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Beyond the moment of defeat | Megan

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AuteurMessage
Max Julliard
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Crazyoilmachine, Wanguard, Ritchie...
TES DOUBLES : Richard Lyon - John Harding
TON AVATAR : Mark Ronson
TES CRÉDITS : COM (avatar + code) + colonel-clucker.tumblr.com (gifs sign) + Penny (with love)
TA DISPONIBILITE RP : Beyond the moment of defeat | Megan H00QVD4
RAGOTS PARTAGÉS : 2173
POINTS : 3331
ARRIVÉE À TENBY : 14/08/2018
Beyond the moment of defeat | Megan Tumblr_pitbx81QHD1vg2yxdo1_250
ÂGE DU PERSONNAGE : 46 ans (3 janvier)
CÔTÉ COEUR : 5 mariages foirés au compteur. Et l'envie de se lancer dans une nouvelle histoire d'amour avec une jolie blonde d'origine russe. Après tout, de call-girl à nouvelle femme, le chemin n'est pas si long que ça, non ?
PROFESSION : Producteur et DJ, ancien pilote de Formule 1, et jet-setteur professionnel
REPUTATION : Il est tellement infect, le cliché parfait de la rock-star, toujours en train de boire, avec une fille différente au bras...vous saviez qu'il avait eu un grave accident de voiture ? Moi je crois que c'est plutôt une overdose et qu'il veut éviter le scandale..Il n'est vraiment pas net, comme type.


Wearing the inside out
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Beyond the moment of defeat | Megan Empty
MessageSujet: Beyond the moment of defeat | Megan Beyond the moment of defeat | Megan EmptyDim 12 Mai - 17:49


Well, I've been 'fraid of changin'
'Cause I've built my life around you
But time makes you bolder
Even children get older
And I'm gettin' older, too

Pour une fois, ce n’est pas un cauchemar qui réveille Max en sursaut, mais le bruit de quelqu’un qui s’agite dans la cuisine, pas loin, accompagnée d’une agréable odeur qui lui met l’eau à la bouche. L’horloge indique l’heure du diner et, chose nouvelle depuis l’accident, le producteur a une faim de loup, signe qu’il va mieux depuis qu’il est rentré chez lui et qu’il n’est plus obligé de manger la nourriture immonde de l’hôpital. Bien sûr, c’est toujours compliqué de demander de l’aide pour manger – presque humiliant, pour Max, de devoir dépendre de quelqu’un, quand bien même c’est majoritairement sa fille qui l’aide. C’est même pire d’en être réduit à demander de l’aide à son propre enfant, ou à son ex-femme quand c’est Judith qui passe. Au moins, avec Prudence, il peut se réfugier derrière leurs vannes classiques de frères et sœurs.  La chaine s’est arrêtée et la musique ne passe plus, de toute façon, alors il estime que c’est l’heure de se lever et d’aller voir qui prépare quoi. Edgar a du partir, vu l’heure, mais ça se trouve, Megan est rentrée, et la période creuse de la journée, où il est tout seul et où il s’ennuie férocement, se demandant ce que les autres font sans lui et s’il va un jour finir par se remettre de tout ça, est finie.

Cela dit, il est simplement content d’avoir sa fille avec lui pour autant de temps, ce qui n’était pas arrivé depuis un moment. Petite, Max n’avait Megan que le week-end et les vacances, ce qui n’a sans doute pas arrangé son côté papa gâteau : déjà peu porté sur l’autorité, en la voyant aussi peu, le producteur s’est dit que ça ne valait pas le coup. Et puis maintenant qu’elle est plus grande et qu’elle a ses cours à l’université, ils se voient moins souvent, ce que Max ne peut s’empêcher de constater avec un peu de mélancolie. Il n’en est pas au syndrome du nid vide, mais ça lui fait un peu bizarre de constater que sa petite fille a grandit et qu’elle n’en est plus une, de petite fille, justement. Dans tous les cas, c’est peut-être la seule conséquence positive de l’accident : ils ont enfin du temps à passer ensemble.

Et effectivement, c’est bien Megan qui s’affaire dans la cuisine quand il y arrive. « Salut ma chérie. » Il l’embrasse sur la joue, jetant un œil curieux aux plats, envisageant de trouver une cuiller pour gouter en avance. « T’es rentrée depuis longtemps ? T’aurais dû me réveiller, je ne t’ai pas même pas entendue revenir… c’est l’odeur qui m’a réveillé, ça a l’air bon.  Je vois que mes recettes italiennes ont du succès ! » Plaisante le producteur. Max a toujours aimé cuisiner, même s’il pratique de moins en moins, et les recettes italiennes restent sa spécialité, son apprentissage culinaire datant du temps où il s’occupait de Melody tout seul, ou de Meg quand elle était avec lui, mais surtout des moments où Ferrari l’avait fait venir à Maranello comme pilote d’essai.  Il étouffe un bâillement avant de commencer à examiner les médicaments qu’il doit encore prendre et de s’installer autour de l’ilot central avec un brin de difficulté.

Les choses vont mieux, et il arrive à présent à se déplacer sans problème, mais par moment ses côtes lui font mal et son bras le lance, et de façon épisodique, s’accompagnent d’un léger mal de crane et de vertiges. La bonne nouvelle, c’est cependant qu’il arrive à respirer normalement ou presque, mais il doit quand même prendre une impressionnante série de médicaments. Mine de rien, il continue la discussion : « Ça va, les cours ? Pas trop de journalistes dans le coin ? » Il a toujours fait de son mieux pour s’intéresser au cursus de sa fille, même s’il faut bien le dire, Max ne comprend strictement rien au droit. Mais la question sur les paparazzi témoigne d’une véritable inquiétude, celle de ne pas pouvoir les gérer lui-même et donc de les empêcher de s’en prendre à sa fille. « Avec la naissance du prince Archie, ceux qui campaient là ont fini par partir, je m'en plains pas... » Ajoute-il essayant de sortir quelques cachets de leurs emballages, grimaçant. « Et je ne me plaindrais pas non plus quand je devrais arrêter  ces médicaments...pff, j'abandonne, c'est impossible avec une seule main. » Dit-il avec dépit. « Je veux bien que tu m'aides, s'il te plait. » Demande finalement Max d'un ton piteux. Elle fait déjà beaucoup, Megan, alors il s'en veut de la solliciter pour tout, mais force est de constater qu'il ne peut pas faire grand chose seul.

