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♣ Bienvenue sur Whispers Down The Lane ! L’intrigue du forum se situe à Tenby, petit village gallois où il fait bon vivre et où les rumeurs font le délice des habitants. Mais ne vous fiez pas aux apparences : ici, tout le monde est bienvenu ! L’esprit du forum, c’est convivialité, détente, et un peu de drama aussi ! Nous acceptons tous les personnages, et n’exigeons aucun minimum de rp par mois. On attend plus que vous !
Tenby, février 2020
5°C/11°C ♣ L'hiver est bien installé, et Tenby le subit de plein fouet. Il y a même eu un peu de neige, même si elle n'a pas tenu bien longtemps. Ce qui est sûr, c'est que le vent et la pluie sont partis pour durer, et qu'il va encore faire froid un moment.
♣ Avez-vous entendu ? Il parait que le suspect de l'incendie s'est échappé et qu'il se cache dans le village. Certains veulent se terrer chez eux pour se protéger, d’autres veulent l’attraper eux-mêmes, on dirait que tout le monde devient fou. En attendant, le suspect court toujours et personne n’a de solution ! Que devrions-nous faire ? C'est effrayant...Venez donner votre avis ici.

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Thought of flight || PV Lloyd

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Muiredach S. MacDonald
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Muiredach S. MacDonald

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TON AVATAR : Alan Cumming
TES CRÉDITS : avatar : @Ealitya
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POINTS : 122
ARRIVÉE À TENBY : 04/07/2019
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ÂGE DU PERSONNAGE : 54 ans
CÔTÉ COEUR : Veuf qui n'est pas encore prêt à laisser un autre dans son lit
PROFESSION : Psychologue (et professeur de psychologie à la fac de Swansea)
REPUTATION : l'excentrique professeur débarqué de l'Écosse un peu par hasard s'affirme de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, n'en déplaise aux mauvaises langues.


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MessageSujet: Thought of flight || PV Lloyd Thought of flight || PV Lloyd EmptyVen 12 Juil - 22:51

Lana était venue se blottir dans mon lit sans même l’ombre d’un bruit et je m’étais retrouvé le nez enfoui dans le poil sombre de ma fidèle compagne à quatre pattes. Notre petite routine du matin depuis seize semaines et trois jours. C’est certain que si je mettais la réalité de mon deuil de cette manière, il est quelque peu évident que je ne suis toujours pas encore habitué au fait que le lit conjugal est partiellement vide. Le vide intersidéral qui se trouvait dans la partie gauche du lit qui avait passé vingt-sept ans occupée par le corps rassurant d’Andy ne pouvait pas pleinement être remplacer par ma belle Lana qui, truffe collée à mon visage, me faisait savoir qu’il était l’heure de se lever pour partir en expédition (ou au minimum que je me tire du lit pour aller lui ouvrir la porte pour que madame sorte).

Enfilant un bas de sport et un t-shirt, je me rendis à la cuisine pour lui ouvrir la porte. L’odeur de la mer parvenait jusqu’à l’intérieur de la cuisine. D’un geste d’expert, je mesurais les grains de café pour une portion avant de les insérer dans ma machine à expresso. Le dernier exemplaire d’une revue scientifique sous la main et ma petite tasse dans l’autre, je me retrouvais sur la terrasse à boire mon café, ma chienne revenant par intermittence avec sa balle pour me demander une nouvelle lancée. Une fois mon café bu et mon article fini, j’allais récupérer la laisse et mes souliers de course.

