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✿ Bienvenue sur Whispers Down The Lane ! L’intrigue du forum se situe à Tenby, village gallois où il fait bon vivre et où les rumeurs font le délice des habitants. Ne vous fiez pas aux apparences : ici, tout le monde est bienvenu ! L’esprit du forum, c’est convivialité, détente, et un peu de drama ! Nous acceptons tous les personnages, et n’exigeons aucun minimum de rp par mois. On attend plus que vous !
Tenby, avril 20207°C/20°C Pas de doute : le Printemps est arrivé sur Tenby ! En terrasse et sur la plage, vous pourrez profiter de ce beau soleil d’avril qui réchauffe la ville l’après-midi. Cependant, n’oubliez pas votre petite laine, on reste au Pays de Galles, les averses sont fréquentes entre deux éclaircies et il fait toujours un peu froid le matin.
✿ Avez-vous entendu la dernière rumeur ? Le prêtre du village a été arrêté après la chasse à l’homme pour retrouver l’incendiaire ! Apparemment, il a commandité l’incendie d’Halloween qui a failli ravager le village, une sombre histoire d’arnaque à l’assurance. Il a aussi failli faire bruler la pharmacie pour se débarrasser de gens qui auraient pu l’accuser…qui aurait pu croire ça ? Venez donner votre avis ici.
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Holding On For a Hero || John

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Muiredach S. MacDonald
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Muiredach S. MacDonald

TON PSEUDO : MissPiggy
TON AVATAR : Alan Cumming
TES CRÉDITS : avatar : @Ealitya
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POINTS : 122
ARRIVÉE À TENBY : 04/07/2019
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ÂGE DU PERSONNAGE : 54 ans
CÔTÉ COEUR : Veuf qui n'est pas encore prêt à laisser un autre dans son lit
PROFESSION : Psychologue (et professeur de psychologie à la fac de Swansea)
REPUTATION : l'excentrique professeur débarqué de l'Écosse un peu par hasard s'affirme de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, n'en déplaise aux mauvaises langues.


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MessageSujet: Holding On For a Hero || John Holding On For a Hero || John EmptyMar 23 Juil - 5:04

J’avais beau être bien déterminé à ignorer l’irréductible réalité : en me réveillant seul dans le lit conjugal, il y avait fallu quelques secondes pour que je réalise la date. Machinalement, ma main se tendit vers mon téléphone portable pour regarder les dernières nouvelles. L’écran en arrière-plan était encore Andy et moi enlacé. Le genre de photos qui savait toujours me mettre de bonne humeur quand je la regardais. Sauf que mon regard accrocha sur la date : 25 juillet 2019. La nuit m’avait fait oublier. Mais l’inscription blanche sur mon écran me rappelait à l’ordre : aujourd’hui, Andy aurait eu 55 ans.

Je n’étais même pas certain de comment je devrais célébrer.

La même pensée qui m’avait traversé la veille quand j’avais envisagé de conduire jusqu’à Edimbourg pour aller manger dans cette bonne table qu’il appréciait – celle dans laquelle nous avions célébrer nos anniversaires de couple devenu nos anniversaires de mariage avec les années. C’était le genre de choses qui plaisait à mon cuisinomane de mari. Mais cette optique posait plusieurs problèmes : c’était un jeudi, j’étais loin de ma ville d’origine, je n’avais pas la force de manger dans un restaurant s’il n’était pas à côté de moi pour me distraire du contenu de mon assiette et peut-être même d’aller chercher du bout de ma fourchette une petite bouchée du dessert dans son assiette en laissant simplement fondre la crème au beurre sur ma langue.

Non.
Ce n’était pas une bonne idée.

J’optais plutôt pour honorer à ma manière notre rencontre, il y avait presque vingt-neuf ans. À l’époque où je travaillais comme transformiste pour payer mes études universitaires bien décidé à avoir le luxe de finir ma scolarité et d’avoir un métier autre. Il n’y avait pas de sous-métiers et je le savais très bien. Parce que de gagner sa vie à la fin des années 1980 et au début des années 1990 en dansant et en chantant déguisé en femme dans un bar gay alors que l’homosexualité était à peine légale en Écosse, c’était plus ou moins le plus bas que l’on pouvait descendre. Et pourtant, ce métier m’avait permis d’aller à l’université et de rencontrer l’homme de ma vie. Alors je n’allais pas dénigrer cet important pan de mon histoire personnelle surtout que j’avais eu du plaisir et que j’avais toujours du plaisir à me glisser dans ces personnages féminins.

