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✿ Bienvenue sur Whispers Down The Lane ! L’intrigue du forum se situe à Tenby, village gallois où il fait bon vivre et où les rumeurs font le délice des habitants. Ne vous fiez pas aux apparences : ici, tout le monde est bienvenu ! L’esprit du forum, c’est convivialité, détente, et un peu de drama ! Nous acceptons tous les personnages, et n’exigeons aucun minimum de rp par mois. On attend plus que vous !
Tenby, juin 202010°C/25°C Le Printemps s’est bien installé sur le village. S’il ne fait pas encore assez beau pour se baigner, les averses se font un peu plus rares et la plage est très agréable pour une promenade, alors que les températures montent en flèche et que quelques vacanciers arrivent pour profiter des beaux jours qui s’installent.
✿ Avez-vous entendu ? Il y a beaucoup de nouvelles têtes en ville. C’est bien que le village attire, mais j’ai l’impression que nos nouvelles arrivantes ont toutes des secrets à cacher…Étrange, non ? Il ne faudrait pas que cela perturbe Tenby ! Nous sommes un village respectable, nous. En tout cas, c’est très mystérieux, et j’ai hâte de connaitre votre opinion sur ces charmantes jeunes femmes… Venez donner votre avis ici.

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Penny Collins
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
Penny Collins

TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Lula, Alex, Lenny & Trystan
TON AVATAR : Emma Stone
TES CRÉDITS : © avengedinchains & friemelda
TA DISPONIBILITE RP : Libre 2/3
En cours : Emma/Stan
this little game we play + abel Tumblr_opt0vjvoJc1rha7t0o2_r2_400 "Penny est juste incroyable, elle augmente encore le niveau sur l'échelle de la perfection. On va renommer l'échelle de la perfection, l'échelle de Penny, comme Charles Richter qui a donné son nom pour l'échelle de l'intensité des secousses sismiques et on aura Penny Collins à côté pour l'échelle des degrés de la perfection." - (Lloyd Jenkins)

RAGOTS PARTAGÉS : 5078
POINTS : 6074
ARRIVÉE À TENBY : 20/02/2014
ÂGE DU PERSONNAGE : 30 ans (20/02)
CÔTÉ COEUR : En couple avec Stan.
PROFESSION : Elle a plaqué son boulot de serveuse pour devenir l'agent artistique de Liam.
REPUTATION : Attendez, la petite blonde fragile qui vient d'arriver en ville, c'est sa sœur ? C'est trop bizarre, elle ne nous a jamais parlé d'elle...

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MessageSujet: this little game we play + abel this little game we play + abel EmptyLun 30 Mar - 11:39

When the game began
you never thought you'd lose
but your time is up
I play to bruise

« Un verre de Chardonnay, s’il vous plaît. » La serveuse opine d’un signe de tête discret avant d’aller chercher ta commande. Tout était si… feutré, chez Victor… Tu adorais cette atmosphère. C’était celle du vrai luxe, de la vraie richesse, celle qui était si naturelle qu’elle n’avait pas besoin d’être ostentatoire. Ton verre arrive d’ailleurs et tu sais rien qu’au délicieux bouquet qui émane du verre qu’il s’agit d’un grand crû. Tu ne te serais jamais permis une telle folie d’ordinaire mais là, tu avais la certitude que ce ne serait pas toi qui réglerait la note à la fin… Tu aimais cette mascarade, cette fausse impression de faire parti des classes aisées, même le temps d’une soirée. Tu t’étais déguisée, portant des vêtements et un parfum de luxe, mais tu n’étais pas la seule que tu leurrais. Tout le monde y croyait, y compris le personnel qui te traitait avec déférence. Et tu adorais ça…  Tu trempes tes lèvres dans le nectar, avant de reposer ton verre sur le bar pour regarder l’heure. 18h28. Il restait deux minutes à Abel pour arriver. Il avait intérêt d’être à l’heure. Sinon, tu lui ferais payer… Heureusement pour lui, il franchit les portes du restaurant quelques instants après que tu te sois faite cette réflexion. Il balaie la salle du regard, l’air un peu perplexe. S’attendait-il à te voir ? Après tout, tu lui avais envoyé un SMS sans qu’il ait ton numéro, et sans le signer. Avait-il deviné que c’était toi ? En tout cas, il n’avait pas demandé de détails, se contentant de venir au rendez-vous. Et une chose était certaine, il n’y avait absolument aucune chance pour qu’il puisse deviner ce qui allait lui tomber sur le coin du nez.

Le regard du Docteur tombe finalement sur toi, accoudée au bar et tu vois une lueur de compréhension s’allumer dans son regard. Ou bien était-ce des restes de sa concupiscence ? De toute façon, tu allais vite le savoir, car il vient te rejoindre. Cette scène avait des airs de déjà-vu. Toi, esseulée dans un bar, dans un endroit un peu snob, et lui qui venait à toi… Sauf que cette fois-ci, tout serait différent. Pas de comédie, pas de flirt. Il était sur le point de découvrir ton vrai visage. « Bonsoir Abel. » Dis-tu, avec un sourire qui est aussi faux que le numéro que tu lui avais joué la dernière fois. « Tu dois te demander pourquoi j’ai demandé à ce qu’on voit… » Franchement, tu aurais donné cher pour savoir ce qu’il se passait dans sa tête. Pour savoir ce qu’il imaginait. Et de manière assez cruelle, tu ne dévoiles pas tout de suite ton jeu, ne serait-ce que pour avoir une chance de le deviner. « Comme je te l’ai dit, il faut qu’un parle. » Tu étais passé au tutoiement. Vu comme les choses allaient devenir sordides entre vous, il n’y avait plus besoin de mondanités. Enfin, tu pouvais faire un effort minimal. « Tu veux boire quelque chose? » Tu lui conseillais fortement de répondre par l’affirmative, il serait sans doute content d’avoir quelque chose à quoi se raccrocher une fois que tu lui aurais exposé les raisons de votre rencontre… Tu fais signe à la serveuse, qui apparait quasiment par magie immédiatement à vos côtés. « Mon ami est arrivé, pourrions nous avoir une table pour deux ? Un endroit calme, si possible. » Il fallait mieux une table à l’écart afin d’éviter les oreilles indiscrètes… La jeune femme opine, avant de vous conduire à une table dissimulée dans une alcôve, bien isolée. Parfait. Le face à face allait pouvoir commencer…

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These violent delights have violent ends. And in their triump die, like fire and powder. Which, as they kiss, consume
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Abel Griffiths
ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd
Abel Griffiths

TON PSEUDO : Wanguard/COM/Crazyoilmachine
TES DOUBLES : Richard ; John ; Max ; Charles
TON AVATAR : Jon Hamm
TES CRÉDITS : Anesidora (code) + Nuit Parisienne (avatar)
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POINTS : 677
ARRIVÉE À TENBY : 21/07/2019
ÂGE DU PERSONNAGE : 54 ans (7 mai 1966)
CÔTÉ COEUR : Marié, ce qui ne l'empêche pas d'avoir des relations à l'occasion. C'est évidemment un péché qu'il dissimule soigneusement.
PROFESSION : Médecin ; conseiller municipal de Tenby, en charge de la sécurité et du maintien de l'ordre
REPUTATION : Apprécié par la communauté pour le bien qu'il fait à la ville. Difficile d'oublier son nom car il se débrouille toujours pour que ça n'arrive jamais. La seule chose qu'on pourrait lui reprocher, c'est d'être un peu trop sévère avec ses enfants. (Selon la bonne société de Tenby : le reste du monde pourrait éventuellement lui reprocher d'être le roi des catholiques psychorigiques).


