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NIKOLADDIE ▬ That's how you stay alive.

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MessageSujet: NIKOLADDIE ▬ That's how you stay alive. Mar 15 Avr - 22:43


When it hurts so much you can't breathe.


That's how you survive... By remembering that one day, somehow... It won't feel this way, it won't hurt this much. ⊹ Miss Addie. Je ne sais vraiment pas quoi penser d’elle. Assis sur un banc au Castle Hill, je l’attendais d’ailleurs. Je souhaitais lui parler, et en savoir un peu plus sur elle. Savoir pourquoi elle était partie aussi précipitamment de la file d’attente du café, sans même avoir commandé. Et tout cela, juste après m’avoir vu. Une autre fois, je l’avais vu changé de trottoir, pour ne pas me croiser. Pourtant, je ne la connaissais de nulle part. Elle ne pouvait pas m’en vouloir pour quelque chose. Je ne lui arrivais rien fait pour qu’elle se comporte ainsi avec moi. Elle me faisait me sentir mal, très mal. Je m’étais donc renseigné, pour savoir pour son prénom et ainsi la contacter. Je savais dès le début que ça serait difficile d’avoir un petit rendez-vous avec elle, au vu de comment elle avait tout fait pour ne pas croiser mon regard. Mais j’avais réussi. Je l’avais convaincu de me voir. Dans un endroit neutre. Et puisqu’il commençait à faire beau ces temps-ci, j’avais décidé de nous faire faire un petit tour sur le Castle Hill. Ca ne faisait qu’un mois que j’étais ici, mais c’était bien un de mes endroits préférés. Tout ce qui est la presqu’île, le port. Je trouve ça apaisant, tranquille. Avant de sortir, je pris une douche pour enfin enfiler un jean puis un assez grand débardeur blanc. Le soleil était au rendez-vous. Ca fait toujours extrêmement plaisir lorsque du soleil est ici. Surtout que j’aime le soleil, et le beau temps. Bien que j’ai toujours vécut dans des villes ou pays où le soleil n’est pas trop présent. D’où ma couleur de peau, pas très mate, voire carrément blanche. Alors dès que je peux prendre un peu des couleurs, je n’hésite pas une seconde.

Assis donc, en l’attendant, je bronzais un peu. Tout en regardant la mer, qui semblait calme, pour une fois. Une fois que je la vis arriver, je me levais pour la rejoindre. Je lui tendis la main. Elle n’allait surement pas vouloir me faire la bise. Je la regardais, tout en essayant d’avoir un petit sourire de sa part. Ce n’était pas gagné tout ça ! « Ça vous dit de prendre un petit café ? Puis, on se baladera un peu ici ? C’est une belle journée ! » En même temps, je lui montrais de la tête, le café le plus proche, qui se trouvait à quelques mètres de nous. « J’espère que je ne vous ai pas trop embêté à vouloir vous rencontrer… » Je n’avais pas non plus voulu paraitre trop insistant, et la mettre à l’aise. Bien que le problème avec moi semble être bien plus profond que cela. Je n’en saurais pas plus en un seul et unique rendez-vous. Ce rendez-vous, c’est juste de quoi se connaitre un peu plus. Rien de plus. On verra bien avec le temps. J’espère juste qu’elle ne m’évitera plus par la suite, après cette après-midi en ma compagnie.




Dernière édition par Nikolas G. Simpson le Mar 6 Mai - 21:46, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: NIKOLADDIE ▬ That's how you stay alive. Mar 22 Avr - 23:16

    Je n'avais jamais beaucoup aimé qu'on s'intéresse à ma vie, et encore moins depuis que j'avais aménagé à Tenby. En fait, il y avait bien trop de choses que je ne souhaitais pas révéler, et j'avais peur qu'elles éclatent au grand jour. Comme l'identité de ma famille bien trop prestigieuse à Londres, ou encore le fait que j'avais été enceinte très peu de temps avant de m'installer... C'était des secrets à la fois lourds et douloureux, et personne ne devait être au courant. J'étais venue à Tenby pour recommencer une nouvelle vie, pas pour regretter les erreurs que j'avais commises dans le passé, et certainement pas pour qu'on me juge. Parce que j'avais connu ça, à Londres. Le regard de travers parce que tu as un pli sur ta jupe, une horrible réflexion parce que tu as mouillé le bas de ton pantalon ou marché sans le vouloir dans une flaque d'eau. Les gens étaient horribles, et je ne voulais pas revivre ça. Alors quand ce pasteur s'était mis à s'intéresser à moi, j'avais pris peur. Je n'avais en aucunement l'envie de voir son regard empli de jugement se poser sur moi. Comment avais-je pu abandonner un enfant ? Comment pouvais-je passer mon temps à coucher avec des hommes différents au lieu de me préserver pour le bon ? Ma vie était pleine de péchés, et je n'avais pas la force de lui faire face.
    Alors j'avais commencé par changer de trottoir, l'ignorer lorsqu'il passait près de moi dans un magasin, feindre de ne pas l'avoir entendu lorsqu'il me disait bonjour... J'avais honte, je n'étais pourtant pas une fille impolie. Mais voilà, ce pasteur me faisait peur. J'avais fini par me rendre compte que ce n'était pas une bonne idée, quand il commença vraiment à s'intéresser à moi. A trop l'éviter, j'avais sans doute attiré son attention. Histoire de ne pas jouer à l'horrible peste, bien que c'était surement l'image qu'il avait de moi, j'avais fini par accepter de le rencontrer. C'était ainsi que j'avais fini par me rendre à son rendez-vous, au Castle Hill. Alors que je me pressais un peu, à la fois énervée par ce qui m'attendait et embêtée à l'idée d'arriver en retard, je finis par le voir. Il était assis, bronzant en regardant la mer. Il était franchement pas mal, pour un pasteur. Non pas qu'ils soient forcés d'être moches pour tembrasser la religion, mais ce n'était pas commun d'avoir un pasteur avec tant de... Sex appeal ? J'avais du mal à penser que je venais d'associer ce mot à celui de pasteur.
    Je m'avançais donc vers lui, m'efforçant d'être un minimum souriante. Il n'allait pas me manger tout de même ! Je serrais la main qu'il me tendait, et réfléchis à son offre. « Ça vous dit de prendre un petit café ? Puis, on se baladera un peu ici ? C’est une belle journée ! » . Je n'aimais ni le café, ni le lait, ni l'eau chaude -parce qu'après tout, c'était bien ça du thé, un peu d'eau chaude-, mais je ne pouvais pas me permettre de refuser. Je regardais le café qu'il me montrait d'un signe de tête, et hocha la tête. « Bien sur, c'est vrai que nous devrions profiter du soleil ». Par chance, le café avait l'air d'avoir une terrasse, nous pourrions sans doute profiter du beau temps. Mais combien de temps comptait-il rester avec moi ? Un café n'était pas suffisant ? Alors que nous commencions à marcher, il entama la discussion. « J’espère que je ne vous ai pas trop embêté à vouloir vous rencontrer… ». En effet, il avait pas mal insisté pour que l'on se voit. Mais comment pouvais-je lui en vouloir ? C'était de ma faute après tout. « Non bien sur. Pour être honnête, je tiens à m'excuser, je n'ai pas été très agréable avec vous ». J'espérais que ça ne poserait pas de problème. Parce que s'il avait décidé de me tenir la grappe, il valait mieux qu'il ne soit pas rancunier. On s'installait alors à une table, et je regardais la carte. « Qu'est-ce que je peux vous offrir ? ».
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MessageSujet: Re: NIKOLADDIE ▬ That's how you stay alive. Mar 6 Mai - 21:25


When it hurts so much you can't breathe.