Ma journée s’était donc passée normalement : une course avec ma chienne, le travail qui m’était demandé pour la recherche que j’étais en train de mener afin de soutenir à court terme devant le comité d’éthique, un peu de prévision de cours, une marche avec ma chienne. J’avais même fait des efforts considérables pour penser à manger trois repas dans ma journée, parce que je savais très bien que ça lui aurait fait plaisir que je le fasse.

J’étais monté à l’étage et je m’étais retrouvé dans le grand placard qui n’avait strictement rien de masculin. J’avais pris près de quarante minutes pour choisir ma tenue de soirée, mes talons, mes accessoires et la perruque que je choisissais de porter. Après un passage à la douche, j’enfilais l’ensemble coloré que j’avais choisi. Je pris presque autant de temps choisir le maquillage qui allait mettre en évidence mes traits et qui irait avec la robe. Il y avait de l’assurance dans la manière dont je maniais mes brosses à maquillage. De l’assurance et de l’expérience. Trente-six ans d’expérience. Quand l’image que me renvoyait le miroir me satisfait, je ramassais mes clés et j’embarquai dans ma voiture pour le Popworld Swansea : parce qu’ils avaient une soirée karaoké les jeudis et qu’ils étaient… tolérants face aux gens comme moi. Pour y être déjà aller, mon côté exubérant et féminin sur scène était le bienvenu.

J’assumais pleinement mes choix musicaux alors que j’inscris mon nom de drag-queen à trois reprises avec trois chansons typiquement chantées par des femmes mais qui étaient importante dans mon histoire, dans notre histoire à Andy et à moi. Holding on for a Hero de Bonnie Tyler : cette chanson que je chantais quand il était rentré dans mon bar malgré le fait que la chanson avait plus dix ans. Let’s Stay Together de Tina Turner qui avait caractérisé le début de notre histoire d’amour officielle : quand nous avions réellement commencé à vivre ensemble. And I’m Telling You tiré de Dreamgirls mais repris par Jennifer Holliday qui représentait à mes yeux parfaitement le fait que je n’allais pas partir sans lui.

J’avais été raisonnable avec un seul cocktail alcoolisé en me justifiant que je conduisais pour rentrer (même si je savais que je limitais ma consommation parce que je savais le nombre de calories que contenait chacune des consommations après avoir travaillé aussi longtemps dans des bars). En rentrant chez moi (seul), je décidais quand même de m’arrêter un peu plus loin à Tenby pour me commander un second verre et j’optais pour l’idée de marcher un peu inconscient de la petitesse de la ville et de certaines mentalités des petites villes. Pourtant, ce n’était pas comme si je n’avais pas emménagé justement à côté d’un être particulièrement obtus pour me prouver que ce n’était pas tout le monde. Après tout, j’étais hors du placard depuis mes dix-huit ans et je n’étais pas (même sans tout l’attirail) discret sur mes penchants. J’avais milité par nécessité parce que je ne me voyais pas cacher.

Pourtant, dans ce second bar où je m’étais arrêté simplement pour boire un petit verre de plus, j’avais senti le regard un peu plus pesant de certains. J’avais donc payé rapidement et j’étais parti. Mais le bruit des souliers de courses avait suivi le claquement de mes talons hauts sur le pavé du centre historique de Tenby… Je ne l’avais pas remarqué avant de tourner dans une allée un peu plus sombre et de sentir quelqu’un qui me plaquait contre le mur. Un flot d’injures toutes plus homophobes les unes que les autres s’abattirent sur moi en même temps qu’une rafale de coup qui coupèrent mon souffle alors que le poing s’enfonça dans mon ventre. Coupant mon « Aidez-moi » qui ne ressemblait pas au jeune homme que j'avais un jour été et qui avait eu l'habitude des coups.

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I'm gonna love me again
♛ Singing, I'm gonna love me again. Check in on my very best friend. Find the wind to fill my sails. Rise above the broken rails. Unbound by any ties that break or bend. I'm free, and don't you know?
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John Harding
ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd
John Harding

TON PSEUDO : Wanguard, COM, crazyoilmachine
TES DOUBLES : Richard - Max - Abe - Charles
TON AVATAR : Boyd Holbrook
TES CRÉDITS : Schizophrenic (avatar) + Exordium (code sign) + Irish coffee (gifs)
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ÂGE DU PERSONNAGE : 35 ans (20 avril)
CÔTÉ COEUR : Définitivement amoureux de Keelin.
PROFESSION : Architecte, ancien mafieux placé sous programme de protection des témoins
REPUTATION : Il est discret, cet homme là. C'est tout de même bizarre, on dirait qu'il fuit les gens...et puis un père qui élève tout seul son fils, ce n'est pas banal. Il y a anguille sous roche, je vous le dis.