C’était presque en train de devenir une habitude que cette course sur le bord de la mer en empruntant le Pembrokeshire Coast Path. Gourde d’eau (avec l’adaptateur pour Lana) et je partis vers l’extérieur de la ville avec mes écouteurs sur les oreilles et de la musque qui collait potentiellement moins à mon âge qu’une bonne partie de ma réalité. J’aimais la course. En courant, il n’était pas nécessaire de penser, de réfléchir. Il n’y avait que mes pieds qui foulaient le sol avec une assurance certaine. En me concentrant sur ma respiration, sur le bruit de mes pas, sur la laisse que Lana, tout aussi insatiable que moi tirait avidement pour aller plus vite, je n’avais pas l’impression d’être seul. La course datait de bien avant que je ne perde mon mari. J’avais grandi dans des grandes étendues vertes. Courir en forêt, c’était un des rares plaisirs de petit garçon que j’avais et qui pouvait potentiellement combler mon père : plus masculin que la danse que je voulais faire absolument à la même époque. Je savais qu’elle représentait une certaine échappatoire à ce souvenir de mon père violent. Elle était revenue avec force ce besoin de courir lorsque j’avais été mis à la porte de la maison comme un moyen de garder le contrôle sur ma vie et mon poids, pour être parfait. Par miracle, elle revenait aujourd’hui maintenant que j’étais… veuf. Avoir été objectif (ce n’est jamais le cas quand je suis le patient), j’aurais, toute suite, vu que c’était exactement ça : un moyen de compenser, de me couper de mes émotions. Rajouter avec le fait que je n’avais pas déjeuné, j’aurais fait l’adéquation. Mais non.

Vers le dixième kilomètres, je m’arrêtais avec ma chienne pour une gorgée d’eau contemplant le bord de la falaise et la vue sublime sur la mer. Il ne fallait pas trop longtemps pour que me rattrape le fait de penser. J’eus une petite pensée pour un ami que j’avais connu pendant mon doctorat (effectué hors de mon Écosse natale), Lloyd Jenkins. Lui aussi traversait l’épreuve d’avoir perdu son être cher. Sauf que lui n’avait pas vu les signes venir et s’imposer petit à petit. Il n’avait pas assisté à une longue agonie. J’avais envisagé d’aller le voir pour parler surtout du bon vieux temps. Pas de l’éléphant dans la pièce : de la tristesse qu’il devait ressentir. Ce grand espace avait quelque chose d’apaisant mais de ce que j’avais entendu, il ne marchait pas encore suivant l’accident de voiture. C’était dommage que cet endroit n’était pas accessible. Donnant de l’eau à ma chienne, je passais une main dans son poil. « Tu as raison ma vieille. Une visite s’impose. » après tout, c’était Lloyd qui avait déployé les moyens pour que je vienne ici. Il m’avait donné une place pour aller me réfugier sans savoir que c’était ce dont j’avais besoin. « Allez, on rentre pour que papa prenne une douche. »

Dix autres kilomètres plus tard, je me retrouvais dans la douche alors que ma chienne elle se retrouvait la tête dans son bol de croquettes. Mes vêtements de sport (maintenant puants) furent troqués pour une paire de jeans, des converses noirs, un chandail léger rose et un foulard. Cheveux ébouriffés avec soin, je ramassais un sac de course réutilisable et je filais au Sainsbury’s. Un panier fut rempli de légumes, d’un bloc de tofu et de pâtes (le nécessaire pour faire un sauté). Tant qu’à m’inviter sur l’heure du diner, autant le fournir… avec une bonne bouteille de vin. À la caisse, je sortis mon portable et composais un message d'une main d'expert : « J'espère que tu n'as rien de prévu pour le diner. Je me suis dit que l'on avait du temps à rattraper. J'arrive dans quinzes minutes. » Promesse tenue, quinze minutes plus tard, remontant à pied l’allée du 20 Oakridge Acres avec une certaine nervosité, je finissais la pomme que je m'étais achetée et sonnais à la porte.

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Lloyd Jenkins
ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd
Lloyd Jenkins

TON PSEUDO : hiljaisuus/hjs aka grumpy overlord.
TES DOUBLES : Magnùs & Luke.
TON AVATAR : Rufus Sewell.
TES CRÉDITS : hjs (avatar), Penny love ♥ & tumblr (gifs).
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ARRIVÉE À TENBY : 09/10/2016
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ÂGE DU PERSONNAGE : cinquante ans.
CÔTÉ COEUR : Plus d'un an après le décès de sa compagne Aloy, toujours écorché vif, Lloyd essaie de se reconstruire tant bien que mal.
PROFESSION : Doyen de l'université de Swansea, sociologue & papa à plein temps.