That's how you survive... By remembering that one day, somehow... It won't feel this way, it won't hurt this much. ⊹ Ce n’est pas du tout mon genre d’abandonner. Lorsqu’une idée me vient à l’esprit, je ne la lâche pas, jusqu’au moment où cela se réalise. Je souhaitais connaitre à peu près tous mes paroissiens, mais aussi tous les habitants de Tenby. Je ne voulais pas devenir le meilleur ami (gay) de tout le monde, seulement me faire connaitre, et les connaitre. Juste savoir qui est mes voisins, et les voisins de mes voisins. Et encore une fois ce n’était pas dans une attention particulière. Je ne m’attendais pas là à ce qu’ils se confient tous à moi, pour savoir tous les petits secrets des habitants. C’est juste dans ma nature, de connaitre  un peu tout le monde et de les aider à ma façon. J’avais remarqué cette fille : Addie. Qui semblait ne pas m’apprécier. Peut-être qu’elle n’aime pas tout ce qui touche de près ou de loin à la religion. Elle a surement peur que je veuille lui dire de venir me voir réciter mes sermons du dimanche. Or ce n’est pas du tout le cas. Je ne force personne à venir à l’église. Je ne fais pas de l’engrenage. Rien de tout cela. Je respecte tous les choix de tout le monde. Bien qu’aller à l’église soit une bonne chose. Soit. Je lui proposais alors de nous installer prendre un café, ou une quelconque autre boisson pour profiter de la terrasse. Une fois installés, j’entrais directement dans le vif du sujet. Disons que j’ai toujours été ainsi, à ne pas tenter de passer par plusieurs chemins pour dire une seule et unique chose. Je n’en vois pas l’intérêt, vraiment. « Je n’emploierais pas le mot désagréable. Je dirais juste que … vous  m’avez mis mal à l’aise. J’ai cru que je vous avais fait quelque chose. » Parce qu’au fond, c’est réellement ce que j’avais commencé à ressentir au fil du temps, et de l’ignorance de la jeune fille envers moi. « Rassurez-moi, je ne vous ai rien fait pour vous offusquez ou autres… » Lui demandais-je avec un beau sourire. Par la suite, elle me demanda ce qu’elle pouvait bien m’offrir. Je me mis à rire. Elle souhaitait vraiment m’offrir quelque chose ? Mais quel genre de fille est-ce ? Je lui répondis tout de suite, sur le ton le plus doux que je pouvais employer. « Oh non, c’est à moi de vous payer quelque chose. C’est moi qui vous ai invité, alors c’est à moi de faire ça. » Mais apparemment elle voulait vraiment payer, alors je lui proposais quelque chose. « Bon, cette fois c’est moi qui paie. Et la prochaine fois ça sera vous. Ça nous donnera une raison pour nous revoir, et partager un autre petit moment ensembles. » Je ne me rendais même pas compte que ça pouvait prêter à confusion. Elle pourrait surement croire que je suis en train de la draguer là. Mais pour moi, ce n’était que par politesse, et surement par amitié si cela nous mène à cela. Je regardais enfin le menu, afin d’opter pour une limonade plus une glace.


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MessageSujet: Re: NIKOLADDIE ▬ That's how you stay alive. Mar 20 Mai - 10:47

    « Je n’emploierais pas le mot désagréable. Je dirais juste que … vous m’avez mis mal à l’aise. J’ai cru que je vous avais fait quelque chose. » Je fus légèrement surprise. Un homme de Dieu n'était-il pas censé être honnête ? Si c'était le cas, alors il était vraiment surprenant, ce pasteur. Parce que j'avais été exécrable avec lui, et c'était bien pire que désagréable. Comment pouvait-il me dire le contraire ? Bon il ne disait pas non plus que j'avais été super cool, mais quand même. « Non vraiment, j'ai été odieuse. Et sans raison en plus ! C'est juste que, vous voyez la religion et moi ça fait quinze alors... Plus j'étais loin de vous, et mieux c'était ». Ok, si la franchise avait parfois du bon, là je me doutais bien que j'aurais mieux fait de me taire. Il n'allait sans doute pas apprécier ce que j'étais en train de lui dire, et je me repris. « Enfin... Jusqu'à ce que je comprenne que ce n'était pas vous le vrai problème, mais ce que vous représentiez ». L'image qu'il me donnait de moi-même était terrible, c'était sans doute ça, la vraie raison. J'avais eu une éducation très stricte, et même si mes parents ne m'avaient jamais obligée à croire en Dieu, ils m'avaient beaucoup enseigné là-dessus. Autrement dit, j'avais l'impression de voir l'ensemble de mes erreurs à travers le regard du pasteur lorsque je le regardais. C'était terrible. « Rassurez-moi, je ne vous ai rien fait pour vous offusquez ou autres… ». Il allait vraiment finir par me faire culpabiliser, vraiment ! Je le regardais tristement, un léger sourire gêné au coin des lèvres. « Non bien sur, vous n'avez rien fait d'autre qu'essayer de me contacter, il n'y a rien de bien terrible là-dedans ». Pourtant, au début ça m'avait sembler être un cauchemar. Clairement, j'avais beaucoup dramatisé les choses. Tellement mal à l'aise, je ne m'étais même pas rendue compte du magnifique sourire qu'il venait de m'offrir. Et ben, il n'était pas si mal, le pasteur ! Son métier devait lui faire perdre bien des coups avec les filles, c'était dommage.
    Alors que je lui demandais ce que je pouvais lui offrir, parce que tout de même j'avais vraiment été désagréable avec lui, il se mit à rire. « Oh non, c’est à moi de vous payer quelque chose. C’est moi qui vous ai invité, alors c’est à moi de faire ça. ». Pourtant, j'insistais. Je ne comptais pas me faire pardonner en lui payant un verre, mais ça me tenait à cœur. « Bon, cette fois c’est moi qui paie. Et la prochaine fois ça sera vous. Ça nous donnera une raison pour nous revoir, et partager un autre petit moment ensembles. » S'il n'avait pas été marié à la religion, j'aurais vraiment trouvé cette proposition bizarre. Certes, il pouvait fonder une famille, mais je l'imaginais très mal me faire des avances. Je fus au début un peu sceptique à l'idée de le revoir, mais il ne paraissait pas vraiment désagréable après tout. J'acceptais, et regardais à mon tour le menu. J'appelais alors le serveur qui passait près de nous, et commandais donc deux glaces, une limonade et un smoothie. « Au fait, je ne me souviens pas avoir entendu votre prénom... ». Ca pouvait paraitre idiot, mais pour moi il s'agissait simplement du pasteur, et je n'avais pas cherché à en savoir davantage. Ce que je considérais aujourd'hui comme une erreur.
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MessageSujet: Re: NIKOLADDIE ▬ That's how you stay alive. Mar 20 Mai - 17:03


When it hurts so much you can't breathe.


