AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez

Lean on me + Lloyd

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Elizabeth Jefferson
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Alligator
TES DOUBLES : Aucun
TON AVATAR : Kate Winslet
TES CRÉDITS : Morrigan & Anaëlle
TA DISPONIBILITE RP : [2/3]

À venir : Lloyd
RAGOTS PARTAGÉS : 5
POINTS : 17
ARRIVÉE À TENBY : 30/07/2019
ÂGE DU PERSONNAGE : 45 ans
CÔTÉ COEUR : Divorcée
PROFESSION : Professeure d'Histoire et Doyenne de l'université de Swansea par intérim

Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

Lean on me + Lloyd Empty
MessageSujet: Lean on me + Lloyd Lean on me + Lloyd EmptyDim 25 Aoû - 2:48

Lean on me, when you're not strong and I'll help you carry on


En cette matinée d’août, l’atmosphère était étouffante et l’air toujours aussi chargé d’humidité. Sur les bancs de l’université, pas un chat. Même dans les jardins, aucune âme ne songeait hanter les lieux avant le flot qui la noierait de manière impitoyable la semaine prochaine. Sans s’approcher du cagnard, la blonde qui faisait les cent pas sous la pierre dure qui la surplombait, mains vissées dans les poches de son pantalon de coton qui lui tenait beaucoup trop chaud, laissa lui échapper un soupire d’accablement. L’habit faisait définitivement le moine pensa-t-elle en s’assurant que son tailleur restait parfaitement cintré. Devant elle, dans son omerta habituelle, le Conseil se préparait à entrer en guerre, frontalement mais sans déclaration.

Elizabeth était désormais rodée, parée à l’exercice. Elle n’était plus cette jeune première aux pas balbutiants ; car oui, malgré ses airs froids et assurés qui ne la quittait plus, elle devait admettre qu’elle s’était trompée en se laissant troubler la première fois qu’elle avait siégé. Livrée aux lions, sans la moindre indication pour un poste qu’elle n’avait jamais ardemment désiré a contrario de ces anciens confrères devenus adversaires, elle avait erré et leur avait laissé quelques longueurs d’avance malgré elle.

Ainsi, quand l’heure avait sonné et tandis qu’elle avançait la tête haute dans le cloître tel un pion sur un échiquier, elle sentait les regards qui, appuyés durant un instant sur elle faisaient mine de ne jamais l’avoir eue en ligne de mire. Forte des derniers conseils que lui avait prodigués son prédécesseur la veille au soir, elle ne donna pas plus de crédit aux invectives et aux leçons aux relents de paternalisme de cette phallocratie assumée, qu’aux silences indolents de ses consoeurs à ce propos “Le pire ennemi de la femme restait définitivement une autre femme” songea Elizabeth en arborant son masque de rigueur à savoir un sourire faussement doux pour une femme qui l’était pourtant réellement au fond.

Bras croisés en arrière, la démarche élégante et assurée, elle avait pris possession du trône, presque lassée tandis qu’ils s’installaient accompagnés de leur égos au extrémités d’une table trônant dans une salle richement décorée. Juste à côté de ses doigts, sur la surface de bois, une petite télécommande qu’elle ne tarderait pas à actionner.  

Elle avait attendu patiemment qu’ils se soient fins attablés pour leur annoncer la sauce à laquelle ils allaient être dégustés. Encore rieurs, ils n’avaient pas daigné accorder à l’insignifiante professeure d’histoire un droit de parole et pourtant, c’était bien elle qui était censée présider.  Alors, en se remémorant les emails échangés avec Jenkins comme pour se rassurer, elle avait activé le projecteur sans quitter son siège d’un geste presque paisible. Le calme avant la tempête.  D’un simple geste avec de la main, impassible, elle avait coupé court aux premières syllabes prononcés par le directeur du département de recherche. Sur l’écran, s’affichait déjà les premiers plans sur l’année  à venir et plus particulièrement la répartition budgétaire des financements.  Armés ou non de leur naturel manterrupting ou de leur paperasse que vomissaient leurs serviettes gonflées, elle savait qu’ils ne riraient pas bien longtemps. Dans leurs petites querelles de chapelle, ils n’avaient pas pensé à leur propre case, celle sur laquelle ils s’étaient toujours sentis vainqueurs. Elizabeth leur avait préparé une petite révolution en ppt. préalablement validée par le conseil d’administration. C’est ainsi, dans un silence de plomb qu’elle finissait de les achever sur l’autel de la rentabilité 2.0.


