’avait pas vraiment oublié et parce qu’il ne lui avait jamais mis la pression. « Voyez, je mets mes mains en l’air, monsieur l’agent. » Fiona déposa la préparation sur le plan de travail et se retourna, un grand sourire aux lèvres. « Oui, pardon, monsieur le commissaire. Tu vas prendre la grosse tête avec ce titre. » Depuis qu’il était rentré, il le plaçait partout, elle ne risquait pas de l’oublier. Bien sûr le ton de la Miller gardait un esprit taquin. « C’est une très bonne idée que vous me proposez. J’accepte volontiers. » Il lui avait fait la surprise. Le frère et la sœur abandonnèrent les politesses et Charles demanda à passer derrière le comptoir pour l’embrasser. « C’est toi qui m’avais manqué. Viens-là. » Ils échangèrent une chaleureuse étreinte, ensuite Fiona retira son tablier de pharmacienne pour l’accompagner. S’il n’était pas arrivé par surprise, elle aurait probablement zappé la pause déjeuner tellement elle était concentrée. « Tu peux en faire autant de fois que tu veux ! Oui, bien sûr. J’ai une petite heure devant moi. Waw… J’ai même droit au chauffeur et tout… La grande classe. » Ils adoraient se charrier. La jeune femme prévint ses collègues qui travaillaient à l’arrière qu’elle prenait sa pause maintenant et elle emboîta le pas de Charles jusqu’à la voiture. S’installant confortablement dans la décapotable, Fiona enfila ses lunettes de soleil, se cheveux glissant au vent, et elle reprit le fil de la discussion. « Ça va ? Tu arrives à retrouver tes marques chez les parents ? Tu sais que tu peux toujours venir chez moi, si tu préfères, il reste la chambre d’amis. Jesse ne serait pas contraire. » La maison de Fiona comportait trois chambres, celle de son colocataire, la sienne et une supplémentaire. Par facilité, son frère était retourné chez les parents et sans doute aussi parce que trois habitants trentenaires dans la même maison serait peut-être un peu trop bizarre pour lui. « Et ta matinée alors ? La fonction au commissariat te plait ? Tu as pu rencontrer toute ton équipe ? » Décidément, l’arrivée légère de Charles avait égayé Fiona qui était devenue d’aussi bonne humeur que lui. Elle savait qu’il prenait cette nouvelle mission très à cœur et qu’il tenait à faire bonne impression. Son frère était une personne entière qui s’investissait toujours à fond dans ce qu’il faisait. Vu la petitesse de Tenby, ils rejoignirent le fish&chips en moins de cinq minutes.

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Avant toi
J'avais pas de raison, mon âme sœur ▬ tu sais le monde ne tournait pas rond, j'avais les mots mais pas la chanson, tu sais l'amour, tu sais la passion, avant toi, je n'avais rien, avant toi, on ne m'a pas montré le chemin.
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MessageSujet: Re: talking to your sister is sometimes all the therapy you need + Fiona talking to your sister is sometimes all the therapy you need + Fiona EmptyLun 4 Mai - 1:26


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Charlie sourit avec tendresse en voyant sa sœur se tourner vers lui. En dernier recours, il était toujours celui qui avait réussi à la faire sourire. Et l’inverse reste toujours aussi vrai.  Charles est sans doute un gentil garçon, mais Fiona est la douceur même, sans pour autant manquer de caractère, comme le prouve leurs chamailleries. Lui, il a sans doute toujours été un peu trop fier, un peu trop sûr de lui pour écouter les conseils, mais de sa petite sœur, il le tolère mieux, et il partage plus facilement ses doutes avec elle qu’avec le reste du monde, même si on ne peut pas dire que Charles soit quelqu’un de renfermé, ou du genre à se taire quand ça ne va pas. Il a simplement parfois du mal à accepter la critique envers lui-même, ayant tendance à ne pas bien savoir faire la différence entre la moquerie pure et la critique constructive. Il faut dire qu’il a à cœur de bien faire, de réussir, et qu’il ne prend jamais de décisions qui ne soient pas réfléchies et calculées. Aussi il estime mériter certains succès. Ils sont rares en ce moment, cela dit. Ce titre de commissaire, chief-inspector en bon anglais, est peut-être sa seule victoire, dernièrement. Mais à quel prix…c’est peut-être pour ça qu’il met autant de cœur à le rappeler. Parce qu’il ne lui reste plus que ça.  « Il faut bien que je trouve une ou deux raisons de frimer, non ? » Pour l’instant, il sourit, ravi de pouvoir trouver une raison de rire. Content aussi de revoir sa sœur, à qui il trouve l’air fatigué, et son idée de la tirer de cette pharmacie lui semble encore meilleure, car il devine que cet état est lié à l’incendie. « Toi aussi, tu m’as manquée. » Il dépose un baiser sur sa joue, la serrant gentiment dans ses bras. Quand ils étaient plus jeunes, Fiona était sa protégée. Leur relation s’est un peu équilibrée depuis, Charlie lui confiant plus facilement ses propres soucis qu’à quiconque, mais leur complicité n’a jamais vraiment changé, malgré l’agression de Fiona. A Tenby, elle est probablement la personne qui lui a le plus manqué. Et celle qu’il a le plus hâte de retrouver. « Qu’est-ce que tu veux, rien n’est trop beau pour ma petite sœur chérie. Allez, en route. »

Il lui ouvre galamment la portière, puis prend le volant avec décontraction. La décapotable lui est familière, dernier souvenir de Londres et son ancienne vie. Assez rapidement, c’est sur la nouvelle que la discussion s’engage, sur le point le plus léger de son retour, à savoir la cohabitation de Charlie et de leurs parents. « Bah, ne t’en fais pas. Ce n’est que pour un mois ou deux au maximum. Ils sont contents que je sois revenu. Et ça me fait plaisir de les voir, aussi…Mais merci. » Les yeux sur la route, il garde le sourire et plaisante avec amusement : « J’y penserai si maman commence à m’interdire d’écouter mes vinyles. J’ai un peu l’impression de revenir à l’adolescence. » Il ne faut pas s’y tromper, Charlie aime beaucoup ses parents, mais c’est vrai que ce retour est bizarre. Il ne va pas se plaindre de ses relations avec sa famille, qui sont la seule chose positive en ce moment dans sa vie.

