AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
✿ Bienvenue sur Whispers Down The Lane ! L’intrigue du forum se situe à Tenby, village gallois où il fait bon vivre et où les rumeurs font le délice des habitants. Ne vous fiez pas aux apparences : ici, tout le monde est bienvenu ! L’esprit du forum, c’est convivialité, détente, et un peu de drama ! Nous acceptons tous les personnages, et n’exigeons aucun minimum de rp par mois. On attend plus que vous !
Tenby, juin 202010°C/25°C Le Printemps s’est bien installé sur le village. S’il ne fait pas encore assez beau pour se baigner, les averses se font un peu plus rares et la plage est très agréable pour une promenade, alors que les températures montent en flèche et que quelques vacanciers arrivent pour profiter des beaux jours qui s’installent.
✿ Avez-vous entendu ? Il y a beaucoup de nouvelles têtes en ville. C’est bien que le village attire, mais j’ai l’impression que nos nouvelles arrivantes ont toutes des secrets à cacher…Étrange, non ? Il ne faudrait pas que cela perturbe Tenby ! Nous sommes un village respectable, nous. En tout cas, c’est très mystérieux, et j’ai hâte de connaitre votre opinion sur ces charmantes jeunes femmes… Venez donner votre avis ici.
-36%
Le deal à ne pas rater :
Nike Air Max Tailwind IV pour Femme en promotion
109 € 170 €
Voir le deal

Partagez

To give the future a chance + Kee

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
John Harding
ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd
John Harding

TON PSEUDO : Wanguard, COM, crazyoilmachine
TES DOUBLES : Richard - Max - Abe - Charles
TON AVATAR : Boyd Holbrook
TES CRÉDITS : Schizophrenic (avatar) + Exordium (code sign) + Irish coffee (gifs)
TA DISPONIBILITE RP : Disponible 4/5
RAGOTS PARTAGÉS : 491
POINTS : 1302
ARRIVÉE À TENBY : 28/03/2018
To give the future a chance + Kee Tumblr_pagz88SQCG1vg2yxdo5_250
ÂGE DU PERSONNAGE : 35 ans (20 avril)
CÔTÉ COEUR : Définitivement amoureux de Keelin.
PROFESSION : Architecte, ancien mafieux placé sous programme de protection des témoins
REPUTATION : Il est discret, cet homme là. C'est tout de même bizarre, on dirait qu'il fuit les gens...et puis un père qui élève tout seul son fils, ce n'est pas banal. Il y a anguille sous roche, je vous le dis.


Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:
To give the future a chance + Kee Empty
MessageSujet: To give the future a chance + Kee To give the future a chance + Kee EmptyMer 22 Avr - 0:01


It isn't fair that I should
Wake up at dawn
And not find you there
What did you do to my life?

Difficile pour John de cacher son inquiétude, encore plus depuis qu’ils sont arrivés à Londres. Ce n’est pas tellement qu’il se dise que le bureau de protection des témoins sera hostile à Keelin. Arthur Leland n’est pas un méchant flic, et il fait ce qu’il peut pour l’aider. Mais fatalement, les aspects les moins agréables de son passé vont ressortir. Les plus effrayants, aussi, et il a peur de la réaction de la jeune femme, et que cette fois ce soit le coup de grâce pour leur relation. John ne sait toujours pas exactement ce qu’ils sont l’un pour l’autre : plus que des amis, ça c’est sûr, au vu de leur proximité et du temps qu’ils passent ensemble, et des nuits qu’ils partagent à présent, plutôt régulièrement d’ailleurs. Les choses se sont faites naturellement, comme s’ils avaient tous les deux besoin de rattraper le temps perdu pour vivre cette attirance commune qui les taraude depuis maintenant assez longtemps. Ca n’empêche pas que certaines questions se posent. John s’est dit que leur passage à Londres serait l’occasion de les aborder, même si ce ne sont pas les plus prioritaires. L’architecte le sait, ce qui compte avant, ce sont celles concernant sa protection, celle de Keelin, et celles qui surgiront inévitablement sur son passé, donc. Après cela, si tout cela n’a pas encore fait fuir Kee, alors ils pourront parler de leur avenir ensemble.

La grande nouveauté, c’est que si John est inquiet de la réaction de Keelin, il se sent prêt à tenir le choc, et aussi à mettre des mots sur ce qu’il ressent. Il le réalise alors qu’il la regarde se préparer, l’air un peu nerveux. Elle a été là pour lui, et il lui doit la même chose en retour, et affronter ses propres démons en fait partie. Et puis il l’aime, c’est tout, John le sait, et le lui dire parait aussi naturel que ce rapprochement entre eux. Si, là encore, Keelin veut bien de lui après cela…pour l’instant, cependant, John met de côté son inquiétude pour détendre un peu l’atmosphère, sous prétexte d’annoncer le départ en jetant un coup d’œil à sa montre. « Il va falloir qu’on y aille…j’ai pas l’air trop ridicule ? Je n’ai pas mis de cravate depuis la gay pride. » Il a effectivement fait un effort en ajoutant une cravate – qui pour l’instant, est un peu de travers - à son costume habituel. Il enfile un manteau, avant de s’approcher de la brune, encore assise devant son miroir. Gentiment, il pose les mains sur ses épaules et dépose un baiser rassurant sur le sommet de son crâne. « Ca sera une formalité…si ça ne dure pas trop longtemps, on pourra se promener un peu, ce soir et demain. On ira diner quelque part. Ca te va ? » Ca semble à John une bonne perspective. S’ils peuvent transformer cette épreuve en week-end en amoureux, ce sera une réussite. Quand ils ont reçu la convocation à Tenby, l’atmosphère était encore légère, et même sur la route, et pour cette première nuit d’hôtel, ça allait aussi : là encore, il était facilement d’oublier pourquoi ils étaient venus et de se prendre au jeu du week-end romantique. C’est un peu différent maintenant qu’ils doivent se rendre à la convocation. « Tu viens ? »

Dans la rue, John offre son bras à Keelin, sans hésiter aucunement, avant d’ajouter quelques précisions sur les gens qu’ils vont voir. « Arthur est un type bien. Tu peux lui faire confiance. » Il sait que tout phénomène ou toute personne un peu brusque est encore effrayant pour l’enseignante, alors il se veut rassurant, et continue dans un sourire : « Je ne sais pas si je serai d’une grande aide, mais je reste avec toi. » Comme pour appuyer ses dires, il lui vole un baiser furtif, avant de héler le premier taxi qui passe.

_________________

† "No reason to get excited",the thief he kindly spoke. "There are many here among us who feel that life is 'bout a joke. But you and I, we've been through that, and this is not our fate. So let us stop talkin' falsely now : the hour's getting late, hey...
Revenir en haut Aller en bas
Keelin Granger
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
Keelin Granger

TON PSEUDO : Boston
TES DOUBLES : Fiona, Eléa, Gwen, Lexia, Dylana & Megan
TON AVATAR : Gal Gadot
TES CRÉDITS : ava - tearsflight, gif profil - kbf, gif signa - pennywifey <3, code signa - batphanie
TA DISPONIBILITE RP : En cours : John.

To give the future a chance + Kee Tumblr_inline_o1qiqnY3X41rhgtk2_500
RAGOTS PARTAGÉS : 579
POINTS : 1724
ARRIVÉE À TENBY : 11/03/2018
ÂGE DU PERSONNAGE : 31 ans (11-07-1988)
CÔTÉ COEUR : Fraichement divorcée d'un mariage douloureux, elle tente de se reconstruire. Elle a retrouvé l'amour auprès de John.
PROFESSION : Professeur au lycée de Tenby et conseillère municipale (urbanisme et événements)
REPUTATION : Son mariage parfait a volé en éclats. D'après certaines rumeurs, elle serait partie pour un autre homme. D'après d'autres sources, son mari serait un monstre. Difficile de démêler le vrai du faux de cette histoire, chacun y va de son petit commentaire.

