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Beyond the moment of defeat | Megan

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AuteurMessage
Max Julliard
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Crazyoilmachine, Wanguard, Ritchie...
TES DOUBLES : Richard Lyon - John Harding
TON AVATAR : Mark Ronson
TES CRÉDITS : COM (avatar + code) + colonel-clucker.tumblr.com (gifs sign) + Penny (with love)
TA DISPONIBILITE RP : Beyond the moment of defeat | Megan H00QVD4
RAGOTS PARTAGÉS : 2385
POINTS : 3745
ARRIVÉE À TENBY : 14/08/2018
Beyond the moment of defeat | Megan Tumblr_pitbx81QHD1vg2yxdo1_250
ÂGE DU PERSONNAGE : 46 ans (3 janvier)
CÔTÉ COEUR : 5 mariages foirés au compteur. Et l'envie de se lancer dans une nouvelle histoire d'amour avec une jolie blonde d'origine russe. Après tout, de call-girl à nouvelle femme, le chemin n'est pas si long que ça, non ?
PROFESSION : Producteur et DJ, ancien pilote de Formule 1, et jet-setteur professionnel
REPUTATION : Il est tellement infect, le cliché parfait de la rock-star, toujours en train de boire, avec une fille différente au bras...vous saviez qu'il avait eu un grave accident de voiture ? Moi je crois que c'est plutôt une overdose et qu'il veut éviter le scandale..Il n'est vraiment pas net, comme type.


Wearing the inside out
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MessageSujet: Beyond the moment of defeat | Megan Beyond the moment of defeat | Megan EmptyDim 12 Mai - 17:49


Well, I've been 'fraid of changin'
'Cause I've built my life around you
But time makes you bolder
Even children get older
And I'm gettin' older, too

Pour une fois, ce n’est pas un cauchemar qui réveille Max en sursaut, mais le bruit de quelqu’un qui s’agite dans la cuisine, pas loin, accompagnée d’une agréable odeur qui lui met l’eau à la bouche. L’horloge indique l’heure du diner et, chose nouvelle depuis l’accident, le producteur a une faim de loup, signe qu’il va mieux depuis qu’il est rentré chez lui et qu’il n’est plus obligé de manger la nourriture immonde de l’hôpital. Bien sûr, c’est toujours compliqué de demander de l’aide pour manger – presque humiliant, pour Max, de devoir dépendre de quelqu’un, quand bien même c’est majoritairement sa fille qui l’aide. C’est même pire d’en être réduit à demander de l’aide à son propre enfant, ou à son ex-femme quand c’est Judith qui passe. Au moins, avec Prudence, il peut se réfugier derrière leurs vannes classiques de frères et sœurs.  La chaine s’est arrêtée et la musique ne passe plus, de toute façon, alors il estime que c’est l’heure de se lever et d’aller voir qui prépare quoi. Edgar a du partir, vu l’heure, mais ça se trouve, Megan est rentrée, et la période creuse de la journée, où il est tout seul et où il s’ennuie férocement, se demandant ce que les autres font sans lui et s’il va un jour finir par se remettre de tout ça, est finie.

Cela dit, il est simplement content d’avoir sa fille avec lui pour autant de temps, ce qui n’était pas arrivé depuis un moment. Petite, Max n’avait Megan que le week-end et les vacances, ce qui n’a sans doute pas arrangé son côté papa gâteau : déjà peu porté sur l’autorité, en la voyant aussi peu, le producteur s’est dit que ça ne valait pas le coup. Et puis maintenant qu’elle est plus grande et qu’elle a ses cours à l’université, ils se voient moins souvent, ce que Max ne peut s’empêcher de constater avec un peu de mélancolie. Il n’en est pas au syndrome du nid vide, mais ça lui fait un peu bizarre de constater que sa petite fille a grandit et qu’elle n’en est plus une, de petite fille, justement. Dans tous les cas, c’est peut-être la seule conséquence positive de l’accident : ils ont enfin du temps à passer ensemble.

Et effectivement, c’est bien Megan qui s’affaire dans la cuisine quand il y arrive. « Salut ma chérie. » Il l’embrasse sur la joue, jetant un œil curieux aux plats, envisageant de trouver une cuiller pour gouter en avance. « T’es rentrée depuis longtemps ? T’aurais dû me réveiller, je ne t’ai pas même pas entendue revenir… c’est l’odeur qui m’a réveillé, ça a l’air bon.  Je vois que mes recettes italiennes ont du succès ! » Plaisante le producteur. Max a toujours aimé cuisiner, même s’il pratique de moins en moins, et les recettes italiennes restent sa spécialité, son apprentissage culinaire datant du temps où il s’occupait de Melody tout seul, ou de Meg quand elle était avec lui, mais surtout des moments où Ferrari l’avait fait venir à Maranello comme pilote d’essai.  Il étouffe un bâillement avant de commencer à examiner les médicaments qu’il doit encore prendre et de s’installer autour de l’ilot central avec un brin de difficulté.

Les choses vont mieux, et il arrive à présent à se déplacer sans problème, mais par moment ses côtes lui font mal et son bras le lance, et de façon épisodique, s’accompagnent d’un léger mal de crane et de vertiges. La bonne nouvelle, c’est cependant qu’il arrive à respirer normalement ou presque, mais il doit quand même prendre une impressionnante série de médicaments. Mine de rien, il continue la discussion : « Ça va, les cours ? Pas trop de journalistes dans le coin ? » Il a toujours fait de son mieux pour s’intéresser au cursus de sa fille, même s’il faut bien le dire, Max ne comprend strictement rien au droit. Mais la question sur les paparazzi témoigne d’une véritable inquiétude, celle de ne pas pouvoir les gérer lui-même et donc de les empêcher de s’en prendre à sa fille. « Avec la naissance du prince Archie, ceux qui campaient là ont fini par partir, je m'en plains pas... » Ajoute-il essayant de sortir quelques cachets de leurs emballages, grimaçant. « Et je ne me plaindrais pas non plus quand je devrais arrêter  ces médicaments...pff, j'abandonne, c'est impossible avec une seule main. » Dit-il avec dépit. « Je veux bien que tu m'aides, s'il te plait. » Demande finalement Max d'un ton piteux. Elle fait déjà beaucoup, Megan, alors il s'en veut de la solliciter pour tout, mais force est de constater qu'il ne peut pas faire grand chose seul.

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Megan Julliard
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Boston
TES DOUBLES : Fiona, Eléa, Gwen, Lexia, Dylana & Keelin
TON AVATAR : Maria Pedraza
TES CRÉDITS : ava - tearsflight, signa - astra, gifs signa & profil - chittockwrites, icon - kawaiinekoj
TA DISPONIBILITE RP : En cours : Max - Luke - Danny - Annif Lula - Judith.
A venir : Lula.


Fini : Max & Judith - Fredrik - Ivy.
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POINTS : 640
ARRIVÉE À TENBY : 19/03/2019
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ÂGE DU PERSONNAGE : 21 ans (18 juin)
CÔTÉ COEUR : Côté quoi ?
PROFESSION : Etudiante en droit, elle hésite à continuer dans cette voie mais elle n'ose pas en parler à sa famille.

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MessageSujet: Re: Beyond the moment of defeat | Megan Beyond the moment of defeat | Megan EmptyMar 21 Mai - 22:23

All the hurt, all the lies
All the tears that they cry
When the moment is just right
You see fire in their eyes