Deux heures de combat plus tard, son sac jeté sur la plage arrière de sa voiture, une vieille Chevrolet Camaro bleue des années 60 qu’elle avait hérité de son père, Elizabeth décida de quitter les vieilles chouettes et la fournaise pour rouler en direction de Tenby. Chez elle, sans s’arrêter une seconde pour profiter de l’air climatisé, elle avait traversé les pièces de son appartement aux meubles jonchés de vieux bouquins et avait ouvert son réfrigérateur pour récupérer un lourd plat recouvert d’aluminium. Durant une fraction de seconde, elle garda une main crispée en se demandant si l’ancien doyen était écologiste et comptait faire un arrêt cardiaque à la vue de l’emballage ou pire encore, s’il était végétarien… ? Allait-elle finir d’achever le pauvre homme ? Et ... Et merde ! , lâcha t-elle dans un haussement d’épaules avant de revenir vers son véhicule et reprendre la route.


Un regard tourné vers la droite, le 20 Oakridge Acres s’érigeait devant elle comme semblait bien l’attester la petite plaque en fer forgé. La blonde jeta un oeil à son tableau de bord pour s’assurer qu’elle était bien à l’heure et arrêta le moteur devant le coquet pavillon, non sans une certaine appréhension. Quelque chose la tracassait à vrai dire et au vu de ses doigts qui tapaient contre son volant cela devenait grandissant. Comme si le stress qu’elle aurait dû ressentir avant la réunion apparaissait soudainement. C’était la première fois qu’elle se rendait chez le fameux doyen depuis les derniers événements qui avaient fait délier les langues. D’une certaine façon, bien qu’ils aient échangé sur le tard, elle avait l’impression de le connaître depuis longtemps tout en ayant également mille questions encore à lui poser.  Après tout, c’était le poste de toute une vie qu’elle avait défendu mais là n’était pas la priorité. En claquant sa portière de voiture, elle attrapa son plat de lasagnes et avança jusqu’au perron.

Les doigts sur la surface métallique du heurtoir, elle était resté en suspens avant de finalement le pousser contre le bois dans un premier éclat, puis un second. Enfin, elle avait tapé à sa porte, enfin elle avait franchi le pas. C’est là qu’elle se rendit compte qu’il existait également une sonnette, comme dans toute demeure digne du vingt-et-unième siècle : en lâchant un rire tout bas, elle ferma ses yeux instinctivement. Décidément, elle n’allait pas en s’arrangeant.
acidbrain

_________________

the winner takes it all
The gods may throw a dice, their minds as cold as ice and someone way down here.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lloyd Jenkins
ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd
TON PSEUDO : hiljaisuus/hjs aka grumpy overlord.
TES DOUBLES : Magnùs & Luke.
TON AVATAR : Rufus Sewell.
TES CRÉDITS : hjs (avatar), Penny love ♥ & tumblr (gifs).
TA DISPONIBILITE RP : En cours : Penny, Muire, Elizabeth & Fiona (4/3).

Lean on me + Lloyd 11lS8up
RAGOTS PARTAGÉS : 10000
POINTS : 5453
ARRIVÉE À TENBY : 09/10/2016
Lean on me + Lloyd Tumblr_pv4coolJ8C1v49oj1o3_500
ÂGE DU PERSONNAGE : cinquante ans.
CÔTÉ COEUR : Après la perte de sa compagne, Aloy, son cœur n'est plus.
PROFESSION : Doyen de l'université de Swansea, sociologue & papa à plein temps.

Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

Lean on me + Lloyd Empty
MessageSujet: Re: Lean on me + Lloyd Lean on me + Lloyd EmptyVen 30 Aoû - 23:16

Wrong or right, you held me up to the light
La chaleur est atroce, quasi intenable dans la maison, heureusement que Delilah n'est pas là aujourd'hui, sans la climatisation et malgré l'air marin, c'est horrible. Tu avais oublié à quel point tu détestais ça, la chaleur, enfin si on peut encore appeler ça comme ça, c'est comme si tu étais à côté d'un cratère en fusion. Peut-être que tu en fais de trop certes, mais d'habitude, dès que la chaleur passe la barre des trente degrés, tu cours sur la plage pour plonger à l'eau et profiter de sa fraîcheur sans failles. Aujourd'hui, ce n'est pas possible, tu regardes tes genoux, collés, luisants. Certes, tu es capable de te lever mais pas assez longtemps pour rejoindre la plage et pas question que tu y rampes sinon tu vas te retrouver avec des problèmes sur les épaules et Dieu sait que tu en as déjà beaucoup trop. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour laquelle tu es nerveux, que tu ne supportes pas la chaleur parce c'est la grande réunion avant la rentrée. En temps normal, tu aurais été celui à siéger au conseil, à mener la danse et à faire en sorte que tout le monde suive tes ordres et autres plans. Nous ne sommes pas en temps normal. Tu es dans un fauteuil, acculé à celui-ci sans pouvoir rien y faire. Tu le détestes, tu le dis haut et faire à ton infirmier, à Penny, à Fiona, à Delilah et à Max. Tu veux marcher, tu as besoin de marcher parce que tu as besoin de ta liberté, tu as besoin de faire ce que tu veux malheureusement, ce n'est pas le cas. Même si tu es de plus en plus autonome ça n'est pas encore ça, tu ne peux pas prendre de douche seul, tu ne peux pas aller sur la plage, tu ne peux pas conduire, tu ne peux pas quitter ta maison seul etc... Trop de choses te sont interdites. La liste se raccourcie doucement mais pas assez à ton goût, tu as envie et besoin de plus, tu veux mettre la charrue avant les bœufs. Tu veux trop en faire, comme toujours.