Pour le reste, ce n’est pas forcément terrible, et quand Fiona lui pose la question, ses mains se raidissent un peu sur le volant. Pour autant, sa réponse est des plus honnêtes. Il ne voit pas l’utilité de cacher son malaise. « Ca change, on va dire…c’est un peu bizarre, en fait, de retrouver un rythme quasiment de bureau, où j’arrive à heures fixes, après quatre ans à l’étranger. Ce n’est pas désagréable, et l’équipe non plus ne l’est pas…c’est juste bizarre. Je crois qu’il faut le temps qu’on s’habitue les uns aux autres, et que je m’habitue tout court…je fais un peu chien dans un jeu de quilles, pour l’instant. » Il gare la voiture, car ils arrivent. Le fish’n’chips n’est pas encore plein, alors ils commandent rapidement – Charlie insiste pour payer – avant de s’installer en bord de plage avec leur déjeuner. Une légère douleur lui parcoure le dos un instant, lui tirant une petite grimace. Chaque fois qu’il est assis de façon un peu inconfortable, son épaule le torture, mais il parvient aisément à le masquer. « Ce n’est pas comme si j’avais le choix, de toute façon. Je suis content de te voir toi, et puis papa et maman, et puis de voir la mer, et puis d’être commissaire, et tout. Mais si j’avais pu… enfin,  je fais ce que Londres me demande, même si j’aurais préféré continuer là-bas. » Voilà, c’est lâché. Il n’a pas eu le choix, et ce n’est pas ce qu’il voulait.  Malgré le masque relativement joyeux, Charlie jugeant qu’il est important de ne pas se laisser aller, et en tout cas, de ne pas laisser ses difficultés prendre le pas sur le boulot. Mais ce n’est pas pour ça que ça va vraiment bien, et c’est un peu lourd pour qu’il arrive à le porter seul. « Je pense que les circonstances me jouent un peu sur les nerfs. Ça a été une année difficile. Et… Jill me manque. » Son divorce aussi lui pèse, et ne pas voir sa fille est une torture. Il a besoin de l’extérioriser, et il sait que sa sœur l’écoutera. Puis par souci d’honnêteté, il se voit mal lui mentir. Ils se sont toujours tout dit. C’est comme ça que ça marche, la confiance.

La réciproque est vraie, cela dit. Grignotant distraitement ses frites, Charlie relance la discussion sur Fiona elle-même. « Et toi alors ? » Son regard est un peu inquiet. Via le boulot, il a eu connaissance de l’incendie, il sait ce qu’il s’est passé, et même si Fiona fait plutôt bonne figure, il peut concevoir que ce ne soit pas facile. Et il veut être là pour elle. Il n’a pas pu l’être pour son agression, même s’il croit l’avoir aidé malgré tout et qu’ils n’ont pas perdu contact, mais Charles regrette de ne pas être revenu pour sa sœur. Il ne le pouvait pas, ses parents ne l’ont pas compris, mais il aurait voulu pouvoir le faire. Et même s’il a pu un peu aider Fiona à l’époque en lui permettant de relâcher la pression, il se dit qu’il pourrait faire mieux aujourd’hui. « Je me suis dit que tu n’avais pas forcément envie d’en parler devant papa et maman, mais…est-ce que ça va ? La pharmacie n’a pas l’air d’avoir eu de trop gros dégâts, de ce que j’ai vu, mais…et toi ? Tu veux en parler un peu ? » Il ne l’oblige à rien, se contentant d’être là, et n’insistera pas. Il n’a jamais insisté. La patience est peut-être sa meilleure qualité.

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MessageSujet: Re: talking to your sister is sometimes all the therapy you need + Fiona talking to your sister is sometimes all the therapy you need + Fiona EmptyVen 8 Mai - 16:51

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« Tu n’as pas besoin de frimer pour être intéressant. » Fiona avait glissé cette réponse sur le ton de la plaisanterie, pourtant elle le pensait sincèrement. A ses yeux, Charles n’avait pas besoin de prouver qu’il était le meilleur pour attirer l’attention. Il cherchait peut-être à se convaincre lui par estime personnelle ou envie de se dépasser. La pharmacienne ne savait pas que cette façon d’agir cachait en réalité un mal-être plus profond : celui d’avoir été désavoué par sa hiérarchie en étant renvoyé à Tenby sous couvert d’une promotion. Loin de ces considérations, le frère et la sœur s’étreignirent dans de tendres retrouvailles. Fiona l’avait déjà revu chez ses parents mais les deux Miller n’avaient pas encore eu l’occasion de se retrouver seuls. Ces dernières années, Charles avait souvent été absent en raison de son travail, raréfiant les réunions de famille, même si les technologies modernes avaient permis de garder régulièrement le contact. Fiona admirait son grand-frère, cet homme qui avait mis sa vie au service de la police, de la protection d’autrui et de causes plus grandes qu’eux. Il avait une force de caractère peu commune et déployait un courage qui forçait le respect. Malgré sa peur de se réveiller un jour en apprenant une mauvaise nouvelle à cause de son travail, la blonde avait appris à l’accepter car Charles était un bon policier et surtout il s’épanouissait dans sa carrière. Il avait trouvé sa vocation et lui demander d’y renoncer l’aurait tout autant impacté. Il aurait dépéri à petits feux. A nouveau, Fiona n’imaginait pas qu’il avait récemment nagé entre la vie et la mort à l’autre bout du monde sinon ses vieilles craintes se seraient instantanément réveillées. A croire que les derniers événements ravivaient toutes les angoisses de la pharmacienne. Heureusement, il était désormais revenu à Tenby.