Lorsqu’elle rentra des cours, Megan déposa son sac sur une chaise de la cuisine et se servit un grand verre de coca bien frais – son vice. Depuis qu’elle avait emménagé chez son père, elle avait emporté la plupart de ses bouteilles d’alcool et caché les clefs de ses voitures dans un autre endroit que sa maison. Si l’envie prenait à Max de jouer les irresponsables, il devrait cheminer plus loin que ce qui se trouvait à portée de mains. Hors de question qu’il se risque à un indélicat cocktail d’alcool et de médicaments. La matinée avait été énergivore pour la jeune fille, qui était soulagée d’avoir l’après-midi de libre. Elle vivait sa dernière semaine de cours, ensuite après quelques jours off pour étudier, elle débuterait sa session d’examens de fin d’année. Pourtant, ce n’était pas ce qui la préoccupait en ce moment. Quelques semaines auparavant, elle avait failli perdre son père, ce qui était déjà une épreuve difficile à vivre, mais quand ledit père était en plus une célébrité, elle ne savait plus où donner de la tête. Protectrice, Megan filtrait les visites de Max aux proches ou aux relations professionnelles les plus importantes. Aujourd’hui encore, alors que son père dormait toujours en milieu de journée, conséquence de ses multiples réveils au cours de ses nuits agitées, la petite Julliard décida de s’appliquer à préparer le dîner. Loin d’être un cordon bleu expérimenté, elle cheminait dans les livres de recettes italiennes que son père avait caché dans les tiroirs de la cuisine, trésors de ses années passées à rouler pour une écurie de même origine. Elle trouva une recette de pâtes pas trop compliquée à exécuter et avec les ingrédients nécessaires, et elle suivit le schmilblick grâce aux bases données par sa mère. Megan sonna d’ailleurs à Judith pour demander un conseil sur la sauce et elle venait de raccrocher lorsque son producteur de père débarqua dans la cuisine et lui demanda si elle était rentrée depuis longtemps.  « Salut ! Non, ça doit faire une demi-heure. » L’étudiante leva des yeux malicieux vers Max. « Te réveiller ? Oh non, tu avais l’air d’avoir besoin de rattraper toutes ces heures de sommeil manquées ces dernières années. Il est presque 14h ! » La jeune fille se reconcentra sur la sauce. « Des pâtes carbo, ça te va ? Tu as déjà eu les bolos l’autre jour… » Megan se débrouillait mais n’était pas beaucoup plus avancée que son père. Heureusement que d’autres personnes se relayaient parfois quand elle s’absentait durant les cours. Max était plus choyé qu’une mammy entourée de dix petits-enfants. Et presque plus visité que la Tour Eiffel si on comptait les hordes de journalistes qui campaient dans les environs et tous ceux en dehors du cercle intime qui essayaient de le rencontrer. Le DJ s’installa près de l’ilot central et se débattit avec ses médicaments. Megan ne lui proposa pas son aide spontanément, sachant qu’il aimait essayer par lui-même et ne pas se sentir comme un assisté à la moindre occasion. A la place, elle lui répondit pour les cours. « Je n’ai plus que cette semaine à faire, ce sera bientôt les examens. Ils nous ont donné un dernier gros travail à faire à côté aussi, une sorte d’analyse sur le droit international et la mise en application des traités. » Megan ne rentrait jamais trop dans les détails du contenu de ses cours et elle n’en disait habituellement pas autant mais elle avait un jour expliqué à son père que le droit international était sa matière préférée dans le domaine du droit, c’est pourquoi elle était contente du thème pour terminer l’année en beauté. En revanche, elle n’évoqua pas les doutes qui l’habitaient depuis quelques semaines au sujet de ses études, car elle ignorait si elle continuerait sur sa lancée après la fin de l’année et surtout elle redoutait la réaction de ses parents. « Du coup, je vais pouvoir encore passer beaucoup plus de temps avec toi dès qu’ils seront terminés ! » Le regard de la petite Julliard s’assombrit lorsque Max évoqua les journalistes, elle diminua l’ampleur de leur présence pour ne pas inquiéter son père, presque harcelée sur le campus l’autre jour, mais elle ne lui mentait pas complètement non plus. « Tu les connais, ces vautours, toujours à l’affut de la moindre info. Il y en a qui ont rôdé mais, comme tu le dis, ça s’est calmé avec baby prince. Ceux devant chez toi sont presque tous partis, oui. » Megan en avait encore repéré caché dans un coin, en entrant dans la résidence grillagée de son père mais il leur était interdit de franchir les barrières de la propriété alors le père et la fille vivaient dans une relative tranquillité. Grimaçant, Max lui demanda finalement de l’aide pour ouvrir ses boites à cachets. « Oui, bien sûr. » Au moins, le producteur avait essayé par lui-même. A sa demande, Megan s’exécuta et lui tendit ses médicaments. « Ce n’est qu’une question de temps. Tu y arriveras bientôt. Et puis, il y a plein d’autres choses que tu peux faire avec une seule main. » Réalisant la connotation involontaire dans ses derniers mots, Megan s’empourpra légèrement et s’empressa d’expliciter. « Enfin tu sais, caresser les chats, mettre un film, manger, tenir un syllabus de droit pour me faire répéter… » Cette fois, un sourire s’invita sur les lèvres de la jeune fille. Elle ne demandait plus de l’aide à ses parents (à sa mère) pour les cours depuis très longtemps mais taquiner son père et l’imaginer perdu dans la matière l’amusait beaucoup. « Ce sera plus efficace que tes médicaments pour t’aider à te rendormir. » Megan posa ensuite deux assiettes sur l’ilot et les remplit de pâtes mélangées à la sauce. « En attendant, c’est prêt. Warning à l’intoxication alimentaire et bon appétit. »

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Max Julliard
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MessageSujet: Re: Beyond the moment of defeat | Megan Beyond the moment of defeat | Megan EmptyDim 26 Mai - 18:47

Well, I've been 'fraid of changin'
'Cause I've built my life around you
But time makes you bolder
Even children get older
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« Déjà ? J’ai l’impression d’avoir dormi trente minute à peine… » Répond Max, surpris. Il réprime un baillement : « Ca te dérange si je retourne dormir une heure, après manger ? Tu n’auras qu’à me réveiller vers 16 heures, on prendra le café… » S’il se réveille, ce qui n’est pas gagné. Pourtant, il s’est levé le matin, et il a essayé de faire des choses. « Ca a l’air très bien, ne t’en fais pas. » Rassure-t-il sa fille quand elle lui demande si le plat préparé lui convient. De sa main valide, il se frotte les yeux, avant de s’installer. « Mamie râle parce qu’on ne mange pas bien, donc je pense qu’on aura encore droit à un plat spécial la prochaine fois qu’elle viendra, on n’aura qu’à prétendre qu’on l’a fait tous seuls. » Plaisante Max.

C’est sans doute la seule conséquence positive de ce foutu accident, le producteur peut passer plus de temps avec Megan. D’habitude, ils ne font que se croiser, ou alors elle passe sa vie à essayer de le responsabiliser au lendemain de soirées qui ont mal tourné. Cela dit, elle joue encore un peu le rôle d’ange gardien, vu que Maximilian est incapable de rester seul, pour le moment. Mais ça lui donne l’occasion de prendre des nouvelles d’elle, de savoir où elle en est. C’est après tout le moins que le musicien puisse faire, parce qu’il n’a jamais été très doué en matière d’éducation ni porté sur l’autorité parentale. « Je vois…pas trop stressée ? Je suis sûr que ça va bien se passer, de toute façon. » Même s’il ne comprend strictement rien à ce que fait Meg en droit, ni comment elle peut même s’intéresser à ça, Max soutient inconditionnellement sa fille, même si clairement, il préférerait la voir suivre sa propre voie. La musique, c’est clairement plus fun, et en plus, elle s’en sort bien avec une guitare. « Et c’est l’année prochaine que tu commences ta spécialité Propriété intellectuelle ou artistique machin chose, là, non ? Tu sais que ça paye bien ça, hein, je connais des tas de gens qui seraient prêts à t’embaucher directement dans le milieu. » Le producteur accumule les clichés, à la fois sur le droit, et les pères-poules, mais après tout, il se dit que c’est aussi un moyen de lui mettre le pied à l’étrier si elle le souhaite, bien sûr. Evidemment que Meg serait parfaite pour lui succéder si la famille veut garder Julliard Corp. Max ne peut s’empêcher d’y penser, même s’il essaie de ne pas être trop lourd – histoire de ne pas finir comme les parents de Lula.

Avec bonne humeur, il ajoute : « D’ailleurs, on se verra peut-être l’année prochaine, j’ai trouvé un cursus intéressant pour les chefs d’entreprises en reprise d’études, on en a discuté avec le Doyen Jenkins, tu sais, que tu avais eu en Sciences Politiques… » Megan est la première personne de la famille à qui Max l’annonce, parce qu’il n’en a pas eu le temps, et parce qu’il appréhendait un peu. En attendant, il lui semble un instant que sa fille passe un peu vite sur le sujet de l’université, et Max se promet d’y revenir plus tard, mais il ne peut qu’avoir un sourire lorsqu’elle lui dit qu’elle va pouvoir passer plus de temps avec lui. « Ca me fait vraiment plaisir, tu sais. J’ai l’impression de revivre les vacances que tu venais passer avec moi quand tu étais petite. »

Il y avait moins de journalistes à l’époque cependant, mais c’était un peu inévitable, avec l’accident. « Tant mieux, ils me fatiguent plus que la convalescence… » Puis il ajoute : « Tu me le dis, hein, s’ils commencent à t’emmerder toi. Je ne veux pas qu’ils te harcèlent…ce sont de vrais charognards. » Soupire-t-il, affairé avec ses médicaments, avant de finalement abandonner et de se résoudre à demander de l’aide à sa fille.

Sa mine gênée le fait rire, chassant tout dépit de son esprit. « Mon Dieu, mais ma petite fille fait des sous-entendus pire que les miens, je suis choqué. » Plaisante le producteur avant de s’attaquer avidemment à ses pâtes, qu’il arrive à peu près à manger d’une main. « C’est très bon, ne dis pas de bêtises. » Il avale du même coup les quelques médicaments qu’il a à prendre, avant d’avouer doucement : « Je sais que ça va revenir, et qu’ils vont m’enlever le plâtre, mais ça m’emmerde, quand même…j’ai l’impression d’être dans le coltard tout le temps, complètement apathique. Puis de te demande tout le temps de l’aide, je sais bien que tu n’as pas que ça à faire…et ce n’est pas aux enfants d’aider leurs parents, ça ne devrait pas marcher comme ça, c’est moi qui devrais être là pour toi, ma chérie. » Ca a toujours été comme ça, car Max n’est pas très doué pour s’occuper de lui-même, sans doute parce qu’il ne s’aime pas beaucoup lui-même, non plus. Mais ça ne l’empêche pas d’avoir amèrement conscience qu’il n’est clairement pas le père de l’année.

