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Sink into an ocean of maddness | Thomas

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Keelin Harper
Keelin Harper
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Boston
TES DOUBLES : Fiona, Eléa, Gwen, Lexia, Dylana & Megan
TON AVATAR : Gal Gadot
TES CRÉDITS : ava - mellow bird, gif profil - pennywifey, gif & code signa - batphanie
TA DISPONIBILITE RP : En cours : John - Thomas.
RAGOTS PARTAGÉS : 477
POINTS : 1324
ARRIVÉE À TENBY : 11/03/2018
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ÂGE DU PERSONNAGE : 31 ans (11-07-1988)
CÔTÉ COEUR : Mariée, ou plutôt enchainée, à un homme qu'elle aimait autrefois. Brisée de l'intérieur, son coeur lui est ailleurs
PROFESSION : Conseillère municipale & professeur au lycée de Tenby
REPUTATION : Il se dit que son petit couple parfait batterait de l'aile et qu'elle serait partie de chez elle.


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MessageSujet: Sink into an ocean of maddness | Thomas Sink into an ocean of maddness | Thomas EmptySam 22 Juin - 16:19

Monsters are not under my bed
They're out dancing in my head
It's burning in my chest
I just keep on telling me
That he will never come back to my door

Après avoir vu John, Keelin devait désormais rencontrer Thomas Weston. L’architecte lui avait expliqué que le policier avait plusieurs solutions à lui proposer pour s’extirper de la situation actuelle. La jeune femme ne pouvait pas se cacher éternellement chez d’autres personnes et ne pouvait pas non plus retourner chez elle tant que le problème n’était pas réglé. Elle espérait donc obtenir des nouvelles positives qui lui permettrait d’entrevoir le bout du tunnel. L’enseignante avait réfléchi et elle envisageait maintenant de retourner au moins dans sa famille, histoire d’être entourée de ses proches et de calmer les rumeurs. Chez les Granger, les commères arrêteraient de s’acharner contre elle. Les gens soupçonneraient simplement un divorce entre les Harper. Et comme son frère était aussi au courant de ce qui se passait, elle ne resterait jamais seule bien longtemps. Bien sûr, Drew essayerait de venir la voir mais elle pourrait peut-être le dissuader de parler. Il fallait juste trouver les arguments pour le convaincre, autre que celui de retourner vivre sous le même toit ou que de rester sa femme. Et pour ça, elle devrait l’affronter encore une fois. Résolue, Keelin avait pris la décision de se séparer mais elle devait aussi trouver le moyen que ses secrets le restent sinon cette bonne résolution tomberait aussi à l’eau. Toutes ces réflexions dépendraient grandement de sa confrontation avec le Weston. John avait confiance en lui alors elle ne s’inquiétait pas trop. Le policier s’était apparemment plus soucié du fait que son mari la tabassait que de ses écarts de conduite pour faciliter l’entrée de familles de réfugiés dans le pays.

Il avait fallu trouver un lieu de rencontre ailleurs que chez elle et ailleurs que chez John qui gardait Jack alors il avait été convenu que le flic viendrait la voir chez l’amie qui l’hébergeait en dehors de la ville. Il arriva d’ailleurs en ce début d’après-midi. Le temps de l’inviter à entrer et de l’installer dans le salon, l’amie de Keelin les abandonna ensuite pour les laisser discuter tranquillement. En effet, l’enseignante ne lui avait pas tout raconté – ni ses actions au parlement, ni la partie qui concernait John – et elle serait plus à l’aise pour parler ouvertement en son absence. Une fois son amie partie, Keelin serra la main de l’agent pour le saluer et prit la parole. « Bonjour Thomas. Merci d’être venu. Je peux vous offrir quelque chose à boire ? » Elle attendit la réponse du policier et partit dans la cuisine pour lui servir ce qu’il demanda et se prendre un café. Keelin retourna ensuite s’asseoir en face de lui. Les marques et les bleus sur son corps s’étaient estompées depuis le jour fatidique mais on pouvait encore les deviner, notamment les traces sur son cou, ce cou que Drew avait serré au point de faillir l’étrangler sous le coup de la colère. Il allait être difficile pour elle de revivre encore une fois ces événements, mais Thomas aurait besoin de l’interroger pour connaître les détails de son quotidien et de ce qu’elle avait vécu alors elle répondrait à toutes ses questions. « J’ai vu John hier, il m’a dit que vous pourriez peut-être m’aider. » Cette douce entrée en matière les glissa tout de suite dans le vif du sujet. Elle avait expliqué à l’architecte qu’elle connaissait surtout Thomas de vue parce qu’elle était très impliquée dans les projets de la ville et surtout parce que sa fille avait fréquenté le lycée quelques années auparavant. Si l’enseignante ne l’avait jamais eu dans ses cours, elle l’avait retenue parce que la petite Weston pratiquait l’escrime comme son petit frère. Mais de Thomas, elle ne savait pas beaucoup finalement.

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Because of you
I cannot cry, because I know that's weakness in your eyes ▬ I'm forced to fake, a smile, a laugh everyday of my life, my heart can't possibly break, when it wasn't even whole to start with.
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Thomas E. Weston
Thomas E. Weston
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Penny, Lula, Jaya, Eleanor, Rhys & Trystan
TON AVATAR : Pedro Pascal
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ARRIVÉE À TENBY : 15/07/2015
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ÂGE DU PERSONNAGE : 43 ans (24 Octobre 1975)
CÔTÉ COEUR : Amoureux d'Eléa.
PROFESSION : Flic, il vient de reprendre du service après une suspension.
REPUTATION : La famille Weston s’agrandit ! Il se murmure que ce cher Thomas a un nouveau neveu et un nouveau gendre... Inutile de vous préciser qu'il ne se réjouit que pour un des deux...


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MessageSujet: Re: Sink into an ocean of maddness | Thomas Sink into an ocean of maddness | Thomas EmptyJeu 27 Juin - 18:52

And it's hard to dance with a devil on your back
So shake him off
It's always darkest before the dawn

Tenby était son fief et Thomas en connaissait par cœur, le moindre recoin, la moindre rue. Il n’a donc aucune difficulté à trouver la maison de l’amie chez qui Keelin Harper s’était réfugiée pour échapper à son ex-mari. Fidèle à sa promesse à John, il s’apprêtait en effet à la rencontrer pour voir s’il est en mesure de l’aider avec ses problèmes conjugaux. De toute façon, même sans son amitié pour John, il aurait essayé de l’aider. Rien ne le répugnait plus que les hommes violents envers les femmes et en particulier leurs femmes… Après avoir frappé à la porte d’entrée, celle-ci s’ouvre rapidement, signe qu’il est attendu. Il est alors accueilli par Keelin et son amie, puis conduit au salon où la maîtresse de maison s’éclipse avec délicatesse pour le laisser en tête à tête avec la Harper. Il était vrai qu’ils allaient certainement être contraints de développer quelques points désagréables… Enfin, pour le moment, ils en sont encore aux banalités. « Bonjour Keelin, et de rien. » Dit le flic en serrant la main que la jeune femme lui tendait, le remerciant d’être venu. Il lui adresse un petit sourire. « Je veux bien un café s’il vous plait. » La brune disparaît dans la cuisine et lui de son côté prend place dans un confortable petit fauteuil, attendant le retour de son interlocutrice.

Elle ne tarde pas et revient avec deux mugs fumants, et lui en donne un avant de s’asseoir en face de lui. Elle reste silencieuse, quelques instants, ne sachant visiblement pas par où commencer. C’est vrai que ce n’était pas évident comme conversation. Le Weston profite de ce temps mort pour la jauger discrètement, essayant de deviner son état d’esprit. Les ombres violacés qu’ils devinent encore sur cou étaient là pour témoigner que cette femme avait récemment vécu l’enfer mais aucune agitation ne transparaissait dans son regard sombre. Au contraire, celui affichait un calme qui s’apparentait presque à de la détermination. « J’ai vu John hier, il m’a dit que vous pourriez peut-être m’aider. » Il hoche la tête positivement. « Oui, malheureusement, dans mon quotidien, je rencontre souvent des hommes comme votre mari… » Dit-il d’une voix lourde de sens. « Ce qui fait que je sais comment ils fonctionnent globalement… Avec John, on a pensé que ça serait utile pour la suite des évènements. » Lui aussi visiblement, avait du mal à entrer dans le sujet. Sans doute parce qu’il ne connaissait pas très bien Keelin. Il ne savait pas s’il pouvait se permettre de lui donner des conseils et sur quel ton. D’ordinaire, il commençait par réconforter la victime aussi mais rien dans l’attitude sereine de la brune ne laissait paraître qu’elle en avait besoin.

La situation pressait néanmoins, il ne pouvait pas tergiverser alors qu’elle avait quitté le domicile conjugal depuis quelques jours déjà. Il décide donc de parler à la Harper comme il parlerait à n’importe quelle femme venant lui demander son aide au poste dans une situation similaire. « Vous avez fait le plus difficile en le quittant. Maintenant, je pense qu’il est important qu’on discute de ce qu’il va se passer dans l’immédiat. Il va forcément réagir et il faut qu’on soit prêts à le contrer. L’important, c’est qu’il ne puisse plus avoir aucune emprise sur vous ou vous approcher. Il ne faut surtout pas retourner en arrière. » Il lui lance un regard empreint de sympathie, qui contre un peu la fermeté de ses paroles. Il ne voulait pas brusquer mais il fallait qu’il le dise. Combien de victimes faisaient marche arrière, trop effrayée ou pas assez soutenues par un système défaillant… « John pensait que je pourrais aider avec deux choses : d’abord vous aider à vous assurer que vous êtes en sécurité physiquement dans les jours à venir et ensuite, voir ce qu’on peut faire au niveau de la procédure et du chantage qu’il vous faisait…. Vous avez déjà réfléchi à l’un de ses deux points ? » Reprend t-il ensuite, voulant déjà savoir ce qu’elle souhaitait elle avant de dire quoi que ce soit de plus.


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She’s is actually the most kindest, and sweetest person you could ever meet. I’m in love with her. And once you get lucky with someone like that, someone who feels absolutely too much, then you’ll know. You’ll know that they were made exactly for you. And she’ll need you just as much as you’ll need her. Things will work themselves out. The love you two share will be the most indestructible and indescribable thing in the world. And that’s the most beautiful love anyone could ever feel.
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MessageSujet: Re: Sink into an ocean of maddness | Thomas Sink into an ocean of maddness | Thomas EmptyDim 30 Juin - 11:44

Monsters are not under my bed
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Après s’être installée en face de Thomas, Keelin ne mit pas longtemps à aborder le sujet qui avait amené à cette rencontre entre le policier et elle. D’après John, l’agent était susceptible de pouvoir l’aider à s’en sortir. Dans cette histoire, il ne suffisait pas à l’enseignante de porter plainte contre son mari et de rester éloignée de lui. Elle devait trouver le moyen de le dissuader de dévoiler les largesses qu’elle avait utilisées quand elle travaillait au parlement gallois. Thomas lui expliqua qu’il était régulièrement confronté à des situations de violence conjugale et qu’il savait globalement comment fonctionnaient des hommes tels que son mari. Son expérience pourrait donc s’avérer utile pour Keelin. « Beaucoup de femmes battues réussissent à échapper aux griffes de leur mari ? » Demanda la brune d’une voix calme, histoire de se faire une idée sur ses chances. A force d’avoir gardé ce masque d’apparence durant des années, elle ne montrait pas beaucoup ses émotions. La jeune femme avait déjà craqué chez John à de multiples reprises et elle avait bien eu le temps de réfléchir à la situation ces derniers jours. Elle était sûre de ne pas vouloir retourner chez elle et il était nécessaire d’agir vite pour anticiper la suite. Drew n’était pas encore allé voir la police pour aller la dénoncer, signe que lui aussi attendait de voir ce que Keelin ferait car les deux époux étaient en mesure de faire tomber l’autre. Mais cette situation ne pourrait pas s’éterniser plus de quelques jours, sinon elle devrait se résoudre à rentrer chez elle pour ne pas que la vérité éclate au grand jour. Autant dire que l’enseignante souhaitait vraiment éviter un tel scénario.

