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Stop trying to steal my heart away | John

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AuteurMessage
Keelin Harper
Keelin Harper
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Boston
TES DOUBLES : Fiona, Eléa, Gwen, Lexia, Dylana & Megan
TON AVATAR : Gal Gadot
TES CRÉDITS : ava - mellow bird, gif profil - pennywifey, gif & code signa - batphanie
TA DISPONIBILITE RP : En cours : John - Thomas.
RAGOTS PARTAGÉS : 484
POINTS : 1369
ARRIVÉE À TENBY : 11/03/2018
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ÂGE DU PERSONNAGE : 31 ans (11-07-1988)
CÔTÉ COEUR : Mariée, ou plutôt enchainée, à un homme qu'elle aimait autrefois. Brisée de l'intérieur, son coeur lui est ailleurs
PROFESSION : Conseillère municipale & professeur au lycée de Tenby
REPUTATION : Il se dit que son petit couple parfait batterait de l'aile et qu'elle serait partie de chez elle.


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MessageSujet: Stop trying to steal my heart away | John Stop trying to steal my heart away | John EmptyMer 12 Juin - 18:49

I don’t know where we're going
I don’t know who we are
But I can feel your heartbeat
Running through me

Après avoir quitté la maison de John, Keelin était allée se réfugier chez une amie d’enfance en dehors de Tenby, dans un endroit où elle était sûre que son mari ne la trouverait pas puisqu’il ne connaissait pas vraiment la personne chez qui elle restait et qui était suffisamment digne de confiance pour ne pas colporter sur les malheurs de l’enseignante. En effet, la brune n’avait pas été en mesure de cacher les marques physiques trop importantes qui ornaient encore sa peau alors elle avait expliqué les véritables raisons du naufrage de son mariage. Quatre personnes étaient au courant désormais : son amie dénommée Sally, Daniel, John et son copain policier. A défaut d’autres choix, Keelin s’était mis en incapacité durant plusieurs jours. Il lui était impossible de retourner travailler actuellement, d’autant que Drew pouvait débarquer à tout moment à l’école ou la municipalité sans parler du fait que tout le monde constaterait ce qui s’était passé, notamment les élèves dans ses classes. Dans les deux jours qui suivirent son départ de la maison de John, Keelin reçut plusieurs messages étranges de la part de Drew en dehors de ceux où il l’accusait de le tromper. Manipulateur, il prenait bien soin de ne jamais la menacer directement par message alternant les insultes, les suppliques et les rappels à « la raison ». Toutefois, certains d’entre eux étaient plus interpellant que d’autres. « Je ne vois personne, c’est dans ma tête, tu disais ? Trainée ! Tu t'es trouvée un sacré taré ! » « Reviens à la maison maintenant, on discutera de ce tout ça… » « Putain Kee, t’es où ? Les gens commencent à parler. Rentre, cette comédie a assez duré ! » « Il s’est glissé dans ta tête c’est ça ? Tu t’es fait berner... Allez, rentre maintenant. » « Tu sais ce qui se passera si tu ne reviens pas. Tu veux que je lance un avis de disparition ? » La moitié de ces messages n’avaient pas de sens pour elle. Pourquoi ne pas le bloquer purement et simplement ? Drew la tenait toujours avec ses secrets et pouvait bientôt la menacer de parler si elle ne se décidait pas à rentrer très vite. Dans la même journée, Sally partit relever le courrier et tendit une enveloppe destinée à Keelin en revenant. « C’est pour toi. Quelqu’un sait que tu es chez moi. » La brune déchira le papier et constata que le contenu était très important pour elle et la reliait directement à son secret passé. Il s’agissait des preuves que Drew avait contre elle. Inquiète, elle tenta de réfléchir à comment cette enveloppe avait atterri entre ses mains. Le Haper jouait-il encore à un sale jeu malsain ? Lui donner son sésame de liberté pour le lui reprendre plus tard ? Sauf que Drew ignorait où elle se cachait sinon il serait venu la chercher sur le champ. De plus, l’enveloppe n’était pas timbrée, signe que l’expéditeur l’avait simplement déposée et savait très exactement où elle était. Le sang de Keelin se glaça. Les pièces du puzzle commençaient à s’assembler entre les messages virulents de son ex-mari, les éléments bizarres qu’elle avait déjà vu chez l’architecte et l’enveloppe qu’elle tenait entre ses mains. John avait trouvé un moyen de les récupérer. Déboussolée, il fallut plusieurs minutes à la jeune femme pour digérer l’information. Tremblante, elle tenait entre les mains un passeport possible pour sa liberté et elle le lui devait… Mais comment ? Que s’était-il donc passé ? Était-il allé voir son mari ? Perdue, l’enseignante prit sur elle pour ne pas lui écrire à ce sujet. Il tardait quand même à Keelin de revoir l’Irlandais et son souhait s’exauça lorsqu’il la contacta pour lui confirmer qu’il avait vu Thomas. A nouveau, elle n’évoqua pas du tout de l’enveloppe par message, préférant attendre de le revoir et d’en parler de vive voix que de lancer de vagues messages soupçonneux sur base des dires de son entourloupeur de mari. John lui avait donné toutes les raisons de lui accorder sa confiance, jusqu’à présent. Entre les rumeurs qui couraient sur elle et la situation stressante, la jeune femme avait déjà assez à gérer, inutile de devenir parano en plus. Merveilleuse, son amie Sally la soutenait du mieux qu’elle pouvait, espérant qu’elle pourrait se sortir de cette situation très vite et ne comprenant pas pourquoi Keelin ne dénonçait tout simplement pas son mari à la police mais depuis qu’elle avait appris que la Granger allait en voir un, de policier, elle s’était rassurée. Enfin, elle l’emmena chez John le jour suivant, au moment où ils avaient convenu de se retrouver – c’est-à-dire pendant que Jack était à l’école. « Tu fais attention, hein ? Tu n’auras qu’à appeler quand tu auras terminé. » Keelin la remercia du fond du cœur. Elle ne savait pas combien de temps elle allait rester chez John mais les deux avaient énormément de choses à se dire. Et que son cœur se mette à battre plus vite à l’idée de le revoir n’aidait en rien à la confusion qu’elle ressentait déjà à tous les niveaux de sa vie en ce moment. Tout n’était plus qu’interrogation, elle était complètement perdue. Arrivée devant la porte d’entrée, elle jeta un regard inquiet par-dessus son épaule mais il n’y avait personne alentour. Elle sonna donc pour se signaler au même moment où son amie démarra pour repartir.

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Because of you
I cannot cry, because I know that's weakness in your eyes ▬ I'm forced to fake, a smile, a laugh everyday of my life, my heart can't possibly break, when it wasn't even whole to start with.
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John Harding
John Harding
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Wanguard, COM, crazyoilmachine
TES DOUBLES : Richard Lyon et Max Julliard
TON AVATAR : Boyd Holbrook
TES CRÉDITS : COM (avatar) + Exordium (code sign) + Sikapanele (gifs)
TA DISPONIBILITE RP : Disponible 4/5
RAGOTS PARTAGÉS : 434
POINTS : 1053
ARRIVÉE À TENBY : 28/03/2018
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ÂGE DU PERSONNAGE : 33 ans (20 avril)
CÔTÉ COEUR : Père célibataire, sa situation ne l'autorise pas trop à envisager une nouvelle relation, quand bien même une certaine brune occupe ses pensées...
PROFESSION : Architecte, ancien mafieux placé sous programme de protection des témoins
REPUTATION : Il est discret, cet homme là. C'est tout de même bizarre, on dirait qu'il fuit les gens...et puis un père qui élève tout seul son fils, ce n'est pas banal. Il y a anguille sous roche, je vous le dis.


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MessageSujet: Re: Stop trying to steal my heart away | John Stop trying to steal my heart away | John EmptyDim 16 Juin - 16:00


Every thought that I ignore
Another question's at my door
Yes, when will we begin
To believe in this again ?

Immédiatement après voir vu Thomas, John est parti se débarrasser de l’arme qu’il avait et dont il s’est servi pour menacer Drew Harper. Pas de preuve, et la parole du dingue contre la sienne : au moins, ça devrait lui éviter des ennuis judiciaires. Mais il n’est pas rassuré quand même, et que ce soit au bureau ou chez lui, il guette l’arrivée hypothétique de flics, autre que Thom, qui viendraient pour l’embarquer. Normalement, il a du assez faire assez peur à Drew pour éviter qu’il ne porte plainte, mais on ne sait jamais… Il peut toujours l’avoir dit à Keelin, parce que celle-ci va bien finir par comprendre la vérité. John s’était d’abord dit que déposer cette grosse enveloppe pleine de preuves à son bureau à la mairie serait une bonne solution, puis il a opté pour l’adresse de l’amie chez qui la jeune femme s’est réfugiée. Il y est passé discrètement, espérant que personne ne le verrait, ce qui a marché, ce qui l’a presque déçu, un peu contradictoirement. Il a du se faire violence pour ne pas sonner et ne pas essayer de voir son amie. Elle lui manque autant qu’il s’inquiète.

Et autant qu’il appréhende leur conversation. L’étape suivante a été de la contacter par sms pour lui dire qu’il avait vu Thomas, et prendre de ses nouvelles. Bien sûr, il y a eu des rumeurs, ce qui met John dans une colère noire : les gens de Tenby sont vraiment sans vergogne et ils devraient vraiment s’acheter une vie au lieu de commenter celle des autres. Par message, Keelin avait l’air vraiment paniquée à l’idée de voir son retour commenté et de devoir encore se terrer…vraiment, les gens du village ne seront contents que lorsque leurs rumeurs auront causé un drame. Ce qui le fait encore plus culpabiliser lui : à l’heure actuelle, la brune a du trouvé l’enveloppe, et elle doit se demander ce qu’il s’est passé, ce qui doit lui rajouter un tas d’interrogations dont elle n’a pas besoin. Et si John est en mesure de lui apporter certaines réponses, il n’est pas sûr qu’elles lui plaisent, et pire qu’elles ne la terrifient pas. Contrairement à Thomas, il n’a que peu d’espoir que Keelin ne lui pose pas de questions et qu’il ne doive pas lui parler de qui il était avant. Et John ne sait pas trop où il en est à propos de ça. Mentir lui pèse. Avouer la vérité, c’est prendre le risque d’avoir des soucis avec le bureau, et surtout, que Keelin prenne peur, et qu’il la perde. Au pire, c’est aussi le risque de perdre Jack. Mais est-ce que au vu de la situation, il ne lui doit pas la vérité, au moins à elle ? Il ne sait plus très bien, à vrai dire, il est complètement perdu. Au boulot, il a du mal à se concentrer, et chez lui, il est distrait par tout, dormant assez mal, ne cessant de s’interroger sur leur rencontre à venir.

Pourtant, quand il entend la sonnerie retentir et qu’il se précipite pour ouvrir, l’architecte ne peut s’empêcher d’avoir un instant un grand sourire aux lèvres à l’idée de voir Keelin. « Salut. Entre, entre. » Il y a un instant d’hésitation quand il referme la porte d’entrée derrière elle. « Tu m'as manqué, tu sais. » Un instant, il la prend dans ses bras, pris d’une inspiration soudaine, puis la jaugeant d’un regard soucieux. « Tu as l’air d’aller un peu mieux…comment c’est, au niveau de la douleur ? » Il voit encore les marques de coups et quelques bleus. Un vieux fond de rage revient un instant le hanter, mais il ne laisse rien paraitre. « Viens, on va aller s’assoir. Tu veux boire quelque chose ? » Il lui avance gentiment une chaise, avant de lui service ce qu’elle veut puis de s’installer à son tour autour de la table de la cuisine. « Alors euh…Drew ne t’a pas causé trop de problèmes ? Même avec les rumeurs ? » Qu’au moins, son passage a tabac ait eu une conséquence positive, même si John est en fait quasiment sûr que Drew Harper n’est même plus vraiment en état de se déplacer. « Mon ami flic pense qu’il pourrait y avoir quelques solutions, c’est pour ça qu’il voudrait te rencontrer, voir ce que tu veux faire. Il m’a dit qu’il te connaissait un peu…Thomas Weston, ça te dit quelque chose ? » Certes, il a évité le sujet de l’enveloppe et du passage à tabac. Pour l’instant. En fait, John se dit que répondre aux question sera sans doute une meilleure approche que tout balancer d’un coup. Et surtout, encore une fois, le plus urgent reste de protéger Keelin de son mari.

