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Mercy is for freaks | Griffiths

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AuteurMessage
Abel Griffiths
Abel Griffiths
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Wanguard/COM/Crazyoilmachine
TES DOUBLES : Richard ; John ; Max
TON AVATAR : Jon Hamm
TES CRÉDITS : COM (code et avatar) / tumblr (signature)
TA DISPONIBILITE RP : Mercy is for freaks | Griffiths Tumblr_inline_otpiy3L30o1s1ikjn_250
RAGOTS PARTAGÉS : 111
POINTS : 133
ARRIVÉE À TENBY : 21/07/2019
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ÂGE DU PERSONNAGE : 53 ans (7 mai 1966)
CÔTÉ COEUR : Marié, ce qui ne l'empêche pas d'avoir des relations à l'occasion. C'est évidemment un péché qu'il dissimule soigneusement.
PROFESSION : Médecin ; conseiller municipal de Tenby, en charge de la sécurité et du maintien de l'ordre
REPUTATION : Apprécié par la communauté pour le bien qu'il fait à la ville. Difficile d'oublier son nom car il se débrouille toujours pour que ça n'arrive jamais. La seule chose qu'on pourrait lui reprocher, c'est d'être un peu trop sévère avec ses enfants. (Selon la bonne société de Tenby : le reste du monde pourrait éventuellement lui reprocher d'être le roi des catholiques psychorigiques).


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MessageSujet: Mercy is for freaks | Griffiths Mercy is for freaks | Griffiths EmptyDim 28 Juil - 22:39

It's not time to make a change,
Just sit down, take it slowly
You're still young, that's your fault,
There's so much you have to go through

L’après-midi s’annonce superbe et Abel se dit qu’il pourrait bien en profiter. Son après-midi devait normalement être consacrée à quelques rendez-vous municipaux qui s’étaient annulés les uns après les autres dans la matinée…à croire qu’il était la dernière personne de Tenby à travailler. Il grommelle quelques mots à propos du respect qui se perd à sa secrétaire au cabinet médical, et puis décide de s’en aller vers onze heure. Qu’est-ce qu’il va bien pouvoir faire de son après-midi ? Tiens, Jesse est dans le coin, et il fait beau. Il propose donc à son fils – se fichant éperdument de savoir ce qu’il fait par ailleurs ou s’il a des impératifs, après tout, ce sont les vacances et il peut bien tenir compagnie à son vieux père – de déjeuner ensemble et d’aller faire un tour à la plage après. Il ne peut pas refuser, sa mère sera ravi de l’avoir à table, ça fait une éternité.

Trois heures plus tard, après un excellent déjeuner préparé par les soins de sa femme et pris à la maison, les voilà donc en route pour la plage. « Ca me fait plaisir de te voir un peu, mon garçon, ça fait une éternité que tu n’es pas passé, j’ai l’impression. Et c’est l’occasion de voir qui peut battre qui à la nage, s’il n’y a pas trop de vent…faut s’entretenir, passé trente ans, pas vrai ? » Un esprit sain dans un corps sain, voilà une excellente devise, qu’en tant que médecin, Abel ne peut que recommander. Il a toujours pratiqué de nombreux sports et poussé Jesse à faire pareil – en espérant secrètement que ça le canaliserait un peu aussi. « Ne compte pas sur moi pour le surf, par contre, j’ai passé l’âge d’essayer de tenir debout sur un bout de bois en équilibre… » Sport de crétins et de prétentieux, ça, mais bon…ça vau mieux que rien du tout.

Ils descendent sur la plage, où il y a un peu de monde, les gens tentent de profiter du beau temps. Abe en profite pour jeter un œil aux femmes qui s’affichent en maillot de bains : sous le masque de réprobation catholique pour ces dévergondées se nichent un vague éclat appréciateur. Mais c’est finalement un groupe de jeune en combinaison orange qui retient son attention. « Ah, je vois qu’il y a encore des jeunes en TIG…tu vois, je t’avais dit que la politique de la tolérance zéro, ça marchait. Ça leur apprendra à ennuyer la population… » Remarque-t-il en les désignant à son fils, presque en bombant le torse face à ce qu’il estime être sa réussite, car il a insisté pour que tous ces jeunes insolents soient fermement traités. Mal lui en a pris, car il ne tarde pas à froncer les sourcils. « Une minute…est-ce que…cette fille, là…ce n’est pas Eleanor ? » Il pâlit d’un coup lorsque la silhouette se retourne vers lui et que cette supposition se confirme. « Seigneur, mais qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça…ce n’est tout de même pas possible, de faire n’importe quoi à ce point... » Il se met à jouer nerveusement avec la croix qui repose au bout d’une chaine sur son torse. Il est furieux. Furieux de se retrouver là en maillot de bain, alors qu’il avait oublié cette enfant perdue qui lui sert de fille et qu’il s’apprêtait à passer une bonne journée de baignade. « Viens, on va aller voir ce qu’il se passe, j’entends bien avoir des explications...c’est parfaitement ridicule. Elle se donne encore en spectacle, tu y crois, à ça ? » Peu importe qu’il soit en maillot de bain et donc assez peu crédible dans le rôle du pater familias classique, pour cet fois, ça ne va pas se passer comme ça…et ça fait trop longtemps qu’il rêve d’aborder Eleanor pour la ramener à la raison pour laisser passer sa chance. « Eleanor Griffiths ! Eleanor ! Viens ici immédiatement ! » Qu’il lance d’un ton ferme, s’attirant le regard des gens tout autour. C’est lui, en fait, qui se donne en spectacle, mais il ne s’en rend pas compte, trop sûr d’avoir raison pour cela.

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SOLDIER BOYS AND JESUS FREAKS —
But I don't know of a soul who doesn't maintain two separate lists of doctrines : the ones they believe they believe in ; and the ones that they actually try to live by. × code by lizzou.
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Jesse Griffiths
Jesse Griffiths
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : weedy
TES DOUBLES : andrew • nate • brendan • lizzie • deborah • yevgeniya
TON AVATAR : brett dier
TES CRÉDITS : ponyo (avat) penny (gif signat)
RAGOTS PARTAGÉS : 1360
POINTS : 3132
ARRIVÉE À TENBY : 01/06/2016
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ÂGE DU PERSONNAGE : 30 yo (13.06.1989)
CÔTÉ COEUR : célibataire
PROFESSION : journaliste / blogueur
REPUTATION : le fils griffiths, un modèle de réussite ! cela dit, à son âge, il devrait peut-être penser à se trouver une femme et se poser au lieu de voyager aux quatre coins du globe


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MessageSujet: Re: Mercy is for freaks | Griffiths Mercy is for freaks | Griffiths EmptySam 3 Aoû - 14:37

You crossed this line
Do you find it hard to sit with me tonight?
I've walked these miles but I've walked 'em straight lined
You'll never know what was like to be fine