Thomas lui assura qu’elle avait déjà fait l’étape la plus difficile en partant de chez elle. Il fallait donc discuter des moyens d’agir et de le contrer car Drew avait en effet toujours une emprise sur elle. « Oui, je voulais partir depuis longtemps mais John vous a sûrement expliqué ce qu’il avait contre moi. Ce que j’ai fait. Il ne me suffit pas de porter plainte contre lui sous peine d’avoir des ennuis plus importants moi aussi. Sans parler de ceux que j’ai aidé. » La situation était donc très complexe à résoudre et elle ne voyait franchement aucune solution satisfaisante pour le moment. « La dernière fois a été plus… incontrôlable. Il aurait été capable de me tuer. C’est pour ça que je ne peux pas retourner chez moi. Mais si je ne trouve pas le moyen de le quitter, j’y serai obligée. » Expliqua-t-elle, d’une voix nerveuse. Thomas lui indiqua ensuite que John pensait que l’agent pouvait l’aider sur deux points dans l’immédiat : la mettre en sécurité et voir ce qu’il était possible de faire en termes de procédure. Y avait-elle déjà réfléchi ? « Oui. Je pensais peut-être retourner dans ma famille mais je ne sais pas si c’est une bonne idée. Ils ne sont pas au courant de ce qui se passe et Drew pourrait m’y retrouver. Qu’en pensez-vous ? » Hormis Danny, ses proches ignoraient tout de ce qui se passait. Les parents n'étaient pas là et sa fratrie était plus jeune qu'elle ; elle ne voulait pas leur causer d'ennuis. Keelin prit une longue inspiration, désemparée. Parler à Thomas la confrontait à nouveau à tous les problèmes qu’il faudrait surmonter avant de voir le bout du tunnel. Si elle envisageait vraiment de se séparer de son mari, l’histoire ne faisait que commencer. « John… Il m’a donné des preuves que Drew avait contre moi mais je ne sais pas si mon mari en a encore. Ce qui m’importe vraiment c’est qu’il sorte de ma vie et qu’il me laisse tranquille, une bonne fois pour toutes. Croyez-vous qu’il existe un moyen ? Il ne lâchera pas l’affaire facilement. » Elle but une gorgée de son café et serra ses mains légèrement tremblantes sur la tasse pour cacher son inquiétude grandissante. Une autre question taraudait l’esprit de l’enseignante. Après tout, elle avait enfreint les règles elle aussi. Thomas la couvrirait-il malgré tout ? « Est-ce que… vous me voyez comme une criminelle ? Je veux dire, vous êtes policier, et vous savez que j’ai transgressé la loi. Et vous êtes quand même prêt à m’aider ? »

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Thomas E. Weston
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MessageSujet: Re: Sink into an ocean of maddness | Thomas Sink into an ocean of maddness | Thomas EmptyVen 5 Juil - 18:49

And it's hard to dance with a devil on your back
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« Lorsqu’elles sont bien entourées, oui. » Thomas essaye de donner de l’espoir à Keelin Harper avec cette réponse positive. Car malgré le calme apparent dont elle fait preuve depuis le début de leur entrevue, il a bien vu un voile d’inquiétude altérer brièvement son visage lorsqu’elle lui avait demandé si beaucoup de femmes échappaient à leurs maris violents. Elle avait peur. Le flic ne devait pas laisser les apparences lui faire oublier qu’il avait une victime en face de lui, et qu’elle avait vécu des évènements traumatisants. Il devait donc faire preuve de douceur. Ainsi, quand Keelin se livre un peu plus ensuite, son premier réflexe est de la rassurer à nouveau avant de s’intéresser aux détails pratiques qu’elle vient de lui livrer. « Oui, John m’a expliqué qu’il vous faisait du chantage… Mais même sans cela, beaucoup de femmes mettent du temps à prendre la décision de s’enfuir et il n’y a rien de honteux à cela. L’emprise psychologique qu’un mari peut avoir sur sa femme peut être réellement dévastatrice… Certaines personnes ne le comprennent pas mais je vous assure que pour ma part, je ne vous juge pas. » Il se sent obligé de le préciser car il avait eu l’impression que la brune essayait plus ou moins de se justifier en expliquant pourquoi elle avait mis tant de temps avant de quitter le domicile conjugal. « Cela dit, ce que vous avez fait pour protéger ces anciens sans-papiers est tout à votre honneur. » Ajoute t-il, se faisant la réflexion que les personnes à ce point désintéressées étaient plutôt rares de leurs jours.

Il tressaillit ensuite en entendant que Drew Harper avait failli tuer sa femme. « Si je raisonnais uniquement en flic, je vous dirai que c’est dommage que vous n’ayez pas été faire constater vos blessures le soir même, parce que vous auriez pu porter plainte pour tentative d’homicide, et là, on aurait parlé de peines bien plus répressives et des moyens d’action bien plus efficaces que pour des violences conjugales. » Il se permettait de donner son avis car elle l’avait sollicité. Bien qu’il soit tout à fait conscient que les « si » ne les mèneraient pas très loin. Il répond donc plus directement à la question de son interlocutrice. « Je pense que peu importe ce qu’il se passe, vous ne devez absolument pas retourner chez vous. Ni même vous retrouvez seule avec votre mari. Comme vous venez de me l’apprendre, il représente un véritable danger pour vous… » C’est plus fort que lui, les yeux du moustachus vont se poser quelques instants sur les traces violacés qui parsèment le cou gracile de la jeune femme. Ça le rendait vraiment malade. Il n’osait pas imaginer ce que ça pouvait être pour John qui appréciait beaucoup Keelin… « La meilleure solution serait que vous restiez cachée ici. Mais je suppose que votre amie ne peut pas vous héberger de manière permanente et que vous devrez aussi retourner au travail… Aller dans votre famille pourrait être bénéfique car vous serez bien entourée mais effectivement, s’ils ne sont pas au courant, ça peut être compliqué. Et oui, il y a de fortes chances pour que ce soit le premier endroit où Drew vienne vous chercher. » Il réfléchissait presque à voix haute en disant tout cela. « Et puis, sans vouloir être pessimiste, Tenby est une petite ville. Quel que soit l’endroit où vous choisissez de rester, il risque de vous retrouver. Peut-être que la solution est de ne pas se cacher. Et finalement, au moins déposer au moins une main courante pour obtenir une ordonnance restrictive qui le forcera à rester loin de vous. Comme ça, s’il vient vous trouver quand même, il sera en tort et en infraction de la loi. »

Ce n’était pas ce qu’il avait prévu de dire initialement mais plus ils parlaient, plus la situation devenait claire. « Je crois qu’on a pas le choix de contre attaquer fermement. Ça veut dire vous exposer un peu mais les choses sont allées trop loin. Je pense qu’une ordonnance restrictive pourrait commencer à l’intimider même si ça revient à faire un pas vers une procédure officielle. Car malheureusement, comme vous, je ne pense pas qu’il vous laissera simplement partir. » Tout cela ramenait invariablement le débat à la question de ces fameuses preuves. Le Weston avait déjà commencé à discuter du problème avec John mais celui-ci ne savait pas exactement de quelle façon Keelin avait enfreint la loi et si ce qu’il avait récupéré chez Drew était suffisant. Il profite donc que la jeune femme y fasse allusion pour lui poser directement la question. « La question est donc de savoir s’il peut toujours riposter si on s’aventure à l’attaquer plus frontalement. Vous me dites que vous n’êtes pas sûre que John ait récupéré toutes les preuves ? Est-ce que sont les seules preuves ou est-ce qu’il est possible d’en trouver d’autres ? S’il clame par exemple sans les  preuves récupérés par John que vous avez falsifié les procédures, est-ce qu’il est possible de vérifier au niveau des dossiers au Parlement ? On doit éclaircir ce point avant de penser à la suite. »

Il voit que les mains de Keelin commencent à trembler autour de sa tasse, alors il relâche un peu le rythme de ses questions, pour se montrer à nouveau rassurant. « On trouvera un moyen, on va chercher tout ce qu’il est possible de faire pour que vous n’ayez plus à souffrir de la situation. Je vous promets de faire tout ce qui en mon pouvoir. » Il la regarde dans les yeux, voulant lui montrer qu’il est sincère. Mais très rapidement, en entendant la question suivante de Keelin, il comprend qu’il s’était peut-être mépris sur les motifs de son inquiétude soudaine. « Bien sûr que je vais vous aider. Car à mes yeux, vous n’êtes pas une criminelle… Certes mon métier est de faire appliquer la loi mais c’est comme ça que je vois parfois à quel point elle peut être absurde… Et ne parlons pas de toutes ces procédures qui ne tiennent pas compte des réalités… A mes yeux, ce que vous avez fait est bien. Pour moi être policier consiste justement à ne pas tout voir en noir et en blanc ou à appliquer à la lettre la loi. Le but est avant tout de  faire ce qui est juste. Et à aider les gens. Vous avez aidé des personnes en difficulté qui l’étaient à cause d’une procédure absurde. Sauf si vous avez fait entrer des criminels sur le territoire, je ne vois pas ce que je peux vous reprocher… » Dit-il gentiment, se doutant bien que sa dernière hypothèse était peu probable.

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MessageSujet: Re: Sink into an ocean of maddness | Thomas Sink into an ocean of maddness | Thomas EmptyDim 14 Juil - 21:54

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Selon Thomas, les femmes battues qui étaient bien entourées parvenaient à se soustraire à l’influence de leur mari violent. Si Keelin avait porté plainte contre Drew et si elle en avait parlé à sa famille, l’échappatoire serait sans doute plus à sa portée mais les circonstances étaient loin d’être normales dans le sens où elle subissait aussi un chantage. Au courant des grandes lignes de toute cette affaire, le policier rassura l’enseignante et lui indiqua que beaucoup de femmes prenaient du temps avant de réussir à trouver le courage de s’enfuir. Certaines épouses avaient parfois leurs raisons de rester, quand par exemple des enfants se retrouvaient impliqués dans les histoires de couple. Heureusement, Keelin et Drew n’étaient pas parents et si elle n’était pas partie plus tôt, c’était en partie par emprise psychologique mais surtout à cause des autres menaces qu’il exerçait sur elle. La jeune femme ne souhaitait certes pas que les deux familles de sans-papiers qu’elle avait aidée soient renvoyées chez elles à cause de vices de procédure et elle ne voulait pas atterrir derrière les barreaux non plus. « Je ne veux pas d’ennuis à cause de ce que j’ai fait. J’ai agi sans réfléchir à long terme, j’aurai bien dû me douter que ça ressortirait un jour mais je n’aurai jamais pensé que ça viendrait de la personne qui partage ma vie depuis toutes ces années. » Drew n’avait pas toujours été cet individu horrible. Au début, ils s’étaient aimés d’un amour profond. Et puis les démons de l’alcool étaient passés par chez lui, leur relation s’était dégradée, il avait reproché à Keelin d’être trop carriériste, des disputes avaient éclatés et s’étaient accumulées jusqu’au jour où il avait levé la main sur elle une première fois, puis une seconde. Elle avait finalement décidé de mettre un terme à leur mariage. Craignant de la voir partir pour de bon, il s’était servi de tous les moyens possibles et imaginables pour la garder auprès de lui. L’amour que l’on portait à une personne pouvait-il justifier de telles extrêmes ? Chercher à posséder une personne relevait-il encore de l’amour ? Moins d’une semaine auparavant, Drew avait failli la tuer, ni plus ni moins. Il s’était transformé en un monstre, un homme qu’elle ne reconnaissait pas. Celui que Keelin avait un jour aimé était mort depuis de longues années. « Je ne comprends pas qu’une personne aussi douce et aussi aimante que lui se soit transformée en un homme si violent. Il a eu des problèmes liés à l’alcool qui lui ont réveillé des insécurités et puis un jour, tout a dégénéré. J’ai naïvement pensé que ça ne se reproduirait pas, mais ça a recommencé encore et encore. Comment peut-on basculer à ce point ? » L’enseignante leva les yeux vers le policier, loin de se douter que lui aussi avait connu des problèmes liés à la boisson. « Quelles excuses ces types violents que vous avez croisé vous ont donné pour justifier leur geste ? » La plupart avait un égo surdimensionné et accusait leurs femmes d’être des infidèles, des salopes de premières ou ils les prenaient simplement pour leur souffre-douleur, leur défouloir. Il ne fallait pas chercher plus loin.

Comme Thomas déplorait qu’elle n’ait pas été trouver la police pour témoigner visuellement de ses blessures et porter plainte pour tentative d’homicide, Keelin hocha la tête d’un air désolé. A nouveau, elle avait redouté d’approcher la police pour protéger son secret. Par contre, elle avait été plus réfléchie et elle avait pris des photos de ses blessures à l’aide de John et de Sally. Elle se pencha pour prendre son téléphone sur la table basse du salon et ouvrit sa galerie pour montrer les images à Thomas. « Vous pouvez regarder si vous n’êtes pas facilement choqué. » Celles-ci démontraient une violence inouïe notamment par rapport aux marques sur son cou et aux énormes bleus et nombreuses contusions sur son corps au lendemain de son agression. « Je ne sais pas si les photos pourront être d’une quelconque utilité mais je pense que nul ne pourra sous-entendre que je me suis infligée ça toute seule… » Elle essayait d’imaginer les arguments qui pourraient contrer ces photos, sans parler des personnes qui avaient vus ses coups entre John, son frère et son amie qui l’hébergeait. « Enfin oui, on me demandera pourquoi je n’ai pas porté plainte. Vous voyez ce que je veux éviter. On en revient toujours au même problème. » Thomas lui assura alors que l’essentiel était avant tout qu’elle ne retourne pas chez elle puisque son mari représentait une véritable menace. Il lui conseilla même de rester cacher chez son amie même si cette situation ne pouvait clairement pas durer chez Sally et que Keelin devrait aussi bientôt retourner travailler. « Je me suis mise en incapacité. L’année scolaire va bientôt se terminer, je serai tranquille l’été. Et pour la municipalité, je peux encore me débrouiller pour prolonger un peu. Mais oui, il faut vite trouver une solution et j’ai peur qu’il n’y en ait aucune satisfaisante sans que les facilités accordées aux sans-papiers ne soient éventées. J’aurai enduré tout ça pour rien. » Si elle avait tenu aussi longtemps, c’était en grande partie pour protéger ce secret. Si Drew en parlait, elle serait restée pour rien. Elle aurait subi tout ceci juste pour son bon plaisir – ce qui était déjà le cas mais Keelin n’était pas encore assez détachée pour s’en rendre compte. « Mon plus jeune frère est au courant mais je ne peux pas lui demander d’être toujours là. Et si je les mets tous au courant, Drew le saura vite aussi. D’un autre côté, il finira bien par me retrouver comme vous dites. Je me sens coincée. » Cette fois, la jeune femme laissa transparaître toute l’inquiétude sur son visage et elle l’enfouit d’ailleurs entre ses deux mains à court d’idées. Pourtant John lui avait proposé une alternative qui n'était pas dénuée d'intérêt : louer un endroit excentré le temps de trouver une solution. Généreux, il avait même offert de le faire pour elle sous prétexte qu'un client viendrait visiter un chantier. Drew pourrait toujours la retrouver sur son lieu de travail mais il ne saurait pas où elle habiterait et elle ne s'imposerait plus chez son amie. « Enfin, John a suggéré que je loue un endroit en dehors de la ville ou de s'en charger sous couvert de son travail. » C'était une option envisageable mais l'enseignante devait encore y réfléchir. Thomas lui proposa alors d’arrêter de se cacher car il pouvait essayer d’obtenir une ordonnance restrictive via main courante. Qu’est-ce qui empêcherait Drew de lui causer des ennuis ? Le policier poursuivit alors avec une nouvelle tactique : pour que le mari de Keelin se taise, il fallait contre-attaquer, l’intimider. « En fait, si je pouvais être sûre qu’il n’avait plus de preuves, je pense que plus rien ne m’empêcherait d’entamer une procédure officielle, oui. » Elle chercherait à divorcer et à le sortir définitivement de sa vie. Thomas orientait d’ailleurs la conversation dans le même sens. Était-il possible de trouver des traces des contournements de procédures au Parlement ? « En principe non, j’ai détruit tous les documents susceptibles d’être incriminants à l’exception de la copie que j’avais gardée chez moi. Si Drew ne l’a pas dupliquée, il ne devrait pas exister d’autres traces que celles dans cette enveloppe. » Il lui était difficile d’aller vérifier dans les archives parlementaires maintenant qu’elle n’y travaillait plus et encore moins envisageable de demander à un ex-collègue sans éventer une fois de plus ce secret. Trop risqué. « Non, il ne reste normalement pas de traces. » Elle répétait l'information comme pour se rassurer. Après, Keelin n’était pas un as de l’informatique. Si quelqu’un payait un hacker pour remonter dans les mémoires des ordinateurs, peut-être qu’il pourrait retrouver un élément mais heureusement pour la Granger, sa vie n’était pas le scénario d’un film de James Bond et personne ne chercherait jamais sous le simple prétexte des délires de son taré de mari. Cette histoire se refermait comme un cercle vicieux sur elle et les mains de Keelin tremblèrent tout en tenant fermement la tasse. Thomas essaya à nouveau de la rassurer et lui promit de faire tout son possible pour la sortir de ce pétrin. « Merci… » Souffla-t-elle à voix basse.

