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✿ Bienvenue sur Whispers Down The Lane ! L’intrigue du forum se situe à Tenby, village gallois où il fait bon vivre et où les rumeurs font le délice des habitants. Ne vous fiez pas aux apparences : ici, tout le monde est bienvenu ! L’esprit du forum, c’est convivialité, détente, et un peu de drama ! Nous acceptons tous les personnages, et n’exigeons aucun minimum de rp par mois. On attend plus que vous !
Tenby, juin 202010°C/25°C Le Printemps s’est bien installé sur le village. S’il ne fait pas encore assez beau pour se baigner, les averses se font un peu plus rares et la plage est très agréable pour une promenade, alors que les températures montent en flèche et que quelques vacanciers arrivent pour profiter des beaux jours qui s’installent.
✿ Avez-vous entendu ? Il y a beaucoup de nouvelles têtes en ville. C’est bien que le village attire, mais j’ai l’impression que nos nouvelles arrivantes ont toutes des secrets à cacher…Étrange, non ? Il ne faudrait pas que cela perturbe Tenby ! Nous sommes un village respectable, nous. En tout cas, c’est très mystérieux, et j’ai hâte de connaitre votre opinion sur ces charmantes jeunes femmes… Venez donner votre avis ici.

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To give the future a chance + Kee

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John Harding
ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd
John Harding

TON PSEUDO : Wanguard, COM, crazyoilmachine
TES DOUBLES : Richard - Max - Abe - Charles
TON AVATAR : Boyd Holbrook
TES CRÉDITS : Schizophrenic (avatar) + Exordium (code sign) + Irish coffee (gifs)
TA DISPONIBILITE RP : Disponible 4/5
RAGOTS PARTAGÉS : 514
POINTS : 1366
ARRIVÉE À TENBY : 28/03/2018
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ÂGE DU PERSONNAGE : 35 ans (20 avril)
CÔTÉ COEUR : Définitivement amoureux de Keelin.
PROFESSION : Architecte, ancien mafieux placé sous programme de protection des témoins
REPUTATION : Il est discret, cet homme là. C'est tout de même bizarre, on dirait qu'il fuit les gens...et puis un père qui élève tout seul son fils, ce n'est pas banal. Il y a anguille sous roche, je vous le dis.


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MessageSujet: To give the future a chance + Kee To give the future a chance + Kee EmptyMer 22 Avr - 0:01


It isn't fair that I should
Wake up at dawn
And not find you there
What did you do to my life?

Difficile pour John de cacher son inquiétude, encore plus depuis qu’ils sont arrivés à Londres. Ce n’est pas tellement qu’il se dise que le bureau de protection des témoins sera hostile à Keelin. Arthur Leland n’est pas un méchant flic, et il fait ce qu’il peut pour l’aider. Mais fatalement, les aspects les moins agréables de son passé vont ressortir. Les plus effrayants, aussi, et il a peur de la réaction de la jeune femme, et que cette fois ce soit le coup de grâce pour leur relation. John ne sait toujours pas exactement ce qu’ils sont l’un pour l’autre : plus que des amis, ça c’est sûr, au vu de leur proximité et du temps qu’ils passent ensemble, et des nuits qu’ils partagent à présent, plutôt régulièrement d’ailleurs. Les choses se sont faites naturellement, comme s’ils avaient tous les deux besoin de rattraper le temps perdu pour vivre cette attirance commune qui les taraude depuis maintenant assez longtemps. Ca n’empêche pas que certaines questions se posent. John s’est dit que leur passage à Londres serait l’occasion de les aborder, même si ce ne sont pas les plus prioritaires. L’architecte le sait, ce qui compte avant, ce sont celles concernant sa protection, celle de Keelin, et celles qui surgiront inévitablement sur son passé, donc. Après cela, si tout cela n’a pas encore fait fuir Kee, alors ils pourront parler de leur avenir ensemble.

La grande nouveauté, c’est que si John est inquiet de la réaction de Keelin, il se sent prêt à tenir le choc, et aussi à mettre des mots sur ce qu’il ressent. Il le réalise alors qu’il la regarde se préparer, l’air un peu nerveux. Elle a été là pour lui, et il lui doit la même chose en retour, et affronter ses propres démons en fait partie. Et puis il l’aime, c’est tout, John le sait, et le lui dire parait aussi naturel que ce rapprochement entre eux. Si, là encore, Keelin veut bien de lui après cela…pour l’instant, cependant, John met de côté son inquiétude pour détendre un peu l’atmosphère, sous prétexte d’annoncer le départ en jetant un coup d’œil à sa montre. « Il va falloir qu’on y aille…j’ai pas l’air trop ridicule ? Je n’ai pas mis de cravate depuis la gay pride. » Il a effectivement fait un effort en ajoutant une cravate – qui pour l’instant, est un peu de travers - à son costume habituel. Il enfile un manteau, avant de s’approcher de la brune, encore assise devant son miroir. Gentiment, il pose les mains sur ses épaules et dépose un baiser rassurant sur le sommet de son crâne. « Ca sera une formalité…si ça ne dure pas trop longtemps, on pourra se promener un peu, ce soir et demain. On ira diner quelque part. Ca te va ? » Ca semble à John une bonne perspective. S’ils peuvent transformer cette épreuve en week-end en amoureux, ce sera une réussite. Quand ils ont reçu la convocation à Tenby, l’atmosphère était encore légère, et même sur la route, et pour cette première nuit d’hôtel, ça allait aussi : là encore, il était facilement d’oublier pourquoi ils étaient venus et de se prendre au jeu du week-end romantique. C’est un peu différent maintenant qu’ils doivent se rendre à la convocation. « Tu viens ? »

Dans la rue, John offre son bras à Keelin, sans hésiter aucunement, avant d’ajouter quelques précisions sur les gens qu’ils vont voir. « Arthur est un type bien. Tu peux lui faire confiance. » Il sait que tout phénomène ou toute personne un peu brusque est encore effrayant pour l’enseignante, alors il se veut rassurant, et continue dans un sourire : « Je ne sais pas si je serai d’une grande aide, mais je reste avec toi. » Comme pour appuyer ses dires, il lui vole un baiser furtif, avant de héler le premier taxi qui passe.

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Keelin Granger
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
Keelin Granger

TON PSEUDO : Boston
TES DOUBLES : Fiona, Eléa, Gwen, Lexia, Dylana & Megan
TON AVATAR : Gal Gadot
TES CRÉDITS : ava - tearsflight, gif profil - kbf, gif signa - pennywifey <3, code signa - batphanie
TA DISPONIBILITE RP : En cours : John.

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POINTS : 1787
ARRIVÉE À TENBY : 11/03/2018
ÂGE DU PERSONNAGE : 32 ans (11-07-1988)
CÔTÉ COEUR : Fraichement divorcée d'un mariage douloureux, elle tente de se reconstruire. Elle a retrouvé l'amour auprès de John.
PROFESSION : Professeur au lycée de Tenby et conseillère municipale (urbanisme et événements)
REPUTATION : Son mariage parfait a volé en éclats. D'après certaines rumeurs, elle serait partie pour un autre homme. D'après d'autres sources, son mari serait un monstre. Difficile de démêler le vrai du faux de cette histoire, chacun y va de son petit commentaire.

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MessageSujet: Re: To give the future a chance + Kee To give the future a chance + Kee EmptyJeu 23 Avr - 0:04

You say I am loved when I can't feel a thing
You say I am strong when I think I am weak
And when I don't belong, you say I am yours
And I believe, I believe what you say to me

Keelin essayait de ne pas s’inquiéter de cet entretien à Londres, de le voir comme une simple formalité à tout ce que John lui avait déjà raconté sur son passé mais en réalité un ouragan de sentiments contradictoires s’était emparé d’elle. Depuis qu’elle avait franchi le pas avec l’architecte, la brune avait réalisé à quel point elle s’était attachée à lui, un attachement qu’elle s’était longtemps interdite de ressentir tant qu’elle demeurait sous la coupe de son ex-mari. Aujourd’hui, elle goûtait à sa liberté retrouvée et profitait de chaque moment auprès de l’irlandais. C’était comme revivre une histoire adolescente, les premiers émois, les hésitations, la timidité et surtout l’envie constante de l’avoir à ses côtés. Elle tombait de plus en plus dans le piège qui risquait de se refermer sur elle quand elle était avec lui. L’horizon leur paraissait favorable, pourtant il restait le dernier nuage de ce rendez-vous, un rendez-vous où elle serait une nouvelle fois confrontée aux actes passés de John dans un contexte officiel et encadré. Même s’il lui avait dévoilé ses secrets, les deux amis n’en avaient pas spécialement reparlé car il était embarrassé de ce passé et peut-être aussi parce que Keelin jouait à l’autruche, se disant que moins elle en savait mieux il valait. Ironique quand on pensait qu’elle ferait justement bien d’en savoir le plus possible au vu de sa précédente expérience. Egoïstement, elle aimait le John d’aujourd’hui et elle n’avait pas été effrayée par la partie de Sonny qu’il avait laissé entrevoir, mais une part d’elle redoutait de découvrir d’autres aspects du passé qu’elle ne pourrait supporter d’entendre, des secrets trop durs à accepter. Et si lui aussi avait commis des actes impardonnables pires que ceux qu’il lui avait raconté ? En dépit de sa relative confiance en lui, le doute persistait, conséquence d’un mari qui avait brisé sa femme à petits feux, la conduisant à se méfier de tout. John lui avait certes sauvé la vie mais il persistait trop de zones d’ombre autour de lui, et aujourd’hui il était temps d’affronter la réalité. Il aurait été attristé de cette pensée à son égard, pourtant elle tenait trop à lui pour la lui partager, d’autant qu’il ne lui avait donné aucune raison de croire le contraire jusqu’à présent. Et puis, une autre partie d’elle voulait mieux le connaître lui et en finir avec toute cette histoire.

Alors que la jeune femme terminait d’enfiler son tailleur bleu ciel, une tenue digne de ce qu’elle portait comme parlementaire, elle esquissa un sourire lorsque John la rappela gentiment à l’ordre vis-à-vis de l’heure et qu’il s’inquiéta de l’effet de sa cravate. Cette situation lui rappelait vaguement la gay pride où elle lui avait offert une belle cravate colorée en guise de costume afin de se fondre dans l’esprit festif et la masse de la procession. Les débuts de leur amitié au-delà de leurs projets professionnels communs et de son fils comme élève. Mutine, elle s’approcha de lui pour redresser le col rebelle de sa chemise et lui frotter légèrement les épaules avant de reculer pour admirer le résultat et lui répondre. « C’est impeccable. Très anglais. » En faisait-elle des tonnes ? Un peu, pour l’embêter. Elle partit s’asseoir devant le miroir pour se maquiller et cacher les cernes sous ses yeux. Les deux « amis » étaient arrivés la veille au soir et même si elle tentait de garder un air serein, elle n’avait pas très bien dormi. Alors qu’elle terminait d’apposer la dernière touche de mascara, John s’approcha et la serra dans une étreinte affectueuse, cherchant à la tranquilliser sur la formalité de leur rendez-vous et lui rappelant le merveilleux programme qui les attendait après. « Oui, ce sera parfait. » La brune ne parlait pas trop pour ne pas se trahir, même si l’architecte pouvait parfaitement sentir ses épaules tendues sous ses mains. Elle se détendit peu à peu. Quand il la rassurait de la sorte, elle se sentait vraiment idiote de redouter cette entrevue. Il lui avait tout dit alors pourquoi croyait-elle découvrir des vérités déplaisantes ? Il faudrait qu’elle surmonte cette méfiance irrationnelle et qu’elle apprenne à vivre avec un homme en tout point différent à son ex-époux. L’heure tournant, John réitéra son appel du pied. « J’arrive. » Keelin se leva, prit son sac et lui emboîta le pas à l’extérieur de l’hôtel. Dans la rue, elle glissa son bras dans celui qu’il lui offrit et hocha la tête lorsqu’il lui parla de son référent. « Oui, tu m’as dit. A part Jack, Thomas et les personnes directement impliquées dans ta protection, je suis la seule autre personne au courant, c’est ça ? » Comme ils n’en avaient plus reparlé, Keelin vérifiait pour être sûre d’être la seule habitante de Tenby à savoir en tout cas. Pour sa défense, elle avait davantage retenu le passé compliqué de John que les détails de sa protection. « J’espère qu’il réagira bien. J’ai l’impression d’être cette jeune fille qui va passer un entretien d’embauche. » La brune avait lancé cette comparaison sur un ton léger, habituée à maitriser ses émotions en pareil moment. John appela un taxi et la rassura par sa simple présence. « Merci. » Il lui vola un court baiser et le duo monta ensuite dans la voiture qui les emmena dans les quartiers généraux de la police londonienne. Avant de descendre, Keelin prit une longue inspiration comme si elle était un boxeur qui s’apprêtait à monter sur un ring et elle serra la main de John assis à côté d’elle. « C’est le moment. » Elle recouvrait son visage d’ancienne parlementaire, de conseillère, de politicienne. C’est avec conviction qu’elle ouvrit la portière et descendit de la voiture.