Un rendez-vous impromptu avec le reste de la famille n'est clairement pas ce que je comptais faire de mon jour de congés, mais face à la détresse que je ressens en préparant ma valise pour l'Amérique du Sud, je prends cette opportunité salutaire sans même y réfléchir. J'abandonne les vêtements pour préparer mon sac de sport à l'idée d'une après-midi à la plage et je n'oublie en aucun cas ma combinaison de surf. Je louerai la planche sur place. « Ça me fait plaisir, moi aussi. C'est vrai que ces derniers mois étaient de la folie. » Il fallait essayer de cacher mes idées noires à mes parents ; Ils ont déjà une fille qui ne convient plus à leurs croyances, alors autant éviter d'aborder un sujet aussi tabou que celui de la dépression. Faut s’entretenir, passé trente ans Des mots en apparence inoffensifs, mais qui font un mal de chien quand on vient de passer la trentaine en question. Le masque de marbre s'effrite quelques secondes. « Uhm. Oui. C'est vrai. » Réponds-je, pensif. Trente ans… Toujours célibataire, le coeur broyé, mais m'accrochant toujours à Erin parce que je n'arrive pas à me passer d'elle. « De toute façon, le surf n'est plus vraiment tendance. Maintenant, il faut faire du flyboard. Tu te souviens, je t'avais montré les photos quand j'en avais fait l'année dernière ? » Et si ce n'était pas si cher, je passerais mes journées à en faire. Hélas, je dois me contenter d'une bonne vieille planche de surf qui ne me fait jamais défaut.

Tandis que mon regard rêveur se perd sur les belles vagues, les yeux de mon père remarquent autre chose, quelque chose qui risque de contrecarrer les plans que nous avions pour le reste de l'après-midi… Et dire que j'avais mangé léger, justement pour pouvoir surfer et nager sans avoir peur que mon corps ne désapprouve. Mes yeux se posent sur la jeune femme que le médecin désigne et en effet, il n'y a aucun doute possible. « Lenny ?! » M'écris-je, surpris de la voir dans cette combinaison orange qui jure tellement avec le reste du paysage. Finalement, c'est peut-être une bonne chose qu'elle ne soit plus rousse, le mélange aurait été d'autant plus désastreux. « Mais qu'est-ce qu'elle a fait ? » Demande-je, plus à moi-même qu'à mon père… Elle avait pourtant donné l'impression de s'être reprise en main… Je ne comprends pas. « Je t'assure que je n'étais pas au courant. » Commence-je déjà à me défendre tandis que nous avançons d'un pas vif vers la jeune délinquante. Je ne sais pas exactement depuis combien de temps le père et la fille n'ont pas été réunis, mais je me doute que vu la détérioration de leurs rapports, ils ne sont jamais parvenus à calmer le jeu comme nous l'avons fait, Lenny et moi. Il a fallu du temps et beaucoup d'efforts, mais j'avais enfin eu l'impression d'avoir retrouvé ma petite soeur - a priori, j'avais tort. Ma petite soeur ne se serait jamais retrouvée dans une telle situation. Des TIG ? Et puis quelle sera la prochaine étape ? La prison ?
J'ai envie d'interroger ma petite soeur, de lui poser des centaines de questions, de faire mon travail de journaliste pour en savoir plus sur ce qui l'a mené jusqu'ici, mais je sais que ce n'est pas mon rôle, que pour la première fois depuis très longtemps, nous ne sommes pas seuls et que je dois laisser le rôle du père à notre père. Après tout, je ne suis que le grand-frère.

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Stop and take your time to notice things and make those things you notice matter. •• ALASKA



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Eleanor Griffiths
Eleanor Griffiths
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Penny, Lula, Thomas, Jaya, Trystan & Rhys
TON AVATAR : Sophie Turner
TES CRÉDITS : blood eagle + serpentine queen (image de profil + signature)
TA DISPONIBILITE RP : Libres : 0/3
En cours : Fred (intrigue) - Les Griffiths - Erin
RAGOTS PARTAGÉS : 2527
POINTS : 3403
ARRIVÉE À TENBY : 11/08/2016
Mercy is for freaks | Griffiths 09cc40212867c684dc5b525dc8924c8f
ÂGE DU PERSONNAGE : 19 ans (16 Décembre)
CÔTÉ COEUR : Elle s'est endurcie.
PROFESSION : Elle est pas prête de récolter son prix Pullitzer vu qu'elle ne bosse plus au Tenby Dispatch et qu'elle vient d'écoper de deux mois de TIG.
REPUTATION : Non mais quel scandale... Il paraît qu'elle fait des TIG maintenant. On est bien loin de l'étudiante prometteuse qu'elle était... Je me demande ce qu'elle a fait quand même...


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MessageSujet: Re: Mercy is for freaks | Griffiths Mercy is for freaks | Griffiths EmptySam 3 Aoû - 17:43

I'm tired of being what you want me to be
Feeling so faithless, lost under the surface
I don't know what you're expecting of me
Every step that I take is another mistake to you

Quand j’étais plus jeune, on m’avait toujours décrit l’enfer comme l’endroit où les mécréants et les pêcheurs brûlaient dans d’atroces souffrances pour expier de leurs fautes. J’avais toujours frissonné en imaginant ces limbes infinis qui s’étendaient sous mes pieds… Mais aujourd’hui, alors que j’étais en train de ramasser des déchets sous une chaleur ardente, scrutés par des regards antipathiques, je me rendais compte que l’enfer pouvait aussi être terrestre. En sueur, je m’arrête donc quelques secondes dans mon travail, pour m’essuyer le front, déplorant le fait que je sois obligée de porter cette combinaison orange immonde alors que le soleil brillait si haut dans le ciel. Si seulement je pouvais me mettre ne serait-ce qu’en débardeur… Et puis, merde, le fait que le théâtre de ma punition soit une plage rajoutait un petit supplément de torture. L’eau bleue, qui brillait à quelques centimètres de moi me rendait folle. Mon regard ne cessait d’aller en direction de cette dernière, tentation suprême mais complètement inaccessible…  Cependant pour une fois, mes yeux sont attirés dans une autre direction. Je me retourne soudainement, ayant l’impression d’être observée. Je vois en effet deux vagues silhouette au loin qui ont l’air de regarder en ma direction. Mais ce ne sont que des surfeurs, comme le suggère la planche que je distingue dans les mains de l’un des deux. Haussant les épaules, je me remets au travail, ayant peur de me faire rappeler à l’ordre une fois de trop par mon superviseur…

Mais je ne m’active pas longtemps. « Eleanor Griffiths ! Eleanor ! Viens ici immédiatement ! » Mon cœur s’arrête de battre, mon myocarde se contractant douloureusement. Cette voix. Mon dieu, cette voix. Je ne l’avais pas entendue depuis un petit moment mais je l’avais reconnue instantanément. Tétanisée, je me retourne au ralenti. Et je comprends vite que je me suis fourvoyée en pensant voir deux surfeurs…Ce n’étaient pas des surfeurs. Mais plutôt mon père et mon frère. Je les regarde approcher tous les deux, stupéfaite. Oui, l’enfer pouvait revêtir plusieurs formes. Y compris celle de votre paternel en train de foncer sur vous dans un maillot de bain ringard en hurlant alors que vous étiez en train de faire vos TIG à l’endroit le plus fréquenté de Tenby l’été. Holy fuck. Que je pense en trouvant du réconfort dans le blasphème. Est-ce que je n’avais pas été suffisamment punie ? Est-ce que je devais endurer cette épreuve en plus ? Putain. Je n’étais vraiment pas prête à faire face à mon père. Et en une poignée de secondes, je décide de ne pas le faire. Je décide aussi de ne pas obéir à l’ordre qu’il vient de me donner si poliment. Je n’étais pas son chien, je n’allais pas y aller parce qu’il m’appelait comme ça. Et puis, même si j’en avais eu l’envie, je n’en avais même pas le droit. Je devais rester à mon poste. Je me retourne donc pour la deuxième fois, tournant délibérément le dos aux deux Griffiths, sans bouger d’un iota.