Ce n'est pas pour rien si tu es resté figé sur l'écran de ton téléphone, regardant le temps passer, connaissant exactement l'heure de début et de fin de la réunion. C'était comme si tu y étais.

Tu aurais voulu y être mais le sort en a décidé autrement et toi, tu as opté pour un choix plus que surprenant en te choisissant une remplaçante sans en parler à qui que ce soit. Ce n'est pas un hasard si c'est Elizabeth que tu as nommé. Tes choix ne sont jamais hasardeux, tu es bien trop cérébral pour prendre des décisions hâtives c'est pourquoi tu te doutes que bon nombre de collègues doivent chercher une raison derrière ce choix. Il n'y a que toi qui sait et tu ne désires pas partager ça, pas encore. Ce que tu peux dire néanmoins c'est qu'elle a ton entière confiance et que tu sais qu'elle, certainement mieux que les autres va réussir à redresser l'université à la rentrée, dans ton sciage. C'est une femme qui est extraordinaire, bon nombre de collègues ont déjà eu ce mot à la bouche en cherchant à la décrire, des étudiants aussi. Elle a toujours su fournir un travail de qualité et une oreille attentive à tout ceux qui en ont eu besoin. Même si au final, vous n'êtes pas si proches que ça, tu as l'impression de la connaître car même si votre correspondance depuis ton choix n'a été que centrée sur le travail, vous avez aussi échangés quelques anecdotes personnelles, enfin, surtout elle. Voilà une bonne raison à ton choix, ses compétences, mais il n'y a pas que ça et tu ne le dévoileras pas comme ça.

Déjà quelques heures que tu n'as pas bougé, ni de ton fauteuil, ni de ta place, tu as du user de ton écran de téléphone à force de le fixer. Tu daignes enfin à te déplacer, tu galères un peu, les bras rouillés presque à te diriger vers la salle de bain, le temps de te rafraîchir une seconde. Tu ne profites pour prendre le paquet de cigarettes que tu caches dans le placard à serviettes de bain. Oui, tu en es au point ou tu dois les cacher sinon quelqu'un va venir les prendre et ne jamais te les rendre or tu ne désires pas déranger Max, surtout après son accident. Tu en glisses une au coin de tes lèvres et tu prends le chemin vers la terrasse ombragée, ça sera plus simple pour affronter la fournaise extérieure mais avant que tu puisses t'y rendre, tu entends un bruit, tu prends quelques secondes avant de pouvoir reconnaître celui-ci et tu hausses les épaules. « C'est ouvert. » Lances-tu à la personne qui est à la porte. C'est souvent ouvert, tu es obligé la journée, mais au delà de dix-neuf heures, tu fermes et ce ceux seulement les personnes qui ont la clé qui peuvent entrer, ou alors ceux qui font le tour pour passer par le jardin. Tes voisins surveillent de toute façon, ils ont promis de veiller sur ta maison et de te prévenir si quelqu'un venait roder dans les coins parce que tu n'es pas réellement apte à te défendre si intrusion il y a. Tu appuies sur les roues de ton fauteuil reprenant ton chemin vers la terrasse laissant ton invité entrer dans la maison et tout comme hier, tu butes sur le rebord de la porte fenêtre ce qui te fait râler. Du coup, comme un idiot, tu attends sur place, espérant que la personne qui vient de rentrer chez toi ne va pas te retirer ta clope de la bouche et encore moins confisquer ton paquet de cigarettes que tu as gardé sur tes genoux.

_________________

You’re the train that crashed my heart.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Lean on me + Lloyd

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
WHISPERS DOWN THE LANE ♣ ::  :: The Outskirts :: Residences :: Oakridge Acres :: 20 Oakridge Acres-