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late night feelings
You’ll always be in it. No, not literally. But in your heart. Nothing ever ends, not if it’s gone that deep. You’ll always be walking wounded. That’s the only choice, after a while. Walking wounded, or dead.

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Megan Julliard
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Boston
TES DOUBLES : Fiona, Eléa, Gwen, Lexia, Dylana & Keelin
TON AVATAR : Maria Pedraza
TES CRÉDITS : ava - tearsflight, signa - astra, gifs - chittockwrites
TA DISPONIBILITE RP : En cours : Max - Luke - Ivy - Danny.
A venir : Lula.


Fini : Max & Judith - Fredrik.
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POINTS : 354
ARRIVÉE À TENBY : 19/03/2019
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ÂGE DU PERSONNAGE : 21 ans (18 juin)
CÔTÉ COEUR : Côté quoi ?
PROFESSION : Etudiante en droit, elle hésite à continuer dans cette voie mais elle n'ose pas en parler à sa famille.

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MessageSujet: Re: Beyond the moment of defeat | Megan Beyond the moment of defeat | Megan EmptyMar 21 Mai - 22:23

All the hurt, all the lies
All the tears that they cry
When the moment is just right
You see fire in their eyes

Lorsqu’elle rentra des cours, Megan déposa son sac sur une chaise de la cuisine et se servit un grand verre de coca bien frais – son vice. Depuis qu’elle avait emménagé chez son père, elle avait emporté la plupart de ses bouteilles d’alcool et caché les clefs de ses voitures dans un autre endroit que sa maison. Si l’envie prenait à Max de jouer les irresponsables, il devrait cheminer plus loin que ce qui se trouvait à portée de mains. Hors de question qu’il se risque à un indélicat cocktail d’alcool et de médicaments. La matinée avait été énergivore pour la jeune fille, qui était soulagée d’avoir l’après-midi de libre. Elle vivait sa dernière semaine de cours, ensuite après quelques jours off pour étudier, elle débuterait sa session d’examens de fin d’année. Pourtant, ce n’était pas ce qui la préoccupait en ce moment. Quelques semaines auparavant, elle avait failli perdre son père, ce qui était déjà une épreuve difficile à vivre, mais quand ledit père était en plus une célébrité, elle ne savait plus où donner de la tête. Protectrice, Megan filtrait les visites de Max aux proches ou aux relations professionnelles les plus importantes. Aujourd’hui encore, alors que son père dormait toujours en milieu de journée, conséquence de ses multiples réveils au cours de ses nuits agitées, la petite Julliard décida de s’appliquer à préparer le dîner. Loin d’être un cordon bleu expérimenté, elle cheminait dans les livres de recettes italiennes que son père avait caché dans les tiroirs de la cuisine, trésors de ses années passées à rouler pour une écurie de même origine. Elle trouva une recette de pâtes pas trop compliquée à exécuter et avec les ingrédients nécessaires, et elle suivit le schmilblick grâce aux bases données par sa mère. Megan sonna d’ailleurs à Judith pour demander un conseil sur la sauce et elle venait de raccrocher lorsque son producteur de père débarqua dans la cuisine et lui demanda si elle était rentrée depuis longtemps.  « Salut ! Non, ça doit faire une demi-heure. » L’étudiante leva des yeux malicieux vers Max. « Te réveiller ? Oh non, tu avais l’air d’avoir besoin de rattraper toutes ces heures de sommeil manquées ces dernières années. Il est presque 14h ! » La jeune fille se reconcentra sur la sauce. « Des pâtes carbo, ça te va ? Tu as déjà eu les bolos l’autre jour… » Megan se débrouillait mais n’était pas beaucoup plus avancée que son père. Heureusement que d’autres personnes se relayaient parfois quand elle s’absentait durant les cours. Max était plus choyé qu’une mammy entourée de dix petits-enfants. Et presque plus visité que la Tour Eiffel si on comptait les hordes de journalistes qui campaient dans les environs et tous ceux en dehors du cercle intime qui essayaient de le rencontrer. Le DJ s’installa près de l’ilot central et se débattit avec ses médicaments. Megan ne lui proposa pas son aide spontanément, sachant qu’il aimait essayer par lui-même et ne pas se sentir comme un assisté à la moindre occasion. A la place, elle lui répondit pour les cours. « Je n’ai plus que cette semaine à faire, ce sera bientôt les examens. Ils nous ont donné un dernier gros travail à faire à côté aussi, une sorte d’analyse sur le droit international et la mise en application des traités. » Megan ne rentrait jamais trop dans les détails du contenu de ses cours et elle n’en disait habituellement pas autant mais elle avait un jour expliqué à son père que le droit international était sa matière préférée dans le domaine du droit, c’est pourquoi elle était contente du thème pour terminer l’année en beauté. En revanche, elle n’évoqua pas les doutes qui l’habitaient depuis quelques semaines au sujet de ses études, car elle ignorait si elle continuerait sur sa lancée après la fin de l’année et surtout elle redoutait la réaction de ses parents. « Du coup, je vais pouvoir encore passer beaucoup plus de temps avec toi dès qu’ils seront terminés ! » Le regard de la petite Julliard s’assombrit lorsque Max évoqua les journalistes, elle diminua l’ampleur de leur présence pour ne pas inquiéter son père, presque harcelée sur le campus l’autre jour, mais elle ne lui mentait pas complètement non plus. « Tu les connais, ces vautours, toujours à l’affut de la moindre info. Il y en a qui ont rôdé mais, comme tu le dis, ça s’est calmé avec baby prince. Ceux devant chez toi sont presque tous partis, oui. » Megan en avait encore repéré caché dans un coin, en entrant dans la résidence grillagée de son père mais il leur était interdit de franchir les barrières de la propriété alors le père et la fille vivaient dans une relative tranquillité. Grimaçant, Max lui demanda finalement de l’aide pour ouvrir ses boites à cachets. « Oui, bien sûr. » Au moins, le producteur avait essayé par lui-même. A sa demande, Megan s’exécuta et lui tendit ses médicaments. « Ce n’est qu’une question de temps. Tu y arriveras bientôt. Et puis, il y a plein d’autres choses que tu peux faire avec une seule main. » Réalisant la connotation involontaire dans ses derniers mots, Megan s’empourpra légèrement et s’empressa d’expliciter. « Enfin tu sais, caresser les chats, mettre un film, manger, tenir un syllabus de droit pour me faire répéter… » Cette fois, un sourire s’invita sur les lèvres de la jeune fille. Elle ne demandait plus de l’aide à ses parents (à sa mère) pour les cours depuis très longtemps mais taquiner son père et l’imaginer perdu dans la matière l’amusait beaucoup. « Ce sera plus efficace que tes médicaments pour t’aider à te rendormir. » Megan posa ensuite deux assiettes sur l’ilot et les remplit de pâtes mélangées à la sauce. « En attendant, c’est prêt. Warning à l’intoxication alimentaire et bon appétit. »