Cependant, je sais qu’ils ne vont pas s’arrêter en si bon chemin. Bientôt, ils sont prêts de moi et je dois leur faire face. « Salut Jesse… » Que je dis un peu penaude en jetant un bref regard à mon grand frère. J’avais un peu arrangé les choses avec lui récemment et c’est pour ça que des deux, c’était le seul que je  saluais poliment, mais là, je pouvais voir dans ses yeux que je le décevais énormément. L’envie de rentrer sous terre que je ressentais depuis que mon géniteur avait crié mon nom s’accentue alors. Mais je ne laisse rien paraître, voulant à tout prix avoir la tête haute face à celui qui m’avait reniée et jetée hors de chez lui. Je le transperce du regard. « Père… Peut-être que ça ne vous a pas sauté aux yeux mais je suis un peu occupée là. Je n’ai pas vraiment le temps pour une réunion de famille. Ni même l’envie, si je veux être tout à fait honnête. » Je lutte pour dissimuler mon trouble, me réfugiant dans le sarcasme et dans l’ironie pour m’en sortir. « Et puis quitte à faire une intervention familiale, il faudrait appeler ma chère mère. Je suis certaine qu’elle ne voudrait rater pour ça au rien au monde. Elle a toujours tant d’imagination pour les sermons et les reproches. » Je fais ensuite claquer ma pince à déchets près des pieds de l’imminent Docteur Griffiths, m’emparant d’un mégot à ras de ses orteils, vaquant à mes occupations comme si j’en avais terminé avec eux.

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+ “Oh, it's just me, myself and I. Solo ride until I die. 'Cause I got me for life. Oh I don't need a hand to hold. Even when the night is cold ”
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Abel Griffiths
Abel Griffiths
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ARRIVÉE À TENBY : 21/07/2019
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CÔTÉ COEUR : Marié, ce qui ne l'empêche pas d'avoir des relations à l'occasion. C'est évidemment un péché qu'il dissimule soigneusement.
PROFESSION : Médecin ; conseiller municipal de Tenby, en charge de la sécurité et du maintien de l'ordre
REPUTATION : Apprécié par la communauté pour le bien qu'il fait à la ville. Difficile d'oublier son nom car il se débrouille toujours pour que ça n'arrive jamais. La seule chose qu'on pourrait lui reprocher, c'est d'être un peu trop sévère avec ses enfants. (Selon la bonne société de Tenby : le reste du monde pourrait éventuellement lui reprocher d'être le roi des catholiques psychorigiques).


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MessageSujet: Re: Mercy is for freaks | Griffiths Mercy is for freaks | Griffiths EmptyJeu 8 Aoû - 14:11


It's not time to make a change,
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You're still young, that's your fault,
There's so much you have to go through

Cette journée à la plage vient instantanément de se transformer en cauchemar. Il arrive à Abel de surveiller de loin sa fille, afin de voir comment elle va et si elle ne vrille pas de nouveau. Il observe sans rien dire et sans vouloir aucunement s’impliquer son mode de vie. Généralement désapprobateur, il le juge dépravé et désespérant, mais au moins, elle a la plupart du temps un toit sur la tête et un métier. Les dégâts sont limités, pour le dire de façon charitable. Mais cet après-midi, la descente aux enfers a repris de plus belle et il semble qu’ils vont tous s’y faire entrainer. « Je me doute. Je sais que tu ne l’aurais pas laissé faire quoique ce soit de stupide si tu avais été au courant ! » Maugréé-t-il à l’intention de Jesse, qui semble aussi atterré que lui. Il préfère éviter de penser aux raisons qui font que Jesse cherche à se justifier, et au fait qu'il ait pu fréquenter sa soeur alors qu'il l'a reniée. « Elle se donne en spectacle, c’est terrible, et tout le monde va l’apprendre… » Impossible, en effet, de manquer cette combinaison orange criarde sur le bord de mer. Le premier réflexe de Abe est toujours de se demander ce que les gens vont penser de lui, de sa famille, de ses enfants. On va les juger, les mettre au pilori, parler sur eux, et on se moquera de lui et de ses ambitions. Et il est hors de question que le nom des Griffiths soit sali de cette manière.

Et puis il y a une pointe d’inquiétude qu’il dissimule soigneusement. C’est également pour cela que le médecin veut savoir ce qu’il se passe et pourquoi sa fille s’est retrouvée en TIG. Et également pour cela que le fait qu’elle commence par l’ignorer le blesse, quand bien même vu l’état de leur relation, il ne fallait sans doute pas s’attendre à autre chose de sa part. Mais Abel est plus doué pour juger et pour demander des comptes que pour montrer son inquiétude. Ça reviendrait à admettre qu’il peut se tromper, et il a trop de fierté pour ça. Ignorant provisoirement les piques de sa fille, il continue à vociférer. « Oh tu n’as pas l’envie ni le temps, voyez-vous ça ! Mais je vais te trouver ça, moi, ma petite fille ! Higgins, Higgins, venez ici ! » Habitué au commandement et à ce qu’on lui obéisse, le médecin s’adresse ici à l’agent municipal chargé d’encadrer les TIG, qui vient vers lui d’un air surpris. « Eh, vous, vous n’avez pas à…oh, bonjour docteur Griffiths. Je peux vous aider ? » Fulminant, et dardant un regard de colère pure sur la jeune femme, Abe hoche la tête. « Oh que oui, vous pouvez ! Je vous emprunte Eleanor, je vous la rendrai, ne vous en faites pas. » Elle a été sanctionnée et elle effectuera ses TIG jusqu’au bout, pas de passe-droit. Mais elle ne coupera pas à son explication, certainement pas. Qu'est-ce que c'est que cette attitude ? Elle ne peut pas lui parler comme ça ! Il s'en étranglerait presque de rage, et il doit faire un effort pour baisser le ton. « Venez par là, vous deux. » Lance-t-il à la cantonade à ses enfants, les écartant du groupe de jeunes en combinaison orange.