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Megan Julliard
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MessageSujet: Re: Beyond the moment of defeat | Megan Beyond the moment of defeat | Megan EmptyJeu 6 Juin - 20:38

All the hurt, all the lies
All the tears that they cry
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You see fire in their eyes

« Non pas de soucis, profite en tant que tu peux. » Megan n’allait sûrement pas empêcher son père de retourner dormir, pour une fois qu’il prenait le temps de le faire. Cette situation ne durerait pas car Max voudrait retourner au plus vite à ses affaires dès qu’il s’en sentirait capable. S’il brûlait trop vite les étapes de sa convalescence, la jeune fille comptait bien le raisonner. « On sait de qui tu tiens le caractère ronchon, ça c’est sûr. » L’étudiante continua la préparation et expliqua à son père qu’elle allait bientôt commencer sa session d’examens. Megan n’était pas la plus assidue des bosseuses mais elle n’avait pas à rougir de ses résultats quand elle prenait vraiment le temps de s’y mettre alors elle ne se rendait pas malade pour les cours. « Non, on verra. De toute façon, il y a pire dans la vie que de foirer un examen. » Elle n’allait pas lui apprendre ce principe lui qui avait failli perdre la vie, après celle de Melody. Ce n’était pas son père le plus difficile à convaincre à ce sujet non plus, contrairement à Judith qui était bien plus axée sur les études. Megan se demandait toujours comment ses deux parents, si différents, étaient un jour tombés amoureux l’un de l’autre puis étaient même restés si longtemps ensemble. « Oui, je dois encore voir si je choisis ça… » Megan répondit évasivement à la question de son père lorsqu’il lui parla de la spécialisation qu’elle avait envisagée. Vu ses doutes quant au bien-fondé de continuer ses études, elle n’arrivait plus à se projeter. Histoire de noyer le poisson, elle dériva sur le sujet préféré de Max. « Toi pour commencer ? Ça me rapprocherait de la musique c’est certain. L’année prochaine, je pourrai vous bassiner tous les deux, maman et toi, avec mon droit. » Le producteur lui lâcha alors une nouvelle surprenante : il allait lui aussi suivre un cursus à l’université ! « Quoi ? C’est sérieux ? » Le regarda-t-elle, d’un air éberlué. Premièrement, Megan devait avaler que son père allait étudier. Deuxièmement, elle devrait gérer le fait que son père viendrait suivre des cours à l’université et dans la même université qu’elle. Troisièmement, son père était une célébrité et les journalistes qui parcouraient les terrains des bâtiments inonderaient encore plus le campus. Et enfin, quand trouverait-il le temps de suivre les cours ? Elle trouvait la démarche courageuse et tenait à la saluer, mais elle l’interrogea tout de même sur le bon sens de celle-ci. « Franchement, c’est super cool de vouloir te relancer dans des études… Il n’y en a pas beaucoup qui oserait… à ton âge. Mais enfin, papa, quand trouveras-tu le temps de venir suivre les cours ? T’es toujours parti… » L’étudiante prit ensuite mille gants pour sa prochaine phrase, parce qu’elle n’avait nullement envie de blesser son père mais elle lui partageait ses inquiétudes de jeune femme et donc la gêne qu’elle allait ressentir. C’était déjà suffisamment compliqué d’être l’enfant d’une star, quand ledit parent venait en plus étudier, elle n’avait pas envie de se retrouver dans une drôle de position. Elle voyait déjà les camarades la juger de sa réussite parce que « papa a du fric » et maintenant « vient surveiller sur place », et les professeurs essayaient de la décourager parce qu’elle n’aurait pas de « passe-droit » en tant que fille de Julliard star et de Sullivan, professeure émérite. « Donc si je comprends bien tu viens à Swansea ? C’est gênant un peu… Les gens vont encore jaser et croire plein de choses. » La relation entre Megan et son père était fusionnelle, elle n’aurait jamais honte de lui cependant c’était plus facile de ne pas laisser les rumeurs ou les sous-entendus l’atteindre quand son père était loin d’elle mais ce serait difficile devant lui au détour d’un couloir, plus difficile encore aussi de se noyer dans la masse. « Et en plus des journalistes, je vais voir plein d’étudiantes te courir après. Non merci. » Il y avait des limites à sa tolérance alors elle était contente pour Max mais elle ne pouvait pas s’empêcher d’être échaudée par cette nouvelle. « Le bon point, c’est que mon syllabus de première pourra te resservir. Je l’ai gardé à la maison. » Quant à l’avantage de revenir vivre chez son père durant sa convalescence, c’était qu’elle pourrait passer plus de temps avec lui cet été, dès les examens terminés. « Est-ce que tu vas vraiment rester tout l’été ? J’aimerais vraiment, même si tu te sens mieux avant. » Max évoqua à nouveau l’omniprésence des journalistes dans leur vie et la jeune fille lui confirma en partie ce qu’il craignait, en édulcorant tout de même un peu – attention au cœur du producteur. « Il y en a qui viennent parfois roder à l’université mais j’arrive souvent à les éviter. Je suppose que c’est inévitable, en fille de. Si toi tu viens, il y en aura beaucoup plus. » Megan ouvrit les médicaments de son père puis servit les assiettes de pâtes et s’installa en face de lui. « C’est toi qui dis des bêtises. » Rétorqua-t-elle après la première bouchée. Au moins, c’était mangeable, ce qui était déjà bien. Pour une fois, Max positivait un peu plus que depuis sa sortie de l’hôpital. Il avait conscience que sa condition actuelle ne durerait pas même s’il broyait du noir à toujours être dans un état apathique et de toujours solliciter l’aide de sa fille. « Tu as besoin de te reposer c'est normal ! Et arrête de t’inquiéter vis-à-vis de moi, la relation d’un parent à son enfant n’est pas à sens unique. Ça arrive que les parents aient besoin de compter sur leur enfant aussi. Tu voudrais que je fasse quoi ? Comme si cet accident n’était pas arrivé ? Comme si tu n’avais pas besoin de moi maintenant ? C’est idiot. Alors si je peux faire un peu pour te soulager, je le ferais. » Megan, qui avait à peine avalé deux bouchées, reposa sa fourchette dans l’assiette. Le jour de l’hôpital, elle avait en partie contenu ses émotions mais cette fois, elle parla à cœur plus ouvert à son père, encore ébranlée par cette histoire. « Et si je suis revenue vivre chez toi pour un moment, c’est parce que oui, j’ai envie que tu sois là, j’ai envie de repasser du temps avec toi. On ne se voit pas beaucoup quand tu travailles et plus les années passent, pire c’est, parce que mes études prennent du temps aussi. Mais tout ça ce n’est que des excuses que l’on se trouve. J’ai failli te perdre ! J’ai failli revivre le même cauchemar. Et je ne le supporterai pas, tu comprends ? Tu n’es peut-être pas le père de l’année, mais j’ai quand même besoin de toi. Alors oui, maintenant que tu es là, je ne te lâche pas. » L’appétit coupé, la brune repoussa son assiette et continua sur sa lancée. « Tu sais, je ne t’en ai jamais voulu de vivre à cent à l’heure ni de vivre loin de nous pour ta passion ou pour ton travail. Mais cette voiture, tu la conduisais beaucoup trop vite. Tu conduis toujours trop vite. Ça devait bien finir par arriver. Ce n’est pas parce que tu as été un des meilleurs pilotes du monde que tu es à l’abri des accidents. Celui-là, il aurait pu être évité ! » Oui, Megan en voulait à son père de son imprudence. Il avait beau avoir invoqué une « distraction » ou une « tête ailleurs », il n’en était pas moins vrai qu’il roulait à une allure de tous les diables. Ce que Megan ignorait en revanche, était qu’il s’était délibérément orienté vers ce maudit arbre. « Mais non, il faut toujours cette vie à cent trente mille à l’heure, toujours plus de sensations, toujours plus d’adrénaline, comme si ce n’était jamais assez. Qu’est-ce que tu cherches à la fin ? » Elle mit les mains sur ses hanches comme pour le défier de lui répondre « rien ». Megan sentait que quelque chose n’allait pas, après tout, elle était bien la fille de son père. Son regard induisait qu’il ne la prenne pas pour « une petite fille » cette fois, parce qu’elle était capable de ne pas le lui pardonner.

Beyond the moment of defeat | Megan 482748114

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REPUTATION : Il est tellement infect, le cliché parfait de la rock-star, toujours en train de boire, avec une fille différente au bras...vous saviez qu'il avait eu un grave accident de voiture ? Moi je crois que c'est plutôt une overdose et qu'il veut éviter le scandale..Il n'est vraiment pas net, comme type.


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MessageSujet: Re: Beyond the moment of defeat | Megan Beyond the moment of defeat | Megan EmptyVen 21 Juin - 23:38

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'Cause I've built my life around you
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Ca fait des années qu’il essaie de lui proposer de venir travailler avec lui, sans vraiment rencontrer de succès, alors évidemment, quand Meg lui parle de venir bosser comme juriste avec lui, Max abandonne tout questionnement à propos de la fac. « Tu voudrais ? » Demande-t-il, touché que finalement, les choses viennent d’elle. « Tu sais que c’est une proposition sérieuse, si tu veux, moi je serais toujours d’accord. » Après tout, ce serait logique que ce soit sa fille qui reprenne les choses en main après lui. Même s’il n’est pas dit que Megan le supporte au travail, car Max est habitué à mener sa barque comme il l’entend. Si le DJ est totalement irresponsable, ou presque, dans sa vie personnelle, dans son boulot, il sait ce qu’il fait, et ça peut le rendre difficile à vivre.

Il en doute encore plus quand il voit la réaction de Megan lorsqu’il lui annonce qu’il veut retourner à l’université, Max ne peut que déchanter. « Je te remercie de sous-entendre que je suis déjà vieux avec quasiment déjà un pied dans la tombe, jeune fille ! » Blague-t-il, avant d’ajouter avec plus de sérieux : « Je ne vais pas en droit. Je n’y comprendrais rien, et ce n’est pas mon truc. C’est un truc de marketing et de RH pour chefs d’entreprises. Rien de très lourd, c’est une ou deux fois par mois. » Max espère être rassurant, comprenant aussi que Megan n’ait pas envie de voir son quotidien à la fac envahi de journalistes. Puis il continue plus timidement son explication, moins sûr de lui qu’il n’y parait. « Je me suis dit que ça pourrait être bien, de valider ça, après tout, ça fait plus de dix ans que je dirige Julliard Corp…et puis ta tante ne pensait pas que je serais vraiment capable de m’inscrire, alors je me suis dit que ça la ferait taire. » Bonnie peut être une sacrée connasse quand elle veut. Et lui ne sait pas faire autrement avec sa sœur. « Et les étudiantes ne m’intéressent pas, j’ai passé l’âge de sortir avec des groupies, merci… » Conclut-il avec un faux air de dignité blessée, dissimulant mal son amusement. En fait, il n’y a qu’une seule étudiante qui aurait pu l’intéresser, mais elle n’est plus à la fac et il sort déjà avec.