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MessageSujet: Re: To give the future a chance + Kee To give the future a chance + Kee EmptyDim 26 Avr - 23:26


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Évidemment, il stresse. John voit bien qu’il n’est pas le seul, mais il ne peut pas totalement donner tort à Keelin : ils sont dans une situation stressante. « C’est ça. Thomas, la police globalement, Jack, et toi, maintenant. » Lui faire assumer cette connaissance est difficile. John n’a toujours pas réussi à décider si l’ignorance était mieux que la vérité, dans leur cas. Probablement qu’ils en reparleront avec Arthur, qui doit aussi avoir des questions sur le sujet. Pour être honnête, John ne sait pas comment ça va se passer. La seule personne à qu’il en parlé, Jack, a déjà connu les consignes de Leland. Même si c’était encore un petit garçon, et qu’il lui a expliqué la raison de tout cela plus tard. Il faudra qu’il l’appelle, aussi, après. Et peut-être qu’il faudrait aussi qu’il lui parle de Keelin. Enfin, s’il reste quelque chose à dire après l’entretien. Le pensées de John roulent dans sa tête comme des pierres détachées d’une falaise, sans aucune espèce de cohérence. Il sourit pourtant à la remarque de la brune. « Il faudrait être fou pour ne pas t’embaucher. » Ou t’aimer, tout simplement. Pour l’instant, le ton est encore léger, mais le stress monte peu à peu, et il devient de plus en plus silencieux, alors qu’ils font le trajet en voiture.

Il ne reprend la parole que lorsqu’ils descendent, et encore, simplement pour indiquer la direction à travers les bâtiments, qu’il connait pour y être venu quelques fois. « Par ici. » Les questions potentielles d’Arthur l’inquiètent, mais pour l’instant, il semble qu’il faille encore devoir attendre, car ils ont un peu d’avance. John a l’impression d’être en cage, à force de ruminer. Il n’a pas menti à Keelin, mais il n’a pas développé certains points non plus. Peut-être qu’il aurait, mais ils ont eu d’autres priorités, comme venir à bout du fléau qu’est Drew. Et puis…sans doute était-il plus facile de laisser de côté certaines questions, alors qu’ils pouvaient enfin être réunis sans barrière. C’était peut-être idiot, ce n’était que reculer pour mieux sauter.

L’apparition de Arthur Leland, costume un peu défraichi et sourire bonhomme, interrompt les pensées de John. « C’est lui. » Souffle-t-il, mâchoire serrée, à l’adresse de Keelin. Il se lèvre, mais garde la main de la jeune femme dans la sienne, alors que son agent de liaison les a aperçus et vient droit sur eux. « Salut, Arthur, comment ça va ? » L’autre la serre avec un sourire. « Salut John, content de te voir. Bonjour, mademoiselle. Vous devez être Mademoiselle Granger ? Enchanté de vous rencontrer, je suis Arthur Leland, c’est moi qui vous aie écrit. Venez, on va y aller. Vous voulez un café ? » John a pour l’instant la gorge trop nouée pour répondre. Il appréhende, c’est tout, et il se laisse tomber plus qu’il ne s’assoit sur un siège de la salle de réunion où Arthur les emmène.

« Bien. » Amorce directement celui-ci. « Je veux qu’on soit très clairs. Je ne suis pas du tout là, et je ne vous ai pas fait venir du tout pour vous causer un quelconque souci ou quoi que ce soit. » Parle pour toi, à envie de lui répondre John, avant de jeter un coup d’œil à Keelin, qui à l’air un peu plus maitresse d’elle-même que lui. Il fait un effort pour masquer son agitation, mais à vrai dire, l’irlandais a peur. Peur de ce que Arthur dira, de ce que Keelin comprendra, mais surtout de ce qui se passera après. Pourtant Arthur est son allié, et objectivement, John le sait, il ne fera rien qui pourrait lui causer du tort. Mais c’est un flic professionnel. Pas un salaud, mais pas du genre à édulcorer la vérité, qu’il balance toujours sans fard, quoique toujours avec la même mine sympathique. « Et pour commencer, je vais vous rassurer tout de suite, Mademoiselle Granger, on a vérifié votre casier, et il n’y a rien à dire, sinon on ne serait pas là de toute façon, et j’aurais déjà fait bouger John de Tenby. »

Pour la première fois depuis quelques jours, John pousse un léger soupir de soulagement. Il n’a pas oublié cette question là non plus, et que le bureau n’ait rien trouvé ou décidé de ne pas chercher quoique ce soit qui pourrait gênant pour Kee est une bonne nouvelle. Il serre gentiment la main de son amie, manière de dire « je te l’avais bien dit ». Arthur reprend : « Ce que je voudrais surtout voir avec vous, c’est si vous comprenez bien les enjeux de tout ce qui se passe – qu’on soit clairs tous les trois, si vous voulez, puisque, si j’ai bien compris, vous êtes plus ou moins ensemble ? »

Le cœur de John manque un ou deux maintenant, et il tourne un regard un peu perdu vers Keelin. Ce n’est pas une question à laquelle il s’attendait, même si Arthur, lui, s’attend manifestement à une réponse rapide de leur part. « Je…eh bien… » Ils n’en ont jamais parlé, se contentant de profiter de la présence de l’autre. C’est peut-être une question qu’ils auraient du réglé avant. « Je suppose qu’on peut dire ça…si tu es d’accord ? » Qu’ils le veuillent ou non, c’est à ça que ça ressemble. Et pour ce qui est de John, ça relève presque de l’évidence.

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MessageSujet: Re: To give the future a chance + Kee To give the future a chance + Kee EmptyMer 29 Avr - 17:53

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John lui énuméra les personnes au courant de sa double identité avant de monter avec Keelin dans le taxi en direction de leur rendez-vous. Alors qu’il descendit de la voiture de son côté, la jeune femme effleura discrètement le bijou qu’elle portait à son cou comme un porte-bonheur. Sous son chemisier blanc, Keelin avait glissé le collier que l’architecte lui avait offert le jour où ils avaient relâché la bride de leurs sentiments. Elle sortit du taxi et lui emboîta ensuite le pas à l’intérieur des bâtiments s’imprégnant de l’inquiétude qui émanait soudainement de John tandis qu’elle affichait désormais un visage neutre. Ils traversèrent un dédale de couloirs et rejoignirent une petite salle d’attente où le désigné Arthur Leland les aperçut rapidement. Keelin pensait que le témoin protégé jouerait la carte de la discrétion sur une potentielle relation entre eux mais John voulait la rassurer et il garda sa main dans la sienne, ne laissant du même coup que peu de doute sur le lien qui les unissait. A l’instar du père de Jack, Keelin se leva pour saluer l’agent et lui serrer la main qu’il tendit. « Bonjour. Oui tout à fait, enchantée aussi. Et non merci. » La jeune femme cachait une légère nervosité car John se renfermait.

Leland les emmena dans une salle de réunion et expliqua à l’enseignante que l’entrevue n’avait pas pour but de lui causer du tort. « Oui, vous souhaitez procéder aux vérifications d’usage. » Elle avait bien compris l’importance du rendez-vous. La police avait analysé le risque qu’elle était susceptible de représenter pour John et allait aussi lui dévoiler l’envers du décor de son passé tout en lui prodiguant des instructions à respecter pour veiller à la bonne protection du Harding. La discrétion la plus extrême, pour commencer. Leland confirma que les renseignements pris sur elle, notamment par le biais de son casier judiciaire, révélaient que la police n’avait rien trouvé de dangereux sur elle. Keelin n’était pas une miss parfaite, elle s’était chopé des contraventions pour excès de vitesse à moto mais rien qui ne constituait un élément de menace pour la couverture de John. Quant à son abus de pouvoir au gouvernement, personne n’était au courant et les flics n’avaient aucune raison de creuser ce côté-là non plus. Le plus gros paramètre changeant qu’elle avait connu cette année était son divorce, ce qui était assez traditionnel dans les couples d’aujourd’hui. « Je suis heureuse de vous l’entendre dire. » La menace de déplacer John pesait donc bel et bien, elle ne l’avait pas exagérée. « Si d’autres personnes venaient à l’apprendre, c’est donc ce qui pourrait arriver, qu’il doive partir du jour au lendemain. Je vous rassure, je n’ai pas l’intention d’en parler, ce n’est qu’une hypothèse. »

John serra la main de Keelin sous la table sans doute pour continuer de la rassurer. Pour l’instant, l’entretien avait bien commencé. L’enseignante ne savait que penser de l’agent Leland mais elle préférait les personnes cash et qui allaient droit au but. Cependant, la brune n’avait pas anticipé la question suivante, une interrogation personnelle et qui demandait à John et elle de définir une relation sur laquelle ils n’avaient pas encore posé de mots. Les attentions de l’architecte envers elle n’avaient pas échappé à l’œil observateur du référant. Le père de Jack lui lança un regard insistant et répondit en marchant sur ses œufs. Pourquoi redoutait-il autant sa réaction sur cette simple question ? Ils se fréquentaient depuis plusieurs semaines, inutile nier l’évidence même. Il est vrai que Keelin n’avait pas cherché à retrouver un homme juste après son divorce mais elle n’avait pas non plus prévu de tomber amoureuse. « Oui, on peut dire ça. » La brune resserra la main de celui qui tenait la sienne et s’adressa ensuite à Leland. « Croyez-moi, j’ai bien compris les enjeux. Je vous écoute. »

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MessageSujet: Re: To give the future a chance + Kee To give the future a chance + Kee EmptyLun 4 Mai - 1:27


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John a toujours apprécié Arthur pour son franc parler, mais il n’est pas sûr, maintenant, de savoir quoi penser de ça. Il voit que Keelin ne se déstabilise pas trop, ce qui est déjà ça de gagné. Il sait à quel point l’entretien est stressant pour lui, il a quelques raisons pour ça, mais normalement, au moins pour elle, tout devrait bien se passer, dans le sens où elle ne devrait pas avoir d’ennui. Arthur semble dans le même état d’esprit et l’entendre dire qu’il n’a rien trouvé sur Keelin est une bonne chose. Ca veut aussi dire que le divorce avec Drew ne les a pas intéressé. Par ricochet, ça veut dire qu’ils n’ont rien trouvé de nouveau sur lui non plus, ce qui en soi est également une bonne nouvelle. Peu importe ce qu’a fait Drew, et peu importe l’entente relativement cordiale qu’il entretient avec Arthur Leland, l’architecte sait parfaitement qu’il n’aura pas le droit à la moindre indulgence , ça vient à s’apprendre. Heureusement, ça n’a pas l’air d’être le cas. Juste les vérifications d’usage, comme le remarque Keelin, ce que Arthur approuve rapidement avant de passer aux questions.

La première d’entre elle, John ne s’y attend pas. Et s’il hésite, c’est parce qu’il aurait aimé en discuter avec son amie avant, et non parce que cela lui pose véritablement question. Il sait ce qu’il veut lui, mais déterminer si on est avec quelqu’un ou pas ne se décide pas seul. Et sûrement pas dans de telles circonstances. Il a cependant un petit moment de joie, qui échappe peut-être au regard de Leland, lorsque Keelin approuve à son tour, et un instant bref, John reprend espoir alors qu’à son tour, elle serre sa main pour le rassurer. Mais ça ne dure pas, parce que si Leland est resté un peu interdit par cet échange (John comprend pourquoi cela lui semblait logique : ils ne sont parents, et il ne révélerait pas sa véritable identité à quelqu’un dont il ne serait pas proche), il reprend vite contenance, et commence véritablement le cœur de l’entretien, professionnel : « Bien alors…je sais que John vous a expliqué les choses. » John fronce légèrement les sourcils. On y est, mais il ne sait pas très bien où Arthur veut en venir. « Je voudrais parler des implications, surtout. Des implications pour vous, Miss Granger. Je crois que vous comprenez assez bien les enjeux pour John, mais je ne suis pas sûr que vous voyez toutes celles qui vous concernent personnellement. »

De nouveau, John fronce les sourcils, mais il ne dit rien. Il n’y a pas grand-chose qu’il puisse dire, de toute façon, ce qui explique qu’il soit autant sur la réserve et qu’il laisse à Arthur la main sur la discussion. Le discours de ce dernier est clair, sans concession aucune. Arthur Leland n’est pas du genre à minimiser ni à faire des euphémismes. C’est un pragmatique, et si c’est souvent mieux, John se demande si ici, il n’aurait pas apprécié plus de tact, car il voit arriver le moment où on parlera directement de lui avec beaucoup d’appréhension. Il n’a pas plus envie de revivre des détails sordides de son ancienne vie que de les évoquer en détail. Il le ferait bien sûr, parce qu’il doit la vérité à Keelin. Mais il a beaucoup à perdre, et si cet entretien est indispensable, il a aussi l’impression qu’ils ne pourront en sortir indemnes. Pour l’heure, ce n’est pas exactement de ça dont il est question. Le discours de Arthur porte plutôt sur les risques qu’ils encourent tous. « Si la véritable identité de John devient connue, il faudra bien évidemment qu’il parte, et qu’il change de nom. Ca vaut aussi pour Jack, et ça signifie que vous ne pourrez pas vous revoir. Je ne pense pas avoir besoin d’insister sur cet aspect des choses, je pense que vous l’avez bien compris tous les deux, mais je pense que je dois – que nous devons – être clairs pour le reste. Je vous le dis parce que le risque est réel, oui, pour répondre à votre question de tout à l’heure. Il le serait tout autant si vous n’étiez pas au courant, au passage. » John se tourne alors vers Keelin pour appuyer les propos de Arthur. Ils font échos à leurs précédentes conversations. « C’est pour ça que j’ai préféré te le dire… » Même s’il n’avait rien fait, le simple fait d’être qui il est, le fils de Shane O’Keefe, fait de lui une cible. Keelin a le droit de le savoir. Ce que John voudrait bien savoir, lui, c’est si un jour cette menace disparaitra. Au moins pour ses proches. C’est ce qui compte le plus. Et c’est le sens de sa prochaine question : « Est-ce que tu sais évaluer ce risque là, Arthur ? »