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MessageSujet: Re: this little game we play + abel this little game we play + abel EmptyLun 6 Avr - 23:59


I used to treat you right
Give you my time
But when I'd turn my back on you
Then you do what you do

« Abe, tu as un sms. Ce n’est pas ton rendez-vous pour la mairie ? » En général, Betty ne se mêle pas trop des affaires de son mari. Abel trouve ça très bien comme ça. Il lui arrive, même si c’est rare, de recevoir quelques messages de ses amantes, et au choix, il préfère que sa femme ne tombe pas dessus. Il s’est parfois demandé si elle savait, et il se dit que c’est possible, mais si c’est le cas, elle n’a jamais rien dit. Par dignité, peut-être ? Parce qu’on ne divorce pas, dans leur milieu ? Il lui semble, à lui-même, que ce serait aberrant, quand bien même on ne peut pas dire que leur mariage est heureux. Mais il existe, et Betty est une bonne épouse, une bonne amie. Certes, ce serait plus honnête de le lui dire, mais ne serait-ce pas la faire souffrir inutilement ? Après tout, ce qu’elle ne sait pas ne peut lui faire du mal. C’est sans doute un comportement assez lâche, Abel n’en est pas très fier et il le sait au fond de lui, mais ce serait mal aussi de lui faire croire qu’elle est la cause du problème : Betty n’a jamais rien eu à se reprocher, il aurait simplement du dire non à ce mariage, et ne pas écouter son père…Maintenant, c’est trop tard. Et regrette-il ses enfants ? Non, sans doute pas, voilà qui est dit, quand bien même il ne sait pas très bien où va la relation qu’il entretient avec ces derniers. Dans le mur, sans doute, mais ce n’est pas le soir d’y penser.

Pour l’heure, il faut voir ce qui ce sms. Abel, qui lisait tranquillement son journal et commençait à peine à se détendre après avoir fini sa journée de travail, se penche sur son téléphone et fronce instantanément les sourcils. Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Le numéro est inconnu, et le sens du message, non signé, s’il est on ne peut plus clair, est intriguant. Serait-ce Savannah qui voudrait lui faire une surprise ? Ils partagent bien plus que de la complicité avec la chirurgienne, mais ce n’est pas son genre. Une autre conquête décidée à faire un scandale ? Pire, qui serait enceinte ou quelque chose du genre ? Ca ne lui est jamais arrivé, et c’est une grande crainte du médecin. Ca et le scandale, qui pourrait aller de paire, voilà qui le motive à se redresser. « Un problème ? » Lui lance Betty, tournant la tête pour l’interroger du regard alors qu’elle fait la cuisine. Que dire ? Rien du tout. Il ment comme d’habitude, sans aucune peine. « Ca se gâte un peu avec un partenaire de la mairie, il veut qu’on dine pour en discuter. » Il remet son manteau, pendu dans le vestibule. « Je rentrerai tard, désolé chérie. Ne m’attends pas pour manger, je t’appelle. » Il dépose un baiser rapide sur ses lèvres, avant de s’enfuir dans la nuit.

En marchant, il ressasse le sms, mais il a beau le tourner et le virer, Abel ne comprend pas ce qui se passe. Comme il n’a pas d’explication, il accélère le pas. Quoiqu’il advienne, bon ou mauvais, il veut être fixé, et il avisera ensuite. Ca ne sert à rien de tirer des plans sur la comète. Quand il pousse la porte de Chez Victor, il ne sait pas à quoi à s’attendre. Il jette un œil circulaire à l’intérieur du restaurant, et son regard tombe sur Penny Collins au bar.

Penny, vraiment ? Il comprend d’autant moins. Le message renvoyé la dernière fois était plus que clair, et il a été courtois pour ne pas insister. Quand bien même, au demeurant, il s’est retrouvé seul comme un idiot sur un parking, comprenant moyennement ce qui venait de lui arriver, et totalement frustré par cette mésaventure. Aurait-elle changé d’avis, serait-elle prise de remord ? Où est-ce autre chose ? Il n’est pas sûr, et reste donc sur ses gardes. « Penny ? Qu’est-ce qui se passe ? C’est vous qui m’avez envoyé ce sms ? »

Il persiste à ne pas comprendre, mais il voit que quelque chose a changé. Le médecin ne peut sans doute pas imaginer l’ampleur de la catastrophe, mais il constate que son interlocutrice n’a plus rien à voir avec la petit blonde fragile qu’il a croisé au country-club. Il faut qu’on parle ? Mais de quoi ? Il y a peut-être un brin de panique dans le regard d’incompréhension qu’il lui lance. Instinctivement sur la défensive, Abel décide quand même de prendre un verre. « Whisky. Double. Merci. » A-t-il le choix de suivre Penny ? Pas vraiment non plus, il faut l’avouer…Alors il s’installe, ou plutôt se laisse tomber en face d’elle, attendant son verre. Quitte à subir, autant attaquer le premier. « Est-ce que je peux savoir à quoi rime tout ce…tout ce cirque ? Des SMS masqués, et un restaurant ? » Il y a même un peu de colère. Parce qu’il voit tout autre chose que la petite serveuse qui n’avait que le mérite d’être sexy et d’occuper une soirée un peu terne, et le médecin commence à se demander dans quoi il s’est embarqué. « Depuis quand on se tutoie, aussi ? Je croyais qu’il ne pouvait rien avoir entre nous, j’ai bien compris le message, à quoi ça rime de me recontacter maintenant ? » Le ton monte, mais redescend immédiatement quand la serveur apporte son verre. Pas de vague. Abel se le répète. Il doit régler cette histoire sans trop de bruit.

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† as adults, we try to develop the character traits that would have rescued our parents.


Dernière édition par Abel Griffiths le Ven 17 Avr - 23:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: this little game we play + abel this little game we play + abel EmptyVen 10 Avr - 17:15

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« Penny ? Qu’est-ce qui se passe ? C’est vous qui m’avez envoyé ce SMS ? » Comme prévu Abel Griffiths est déconcerté en te voyant. Et toi, tu ne fais rien pour l’éclairer. Ou du moins, pas toute de suite. « En effet… Qui d’autre ? » Dis-tu, légèrement condescendante. Sans doute pour toutes les fois où il avait eu l’air de te prendre pour une jolie idiote… Il commande ensuite un double whisky, sans savoir à quel point il risque d’en avoir besoin dans les minutes à venir. Puis vous êtes enfin, isolés, face à face. Tu es prête à te lancer, à lui expliquer ce qu’il était en train de se passer. Un moment qui n’était jamais anodin pour ta victime, qui réagissait souvent avec émotion… Sauf que là, le Docteur te devance. Il parle de cirque, veut savoir de quoi il retourne et s’insurge parce que tu le tutoie. Il optait donc pour la colère. Une réaction assez banale en somme. Et anticipée. Parce qu’il n’avait encore aucune idée de la merde dans lequel il se trouvait…   « Tu étais prêt à me sauter et maintenant, tu t’offusques parce que je te tutoie ? Vous les hommes, vous êtes tous les mêmes… » Dis-tu avec un agacement non feint. S’attacher au respect qui lui était dû était ridicule quand on savait qu’il ne faisait rien pour qu’on lui en témoigne. « Enfin, bref… Vu comme les choses vont devenir sordides entre nous, crois-moi, le tutoiement sera bien le cadet de tes soucis. »