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Max Julliard
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MessageSujet: Re: Beyond the moment of defeat | Megan Beyond the moment of defeat | Megan EmptyDim 26 Mai - 18:47

Well, I've been 'fraid of changin'
'Cause I've built my life around you
But time makes you bolder
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« Déjà ? J’ai l’impression d’avoir dormi trente minute à peine… » Répond Max, surpris. Il réprime un baillement : « Ca te dérange si je retourne dormir une heure, après manger ? Tu n’auras qu’à me réveiller vers 16 heures, on prendra le café… » S’il se réveille, ce qui n’est pas gagné. Pourtant, il s’est levé le matin, et il a essayé de faire des choses. « Ca a l’air très bien, ne t’en fais pas. » Rassure-t-il sa fille quand elle lui demande si le plat préparé lui convient. De sa main valide, il se frotte les yeux, avant de s’installer. « Mamie râle parce qu’on ne mange pas bien, donc je pense qu’on aura encore droit à un plat spécial la prochaine fois qu’elle viendra, on n’aura qu’à prétendre qu’on l’a fait tous seuls. » Plaisante Max.

C’est sans doute la seule conséquence positive de ce foutu accident, le producteur peut passer plus de temps avec Megan. D’habitude, ils ne font que se croiser, ou alors elle passe sa vie à essayer de le responsabiliser au lendemain de soirées qui ont mal tourné. Cela dit, elle joue encore un peu le rôle d’ange gardien, vu que Maximilian est incapable de rester seul, pour le moment. Mais ça lui donne l’occasion de prendre des nouvelles d’elle, de savoir où elle en est. C’est après tout le moins que le musicien puisse faire, parce qu’il n’a jamais été très doué en matière d’éducation ni porté sur l’autorité parentale. « Je vois…pas trop stressée ? Je suis sûr que ça va bien se passer, de toute façon. » Même s’il ne comprend strictement rien à ce que fait Meg en droit, ni comment elle peut même s’intéresser à ça, Max soutient inconditionnellement sa fille, même si clairement, il préférerait la voir suivre sa propre voie. La musique, c’est clairement plus fun, et en plus, elle s’en sort bien avec une guitare. « Et c’est l’année prochaine que tu commences ta spécialité Propriété intellectuelle ou artistique machin chose, là, non ? Tu sais que ça paye bien ça, hein, je connais des tas de gens qui seraient prêts à t’embaucher directement dans le milieu. » Le producteur accumule les clichés, à la fois sur le droit, et les pères-poules, mais après tout, il se dit que c’est aussi un moyen de lui mettre le pied à l’étrier si elle le souhaite, bien sûr. Evidemment que Meg serait parfaite pour lui succéder si la famille veut garder Julliard Corp. Max ne peut s’empêcher d’y penser, même s’il essaie de ne pas être trop lourd – histoire de ne pas finir comme les parents de Lula.

Avec bonne humeur, il ajoute : « D’ailleurs, on se verra peut-être l’année prochaine, j’ai trouvé un cursus intéressant pour les chefs d’entreprises en reprise d’études, on en a discuté avec le Doyen Jenkins, tu sais, que tu avais eu en Sciences Politiques… » Megan est la première personne de la famille à qui Max l’annonce, parce qu’il n’en a pas eu le temps, et parce qu’il appréhendait un peu. En attendant, il lui semble un instant que sa fille passe un peu vite sur le sujet de l’université, et Max se promet d’y revenir plus tard, mais il ne peut qu’avoir un sourire lorsqu’elle lui dit qu’elle va pouvoir passer plus de temps avec lui. « Ca me fait vraiment plaisir, tu sais. J’ai l’impression de revivre les vacances que tu venais passer avec moi quand tu étais petite. »

Il y avait moins de journalistes à l’époque cependant, mais c’était un peu inévitable, avec l’accident. « Tant mieux, ils me fatiguent plus que la convalescence… » Puis il ajoute : « Tu me le dis, hein, s’ils commencent à t’emmerder toi. Je ne veux pas qu’ils te harcèlent…ce sont de vrais charognards. » Soupire-t-il, affairé avec ses médicaments, avant de finalement abandonner et de se résoudre à demander de l’aide à sa fille.

Sa mine gênée le fait rire, chassant tout dépit de son esprit. « Mon Dieu, mais ma petite fille fait des sous-entendus pire que les miens, je suis choqué. » Plaisante le producteur avant de s’attaquer avidemment à ses pâtes, qu’il arrive à peu près à manger d’une main. « C’est très bon, ne dis pas de bêtises. » Il avale du même coup les quelques médicaments qu’il a à prendre, avant d’avouer doucement : « Je sais que ça va revenir, et qu’ils vont m’enlever le plâtre, mais ça m’emmerde, quand même…j’ai l’impression d’être dans le coltard tout le temps, complètement apathique. Puis de te demande tout le temps de l’aide, je sais bien que tu n’as pas que ça à faire…et ce n’est pas aux enfants d’aider leurs parents, ça ne devrait pas marcher comme ça, c’est moi qui devrais être là pour toi, ma chérie. » Ca a toujours été comme ça, car Max n’est pas très doué pour s’occuper de lui-même, sans doute parce qu’il ne s’aime pas beaucoup lui-même, non plus. Mais ça ne l’empêche pas d’avoir amèrement conscience qu’il n’est clairement pas le père de l’année.