« Maintenant, tu vas m’expliquer ce que tu as fait, jeune fille ! » Il fulmine encore et toujours, et ça n’est pas près de s’arrêter. En chassant Lenny de chez lui, Abel pensait sincèrement mettre un terme à ces imbécilités. Il ne voulait plus s’en occuper et il se disait que ça servirait à Lenny de leçon, une leçon qu’elle méritait d’avoir, et qu’elle se rendrait enfin compte de ce qu’elle faisait. Mais il avait tort : elle n’est jamais revenue. Il a pu le regretter, il le regrette encore, car en observant de loin ce qu’elle fait, il se disait qu’elle avait tout de même essayé de s’en sortir. Mais c’était du vent, de la poudre aux yeux, et il s’en rend compte sur cette plage. Sa fille est tombée encore plus bas qu’il ne le pensait. Est-elle encore seulement sa fille, d’ailleurs ? Il ne la reconnait plus comme telle et elle ne semble pas vouloir de lui comme père. Qu’importe, il ne la laissera pas ruiner la réputation de la famille. A défaut de pouvoir la sauver, il est hors de question qu’elle les entraine tous dans sa chute. « Des TIG ? C’est une plaisanterie ? Qu’est-ce que tu as dans la tête à la fin ? Tu fais dans l’illégalité, maintenant ? » Il secoue la tête, désigne son fils de la main, convaincu que Jesse est aussi catastrophé que lui et qu’il partagera à cent pour cent son petit discours.  « Tu te rends compte de la situation dans laquelle tu nous mets, ton frère et moi ? Heureusement que ta mère ne voit pas ça, contrairement à ce que tu dis, elle en mourrait de honte ! D'ailleurs je t'interdis de parler comme ça d'elle. Tu ne peux t'en prendre qu'à toi même des sermons que tu as reçu ! N'importe qui te ferait les mêmes en te voyant ainsi ! » Non, clairement, il ne comprend pas, et il comprend encore moins que Lenny ait encore le courage de lui répondre et de faire de la provocation. « Comment est-ce que tu as pu en arriver là, franchement ? » Il est encore plus déçu qu’en colère, sans doute, et il prend son fils à témoin. « Enfin, Jesse, tu es bien d’accord, c’est n’importe quoi ! »


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MessageSujet: Re: Mercy is for freaks | Griffiths Mercy is for freaks | Griffiths EmptySam 10 Aoû - 0:33

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Cet après-midi ensoleillé aurait dû bien se dérouler - elle aurait pu signifier du bon temps passé entre son père et son fils, mais au lieu de ça, nous nous retrouvons ébahi devant le spectacle que nous offre ma soeur. Eleanor Sixtine Griffiths, en combinaison orange, visible par tous les visiteurs de la plage - et ils sont nombreux à cette époque. Mon père en maillot de bain et moi en combinaison de surf venons ajouter un peu de ridicule dans cette situation pourtant sérieuse et nous nous mettons en chemin pour interroger la demoiselle. « Lenny… » Ça me blesse de voir qu'elle ne salue pas notre père, mais je ne peux pas lui en vouloir. J'ai beau être resté en bons termes avec les deux partis, je sais à quel point la situation est délicate et j'espère ne pas devoir prendre le rôle d'arbitre car je pourrais les perdre tous les deux en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.

J'assiste, impuissant, à l'échange des deux Griffiths et j'ai le sentiment que cette journée ne pourra plus avoir de fin positive. C'est foutu. Tout est foutu… Alors que je m'apprête à partir plusieurs semaines sur un autre continent et que je n'ai toujours pas trouvé le courage de le leur dire.
Peu importe à quel point j'ai envie de soutenir ma soeur, je dois avouer être confus quant à son comportement et je ne peux qu'être d'accord avec le médecin, même si j'essayerais de modérer mes propos pour ne pas être blessant. « C'est vrai que… Il a raison… » Commence-je, doucement, une moue triste sur le visage. « Je suis surpris, Lenny… Je ne comprends pas. Je croyais que tout se passait bien. » Et ça m'attriste de comprendre aussi brutalement que ce n'est pas le cas. Comment ai-je pu être aussi aveugle face à la détresse de ma soeur… Mais d'un autre côté, je ne peux pas constamment lui venir en aide, il lui faut la volonté de s'en sortir et à la voir présentement, je n'ai pas l'impression que ce soit le cas. Ça m'ennuie de savoir que je dois partir pour l'étranger alors qu'elle traverse une telle passade, mais je ne sais pas ce que je peux faire pour l'aider. L'héberger quand elle en avait besoin a été mon maximum et aujourd'hui, je suis dans le flou. J'ai toujours été dans le flou quand il s'agissait de ma soeur. Nous avons beau être liés par le sang, cela n'empêche que nos dix ans d'écart sont un véritable fossé, pas toujours facile à surmonter. « Le travail d'intérêt général… C'est grave… On ne t'apprend rien. Tu en as pour combien d'heures ? » Contrairement à notre paternel, j'essaye de rester mesurer, de garder mon calme quand bien même j'aurais moi aussi envie de la secouer pour lui faire comprendre que quelque chose ne va pas et qu'elle tombe réellement dans un chemin noir qu'il vaudrait mieux éviter à tout prix. Finalement, ce voyage avec Erin arrive peut-être au bon moment, il m'évitera toute l'agitation à venir et il m'évitera aussi d'être témoin de la déchéance de l'étudiante. « Rassure-moi… Tu as toujours ton job au Tenby Dispatch ? » Je regrette ma question au moment où elle sort de ma bouche parce que j'ai peur de ce qu'il adviendra si jamais sa réponse est négative. En effet, rien de bon se déroulera aujourd'hui.

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MessageSujet: Re: Mercy is for freaks | Griffiths Mercy is for freaks | Griffiths EmptyJeu 15 Aoû - 10:25

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« Oh tu n’as pas l’envie ni le temps, voyez-vous ça ! Mais je vais te trouver ça, moi, ma petite fille ! Higgins, Higgins, venez ici ! » Bien entendu ! Mon père n’accepte pas ma fin de non recevoir et va faire jouer ses relations pour me forcer à subir ce tête à tête sans mon consentement. Même le fait que je sois en train d’effectuer une peine régie par un cadre légal ne lui fait pas peur... Il se sait important et ne tarde pas à s’adresser à mon moniteur de probation comme à un subalterne. Je prie pour que ça ne marche pas, pour que ce dernier se rebelle et lui interdise de me dispenser de mon travail mais Dieu est comme mon géniteur : il m’a abandonnée... Je vois Higgins lui céder sans discuter. Je fulmine. Dire que le vieux m’avait carrément appelée « petite fille » ! Et en plus, j’étais maintenant partie pour une explosion de colère en bonne et due forme. « Venez par là, vous deux. » Dit-il d’ailleurs avec impétuosité. Je ne vais pas le nier, l’envie de désobéir est très forte. Sauf que si je reste là, il va sûrement se mettre à hurler devant mes petits camarades de jeu, dont un certain Daniel Granger faisait parti. Et ça, serait vraiment trop la honte. Après tout, il pouvait se mettre à crier tout et n’importe quoi… Refroidie par cette idée, je leur emboîte le pas (parce que bien entendu, Jesse le suit docilement), contrainte et forcée. Nous étions partis pour un charmant aparté familial.