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MessageSujet: Re: Holding On For a Hero || John Holding On For a Hero || John EmptySam 27 Juil - 22:25


Better stop dreaming of the quiet life, 'cause it's the one we'll never know
And quit running for that runaway bus, 'cause those rosy days are few
And stop apologizing for the things you've never done
'Cause time is short and life is cruel but it's up to us to change
This town called malice

Ce n’est pas la première fois que John rentre tard du travail et ce ne sera sûrement pas la dernière : s’il adore son métier, ce dernier est assez prenant. Il faut livrer les plans à temps, surveiller les chantiers, corriger et adapter des projets. Oui, il adore le métier d’architecte, mais clairement, si ses clients pouvaient parfois le laisser souffler un peu, ça l’arrangerait. Là, il est assez tard, il n’a pas encore mangé, et il sort à peine du bureau. La nuit est déjà tombée, mais il fait une température acceptable, alors John décide de rentrer à pied, histoire de fumer une cigarette. Méditant en chemin sur le déroulement de la journée tout en marchant, il réalise qu’il est épuisé, et qu’il n’a qu’une envie : se laisser tomber sur le canapé avec un sandwich tout fait et s’endormir dessus. Jack sera déjà couché de toute façon, ce qui n’est pas plus mal. L’irlandais n’a pas envie que son fils le voit dans cet état de fatigue. Et puis il n’y a pas que le travail. Il s’inquiète en permanence pour Keelin, et il s’inquiète surtout de savoir ce qu’il va pouvoir raconter à Leland. Il va bien falloir qu’il explique au bureau ce qu’il s’est passé – enfin, au moins une partie, ils n’ont peut-être pas besoin de savoir pour le flingue…Il en est là de ses réflexions quand il entend de l’agitation sur un côté de la rue. Les alentours sont sombres, John n’y voit pas grand-chose, alors il s’arrête, méfiant et circonspect, pour mieux comprendre. Il réalise très vite que ce qu’il entend, c’est une bagarre qui se déroule à quelques mètres de lui. Lentement, le blond s’approche, se demandant s’il ne va pas être pris à parti lui aussi, ce qu’il aimerait éviter, tant qu’à faire. Mais ce faisant, il réalise que ce n’est pas une bagarre, mais quelqu’un qui se fait passer à tabac.

Qu’est-ce qu’il doit faire ? Passer son chemin ? Il pourrait passer son chemin et appeler la police. Il a eu son lot d’ennuis et jouer les justiciers ne lui a pas réussi la dernière fois, mais…mais ce n’est pas acceptable. Et en fait, avant même qu’il n’en vienne à cette conclusion, son corps semble se mettre en mouvement de lui-même. « Eh ! Vous, arrêtez ! » Son interpellation n’a pas l’air de beaucoup faire effet à l’agresseur, alors il l’attrape par le col et le tire en arrière. « Je vous ai dit d’arrêter, putain ! » Son poing part avant même qu’il puisse le retenir, rencontrant la mâchoire du type. Un gars normal, a le temps de noter l’architecte. Un type sans âge, qui peut avoir entre trente et quarante ans, le genre qu’on croise dans la rue ou dans un bar sans rien en penser, le genre qui peut être un voisin ou un père de famille. Le coup qu’il se prend semble le sonner un peu, mais il se retourne vers John avec un grognement sonore et plein de colère. « Tu veux quoi ? De quoi il se mêle, BatMan ? » Si la situation n’était pas tordue, John en rirait. C’est toujours sur sa pomme que ça tombe, ce genre d’emmerdes, faut croire qu’il les attire. « Tirez-vous ! Tirez vous, j’appelle les flics si vous vous tirez pas ! » De toute façon, les flics, il va les appeler. Il réalise qu’il a peut-être fait une connerie, que le gars peut avoir des potes, et revenir. C’est sa faute, après tout. Qu’est-ce qu’il avait besoin d’intervenir, aussi ? John fait un pas en avant et insiste : « Dégagez ! Vous en voulez un autre ? Vous allez perdre, à ce jeu là… » Seul, sans aucun doute. Il a été celui qui tabasse les gens. Il peut le redevenir un instant pour la bonne cause. S’il a des potes, c’est une autre paire de manches…