Tu te tais quand la serveuse vient déposer sa boisson devant Abel. La prudence était de mise. Certes être dans un lieu public t’était plus favorable en cas de réaction disproportionnée mais ce n’était pas sans risque. Aucune oreille indiscrète ne devait entendre à quel point tu pouvais être manipulatrice… « Bon, je ne vais pas y aller par quatre chemins, je sens que tu t’impatientes... La vérité, c’est que je t’ai piégé. » Tu lèves une main apaisante, comme s’il avait déjà tenté de t’interrompre, tentant de le clouer sur place d’un regard perçant. L’assurance qui se dégageait de toi n’était pas feinte. Tu savais que tu le tenais dans le creux de ta main. « Je te vois déjà t’énerver, me dire que c’est faux, me demander comment et je vais t’expliquer dans un instant mais si je peux me permettre un conseil, je veux que tu gardes bien à l’idée le plus important : je t’ai piégé. Ce qui compte, ce n’est pas comment et pourquoi au final, c’est surtout que tu t’habitues à l’idée. Que tu comprennes bien que c’est trop tard et que tu ne peux pas faire grand-chose à part faire ce que je te demande. Plus vite tu te mettras en paix avec cette idée, plus les choses seront faciles pour toi. » Tu lui adresses un sourire rassurant, comme si tu essayais effectivement de l’aider. Tout ça faisait parti du baratin habituel, une manière pour toi d’asseoir ton pouvoir. Contrairement à l’autre soir au Country Club, c’est toi qui mène la danse. « A ce propos, ça serait bien que tu n’élèves pas la voix ou que tu ne fasses pas d’esclandre, ça ne jouera pas en ta faveur si tu attires l’attention sur nous. En fait, ça ne fera que renforcer ma petite histoire. » Tu bois une gorgée de vin, le temps de lui laisser le temps de prendre une décision. Mais maintenant que la machine est lancée, tu dois abattre tes cartes vite pour le mettre à terre. Et tu ne t’en prives pas, reprenant vite la parole. « Voilà Abel, tu vas me donner 300 livres sterling chaque mois. Sinon, je vais dire à ta femme qu’on a une liaison. Preuves à l’appui. » Tu lui envoies un sourire carnassier. « Est-ce qu’on a un deal ? »

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MessageSujet: Re: this little game we play + abel this little game we play + abel EmptySam 18 Avr - 18:11

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De toutes les catastrophes, c’est sans doute celle à laquelle Abel s’attendait le moins. Évidemment, vu le nombre de fois qu’il a trompé sa femme, il fallait bien qu’un jour où l’autre quelqu’un vienne demander des comptes : une maitresse délaissée qui ferait un scandale, ou pire, bien pire, qui serait enceinte…voilà ce qu’il a pu imaginer et pensait devoir gérer. Pour Penny Collins, il ne voit pas du tout le piège venir. A vrai dire, le médecin avait même un peu oublié cet épisode. Certes, ce n’est jamais agréable de prendre un rateau, et il n’a pas bien compris ce qui a pris à la blonde, appréciant très peu de se retrouver seul et, il faut bien le dire, assez frustré, abandonné en plein milieu de ce fichu parking, mais bon, après tout, ça arrive. Il est donc passé à autre chose. « Tu m’as fait comprendre que c’était non, je ne m’attendais pas à plus de familiarité. » Il hausse les épaules à son tour, ne cherchant pas réellement à nier l’affirmation de la jeune femme – oui, il voulait coucher avec elle, et il commence sérieusement à regretter cette idée qui paraissait excellente sur le moment. Abe ne cherche pas à en dire plus cela dit : il en a sans doute déjà beaucoup trop dit pour rajouter en plus que l’attitude qu’il a eu avec elle est courante, chez lui. La Penny qu’il recroise est très différente de la jolie blonde un peu éthérée qu’il a vu la dernière fois, et semble plus décider à jouer cartes sur table. C’est assez surprenant, plutôt déstabilisant pour Abel, qui a l’impression désagréable qu’il s’est clairement fait manipuler, et sans deviner ce qui va suivre, il sait effectivement que ça ne sera pas agréable, pas besoin de le lui repréciser.

Il essaye de deviner à quelle sauce il va être mangé, suivant Penny, parce qu’il n’a pas vraiment le choix, à vrai dire. Le discours qui suit n’a rien pour le rassurer, même s’il ne comprend toujours pas ce qu’il se passe. L’explication ne tarde pas. Du chantage. Voilà ce qu’il n’avait pas imaginé, effectivement. « Ah. » Il déglutit péniblement, son visage perdant instantanément toute couleur. Cette réaction est peut-être décevante, mais elle a surtout pour objectif de gagner du temps, car il est clairement pris de court, et il ne sait pas réellement quoi dire ni faire. En réalité, sans doute pas grand-chose, et l’éclair indubitable de colère qui passes un instant dans ses yeux montre qu’Abel a très bien compris qu’il n’avait plus beaucoup, ou plus du tout, de porte de sortie. Une par une, le temps d’assimiler le discours de la jeune femme, il réalise à quel point elle l’a manipulé. Lui qui pensait mener la danse ne s’est pas méfié, mais il ne se méfie jamais à vrai dire, question d’ego, qui pourrait être assez fourbe et audacieux pour s’en prendre à lui ? C’est lui qui se sert, qui s’amuse, voire même qui manipule, comment pouvait-il imaginer…quel idiot. Il a été bien trop imbus de lui-même. C’est peut-être même une punition du Seigneur pour ce pêché d’orgueil et de luxure.

Après la colère, vient la panique, immense. Le regard qu’il lance à la blonde est d’ailleurs assez effaré. A vrai dire, Abel ne sait pas quoi faire, alors il gagne du temps, encore et toujours, pour réfléchir. « Il va falloir m'expliquer quel genre de preuves tu peux avoir d'une liaison qui n'existe pas.» Mais veut-il prendre le risque ? Évidemment, puisque Penny lui a dit non, ils n'ont pas de liaison, quelle preuve peut-elle avoir de ça ? Mais si elle est prête à faire du chantage, rien ne lui garantit qu’elle ne se soit pas débrouillée pour les créer. Abel reconsidère donc ses options.

« Qu’on soit clairs. Soit ma femme est déjà au courant, et je n’ai aucun intérêt à payer. » Ca n’est pas dit, c’est du bluff, mais il s’est toujours demandé si Betty savait. Ca, Penny n’en sait rien. Est-ce qu’elle est prête à prendre le risque ? « Soit elle ne le sait pas, et j’aurais plutôt intérêt à lui dire moi-même. » C’est faux, évidemment, parce qu’il ne pourrait pas éviter un scandale dans le village, qui compromettrait sérieusement toute chance d’élection à la mairie. A minima. Et dans le pire des scénarios, c’est encore toute sa vie qui s’écroule, Betty qui lui tourne le dos, les enfants qui ne lui adressent plus la parole, jamais, alors même qu’il essayait de faire un pas vers Lenny…et si Judith l’apprend, pourquoi il passe, aussi ? Réfléchir comme ça donne à la fois à Abel le vertige et la nausée. A vrai dire, il lutte plus pour l’honneur que parce qu’il a une réelle chance de s’en sortir. Il le sait, il va devoir payer, mais accepter sans mot dire c’est impossible. « Et quand bien même je paye, quelle assurance j’ai qu’au bout, si preuve il y a vraiment, ce sur quoi je ne suis pas obligé de te croire, que tu ne finiras pas par tout dire ? » Sa vie, ou 300 malheureuses livres sterling, le choix devrait être vite fait…s’il avait l’assurance que ça suffira pour acheter le silence de Penny. Mais comment l’avoir ? A ce compte là, autant abréger les choses et aller se dénoncer lui même à Betty…il faut qu'il réfléchisse, qu'il réfléchisse. Mais comment rééquilibrer la balance ? Abel ne trouve toujours pas, ne la connaissant pas assez pour ça, sauf en ce qui concerne sa relation avec Stan. Qui lui revient comme un flash lumineux. Bien entendu, il n’a aucune assurance que marche non plus, elle lui a menti sur ça aussi, mais peut-être que ça vaut le coup de tenter. « Sinon, tant qu’on est à se faire des confidences, Stan est au courant de tes petites combines ? » Non parce que quitte à tout perdre, songe-t-il avec une férocité farouche – presque avec l’énergie du désespoir – autant bousiller la vie de Penny aussi au passage.