Elle lui demanda ensuite s’il ne la voyait pas comme une criminelle. A nouveau, il lui tranquillisa l’esprit. Il y avait la loi, et puis, il y avait la réalité. Thomas avait bien conscience que la vie était parfois plus nuancée et il approuvait complètement ce que Keelin avait fait pour aider ces pauvres familles en détresse qui risquaient d’être séparées à cause de l’absurdité des procédures. Un mince sourire s’afficha sur les lèvres de la jeune femme lorsqu’il espérait simplement qu’elle n’avait pas fait entrer des bandits dans le pays. « Oh non ! J’ai vérifié, vous pensez bien. » L’enseignante avait de la chance d’être tombée sur un policier qui réfléchissait sur le contexte dans son ensemble et n’agissait pas par excès de zèle. Le Harding avait eu raison de lui accorder sa confiance et de le lui conseiller. « J’ai de la chance d’être tombée sur quelqu’un de compréhensif comme vous… Et pour John, pouvez-vous m’assurer qu’il n’aura pas d’ennuis non plus pour ce qu’il a fait ? S’en prendre à Drew ? » Keelin voulait aussi se rassurer sur ce point car malgré qu’elle avait été ébranlée d’apprendre une telle nouvelle, il avait risqué gros pour elle.


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Thomas E. Weston
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ÂGE DU PERSONNAGE : 43 ans (24 Octobre 1975)
CÔTÉ COEUR : Amoureux d'Eléa.
PROFESSION : Flic, il vient de reprendre du service après une suspension.
REPUTATION : La famille Weston s’agrandit ! Il se murmure que ce cher Thomas a un nouveau neveu et un nouveau gendre... Inutile de vous préciser qu'il ne se réjouit que pour un des deux...


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MessageSujet: Re: Sink into an ocean of maddness | Thomas Sink into an ocean of maddness | Thomas EmptyJeu 18 Juil - 21:20

And it's hard to dance with a devil on your back
So shake him off
It's always darkest before the dawn

« On ne pense jamais que la personne qu’on a juré d’aimer et de chérir jusqu’à la fin de nos jours peut devenir notre pire ennemi en l’espace de quelques années… » Murmure Thomas, sensible aux interrogations de Keelin. Pour avoir lui-même connu un divorce catastrophique durant lequel son ex-femme avait emmené sa fille loin de lui, il savait bien à quel point un mariage pouvait dégénérer… « Mais vous savez, peu importe les excuses ou les explications que ces types donnent… C’est une violence malsaine et surtout impardonnable. Le stress au travail, l’alcool, la pauvreté, la jalousie... Il existe des facteurs qui la déclenchent mais en aucun cas, ils ne peuvent la justifier. Peut-être que quelque chose a transformé votre mari, qu’il s’est débattu avec des problèmes mais en aucun cas, il n’avait le droit de reporter sa colère ou sa frustration sur vous. » Il avait peut-être l’air d’enfoncer des portes ouvertes mais parfois, les victimes de violence avait simplement besoin d’entendre que ce n’était pas de leur faute. Bien trop souvent, elles se sentaient coupables. De s’être laissées faire. De ne pas avoir riposté. De ne pas s’être enfuies. Ou tout simplement de s’être tues… Thomas n’en rajoute donc pas quand Keelin lui fait comprendre qu’elle n’a pas signalé officiellement la dernière agression de son mari à son égard. Au contraire, il essaye de la rassurer, en se focalisant sur le positif lorsqu’elle lui montre qu’elle a tout de même pris des photos.

« C’est pas aussi probant que si un médecin légiste les avait prises mais c’est déjà bien d’avoir pensé à prendre des photos ! Et les personnes qui vous ont aidé à les prendre pourront témoigner si besoin… Oui, je pense que c’est recevable devant un tribunal par exemple… » Dit-il en jetant un coup d’œil sur les photos que Keelin lui montrait. Non, il n’était pas facilement choqué, côtoyant la mort et la violence plus souvent qu’il ne le voudrait mais il ne s’attarde pas sur les clichés pour autant. Pas de voyeurisme inutile, il avait simplement besoin de vérifier si ces dernières pouvaient servir de preuves ou pas… De toute façon, les marques sur le coup de Keelin étaient éloquentes. Quelqu’un qu’un avait essayé de l’étrangler, ça crevait les yeux… « Et si on vous demande pourquoi vous n’avez pas porté plainte, vous pouvez dire que vous étiez terrifiée. Personne ne s’acharne sur les victimes, ne vous inquiétez pas… C’est exactement pour ça que John m’a demandé de venir vous voir. Pour que je vous aide à vous en sortir sans que ce que vous avez fait au Parlement ressorte. Personne ne vous oblige à dire toute la vérité. » Oui, c’était bizarre dans la bouche d’un flic mais comme il l’avait expliqué à son interlocutrice, tout n’était pas noir ou blanc, et parfois, il fallait juste faire preuve de bon sens aux dépens de la loi ou de la vérité absolue. Sinon on devenait un bureaucrate accro à la procédure plutôt qu’un humain.

« Pour l’endroit où vous resterez, il faut que vous choisissiez la solution la plus confortable pour vous. Vous venez de vivre des moments éprouvant et désormais, vous avez le droit de vous sentir en sécurité et de vous remettre. » Reprend ensuite le flic lorsque la brune lui a dévoilé ses solutions de repli. Il voit bien qu’elle est désespérée, inquiète à l’idée de mettre ses proches en danger et tout simplement… apeurée. « Je comprends que vous vouliez protéger votre famille… La solution de John me donc paraît pertinente. Sans adresse, ni rien d’officiel ou un de vos proches avec vous, votre mari ne saura pas où chercher et votre famille ne sera pas menacée dans le processus... Si vous ne bossez plus qu’à la mairie durant l’été, ça sera le seul endroit où il pourra essayer d’entrer en contact avec vous et contre ça on peut lutter ! » Dit-il gentiment en essayant de croiser son regard. « Vous savez, le commissariat est juste à côté de la mairie. Donc si votre mari vient vous trouver sur le parking, vous pourrez m’appeler. Je viendrai lui dire de partir. Idem s’il se présente à l’accueil. Je pourrai aussi brieffer un collègue pour les fois où je ne suis pas là… Et il y a même certaines fois où je pourrai vous raccompagner si vous le souhaitez… » Propose t-il. Il n’avait pas menti en disant à John qu’il était réellement prêt à aider et à chercher des solutions avec la Harper… Immédiate et différées. Car certes, il fallait la cacher mais sur le long-terme, il fallait surtout l’aider à se sortir de son mariage. Et ça passait par la nécessité de la soustraire au chantage que lui faisait son conjoint.

« J’ai compris, vous voulez protéger les demandeurs d’asile coûte que coûte et ne pas avoir l’impression d’avoir subi tout ça pour rien. Je comprends que ce soit important pour vous. » Thomas notifie bien qu’il a compris les enjeux importants pour elle et que même s’il essaye de la convaincre de lancer une procédure officielle, il garde tout cela  à l’esprit. En même temps, il réfléchit encore et toujours à leurs options tandis que Keelin lui fournit les détails qu’il manquait à propos des fameuses preuves détenues par son mari. «  Pas de traces ? Mais c’est une très bonne nouvelle. Finalement, John a fait une bonne chose en récupérant cette enveloppe.» S’exclame Thomas. Mais il est vite rattrapé par le doute. Se pouvait-il que ce soit aussi simple ? Il avait bien entendu la répétition de la Harper, qui essayait de s’en convaincre à voix haute. Il fallait quelque chose de plus certain. Et soudain, le moustachu a une idée. « S’il n’y a pas de traces et qu’on est certains que votre mari n’a plus de preuves, on pourrait presque prendre les devants. Lui faire parvenir des papiers pour un divorce en lui expliquant que c’est dans son intérêt de le signer et de vous laisser partir. Qu’il n’a plus de moyen de pression alors que vous oui. Vous pouvez faire valoir qu’il vaut mieux pour lui que vous divorciez pour un motif neutre plutôt que prendre le risque de vous voir lancer une procédure officielle en révélant qu’il vous battait. Les gens sont attachés à leur réputation ici. Et il risque d’avoir un casier judiciaire. Tout cela pourrait le faire réfléchir… Et l’empêcher de parler des sans-papiers de peur des représailles. » Plus, il parle, plus il trouve l’idée bonne et spécule dessus. « En fait, on se focalise peut-être même trop sur les preuves. Peut-être qu’on a juste besoin de trouver nos propres moyens de pression… »

Il laisse cette idée en suspens, le temps de voir ce qu’elle en pense. Il faisait tout son possible pour la mettre en confiance et il avait l’impression que ça commençait à fonctionner. Keelin semble touchée par sa promesse de l’aider coûte que coûte et le remercie. Elle est aussi clairement soulagée quand il lui explique qu’il ne la considère pas comme une criminelle et elle parvient même à sourire en lui jurant qu’elle n’a fait rentrer aucun dangereux criminel sur le territoire. Thomas lui retourne son sourire mais le moment ne dure pas, car la jeune femme lui fait comprendre qu’elle s’inquiète aussi pour John. Cette fois-ci, le flic se fait plus hésitant. « Malheureusement, je ne peux pas vous promettre formellement que tout ira bien pour John. Pour sûr, il n’aura pas d’ennuis par moi mais comme pour vous, ce qui va lui arriver dépend entièrement des réactions de votre mari. Il a pris un gros risque pour vous aider et j’espère de tout cœur qu’il ne le paiera pas car il l’a fait avec de bonnes intentions mais ça serait mentir de dire que je ne m’inquiète pas des éventuelles conséquences pour lui. » Il ne voulait pas faire culpabiliser Keelin mais les choses étaient telles qu’elles étaient. Il n’en dit pas plus, sentant le terrain glissant. Après tout, il ne savait pas quels détails son ami avait révélé à Keelin et il ne voulait pas les révéler à sa place. C’est pour ça qu’il ne parle même pas du flingue (ne sachant pas si John lui a simplement révélé qu’il avait violenté Drew ou s’il avait osé parler en plus du flingue)  et des ennuis que pourrait avoir John avec les fédéraux chargés de son programme de protection dont il avait violé les conditions… Thomas était décidé à le couvrir même s’il aurait préféré que John soit moins irréfléchi sur ce coup-là.

