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Thought of flight || PV Lloyd

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AuteurMessage
Muiredach S. MacDonald
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : MissPiggy
TON AVATAR : Alan Cumming
TES CRÉDITS : avatar : @Ealitya
TA DISPONIBILITE RP : (3/3 RP libre)
RAGOTS PARTAGÉS : 55
POINTS : 76
ARRIVÉE À TENBY : 04/07/2019
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ÂGE DU PERSONNAGE : 54 ans
CÔTÉ COEUR : Veuf qui n'est pas encore prêt à laisser un autre dans son lit
PROFESSION : Psychologue (et professeur de psychologie à la fac de Swansea)
REPUTATION : l'excentrique professeur débarqué de l'Écosse un peu par hasard s'affirme de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, n'en déplaise aux mauvaises langues.


Wearing the inside out
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MessageSujet: Thought of flight || PV Lloyd Thought of flight || PV Lloyd EmptyVen 12 Juil - 22:51

Lana était venue se blottir dans mon lit sans même l’ombre d’un bruit et je m’étais retrouvé le nez enfoui dans le poil sombre de ma fidèle compagne à quatre pattes. Notre petite routine du matin depuis seize semaines et trois jours. C’est certain que si je mettais la réalité de mon deuil de cette manière, il est quelque peu évident que je ne suis toujours pas encore habitué au fait que le lit conjugal est partiellement vide. Le vide intersidéral qui se trouvait dans la partie gauche du lit qui avait passé vingt-sept ans occupée par le corps rassurant d’Andy ne pouvait pas pleinement être remplacer par ma belle Lana qui, truffe collée à mon visage, me faisait savoir qu’il était l’heure de se lever pour partir en expédition (ou au minimum que je me tire du lit pour aller lui ouvrir la porte pour que madame sorte).

Enfilant un bas de sport et un t-shirt, je me rendis à la cuisine pour lui ouvrir la porte. L’odeur de la mer parvenait jusqu’à l’intérieur de la cuisine. D’un geste d’expert, je mesurais les grains de café pour une portion avant de les insérer dans ma machine à expresso. Le dernier exemplaire d’une revue scientifique sous la main et ma petite tasse dans l’autre, je me retrouvais sur la terrasse à boire mon café, ma chienne revenant par intermittence avec sa balle pour me demander une nouvelle lancée. Une fois mon café bu et mon article fini, j’allais récupérer la laisse et mes souliers de course.

C’était presque en train de devenir une habitude que cette course sur le bord de la mer en empruntant le Pembrokeshire Coast Path. Gourde d’eau (avec l’adaptateur pour Lana) et je partis vers l’extérieur de la ville avec mes écouteurs sur les oreilles et de la musque qui collait potentiellement moins à mon âge qu’une bonne partie de ma réalité. J’aimais la course. En courant, il n’était pas nécessaire de penser, de réfléchir. Il n’y avait que mes pieds qui foulaient le sol avec une assurance certaine. En me concentrant sur ma respiration, sur le bruit de mes pas, sur la laisse que Lana, tout aussi insatiable que moi tirait avidement pour aller plus vite, je n’avais pas l’impression d’être seul. La course datait de bien avant que je ne perde mon mari. J’avais grandi dans des grandes étendues vertes. Courir en forêt, c’était un des rares plaisirs de petit garçon que j’avais et qui pouvait potentiellement combler mon père : plus masculin que la danse que je voulais faire absolument à la même époque. Je savais qu’elle représentait une certaine échappatoire à ce souvenir de mon père violent. Elle était revenue avec force ce besoin de courir lorsque j’avais été mis à la porte de la maison comme un moyen de garder le contrôle sur ma vie et mon poids, pour être parfait. Par miracle, elle revenait aujourd’hui maintenant que j’étais… veuf. Avoir été objectif (ce n’est jamais le cas quand je suis le patient), j’aurais, toute suite, vu que c’était exactement ça : un moyen de compenser, de me couper de mes émotions. Rajouter avec le fait que je n’avais pas déjeuné, j’aurais fait l’adéquation. Mais non.