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MessageSujet: Re: this little game we play + abel this little game we play + abel EmptyJeu 23 Avr - 11:21

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Au fur et à mesure de ton discours, Abel Griffiths pâlit. Et quand tu as terminé, c’est tout juste s’il peut émettre un son. Toutefois, tu ne commets pas l’erreur de sous-estimer ton adversaire. Tu vois clairement qu’il n’est pas prêt à se rendre. Il n’y a qu’à avoir la lueur de colère qui assombrit son regard. Il se remet juste du choc avant de contre attaquer… Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est d’une intelligence redoutable car il ne met pas longtemps avant de retomber sur ses pieds et à considérer ses options. « Il va falloir m'expliquer quel genre de preuves tu peux avoir d'une liaison qui n'existe pas.» Dit-il avant d’émettre des hypothèses destinées à désamorcer le chantage, sous-entendant que sa femme est peut-être déjà au courant et que si non, il peut toujours lui dire lui-même. Tu lui adresses un sourire indulgent. Tu ne pouvais pas lui en vouloir de tenter le coup… « J’ai de quoi créer le doute, crois-moi. Par exemple, ça fait déjà deux fois qu’on boit en tête à tête dans un lieu public avec des témoins. Je ne te parle pas de toutes les fois où nous nous sommes côtoyés dans les diverses soirées où j’ai accompagné Stan. Et puis, si on veut aller sur le plus tangible, il y a les SMS que tu m’as envoyés. » Tu dégaines ton téléphone, lui montrant tout ce qui ressemble à une conversation SMS. C’est bien son numéro et le tien qui s’affichent pour l’émetteur et le destinataire. Tu lui fais un grand sourire. « Je me suis un peu sexotée depuis ton portable l’autre soir, tu veux que je te lise ma prose où c’est bon ? » Demandes-tu en souriant. Tu n’allais pas le nier, tu t’amusais follement.

« Et puis encore plus tangible… Voici les photos de nous deux, l’autre soir… Regarde comme on est mignons. » Tu sors une enveloppe de ton sac et tu la pousses vers lui. Dedans, en grand tirage, il pourra trouver les instantanés tirés de la caméra de surveillance du parking. Et malheureusement pour lui, ils étaient éloquents. Parce qu’il ne s’était pas passé grand-chose sur ce parking mais là, vous aviez l’air d’avoir une liaison torride. Une photo pouvait parfois raconter un sacré mensonge… « Voilà, c’est fabriqué oui, mais quelque chose me dit que Betty ne regardera pas de trop près non plus. Elle va me croire, je pense. Surtout que je ne manque pas d’imagination, je vais lui raconter une belle histoire… » Tu lui laisses le temps de regarder les photos mais tu enchaînes tout de même rapidement pour qu’il ne puisse pas trop réfléchir. « Quant à tes petites hypothèses, je n’y crois pas du tout. Tu ne vas pas me faire croire que vous êtes un couple libre et qu’elle te laisse aller voir ailleurs à ta guise… Après c’est sûr que si tu lui dis, ça me mettra des bâtons dans les roues mais je pense à d’autres personnes à qui je pourrais aller parler… Ton fils ou ta fille par exemple… Tes électeurs… Quelques bonnes âmes de la paroisse… »

L’idée qu’il n’a pas beaucoup d’échappatoire doit tout de même faire du chemin dans l’esprit d’Abel car il finit par demander quelles garanties il a, que tu n’iras pas tout révéler, une fois qu’il aura payé. « La réponse est très simple, tu n’as aucune certitude. Mais tu peux aussi te dire que je n’ai aucun intérêt à détruire ta vie ou à te détruire. Tu ne m’intéresses pas. Moi ce qui m’importe, c’est le fric. Tant qu’il tombe chaque mois, je m’en fous du reste. Si je parle à qui que ce soit, les versements s’arrêtent et ce n’est pas dans mon intérêt… Voit ça comme un principe d’auto destruction mutuelle… » Une formule malheureuse que tu regrettes vite d’avoir utilisée. Car tout de suite après Abel te pose une question parfaitement logique dans ce sens. Sauf que franchement, tu ne pensais pas qu’elle viendrait aussi vite. « Sinon, tant qu’on est à se faire des confidences, Stan est au courant de tes petites combines ? » Tu cilles à peine, consciente que tu dois rester impassible. C’est là que le vrai jeu de dupes commençait et tu avais intérêt à remporter cette manche. « Bien sûr que non. » Non Stan n’était pas au courant. Et c’est pour ça que continuer tes combines était plus dangereux que jamais. Tu t’étais affaiblie en te mettant en couple avec lui, donnant à tes adversaires un moyen de pression sur toi. Toi aussi, tu avais quelque chose à perdre, et ça changeait tout. Mais bien sûr, tu fais comme si ce n’était pas le cas. Le bluff avant tout. « Mais au cas où l’idée absurde te viendrait d’aller lui parler, là, j’aurai une bonne vraie raison d’avoir envie de te détruire. Et crois-moi, j’aurai envie de passer à la vitesse supérieure. » Tu laisses volontairement planer cette menace quelques secondes puis tu enfonces le clou. C’était facile de mentir à propos de ce que tu éprouvais pour Stan car une partie du mensonge était mêlée à une étroite vérité. « Stan est beau, riche et célèbre. Je veux rester avec lui pour ces raisons. Mais si tu lui dis la vérité et que je le perds, il ne sera qu’un dommage collatéral pour moi. Une perte que je pourrai essuyer…. Tu peux en dire autant de Betty, de ton mariage, de ta famille, de tes enfants, de ta réputation, de ta place à la mairie, de ta place au sein de la Paroisse ? »

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ÂGE DU PERSONNAGE : 54 ans (7 mai 1966)
CÔTÉ COEUR : Marié, ce qui ne l'empêche pas d'avoir des relations à l'occasion. C'est évidemment un péché qu'il dissimule soigneusement.
PROFESSION : Médecin ; conseiller municipal de Tenby, en charge de la sécurité et du maintien de l'ordre
REPUTATION : Apprécié par la communauté pour le bien qu'il fait à la ville. Difficile d'oublier son nom car il se débrouille toujours pour que ça n'arrive jamais. La seule chose qu'on pourrait lui reprocher, c'est d'être un peu trop sévère avec ses enfants. (Selon la bonne société de Tenby : le reste du monde pourrait éventuellement lui reprocher d'être le roi des catholiques psychorigiques).