Heureusement, son adversaire est courageux, mais pas téméraire, et n’est manifestement pas accompagné. Avec un geste vulgaire et une dernière bordée d’insultes, il détale en courant. John a du sang sur son costume, et il serait presque en état de choc. Pour la deuxième fois en peu de temps, il vient de cogner quelqu’un en se prenant pour un justicier du dimanche. Mais qu’est-ce qu’il devait faire ? Passer son chemin ? Impossible, il aurait eu trop honte. Il a rejeté la violence et les agressions gratuites, les intimidations et la méchanceté quand il a quitté la mafia. Maintenant, il ne laissera plus quelqu’un se faire tabasser sans rien dire…En parlant de ça, qu’est-ce que devient la malheureuse victime de ce type ? Elle a glissé le long du mur, sans un mot. « Merde ! » Siffle John, se débattant avec son portable pour éclairer la scène. Une femme, apparemment. « Ca va, Madame ? Il est parti…vous allez bien ? » Il s’agenouille, trouve enfin la lumière de son téléphone…pour tomber sur un visage…d’homme ? Il cligne des yeux. La gêne vient s’ajouter au côté étrange du moment. « Monsieur, pardon…enfin, je ne sais pas, désolé. » Il préfère être honnête : il ne s’attendait pas à tomber sur une drag-queen, ici, à Tenby. Les gens de ce bled sont tout ce qu’il y a de plus fermés, donc ce n’est pas vraiment l’endroit idéal... John se dit même que ça pourrait bien être une agression homophobe. Lui, il ne sait pas comment réagir, mais il n’irait pas agresser un homme parce qu’il porte une perruque et des talons hauts, c’est complètement débile. Continuant avec son accent irlandais bourru, il s’inquiète de la situation : «  Ca va ? Vous pouvez vous relever ? Je vous appelle une ambulance, si vous voulez. Il ne vous a pas loupé, vous saignez…Vous connaissiez ce type ? Il vous a volé quelque chose ? »

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† "No reason to get excited",the thief he kindly spoke. "There are many here among us who feel that life is 'bout a joke. But you and I, we've been through that, and this is not our fate. So let us stop talkin' falsely now : the hour's getting late, hey...
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MessageSujet: Re: Holding On For a Hero || John Holding On For a Hero || John EmptyMar 3 Sep - 2:20

Je ne me rappelais pas la première fois que quelqu’un avait levé sa main sur moi. Cette violence avait toujours fait partie de ma cellule familiale, du tempérament de mon père. Je parlais parfois dans les cours sur les relations de couple de la violence familiale. Et mes mots, patiemment et sagement choisis, ne trahissaient jamais la proximité de ma propre situation d’enfant. Dans mon imaginaire d’enfants, mon père était un dragon. Une redoutable créature dont les moindres caprices voulaient dire se faire brûler vif. Déjà à six ans, quand je rentrais de l’école, je savais qu’il fallait que j’aide à la maison : éplucher les pommes de terre, mettre la table, faire mes devoirs en silence. Mais il trouverait quelque chose plus souvent qu’autrement pour me faire payer ce que je lui avais fait sans nécessairement savoir. Même ma mère avait goûté parfois à ses poings. Milles fois, elle aurait pu partir. Milles fois, elle a choisi de rester. Devant ses fois où il m’a humilié, réduit à moins que l’enfant que j’étais. Peut-être avait-il senti ma différence : ma sensibilité d’enfant, ce besoin d’imaginer….  Je m’étais interrogé sur ce qui avait pu causer en lui cette violence irrépétible. C’était probablement le fruit de ma carrière universitaire qui s’étendait largement sur les comportements anormaux, la déviance, la psychopathologie.

Je n’étais jamais retourné vers lui après qu’il ait découvert mes penchants, cette nature que je n’avais jamais véritablement chercher à réprimer. Mon homosexualité, ma préférence certaine pour les hommes. Même débarrassé de tout l’attirail, j’étais dans le petit gabarit. Jeune adulte dans les rues d’Edimbourg, j’avais continué à recevoir cette homophobie dans la tronche. Quitter la maison n’avait fait que changer la personne qui avait tenté de me réduire au silence pour le fait d’être obscènement homosexuel. Mais j’avais trouvé dans mon bar, une communauté qui me permettait d’exister, qui m’avait donné la force pour me battre et pour être l’homme que je voulais et pouvait être.

Devenu un curieux mélange entre un phénix et une licorne au contact d’Andy, j’avais appris à slalomer entre les insultes et les blagues sur mon identité, mes habits aux couleurs trop vives et ma collection impressionnante d’escarpins. Sauf que mon prince n’était plus là pour me servir de port d’appui. À deux, à quatre, à milles… nous étions plus fort que je ne pouvais l’être seul. C’était ce que cette soirée m’apprenait alors que le poing d’un des deux hommes trouva le chemin vers mon nez et ma lèvre. Le goût du fer dans ma bouche me confirma que je n’avais pas fait le bon choix. Que j’aurais du rentré. Je n'avais jamais été doué pour les rendre : je n’avais aucune chance. Le corps à corps n’avait jamais été mon fort. Je préférais la course et le yoga face aux sports de combat. Je compensais ma douleur par des milles et des milles absorbés par mes souliers de courses avec ma chienne, fidèle compagne qui ne remplaçait pas celui qui m’avait si longtemps accompagné. Je me contentais d’encaisser les coups en priant pour que quelqu’un remarque, que quelqu’un intervienne.