Le policier hausse les épaules, avant de répondre avec son honnêteté habituelle : « Franchement ? Non. Je sais qu’il est peu probable. Mais je sais qu’il existe, et que je ne peux pas l’exclure. Et par conséquent, vous non plus. » C’est le défaut et la qualité de Arthur, encore une fois. Une honnêteté sans concession. Préférable pour décider en connaissance de cause. Plus complexe à vivre dans une relation. Parce que John sait bien comment ça risque de se finir : que Keelin le voit comme un danger, pour elle, au pire, et au mieux que cela mette fin à leur petit nuage. C’est sans doute inévitable, mais John aurait bien aimé que cela dure un peu…« Ce que je veux que vous compreniez bien, Miss Granger, c’est que les gens qu’a fréquenté John dans son ancienne vie sont dangereux. Et qu’ils en ont après John. S’ils en ont l’occasion, ils chercheront à se venger. Et ils ne sont pas du genre à épargner les proches des gens après qui ils en ont. Autrement dit, il est possible que si ça arrive, ils cherchent aussi à s’en prendre à vous. Je ne sais pas sous quelle forme. Je ne peux pas vous dire si ça arrivera. Mais je sais que Seamus O’Keefe est un homme dangereux. Même enfermé en prison. » John aussi le sait. Tous les membres du gangs sont en prison mais certains ne sont pas aussi vieux que Shane et sortiront peut-être un jour. Il n’est pas non plus impossible que Shane paye quelqu’un à l’extérieur pour le faire. Ou le demande. Certains lui doivent encore des services.  « On parle d’un ancien de l’IRA, miss Granger. De quelqu’un qui faisait partie d’un État dans l’État. Qui faisait exploser des rues entières pour un conflit politique. De quelqu’un qui s’est reconverti en mafieux et qui contrôlait tout Belfast Nord. Quelqu’un capable de tuer, ou de faire tuer d’un claquement de doigt par ses hommes. Son fond de commerce était le chantage, le racket, le trafic d’armes et de drogues, et les braquages. » John le sait bien, c’est pour ça qu’il a toujours peur. Il ferme les yeux un instant, craignant de regarder Keelin en face, mais au prix d’un effort, il redresse la tête vers elle, pour donner une précision qui lui semble importante : « Je n’ai pas fait ça. Je ne suis pas un meurtrier, je ne suis pas comme lui… »

Il voudrait qu’elle l’écoute, et lance un regard un peu perdu à Arthur, cherchant son aide et son approbation. Mais le flic n’est pas dans cette logique. Ce qui lui importe est la vérité, et il la dira jusqu’au bout. « Non, c’est vrai.  Mais je veux que vous compreniez de quoi il en retourne. Que ce soit pour John ou pour son père. Il faut que vous connaissiez les risques. » S’ils survivent à ça, se dit de son côté Arthur Leland, à ces révélations, ils survivront à n’importe quoi. « A ce titre, je vous voudrais aussi qu’on parle de ton casier, John, qu’on soit clair aussi, là-dessus. » C’est un peu le coup de grâce, pour John, le début de la fin. Il lance un regard presque méfiant au policier, quasiment hostile : « Non, Arthur… » Il se tourne de nouveau vers Keelin, suppliant, mais elle semble ailleurs, comme si elle ne l’écoutait plus : « Je t’en ai parlé, je n’ai pas menti… » Le regard de Arthur le coupe, le dissuade d’aller plus loin. Non, John n’a pas menti, Leland en est sûr, mais ce qui l’intéresse, c’est de savoir si la jeune femme a tout compris. C’est donc elle qu’il invite d’un signe à parler : « Miss Granger ? »

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Keelin Granger
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PROFESSION : Professeur au lycée de Tenby et conseillère municipale (urbanisme et événements)
REPUTATION : Son mariage parfait a volé en éclats. D'après certaines rumeurs, elle serait partie pour un autre homme. D'après d'autres sources, son mari serait un monstre. Difficile de démêler le vrai du faux de cette histoire, chacun y va de son petit commentaire.

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MessageSujet: Re: To give the future a chance + Kee To give the future a chance + Kee EmptyVen 8 Mai - 11:44

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And when I don't belong, you say I am yours
And I believe, I believe what you say to me

Après la confirmation de Keelin sur la nature de la relation qui la reliait à John, Leland s’engagea enfin dans le vif du sujet. Il voulait surtout exposer les implications qui la concernaient elle. D’un hochement de tête, la conseillère l’invita à poursuivre. A côté d’elle, John cachait mal le signe de sa nervosité et elle pouvait le comprendre. Il subissait une véritable mise à nu de son passé, malheureusement nécessaire pour que la brune puisse faire partie de sa vie. L’agent lui confirma que si la véritable identité de l’architecte était éventée, il devrait changer de nom et disparaitre avec son fils. Elle avait bien conscience de la situation mais la jeune femme souhaitait qu’il lui expose absolument tous les cas de figure possible. Même s’il était prématuré pour en parler, il manquait un scénario au tableau. « Vous me dites que nous serions forcément séparés si son passé était découvert. Dans quel cas de figure pourrions-nous ne pas l’être ? » Si Keelin décidait malgré tout de construire un avenir avec lui après cet entretien, elle voulait connaître toutes les options possibles, à savoir si elle pourrait entrer dans ce programme au cas où elle choisissait de le suivre. Ceci impliquerait forcément de tourner le dos à sa famille et de ne plus jamais la revoir. Elle ne les quitterait pas si cette couverture explosait maintenant mais John et Leland lui avaient tous les deux dit que le risque était minime à l’heure actuelle. Si son identité était exposée dans un laps de temps plus lointain, qu’en serait-il alors ? Cette réponse comptait autant pour elle que de connaître les détails du passé de John.

John enchaina ensuite par une autre question pour évaluer précisément l’ampleur du risque mais Leland ne pouvait leur offrir aucune garantie. Il exposa ensuite les réels danger qui entouraient l’Irlandais. Si sa famille ou ses anciens complices le retrouvaient, ils chercheraient à se venger en s’attaquant directement à lui ou à ses proches. L’architecte lui avait déjà parlé du risque encouru mais la façon dont Leland présentait la situation avait des allures d’un thriller d’action. Pour appuyer ses propos, il lui rappela que le père O’Keefe était un ancien membre de l’IRA, en grande parti dissous aujourd’hui sous forme d’entité politique. Il s’était ensuite reconverti en mafieux et comptait différents méfaits de grand banditisme à son compteur. Un criminel capable de tout et qui n’hésiterait pas à tuer. John semblait être un enfant de chœur à côté. La vérité telle qu’exposée par Leland était implacable, chirurgicale. Elle frappa la raison de Keelin avec une violence inouïe. Malgré un visage qui tentait de rester impassible, elle se liquéfia intérieurement. C’était terrible. La brune avait quitté un monstre pour se retrouver mêlée à des histoires qui ne la concernaient pas. Des histoires horribles. De vols avec violence, de trafics, de meurtres. En comparaison, ses abus de pouvoir pour faciliter l’introduction de familles d’étrangers dans le Royaume Uni n’avait absolument aucune commune mesure avec l’ampleur des actes criminels commis par la famille O’Keefe. Elle plongeait la tête la première au-devant de dangers sans pareil. L’amour qu’elle portait à John serait-il suffisant pour surmonter une telle réalité ? Au point où elle en était actuellement dans sa vie, Keelin vivrait dans la peur au quotidien. Peur qu’ils leur arrivent quelque chose. Pourtant, John courrait déjà ce risque tous les jours depuis qu’il avait dénoncé ses anciens complices. Il était celui qui était le plus en danger, qui avait le plus à perdre. Et lui ? Lui avait-il vraiment tout dit au sujet de ses actes ? N’avait-il vraiment jamais tué ? Le doute et la confusion commençaient à s’immiscer en elle. Ebranlée, la conseillère mentirait en affirmant qu’elle n’était pas terrifiée par tout ce que Leland venait de lui raconter. Et pourtant, ce qui primait toujours pour l’instant était ce refus d’abandonner John. Elle était partagée et elle avait désormais besoin de connaître toute la vérité. « Je vois. Le risque est existant et comparable à ce qui pourrait survenir dans la vie quotidienne. Je pourrais me réveiller demain et faire une mauvaise chute dans l’escalier. Traverser la rue en oubliant de regarder. Perdre le contrôle de ma voiture. Du moment que l’identité de John n’est pas découverte, il reste aussi minime que ces probabilités. » Et donc à priori acceptable. Terrifiant mais acceptable. Du moins, tout dépendrait de la réponse de Leland à la question de la jeune femme. « Ce que j’aimerai savoir, c’est si ces menaces dont vous me parlez pourraient aussi s’étendre à ma famille ou si elles ne concernent que l’entourage proche et direct de John. Je n’ai jamais vécu une telle situation, vous vous en doutez, alors j’ignore à quel point je dois élargir votre avertissement. Enfin dans quelle mesure s’étend votre protection ? Les personnes exposées de son entourage ? Qu’adviendra-t-il pour elles ? Vous avez sûrement déjà eu des témoins protégés qui ont refait leur vie et qui ont été exposés à un danger imminent. » Tout le monde ne pouvait pas être protégé ou déplacé bien sûr mais dans ce cas que faisait la police pour résoudre le problème ?

Après lui avoir répondu, Leland se lança sur ce qui concernait directement John. L’architecte précisa toute de suite à Keelin qu’il n’était pas un meurtrier, devinant que ce point était le plus sensible pour elle, la limite qu’elle n’accepterait pas de franchir. Avant même que son référent ne confirme l’information, elle le croyait. Pourtant, elle avait envie d’entendre le reste de la bouche de Leland parce que le regard hostile que John lui adressa ne la rassura pas du tout et n’augurait rien de bon. Cette fois, la conseillère n’écoutait absolument plus Harding, toute son attention était tournée vers le policier. « Qu’essayez-vous de me dire ? Que John pourrait aussi représenter un danger pour moi ? » En dehors de son père ou de ses complices bien sûr. L’Irlandais tout seul. Elle en doutait sinon Leland n’aurait jamais toléré une telle relation entre eux. De toute façon, elle ne le croirait pas car elle disposait d’une information que Leland n’avait pas : John lui avait sauvé la vie. « Oui, son passé. Nous en avons déjà un peu parlé mais je vous écoute. »


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John Harding
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MessageSujet: Re: To give the future a chance + Kee To give the future a chance + Kee EmptySam 16 Mai - 23:57


It isn't fair that I should
Wake up at dawn
And not find you there
What did you do to my life ?

Ça fait sans doute beaucoup de questions, réfléchit John, mais en même temps, ce qui lui semble évident et ce que Arthur maitrise par cœur ne doit pas être instinctif du tout pour quelqu’un comme Keelin, qui n’a jamais eu affaire à la mafia à part lui. Cela dit, la réponse l’intéresse aussi, car il lui semble bien que Arthur avait dit qu’ils pourraient également protéger Keelin : il lui semblait avoir compris que cela pourrait s’étendre si son identité était découverte. Apparemment, c’est plus compliqué que ça. « Nous ne séparons pas les personnes protégées de leurs proches directs. Autrement dit, les conjoints, mariés ou non, et les enfants, principalement. Nous le faisons sur demande conjointe du témoin protégé et de la personne en question. Il y a des documents pour cela, je vous les donnerai à la fin de l’entretien. » Donc bien possible tout de même. A moins que ? « Mais j’attire votre attention que faire la demande ne veut pas dire que nous le ferons automatiquement. A la fin la décision nous appartient et elle est prise uniquement dans l’intérêt du témoin protégé. Même si dans votre cas, je ne pense pas réellement que ça posera un problème… » L’architecte ne saurait pas dire si cette appréciation de Leland lui fait ou non plaisir. Qu’il juge Keelin digne de confiance est certainement une bonne nouvelle, mais le fait qu’il ait lui-même produit cette situation et qu’il ait entrainé Keelin à envisager la possibilité de faire de tels choix…ce serait mentir que de dire que John ne s’en veut pas. Le ton de Arthur se fait plus grave pour détailler les conséquences de cet acte, et John les note avec attention, même si finalement, il les connait déjà presque toutes. Ce sont les mêmes que les siennes. « Mais les implications sont lourdes. Il s’agit d’une extension du régime applicable à John à ces personnes. Ça veut donc dire le suivre, changer d’identité évidemment, sans pouvoir expliquer à sa famille ce qu’il se passe, ni pouvoir de nouveau entrer en contact avec eux. Pas d’image sur les réseaux sociaux. On efface littéralement votre passé. » C’est un acte de foi, réalise John en tournant la tête vers son amante. Que Keelin pose la question montre aussi l’étendue des sacrifices qu’elle serait prête à faire pour lui. S’il était moins mal, et qu’il n’y avait pas Arthur, il l’embrasserait sur le champ. Il n’y a pas vraiment de bornes à la reconnaissance et à l’amour qu’il lui porte à ce moment précis. C’est peut-être aussi parce qu’il sait que le reste de la conversation sera difficile, douloureux – qu’il risque de la perdre…