That's how you survive... By remembering that one day, somehow... It won't feel this way, it won't hurt this much. ⊹ Me retrouver au café avec Addie me semblait un peu irréaliste. Elle qui avait tout fait pour ne pas croiser mon chemin, se retrouvait enfin de compte face à moi, autour d’une table dans un café. Comme quoi ma persévérance payait plutôt bien. J’avais eu peur qu’elle me voit comme un harceleur, mais je n’y avais pas pensé sur le moment. Qu’après qu’elle ait accepté mon offre de rendez-vous. Et si elle avait seulement accepté pour que je la lâche ? Peu importe, au moins je pourrais lui parler franchement cette première fois. C’est mieux que rien. Enfin elle me dit, en toute honnêteté que plus loin elle se trouvait de moins, mieux elle se portait. Au moins elle parlait franchement, et j’aimais ça. Je suis tout autant honnête qu’elle. Seulement, j’essaie d’être un peu moins directe dans mes paroles. Je ne veux pas réellement blesser mes interlocuteurs. « Wow… vous venez de me blessez. » Pas vrai. Mais j’avais envie de la mettre un peu mal à l’aise à son tour. Ce qui n’est pas mon genre normalement, mais je le faisais tout de même. « Je me sens comme si quelqu’un avait plongé sa main dans ma gorge, y avait saisi mes intestins, les avait ressortis par la bouche et m’en avait fait un nœud autour du cou. »C’était surement trop. Elle allait remarquer que je jouais de la comédie là. Et si elle ne le voyait pas, et bien je ne comprenais pas. D’ailleurs je lui retournais un grand sourire pour lui prouver de mon bien être, et que tout ce que je venais de dire n’était pas vrai. Et notre conversation poursuivait. La jeune fille m’avoua enfin que le problème n’était pas moi, mais mon métier ; la religion. Ne lui a-t-on jamais dit que l’habit ne fait pas le moine ? Ou dans le genre. J’allais surement être un peu méchant, encore une fois, mais il fallait bien que je sois aussi franc qu’elle, elle pouvait l’être. « J’crois que toi et moi, on a un peu le même problème ; c’est qu’on peut pas vraiment tout miser sur notre physique, surtout toi. » J’y étais peut-être allé un peu fort là. Oups. Me redressant dans ma chaise, je rajoutais « Ce que je veux dire c’est que moi on me voit que comme un homme d’église, alors que je suis un homme comme tous les autres après tout. Et toi, et bien toi, aux premiers abords on peut penser que tu n’es qu’une petite fille de gosses de riches, qui a tout ce qu’elle veut. Une fille qui ne dit pas non aux hommes. Et pourtant je suis sûr que tu es bien plus au fond. » Est-ce qu’elle allait ainsi comprendre que je ne la jugeais pas. Je suis surement un Pasteur, mais je n’aime pas juger. Je préfère essayer de voir le point de vue de la personne, la comprendre et après l’aider si elle le veut. Je suis plutôt sympa au fond. Pas comme tous les autres Pasteurs qui ne le sont pas vraiment en fin de compte. Surement parce qu’ils sont vieux et très coincés du cul, à vouloir garder toutes leurs vieilles traditions, etc. Chiant. C’est cela : ils sont chiants et totalement inintéressants, et très souvent très égoïstes. Il me semble que je ne suis pas du tout de ce genre. Et si un jour je le deviens, tapez moi. Je vous en supplie. Enfin nous commandions, et elle me demanda mon prénom. Étant donné qu’elle a un problème avec la religion apparemment, je lui répondis « Pour toi ça ne sera pas Révérend Simpson mais simplement Nikolas. » Ainsi je lui prouvais de nouveau quelque chose : que je ne venais pas vers elle en tant qu’homme de dieu, mais comme un homme qui veut un peu plus la connaitre et devenir pourquoi pas son ami. Et peut-être qu’avec le temps elle m’expliquera pourquoi elle a temps de réticence envers l’Eglise. « Tu m’excuseras mais je sais déjà ton prénom… C’est que tu m’as plutôt intrigué à tant vouloir me fuir, alors j’ai demandé à quelques personnes qui tu étais. J’espère que tu ne m’en veux pas pour ça. » Enfin nos boissons arrivèrent, et pour briser franchement la glace entre nous deux, je lui demandais d’un seul coup. « Alors dis-moi » Je bus un peu de ma boisson à l’aide d’une paille « T’es déjà monté sur un crevettier ? » Nous n’allions pas parler de son horreur pour l’Eglise, ou d’elle. Je ne voulais pas encore plus la faire fuir après ce petit temps avec moi. Alors je venais de lui poser une question des plus neutres possibles. En espérant que ça fonctionne pour la mettre à l’aise en ma compagnie.


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MessageSujet: Re: NIKOLADDIE ▬ That's how you stay alive. Mar 17 Juin - 16:03