Vers le dixième kilomètres, je m’arrêtais avec ma chienne pour une gorgée d’eau contemplant le bord de la falaise et la vue sublime sur la mer. Il ne fallait pas trop longtemps pour que me rattrape le fait de penser. J’eus une petite pensée pour un ami que j’avais connu pendant mon doctorat (effectué hors de mon Écosse natale), Lloyd Jenkins. Lui aussi traversait l’épreuve d’avoir perdu son être cher. Sauf que lui n’avait pas vu les signes venir et s’imposer petit à petit. Il n’avait pas assisté à une longue agonie. J’avais envisagé d’aller le voir pour parler surtout du bon vieux temps. Pas de l’éléphant dans la pièce : de la tristesse qu’il devait ressentir. Ce grand espace avait quelque chose d’apaisant mais de ce que j’avais entendu, il ne marchait pas encore suivant l’accident de voiture. C’était dommage que cet endroit n’était pas accessible. Donnant de l’eau à ma chienne, je passais une main dans son poil. « Tu as raison ma vieille. Une visite s’impose. » après tout, c’était Lloyd qui avait déployé les moyens pour que je vienne ici. Il m’avait donné une place pour aller me réfugier sans savoir que c’était ce dont j’avais besoin. « Allez, on rentre pour que papa prenne une douche. »

Dix autres kilomètres plus tard, je me retrouvais dans la douche alors que ma chienne elle se retrouvait la tête dans son bol de croquettes. Mes vêtements de sport (maintenant puants) furent troqués pour une paire de jeans, des converses noirs, un chandail léger rose et un foulard. Cheveux ébouriffés avec soin, je ramassais un sac de course réutilisable et je filais au Sainsbury’s. Un panier fut rempli de légumes, d’un bloc de tofu et de pâtes (le nécessaire pour faire un sauté). Tant qu’à m’inviter sur l’heure du diner, autant le fournir… avec une bonne bouteille de vin. À la caisse, je sortis mon portable et composais un message d'une main d'expert : « J'espère que tu n'as rien de prévu pour le diner. Je me suis dit que l'on avait du temps à rattraper. J'arrive dans quinzes minutes. » Promesse tenue, quinze minutes plus tard, remontant à pied l’allée du 20 Oakridge Acres avec une certaine nervosité, je finissais la pomme que je m'étais achetée et sonnais à la porte.

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I'm gonna love me again
♛ Singing, I'm gonna love me again. Check in on my very best friend. Find the wind to fill my sails. Rise above the broken rails. Unbound by any ties that break or bend. I'm free, and don't you know?
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Lloyd Jenkins
ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd
TON PSEUDO : hiljaisuus/hjs aka grumpy overlord.
TES DOUBLES : Magnùs & Luke.
TON AVATAR : Rufus Sewell.
TES CRÉDITS : hjs (avatar), Penny love ♥ & tumblr (gifs).
TA DISPONIBILITE RP : En cours : Penny, Muire, Elizabeth & Fiona (4/3).

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POINTS : 5453
ARRIVÉE À TENBY : 09/10/2016
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ÂGE DU PERSONNAGE : cinquante ans.
CÔTÉ COEUR : Après la perte de sa compagne, Aloy, son cœur n'est plus.
PROFESSION : Doyen de l'université de Swansea, sociologue & papa à plein temps.

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MessageSujet: Re: Thought of flight || PV Lloyd Thought of flight || PV Lloyd EmptyMer 7 Aoû - 15:44


It's been awhile
Since I couldn't hold my head up high
La journée était calme, même si après avoir été forcé de te réveiller par ton infirmier, tu as pu rester à la maison, pas de rééducation aujourd'hui, rien, juste du repos, la seule chose que tu arrives à faire bien actuellement. Te déplaçant à l'aide de ton  fauteuil dans ta maison, tu arrives de mieux en mieux à te débrouiller même si tout le monde te mâche le travail, tu as de quoi manger et surtout, boire, tu peux enfin boire du café même si tu dois éviter les grosses doses de caféine. Si tu es trop excité par celle-ci, tu n'arrives pas à te calmer, ça te frustre et tu rentres dans ce délicieux cercle vicieux que tu ne connais que trop bien. Tu as pour plan de ne rien faire, vraiment, pas de messages de l'université, personne n'a cherché à te joindre dans la nuit, ton téléphone est posé sur la table basse et ne fait pas un bruit. L'envie de le couper complètement, comme tous les jours est omniprésente mais la dernière fois que tu l'as fait, tu t'es retrouvé avec deux infirmiers et un médecin à la maison en un rien de temps vu qu'ils ne pouvaient pas te joindre. Plus question d'inquiéter les gens pour rien, si tu ne veux pas être déranger, tu feras comme tout le monde, tu liras les messages et tu n'y répondras pas, laissant le simple « lu » faire son effet.