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Megan Julliard
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MessageSujet: Re: Beyond the moment of defeat | Megan Beyond the moment of defeat | Megan EmptyJeu 6 Juin - 20:38

All the hurt, all the lies
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« Non pas de soucis, profite en tant que tu peux. » Megan n’allait sûrement pas empêcher son père de retourner dormir, pour une fois qu’il prenait le temps de le faire. Cette situation ne durerait pas car Max voudrait retourner au plus vite à ses affaires dès qu’il s’en sentirait capable. S’il brûlait trop vite les étapes de sa convalescence, la jeune fille comptait bien le raisonner. « On sait de qui tu tiens le caractère ronchon, ça c’est sûr. » L’étudiante continua la préparation et expliqua à son père qu’elle allait bientôt commencer sa session d’examens. Megan n’était pas la plus assidue des bosseuses mais elle n’avait pas à rougir de ses résultats quand elle prenait vraiment le temps de s’y mettre alors elle ne se rendait pas malade pour les cours. « Non, on verra. De toute façon, il y a pire dans la vie que de foirer un examen. » Elle n’allait pas lui apprendre ce principe lui qui avait failli perdre la vie, après celle de Melody. Ce n’était pas son père le plus difficile à convaincre à ce sujet non plus, contrairement à Judith qui était bien plus axée sur les études. Megan se demandait toujours comment ses deux parents, si différents, étaient un jour tombés amoureux l’un de l’autre puis étaient même restés si longtemps ensemble. « Oui, je dois encore voir si je choisis ça… » Megan répondit évasivement à la question de son père lorsqu’il lui parla de la spécialisation qu’elle avait envisagée. Vu ses doutes quant au bien-fondé de continuer ses études, elle n’arrivait plus à se projeter. Histoire de noyer le poisson, elle dériva sur le sujet préféré de Max. « Toi pour commencer ? Ça me rapprocherait de la musique c’est certain. L’année prochaine, je pourrai vous bassiner tous les deux, maman et toi, avec mon droit. » Le producteur lui lâcha alors une nouvelle surprenante : il allait lui aussi suivre un cursus à l’université ! « Quoi ? C’est sérieux ? » Le regarda-t-elle, d’un air éberlué. Premièrement, Megan devait avaler que son père allait étudier. Deuxièmement, elle devrait gérer le fait que son père viendrait suivre des cours à l’université et dans la même université qu’elle. Troisièmement, son père était une célébrité et les journalistes qui parcouraient les terrains des bâtiments inonderaient encore plus le campus. Et enfin, quand trouverait-il le temps de suivre les cours ? Elle trouvait la démarche courageuse et tenait à la saluer, mais elle l’interrogea tout de même sur le bon sens de celle-ci. « Franchement, c’est super cool de vouloir te relancer dans des études… Il n’y en a pas beaucoup qui oserait… à ton âge. Mais enfin, papa, quand trouveras-tu le temps de venir suivre les cours ? T’es toujours parti… » L’étudiante prit ensuite mille gants pour sa prochaine phrase, parce qu’elle n’avait nullement envie de blesser son père mais elle lui partageait ses inquiétudes de jeune femme et donc la gêne qu’elle allait ressentir. C’était déjà suffisamment compliqué d’être l’enfant d’une star, quand ledit parent venait en plus étudier, elle n’avait pas envie de se retrouver dans une drôle de position. Elle voyait déjà les camarades la juger de sa réussite parce que « papa a du fric » et maintenant « vient surveiller sur place », et les professeurs essayaient de la décourager parce qu’elle n’aurait pas de « passe-droit » en tant que fille de Julliard star et de Sullivan, professeure émérite. « Donc si je comprends bien tu viens à Swansea ? C’est gênant un peu… Les gens vont encore jaser et croire plein de choses. » La relation entre Megan et son père était fusionnelle, elle n’aurait jamais honte de lui cependant c’était plus facile de ne pas laisser les rumeurs ou les sous-entendus l’atteindre quand son père était loin d’elle mais ce serait difficile devant lui au détour d’un couloir, plus difficile encore aussi de se noyer dans la masse. « Et en plus des journalistes, je vais voir plein d’étudiantes te courir après. Non merci. » Il y avait des limites à sa tolérance alors elle était contente pour Max mais elle ne pouvait pas s’empêcher d’être échaudée par cette nouvelle. « Le bon point, c’est que mon syllabus de première pourra te resservir. Je l’ai gardé à la maison. » Quant à l’avantage de revenir vivre chez son père durant sa convalescence, c’était qu’elle pourrait passer plus de temps avec lui cet été, dès les examens terminés. « Est-ce que tu vas vraiment rester tout l’été ? J’aimerais vraiment, même si tu te sens mieux avant. » Max évoqua à nouveau l’omniprésence des journalistes dans leur vie et la jeune fille lui confirma en partie ce qu’il craignait, en édulcorant tout de même un peu – attention au cœur du producteur. « Il y en a qui viennent parfois roder à l’université mais j’arrive souvent à les éviter. Je suppose que c’est inévitable, en fille de. Si toi tu viens, il y en aura beaucoup plus. » Megan ouvrit les médicaments de son père puis servit les assiettes de pâtes et s’installa en face de lui. « C’est toi qui dis des bêtises. » Rétorqua-t-elle après la première bouchée. Au moins, c’était mangeable, ce qui était déjà bien. Pour une fois, Max positivait un peu plus que depuis sa sortie de l’hôpital. Il avait conscience que sa condition actuelle ne durerait pas même s’il broyait du noir à toujours être dans un état apathique et de toujours solliciter l’aide de sa fille. « Tu as besoin de te reposer c'est normal ! Et arrête de t’inquiéter vis-à-vis de moi, la relation d’un parent à son enfant n’est pas à sens unique. Ça arrive que les parents aient besoin de compter sur leur enfant aussi. Tu voudrais que je fasse quoi ? Comme si cet accident n’était pas arrivé ? Comme si tu n’avais pas besoin de moi maintenant ? C’est idiot. Alors si je peux faire un peu pour te soulager, je le ferais. » Megan, qui avait à peine avalé deux bouchées, reposa sa fourchette dans l’assiette. Le jour de l’hôpital, elle avait en partie contenu ses émotions mais cette fois, elle parla à cœur plus ouvert à son père, encore ébranlée par cette histoire. « Et si je suis revenue vivre chez toi pour un moment, c’est parce que oui, j’ai envie que tu sois là, j’ai envie de repasser du temps avec toi. On ne se voit pas beaucoup quand tu travailles et plus les années passent, pire c’est, parce que mes études prennent du temps aussi. Mais tout ça ce n’est que des excuses que l’on se trouve. J’ai failli te perdre ! J’ai failli revivre le même cauchemar. Et je ne le supporterai pas, tu comprends ? Tu n’es peut-être pas le père de l’année, mais j’ai quand même besoin de toi. Alors oui, maintenant que tu es là, je ne te lâche pas. » L’appétit coupé, la brune repoussa son assiette et continua sur sa lancée. « Tu sais, je ne t’en ai jamais voulu de vivre à cent à l’heure ni de vivre loin de nous pour ta passion ou pour ton travail. Mais cette voiture, tu la conduisais beaucoup trop vite. Tu conduis toujours trop vite. Ça devait bien finir par arriver. Ce n’est pas parce que tu as été un des meilleurs pilotes du monde que tu es à l’abri des accidents. Celui-là, il aurait pu être évité ! » Oui, Megan en voulait à son père de son imprudence. Il avait beau avoir invoqué une « distraction » ou une « tête ailleurs », il n’en était pas moins vrai qu’il roulait à une allure de tous les diables. Ce que Megan ignorait en revanche, était qu’il s’était délibérément orienté vers ce maudit arbre. « Mais non, il faut toujours cette vie à cent trente mille à l’heure, toujours plus de sensations, toujours plus d’adrénaline, comme si ce n’était jamais assez. Qu’est-ce que tu cherches à la fin ? » Elle mit les mains sur ses hanches comme pour le défier de lui répondre « rien ». Megan sentait que quelque chose n’allait pas, après tout, elle était bien la fille de son père. Son regard induisait qu’il ne la prenne pas pour « une petite fille » cette fois, parce qu’elle était capable de ne pas le lui pardonner.