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MessageSujet: Re: this little game we play + abel this little game we play + abel EmptyVen 1 Mai - 17:44


I used to treat you right
Give you my time
But when I'd turn my back on you
Then you do what you do

C’est un cauchemar et il va se réveiller, Abel en est sûr. Penny ne peut avoir de preuves, c’est du bluff, alors il sonde le terrain, cherchant à évaluer quelle marge de manœuvre il a. Qu’il ait été idiot, passe encore, ça devait bien arriver un jour ou l’autre, à force de coucher avec n’importe qui. Mais il y a bien moyen de se sortir de là, il ne peut pas se faire avoir comme ça par une…fille. La panique ne fait pas ressortir ses meilleurs côtés, cela va sans dire, et celui du machisme est certainement l’un des pires. Et il a beau essayer de se reprendre en main, la peur ne disparait pas, au fur et à mesure que Penny abat ses cartes. Eh merde, elle ne bluffe pas.  Il sent le piège se refermer de toute part sur lui, au fur et à mesure que la jeune femme commence à égrener les preuves, comme un chat qui joue avec sa proie avant de l’achever. « Ce n’est pas… » Il s’en étranglerait presque de rage lorsqu’elle lui affirme qu’elle s’est envoyée à elle-même des sextos depuis son téléphone. « Je n’ai jamais fait ça ! » Réplique-t-il d’un ton indigné. C’est bien la dernière chose qu’il ferait, justement, et puis comment est-ce qu’elle a pu faire ça ? Un détail de la soirée revient d’un coup au médecin et il s’exclame : « C’est ça que tu faisais avec mon téléphone ? » Penny ne manque pas de culot, et cette audace lui couperait presque le souffle. A la limite, plus que le résultat de l’opération, à savoir le chantage lui-même, ce sont les procédés qui le choquent. C’est peut-être idiot venant de quelqu’un qui trompe sa femme, et il n’est sans doute pas le mieux placé pour donner des leçons de moralité, mais ce genre de choses, ça ne viendrait pas à l’esprit de Abe. Elle s’est vraiment moquée de lui, et c’est une sensation absolument horrible. De s’être fait mené en bateau, comme ça. Mâchoire serrée, il écarte la proposition de Penny d’un geste agacé de la main : « Non, ça va, merci bien, je me dispenserais de tes exploits. »

La photo constitue le coup de grâce. Bon Dieu, les caméras. Tout lui parait évident, rétrospectivement, mais comment pouvait-il savoir ? Abel était à des années lumières de s’imaginer ce que Penny voulait vraiment de cette soirée, qu’elle voulait autre chose que s’attirer son attention. Il a envie de balancer quelques vacheries, mais la colère lui coupe de nouveau le souffle, autant que le désespoir. Ca aurait été différent si elle avait eu juste une bonne histoire à raconter, mais Penny a bien tout calculer, et ce qu’il lui oppose la laisse de marbre, voire la fait vaguement sourire, ce qui met de nouveau le médecin hors de lui, le faisant sortir de ses gongs une deuxième fois : « Laisse mes enfants. Je te l’interdis. » Ordonne-t-il, menaçant. Curieusement, dans la tourmente, c’est peut-être un révélateur positif, qu’il s’intéresse plus à Lenny et Jesse qu’à sa carrière. « Tu leur fiches la paix, tu m’entends ? » Ce n’est même pas tellement que Abel ne veut pas qu’ils apprennent ça et qu’ils aient une mauvaise opinion de leur père, même s’il y pense, évidemment. C’est simplement qu’il ne veut pas, en aucun cas, que Jesse et Lenny croisent cette psychopathe.  « Il est hors de question qu’ils soient en contact avec…toi. » Abel a baissé d’un ton, mais le conseiller municipal  ne cherche même pas à cacher le dégout que Penny lui inspire, elle et ses méthodes. Il secoue la tête, coupant court à toute réplique ou justification. Il n’a pas la patience pour d’autres moqueries subtiles. « Et non, je ne veux pas de leçon de morale, ça va. Oui, j’étais prêt à coucher avec toi, mais je ne menace pas les gens de détruire leur vie pour du fric. Ce sont mes conneries, ils ne t’ont rien fait, laisse les tranquilles. »

Il faut qu’il trouve une solution, cela dit. Malgré la pensée qu’il s’agisse d’une punition du Seigneur, Abel n’arrive pas à l’accepter sans ciller, sans se battre. Il n’a pas mérité, il en a la conviction. Oui, sans doute, ce qu’il a fait était mal, mais dans ce cas, il devrait être le seul à être puni, et les autres ne devraient pas à avoir à payer les conséquences de ses actes. Non, là c’est juste trop sévère. Alors il se bat, avec l’énergie du désespoir, un peu pour l’honneur aussi. Car il commence plus ou moins à accepter les choses – à marchander, en somme, à atténuer les choses. Stan est la première solution à laquelle il pense, ballon lancé au hasard, totalement par désespoir, sans trop y croire. Pourtant, pour la première fois, il croit voir, l’espace d’un instant, un peu d’incertitude sur le visage de Penny, même si le masque revient rapidement.

Mais Abel est sûr de ce qu’il a vu. Et l’explication ne le convainc qu’à moitié, comme le prouve sa réaction plus que sentencieuse. « Ouais. Autant faire confiance à Bonnie and Clyde. » Et voilà bien une leçon qu’il a retenu de tout ça : il ne fera plus confiance à Penny Collins. Elle ne lui a pas dit la vérité pour le reste, elle ne lui dit peut-être pas la vérité pour sa relation avec Stan, même si, au vu des menaces qu’elle lui sert, il n’est manifestement, réellement pas au courant. « Comprends bien, les termes de l’accord ne sont plus exactement les mêmes.  » Il hausse les épaules, et pour la première fois, semble se resaisir un peu. « Je ne ferai rien, tu te doutes bien. Sauf s’il te prend l’envie d’exiger plus ou de parler à des gens malgré tout. » Le sourire se ferait presque aimable. « Et je ne suis pas sûr que tu aie envie que je vérifie ce que tu viens de dire. » Il ne fallait pas parler d'auto-destruction mutuelle, si elle ne voulait pas ce résultat. Abel décide alors de jouer une dernière carte. Parce qu’il est excédé, qu’il veut que cette conversation s’arrête. « Je suppose qu’il n’y a pas moyen que je te paye plus maintenant et que tu disparaisses de ma vie de façon définitive ? » Parce qu’il refuse de vivre tout le reste de sa vie dans la peur que Penny Collins puisse le dénoncer. L’incertitude aurait de quoi rendre fou n’importe qui.

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this little game we play + abel Tumblr_opt0vjvoJc1rha7t0o2_r2_400 "Penny est juste incroyable, elle augmente encore le niveau sur l'échelle de la perfection. On va renommer l'échelle de la perfection, l'échelle de Penny, comme Charles Richter qui a donné son nom pour l'échelle de l'intensité des secousses sismiques et on aura Penny Collins à côté pour l'échelle des degrés de la perfection." - (Lloyd Jenkins)

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REPUTATION : Attendez, la petite blonde fragile qui vient d'arriver en ville, c'est sa sœur ? C'est trop bizarre, elle ne nous a jamais parlé d'elle...