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She’s is actually the most kindest, and sweetest person you could ever meet. I’m in love with her. And once you get lucky with someone like that, someone who feels absolutely too much, then you’ll know. You’ll know that they were made exactly for you. And she’ll need you just as much as you’ll need her. Things will work themselves out. The love you two share will be the most indestructible and indescribable thing in the world. And that’s the most beautiful love anyone could ever feel.
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Keelin Harper
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MessageSujet: Re: Sink into an ocean of maddness | Thomas Sink into an ocean of maddness | Thomas EmptyJeu 1 Aoû - 23:15

Monsters are not under my bed
They're out dancing in my head
It's burning in my chest
I just keep on telling me
That he will never come back to my door

Aux yeux de Thomas, les problèmes de son mari ne justifiaient pas la violence et surtout pas qu’il ait reporté sa colère sur elle. Les paroles rassurantes du policier délestaient Keelin d’un certain poids même si le chemin pour s’en sortir se révélait encore long et sinueux. Dans le vif du sujet, la jeune femme montra à l’agent les photos qu’elle avait prises peu après son agression. Celles-ci illustraient clairement les marques sur son corps, notamment celle qui apparaissait toujours sur son coup. Le flic jeta un œil rapide sur les images, estimant qu’elles pourraient servir en cas de procédure officielle en plus des témoins qui avaient vu les traces de coups. Keelin avait bien remarqué que Thomas avait de l’expérience dans ce type d’affaire. Il restait calme et n’était pas facilement déstabilisé, cherchant toujours à la mettre en confiance et à la rassurer. Petit à petit, ce qui paraissait une situation insurmontable pour l’enseignante devenait un peu plus abordable. Il lui conseilla alors de plaider le sentiment de terreur dans le cas où on lui demanderait pourquoi elle n’avait pas parlé plus tôt. Les bourreaux pouvaient exercer une pression psychologique autant que physique sur leurs victimes alors l’argument se défendait – en dehors du chantage qu’il utilisait contre elle. Et Keelin en garderait, des séquelles psychologiques. Maintenant que la vérité avait éclaté devant plusieurs personnes, le masque des apparences était tombé. Sa méfiance, ses peurs, ses doutes, son attitude défensive… Tout pouvait se lire sur son visage et sur son corps. Thomas lui rappela une nouvelle fois sa mission : l’aider à s’en sortir sans dommage collatéral. Elle n’était pas obligée de dire toute la vérité. Cette intention clarifiée de la part du Weston, la jeune femme s’interrogea sur le meilleur endroit où rester à partir de maintenant. Après analyse des différentes options, Thomas lui conseilla de choisir ce qui serait le plus facile pour elle et lui donnerait le sentiment d’être en sécurité. Elle avait pensé à sa famille mais c’était risquer que la situation ne dégénère chez elle. Il y avait aussi l’alternative proposée par John, et que personnellement, le policier conseillait dans le sens où elle n’aurait pas d’adresse officielle et serait supposément introuvable. Pour son travail, il pourrait s’arranger pour passer ou envoyer un collègue en son absence si son mari l’approchait. En effet, le commissariat se trouvait juste à côté de la municipalité. Thomas lui offrait des solutions et des options concrètes pour reprendre un semblant de vie normale. Keelin releva les yeux vers lui, bluffée par son sang-froid et ses propositions constructives. Elle entrevoyait une petite lumière dans l’obscurité. « Vous feriez tout ça ? » Question rhétorique, elle se donnait le temps de la réflexion. « Je n’avais pas pensé à tout ça… Oui, ce serait peut-être envisageable alors… » Ajouta-t-elle, en songeant sérieusement à l’idée du Weston. Vivre dans une maison « introuvable », reprendre le travail avec une discrète protection… Drew pourrait très mal réagir s’il venait à être remballé de la mairie mais il n’oserait pas exploser devant un flic et à un moment donné, il fallait bien accepter de prendre des mesures et l’aide qui lui était offerte sinon Keelin ne s’en sortirait jamais. Comme la Granger répétait souvent qu’elle ne voulait absolument pas attirer d’ennuis à ceux qu’elle avait aidé, Thomas lui assura qu’il l’avait bien compris. Lorsqu’il s’informa ensuite s’il n’existait plus de traces des preuves contre elle et qu’il apprit – qu’à priori -, il n’y en avait pas, il échafauda un plan d’attaque. Keelin ne pouvait pas affirmer à 100% que plus personne ne pourrait rien trouver contre elle mais elle avait en principe effacé toute preuve écrite des facilités accordées à l’époque, en dehors de son exemplaire. « J’en suis presque sûre mais on ne peut jamais l’être tout à fait. » Répondit-elle dans un souci d’honnêteté, plus prudente cette fois. Elle écouta le moustachu : il suggérait d’envoyer des papiers de divorce pré-complétés et de sous-entendre que Drew n’avait plus de moyen de pression, que ce serait dans son intérêt à lui de se séparer pour un motif passe-partout plutôt que pour violence conjugale. Livide, Keelin avait réellement peur de jouer son destin sur un coup de poker… D’un autre côté, Drew n’avait pas encore réagi. Il n’avait effectivement plus les preuves, lui. Et la jeune femme ne voyait pas comment il pourrait se les procurer au Parlement dans le cas où des traces subsisteraient. La police n’accorderait pas beaucoup de crédit aux paroles d’un « fou » furieux. « Ce serait un coup de maître si ça fonctionnait… Vous me surprenez ! Je ne dis pas que je suis pour tout de suite mais ça mérite réflexion, c’est sûr. Il faut que je prenne du recul et que je pèse le pour et le contre. » Toutefois, Thomas souligna être peut-être en mesure de trouver d’autres moyens de pression. « Qu’entendez-vous par là ? » Demanda-t-elle, intéressée. « Voir si l’on trouverait autre chose que l’on pourrait retourner contre lui ? Je suppose que s’il avait un casier, vous l’auriez déjà su. » Hormis quelques contraventions routières comme la plupart des citoyens, Keelin ne se souvenait de rien en particulier depuis leur mariage. La jeune femme aborda alors un autre épineux problème : John. Et surtout ce qu’il avait infligé à Drew. Si son escapade partait d’une bonne intention, permettant à la jeune femme de récupérer ses preuves et de vivre un peu plus en paix pour le moment, cette démarche compliquait aussi la situation. Malheureusement, l’air hésitant de Thomas ne l’aida pas à calmer ses inquiétudes. Tout allait grandement dépendre de Drew. S’il l’épargnait elle, il n’épargnerait pas l’Irlandais. L’agent Weston ne pouvait pas prédire l’étendue des suites pour lui. « Je suis au courant de ce qu’il a fait. De la façon dont il l’a menacé et ce qu’il a utilisé pour lui faire peur. » Avoua-t-elle plus clairement pour lever toute ambiguïté. « Si par miracle, j’arrive à me séparer de mon mari sans conséquences, il peut toujours porter plainte contre John… Et il le fera. En plus d’être violent, Drew est un jaloux maladif. Il pense que John et moi sommes ensemble. Que si je l’ai quitté, ce n’est pas à cause de lui-même mais pour un autre homme. Mon mari est à côté de la plaque. Sauf quand il s’agit de contre-attaquer ; il jouera aux maris éplorés en plus de s’en prendre à lui… » Keelin marchait sur des œufs car elle se voilait difficilement la face et ne pouvait nier ressentir un certain attachement pour l’architecte, mais elle n’avait effectivement pas quitté Drew pour cette raison et elle nageait trop dans les problèmes pour seulement penser à autre chose pour le moment. Après son agression, la jeune femme s’était réfugiée chez John pour trouver de l’aide sans imaginer un instant tout ce qui en découlerait. Aujourd’hui, elle se sentait responsable de ses ennuis, de sa réaction, de cette colère incontrôlée qu’il avait eue quand il avait découvert que Drew la battait et qu’il était allé faire peur au Harper. La jeune femme s’inquiétait donc du sort de l’architecte. Si seulement elle n’était pas allée le voir, rien de tout ceci ne serait arrivé. Il ne serait pas dans la mouise jusqu’au cou. « C’est exclu. Il n’est pas question que Drew s’en prenne à lui. Je dois aussi prendre ça en compte. » Lâcha-t-elle enfin d’un air à la fois plus déterminé et plus soucieux. C’est peut-être ce qui finalement déciderait la brune à se rallier à l’idée proposée plus tôt par Thomas. Mais comment l’empêcher de parler sur John aussi ? La question était ouverte.

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MessageSujet: Re: Sink into an ocean of maddness | Thomas Sink into an ocean of maddness | Thomas EmptyDim 11 Aoû - 12:40

And it's hard to dance with a devil on your back
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« Vous feriez tout ça ? » Keelin semble surprise quand Thomas lui propose de prendre une part concrète dans leur plan pour garder son mari loin d’elle. Il lui adresse un sourire empreint de bienveillance. « Quand j’ai dit à John que je souhaitais vous aider tous les deux, je le pensais. Comment pourrais-je vous laisser vous débattre toute seule quand on voit ce qu’il vous a fait ? Je ne pourrai pas me regarder dans une glace si je vous dispensais juste quelques conseils en vous laissant en endurer les conséquences une fois que vous les aurez appliqués…  Bien sûr que je le ferai. » Ce qui satisfait le flic, c’est qu’il a atteint son objectif principal : réussir à mettre suffisamment la brune en confiance pour qu’elle envisage pour de bon les propositions qu’il lui faisait. Il voulait lui donner un peu d’espoir, lui laisser entrevoir qu’elle avait une porte de sortie et qu’elle n’était pas condamnée à subir les coups de son bourreau de toute sa vie. « Je n’avais pas pensé à tout ça… Oui, ce serait peut-être envisageable alors… » Finit-elle par dire, presque convaincue. Thomas donne l’impulsion finale. « Je pense que ça pourrait fonctionner, vraiment. Mais quoi que j’en dise, ça doit rester votre décision. Vous pouvez prendre le temps d’y réfléchir encore un petit peu. » Ils avaient donc plus ou moins un plan à court terme, restait le long terme. Qui était un peu plus compliqué, car il y avait beaucoup trop de variables. Par exemple pour cette histoire de preuves car Keelin était pratiquement certaine qu’il n’y avait plus de preuves écrites de sa fraude mais il demeurait une minuscule part d’incertitude. « Je pense qu’on ne trouvera rien avec le risque zéro de toute façon… » Souffle alors le Weston, autant pour lui que pour qu’elle. C’était dommage mais il fallait qu’ils avancent avec ce qu’ils avaient.

Pour ça aussi, Keelin Harper souhaitait réfléchir encore un peu. Thomas lui accorde le délai qu’elle sollicite sans s’en offusquer. « C’est bien normal que vous souhaitiez y réfléchir aussi. C’est un gros risque… Et puis prendre notre temps pourrait nous permettre de trouver d’autres angles d’attaque au cas où les choses se dérouleraient mal. » Pour le coup, Keelin semble plus sceptique, laissant entendre qu’en tant qu’épouse, elle le saurait si Drew avait un casier judiciaire ou quelque chose s’apparentant. Et que lui-même, Thomas l’aurait su. « Il y a plusieurs couches dans un casier judiciaire. Certaines infractions sont effacées au bout de quelques années si la personne a fait preuve d’une bonne conduite. Cette mesure est appliquée pour faciliter la recherche d’emploi vu que de nos jours beaucoup d’employeurs demandent un extrait de casier judiciaire… Et puis, même sans ça… On peut chercher partout… Une main courante qui n’a donné lieu à aucune plainte officielle, quelqu’un qui n’est pas allé voir la police du tout… Si vous me faites une liste des endroits où votre mari a vécu, je peux essayer de déterrer quelque chose. Ça vaut le coup d’essayer, selon moi. » Oui, Drew Harper avait l’air d’être un sale type. Ou du moins d’avoir un problème de violence. Il avait peut-être mal agi envers d’autres que Keelin…

Jusqu’à ce point de la discussion, le flic avait été à l’aise mais dès que la conversation glisse sur John, ça devient plus compliqué. Il ne savait pas ce qu’il pouvait dire ou non. Keelin doit le sentir car elle clarifie les choses à la première occasion. « Je suis au courant de ce qu’il a fait. De la façon dont il l’a menacé et ce qu’il a utilisé pour lui faire peur. » Thomas hoche la tête soucieux. Ce n’était que la partie immergée de l’iceberg. Ce qu’elle ne savait pas, c’est que se faisant, John ne risquait pas seulement de s’attirer les foudres de Drew, il risquait surtout de perdre l’entier bénéfice du programme de protection des témoins…   « J’aurai préféré qu’il ne fasse pas ça… Même si a permis de récupérer les preuves. Mais il n’a pas pensé à mal. Au contraire, il voulait vous protéger et vous aider. » Il se doutait bien que John et Keelin avait eu leur propre discussion là-dessus mais il s’était retrouver à défendre son ami sans même y réfléchir… Mais finalement, ça ne semblait pas être le fait que le Harding possède un flingue qui faisait le plus flipper la brune. Elle était vraiment sur cette idée que Drew allait essayer de l’entraîner dans sa chute. Et pour elle, c’était exclu que John paye « à cause » d’elle. Dans un instant de clairvoyance, Thomas comprend alors que c’est une grosse partie dans l’hésitation de la jeune femme à attaquer frontalement son mari. « Et moi, ce que je voudrais, c’est le protéger aussi. Malheureusement, en faisant ce qu’il a fait, John a pris une part active dans l’histoire. Je pense qu’il n’y a pas de retour en arrière pour lui. Drew le connaît maintenant. Il ne va pas oublier ce qu’il s’est passé... » Nouveau soupir du Weston. Toutes les implications de cette histoire n’étaient vraiment pas simples. Surtout qu’il était en train de comprendre que ce qu’il soupçonnait John d’éprouver pour Keelin était apparemment réciproque… Thomas se doit donc de prendre en compte ce paramètre pour la suite.