La demande suivante de Megan rassure Max sur leur relation, puisqu’à mot couvert, il comprend que sa fille veut qu’il reste. Et c’est de nouveau avec un sourire qu’il lui répond : « Probablement. Je partirais bien quelques jours en vacances comme l’année dernière, mais c’est tout. Si tu veux venir, tu es la bienvenue. Peut-être un week-end avec ma copine aussi. » Il ne sait pas encore trop s’il parviendra à convaincre Ivy de rencontrer Meg à un moment donné, et donc encore moins si les emmener toutes les deux en vacances ensemble serait une bonne idée. Aussi le DJ préfère revenir à ce qu’il maitrise, à savoir son boulot. « Je n’ai pas envie de me lancer dans une tournée, juste d’enregistrer. On verra en septembre prochain selon comment j’irais. J’ai envie de faire un album solo, aussi…je sais que c’est bizarre après dix ans dans l’ombre, mais je pense que je pourrais arriver à quelque chose de bien. » Il voudrait voir s’il sait encore chanter un peu, voir s’il peut écrire pour lui, voir s’il est capable de passer sur le devant de la scène. Mais c’est surtout qu’il y a des choses plus faciles à dire en chanson qu’en face – music speaks the words I can’t serait d’ailleurs un bon titre pour cet album…

Ce qu’il n’a aucun mal à exprimer, en revanche, c’est son inquiétude face à une Megan qui semble un peu minimiser la présence des journalistes à la fac. « Attends, pardon, ils sont déjà venus, j’ai bien compris ? » Instantanément, la nouvelle l’agace et l’inquiète. « Je vais en parler à Harry. Ce n’est pas possible qu’ils fassent ça, c’est inacceptable. » L’avocat doit forcément avoir une solution. « Je te l’ai déjà dit, je ne viendrais pas tout le temps, et puis ça ne change rien, je ne veux pas qu’ils aillent à la fac. Tu es sûre qu’ils ne sont pas trop envahissants et que tu peux les gérer ? Parce que vraiment, Harry pourrait faire le nécessaire. » Ca ne ferait jamais qu’un procès de plus pour les tabloids, l’homme de loi sera ravi, et ça calmera peut-être un peu Max, prompt à angoisser dès qu’il s’agit de sa petite fille.

Petite fille qui ne l’est plus tant que ça, et qui est même plutôt bien armée pour faire la morale à son père. Max est tellement surpris de la brusquerie de cette prise de parole qu’il en oublie sa fourchette sur le bord de son assiette pour regarder Megan parler d’un air étonné, incapable de dire un mot. Il lui faut du temps pour retrouver la parole et percevoir l’inquiétude et l’émotion derrière le masque de dureté affiché par sa fille, et à sa question finale, Max ne sait pas quoi répondre. « Je… » Il finit par se lever avec un peu de difficulté pour attirer sa fille contre lui. « Viens voir ton vieux père, ma chérie. » Un instant, il la berce doucement dans une étreinte qu’il espère rassurante. « Tu sais, je suis toujours revenu, que ce soit pour tes fêtes d’écoles, tes examens, tes anniversaires, tout le reste…Je n’aurais rien manqué ça pour rien au monde, jamais. » Même s’il n’a jamais été un grand éducateur, Max a toujours mis un point d’honneur à ne jamais être absent, même s’il avait la gueule de bois ou qu’il était complètement jetlagué. « Et je sais que je t’ai fait sacrément peur, ma chérie…j’en suis pas fier, crois-moi. » Il y a des larmes dans ses propres yeux, maintenant, et il peine à continuer à parler fermement. Bien sûr, il a honte de ce qu’il a fait et de la peine qu’il a pu lui causer. Dieu sait que c’était involontaire, Dieu sait qu’il pensait vraiment que ce serait mieux pour tout le monde. Maintenant, Max sait qu’il s’est trompé. « Je te l’ai promis, je ne te laisserai pas, d’accord ? Et je serai là, si tu as besoin de moi, peu importe le moment ou l’heure. Je suis là, et je ne te lâche pas, ma fille. »

Clairement, entre cette vie de dingue et sa fille, il choisit sa fille. A qui il plaque un baiser tendre sur le sommet du crâne. A qui il doit aussi quelques explications. « Je sais…je sais que ça a été dur pour toi. » Il n’a pas besoin de préciser qu’il parle de Melody. « Et ça l’est encore…de mon côté. Certains jours, c’est mieux que d’autres. Le reste du temps…j’ai besoin d’oublier, parfois. Et c’est pour ça que je conduis comme un dingue, pour ça que je ne m’arrête jamais. » En l’occurrence, ce n’est pas ça qui explique son accident, mais ce n’est pas vraiment un mensonge non plus. C’est aussi toute cette vie en accéléré qui l’a mené à vouloir se planter contre cet arbre. « Mais je me suis assez fait peur comme ça, tu sais…je sais que j’ai déconné. » Ses côtes douloureuses le lui rappellent fortement. « J’ai compris la leçon. » Tout n’est pas réglé, mais Max ne peut pas revenir en arrière. Et il veut aller mieux, arrêter la coke, ralentir sur la voiture et les fêtes. « Je te demande encore pardon, ma chérie… » Elle comme lui, de toute façon, ils ne peuvent qu’aller de l’avant, maintenant.

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MessageSujet: Re: Beyond the moment of defeat | Megan Beyond the moment of defeat | Megan EmptySam 22 Juin - 15:03

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Megan avait finalement réussi à noyer le poisson en parlant de travailler avec son père. Si jamais elle choisissait la spécialité dont il avait parlé et qu’elle atterrissait dans le milieu de la musique, pourquoi ne pas commencer par l’entreprise familiale… C’était aussi une bonne façon d’éloigner Max du sujet de l’université même si elle ne lancerait pas une idée aussi importante pour lui juste pour avoir la paix. « Oui, je sais que c’est sérieux pour toi. Tu as toujours voulu que je vienne travailler avec toi. Je ne sais pas encore papa, il faut déjà que je termine les études et que j’y réfléchisse sérieusement. » Si Megan avait toujours été réticente à travailler pour son père, c’était parce qu’elle voulait réussir par elle-même pour ne plus entendre « c’est parce que tu es la fille de » et ensuite parce que leur lien familial risquait d’amener des conflits d’intérêts dans le domaine juridique. Cependant, il y avait aussi des avantages à cette proposition, notamment elle pourrait travailler en toute confiance avec lui et le voir plus souvent. Elle connaissait en partie le fonctionnement de la boîte de production parce qu’elle avait grandi avec un père qui l’emmenait parfois avec lui et lui expliquait fièrement son savoir dans l’espoir qu’elle lui succède un jour. Megan n’était pas que la fille de Max, elle était aussi, dans les yeux de son père, l’héritière de tout ce qu’il avait construit.

En revanche, quand son père lui apprit qu’il suivrait un cours à l’université à la rentrée, la jeune fille accueillit la nouvelle en demi-teinte. Elle était contente qu’il veuille ajouter – officiellement par un diplôme – une corde à son arc, mais elle redoutait son arrivée sur le même campus qu’elle, notamment parce qu’elle s’était déjà faite harcelée par les journalistes quelques jours auparavant et parce qu’elle risquait d’encore plus ressentir le poids de la célébrité de son père, sans parler de ces stupides groupies d’étudiantes qui allaient tout faire pour l’approcher. « Oui, j’ai compris que c’était du marketing et de la gestion, on a approché de tels sujets dans nos cours généraux. » Répondit-elle à la remarque de son père. Il lui précisa néanmoins qu’il ne viendrait sûrement pas plus de deux fois par mois. « Tu seras quand même à l’université de Swansea… Et deux fois tous les mois, ça m’a l’air très peu pour un cours. Ils ont aménagé le programme pour toi ? » Elle lui lança un regard interrogateur. Max expliqua ensuite les raisons qui le motivaient dans cette démarche, à savoir être légitimé dans sa position de dirigeant et par défi contre sa sœur. « Tante Bonnie aime nous pousser dans nos retranchements. Elle sait qu’on a un sale caractère et qu’on fera tout pour lui prouver qu’elle a tort si on le peut. » Megan se mordilla la lèvre inférieure, elle savait bien que ses doutes et ses questions n’encourageaient pas son père, mais elle ne pouvait pas s’empêcher de redouter ce qui allait se passer, elle qui avait déjà eu du mal à vivre les derniers jours sans forcément le lui avouer. Par contre, elle croyait tout à fait en ses capacités. « Bien sûr que tu en es capable. Quand on voit les trente vies que tu as déjà eu, celle d’étudiant sera une ligne supplémentaire à ajouter à ton cv. » Face à l’air amusé de son père lorsqu’elle mentionna les étudiantes, elle esquissa une petite moue. « Ce n’est pas parce qu’elles ne t’intéressent pas que je ne verrai pas leur réaction ou leurs tentatives désespérées. Moi, ça me dérange. » Malgré ses réticences face à la nouvelle de son père, Megan tenait tout de même à ce qu’il reste l’été à Tenby, rétabli ou pas. Il lui proposa même de l’accompagner pendant ses vacances. « Oui, je viendrai avec toi cette année si je suis la bienvenue. Je te l’ai dit, je ne te lâche pas cet été. » Il lui précisa qu’il n’avait pas pour objectif de partir en tournée actuellement, juste d’enregistrer un album à lui, après avoir passé des années à mettre son talent au service des autres. « C’est vrai, tu te décides enfin ? Il est grand temps de faire quelque chose pour toi, musicalement parlant. » Megan n’avait jamais été la dernière pour l’encourager à ce sujet, son père avait un talent fou et il avait réussi une reconversion spectaculaire après avoir mis un terme à sa carrière de pilote. Son père rebondit ensuite sur l’histoire de ces journalistes à la fac. Cette fois, la jeune fille n’eut pas d’autres choix sinon elle lui mentirait. « Promets-moi de ne pas t’énerver, ok… ? Ce n’est pas bon pour ton cœur. » Lorsqu’elle obtint sa promesse sous peine de ne rien lui dire, l’étudiante lui expliqua enfin ce qui était arrivé. « Oui, ils sont venus, plusieurs fois… Au début, c’était facile de les éviter, ils étaient en dehors de l’université mais avec ton accident, ils sont devenus plus insistants. La dernière fois, c’était sous prétexte de faire un reportage sur l’université alors ils ont eu les portes ouvertes… Ils sont prêts à tout. J’avais beau dire que ces tarés venaient pour moi à des professeurs, on ne m’a pas crue et on m’a dit de m’inscrire dans un établissement privé comme tous ces gosses de riches si je voulais la paix. C’est Luke qui est venu me chercher… » Megan se mordit la lèvre inférieure et en tira la conclusion logique. Au moins, son père comprendrait mieux pourquoi elle était peu enthousiaste à l’idée qu’il vienne à l’université. « Donc tu vois, si toi tu viens, ce sera encore pire. » Max n’en démordait pourtant pas. Il lui répéta qu’il ne viendrait pas souvent et qu’il ferait intervenir l’avocat pour que ces journalistes ne remettent pas les pieds sur le campus. « Je peux les gérer actuellement mais je ne sais pas comment ce sera quand tu seras là. Tu as beau dire que c’est inacceptable, tu ne peux pas empêcher l’université de faire sa publicité si ces menteurs disent venir pour cette raison et pas pour nous… » Soudain, Megan réalisa qu’elle pouvait peut-être se servir de ce prétexte pour sous-entendre qu’elle remettait ses propres études en question. C’était petit, mais elle n’osait pas avouer purement et simplement, qu’elle hésitait à continuer. Son objectif dans l’immédiat était de réussir sa session de fin d’année et de voir après. « Ou alors, je prends une année sabbatique, c’est une idée. » Elle l’avait glissée avec le sourire, juste pour voir comment son père réagirait. C’était une façon de tâter le terrain avant de réellement se prononcer.