Profitant de sa pause déjeuner, Fiona suivit son frère à l’extérieur. Les deux Miller avaient été élevés par des parents traditionnels, adeptes de valeurs et de respect qui se traduisaient dans des gestes quotidiens. Ainsi, Charles lui ouvrit galamment la portière de la décapotable et glissa que rien n’était trop beau pour elle, lui arrachant un sourire discret. A l’instar de Trystan, son frère venait d’un autre monde, un de ces hommes aux allures de prince charmant, à des lieues de tous ces gamins, morveux irrespectueux de la nouvelle génération. Durant le trajet jusqu’à leur destination, elle s’enquit de la cohabitation entre son frère et ses parents. Affectueux envers leurs enfants, ils pouvaient parfois se montrer un peu étouffants, d’autant plus avec Charles qui venait de revenir à Tenby. Il ne comptait de toute façon pas s’éterniser chez eux, il profitait de passer du temps avec eux et plaisanta sur les manies de leur mère. « Normal, tu as récupéré ton ancienne chambre en plus. Je me doute qu’ils sont très contents de te voir. Tu es parti longtemps cette fois. En parlant de tes vinyles, tu as su rentrer toutes tes caisses dans la maison ? Sacrée collection ! » Il n’avait probablement pas tout déballé vu qu’il prévoyait de déménager prochainement. Un sujet en entrainant un autre, Fiona lui demanda ensuite si tout se passait bien dans sa nouvelle fonction. Charles avait pris ses quartiers dans son bureau au commissariat de Tenby. Elle tourna la tête vers lui et ressentit un léger malaise de son côté. Il aurait besoin d’un temps d’adaptation pour s’habituer à son équipe et aux horaires de fonctionnaire. Charles avait tellement vécu une vie en décalé que retrouver un semblant de normalité lui paraissait bizarre. « Comment ont-ils perçu ton arrivée ? Ils t’ont bien accueilli ? » Insista-t-elle, d’une voix interrogatrice. Fiona avait entendu que les policiers de Tenby formaient une équipe soudée. Ils avaient peut-être vu d’un mauvais œil l’arrivée d’un chef certes natif de la région mais qui avait toujours travaillé en dehors de la localité. « Tu verras, tu t’habitueras vite aux horaires de bureau quand tu te rendras compte que ça permet d’avoir une vie sociale plus remplie en dehors du boulot. » Fiona avait retrouvé son humour. Charles s’était toujours beaucoup investi dans le travail, il était temps de vivre un peu, de profiter de son retour pour vivre différemment surtout, d’autant qu’à présent il était devenu père. Sa fille chérie n’habitait pas à Tenby, mais il devait tenir compte qu’il en avait bel et bien une. C’était elle la priorité maintenant, plus le travail.

Les deux Miller arrivèrent au fish & chips, passèrent leur commande et s’installèrent ensuite en bord de plage où Charles reprit le fil de la discussion. Fiona avait cru apercevoir une grimace sur son visage lorsqu’il s’était assis, mais elle fut tellement furtive que sa pensée disparut aussi vite qu’elle était venue. Son frère lui avoua alors que rentrer à Tenby n’était pas son choix. En dépit de sa joie de revoir la famille et de retrouver le cadre charmant de sa ville d’enfance, il aurait préféré rester à Londres. En personne parfois un peu naïve, Fiona pensait qu’il disait ça à cause de sa fille et pas d’un problème au travail. « Pourquoi ? Qu’essaies-tu de me dire ? Qu’on t’a poussé à accepter le poste ? En quoi est-ce une si mauvaise chose ? » Charles avait l’air d’en avoir gros sur cœur. Fiona posa une main sur l’avant-bras de son frère dans un geste destiné à le réconforter. « Hééé… C’est normal que ta fille te manque. Tu l’aimes beaucoup et elle aussi. C’est Rebekah qui t’empêche de la voir ou c’est cet éloignement qui vous en prive ? Elle n’a pas vraiment voulu m’expliquer ce qui s’est passé. Je crois qu’elle avait peur de ma réaction. » Fiona s’entendait bien avec la maman de la petite. Les parents lui avaient fait une sacrée joie lorsqu’ils l’avaient choisie comme marraine de leur fille. La blonde avait toujours pris ce rôle très à cœur et était restée en contact régulier avec Rebekah pendant que Charles était à l’étranger. La mère de Jill lui avait annoncé la nouvelle de leur divorce mais était restée vague sur les raisons de la fin de leur mariage. Fiona l’avait mis sur le dos d’une relation à distance prolongée à cause du travail de Charles, cependant maintenant qu’il était rentré, elle s’étonnait que leurs différends irréconciliables persistent. « Une séparation, ce n’est jamais facile. Encore plus quand un enfant se trouve au milieu. Tu veux me raconter ce qui s’est passé ? Tu parlais de circonstances qui jouent sur tes nerfs. Est-ce que tout ça à un rapport avec le fait que tu sois rentré ou que ta hiérarchie t’ait muté ici ? »