« C’est tout à votre honneur de vouloir protéger John. Votre dévotion l’un pour l’autre… Ce n’est pas rien.  Mais John a choisi de s’impliquer pour vous. Ne ruinez pas son geste en laissant la peur reprendre le dessus. Je suis sûr qu’il  veut que vous pensiez à vous aussi. Il ne serait pas content de vous entendre hésiter pour le protéger à lui. Il me l’a dit, tout ce qu’il veut, c’est que vous sortiez des griffes de votre mari. » Ca, c’était pour le côté honnête. Maintenant, il devait se montrer un peu rassurant. « Vous savez, John est venu directement à moi après être allé voir votre mari. Et sans rentrer dans les détails, on a réfléchi ensemble à comment minimiser les risques. John est sûr que personne ne l’a vu allez chez vous ce soir là. On a fait disparaître les preuves aussi et Drew ne s’est pas manifesté encore. S’il le fait maintenant, ça sera sa parole contre celle de John et comme pour vous, on lui demandera pourquoi il n’est pas allé au commissariat dès le soir de l’agression. Il serait facile pour nous de faire croire qu’il a inventé cette histoire parce qu’il est jaloux de John et parce qu’il pense que vous l’avez quitté pour lui.  Ce n’est pas joli mais on peut se mettre à son niveau s’il faut. »

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Keelin Harper
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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Boston
TES DOUBLES : Fiona, Eléa, Gwen, Lexia, Dylana & Megan
TON AVATAR : Gal Gadot
TES CRÉDITS : ava - mellow bird, gif profil - pennywifey, gif & code signa - batphanie
TA DISPONIBILITE RP : En cours : John - Thomas.
RAGOTS PARTAGÉS : 477
POINTS : 1324
ARRIVÉE À TENBY : 11/03/2018
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ÂGE DU PERSONNAGE : 31 ans (11-07-1988)
CÔTÉ COEUR : Mariée, ou plutôt enchainée, à un homme qu'elle aimait autrefois. Brisée de l'intérieur, son coeur lui est ailleurs
PROFESSION : Conseillère municipale & professeur au lycée de Tenby
REPUTATION : Il se dit que son petit couple parfait batterait de l'aile et qu'elle serait partie de chez elle.


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MessageSujet: Re: Sink into an ocean of maddness | Thomas Sink into an ocean of maddness | Thomas EmptyJeu 15 Aoû - 23:21

Monsters are not under my bed
They're out dancing in my head
It's burning in my chest
I just keep on telling me
That he will never come back to my door

Thomas lui réitéra son soutien, arguant qu’il ne pourrait se regarder dans une glace s’il lui prodiguait des conseils sans l’aider concrètement. Reconnaissante, Keelin lui adressa un regard entendu. Elle commençait à croire qu’il était possible de mettre certaines mesures en place pour garder Drew éloigné d’elle en attendant une solution plus permanente. L’enseignante décida d’y réfléchir encore un peu avant de se décider pour de bon mais elle considérait vraiment la proposition du policier. Elle ne devait pas oublier que le risque zéro n’existait pas. « Pensez-vous que je devrais brûler les documents dans cette enveloppe ou les garder au cas où ? » Demanda-t-elle ensuite à Thomas. Maintenant que les preuves existantes en sa possession, elle ignorait ce qu’il convenait de faire. Les garder de côté comme elle l’avait toujours fait ou en effacer toutes les traces. Quelles étaient les raisons justifiant de les conserver ? A part peut-être pour des détails pratiques relatifs aux familles qu’elle avait aidé à entrer dans le pays, il n’y en avait pas vraiment.

Pour sa part, Keelin jouait la carte de la prudence et de la réflexion. Dès qu’elle aurait avancé un coup, Drew abattrait ses cartes également. Actuellement, il jouait au mari éploré déserté par sa femme pour un autre homme. L’enseignante préférait qu’il entache sa réputation que la vérité ne soit découverte mais elle ne tolérerait pas tout non plus. Drew était un connard fini et une partie d’elle voulait qu’il paie pour ce qu’il lui avait fait en plus – surtout – d’en être débarrassée dans sa vie. C’est pourquoi, lorsque Thomas proposa de creuser dans le passé de son mari, tout comme John l’avait suggéré, elle était séduite par l’idée. Malheureusement, Keelin n’était pas certaine que l’agent de police trouverait un élément à se mettre sous la dent. Drew avait toujours été assez discret sur son passé et la brune ne lui connaissait pas de casier judiciaire hormis peut-être pour de bêtes contraventions. Thomas lui rappela alors que certaines infractions disparaissaient au bout d’un certain délai si la personne se comportait bien et qu’il pouvait aussi essayer de retrouver les traces d’une main courante ou d’une plainte qui n’avait pas été officiellement enregistrée… La jeune femme sortit un calepin et un bic et rédigea les endroits qu’elle connaissait dans la vie de Drew. Enfance entre Tenby et Bristol en raison de ses parents séparés, il avait vécu un temps à Cardiff et ensuite il s’était définitivement installé à Tenby avec elle. Son mari cachait peut-être d’autres squelettes dans son placard mais voici en tout cas ce qu’elle en savait. « Tenez. C’est un début. » Lui remit-elle le papier en main propres après l’avoir arraché dans le carnet.

La conversation dériva ensuite sur l’altercation entre John et Drew. Evitant toute ambiguïté, Keelin précisa qu’elle était au courant des détails de leur confrontation. « Oui il voulait m’aider… Et il a réussi à le tenir éloigné pour l’instant. Ce faisant, il s’est mis dans de beaux draps. » La jeune femme ne remettait pas les motivations de John en cause : il avait fait peur à son mari et avait récupéré les preuves qui l’impliquaient par rapport aux réfugiés. Elle déplorait la méthode utilisée et surtout cette rencontre avait encore plus compliqué la situation à d’autres niveaux. John avait beau essayer de se convaincre qu’il avait suffisamment fichu la frousse à Drew, si ce dernier portait plainte contre lui – même sans preuve – l’architecte risquait d’avoir des ennuis. Sa parole aurait été plus crédible s’il ne trainait pas dans l’ombre un lourd passé derrière lui comme un boulet à ses pieds. Keelin n’était pas experte mais elle imaginait que les accords qu’il avait conclus pour être protégé impliquait de ne plus jamais se retrouver en situation d’illégalité. Et c’est aussi ce qui bloquait l’enseignante à pousser plus loin les procédures car dans sa jalousie, si Drew ne s’attaquait pas à elle, il s’en prendrait au Harding, elle en était certaine. Thomas déplora la participation active de John mais il n’y avait pas de retour en arrière possible. « Il est donc important de trouver plus sur Drew… Il faut qu’il ait plus à perdre que nous. A part sa liberté, je ne vois pas. » Le problème semblait sans fin, Keelin avait l’impression qu’à chaque pas en avant, elle en effectuait ensuite deux en arrière. Cette situation était inextricable. Peut-être serait-il plus facile qu’elle baisse les armes, qu’elle accepte de porter plainte contre lui et de risquer son histoire… Elle l’aurait fait si seulement les familles n’étaient pas concernées.

Thomas la sortit de ses pensées et lui rappela que John avait choisi de s’impliquer, qu’elle ne devait pas détruire son geste en se laissant gagner par la peur. Il voulait qu’elle n’oublie pas de penser à elle et son objectif premier : échapper aux griffes de son mari. Il serait toujours temps de penser à John plus tard. En d’autres termes, le policier l’encourageait à ce que ce « sacrifice » n’ait pas été fait pour rien. « Je sais bien mais c’est compliqué. J’ai l’ai impliqué dans mes problèmes sans lui laisser le choix, vous comprenez ? J’ai été frapper à sa porte le soir où Drew m’a... Enfin, vous voyez. » Le mot était encore trop difficile à prononcer, Thomas n’avait pas besoin d’un dessin. Oui, Sonny voudrait qu’elle soit en sécurité. Il lui avait d’ailleurs affirmé qu’il n’hésiterait pas à recommencer si c’était à refaire sur des types de la trempe de Drew. Ce qui était rassurant par contre était que l’architecte était directement allé voir Thomas pour essayer de limiter la casse. Le policier lui présenta donc un scénario plus optimiste : Drew n’avait pas encore porté plainte, et il lui serait demandé pourquoi il n’avait pas été la déposer dans l’immédiat. De plus, personne n’avait à priori vu John se rendre chez lui ce soir-là. En effet, eux aussi pourraient affirmer qu’il inventait cette histoire juste parce que son mari était jaloux. « Vous avez de la suite dans les idées… » Répondit-elle, en relevant les yeux vers lui, fascinée. « On dirait que vous avez fait ça toute votre vie… » Vu l’ambiguïté de la phrase de Keelin, elle rectifia le tir, ne voulant pas qu’il pense qu’elle l’accusait de détourner la loi tous les trois jours. « Gérer des situations compliquées et difficiles à résoudre. » La jeune femme n’ignorait pas que Thomas était au courant du programme de John mais elle se retint de parler plus librement pour le moment. Elle savait ce qu’il risquait vraiment : perdre son fils en plus de sa protection. Mais le policier n’apprécierait sûrement pas qu’elle soit au courant alors elle ne le fit pas comprendre maintenant.

En attendant, il était temps de résumer les prochains défis à mettre en place. Malgré la peur et les doutes qui lui labouraient le ventre, la jeune femme essaya de se reconcentrer, de garder la tête froide et de prendre quelques notes. Avait-elle bien tout compris ? « Donc si je regroupe tout ce qu’on a dit, dans un premier temps, il serait bien de déménager et de suivre la proposition de John. Une fois que ce sera fait, je pourrai reprendre le travail à la municipalité et vous appeler en cas de problème – si Drew vient me voir. De votre côté, vous allez voir pour mettre une main courante contre lui (c’est possible même si je ne porte pas plainte ? Ou alors aucune plainte officielle ? Si oui, sur quelle base ?) et creuser le passé de Drew, c’est bien ça ? Et nous avions parlé de papiers de divorce aussi ? Est-ce judicieux ? Ensuite, que passera-t-il ? Nous allons nous revoir pour aviser ? Si vous trouvez quelque chose de probant, la prochaine étape sera de l’intimider ou en tout cas de négocier ? » Keelin releva les yeux vers Thomas. Leur discussion instructive avait permis de l’aider à y voir plus clair et d’avoir un semblant de ligne de conduite pour les prochaines semaines à venir.


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Because of you
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Thomas E. Weston
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ÂGE DU PERSONNAGE : 43 ans (24 Octobre 1975)
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REPUTATION : La famille Weston s’agrandit ! Il se murmure que ce cher Thomas a un nouveau neveu et un nouveau gendre... Inutile de vous préciser qu'il ne se réjouit que pour un des deux...


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MessageSujet: Re: Sink into an ocean of maddness | Thomas Sink into an ocean of maddness | Thomas EmptyDim 18 Aoû - 21:58

And it's hard to dance with a devil on your back
So shake him off
It's always darkest before the dawn

« Si vous n’avez aucun intérêt à les garder, oui, vous pouvez les détruire. Et si vous souhaitez vraiment les conserver, faites le dans un endroit sûr et de préférence qui n’est pas à votre domicile. » Le brainstorming continue entre Keelin et Thomas, tandis qu’ils peaufinent dans les moindres détails ce qui commence de plus en plus à ressembler à un plan qui tient la route. En fait, ils ne vont pas seulement se défendre, ils vont aussi contre-attaquer. Chercher les failles dans le passé de Drew et le faire chanter à son tour. A cet effet, Keelin dresse une liste des endroits où il a vécu, notant des informations sur son mari qui aideront Thomas dans ses recherches. « Merci. Je pense qu’avec tout ça, j’ai de quoi faire. » Dit-il lorsqu’elle lui tend le bout de papier. Encore une fois, c’était concis et efficace. En fait, il était assez étrange de constater que Keelin Harper arrivait à garder la tête froide pour parler de son bourreau et de la fin de son mariage mais que ce calme apparent disparaissait bien vite dès qu’ils se mettaient à évoquer la situation de John. Elle semblait réellement inquiète pour l’architecte, à tel point que cette fois-ci, les paroles rassurantes du Weston ne semblaient pas l’atteindre. Elle répète qu’il s’est mis dans de beaux draps simplement parce qu’il a voulu l’aider et que c’était pour ça qu’il fallait vraiment coincer Drew avant qu’il ne s’en prenne à John. « Comme je vous l’ai dit, je vais faire tout mon possible. Que ce soit pour neutraliser Drew ou pour aider John. Je ne le laisserai pas tomber, il le sait. » Il ne dit pas ça avec agacement, non, il n’y a que de la bienveillance. Parfois pour qu’une idée se fraye une chemin dans un esprit agité, il fallait simplement lui donner un coup de pouce…

Mais rien ne semblait pouvoir apaiser l’inquiétude de la brune dans ce domaine en particulier. « Je sais bien mais c’est compliqué. J’ai l’ai impliqué dans mes problèmes sans lui laisser le choix, vous comprenez ? J’ai été frappé à sa porte le soir où Drew m’a... Enfin, vous voyez. » Il hoche la tête. « Je sais, il m’en a parlé. » Il pousse un petit soupir. « Et je ne suis pas d’accord avec vous. John avait le choix. Vous êtes allée chez lui mais il aurait simplement pu vous offrir un refuge. C’est lui qui a pris la décision d’aller chez Drew. Vous n’avez rien à voir là-dedans. Vous aviez le droit d’aller chercher de l’aide… Et sans vouloir faire d’excès de pragmatisme, c’est trop tard maintenant. Culpabiliser ne sert à rien. Au contraire, ça ne fait que vous tourmenter plus alors que la situation est déjà assez compliquée comme ça pour vous. » Pensant la rassurer plus concrètement, le flic révèle alors à la jeune femme, l’autre plan qu’il avait élaboré avec John au cas où Drew irait jusqu’à porter plainte. Mais ça n’a pas vraiment l’effet escompté. Vu le long regard qu’elle lui jette et l’allusion qu’elle fait ensuite et malgré sa piètre tentative de rattrapage, il a l’impression qu’elle le prend désormais pour un flic ripoux… Et autant le dire, il n’apprécie pas du tout l’insinuation. Il recadre immédiatement les choses. « En effet, j’ai fais ce métier toute ma vie. Et j’ai vu bien trop de choses moches. D'injustices et d'aberrations. Des types vraiment pourris s’en sortir en jouant avec la loi et les procédures. Alors oui, maintenant, quand j’en ai l’occasion, je m’assure que le jeu soit vraiment équitable pour tout le monde. Je connais assez bien le système pour ça. C'est exactement pour ça que John m'a envoyé ici. Après, si vous n’êtes pas à l’aise avec cette façon de procéder, on peut aussi aller dire à John d’aller se rendre pour ce qu’il a fait à Drew et vous, vous pouvez suivre les voies officielles. »