    En parlant trop vite, j'avais eu peur que Nikolas prenne ma réflexion de travers. Bien sur, il n'y avait strictement rien de méchant, et encore moins de personnel. Pourtant, une fois que les mots eurent passé le seuil de ma bouche, ça ne sonnait plus vraiment comme je l'avais souhaité. Malheureusement, il n'eut pas franchement l'air de le prendre bien, et je me rendis compte que mes craintes étaient fondées. J'avais été tellement désagréable avec lui, la moindre des choses était d'adoucir les choses, pas de les enfoncer ! « Wow… vous venez de me blessez. ». Je ne savais pas vraiment où me mettre. Je n'avais pas pour habitude d'être méchante avec les autres, et encore moins avec les hommes religieux, alors je ne voyais pas vraiment ce que je pouvais faire. Le mal était fait, s'excuser n'allait pas effacer mes précédentes paroles. Mais je le fis tout de même, parce qu'après tout c'était toujours mieux que rien. « Je suis désolée, vraiment, c'est pas vraiment ce que je voulais dire ». En fait si, mais pas de cette façon. J'avais pourtant été bien élevée, on m'avait appris à dire les choses poliment, gentiment. « Je me sens comme si quelqu’un avait plongé sa main dans ma gorge, y avait saisi mes intestins, les avait ressortis par la bouche et m’en avait fait un nœud autour du cou. ». Alors que je ne m'y attendais pas le moins du monde, je me mis à rire. « Ok je vois, vous vous moquez de moi. Les pasteurs ont de l'humour ». Chose que je n'avais jamais vu auparavant, si ce n'est dans "Sept à la maison" bien sur. En fait, c'était peut-être le milieu social dans lequel j'avais grandi qui voulait ça, mais ils étaient généralement bien trop sérieux. Et graves à en mourir aussi, c'est pourquoi ils m’effrayaient tous plus les uns que les autres. Je partageais son sourire, et je me mis à penser que ce moment n'était pas aussi désagréable que j'avais pu le penser. Mais ça, c'était avant qu'il ne poursuive. « J’crois que toi et moi, on a un peu le même problème ; c’est qu’on peut pas vraiment tout miser sur notre physique, surtout toi.» J'avais du mal à comprendre ce qu'il voulait dire par là. « Je vous demande pardon ?». Il se redressa soudainement sur sa chaise, se rendant surement compte de son manque de tact. « Ce que je veux dire c’est que moi on me voit que comme un homme d’église, alors que je suis un homme comme tous les autres après tout. Et toi, et bien toi, aux premiers abords on peut penser que tu n’es qu’une petite fille de gosses de riches, qui a tout ce qu’elle veut. Une fille qui ne dit pas non aux hommes. Et pourtant je suis sûr que tu es bien plus au fond. ». BAM. Dans ta gueule, sale gosse de riche. C'était exactement ce que je ressentais, une fois de plus. Durant l'ensemble de ma jeunesse, on m'avait vue uniquement comme la "fille de", et rien d'autre. Aujourd'hui, Nikolas remettait ça au plat du jour, et il faisait même pire. J'avais donc l'air d'une saleté de môme artificielle, et même d'une fille facile. J'ouvrais grand les yeux, ne cessant de me répéter que les pasteurs n'étaient pas censés juger. Alors c'est vraiment l'image que je donnais ? Je pensais vraiment avoir l'air d'autre chose, de n'importe quoi, mais pas de ça. J'avais lâché mes habitudes de riche, abandonné mes fringues trop tape-à-l'oeil et totalement revu ma façon de me comporter. Ca faisait mal, très mal. Et visiblement, je m'étais fait une belle réputation de croqueuse d'hommes. On ne pouvait donc pas s'amuser sans être traitée de pute ? C'était ridicule. « J'imagine que c'est toujours de l'humour. Vous devez en avoir beaucoup, Révérend Simpson, mais sachez qu'il ne me plait pas. Et si c'est vraiment ainsi que vous me voyez, vous serez surpris de savoir que vous ne me connaissez pas. Vous n'êtes donc pas censé apprendre aux autres à ne pas juger ? Je pense sincèrement qu'il va falloir revoir tout ça ». J'avais envie de me lever et de lui jeter à la figure la première plante verte que je trouverais sur mon passage. Pourtant, je restais assise, et souriais telle une idiote. Sa remarque ne m'avait pas plu, il ne me plaisait pas. Il m'avait semblé plutôt sympathique l'espace de quelques secondes, mais là, c'était trop. Je ne comprenais pas, comment pouvait-il penser une telle chose de moi ? C'était ce qui se disait à Tenby ? Je n'avais plus qu'à déménager, changer de ville ou de pays.
    « Pour toi ça ne sera pas Révérend Simpson mais simplement Nikolas. ». J'avais beaucoup de mal à le suivre. Pensait-il sincèrement que je prendrais à la légère une telle remarque ? J'étais persuadée qu'il se croyait sympa à m'autoriser à l'appeler par son prénom, il se fourrait le doigt dans l’œil, et bien profond !
    « Tu m’excuseras mais je sais déjà ton prénom… C’est que tu m’as plutôt intrigué à tant vouloir me fuir, alors j’ai demandé à quelques personnes qui tu étais. J’espère que tu ne m’en veux pas pour ça. ». Nos boissons arrivèrent, et je sirotais calmement mon verre avant de lui répondre, un sourire hypocrite aux lèvres. « Bien sur que non. C'est surement de cette façon que vous vous êtes fait une belle idée de moi ? Soyez honnêtes, et dites-moi ce que vous voulez. Vous pensez que je suis un cas perdu et vous voulez faire votre BA de l'année en me sauvant des griffes de l'enfer ?». Comme pour changer de sujet, et sans doute oublier sa remarque qui m'avait tant blessée, il dévia complètement la conversation. « Alors dis-moi, t’es déjà monté sur un crevettier ? ». Je le regardais de nouveau avec de grands yeux, complètement perdue. Je ne savais même pas quoi répondre, que penser. Était-il schizophrène ? Finalement, ce fut un énorme fou rire qui pris le dessus. J'en avais mal aux joues, et n'arrivais plus à m'arrêter. Pendant quelques minutes, je n'arrivais à rien, si ce n'est rire. J'en avais des crampes au ventre, j'en pleurais, et tout d'un coup, je m'arrêtais. Je pris quelques instants pour reprendre ma respiration. Je regardais alors droit dans les yeux, et parlais sincèrement. « Vous êtes bizarre. Je vous aime bien, Nikolas».
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MessageSujet: Re: NIKOLADDIE ▬ That's how you stay alive. Lun 23 Juin - 22:53


When it hurts so much you can't breathe.