Finalement, cette discussion remontait les émotions de Megan à la surface. L’ascenseur qu’elle avait pris ces dernières semaines entre la peur de perdre son père comme sa sœur, l’anxiété dans sa chambre d’hôpital, les paparazzis à fuir et à gérer… Toutes ces émotions avaient besoin de sortir et elle les délivra très spontanément. Elle aimait son père, beaucoup. Elle avait besoin de passer du temps avec lui, de rattraper celui qu’ils n’avaient pas passé ensemble. Elle n’avait jamais discuté ses choix de vie, son envie de vivre à cent à l’heure, mais l’accident avait été la goutte qui avait fait déborder le vase et maintenant elle avait besoin de comprendre. De comprendre ce qu’il cherchait et surtout qu’il se reprenne maintenant. Il vivait dans ce mode de vie depuis des années et ce mode de vie risquait de finir par le tuer. Megan en avait assez de le voir se bousiller à petits feux. Le silence suivit la fin de sa tirade. Pour sûr, son père n’avait pas l’habitude de la voir se fâcher contre lui, en principe ils se balancent une bonne blague et ils passent à autre chose mais elle attendait une vraie réponse, pas une plaisanterie potache qui masquerait encore le fond du problème. Finalement, Max se leva et serra sa fille contre lui. Il lui rappela qu’il était toujours revenu pour les moments importants et qu’il n’aurait raté ceux-ci pour rien au monde. C’était vrai, elle se souvenait par exemple de sa remise de diplôme au terme de sa dernière année de lycée. Le producteur était arrivé en titubant dans la salle parce qu’il n’avait pas encore dessoulé et était parti s’asseoir près de Judith en faisant le bruit d’un éléphant alors que la cérémonie venait de commencer et qu’il avait fièrement crié le prénom de sa fille. Certains parents l’avaient regardé de travers mais elle se souvenait de ce sourire qu’elle avait eu ce jour-là, de l’image qu’elle avait gravée dans sa tête, parce que malgré son agenda chargé, il était venu. La voix de Max la sortit de ce souvenir heureux et il s’excusa encore de l’avoir effrayée. Il avait des nœuds dans la voix, elle l’entendait. Megan resserra l’étreinte initiée par son père et enfouit son visage contre lui. Il lui promit de continuer d’être là, n’importe quand. Le producteur avait enfin compris la détresse dans la voix de Megan, elle avait envie qu’il ralentisse le rythme de vie qu’il menait. La complicité entre eux exigeaient rarement autant de mots qu’aujourd’hui pour qu’ils se comprennent. Max lui colla un tendre baiser sur le front et il lui expliqua qu’il n’allait pas toujours très bien, que certains jours se passaient moins bien, qu’il n’arrivait pas à oublier et que pour tenter de le faire, il roulait comme un dingue ou menait cette vie endiablée. La jeune fille avait bien compris l’allusion à Melody. « Ça a été dur pour toi aussi. Et si je peux t’aider dans ces moments-là, tu dois me le dire. On doit se serrer les coudes. Mais te bousiller à petits feux ne changera rien. La vie te prendra, toi aussi. Tu dois lever le pied. » Autant en voiture, que pour son train de vie. Max lui confirma d’ailleurs qu’il s’était fait sacrément peur et que cet accident lui servirait de leçon. Lorsqu’il lui demanda pardon, il acheva sa fille. Des larmes coulaient sur les joues de Megan et elle serra son père encore plus fort, comme s’il allait s’envoler tel un ballon rempli d’hélium si elle ne retenait pas. Cette discussion constructive avait au moins eu le mérite de crever les abcès et de parler à cœur ouvert.

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MessageSujet: Re: Beyond the moment of defeat | Megan Beyond the moment of defeat | Megan EmptyLun 15 Juil - 21:09


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Comme ils en sont à parler projets et études, Max voit bien que le sien dérange sa fille. « C’est une sorte de validation d’acquis professionnels ou d’expérience, spécialement destinée aux chefs d’entreprises qui justement, n’ont pas beaucoup de temps, d’où le peu de cours. » Mais Max doit bien admettre qu’il n’a sans doute pas envisagé toutes les conséquences qu’une telle décision pouvait avoir. Cependant, la dernière chose qu’il veut est faire de la peine à Megan, ou que sa fille soit emmerdée par des journalistes. « On fait un deal, si tu veux. Je te promets d’y réfléchir et je regarde si je peux trouver une autre solution, et toi tu me promets de penser sérieusement à ma proposition de venir travailler avec moi, d’accord ? » Ca lui semble un bon compromis, digne d’un père qui prend ses responsabilités. En tout cas, les voilà repartis à parler de projets plus enthousiasmants, comme des vacances. « Évidemment que tu es la bienvenue, voyons. » Confirme-t-il avec un sourire. Max n’est jamais contre passer du temps avec sa fille. Quand bien même elle est cent fois plus responsable que lui et qu’il se fait taper sur les doigts s’il fait trop n’importe quoi, jamais il n’aura envie de ne plus la voir. Elle est sa gamine, son bébé, peu importe le reste et ce qui se passe entre eux. Et son avis compte. « Oui, je me suis dit que c’était le moment. Je ne sais pas si ça peut intéresser des gens, mais voilà, je pense que j’ai deux ou trois trucs à dire et quelques bonnes chansons à proposer. On verra bien ce que ça donnera. » Il n’est sûr de rien quant à cet album, mais Meg a l’air d’y croire pour lui, et ça, ça rend le père qu’est Max très fier.

Et c’est sans doute parce que Meg est une des personnes qui compte le plus pour lui qu’il insiste sur cette histoire de journalistes. « Je comprends mieux pourquoi tu préfèrerais que je ne vienne pas, oui. » Son visage s’est considérablement assombri et le ton qu’il a oscille entre une colère sourde et une franche inquiétude. « Je vais dire à Lloyd Jenkins ce qu’il s’est passé, il est doyen de la faculté, même s’il est en arrêt maladie, il doit bien connaitre quelqu’un qui peut empêcher ça de se reproduire…tu aurais du m’en parler, chérie, franchement, je ne veux pas que tu subisses ça. On va faire cesser ça vite, je te promets. » Megan propose ensuite de prendre une année sabbatique comme solution alternative, mais Max passe à côté du message réel de cette suggestion, trop occupé à chercher une solution et à se mettre en colère contre les journalistes. « Non, non, ce n’est pas à toi de t’adapter, ma chérie, c’est à moi de trouver une solution. Je vais voir ce que je fais, mais je te promets que ça ne se reproduira plus. »

Ils ont déjà suffisamment de soucis à régler entre eux, tellement de peurs et d’insécurités, pas besoin de rajouter les journalistes en plus. Meg a déjà eu suffisamment peur et mal comme ça, il est hors de question pour le producteur qu’elle endure plus. C’est ce que traduit son discours franc, teinté autant de colère que de traumatisme ou d’inquiétude, étonnant pour Max, qui a l’habitude de s’en tirer par une pirouette. Cette fois, il ne cherche pas totalement à fuir, puisque s’il lui épargne les détails de l’accident, il la prend dans ses bras et lui promets de faire attention, tout en étant honnête sur les mauvais jours qu’il vit parfois. « Chut, là, ma chérie, je suis là, je suis là…chut… » Murmure-t-il doucement en la berçant dans ses bras. « Et je ne vais pas m’envoler, d’accord ? Je te promets. On reste ensemble, soudés. » Il lui adresse un sourire, l’aide à sécher ses larmes en lui tendant un mouchoir. « On finit de manger, alors ? » Propose-t-il ensuite gentiment.