Et ça ne manque pas, alors que Arthur égrène les faits concernant son père. Sans doute John n’a-t-il pas menti à Keelin lorsqu’il lui a parlé de lui et son passé, mais les circonstances étaient différentes, centrées sur eux aussi, et la jeune femme avait ses propres ennuis. Et maintenant ? Maintenant, elle ne peut que croire qu’elle a fait une erreur, se lever, tourner les talons, s’enfuir…Il cherche à lire une réaction sur le visage de la brune. En vain. Sa réponse d’un calme olympien l’étonne presque, car comme si elle lui faisait encore confiance, elle le défend encore. Arthur hausse les sourcils de son côté de la table, mais approuve doucement : « C’est exactement ça, oui. » La seconde question montre cependant une part des inquiétudes de Keelin. Arthur secoue la tête, semblant un peu plus mal à l’aise dans sa description.  « Non, vos proches ne les intéresseront pas. Ce qu’ils veulent, c’est John. Il ne s’agit pas de vous en particulier, et encore moins de votre famille. Ils chercheront un moyen de le punir, et si ça implique de faire du mal aux gens qu’il aime, ils n’hésiteront pas. Pour quelqu’un comme Shane O’Keefe, ce ne sont que des…comment pourrais-je dire ça ? » L’architecte capte le regard de son référent, un peu perdu, et il décide à son tour de faire preuve d’honnêteté. Les vérités brutales sont déjà dites et redites. Tant pis.  « Dommages collatéraux. C’est le mot qu’il cherche. Ils ne s’en prendront pas à ta famille, parce qu’ils considéreront que ça ne m’atteint pas assez. Toi ou Jack, en revanche, c’est…possible. » Logique, même, du point de vue d’un type comme son père. Comme s’ils n’étaient pas humains, juste un moyen de lui faire mal. John l’admet avec difficulté, mais c’est réel. Et ça le met d’un coup dans une rage presque noire, pas contre Leland ou cet entretien, mais bien contre son géniteur et son manque de respect pour la vie humaine.  Pragmatique, Arthur continue cependant à répondre aux questions de Keelin, laissant John en proie à ses doutes et à essayer de deviner dans quelle mesure Keelin peut avoir en ce moment même envie de le fuir et être terrifiée de lui. « Pour l’instant, ce n’est pas d’actualité. C’est une possibilité réelle, que nous surveillons évidemment. Si jamais nous apercevons des signes avant-coureurs, nous tenterons tout de même de remettre tout ce joli monde à sa place en prison avant de devoir vous déplacer. Si vous en faites la demande et si nous le jugeons utile, comme je vous le disais tout à l’heure. Pour la protection, à partir de cet entretien, il est évident que nos services seront informés et garderont un œil sur vous. »  Ça, cependant, c’est sans doute une bonne nouvelle. Ils ne sont pas seuls, il y a des gens qui veillent sur eux, et Leland confirme bien qu’ils aideront Keelin en cas de besoin. C’est le principal, pour John. Il ne se remettrait probablement pas de ne plus la voir, mais l’essentiel est qu’elle aille bien et qu’elle n’ait pas d’ennui . Comme Jack, pour finir. Pour son fils et pour elle, il serait prêt à tout sacrifier, y compris donc à ne plus les voir, quand bien même cela lui arracherait le cœur.

Cependant, John aime encore moins le tour que prend la conversation. Il a l’impression de se liquéfier sur place quand Arthur aborde une dernière question épineuse : son passé. Il voudrait rentrer dans sa chaise pour disparaitre, mais il ne peut pas fuir. « Non, je n'y crois pas personnellement. Mais je peux me tromper. » John ne peut rien y faire,  à peine rétablir quelques vérités. Jamais il ne s’en prendrait à Keelin, et il y a une détermination féroce chez lui lorsqu’il le lui répète. « Non…je te l’ai promis. Jamais. » Et il tient ses promesses. Keelin le sait de toute façon, il a pris tous les risques du monde pour elle. Mais Arthur est lancé sur son passé, et il n’en démord plus. « Je ne peux pas laisser de côté ton passé, John. » Ajoute-il simplement en manière d’excuse. « Alors. Nous avons ici, concernant Sonny O’Keefe… Quatre mentions pour vols avec violence. Trois mentions de braquage à main armée. Trois pour extorsions. Deux mentions pour violence sur personne. Deux mentions pour violence avec arme de poing. Une pour escroquerie. Une pour trafic de drogue. » C’est trop, bien trop. John le sait, même si à vrai dire, pour lui, le choix a toujours été vite fait : lui ou les autres, sa mère ou les autres. Jack et Nell ou les autres. Peu importe s’il n’y avait pas de bons choix ou si ce qu’il faisait pour son père le dégoutait. Il a toujours choisi ceux qu’il aime. Le choix n’a changé qu’au fur et à mesure…Jack et Nell ou son père. Jack ou lui, Sonny. Il a choisi Jack, encore et encore, parce que c’est son fils et qu’il voulait mieux. Ces choses là, il les a dites à Keelin, mais s’en souviendra-t-elle ? Les mettra-t-elle à son crédit, maintenant que tout cet océan de violence a été abordé ? Ces questions rongent John alors que Arthur continue à commenter son casier judiciaire : « Pas forcément de peine à part quelques mois de prison. Il est extrêmement difficile d’incriminer quelqu’un qui est destiné à devenir le chef d’un gang. » Cette fois son agent oublie une information importante, qu’il précise doucement : « Ce que la police et la justice savent, c’est parce que je l’ai dit. Si je ne respecte pas ma part du contrat, je retournerai en prison et les peines pour ces faits là se cumuleront avec. » Oui, il pourrait retourner en prison, c’est en suspend. Il n’y retournera sans doute jamais, John ne veut plus de cette vie, mais en attendant, il vit avec cette menace constante. Ceux qui peuvent s’en prendre à Keelin peuvent s’en prendre à lui, et il est sous surveillance. Une vie de rêve, si on considère qu’il est dehors… ou pas.

De son côté, Arthur acquiesce doucement : « Je dois mettre cela au crédit de John. Il nous a tout dit, et si vous me demandez mon avis, je ne pense pas qu’il recommencera. Ni même qu’il vous fera du mal. » Cela aussi, c’est à mettre à son crédit, et John adresse au policier un regard reconnaissant. « Je crois assez en la rédemption, Miss Granger, sinon je ne ferai pas ce métier. Je crois aussi assez la version que John a donné au procès et qu’il a dû vous expliquer. Shane O’Keefe est le genre d’homme qui vous oblige à commettre des saloperies variées en vous menaçant. Vous, vos amis, votre famille, votre mère, y compris s’il s’agit de sa femme, et y compris si vous êtes son fils. » C’est bien de le dire, même s’il doit être difficile pour Keelin de se mettre à sa place à l’heure actuelle. « Mais j’aime les choses claires. Après, c’est à vous de décider. » Leland leur fait passer des documents, refermant ses dossiers les uns après les autres :« Je vais vous laisser les papiers dont je vous ai parlé, vous pourrez les rapporter au commissariat de Tenby, ils comprendront. Et comme je vous l’ai dit, je vais faire passer le message concernant votre protection. » Il relève enfin les yeux vers eux : « De mon côté j’ai terminé. Est-ce que vous avez des questions ? » Keelin a l’air un peu absente, sous le choc, mais ce n’est peut-être qu’une idée, car John est incapable de savoir ce qu’elle pense à ce moment là. C’est comme si elle avait un masque, gardant ses pensées pour elles, inaccessibles au reste du monde. Il pose alors gentiment la main sur son épaule, la regardant d’un air inquiet : « Kee ? »

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MessageSujet: Re: To give the future a chance + Kee To give the future a chance + Kee EmptyMer 20 Mai - 21:03

You say I am loved when I can't feel a thing
You say I am strong when I think I am weak
And when I don't belong, you say I am yours
And I believe, I believe what you say to me

N’étant pas familiarisée à la problématique de protection des témoins, Keelin interrogea Leland à différents niveaux. John et elle n’avaient ni défini leur relation ni parlé d’engagement sous n’importe quelle forme mais elle tenait à savoir à quoi s’en tenir à l’avenir dans le cas où ils décidaient de construire quelque chose sur la durée. Le côté déménagement ou disparition se justifiait si la sécurité de l’architecte était menacée. Quelles étaient alors les options pour la personne qui partageait sa vie ? Il faudrait discuter de ce que John voudrait et de ce qu’elle serait prête à faire. Présentement et plus tard aussi. Actuellement, Keelin ne serait pas en mesure de renoncer à sa vie si la situation se produisait maintenant car c’était tout simplement trop prématuré même si elle était sincèrement attachée à lui. Tout ceci se conditionnerait à ce que John voudrait aussi pour eux. Leland entreprit de lui expliquer les démarches. Il n’était à priori pas nécessaire d’être mariés pour bénéficier conjointement du programme mais la décision finale relevait du bureau de protection. Il lui rappela aussi qu’elle devrait tout abandonner de son ancienne vie, ne pas chercher à contacter sa famille, ne plus s’afficher nulle part non plus, changer de nom. Tout renier de soi et se cacher. Non, impossible. Elle avait déjà vécu une vie de recluse auprès de son ex-mari, fait attention à ses fréquentations, éloigné ses proches. Keelin n’était pas capable de réitérer. Pas maintenant qu’elle retrouvait tout le monde. Pas maintenant qu’elle retrouvait un semblant de vie normale aussi. Elle n’était pas prête à quitter sa famille, à laisser ses frères et sa sœur, à sacrifier sa liberté retrouvée pour un homme. Même d’un homme qu’elle aimait. Peut-être qu’elle penserait différemment quand leur histoire aurait évolué. « Très bien, je comprends. » L’enseignante était complètement refroidie mais la question ne se posait pas présentement puisqu’elle l’avait avancée à titre préventif.

Arthur Leland lui dépeignit ensuite le portrait familial peu glorieux des O’Keefe. Une peur sourde s’empara de Keelin et elle usa de tout son self-control pour ne pas se lever et prendre les jambes à son cou. Gardant un air serein en apparence, elle inspira profondément et calcula le risque à un pourcentage acceptable dans leur vie quotidienne. Pourtant, sa raison ne parvint pas à surmonter le danger susceptible de toucher ses proches. Elle ne franchirait pas cette limite non plus. Leland lui confirma que seul l’entourage direct de John serait concerné. Bonne nouvelle : sa famille n’était pas menacée. Cependant, ses pensées se dirigèrent vers le fils du Harding. Comment parvenait-il à supporter cette vie pour son fils ? Il avait certes réussi à l’extirper des griffes de son père mais il continuait de vivre avec cette épée de Damoclès sur la tête. John trouva alors les mots exacts que son référent n’avait pas réussi à formuler : un dommage collatéral. Voilà ce qu’elle serait. « Ton fils. Son petit-fils. Cet homme est un monstre. Comment peux-tu vivre avec l’idée que Jack ne soit pas en sécurité ? » Cette fois, Keelin s’adressait directement à lui. Il lui répondrait sûrement qu’il n’avait d’autre choix comme il le lui avait déjà expliqué mais il existait d’autres moyens de ne pas exposer Jack à toute cette histoire. Des moyens qui impliqueraient de les séparer. John préférait qu’ils restent ensemble. Au moins, il pouvait garder un œil sur son fils. La conseillère se tourna à nouveau vers Leland et lui demanda ce qui était prévu lorsque le danger était avéré. Il y avait déjà eu des cas d’identité découverte. Dans un tel cas de figure, la police essayait de canaliser les menaces, de remettre les « méchants » en prison et en dernier recours de les déplacer eux. Dès à présent, Keelin serait d’ailleurs autant surveillée que John. « Ok, c’est parfaitement clair. » Ayant de plus en plus de mal à maitriser son malaise, la jeune femme écourtait les échanges. De toute façon, Leland avait répondu à toutes ses questions.

Le trio devait encore aborder les actions de John à proprement parler. Pour le référent, il ne représentait pas un danger pour Keelin tout comme l’Irlandais le lui confirma une nouvelle fois aussi. Cette question restait sensible pour la jeune femme à cause des événements récents ; elle n’accordait plus sa confiance facilement mais elle ne croyait pas non plus qu’il lui ferait du mal puisqu’il lui avait sauvé la vie en risquant de perdre son statut de témoin protégé au passage. La conseillère ne s’était jamais sentie en insécurité quand elle était venue chez lui. Ce point éclairci, Leland lui énuméra alors les crimes qui étaient reprochés à Sonny. Au fur et à mesure qu’il égrenait les méfaits, Keelin blêmit. Violence sur personne, attaques armées, violence avec arme au poing, trafic de drogue… Il se retranchait derrière le pouvoir de son père pour justifier ses actes, pourtant la propension et la brutalité de ceux-ci la laissèrent sans voix. Qui était les pauvres victimes qu’il avait terrorisées au cours de ses braquages et de ses actions violentes ? Il en était certes une aussi à cause de sa position, de son fils… L’amour et la peur, deux sentiments tellement différents et qui nous amenaient à agir de façon extrême et disproportionnée. Mais ces émotions justifiaient-elles tout ? Excusaient-elles tout ? Combien de personnes avaient perdu la vie à cause des drogues véhiculées par le trafic auquel il participait ? John n’avait pas appuyé sur la gâchette mais il avait contribué à des dégâts irréversibles. La brune avait l’impression d’entre l’écho violent de ces scènes mentionnées, elle pouvait aisément les imaginer. Même si John avait tout accepté de son passé et des démons qu’elle trainait dans sa vie, l’histoire que lui avait traversée n’absolument rien avoir. Il n’était pas un petit bandit de dimanche, il avait fait partie intégrante d’une véritable mafia. Et tout ce petit monde était tombé grâce à son témoignage. Le digne héritier, le futur chef de la bande… Voilà celui qui les avait tous trahi. John l’informa alors qu’au moindre écart de sa part, il serait jeté derrière les barreaux comme ses pairs et jugé pour tous les faits précédemment commis.