To give the future a chance + Kee Empty
MessageSujet: Re: To give the future a chance + Kee To give the future a chance + Kee EmptyJeu 23 Avr - 0:04

You say I am loved when I can't feel a thing
You say I am strong when I think I am weak
And when I don't belong, you say I am yours
And I believe, I believe what you say to me

Keelin essayait de ne pas s’inquiéter de cet entretien à Londres, de le voir comme une simple formalité à tout ce que John lui avait déjà raconté sur son passé mais en réalité un ouragan de sentiments contradictoires s’était emparé d’elle. Depuis qu’elle avait franchi le pas avec l’architecte, la brune avait réalisé à quel point elle s’était attachée à lui, un attachement qu’elle s’était longtemps interdite de ressentir tant qu’elle demeurait sous la coupe de son ex-mari. Aujourd’hui, elle goûtait à sa liberté retrouvée et profitait de chaque moment auprès de l’irlandais. C’était comme revivre une histoire adolescente, les premiers émois, les hésitations, la timidité et surtout l’envie constante de l’avoir à ses côtés. Elle tombait de plus en plus dans le piège qui risquait de se refermer sur elle quand elle était avec lui. L’horizon leur paraissait favorable, pourtant il restait le dernier nuage de ce rendez-vous, un rendez-vous où elle serait une nouvelle fois confrontée aux actes passés de John dans un contexte officiel et encadré. Même s’il lui avait dévoilé ses secrets, les deux amis n’en avaient pas spécialement reparlé car il était embarrassé de ce passé et peut-être aussi parce que Keelin jouait à l’autruche, se disant que moins elle en savait mieux il valait. Ironique quand on pensait qu’elle ferait justement bien d’en savoir le plus possible au vu de sa précédente expérience. Egoïstement, elle aimait le John d’aujourd’hui et elle n’avait pas été effrayée par la partie de Sonny qu’il avait laissé entrevoir, mais une part d’elle redoutait de découvrir d’autres aspects du passé qu’elle ne pourrait supporter d’entendre, des secrets trop durs à accepter. Et si lui aussi avait commis des actes impardonnables pires que ceux qu’il lui avait raconté ? En dépit de sa relative confiance en lui, le doute persistait, conséquence d’un mari qui avait brisé sa femme à petits feux, la conduisant à se méfier de tout. John lui avait certes sauvé la vie mais il persistait trop de zones d’ombre autour de lui, et aujourd’hui il était temps d’affronter la réalité. Il aurait été attristé de cette pensée à son égard, pourtant elle tenait trop à lui pour la lui partager, d’autant qu’il ne lui avait donné aucune raison de croire le contraire jusqu’à présent. Et puis, une autre partie d’elle voulait mieux le connaître lui et en finir avec toute cette histoire.

Alors que la jeune femme terminait d’enfiler son tailleur bleu ciel, une tenue digne de ce qu’elle portait comme parlementaire, elle esquissa un sourire lorsque John la rappela gentiment à l’ordre vis-à-vis de l’heure et qu’il s’inquiéta de l’effet de sa cravate. Cette situation lui rappelait vaguement la gay pride où elle lui avait offert une belle cravate colorée en guise de costume afin de se fondre dans l’esprit festif et la masse de la procession. Les débuts de leur amitié au-delà de leurs projets professionnels communs et de son fils comme élève. Mutine, elle s’approcha de lui pour redresser le col rebelle de sa chemise et lui frotter légèrement les épaules avant de reculer pour admirer le résultat et lui répondre. « C’est impeccable. Très anglais. » En faisait-elle des tonnes ? Un peu, pour l’embêter. Elle partit s’asseoir devant le miroir pour se maquiller et cacher les cernes sous ses yeux. Les deux « amis » étaient arrivés la veille au soir et même si elle tentait de garder un air serein, elle n’avait pas très bien dormi. Alors qu’elle terminait d’apposer la dernière touche de mascara, John s’approcha et la serra dans une étreinte affectueuse, cherchant à la tranquilliser sur la formalité de leur rendez-vous et lui rappelant le merveilleux programme qui les attendait après. « Oui, ce sera parfait. » La brune ne parlait pas trop pour ne pas se trahir, même si l’architecte pouvait parfaitement sentir ses épaules tendues sous ses mains. Elle se détendit peu à peu. Quand il la rassurait de la sorte, elle se sentait vraiment idiote de redouter cette entrevue. Il lui avait tout dit alors pourquoi croyait-elle découvrir des vérités déplaisantes ? Il faudrait qu’elle surmonte cette méfiance irrationnelle et qu’elle apprenne à vivre avec un homme en tout point différent à son ex-époux. L’heure tournant, John réitéra son appel du pied. « J’arrive. » Keelin se leva, prit son sac et lui emboîta le pas à l’extérieur de l’hôtel. Dans la rue, elle glissa son bras dans celui qu’il lui offrit et hocha la tête lorsqu’il lui parla de son référent. « Oui, tu m’as dit. A part Jack, Thomas et les personnes directement impliquées dans ta protection, je suis la seule autre personne au courant, c’est ça ? » Comme ils n’en avaient plus reparlé, Keelin vérifiait pour être sûre d’être la seule habitante de Tenby à savoir en tout cas. Pour sa défense, elle avait davantage retenu le passé compliqué de John que les détails de sa protection. « J’espère qu’il réagira bien. J’ai l’impression d’être cette jeune fille qui va passer un entretien d’embauche. » La brune avait lancé cette comparaison sur un ton léger, habituée à maitriser ses émotions en pareil moment. John appela un taxi et la rassura par sa simple présence. « Merci. » Il lui vola un court baiser et le duo monta ensuite dans la voiture qui les emmena dans les quartiers généraux de la police londonienne. Avant de descendre, Keelin prit une longue inspiration comme si elle était un boxeur qui s’apprêtait à monter sur un ring et elle serra la main de John assis à côté d’elle. « C’est le moment. » Elle recouvrait son visage d’ancienne parlementaire, de conseillère, de politicienne. C’est avec conviction qu’elle ouvrit la portière et descendit de la voiture.

_________________

Helium
Your love lifts me up like helium ▬ When I'm done, you're all I need, when the fear comes and I drift towards the ground, I'm lucky you're around, even superwoman sometimes needed Superman's soul.
Revenir en haut Aller en bas
John Harding
ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd
John Harding

TON PSEUDO : Wanguard, COM, crazyoilmachine
TES DOUBLES : Richard - Max - Abe - Charles
TON AVATAR : Boyd Holbrook
TES CRÉDITS : Schizophrenic (avatar) + Exordium (code sign) + Irish coffee (gifs)
TA DISPONIBILITE RP : Disponible 4/5
RAGOTS PARTAGÉS : 491
POINTS : 1302
ARRIVÉE À TENBY : 28/03/2018
To give the future a chance + Kee Tumblr_pagz88SQCG1vg2yxdo5_250
ÂGE DU PERSONNAGE : 35 ans (20 avril)
CÔTÉ COEUR : Définitivement amoureux de Keelin.
PROFESSION : Architecte, ancien mafieux placé sous programme de protection des témoins
REPUTATION : Il est discret, cet homme là. C'est tout de même bizarre, on dirait qu'il fuit les gens...et puis un père qui élève tout seul son fils, ce n'est pas banal. Il y a anguille sous roche, je vous le dis.


Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:
To give the future a chance + Kee Empty
MessageSujet: Re: To give the future a chance + Kee To give the future a chance + Kee EmptyDim 26 Avr - 23:26


It isn't fair that I should
Wake up at dawn
And not find you there
What did you do to my life?

Évidemment, il stresse. John voit bien qu’il n’est pas le seul, mais il ne peut pas totalement donner tort à Keelin : ils sont dans une situation stressante. « C’est ça. Thomas, la police globalement, Jack, et toi, maintenant. » Lui faire assumer cette connaissance est difficile. John n’a toujours pas réussi à décider si l’ignorance était mieux que la vérité, dans leur cas. Probablement qu’ils en reparleront avec Arthur, qui doit aussi avoir des questions sur le sujet. Pour être honnête, John ne sait pas comment ça va se passer. La seule personne à qu’il en parlé, Jack, a déjà connu les consignes de Leland. Même si c’était encore un petit garçon, et qu’il lui a expliqué la raison de tout cela plus tard. Il faudra qu’il l’appelle, aussi, après. Et peut-être qu’il faudrait aussi qu’il lui parle de Keelin. Enfin, s’il reste quelque chose à dire après l’entretien. Le pensées de John roulent dans sa tête comme des pierres détachées d’une falaise, sans aucune espèce de cohérence. Il sourit pourtant à la remarque de la brune. « Il faudrait être fou pour ne pas t’embaucher. » Ou t’aimer, tout simplement. Pour l’instant, le ton est encore léger, mais le stress monte peu à peu, et il devient de plus en plus silencieux, alors qu’ils font le trajet en voiture.