***

Quelques jours ont passés depuis cette conversation, et puis quelques nuits aussi. S’il n’a plus de plâtre et qu’il va mieux physiquement, Max a toujours autant de mal à dormir. Quand Ivy est là, c’est plus facile, sa présence calme un peu les cauchemars récurrents qu’il a et il parvient généralement à se rendormir après quelques mots apaisants, se perdant dans les bras de la jeune femme, rassuré de la sentir près de lui. La russe ne lui dit rien, mais tôt ou tard, Max se demande si elle aussi ne se mettra pas à lui poser des questions. En attendant, ce soir, elle n’est pas là, et lorsqu’il se réveille après avoir une fois de plus revu l’accident sans pouvoir l’empêcher, le producteur est trop effrayé pour se rendormir, alors à pas de loups, il descend s’installer dans le canapé du studio dans l’idée de regarder un ou deux épisodes d’une série.

Rapidement, cependant, un bruit de pas lui fait lever les yeux. Megan. « Tu dors pas, chérie ? » Il jette un œil à l’horloge électronique du studio. Trois heures du matin. « Il est tard, pourtant…tu veux rester un peu avec moi ? » Il se redresse sur le canapé pour lui faire de la place, gentiment. En fait de diner, il est rentré assez tard de la journée avec son père et il ne se sont pas croisés. Max pensait donc avoir un peu de répit pour la conversation difficile que les sms un peu mystérieux, puis franchement hostiles, de Megan lui annonçaient, mais puisqu’ils sont levés tous les deux, autant avoir cette discussion maintenant. Même s’il a du mal à voir où tout ça va le mener et à ne pas appréhender. Est-ce que sa fille aurait pu découvrir la vérité pour l’accident ? Impossible, il n’y a pas de preuves, rien du tout. Mais alors quoi ? Qu’est-ce qu’elle peut bien lui reprocher ? La seule autre option, ce serait qu’elle ait découvert le vrai boulot de Ivy, et si le producteur n’a pas franchement envie de se justifier, au choix, il préfère encore cette option. Doucement, les yeux rivés sur l’écran, il reprend : « Tu sais, je ne voulais pas être méchant tout à l’heure. Mais je ne comprends quand même pas où tu veux en venir, ni ce que tu me reproches. » Il tourne finalement la tête vers elle. « Tu veux bien m’expliquer ? »

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MessageSujet: Re: Beyond the moment of defeat | Megan Beyond the moment of defeat | Megan EmptyJeu 1 Aoû - 23:37

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« Tu vas croire que je n’approuve pas ton envie de reprendre les études, c’est juste que j’ai du mal avec le fait que tu viennes dans la même université que moi pour les raisons que je t’ai expliquée. » Le pseudo favoritisme donc on l’accuserait si elle avait des bonnes notes, le fait d’être plus sévère avec elle pour ne pas lui accorder de « passe-droit », les étudiantes qui tourneraient autour de son père, les journalistes voraces… Tant d’arguments légitimes qui inquiétaient Megan. C’est pourquoi elle avait essayé de reformuler les mots maladroits qu’elle avait utilisé à l’encontre de son père. La petite Julliard ne voulait pas lui donner l’impression de le décourager ni faire retomber sa motivation comme un soufflé. Elle se préoccupait juste de sa venue dans la même université. Cependant, la brune ne se montrait pas entièrement honnête envers son père car si elle avait été plus courageuse, elle lui aurait réellement exposé son hésitation à continuer ses études l’année prochaine. Megan avait encore besoin de temps pour réfléchir mais avant de pousser Max à aller ailleurs, elle aurait peut-être dû attendre d’être sûre de poursuivre à Swansea. Pour l’heure, la jeune femme était en plein partiels et ne pensait pas encore à la rentrée. Toutefois, son père ne perdait pas le nord. Il cherchait la moindre occasion pour rallier Megan à ses projets et l’impliquer dans son travail. Il lui proposa donc un deal. « Ok, je vais y réfléchir aussi. » Acquiesça-t-elle d’un signe de tête, dans l’idée de l’apaiser avec cette proposition. Elle était complètement paumée actuellement alors comment envisager de travailler avec son père n’était pas un projet immédiat mais elle aussi pouvait mettre de l’eau dans son vin. Les deux Julliard envisagèrent ensuite de partir en vacances ensemble même si cette envie resta à l’état de projet aujourd’hui. Ils regarderaient après les examens de l’étudiante.

Max lui annonça alors une petite bombe, une révolution artistique dont Megan n’avait pas pris toute la mesure dans un premier temps, c’est pourquoi elle s’intéressa de plus près à son projet d’album lorsque son père lui en fournit plus de détails. « Les gens te connaissent pour ton talent, tu as déjà un public qui te suit. Je suis sûre que les emmener dans cette nouvelle direction les surprendra positivement. Tu as déjà une idée de ce que tu voudrais pour cet album ? Je suis sûre que tu as déjà cogité ! » Voir son père aligner des projets rassurait Megan. Ceux-ci serviraient d’autant plus de moteur pour une guérison rapide de Max. Il ferait tout pour recommencer à travailler au plus vite. « Mais d’abord, tu dois te re-po-ser ! Promis ? Rien de fou avant la fin de l’été, dixit les médecins. »

L’histoire des journalistes revint alors sur le tapis. Le producteur voulait savoir ce qui s’était passé et pourquoi sa fille était si récalcitrante à l’idée de le voir débarquer à l’université. Elle lui expliqua alors l’incident survenu peu après son accident, où elle avait été traquée dans les murs de l’établissement. Son père décida de prendre les devants et d’en parler à son ami, doyen de l’université. Il verrait ce qui serait possible de faire. « Merci. » Megan ne savait pas s’il était mieux que Max agisse pour que ceci ne se reproduise plus ou au contraire s’il était plus judicieux de laisser tomber. Elle lui avait raconté et lui donnait le soin de gérer cette histoire à sa façon. Fâché, le producteur comptait sérieusement réfléchir à toute cette situation. Finalement, la conversation dévia à nouveau sur l’accident. La brune avait vécu un ascenseur émotionnel et voir son père reparler trop vite travail l’inquiétait sur son train de vie : il devait aussi apprendre à lever le pied. Il lui promit avoir compris la leçon et la prit dans ses bras où Meg s’effondra en larmes. Elle avait essayé de rester forte à l’hôpital et depuis qu’elle avait temporairement déménagé chez lui, mais c’était beaucoup à encaisser sur ses épaules. Il essaya à nouveau de la rassurer d’une voix réconfortante et lui promit à nouveau d’être là avec elle. La journée avait été particulièrement riche en émotions.


***
**


Quelques jours plus tard

La nuit était tombée depuis un petit moment lorsque Megan ouvrit les yeux. Contrariée, elle n’arrivait pas à sombrer dans un sommeil profond et elle s’était beaucoup retournée dans ses draps. La jeune femme avait eu une conversation houleuse par téléphone avec son père dans la journée qui lui avait demandé d’en parler de vive voix quand ils se verraient. Comme il n’était pas rentré tôt, elle était partie se « coucher » dans sa chambre, la boule au ventre. Finalement, Megan décida de descendre dans le salon pour se mettre un film ou lire un livre plutôt que de se retourner bêtement dans son lit. Lorsqu’elle arriva dans la pièce, elle constata que la lumière était déjà allumée. Visiblement, elle n’était pas la seule à avoir des insomnies. Assis dans le canapé, son père leva les yeux vers elle, étonné de la voir debout à cette heure. Megan ne s’était pas attendue à le retrouver au milieu de la nuit. Cette rencontre imprévue la déstabilisa car elle ne savait pas si elle devait aborder les motifs de tension maintenant ou pas. « Toi non plus, tu ne dors pas. Encore des cauchemars ? » Se contenta-t-elle de répondre platement face à la voix chaleureuse de son père. Vivant sous le même toit, Megan l’avait déjà entendu s’agiter la nuit. Pas découragé par l’apparente froideur de sa fille, Max s’écarta et lui proposa de rester avec lui. A contrecoeur, elle se laissa tomber dans le canapé et il attaqua d’emblée sur le fameux sujet, inquiet des motifs qui la poussaient à lui en vouloir. Il ne pouvait certes pas le deviner parce qu’elle n’avait pas eu l’occasion de les lui dire par écrit, puisqu’il l’avait plus ou moins remballée. « Forcément, tu ne m’as pas donné le temps de te l’expliquer. » Répondit-elle, distante. Elle, elle n’était pas désolée d’avoir montré des signes d’hostilité. « Tu veux vraiment parler de ça maintenant ? » Face au signe de tête positif de son père, la jeune femme se lança donc dans le cœur de la discorde, car il risquait d’y avoir quelques cris mais pas forcément pour la raison qu’il pensait. « Le problème, c’est que tu m’as menti. Deux fois. » Elle leva les yeux vers lui, clairement mécontente. Elle choisit de commencer par le moins pire des deux mensonges. « A commencer par ta copine. » Siffla-t-elle. « Est-ce que c’est vraiment ta copine déjà ? Ou juste une femme que tu paies pour prendre du bon temps ? C’est pour ça que tu fais tant de mystères et que tu ne voulais pas la présenter ? » Était-ce la honte ou la crainte qui avaient poussé Max à se taire ? Les mots de Megan étaient durs et elle aurait peut-être mieux encaisser cette première omission délibérée… S’il n’y avait pas eu le deuxième mensonge. Pour l’instant, elle garda le second sous silence pour l’instant, lui donnant d’abord l’occasion de s’expliquer sur le premier.