That's how you survive... By remembering that one day, somehow... It won't feel this way, it won't hurt this much. ⊹ Je me jouais un peu d’elle, en lui disant qu’elle m’avait touché en plein cœur. Elle n’était pas la première qui me disait qu’elle et la religion ce n’était pas trop ça, et elle n’allait pas être la dernière. Il est vrai que la religion peut représenter beaucoup plus de choses qu’on peut l’espérer. Des choses qu’on apprécie, auxquelles on se réfère, pour les religieux. Au contraire, pour les autres, la Religion est presque une mauvaise image. Ils ne veulent surtout pas y être associé, et y faire part. Ils préfèrent même s’en tenir le plus loin possible ; ne jamais entrer dans une Eglise, ou même parler à un Homme de Dieu, de peur qu’on l’engrange dans notre communauté religieuse. Seulement, je ne ferais jamais ça moi. Je respecte totalement le choix des non-croyants. Mais aussi ceux des autres Religions. Il nous faut de tout pour faire notre Monde, il suffit tout simplement qu’on arrive à cohabiter ensembles. Addie ne m’avait pas facilité la tâche, mais je m’y étais surement mal pris aussi de mon côté. Mais comment est-ce que j’aurais pu ? Peu importe la manière dont j’aurais usé, elle ne m’aurait vu que comme le Pasteur de l’église de Tenby. Pas un jeune homme, avec qui elle peut éventuellement être amie. Après tout, nous ne sommes pas que ce que nous représentons durant notre job. On est bien plus, des Hommes. Un peu comme tout le monde. Je n’allais pas lui parler de religion, à chaque instant. Encore moins maintenant que je savais qu’elle ne portait pas la Religion dans son cœur. Et enfin pour la mettre un peu plus à l’aise, j’exagérais un peu mes termes. Pour lui montrer que je rigolais et qu’elle ne m’avait pas vraiment blessé. Ça avait fonctionné, car enfin elle se mit un peu à rire. Bravo Nikolas. T’es le plus fort. « J’ai de l’humour. Pour les autres je ne sais pas trop. » Encore une fois, je faisais preuve de ma prétention. Bon après tout, les gens ne m’aidaient pas pour redescendre un peu sur Terre. J’entendais bien que les gens disaient que j’étais plutôt pas mal pour un Pasteur, que j’avais de l’Humour, que j’étais Intelligent, et on en passe. Alors, oui, ça me monte un peu la tête. Je commence à me dire que je donne une nouvelle image à l’Église. Une nouvelle et jeune image. C’était terminé les vieux Pasteurs, avec les poils blancs, et d’un sérieux ennuyant. Me voilà. Un beau pasteur, marrant et délirant. Après cela, comment ne pas vouloir me voir faire mes petits sermons Dominicaux ? Bon ok, je ne force personne à venir à la messe. Mais ça peut toujours faire du bien. Je ne leur demande pas forcément de se convertir, mais juste m’écouter, et voir quel impact ça peut avoir sur leur vie. Et alors que je pensais avoir un peu détendu l’atmosphère entre nous deux, je fis tout empirer. Ce que je ne souhaitais pas du tout. Je m’y étais très mal pris. Bon, comme je venais de le dire, je ne suis pas qu’un Pasteur, mais aussi un jeune homme, qui peut être très maladroit. Puis, je n’avais pas trop essayé de faire du mieux que je le pouvais, étant donné que j’étais ici en tant que Nikolas et non le Révérend. Je l’écoutais me remettre un peu à ma place, et elle avait bien raison. J’aurais dû prendre un peu plus de pincettes, passé par plusieurs chemins pour lui faire comprendre ce que je pensais. Je suis trop bête, j’avais réussi à la faire rire, et maintenant je venais peut-être de tout gâcher. Merde, merde et merde. Je passais ma main sur mon menton, un menton totalement imberbe que je venais de raser le matin même. Je n’aime pas trop les poils sur mon visage, même si je suis certain qu’ils me vieilliront dans le bon sens. Car il est vrai que mon visage fait encore très juvénile. Ce qui n’est pas toujours en ma faveur dans mon métier. « Je ne vous juge pas. Au contraire, je viens de dire que je pense qu’il y a bien plus que ça en vous. J’ai l’impression que vous avez une oreille un peu sélective miss. Vous n’entendez que ce que vous voulez entendre. » Je vous jure, je voulais être gentil, mais face à elle je ne savais pas trop comment réagir. J’avais essayé d’être gentil, mais elle ne semblait avoir qu’écouter le début sur elle, sans en écouter la fin. La partie où je disais indirectement que je m’en fichais de l’image qu’elle pouvait bien avoir, car je savais qu’au fond il y avait bien plus que ça, plus qu’une fille de riche, ou je ne sais quoi d’autres. J’avais essayé de la mettre à l’aise en lui disant que je ne la jugeais pas aux premiers abords. Ça n’avait pas marché, elle était restée sur l’idée que je l’avais jugé. J’ai beau ne pas juger, mais elle me semble pourtant une fille très têtue. J’aime bien. Ça montre comme quoi elle a du caractère. Nos boissons arrivèrent, et la conversation continuait. Elle me demandait enfin ce que j’attendais d’elle. Parce qu’il faut vraiment que j’attende quelque chose d’elle ? « Cas perdu ? Griffes de l’Enfer ? Vous avez toujours un si mauvais opinion de vous ? » Plus je parlais avec elle et plus elle m’intriguait. Et ça avait commencé lorsqu’elle m’avait évité pour la première fois. « Non, pour de vrai, vous m’avez intrigué lorsque vous vous êtes éloignées de moi la première fois, puis les fois suivantes. Et ça a le don de me faire venir vers la personne en fait. Je voulais savoir ce qui vous faisait m’éviter comme ça. Tout simplement. » J’espérais que cette fois ci j’avais bien parlé. Qu’elle ne trouverait pas quelque chose à redire pour le mettre contre moi. Et trouver une autre raison de me détester. Pourtant presque personne ne me déteste ici. Je suis le gentil Pasteur que tout le monde aime. Pour terminer, je fis une petite blague en changeant totalement de conversation, pour tenter de la mettre de nouveau à l’aise. Et encore une fois j’avais réussi. Les doigts dans le nez. Cette fois-ci ce ne fut même pas un petit fou rire, mais un éclat de rire. Un fou rire même. Ce qui me fit rire aussi de mon côté. « Je vais prendre ce compliment alors. » Même si le mot bizarre n’est pas vraiment un compliment. Mais apparemment elle m’aimait bien pour cela, alors pourquoi pas. Je lui lançais un peu clin d’œil, avant de prendre une gorgée de ma boisson.


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MessageSujet: Re: NIKOLADDIE ▬ That's how you stay alive. Lun 28 Juil - 23:51

    J'avais beaucoup de mal à cerner mon interlocuteur. Il était louche, vraiment étrange. Je n'avais pas la moindre idée de la façon dont je devais recevoir ses remarques. Je ne disais donc rien, préférant laisser couler. Je voyais bien son regard lorsqu'il se posait sur moi, et je ne pouvais pas vraiment dire qu'il était totalement dépourvu de jugement. Peut-être qu'il essayait d'être un pasteur parfait, et j'imagine que cela impliquait d'être neutre, mais ce n'était pas le cas. Qui pouvait s'abstenir totalement de juger ? Finalement, même sans le vouloir, nous nous faisions toujours une image des autres avant de vraiment les connaitre, qui se trouve rarement être la bonne. « Cas perdu ? Griffes de l’Enfer ? Vous avez toujours un si mauvais opinion de vous ? ». Je ne voulais pas lui répondre par la positive, mais c'était un peu le cas. J'avais été élevée dans une maison très stricte, et beaucoup de mes habitudes n'allaient pas avec mes croyances, si l'on peut dire ça comme ça. J'avais abandonné mes bonnes manières, et surement une bonne partie de ma morale. Je n'étais plus la gosse parfaite que j'étais, je n'étais plus Katherine. Mais à quoi bon le lui dire ? « Je me dis seulement qu'après l'image que vous aviez de moi, une gosse de riche ainsi qu'une fille facile, vous ne devez pas être très loin de cette idée. Mais je parle de votre vision des choses, celle que vous m'avez mentionné il y a quelques minutes, pas de mon opinion ». Je souriais alors, lui faisant bien comprendre que je ne me voyais pas du tout comme un cas désespéré, loin de là. J'avais fait des erreurs, je vivais dans le péché, mais j'espérais ne pas aller en enfer -encore faudrait-il être sur qu'il y en ai un-. « Non, pour de vrai, vous m’avez intrigué lorsque vous vous êtes éloignées de moi la première fois, puis les fois suivantes. Et ça a le don de me faire venir vers la personne en fait. Je voulais savoir ce qui vous faisait m’éviter comme ça. Tout simplement. » J'espérais qu'il disait vrai, et qu'il n'allait pas tenter de me remettre dans le droit chemin. J'avais du mal à imaginer qu'il soit intrigué par moi, mais je le comprenais un peu étant donné que j'étais plutôt curieuse et que je n'aurais donc pas aimé ne pas comprendre pourquoi une personne refusait de me voir. J'hochais donc la tête, rien de plus.
    Vint alors sa blague, ou du moins sa drôle de remarque. Je ne pus m'empêcher de rire en constatant à quelle point elle n'avait pas sa place dans la conversation, avant d'affirmer à Nikolas que je l'appréciais. Et que je le trouvais bizarre. « Je vais prendre ce compliment alors. » Je ne savais pas vraiment si c'en était un, mais j'avais tendance à dire ce qui me passait par la tête. « Et vous dites-moi, que faites-vous à Tenby ? Vous n'êtes pas ici depuis très longtemps, qu'est-ce qui vous a amené dans le coin ? L'accroissement des âmes pécheresses ? » Je lui offris de nouveau un beau sourire. Il avait réussi à gagner toute mon attention, et j'avais envie d'en connaitre davantage sur lui, moi aussi.