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MessageSujet: Re: Thought of flight || PV Lloyd Thought of flight || PV Lloyd EmptyMer 7 Aoû - 15:44


It's been awhile
Since I couldn't hold my head up high
La journée était calme, même si après avoir été forcé de te réveiller par ton infirmier, tu as pu rester à la maison, pas de rééducation aujourd'hui, rien, juste du repos, la seule chose que tu arrives à faire bien actuellement. Te déplaçant à l'aide de ton  fauteuil dans ta maison, tu arrives de mieux en mieux à te débrouiller même si tout le monde te mâche le travail, tu as de quoi manger et surtout, boire, tu peux enfin boire du café même si tu dois éviter les grosses doses de caféine. Si tu es trop excité par celle-ci, tu n'arrives pas à te calmer, ça te frustre et tu rentres dans ce délicieux cercle vicieux que tu ne connais que trop bien. Tu as pour plan de ne rien faire, vraiment, pas de messages de l'université, personne n'a cherché à te joindre dans la nuit, ton téléphone est posé sur la table basse et ne fait pas un bruit. L'envie de le couper complètement, comme tous les jours est omniprésente mais la dernière fois que tu l'as fait, tu t'es retrouvé avec deux infirmiers et un médecin à la maison en un rien de temps vu qu'ils ne pouvaient pas te joindre. Plus question d'inquiéter les gens pour rien, si tu ne veux pas être déranger, tu feras comme tout le monde, tu liras les messages et tu n'y répondras pas, laissant le simple « lu » faire son effet.

Pour être honnête, tu vas mieux, certes ce n'est pas la joie mais vu ton état immédiat après l'accident, tu as fais de nombreux efforts pour t'en sortir et changer un peu ta perspective d'avenir qu s'organise autour de Delilah et Penny. Ce n'est pas encore possible pour toi d'imaginer la vie de ton côté uniquement alors le voir à  travers celui des personnes qui te donnent l'envie d'avancer est déjà un excellent point. Ton psychiatre est toujours sur ton dos afin que tu lui dises ce que tu as sur le cœur mais tu bloques, lui faire des confidences reste difficile à tes yeux. Tu as tellement de choses à lui dire aussi, tu ne sais pas par ou commencer alors parfois, tu lui offres des bribes qui ne veulent sans doute rien dire ais il arbore ce regard curieux et intéressé tout en notant quelques mots sur ses fiches. Apparemment, il veut en savoir plus sur ta jeunesse et ta relation avec ton père mais en toute honnêteté, tu ne vois pas en quoi ça peut t'aider à gérer ton deuil. Tu ne te rends pas dans son bureau pour te soigner mentalement parlant sur le long terme, mais juste t'offrir des clés en mains afin de t'en sortir seul lorsque les moments les plus difficiles arrivent. Évidemment tu te frustres dès qu'il essaie d'en savoir plus sur toi et la séance devient caduque. Les gens savent pourtant qu'il ne faut rien te demander et attendre que ça vienne de toi, mais ils n'ont pas la patience requise, tu ne connais pas grand monde possédant cette patience.