Beyond the moment of defeat | Megan 482748114

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REPUTATION : Il est tellement infect, le cliché parfait de la rock-star, toujours en train de boire, avec une fille différente au bras...vous saviez qu'il avait eu un grave accident de voiture ? Moi je crois que c'est plutôt une overdose et qu'il veut éviter le scandale..Il n'est vraiment pas net, comme type.


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Beyond the moment of defeat | Megan Empty
MessageSujet: Re: Beyond the moment of defeat | Megan Beyond the moment of defeat | Megan EmptyVen 21 Juin - 23:38

Well, I've been 'fraid of changin'
'Cause I've built my life around you
But time makes you bolder
Even children get older
And I'm gettin' older, too

Ca fait des années qu’il essaie de lui proposer de venir travailler avec lui, sans vraiment rencontrer de succès, alors évidemment, quand Meg lui parle de venir bosser comme juriste avec lui, Max abandonne tout questionnement à propos de la fac. « Tu voudrais ? » Demande-t-il, touché que finalement, les choses viennent d’elle. « Tu sais que c’est une proposition sérieuse, si tu veux, moi je serais toujours d’accord. » Après tout, ce serait logique que ce soit sa fille qui reprenne les choses en main après lui. Même s’il n’est pas dit que Megan le supporte au travail, car Max est habitué à mener sa barque comme il l’entend. Si le DJ est totalement irresponsable, ou presque, dans sa vie personnelle, dans son boulot, il sait ce qu’il fait, et ça peut le rendre difficile à vivre.

Il en doute encore plus quand il voit la réaction de Megan lorsqu’il lui annonce qu’il veut retourner à l’université, Max ne peut que déchanter. « Je te remercie de sous-entendre que je suis déjà vieux avec quasiment déjà un pied dans la tombe, jeune fille ! » Blague-t-il, avant d’ajouter avec plus de sérieux : « Je ne vais pas en droit. Je n’y comprendrais rien, et ce n’est pas mon truc. C’est un truc de marketing et de RH pour chefs d’entreprises. Rien de très lourd, c’est une ou deux fois par mois. » Max espère être rassurant, comprenant aussi que Megan n’ait pas envie de voir son quotidien à la fac envahi de journalistes. Puis il continue plus timidement son explication, moins sûr de lui qu’il n’y parait. « Je me suis dit que ça pourrait être bien, de valider ça, après tout, ça fait plus de dix ans que je dirige Julliard Corp…et puis ta tante ne pensait pas que je serais vraiment capable de m’inscrire, alors je me suis dit que ça la ferait taire. » Bonnie peut être une sacrée connasse quand elle veut. Et lui ne sait pas faire autrement avec sa sœur. « Et les étudiantes ne m’intéressent pas, j’ai passé l’âge de sortir avec des groupies, merci… » Conclut-il avec un faux air de dignité blessée, dissimulant mal son amusement. En fait, il n’y a qu’une seule étudiante qui aurait pu l’intéresser, mais elle n’est plus à la fac et il sort déjà avec.

La demande suivante de Megan rassure Max sur leur relation, puisqu’à mot couvert, il comprend que sa fille veut qu’il reste. Et c’est de nouveau avec un sourire qu’il lui répond : « Probablement. Je partirais bien quelques jours en vacances comme l’année dernière, mais c’est tout. Si tu veux venir, tu es la bienvenue. Peut-être un week-end avec ma copine aussi. » Il ne sait pas encore trop s’il parviendra à convaincre Ivy de rencontrer Meg à un moment donné, et donc encore moins si les emmener toutes les deux en vacances ensemble serait une bonne idée. Aussi le DJ préfère revenir à ce qu’il maitrise, à savoir son boulot. « Je n’ai pas envie de me lancer dans une tournée, juste d’enregistrer. On verra en septembre prochain selon comment j’irais. J’ai envie de faire un album solo, aussi…je sais que c’est bizarre après dix ans dans l’ombre, mais je pense que je pourrais arriver à quelque chose de bien. » Il voudrait voir s’il sait encore chanter un peu, voir s’il peut écrire pour lui, voir s’il est capable de passer sur le devant de la scène. Mais c’est surtout qu’il y a des choses plus faciles à dire en chanson qu’en face – music speaks the words I can’t serait d’ailleurs un bon titre pour cet album…

Ce qu’il n’a aucun mal à exprimer, en revanche, c’est son inquiétude face à une Megan qui semble un peu minimiser la présence des journalistes à la fac. « Attends, pardon, ils sont déjà venus, j’ai bien compris ? » Instantanément, la nouvelle l’agace et l’inquiète. « Je vais en parler à Harry. Ce n’est pas possible qu’ils fassent ça, c’est inacceptable. » L’avocat doit forcément avoir une solution. « Je te l’ai déjà dit, je ne viendrais pas tout le temps, et puis ça ne change rien, je ne veux pas qu’ils aillent à la fac. Tu es sûre qu’ils ne sont pas trop envahissants et que tu peux les gérer ? Parce que vraiment, Harry pourrait faire le nécessaire. » Ca ne ferait jamais qu’un procès de plus pour les tabloids, l’homme de loi sera ravi, et ça calmera peut-être un peu Max, prompt à angoisser dès qu’il s’agit de sa petite fille.