Mon corps, vague loque libérée de la grippe de l’attaquant, glissa lentement contre le mur. La peur me paralysait tout entier. Pas de larmes, pas de cris, pas de plainte, pas l’ombre d’un son. Lentement ma main se déposait contre mon nez dans l’espoir de contrôler un saignement. Pourquoi j’avais en tête cette image claire de la dernière fois que j’avais vu mon géniteur ? Pendant un instant, je ne suivais plus la conversation qui se trouvait à quelques pas de moi. Le changement entre cri et voix plus douce me fit lentement relever les yeux pour croiser la lumière de son téléphone. Gêné de l’erreur, de m’avoir appelé madame.  J’ai un faible sourire que ma main doit caché. « Vous n’avez pas à vous excuser. Dans l’absolu, je préfère monsieur. Mais mon prénom est préférable : Muiredach. » dis-je de ma voix douce. Mon accent écossais paraissait cruellement dans chacun des mots que je prononçais. Skylar était un personnage. Un moyen de m’exprimer et de prendre l’espace que j’avais droit. Elle laissait transparaitre ce côté féminin sans que je n’ai de véritable reproche. Mais en ce moment précis, je voulais me battre pour retirer ma perruque brune.

Mon sauveur était gentil de s’inquiéter quand même. « J’ai connu de pires raclées. » murmurais-je doucement sans oser le regarder. C’était d’une honnêteté peut-être un peu trop désarmante mais la seule réponse que je me voyais formuler pour savoir si j’allais bien. Honnêtement, je n’en étais pas certain. Et les deux consommations, malgré mon sang écossais, était assez pour me faire perdre un peu de mon filtre. En même temps, j’étais plus dans la catégorie poids ultra-léger que poids normaux. « Ça tourne un peu donc j’attendrais avant de tenter de me relever… mais je crois qu’une ambulance sera apprécié. Il faut un rapport médical pour porter plainte, si mes souvenirs sont exacts. » rajoutais-je en relâchant ma main pendant un instant. Pour réaliser que ce n’était pas que mon nez qui saignait mais également le haut de mon sourcil. Ma robe était fichue. Je savais que le sang ne partirait pas. « Non, je ne le connaissais pas, mais je savais dans le bar qu’ils n’appréciaient pas nécessairement Skylar… » L’identité féminine avait sa place à part. Même si j’étais resté dans mon coin, que j’avais bu en silence mon verre, j’avais dérangé. Je relevais finalement mes yeux vers lui : « Merci beaucoup d’être venu à ma défense. Puis-je savoir le nom du prince qui s’est porté à la défense de la vieille [i]queen[/u] que je suis ? »

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MessageSujet: Re: Holding On For a Hero || John Holding On For a Hero || John EmptySam 12 Oct - 22:36


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Il faut espérer que la police comprendra, il faut espèrer qu’on lui fichera la paix. La pensée a pris cinq secondes à John avant que son attention ne se reporte sur la personne qui s’est faite agressée. « Muiredach. D’accord. » Effectivement, dans l’idée, le prénom, c’est sans doute mieux. Pas que John ait un quelconque problème avec la communauté LGBT à titre personnel. Même si ce n’était pas gagné. Son père, tout mafieux qu’il fut, était avant tout un irlandais indépendantiste et catholique pur jus. Non content d’être violent et ancien de l’IRA, il n’était pas très ouvert d’esprit. L’université avait permis à John de s’ouvrir et de voir les choses autrement. Toute sinistrée et en permanence au bord de la guerre civile que Belfast pouvait être, les étudiants restaient des étudiants, fatalement plus ouverts d’esprit. En soit, donc, la personne qu’il venait de sauver ne pose pas souci à John. C’est simplement que cette agression sort tellement de la routine paisible qu’il s’est construite, peut-être même d’une façon de penser un peu traditionnelle qui a survécu chez lui, qu’il ne sait pas bien comment réagir. Cependant, vu la tournure que les choses prennent, l’architecte commence à comprendre ce qu’il s’est passé et ce qu’il a arrêté. Et là, il trouve ça dégueulasse quand même. « Mais quels espèces d’arriérés. » Il râle, mais en fait, il n’est pas très étonné. « Je pensais que la Gay Pride de cet été les aurait un peu calmé, au moins…les gens d’ici sont vraiment idiots, parfois. » Il pourrait dire conservateurs, traditionnels, mais le mot qui vient à l’esprit de John, c’est connards, et il n’y en a pas d’autres, alors il essaie de rester un peu poli. Si Muiredach a bien écoute – mais ça s’entend à son accent de toute façon – il aura également pu constater que John ne se met pas dans le même panier que les habitants de Tenby. Il n’aime pas toujours ce trou où les gens sont conservateurs et répandent rumeurs et commérages, si différents des grandes villes où on est anonyme, même s’il y a trouvé des gens qu’il apprécie, comme Keelin, ou Thomas. Il aime encore moins le village quand ses habitants font preuve de violence et de haine gratuitement.