L’architecte lui avait raconté son passé, il lui avait exposé ses actes et les raisons pour lesquelles il s’était retrouvé embrigadé dedans. Pourtant, Keelin avait l’impression de le redécouvrir une troisième fois. La première fois, John était ce sympathique architecte qui menait une vie rangée et tranquille de bon père de famille. La deuxième, il était celui qui lui avait sauvé la vie, celui qui avait laissé Sonny sortir, Sonny qui agissait par nécessité pour protéger ses proches et qui avait été victime du milieu dans lequel il avait grandi. La troisième fois, il n’était plus seulement victime mais aussi un participant actif de son passé tel que dépeint par un Leland objectif. Des fais exposés comme des statistiques dans leur plus implacable froideur. John ne pourrait pas constamment céder à la violence en se retranchant derrière l’amour qu’il portait à ses proches. Ecrasée par le poids de ces révélations, Keelin continuait de s’emmurer dans un silence prolongé. Il l’aidait à maintenir un semblant de contenance, faisait barrière contre le tumulte d’émotions contradictoires qui se déchainaient en elle. Tout était terriblement confus dans sa tête. Tout se superposait et se mélangeait. Ses sentiments pour lui, sa peur, ses principes, ses limites. Elle ne savait plus que penser, que craindre, que tolérer. Joignant nerveusement ses mains sous la table, la conseillère tritura son pantalon de tailleur au niveau du genou. La façade d’impassibilité se fissurait. La parlementaire laissait de nouveau place à la femme. A nouveau, elle aimait un homme capable du pire. Les derniers mots de Leland atteignirent difficilement les tréfonds de sa conscience. Il lui parla de rédemption et lui rappela l’intimidation – les menaces même - que John avait subie pour l’obliger à obéir. Keelin décrocha jusqu’à que Leland leur glisse des documents sous les yeux et leur explique la procédure pour les faire remontrer jusqu’à lui. La jeune femme se rendait compte qu’elle voulait désormais savoir tous les détails de ces affaires auxquelles John avait participé. Ce qu’il avait fait, où, quand et qui étaient ses victimes. C’était comme si soudain cette réalité prenait le dessus et l’obsédait. La conseillère n’arrivait plus à chasser les images dans sa tête. Lorsque Leland lui demanda finalement si elle avait des questions et que John l’interpella en posant une main sur son épaule, elle sursauta à ce simple contact. Son corps menaçait de réagir violemment. « Que quoi… ? » Sans réussir à regarder John, la brune releva les yeux vers Leland. « Non, non, je n’ai plus de questions. » Il fallait qu’elle sorte, qu’elle s’échappe de la chape de plomb qui pesait dans cette pièce, qu’elle prenne un bol d’air, retrouve les idées claires. De toute façon, l’entretien touchait à sa fin. « Merci pour toutes les informations. Si nous en avons terminé, je vous prie de m’excuser. » La jeune femme se leva et serra la main de Leland en guise d'au revoir. A la sortie du bureau, Keelin n’attendit même pas que John la rejoigne et elle se pressa d’un pas rapide dans le dédale de couloirs. Tout ce qu’elle avait entendu, elle en avait la nausée. Une violente douleur pesait dans son estomac. La brune se massa légèrement le ventre et continua d’avancer. Se précipitant vers l'extérieur, elle avait encore besoin d’accuser le coup.



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John Harding
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PROFESSION : Architecte, ancien mafieux placé sous programme de protection des témoins
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MessageSujet: Re: To give the future a chance + Kee To give the future a chance + Kee EmptyLun 8 Juin - 1:24


It isn't fair that I should
Wake up at dawn
And not find you there
What did you do to my life ?

Peu à peu, John se ferme. Il y a de la panique dans ses yeux, autant à cause du poids des déclarations de Arthur que du fait qu’il est précisément incapable de savoir ce que Keelin pense. Sauf quand elle s’adresse directement à lui à propos de son père. Les mots lui font l’effet d’une gifle. A travers son père, il lit une accusation contre lui – même s’il s’imagine sans doute beaucoup de choses à cause de la panique. « Je sais. » Un bon père n’aurait pas placé son fils dans cette situation, John en a conscience, mais même ça, il l’a échoué. La panique lui fait tout voir en noir, et il baisse la tête, accablé : « Ça reste mieux que si on était resté, au moins il a une vie normale. »  Piètre excuse et maigre consolation, c’est mieux que rien. Il a fait ce qu’il a pu, et il a essayé de changer. Seulement, même si Arthur le dit aussi, c’est bien l’exposé détaillé, avec une précision des plus chirurgicales qui marque l’esprit de Keelin. Elle ne dit plus rien, et ce silence lui fait peur, car il ne présage rien de bon. Le mouvement de recul qu’elle a lorsqu’il pose la main sur son épaule en dit plus long que des mots sur l’état d’esprit de la brune. Elle a peur, à cause de lui, et il a tout gâché.  Il est blessé, souffrant de cette distance et de ce rejet implicite, mais c’est logique, et il ne peut pas vraiment lui en vouloir. Comment le pourrait-il ? Au vu de ce que Keelin vient d’entendre, il y a de quoi douter de la vision qu’il lui a donné, et de quoi réveiller les craintes de son amante. Elle est encore fragile, et il s’en veut.

Sera-t-il audible, pour autant, maintenant que l’entretien est terminé ? John a changé, il peut faire valoir ça pour lui…Peut-être que s’il arrive à lui parler maintenant, John pourra rétablir la situation ? Encore faudrait-il qu’il ait l’occasion de le faire, car sans entendre, elle tourne les talons vers la sortie, « Eh mais…Kee, attends ! » Il lance un regard furieux à Leland, qui hausse les épaules, le regardant d’un air grave : « Tu sais que j’ai eu raison de le faire. D’ailleurs tu as commencé toi-même, et je n’ai fait que reprendre ce que tu as dit. Mais accroche-toi. C’est une fille bien. » John soupire, agité, et ne voulant qu’une chose : partir.  « C’est ça. Je te tiens au courant. » Et à son tour, il tourne les talons pour se diriger vers la sortie du bâtiment, cherchant à retrouver la brune. Il parvient à la rejoindre dans le hall, alors qu’elle s’apprête à sortir. « Kee ! Kee, attends-moi…attends ! » Il essaye de la retenir par le bras, mais elle se dérobe, alors il renonce. Là encore, ça fait mal. Elle le fuit, alors que ce matin, ils étaient encore si proches… « Attends. » Souffle-t-il encore, cependant, un peu haletant, car sous l’effet de la détresse, il a couru pour la rattraper. « S’il te plait. » C’est presque une supplique. « L’hôtel est loin, à pied. Prends au moins un taxi avec moi. » Ne voulant pas la brusquer, et ayant compris que cela ne faisait qu’empirer les choses, il se tient à distance raisonnable de Keelin.

Le retour en taxi se passe sans un mot, l’arrivée à l’hôtel également. John attend même qu’ils soient arrivés dans la chambre pour dire quelque chose. « Est-ce que tu veux que je parte ? Que je te laisse un peu tranquille ? Je sais que c’est…compliqué. » Hésitant, il reste debout, ne sachant pas quoi faire.  Il essaye de penser à elle d’abord, et d’adopter le comportement qui soit le plus propice pour la ménager, mais conserver une chance de parler. Mais John ne sait pas bien quoi faire devant le peu de réaction qu’il obtient de la part de l’enseignante. Mal à l’aise, l’architecte s’installe dans un coin, se demandant s’il ne vaut pas mieux lui laisser l’initiative. Comment faire ? La conversation mérite sans doute d’être digérée. Peut-être que Keelin finira d’elle-même par aborder le sujet. N’est-il pas mieux de lui laisser le choix du moment où elle le fera ? John a cependant beaucoup de mal à interpréter ce silence continu. Ça l’oppresse même. Il a l’impression qu’ils sont dans deux mondes séparés et qu’il ne peut pas atteindre Kee. Et il tourne comme un lion en cage, lui-même incapable de supporter d’être à la source de son malheur.  Il étouffe, même. Il vaudrait peut-être mieux qu’il sorte. Ça laissera de l’espace à Keelin, ce qui est une bonne chose, car il lui semble que ce silence lui est nécessaire pour se protéger et essayer de gérer ce qu’elle a entendu. Pour lui aussi, c’est une bonne chose, car il étouffe dans la chambre d’hôtel, pris au piège de ses propres pensées. « Je vais appeler Jack. Je reviens tout à l’heure. » Il se lève donc, sortant sur le perron de l’établissement, fumant une cigarette dans la rue. Son fils décroche immédiatement. La voix de John prend un accent de tendresse. « Allo, Jack ? Comment ça va, mon grand ? » Entendre la voix de son fils, amicale et affectueuse, le calme. C’est un bon garçon, pour un ado de seize ans au passé un peu rebelle.  « Salut papa, ça va ? » Il l’écoute raconter sa journée et les dernières nouvelles, avant d’entendre une question qui le renvoie à ses angoisses :  «  Tu reviens bientôt ? Ça se passe bien ? » Il n’a pas dit à Jack, pour l’instant, pourquoi il allait à Londres. Il voudrait en parler à Keelin, d’abord, mais ce sera plus tard, alors John se contente d’un rassurant et évasif : « Oui, oui, bien sûr. Je serai là demain, ne t’en fais pas. Il y a à manger dans le frigo, d’accord ? Ne te gave pas de glace. » Il continue à tirer sur sa cigarette alors que son fils lui répond d’un ton concerné : « Noooon. Mais tu es sûr que ça va ? Tu as l’air…bizarre. » Évidemment l’architecte nie en bloc, inutile d’inquiéter inutilement son fils. « Mais oui, ça va, ne t’en fais pas. Allez, à demain. »

John jette un œil à la fenêtre de la chambre, mais il ne voit rien de particulier. Soupirant, il écrase sa cigarette, avant de remonter. « Hey… » Keelin est toujours là, et elle n’a pas l’air d’aller beaucoup mieux. Toujours aussi désemparé, l’architecte tente un maigre sourire, et de conserver une approche neutre, et normale de la situation. « Il va être bientôt l’heure de manger. Tu veux qu’on y aille maintenant ? J’ai réservé. » Le restaurant est à deux pas, et ils ne mettent pas longtemps à le rejoindre. Toujours dans un silence gêné, toujours à bonne distance. Et le malaise continue à table. Le fossé qui se creuse entre eux est tellement large, John ne sait même pas s’il pourra faire quoique ce soit. Il baisse la tête sur sa carte, avec un petit rire amer, sans joie aucune : « Je ne sais même pas…si tu es en colère contre moi, ou effrayée. Je ne sais même pas quoi dire, en fait. » N’y tenant plus, il redresse la tête pour lui adresser un regard inquiet : « Je vois que ça ne va pas…et qu’on s’est évité toute la journée. Ça fait des heures que tu ne dis rien… »  Ce n’est pas un reproche, plutôt une supplique. A ce stade, John préfèrerait des cris.  « Est-ce…est-ce que tu veux en parler un peu ? » Ce n’est pas bon de se renfermer ainsi, il en est persuadé.

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† "No reason to get excited",the thief he kindly spoke. "There are many here among us who feel that life is 'bout a joke. But you and I, we've been through that, and this is not our fate. So let us stop talkin' falsely now : the hour's getting late, hey...
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Keelin Granger
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CÔTÉ COEUR : Fraichement divorcée d'un mariage douloureux, elle tente de se reconstruire. Elle a retrouvé l'amour auprès de John.
PROFESSION : Professeur au lycée de Tenby et conseillère municipale (urbanisme et événements)
REPUTATION : Son mariage parfait a volé en éclats. D'après certaines rumeurs, elle serait partie pour un autre homme. D'après d'autres sources, son mari serait un monstre. Difficile de démêler le vrai du faux de cette histoire, chacun y va de son petit commentaire.

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MessageSujet: Re: To give the future a chance + Kee To give the future a chance + Kee EmptyDim 28 Juin - 18:09

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You say I am strong when I think I am weak
And when I don't belong, you say I am yours
And I believe, I believe what you say to me

Lorsque John posa une main sur son bras, Keelin se déroba instinctivement. C’était comme si toutes les cellules de son corps étaient en fusion et avaient été brûlées par ce simple contact. La brune avait besoin de se poser et de réfléchir à tout ce qui venait d’être dit. Aujourd’hui, John – celui dont elle était tombée amoureuse – avait été écarté. Sonny était monté sur le devant de la scène et prenait toute la place. La conseillère était persuadée qu’elle s’était suffisamment préparée à cet entretien mais le détail minutieux des crimes qu’il avait commis lui avait explosé en pleine figure. Il s’était bien gardé de se montrer aussi précis quand il lui avait raconté son histoire. John lui avait exposé les menaces dont il avait été victime et les larcins ou vols dont il s’était rendu responsable. Mais il ne lui avait pas rapporté la violence actes. Quant au trafic de drogue… Cette histoire dépassait l’entendement. Sous le choc, elle s’était emmurée dans le silence et se contenta d’acquiescer quand l’architecte l’invita à monter dans le taxi qui les ramena à l’hôtel. L’arrivée dans la chambre ne se passa guère mieux, la jeune femme s’assit sur le lit et semblait comme dans un état second, apathique, perdue entre la confusion et l’incompréhension. John était mal à l’aise, impuissant face à la situation et ignorant la meilleure façon d’agir envers elle. C’était comme si ce silence était son refuge, celui qui l’empêchait de sombrer et de s’effondrer complètement. John tournait en rond dans la chambre comme un lion en cage et s’arrêta soudainement devant elle, toujours figée, en l’informant qu’il sortait pour appeler son fils. Après sa sortie, l’enseignante resta un long moment le regard perdu dans le vide, attendant que le mal de ventre passe. Finalement, ses membres engourdis se désarticulèrent tout seul comme si elle retrouvait une mobilité plus naturelle. Keelin se leva machinalement et se rendit dans la salle de bain où elle se rinça le visage et essaya de retrouver ses esprits. Une telle réaction ne lui était jamais arrivée, même quand Drew s’en était pris à elle. D’habitude, elle luttait ou essayait de fuir pour se protéger mais l’onde de choc qui l’avait traversée à la fin de l’entrevue avait été tellement puissante qu’elle était abattue et avait réagi comme une automate sur le coup. Comment expliquer à John qu’elle ne savait soudainement plus où elle en était ? Ou plutôt à Sonny ? Les deux étaient devenus indissociables. Keelin retourna ensuite dans la chambre et se tint debout près de la porte-fenêtre du balcon, qu’elle ouvrit pour prendre l’air. Moins apathique, la jeune femme était toujours incapable de prononcer un son. Au bout d’un moment indéfini, John rentra dans la chambre et lui proposa d’aller manger dans un restaurant où il avait réservé. Au vu de la boule qui pesait dans son estomac, elle n’avait pas faim mais elle ne lui opposa aucune résistance tant toute trace de volonté avait disparu chez elle. Machinalement, Keelin le suivit jusqu’à leur destination tandis que John restait à bonne distance d’elle. Au restaurant, un serveur les installa à leur table. La jeune femme se réfugia derrière la carte qu’elle ne regardait pas vraiment, elle n’arrivait pas à se concentrer.