Petite fille qui ne l’est plus tant que ça, et qui est même plutôt bien armée pour faire la morale à son père. Max est tellement surpris de la brusquerie de cette prise de parole qu’il en oublie sa fourchette sur le bord de son assiette pour regarder Megan parler d’un air étonné, incapable de dire un mot. Il lui faut du temps pour retrouver la parole et percevoir l’inquiétude et l’émotion derrière le masque de dureté affiché par sa fille, et à sa question finale, Max ne sait pas quoi répondre. « Je… » Il finit par se lever avec un peu de difficulté pour attirer sa fille contre lui. « Viens voir ton vieux père, ma chérie. » Un instant, il la berce doucement dans une étreinte qu’il espère rassurante. « Tu sais, je suis toujours revenu, que ce soit pour tes fêtes d’écoles, tes examens, tes anniversaires, tout le reste…Je n’aurais rien manqué ça pour rien au monde, jamais. » Même s’il n’a jamais été un grand éducateur, Max a toujours mis un point d’honneur à ne jamais être absent, même s’il avait la gueule de bois ou qu’il était complètement jetlagué. « Et je sais que je t’ai fait sacrément peur, ma chérie…j’en suis pas fier, crois-moi. » Il y a des larmes dans ses propres yeux, maintenant, et il peine à continuer à parler fermement. Bien sûr, il a honte de ce qu’il a fait et de la peine qu’il a pu lui causer. Dieu sait que c’était involontaire, Dieu sait qu’il pensait vraiment que ce serait mieux pour tout le monde. Maintenant, Max sait qu’il s’est trompé. « Je te l’ai promis, je ne te laisserai pas, d’accord ? Et je serai là, si tu as besoin de moi, peu importe le moment ou l’heure. Je suis là, et je ne te lâche pas, ma fille. »

Clairement, entre cette vie de dingue et sa fille, il choisit sa fille. A qui il plaque un baiser tendre sur le sommet du crâne. A qui il doit aussi quelques explications. « Je sais…je sais que ça a été dur pour toi. » Il n’a pas besoin de préciser qu’il parle de Melody. « Et ça l’est encore…de mon côté. Certains jours, c’est mieux que d’autres. Le reste du temps…j’ai besoin d’oublier, parfois. Et c’est pour ça que je conduis comme un dingue, pour ça que je ne m’arrête jamais. » En l’occurrence, ce n’est pas ça qui explique son accident, mais ce n’est pas vraiment un mensonge non plus. C’est aussi toute cette vie en accéléré qui l’a mené à vouloir se planter contre cet arbre. « Mais je me suis assez fait peur comme ça, tu sais…je sais que j’ai déconné. » Ses côtes douloureuses le lui rappellent fortement. « J’ai compris la leçon. » Tout n’est pas réglé, mais Max ne peut pas revenir en arrière. Et il veut aller mieux, arrêter la coke, ralentir sur la voiture et les fêtes. « Je te demande encore pardon, ma chérie… » Elle comme lui, de toute façon, ils ne peuvent qu’aller de l’avant, maintenant.

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PROFESSION : Etudiante en droit, elle hésite à continuer dans cette voie mais elle n'ose pas en parler à sa famille.

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MessageSujet: Re: Beyond the moment of defeat | Megan Beyond the moment of defeat | Megan EmptySam 22 Juin - 15:03

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All the tears that they cry
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Megan avait finalement réussi à noyer le poisson en parlant de travailler avec son père. Si jamais elle choisissait la spécialité dont il avait parlé et qu’elle atterrissait dans le milieu de la musique, pourquoi ne pas commencer par l’entreprise familiale… C’était aussi une bonne façon d’éloigner Max du sujet de l’université même si elle ne lancerait pas une idée aussi importante pour lui juste pour avoir la paix. « Oui, je sais que c’est sérieux pour toi. Tu as toujours voulu que je vienne travailler avec toi. Je ne sais pas encore papa, il faut déjà que je termine les études et que j’y réfléchisse sérieusement. » Si Megan avait toujours été réticente à travailler pour son père, c’était parce qu’elle voulait réussir par elle-même pour ne plus entendre « c’est parce que tu es la fille de » et ensuite parce que leur lien familial risquait d’amener des conflits d’intérêts dans le domaine juridique. Cependant, il y avait aussi des avantages à cette proposition, notamment elle pourrait travailler en toute confiance avec lui et le voir plus souvent. Elle connaissait en partie le fonctionnement de la boîte de production parce qu’elle avait grandi avec un père qui l’emmenait parfois avec lui et lui expliquait fièrement son savoir dans l’espoir qu’elle lui succède un jour. Megan n’était pas que la fille de Max, elle était aussi, dans les yeux de son père, l’héritière de tout ce qu’il avait construit.