Fiona commença à manger son repas tout en laissant son regard se perdre à l’horizon. Le ciel était baigné d’un grand soleil et la mer avait ce calme des belles journées de printemps, un calme apaisant et qui l’aida à mieux appréhender la question que lui retourna son frère. « Moi ? » Répéta-t-elle bêtement, feignant ne pas avoir compris dans un premier temps. Charles lui lançait ce regard inquiet de grand frère protecteur. Il était rentré dans les jours qui avaient suivi l’incendie et avait forcément appris la nouvelle par leurs parents et par son travail. Heureusement, la famille avait eu la bonne idée de ne pas en parler le jour de leurs retrouvailles tous ensemble. Pas d’humeur à rire, il reformula son interrogation plus explicitement. Prenant une longue inspiration, Fiona s’appliqua donc à lui répondre. « J’ai le frère le plus courageux du monde et moi j’ai peur de me rendre sur mon lieu de travail… » Ironisa-t-elle, gardant une certaine amertume de sa panique pendant l’événement. « Oui ça va. Je t’assure. On s’en est tous sortis indemnes et la pharmacie a en effet assez bien réchappé aux flammes grâce à l’intervention héroïque des pompiers. » Ça, c’était pour l’aspect pratique. En revanche, elle en gardait effectivement des séquelles psychologiques plus profondes. Ce soir-là, Fiona avait totalement perdu ses moyens, elle qui croyait s’être remise de cette histoire d’agression, s’était rendue compte qu’elle n’avait toujours pas digéré ce traumatisme. Son corps se dérobait et se rebellait en situation de stress, elle avait été un boulet et avait fait perdre de précieuses minutes à Stan et Abel. Certes, eux aussi avaient ressenti de la peur, pourtant ils avaient tout essayé pour les sortir de leur piège. Fiona se demandait comment elle pouvait réussir à surmonter ses angoisses. « C’est juste que ça a été compliqué ces derniers temps et cette soirée m’a rappelé des souvenirs que j’aurai préféré oublier. J’ai eu très peur et j’étais comme tétanisée. Impuissante et incapable de bouger. Ce n’est que quand les services de secours sont arrivés que j’ai repris possession de moi-même. Je n’arrive même pas à me l’expliquer. C’était plus fort que moi. » Même maintenant, elle avait tout juste repris le travail et elle venait la boule au ventre à l’idée de retourner à l’endroit où ils avaient tous failli brûler.

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Avant toi
J'avais pas de raison, mon âme sœur ▬ tu sais le monde ne tournait pas rond, j'avais les mots mais pas la chanson, tu sais l'amour, tu sais la passion, avant toi, je n'avais rien, avant toi, on ne m'a pas montré le chemin.
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Charles Miller
ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd
Charles Miller

TON PSEUDO : Wanguard, COM
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TA DISPONIBILITE RP : En cours : Lexia + Fiona + Terri (A venir : Sam) (4/4)
RAGOTS PARTAGÉS : 72
POINTS : 170
ARRIVÉE À TENBY : 20/04/2020
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ÂGE DU PERSONNAGE : 38 ans (12 mars 1982)
CÔTÉ COEUR : Fraichement divorcé. Une fille, Jill.
PROFESSION : Commissaire, dirigeant le poste de police de Tenby. Ex-agent du MI6, mis au placard par sa hiérarchie.
REPUTATION : Quel brave garçon, je dirais même quel homme brave ! J'ai toujours apprécié et admiré les Miller et il n'en fait pas exception, que ce soit avec sa carrière ou avec sa famille. Quant à son retour dans cette ville, je pense que c'est le bon moment, que nous ne sommes jamais de trop pour aider Tenby a récupérer son calme. Je ne doute pas du fait que Charlie va se fondre dans la masse rapidement et m'en réjouis d'avance.


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MessageSujet: Re: talking to your sister is sometimes all the therapy you need + Fiona talking to your sister is sometimes all the therapy you need + Fiona EmptyVen 15 Mai - 23:15


Faith in the lord is something I can never have
Faith in my sister is gonna set me free
Faith in the lord is something I will never have
'Cause the lord I know don't got not faith in me

« Celle de toute une vie, oui ! Il va me falloir une grande étagère quand je trouverai un appartement. La moitié est encore dans ses cartons, on ne voit même plus les murs. » Réplique Charlie avec bonne humeur quand Fiona lui parle de ses vyniles. C’est assez étrange, comme situation. Il a l’impression d’avoir brutalement été renvoyé à l’adolescence, entre son retour chez ses parents et ses conversations autour de la musique, celle-ci étant son principal moyen d’évasion. Comme si tout avait été effacé depuis son départ de Tenby. Charles se demande un instant si c’est proche de ce qu’a ressenti Fiona après son agression. Sans doute pas, il sait ce qu’il s’est passé depuis son adolescence, lui, même si sa sœur a retrouvé des bribes de mémoires depuis. Mais tout est à reconstruire, et il voit combien les choses peuvent être frustrantes quand on est forcé à repartir de rien.