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MessageSujet: Re: this little game we play + abel this little game we play + abel EmptyVen 8 Mai - 11:10

When the game began
you never thought you'd lose
but your time is up
I play to bruise

Tu égrènes les preuves que tu as fabriquées contre lui et petit à petit, l’air sceptique d’Abel Griffiths disparaît doucement. L’horreur grandit dans ses yeux tandis qu’il réalise comment tu t’y es prise exactement. « C’est ça que tu faisais avec mon téléphone ? Tu hoches la tête de manière affirmative, n’ajoutant rien d’autre. Parce que tu voyais qu’il commençait à se mettre vraiment en colère et même si c’était inévitable – ils se mettaient toujours en colère – autant ne pas le pousser dans de trop grand paroxysmes. Surtout que la négociation était loin d’être terminée. « Comme tu veux. » Dis-tu donc d’une voix suave lorsqu’il crache qu’il ne veut rien entendre du contenu des faux textos. Tu hausses les épaules, le regardant ensuite examiner les photos. Finalement, c’étaient elles, les plus importantes. Plus tangibles que quelques messages électroniques, que des têtes à têtes circonstanciés, plus tangibles que tous les récits que tu pourrais faire à sa pauvre cocue de femme. Pour un peu qu’elle ait déjà quelques soupçons, toutes ces preuves n’étaient peut-être même pas nécessaires… Et le cours des pensées du Docteur Griffiths doit suivre le même chemin car quand il relève brièvement les yeux vers toi, tu vois qu’il a le regard d’un homme piégé. Et comme tout homme qui se sent acculé, il réagit avec colère malgré tes efforts.

Mais tu n’es pas surprise. Pour le moment, ses réactions sont  à peu près celles que tu attendais. Il essaye de désamorcer le chantage en disant qu’il allait parler à son épouse mais tu lui fais bien comprendre qu’il y a bien d’autres personnes à qui tu peux aller parler. Ça le fait exploser. Déjà parce que son stratagème vient d’échouer lamentablement mais aussi parce que la mention de ses enfants l’atteint particulièrement. Il se fait soudainement menaçant, t’interdisant de t’approcher de ses derniers. Il ne cache pas non plus le dégoût que tu lui inspires, ce qui te laisse bien de marbre. Sans doute parce que la réciproque est vrai… Par contre, il est temps que tu le calmes encore un peu. Tant pis pour tes bonnes résolutions. « Tu n’es pas en position de m’interdire quoi que ce soit. » Contrairement à lui, tu ne laisses pas apparaître de signes d’énervement mais ta voix est glaciale. « Encore une fois, je le répète, la suite des évènements dépend uniquement de toi. Si tu te tiens à carreaux, je n’ai aucun intérêt à aller instruire les bébés cathos des mœurs de leur père. Ça m’ennuierait franchement de devoir aller le faire en fait. Mais en cas de besoin, je n’hésiterai pas. » Toi aussi, tu pouvais faire des menaces…

« Et non, je ne veux pas de leçon de morale, ça va. Oui, j’étais prêt à coucher avec toi, mais je ne menace pas les gens de détruire leur vie pour du fric. » Dit-il ensuite. Tu pousses un léger soupir. La morale, elle faisait aussi parti des incontournables de ce genre de discussion au même titre que la colère… « Je te vois bien me regarder avec tes airs de dégoûté. C’est particulièrement hypocrite de ta part mais vas-y fais le à ta guise si ça peut t’aider à bien dormir. Garde juste à l’esprit qu’il est impossible de faire chanter les gens honnêtes. Justement parce qu’ils ne trichent pas et ne mentent pas à leur proches… Ta vie tu menaces de la détruire tout seul comme un grand, tu n’as pas besoin de moi. » Tu le toises. Tu n’allais pas non plus le laisser te rabaisser plus bas que terre alors qu’il était présentement une ordure qui trompait sa femme, prêchait la bonne parole et faisait vivre l’enfer à ceux qui s’écartaient du droit chemin alors qu’apparemment, il n’hésitait pas à s’adonner au pêché de chair. Cependant, tu lui fais la grâce de lui dire ce que tu penses de lui ou de sa déloyauté envers sa femme et sa famille car il essaye encore de se rebeller, arguant qu’il allait aller tout raconter à Stan. Pour ça aussi, tu as un argument tout prêt même si c’était évidemment bien plus simple quand il n’y avait pas de Stan au tableau.

D’ailleurs malgré tes dénégations, Abel Griffiths insiste pour jouer cette carte. Il redresse les épaules et essaye de faire son mafieux, de reprendre une once de pouvoir. Ça aussi, c’était prévisible. Comme tous les types de son genre, il ne supportait pas d’être réduit au silence par une femme. Il se la jouait gros bras, voulant prouver qu’il a encore une once de pouvoir. Sauf qu’il n’en avait aucune. Tu laisses échapper un petit rire bien désagréable face à ses répliques. « Comprends bien, les termes de l’accord ne sont plus exactement les mêmes. » Non mais tu t’entends parler ? Dis-tu blasée, après l’avoir imité. Tu lèves ensuite les mais en l’air, désabusée. « Abel, Abel… Moi qui pensais que tu étais plus intelligent que la moyenne et qu’on avait dépassé ça… Il n’y a pas d’accord, pas de termes, pas de négociation. C’est unilatéral et c’est moi qui pose les conditions, c’est tout. C’est ça ou rien.… Y a pas d’entre deux. » Au fond, il le sait. C’est plus une tentative désespérée, un dernier baroud d’honneur qu’autre chose… Tu continues donc sur un ton un peu plus amical, essayant de le rassurer un peu maintenant que tu avais ressorti le bâton. « Reste en à « Je ne ferai rien ». Je n’ai pas l’intention de demander plus. Des sommes plus élevées, ça attirerait trop l’attention. Et le but c’est que tu puisses payer. Pour le reste, je le répète car tu n’as pas dû entendre la première fois : seul le fric m’intéresse, je n’ai aucun intérêt à parler à tes proches s’il continue de tomber. »

Tu hausses les épaules, lui montrant bien qu’il t’ennuyait avec cette histoire d’aller vérifier tes dires auprès de Stan. Il avait bien plus à perdre que toi dans cette histoire. Tu le savais. Il le savait. Pas besoin d’aller chercher plus loin.  Ah ben si, il essaye quand même. « Je suppose qu’il n’y a pas moyen que je te paye plus maintenant et que tu disparaisses de ma vie de façon définitive ? » Tu souris, comme si tu saluais l’effort. « Tu supposes bien. C’est mois par mois, rien d’autre. » Tu n’allais pas fixer un montant et t’en contenter. Tu voulais garder cette manne inespérée sous la main aussi longtemps que possible. Et puis même si tu demandais un gros paquet, là maintenant tout de suite, comme justifier ça si une grosse somme d’argent tombait soudainement du ciel ? « Quant à cette histoire de disparaître définitivement de ta vie, j’ai bien peur que ce ne soit pas possible. Tu réalises qu’on continuera à se croiser régulièrement ? Et quand ça sera le cas, je compte sur toi pour faire comme si tout allait bien. » Tu bois la dernière gorgée de ton verre. C’était éprouvant comme toujours mais sans surprise, le Docteur Griffiths était coriace. Il n’était pas facile à briser et tu te demandais combien d’attaques tu allais devoir parer…

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MessageSujet: Re: this little game we play + abel this little game we play + abel EmptyDim 10 Mai - 18:29