En revanche, quand son père lui apprit qu’il suivrait un cours à l’université à la rentrée, la jeune fille accueillit la nouvelle en demi-teinte. Elle était contente qu’il veuille ajouter – officiellement par un diplôme – une corde à son arc, mais elle redoutait son arrivée sur le même campus qu’elle, notamment parce qu’elle s’était déjà faite harcelée par les journalistes quelques jours auparavant et parce qu’elle risquait d’encore plus ressentir le poids de la célébrité de son père, sans parler de ces stupides groupies d’étudiantes qui allaient tout faire pour l’approcher. « Oui, j’ai compris que c’était du marketing et de la gestion, on a approché de tels sujets dans nos cours généraux. » Répondit-elle à la remarque de son père. Il lui précisa néanmoins qu’il ne viendrait sûrement pas plus de deux fois par mois. « Tu seras quand même à l’université de Swansea… Et deux fois tous les mois, ça m’a l’air très peu pour un cours. Ils ont aménagé le programme pour toi ? » Elle lui lança un regard interrogateur. Max expliqua ensuite les raisons qui le motivaient dans cette démarche, à savoir être légitimé dans sa position de dirigeant et par défi contre sa sœur. « Tante Bonnie aime nous pousser dans nos retranchements. Elle sait qu’on a un sale caractère et qu’on fera tout pour lui prouver qu’elle a tort si on le peut. » Megan se mordilla la lèvre inférieure, elle savait bien que ses doutes et ses questions n’encourageaient pas son père, mais elle ne pouvait pas s’empêcher de redouter ce qui allait se passer, elle qui avait déjà eu du mal à vivre les derniers jours sans forcément le lui avouer. Par contre, elle croyait tout à fait en ses capacités. « Bien sûr que tu en es capable. Quand on voit les trente vies que tu as déjà eu, celle d’étudiant sera une ligne supplémentaire à ajouter à ton cv. » Face à l’air amusé de son père lorsqu’elle mentionna les étudiantes, elle esquissa une petite moue. « Ce n’est pas parce qu’elles ne t’intéressent pas que je ne verrai pas leur réaction ou leurs tentatives désespérées. Moi, ça me dérange. » Malgré ses réticences face à la nouvelle de son père, Megan tenait tout de même à ce qu’il reste l’été à Tenby, rétabli ou pas. Il lui proposa même de l’accompagner pendant ses vacances. « Oui, je viendrai avec toi cette année si je suis la bienvenue. Je te l’ai dit, je ne te lâche pas cet été. » Il lui précisa qu’il n’avait pas pour objectif de partir en tournée actuellement, juste d’enregistrer un album à lui, après avoir passé des années à mettre son talent au service des autres. « C’est vrai, tu te décides enfin ? Il est grand temps de faire quelque chose pour toi, musicalement parlant. » Megan n’avait jamais été la dernière pour l’encourager à ce sujet, son père avait un talent fou et il avait réussi une reconversion spectaculaire après avoir mis un terme à sa carrière de pilote. Son père rebondit ensuite sur l’histoire de ces journalistes à la fac. Cette fois, la jeune fille n’eut pas d’autres choix sinon elle lui mentirait. « Promets-moi de ne pas t’énerver, ok… ? Ce n’est pas bon pour ton cœur. » Lorsqu’elle obtint sa promesse sous peine de ne rien lui dire, l’étudiante lui expliqua enfin ce qui était arrivé. « Oui, ils sont venus, plusieurs fois… Au début, c’était facile de les éviter, ils étaient en dehors de l’université mais avec ton accident, ils sont devenus plus insistants. La dernière fois, c’était sous prétexte de faire un reportage sur l’université alors ils ont eu les portes ouvertes… Ils sont prêts à tout. J’avais beau dire que ces tarés venaient pour moi à des professeurs, on ne m’a pas crue et on m’a dit de m’inscrire dans un établissement privé comme tous ces gosses de riches si je voulais la paix. C’est Luke qui est venu me chercher… » Megan se mordit la lèvre inférieure et en tira la conclusion logique. Au moins, son père comprendrait mieux pourquoi elle était peu enthousiaste à l’idée qu’il vienne à l’université. « Donc tu vois, si toi tu viens, ce sera encore pire. » Max n’en démordait pourtant pas. Il lui répéta qu’il ne viendrait pas souvent et qu’il ferait intervenir l’avocat pour que ces journalistes ne remettent pas les pieds sur le campus. « Je peux les gérer actuellement mais je ne sais pas comment ce sera quand tu seras là. Tu as beau dire que c’est inacceptable, tu ne peux pas empêcher l’université de faire sa publicité si ces menteurs disent venir pour cette raison et pas pour nous… » Soudain, Megan réalisa qu’elle pouvait peut-être se servir de ce prétexte pour sous-entendre qu’elle remettait ses propres études en question. C’était petit, mais elle n’osait pas avouer purement et simplement, qu’elle hésitait à continuer. Son objectif dans l’immédiat était de réussir sa session de fin d’année et de voir après. « Ou alors, je prends une année sabbatique, c’est une idée. » Elle l’avait glissée avec le sourire, juste pour voir comment son père réagirait. C’était une façon de tâter le terrain avant de réellement se prononcer.

Finalement, cette discussion remontait les émotions de Megan à la surface. L’ascenseur qu’elle avait pris ces dernières semaines entre la peur de perdre son père comme sa sœur, l’anxiété dans sa chambre d’hôpital, les paparazzis à fuir et à gérer… Toutes ces émotions avaient besoin de sortir et elle les délivra très spontanément. Elle aimait son père, beaucoup. Elle avait besoin de passer du temps avec lui, de rattraper celui qu’ils n’avaient pas passé ensemble. Elle n’avait jamais discuté ses choix de vie, son envie de vivre à cent à l’heure, mais l’accident avait été la goutte qui avait fait déborder le vase et maintenant elle avait besoin de comprendre. De comprendre ce qu’il cherchait et surtout qu’il se reprenne maintenant. Il vivait dans ce mode de vie depuis des années et ce mode de vie risquait de finir par le tuer. Megan en avait assez de le voir se bousiller à petits feux. Le silence suivit la fin de sa tirade. Pour sûr, son père n’avait pas l’habitude de la voir se fâcher contre lui, en principe ils se balancent une bonne blague et ils passent à autre chose mais elle attendait une vraie réponse, pas une plaisanterie potache qui masquerait encore le fond du problème. Finalement, Max se leva et serra sa fille contre lui. Il lui rappela qu’il était toujours revenu pour les moments importants et qu’il n’aurait raté ceux-ci pour rien au monde. C’était vrai, elle se souvenait par exemple de sa remise de diplôme au terme de sa dernière année de lycée. Le producteur était arrivé en titubant dans la salle parce qu’il n’avait pas encore dessoulé et était parti s’asseoir près de Judith en faisant le bruit d’un éléphant alors que la cérémonie venait de commencer et qu’il avait fièrement crié le prénom de sa fille. Certains parents l’avaient regardé de travers mais elle se souvenait de ce sourire qu’elle avait eu ce jour-là, de l’image qu’elle avait gravée dans sa tête, parce que malgré son agenda chargé, il était venu. La voix de Max la sortit de ce souvenir heureux et il s’excusa encore de l’avoir effrayée. Il avait des nœuds dans la voix, elle l’entendait. Megan resserra l’étreinte initiée par son père et enfouit son visage contre lui. Il lui promit de continuer d’être là, n’importe quand. Le producteur avait enfin compris la détresse dans la voix de Megan, elle avait envie qu’il ralentisse le rythme de vie qu’il menait. La complicité entre eux exigeaient rarement autant de mots qu’aujourd’hui pour qu’ils se comprennent. Max lui colla un tendre baiser sur le front et il lui expliqua qu’il n’allait pas toujours très bien, que certains jours se passaient moins bien, qu’il n’arrivait pas à oublier et que pour tenter de le faire, il roulait comme un dingue ou menait cette vie endiablée. La jeune fille avait bien compris l’allusion à Melody. « Ça a été dur pour toi aussi. Et si je peux t’aider dans ces moments-là, tu dois me le dire. On doit se serrer les coudes. Mais te bousiller à petits feux ne changera rien. La vie te prendra, toi aussi. Tu dois lever le pied. » Autant en voiture, que pour son train de vie. Max lui confirma d’ailleurs qu’il s’était fait sacrément peur et que cet accident lui servirait de leçon. Lorsqu’il lui demanda pardon, il acheva sa fille. Des larmes coulaient sur les joues de Megan et elle serra son père encore plus fort, comme s’il allait s’envoler tel un ballon rempli d’hélium si elle ne retenait pas. Cette discussion constructive avait au moins eu le mérite de crever les abcès et de parler à cœur ouvert.