D’ailleurs, la conversation s’oriente naturellement vers son nouvel emploi. Sa sœur doit se douter que quelque chose ne va pas, car elle insiste. Charles ne se dérobe pas, il n’a jamais été du genre à se dérober si on lui posait une question directement, et il a envie et besoin de parler de toute façon. Pensif, il tente d’expliquer son ressenti : « On s’apprivoise, c’est normal…Je ne suis pas sûr qu’ils aiment l’idée que Londres ait envoyé quelqu’un pour redresser la barre. Ils ont l’impression que ça remet en cause leur boulot, à cause de l’incendie en particulier. Je ne peux pas leur reprocher, c’est de ça que ça à l’air. » Il y a un malaise évident, qu’il ne réussit à masquer que parce qu’il conduit encore. A bien le regarder, cependant, il est impossible de le manquer. Charlie cherche cependant encore comment expliquer les choses, et il n’est pas sûr d’y arriver d’un coup. C’est que cette histoire est compliquée, et déjà bien embrouillée dans sa tête. Mais c’est peut être aussi pour ça qu’il a besoin de parler à Fiona. Sa sœur a toujours été de bon conseil, douée pour l’aider à y voir clair et simplifier les questions, même si les réponses étaient difficiles à donner. Cependant, pour Charlie, sa relation avec ses hommes n’est pas un problème prioritaire. Qu’ils lui soient un peu hostiles l’agace mais ce n’est pas illogique, alors il fait avec, et c’est là-dessus qu’il finit par conclure : « C’est dur de devoir refaire ses preuves pour un commissariat d’une ville de 4000 habitants. Je suppose que je suis un peu sur les dents moi aussi. Ça passera. » Il est assez confiant là-dessus. Il faut du temps à chacun, et lui doit faire des efforts aussi. Il est parti pour rester, de toute façon, autant s’y habituer et essayer de ne pas rendre les choses pénibles. Après tout, tout ne l’est pas, ici, non ? Alors il acquiesce, souriant, notant que Fiona a peut-être bien trouvé le seul côté positif de cette histoire. En théorie. « Peut-être, quand je connaitrais plus de monde ici. On dirait que pour l’instant, tout le monde m’a oublié. Comme quoi il ne faut jamais partir, pas vrai ? » En réalité, Charles n’est pas mécontent que ce soit le cas…il y a certaines personnes qu’il n’aimerait pas réellement devoir recroiser. Ses petits harceleurs vivent peut-être encore à Tenby. La pensée est glaçante, et il n’ose même pas en parler à Fiona – à tout prendre, il préfère ne pas savoir. Se concentrant sur une pensée plus joyeuse, il adresse un sourire à la blonde : « La famille me suffit. » Il dépose un baiser sur la joue de sa sœur.  « Et il faut que je m’organise, pour voir Jill. » Voilà. Il peut se rassurer comme ça. Sa fille était la seule personne pour laquelle Charlie aurait été capable d’abandonner son job. Maintenant que son job l’a littéralement abandonné, au moins il lui reste sa fille.

Ça fait mal quand même, et ce n’est pas que la douleur physique. Tout ce merdier lui dévore littéralement l’esprit, aussi facilement qu’il s’est attaqué à son fish’n’chips ou que l’acide ronge la peau. Ça se sent dans tout ce que Charlie dit, et Fiona ne tarde pas, de nouveau, à s’en rendre compte. Ils n’ont jamais eu de difficulté à communiquer, ni à voir quand l’autre allait mal. Ça n’est pas un problème, car Charlie fait assez confiance à Fiona pour savoir qu’elle ne le jugera pas parce qu’il a fait des erreurs ou qu’il va mal. Il peut se confier, justement, et même si c’est difficile, c’est déjà quelque chose, de ne pas être tout seul.  « Non, ce n’est pas seulement qu’elle est partie à Aberdeen, elle ne veut plus que je la voie, même malgré ce que dit le jugement… » Nerveusement, il picore une ou deux frites. Jill lui manque et c’est de sa faute s’il en est là.

Mais le geste d’affection de Fiona touche le policier, assez pour qu’il lui adresse un vague sourire. Il n’est pas tout seul. Et c’est assez aussi pour lui donner le courage de dire les choses : « Oui. Oui, ça a un rapport… » Confirme-t-il donc lorsqu’elle essaye de deviner ce qui se passe. Fiona est loin du compte, Charlie s’en est aperçu au fil de la conversation, mais il faut dire que ce qu’il a vécu est inimaginable si on n’a pas son parcours. Et même lui n’y croyait pas, alors... Hésitant, le regard fixé sur sa barquette de frites, Charlie se lance finalement… « La dernière mission que j’ai fait…ça ne s’est pas bien terminé du tout. Je n’ai pas le droit d’en dire plus, tout est classifié mais…on est trois à s’en être sorti. Tu te souviens de mes collègues, ceux de mon mariage ? A part moi, il n’y a que Aaron et Beatrix qui soient revenus. » Trois à être de retour. Seulement trois…Sans qu’il ne le veuille, Charles sent ses yeux se brouiller de larmes. L’injustice de tout cela le révolte. Le pire, c’est qu’il ne peut rien dire. Le pire, c’est qu’on l’accuse de tout cela, comme il l’explique à Fiona, la voix vibrante d’une révolte contenue :  « Ma hiérarchie savait, je les avais prévenus. Personne ne m’a écouté, et ça a foiré… » Cinq morts. Pour son cas personnel, trois balles, une clavicule et une omoplate brisée, et trop de sang, beaucoup trop de sang perdu. Cette fois, Charles épargne volontairement les détails à sa sœur, la sachant sensible à la violence. Il va bien et c’est l’essentiel. Pourtant, il faut bien qu’il raconte, qu’il donne un contexte, alors il s’oblige à dire tout ce qu’il peut, pour rendre ça clair.  « Je suis resté hospitalisé à Jérusalem une éternité…J’avais le droit de contacter personne, et j’étais tout seul. Et quand je suis revenu, j’ai eu droit à une procédure disciplinaire. Officiellement, tout ça, c’est de ma faute. Ça, ils me l’avaient dit avant que je revienne. Mon chef m’a donné le choix : soit ce poste à Tenby, soit la fin de ma carrière. » Voilà pourquoi il est là et pourquoi il aurait préféré rester à Londres. Ce que Charlie a le plus de mal à accepter, c’est que ça, ce n’est pas sa faute. Tout le reste l’est – Terri, le divorce, c’est à cause de lui. Mais pas son départ du MI6.