Tu te déplaces à travers le salon, te rendant dans la cuisine et te servir une tasse de café encore tiède, du déca, évidemment, mais tu as besoin de quelque chose à boire pendant que tu vas fumer ta cigarette. Mais avant que tu ne fasses quoi que ce soit, ton téléphone se met à vibrer sur la table du salon, un long soupire s'échappe de tes lèvres et tu daignes rejoindre le salon, tasse posée dans l'emplacement prévu à cet effet de ta chaise et tu prends ton  téléphone, grimaçant après avoir dû te pencher. Tu t'attendais à tout, sauf un message de Muire, vous vous connaissez depuis quelques temps, même longtemps, de là à dire que vous êtes de très grands amis, non, mais comme tout le monde, vous avez perdu le contact à travers le temps qui passe mais vous êtes restés des amis malgré tout et c'est même toi, qui l'a fait venir ici, prenant une place importante à l'université. Il a connu Caroline tout comme tu as connu Andy.  Malheureusement il n'a pas eu le chance de rencontrer Aloy... Tu lis le message une fois, puis deux avant de prendre conscience qu'il est sur le point d'arriver chez toi. Ton moment de calme que tu cherchais à t'offrir tombe  l'eau, mais ça te laisse quinze minutes pour boire ton café et fumer sur la terrasse, ce que tu fais immédiatement, sans répondre au message. Tu sais pertinemment que répondre « non » ne l'empêchera en rien de venir chez toi, tu le connais. Rapidement, tu jettes un regard sur ta tenue, un pantalon de pyjama et un t-shirt de Star Wars, oui, tu as refusé de t'habiller correctement aujourd'hui et ça se voit. Tu vas ouvrir la porte, du moins, tu la déverrouilles et tu retournes dans le salon, regardant ta boite mail à l'aide de ton ordinateur posé sur le piano, la hauteur parfaite afin que tu ne te fasses pas mal au dos. C'est au moment où tu lis un message de la doyenne par intérim que tu as choisis que tu entends quelqu'un sonner et « C'est ouvert. » Dis-tu simplement, d'une voix laconique attendant que ton invité entre chez toi, il peut le faire tout seul quant à toi, tu veux t'éviter des efforts inutiles.

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MessageSujet: Re: Thought of flight || PV Lloyd Thought of flight || PV Lloyd EmptySam 21 Sep - 4:53

J’avais toujours eu ce besoin essentiel d’avoir des gens qui m’entourent : l’importance du réseau social, je l’avais explorée de l’intérieur. Quand, à tout juste dix-sept ans, je m’étais retrouvé à la rue, j’avais fait du pouce pour me trouver au cœur d’une grand ville. À partir de chez moi, Glasgow aurait sans doute été une meilleure option. Mais j’avais eu une peur presque panique que mon père me retrouve et vienne achever ce qu’il restait de moi. C’était à Édinbourg que j’avais commencé à le construire : un petit pas à la fois. Mon premier vrai réseau avait été ce bar dans lequel j’avais travaillé jusqu’à mes vingt-huit ans passés, la communauté de l’arc-en-ciel. Et encore aujourd’hui, j’en avais besoin pour être fonctionnel. Ce qui était ironique quand on savait que je venais de tourner le dos à ceux qui m’entouraient pour venir ici… (disons que Tenby ne semblait pas être la ville la plus tolérante au monde si on s’en fiait à mon voisin gaiement homophobe).

Ce qui expliquait peut-être pourquoi je me tournais vers Lloyd, un ami de longue date. J’aurais l’air prétentieux si j’affirmais haut et fort que je savais exactement ce que Lloyd vivait. Il avait brusquement perdu la personne qu’il aimait tout en perdant une petite partie de lui dans le même tumulte de métal froissé. Je ne pouvais probablement pas savoir exactement en apparence. Parce que mon deuil ne semblait pas m’atteindre. Je courais, bougeais, sortais, m’affirmais et m’affichais… Parce que c’était la seule chose que je savais réellement faire.

Mon mari n’avait pas disparu en un clin d’œil. Il était mort lentement, à petit feu… Andy n’en avait pas fini de mourir. Pourtant, égal à lui-même, il n’avait pas perdu espoir : il avait même gardé la tête haute quand l’oncologue avait annoncé que les traitements cessaient pour être remplacer par des soins de confort. Et certes, il n’avait pas amené avec lui ma capacité de marcher, mais il avait brisé quelque chose en moi. Quelque chose de subtil qui ne se voyait pas. Ce dernier rempart contre ce monstre qui vivait dans un coin de ma tête et qui ramenait cette image négative de mon corps et que je fuyais en faisant exactement ce que je savais, en allant vers quelqu’un qui était seul maintenant lui-aussi, en m’imposant chez lui comme cet arc-en-ciel multicolore que j’étais.