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MessageSujet: Re: Stop trying to steal my heart away | John Stop trying to steal my heart away | John EmptyVen 21 Juin - 20:49

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Sans tarder, John ouvrit la porte et Keelin entra rapidement pour ne pas être repérée devant chez lui. Le sourire aux lèvres, l’architecte la salua gaiement. Cette sérénité déstabilisa l’enseignante qui commençait à douter des interrogations qui lui traversaient l’esprit. Était-ce bien lui qui avait glissé l’enveloppe dans la boîte aux lettres de son amie ? La jeune femme n’entrevoyait pas d’autres possibilités, toutefois elle se concentra d’abord sur leurs retrouvailles car ils avaient bien des sujets à aborder aujourd’hui dont l’entrevue entre Thomas Weston et l’Irlandais. N’ayant pas vu Keelin depuis qu’elle avait quitté son domicile trois jours auparavant, John s’abandonna à une effusion peu commune chez lui : il lui avoua sans détour qu’elle lui avait manqué et il la prit dans ses bras, réduisant ainsi drastiquement la distance entre eux. Si elle sursauta tout d’abord à ce contact soudain, habituée à recevoir des coups plutôt qu’une étreinte chaleureuse, Keelin resserra légèrement sa main dans le dos de l’architecte et posa sa tête sur son épaule. Sa respiration glissait contre le vêtement de son ange gardien. Dans la situation actuelle, il lui était difficile de mettre des mots sur les sentiments qu’elle ressentait à son égard, même sur le simple fait qu’il lui manquait. Tout ce qu’elle savait avec certitude, c’était qu’elle était bien en sa présence, qu’elle se sentait en sécurité et surtout vide en son absence. Dans l’enfer de ces derniers jours, il était comparable à l’éclaircie au milieu de l’orage, à sa bouffée d’oxygène.

John desserra finalement leur étreinte et s’enquit de son état. « Oui ça va mieux… La douleur s’estompe, comme les bleus. » Les blessures psychologiques, plus ancrées, étaient les plus difficiles à digérer. Keelin était devenue une maitresse dans l’art de maintenir les apparences, pour protéger les autres aspects de sa vie en dehors du fiasco de son couple. Ainsi, elle réussissait à cacher le tumulte d’émotions qui vibraient en elle mais elle était profondément ébranlée. John en avait eu un aperçu le soir où elle avait atterri chez lui en sang. Elle avait complètement craqué devant lui ce jour-là. Et lui n’avait pas décoléré contre son ex-mari. John l’invita ensuite à s’asseoir et lui offrit à boire. Keelin s’installa sur la chaise qu’il avança et déclina toute boisson. Il se posa alors près d’elle et demanda si Drew lui avait encore causé des ennuis, suite aux rumeurs notamment. « Rien qui ne sorte de l’ordinaire. Il a continué de m’envoyer des messages pour m’intimider ou me supplier de revenir. Je ne lui réponds pas et je sais que je devrais le bloquer mais c’est la seule façon que j’ai de savoir ce qui m’attend ou de garder des preuves écrites s’il lui prend l’envie de me menacer par message. » Expliqua-t-elle. « Par contre, il était bizarre hier. Il est devenu encore plus insultant et suppliant, un peu des deux. Il est tellement persuadé que je suis avec toi. Je ne sais pas d’où lui sort cette idée. Les rumeurs n’ont jamais dit que j’étais chez toi. Il a même essayé de me faire peur vis-à-vis de toi… Il dirait n’importe quoi pour que je revienne. Ce n’est pas comme si j’allais le croire de toute façon mais John, tu dois faire attention à toi. Il s’est vraiment mis en tête qu’on… » La jeune femme interrompit sa phrase, incapable de la formuler à voix haute. Elle en avait la gorge nouée. Perdu dans ses convictions fantasques, Drew l’accusait d’une relation qu’elle n’entretenait pas comme si cette raison l’aidait à se convaincre du bien-fondé de sa paranoïa vis-à-vis de sa femme. Pour Drew, elle ne le quittait pas à cause de lui ou parce qu’il était un monstre. Aux yeux d’un tel taré, il fallait forcément un autre homme responsable dans l’équation. Lui n’avait pas poussé sa femme à fuir, non. Un autre la lui avait prise. N’importe quoi…

John se lança alors sur sa rencontre avec son ami flic, le dénommé Thomas Weston. En tant que conseillère municipale, Keelin connaissait la plupart des gens de nom ou de vue surtout ceux qui avaient grandi à Tenby mais elle avait plus particulièrement entendu parler de ce policier-là. « Oui vite fait. Sa fille fréquentait le lycée de Tenby, il n’y a pas si longtemps. Elle n’était pas dans ma classe, mais il me semble que mon frère et elle se connaissent aussi. » L’enseignante reprit donc le fil de la discussion. « Bien sûr que j’accepte de le rencontrer, je ferai tout ce qu’il faut ! Donc il t’a parlé de solutions ? Tu ne peux pas m’en dire un peu plus ? » Pour le moment, Keelin ne mentionnait toujours pas l’enveloppe, préférant aborder ce point un peu plus tard, car celui-ci induirait des interrogations par rapport à John dans le cas où il lui confirmait qu’il était celui qui avait réussi à les récupérer.

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MessageSujet: Re: Stop trying to steal my heart away | John Stop trying to steal my heart away | John EmptyDim 30 Juin - 19:41


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Non, John n’est absolument pas serein face à cet échange, mais un instant, c’est le soulagement et la joie de voir Keelin qui prennent le dessus. C’est une situation complexe, où il doit concilier ce qu’il ressent avec des évènements qui ne lui sont pas plus favorables qu’à la jeune femme. Il ne peut pas trop se permettre de penser à lui et d’apprécier les moments qu’ils passent ensemble, pourtant le fait est que l’architecte ne peut s’empêcher de penser à tous les instants un peu moins lourds qu’ils ont passé quand Keelin était chez lui, où ils parvenaient presque à oublier les circonstances. Et pourtant celles-ci ne cessent de se rappeler à eux, et il ne peut empêcher une colère sourde de s’infiltrer en lui quand la jeune femme sursaute alors qu’il la prend un instant dans ses bras. Il sait pourquoi, il sait l’ampleur du traumatisme, et il sait qu’il ne peut rien y faire : et pour John, il n’y a rien de pire comme sentiment que cette impression d’impuissance. Cela ne veut pas dire qu’il ne profite pas de ces quelques secondes de paix et de calme, même s’il sait que ça ne va pas durer.

Ça ne peut pas durer, d’ailleurs : il ne peut pas se permettre de laisser le moment s’éterniser, d’abord, parce qu’il y a d’autres priorités, comme trouver une vraie solution pour Keelin. Et ensuite parce qu’il y a bien un moment où le mouvement de recul que la brune aura ne sera pas du au choc traumatique ni à Drew, mais bien à son histoire. John sait qu’il ne pourra pas se taire à propos des preuves, ni du passage à tabac dudit Drew. Les marques sur ses jointures le trahissent, de toute façon : ce n’est qu’une question de temps avant que Keelin ne les voient. Autant aborder le sujet de lui-même, même si pour l’instant l’essentiel est de savoir si la jeune femme va bien. John la scrute d’un air inquiet alors qu’elle s’installe. Oui, elle va mieux, physiquement, elle a raison, mais psychologiquement, ce n’est pas ça, il voit bien. Malgré les blessures qu’il a aux mains et qu’il essayait jusqu’à là de dissimuler, il serre la sienne lorsque sa voix se brise en évoquant Drew. « Oui, je comprends dans quel délire il est parti... T’en fais pas, il ne me fera rien, ni à moi ni à Jack, d’accord ? Je gère. » Il gage que Drew a trop peur pour se pointer chez lui. Et trop peur pour essayer de vraiment retrouver Keelin directement…c’est tellement plus facile de balancer des sms pour essayer de la terrifier à distance. « Tant que tu ne retombes pas face à lui, c’est le principal. » Au-delà de la culpabilité qui le ronge – celle d’être retombé dans un travers violent – John pensait cependant avoir assez peur au mari de Keelin pour qu’il lui fiche la paix, même par sms. Il faut croire que ça n’a pas si bien marché, et maintenant, il culpabilise aussi de la mettre elle dans cette situation.

Pour autant, il a de vraies solutions, ou en tout cas Thomas en aura. Même si la situation est difficile, et qu’en fait, il n’y a pas de solution idéale. « Bon, c’est bien, ça, je suppose que ça sera plus facile de parler si vous vous connaissez un peu…je te donnerai son numéro tout à l’heure. » Il est un peu plus embarrassé par la seconde question de Keelin, comprenant qu’il ne pourra pas donner tous les éléments de solution sans aborder son propre rôle dans l’histoire.  « Je pense que ça dépendra vraiment de votre rencontre, en tout cas à propos de ce que tu pourras faire sur le long terme. Dans l’immédiat, il me disait que si tu pouvais rester chez cette amie et te mettre en congé jusqu’à ce que vous ayez décidé quoi faire, ce serait encore le mieux. » Comme Thom l’avait dit, porter plainte aurait eu l’avantage de permettre à Keelin de demander à un juge une mesure d’éloignement provisoire. Mais tant qu’ils ne savent pas de quoi Drew est capable, ce n’est pas envisageable. « Ensuite, il faudra que tu parles avec lui de ce que tu as fait pour aider les familles dont tu m’as parlé, parce qu’on ne sait pas s’il y a toujours des preuves au Parlement…il ne faudrait pas que si tu entames une procédure de divorce ou que si tu portes plainte, qu’il se mette à parler, et que ce soit vérifiable à partir des dossiers qu’il y a là-bas. » John tourne autour du pot à propos de ce qu’il a fait lui, cherchant un moyen d’annoncer les choses – il ne va pas y couper, il le sait, mais il a peur, à raison, sans doute. « S’il n’a rien et s’il ne peut pas t’attaquer, je pense qu’on sera tous d’accord pour dire que lui mettre dans la figure une menace de plainte s’il n’accepte pas le divorce est la meilleure chose. » Lui, au début, était assez partant pour que Keelin porte plainte directement, mais Thomas a un peu douché ses espoirs en remarquant que les juges étaient peu sensibles à la question. « Il faudrait peut-être avoir avec Thom s’il n’y a pas moyen de trouver d’autres choses contre Drew…s’il se comporte comme ça avec toi, j’ai du mal à croire qu’il n’ait jamais eu de problème avec quiconque. »

Lui aussi risque d’avoir des problèmes vu ce qu’il s’apprête à dire, mais l’architecte sent qu’il n’a plus le choix. « Ecoute…s’il n’y a rien au parlement et qu’on peut trouver autre chose contre lui, je pense vraiment qu’il n’a plus rien, et que ça s’arrêtera enfin. » Il baisse la tête vers son café, hésitant, essayant de se préparer à avouer ce qu’il a fait de son côté. « Tu…tu as trouvé l’enveloppe ? Je me suis dit que te la donner comme ça serait la meilleure solution… » Bon, maintenant, il a honte, mais il est lancé, il n’a plus le choix. « Je ne sais pas ce que t’as dit Drew, et je suis désolé qu’il t’ait encore emmerdé à cause de moi, même simplement par sms… mais il ne délire pas totalement quand il parle de moi. Ce n’est pas à cause des rumeurs, c’est que quand tu es partie de chez moi, je suis allé le voir. Je voulais lui faire assez peur pour qu’il n’essaie pas trop de te chercher…Et puis il y avait ces preuves, il fallait trouver un moyen de les récupérer… » Ca ne doit pas être très clair comme propos, mais avouer qu’il a tabassé quelqu’un et l’a menacé avec un flingue n’est pas facile non plus. « J’étais tellement en colère, tu sais, à cause de ce qu’il t’a fait, c’était vraiment insupportable, et je ne voyais pas quoi faire à part ça…et la leçon qu’il méritait et dont je parlais, finalement, j’ai fini par la lui donner. » Il n’est pas fier. Mais il a avoué, et bizarremement, il est aussi soulagé qu’il appréhende la suite.