Pour le reste, il ne sait pas si Fiona comprendra, mais il lui doit la vérité. Rebecca finira par le lui dire de toute façon, et Charles ne veut pas cacher des choses à sa sœur. « J’ai cru que j’allais devenir fou, de rage, ou de douleur, j’en sais rien... » Il secoue la tête, un peu pensif, cherchant une nouvelle fois ses mots. Il ne veut pas non plus rejeter la faute sur son ex-femme, même s’il faut être deux pour se séparer...« Je crois qu’on aurait divorcé avec Becca de toute façon. Ca fait longtemps qu’on a du mal à communiquer à cause de mon boulot. Elle n’a…pas compris. C’est tout. » La procédure disciplinaire, sa déprime profonde, le temps qu’il passait avec Bea et Aaron au téléphone, c’était trop, et Charlie sait qu’il a enfoncé le clou lorsqu’elle a découvert sa liaison. Penaud, mais honnête, il continue à l’intention de la blonde : « Je suppose que je ne l’y ait pas beaucoup aidé. J’ai…il y avait une chirurgienne qui s’est occupée de moi, là-bas. On a sympathisé…et on a eu une liaison. C’est pour ça que Rebecca est aussi en colère. » Qu’est-ce que Fiona va penser ? Charlie n’en sait rien, mais il espère que ne le détestera pas pour de bon. En tout cas, il décide de relever les yeux et se décide à l’affronter : « Je ne suis pas fier, tu sais…je suppose que je ne peux m’en prendre qu’à moi-même. Mais ça fait un mal de chien… »

Non, il n’est pas fier, mais ça ne l’empêchera pas de veiller sur sa sœur, quand bien même Fiona finirait par avoir une opinion détestable de lui. Depuis qu’il a parcouru les rapports sur le déroulé de cette chasse à l’homme sortie d’on ne sait où, Charlie s’inquiète pour sa sœur. Fiona n’a rien dit, mais il sait que les choses sont tout de suite plus difficiles pour elles dès que cela peut lui rappeler de près ou de loin son agression. Qui lui reprocherait quoique ce soit ? Avec patience, mais détermination, il pose donc quelques questions, laissant la pharmacienne répondre et réfléchir à son rythme. Charles ne peut cependant s’empêcher d’avoir de la peine, et de vouloir la rassurer, devinant un peu de honte et encore beaucoup de stress. « Viens là. » Il passe un bras autour de ses épaules, déposant un baiser dans ses cheveux. « C’est normal d’avoir peur. N’importe qui aurait été secoué, petite sœur. Il ne faut pas que tu sois trop dure avec toi-même ? Tu as vécu des choses traumatisantes, et tu ne t’en sors pas si mal, tu sais ? » Elle ne s’écroule pas totalement, et au fond, ce n’est déjà pas si mal. De nouveau, Charlie lui adressa un sourire réconfortant : « Ca passera, d’accord ? Ne te mets pas la pression et laisse toi le temps. » Il ne sait pas quoi dire d’autre, mais cette fois il peut être là. C’est déjà un progrès. « Est-ce que je peux faire quelque chose ? » Autant demander, pour ne pas être maladroit, et savoir comment vraiment être utile à sa sœur.


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Fiona Miller
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ARRIVÉE À TENBY : 17/11/2014
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ÂGE DU PERSONNAGE : 30 ans (02-08-1989)
CÔTÉ COEUR : Son coeur appartient à Trystan.
PROFESSION : Aromathérapeute (spécialiste en pharmacie)
REPUTATION : La pharmacie a récemment échappé à une tentative d'incendie et son compagnon vient d'avoir un terrible accident en mer. Il semblerait que le sort continue de s'acharner contre eux.

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MessageSujet: Re: talking to your sister is sometimes all the therapy you need + Fiona talking to your sister is sometimes all the therapy you need + Fiona EmptyJeu 21 Mai - 20:53

Life had broken my heart into pieces
You took my hand in yours
You started breaking down my walls
You quelled my fears and made me laugh