C’est bien entendu mon père qui mène l’inquisition, m’ordonnant de lui expliquer ce que j’ai fais. Je serre les lèvres, le regard s’exciter tandis qu’il me demande ce que j’ai dans la tête. Putain, mais on dirait presque un personnage de cartoon tellement il est fâché. Ça pourrait me faire rire si les reproches ne continuaient pas à fuser, de plus en plus véhéments. « Tu te rends compte de la situation dans laquelle tu nous mets, ton frère et moi ? » S’exclame Griffiths Senior, ne manquant ensuite pas de me morigéner pour le manque de respect dont j’avais fait preuve envers sa chère femme tout à l’heure et de me signaler qu’elle mourrait de honte si elle me voyait. Et coup bas, ultime, il prend Griffiths Junior à partie, lui demandant s’il a raison ou pas. Comme l’idiote que je suis, je jette un regard plein d’espoir à mon frère, pensant qu’il va au moins essayer d’arrondir les angles à défaut de me soutenir. Mais comme je l’ai dit, je suis une idiote. « C'est vrai que… Il a raison… » Assène Jesse. Bien sûr, jamais il n’allait prendre position contre notre paternel. J’aurai dû m’en rappeler, il préférerait sans doute mourir plutôt que de perdre son approbation. Quitte à s’écraser en permanence et à subir la tyrannie du vieux… « Je suis surpris, Lenny… Je ne comprends pas. Je croyais que tout se passait bien. » Il parle d’une voix plus douce que mon père mais la déception qui s’entend dans sa voix est aussi douloureuse que la honte et au dégoût que je semble inspirer à la version la plus âgée. Il me rappelle ensuite que les TIG, c’est très grave, me demande combien d’heure j’ai pris et me demande aussi si je suis toujours au Tenby Dispatch.

Jusqu’à maintenant, mes lèvres étaient restées parfaitement scellées et je n’avais pas prévu que ça change. Je ne voulais pas leur parler. Vraiment pas. Mais ils sont là, tous les deux à me toiser comme si j’étais une criminelle de bas étage ou le Diable en personne et j’explose. Je commence par Jesse, cet immonde fayot. « C’est vrai que… Il a raison. » Que je dis en l’imitant de manière assez mesquine. « Il pourrait faire n’importe quoi et toi, tu continuerai à dire qu’il a raison. Jamais tu ne penses par toi-même ? Ou bien tu as trop peur d’être aussi un mécréant si jamais tu lui tiens tête ? » Je toise mon frère. J’étais blessée par sa prise de position, vraiment. Et j’essayais de le blesser à mon tour, en attaquant les points sensibles. « Tu sais quoi, tu aurais la réponse à ta question si tu prenais des nouvelles de temps en temps ! Fiona m’écrit plus que toi ! Tu imagines ? » Mais je n’oubliais pas que j’avais deux ennemis dans l’histoire et par soucis d’équité, le second a le droit à son imitation aussi. Je le toise à son tour. « Tu te rends compte de la situation dans laquelle tu nous mets, ton frère et moi ? Y a que ça qui compte pour toi en fait ! Tu ramènes tout à toi ! Tu en as rien de foutre de moi ! La seule chose qui t’importe, c’est ta foutue image !! Tu ne veux pas savoir ce que j’ai fais parce que tu te préoccupes de moi ! Tu veux savoir seulement pour limiter les dégâts ! C’est vrai que ça doit être dur ! La fille du bon Docteur Griffiths est une criminelle ! Oh oui, j’espère que les gens vont parler ! C’est sûr que ça ne colle pas avec l’image de perfection que tu essayes de renvoyer ! »

A présent, c’était moi qui ressemblais à un personnage de cartoon en train de cracher sa valda. « Mais devine quoi ? Parfait, tu es loin de l’être ! C’est même le contraire. Tu es tellement imbu de toi-même et persuadé d’avoir raison que tu ne te rends pas compte à quel point tu es hypocrite. » Que j’assène durement à mon paternel. Il allait regretter d’avoir voulu avoir cette conversation là au milieu de la plage… « Vous me faites rire tous les deux avec vos questions ! Vraiment vous êtes impayables ! Vous vous demandez vraiment comment j’en suis arrivée là ? Il faut vraiment que je reprenne le début ? Non tout n’allait pas bien ! Ça fait un moment que ce n’est plus le cas. Et merci pour la leçon, je sais que les TIG c’est grave. » Tu lâches ensuite un rire désabusé, abasourdie par leur culot. « Mais j’en reviens pas ! Vous êtes sérieux à me demander des comptes comme ça ? Qu’est-ce qui peux bien vous faire penser que je suis obligée de vous répondre ? Je ne vous dois rien ! Rien du tout ! C’est l’avantage d’être seule, je n’ai à répondre ou à obéir à personne ! » Je croise les bras, décidée à camper sur mes positions.

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Abel Griffiths
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CÔTÉ COEUR : Marié, ce qui ne l'empêche pas d'avoir des relations à l'occasion. C'est évidemment un péché qu'il dissimule soigneusement.
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MessageSujet: Re: Mercy is for freaks | Griffiths Mercy is for freaks | Griffiths EmptyVen 23 Aoû - 0:52


It's not time to make a change,
Just sit down, take it slowly
You're still young, that's your fault,
There's so much you have to go through

Se remettre en cause ? Se dire qu’il a peut-être été dur ? Commencer à envisager, que, sans doute, il est loin d’être un père modèle et qu’il se rapproche plutôt du tyran domestique ? Inenvisageable pour Abel Griffiths. Non, il est persuadé qu’il a raison et qu’il est un bon père. Il ne comprend d’ailleurs pas comment Eleanor a pu tomber aussi bas. Il pensait lui donner une leçon, mais voilà qu’elle s’enfonce. Qu’est-ce qu’il a bien pu rater dans l’éducation de cette gamine ? Elle avait pourtant tout pour elle. Le médecin se rappelle encore le temps où il jouait avec elle, petite. Ça parait tellement proche, et à la fois à des années lumières de ce qui se passe maintenant…Qu’ils en arrivent là le rend triste. Mais l’admettre est un effort trop important pour Abel. La colère et les ordres sont devenus, au fil du temps, le seul moyen d’expression qu’il connait. Tant pis s’il blesse les autres en même temps. S’ils obéissaient, aussi, s’ils avaient un minimum de pensée rationnelle, ça se passerait mieux, aussi…