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MessageSujet: Re: Stop trying to steal my heart away | John Stop trying to steal my heart away | John EmptyLun 1 Juil - 21:40

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Lorsque John lui serra la main pour la rassurer sur son sort et celui de Jack, Keelin remarqua enfin les marques sur les jointures de l’architecte. Dans l’ignorance, elle ne les associa pas directement à l’enveloppe qu’elle avait reçue, s’imaginant naïvement qu’il s’était peut-être blessé sur un de ses chantiers. Tout ce qui lui occupait l’esprit présentement était qu’elle l’avait impliqué dans ses histoires et maintenant Drew avait John dans son collimateur. Ignorant ce qui s’était passé entre eux, elle le recadra. « Tu dis que tu gères mais tu ne peux pas avoir des yeux partout. Je demanderai à mes collègues de surveiller discrètement ton fils à la sortie de l’école au cas où Drew déciderait de se pointer dans l’idée de me voir. A l’heure qu’il est, je ne sais pas de quoi il est réellement capable. » Pour avoir vécu des années sous la coupe de son mari, il ne fallait pas le sous-estimer. Il était parfaitement en mesure d’endormir leur confiance ces derniers jours pour mieux frapper ensuite, même s’il était aux abois depuis que Keelin l’avait quitté. John trouvait que le plus important était qu’elle ne retombe pas en face de lui, pourtant ce moment finirait bien par arriver. Elle ne devait juste pas le croiser seule et il lui fallait bien s’armer psychologiquement pour l’affronter. « Oui mais ça aussi ce n’est que temporaire. » L’architecte ne releva pas davantage pour le moment cet acharnement de Drew contre lui par message interposé et il demanda plutôt à l’enseignante si elle avait déjà rencontré le policier. En tout cas, elle le connaissait de vue par l’intermédiaire de sa fille et de quelques événements organisés dans la ville mais sans plus. John hocha la tête et lui indiqua qu’il lui transmettrait son numéro plus tard. Selon lui, Thomas avait recommandé que Keelin reste à l’abri chez son amie et qu’elle prolonge sa période de congés le temps de trouver une solution à plus long terme. « En gros, je dois disparaitre de la surface de Tenby si je veux rester en sécurité. » Souffla-t-elle, résignée et surtout contrariée de devoir ainsi s’isoler. Toutefois, c’était la seule solution envisageable pour ne pas retomber sur son mari actuellement : se cacher. Tôt ou tard, en raison des ragots et des colporteurs, il saurait où elle se réfugiait. « Sally m’hébergera quelques jours de plus mais je ne pourrai pas m’éterniser. C’est un peu stressant pour elle aussi tout ça. Elle ne me le dit pas et ne me pousse pas dehors ; c’est moi que ça gêne. Je ne veux pas lui attirer d’ennuis non plus et je… je ne sais plus où me cacher. J’envisageais peut-être de retourner dans la maison de ma famille ? Drew viendra sûrement me voir là-bas mais je n’ai pas de meilleure idée. Me tourner vers des centres d’accueil spécialisés n’est pas une option, autant le dénoncer directement. » Expliqua-t-elle, d’un air encore plus abattu. Toutefois, John ne se laissa pas démonter et poursuivit sur cette histoire de preuves que son mari avait contre elle. Existait-il encore des traces de ce qu’elle avait fait au parlement ? Keelin ne le pensait pas mais elle n’en avait aucune certitude. Il fallait la protéger de ce que Drew pourrait dire contre elle. « Si je porte plainte ou si j’ouvre la bouche sur lui, il parlera. Preuves ou pas. Il sèmera le doute dans la tête des gens. Il leur retournera le cerveau jusqu’à ce que ces personnes de la justice aillent vérifier ses dires. » Le Harper n’était pas idiot et savait amadouer quand il le pouvait. Il l’avait bien séduite, elle, fut un temps. Non, ce qui le forcerait à se taire était que Keelin tienne sa langue et qu’elle trouve éventuellement un plus gros poisson contre lui en termes de gravité, ce qu’elle n’avait jamais réussi à découvrir faute de ressources et de réelles pistes. Les pensées de John rejoignaient d’ailleurs les siennes à ce sujet : si Drew n’avait plus rien contre elle et si elle trouvait quelque chose contre lui, le jeu se rééquilibrerait. « Oui, la seule façon de m’en défaire est de le faire goûter à son propre jeu. M’abaisser à l’intimider. Lui faire peur par toutes les voies juridiques possibles. Il veut que je reste avec lui et il ne lâchera pas facilement l’affaire. Mais qu’est-ce que l’on pourrait trouver contre lui concrètement ? » Cette question représentait l’interrogation à deux mille dollars et John n’avait pas toutes les réponses. En revanche, s’il semblait si convaincu que Drew serait sensible à cette manière de riposter, c’était parce qu’il avait contribué à l’effrayer… John commença par évoquer l’enveloppe et Keelin sortit de son sac le précieux sésame qui ne la quittait plus. « Oui, elle était dans la boîte. C’est toi qui as réussi à la récupérer ? » Soulagée, l’enseignante leva les yeux vers lui, reconnaissante. Soulagée car John avait peut-être usé de ruse pour les retrouver. Après tout, il en parlait sans détour alors peut-être que… Bam. Au même moment, il lui confirma les insinuations de Drew, donnant crédit aux délires insensés de son époux. Quand Keelin était partie de chez John, l’Irlandais était allé voir son mari. Le sang de la brune se glaça. Elle devina l’échange plus que houleux avant même qu’il ne l’explique. John était dans une colère noire contre Drew. Il aurait été capable de le battre. D’ailleurs, le père de Jack avait tellement vu rouge qu’il lui avait donné la leçon qu’il méritait et avait réussi à récupérer les preuves. Un nouveau tumulte d’émotions la traversa : John avait essayé de la protéger. Il avait récupéré ces foutus papiers. Ça, c’était le côté positif auquel Keelin essayait de se raccrocher. Mais ce n’était pas cet état d’esprit qui dominait présentement, c’était plutôt la crainte de ce qui s’était passé ce soir-là. Et ce qui expliquerait que Drew ait momentanément arrêté de la chercher. « Qu’est-ce que tu as fait ? » Demanda-t-elle d’une voix blanche alors que sa main glissait de celle de John comme si un mur venait soudainement de se dresser entre eux. Les blessures sur ses phalanges lui sautèrent soudainement aux yeux comme une évidence. Keelin associa les deux événements (il l'avait tabassé) même si elle ne percutait pas - encore - avec le passé de l’architecte. Un frisson lui parcourut l’échine bien malgré elle.

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John Harding
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CÔTÉ COEUR : Père célibataire, sa situation ne l'autorise pas trop à envisager une nouvelle relation, quand bien même une certaine brune occupe ses pensées...
PROFESSION : Architecte, ancien mafieux placé sous programme de protection des témoins
REPUTATION : Il est discret, cet homme là. C'est tout de même bizarre, on dirait qu'il fuit les gens...et puis un père qui élève tout seul son fils, ce n'est pas banal. Il y a anguille sous roche, je vous le dis.


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MessageSujet: Re: Stop trying to steal my heart away | John Stop trying to steal my heart away | John EmptyLun 15 Juil - 21:07


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Si d’un côté, John est touché que Keelin s’inquiète pour lui et pour Jack, de l’autre, il pense que son amie a d’autres choses à gérer, et qu’il peut s’en occuper lui-même. La voir s’angoisser encore plus lui fait mal, elle a déjà trop souffert, mais il comprend qu’il n’aura pas gain de cause sur ce point. « D’accord. Mais cela dit, je ne pense pas que ce soit très à son avantage de venir t’attendre à la sortie des cours ou de s’en prendre en public à un enfant qu’il ne connait pas. » Ça jouerait en sa défaveur, mais il veut bien concéder à Keelin que Drew est pour le moins imprévisible en plus d’être violent, ça se trouve, le vernis social et la crainte de la prison ne l’arrêteront pas. La crainte du type qui l’a menacé avec un pistolet, peut-être plus. « De toute façon, c’est bientôt les vacances d’été, ça résoudra le problème. Et je garde un œil ouvert moi aussi. » Si Drew devient trop agressif, il ne se gênera pas pour porter plainte. Drew n’a aucune preuve contre lui et s’il commence à s’énerver après s’en être pris gratuitement à un gosse, John gage que les juges ne seront pas cléments.

Pour autant, Keelin n’a pour l’instant que des solutions provisoires, John en a bien conscience, autant qu’il voit que la brune est à bout. « Provisoirement, oui. Je sais que c’est dur pour toi, mais je te promets que ça ne durera pas. » Affirme-t-il d’un ton encourageant face à l’air dépité de l’enseignante.  « Tu sais que tu peux revenir à la maison quand tu veux. » Murmure-t-il doucement. Même s’il a bien conscience que ça aussi ce n’est pas forcément une solution idéale, car s’ils la voient chez lui, les gens n’hésiteront pas à parler. John essaie donc de proposer d’autres alternatives : « Est-ce que tu ne pourrais pas louer quelque chose d’un peu excentré de la ville pour quelques temps ? Je peux le faire pour toi, si tu veux, en prétendant qu’un gros client vient voir un chantier. » Personne ne poserait de question, selon John. Cela dit, la solution de revenir chez ses parents qu’elle évoque ne parait pas tout à fait dénuée d’avantages. « Cela dit, si tu retournes un moment dans ta famille, je pense que tu serais assez protégée. Rien ne vous oblige à lui ouvrir, même si effectivement, ça suppose d’en parler à tes proches.  Au moins, s’il créé du scandale dehors, il montrera à tout le monde qu’il est vraiment fou. » Plus les preuves s’accumuleront dans un sens, mieux ce sera. Tout ce qui va contre lui leur sera utile. « Je ne sais pas ce qu’on pourrait trouver précisément, c’est là que Thom va vraiment pouvoir jouer un rôle, je pense, moi je peux juste te dire que s’il a été comme ça avec toi, il y aura forcément autre chose. Quoi, je ne sais pas, mais c’est un connard, et les connards se limitent rarement à une personne. Et personne ne le croira si on montre assez de choses, personne n’écoutera ses délires. » John le sait par expérience, son père faisait exactement pareil, et ce avec tout le monde. « Il ne faut pas que tu aies de scrupules. Lui il n’en a eu aucun. Et rien de ce que tu feras ne pourra être pire que ce qu’il t’a fait. D’accord ? » Il serre à nouveau la main de la jeune femme dans un geste rassurant, le dernier avant que tout bascule.

Il savait que ça lui ferait mal, de voir Keelin avoir ce mouvement de recul envers lui, de voir quelque chose entre l’incompréhension et la peur dans sa façon de le regarder, c’était prévisible au vu des révélations que John vient de faire. Mais l’architecte avait sous-estimé l’impact de ce regard : ce n’est pas mal, qu’il a, c’est pire que ça, quelque chose entre l’angoisse profonde, la peur de la perdre et le dégout de lui-même. Dans les yeux de la jeune femme, il y a une interrogation : est-ce que je ne suis pas encore tombée sur un psychopathe ? Incapable de supporter ce regard plus longtemps, il baisse la tête, regarde ses mains abimées. « Je lui ai cassé la gueule. » Dit-il d’une petite voix, hésitant. « Je ne pouvais pas…je n’étais pas sûr qu’il n’essaierait pas de s’en prendre à toi quand tu partirais de la maison. Je n’ai vu que ça pour qu’il te laisse tranquille dans l’immédiat. Et pour être honnête…il ne méritait que ça. » Il n’a que du dégout envers Drew Harper, plus encore de dégout qu’envers lui-même, l’ex-mafieux qui semble condamné à ne maitriser que la violence quoi qu’il fasse. « L’état dans lequel il t’a mise…c’était insupportable, tu sais. » Il a eu terriblement peur de la perdre, et maintenant, il en a encore peur. « Je ne sais pas si j’ai eu raison ou tort, j’étais tellement en colère contre lui, je crois que je ne pensais plus très clair… mais je voulais juste te protéger. Et il fallait que je récupère cette fichue enveloppe, pour ça, aussi…et je…je ne voyais pas comment faire, j’aurais très bien pu la voler, mais alors il aurait pensé que c’était toi et ça c'était hors de question. » Il se passe une main dans les cheveux, toujours gêné, au bord du désespoir, sans oser la regarder. « Je l’ai cogné et menacé jusqu’à ce qu’il me la donne…ça n’a pas été très compliqué, il n’est pas très courageux quand il a quelqu’un qui arrive à répliquer en face de lui… » Mais ce n’est pas la seule raison. Comme Drew essaiera probablement de monter Keelin contre lui en lui parlant du revolver, il préfère assumer jusqu’au bout. « Et c’est encore moins difficile avec un pistolet comme menace… » Il laisse la petite bombe qu’il vient de lâcher retomber dans le silence, et quand il relève enfin la tête pour regarder la jeune femme, il y a une détresse profonde dans ses yeux. « Il y a beaucoup de choses qu’il va falloir que je te dise, je crois, et tu te feras ton idée toi-même, mais il faut que tu me crois, Keelin, je ne suis pas comme lui, je te le promets, et jamais – jamais, tu m’entends ? – je ne te ferai de mal. »

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Keelin Harper
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MessageSujet: Re: Stop trying to steal my heart away | John Stop trying to steal my heart away | John EmptyJeu 1 Aoû - 23:17

I don't know where we're going
I don’t know who we are
But I can feel your heartbeat
Running through me

Keelin avait averti John par rapport à son fils non pas parce que Drew s’en prendrait publiquement à un enfant à la sortie d’une école mais parce qu’il était capable de l’aborder pour lui demander s’il n’avait pas vu son enseignante ou de le suivre pour voir si elle n’était pas chez l’architecte. Son mari pouvait aussi emmener le gamin l’air de rien juste pour montrer qu’il pouvait s’approcher de l’enfant et faire peur à John s’il pensait Keelin auprès de lui. Dieu seul savait ce qui pouvait se passer dans sa tête tordue et aux abois. Bien sûr, à ce moment-là, la jeune femme ignorait tout du passé de l’Irlandais et de la peur qu’il avait infligée à son mari. « Il est déjà venu m’attendre à la sortie des cours pour voir si je ne lui avais pas menti, quand je devais rester plus tard à l’école pour des réunions avec les parents ou donner des cours de rattrapage. Quant à ton fils, si Drew pense que je suis avec toi, il pourrait l’approcher oui. Et il a l’air de le penser au vu des derniers messages qu’il m’a envoyé à ton sujet. » Il manquait des éléments à Keelin auquel cas elle saurait que son mari n’oserait pas approcher le fils de John étant donné leur dernière altercation mais l’architecte ne le lui en avait pas encore parlé. « Personne ne se méfie de lui à l’école. Aux yeux de tous, c’est un mari aimant qui vient chercher sa femme, qui s’intéresse à ce qu’elle fait. » Expliqua-t-elle d’une voix lugubre. Cependant, John la rassura en lui rappelant que les vacances d’été se rapprochaient à grands pas, donc son fils serait à la maison la plupart du temps. En attendant, il gardait l’œil ouvert.