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PROFESSION : Producteur et DJ, ancien pilote de Formule 1, et jet-setteur professionnel
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MessageSujet: Re: Beyond the moment of defeat | Megan Beyond the moment of defeat | Megan EmptyVen 9 Aoû - 22:56


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'Cause I've built my life around you
But time makes you bolder
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And I'm gettin' older, too

Ce ne sera pas la première fois que Max et Megan se disputent. Lors de l’adolescence de la jeune femme, c’était même assez courant, pour des choses assez classiques somme toute dans le cas de parents divorcés. Le fait que Max soit toujours parti à l’autre bout du monde n’a pas arrangé les choses, mais il faut dire qu’il vivait une sale période, juste après la mort de Melody – un traumatisme qui a explosé et détruit la cellule familiale, et qui, au fond, est sans doute tout autant source de conflits que son divorce avec Judith, sa célébrité et les comportements classiques d’enfants de stars que Megan a pu avoir. Voire même plus, car ils n’en parlent que très peu, Max essayant du mieux qu’il peut de protéger sa fille de ses propres angoisses et de sa propre tristesse. Il n’est pas un père extraordinaire, ça il le sait, mais il a fait de son mieux sur ce plan-là, de son mieux pour être l’adulte, et essayer de lui épargner au moins ça.

Avec l’âge, la relation qu’il a avec Megan s’est apaisée, et ça fait assez longtemps qu’ils ne se sont pas fait la gueule. Les sms de sa fille ont donc surpris le producteur, qui ne s’attendait pas à recevoir des accusations, ne comprenant pas bien ce qui a pu se passer. Elle ne peut pas savoir pour l’accident, Lula n’aurait rien dit, et il n’y a aucune preuve, que son mensonge, qui, s’il le répète suffisamment, prendra assez de force pour remplacer la vérité. Personne n’a besoin de savoir ça, surtout pas Meg, estime Max. Ca lui ferait trop de mal, et l’important, c’est qu’il ait survécu, et qu’ils aillent de l’avant, et que maintenant, il soit là pour elle. Mais Max n’est pas très doué pour être un adulte raisonnable, c’est ça le hic : la personne de la famille qui l’est, c’est toujours Megan, justement. Autant dire que quand elle lui demande des comptes, elle a de bonnes raisons de le faire, en général, même en plein milieu de la nuit.

Pour autant, Max n’est pas fâché, pas vraiment. Il a surtout peur de perdre sa fille, qu’elle soit déçue par lui. Alors il préfère parler, peu importe les conséquences, et il hoche la tête lorsque Megan lui demande s’il veut vraiment parler de ça maintenant. « C’est ça ou retourner me coucher, continuer à y repenser, et refaire des cauchemars. Et au choix, oui, je préfère ne pas faire ça par sms… » Réplique-t-il en haussant les épaules. A l’écrit, on est moins libre et les quiproquos sont plus fréquents et plus conséquents. Peut-être qu’avec Megan en face de lui, le producteur a l’impression qu’il pourra arranger les choses plus facilement.

Néanmoins, il se rend vite compte que la partie ne va pas être facile. Megan est vraiment en colère et les reproches auxquels il a le droit sont fondés. Oui, il a bien menti à propos de Ivy, même s’il avait plusieurs bonnes raisons de le faire. « Ah. Tu es au courant, donc. » C’est un constat, fait d’une voix douce. Le producteur aimerait bien demander comment sa fille a appris ça, préfère éviter de le faire, se doutant qu’il n’aura pas de réponse, au moins pour l’instant. De plus, s’énerver ne servira à rien, juge Max ; à vrai dire, il n’est pas très fier de lui. « Yevgeniya. Elle s’appelle Yevgeniya. Et non, ce n’est pas juste une fille que je paye pour prendre du bon temps, comme tu dis. Si ce n’était pas sérieux entre nous, je ne chercherais même pas à te la présenter… » ça n’aurait pas du devenir sérieux entre eux, cela dit, Megan n’est pas à côté de la plaque, mais le fait est qu’il est sincèrement amoureux de Ivy, quand bien même les circonstances de leur rencontre sont en effet pour le moins particulières, ce qu’il est bien obligé d’admettre. « En revanche…oui, c’est bien une call-girl. Eh oui, on s’est bien rencontrés parce que j’ai fait appel à elle en tant que telle. Au début, en tout cas. Et puis on a…enfin, on s’est rapprochés. Et maintenant, on est vraiment…enfin, on est ensemble, quoi. Pour de bon. »

Max continue à regarder devant lui, n’osant pas regarder sa fille. Il a peur du jugement qu’il pourrait lire dans les yeux de Megan. Personne n’a envie d’apprendre que son père fréquente des escortes, encore moins par ledit père. Lui-même serait choqué s’il l’apprenait de la part du sien. Et quand bien même le milieu de la musique est très ouvert et qu’il est lui-même réputé pour être extravagant et qu’il a une réputation de play-boy, il voit bien lui-même que ce n’est pas très classe. Dans le même temps, il est absolument navré, de façon contradictoire, d’avoir menti à sa fille, mais il ne voyait pas comment faire autrement. « Je suis désolé, chérie. J’aurais du te le dire, mais je ne savais pas bien comment. J’ai eu peur que tu m’en veuilles ou que tu te dises que je faisais encore n’importe quoi – je comprendrais si c’était le cas maintenant, d’ailleurs. Ce n’est pas terrible de se payer des call-girl, encore moins d’apprendre que son père fait ça, j’en ai bien conscience… » Il secoue la tête et tourne enfin la tête vers sa fille, cherchant à deviner ce qu’elle pense de tout ça. « Et puis…je crois que Ivy s’inquiétait aussi de ce que tu pourrais penser d’elle et moi…je crois que j’ai eu peur aussi que ça biaise ton jugement. Ce n’est pas…pas une fortune-hunter, ou une arnaqueuse, tu vois ? C’est sincère, entre nous, même si c’est compliqué… » Maintenant qu’il s’est justifié sur le fond, Max n’a cependant pas oublié la forme et il se souvient parfaitement que Megan lui a reproché d’avoir menti deux fois. Alors quel est ce deuxième sujet ? Pas l’accident, quand même, elle ne peut pas avoir découvert ça, si ? « Je suis désolé, chérie, je n’aurais pas dû te mentir là-dessus…mais je ne comprends pas quand tu dis que je t’ai menti deux fois. Vraiment, il va falloir que tu m’expliques. » Pour Ivy, c’était obvious, ça ne servait à rien de nier. L’accident, c’est autre chose, et Max continuera à mentir, quoiqu’il en coute, car il ne faut pas que Meg apprenne ce qu’il s’est passé. Jamais.

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Megan Julliard
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MessageSujet: Re: Beyond the moment of defeat | Megan Beyond the moment of defeat | Megan EmptySam 10 Aoû - 12:04

All the hurt, all the lies
All the tears that they cry
When the moment is just right
You see fire in their eyes

Megan n’en avait pas tellement après Ivy. Elle l’avait déjà rencontrée et la blonde ne lui avait pas paru particulièrement désagréable. La petite Julliard pouvait même comprendre les raisons de son silence : pas facile d’annoncer à la famille de son copain qu’elle était une call-girl. En revanche, la brune dirigeait surtout sa colère contre son père pour lui avoir menti à deux reprises, et même si elle conservait le deuxième mensonge pour plus tard, il lui était difficile de garder son calme malgré les explications du producteur. Heureusement, il ne chercha pas à nier la vérité sur la Russe. Il lui dévoila le prénom que Megan connaissait déjà et argua qu’il ne la présenterait pas à sa fille si leur relation n’était pas devenue sérieuse. Ils avaient effectivement commencé à se fréquenter via rencontres tarifiées et puis leur lien avait évolué. La jeune femme était vraiment sceptique mais elle ne broncha pas le temps que son père s’expliquait. Son père n’osait même pas la regarder, il fixait la décoration devant lui, craignant sûrement d’affronter le regard de la jeune fille. Megan n’avait pas facile d’entendre que son père avait payé une femme pour faire l’amour, c’était horriblement gênant et surtout terrible. La petite Julliard savait bien que la plupart de ces femmes exerçaient leur métier d’une façon consentante mais elle n’arrivait pas à les imaginer avoir le choix pour s’en sortir, certaines étaient désespérées de survivre ou de gagner de l’argent « facilement » quand elles fréquentaient des hommes riches. Son avis sur la question était sans doute réducteur, pourtant aux yeux de Megan, c’était comme si son père avait exploité l’une d’elle, dans la légalité certes, pourtant elle n’arrivait pas à l’accepter aussi facilement. Max s’excusa alors de ne pas lui en avoir parlé, il avait redouté sa réaction tout comme il était persuadé qu’Ivy s’inquiétait de son jugement aussi. Il lui répéta combien leur relation était sincère et tout le tralala sauf que sa fille était trop remontée que pour entendre toute l’émotion dans la voix de son père. « Tu ne m’en as pas parlé parce que tu savais très bien comment je réagirais, que je chercherais à t’empêcher de faire des conneries. Mais bien sûr que tu as fait n’importe quoi ! » Megan se leva du canapé et regarda d’abord en face d’elle. « Pourquoi payer une call-girl quand tu peux avoir la moitié des femmes de cette terre ? Je ne comprends pas comment tu en es arrivé là, papa. » Elle se planta devant son père, la voix fébrile. « C’est gênant de payer pour faire l’amour. C’est une monnaie d’échange pour toi ? Un sentiment à exploiter ? Et maintenant tu dis que tu es amoureux… Tu l’as acheté, son amour ? » Les mots de la jeune fille étaient durs à entendre mais elle avait besoin de comprendre comment toute cette relation était née et avait évolué. Lui avait-il offert tellement de choses qu’il avait réussi à la faire « tomber amoureuse » comme par magie ? Megan avança ensuite une autre question qui devait quand même avoir son importance dans leur « couple ». « Et dans tout ça tu acceptes qu’elle continue de fréquenter d’autres hommes ? De la partager ? Après tout, c’est son travail. » L’étudiante n’arrivait pas à concevoir ce type de relation et Max ne pouvait pas enfermer l’oiseau dans une cage à vie. Comment Ivy jonglait-elle sur les deux fronts ? Avait-elle renoncé à son boulot pour Max ? Elle avait sûrement des comptes à rendre à quelqu’un elle aussi. Le monde de la prostitution n’était pas un milieu familier pour la jeune Megan, elle n’y connaissait rien mais elle se demandait si la Russe pouvait tout plaquer du jour au lendemain. La jeune femme effectua ensuite quelques pas autour de la table de salon, histoire de dérouiller ses jambes et de donner de l’espace à son père qui fuyait son regard. Elle attendit sa réponse puis reprit sur un autre point important, un point qui préoccupait aussi la petite Julliard. « Comment peux-tu être sûr qu’elle ne te voit pas comme un travail aussi ? Qu’elle ne joue pas avec tes sentiments ? Désolée de te le rappeler : tu es la poule aux œufs d’or. » Peu importe que son père fréquente Ivy ou une autre femme, Megan aurait posé les mêmes questions : Max était-il sûr de ses intentions ? Il était toujours prompt à l’attachement, à voir le meilleur en tout le monde. A chaque fois que son père rencontrait une femme, la brune s’inquiétait de savoir si celle-ci ne se servait pas de lui juste pour son argent (ce qui attirait les convoitises ainsi que son statut de célébrité) et profitait de sa gentillesse. Pour la renommée de son père, Megan avait déjà la confirmation qu’Ivy ne recherchait pas lumière justement parce qu’elle fuyait les journalistes comme la peste. Pour le reste, elle n’en avait absolument aucune idée. « Admettons qu’elle n’en ait pas après ton argent. Tu peux me regarder dans les yeux et m’affirmer que tu n’as jamais dû la sortir de situation chelou ? » Demanda Megan, d’une voix ferme. Ce n’était pas un milieu très recommandable et Max avait de l’influence. Il était temps de crever tous les abcès. D’ailleurs, le producteur ne perdait pas le nord et la dirigea également sur le second mensonge, un mensonge dont le père et la fille risquaient de ne pas sortir indemnes. Droite comme un i, elle se rapprocha à nouveau de lui et soutint son regard avec aplomb au moment de le lui lâcher d’une voix chargée d’émotions. « Ah non, tu ne vois pas ? Tu m’as menti sur ton putain d’accident ! » Elle avait presque crié cette phrase tandis que des larmes de colère et de tristesse s’invitaient au creux de ses yeux. La frustration, la fatigue, les émotions contradictoires, les interrogations. Tout s’accumulait dans la tête de Megan.