Il ne reprend la parole que lorsqu’ils descendent, et encore, simplement pour indiquer la direction à travers les bâtiments, qu’il connait pour y être venu quelques fois. « Par ici. » Les questions potentielles d’Arthur l’inquiètent, mais pour l’instant, il semble qu’il faille encore devoir attendre, car ils ont un peu d’avance. John a l’impression d’être en cage, à force de ruminer. Il n’a pas menti à Keelin, mais il n’a pas développé certains points non plus. Peut-être qu’il aurait, mais ils ont eu d’autres priorités, comme venir à bout du fléau qu’est Drew. Et puis…sans doute était-il plus facile de laisser de côté certaines questions, alors qu’ils pouvaient enfin être réunis sans barrière. C’était peut-être idiot, ce n’était que reculer pour mieux sauter.

L’apparition de Arthur Leland, costume un peu défraichi et sourire bonhomme, interrompt les pensées de John. « C’est lui. » Souffle-t-il, mâchoire serrée, à l’adresse de Keelin. Il se lèvre, mais garde la main de la jeune femme dans la sienne, alors que son agent de liaison les a aperçus et vient droit sur eux. « Salut, Arthur, comment ça va ? » L’autre la serre avec un sourire. « Salut John, content de te voir. Bonjour, mademoiselle. Vous devez être Mademoiselle Granger ? Enchanté de vous rencontrer, je suis Arthur Leland, c’est moi qui vous aie écrit. Venez, on va y aller. Vous voulez un café ? » John a pour l’instant la gorge trop nouée pour répondre. Il appréhende, c’est tout, et il se laisse tomber plus qu’il ne s’assoit sur un siège de la salle de réunion où Arthur les emmène.

« Bien. » Amorce directement celui-ci. « Je veux qu’on soit très clairs. Je ne suis pas du tout là, et je ne vous ai pas fait venir du tout pour vous causer un quelconque souci ou quoi que ce soit. » Parle pour toi, à envie de lui répondre John, avant de jeter un coup d’œil à Keelin, qui à l’air un peu plus maitresse d’elle-même que lui. Il fait un effort pour masquer son agitation, mais à vrai dire, l’irlandais a peur. Peur de ce que Arthur dira, de ce que Keelin comprendra, mais surtout de ce qui se passera après. Pourtant Arthur est son allié, et objectivement, John le sait, il ne fera rien qui pourrait lui causer du tort. Mais c’est un flic professionnel. Pas un salaud, mais pas du genre à édulcorer la vérité, qu’il balance toujours sans fard, quoique toujours avec la même mine sympathique. « Et pour commencer, je vais vous rassurer tout de suite, Mademoiselle Granger, on a vérifié votre casier, et il n’y a rien à dire, sinon on ne serait pas là de toute façon, et j’aurais déjà fait bouger John de Tenby. »

Pour la première fois depuis quelques jours, John pousse un léger soupir de soulagement. Il n’a pas oublié cette question là non plus, et que le bureau n’ait rien trouvé ou décidé de ne pas chercher quoique ce soit qui pourrait gênant pour Kee est une bonne nouvelle. Il serre gentiment la main de son amie, manière de dire « je te l’avais bien dit ». Arthur reprend : « Ce que je voudrais surtout voir avec vous, c’est si vous comprenez bien les enjeux de tout ce qui se passe – qu’on soit clairs tous les trois, si vous voulez, puisque, si j’ai bien compris, vous êtes plus ou moins ensemble ? »

Le cœur de John manque un ou deux maintenant, et il tourne un regard un peu perdu vers Keelin. Ce n’est pas une question à laquelle il s’attendait, même si Arthur, lui, s’attend manifestement à une réponse rapide de leur part. « Je…eh bien… » Ils n’en ont jamais parlé, se contentant de profiter de la présence de l’autre. C’est peut-être une question qu’ils auraient du réglé avant. « Je suppose qu’on peut dire ça…si tu es d’accord ? » Qu’ils le veuillent ou non, c’est à ça que ça ressemble. Et pour ce qui est de John, ça relève presque de l’évidence.

_________________

† "No reason to get excited",the thief he kindly spoke. "There are many here among us who feel that life is 'bout a joke. But you and I, we've been through that, and this is not our fate. So let us stop talkin' falsely now : the hour's getting late, hey...
Revenir en haut Aller en bas
Keelin Granger
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
Keelin Granger

TON PSEUDO : Boston
TES DOUBLES : Fiona, Eléa, Gwen, Lexia, Dylana & Megan
TON AVATAR : Gal Gadot
TES CRÉDITS : ava - tearsflight, gif profil - kbf, gif signa - pennywifey <3, code signa - batphanie
TA DISPONIBILITE RP : En cours : John.

To give the future a chance + Kee Tumblr_inline_o1qiqnY3X41rhgtk2_500
RAGOTS PARTAGÉS : 579
POINTS : 1724
ARRIVÉE À TENBY : 11/03/2018
ÂGE DU PERSONNAGE : 31 ans (11-07-1988)
CÔTÉ COEUR : Fraichement divorcée d'un mariage douloureux, elle tente de se reconstruire. Elle a retrouvé l'amour auprès de John.
PROFESSION : Professeur au lycée de Tenby et conseillère municipale (urbanisme et événements)
REPUTATION : Son mariage parfait a volé en éclats. D'après certaines rumeurs, elle serait partie pour un autre homme. D'après d'autres sources, son mari serait un monstre. Difficile de démêler le vrai du faux de cette histoire, chacun y va de son petit commentaire.

To give the future a chance + Kee Empty
MessageSujet: Re: To give the future a chance + Kee To give the future a chance + Kee EmptyMer 29 Avr - 17:53

You say I am loved when I can't feel a thing
You say I am strong when I think I am weak
And when I don't belong, you say I am yours
And I believe, I believe what you say to me

John lui énuméra les personnes au courant de sa double identité avant de monter avec Keelin dans le taxi en direction de leur rendez-vous. Alors qu’il descendit de la voiture de son côté, la jeune femme effleura discrètement le bijou qu’elle portait à son cou comme un porte-bonheur. Sous son chemisier blanc, Keelin avait glissé le collier que l’architecte lui avait offert le jour où ils avaient relâché la bride de leurs sentiments. Elle sortit du taxi et lui emboîta ensuite le pas à l’intérieur des bâtiments s’imprégnant de l’inquiétude qui émanait soudainement de John tandis qu’elle affichait désormais un visage neutre. Ils traversèrent un dédale de couloirs et rejoignirent une petite salle d’attente où le désigné Arthur Leland les aperçut rapidement. Keelin pensait que le témoin protégé jouerait la carte de la discrétion sur une potentielle relation entre eux mais John voulait la rassurer et il garda sa main dans la sienne, ne laissant du même coup que peu de doute sur le lien qui les unissait. A l’instar du père de Jack, Keelin se leva pour saluer l’agent et lui serrer la main qu’il tendit. « Bonjour. Oui tout à fait, enchantée aussi. Et non merci. » La jeune femme cachait une légère nervosité car John se renfermait.

Leland les emmena dans une salle de réunion et expliqua à l’enseignante que l’entrevue n’avait pas pour but de lui causer du tort. « Oui, vous souhaitez procéder aux vérifications d’usage. » Elle avait bien compris l’importance du rendez-vous. La police avait analysé le risque qu’elle était susceptible de représenter pour John et allait aussi lui dévoiler l’envers du décor de son passé tout en lui prodiguant des instructions à respecter pour veiller à la bonne protection du Harding. La discrétion la plus extrême, pour commencer. Leland confirma que les renseignements pris sur elle, notamment par le biais de son casier judiciaire, révélaient que la police n’avait rien trouvé de dangereux sur elle. Keelin n’était pas une miss parfaite, elle s’était chopé des contraventions pour excès de vitesse à moto mais rien qui ne constituait un élément de menace pour la couverture de John. Quant à son abus de pouvoir au gouvernement, personne n’était au courant et les flics n’avaient aucune raison de creuser ce côté-là non plus. Le plus gros paramètre changeant qu’elle avait connu cette année était son divorce, ce qui était assez traditionnel dans les couples d’aujourd’hui. « Je suis heureuse de vous l’entendre dire. » La menace de déplacer John pesait donc bel et bien, elle ne l’avait pas exagérée. « Si d’autres personnes venaient à l’apprendre, c’est donc ce qui pourrait arriver, qu’il doive partir du jour au lendemain. Je vous rassure, je n’ai pas l’intention d’en parler, ce n’est qu’une hypothèse. »