En plus de ne pas être en mesure de retourner travailler pour le moment (et des collègues qui commençaient à s’inquiéter et à vouloir venir la voir, ce qu’elle déclinait tant que les blessures physiques restaient apparentes), la rumeur avait été lancée selon laquelle Keelin avait quitté le domicile conjugal. Pour l’instant, elle vivait cachée chez son amie et cherchait d’autres solutions provisoires mais cette situation ne pourrait pas durer indéfiniment. John lui offrit généreusement de revenir chez lui sauf que la jeune femme ne voulait pas que les gens parlent et encore moins perturber ou risquer d’exposer son fils à ses problèmes. « C’est gentil mais tu sais bien que je ne peux pas. » Souffla-t-elle. Il lui proposa alors une alternative qui n’était pas dénuée d’intérêt : louer quelque chose en dehors de la ville, sous couvert du travail de l’architecte. Personne ne la retrouverait dans l’immédiat. De plus, elle ne dépendrait plus de Sally et ne mettrait personne d’autre dans l’embarras (hormis John qui la couvrirait). « Tu ferais ça ? » Demanda-t-elle, à la fois reconnaissante toujours étonnée de son implication pour elle. Entre cette option ou celle de retourner dans sa famille, son choix se portait plutôt sur la première proposition. « Pour la famille, c’est assez compliqué. Je ne sais pas si c’est une bonne idée. » Réfléchit-elle. « Mais ton idée serait peut-être une bonne option ; en attendant. J’en parlerai à Thomas Weston pour voir ce qu’il en pense. Il a sûrement de l’expérience dans ce type d’affaires, ses conseils seront utiles. » Malheureusement, Keelin devait tout faire pour ne pas exposer Drew car il dévoilerait aussitôt ses secrets. Retourner dans sa famille était en prendre le risque car plus de monde était mis au courant, plus quelqu’un risquait de dévoiler son statut de femme battue. Il existait donc deux options envisageables : soit s’assurer de faire tomber Drew en protégeant ses arrières, ce qui était quasiment impossible, soit envisager un match nul où chacun se tairait sur l’autre et où il lui rendrait sa liberté. Il n’était évidemment pas question qu’elle retourne vivre avec lui.

En écho à ses pensées, John était persuadé qu’il existait des zones d’ombre dans le passé de Drew, qu’elle pouvait trouver – avec l’aide de Thomas –, quelque chose pour intimider son mari, le forcer à lui rendre sa liberté et à garder le silence. « S’il a fait quelque chose avant moi, je l’ignore. C’était un homme normal quand nous nous sommes mariés. Mais tu as raison, c’est à creuser. » Même quand elle était devenue sa femme, il n’avait pas changé de visage. Ils avaient vécu heureux plusieurs années avant que tout ne bascule. Comme elle l’avait expliqué à John quand elle était venue se réfugier chez lui, Drew n’avait changé du jour au lendemain. Il était devenu irascible, colérique et puis violent. Une femme, amoureuse de surcroît, pense toujours que la situation ne se répétera pas. Parfois, c’était le cas. Certains se rendaient compte de leur erreur, de leur égarement, et s’en voulaient à vie pour avoir ne fut-ce que lever la main une fois sur leur partenaire dans un accès de colère. Tout le monde pouvait être poussé à bout. D’autres en revanche recommençaient et devenaient vraiment violents. Face aux hésitations de Keelin, John se montrait encourageant et surtout percutant : elle ne devait pas avoir de scrupules envers son mari. Il lui serra la main dans un geste rassurant avant qu’elle n’apprenne comment il avait récupéré l’enveloppe. Elle esquissa un mouvement de recul. Qu’avait-il donc fait ?

Il lui avait cassé la figure. Sous le coup de la colère, il avait tabassé Drew de peur qu’il cherche encore à s’en prendre à Keelin. Selon John, son mari l’avait bien mérité. Jusque-là, rien de trop surprenant. Daniel avait aussi envisagé de tabasser son mari sous le coup de la colère et sa grande sœur l’en avait dissuadé. Tout comme son frère, l’architecte n’avait pas supporté de la voir dans cet état, lui qui avait été aux premières loges pour l’aider le soir où elle avait reçu les coups. Il semblerait qu’il ait voulu donner une leçon à Drew et cherché à la protéger, pourtant la vision de la jeune femme était biaisée. D’où John avait-il déployé une telle colère ? Pourquoi avait-il pris un tel risque face à la dangerosité de Drew ? Était-il lui aussi habitué à la violence ? Keelin se tint le visage entre les mains : plus rien n’allait retenir son mari de parler, ni même de porter plainte contre son agresseur. Il pourrait même s’en servir contre elle. John avait voulu « rendre service » (elle lui était reconnaissante pour l’enveloppe) mais tout devenait aussi plus compliqué. « Mais qu’est-ce qui t’a pris ?! Tu ne peux pas prendre des décisions inconsidérées comme celle-là. Et s’il porte plainte contre toi ? » John lui répéta qu’il avait vu rouge et juste cherché à la protéger, et à récupérer cette fameuse enveloppe. Depuis la révélation de l’Irlandais, Keelin l’avait déjà oubliée… Il lui avait effectivement donné le sésame pour sa liberté. Il y aurait sûrement eu d’autres moyens mais ils n’avaient pas pris le temps d’en parler. (Même si la Harper pensait différemment), John avait certes agi par impulsion mais certainement de la meilleure manière possible avec un type de la trempe de Drew. Il lui avait fait goûter à sa propre recette. Silencieuse, la jeune femme écouta alors la suite du récit. L’image de la scène devenait de plus en plus imposante dans sa tête : le John doux et bienveillant qu’elle connaissait devenait une machine à cogner. Est-ce la façon dont il agissait chaque fois que quelque chose le mettait en colère ? Keelin ne reconnaissait plus l’homme qu’elle avait à côté d’elle… pire elle craignait désormais ses réactions – même si John ne lui avait donné aucune raison de s’inquiéter vis-à-vis d’elle, elle sortait tout juste d’une semaine traumatisante. Tout se chamboulait dans la tête de la jeune femme, elle ne savait plus où elle mettait les pieds. Elle apprit alors qu’il avait carrément menacé Drew avec un flingue, ce qui mettait en lumière la raison pour laquelle il n’avait plus cherché après elle. John avait réussi à lui faire peur et à l’en dissuader. « Tu as fait quoi ?! » S’étrangla-t-elle presque sous le coup de la surprise. « Mais d’où tu as un revolver chez toi ? » Soudainement, Keelin se leva et alla se planter à l’autre bout de la pièce, dans une attitude beaucoup plus défensive, une attitude qu’elle n’avait jamais adoptée en présence de John, comme si cette distance lui servait d’espace de sécurité entre eux en cas de problèmes. Elle se tenait debout, à faire les cent pas devant le foyer du salon. Elle secouait la tête, perdue, essayant de comprendre ce qui se passait. Ce n’était pas possible, c’était un cauchemar et elle allait se réveiller d’un instant à l’autre. L’explication de John avait intérêt à être bonne parce que Keelin était à deux doigts de fuir cette maison. « Tu la caches où, cette arme ? » Il n’était clairement pas celui qu’elle avait cru connaitre... Pourtant, il accordait beaucoup d’importance à un point en particulier. A plusieurs reprises, John avait répété qu’il n’avait nullement l’intention de lui faire de mal, cherchant à la mettre en confiance, et si elle se fiait à ses dernières actions, elle aurait tendance à le croire. Mais le problème était qu’elle ne savait plus que croire... « Tu réagis toujours comme ça quand tu es en colère ? » Demanda-t-elle, confuse. Et alors que la discussion avait pris cette nouvelle tournure, les éléments décousus dans sa tête s’assemblèrent enfin : la discrétion exagérée de John vis-à-vis des habitants, cette vie à l’écart de la communauté, la petite carte qu’elle avait trouvé par hasard sur son frigo, le passé que Jack devait oublier et dont il ne pouvait parler à l’école, et maintenant la possession d’un flingue... « Beaucoup de choses à me dire ? Parce que tu n’es pas celui que tu prétends être ? » Pour la première fois, elle remarqua alors la détresse dans son regard. Que cachait-il donc comme secret ? Était-ce si horrible ? Dans la peur de ce qu’elle découvrait de lui, Keelin avait creusé un fossé entre eux.



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MessageSujet: Re: Stop trying to steal my heart away | John Stop trying to steal my heart away | John EmptyVen 9 Aoû - 22:58


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La situation est des plus compliquées, John en a bien conscience. Keelin a légitiment peur de Drew et envisage le pire, considérant qu’il est assez tordu pour essayer de pourrir la vie de John et la sienne, alors même qu’elle a réussi à partir. Trouver une solution sur le long terme pour qu’il la laisse tranquille et qu’elle puisse vivre sa vie est vital. L’architecte en a bien conscience et il essaye d’aider au mieux la jeune femme.  Il leur faut donc un plan de bataille et dans l’immédiat, il faut un endroit où la brune puisse se réfugier. Si ce n’est pas sa famille, lui, il a une solution. « Oui, bien sûr. J’ai dit que je t’aiderai, et je ne vais pas te laisser tomber maintenant. » L’irlandais est même surpris que Keelin se pose la question. Il ferait en fait à peu près n’importe quoi pour elle, et c’est tellement naturel et évident pour lui qu’il en oublie parfois que ça ne l’est peut-être pas pour les autres, à commencer par Kee elle-même. Malgré les circonstances, John arrive à sourire – le dernier de la conversation, probablement. « Oui, bonne idée, il saura sans doute te dire quelle est la meilleure chose à faire. » Pour la suite aussi, ils auront besoin de Thomas. Contrairement à John et Keelin, si quelqu’un peut trouver des arguments permettant de faire chanter un peu Drew, ou en tout cas, d’établir un statu quo et de rééquilibrer la balance. « Je sais bien. Mais s’il y a quelque chose, je suis sûr que Thomas le trouvera, alors je pense que ça vaut le coup de chercher tout de même. » Il sait bien, oui, que Keelin n’aurait pas épousé ce type si elle avait su que c’était quelqu’un de normal. Mais les gens ont souvent une façade et derrière cette apparence, une personnalité ou un passé peu reluisant.

Il est bien placé pour le savoir, d’ailleurs. Avouer ce qu’il a fait demande du courage à John, et pourtant il le fait, préférant qu’elle apprenne les choses par lui que par Drew, qui lui servira une version biaisée et délirante. Pour autant, ce n’est pas pour ça qu’il est fier, car il a l’impression détestable qu’il ne vaut pas mieux que ce dernier, qu’il a réagi comme son père, aussi, et qu’il n’a jamais perdu ses réflexes de mafieux, violents et destructeurs. Et cela, il le voit dans les yeux de Keelin, et la distance qu’elle est en train de mettre entre eux, comme un réflexe de protection. Il comprend pourquoi, même s’il a voulu l’aider, mais ça lui fait mal, parce qu’il a l’impression qu’elle le considère comme une menace pour elle, alors que la dernière chose que John veut, c’est lui faire du mal. « Ca m’étonnerait beaucoup qu’il le fasse…je suis pas très fier de moi, mais je pense avoir réussi à vraiment lui faire peur. » Et si Drew porte plainte, il sera un plaisir de faire en sorte qu’il ne puisse plus jamais marcher et nuire à qui que ce soit, ce dont il l’a explicitement menacé. John s’en veut, mais quitte à aller en prison, autant que ça serve pour de bon à quelque chose. Si Keelin le déteste, au moins, elle sera en sécurité. Même si clairement, il n’a pas envie d’y aller, ni de laisser tomber Jack. C’est la seule chose qui lui fait vraiment peur, de perdre son fils.

Ca, et la façon dont Keelin le regarde et s’éloigne de lui au fur et à mesure qu’il enchaine les révélations. Le regard qu’elle lui adresse est perdu, presque terrifié, il ressemble au regard que sa mère avait pour regarder son père, et rien que pour ça, John se déteste. Pourtant, la seule solution qu’il a pour se dédouaner, c’est de s’expliquer, et de dire la vérité. Ca passera ou ça cassera, mais il n’en peut plus de mentir, et il ne peut plus maintenir son mensonge maintenant. « Je ne l’ai plus. Peu importe où elle est, personne ne la trouvera. Et si Drew en parle à quiconque, ce sera sa parole contre la mienne. Comme le fait que je lui ai collé une rouste, de toute façon. S’il porte plainte, je dirais qu’il délire. Il n’a aucune preuve contre moi. » Le pistolet qu’il avait n’était pas chargé, mais on ne sait jamais, même s’il ne lui aurait pas fait grand mal.