La réponse à travers la porte m’amène à ouvrir pour découvrir son chez-lui que je n’ai pas vu depuis des années – à Londres je crois la dernière fois. Amenant le sac de course, je parcours doucement la pièce pour le trouver dans le salon : un pantalon de pyjama, un chandail noir, la barbe de deux-trois jours… D’accord, je comprends que je n’ai pas donné beaucoup de préavis et c’est suffisant pour que je comprenne que lui porte à l’extérieur ce que moi j’étouffe dans mes courses qui étourdissent ma vieille Lana, fidèle compagne de mon conjoint et moi que j’ai laissé se reposer à la maison. Mon ton, pourtant, ne laisse rien transparaître de ce manque de chaleur humaine que je ressens de manière clinique dans le fond de mon âme : « Bonsoir mon cher. J’aurais bien amené un pyjama… mais on sait très bien tous les deux que je n’ai pas ça en stock. » déclarais-je doucement. Décomplexé, je l’étais face à certains éléments de ma vie personnelle. Mes vêtements en étaient une : j’assumais pleinement l’omniprésence des couleurs féminines, mes tendances à un peu trop souvent abordé du mascara même lorsqu’habillé en homme, l’absence chronique de pyjama (qui se traduisait par le fait que j’étais frigorifié dans mon lit depuis que mon mari n’était plus là pour me servir de chaufferette.

« Que fais-tu ? » demandais-je doucement en allant porter le sac de course dans la cuisine avant de revenir et de m’installer non loin de lui sur le sofa. Je sais que je tombe que un cheveu sur la soupe, mais je veux quand même prendre de ces nouvelles et considérant comment j’avais moi-même agit auprès de mes propres amis à Édinbourg dans les semaines qui avaient suivi la disparition de mon mari avant que je ne saute sur l’offre pour m’enfuir le plus loin possible de cette faculté qui me rappelait mon cher et tendre mari. « Comment vas-tu… considérant les circonstances ? » demandais-je avec un peu de sérieux.
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MessageSujet: Re: Thought of flight || PV Lloyd Thought of flight || PV Lloyd EmptyMer 16 Oct - 0:32


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L'air que tu arbores à l'extérieur n'est pas très glorieux, il faut bien se l'avouer mais honnêtement ce matin la force n'était pas présente et ton infirmier n'a pas réellement insisté, voyant que tu n'étais pas d'humeur à faire des efforts pour t'habiller correctement. Il paraît d'ailleurs que c'est une chose que tu dois faire, t'habiller, prendre soin de toi, de ton apparence, de ne pas te laisser couler tout doucement, pour ton équilibre psychologique ça a son importance mais pas aujourd'hui. Tu ne pensais pas avoir de la visite non plus et encore moins Muire. Ça va te faire vraiment bizarre de le revoir après tout ce temps alors oui, c'est toi qui a voulu le faire venir ici, mais pas dans les circonstances pareilles. Tu voulais de refaire le staff de l'université, pas entièrement, mais il fallait faire tourner des postes et faire venir des nouvelles têtes et Muire était vraiment parfait pour le poste, c'était une évidence, cet homme va apporter énormément de bonnes choses à cette université surtout dans son domaine. D'ailleurs en songeant à celui-ci, tu espères que tu ne vas pas te retrouver face à un psychologue aujourd'hui, tu en as déjà assez avec tes rendez-vous.