John serra la main de Keelin sous la table sans doute pour continuer de la rassurer. Pour l’instant, l’entretien avait bien commencé. L’enseignante ne savait que penser de l’agent Leland mais elle préférait les personnes cash et qui allaient droit au but. Cependant, la brune n’avait pas anticipé la question suivante, une interrogation personnelle et qui demandait à John et elle de définir une relation sur laquelle ils n’avaient pas encore posé de mots. Les attentions de l’architecte envers elle n’avaient pas échappé à l’œil observateur du référant. Le père de Jack lui lança un regard insistant et répondit en marchant sur ses œufs. Pourquoi redoutait-il autant sa réaction sur cette simple question ? Ils se fréquentaient depuis plusieurs semaines, inutile nier l’évidence même. Il est vrai que Keelin n’avait pas cherché à retrouver un homme juste après son divorce mais elle n’avait pas non plus prévu de tomber amoureuse. « Oui, on peut dire ça. » La brune resserra la main de celui qui tenait la sienne et s’adressa ensuite à Leland. « Croyez-moi, j’ai bien compris les enjeux. Je vous écoute. »

_________________

Helium
Your love lifts me up like helium ▬ When I'm done, you're all I need, when the fear comes and I drift towards the ground, I'm lucky you're around, even superwoman sometimes needed Superman's soul.
Revenir en haut Aller en bas
John Harding
ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd
John Harding

TON PSEUDO : Wanguard, COM, crazyoilmachine
TES DOUBLES : Richard - Max - Abe - Charles
TON AVATAR : Boyd Holbrook
TES CRÉDITS : Schizophrenic (avatar) + Exordium (code sign) + Irish coffee (gifs)
TA DISPONIBILITE RP : Disponible 4/5
RAGOTS PARTAGÉS : 491
POINTS : 1302
ARRIVÉE À TENBY : 28/03/2018
To give the future a chance + Kee Tumblr_pagz88SQCG1vg2yxdo5_250
ÂGE DU PERSONNAGE : 35 ans (20 avril)
CÔTÉ COEUR : Définitivement amoureux de Keelin.
PROFESSION : Architecte, ancien mafieux placé sous programme de protection des témoins
REPUTATION : Il est discret, cet homme là. C'est tout de même bizarre, on dirait qu'il fuit les gens...et puis un père qui élève tout seul son fils, ce n'est pas banal. Il y a anguille sous roche, je vous le dis.


Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:
To give the future a chance + Kee Empty
MessageSujet: Re: To give the future a chance + Kee To give the future a chance + Kee EmptyLun 4 Mai - 1:27


It isn't fair that I should
Wake up at dawn
And not find you there
What did you do to my life ?

John a toujours apprécié Arthur pour son franc parler, mais il n’est pas sûr, maintenant, de savoir quoi penser de ça. Il voit que Keelin ne se déstabilise pas trop, ce qui est déjà ça de gagné. Il sait à quel point l’entretien est stressant pour lui, il a quelques raisons pour ça, mais normalement, au moins pour elle, tout devrait bien se passer, dans le sens où elle ne devrait pas avoir d’ennui. Arthur semble dans le même état d’esprit et l’entendre dire qu’il n’a rien trouvé sur Keelin est une bonne chose. Ca veut aussi dire que le divorce avec Drew ne les a pas intéressé. Par ricochet, ça veut dire qu’ils n’ont rien trouvé de nouveau sur lui non plus, ce qui en soi est également une bonne nouvelle. Peu importe ce qu’a fait Drew, et peu importe l’entente relativement cordiale qu’il entretient avec Arthur Leland, l’architecte sait parfaitement qu’il n’aura pas le droit à la moindre indulgence , ça vient à s’apprendre. Heureusement, ça n’a pas l’air d’être le cas. Juste les vérifications d’usage, comme le remarque Keelin, ce que Arthur approuve rapidement avant de passer aux questions.

La première d’entre elle, John ne s’y attend pas. Et s’il hésite, c’est parce qu’il aurait aimé en discuter avec son amie avant, et non parce que cela lui pose véritablement question. Il sait ce qu’il veut lui, mais déterminer si on est avec quelqu’un ou pas ne se décide pas seul. Et sûrement pas dans de telles circonstances. Il a cependant un petit moment de joie, qui échappe peut-être au regard de Leland, lorsque Keelin approuve à son tour, et un instant bref, John reprend espoir alors qu’à son tour, elle serre sa main pour le rassurer. Mais ça ne dure pas, parce que si Leland est resté un peu interdit par cet échange (John comprend pourquoi cela lui semblait logique : ils ne sont parents, et il ne révélerait pas sa véritable identité à quelqu’un dont il ne serait pas proche), il reprend vite contenance, et commence véritablement le cœur de l’entretien, professionnel : « Bien alors…je sais que John vous a expliqué les choses. » John fronce légèrement les sourcils. On y est, mais il ne sait pas très bien où Arthur veut en venir. « Je voudrais parler des implications, surtout. Des implications pour vous, Miss Granger. Je crois que vous comprenez assez bien les enjeux pour John, mais je ne suis pas sûr que vous voyez toutes celles qui vous concernent personnellement. »

De nouveau, John fronce les sourcils, mais il ne dit rien. Il n’y a pas grand-chose qu’il puisse dire, de toute façon, ce qui explique qu’il soit autant sur la réserve et qu’il laisse à Arthur la main sur la discussion. Le discours de ce dernier est clair, sans concession aucune. Arthur Leland n’est pas du genre à minimiser ni à faire des euphémismes. C’est un pragmatique, et si c’est souvent mieux, John se demande si ici, il n’aurait pas apprécié plus de tact, car il voit arriver le moment où on parlera directement de lui avec beaucoup d’appréhension. Il n’a pas plus envie de revivre des détails sordides de son ancienne vie que de les évoquer en détail. Il le ferait bien sûr, parce qu’il doit la vérité à Keelin. Mais il a beaucoup à perdre, et si cet entretien est indispensable, il a aussi l’impression qu’ils ne pourront en sortir indemnes. Pour l’heure, ce n’est pas exactement de ça dont il est question. Le discours de Arthur porte plutôt sur les risques qu’ils encourent tous. « Si la véritable identité de John devient connue, il faudra bien évidemment qu’il parte, et qu’il change de nom. Ca vaut aussi pour Jack, et ça signifie que vous ne pourrez pas vous revoir. Je ne pense pas avoir besoin d’insister sur cet aspect des choses, je pense que vous l’avez bien compris tous les deux, mais je pense que je dois – que nous devons – être clairs pour le reste. Je vous le dis parce que le risque est réel, oui, pour répondre à votre question de tout à l’heure. Il le serait tout autant si vous n’étiez pas au courant, au passage. » John se tourne alors vers Keelin pour appuyer les propos de Arthur. Ils font échos à leurs précédentes conversations. « C’est pour ça que j’ai préféré te le dire… » Même s’il n’avait rien fait, le simple fait d’être qui il est, le fils de Shane O’Keefe, fait de lui une cible. Keelin a le droit de le savoir. Ce que John voudrait bien savoir, lui, c’est si un jour cette menace disparaitra. Au moins pour ses proches. C’est ce qui compte le plus. Et c’est le sens de sa prochaine question : « Est-ce que tu sais évaluer ce risque là, Arthur ? »

Le policier hausse les épaules, avant de répondre avec son honnêteté habituelle : « Franchement ? Non. Je sais qu’il est peu probable. Mais je sais qu’il existe, et que je ne peux pas l’exclure. Et par conséquent, vous non plus. » C’est le défaut et la qualité de Arthur, encore une fois. Une honnêteté sans concession. Préférable pour décider en connaissance de cause. Plus complexe à vivre dans une relation. Parce que John sait bien comment ça risque de se finir : que Keelin le voit comme un danger, pour elle, au pire, et au mieux que cela mette fin à leur petit nuage. C’est sans doute inévitable, mais John aurait bien aimé que cela dure un peu…« Ce que je veux que vous compreniez bien, Miss Granger, c’est que les gens qu’a fréquenté John dans son ancienne vie sont dangereux. Et qu’ils en ont après John. S’ils en ont l’occasion, ils chercheront à se venger. Et ils ne sont pas du genre à épargner les proches des gens après qui ils en ont. Autrement dit, il est possible que si ça arrive, ils cherchent aussi à s’en prendre à vous. Je ne sais pas sous quelle forme. Je ne peux pas vous dire si ça arrivera. Mais je sais que Seamus O’Keefe est un homme dangereux. Même enfermé en prison. » John aussi le sait. Tous les membres du gangs sont en prison mais certains ne sont pas aussi vieux que Shane et sortiront peut-être un jour. Il n’est pas non plus impossible que Shane paye quelqu’un à l’extérieur pour le faire. Ou le demande. Certains lui doivent encore des services.  « On parle d’un ancien de l’IRA, miss Granger. De quelqu’un qui faisait partie d’un État dans l’État. Qui faisait exploser des rues entières pour un conflit politique. De quelqu’un qui s’est reconverti en mafieux et qui contrôlait tout Belfast Nord. Quelqu’un capable de tuer, ou de faire tuer d’un claquement de doigt par ses hommes. Son fond de commerce était le chantage, le racket, le trafic d’armes et de drogues, et les braquages. » John le sait bien, c’est pour ça qu’il a toujours peur. Il ferme les yeux un instant, craignant de regarder Keelin en face, mais au prix d’un effort, il redresse la tête vers elle, pour donner une précision qui lui semble importante : « Je n’ai pas fait ça. Je ne suis pas un meurtrier, je ne suis pas comme lui… »