Malgré tout, ça ne répond pas à toutes les questions de Keelin, John en a bien conscience. La jeune femme semble encore se demander sur qui elle est tombée. Il ne peut pas le lui reprocher, car rien de ce qu’il dit n’est de nature à la rassurer. « Non… » Souffle alors John, désespéré. « Non, seulement quand quelqu’un s’en prend aux gens que j’aime…je ne suis pas ce genre de type, sinon. » Ils savent tous les deux de quel genre de type John veut parler. Ce qui est plus nouveau, c’est qu’il vient clairement de classer Keelin dans la catégorie des gens qu’il aime, même s’il n’est pas du tout certain que cela une quelconque influence pour la suite des événements.

Dans tous les cas, John a décidé d’être honnête. Remuer le passé lui fait mal, et peur, aussi. Mais il ne peut plus reculer, maintenant, il doit tout dire. « Non…ou en tout cas, pas vraiment. » Il secoue la tête, peine à regarder la brune droit dans les yeux, se lève pour faire les cent pas et éviter ainsi le regard de cette dernière. « Je ne suis pas…je ne m’appelle pas John Harding. Je ne suis pas né à Londonderry, je n’ai pas fait mes études à Dublin, mon père n’était pas dans les affaires, et je n’ai jamais été architecte quand je vivais en Irlande. » Voilà. Voilà tout ce qu’il n’est pas, et ce qu’il doit maintenant dire, c’est ce qu’il est, et ça ne lui fait pas plaisir. « Mon vrai nom…c’est Sonny. Sonny O’Keefe. Je suis né en 1985 à Belfast. J’y ai grandi et j’ai étudié l’architecture, mais comme je te le disais, je n’ai jamais exercé. Mon père s’appelait Seamus. Shane O’Keefe. »

John soupire, se passe une main dans les cheveux, jette un bref coup d’œil autour de lui, comme s’il avait peur que son père ou que ses sbires les entendent, alors qu’ils sont tous en prison en Irlande et qu’ils ne peuvent pas leur faire de mal. « Le nom te dit peut-être quelque chose, le procès a fait beaucoup de bruit, même ici…Mon père était membre de l’IRA, dans la branche la plus violente. Quand les accords de paix ont été passés, il s’est reconverti en mafieux, et il a plutôt prospéré en faisant de la vente d’armes, de drogues, et quelques braquages. » Maintenant, c’est le moment de parler de son rôle à lui, dans toutes ces histoires. « J’ai…j’étais le fils du chef, j’ai été élevé pour lui succéder. J’ai participé à quelques braquages aussi, j’ai menacé et cogné des gens, j’ai donné des ordres. J’étais…terrifié par ce qu’il était. Il cognait ma mère et moi…moi je devais obéir, sinon c’était la même chose. » Tout gamin, John voulait ressembler à Shane, mais il a vite eu peur de ce type instable et tyrannique. « Les seules accalmies que j’avais, c’était quand j’allais à la fac…c’est là que j’ai rencontré Nell, la mère de Jack. On l’a eu trop jeunes, sans doute, mais…mais on était amoureux, et je me disais qu’une fois notre diplôme en poche, on pourrait partir. » Son vrai échec est peut-être là, de ne pas avoir vu que ça ne marcherait pas. Et de ne pas avoir vu que Nell était trop perdue dans la drogue et les excès pour pouvoir s’en sortir. « J’ai vite compris que ça serait difficile…alors j’ai décidé d’aider la police, je savais qu’ils en avaient après mon père. Mais ça ne s’est pas passé comme prévu. Nell était…elle faisait trop la fête, elle prenait trop de drogues, et moi je ne voyais rien, j’étais trop occupé avec Jack et à faire illusion auprès de mon père. Elle a…elle m’a vendu. Pour quelques doses. Et j’ai failli me faire tuer dans un braquage, un guet-apens tendu par mon père. Alors je suis allé voir la police de nouveau, et je leur ai tout dit en échange d’une protection, n’importe laquelle. Ca signifiait changer de nom et de pays. Devenir John Harding, l’architecte – c’était le seul métier que je pouvais exercer, en fait – et venir ici, parce que c’était assez paumé. » Conclut-il d’un ton lugubre. Son récit est hallucinant et John le sait. Il se doute aussi qu’il va falloir un long moment à Keelin pour le digérer, même s’il lui a déjà dit une partie de la vérité en parlant de Nell. « Je suis désolé…je t’impose ça alors que tu as tellement de problèmes…et je sais ce que tu dois penser de moi. Je suis désolé, vraiment. »

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CÔTÉ COEUR : Mariée, ou plutôt enchainée, à un homme qu'elle aimait autrefois. Brisée de l'intérieur, son coeur lui est ailleurs
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MessageSujet: Re: Stop trying to steal my heart away | John Stop trying to steal my heart away | John EmptyJeu 15 Aoû - 17:04

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Par rapport à l’endroit où Keelin devrait se cacher après être restée plusieurs jours chez son amie, John proposa une solution alternative qui séduisit la jeune femme et qui n’impliquait pas sa famille. Dès lors, elle la garda l’idée dans un coin de sa tête et convint de demander conseil au policier qu’elle devait rencontrer. Malgré la situation complexe dans laquelle l’enseignante se trouvait, John tenait sa promesse et continuait de l’aider au risque de s’attirer des ennuis lui aussi. Lui qui vivait discrètement dans la petite ville de Tenby depuis son arrivée se retrouvait bien malgré lui au centre des projecteurs dans cette histoire. Drew commençait à raconter à qui voulait l’entendre qu’il soupçonnait sa femme d’être partie pour un autre – pour justifier qu’il n’ait pas reporté sa disparition et en même temps salir la réputation de Keelin sans impliquer leurs secrets. Il jouait déjà aux victimes en prévision de la suite. C’était la première attaque psychologique de son mari pour qu’elle revienne auprès de lui, un avertissement. Et cet autre homme qu’il accusait d’avoir séduit sa femme était l’architecte. Deux attaques pour le prix d’une. Il ne serait pas facile pour Keelin de trouver la bonne solution pour se défaire de son encombrant mari. John était persuadé qu’il y avait matière à creuser dans le passé de Drew pour rééquilibrer la balance et Thomas – avec ses moyens de policier – était la personne indiquée pour le découvrir. « Dans ce cas, j’espère qu’il trouvera. Que Drew ne puisse plus nuire à personne. » Se surprit-elle à répondre assez fermement en envisageant les recours légaux sans pour autant recourir à des méthodes plus frontales comme celle que lui confia soudainement John. Il avait approché Drew, l’avait tabassé et même menacé d’une arme… Cet aveu ébranla Keelin qui devait digérer beaucoup d’informations en même temps. Déstabilisée, la jeune femme se leva et fit mine de réfléchir en marchant dans la pièce. En réalité, elle creusait de la distance entre eux car ce qu’elle découvrait de John la terrifiait. Ce père si doux et aimant, d’apparence sans histoire hormis une ex-compagne toxico, était lui aussi capable de violence. Pas d’un simple règlement de comptes entre deux hommes pour le bien d’une femme, non il portait une arme sur lui. Il lui révéla alors qu’il s’en était débarrassée et que si Drew portait plainte contre lui, ce serait sa parole contre la sienne sauf qu’à l’heure actuelle, l’Harper apparaissait aux yeux de la communauté comme un mari aimant et abandonné par sa femme. Personne ne le voyait comme un monstre violent. Sa parole restait donc crédible mais il était rassurant de savoir qu’il ne possédait aucune preuve de leur altercation. Désormais méfiante, Keelin se demandait si John avait pour habitude de se montrer violent. Même s’il l’avait fait dans un accès de colère dans le désir de la protéger (après tout, il avait été aux premières loges de sa souffrance), elle se posait de nombreuses questions à son sujet. D’une voix désespérée, il secoua la tête par la négative et justifia son geste uniquement quand quelqu’un s’en prenait aux gens qu’il aimait. Troublée, l’enseignante releva les yeux vers lui à cette évocation, prenant conscience que l’attachement qui les liait était de plus en plus profond. C’est pourquoi cette nouvelle facette de John l’impactait et l’effrayait : qu’allait-elle découvrir sur lui ? En confiance, Keelin s’était ouverte à lui et lui avait confié ses secrets. Il était resté et avait veillé sur elle les jours qui avaient suivi son enfer. Il avait été tabasser son mari pour récupérer les preuves et dissuader de l’approcher, ce qui fonctionnait car Drew s’était tenu à carreaux jusqu’à présent. Le doute s’installa dans l’esprit de la jeune femme. Ses sens s’affolèrent et elle se mit à imaginer mille scénarios mais son instinct lui intima de se calmer. Partagée entre l’envie de fuir et celle de rester un peu plus longtemps dans cette maison, elle choisit la deuxième option. Elle ne sentait pas en danger immédiat – John répétait souvent qu’il ne lui voulait aucun mal – et surtout elle avait envie d’entendre ses explications. Il avait le droit de lui expliquer. En assemblant des éléments décousus dans sa tête sous forme d’un puzzle incomplet, Keelin comprit qu’il n’était pas celui qu’il prétendait être. Silencieuse, elle écouta donc le récit de l’architecte. Tout ce qu’elle croyait savoir sur lui était faux : son nom, son lieu de naissance et d’études, le métier de son père… Le regard de la jeune femme se promenait tantôt dans la pièce tantôt sur le visage de John, qui fuyait très clairement le sien. Elle essayait de ne pas le fixer pour ne pas le mettre plus mal à l’aise qu’il ne semblait l’être mais elle ignorait comment réagir. Visiblement, il lui avait menti sur beaucoup de choses. Il lui dévoila alors son vrai nom, sa véritable date de naissance et où il était né, il avait bien étudié l’architecture mais sans jamais la pratiquer. L’identité de son père lui rappelait vaguement quelque chose mais Keelin était trop chamboulée pour se concentrer et quand bien même elle l’aurait fait qu’elle ne l’aurait sûrement pas remis. « Sonny… » Souffla-t-elle du bout des lèvres comme pour voir comment sonnait le véritable prénom de John sur lui… Elle avait vraiment du mal à s’y faire. Toutefois, l’histoire était loin d’être finie et Sonny continua son récit. Son père avait été membre de l’IRA en Irlande du Nord et s’était reconverti en mafieux lorsque la paix était revenue dans la région. Il avait enchainé les vols, le trafic d’armes… Ce n’était pas de petits délits dont lui parlait John. A côté, Drew avait effectivement l’air inoffensif… En tant que fils du chef, l’architecte avait été élevé comme son digne héritier : dans l’illégalité et la violence. Il avait participé aux coups foireux de son père et avait lui-même subi cette violence, ainsi que sa mère. Tout à coup, l’histoire de Keelin rentra douloureusement en résonance avec cette partie du récit de John. Il avait connu les violences conjugales entre ses deux parents, les avait endurées lui aussi… Le cœur de la jeune femme se serra. Il avait été élevé dans la peur. « Mais c’est horrible… » Commenta-t-elle d’une petite voix, ouvrant de grands yeux ronds. John avait ensuite trouvé des moments d’échappatoire à la fac où il avait rencontré la mère de Jack. Il était amoureux et espérait pouvoir partir, quitter ce monde dangereux avec sa petite famille dès qu’il serait diplômé. L’histoire en avait voulu autrement : il avait voulu dénoncer son père mais Nell était trop accroc à la drogue (cette partie du récit où la mère de Jack était limite une toxico était donc vraie) et l’avait vendu à sa famille pour des doses supplémentaires. « Elle a fait quoi ? » S’écria Keelin, effarée. Sa question était rhétorique : plutôt que d’aider son compagnon et son fils, elle les avait tout bonnement trahis. A la suite de cette trahison, John avait failli perdre la vie dans un guet-apens. Quelle horreur ! Sa famille prête à le tuer… Pour s’en sortir et sauver son fils, il était donc retourné voir la police et avait obtenu une protection en échange d’informations sensibles sur son père. « La petite carte… Le bureau de protection des témoins. » En parallèle au récit de l’architecte, Keelin rassemblait les autres pièces du puzzle et lui dévoila ainsi directement ce qu’elle avait réellement vu ce jour-là sur son frigo. Il hocha la tête puis se montra navré de la situation alors que celle-ci était déjà tellement compliquée. Il redoutait ce qu’elle allait penser de lui car après tout, c’était une sacrée histoire à digérer. Le silence recouvrit la pièce durant de longues minutes. En pleine réflexion, le regard de la jeune femme se perdait toujours entre la pièce et John. Il n’était pas tout blanc. Comme il le lui avait expliqué, il avait cogné et menacé des gens… Mais il l’avait essayé de s’en sortir. Durant une fraction de secondes, elle ferma les yeux. Elle revoyait cette scène où il l’avait « ramassée » devant chez lui, l’avait aidée et soignée… Ils avaient passé plusieurs jours ensemble, avaient partagé des moments « normaux » et plus spéciaux. Était-ce le même John alors ou avait-il joué un rôle ? Keelin réalisa qu’elle ne l’avait jamais réellement connu et que la vérité la faisait douter de tout. Et pourtant, c’est la détresse dans son regard qui la força à bouger lorsqu’elle rouvrit les yeux. Pas vers la porte d’entrée, mais bien vers lui. Prudemment, l’enseignante se rapprocha de lui et reprit place dans le canapé. Malgré son qui-vive, elle toucha son bras gauche et posa avec précaution le bout de son nez contre son épaule. Elle avait pleuré et dormi dans ses bras et pourtant ce geste paraissait encore plus intime et bouleversant entre eux vu la tournure des événements. « Je te crois. » Souffla-t-elle d’une voix toujours aussi basse. Son instinct était toujours partagé, mais il l’avait aidée dans le pire moment de sa vie alors elle n’allait pas s’en aller maintenant qu’il s’était mis dans de beaux draps à cause d’elle. « Je n’ose même pas imaginer tout ce que tu as dû traverser. Et ce que tu as dû faire pour t’en sortir. » Et avec son fils. A nouveau, un long silence les recouvrit tandis que Keelin penchait légèrement la tête comme pour l’enfouir derrière lui. Elle ne voulait pas qu’il puisse lire l’incertitude dans son regard, les questions qui fusaient dans sa tête. Ce qui l’aidait à rester, c’était ce qui la liait à lui et l’impression qu’il ne lui ferait effectivement aucun mal. « Tu étais dans l’impossibilité d’aller voir la police plus tôt ? » Demanda-t-elle dans un premier temps. Il avait attendu d’être à la fac et d’être père pour l’envisager. Pourquoi ? Était-ce à cause de sa mère (qu’était-elle devenue d’ailleurs) ? De la peur qui l’avait tenaillé ? « Nell, ton père… Que sont-ils tous devenus ? Ils ont tous été arrêtés ? Tu es vraiment à l’abri grâce à ce changement d’identité ? » Maintenant que John lui avait raconté la vérité, elle s’intéressait à d’autres aspects de l’histoire pour savoir ce qu’il en était aujourd’hui. « Je suppose que Thomas Weston est au courant. C’est lui ton agent de contact ? Je ne sais pas comment on appelle ça… » Un mouvement dans le corps de John la fit sursauter. Elle se détacha de lui et s’assit un peu plus loin. Elle n’arrivait pas à cacher totalement sa peur, sa boule au ventre, pourtant elle se refusait à partir comme s’il lui avait parlé de la pluie et du beau temps. Non, elle avait besoin de savoir qui il était vraiment. « Et tu avais le droit de me parler de tout ça ? » Après tout, si Keelin était une personne mal intentionnée, elle pouvait se servir de ces informations contre lui et le raconter à tout le monde. Il avait pris un gros risque. La jeune femme réalisa aussi que si Drew portait plainte contre lui, les conséquences s’avéreraient pire que ce qu’elle avait imaginé. Pour lui, Pour Jack… La parole de l’Harper, contre la sienne, serait crédible oui. Un ancien mafieux contre un mari violent. Que risquerait John ? Son programme de protection était certainement assorti de conditions : celle de tabasser un homme ne rentrait pas dans les règles du jeu. Tant de paramètres, tant d’inconnues. Tout était déjà tellement compliqué. Epuisée, Keelin se prit la tête entre les mains. Elle ne savait plus que dire ou que penser, elle était juste complètement perdue.