C’est pour cela qu’il hoche la tête quand il entend Muiredach dire qu’il voudrait porter plainte. « D’accord, je vais vous appeler une ambulance. Est-ce que vous voulez que je prévienne quelqu’un, en plus ? » Un petit ami, de la famille, des enfants, il ne sait pas, mais il propose. Parce que ça se fait. Il ne peut pas laisser ce type se débrouiller seul, se dit-il, ça ne se fait pas, quand bien même il ne le connait pas. Comme il ne pouvait pas le laisser se faire tabasser, ça aurait été foncièrement mal, même si effectivement, John veut bien admettre qu’il a encore une fois cogné quelqu’un et que ça lui arrive un peu trop souvent, en ce moment. Pourtant, il fait de son mieux pour adopter le comportement d’un bon citoyen, pour être meilleur, pour ne pas retomber dans ses travers de mafieux. Mais est-ce que le comportement d’un bon citoyen, c’est fermer les yeux et passer son chemin ? Pas sûr. Et puis bon, si les flics cautionnent une agression homophobe, Muiredach lui confirmant qu’il s’agit bien de ça, l’architecte ne sait plus quoi faire…mais il ne pense pas. Thomas ne serait pas comme ça, lui, en tout cas, il en est sûr. « Vous sauriez les reconnaitre ? Si vous les avez vu dans ce bar, je veux dire…enfin, c’est trop tôt pour que je vous demande, et pas la priorité. Mais si vous voulez, j’ai un ami sergent de police. Il pourra peut-être vous aider. » Il se relève pour appeler l’ambulance, puis raccroche une fois que le coup de fil est terminé. « Ils vont arriver d’ici 15 minutes. Ca va aller pour vous ? Est-ce que vous arrivez à vous relever, maintenant ? Tenez. » Il lui tend un paquet de mouchoirs, c'est le mieux qu'il puisse faire, et scrute d’un air anxieux le visage de l’homme qu’il a sauvé, peut-être avec un peu de curiosité, aussi – d’aussi loin qu’il se souvienne, et même s’il essaie de ne pas être gênant, c’est quand même la première fois que John croise une drag-queen. Ca ne l’empêche pas de sourire en réponse à la question de son interlocuteur. « John Harding. Mais vous n’avez pas besoin de me remercier, je passais juste par là pour rentrer chez moi, j’ai juste fait ce que tout le monde aurait fait. » Tout le monde qui n’est pas homophobe, quoi.

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MessageSujet: Re: Holding On For a Hero || John Holding On For a Hero || John EmptyMar 26 Nov - 3:40

Certains hétérosexuels semblaient convaincu que si les gens comme moi obtenaient plus de droit nous serions nécessairement mis dans un avantage injuste : comme si le fait d’avoir des droits équivalents aux leurs voudrait par défaut dire qu’ils auraient moins de droit que ce qu’ils avaient déjà. Mais c’étaient des droits. Ce n’était pas du gâteau : que j’en aie une plus grande part ne ferait pas en sorte que les autres en auraient moins. Ça ferait simplement atteindre l’équilibre. Ce soir en était un exemple criant de pourquoi cette égalité était importante.

J’avais réfléchi avant de revêtir l’appareil. J’avais cherché un endroit où ce niveau d’excentricité n’allait pas déranger à outrance. J’avais sélectionné chacun des détails de ma tenue avec attention. J’avais eu du plaisir. Mais dans ce deuxième bar, celui où je ne m’étais pas informé, celui où j’avais accidentellement baissé ma garde, je l’avais senti ce regard de haine que j’avais senti transperçant mes vêtements et qui m’avait un peu tourné en statue de pierre, comme le regard de Médusa. Je voulais simplement profiter de cette soirée pour oublier à ma manière la solitude qui vivait avec moi parce que j’avais choisi de m’expatrier loin d’Edimbourg et de ces souvenirs heureux qui rappelaient mon époux.