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MessageSujet: Re: Beyond the moment of defeat | Megan Beyond the moment of defeat | Megan EmptyLun 15 Juil - 21:09


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Comme ils en sont à parler projets et études, Max voit bien que le sien dérange sa fille. « C’est une sorte de validation d’acquis professionnels ou d’expérience, spécialement destinée aux chefs d’entreprises qui justement, n’ont pas beaucoup de temps, d’où le peu de cours. » Mais Max doit bien admettre qu’il n’a sans doute pas envisagé toutes les conséquences qu’une telle décision pouvait avoir. Cependant, la dernière chose qu’il veut est faire de la peine à Megan, ou que sa fille soit emmerdée par des journalistes. « On fait un deal, si tu veux. Je te promets d’y réfléchir et je regarde si je peux trouver une autre solution, et toi tu me promets de penser sérieusement à ma proposition de venir travailler avec moi, d’accord ? » Ca lui semble un bon compromis, digne d’un père qui prend ses responsabilités. En tout cas, les voilà repartis à parler de projets plus enthousiasmants, comme des vacances. « Évidemment que tu es la bienvenue, voyons. » Confirme-t-il avec un sourire. Max n’est jamais contre passer du temps avec sa fille. Quand bien même elle est cent fois plus responsable que lui et qu’il se fait taper sur les doigts s’il fait trop n’importe quoi, jamais il n’aura envie de ne plus la voir. Elle est sa gamine, son bébé, peu importe le reste et ce qui se passe entre eux. Et son avis compte. « Oui, je me suis dit que c’était le moment. Je ne sais pas si ça peut intéresser des gens, mais voilà, je pense que j’ai deux ou trois trucs à dire et quelques bonnes chansons à proposer. On verra bien ce que ça donnera. » Il n’est sûr de rien quant à cet album, mais Meg a l’air d’y croire pour lui, et ça, ça rend le père qu’est Max très fier.

Et c’est sans doute parce que Meg est une des personnes qui compte le plus pour lui qu’il insiste sur cette histoire de journalistes. « Je comprends mieux pourquoi tu préfèrerais que je ne vienne pas, oui. » Son visage s’est considérablement assombri et le ton qu’il a oscille entre une colère sourde et une franche inquiétude. « Je vais dire à Lloyd Jenkins ce qu’il s’est passé, il est doyen de la faculté, même s’il est en arrêt maladie, il doit bien connaitre quelqu’un qui peut empêcher ça de se reproduire…tu aurais du m’en parler, chérie, franchement, je ne veux pas que tu subisses ça. On va faire cesser ça vite, je te promets. » Megan propose ensuite de prendre une année sabbatique comme solution alternative, mais Max passe à côté du message réel de cette suggestion, trop occupé à chercher une solution et à se mettre en colère contre les journalistes. « Non, non, ce n’est pas à toi de t’adapter, ma chérie, c’est à moi de trouver une solution. Je vais voir ce que je fais, mais je te promets que ça ne se reproduira plus. »

Ils ont déjà suffisamment de soucis à régler entre eux, tellement de peurs et d’insécurités, pas besoin de rajouter les journalistes en plus. Meg a déjà eu suffisamment peur et mal comme ça, il est hors de question pour le producteur qu’elle endure plus. C’est ce que traduit son discours franc, teinté autant de colère que de traumatisme ou d’inquiétude, étonnant pour Max, qui a l’habitude de s’en tirer par une pirouette. Cette fois, il ne cherche pas totalement à fuir, puisque s’il lui épargne les détails de l’accident, il la prend dans ses bras et lui promets de faire attention, tout en étant honnête sur les mauvais jours qu’il vit parfois. « Chut, là, ma chérie, je suis là, je suis là…chut… » Murmure-t-il doucement en la berçant dans ses bras. « Et je ne vais pas m’envoler, d’accord ? Je te promets. On reste ensemble, soudés. » Il lui adresse un sourire, l’aide à sécher ses larmes en lui tendant un mouchoir. « On finit de manger, alors ? » Propose-t-il ensuite gentiment.

***

Quelques jours ont passés depuis cette conversation, et puis quelques nuits aussi. S’il n’a plus de plâtre et qu’il va mieux physiquement, Max a toujours autant de mal à dormir. Quand Ivy est là, c’est plus facile, sa présence calme un peu les cauchemars récurrents qu’il a et il parvient généralement à se rendormir après quelques mots apaisants, se perdant dans les bras de la jeune femme, rassuré de la sentir près de lui. La russe ne lui dit rien, mais tôt ou tard, Max se demande si elle aussi ne se mettra pas à lui poser des questions. En attendant, ce soir, elle n’est pas là, et lorsqu’il se réveille après avoir une fois de plus revu l’accident sans pouvoir l’empêcher, le producteur est trop effrayé pour se rendormir, alors à pas de loups, il descend s’installer dans le canapé du studio dans l’idée de regarder un ou deux épisodes d’une série.

Rapidement, cependant, un bruit de pas lui fait lever les yeux. Megan. « Tu dors pas, chérie ? » Il jette un œil à l’horloge électronique du studio. Trois heures du matin. « Il est tard, pourtant…tu veux rester un peu avec moi ? » Il se redresse sur le canapé pour lui faire de la place, gentiment. En fait de diner, il est rentré assez tard de la journée avec son père et il ne se sont pas croisés. Max pensait donc avoir un peu de répit pour la conversation difficile que les sms un peu mystérieux, puis franchement hostiles, de Megan lui annonçaient, mais puisqu’ils sont levés tous les deux, autant avoir cette discussion maintenant. Même s’il a du mal à voir où tout ça va le mener et à ne pas appréhender. Est-ce que sa fille aurait pu découvrir la vérité pour l’accident ? Impossible, il n’y a pas de preuves, rien du tout. Mais alors quoi ? Qu’est-ce qu’elle peut bien lui reprocher ? La seule autre option, ce serait qu’elle ait découvert le vrai boulot de Ivy, et si le producteur n’a pas franchement envie de se justifier, au choix, il préfère encore cette option. Doucement, les yeux rivés sur l’écran, il reprend : « Tu sais, je ne voulais pas être méchant tout à l’heure. Mais je ne comprends quand même pas où tu veux en venir, ni ce que tu me reproches. » Il tourne finalement la tête vers elle. « Tu veux bien m’expliquer ? »

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