Il voudrait qu’elle l’écoute, et lance un regard un peu perdu à Arthur, cherchant son aide et son approbation. Mais le flic n’est pas dans cette logique. Ce qui lui importe est la vérité, et il la dira jusqu’au bout. « Non, c’est vrai.  Mais je veux que vous compreniez de quoi il en retourne. Que ce soit pour John ou pour son père. Il faut que vous connaissiez les risques. » S’ils survivent à ça, se dit de son côté Arthur Leland, à ces révélations, ils survivront à n’importe quoi. « A ce titre, je vous voudrais aussi qu’on parle de ton casier, John, qu’on soit clair aussi, là-dessus. » C’est un peu le coup de grâce, pour John, le début de la fin. Il lance un regard presque méfiant au policier, quasiment hostile : « Non, Arthur… » Il se tourne de nouveau vers Keelin, suppliant, mais elle semble ailleurs, comme si elle ne l’écoutait plus : « Je t’en ai parlé, je n’ai pas menti… » Le regard de Arthur le coupe, le dissuade d’aller plus loin. Non, John n’a pas menti, Leland en est sûr, mais ce qui l’intéresse, c’est de savoir si la jeune femme a tout compris. C’est donc elle qu’il invite d’un signe à parler : « Miss Granger ? »

_________________

† "No reason to get excited",the thief he kindly spoke. "There are many here among us who feel that life is 'bout a joke. But you and I, we've been through that, and this is not our fate. So let us stop talkin' falsely now : the hour's getting late, hey...
Revenir en haut Aller en bas
Keelin Granger
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
Keelin Granger

TON PSEUDO : Boston
TES DOUBLES : Fiona, Eléa, Gwen, Lexia, Dylana & Megan
TON AVATAR : Gal Gadot
TES CRÉDITS : ava - tearsflight, gif profil - kbf, gif signa - pennywifey <3, code signa - batphanie
TA DISPONIBILITE RP : En cours : John.

To give the future a chance + Kee Tumblr_inline_o1qiqnY3X41rhgtk2_500
RAGOTS PARTAGÉS : 579
POINTS : 1724
ARRIVÉE À TENBY : 11/03/2018
ÂGE DU PERSONNAGE : 31 ans (11-07-1988)
CÔTÉ COEUR : Fraichement divorcée d'un mariage douloureux, elle tente de se reconstruire. Elle a retrouvé l'amour auprès de John.
PROFESSION : Professeur au lycée de Tenby et conseillère municipale (urbanisme et événements)
REPUTATION : Son mariage parfait a volé en éclats. D'après certaines rumeurs, elle serait partie pour un autre homme. D'après d'autres sources, son mari serait un monstre. Difficile de démêler le vrai du faux de cette histoire, chacun y va de son petit commentaire.

To give the future a chance + Kee Empty
MessageSujet: Re: To give the future a chance + Kee To give the future a chance + Kee EmptyVen 8 Mai - 11:44

You say I am loved when I can't feel a thing
You say I am strong when I think I am weak
And when I don't belong, you say I am yours
And I believe, I believe what you say to me

Après la confirmation de Keelin sur la nature de la relation qui la reliait à John, Leland s’engagea enfin dans le vif du sujet. Il voulait surtout exposer les implications qui la concernaient elle. D’un hochement de tête, la conseillère l’invita à poursuivre. A côté d’elle, John cachait mal le signe de sa nervosité et elle pouvait le comprendre. Il subissait une véritable mise à nu de son passé, malheureusement nécessaire pour que la brune puisse faire partie de sa vie. L’agent lui confirma que si la véritable identité de l’architecte était éventée, il devrait changer de nom et disparaitre avec son fils. Elle avait bien conscience de la situation mais la jeune femme souhaitait qu’il lui expose absolument tous les cas de figure possible. Même s’il était prématuré pour en parler, il manquait un scénario au tableau. « Vous me dites que nous serions forcément séparés si son passé était découvert. Dans quel cas de figure pourrions-nous ne pas l’être ? » Si Keelin décidait malgré tout de construire un avenir avec lui après cet entretien, elle voulait connaître toutes les options possibles, à savoir si elle pourrait entrer dans ce programme au cas où elle choisissait de le suivre. Ceci impliquerait forcément de tourner le dos à sa famille et de ne plus jamais la revoir. Elle ne les quitterait pas si cette couverture explosait maintenant mais John et Leland lui avaient tous les deux dit que le risque était minime à l’heure actuelle. Si son identité était exposée dans un laps de temps plus lointain, qu’en serait-il alors ? Cette réponse comptait autant pour elle que de connaître les détails du passé de John.

John enchaina ensuite par une autre question pour évaluer précisément l’ampleur du risque mais Leland ne pouvait leur offrir aucune garantie. Il exposa ensuite les réels danger qui entouraient l’Irlandais. Si sa famille ou ses anciens complices le retrouvaient, ils chercheraient à se venger en s’attaquant directement à lui ou à ses proches. L’architecte lui avait déjà parlé du risque encouru mais la façon dont Leland présentait la situation avait des allures d’un thriller d’action. Pour appuyer ses propos, il lui rappela que le père O’Keefe était un ancien membre de l’IRA, en grande parti dissous aujourd’hui sous forme d’entité politique. Il s’était ensuite reconverti en mafieux et comptait différents méfaits de grand banditisme à son compteur. Un criminel capable de tout et qui n’hésiterait pas à tuer. John semblait être un enfant de chœur à côté. La vérité telle qu’exposée par Leland était implacable, chirurgicale. Elle frappa la raison de Keelin avec une violence inouïe. Malgré un visage qui tentait de rester impassible, elle se liquéfia intérieurement. C’était terrible. La brune avait quitté un monstre pour se retrouver mêlée à des histoires qui ne la concernaient pas. Des histoires horribles. De vols avec violence, de trafics, de meurtres. En comparaison, ses abus de pouvoir pour faciliter l’introduction de familles d’étrangers dans le Royaume Uni n’avait absolument aucune commune mesure avec l’ampleur des actes criminels commis par la famille O’Keefe. Elle plongeait la tête la première au-devant de dangers sans pareil. L’amour qu’elle portait à John serait-il suffisant pour surmonter une telle réalité ? Au point où elle en était actuellement dans sa vie, Keelin vivrait dans la peur au quotidien. Peur qu’ils leur arrivent quelque chose. Pourtant, John courrait déjà ce risque tous les jours depuis qu’il avait dénoncé ses anciens complices. Il était celui qui était le plus en danger, qui avait le plus à perdre. Et lui ? Lui avait-il vraiment tout dit au sujet de ses actes ? N’avait-il vraiment jamais tué ? Le doute et la confusion commençaient à s’immiscer en elle. Ebranlée, la conseillère mentirait en affirmant qu’elle n’était pas terrifiée par tout ce que Leland venait de lui raconter. Et pourtant, ce qui primait toujours pour l’instant était ce refus d’abandonner John. Elle était partagée et elle avait désormais besoin de connaître toute la vérité. « Je vois. Le risque est existant et comparable à ce qui pourrait survenir dans la vie quotidienne. Je pourrais me réveiller demain et faire une mauvaise chute dans l’escalier. Traverser la rue en oubliant de regarder. Perdre le contrôle de ma voiture. Du moment que l’identité de John n’est pas découverte, il reste aussi minime que ces probabilités. » Et donc à priori acceptable. Terrifiant mais acceptable. Du moins, tout dépendrait de la réponse de Leland à la question de la jeune femme. « Ce que j’aimerai savoir, c’est si ces menaces dont vous me parlez pourraient aussi s’étendre à ma famille ou si elles ne concernent que l’entourage proche et direct de John. Je n’ai jamais vécu une telle situation, vous vous en doutez, alors j’ignore à quel point je dois élargir votre avertissement. Enfin dans quelle mesure s’étend votre protection ? Les personnes exposées de son entourage ? Qu’adviendra-t-il pour elles ? Vous avez sûrement déjà eu des témoins protégés qui ont refait leur vie et qui ont été exposés à un danger imminent. » Tout le monde ne pouvait pas être protégé ou déplacé bien sûr mais dans ce cas que faisait la police pour résoudre le problème ?