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MessageSujet: Re: NIKOLADDIE ▬ That's how you stay alive. Mar 5 Aoû - 12:16


When it hurts so much you can't breathe.


That's how you survive... By remembering that one day, somehow... It won't feel this way, it won't hurt this much. ⊹ En aucun cas je ne pouvais dire d’elle qu’elle était un cas perdu, car je ne la connaissais pas. J’essaie toujours de ne pas me faire une opinion des gens dès la première rencontre. Même s’il est vrai que c’est difficile de ne pas le faire. La nature humaine fait qu’on se sent en quelque sorte obligé de juger les autres. Ou du moins de se faire une première opinion, juste pour savoir en quelque sorte à qui on a affaire. Et oui, je voulais savoir qui était cette jolie Addie. Je m’étais fait une idée, selon l’image qu’elle renvoie. Et pourtant, au fond, je savais qu’il y avait bien plus. Il a toujours plus dans les gens. On peut toujours en apprendre plus sur les autres, si on a la patience de creuser un peu, et ne pas s’arrêter à la surface. C’est ce que je tentais de faire au mieux avec Addie. Bien que ce soit un peu compliqué, vu comment ça avait commencé entre nous : pas de la meilleure façon qui puisse. J’essayais alors de me rattraper, mais il est vrai que la jeune fille ne m’aidait pas du tout de son côté. Je ne désespère pas pour autant. Je suis très patient, et je n’abandonne pas aussi facilement. « C’est pas du tout ce que je pense. Comment est-ce que je pourrais dire que vous êtes un cas perdu en ne vous connaissant même pas ? » Il y avait cette raison. Mais aussi celle : que personne n’est un cas perdu. J’y crois fort comme du fer. Je pense que tout le monde a quelque chose en lui, à exploiter. Même si ce n’est pas ce dont tout le monde penserait. Même si la personne est hors norme. A croire qu’il faut être dans la norme pour être accepté par les autres. Une des choses que j’essaie de faire comprendre à ma communauté, par le biais de mes sermons dominicales. Aimer tout le monde, ou du moins tenter d’en connaitre un peu plus avant de se faire une idée. Ne pas ne pas aimer une personne juste parce qu’elle est différente de nous, des autres, qu’elle s’inscrit pas forcément dans la société. Toujours tenter de voir en la personne ce qu’elle a de bien en elle, et l’exploiter. Je savais qu’il y avait quelque chose d’intéressant chez Addie, et je voulais savoir quoi. Notre conversation allait se faire, sans aucune pensées bibliques étant donné qu’elle n’est pas trop croyante, voire, pas du tout. Ce que je respecte totalement.

Enfin je réussis à bien détendre l’atmosphère, et à l’intéresser. Je pouvais le constater car la demoiselle se mit à me poser des questions. Sur moi. Sur ma vie. C’est un bon début. Ça ne me dérange jamais de parler de moi. Et là encore moins, car je me disais qu’en me confiant un peu à elle, elle le ferait surement un peu à son tour aussi. Bien que je n’en attendais pas beaucoup pour ce premier rendez-vous. Je ne m’attends pas à ce qu’elle me parle d’elle, et de tous ses petits secrets dès aujourd’hui. D’ailleurs, ça me surprendrait vraiment si elle le faisait. Vu comment elle était très réservée envers moi dès le début. « A Cardiff, j’étais en quelque sorte l’assistant du Pasteur. Je n’attendais qu’une seule chose : m’occuper de ma propre Eglise. Puis on m’a envoyé ici. Pour prendre la place du dernier vieux Pasteur que vous aviez. » Je le savais pas que grâce aux gens qui me l’avaient dit, mais aussi parce que je l’avais rencontré avant de m’installer. Il m’a fait visiter l’Eglise, la petite ville. Il m’a mis un peu au courant de tout. Il a essayé de faire au mieux pour que mon intégration se fasse au mieux et au plus vite. Vieux, mais très sympathique. « Avant cela, je n’avais jamais entendu parler de Tenby. Et toi, qu’est ce qui t’a fait venir ici ? A moins que tu sois née ici… » J’arrivais mal à voir des enfants vivre ici. Après tout, il n’y en a pas beaucoup. Il y a beaucoup plus d’adultes, voire quasiment des vieux. C’est une petite ville, adorable, mais peut-être pas assez bien pour y élever des enfants.


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MessageSujet: Re: NIKOLADDIE ▬ That's how you stay alive. Dim 7 Sep - 21:40

    « C’est pas du tout ce que je pense. Comment est-ce que je pourrais dire que vous êtes un cas perdu en ne vous connaissant même pas ? ». C'était également ce que je pensais pourtant je m'étais bien rendue compte, et cela depuis toute petite, que tout le monde jugeait tout le monde sans même s'en rendre compte. Et il ne fallait pas oublier que j'avais grandi à Kensington, le quartier le plus luxueux de Londres, où tout le monde critiquait tout le monde. Les voisins jouaient tous à celui qui sera le plus hypocrite, et je devais avouer qu'ils excellaient. Là-bas, on était jugé pour un vêtement légèrement froissé ou un pli défait. Lorsque nous avions une petite tâche sur notre pantalon c'était comme le début d'une nouvelle guerre mondiale. C'était à peine croyable quand j'y repensais, et je me demandais comment j'avais fait pour y survivre aussi longtemps. J'aurais du fuir bien avant, prendre mes jambes à mon cou et disparaître à l'instant même où j'avais appris à marcher.
    Je me contentais donc d'hausser les épaules, ne souhaitant pas vraiment lui expliquer ma théorie selon laquelle tout le monde jugeait tout le monde. C'était inutile, pourtant même la personne la plus agréable du monde se faisait bien une idée de qui vous êtes au premier regard. Il n'y avait pas besoin de connaître pour juger, c'était là la triste réalité.
    En posant au pasteur quelques questions sur lui même, je me rendis compte qu'il parlait plutôt facilement. C'était agréable de parler avec quelqu'un qui ne surveillait pas tout ce qu'il disait, il paraissait vraiment à l'aise. Avec Mrs Lloyd dans le coin, ce n'était pas une chose ordinaire à Tenby. « A Cardiff, j’étais en quelque sorte l’assistant du Pasteur. Je n’attendais qu’une seule chose : m’occuper de ma propre Eglise. Puis on m’a envoyé ici. Pour prendre la place du dernier vieux Pasteur que vous aviez. ». Je ne l'avais jamais rencontré, ce vieux pasteur. Peut-être était-ce pour cela que j'avais été étonnée en sachant que le petit nouveau voulait absolument me rencontrer, et que je m'étais presque sentie harcelée. Je n'avais pas la moindre idée de ce à quoi il pouvait ressembler, et je m'en contrefichais pas mal. La religion et moi, on était un peu fâchées. « C'est donc un coup de chance qu'il soit parti à la retraite, vous me paraissez jeune, j'imagine que vous auriez pu attendre encore de longues années avant d'avoir votre propre Eglise ». Je ne savais pas vraiment si les pasteurs avaient une retraite, et c'était une question que je ne m'étais jamais posée. Est-ce qu'il en avaient une ? Je m'en fichais aussi de toute façon. En tout cas, l'image que je m'étais faite des pasteurs était celle d'un homme vieux et aigri, l'inverse de l'homme qui se trouvait face à moi. « Avant cela, je n’avais jamais entendu parler de Tenby. Et toi, qu’est ce qui t’a fait venir ici ? A moins que tu sois née ici… ». J'avais toujours un peu de mal quand la conversation se retournait vers moi. En fait je parlais assez facilement de moi ou de mes innombrables voyages, mais je n'aimais pas qu'on me pose de questions. C'était peut-être idiot, mais je me sentais presque agressée. « Moi non plus je ne connaissais pas vraiment, c'est sans doute la raison pour laquelle je m'y suis installée. Je suis née à Londres en fait, je suis là depuis quelques mois seulement. J'avais besoin d'un endroit où me poser, et après avoir pas mal voyagé, mon choix s'est arrêté ici ». Ce n'était pas vraiment un hasard qu'après avoir fait le tour du monde mon choix s'était arrêté sur une ville si proche de Londres. N'importe quelle autre ville aurait pu faire l'affaire, mais c'était Tenby que j'avais choisi, et je n'avais pas envie de m'étaler là-dessus. Je me contentais donc de sourire à mon étrange interlocuteur, tout en sirotant mon smoothie.
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MessageSujet: Re: NIKOLADDIE ▬ That's how you stay alive. Mar 9 Sep - 21:44