Dans la voiture, Charles partagea son ressenti sur son arrivée dans le commissariat. L’intégration se passait bien même s’il leur faudrait un temps d’adaptation à lui et aussi à son équipe. Tout le monde ne voyait pas son arrivée d’un bon œil car elle donnait l’impression que les forces de l’ordre locales avait besoin d’un recadrement sur leur travail. « Je comprends. Pourtant, ils n’ont pas à rougir de leurs efforts. Ils ont arrêté le cerveau de l’incendie. Il ne reste plus qu’à attraper son complice. Je me trompe ? » Fiona ne profitait pas de son lien avec son frère pour lui soutirer des détails confidentiels. Elle lui parlait simplement de ce qui était de notoriété publique et parce qu’elle avait été touchée de près par les derniers événements survenus lors de la chasse à l’homme. Charles devait aussi accepter l’idée de devoir gérer un commissariat d’une petite localité. « Sur les dents ? Dis tout de suite que tu nous trouve ennuyeux tant que tu y es. » Fiona le taquinait toujours à la moindre occasion. S’il adoptait ce ton devant ses subordonnés, certains pourraient ne pas apprécier qu’il prenne son nouveau rôle de trop haut et ne considère Tenby que comme une seconde zone. A cet instant, sa sœur n’avait aucune idée qu’il avait été « rétrogradé ». Au contraire, elle lui souligna l’avantage de ses nouveaux horaires. Il pourrait enfin enrichir sa vie sociale et voir plus souvent ses proches. D’abord, Charles devrait rétablir des contacts et rencontrer du monde car il n’avait pas encore retrouvé de vieilles connaissances. « Tu sais, des fois, on ne choisit pas d’oublier. » Aïe. L’utilisation de ce verbe la rendait sensible et l’avait piquée. « Il n’y a personne que tu voudrais revoir ou recontacter ? Tout le monde ne sait peut-être pas que tu es rentré. » Il se pencha alors pour coller un baiser sur la joue de sa sœur et lui affirma que la famille lui suffisait. Charles avait toujours eu cette tendresse inattendue. Le policier devait également prendre ses dispositions pour revoir sa fille.

Alors qu’ils mangeaient leur Fish & Chips sur la plage, Fiona capta l’air préoccupé de son frère. Le regard ailleurs, il semblait plongé dans ses pensées. Il n’allait pas bien, elle le voyait. Il lui révéla alors que Rebecca lui interdisait carrément de voir sa fille. « Quoi ? Mais pourquoi ferait-elle ça ? » Le couple avait certes divorcé mais Charles n’avait jamais causé du tort à la petite. Jill était la prunelle de ses yeux, il ne toucherait pas à un de ses cheveux. Dès lors, Fiona ne comprenait pas ce qui poussait la mère à lui refuser un tel droit. « Que dit le jugement exactement ? Que tu peux la garder tout seul ou qu’elle doit être présente pour que tu puisses la voir ? » Son frère ne lui avait pas encore parlé des détails de cette fameuse séparation. Apparemment, il était arrivé quelque chose de sérieux entre eux car Rebecca avait refusé d’en parler à la cadette Miller. Affectueusement, Fiona encouragea son frère à lui expliquer ce qui s’était passé. Est-ce que son divorce était lié à sa mutation soudaine à Tenby ? Il répondit par l’affirmative. Sa dernière mission ne s’était pas bien terminée : ils n’étaient que trois à être revenus. Fiona hoqueta de stupeur et manqua de recracher sa bouchée. Oh mon dieu. Charles était-il vraiment en train de lui raconter qu’il avait frôlé la mort de près ? « Quoi ?! T’es pas sérieux ? Oui, oui, je me souviens d’eux bien sûr. Vous étiez un groupe soudé. » Elle essaya de se remémorer brièvement les autres collègues mais elle se reconcentra vite sur le récit du policier. « Tu veux dire qu’ils savaient que ça se passerait mal et qu’ils ont choisi de fermer les yeux ? » Il lui détailla ensuite avoir été entre la vie et la mort, l’informa que son hospitalisation à Jérusalem avait duré longtemps, il ne pouvait contacter personne et avait ensuite subi une instruction disciplinaire à son retour, sa hiérarchie lui rejetant la responsabilité de ce fiasco. Un ultimatum lui avait alors été donné : Tenby et l’étouffement de cette affaire ou la fin de sa carrière. C’était révoltant et inhumain. Rarement énervée, une colère sourde s’empara de Fiona lorsqu’elle apprit tout ce que Charles avait traversé. Il était hors-de-question que ces types salissent sa réputation. « Je suis tellement désolée pour ton équipe, je n’ai pas les mots. » Commença-t-elle. « Et de savoir que tu as été entre la vie et la mort, toi aussi… On n’a même pas été prévenu. Tu aurais pu nous quitter tout seul… J’aurai tellement voulu être là. » Fiona en était bouleversée. Elle déposa son repas à côté d’elle et serra son frère dans ses bras comme si sa vie en dépendait. Cette étreinte dura un long moment avant qu’elle ne réussisse à se détacher de lui et à reprendre la parole. « Mais… tu vas bien maintenant ? Tu n’as pas de séquelles… ? » S’inquiéta-t-elle, en le sondant de son œil médical. Son attention se reconcentra alors sur sa hiérarchie. « Je n’en reviens pas qu’ils te considèrent responsable de tout ça alors que tu as toujours tout réussi pour eux. Tu es un héros. Tu as mis ta vie à leur service… C’est une médaille et les honneurs qu’ils devraient te donner. » Fiona serra les poings, envahie par une véhémence qui ne lui était pas coutumière. « Les putains de connard. Tu ne peux pas déposer une plainte ? Amener cette affaire devant un tribunal militaire interne ? Ou celui de la police ? Charles, tu dois te défendre. Ils doivent te cracher des indemnités et réhabiliter ta réputation. Tu ne peux pas les laisser gagner sans rien dire. Tu dois le faire pour toi et pour ceux qui ne sont plus là. » Voilà des mots percutants. Son frère avait sûrement envisagé différentes options, le commissaire n’était pas de ceux à se résigner docilement mais pour Fiona qui venait d’apprendre la nouvelle, il était normal qu’elle réagisse à chaud.