Il était prêt à se mouiller pour John mais il ne connaissait pas Keelin Harper. Il n’allait pas mettre sa position en danger pour elle. Si jamais elle n’était pas à l’aise avec ses méthodes, il ferait marche arrière. Peut-être qu’il en avait déjà trop dit, d’ailleurs. Après tout, la confiance, ça marchait dans les deux sens. Il avait assumé qu’il pouvait parler librement à la conseillère municipale car John lui avait dit qu’il pouvait et qu’elle avait elle-même contourné la loi pour une bonne cause dans le passé mais cette réplique comme quoi "il avait de la suite dans les idées" avait clairement mis Thomas mal à l’aise. Lui n’avait jugée Keelin à aucun moment mais il n’était pas certain qu’elle était en train de lui rendre la courtoisie. Il se fait donc clairement plus prudent quand elle récapitule ensuite le plan, lui demandant confirmation au passage. « Oui, c’est ça. C’est l’idée générale. Par contre, non pas de main courante sans déclaration de votre part. Donc si vous voulez une ordonnance de restriction, il me faut un minima un témoignage. Après je peux creuser le passé de Drew, sans, en off. Quant aux papiers de divorce, et au choix entre négociation et intimidation, ça dépendra de la valeur de ce que je trouve. Je vous tiens au courant de mes avancées de toute façon. » Il se lève du canapé, prêt à prendre congé.  « Je crois que nous avons fait le tour de la question sinon. Je vous remercie pour le café. » Il tend une main cordiale à la Harper. Malgré cette fin de conversation un peu étrange, il compatissait à sa situation. Les jours à venir allaient être difficiles pour elle, qui avait déjà un traumatisme à surmonter. Elle devait quand même être déboussolée.   « Au revoir Keelin. Prenez bien soin de vous surtout et n’hésitez pas à appeler à l’aide en cas de besoin. » Dit-il donc avant de prendre congé.

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She’s is actually the most kindest, and sweetest person you could ever meet. I’m in love with her. And once you get lucky with someone like that, someone who feels absolutely too much, then you’ll know. You’ll know that they were made exactly for you. And she’ll need you just as much as you’ll need her. Things will work themselves out. The love you two share will be the most indestructible and indescribable thing in the world. And that’s the most beautiful love anyone could ever feel.
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MessageSujet: Re: Sink into an ocean of maddness | Thomas Sink into an ocean of maddness | Thomas EmptySam 24 Aoû - 21:41

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Keelin hocha la tête lorsque Thomas lui prodigua des conseils par rapport aux documents. Si elle n’avait pas besoin de les garder, autant s’en débarrasser. Dans le cas contraire, il fallait les conserver dans un endroit sécurisé et qui n’était pas chez elle. La jeune femme écrivit ensuite quelques renseignements susceptibles d’aider le Weston dans ses recherches vis-à-vis de son mari, notamment les endroits où il avait vécu à sa connaissance. L’enseignante souhaitait vraiment trouver une solution à cette situation inextricable et elle était sincèrement reconnaissante à Thomas pour son aide. En revanche, les actions de John l’inquiétaient un peu plus. Maintenant qu’elle était au courant de la vérité sur lui, elle savait à quel point il pouvait s’attirer de sacrés ennuis. Toutefois, elle ne fit pas comprendre à l’agent de police jusqu’à quel point elle connaissait le passé de John, revenant simplement sur l’histoire de l’altercation entre Drew et lui, ainsi que la méthode utilisée pour lui faire peur. Thomas essayait de la rassurer également sur ce point. Il aiderait John tout autant. Cependant, la jeune femme n’arrivait pas à se détacher de son inquiétude pour lui, c’était plus fort qu’elle. Elle se sentait responsable. Thomas hocha une nouvelle fois la tête, il était au courant que John avait veillé sur elle. Pour lui, l’architecte avait pris la décision tout seul d’aller voir Drew et de l’effrayer pour le tenir à l’écart de Keelin. De plus, il ne servait à rien de se ronger les sangs maintenant, il n’était pas possible de revenir en arrière, d’autant que John ne voudrait pas qu’elle remette tout en question alors qu’il avait justement été voir son mari pour la protéger. De plus, Thomas l’avait aidé à faire disparaitre tout ce qui serait compromettant pour lui. Admirative, Keelin avait été surprise par la suite dans ses idées, son sens de l’imagination et surtout sa capacité à gérer les situations difficiles. Elle ne l’avait pas dit en insinuant qu’il falsifiait la loi tous les trois jours et s’était même rattrapée pour lui faire comprendre le véritable sens de ses mots mais elle entendit dans sa voix qu’il l’avait mal pris. Pourquoi se vexait-il alors que Keelin avait simplement constaté ce qui était ? Pas démontée par sa voix glaciale, elle répondit tout aussi solidement. Il savait très bien qu’elle ne pouvait pas passer par les voix officielles sinon elle l’aurait déjà fait depuis longtemps et ne serait pas restée à se faire battre quotidiennement. C’était vraiment une remarque insensible de sa part. « Je suis tout à fait d’accord. La justice n’est plus ce qu’elle était. Les lois ne sont pas toujours adaptées aux situations concrètes, à la réalité. Pourquoi je ne serai pas à l’aise avec cette façon de procéder ? Loin de moi l’idée de vous juger, j’ai moi-même contourné des procédures pour aider des gens, comme vous le savez. C’est pour ça que j’en suis là aujourd’hui, à devoir essayer de trouver d’autres moyens de me séparer de mon mari que les voies traditionnelles et éviter qu’il ne me dénonce. Et pour John, je suis contente s’il a quelqu’un pour veiller sur lui. » Elle espérait cette fois que sa position était suffisamment claire pour continuer dans une bonne dynamique. La jeune femme résuma ensuite le plan prévu en reprenant tous les points évoqués dans la conversation. « Ok, je vais témoigner mais je ne porterai pas encore plainte officiellement... en tout cas je vais y réfléchir sérieusement. Il se sentira menacé et pourrait ne pas attendre la confrontation pour me dénoncer. Si ce n’est pas suffisant pour la main courante, alors j’attendrai et je ne retournerai pas sur mon lieu de travail. Je comprends que vous ne puissiez pas travailler sans déclaration. Ok pour le reste, j’attendrai de vos nouvelles alors. » Thomas se leva, prêt à prendre congé. « C’est moi qui vous remercie pour votre aide. Vraiment. » Après tout, l’agent de police allait plus ou moins travailler officieusement et dans la discrétion. Malgré la fin de conversation bizarre, elle lui en était infiniment redevable. Maintenant, un plan d’action à court terme avait été établi. D’ici-là, elle devrait prendre son mal en patience et continuer de vivre avec ses cauchemars. Keelin raccompagna Thomas jusqu’à l’entrée. « Ça marche. Au revoir et merci. » Un dernier signe et elle referma la porte derrière lui.

***
**

Trois semaines plus tard

Fébrile, Keelin attendait l’arrivée de Thomas. Elle vivait désormais dans un logement que lui avait trouvé John sous couverture de son travail, un appartement à l’écart de Tenby. Le policier allait venir la chercher pour l’emmener à la confrontation prévue avec Drew. Cette rencontre avait été organisée après qu’il ait découvert des éléments intéressants dans le passé de son mari. Il était prévu que le Weston et la Granger se briefent une dernière fois rapidement sur les enjeux avant de se rendre sur place. Globalement, il était prévu d’intimider Drew et de négocier le divorce sur base de ce que Thomas avait trouvé. Habillée en tailleur, Keelin était une belle femme, une femme classe, qui aurait dégagé une assurance à faire fondre les cœurs les plus endurcis si elle n’avait pas vécu une expérience traumatisante. Il était difficile d’imaginer que son corps portait encore les marques des coups qu’elle avait reçu un mois auparavant et pourtant ceux-ci n’avaient pas encore complètement disparus sous la couche de vêtements. Le regard éteint et fatigué derrière le maquillage, la brune avait encore plus perdu de son éclat durant les dernières semaines. Amaigrie, stressée, les mains moites, la jeune femme n’était pas au top de sa forme. Pourtant, elle se devait de retrouver contenance pour affronter son bourreau, ne rien laisser transparaitre et ne pas lui donner l’occasion de reprendre le dessus. Thomas lui avait expliqué par téléphone l’importance de garder son sang-froid et surtout que Drew n’ait pas l’impression de maitriser la situation, d’avoir le pouvoir. Le but était de lui faire suffisamment peur pour qu’il accepte de rendre la liberté à sa femme. Alors qu’elle prit une longue inspiration, elle entendit la voiture du policier se garer à l’entrée. Un rapide coup d’œil à la fenêtre pour s’en assurer et la brune partit lui ouvrir pour l’inviter à entrer.

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Thomas E. Weston
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MessageSujet: Re: Sink into an ocean of maddness | Thomas Sink into an ocean of maddness | Thomas EmptyDim 1 Sep - 16:29

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En lui rappelant à Keelin que les voies officielles étaient toujours une option, Thomas ne faisait pas preuve d’insensibilité. Simplement, il lui rappelait qu’il prenait un risque pour John et elle, comme elle l’avait fait dans le passé pour ces sans-papiers. Il ne connaissait pas très bien la Harper et pourtant, il donnait de son temps et de son énergie pour l’aider. Se faisant, il ne cherchait pas une reconnaissance éternelle ou des remerciements à ne plus finir, non, il demandait simplement à ce qu’on ne fasse pas de remarques ambigües sur son intégrité en tant que flic. C’était un sujet sensible pour lui... Et puis, la confiance, ça marchait dans les deux sens. En ayant l’impression que Keelin le jugeait, il se sentait mal à l’aise par rapport à tout ce qu’il venait de lui confier… Et elle doit le sentir dans le soudain changement de ton du moustachu car elle fait un écho parfait à sa pensée. « Loin de moi l’idée de vous juger, j’ai moi-même contourné des procédures pour aider des gens, comme vous le savez. C’est pour ça que j’en suis là aujourd’hui, à devoir essayer de trouver d’autres moyens de me séparer de mon mari que les voies traditionnelles et éviter qu’il ne me dénonce. Et pour John, je suis contente s’il a quelqu’un pour veiller sur lui. » Elle a l’air franche. Et puis de toute façon, au fond, il savait que même si elle lui était particulièrement désagréable (ce qui était loin d’être le cas), il aurait voulu l’aider quand même. Aucune femme ne méritait d’être battue par son mari ou de subir un chantage immonde l’empêchant de vivre librement sa vie. « D’accord… » Dit-il, désireux de ne plus penser à cet incident. « Et oui, John mérite d’avoir les bonnes personnes dans son camp cette fois-ci. » Il n’en dit pas plus, ne sachant pas si Keelin était au courant du passé du blond. Ce n’était pas sa place d’en parler et puis, pour sa part, il était contre l’idée que John révèle son statut de témoin protégé à qui que ce soit. Même si bien entendu, la décision ne pouvait dépendre que du Harding à la fin…  Tout étant réglé, Thomas s’apprête à prendre congé après un dernier point. « La main courante peut rester des années dans les archives du commissariat sans que personne n’en fasse rien. Elle vous donne juste plus de poids si ensuite vous souhaiter déposer une plainte officiellement, surtout si les faits sont prescrits. » Mais il n’y a pas besoin de convaincre Keelin d’avantage, elle s’est rangée à son conseil et accepte de se soumettre à cette procédure qui n’est pas trop officielle mais qui pourra s’avérer utile plus tard si les choses s’envenimaient… Il la remercie ensuite pour le café, et elle lui oppose que c’est à elle de le remercier. « De rien. Vraiment… Vous allez vous en sortir, vous allez voir… » Ils se saluent et elle le raccompagne jusqu’à l’extérieur. Il ne s’attarde pas plus, il avait du pain sur la planche s’il voulait effectivement l’aider.