When it hurts so much you can't breathe.


That's how you survive... By remembering that one day, somehow... It won't feel this way, it won't hurt this much. ⊹ Certes, tout le monde juge aux premiers abords, cela semble faire partie de l’être humain. Mais il y a une différence entre les personnes ; il y a celles qui peuvent changer d’avis après avoir connu un peu plus la personne, et celles qui restent sur leur avis premier. Je fais partie de la première catégorie de personnes. Je juge, malheureusement, mais je fais tout pour changer ma première impression après une petite discussion. Lorsque j’ai pu voir quel genre de personne il s’agit vraiment. Alors oui, j’ai pu penser de mauvaises choses sur mademoiselle Addie, mais c’est avec grand plaisir que je souhaiterais me faire une nouvelle opinion. Une vraie opinion sur sa personne, après avoir un peu discuté avec elle. Je n’attends que ça, même. Cette discussion ne tourna pas qu’autour de la jeune fille. Très vite, je me mis un peu à me dévoiler à la jeune fille. C’est aussi une façon de la faire se sentir un peu plus à l’aise. Ne pas lui montrer qu’elle sera la seule à parler, que je serais le seul à savoir des choses sur elle. Il faut qu’elle sache qu’elle peut me poser des questions aussi à mon sujet, dans la limite du public tout de même. Je lui expliquais donc ce que je faisais auparavant. Avant de venir ici, sur Tenby. Ca semblait l’intéresser. Non, vraiment. C’était l’impression que j’avais. Elle aurait très bien pu hocher de la tête, ou répondre d’un seul petit « ok ». Mais ce n’est pas ce qu’elle a fait, de ce fait, je m’autorise à penser que ce que je lui dis l’intéresse un tant soit peu. Du coup, je continuais sur ma lancée. « C’est vrai. Je ne m’attendais pas à avoir ma propre Eglise aussi vite. Mais c’est aussi un très grand travail, et je comprends pourquoi on privilégie les « vieux » qui ont quand même plus d’expérience. » Et ce que je dis ça ne concerne pas que mon métier. J’imagine que c’est pareil dans tous les domaines. On préfère toujours mettre à la directive une personne avec de l’expérience, et non un petit jeune qui vient tout juste de débuter. Et c’est compréhensible. Bien qu’un jeune ne puisse pas vraiment d’expérience si on ne lui en donne pas l’opportunité. Assez complexe tout cela. Je parlais à mon sujet, mais au bout d’un moment je voulais en savoir un peu plus au sujet d’Addie aussi. Je ne demandais pas à tout savoir sur sa vie et sa personne. Non. Je demande juste à savoir quelques petites choses à son sujet. Pas des choses de grande importance, commençons doucement pour le moment. Tant donné que la miss semble avoir du mal à parler d’elle. Je lui relance donc quand même la question, pour savoir ce qui a fait qu’elle est arrivée à Tenby. Je ne pouvais pas savoir que ça allait être une question assez personnelle pour elle. Pourtant je sentis une grande gêne lors de sa réponse. Comme si elle faisait bien attention à ce qu’elle répondait : pour ne pas en dévoiler trop, mais en même temps à essayer d’en dire davantage pour ne pas montrer qu’elle ne disait pas tout. Oui c’est compliqué, mais j’ai bien remarqué sa petite manipulation, moi. Je la regarde donc d’un petit regard curieux, tout en me demandant comment j’allais réagir face à ça. Hocher de la tête, et arrêter d’en parler, ou la forcer gentiment à se dévoiler un peu plus. Oh tiens, elle m’a parlé de voyages, je peux la faire parler de ça. Ce n’est pas trop personnelle, ou du moins à mon avis. « Tu as beaucoup voyagé ? » Ce que j’aimerais voyager. Mais avec mon métier de pasteur, c’est un peu compliqué. Je ne peux pas facilement quitter ma paroisse juste pour mon plaisir de voyages. Concernant mes vacances, je peux facilement avoir une semaine en été, quant aux restes, ça m’est difficile d’avoir du temps pour moi. Surtout que si je veux voyager dans un autre pays, je préférerais ne pas avoir à le faire en une semaine. J’aimerais beaucoup la jeune fille me fasse voyager avec ses petits récits personnelles. Voilà, je pense que j’ai trouvé notre sujet de conversation. Si ça convient à Addie de son côté. Je ne veux pas la forcer. Bien que me parler de ses voyages ne doit pas être d’une grande difficulté. Et si ça l’est, et bien décidemment la jeune fille sera un vrai mystère à mes yeux. Mais ce n’est pas pour autant que j’abandonnerais l’idée d’en savoir un peu plus sur sa personne.