Charles continua ensuite sur sa lancée, la partie de l’histoire qui concernait son divorce. A la suite de sa « mise à pied », il avait vrillé. Son mariage fragile dérivait en raison de la distance induite par son travail et cette affaire n’avait pas aidé à calmer la situation. Fiona pressentait pourtant que ce n’était pas uniquement le professionnel qui avait achevé leur relation. « Tu veux dire qu’elle ne t’a pas cru ou soutenu pendant la procédure ? » La jeune femme était au courant que tout n’était pas rose entre eux mais elle n’avait pas imaginé qu’il existait une fracture si profonde dans le couple. Charles lui confia alors qu’une chirurgienne s’était occupée de lui lors de son hospitalisation et qu’il avait fini par succomber à ses charmes. Toutes les pièces du puzzle s’emboitaient désormais. Fiona comprenait mieux les réactions de Rebecca et la raison pour laquelle sa femme ne lui avait pas révélé les écarts de son frère. Evidemment, la pharmacienne avait des principes auxquels elle ne voulait jamais déroger, l’amour, l’honnêteté et la fidélité dans une relation comptaient parmi ses valeurs. Elle aimait croire qu’il y avait toujours une meilleure solution que la tromperie mais il était difficile de juger Charles sur une situation qu’elle n’avait pas vécue. Difficile de le blâmer aussi sur toute la ligne même si elle n’approuvait pas. L’adultère ne contribuait effectivement pas à sauver un mariage, d’autant plus un mariage déjà branlant. Et si Rebecca s’en était servi comme motif pour divorcer, cela n’allait pas redorer le blason bien entaché de son frère surtout pour la garde de sa fille. « Oh Charles… Je ne sais pas quoi te dire. Peu importe à quel point votre mariage n’allait plus, Rebecca ne méritait pas ça… Tu en as conscience. » Charles reconnaissait lui-même qu’il n’en était pas fier. La perte de ses collègues et amis, l’isolement, être entre la vie et la mort… Tous ces faits l’avaient amené à s’oublier dans les bras d’une autre. Fiona ne voulait pas l’enfoncer ou abattre un homme déjà à terre, elle cherchait juste à comprendre ses motivations. Et elle appréciait Rebecca aussi alors elle était divisée. Cela dit, ce n’était pas sa place de trop s’en mêler même si elle posa d’autres questions pour savoir où il en était aujourd’hui. « Et cette autre femme ? Tu ne la vois plus ? » C’était ce que Fiona se disait puisque celle-ci était loin dans le monde. Dans ce cas, peut-être que Charles arriverait à raisonner son ex-femme et à sauver ce qui pouvait encore l’être si tout s’était terminé à Jérusalem. Il ne relancerait pas leur mariage mais réussirait peut-être à conserver une bonne entente pour sa fille. « Des erreurs, tout le monde en fait. Maintenant, tu dois avant tout penser à Jill. Elle a besoin de toi. » Fiona était toujours en contact avec l’ex-femme de Charles, elle recevait des nouvelles de la petite. Une idée commença alors à germer dans sa tête, une idée qu’elle garderait pour elle présentement.

Charles prit ensuite de ses nouvelles par rapport à ce qui s’était passé le soir de l’incendie. Si dans un premier temps, elle essaya d’esquiver la question, elle lui confia finalement son ressenti et les différentes réactions qu’elle avait eu ce soir-là. La peur qui s’était emparée d’elle, l’impuissance, son corps qui refusait de bouger. Oui, quelque chose ne tournait pas rond chez elle. Et c’était encore plus difficile de l’avouer à un frère qui se jetait en première ligne partout dans le monde et qui ne tremblait pas face au danger. Charles la rapprocha de lui et déposa un baiser affectueux dans sa chevelure dorée. Il passa un bras autour d’elle dans une étreinte protectrice et lui murmura des mots d’encouragements dans son oreille. « Je ne sais pas… Chaque fois que je crois enfin que tout ça c’est derrière moi, ça revient me frapper en pleine figure. Est-ce que je serai un jour capable de vivre normalement ? Sans me laisser gouverner par la peur dès que je suis confrontée à une situation que je ne contrôle pas ? » Fiona avait réussi à dépasser l’aspect traumatisant de son amnésie, pourtant elle n’était apparemment pas encore parvenue à surmonter le reste. Peut-être parce que tous les trois avaient réellement failli être blessés le soir de la chasse à l’homme, qu’elle avait vu sa vie défiler une nouvelle fois devant ses yeux et qu’elle avait revécu une expérience traumatisante toute fraîche. Cette histoire n’avait aucun rapport avec son agression. C’était juste… humain. Manquer de perdre la vie à plusieurs reprises alors qu’on venait de franchir le cap de la trentaine, ce n’était pas rien. Et si une personne était bien placée pour la comprendre, c’était bien son frère. « Je ne fais que ça… Me donner du temps et attendre que ça passe. J’aimerai être plus courageuse. Avoir ta force. » Oui, Fiona voudrait plus lui ressembler sur ce point. Il était comme un modèle. « Non. Il n’y a rien à faire. Tu fais déjà beaucoup pour moi. » Souffla-t-elle. Il l’avait dit, ça finirait bien par passer. Désireuse de couper court au sujet, elle se releva et jeta le reste de son repas à la poubelle. Comme ils avaient encore un peu de temps avant la fin de sa pause déjeuner, Fiona retira ses chaussures et se dirigea ensuite vers la plage pour marcher sur le sable.


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Avant toi
J'avais pas de raison, mon âme sœur ▬ tu sais le monde ne tournait pas rond, j'avais les mots mais pas la chanson, tu sais l'amour, tu sais la passion, avant toi, je n'avais rien, avant toi, on ne m'a pas montré le chemin.
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