Mais évidemment, sur cette plage, rien ne peut bien se passer. Non seulement parce que Abe a cherché lui-même la confrontation, mais parce que Eleanor a au moins autant de rancœur contre eux que lui a de griefs contre elle. Et voilà qu’en plus elle critique Jesse, qui pour une fois, fait preuve de bon sens. Abel a toujours préféré ignorer, même s’il en avait l’intuition un peu confuse, que son fils voyait encore sa sœur. Elle ne fait plus partie de la famille, voilà ce qu’il a décidé avec sa femme ; techniquement, ce reniement était valable pour tout le monde et il s’attendait à ce que Jesse fasse de même. Mais tout au fond de lui, le médecin était assez content que pour une fois, son fils n’ait pas totalement obéi et se soit laissé attendrir. Au moins, il y avait encore un lien et donc encore un espoir, de ramener Eleanor dans le droit chemin. Là, vu la tournure que prennent les choses, ça ne va sans doute pas continuer ainsi. « Laisse ton frère tranquille. Il est encore bien gentil d’avoir pris de tes nouvelles, si tu veux mon avis ! Il faudrait qu’il te félicite pour ta réussite dans ta carrière de délinquante, en plus ? » Ironise Abel en baissant un peu d’un ton, tout de même. Il vient de voir que des gens les regardent. Cela dit, une autre partie de lui-même est contente de voir que Jesse se montre raisonnable. Au moins, il a l’impression qu’il n’est pas fou, et au moins la famille ne se désagrège pas totalement.

Pour le moment, c’est définitivement l’heure du règlement de compte avec sa fille. Et les accusations qu’elle balance ne lui font pas plaisir, clairement. Abe se sent tellement insulté qu’elle ne le considère que comme un type superficiel, et qu’elle doute de sa sincérité, qu’il amorce une réponse bien plus honnête envers Eleanor : « Non, ce n’est pas vrai ! Je m’in… » Mais les mots ne sortent pas. Parce que Abel se rend compte, que sous le coup de la colère et l’indignation, il a failli dire le fond de sa pensée à sa fille. Et le fond de sa pensée, et « si, je m’inquiète pour toi, petite. Je ne comprends pas ce que tu es en train de devenir, ni ce que tu cherches. Je ne sais pas t’aider, non plus. » Mais il n’a pas les mots ni le courage de dire ça. Abel voit sa décision comme la meilleure et comme une sentence irrévocable. Revenir en arrière serait une chute écrasante…Alors il continue d’une voix sifflante, espérant que personne n’ait remarqué, ni Jesse ni Eleanor, ce qu’il avait commencé à dire juste avant : « Non, je ne m’inquiète pas que de notre réputation ! J’essaie de t’empêcher de gâcher ta vie ! » Ce que dit Jesse confirme ce qu’il dit, pour Abel. Elle avait toutes les possibilités pour réussir, Lenny, toutes. Même après toutes leurs disputes et tous les cahots par lesquelles elle était passée, elle avait réussi à rebondir avec ce boulot au Tenby Dispatch. « Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? Ne nous dis rien, si tu veux, tiens. Mais ne viens pas te plaindre après que je suis hypocrite ou n’essaie pas de me faire passer pour un père indigne. Tu avais toutes les chances de me prouver que j’avais tort, Eleanor ! Toutes ! Mais non, je te retrouve en TIG et ton frère a l’air de dire que tu as perdu un boulot alors que tu avais l’air d’en avoir trouvé un ! Tu pouvais prouver que tu étais raisonnable, capable de t’en sortir, avec du plomb dans la tête. Au lieu de ça, tu nous infliges ça. » Cette combinaison orange humiliante, comme une marque au fer rouge, et les rumeurs qui iront avec. Cette discussion où personne n’entendra raison. Mais rien, sans doute, qui justifie des propos aussi durs de la part de Abel. Plus tard, quand il aura décoléré, il regrettera sans doute de les avoir dits. Pour l’instant, il enfonce le clou. « Oui, tu es seule, comme tu dis…seule responsable de ce qui t’arrives, et de cette vie minable que tu es en train de te construire. Tu fais même pire seule que quand tu étais avec nous. Mais je ne vois pas pourquoi nous on devrait en subir les conséquences. » Il est incapable d’admettre qu’il a pu être trop dur. Il ne sait que s’enfoncer dans sa rigidité et sa colère, trop fier pour verbaliser ce qu’il pense, au fond de lui. Que ce n’était pas ça qu’il voulait pour eux, ni pour elle. L’éclair de tristesse et de désolation qui se niche au fond de ses yeux est gommé par la colère. Si seulement Eleanor avait été capable de l’écouter…

Alors sans écouter la réponse, il tourne les talons. « Je m’en vais, Jesse, effectivement j’avais tort. Ce qu’on fait ne sert à rien du tout. » Abel pensait créer un électrochoc et que Eleanor reviendrait vers eux en apprenant de ses erreurs, en suivant un chemin plus droit. En l’éloignant, il a obtenu tout le résultat inverse, au point que maintenant, elle le rejette en bloc. Et comme il ne sait que camper sur ses positions, il ne voit pas comment arranger les choses, quand bien même, tout au fond de lui, il voudrait le faire.

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Jesse Griffiths
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MessageSujet: Re: Mercy is for freaks | Griffiths Mercy is for freaks | Griffiths EmptyDim 8 Sep - 15:32

You crossed this line
Do you find it hard to sit with me tonight?
I've walked these miles but I've walked 'em straight lined
You'll never know what was like to be fine


Je n'ai jamais aimé me sentir impuissant dans des situations qui requièrent des actions concrètes. Ici, je me sens impuissant, et je déteste ça. Eleanor semble refuser le dialogue, pire : préférer une diatribe. Les reproches fusent de tous les côtés et je serre les dents quand elle s'en prend à moi. Ça fait mal de savoir ce que ma jeune soeur pense réellement de moi, mais je garde la tête haute, prends les coups comme ils viennent, prêt à rétorquer. « Voyons, Lenny, si je ne lui tiens pas tête, c'est simplement parce que je n'ai aucune raison de le faire. Tu es simplement trop en colère pour t'en apercevoir. » Je ne voulais pas prendre position pour notre père aussi sèchement, mais je n'ai pas d'autre choix. J'essaye de faire entendre raison à la petite, qu'elle comprenne que nous ne sommes pas là pour l'enfoncer. Je ne veux que le bien de Lenny, même si elle ne semble pas vouloir l'entendre et si elle préfère s'en prendre encore un peu plus à moi, en ajoutant ma colocataire dans l'équation. Ça fait mal, mais je sais qu'elle a raison. J'avais beau être souvent à Tenby ces derniers mois, j'étais absent… J'étais perdu. « J'étais très occupé, Lenny. » Trop occupé à me perdre dans des travers que je masque aussi bien que possible, trop occupé à noyer mon chagrin et à coucher avec une femme mariée pour m'en vouloir par la suite et me détester… Ce ne sont pas des choses qu'on partage avec sa petite soeur ; Ce sont des choses qu'il ne faut partager sous aucun prétexte, en fait. C'est comme ça, chez les Griffiths… Il faut garder les choses honteuses pour soi, les cacher, les oublier, faire comme si elles n'avaient jamais existé et avancer sans se retourner. C'est cette partie qui est difficile pour moi… La honte, je n'arrive pas à la digérer et j'y repense sans cesse, encore et encore.