Pour être honnête, tu vas mieux, certes ce n'est pas la joie mais vu ton état immédiat après l'accident, tu as fais de nombreux efforts pour t'en sortir et changer un peu ta perspective d'avenir qu s'organise autour de Delilah et Penny. Ce n'est pas encore possible pour toi d'imaginer la vie de ton côté uniquement alors le voir à  travers celui des personnes qui te donnent l'envie d'avancer est déjà un excellent point. Ton psychiatre est toujours sur ton dos afin que tu lui dises ce que tu as sur le cœur mais tu bloques, lui faire des confidences reste difficile à tes yeux. Tu as tellement de choses à lui dire aussi, tu ne sais pas par ou commencer alors parfois, tu lui offres des bribes qui ne veulent sans doute rien dire ais il arbore ce regard curieux et intéressé tout en notant quelques mots sur ses fiches. Apparemment, il veut en savoir plus sur ta jeunesse et ta relation avec ton père mais en toute honnêteté, tu ne vois pas en quoi ça peut t'aider à gérer ton deuil. Tu ne te rends pas dans son bureau pour te soigner mentalement parlant sur le long terme, mais juste t'offrir des clés en mains afin de t'en sortir seul lorsque les moments les plus difficiles arrivent. Évidemment tu te frustres dès qu'il essaie d'en savoir plus sur toi et la séance devient caduque. Les gens savent pourtant qu'il ne faut rien te demander et attendre que ça vienne de toi, mais ils n'ont pas la patience requise, tu ne connais pas grand monde possédant cette patience.

Tu te déplaces à travers le salon, te rendant dans la cuisine et te servir une tasse de café encore tiède, du déca, évidemment, mais tu as besoin de quelque chose à boire pendant que tu vas fumer ta cigarette. Mais avant que tu ne fasses quoi que ce soit, ton téléphone se met à vibrer sur la table du salon, un long soupire s'échappe de tes lèvres et tu daignes rejoindre le salon, tasse posée dans l'emplacement prévu à cet effet de ta chaise et tu prends ton  téléphone, grimaçant après avoir dû te pencher. Tu t'attendais à tout, sauf un message de Muire, vous vous connaissez depuis quelques temps, même longtemps, de là à dire que vous êtes de très grands amis, non, mais comme tout le monde, vous avez perdu le contact à travers le temps qui passe mais vous êtes restés des amis malgré tout et c'est même toi, qui l'a fait venir ici, prenant une place importante à l'université. Il a connu Caroline tout comme tu as connu Andy.  Malheureusement il n'a pas eu le chance de rencontrer Aloy... Tu lis le message une fois, puis deux avant de prendre conscience qu'il est sur le point d'arriver chez toi. Ton moment de calme que tu cherchais à t'offrir tombe  l'eau, mais ça te laisse quinze minutes pour boire ton café et fumer sur la terrasse, ce que tu fais immédiatement, sans répondre au message. Tu sais pertinemment que répondre « non » ne l'empêchera en rien de venir chez toi, tu le connais. Rapidement, tu jettes un regard sur ta tenue, un pantalon de pyjama et un t-shirt de Star Wars, oui, tu as refusé de t'habiller correctement aujourd'hui et ça se voit. Tu vas ouvrir la porte, du moins, tu la déverrouilles et tu retournes dans le salon, regardant ta boite mail à l'aide de ton ordinateur posé sur le piano, la hauteur parfaite afin que tu ne te fasses pas mal au dos. C'est au moment où tu lis un message de la doyenne par intérim que tu as choisis que tu entends quelqu'un sonner et « C'est ouvert. » Dis-tu simplement, d'une voix laconique attendant que ton invité entre chez toi, il peut le faire tout seul quant à toi, tu veux t'éviter des efforts inutiles.

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You’re the train that crashed my heart.

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