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MessageSujet: Re: NIKOLADDIE ▬ That's how you stay alive. Jeu 25 Sep - 23:41


    « C’est vrai. Je ne m’attendais pas à avoir ma propre Eglise aussi vite. Mais c’est aussi un très grand travail, et je comprends pourquoi on privilégie les « vieux » qui ont quand même plus d’expérience. ». Je pense que c'est à peu prêt partout la même chose : l'expérience est ce qui pousse aux responsabilités. Il n'y a qu'à voir sur les annonces de proposition d'emploi, toutes en quête de quelqu'un d'expérimenté. Ils sont bien sympa, mais on fait comment pour avoir de l'expérience si on ne nous laisse pas essayer ? En tout cas dans le cas du Pasteur, il était clair qu'il fallait forcément avoir un peu de vécu. Débarquer avec ses tongues et son chapeau de paille n'aurait sans doute pas permis à un parfait touriste de maintenir une Eglise organisée. « J'ai pourtant l'impression que vous ne vous en sortez pas trop mal. Votre arrivée a fait pas mal de bruit vous savez, mais tout le monde a l'air plutôt satisfait ». J'avais un peu de mal à croire que c'était également le cas de Mrs Lloyd, mais c'était un peu un cas à part. Forcément, il devait la déranger un peu.Nikolas détourne le sujet sur moi, assez simplement pour ne pas paraître trop curieux, mais suffisamment pour que je me rende compte qu'il souhaitait en savoir plus. Je l'intrigue j'imagine, et il veut en savoir plus. Mais il ne saura que ce que je veux bien lui faire savoir, et certainement pas mes petits secrets. Même si je peux sembler un peu mystérieuse parfois, je suis une très bonne actrice. J'aurais d'ailleurs du entrer dans une école d'art dramatique au lieu de faire toutes ces études trop sérieuses pour le bon plaisir de mes idiots de parents. J'avais excellé, mais j'aurais pris bien plus de plaisir dans une école artistique. « Tu as beaucoup voyagé ? ». J'hochais la tête, avec ce sourire nostalgique témoin de ces merveilleuses années. Les meilleures de ma vie, sans aucun doute. « C'est le moins qu'on puisse dire, j'ai fait le tour du monde. En fait j'ai vécu sur les routes pendant environ six ans ». Je me sentais drôlement vieille, en disant ça. J'avais l'impression que toute ma vie était déjà derrière moi, comme si tout ce que j'avais à vivre avait déjà été fait. Six ans, ce n'était pas si long que ça finalement... Ou c'était ce que je voulais me faire croire. En regardant plus attentivement le pasteur, je me rendis compte qu'il m'observait avec envie. Le voyage faisait souvent rêver, et je savais que je pouvais en captiver plus d'un avec mes récits. « Tu n'as jamais voyagé ? ». J'étais incapable de savoir si cette lueur d'envie était due au fait qu'il n'avait jamais voyagé ou plutôt au fait qu'il ne pourrait surement plus le faire beaucoup à cause de ses responsabilités. J'étais bien heureuse d'être une femme indépendante. Parce que même si j'avais fait le choix de me poser et de vivre à Tenby, chacun de mes choix venaient entièrement de moi. Si un jour je voulais m'en aller de nouveau, rien ne m'en empêcherait.


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MessageSujet: Re: NIKOLADDIE ▬ That's how you stay alive. Mar 30 Sep - 16:12


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That's how you survive... By remembering that one day, somehow... It won't feel this way, it won't hurt this much. ⊹ Tout cela n’était pas du tout fortuit. On n’était pas tombé l’un sur l’autre par hasard. J’avais tout fait pour rencontrer la jeune femme, et en savoir un peu plus. Je ne comptais pas lui faire sortir les vers du nez, et lui faire me raconter toute sa vie. Non. Je voulais juste passer un peu de temps avec elle pour qu’elle ne me voie pas comme un simple pasteur. Puis comme elle venait de me le dire, elle et la religion ça faisait plus d’un. Il faut donc qu’elle puisse me voir comme un jeune homme, comme tous les jeunes hommes de mon âge à Tenby. Je ne voulais pas qu’elle s’arrête à mon métier. Il fallait qu’elle fasse comme moi la concernant. Je ne m’arrêtais pas sur l’image qu’elle pouvait refléter, ou même ce qu’on avait pu me dire sur elle. D’ailleurs, bien vite, les habitants ont compris que cela ne servait à rien de me parler de la réputation des autres. Ils savent que je ne les écouterais pas, et que je m’en ficherais totalement. Pourtant, je continue d’entendre les gens radoter. Ah ce que je déteste ça. Pourquoi les Hommes ne peuvent pas se concentrer sur leur propre vie ? Hein ? Bon sang ! « Ah oui, qu’est ce qui s’est dit à mon sujet à mon arrivée ? » Alors oui, certes, je n’aime pas les ragots, mais j’aime savoir ce qui peut se dire sur moi. Ce qui est totalement normal. On veut tous savoir ce que les autres pensent de nous. Même si on dit le contraire, que l’on s’en fiche, que l’on n’en tient pas compte. Oui, on peut ne pas s’en soucier. Mais au fond, on veut tous le savoir. C’est comme ça. On est fait ainsi. Je suis pasteur, mais des fois j’ai l’impression d’être un peu psychologue. Bon, j’ai fait quelques années de psychologie quand même. Donc ce n’est inconnu pour moi. Par contre ce qui l’est, c’est le Monde tout entier. Je n’ai jamais été ailleurs que l’Amérique ou l’Angleterre. J’aurais aimé pourtant, aller voir d’autres pays, d’autres cultures. Rencontrer de nouvelles religions par ailleurs. Je ne suis pas pasteur pour rien. Alors pour le coup, j’enviais énormément Addie. Durant six ans, elle a fait le tour du monde… Waouw. Je n’arrivais pas à me faire à l’idée. C’est qu’elle en avait de la chance. J’aurais aimé pouvoir faire la même chose. J’aurais aimé pouvoir me dire que je le ferais un jour. Enfin, je pourrais, mais pour cela il faudrait que je quitte mon Eglise. Sans aucunes promesses de pouvoir retrouver une Eglise par la suite. C’est un risque à prendre. Il faudrait que je réfléchisse. Elle me demanda alors si j’avais déjà voyagé. D’une mine toute triste, je lui répondis « Malheureusement non. Juste un peu en Amérique avec mes parents, durant les vacances, mais c’est tout. » Puis enfin je rajoutais « Mais je compte bien voyager un de ces jours, parce que… » Oui c’est vrai ça, parce que quoi ? Je regardais autour de nous, pour enfin dire « Je compte pas vieillir, il faut être con pour mourir. » Ahah, ce que je suis drôle. Quoique… Si je suis un bon disciple de Dieu, il peut bien m’accorder un peu plus de temps sur Terre. Pour faire encore plus de bien autour de moi. Bien que ce serait une bonne idée de laisser ma place à d’autres aussi. Je suis loin d’être immortel. D’ailleurs, ça doit être bien ennuyeux de l’être. Au bout d’un certain temps, on aurait l’impression d’avoir tout vu, d’avoir tout vécut. Et puis voir mourir tout le monde, cela, ça doit être le pire dans l’immortalité ! « Et du coup, ça a été quoi ton coup de cœur durant ce tour de monde ? » Je voulais tout savoir, même si je savais que je ne pourrais pas tout savoir aujourd’hui. Ni en deux jours. Si elle devait tout me raconter, cela se ferait sur des mois. Après tout, six longues années tu ne peux pas les raconter en quelques secondes. « T’as pris des notes, ou des photos ? » Et d’un coup j’eus une idée pour Addie. Bien que ça n’allait surement pas lui dire comme proposition. « Tu n’as jamais pensé à écrire un livre qui raconterait toute ton aventure ? » Ça prendrait du temps, mais c’est une expérience : d’écrire un livre. Et puis pourquoi ne pas faire partager tout ce qu’elle a pu vivre durant ces six années. Si elle venait à écrire un livre, je serais un des premiers lecteurs je pense. Avec un tel livre, elle en ferait rêver plus d’un.


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