Soudain, l’architecte laissa échapper un petit rire qui dénotait dans l’atmosphère festive du restaurant. Nerveux face au silence prolongé de la jeune femme, il la supplia de lui parler, à lui exprimer le fond de sa pensée car il se rongeait les sangs. Face à son regard préoccupé et ses traits tirés, Keelin se rendit compte des conséquences involontaires que son état second avait engendré chez lui. De l’angoisse et de l’inquiétude. Il semblait perdu et malheureux à cause de toute cette histoire. Il ne méritait pas de subir ça. Alors, elle essaya enfin de trouver la force de lui répondre. Voulait-il vraiment en parler ici dans ce restaurant bondé ? Elle reposa la carte sur la table et parla à voix basse. « Je ne suis pas en colère, John. » Elle prit une profonde inspiration. Les mots qu’elle s’apprêtait à utiliser redéfinirait très certainement ce qu’ils avaient été l’un pour l’autre jusqu’à présent. « Au fond de moi, je sais que tu ne me feras jamais de mal, du moins pas volontairement… » Elle n’oubliait absolument pas tout ce qu’il avait fait pour elle, tout ce qu’il représentait. Keelin s’interrompit. Le serveur venait prendre leur commande et elle choisit la même chose que John puisqu’elle n’avait pas regardé la carte. Elle n’était aucunement en état d’avaler quoique ce soit de toute façon. « C’est juste… que je n’arrête pas de penser à tous ces gens qui ont été victimes de ton père… de vos actes. Tu as été victime aussi, je le sais. Mais t’imaginer participer à toutes ces horreurs… J’en ai la chair de poule. » L’enseignante avait tellement baissé la voix que personne n’avait été capable de les entendre. Y avait-il eu des enfants comme Jack pendant qu’il volait de l’argent ? Des femmes comme elle ? Combien de personnes avaient été blessées ? A présent, elle retrouvait une voix normale et utilisa des mots plus neutres, susceptibles de passer dans toute sorte de contexte. « Je te suis reconnaissante de m’avoir dit la vérité, je suis consciente des risques que tu prends. C’est juste que je me demande… comment réussirais-tu à accorder ta confiance à une personne qui a fait tout ça ? J’aimerai que tu me dises ce que toi tu en penses. » La brune s’interrompit de nouveau. Le serveur venait de leur apporter une bouteille de vin et une carafe. Keelin déclina le vin et se servit un verre d’eau. Après avoir bu une gorgée, elle glissa à nouveau ses mains sous la table. Sans savoir pourquoi, elle tremblait. Peut-être parce qu’elle était toujours aussi bouleversée. « Je ne sais pas jusqu’à quel point je suis capable de composer avec ton passé dans nos vies. J’ai envie de te croire quand tu me dis que tout va bien se passer mais je me suis déjà trompée tellement de fois... » John s’était racheté, il avait balancé toute la clique de son père, fait arrêter tous ces criminels. Pour son fils, il voulait que cette vie reste derrière lui. Elle prenait évidemment tout en considération mais ça n’en restait pas moins compliqué. « Tout est différent depuis que je t’ai rencontré. Tu as changé ma vie, tu m’as mise en sécurité, tu as fait tellement pour moi, au risque de tout perdre… » Le ventre de Kee se noua de nouveau. Tous les moments qu’ils avaient partagé lui revenaient en tête. Et… la plupart d’entre eux convergeaient dans le même sens. John connaissait les sentiments qu’elle avait pour lui. « Je crois que… je ne supporterai pas de perdre la partie de John qui est en toi et pourtant je me demande qui est vraiment Sonny, comment l’accepter. C’est toi, c’est ce que tu es, tu ne peux pas te dissocier. Je ne sais pas ce que je dois faire. J’ai envie de croire aux deuxièmes chances mais oui, j’ai peur. Peur de toutes ces inconnues qui t’entourent. » Sa raison lui dictait de s’éloigner de lui, de renoncer, de ne pas rentrer dans cette vie, de mettre un terme à cette parenthèse heureuse tant qu’il en était encore temps, quand son cœur la retenait auprès de John. La vérité, elle ne la découvrait pas aujourd’hui, elle en avait juste appris les derniers tenants et aboutissants… L’avoir suivi jusqu’à Londres démontrait déjà à quel point elle avait envoyé valser sa raison. Il lui fallait juste du temps. Pour digérer et reconsidérer leur relation avec tous les éléments entre ses mains.

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MessageSujet: Re: To give the future a chance + Kee To give the future a chance + Kee EmptyMer 8 Juil - 0:08


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Voir Keelin dans cet état lui fait mal, un mal de chien. Malgré ses propres angoisses, John se préoccupe toujours plus du sort de la brune que du sien, comme il se préoccupait tout à l’heure plus que Jack aille bien, seul à Tenby, que de lui-même. Le vin a un goût de sciure, et en un instant, il oublie ce qu’il a commandé pour diner. Pourtant, Keelin n’est pas en colère, comme elle dit elle-même. Elle ne manifeste même pas l’intention de partir. Mais il est suffisamment clairvoyant pour voir que ça ne va pas, deviner les doutes et la terreur. L’après-midi a été terrible. Que l’enseignante se décide à parler enfin est un soulagement profond pour John – ne pas savoir, ne pas pouvoir réagir, c’était pire que tout – mais ça ne rend pas la conversation plus facile. Il manque de mots face à la peur manifeste de Keelin, parce qu’il a honte et qu’il s’en veut d’en être la source. A peine peut-il souffler : « Non. Jamais. » Pour confirmer qu’il ne lui fera jamais de mal. Il l’a dit plusieurs fois, et elle semble le savoir elle-même. C’est déjà quelque chose. Mais le reste…le reste n’est pas plus facile à supporter. La manière dont elle le regarde, ou plutôt dont elle ne le regarde pas, fait baisser les yeux de John, à son tour. Dans ce regard là, il y a l’idée qu’il est un criminel, qu’il ne vaut pas mieux que son père. Dans ce que lui dit Keelin, aussi. John se mord l’intérieur de la bouche, pour la laisser finir. Elle est restée silencieuse tellement de temps, il devine qu’elle en a gros sur le cœur, et qu’elle a besoin de vider son sac. Et il lui est difficile de lui en vouloir, de toute façon. Parce qu’elle n’a que de bonnes raisons d’être méfiante, vu ce qui lui est arrivé avec Drew. John le sait, c’est aussi pour cela qu’il fait preuve d’indulgence, même si chaque mot lui fait un peu plus mal.

C’est la compassion, l’amour qui prennent le dessus, pourtant, parce qu’il voit les tremblements, l’angoisse profonde, bien plus profonde que la sienne même, parce que relevant de l’instinct de survie, dans l’attitude même de Keelin. Tout doucement, il demande avec une moue de compassion : « Kee…je vois bien que tu as peur. Mais de qui ? De moi ? Ou de ce qui pourrait arriver à cause de mon père ? » Ce n’est pas la même chose, même s’il n’est pas sûr de pouvoir aider dans tous les cas.

Il n’a pas toutes les réponses, de toute façon. John a beau s’être imaginé mille fois une conversation comme celle-ci, il a tout de même la gorge sèche, l’angoisse de la terrifier ou de la brusquer encore plus. Pire, au fond, de la perdre. C’est aussi ce que traduisent ses paroles quand il parvient à les articuler. « Je…je ne sais pas si j’ai bien les mots pour répondre à ça. » Puis, encore avec douceur : « J’aimerais avoir pu faire autrement, à propos de l’entretien. Et ne pas avoir à t’imposer tout ça. Je l’ai déjà dit, mais tu mérites mieux que ça. Mieux que toute la fange d’où je viens et qui me poursuit. » John détourne les yeux, baissant la tête avec le même sourire nerveux. « Je savais que cette conversation arriverait…ça aussi, j’aurais aimé te l’épargner. Nous l’épargner. » S’il le dit, c’est par honnêteté. Parce qu’il sait très bien que leur relation n’en sortira pas indemne, ou tout du moins, pas en étant la même que ce qu’elle a été jusqu’à là, heureuse et sans nuage. Ils ne peuvent pas toujours vivre dans une bulle, bien sûr, mais John aurait bien aimé que ça dure.

L’irlandais prend une profonde inspiration, passant une main dans ses cheveux blonds. « Je ne suis pas fier, tu sais. » Bien sûr qu’elle le sait. Tout autant que l’architecte sait que la violence de ce qu’il a pu faire est choquante. « J’ai quelques excuses, je suppose, mais je ne peux pas nier que Sonny O’Keefe était un criminel. » De nouveau, il détourne le regard. Il ne veut pas brusquer Keelin non plus, mais il voudrait la convaincre que tout ira bien, de nouveau. Qu’il y aura des hauts et des bas, mais que ça ira, à la fin. « Je peux...si c'est important pour toi, je veux bien t'en dire plus sur ce Leland a évoqué. » C'est un sujet qu'il déteste, dont il se tient éloigné, qu'il cadenasse au fond de lui. Pour John, c'est donc une torture, mais un sacrifice qu'il est prêt à faire pour Keelin. Il le fait aussi parce qu'il veut avancer, et que cela reste du domaine du passé. Que ça ne détruise pas leur avenir.   « Mais dans tous les cas, pour ce que ça vaut…j’ai choisi. Je ne veux pas être ce type là. Quand je disais tout à l’heure que je ne te ferais jamais de mal, c’est plus…plus général que ça. » La regardant pour la première fois directement, avec une assurance nouvelle, il affirme avec détermination : « Je ne veux plus jamais faire de mal à quiconque. » Il ne veut pas donner cet exemple, ni cette vie à Jack. Ni qu’on ait peur de lui. La violence le dégoute ; le regard des gens qu’il a braqué, ou cogné, le hante parfois encore. A ce moment là, John se faisait honte, et il a toujours honte. « J’avais peur…j’avais peur aussi. » Balbutie-t-il en y repensant, bien qu’il l’ait déjà dit à Keelin, et sa belle assurance s’écroule. C’est la seule justification qu’il a vraiment à donner – d’avoir eu peur, et d’avoir été lâche - mais c’est aussi une terreur réelle, encore présente chez lui, qu’il aimerait qu’elle comprenne. John sait bien que c’est sans doute impossible, et trop demander à Keelin. Elle a trop souffert pour qu’il en rajoute, et l’irlandais juge, sans doute à raison, qu’il est impossible de comprendre totalement ce qu’il a vécu sans être issu de son milieu.

Il a l’impression qu’il patauge, voire qu’il s’enfonce, sans parvenir à rassurer Keelin, tout en étant affreusement nerveux. John reprend cependant la parole une dernière fois, tenant à dire quelque chose d’important avant de se taire. « Je ne peux pas te grand-chose pour mon père. Je pense qu’il y a très peu de chances pour que ça arrive, cela dit. Je sais que ce n’est pas idéal, mais dans tous les cas on trouvera une solution. » Il soupire, rêve d’une cigarette, un instant, et retrouve un peu de détermination. « Pour le reste…pour le reste, je ne suis pas comme lui. Je te le promets. » Il n’a pas besoin de dire de qui il parle. John sait bien que le nom de Drew plane dans la tête de Keelin depuis le début de la conversation. Il espère simplement qu’elle se souvient de la promesse qu’il lui a faite : il ne lui arrivera plus rien. C’est ce qui fait la différence entre lui et les types comme Drew ou son père. Lui, il a choisi son camp.



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Keelin Granger
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ÂGE DU PERSONNAGE : 32 ans (11-07-1988)
CÔTÉ COEUR : Fraichement divorcée d'un mariage douloureux, elle tente de se reconstruire. Elle a retrouvé l'amour auprès de John.
PROFESSION : Professeur au lycée de Tenby et conseillère municipale (urbanisme et événements)
REPUTATION : Son mariage parfait a volé en éclats. D'après certaines rumeurs, elle serait partie pour un autre homme. D'après d'autres sources, son mari serait un monstre. Difficile de démêler le vrai du faux de cette histoire, chacun y va de son petit commentaire.

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MessageSujet: Re: To give the future a chance + Kee To give the future a chance + Kee EmptyJeu 9 Juil - 18:17

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And when I don't belong, you say I am yours
And I believe, I believe what you say to me

Keelin avait mis le temps à trouver les mots pour décrire son ressenti mais elle y était finalement parvenue. Elle avait partagé ses doutes et ses peurs avec John tout en veillant à ne pas le blesser plus qu’il ne l’avait déjà été lors de l’entretien. Le sujet était difficile à aborder pour tous les deux car il les renvoyait à un passé qu’ils préféraient oublier, celui de Sonny poussé au crime par sa famille et celui subi par l’enseignante auprès de son ex-mari. John avait remarqué la peur qui lui labourait le ventre. La jeune femme avait réussi à garder un semblant de façade jusqu’à ce qu’elle ouvre la bouche et que son corps commence à trembler de façon incontrôlée. La brune essayait de se convaincre qu’elle ne s’était pas habillée assez chaudement ou qu’un courant d’air traversait le restaurant mais cette réflexion ne l’aidait pas à fuir la réalité. Et elle se résumait à la réponse que John attendait en lui demandant ce qui l’effrayait exactement. Avait-elle peur de lui ? Certes, Keelin ne croyait pas qu’il lui ferait du mal mais elle n’était pas rassurée qu’il ait été un jour capable de causer du tort à tant d’autres gens, des victimes. Elle se méfiait de ce que Sonny représentait mais non, l’enseignante n’avait pas peur de lui. Le malaise était bien plus profond. « Oui, de ce qui pourrait arriver. Et de la violence des faits qui ont été racontés aussi. » Des inconnues qui entouraient John, de ce qui se passerait si la famille O’Keefe le retrouvait, de revivre une expérience traumatisante ou quelque chose qui se ressemblait à la violence de Drew sous une forme différente. Keelin ne trouvait pas les mots pour lui expliquer pertinemment. Perdu, l’architecte lui avoua qu’il ne savait pas comment répondre à tout ce qu’elle lui avait dit. Malheureusement, il ne pouvait pas se défaire de son passé, un passé qu’il trainait comme un fardeau sur ses épaules. Il aurait aimé éviter l’entretien mais à quoi cela aurait-il servi de jouer l’autruche et de faire abstraction de la vérité ? Au contraire, elle était un mal nécessaire pour leur permettre d’en parler et d’avancer dans une direction, peu importe celle que leur relation prendrait. Et au moins, Keelin saurait à quoi s’attendre, contrairement à son ex-mari.