Malheureusement pour notre paternel, je ne suis pas la seule cible de la blonde et cette dernière ne manque pas d'inspiration quand elle commence les critiques dirigées à l'encontre du médecin. Je l'écoute, furieux qu'elle puisse lui dire de telles atrocités. « Pourquoi tu t'en prends à nous comme ça, bon sang ?! On s'inquiète pour toi, Lenny, arrête de croire qu'on ne se soucie que de la réputation du nom Griffiths. Nous ne sommes pas tes ennemis, nous sommes ta famille. » Je parle au nom de moi et de notre père et j'ai peur que ce que j'ai à dire ne lui plaise que moyennement car nous savons tous les trois qu'il est quand même question de la réputation de notre nom. J'aimerais ajouter quelques remarques supplémentaires, mais notre géniteur reprend la parole sans la moindre tendresse. Je le regarde à la dérobée, un peu mal à l'aise d'assister à ce lynchage et je soupire discrètement. Les mots qu'il adresse à Lenny sont dénués de toute compassion et même s'il n'a pas tort dans ce qu'il dit, je doute qu'il s'agisse de la bonne façon de lui faire comprendre qu'elle quitte le droit chemin. À présent, je ne sais même pas s'il est encore possible de faire tampon entre eux deux. Je secoue la tête quand le médecin annonce son départ. « Non, attends ! » Je me mets entre les deux Griffiths et je m'adresse autant à l'un qu'à l'autre.  « Tu as raison, il n'est pas parfait. Personne n'est parfait, d'accord ? Et oui, j'aurais pu être plus présent, prendre de tes nouvelles plus souvent, c'est vrai. Je suis désolé, j'ai été égoïste. » Je regarde la délinquante. « Mais tu aurais pu ne pas être seule. Tu me connais, tu sais que même si je ne suis pas souvent là, tu peux compter sur moi. Enfin, il me semblait que tu le savais, maintenant je ne suis plus sûr de rien. » Si ce n'était pas le cas, je ne l'aurais jamais hébergée quand nos parents l'avaient mise à la rue, mais ça, je n'arrive pas à le dire à voix haute car je ne sais pas si notre paternel est au courant de ce que j'ai fait et je ne suis pas certain de vouloir l'en informer. « D'ailleurs, à ce propos… Je repars demain. Je vais en Amérique du Sud, pendant un peu plus d'un mois. » Etant donné que j'ai leur attention à tous les deux, autant lâché la bombe que je m'apprêtais à lancé tout à l'heure à mon père, maintenant. La journée ne se finira probablement pas bien, alors autant en rajouter une couche pendant qu'il en est encore temps. « Avec Erin. » Je déglutis, ne leur laisse pas le temps de réagir avant d'embrayer sur la suite. « Avant de partir, j'aurais aimé savoir que ça va aller ces prochaines semaines. »

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MessageSujet: Re: Mercy is for freaks | Griffiths Mercy is for freaks | Griffiths EmptyMer 18 Sep - 18:56

I'm tired of being what you want me to be
Feeling so faithless, lost under the surface
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« Laisse ton frère tranquille. Il est encore bien gentil d’avoir pris de tes nouvelles, si tu veux mon avis ! Il faudrait qu’il te félicite pour ta réussite dans ta carrière de délinquante, en plus ? » ET BAM ! Mon père maitrisait toujours aussi bien le sarcasme, comme le prouve cette réplique qu’il me sort pour défendre Jesse. Il ne fallait pas se leurrer, il y avait trois Griffiths sur le terrain mais le jeu se jouait clairement à deux contre un. « Mais oui Saint-Jesse a toujours raison, quelle impudence de ma part de m’en prendre à lui… Le truc, c’est que tu peux te les garder tes sarcasmes parce que comme je me tue à te le dire, je n’attends rien de vous, que ce soit des félicitations, des sermons ou quoi que ce soit. J’aimerai juste qu’on me foute la paix… » J’ai le menton bien haut levé, essayant de dissimuler combien cette rencontre impromptue me déstabilisait, combien c’était dur de me retrouver face à mon père alors que j’étais dans une position si peu glorieuse. Et aussi, j’essayais de cacher combien ça me peinait de les voir tous les deux si unis contre moi. Parce que les deux ne s’arrêtent pas en si bon chemin et enchaînent les répliques dans une symbise parfaite. Griffiths Senior me dit que non, il ne s’inquiète pas que de sa réputation et qu’il veut juste que je ne me gâche pas la vie. Griffiths Junior corrobore en disant qu’il ne peut que soutenir notre père et ajoute alors que j’ai tort de m’en prendre comme ça à eux, qu’ils sont ma famille, pas mes ennemis. Je pousse un gros soupir. Oui, je suis braquée contre eux. Non, je ne veux pas arrêter de camper sur mes positions. « Moi je m’en prends à vous ? Mais qui a commencé par venir me crier des reproches dans un premier temps ? Je dois faire quoi ? Rester passivement à vous écouter et hocher la tête d’un air contrit ? Faire comme si vous étiez vraiment légitimes à me dire quoi que ce soit ? Oui, je suis en colère et c’est encore mon droit. Vous n’allez quand même pas me dire comment je dois me sentir en plus ! »

Ma réponse a la même sens que toutes les autres : qu’ils aillent se mêler de leurs putains d’affaires. Et visiblement, ça exaspère mon paternel plus que tout. Il s’énerve à nouveau, me disant que d’accord, je n’avais qu’à pas lui rendre de comptes et en à faire qu’à ma tête mais qu’ensuite, je n’avais pas intérêt à le traiter de père indigne. Il m’exprime à nouveau sa déception, me disant que je n’avais pas réussi à lui prouver que j’avais tort à mon sujet, que j’étais en train de construire une vie minable et que oui, j’en étais la seule responsable. La diatribe est violente et il m’est impossible de rester impassible quand je m’entends me faire traiter d’écervelée ou de minable. Ma fierté en prend un coup et je sens mon masque arrogant se fissurer. Dire que j’avais crû qu’il avait failli lâcher qu’il s’inquiétait pour moi, quelle idiote. Il me méprisait, c’était évident… Les mots pour me défendre me viennent moins rapidement tant je suis blessée et indignée et cela laisse à mon père l’occasion de tenter de faire une sortie théâtrale, annonçant que ça ne sert à rien de perdre son temps avec moi. Je trouve la force de ricaner. « Mais oui pars au milieu de la discussion après avoir traversé la moitié de la plage et m’avoir soustrait à mes TIG juste pour me hurler dessus… C’est parfaitement logique. » Cependant, Jesse essaye de le retenir, et je dois bien avouer qu’il déploie des trésors de diplomatie depuis le début de cette discussion houleuse. Il s’adresse à moi autant qu’à notre père, rappelant que personne n’est parfait. Il fait même un mea culpa, me disant qu’il avait été égoïste, qu’il aurait peut-être dû effectivement prendre de mes nouvelles un peu plus souvent mais que j’aurai pu quand même me confier à lui, que je pouvais compter sur lui. Lui a l’air sincère quand il me dit qu’il s’inquiète. Je me sens fléchir vis-à-vis de lui, et je m’apprête à lui parler plus gentiment, à mettre un peu d’eau dans mon vin. Je préfère mille fois la façon dont il me parle au ton dont mon père me gratifie… Hélas, Jesse lâche une petite bombe qui retourne une nouvelle fois encore toute la dispute. « Je repars demain. Je vais en Amérique du Sud, pendant un peu plus d'un mois. Avant de partir, j'aurais aimé savoir que ça va aller ces prochaines semaines. »