C’est peut-être le fait que je saigne et que j’ai mal mais je n’ai pas la force de me fâcher comme l’homme qui est venu à mon secours. C’est peut-être l’impression que cette triste journée que j’ai tenté de tourner en positifs vient de retourner au vinaigre mais je réplique plutôt avec humour à ses râles : « Il y aura toujours des gens qui vont prendre au pied de la lettre que les modes des années quatre-vingt reviennent. Taper l’homo c’était très populaire à l’époque. Et ils sont plus courant dans les petits villages que dans les grands centres. ».

J’avais déjà visité la ville et je savais qu’il y avait un nombre impressionnant de langues sales qui se permettaient de juger : mon voisin était du nombre. Il pensait même dans sa belle dévotion que c’était une question de choix de vie que j’avais fait en préférant de manière indubitable les hommes et en n’ayant pas honte de l’afficher. Sachant les batailles que je menais au quotidien avoir eu le choix et pas cet esprit de contradiction, je n’aurais peut-être pas choisi ce chemin si compliqué… même si j’avais conscience que les portes que j’avais aidé à défoncer aidaient à ce que des plus jeunes que moi n’aient pas toutes les batailles et cette solitudes qui les accompagnaient parfois dans la vieillesse. Solitude qui me revient au visage lorsque John me demande s’il y a quelqu’un à appeler. « Je suis nouveau en ville et mon mari est décédé récemment… Il n’y a personne à appeler. » J’ai une pensée pour les Cartwright mais je ne me vois pas en appeler un, considérant que je ne suis que l’ancien oncle par alliance… et aujourd’hui, dans cet état, je n’ai pas le courage de voir des membres de la famille de mon cher Andy.

Toujours au sol, je réfléchis un instant comme anesthésié face à la situation. Je ne fais que vaguement hausser les épaules comme réponse. Je m’étonne presque de ne pas fondre en larme mais c’est peut-être simplement parce que je n’ai plus de larmes à verser considérant que l’absence de mon mari m’a fait pleuré plus que nécessaire. Même si la question m’a été posé avant qu’il ne prenne son téléphone. Le brouillard prend le temps de s’évaporer un peu. « Je crois que je pourrais potentiellement les reconnaître… Et je prendrais peut-être les informations de votre ami policier. » Quinze minutes à attendre au moins. Je prends les mouchoirs avec un : « Merci » tout délicat mais sans me relever pour autant. J’essuie lentement le dessous de mon nez et j’appuie fermement ma main sur ma lèvre. « Avec un peu d’aide, je pourrais peut-être me relever. » J’ai bu et l’alcool me donne un peu la tête qui tourne, mais ce n’est pas un carrousel dans lequel je me sens à mon aise.

Je souris doucement lorsqu’il me mentionne qu’il n’a fait que ce que tout le monde aurait fait. J’avais vu beaucoup de choses dans ce bas monde et je savais que ce n’était pas le cas. J’avais vu ce que la peur de ceux qui sont différents peut engendrés chez certaines personnes. « Enchanté John… et d’expérience, je sais que ce n’est pas tout le monde qui s’arrête. » dis-je d’une voix toute douce. « Andy était comme ça aussi, à venir en aide. Et j’apprécie… sincèrement. » et la mention de mon mari, juste son prénom noua un petit nœud dans ma gorge. Je déglutis lentement en espérant le faire passer simplement.

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John Harding
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John Harding

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ARRIVÉE À TENBY : 28/03/2018
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ÂGE DU PERSONNAGE : 35 ans (20 avril)
CÔTÉ COEUR : Définitivement amoureux de Keelin.
PROFESSION : Architecte, ancien mafieux placé sous programme de protection des témoins
REPUTATION : Il est discret, cet homme là. C'est tout de même bizarre, on dirait qu'il fuit les gens...et puis un père qui élève tout seul son fils, ce n'est pas banal. Il y a anguille sous roche, je vous le dis.