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Est-ce qu’il a le choix de se laisser faire ? Pas vraiment, Abel se rend compte qu’il n’a plus beaucoup d’issues. Est-ce qu’il a peur ? Oui, bien sûr, comment n’aurait-il pas peur, face à la menace de voir toute sa vie partir à vau-l’eau ? Pourtant, il y a encore des sursauts d’orgueil, assez impressionnants pour un homme qui est dos au mur et qui n’a plus aucune échappatoire. Il a vu pire que Penny Collins, clairement. Il est allé au Rwanda et au Darfour, il est passé entre les gouttes de plusieurs guerres civiles lorsqu’il était médecin humanitaire, ce n’est pas une petite serveuse à la petite semaine qui va le priver de ses moyens. Même si elle est en bonne passe de le faire et c’est ça qui est rageant, le plus rageant même : c’est une petite profiteuse minable et elle a bien menée sa barque. Qu’il tombe pour…ça, c’est vraiment trop con. Et pourtant ça arrive, et Abel ne peut plus faire grand-chose, sinon se rebeller contre la fatalité comme si ça pouvait l’éloigner un peu, ce qui n’est évidemment pas le cas. Cependant, il y a des bornes qu’il vaut mieux ne pas franchir. Le ton redevient féroce, et la réponse fuse avec une assurance farouche : « Essaye pour voir. » Le regard assombri par la colère, sa voix est devenue glaciale, bouillante d’une colère contenue : « Essaye seulement, Penny. » Il ne s’agit plus de sauver son honneur ou quoique ce soit du même genre, ça c’est sans doute fichu par avance et Abel sait qu’il ne fait que retarder l’échéance. Payer, c’est s’acheter une tranquillité précaire, incertaine, qui n’a aucune assurance de durer. « Quitte à ce que tu bousilles ma vie, je t’assure que tu couleras avec moi. Quoiqu’il m’en coute. Tu m’entends ? Quoiqu’il m’en coute. » Il est sans doute trop fier pour pouvoir supporter longtemps que Penny lui soutire de l’argent et le tienne en otage. A un moment donné, il est évident que cette fierté là sera plus forte que le reste. Plus que la peur elle-même, sans doute. Et peu importe les conséquences.

Pour l’instant, Abel n’est pas encore prêt à tout perdre et les conséquences sont trop vertigineuses pour qu’il voit autre chose que celles-ci. Ça ne le réjouit pas et il est extrêmement en colère, mais il ne s’imagine pas tout perdre d’un coup, c’est trop brutal, et il n’arrive pas à réfléchir pour savoir comment se sortir de cette impasse sans y laisser des plumes. Le pire, c’est évidemment la famille. C’est déjà suffisamment compliqué comme ça. La pensée de finir seul, de ne jamais pouvoir arranger les choses avec ses enfants est sans doute ce qui compte le plus, et ce qui lui fait le plus peur. La politique, les moqueries, le mettent d’avance en colère : il ne veut pas du jugement qu’il a si souvent réservé aux autres. Oui, par fierté, il a aussi peur de l’humiliation. Et de rendre des comptes à son Dieu, et à son prophète, qui enseigne que seuls ceux qui n’ont jamais péché peuvent lancer la première pierre…il ne veut pas des sarcasmes sur son hypocrisie. Penny s’en donne d’ailleurs à cœur joie, puisqu’elle a la main, mais Abel n’a définitivement pas la patience pour cela, alors il balaye l’argument de la main : « Les gens honnêtes ne font pas chanter les autres. » Oui, elle le dégoute, et il la juge tout autant qu’elle le fait elle. Il n’a aucune leçon à recevoir, pas d’une fille qui manipule les gens pour obtenir de l’argent. Et au moins, lui ne fait rien d’illégal. Peut-être que c’est moche, mais personne n’en est mort, et ça aurait pu se régler entre adultes raisonnables et consentants, si simplement on lui avait laissé le temps – quand bien même ça fait plus de vingt ans qu’il se dit ça. Mais peu importe : ça ne regarde que lui et ses proches. Pas des étrangers. « Quant aux mensonges, tu ne sais rien de ma vie, et je pense que la tienne n’est pas un exemple non plus. Donc je vais le répéter : que tu aies été plus maline que moi ne m’oblige pas du tout à subir tes leçons de morale. Il n’y a pas assez de différences entre nous pour ça. » Il n’est pas net, mais elle non plus. Et lui ne profite pas du malheur des autres.

Pour le reste, pour l’instant, il est coincé, rien ne marche, et Abel n’arrive pas assez à réfléchir pour trouver quelque chose à répondre. Il est donc bien, en l’état actuel des choses, fait comme un rat. « Mais bien sûr. » Ironise-t-il en réponse, désespéré à l’idée de ne jamais plus se débarrasser de ce qu’il considère comme un parasite particulièrement ennuyeux et retord. La présence même de Penny lui est insupportable, désormais, et il n’a qu’une envie : qu’elle disparaisse, le plus loin possible de sa vue. « Tu sais quoi ? » Il fouille dans son portefeuille, sortant l’intégralité de ce que les gens ont pu lui régler pour les consultations de la semaine et qui devait aller à la banque, le jetant sur la table avec tout le mépris et la colère du monde : « Prends ton fric et vas-t-en. » Il en profite aussi pour vider son verre d’une traite, du moins ce qu’il en reste. « Allez, disparais de ma vue, je t’ai assez vu pour l’instant. » Cependant, la blonde n’a pas l’air de vouloir bouger. Qu’à cela ne tienne, il n’a pas de problème pour décider de s’en aller.  « Oh tu comptes rester ? Parfait, c’est moi qui m’en vais. Je ne t’offre pas le verre, hein ? Tu es un peu plus riche que moi ce soir. » Le ton se fait amer, et il tourne les talons sans un regard en arrière, soulagé d’être au moins débarrassé de la présence de Penny, maugréant pour lui-même : « Pas de différence avec une poule de luxe, juste l’amabilité en moins…pour ce prix là, elle aurait pu me laisser la sauter, au moins. » Il a sans doute déjà un peu trop d’alcool dans le sang, et c’est ce qui le rend vulgaire, mais Abel ne compte pas s’arrêter là.

Une fois dehors, il se sent un peu mieux, ayant un peu moins l’impression d’étouffer. Mais il est toujours ivre de colère et malade de terreur. Qu’est-ce qu’il peut faire ? Rentrer ? Il ne s’en sent pas capable, il a besoin de réfléchir. Ou d’oublier, à voir. Alors ses pas le guident de bar en bar jusqu’aux aurores, ou presque. Sur le chemin du retour, il réalise de quoi il a l’air. « Oh non…mon Dieu… » Nerveusement, il fouille les poches de sa veste à la recherche des clefs de son cabinet, et quand il parvient à y rentrer, s’écroule sur le lit d’examen. Le réveil est brutal, quelques heures plus tard. L’alcool n’est toujours pas redescendu, et il a une mine de papier mâché. L’heure lui indique qu’il a loupé la messe et qu’il va être en retard au déjeuner familial dominical. La poisse. En pleine panique, et ne pouvant ni se changer, ni esquiver sa femme, il se retrouve, titubant, à rentrer chez lui, seulement pour découvrir avec horreur que tout le monde est déjà à table. « Oh euh…bonjour, tout le monde… » Sa femme le regarde comme si elle ne l’avait jamais vu de sa vie, et le reste de la famille bruisse déjà de jugements horrifiés. Un carnage. Il a envie de tourner les talons, mais il ne peut pas, alors perdu, il s’adresse à sa femme pour essayer d’obtenir un peu d’aide : « Betty…Betty, je suis désolé …j’ai travaillé tard, j’ai…je ne me sens pas bien du tout… »  Il manque de tomber, se rattrape à la table pour éviter de le faire, mais manque son coup, entrainant la nappe avec lui dans sa chute, et donc la vaisselle et tous les plats. Allongé par terre au milieu des plats en sauce, Abel n’a jamais eu aussi honte de sa vie : « Oh non, pardon…mon Dieu, je suis navré. Hm. Bonjour, oncle Henry… » C’est Betty qui le relève : « Abe, mais enfin…mais tu as…Seigneur. Va te doucher et te coucher, on en reparlera après. » Il peut lire la déception dans ses yeux, comme un avant gout de ce que l’avenir lui réserve, et il sent encore le regard de sa femme dans son dos, longtemps après s’être douché et mis au lit. Lorsqu’elle vient le retrouver, il n’a pas assez de mots pour s’excuser – toujours en mentant, cela dit, il n’est pas en état de dire la vérité : « Je suis désolé, je me suis laissé entrainer à boire un verre après le diner de travail…j’ai dormi au cabinet pour ne pas te déranger…tu me pardonnes ? » Le regard de sa femme est infiniment doux, lorsqu’elle reprend la parole : « Chut, ce n’est pas grave…dors. » Ce n’est pas un oui, cependant. Ça n’augure rien de bon pour la suite. Il n’a jamais aimé Betty, songe confusément Abe, mais c’était sa seule vraie alliée dans cette vie de chien, et il est sur le point de la perdre.