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John Harding
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CÔTÉ COEUR : Père célibataire, sa situation ne l'autorise pas trop à envisager une nouvelle relation, quand bien même une certaine brune occupe ses pensées...
PROFESSION : Architecte, ancien mafieux placé sous programme de protection des témoins
REPUTATION : Il est discret, cet homme là. C'est tout de même bizarre, on dirait qu'il fuit les gens...et puis un père qui élève tout seul son fils, ce n'est pas banal. Il y a anguille sous roche, je vous le dis.


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MessageSujet: Re: Stop trying to steal my heart away | John Stop trying to steal my heart away | John EmptyVen 23 Aoû - 0:54


Every thought that I ignore
Another question's at my door
Yes, when will we begin
To believe in this again ?

Sonny…ça fait longtemps que personne ne l’a appelé ainsi. C’est étrange, on dirait que le nom que vient de prononcer Keelin se réfère à quelqu’un d’autre que lui-même. L’architecte avait mis du temps à s’habituer à l’identité de John Harding, mais aujourd’hui il se rend compte qu’il préfèrerait toujours avoir été cet architecte un peu bougon mais sans histoire. Sonny O’Keefe est derrière lui, guère plus qu’un souvenir. Quand Keelin l’appelle ainsi, il ne se reconnait pas. La dernière fois qu’il a entendu ce nom, c’était d’une voix colérique et mal intentionnée à son égard, celle de son père. Ce simple souvenir donnerait à John l’envie de tout arrêter. Penser à Shane le terrifie, encore aujourd’hui. Mais maintenant qu’il a commencé sa confession, il ne peut plus revenir en arrière. Il subit une profonde angoisse, si bien qu’il en sursauterait presque au contact de la jeune femme. John relève un regard plein de détresse vers elle, et il reste sans voix quand elle s’appuie contre lui, incapable de bouger ou de faire autre chose que de regarder devant lui. Je te crois. Trois mots qui l’achèvent autant qu’ils le rassurent, et qui l’émeuvent bien plus que tout. John sent son cœur se gonfler de reconnaissance et d’espoir. Jamais il ne pourra lui dire à quel point ce qu’elle a fait le touche, jamais il ne pourra lui rendre la pareil en termes de confiance. « Merci… » Murmure-t-il enfin. Un instant, il pose sa main sur celle de la jeune femme, sans s’attarder. Le fossé entre eux est immense, à présent, et il sait que reconstruire les choses entre eux prendra du temps.

Pour autant, John se doute que Keelin ne peut qu’avoir des questions. Il est prêt à y répondre. Et effectivement, les questions pleuvent. De façon confuse, John se dit que ça vaut mieux. Après tout, Keelin reste, pour l’instant, même si c’est dur pour elle. L’architecte sait bien que si elle parfait, ce serait sans retour, alors à tout prendre, il préfère parler. Même si les questions sont dures. « Je…pour résumer, oui. » Il a mis tellement d’années avant de réaliser qu’il fallait qu’il sorte de là, par n’importe quel moyen. « Pendant des années, je ne connaissais rien d’autre, rien du tout, c’était normal, pour moi, tout ça…il a fallu que je rencontre Nell, que j’arrive à la fac, pour que je comprenne que je n’avais pas à subir tout ça, et qu’il y avait autre chose, des gens qui vivaient d’une autre manière. Mais malgré tout…j’avais peur, peur de ce qu’il pouvait me faire. » Ses mains tremblent, encore, aujourd’hui. John n’a plus rien d’un enfant, mais il est toujours terrifié en pensant à son père. Et il ne parle même pas du traitement qu’on réserve aux traitres, dans la mafia. « Même maintenant… » Sa voix se brise. Il lui faut un moment avant de réussir à parler. « Je ne voulais pas laisser ma mère toute seule avec mon père, non plus…elle n’a jamais eu la force de le quitter. Elle lui pardonnait tout. Alors je ne pouvais pas…la laisser tomber. Elle a…elle a eu un cancer. À partir de là, c’était fini, il fallait qu’on s’en aille. » Il a toujours fait de son mieux pour la protéger, pour l’aider. Après sa mort, c’était fini. John n’avait plus aucune raison de rester. « Je ne voulais plus de cette vie-là. Ni pour moi, ni pour Nell, ni pour Jack. » Il y a une détermination féroce dans ce que dit John. Oui, il a tout sacrifié, au risque de partir en prison, ou de finir de manière tragique, assassiné ou quelque chose du genre. Mais il a aussi choisi volontairement de rejeter le destin et la fatalité qui le poussaient à la violence et au crime. En abandonnant tout.

« Mon père est en prison pour trente ans…vu son âge, c’est comme s’il avait pris perpétuité. Les autres y ont eu droit, aussi. Pour Nell, je ne sais pas…elle a été arrêtée, mais ils ne devaient pas avoir beaucoup de choses à part sa consommation. Peut-être qu’elle est sortie. Je n’ai pas très envie de le savoir, à vrai dire. » A titre personnel, John pense qu’elle ne sait tout simplement pas où ils sont, lui, et Jack. C’est très bien comme ça de son point de vue. « Oui. » Répond ensuite fermement John à la question de savoir s’il est encore en danger. « Le bureau de protection des témoins connait son métier. Ce n’est pas qu’un changement de nom. C’est changer de vie, globalement. En effaçant tout ce qu’il y avait avant. Et en réinventant quelque chose de crédible derrière. » Bien sûr, aucun système de protection n’est jamais totalement infaillible. Mais John n’a jamais eu de problèmes en cinq ans et les premières années sont cruciales. Maintenant, le gros du danger doit être passé.

Les questions de Keelin continuent pourtant. Elles sont logiques, de la part de quelqu’un qui ne sait pas du tout ce qui lui arrive et qui découvre brutalement la vérité. Il hoche la tête doucement. « Mon référent est à Londres, au bureau de la protection des témoins. Thomas est…chargé de garder un œil sur moi, on va dire. Avec le temps, c’est devenu un ami. C’est un type bien. »  Il va pour dire quelque chose d’autre, mais il constate, désolé, que désormais, même ses mouvements à lui font peur à la jeune femme, sans que John ne puisse identifier avec certitudes si c’est à cause du traumatisme de son agression ou si c’est à cause de ces dernières révélations. Pour autant, elle ne cesse pas de lui parler. Alors il répond, doucement. « On a le droit d’en parler à nos proches. Si on considère qu’ils sont capables de garder le secret. Il faut en informer le bureau… » Ça ne va pas être une partie de plaisir, ça, encore. John doute que Leland soit aussi compréhensif que Thomas. Surtout que l’histoire qu’il va lui servir comporte de nombreuses illégalités. John a rompu les termes du deal, et il le sait. Il n’a pas le droit d’avoir une arme, et encore moins de frapper quelqu’un. Autre information intéressante : définitivement, John considère Keelin comme une proche. Oui, il la juge digne de confiance. Aussi il s’abstient de dire que si elle parle de ça à quiconque, ils seront tous en danger, Jack inclus.

Il se tait aussi sur tous les problèmes que ça va lui apporter. Thomas le lui avait bien déconseillé, mais elle aurait fini par tout savoir tout de même, ou au moins pour le revolver et l’agression, par Drew, et de là, il aurait bien fallu expliquer comme lui, modeste architecte, avait acquis une arme. John se tait aussi sur le fait qu’il pourrait être délocalisé, avec un nouveau changement d’identité, si les choses tournaient mal. Ou pire, il pourrait aller en prison si Drew décidait de porter plainte. Mais Keelin semble deviner tous ces problèmes avant même que John en parle. « Eh… » Il se place à genoux devant elle, prend doucement ses mains dans les siennes pour qu’elle le regarde. « Ne t’inquiète pas pour moi. La priorité, c’est toi. Drew n’a encore rien fait contre moi. Et si ça arrive, on va gérer, avec Thomas, d’accord ? S’il porte plainte. S’il commence à être menaçant. Mais ça fait beaucoup de si. Rien ne dit qu’il va le faire. Je pense qu’il a eu assez peur comme ça. » John parle calmement. Les actions concrètes le déstabilisent moins que les justifications qu’il doit donner. « Si on trouve quelque chose d’autre, je pense qu’il nous laissera tranquille pour de bon. »

Reste encore à parler de lui, et cette fois, c’est lui qui brise la proximité qu’il a volontairement réinstauré un instant avec la brune. « Pour le reste, je… » John s’est levé, il fait face à Keelin, un peu honteux. « Je sais pas quoi te dire. Je comprendrais si tu ne voulais plus jamais entendre parler de moi. » Il hausse les épaules. « C’est difficile de vivre comme ça. Mais je…je ne trichais pas. Je ne triche pas, dans ma vie de tous les jours, en travaillant ou avec Jack. Et les moments qu’on a passé ensemble, je ne trichais pas non plus. » Non, il n’a jamais été plus heureux qu’en sa compagnie, d’ailleurs, depuis ces cinq dernières années. « Je t’ai menti sur mon passé, mais pas sur qui je suis maintenant. Et j’aurais bien aimé ne pas trainer Sonny O’Keefe comme un boulet derrière moi, quand on était ensemble. Et j’aurais tout donné pour n’être que John Harding. » Mais il faut croire qu’il en est incapable, malheureusement.