J’accuse ce nouveau choc et je retrouve à nouveau l’usage de la parole, oubliant déjà l’accès de clémence que j’avais eu envers mon aîné. « Evidemment que tu repars… Quand tu dis que tu es occupé ou pas beaucoup là, c’est carrément les pires euphémismes de l’année. La vérité c’est que tu n’es jamais là. Donc non, on ne peut pas compter sur toi ! Qu’est-ce que tu vas faire si je te dis que tout n’ira pas bien dans les prochaines semaines à venir ? Tu vas annuler ton voyage ? Ça m’étonnerait sincèrement. Alors ne compte pas sur moi pour t’aider à avoir bonne conscience avant une nouvelle disparition.  » Je le regarde dans les yeux. Il n’est pas le seul à être déçu, au cas où il en douterait. Mais je ne peux pas retenir que le mauvais et j’adoucis un peu mon propos. « Je reconnais que je suis un peu injuste avec toi, d’accord. C’est clair que depuis le début de la discussion, c’est toi qui essaye d’apaiser les choses… Toi, au moins, tu ne me parles pas comme à une gamine décérébrée. Je me souviens aussi que c’est toi aussi qui m’as aidée l’année dernière alors qu’en fin de compte, c’est pas de ta responsabilité, je ne suis pas ton enfant après tout. » Je jette un regard féroce à mon père. Son tour allait venir mais je m’échauffais déjà avec ces piques. Je me reconcentre néanmoins rapidement sur Jesse, ne voulant pas laisser de non-dits entre nous. « Et pour tout t’avouer, je pensais aussi qu’on avait réussi à se comprendre. Mais tu as raison de ne plus savoir quoi croire. Parce que quand je te vois marcher comme ça dans les traces de notre père, je sais qu’on s’est trompés tous les deux. Tu sais pourquoi je ne t’ai rien dit et que j’ai préféré traverser ça seule ? Parce que je savais que tu allais me juger. Et j’avais raison. Est-ce que tu te rends compte de la façon dont tu me regardes depuis tout à l’heure ? » Je lisais "délinquante" partout dans ses yeux...

« Quant au reste… Laissez-moi répondre puisque visiblement, c’est mon procès aujourd’hui. Personne n’est parfait, hein ? Donc ça veut dire qu’on a le droit à l’erreur, non ? Ce n’est pas la base de notre religion préférée d’ailleurs ? Notre Dieu n’est pas qu’amour et pardon ? Ou vraiment, c’est que la partie sur les châtiments et la contrition que vous avez retenu ? Moi je n’ai pas le droit à l’erreur aussi ? » Je les regarde tour à tour avant d’entièrement focaliser mon attention sur mon paternel. Son tour était venu. « Parce que ces TIG, ce n’est que ça, une erreur stupide. Tu ne penses tout de même pas que je fais exprès de faire n’importe quoi ? Que j’ai envie de me retrouver ici ? Que j’en suis fière ? Je ne suis pas une minable ou une ratée contrairement à ce que tu crois...  Moi sur cette plage, ça ne reflète en rien tous les sacrifices que j’ai fais… Depuis que tu m’as foutue à la rue, j’ai tout fait pour réussir quand même. J’ai enchaîné les boulots de merde pour pouvoir manger et me loger. J’ai pris deux boulots en même temps, pendant des mois j’ai enchaîné les deux en dormant 5 heures par nuit ! Mais j’ai tenu bon et maintenant, j’ai un appartement. J’ai relevé la tête et je n’ai pas honte parce que maintenant, je subviens à mes propres besoins. Oui, j’ai bossé au Tenby Dispatch, parce qu’un moment, j’ai même cru que je pourrai poursuivre quand même mon rêve et devenir journaliste. Et figure toi que ce job, je l’adorais. D’ailleurs, pour ta gouverne, je ne l’ai pas « perdu ». L’homme qui a cru en moi, plus que toi, alors qu’il ne connaissait pas, celui qui m’a recruté s’est suicidé. Son remplaçant a tenu 6 mois…  Ils n’ont pas pu prolonger mon contrat ensuite…  Mais mes compétences ne sont pas en cause. Je suis moins stupide que tu sembles le penser. Je m’adapte à mes circonstances. » Dans ma colère, je me retrouvais à partager plus de détails que je le voulais. A me justifier plus que je le voulais. Mais les vieilles habitudes revenaient vite. Toute mon enfance et ma pré-adolescence, je les avais passées à essayer de rendre fier mon père. Et maintenant qu’il m’avait exprimé sa honte de m’avoir comme enfant, je sentais un vide en moi. J’avais beau clamer que je voulais être ma propre personne, j’avais encore désespérément besoin de son respect. C’était pathétique mais je voulais qu’il regrette de m’avoir reniée… Ma voix se brise d’ailleurs quand je reprends la parole. « Tu sais quoi ? Je t’ai déjà prouvé que tu avais tort. Peut-être pas selon tes critères mais selon les miens. Je ne vais peut-être pas à la fac et je ne serai jamais une ponte en quoi que ce soit comme toi,  mais j’ai réussi. J’ai survécu et chaque épreuve merdique que cette vie merdique m’envoie, je la surmonte. Je suis sûre que maman et toi, vous pensiez que j’allais revenir la queue entre les jambes au bout de deux jours mais comme je te l’ai dit, vous aviez tort. Ma vie est compliquée mais je suis capable de m’en sortir.  Donc tu n’as à subir les conséquences de rien du tout et je ne t’inflige rien non plus.  C’est moi qui assume toutes les conséquences de mon choix. Celui de t’avoir tenu tête. Et même si elles sont lourdes, je crois que je ne regrette rien.  » Et moi aussi, je suis capable d’aller très loin dans mes propos. Et je ne m’en prive pas, voulant le blesser autant qu’il m’avait blessée. « Tu te trompes aussi quand tu dis que ma vie est pire maintenant que quand j’étais avec vous. J’étais comme en prison avec toi, à toujours essayer de te contenter pour n’obtenir que des miettes d’approbation et me faire dégager à la première erreur… Et en fait,  je ne pense pas que tu sois un père indigne. Je pense que tu n’es pas un père du tout.»

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