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† as adults, we try to develop the character traits that would have rescued our parents.
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Penny Collins
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
Penny Collins

TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Lula, Alex, Lenny & Trystan
TON AVATAR : Emma Stone
TES CRÉDITS : © avengedinchains & friemelda
TA DISPONIBILITE RP : Libre 2/3
En cours : Emma/Stan
this little game we play + abel Tumblr_opt0vjvoJc1rha7t0o2_r2_400 "Penny est juste incroyable, elle augmente encore le niveau sur l'échelle de la perfection. On va renommer l'échelle de la perfection, l'échelle de Penny, comme Charles Richter qui a donné son nom pour l'échelle de l'intensité des secousses sismiques et on aura Penny Collins à côté pour l'échelle des degrés de la perfection." - (Lloyd Jenkins)

RAGOTS PARTAGÉS : 5078
POINTS : 6074
ARRIVÉE À TENBY : 20/02/2014
ÂGE DU PERSONNAGE : 30 ans (20/02)
CÔTÉ COEUR : En couple avec Stan.
PROFESSION : Elle a plaqué son boulot de serveuse pour devenir l'agent artistique de Liam.
REPUTATION : Attendez, la petite blonde fragile qui vient d'arriver en ville, c'est sa sœur ? C'est trop bizarre, elle ne nous a jamais parlé d'elle...

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MessageSujet: Re: this little game we play + abel this little game we play + abel EmptySam 16 Mai - 10:59

When the game began
you never thought you'd lose
but your time is up
I play to bruise

« Essaye seulement, Penny. » Cette fois-ci Abel ne fait plus aucun effort pour cacher sa colère, cette dernière sans doute décuplée par tes menaces. Il te défie encore une fois, te promettant que si tu tentes quoique ce soit contre lui, il t’entraînera dans sa chute, peu importe ce que ça lui en coûtera. Ton premier instinct est de lui sourire, de le provoquer encore, de lui montrer qu’il ne te fait pas peur mais tu ne cèdes pas à cette pulsion. Tu sais qu’à un moment, il faut savoir s’arrêter. Ça ne servait à rien de prendre le risque de le pousser à bout et de tout perdre pour préserver ta fierté. Tu avais besoin qu’il paye, rien d’autre. « J’en prends bonne note. Et je n’oublierai pas ce que tu viens de dire. » Dis-tu d’un ton calme mais glacial. Ce sursaut d’orgueil de sa part ne t’étonne pas trop, tu n’as que te mordre la lèvre pour ne pas y répondre trop vivement. Car il doit bien s’en douter, mais si à ton tour, tu n’as plus rien à perdre, tu pourras employer toutes tes forces pour le détruire. Il suffisait de demander à un certain Andrew Green à quel point tu pouvais ruiner une vie… Mais tu ne fais pas de surenchère de menaces, te contentant d’essayer de terminer cette conversation, qui commençait à se révéler de moins en moins agréable. La partie « morale et éthique » est aussi ennuyeuse que la partie « colère et déni » mais il faut se la coltiner quand même…

« Les gens honnêtes ne font pas chanter les autres. » Te crache donc Abel Griffiths, persuadé d’être meilleur que toi, détournant l’attention de cette vérité toute simple : s’il n’avait pas triché lui aussi, jamais tu n’aurais pu le faire chanté. « Oh mais je n’ai jamais prétendu être honnête. » Dis-tu calmement. La seule différence entre lui et toi, c’est que tu assumais toi... Cependant, s’il choisit de te blâmer plutôt que regarder ses propres erreurs, c’est son problème. A vrai dire, tu t’en fous de ce qui peut bien lui passer par la tête, même si bien évidemment, tu es obligée de l’écouter jusqu’au bout quand même. Il se lance dans un petit speech sur les mensonges qu’il finit par conclure en te donnant finalement raison : vous n’étiez pas si différents que ça. Tu hausses les épaules, ce n’était pas lui qui allait t’atteindre en te débitant ce genre de vérité. « Très bien, plus de leçon de morale. Il te suffit d’arrêter de me jeter ton mépris à la gueule et je ne serai plus tentée d’en faire autant… On va se voir une fois par mois pour que tu me donnes le fric alors autant faire ça dans de bonnes conditions. » Autant fixer des règles claires dès maintenant car tu n’aurais pas le temps pour ces enfantillages à chaque fois…

Le bras de fer et les négociations se poursuivent mais tu ne cèdes pas une once de terrain. Ce qui conduit à un dénouement plutôt mélodramatique lorsque le bon Docteur Griffiths comprend qu’il est coincé pour le moment. Il est prêt à tirer sa révérence mais il essaye de faire en sorte que ça soit humiliant pour toi. Il sort son portefeuille, en tire une quantité de billets plutôt impressionnante, les jetant sur la table dans ta direction, avec dédain. « Prends ton fric et vas-t-en. » Visiblement, vous ne vous étiez pas si bien compris que ça pour cette histoire de mépris. Une pointe de colère te gagne mais tu fais en sorte de rester impassible parce qu’une fois encore, ça fait parti du jeu. « Autant pour les bonnes conditions… » Dis-tu froidement. Il continue son petit sketch te disant de dégager comme si tu étais son chien. Tu ne bouges pas d’un cil, le dévisageant avec tout le déplaisir qu’il est en train de t’inspirer. Si tu n’avais pas besoin de fric, tu détruirais probablement cet homme arrogant juste parce que tu le pouvais… Mais là, tu te contentes de ne pas bouger, jusqu’à ce qu’il cède. Encore. Il se lève donc, te crachant une dernière fois son mépris. « Oh tu comptes rester ? Parfait, c’est moi qui m’en vais. Je ne t’offre pas le verre, hein ? Tu es un peu plus riche que moi ce soir. » Tu lui adresses un faux sourire, ne relevant pas cette énième provocation. « Au revoir Abel. Merci. A bientôt. » Dis-tu en faisant un petit signe de la main pour l’énerver encore plus. Mais pas dit qu’il te voit, car il se dirige déjà au pas de charge vers la sortie. Tu détournes vite ton attention de lui pour caresser du bout de l’ongle les billets. Un sourire satisfait et cette fois-ci, parfaitement sincère vient effleurer tes lèvres. Tu as eu ce que tu voulais. Tant pis si ça avait dû passer par cet échange désagréable. Ce soir, c’était toi la plus riche, effectivement. Le chantage était bien amorcé en plus… Et peut-être même que oui, tu allais boire encore un verre à la santé du Griffiths pour fêter ça…


SUJET TERMINE

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These violent delights have violent ends. And in their triump die, like fire and powder. Which, as they kiss, consume
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