***
**

Trois semaines plus tard

Trois semaines, c’est le temps qu’il avait fallu pour que le plan dont ils avaient discuté se mette effectivement en place. Cela n’avait pas été facile. Pour Keelin bien sûr, qui avait dû vivre cachée et retourner au travail la boule au ventre. Mais aussi pour Thomas, qui avait eu d’énormes difficultés à trouver quelque chose sur Drew Harper. Ce dernier était rusé et avait bien couvert ses traces. Le Weston avait dû tirer beaucoup de ficelles, faire jouer beaucoup de relation et promettre un certain nombre de faveurs pour avoir quelque chose de concret. Mais il avait fini par trouver. La chance leur avait sourit. Enfin… Enfin, ils allaient pouvoir envisager de négocier le divorce, enfin, ils avaient un bon moyen de pression sur Drew. Bien sûr, il existait un risque que ce dernier s’obstine ou fasse quelque chose de stupide pour ne pas perdre sa femme. Il aurait même sans doute du mal à la laisser partir. Il y avait même une bonne chance qu’il réagisse mal en se sentant acculé. Mais ça y est, ils avaient de quoi le faire reculer. Un vrai atout dans leurs manches. Et aujourd’hui, ils allaient tenter de l’abattre et de gagner. Car oui, c’était aujourd’hui le jour J, le jour où ils rencontraient Drew pour tenter d’obtenir la liberté de Keelin. Thomas devait la conduire au lieu qu’elle avait fixé pour rencontrer son mari et s’assurer que les choses ne dégénèrent pas. Ils devaient aussi se synchroniser sur ce qu’ils allaient dire et comment aussi…

Une bonne demie-heure avant l’heure du rendez-vous, le flic se gare donc devant le domicile provisoire de la brune. Son œil capte un mouvement et il comprend que Keelin vérifie furtivement qui vient de se garer devant chez elle. Il sort donc lentement du véhicule, se mettant dans l’angle de la fenêtre pour qu’elle l’identifie. Il comprenait tout à fait sa crainte d’être retrouvée… Une fois qu’elle a vu que c’était lui, la Harper vient lui ouvrir la porte. « Bonjour Keelin. » Dit-il sobrement. Elle était particulièrement élégante aujourd’hui. Mais elle avait l’air aussi stressée et très fatiguée. Cela faisait un mois que son mari avait essayé de la tuer mais le traumatisme se lisait encore dans ses yeux… Il lui était difficile de maintenir les apparences et à juste titre. Sauf qu’elle allait devoir bluffer devant Drew, lui montrer qu’elle était prête à se battre et qu’il ne l’avait pas brisée… « Comment allez-vous ? Vous tenez le coup ? » Demande t-il, légèrement inquiet. Il s’en veut d’entrer dans le vif du sujet tout de suite, n’ayant pas envie de la brusquer mais le temps les pressait et autant en finir le plus rapidement possible. « Je sais qu’on en a parlé par téléphone mais on va revoir ensembles le déroulement de l’entretien pour être sûr de l’aborder le mieux possible… ça ne vous dérange pas de reprendre une fois ? Le rendez-vous est bien fixé ? Où Drew a-t-il accepté de vous rencontrer ? Votre avocat a eu le temps de préparer la convention de divorce ? » Il ne fallait rien négliger, profiter de l’effet de surprise pour tenter de faire signer ces fameux papiers à Drew. Ceux-ci devaient donc être prêts.

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She’s is actually the most kindest, and sweetest person you could ever meet. I’m in love with her. And once you get lucky with someone like that, someone who feels absolutely too much, then you’ll know. You’ll know that they were made exactly for you. And she’ll need you just as much as you’ll need her. Things will work themselves out. The love you two share will be the most indestructible and indescribable thing in the world. And that’s the most beautiful love anyone could ever feel.
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TON AVATAR : Gal Gadot
TES CRÉDITS : ava - mellow bird, gif profil - pennywifey, gif & code signa - batphanie
TA DISPONIBILITE RP : En cours : John - Thomas.
RAGOTS PARTAGÉS : 477
POINTS : 1324
ARRIVÉE À TENBY : 11/03/2018
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ÂGE DU PERSONNAGE : 31 ans (11-07-1988)
CÔTÉ COEUR : Mariée, ou plutôt enchainée, à un homme qu'elle aimait autrefois. Brisée de l'intérieur, son coeur lui est ailleurs
PROFESSION : Conseillère municipale & professeur au lycée de Tenby
REPUTATION : Il se dit que son petit couple parfait batterait de l'aile et qu'elle serait partie de chez elle.


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MessageSujet: Re: Sink into an ocean of maddness | Thomas Sink into an ocean of maddness | Thomas EmptyMar 24 Sep - 10:33

Monsters are not under my bed
They're out dancing in my head
It's burning in my chest
I just keep on telling me
That he will never come back to my door

Depuis la dernière fois qu’elle avait rencontré Thomas trois semaines plus tôt, Keelin avait changé de logement et elle avait également repris le travail à la municipalité. Il n’avait pas été facile d’expliquer son absence durant deux semaines. La jeune femme en avait touché un mot à son responsable direct sans rentrer dans tous les détails de sa vie. Elle ne pouvait en effet plus cacher la vérité à tout le monde mais elle souhaitait que l’histoire reste discrète tant qu’elle n’était pas résolue. Celui-ci avait donc accepté de la couvrir sous le faux récit d’un petit accident le temps que l’affaire soit en cours. Un accident expliquait facilement les contusions sur son visage et le haut de son corps qu’elle n’arrivait pas à cacher complètement. Si Keelin avait déjà servi cette excuse à John, elle ne l’avait pas utilisée depuis longtemps pour son travail. Dans l’ensemble, la reprise s’était bien passée malgré le stress de l’enseignante. Elle n’était pas encore retournée en cours mais la rentrée n’allait plus tarder. Il était nécessaire de trouver une solution plus permanente avant et elle espérait que Thomas trouverait des éléments probants qui permettraient de la protéger à plus long terme. Par téléphone, il l’avait régulièrement tenu au courant de ses avancées. Entretemps, Drew avait bien tenté de se rendre une fois sur son lieu de travail, cependant la main courante l’avait écarté – un policier passait de temps en temps puisque la municipalité était à côté du commissariat. Et comme son responsable était plus ou moins au courant, il n’en avait pas fallu davantage pour réussir à mettre son mari dehors et qu’il ne l’approche pas. Drew se doutait que quelque chose se tramait et il était à deux doigts d’aller voir les flics pour tout balancer sur sa femme et débloquer la situation latente, lorsque Keelin avait enfin reçu une bonne nouvelle de Thomas et avait contacté son époux pour le rencontrer. N’ayant pas le cœur à retourner chez elle – le terrain préféré de Drew - elle lui avait donné rendez-vous devant le lycée (l’école n’avait pas encore repris donc leurs retrouvailles resteraient discrètes), un endroit où elle se sentait plus à l’aise pour le revoir. Elle aurait plus de contenance pour l’affronter. Le trio pourrait alors s’enfermer dans la classe de Keelin et discuter des conditions de séparation. Même si les cours n’avaient pas encore repris, le lycée demeurait un endroit public où Drew ne pourrait se permettre un coup d’éclat. D’abord, il avait hésité à accepter le lieu de rendez-vous donné par sa femme car il devinait qu’elle n’aurait pas souhaité le revoir par simple envie, pas après ce long silence radio ; il se tramait quelque chose. Malgré sa méfiance, Drew finit par céder à sa demande du bout des lèvres. Il n’était guère enchanté de ne pas avoir la main mais puisqu’il ne pouvait pas approcher sa femme comme il le voulait, il n’avait pas d’autre choix. Le rendez-vous fixé, Keelin avait ensuite recontacté Thomas et il venait désormais la chercher pour ces fameuses retrouvailles. « Bonjour Thomas. » Répondit-elle en s’effaçant du seuil pour l’inviter à entrer. Elle referma la porte derrière lui et accompagna le policier jusque dans le salon. Il ne manqua pas de remarquer le visage creusé de la brune et demanda si elle tenait le coup. « Oui. Il faut bien. » Keelin n’avait pas envie de s’étaler en lui parlant de ses angoisses, il était plutôt temps d’essayer de résoudre le problème. Il lui proposa donc de revoir le déroulement de l’entretien. « Voulez-vous boire quelque chose pendant qu’on revoit le tout ? » Elle se concentra ensuite sur ses questions. « Je n’avais pas envie de retourner chez moi alors j’ai proposé qu’il me rejoigne devant le lycée. Nous irons ensuite dans ma classe. Comme vous le savez, les cours n’ont pas encore repris alors à part le personnel d’entretien ou un professeur égaré, il ne devrait pas y avoir beaucoup de monde aujourd’hui. Il soupçonne un coup foireux mais il a accepté de venir. Il me l’a encore confirmé ce matin. » Expliqua-t-elle ce choix. « Et oui. J’ai les papiers de divorce ici. » Keelin désigna du regard la pochette de documents posés sur la table. L’avantage de la famille Granger était qu’elle ne manquait pas de moyens. Son avocat avait travaillé en urgence pour les lui fournir à temps. Elle avait d’ailleurs déjà signé les documents pour bien démonter à Drew qu’elle était déterminée. « Il faudra d’abord le convaincre de nous suivre dans la classe. Ensuite dans quel ordre pensez-vous que nous devrions procéder ? Abattre d’emblée nos cartes ? »

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Because of you
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Thomas E. Weston
Thomas E. Weston
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Irish Coffee
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TON AVATAR : Pedro Pascal
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ARRIVÉE À TENBY : 15/07/2015
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ÂGE DU PERSONNAGE : 43 ans (24 Octobre 1975)
CÔTÉ COEUR : Amoureux d'Eléa.
PROFESSION : Flic, il vient de reprendre du service après une suspension.
REPUTATION : La famille Weston s’agrandit ! Il se murmure que ce cher Thomas a un nouveau neveu et un nouveau gendre... Inutile de vous préciser qu'il ne se réjouit que pour un des deux...


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MessageSujet: Re: Sink into an ocean of maddness | Thomas Sink into an ocean of maddness | Thomas EmptyDim 6 Oct - 17:38

And it's hard to dance with a devil on your back
So shake him off
It's always darkest before the dawn

Keelin salue Thomas à son tour avant de le faire entrer chez elle. Il essaye de prendre de ses nouvelles, devinant que les choses ne doivent pas être simples pour elle mais la réponse qu’il obtient de la brune est plutôt évasive. Il n’insiste donc pas plus, comprenant que comme lui, elle préfère sans doute se focaliser sur le plan qui lui rendra peut-être sa liberté et sa tranquillité d’esprit. Il décline d’ailleurs sa proposition de boire quelque chose. « Non, merci. » Il ne voulait pas se détendre ou se dissiper, il préférait rester entièrement concentré sur les évènements à venir. Il pose alors un certain nombre de questions à Keelin, souhaitant être certain que leur plan était parfaitement rôdé. Ils n’avaient pas spécialement droit à l’erreur…  Il apprend ainsi que Drew Harper a accepté le principe d’un rendez-vous et qu’ils doivent tous les trois se rencontrer au lycée. Il hoche la tête d’un air approbateur face aux arguments que Keelin développe pour expliquer le choix de ce lieu. « C’est bien vu. Ce n’est pas trop exposé et il y a peu de chance pour que quelqu’un nous entende. On pourra dire ce qu’on doit dire sans crainte. Et il ne sera pas en terrain familier. » Malgré le gros traumatisme qu’elle avait vécu, la conseillère municipale avait rempli sa part du marché et suivi les consignes du Weston à la lettre. Elle s’était donc également assuré que les papiers du divorce étaient prêts. « Très bien. On a tout ce qu’il faut alors. » Le flic se sent rasséréné en suivant le regard de son interlocutrice et en découvrant la pochette qui contenait les fameux papiers. Les rouages du plan se mettaient progressivement en place…

Plan qu’il doit définitivement exposer à Keelin, comme le prouve la question qu’elle lui pose ensuite. « Il faudra d’abord le convaincre de nous suivre dans la classe. Ensuite dans quel ordre pensez-vous que nous devrions procéder ? Abattre d’emblée nos cartes ? » « Je me charge de le convaincre de nous suivre mais peut-être qu'il sera tout simplement curieux d'entendre ce que vous avez à dire… Pour la suite, c’est difficile à prévoir. Tout dépendra de son état d’esprit… Vous le connaissez mieux que moi mais d’après ce que vous m’avez dit de lui, je pense qu’il vaut mieux y aller progressivement. J’ai peur que si on abat nos cartes d’emblée, il se braque juste parce qu’on l’a acculé directement. Je me dis qu’il serait peut-être plus judicieux de lui faire comprendre doucement qu’il n’a pas la main. De quasiment l’amener à penser de lui-même qu’il fait le choix le plus judicieux en vous laissant partir… » C’était un peu comme ça qu’il menait ses interrogatoires, essayant d’amener ses suspects à comprendre progressivement qu’ils n’avaient qu’une seule solution viable… « L’idéal, ça serait qu’il signe sans qu’on soit obligés de trop le menacer. Pas qu’ensuite, ça se retourne contre nous ou qu’il veuille se venger. Même si je pense que les infos que j’ai désormais sur lui sont suffisantes pour le calmer… Ce qu’on va faire, c’est ce que je vais d’abord vous laissez parler, de le convaincre. Et si ont voit que ça ne donne rien ou qu’il a trop de rancune, que ça soit vis-à-vis de vous ou de John, j’interviendrai en devenant de plus en plus menaçant  Ça vous irait ? » Une part de Thomas pensait qu’il était en fait important pour Keelin qu’elle essaye de gagner sa liberté par elle-même. Il serait plus facilement psychologiquement pour elle de se reconstruire ensuite…

« Bon allons-y, je voudrais qu’on soit les premiers, histoire qu’on ait l’avantage psychologique. On peut encore parler dans la voiture de toute façon. » Décrète ensuite le flic, sonnant l’heure du départ. Ils avaient effectivement encore le chemin si un détail faisait défaut… Ils vont donc à la voiture de Thomas, se mettant en route. De toute façon, il y avait encore quelque chose qu’il devait vérifier. Une fois qu'il a pris le volant, il attend donc quelques minutes avant de regarder Keelin du coin de l’œil. « Ça va aller ? J’imagine que vous y avez pensé par vous-même mais ça ne va pas être facile… Il va sûrement essayer de vous rabaisser, de vous humilier, voir pire… Vous vous sentez capable de lui faire face ? » Après tout, une grande part du plan reposait sur le fait qu’elle conserve son sang-froid. Sauf que c’était parfaitement légitime si elle ne parvenait pas à le conserver…