Alors que John avait repris la parole, sa remarque lui rappela très justement qu’on ne choisissait pas le milieu dans lequel on naissait mais qu’on pouvait choisir d’en sortir. Ce qu’il avait fait. « Je sais que tu fais de ton mieux, que tu voudrais prendre une ardoise et tout réécrire. Je le sais. Et toi aussi tu méritais mieux que cette vie qu’on t’a imposée. » Souffla-t-elle dans un élan de compassion, sensible à la peine de John. Empathique, Keelin était comme une éponge qui absorbait toutes les émotions qui filtraient entre eux tant par rapport à la tristesse qu’à la nervosité de l’architecte. Elle ressentait son mal-être sauf qu’elle n’arrivait pas à enfermer ses peurs à double-tour dans un tiroir. Il lui répéta qu’il n’était pas fier et qualifia Sonny de criminel. Il détourna le regard puis lui proposa de lui en dire plus sur ce que Leland avait évoqué. « Comme quoi ? » Demanda-t-elle, baissant à nouveau la voix et toujours étonnée qu’il en parle aussi librement dans un restaurant bondé. Keelin attendit qu’il réponde avant de cibler certaines interrogations. Elle était consciente qu’il n’avait pas envie de ressasser toutes ces histoires, qu’en parler remuait le couteau dans la plaie, mais s’il l’avait emmenée à Londres au départ, c’était bien pour cette raison. « Ce que j’aimerai savoir, c’est si absolument tout ce que tu as fait, tu l’as fait par peur pour toi et pour protéger ton fils. Tu ne t’en es jamais pris à personne pour une autre raison ? » Il ne servait à rien de lui demander des détails trop précis parce que sinon elle se mettrait en tête d’aller regarder les articles qui parlaient de telle attaque dans telle banque, de telle descente à mains armées dans telle ville… Le cercle vicieux se refermerait sur elle et Keelin n’arrêterait plus. En revanche, la brune se posait des questions sur d’autres aspects de sa vie. « Un jour, j’aimerai que tu me parles de ta vie en Irlande. Ta vraie vie. Pas celle de l’architecte. Tu ne m’as parlé que des méfaits, tu ne m’as pas dit comment c’était avant. Ton enfance, par exemple. Je connais ton vrai nom, je… je partage ta vie mais j’en sais encore tellement peu sur toi. » Il lui avait déjà évoqué la période où il avait rencontré la mère de Jack, leur relation, la toxicomanie – la première vérité qu’il lui avait partagé d’ailleurs - et la vie de mafia de son père. Pour le reste, Keelin ignorait encore tout de lui. Il fallait souligner qu’elle n’avait pas creusé à partir du moment où elle avait saisi qu’il préférait éviter le sujet.

John lui répéta alors qu’il avait choisi de prendre une autre voie non seulement pour son fils mais surtout pour ne plus faire du mal à quiconque. Ragaillardi, il leva les yeux vers elle pour qu’elle comprenne qu’il parlait avec détermination. Pourtant, sa voix vacilla à nouveau lorsqu’il se rappela la peur qui le tenaillait. Pire, la terreur. La vague de détresse qui se lisait dans ses yeux trouva résonnance chez Keelin. Elle percevait cette même angoisse qui l’avait habitée quand Drew la coinçait dans la maison et qu’elle n’avait aucune chance d’échapper à sa colère. Si une personne pouvait comprendre la définition d’une situation inextricable, c’était bien elle. L’enseignante s’était tue, elle écoutait John. Malgré sa confusion, il continuait de la rassurer. Pour son père, par rapport à lui et enfin surtout par rapport à son ex-mari. Il lui avait juré qu’elle ne revivrait pas cet enfer et il n’avait pas changé de refrain. Ce n’était pas un homme en proie à la violence ou en colère qu’elle avait sous les yeux, à moins que l’architecte joue un rôle digne des oscars. Non, elle voyait juste un homme las, brisé par un passé qui pesait trop lourd sur ses épaules. « Je sais que tu n’es pas lui, je ne t’ai jamais vu comme tel. » Prenant une profonde inspiration, Keelin baissa à son tour les yeux. Se séparer de lui ne lui donnerait rien d’autre que de vivre le coeur en lambeaux. Ils avaient tous les deux enfoui leur passé pour vivre dans leur bulle mais elle avait déjà en grande partie accepté celui de John avant même de lui avouer ses sentiments. Et il n’avait pas changé depuis qu’elle était au courant, il était toujours celui dont elle tombait amoureuse chaque jour un peu plus. Si tout se terminait à Londres, sa vie avec lui ne deviendrait qu’un vague souvenir, le goût de ses lèvres sur les siennes un rêve lointain. Et le repousser viendrait à renier ses sentiments. John rendait certes le quotidien beaucoup plus incertain, mais au moins l’aurait-elle dans sa vie. Une existence sans lui était difficilement concevable. Comme si cette prise de conscience n’appartenait pas qu’à elle, la jeune femme sortit une de ses mains d’en dessous de la table et la posa avec douceur sur celle de l’Irlandais, ses doigts entrelaçant les siens, premier signe d’ouverture envers lui depuis la sortie de l’entretien. Malheureusement, ce moment ne dura pas. Elle retira la main aussitôt que le serveur approcha et déposa les assiettes devant eux. Comme prévu, Keelin était redevenue silencieuse et elle ne toucha pas à son repas. Le nœud dans son ventre n’était pas parti.

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John Harding
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MessageSujet: Re: To give the future a chance + Kee To give the future a chance + Kee EmptyVen 24 Juil - 1:25


It isn't fair that I should
Wake up at dawn
And not find you there
What did you do to my life ?

John aimerait être capable de dire quelque chose, de pouvoir rassurer Keelin. Mais il ne le peut pas, et ça aussi il le sait. Il n’y a probablement rien à dire, parce que c’est vrai, c’est ce qu’il est, ce qu’il a fait, et les risques qu’il prend. Pour lui, c’est toujours moins pire que son ancienne vie, mais pour quiconque la partage, l’accepter est difficile - même repentis, les anciens criminels suscitent de la méfiance. Et Keelin a toutes les raisons du monde d’être méfiante, John le sait bien. S’il est triste, et terrifié, et dans l’appréhension de ce qu’il pourrait se passer, il ne lui en veut pas. A vrai dire, il n’en est pas capable. « Hey…» Un moment, il pense à faire le tour de la table, et à la prendre dans ses bras, pour lui dire que tout ira bien et que rien ne pourra lui arriver. La gorge nouée, John n’en a pas le courage, et il se dit à la réflexion que ce n’est pas forcément une si bonne idée que ça. « Tu n’es pas toute seule, cette fois. » Il lui sourit doucement, du moins il essaye. John n’est pas sûr de pouvoir être capable de tenir un discours rationnel, au moment présent. « Et je ne parle pas seulement de moi, là. Même si je ne les laisserais rien te faire, je me doute que je ne suis pas totalement le mieux placé pour être rassurant… » Il aimerait pouvoir nuancer et dire quelque chose pour sa défense, mais les faits sont là. « Mais Arthur est un type bien. S’il dit qu’ils te protégeront, c’est qu’ils feront en sorte que tu ne sois pas confrontée directement à un quelconque risque. » Ça reste une possibilité qu’ils ne peuvent jamais exclure totalement, comme ils l’ont dit, mais c’est quand même peu, très peu probable. Beaucoup moins que la violence de Drew, par exemple. « S’il y a quelqu’un ou quelque chose que tu peux croire, c’est lui, et c’est ça. »

Pour le reste, c’est difficile, bien sûr. Et être confronté à ça de nouveau ramène John en arrière. Bien sûr, c’est nécessaire. Keelin méritait la vérité, et cette conversation était nécessaire. Mais il est tout aussi honnête lorsqu’il dit qu’il aurait préféré ne pas avoir cette conversation. Ce n’est pas vivre dans le déni que de le dire. Dans un monde idéal, c’est simplement qu’il aurait aimé être quelqu’un d’autre. Pouvoir l’aimer sans se poser de question. Dans ce monde idéal, Kee serait souriante, John détendu, et ce week-end serait uniquement deux jours en amoureux à Londres. Mais il y a Drew, et son passé à lui. John est au moins reconnaissant à Keelin de lui reconnaitre l’honnêteté de sa démarche. « Je ne peux pas revenir en arrière, même si j’aimerai. Mais pour l’avenir, ce n’est pas encore fichu. Et tant qu’on a ça, ce n’est pas perdu pour nous non plus… » Ce nous est assez générique pour englober tout le monde, mais c’est aussi un nous qui les désigne eux, John et Keelin, le couple qu’ils forment.  Et si changer commence par l’honnêteté et par répondre aux questions de la jeune femme, il y est prêt : car de toute façon, leur relation ne pourra pas continuer sans qu’ils ne crèvent tous les abcès liés à leur passé. « Je ne sais pas trop moi-même, qui j’étais par rapport à mon père, ce qu’il me faisait faire, comment ça marchait…ce que tu voudras savoir. » A vrai dire, l’architecte ne peut deviner à la place de son amante. Il y a des choses qu’il pourrait dire pour sa défense, mais pas ici, et puis, en réalité, il n’est pas certain que Kee comprenne. Pas sûr, pas exemple, qu’elle trouve que cogner des gens soit plus admissible parce qu’ils étaient membres d’un groupe mafieux rival, même si on ne peut pas les prétendre victimes innocentes. Et puis, si parler au restaurant ne dérange pas John – parce que les gens n’écoutent jamais, paradoxalement, dans le brouhaha ambiant de ce genre d’endroit – il y a quand même des limites à ne pas franchir, et il se méfie. En revanche, il peut répondre sans difficulté à la question que l’enseignante lui pose. « Pour protéger Nell et ma mère, aussi. Mais c’est tout. C’est vraiment tout. » Un instant, il ferme les yeux, posant la tête sur ses poings joints et serrés. « Je voulais rien d’autre, vraiment. » L’envie de plaire à son père lui est passé avant même qu’il finisse le collège.

Encore des choses que Keelin ne sait pas, qu’il n’a pas dit, pas raconté. Ce sont des sujets difficiles, pour John : ça suppose de faire le tri dans ses moments heureux et ceux où il souffrait. C’est aussi pour cela que même avec Kee, il en parle si peu, constat qui n’a pas échappé à la brune. Cependant, cela lui semble plutôt être un pas vers lui. Comme le fait qu’elle dise qu’elle partage sa vie, signe que leur couple veut encore dire quelque chose. « Je peux faire ça, oui. » Cela dit, peut-être que c’est aussi normal. Ils ont commencé à sortir ensemble dans des circonstances tellement exceptionnelles qu’ils n’ont rien eu le temps d’aborder d’autres. « Il y aura d'autres diners au restaurant pour ça. »

Oui, John a encore un peu d’espoir, malgré la peur. Parce qu’il sait qu’il aime Keelin, malgré tout, et c’est ce qui lui fait tenir le coup, comme les quelques mots d’absolution qu’elle lui adresse, qui changent presque tout, parce qu’il sait qu’elle l’aime aussi. En témoigne sa main sur la sienne, un instant, même si la terreur reprend chez elle aussi le dessus, un moment. « Viens », dit-il doucement. « Je n’aurais pas du t’imposer ça. C’était une mauvaise idée, le restaurant. » Il ne faut pas être grand clerc pour le comprendre, quand il voit qu’elle n’a pas touché son assiette. Une fois dehors, avec douceur, John passe un bras autour de la jeune femme. Elle ne le repousse pas, c’est déjà un progrès. Au bout d’un moment à marcher en silence, John finit par le rompre. « Tu sais…ça n’a l’air de rien, mais je t’ai déjà parlé de l’Irlande. De ma vie d’avant. » Il ne sait pas expliquer ça sans être confus. « Je ne pouvais pas toujours tout dire, et parfois, ça n’est pas exactement passé comme je l’ai raconté, parce qu’il fallait que je cadre avec l’histoire du bureau. Mais il y a des tas de petites choses qui étaient vraies. » Il sourit avec douceur, heureux, un moment, de parler de choses plus légères. « Je ne me suis pas découvert une passion pour le bowling en arrivant à Tenby, ni pour les comédies romantiques. Ni pour le rock, même si je te confirme que mes t-shirt te vont vraiment mieux qu’à moi, maintenant que tu as eu l’occasion de m’en piquer plus d’un. Et j’ai vraiment eu cet accident de scooter dont je t’avais parlé à la fac. Et à part avec toi, j’ai toujours peur en moto depuis. Et j’étais vraiment le roi du dancefloor à la fac – simplement, c’était à Belfast, et pas à Dublin. Par contre,  je n’ai pas oublié que je dois t’inviter pour le prouver. » John sourit, se faisant presque rieur pendant un moment, espérant dérider un peu Keelin. « On a du temps, pour parler du reste. Et de toi, aussi. De nous, si tu veux. » Puis, très doucement : « Moi, en tout cas, je veux bien essayer. »