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MessageSujet: Re: Holding On For a Hero || John Holding On For a Hero || John EmptyMer 1 Jan - 23:04

Better stop dreaming of the quiet life, 'cause it's the one we'll never know
And quit running for that runaway bus, 'cause those rosy days are few
And stop apologizing for the things you've never done
'Cause time is short and life is cruel but it's up to us to change
This town called malice

Apparemment, Muiredach est assez désabusé. John veut bien imaginer qu’il n’a pas toujours la vie facile : il lui semble plutôt âgé, la cinquantaine, peut-être, alors oui, il a du avoir le temps d’encaisser pas mal de trucs. Mais c’est comme pour Keelin, il ne devrait pas avoir l’habitude de ça. Personne ne devrait avoir l’habitude de se faire cogner dessus. John en a d’autant plus conscience qu’il a été de ceux qui cogne et qu’il a su pourquoi certains en cognaient d’autres : c’est un autre genre de raison, mais la misère produit aussi de la violence. Pour en revenir à Muiredach, au moins, il le prend sur le ton de l’humour : c’est peut-être le signe que ses blessures ne sont pas trop graves, ce qui est une bonne chose. John n’est pas persuadé que si celles-ci étaient plus grave, l’homme serait en état de blaguer. « Je croyais que la dernière mode idiote était le Brexit. Ils ne cesseront jamais de me surprendre. » Dit-il sur le même ton, toujours halluciné de la bêtise des gens. Quand Tenby lui paraissait avoir touché le fond, les habitants du village creusait encore. Il se demande d’ailleurs ce qui a pu pousser Muire à s’installer ici. Dans les grandes villes, il semble à John que les droits et personnes LGBT+ étaient mieux acceptés par tous, sans doute parce que les gens avaient vu plus de choses que trois maisons blanches dans un village gallois où toute nouveauté devenait instantanément un sujet de conversation. « Je suis sûr qu’il n’y a pas si longtemps, ils brulaient encore des femmes parce qu’ils les prenaient pour des sorcières. »

La réponse à sa question ne tarde pas à venir indirectement. John peut comprendre qu’après la perte d’un être cher, Muire ait eu envie d’aller voir ailleurs et de quitter sa vie d’avant. Il est simplement désolé d’apprendre ces circonstances. « Je comprends. Désolé d’avoir abordé ça comme ça, je ne voulais pas raviver ce genre de souvenirs là. » L’idée était bienveillante mais John comprendrait si Muire était vexé par son manque de tact. « Je vais vous accompagner, dans ce cas. » L’ambulance arrivera dans peu de temps, et ça vaut sans doute mieux comme ça. En attendant, il ne faut pas que les choses en restent là. La mode est peut-être de casser de l’homo, comme ils disent, mais cogner sur les gens est puni par la loi, John en sait quelque chose. Et justement, il connait la bonne personne pour faire régner ladite loi. Aussi il ne peut que conseiller à Muire de réellement porter plainte, et ce dernier a l’air plutôt d’accord, ce qui est une bonne chose. « Ils ne peuvent pas s’en tirer comme ça, ce serait dégueulasse. » Murmure-t-il plutôt pour lui-même. « De rien. C’est normal. » Soutenant l’écossais par les épaules, il l’aide à se remettre sur pied, avant de demander avec sollicitude : « Votre tête ne tourne pas trop ? Il ne vous a pas manqué, maintenant que je vous vois dans la lumière… » L’ambulance ne devrait plus tarder, maintenant, de toute façon. Muiredach le remercie encore, cependant. « Plus de gens devraient s’arrêter, je trouve. C’est normal, vraiment. »

ne lumière bleutée et clignotante lui fait détourner les yeux. « Ah, je crois que voilà l’ambulance. » La prise en charge est rapide, et cette fois sans jugement aucun. « Je vous accompagne, alors. » Fait John une fois que les ambulancier ont démarré, s’installant à l’arrière. « Je préviendrai mon fils plus tard, de toute façon il doit dormir à cette heure… » L’hôpital est proche, c’est l’avantage, ils y sont en une poignée de minute, et la prise en charge, là encore, est rapide. C’est un petit hopital, les urgences ne sont pas surchargés. « Je vais appeler mon fils et mon ami de la police, je vous laisse entre de bonnes mains. » Il ne pourra pas faire grand-chose de plus pour le moment, et en tout cas, certainement pas plus que les médecins. Il laisse un message à Jack, fumant une cigarette à l’extérieur, et n’a pas plus de chance avec Thomas. De retour au sein des urgences, John constate qu’on a installé Muire sur un brancard. « Alors, qu’est-ce qu’ils vous ont dit ? » Il parle bien sûr de son état de santé. « Je pense que l’ami dont je vous parlais est en patrouille. Mais vous pouvez aller le voir sans problème au commissariat en disant que vous venez de ma part, je lui expliquerai. Il vous conseillera quoique vous décidiez. »

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† "No reason to get excited",the thief he kindly spoke. "There are many here among us who feel that life is 'bout a joke. But you and I, we've been through that, and this is not our fate. So let us stop talkin' falsely now : the hour's getting late, hey...
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