Après lui avoir répondu, Leland se lança sur ce qui concernait directement John. L’architecte précisa toute de suite à Keelin qu’il n’était pas un meurtrier, devinant que ce point était le plus sensible pour elle, la limite qu’elle n’accepterait pas de franchir. Avant même que son référent ne confirme l’information, elle le croyait. Pourtant, elle avait envie d’entendre le reste de la bouche de Leland parce que le regard hostile que John lui adressa ne la rassura pas du tout et n’augurait rien de bon. Cette fois, la conseillère n’écoutait absolument plus Harding, toute son attention était tournée vers le policier. « Qu’essayez-vous de me dire ? Que John pourrait aussi représenter un danger pour moi ? » En dehors de son père ou de ses complices bien sûr. L’Irlandais tout seul. Elle en doutait sinon Leland n’aurait jamais toléré une telle relation entre eux. De toute façon, elle ne le croirait pas car elle disposait d’une information que Leland n’avait pas : John lui avait sauvé la vie. « Oui, son passé. Nous en avons déjà un peu parlé mais je vous écoute. »


_________________

Helium
Your love lifts me up like helium ▬ When I'm done, you're all I need, when the fear comes and I drift towards the ground, I'm lucky you're around, even superwoman sometimes needed Superman's soul.
Revenir en haut Aller en bas
John Harding
ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd
John Harding

TON PSEUDO : Wanguard, COM, crazyoilmachine
TES DOUBLES : Richard - Max - Abe - Charles
TON AVATAR : Boyd Holbrook
TES CRÉDITS : Schizophrenic (avatar) + Exordium (code sign) + Irish coffee (gifs)
TA DISPONIBILITE RP : Disponible 4/5
RAGOTS PARTAGÉS : 491
POINTS : 1302
ARRIVÉE À TENBY : 28/03/2018
To give the future a chance + Kee Tumblr_pagz88SQCG1vg2yxdo5_250
ÂGE DU PERSONNAGE : 35 ans (20 avril)
CÔTÉ COEUR : Définitivement amoureux de Keelin.
PROFESSION : Architecte, ancien mafieux placé sous programme de protection des témoins
REPUTATION : Il est discret, cet homme là. C'est tout de même bizarre, on dirait qu'il fuit les gens...et puis un père qui élève tout seul son fils, ce n'est pas banal. Il y a anguille sous roche, je vous le dis.


Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:
To give the future a chance + Kee Empty
MessageSujet: Re: To give the future a chance + Kee To give the future a chance + Kee EmptySam 16 Mai - 23:57


It isn't fair that I should
Wake up at dawn
And not find you there
What did you do to my life ?

Ça fait sans doute beaucoup de questions, réfléchit John, mais en même temps, ce qui lui semble évident et ce que Arthur maitrise par cœur ne doit pas être instinctif du tout pour quelqu’un comme Keelin, qui n’a jamais eu affaire à la mafia à part lui. Cela dit, la réponse l’intéresse aussi, car il lui semble bien que Arthur avait dit qu’ils pourraient également protéger Keelin : il lui semblait avoir compris que cela pourrait s’étendre si son identité était découverte. Apparemment, c’est plus compliqué que ça. « Nous ne séparons pas les personnes protégées de leurs proches directs. Autrement dit, les conjoints, mariés ou non, et les enfants, principalement. Nous le faisons sur demande conjointe du témoin protégé et de la personne en question. Il y a des documents pour cela, je vous les donnerai à la fin de l’entretien. » Donc bien possible tout de même. A moins que ? « Mais j’attire votre attention que faire la demande ne veut pas dire que nous le ferons automatiquement. A la fin la décision nous appartient et elle est prise uniquement dans l’intérêt du témoin protégé. Même si dans votre cas, je ne pense pas réellement que ça posera un problème… » L’architecte ne saurait pas dire si cette appréciation de Leland lui fait ou non plaisir. Qu’il juge Keelin digne de confiance est certainement une bonne nouvelle, mais le fait qu’il ait lui-même produit cette situation et qu’il ait entrainé Keelin à envisager la possibilité de faire de tels choix…ce serait mentir que de dire que John ne s’en veut pas. Le ton de Arthur se fait plus grave pour détailler les conséquences de cet acte, et John les note avec attention, même si finalement, il les connait déjà presque toutes. Ce sont les mêmes que les siennes. « Mais les implications sont lourdes. Il s’agit d’une extension du régime applicable à John à ces personnes. Ça veut donc dire le suivre, changer d’identité évidemment, sans pouvoir expliquer à sa famille ce qu’il se passe, ni pouvoir de nouveau entrer en contact avec eux. Pas d’image sur les réseaux sociaux. On efface littéralement votre passé. » C’est un acte de foi, réalise John en tournant la tête vers son amante. Que Keelin pose la question montre aussi l’étendue des sacrifices qu’elle serait prête à faire pour lui. S’il était moins mal, et qu’il n’y avait pas Arthur, il l’embrasserait sur le champ. Il n’y a pas vraiment de bornes à la reconnaissance et à l’amour qu’il lui porte à ce moment précis. C’est peut-être aussi parce qu’il sait que le reste de la conversation sera difficile, douloureux – qu’il risque de la perdre…

Et ça ne manque pas, alors que Arthur égrène les faits concernant son père. Sans doute John n’a-t-il pas menti à Keelin lorsqu’il lui a parlé de lui et son passé, mais les circonstances étaient différentes, centrées sur eux aussi, et la jeune femme avait ses propres ennuis. Et maintenant ? Maintenant, elle ne peut que croire qu’elle a fait une erreur, se lever, tourner les talons, s’enfuir…Il cherche à lire une réaction sur le visage de la brune. En vain. Sa réponse d’un calme olympien l’étonne presque, car comme si elle lui faisait encore confiance, elle le défend encore. Arthur hausse les sourcils de son côté de la table, mais approuve doucement : « C’est exactement ça, oui. » La seconde question montre cependant une part des inquiétudes de Keelin. Arthur secoue la tête, semblant un peu plus mal à l’aise dans sa description.  « Non, vos proches ne les intéresseront pas. Ce qu’ils veulent, c’est John. Il ne s’agit pas de vous en particulier, et encore moins de votre famille. Ils chercheront un moyen de le punir, et si ça implique de faire du mal aux gens qu’il aime, ils n’hésiteront pas. Pour quelqu’un comme Shane O’Keefe, ce ne sont que des…comment pourrais-je dire ça ? » L’architecte capte le regard de son référent, un peu perdu, et il décide à son tour de faire preuve d’honnêteté. Les vérités brutales sont déjà dites et redites. Tant pis.  « Dommages collatéraux. C’est le mot qu’il cherche. Ils ne s’en prendront pas à ta famille, parce qu’ils considéreront que ça ne m’atteint pas assez. Toi ou Jack, en revanche, c’est…possible. » Logique, même, du point de vue d’un type comme son père. Comme s’ils n’étaient pas humains, juste un moyen de lui faire mal. John l’admet avec difficulté, mais c’est réel. Et ça le met d’un coup dans une rage presque noire, pas contre Leland ou cet entretien, mais bien contre son géniteur et son manque de respect pour la vie humaine.  Pragmatique, Arthur continue cependant à répondre aux questions de Keelin, laissant John en proie à ses doutes et à essayer de deviner dans quelle mesure Keelin peut avoir en ce moment même envie de le fuir et être terrifiée de lui. « Pour l’instant, ce n’est pas d’actualité. C’est une possibilité réelle, que nous surveillons évidemment. Si jamais nous apercevons des signes avant-coureurs, nous tenterons tout de même de remettre tout ce joli monde à sa place en prison avant de devoir vous déplacer. Si vous en faites la demande et si nous le jugeons utile, comme je vous le disais tout à l’heure. Pour la protection, à partir de cet entretien, il est évident que nos services seront informés et garderont un œil sur vous. »  Ça, cependant, c’est sans doute une bonne nouvelle. Ils ne sont pas seuls, il y a des gens qui veillent sur eux, et Leland confirme bien qu’ils aideront Keelin en cas de besoin. C’est le principal, pour John. Il ne se remettrait probablement pas de ne plus la voir, mais l’essentiel est qu’elle aille bien et qu’elle n’ait pas d’ennui . Comme Jack, pour finir. Pour son fils et pour elle, il serait prêt à tout sacrifier, y compris donc à ne plus les voir, quand bien même cela lui arracherait le cœur.