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MessageSujet: Re: Stop trying to steal my heart away | John Stop trying to steal my heart away | John EmptySam 24 Aoû - 21:45

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COURS. PARS LOIN. La petite voix dans sa tête lui criait de prendre ses jambes à son cou et de fuir sans attendre après les révélations de John. Keelin venait d’apprendre qu’il était un ex-mafieux qui avait été élevé dans l’horreur et avait aussi participé aux mauvais coups. Mais il existe parfois un moteur plus puissant que la peur. Le cœur de l’enseignante, lui, avait rendu ses jambes cotonneuses. Mue par une force supérieure, elle était retournée s’asseoir près de lui refusant de croire que l’homme qui s’était occupée d’elle ces derniers jours soit un type de la trempe de Drew. Pourtant, son mari était aussi un être sans histoire au début avant de changer de visage… Difficile d’accorder une confiance aveugle à n’importe qui après avoir vécu ce qu’elle avait enduré depuis plus d’un an. Les révélations de John changeaient la donne et allaient bien sûr avoir un impact sur leur relation ; elle découvrait qu’elle ne le connaissait finalement pas vraiment, qu’elle avait vécu dans le mensonge depuis tout ce temps. Il avait de bonnes raisons de lui avoir caché la vérité, obligé de respecter un changement d’identité et de vie par ce système de protection. Mais les fondements même de sa personnalité étaient-ils aussi différents de ce qu’il avait renvoyé ? Et qu’en était-il de sa situation aujourd’hui ? Était-il en sécurité avec son fils ? Un millier de questions bousculait les lèvres de Keelin, pourtant elle posa celles qui la préoccupaient le plus dans un premier temps, car l’histoire de John l’effraie et la fascine autant qu’elle la touche. Elle ne pouvait s’empêcher de penser à ce garçon né dans ce milieu qu’il n’avait pas choisi, grandir entourés d’hommes violents, d’avoir subi des coups et d’avoir regardé sa mère les subir aussi, d’avoir été propulsé dans ce monde de bandits… Il s’en était sorti, mais à quel prix ? Celui de devoir vivre caché toute sa vie, faire profil bas tout le temps, surveiller par-dessus son épaule… Voilà pourquoi Drew ne l’effrayait pas. John avait affronté bien pire. Il avait affronté la mort. Et vu la détresse dans ses yeux, elle le croyait, oui. En tout cas, elle croyait à son histoire comme elle le lui affirma de vive voix. Le contact de la main de John contre la sienne la fit frissonner. Elle ne voulait pas qu’il voit son regard incertain, aussi elle le dévia la plupart du temps. Il lui expliqua que pour lui, ce mode de vie était devenu normal, que c’est à l’université qu’il avait ouvert les yeux, qu’il existait autre chose. De plus, la peur l’avait tenu à l’écart. Keelin la devinait dans sa voix, dans ses gestes, les mains de John tremblaient. Se remémorer ses souvenirs était une véritable épreuve pour lui. Tant que sa mère était en vie, il n’avait pas trouvé la force de partir et de la laisser. Une femme qui pardonnait tout à son monstre de mari… A nouveau, cette histoire lui faisait douloureusement écho et renforçait l’idée de Keelin qu’elle avait bien fait de ne pas avoir d’enfant dans une telle situation mais il était question de John présentement. Elle resserra légèrement l’étreinte sur son épaule lorsqu’il lui confia avoir perdu sa mère. C’est après qu’il avait pris la décision de partir pour Nell et pour son fils. Son père et ses acolytes avaient atterri en prison pour longtemps, quant à la mère de Jack, il n’en avait plus entendu parler. Il était à l’abri pour l’instant mais ne le serait pas longtemps s’il était retrouvé d’où le changement de vie complet. « Je comprends mieux pourquoi Jack se trompait parfois à l’école. Ça a été perturbant pour lui aussi. » Pensa la jeune femme. Elle reprit ensuite le fil, d’un air grave. « Donc même s’ils sont en prison, tu n’es pas tranquille à cent pour cent. » Ce qui était crédible, elle avait déjà entendu que les membres d’une « mafia » était plutôt loyaux aux autres – à la vie, à la mort – et que si l’un trahissait la bande, il devait surveiller ses arrières pendant longtemps. Comme elle l’avait supposé, en plus d’être l’ami de l’architecte, Thomas était aussi le point de contact de John à Tenby mais son intermédiaire principal était à Londres. John lui confia ensuite qu’il avait le droit de parler de sa situation à ses proches s’il les pensait capable de garder le secret. Il la considérait donc comme une proche… « Qui d’autre est au courant ? » Cette information était quand même importante à savoir si jamais elle était amenée à parler de John un jour. Comme il évoquait le bureau, elle enchaina par une nouvelle question. « Tu vas leur expliquer ce qui s’est passé ici ? Qu’est-ce que tu risques concrètement par rapport à eux ? » Catastrophée, elle comprit que l’architecte avait beaucoup plus à perdre que sa réputation pour ce qu’il avait fait à Drew. Il pouvait perdre sa protection, peut-être même son fils et sa liberté. Encore plus si l’autre imbécile portait plainte. Pourtant, alors que John occupait la plus mauvaise position, c’est lui qui se voulait rassurant. Il prit les mains de Keelin dans les siennes, persuadé que Drew avait eu assez peur pour ne pas s’en prendre à lui. La meilleure réponse à lui donner était de trouver autre chose pour l’attaquer. Et surtout qu’elle s’en sorte. Il avait tout risqué dans sa vie à lui pour qu’elle s’en sorte, récupérer les preuves et que son mari reste loin d’elle. C’est ce qui pesait dans la balance. Ça et tous les jours qu’elle avait passé chez John, seule avec lui. Pas une fois, il ne lui avait donné un sentiment malveillant. Non, il était simplement cet architecte et ce père de famille attentionné qui avait pris soin d’elle et l’avait protégée. « Bien sûr que si je m’en inquiète. Je ne sais pas ce qu’il va faire… » Répondit-elle finalement. « Mais je ne retournerai pas vers lui. Jamais. » Même si elle redoutait l’avenir pour elle ou pour John, Keelin ne se remettrait pas avec son mari, c’était certain. Plutôt mourir tout de suite. L’architecte se leva soudainement et esquiva à son tour son regard. A bout de mots, il était désolé de cette situation et comprendrait que la jeune femme ne veuille plus entendre parler de lui. Il tenait à ce qu’elle sache qu’il n’avait pas triché au quotidien ni même pendant les moments qu’ils avaient partagés ensemble. Elle aussi avait été dans l’obligation de mentir sur certains aspects de sa vie pour protéger ses secrets, alors si une personne était bien placée pour comprendre ses motivations… L’aspect le plus difficile pour elle n’était pas le mensonge, mais elle ne savait plus si elle connaissait réellement la personne devant elle. Une partie de sa personnalité lui était inconnue, celle de son passé, et cette inconnue l’effrayait. Mais il lui était impossible de faire sans. Tout comme John qui aurait tout donné pour se débarrasser de son passé dont il ne pouvait se détacher. « Tu peux compter sur ma discrétion. » Elle se leva pour lui faire face et être – presque – à sa hauteur. Etrangement, parler avec lui avait en partie apaisé ses craintes, elle ne se sentait pas menacée. John n’avait pas du tout l’attitude hostile d’un Drew, il ne l’avait jamais eue. « Il te serait difficile de ne plus entendre parler de moi, ton fils est toujours dans ma classe. » La brune effleura la chemise de l’architecte de ses doigts sans pour autant se rapprocher davantage. Tout ce qui s’était passé aujourd’hui remettait beaucoup d’aspects en question. Un énorme fossé s’était créé entre eux et pourtant elle n’était pas encore partie. Keelin était perdue à tous les niveaux de sa vie par rapport à l’incertitude de son avenir et elle en comprenait mieux d’autres aussi. « Tu as menti par nécessité, je l’ai fait aussi. » Il faudrait du temps à l'enseignante pour digérer et tout assimiler mais les motivations du mensonge étaient compréhensibles. La main de la jeune femme retomba dans le vide, elle se mordit la lèvre inférieure, hésitante. Ne s’était-elle pas attachée à une façade ? Une façade de la vie du Harding ? Puis, finalement, elle décida que le mieux était encore de se lancer. « Et si cette nouvelle vie que tu t'es construite, c’est toi. Si John, c’est toi, que tu ne triches pas… Je ne veux pas perdre ce John-là. » Pourquoi était-elle en train de tomber amoureuse du mauvais garçon ? Son cerveau niait encore l’évidence, pourtant elle prenait le risque de le garder dans sa vie - pour le moment - malgré ses révélations.





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Because of you
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John Harding
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CÔTÉ COEUR : Père célibataire, sa situation ne l'autorise pas trop à envisager une nouvelle relation, quand bien même une certaine brune occupe ses pensées...
PROFESSION : Architecte, ancien mafieux placé sous programme de protection des témoins
REPUTATION : Il est discret, cet homme là. C'est tout de même bizarre, on dirait qu'il fuit les gens...et puis un père qui élève tout seul son fils, ce n'est pas banal. Il y a anguille sous roche, je vous le dis.


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MessageSujet: Re: Stop trying to steal my heart away | John Stop trying to steal my heart away | John EmptyDim 6 Oct - 23:57


Every thought that I ignore
Another question's at my door
Yes, when will we begin
To believe in this again ?

Les choses vont être plus difficiles, maintenant. John le sait. Il aurait dû se taire, faire comme Thomas le lui avait conseillé, limiter la casse, et ne pas tout raconter. Il ne voit plus vraiment d’issues où ça se termine bien pour lui, même s’il essaye d’être optimiste, de se battre, de croire qu’il s’en sortira et qu’il n’a pas fait tout ça pour rien et qu’il n’a pas tout ruiné par un coup de colère. Mais quel autre choix avait-il, aussi ? Il ne pouvait pas abandonner Keelin et, au moins, avoir cassé la gueule à Drew a accordé un peu de répit à la brune. Et maintenant, il estime malgré tout, malgré les risques, qu’il lui devait la vérité. L’irlandais voit bien que son amie ne se serait pas contentée d’un mensonge, de toute façon. Elle avait commencé à faire le lien.

« Je ne lui avais pas tout dit, jusqu’à cette année…je pensais le protéger. Mais il grandit…et ça lui faisait plus de mal qu’autre chose. »
Oui, c’est dur pour Jack aussi, et John voulait le tenir à l’écart de ça, à l’écart de toutes ces emmerdes qu’il s’est créé tout seul et pour lesquelles son fils n’est pas responsable. Peut-être aussi que plus égoïstement, ça lui faisait mal, la possibilité que son fils le voit comme un criminel. Même si quoi qu’il fasse, finalement, ce passé lui colle toujours à la peau, cette conversation avec Keelin en est la preuve. « Je ne serais jamais vraiment tranquille, non. » Approuve-t-il d’ailleurs en écho à la réflexion de la jeune femme. « Je ne suis pas allé en prison, mais disons que c’est aussi une forme de punition pour tout ce que j’ai fait de mal avant d’essayer de changer. D’une certaine manière, j’emporte mes barreaux avec moi, même s’il ne se passe jamais rien… » La peur qu’ils ne le retrouvent est toujours bien présente, aigüe et criante. « C’était pour ça, le revolver, d’ailleurs, au départ. » Précise John. « Je n’avais pas le droit de l’avoir, et je comptais pas m’en servir, d’ailleurs j’ai jamais acheté les balles, mais je me suis dit que ça me permettrait peut-être de gagner du temps, juste celui que la police n’arrive…» Ça n’aurait sans doute pas marché, mais c’était toujours rassurant d’essayer de prévoir les choses, ça permettait de se dire qu’on les contrôlait. C’est aussi un moyen de dire à Keelin que même s’il a menacé Drew, il ne voulait vraiment que lui faire peur. Sans balles, le revolver ne servait à rien…Réalisant aussi qu’il n’est pas très rassurant, que Keelin pourrait croire qu’à tout moment des mafieux peuvent débarquer dans le paisible village qu’est Tenby pour y semer la terreur, John ajoute doucement : « Ça fait cinq ans maintenant, cela dit…je ne pense pas qu’ils viendront ici. J’espère que non. Tout ce que j’ai construit ici… » Il regarde la maison, les dessins, les plantes dont il s’occupe, et il espère que non.

Hélas, hélas, si la mafia irlandaise était sa seule source d’angoisse, la vie de John serait (presque) paisible. Il a l’habitude de gérer la peur, mais maintenant, il doit aussi gérer les conséquences de ses actes. Il avait peur de perdre Keelin, qu’elle fuit dès la première révélation, mais maintenant elle reste, et sa présence l’apaise et lui donne de l’espoir, un peu. Peut-être que tout va s’arranger comme ça aussi, même si ce n’est pas joué, même avec Keelin. Mais le dialogue n’est pas rompu, et ça suffit à John, pour le moment. Il est même disposé à répondre à toutes les questions « Ici ? Presque personne. Les supérieurs hiérarchiques de Thomas. Jack. Et toi, maintenant. C’est tout. » Et il vaudrait mieux que ça reste comme ça, car le bureau va déjà lui causer un tas de problème. La question suivante de la brune, qui parait réaliser à quel point la situation est complexe d’un coup, cause d’ailleurs à John une grande appréhension. Que va-t-il faire ? Bonne question. Rien que d’y penser, ça lui donne mal au crâne, et il déglutit péniblement avant de répondre. Il secoue la tête doucement, se passe les mains sur le visage. « Les termes de l’accord, c’est qu’au moindre écart, je finis en prison. Alors… je ne sais pas ce que je vais leur dire…par rapport à Drew, peut-être rien. Pour l’instant. S’il ne dit rien, s’il a eu assez peur…il faut attendre de voir. Mais je sais pas. Thomas m’a dit qu’il s’occuperait de Jack, mais je… » Sa voix se brise. Il ne veut pas perdre son fils. Il ne veut pas perdre Keelin, non plus. « Pour toi…quoiqu’il se passe, je vais leur dire que je t’ai parlé, je pense. Je…peut-être qu’ils demanderont à te voir. Je ne sais pas. Mais il faut qu’ils te protègent aussi…je ne veux pas te faire courir d’autres risques.  » Ils le font toujours, pour juger si on peut faire confiance à la personne. Une autre crainte de John est que le bureau juge que Keelin n’est pas digne de confiance et que même si tout le reste se passe bien, ils l’obligent à partir, lui. Mais ils auront le temps d’en reparler. Plus tard.