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MessageSujet: Re: To give the future a chance + Kee To give the future a chance + Kee EmptyDim 2 Aoû - 1:14

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Au fil de la conversation, Keelin retrouvait peu à peu ses esprits. L’appréhension lui pesait toujours dans le ventre mais elle arrivait enfin à écouter ce que John essayait de lui dire pour la rassurer. Il lui rappela qu’elle n’était pas toute seule et que la police serait aussi susceptible de veiller sur elle maintenant qu’elle était au courant de tout. Toutefois, elle n’en était pas encore à ce stade puisque pour en bénéficier, l’enseignante devrait officiellement demander leur protection. Or, pour l’heure, elle n’envisageait pas d’introduire de telle requête puisqu’elle ne savait pas elle-même comment ce voyage à Londres se terminerait. C’était quand même rassurant que le dénommé Arthur reste joignable en cas de problème. Ainsi, Keelin se contenta d’hocher la tête. Il n’y avait rien à ajouter à ce sujet. Par contre, elle s’attarda plus longtemps sur certains des aspects abordés lors de l’entretien et relatif à son passé. La conseillère était bien consciente qu’il aurait préféré s’en défaire et surtout qu’il avait été honnête envers elle. S’il le lui avait caché et qu’elle l’avait découvert plus tard, la confiance aurait définitivement été brisée entre eux. Or, John avait essayé de l’inclure et c’était un bon point pour leur couple. Lorsque l’architecte lui proposa de lui parler des détails de son rôle dans l’organisation de son père, elle hocha la tête. « Je ne sais pas trop moi-même, qui j’étais par rapport à mon père, ce qu’il me faisait faire, comment ça marchait…ce que tu voudras savoir. » Autant en parler une bonne fois pour toutes. Arthur avait détaillé les actes commis, John ses raisons. Mais quelle était sa place dans tout ça, à part celui d’hériter des affaires du patriarche O’Keefe ? « Oui. Dis-moi. Enfin… ce que tu as envie. » Les points qu’il avait énumérés englobaient tout. Kee ne l’obligeait pas à tout raconter si certains trucs lui étaient intolérables mais elle écouterait ce qu’il accepterait de partager, en plus de tout ce qu’Arthur avait déjà raconté. « D’accord. » La brune hocha de nouveau la tête quand John lui répéta qu’il s’en était uniquement pris à des gens pour protéger son entourage. Même si elle « tolérait » le passé de John, elle n’aurait pas réussi à partager sa vie s’il avait franchi certaines limites : prendre une vie ou s’en prendre à des gens juste par soif d’argent ou de pouvoir. Et n’avait-il donc aucun souvenir heureux ? Absolument aucun ? Il lui promit de lui en parler lors d’autres diners au restaurant, dans des circonstances plus heureuses. Réceptive à l’inquiétude de John, Keelin le rassura à son tour : elle ne l’avait jamais vu comme son père et ne le verrait jamais comme tel. La brune fit un autre pas vers lui mais leur connexion cassa quand le serveur apporta les plats. Comme l’enseignante ne toucha pas à son assiette, les deux amants ne s’éternisèrent pas dans le restaurant. John se rendait compte qu’il n’avait pas eu l’idée du siècle de l’emmener dans cet endroit, ni d’entamer une conversation qui devait rester secrète là-bas. D’un geste affectueux, il l’entoura d’un bras protecteur à la sortie. Keelin ne le repoussa pas. Leur discussion l’avait aidée à digérer certains des points évoqués même si elle n’était pas encore complètement détendue. Comme la jeune femme restait plongée dans le silence, John le rompit après un moment. Repartant d’un des sujets abordés au restaurant, il lui expliqua qu’il lui avait déjà parlé de sa vie d’avant. Pas dans leur complète vérité mais il avait distillé beaucoup d’éléments qui s’appliquaient bel et bien. Sa passion du bowling, son intérêt pour les comédies romantiques ou son goût pour le rock. Un homme n’admettait pas souvent aimer les films d’amour et il arracha même un sourire à Kee lorsqu’il lui parla des t-shirts de ses groupes musicaux préférés qu’elle lui piquait à tout va. « Oui, j’en ai encore quelques-uns chez moi d’ailleurs. » L’accident de scooter était vrai aussi même s’il s’était laissé entrainer sur la moto de la conseillère. « C’est vrai, tu n’as pas eu peur de venir avec moi alors que je t’avais inventé deux accidents. Des accidents que je n’ai jamais eus. Sacré sang-froid. » Ils avaient tous les deux menti sur certaines choses pour préserver leur vie tout comme ils s’étaient aussi beaucoup dévoilés. John avait connu la vraie Keelin quand elle était seule avec lui, une femme joyeuse et indépendante, qui vivait librement… avant de découvrir un autre visage, celui d’une épouse discrète et éteinte, nerveuse au bras de son mari. La peur nous amenait à faire des choses que l’on regrettait. Il avait étudié à Belfast et non à Dublin aussi, ce qu’elle avait déjà compris puisque le fief de l’IRA était au nord près de Derry. « J’aimerai bien te voir sur une piste un jour maintenant que tu m’as vendu la royauté de ton déhanché. » Elle aussi redevenait plus légère mais elle avait vécu des années en maitrisant ses émotions alors forcément Kee parvenait à réagir en paraissant déridée sans être encore complètement détendue. Disons qu’il commençait à la ramener vers lui. A retrouver progressivement la femme qui s’était barricadée derrière un mur de silence à la sortie de l’entretien. Les deux amants auraient en effet le temps pour parler de tout le reste, même si elle était en mesure de lui donner la réponse la plus importante. « Je veux bien essayer aussi. »


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John Harding
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John Harding

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ARRIVÉE À TENBY : 28/03/2018
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ÂGE DU PERSONNAGE : 35 ans (20 avril)
CÔTÉ COEUR : Définitivement amoureux de Keelin.
PROFESSION : Architecte, ancien mafieux placé sous programme de protection des témoins
REPUTATION : Il est discret, cet homme là. C'est tout de même bizarre, on dirait qu'il fuit les gens...et puis un père qui élève tout seul son fils, ce n'est pas banal. Il y a anguille sous roche, je vous le dis.


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MessageSujet: Re: To give the future a chance + Kee To give the future a chance + Kee EmptyDim 23 Aoû - 13:21


It isn't fair that I should
Wake up at dawn
And not find you there
What did you do to my life ?

Pour Keelin, John veut bien se mettre lui-même dans une situation d’insécurité. Car évoquer son père et son appartenance à la mafia l’angoisse, en réalité, autant qu’il en a honte. Il n’est pas fier de lui, et cela ravive des traumatismes enfouis depuis longtemps, qui avaient fait de lui quelqu’un qu’il ne voulait pas être. En choisissant de laisser tomber la personne qu’était Sonny O’Keefe, l’architecte a essayé de renoncer à tout ça, de décider, enfin de qu’il voulait être. Mais il est sans doute illusoire de croire que cela n’aura jamais de conséquences sur sa vie. Pire encore, cela pourrait avoir des conséquences sur les autres. Il a fait un choix, qu’il doit assumer, mais ce n’est pas celui de Jack, ni de Keelin : aussi il leur doit la vérité, c’est tout. Même si cela consiste à remuer le couteau dans la plaie, il est sincère quand il dit à Keelin qu’il peut répondre à des questions, et il ne se dérobera pas. Cependant, plus le repas avance, plus le fait de se lancer dans de telles confidences lui parait une mauvaise idée. Non qu’il ne pourrait pas raconter les choses en restant sur un terrain relativement neutre, mais tout d’abord, cela limiterait tout de même la conversation, et puis ensuite, John est tellement fracassé, cassé, inquiet, soucieux de voir Keelin se détourner de lui, ou de sa réaction, simplement par rapport à elle-même et son traumatisme, qu’il préfère remettre les choses à plus tard.  « Peut-être pas ici, mais oui. » Quand ils seront dehors, peut-être, ou rentrés, il verra.

Pour l’instant, il s’en veut de lui avoir imposer cela alors qu’il est manifeste que la brune souffre plus qu’autre chose de ce diner. Dehors, l’atmosphère est plus respirable et la conversation se détend et se renoue un peu.  Bien sûr, John est un peu rassuré d’entendre de nouveau le son de la voix de Keelin, qui lui semble un peu plus naturelle qu’au restaurant, mais il sait que le chemin est long. Il n’en demande pas trop, d’ailleurs, prenant ce qu’il vient, guettant un sourire, une réaction, toutes les petites choses qui montrent qu’il va dans le bon sens. Il lui semble qu’elle a eu peur de ne plus le connaitre et qu’il ne soit finalement qu’une mauvaise décision de plus, quelqu’un qui pourrait lui faire du mal. L’irlandais ne lui en veut pas, il sait bien à quel point les choses doivent être difficiles, quand bien même il y a de bons éléments en sa faveur. La peur ne se contrôle pas, après tout, même si on essaye et qu’on est capable de penser rationnellement les choses en parallèle.

Alors qu’ils marchent, la conversation se fait plus légère. Il leur reste bien des sujets à aborder, mais il semble à John que son passé, dans son côté lumineux, ce qu’il est et ce qu’il aime, reste le plus facile à aborder. « C’est vrai, je me disais bien que certains avaient disparu. Il faudra me les rendre, un jour, tu sais ? » Il sourit, n’exige pas de réponse. Peut-être est-ce une manière détournée de lui demander s’il la reverra après cette conversation et ce séjour difficile à Londres. S’ils auront l’occasion de se découvrir mutuellement encore. Si John aime très profondément Keelin, il sait aussi qu’il n’en sait pas, lui non plus, tant que ça sur elle. C’est en partie lié au fait qu’elle ait voulu se protéger, et en partie au fait que malgré tout, leur relation est récente : même dans des circonstances normales, il faut du temps aux couples pour se découvrir. Alors évidemment, dans leur cas, il y aura sans doute un certain temps passé à s’apprivoiser et se réapprivoiser. En ce qui concerne Keelin, qui parait se demander pourquoi il a eu confiance en elle, John hausse gentiment les épaules : « Oui, c’est vrai. Mais bon, ça arrive même aux bons conducteurs, les accidents...et je crois que j’ai eu très tôt confiance en toi. » Oui, c’est vrai, Keelin Granger lui a plu bien avant qu’il ne s’en rende compte, peut-être même depuis le début. L’architecte a vu en elle quelqu’un de bien, puis quand il a découvert ce que Drew lui avait fait, quelqu’un qui n’avait pas eu de chance. Dans tout ça, dans le chaos douloureux que ça a été, il a vu aussi quelqu’un qu’il pouvait aimer, mais cette confidence, il la garde pour plus tard. Pour l’instant, il se remémore leur première rencontre, se souvenant d’une chose importante : « Tu as essayé d’aider Jack dès le début, sans le juger.  Ça m’a paru le signe de quelqu’un de bien. Et c’était important pour moi. »

John a toujours trouvé Keelin courageuse et bienveillante. Un ange, en somme, qu’il aime profondément et dont il se demande s’il la mérite. Il n’a pas besoin de le dire pour lui prouver qu’il l’aime, et il pense qu’elle le sait déjà. Et c’est parce qu’il l’aime que John a si mal, que tout cela l’impacte autant, mais qu’il l’accepte. Au final, parce qu’il l’aime, Kee aussi aura le choix, peu importe ce qu’il dit. Et si cela lui fait plaisir de la voir sourire de nouveau et envisager des plans d’avenir, malgré tout, il ne protesterait pas si elle se ravisait. Il sourit à son tour en parlant de danse et de disco : « Je te ferai une démonstration avec plaisir. » En fond, il y a toujours la question de savoir si elle restera ou non, et chaque plaisanterie les ramène à cela.

Au fond, c’est ça la seule question : est-ce qu’ils se donnent une chance ? John voudrait essayer, mais il ne peut décider seul. C’est un choix qui se fait à deux, toujours : on ne décide pas seul de l’avenir d’un couple. Et si on aime quelqu’un, on ne décide pas pour lui non plus. Il a cependant rarement ressenti autant de joie et d’amour lorsque Keelin lui dit qu’elle veut bien essayer à son tour. Doucement, John resserre un peu son étreinte sur elle. Ce sont des choses précieuses pour lui, des instants importants, qui lui permettent de croire qu’ils pourront aller de l’avant. Qu’il n’est pas condamné à être toujours le type qu’il essaye à présent de décrire à Keelin : « Pour mon père, j’étais l’héritier. Un héritier, ça négocie, ça apprend son métier de chef, ça donne des ordres. Négocier, ça veut aussi dire qu’on montre à la concurrence qui est le chef, y compris s’il faut cogner. Il a commencé à m’envoyer braquer des banques en espérant que je me fasse prendre, parce que j’étais décevant. » Il y a une souffrance véritable dans ce que dit John. Aucune blessure n’est vraiment fermée, et ce qu’il a été, un sale type, ça le poursuivra toute sa vie aussi. Que Keelin passe au dessus de ça, ou du moins que malgré ça, elle veuille encore de lui, tiens du miracle. « Je sais quel courage il faut pour croire aux secondes chances. Je te remercie de m’en donner une. » Ce sont des mots bien pauvres pour traduire ce qu’il ressent à ce moment là. « Tu sais, je t’embrasserai bien pour te le prouver. Je peux ? »

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† "No reason to get excited",the thief he kindly spoke. "There are many here among us who feel that life is 'bout a joke. But you and I, we've been through that, and this is not our fate. So let us stop talkin' falsely now : the hour's getting late, hey...
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