Cependant, John aime encore moins le tour que prend la conversation. Il a l’impression de se liquéfier sur place quand Arthur aborde une dernière question épineuse : son passé. Il voudrait rentrer dans sa chaise pour disparaitre, mais il ne peut pas fuir. « Non, je n'y crois pas personnellement. Mais je peux me tromper. » John ne peut rien y faire,  à peine rétablir quelques vérités. Jamais il ne s’en prendrait à Keelin, et il y a une détermination féroce chez lui lorsqu’il le lui répète. « Non…je te l’ai promis. Jamais. » Et il tient ses promesses. Keelin le sait de toute façon, il a pris tous les risques du monde pour elle. Mais Arthur est lancé sur son passé, et il n’en démord plus. « Je ne peux pas laisser de côté ton passé, John. » Ajoute-il simplement en manière d’excuse. « Alors. Nous avons ici, concernant Sonny O’Keefe… Quatre mentions pour vols avec violence. Trois mentions de braquage à main armée. Trois pour extorsions. Deux mentions pour violence sur personne. Deux mentions pour violence avec arme de poing. Une pour escroquerie. Une pour trafic de drogue. » C’est trop, bien trop. John le sait, même si à vrai dire, pour lui, le choix a toujours été vite fait : lui ou les autres, sa mère ou les autres. Jack et Nell ou les autres. Peu importe s’il n’y avait pas de bons choix ou si ce qu’il faisait pour son père le dégoutait. Il a toujours choisi ceux qu’il aime. Le choix n’a changé qu’au fur et à mesure…Jack et Nell ou son père. Jack ou lui, Sonny. Il a choisi Jack, encore et encore, parce que c’est son fils et qu’il voulait mieux. Ces choses là, il les a dites à Keelin, mais s’en souviendra-t-elle ? Les mettra-t-elle à son crédit, maintenant que tout cet océan de violence a été abordé ? Ces questions rongent John alors que Arthur continue à commenter son casier judiciaire : « Pas forcément de peine à part quelques mois de prison. Il est extrêmement difficile d’incriminer quelqu’un qui est destiné à devenir le chef d’un gang. » Cette fois son agent oublie une information importante, qu’il précise doucement : « Ce que la police et la justice savent, c’est parce que je l’ai dit. Si je ne respecte pas ma part du contrat, je retournerai en prison et les peines pour ces faits là se cumuleront avec. » Oui, il pourrait retourner en prison, c’est en suspend. Il n’y retournera sans doute jamais, John ne veut plus de cette vie, mais en attendant, il vit avec cette menace constante. Ceux qui peuvent s’en prendre à Keelin peuvent s’en prendre à lui, et il est sous surveillance. Une vie de rêve, si on considère qu’il est dehors… ou pas.

De son côté, Arthur acquiesce doucement : « Je dois mettre cela au crédit de John. Il nous a tout dit, et si vous me demandez mon avis, je ne pense pas qu’il recommencera. Ni même qu’il vous fera du mal. » Cela aussi, c’est à mettre à son crédit, et John adresse au policier un regard reconnaissant. « Je crois assez en la rédemption, Miss Granger, sinon je ne ferai pas ce métier. Je crois aussi assez la version que John a donné au procès et qu’il a dû vous expliquer. Shane O’Keefe est le genre d’homme qui vous oblige à commettre des saloperies variées en vous menaçant. Vous, vos amis, votre famille, votre mère, y compris s’il s’agit de sa femme, et y compris si vous êtes son fils. » C’est bien de le dire, même s’il doit être difficile pour Keelin de se mettre à sa place à l’heure actuelle. « Mais j’aime les choses claires. Après, c’est à vous de décider. » Leland leur fait passer des documents, refermant ses dossiers les uns après les autres :« Je vais vous laisser les papiers dont je vous ai parlé, vous pourrez les rapporter au commissariat de Tenby, ils comprendront. Et comme je vous l’ai dit, je vais faire passer le message concernant votre protection. » Il relève enfin les yeux vers eux : « De mon côté j’ai terminé. Est-ce que vous avez des questions ? » Keelin a l’air un peu absente, sous le choc, mais ce n’est peut-être qu’une idée, car John est incapable de savoir ce qu’elle pense à ce moment là. C’est comme si elle avait un masque, gardant ses pensées pour elles, inaccessibles au reste du monde. Il pose alors gentiment la main sur son épaule, la regardant d’un air inquiet : « Kee ? »

_________________

† "No reason to get excited",the thief he kindly spoke. "There are many here among us who feel that life is 'bout a joke. But you and I, we've been through that, and this is not our fate. So let us stop talkin' falsely now : the hour's getting late, hey...
Revenir en haut Aller en bas
Keelin Granger
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
Keelin Granger

TON PSEUDO : Boston
TES DOUBLES : Fiona, Eléa, Gwen, Lexia, Dylana & Megan
TON AVATAR : Gal Gadot
TES CRÉDITS : ava - tearsflight, gif profil - kbf, gif signa - pennywifey <3, code signa - batphanie
TA DISPONIBILITE RP : En cours : John.

To give the future a chance + Kee Tumblr_inline_o1qiqnY3X41rhgtk2_500
RAGOTS PARTAGÉS : 579
POINTS : 1724
ARRIVÉE À TENBY : 11/03/2018
ÂGE DU PERSONNAGE : 31 ans (11-07-1988)
CÔTÉ COEUR : Fraichement divorcée d'un mariage douloureux, elle tente de se reconstruire. Elle a retrouvé l'amour auprès de John.
PROFESSION : Professeur au lycée de Tenby et conseillère municipale (urbanisme et événements)
REPUTATION : Son mariage parfait a volé en éclats. D'après certaines rumeurs, elle serait partie pour un autre homme. D'après d'autres sources, son mari serait un monstre. Difficile de démêler le vrai du faux de cette histoire, chacun y va de son petit commentaire.

To give the future a chance + Kee Empty
MessageSujet: Re: To give the future a chance + Kee To give the future a chance + Kee EmptyMer 20 Mai - 21:03

You say I am loved when I can't feel a thing
You say I am strong when I think I am weak
And when I don't belong, you say I am yours
And I believe, I believe what you say to me

N’étant pas familiarisée à la problématique de protection des témoins, Keelin interrogea Leland à différents niveaux. John et elle n’avaient ni défini leur relation ni parlé d’engagement sous n’importe quelle forme mais elle tenait à savoir à quoi s’en tenir à l’avenir dans le cas où ils décidaient de construire quelque chose sur la durée. Le côté déménagement ou disparition se justifiait si la sécurité de l’architecte était menacée. Quelles étaient alors les options pour la personne qui partageait sa vie ? Il faudrait discuter de ce que John voudrait et de ce qu’elle serait prête à faire. Présentement et plus tard aussi. Actuellement, Keelin ne serait pas en mesure de renoncer à sa vie si la situation se produisait maintenant car c’était tout simplement trop prématuré même si elle était sincèrement attachée à lui. Tout ceci se conditionnerait à ce que John voudrait aussi pour eux. Leland entreprit de lui expliquer les démarches. Il n’était à priori pas nécessaire d’être mariés pour bénéficier conjointement du programme mais la décision finale relevait du bureau de protection. Il lui rappela aussi qu’elle devrait tout abandonner de son ancienne vie, ne pas chercher à contacter sa famille, ne plus s’afficher nulle part non plus, changer de nom. Tout renier de soi et se cacher. Non, impossible. Elle avait déjà vécu une vie de recluse auprès de son ex-mari, fait attention à ses fréquentations, éloigné ses proches. Keelin n’était pas capable de réitérer. Pas maintenant qu’elle retrouvait tout le monde. Pas maintenant qu’elle retrouvait un semblant de vie normale aussi. Elle n’était pas prête à quitter sa famille, à laisser ses frères et sa sœur, à sacrifier sa liberté retrouvée pour un homme. Même d’un homme qu’elle aimait. Peut-être qu’elle penserait différemment quand leur histoire aurait évolué. « Très bien, je comprends. » L’enseignante était complètement refroidie mais la question ne se posait pas présentement puisqu’elle l’avait avancée à titre préventif.