Pour l’instant, la priorité, c’est Keelin, pas ses inquiétudes à lui. Et John ne l’oublie pas. « Je sais. » Oui, il sait qu’elle est terrifiée, autant pour elle que pour lui. Et vu ce qu’elle a subi, il cherche encore à la protéger. Il ne peut pas faire autrement, pas quand il sait par quoi la brune est passée, et pas quand il se sent si coupable de lui rajouter des problèmes. « On va te sortir de là, je te jure. On va se sortir de là, tous les deux. » Oui, peut-être que ça ne les brisera pas, ce serait une belle revanche…

En attendant, John a surtout peur de ce que les révélations qu’il a faites à Keelin ne conduisent son amie à avoir peur de lui, alors qu’il ne lui voulait aucun mal et qu’il ne lui en fera jamais. Mais d’un autre côté, parce qu’il tient à elle et qu’il comprendrait qu’elle ne lui fasse plus confiance, il est aussi prêt à disparaitre de sa vie si c’est ce qu’elle souhaite. Curieusement, cependant, Keelin ne lui semble pas hostile. « Est-ce que c’est de l’humour ? » En vient-il même à demander en réponse à la remarque de l’enseignante sur le fait qu’il sera difficile de s’éviter tant que Jack restera au collège, penchant légèrement la tête sur le côté, se demandant s’il ne se méprend pas sur le ton employé. Le contact, léger, qui se rétablit entre eux l’incite cependant à croire que tout n’est pas perdu. « Merci… » Merci de ne pas partir, merci de me donner une chance. « Je ne veux pas être quelqu’un d’autre. Je ne veux pas te perdre non plus… » Une vie où Keelin n’est pas présente, ce ne serait pas vraiment la vie qu’il veut non plus. Confusément, John sait ça. Confusément, parce que son cerveau est en ébullition et qu’il ne maitrise plus grand-chose, il fait un geste qu’il aura tout le temps de regretter plus tard. Franchissant le gouffre qui s’est creusé entre eux, il fait un pas en avant pour se rapprocher de Keelin, se penchant en avant, et ses lèvres viennent s’écraser contre celles de la jeune femme en un baiser tendre, presque hésitant, et qui ne va pas tarder à leur causer une tonne de problèmes.

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Keelin Harper
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REPUTATION : Il se dit que son petit couple parfait batterait de l'aile et qu'elle serait partie de chez elle.


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MessageSujet: Re: Stop trying to steal my heart away | John Stop trying to steal my heart away | John EmptyJeu 24 Oct - 19:29

I don't know where we're going
I don’t know who we are
But I can feel your heartbeat
Running through me

Si l’histoire de Keelin avait trouvé une telle résonance chez John, c’était peut-être parce qu’il avait grandi dans la violence et connaissait le poids d’une telle épreuve au quotidien. Pour le bien de son fils, l’architecte avait réussi à s’échapper de son passé et à se construire une nouvelle vie sous la protection des institutions policières, une nouvelle vie dont l’enseignante découvrait progressivement les différents aspects. Les pièces du puzzle s’emboitaient à l’instar des hésitations de Jack en classe. John avait longtemps gardé les détails moins glorieux pour lui et les avait finalement révélés à son fils cette année, bouleversant d’une certaine façon l’enfant dans ses repères. « Oui, j’imagine qu’il se posait beaucoup de questions et avait envie de savoir ce qui s’était passé. Je suis étonnée qu’il ait réussi à tout garder pour lui. Tu l’as sûrement averti que c’était important de ne rien dire mais c’est un sacré poids pour un jeune garçon. » Keelin marqua une pause et s’interrogea sur le ressenti de Jack quand il l’avait appris. « Comment a-t-il réagi sur le coup ? Aujourd’hui, tout semble aller très bien entre vous. » Le petit Harding ne paraissait pas en vouloir à John ou le percevoir différemment, en apparence du moins. Entre les lignes, l’enseignante comprit aussi que l’architecte n’était pas complètement tranquille malgré son changement d’identité. Il devait toujours rester prudent et surtout se tenir à carreaux, mener une vie exemplaire. Il avait vendu ses complices – sa famille – comme passeport pour sa liberté et cette protection précaire permettait aussi aux autorités de le surveiller de près en plus d’assurer ses arrières. John vivait cette situation comme une punition pour tout ce qu’il avait commis dans sa vie de criminel – car c’était malheureusement le mot d’application. Keelin avait envie de l’interroger sur ses méfaits, savoir ce qui s’était passé, ce qu’il avait bien pu commettre mais à quoi bon ? Il lui en avait déjà trop dit tout court. Le père de Jack justifia d’ailleurs la possession illégale du revolver par la peur de tomber sur des mafieux vengeurs envoyés par sa famille, une arme qu’il n’aurait pas dû avoir et qu’il n’avait jamais chargée. Il l’avait principalement gardée comme moyen de dissuasion, un moyen qui avait finalement servi contre Drew. « Tu le vis comme une punition mais tu peux mener une vie à peu près normale auprès de ton fils. Tu n’aurais pas pu si tu n’avais pas fait ce qu’il fallait. Jack n’a pas perdu ses deux parents. » Réagit Keelin dans le but de souligner qu’il n’avait pas à regretter ce choix. « Je ne cautionne pas le revolver parce que ce n’est pas la façon dont je vois les choses mais je ne peux pas juger d’une situation invivable. Je sais que parfois les circonstances nous confrontent à des choix impossibles et que la défense préventive est la seule solution qui s’offre à nous, qu’on ne peut pas toujours éviter de résister avec les mêmes armes que ceux qui s’en prennent à nous. » Elle était tellement bien placée pour lui formuler cette phrase même si elle n’avait pas exactement vécu la même histoire. La peur au ventre est un sentiment qu’elle ne connaissait que trop bien. Poussée à bout depuis des mois, combien de fois n’avait-elle pas secrètement rêvé qu’il arrive un incident à son mari ? Une glissade, un petit accident, un souci de santé ? Quand elle songeait à de tels extrêmes, Keelin s’en voulait de ressentir de telles pensées car celles-ci étaient à mille lieux de la femme droite qu’elle était. Pourtant, l’esprit humain perdait tout sens de rationalité quand la peur profonde, le désespoir ou la colère s’emparait de lui, surtout quand ce sentiment se transformait en une forme d’instinct de survie. Toutefois, John la rassura sur le côté « prescrit » de sa démarche : il avait aidé la police cinq ans auparavant et aucun problème n’était venu frapper à sa porte depuis lors. « Je te le souhaite. Je ne veux pas te faire peur mais il est facile de baisser la garde, de croire que tout va bien… Ce que j’essaie de te dire c’est que tu as le droit d’aspirer à une vie normale mais ne prends jamais rien pour acquis. C’est l’erreur que j’ai commise. Je me sentais en sécurité aussi avant que tout ne change. » Keelin n’encourageait pas John à vivre dans la peur constante mais il ne devait pas se relâcher sous prétexte que l’affaire remontait. Il valait mieux rester trop prudent que pas assez n’est-ce pas ? N’avait-il pas souligné que ses anciens complices risquaient de ne pas oublier cette trahison ? Le désir de vengeance revêtait rarement une date de péremption. La jeune femme demanda donc qui était au courant du passé de John en dehors d’elle car s’il lui avait raconté son histoire, il avait ressenti le besoin de la dévoiler à d’autres. Heureusement, l’architecte ne lui dénombra qu’un petit nombre de personnes dans la confidence. Keelin ouvrit donc un peu plus les yeux vis-à-vis de la relation spéciale qui s’était nouée entre eux. Il avait tout risqué pour elle en s’en prenant à Drew et il continuait aujourd’hui en lui révélant ses secrets. Ainsi, la jeune femme apprit avec appréhension que le moindre écart conduirait John en prison. Effrayer son mari comportait encore plus problèmes pour lui qu’elle n’avait soupçonné au départ. « Tu crois qu’il a eu assez peur ? Je ne sais pas… Il pourrait justement s’en servir contre toi pour me ou te nuire. Il est… tellement dingue. Je le répète : Drew croit que je l’ai quitté pour quelqu’un - toi - et pas pour ce qu’il m’a fait. Il est en colère. » Même si elle avait découvert un autre visage de son mari au cours de leurs années de mariage, la jeune femme ne le pensait pas si facilement dissuadé par la peur et surtout il était assez retors pour ressortir cette histoire au moment le plus opportun pour lui. John lui avait expliqué qu’il s’était occupé d’effacer les preuves de cette altercation mais Drew était une sacrée épine dans le pied quand il voulait. Keelin n’allait pas réussir à rassurer John car elle avait peur aussi. Il devait justement profiter de leur discussion pour prendre les devants et anticiper… Envisager ce qu’il ferait si le Harper venait à parler. « Tu veux dire que si Drew parle et réussit à convaincre la police de son histoire, tu devras aller en prison ? Il n’en est pas question ! » Sous un aspect positif, son mari ignorait tout du passé de John contrairement à elle. L’architecte allait d’ailleurs référer à ses contacts qu’il avait mis Keelin au courant. « Me voir ? Me protéger ? De quoi tu parles ? » Keelin se braqua légèrement, elle était déjà plongée dans suffisamment d’ennuis que pour en rajouter. Qu’entendait John par la protéger elle aussi ? Était-ce par rapport à Drew ou par rapport à son passé à lui ? La jeune femme lui avait promis d’être muette comme une tombe mais les supérieurs de Thomas désireraient au minimum la rencontrer. « Ça veut dire qu’ils vont sonder mon passé et voir si je suis digne de confiance ? » Il comprendrait ce que cette question impliquait comme inquiétude chez elle… Allaient-ils fouiller dans ses secrets à elle aussi ? Au fur et à mesure de la discussion, les peurs de la jeune femme remontaient par vague à la surface. Elle ignorait comment réagirait ceux qui protégeaient John, ce que Drew leur réservait comme sale coup… Tout s’emmêlait et s’accumulait. Face à la confusion de la brune, l’architecte essaya de se montrer rassurant même s’il ne parvint pas réellement à la calmer. Parmi tous leurs problèmes, Keelin ne voulait tout de même pas qu’il disparaisse de sa vie et elle le lui fit comprendre sur un ton léger en évoquant son fils qui continuerait de suivre ses cours l’année suivante. John et elle avaient menti par nécessité et, en dépit d’une nouvelle forme de confiance qui devrait se réinstaurer sur base de tout ce qu’il lui avait appris sur lui aujourd’hui, elle ne sentait pas qu’il avait changé vis-à-vis d’elle. John semblait sincère dans ses sentiments. En écho à ses pensées, il lui retourna d’ailleurs ses mots : lui non plus ne voulait pas la perdre. Soudain, comme mu par une force supérieure, Sonny se rapprocha d’elle et posa ses lèvres sur les siennes. Surprise par le geste, Keelin sursauta d’abord à ce contact. Habituée depuis longtemps à des effleurements bien moins doux, son corps réagissait encore fébrilement à toute forme de rapprochement et elle faillit repousser par mécanisme cette personne qui osait envahir son espace vital. Drew l’avait tellement brisée qu’il lui faudrait encore beaucoup de temps pour surmonter ses peurs. Pourtant, la magie opéra le temps de quelques secondes. Keelin contrôla ses incertitudes et ne rejeta pas d’emblée le contact. Au fur et à mesure, elle relâcha la pression et s’abandonna à cette douce sensation. C’était comme si tout ce qu’elle ressentait remontait soudainement à la surface. Elle avait presque envie que le moment ne s’arrête pas et finit même par rendre à John son baiser, tout aussi hésitante. Toutefois, Keelin interrompit finalement leur échange et elle baissa légèrement les yeux. Le souffle coupé, elle retrouvait sa respiration tout en réalisant qu’elle n’était pas en état émotionnel d’aller plus loin pour le moment, ni de mettre des mots sur ce qui venait de se passer. En dehors du fait qu’elle n’était clairement pas prête, cela ne leur créerait que plus de problèmes dont ils pouvaient se passer actuellement. Confuse, elle s’éloigna finalement légèrement de lui. Non, ce n’était vraiment pas une bonne idée de compliquer encore plus la situation. « Je vais prévenir Sally qu’elle peut venir me chercher. Elle va finir par s’inquiéter. » Dit-elle ensuite gênée, comme s’ils venaient de parler de la pluie et du beau temps. Keelin s’était éternisée un bon moment chez lui. John et elle s’arrangeraient plus tard pour les derniers détails de son nouveau logement et de la rencontre avec Thomas.



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