Et en parlant du loup, le voilà qui entre dans ta maison et comme apparemment tous tes visiteurs, le voilà avec un sac de courses. Toutes les personnes qui viennent te voir apportent des courses, c'est vraiment gentil de leur part mais ton frigo est plus que plein et tu n'es pas encore capable de le vider et tu as la flemme de regarder tout ce qu'il y a dedans, après tout, tu n'as pas cuisiné depuis longtemps, si ça se trouve, tu as tout oublié. Tu ne dis rien à ce sujet, tu l'observes du coin de l’œil et ne montre aucune émotion face à sa remarque, son excentricité dans toute sa splendeur, peut-être une manière de détendre l’atmosphère mais il va se rendre compte que ça risque d'être difficile. Tu n'es certainement pas la meilleure des compagnies du moment. « Je lisais un mail de la doyenne. » Réponds-tu simplement avant de fermer le clapet de ton laptop et le le repousser légèrement, tu relieras ça plus tard,  pas question d'être le pire de tous les hôtes malgré les circonstances. Tu te déplaces un peu afin de lui faire face dans ton fauteuil après qu'il ait posé le sachet dans la cuisine, probablement votre repas. « Comment est-ce que je vais ? » Tu tapotes tes doigts sur tes jambes et comme d'habitude, tu ne ressens rien, tu pourrais les frapper que ça serait exactement la même chose. « Selon les médecins, je vais bien, je suis sur la bonne voie. » Tu ne sais pas comment est-ce que tu vas réellement, mal certes, mais il y a d'autres choses que tu ressens et que tu n'es pas encore capable d'exprimer. Peut-être que Muire pourrait t'éclaire là-dessus étant donné qu'il a lui aussi perdu un être cher mais tu ne peux pas le lui demander. Même dans un jour exécrable, tu ne pourrais pas lui demander ce qu'il a ressenti lors de la mort de son mari, c'est bien trop personnel et puis, les deuils aussi le sont. Vous n'allez pas vivre la même chose tous les deux alors que vous avez tous les deux perdu la personne que vous aimiez, vos situations sont bien trop différentes pour les comparer.  « Qu'est-ce que tu as apporté ? » demandes-tu en faisant référence à son sac de courses et pour tout avouer, tu es curieux de savoir ce qu'il a pu prendre parce que connaissance le personnage ça risque d'être une expérience culinaire intéressante bien que tu sois loin d'avoir faim. Tu te forceras, de toute façon tu ne fais que ça depuis qu'Aloy n'est plus là. L'envie a disparu laissant simplement place aux besoins divers et variés de ton corps afin que tu restes envie mais tu n'as envie de rien, tu ne ressens plus cette douce sensation que tu connaissais si bien, surtout en la présence de ta compagne. Penny est certainement la personne la plus proche à te faire ressentir l'envie de la voir et c'est horrible parce que tu as ta fille mais tu es incapable d'en prendre correctement soin  pour le moment et tu as constamment peur avec elle, tu ne veux et tu ne peux pas être seul avec. Tu l'aimes ta fille, elle est tout pour toi mais tu n'es pas capable d'être avec elle et rien que d'y penser, ça te donne la nausée. Il faut absolument que tu fasses partir cette pensée, immédiatement. « Tout se passe bien à l'université ? » Parler du boulot, bonne idée, si ça peut te faire oublier ce que tu as en tête et puis tu es curieux car tes échanges avec Elizabeth restent plutôt vagues en ce qui concerne l'ambiance générale, vous ne parlez que des poins administratifs sur lesquels elle a besoin de tes connaissances pour ne pas se tromper. Sans mentir, ça te fait du bien de t'occuper un peu de tout ça même si tu dirais le contraire, après tout, le travail pour toi, c'était d'une importance sans limites, il y a un an tu ne vivais que pour ça... Tu hésites à préciser un peu ta question, l’étoffer dans la direction de Muire pour savoir comment lui s'y sent mais tu n'y arrive pas, tu te bloques inutilement, comme toujours. Tu continues nerveusement à tapoter tes doigts sur tes cuisses reconnaissant le besoin d'une nouvelle cigarette faire son arrivée.

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