Arthur Leland lui dépeignit ensuite le portrait familial peu glorieux des O’Keefe. Une peur sourde s’empara de Keelin et elle usa de tout son self-control pour ne pas se lever et prendre les jambes à son cou. Gardant un air serein en apparence, elle inspira profondément et calcula le risque à un pourcentage acceptable dans leur vie quotidienne. Pourtant, sa raison ne parvint pas à surmonter le danger susceptible de toucher ses proches. Elle ne franchirait pas cette limite non plus. Leland lui confirma que seul l’entourage direct de John serait concerné. Bonne nouvelle : sa famille n’était pas menacée. Cependant, ses pensées se dirigèrent vers le fils du Harding. Comment parvenait-il à supporter cette vie pour son fils ? Il avait certes réussi à l’extirper des griffes de son père mais il continuait de vivre avec cette épée de Damoclès sur la tête. John trouva alors les mots exacts que son référent n’avait pas réussi à formuler : un dommage collatéral. Voilà ce qu’elle serait. « Ton fils. Son petit-fils. Cet homme est un monstre. Comment peux-tu vivre avec l’idée que Jack ne soit pas en sécurité ? » Cette fois, Keelin s’adressait directement à lui. Il lui répondrait sûrement qu’il n’avait d’autre choix comme il le lui avait déjà expliqué mais il existait d’autres moyens de ne pas exposer Jack à toute cette histoire. Des moyens qui impliqueraient de les séparer. John préférait qu’ils restent ensemble. Au moins, il pouvait garder un œil sur son fils. La conseillère se tourna à nouveau vers Leland et lui demanda ce qui était prévu lorsque le danger était avéré. Il y avait déjà eu des cas d’identité découverte. Dans un tel cas de figure, la police essayait de canaliser les menaces, de remettre les « méchants » en prison et en dernier recours de les déplacer eux. Dès à présent, Keelin serait d’ailleurs autant surveillée que John. « Ok, c’est parfaitement clair. » Ayant de plus en plus de mal à maitriser son malaise, la jeune femme écourtait les échanges. De toute façon, Leland avait répondu à toutes ses questions.

Le trio devait encore aborder les actions de John à proprement parler. Pour le référent, il ne représentait pas un danger pour Keelin tout comme l’Irlandais le lui confirma une nouvelle fois aussi. Cette question restait sensible pour la jeune femme à cause des événements récents ; elle n’accordait plus sa confiance facilement mais elle ne croyait pas non plus qu’il lui ferait du mal puisqu’il lui avait sauvé la vie en risquant de perdre son statut de témoin protégé au passage. La conseillère ne s’était jamais sentie en insécurité quand elle était venue chez lui. Ce point éclairci, Leland lui énuméra alors les crimes qui étaient reprochés à Sonny. Au fur et à mesure qu’il égrenait les méfaits, Keelin blêmit. Violence sur personne, attaques armées, violence avec arme au poing, trafic de drogue… Il se retranchait derrière le pouvoir de son père pour justifier ses actes, pourtant la propension et la brutalité de ceux-ci la laissèrent sans voix. Qui était les pauvres victimes qu’il avait terrorisées au cours de ses braquages et de ses actions violentes ? Il en était certes une aussi à cause de sa position, de son fils… L’amour et la peur, deux sentiments tellement différents et qui nous amenaient à agir de façon extrême et disproportionnée. Mais ces émotions justifiaient-elles tout ? Excusaient-elles tout ? Combien de personnes avaient perdu la vie à cause des drogues véhiculées par le trafic auquel il participait ? John n’avait pas appuyé sur la gâchette mais il avait contribué à des dégâts irréversibles. La brune avait l’impression d’entre l’écho violent de ces scènes mentionnées, elle pouvait aisément les imaginer. Même si John avait tout accepté de son passé et des démons qu’elle trainait dans sa vie, l’histoire que lui avait traversée n’absolument rien avoir. Il n’était pas un petit bandit de dimanche, il avait fait partie intégrante d’une véritable mafia. Et tout ce petit monde était tombé grâce à son témoignage. Le digne héritier, le futur chef de la bande… Voilà celui qui les avait tous trahi. John l’informa alors qu’au moindre écart de sa part, il serait jeté derrière les barreaux comme ses pairs et jugé pour tous les faits précédemment commis.

L’architecte lui avait raconté son passé, il lui avait exposé ses actes et les raisons pour lesquelles il s’était retrouvé embrigadé dedans. Pourtant, Keelin avait l’impression de le redécouvrir une troisième fois. La première fois, John était ce sympathique architecte qui menait une vie rangée et tranquille de bon père de famille. La deuxième, il était celui qui lui avait sauvé la vie, celui qui avait laissé Sonny sortir, Sonny qui agissait par nécessité pour protéger ses proches et qui avait été victime du milieu dans lequel il avait grandi. La troisième fois, il n’était plus seulement victime mais aussi un participant actif de son passé tel que dépeint par un Leland objectif. Des fais exposés comme des statistiques dans leur plus implacable froideur. John ne pourrait pas constamment céder à la violence en se retranchant derrière l’amour qu’il portait à ses proches. Ecrasée par le poids de ces révélations, Keelin continuait de s’emmurer dans un silence prolongé. Il l’aidait à maintenir un semblant de contenance, faisait barrière contre le tumulte d’émotions contradictoires qui se déchainaient en elle. Tout était terriblement confus dans sa tête. Tout se superposait et se mélangeait. Ses sentiments pour lui, sa peur, ses principes, ses limites. Elle ne savait plus que penser, que craindre, que tolérer. Joignant nerveusement ses mains sous la table, la conseillère tritura son pantalon de tailleur au niveau du genou. La façade d’impassibilité se fissurait. La parlementaire laissait de nouveau place à la femme. A nouveau, elle aimait un homme capable du pire. Les derniers mots de Leland atteignirent difficilement les tréfonds de sa conscience. Il lui parla de rédemption et lui rappela l’intimidation – les menaces même - que John avait subie pour l’obliger à obéir. Keelin décrocha jusqu’à que Leland leur glisse des documents sous les yeux et leur explique la procédure pour les faire remontrer jusqu’à lui. La jeune femme se rendait compte qu’elle voulait désormais savoir tous les détails de ces affaires auxquelles John avait participé. Ce qu’il avait fait, où, quand et qui étaient ses victimes. C’était comme si soudain cette réalité prenait le dessus et l’obsédait. La conseillère n’arrivait plus à chasser les images dans sa tête. Lorsque Leland lui demanda finalement si elle avait des questions et que John l’interpella en posant une main sur son épaule, elle sursauta à ce simple contact. Son corps menaçait de réagir violemment. « Que quoi… ? » Sans réussir à regarder John, la brune releva les yeux vers Leland. « Non, non, je n’ai plus de questions. » Il fallait qu’elle sorte, qu’elle s’échappe de la chape de plomb qui pesait dans cette pièce, qu’elle prenne un bol d’air, retrouve les idées claires. De toute façon, l’entretien touchait à sa fin. « Merci pour toutes les informations. Si nous en avons terminé, je vous prie de m’excuser. » La jeune femme se leva et serra la main de Leland en guise d'au revoir. A la sortie du bureau, Keelin n’attendit même pas que John la rejoigne et elle se pressa d’un pas rapide dans le dédale de couloirs. Tout ce qu’elle avait entendu, elle en avait la nausée. Une violente douleur pesait dans son estomac. La brune se massa légèrement le ventre et continua d’avancer. Se précipitant vers l'extérieur, elle avait encore besoin d’accuser le coup.



_________________

Helium
Your love lifts me up like helium ▬ When I'm done, you're all I need, when the fear comes and I drift towards the ground, I'm lucky you're around, even superwoman sometimes needed Superman's soul.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

To give the future a chance + Kee Empty
MessageSujet: Re: To give the future a chance + Kee To give the future a chance + Kee Empty

Revenir en haut Aller en bas

To give the future a chance + Kee

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
WHISPERS DOWN THE LANE ✿ ::  :: It's a small world :: God bless the queen-