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She’s is actually the most kindest, and sweetest person you could ever meet. I’m in love with her. And once you get lucky with someone like that, someone who feels absolutely too much, then you’ll know. You’ll know that they were made exactly for you. And she’ll need you just as much as you’ll need her. Things will work themselves out. The love you two share will be the most indestructible and indescribable thing in the world. And that’s the most beautiful love anyone could ever feel.
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Keelin Harper
Keelin Harper
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MessageSujet: Re: Sink into an ocean of maddness | Thomas Sink into an ocean of maddness | Thomas EmptyMar 8 Oct - 18:05

Monsters are not under my bed
They're out dancing in my head
It's burning in my chest
I just keep on telling me
That he will never come back to my door

Le duo peaufina les derniers détails du rendez-vous. Thomas approuva le lieu choisi par la jeune femme, un endroit discret en cette période de congés et pas trop habituel pour son mari. De plus, elle avait suivi les conseils du policier et demandé à son avocat de préparer les papiers du divorce afin d’anticiper pendant la confrontation. D’un hochement de tête approbateur, le Weston élabora ensuite la meilleure stratégie à adopter : Thomas se chargerait de le convaincre de les suivre tandis que Keelin devrait agir selon l’état d’esprit de son mari. « Oui, progressivement. Il aura tendance à se braquer très vite et il fera tout pour me mettre des bâtons dans les roues. C’est un affront pour lui que je sois partie. » Drew ne supportait pas l’idée que sa femme l’ait quitté et en plus il se servait de son départ de la maison pour la salir et l’accuser d’avoir un amant en la personne de John. Si elle avait déjà transgressé les lignes de la fidélité, poussée à bout dans son mariage, Keelin ne s’était pas enfuie parce qu’elle fréquentait l’architecte. Drew s’était transformé en un monstre incontrôlable depuis plus d’un an. Au-delà de ses sentiments pour lui qui s’étaient éteints, elle ne supportait plus de vivre dans la peur et la violence quotidienne. Elle n’y arrivait plus. Thomas suggéra donc de subtilement garder la main et de conduire son mari à penser qu’il valait mieux pour lui qu’il la laisse partir. « C’est une bonne idée et assez psychologique. Je vais essayer… C’est une technique utilisée en interrogatoire ? » Demanda-t-elle. Toutefois, la jolie brune ne s’écarta pas trop du sujet et écouta la suite des consignes du Weston. Si Drew affichait de la mauvaise volonté ou s’en prenait trop à John et elle, Thomas entrerait alors en action. « Oui, ça me semble la meilleure approche pour commencer. » Acquiesça-t-elle. Il était plus expérimenté qu’elle en matière de violences conjugales, il avait déjà mené des affaires pour aider des femmes ou des hommes battus à s’en sortir alors elle suivrait ses conseils du mieux qu’elle pouvait. L’agent de police l’invita ensuite à prendre la route pour arriver les premiers et marquer un premier point psychologique. Prenant une grande inspiration, la jeune femme hocha la tête, attrapa sa veste et la pochette puis elle suivit Thomas jusqu’à sa voiture. Pendant le trajet, il s’inquiéta de sa capacité à garder son sang-froid car Keelin allait revoir son bourreau. Les mains tremblantes de la jeune femme qui tenait ses affaires n’avaient pas échappées à l’œil aiguisé de l’officier. Détournant son regard de la fenêtre, elle tourna la tête vers lui pour lui répondre le plus franchement. « J’ai la boule au ventre et je redoute vraiment de le revoir. Il va tout essayer pour me déstabiliser et je n’ai pas le choix si je veux retrouver ma liberté. C’est comme rentrer dans un parlement rempli de politiques qui essaient de vous ébranler, de vous amener à vous contredire. Une arène dans laquelle je devais aussi maîtriser les apparences et les émotions. C’est plus personnel cette fois mais je pense que ça m’aidera pour lui tenir tête grâce à ce que vous avez trouvé. Je l’espère en tout cas. » Keelin se reconcentra ensuite sur la route et ils arrivèrent bientôt en vue du lycée. La brune prit une dernière inspiration pour se donner du courage et se calmer, elle sortit ensuite du véhicule et se posta à côté de Thomas près de l’entrée de l’école.

L’enseignante et le sergent de police n’attendirent pas plus de cinq minutes. Drew avait un petit retard pour la forme mais il les aborda d’une manière très cordiale. « Bonjour Keelin. Tu as l’air en pleine forme. » Quel euphémisme ! Il l’effleura furtivement de son épaule, ce qui donna un frisson révulsif à Keelin mais elle ne broncha pas pour ne pas lui montrer son emprise négative sur elle. Il ne s’en doutait déjà que trop bien. « Et monsieur… ? » Avant de donner à Thomas le temps de répondre, il reprit déjà à l’attention de sa femme. « Tu t’es déjà lassé de l’autre ? » La pique envers John n’était même pas sous-entendue et aussi un peu mal assurée car sous ses airs de fanfaron, son mari se rappelait la violente altercation qu’il avait eue avec l’architecte. Non, Drew ne ferait pas dans la subtilité aujourd’hui. Il avait bien deviné que Keelin ne viendrait pas seule à ce rendez-vous. Et elle décida de ne pas rentrer dans son jeu : c’était prévisible. « Je te présente Thomas Weston, policier au commissariat de Tenby. Et voici Drew Harper. » Il frémit légèrement en apprenant le métier de Thomas mais il était doué pour garder un visage impassible et il n’afficha pas une émotion trop troublée. « Agent Weston, enchanté. Que me vaut le plaisir ? » Drew esquissa un sourire hypocrite. Il ne se sentait pas encore acculé mais il avait bien senti le mauvais filon. Comme convenu, Keelin laissa le soin à Thomas de le convaincre de les suivre dans la classe.

Lorsque tout le monde franchit la porte, la jeune femme referma derrière eux et s’installa ensuite à la gauche de Thomas. Drew s’était assis en face et réengagea la conversation. « Eh bien, je vous écoute. A quoi rime tout ceci ? » Revoir son mari ravivait d’intenses images à Keelin, elle avait l’impression de revivre ses cauchemars dans un rêve éveillé. S’il osait à nouveau l’effleurer ou pire la toucher, la conseillère serait bien capable de hurler et de prendre les jambes à son cou. A nouveau, elle prit une longue inspiration pour réussir à se détendre et elle priait pour que les plis sur son front ne traduisent pas trop son stress. « Si j’ai demandé à te rencontrer ici, c’est pour discuter de la suite à donner à notre mariage. L’agent Weston est présent pour veiller à ce que tout se passe bien. » Présenté comme ceci, la présence de Thomas pouvait se justifier en raison de l’ordonnance restrictive et ne serait pas encore perçue comme menaçante pour Drew. Il ignorait tout de ce que le policier avait trouvé sur son compte. « Tu veux partir, c’est ça. » L’interrompit-il d’emblée, bien décidé à la saper. « Oui. » Répondit-elle sans détour. « Il faut se rendre à l’évidence. Notre couple ne fonctionne plus depuis longtemps. Ce n’est pas normal la façon dont nous vivons. » A nouveau, Drew la déstabilisa. « Depuis quand la police joue les agences matrimoniales ? » Il commençait à l’énerver et s’il piquait trop Thomas, il l’exaspérerait aussi. Ne comprenait-il jamais quand il fallait se tenir à carreaux ? En réalité, son mari se sentait fort. « Depuis qu'il faut éviter d’en arriver à des extrémités. Tu ne veux pas me rendre ma liberté par les moyens traditionnels. Maintenant tu veux bien m’écouter ? » Il hocha enfin la tête un sourire doucereux aux lèvres. « Oui, j’aimerai divorcer parce que c’est la meilleure chose à faire dans notre situation. Il s’est passé trop de choses irrésolubles. » Keelin était incapable de mettre des mots sur son traumatisme et elle essaya de ne pas évoquer trop directement l’incident. « Allons Kee, détends-toi. Je suppose que l’agent Weston est au courant de tes inepties. Tu fais en particulier allusion à ce soir-là où tu es partie de la maison. » Le mot ineptie l’irrita mais elle acquiesça d’un signe de tête attendant de voir le loup sortir de sa tanière. Dans un contrôle froid, bien loin de l’impulsivité qu’elle lui connaissait, il reprit le fil de sa pensée. « Tu n’as aucune preuve contre moi. Deux personnes confirmeront que j’étais au café de Tenby ce soir-là. Tu as monté cette histoire de toute pièce pour t’enfuir avec ton amant. Mais je ne vais pas te faciliter la tâche, Keelin. Tu es une femme adultère. » L’enseignante faillit hoqueter de surprise et se mordit violemment la lèvre inférieure. Tout le monde ignorait tout de la vraie nature de Drew alors il n’avait eu aucun mal à trouver des copains de beuverie prêt à le couvrir pour s’inventer un alibi. Thomas lui avait conseillé de garder la main et de mener la danse crescendo aussi elle ne se départit pas, sortant son téléphone et montrant une des photos qu’elle avait prise juste après son agression pour illustrer les coups qu’elle avait reçu. « Et ? Tu peux très bien te les être infligés ou avoir demandé de l’aide pour me donner le mauvais rôle. » Prenant une longue inspiration, l’aînée Granger reprit d’un ton plus froid. Elle avait anticipé cette réponse avant leurs retrouvailles et elle abattit une première carte. « Vu la gravité des blessures, en particulier au cou, il m’était impossible de me faire ça toute seule. J’ai également consulté des médecins qui ont diagnostiqué des coups qui remontaient à plus longtemps que cette soirée-là. » En prévision de cette confrontation et de la nécessité de se défendre pour obtenir de Drew le divorce, Keelin avait pris les devants et était enfin aller voir des spécialistes après avoir appris que Thomas avait trouvé des affaires louches dans le passé de son mari. L’Harper l’avait battue en plusieurs occasions et elle était en mesure de prouver médicalement qu’elle avait été physiquement maltraitée. Les médecins étaient tenus au secret professionnel mais ils pourraient le corroborer si nécessaire. Jusqu’à lors, la jeune femme avait fui le plus possible les consultations pour que personne ne se doute de rien.

Pourtant, Drew ne se laissa à nouveau pas démonter. Lui aussi avait bien préparé son coup. « Je le répète. Tu n’as aucune preuve. Après tout, tu as expliqué à la ville entière qu’il s’agissait d’un accident de moto. Tu changes tout le temps de version. » IL l’avait amené à mentir par obligation ! Keelin devait protéger son secret. Sous l’exaspération, la moutarde montait de plus en plus au nez de la jeune femme. C’est alors Drew avança aussi ses pions en regardant l’agent Weston. Heureusement que la conseillère avait déjà mis Thomas au courant de toute la vérité… « Savez-vous que ma femme n’est pas une source très fiable ? Vous-a-t-elle parlé de ses petites magouilles pour des étrangers ? Elle est prête à tout pour obtenir ce qu’elle veut. Détourner la loi autant que se détourner de son mari. » Keelin leva les yeux au ciel. « Il me semble que toi non plus tu n’as aucune preuve de ce que tu avances. » Elle aussi pouvait lui retourner ses argument. Toutefois, Drew était plus fort qu’elle à ce petit jeu de psychologie. Il avait la main et il comptait bien la garder. « C’est exact puisque ton amant est venu me les dérober sous la menace d’une arme.  Mais en attendant, c’est toi qui crains d’être dans l’insécurité en ma présence alors que tu fréquentes un homme dérangé. Tu ne sais pas où tu as mis les pieds. » Il l’avait sciée à avoir ainsi réponse à tout. L’Harper abattit ensuite son dernier couperet. « Tu ne pourras pas tout avoir, Kee. Le divorce, ta liberté et la sienne. Je ne compte pas divorcer et te donner le beau rôle. » Puis, s’adressant directement à l’officier de police, il poursuivit sur sa lancée. « Oui, agent Weston. John Harding m'a attaqué et a essayé de me faire peur. Vous êtes prêt à prendre une déposition ou à couvrir la liaison entre ma femme et son chien de garde ? » Encore une fois, il n’avait aucune preuve mais inutile pour Keelin de le préciser. Il jaugeait simplement leur réaction. S’il avait peur de John, Drew le cachait bien. Il se disait peut-être que c’était la seule façon pour lui d’en être éloigné. Comme il en parlait à un policier dans le secret de cette confrontation, il se sentait sûrement plus en sécurité. Keelin ne savait pas ce qui la déstabilisait le plus : qu’il était prêt à tout pour la garder, que Drew en parle aussi ouvertement, visiblement déterminé, que ce qu’il affirmait n’était pas vrai en ce qui la concernait John et elle – ils n’avaient pas de liaison- ou au contraire parce que Drew avait vu juste en décelant l’attachement de sa femme pour l’architecte. Tout se mélangeait. « Assez ! Pourquoi perdre ton temps à retenir une femme qui ne t'aime plus ?! Ce n’est qu’un jeu pour toi ! » Cria-t-elle en se levant brusquement. Il aurait ricané si le Weston n’avait pas été présent. Heureusement, Keelin et Thomas n’avaient pas encore abattu toutes leurs cartes. Il fallait montrer à son mari qu’il n’avait pas encore gagné, mais comment ? Il semblait avoir réponse à tout et parfaitement connaître les points faibles de la jeune femme. Bizarrement, en dehors de l’effrayer, il la mettait de plus en plus en colère et la rendait plus déterminée que jamais. L’enseignante lança un regard vers Thomas. Il était temps pour elle de se mettre en retrait un moment le temps qu’il expose les véritables enjeux à Drew. Au moins, le Weston avait maintenant conscience de l'adversaire qu'ils affrontaient.


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