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MessageSujet: Re: Beyond the moment of defeat | Megan Beyond the moment of defeat | Megan EmptyVen 16 Aoû - 23:23


Well, I've been 'fraid of changin'
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Plus que tout, le jugement qu’il peut lire dans les yeux de Megan fait du mal à Max. Il n’a pas envie d’expliquer comment il en est arrivé à fréquenter des escortes, quand bien même ce n’est vraiment un secret pour personne et que c’est assez courant dans le milieu du showbizz. Mais c’est difficile pour lui d’en placer une, vu la colère de sa fille. Il n’est pas fier de lui avoir menti, mais il estimait avoir quelques bonnes raisons pour le faire, à commencer par le fait qu’il ne décidait pas seul et qu’il ne pouvait pas imposer ça à Yevgeniya elle-même. « Non, ce n’est pas vrai, je n’ai pas achetée…je ne l’ai pas achetée elle, ni son amour, c’est faux ! Meg, laisse-moi m’expliquer, c’est ce que j’essayais de te dire tout à l’heure ! » Pour la première fois, il la regarde, se lève à son tour pour lui faire face et le ton monte. Non que Max soit en colère, mais il se sent acculé et un peu désespéré, car inaudible, alors il essaye de faire en sorte que Megan lui laisse une chance de s’expliquer, en essayant d’en caser une et de couper le flot de ses questions.

« Je…je suis pas là pour m’amuser avec les sentiments des gens, moi. On s’est pas mal amusé avec les miens, ces dernières années. » Il prend une grande inspiration pour continuer, essayant de résumer les choses. Il a abandonné l’idée de le faire sous un jour acceptable. Max a bien compris qu’il n’y en avait pas vraiment, alors il cherche juste à rendre les choses plus claires. « Mon divorce avec Brenda…ça a été l’apocalypse. Vraiment. Et je me suis dit que je ferais mieux de laisser tomber l’affaire, de ne plus essayer m’attacher. » Le producteur se rassoit, mais cette fois, son regard ne quitte pas Megan, cessant de fuir le jugement de sa fille. « Avec les escortes, le contrat est clair…par avance, tu sais qu’il n’y aura pas de sentiments. Tu payes, t’es qu’un job. Un client parmi d’autres clients. Pas de risque de se faire avoir, encore une fois, ni de se faire mal, ni de faire du mal à quelqu’un. C’est ça la différence avec la moitié des filles de la terre, comme tu dis. Et c’était ça, le deal avec Ivy…» Max secoue la tête. Il a bien conscience que ce qu’il raconte est gênant et difficilement audible, et il n’avait pas la moindre envie de raconter ça à Megan. Vraiment pas. Mais c’est sa seule chance qu’elle comprenne ce qu’il est arrivé et de ne pas rester fâché avec elle. Car c’est la dernière chose qu’il veut. Ne plus parler à sa fille du tout, Max ne le supporterait pas. Megan est plus importante que tout, elle est la seule personne qui vaille vraiment tous les sacrifices qu’il aura jamais à faire.

« Et puis il y a eu une fois où on s’est vu sans que je paye…et puis deux…et puis je sais pas. D’un coup j’ai découvert qu’elle me manquait, que je voulais la voir elle, et puis ça a été compliqué…mais c’était réciproque, de son côté à elle. » Il sait bien que Megan ne le croit pas vraiment et qu’il y a de très bonnes raisons pour ça. Mais Max est convaincu de ce qu’il dit et il n’en démordra pas. « Tu ne l’as pas vue à l’hôpital…je ne crois pas qu’on puisse simuler à ce point. Quel intérêt de faire la gueule, aussi, si toute cette histoire de couverture publiée par le Sun n’avait aucune importance ? » Max voulait bien y croire, mais ça faisait beaucoup. Et la jalousie de Ivy envers Lula n’allait pas tarder à conforter cette vision des choses. Et il a encore d’autres éléments en faveur de Ivy. « Elle ne m’a plus jamais rien demandé, comme argent, après que j’ai arrêté de payer pour…rien du tout. Je n'ai rien proposé non plus. » Pourtant, bien sûr qu’il aurait payé, Max, si Ivy avait demandé, prêt à tout comme il est pour les gens qu’il aime. Il pourrait faire en sorte qu’elle n’ait plus jamais à bosser, ou la propulser sous les feux des projecteurs au sein du marché de l’art. Mais ils n’ont jamais raisonné comme ça non plus. Sauf évidemment, quand Max a payé la caution de Yevgeniya. Mais ça, c’est autre chose, ça n’a rien à voir avec son boulot. Il est bien tenté de nier quand Megan lui pose la question, d’ailleurs, mais Max s’est promis de dire la vérité, alors il ira jusqu’au bout. « D’accord, d’accord, une fois, j’ai du l’aider à cause de ce qu’il s’est passé avec cette fille, Sameen Baxter. Une fois, une seule fois, qui n’avait rien à voir avec son boulot. Et ce n’est pas le pire que j’ai croisé dans ma carrière, franchement…même moi, j’ai fait des trucs débiles, Meg. Si tu vas par là, il faut que j’arrête de fréquenter tous les gens que je connais dans l’industrie musicale, parce qu’ils sont tous chelous. » Il ne compte plus le nombre de fois où il a fini au poste pour excès de vitesse ou état d’ivresse, sans compter les fois où il a du payer des chambres d’hotels ravagées, s’excuser auprès de restaurants ou de bars, et autres.

Max comprend bien que Megan est surtout hallucinée de ce qu’il fait et qu’elle cherche à le protéger. Oui, il s’est fait avoir de nombreuses fois, en beauté même, mais c’est différent, cette fois, il maitrise la situation, et ce n’est pas une arnaque. « Ecoute…je sais que c’est…bizarre, on va dire, comme rencontre, comme relation. Mais je t’assure que c’est vrai et que je sais ce que je fais. » Ce qu’il dit toujours. Ce qui n’est pas vrai les trois quarts du temps. Même si cette fois, Max l’impression que ça pourrait l’être, vrai. « Je te dis pas que c’est facile. Pour te répondre, non, elle n’a pas arrêté. Pour l’instant, en tout cas. » Même si techniquement, elle ne pourra pas toujours continuer. Et même si Max sait à peu près qui elle voit. « Mais comme je te le disais, je ne crois pas que je la partage avec quiconque sur le plan sentimental. Et on sait tous les deux que ce n’est pas parce que tu couches avec quelqu’un que tu as des sentiments. L’argument marche dans les deux sens… » Bien sûr que c’est atypique, quasiment incompréhensible, et il ne s’attendait pas à ce que Megan comprenne. Max espère au moins, cependant, avoir un peu apaisé les tensions entre eux.

Peine perdue, pourtant. Encore plus violemment que concernant Yevgeniya, Megan lui met dans la figure un second mensonge, concernant cette fois l’accident. « Quoi ?... » Il faut un instant au producteur pour assimiler ce que sa fille lui dit, trop surpris et trop ébranlé pour répondre dans l’immédiat. « Mais…non, pas du tout ! » Il ne comprend pas : comment est-ce qu’elle a pu savoir, arriver à cette conclusion ? Lula ne lui aurait rien dit, Max n’y croit pas, alors comment ? Il voit bien que tout ça affecte Megan, brutalement, alors ça renforce sa conviction : cette fois, il faut qu’il mente, et il faut qu’elle le croit. Surtout, elle ne doit rien découvrir. D’abord, elle le détesterait, et Max ne veut pas de ça. Et surtout, il ne veut pas lui faire encore plus de mal. Megan a assez souffert comme ça et elle s’inquiète déjà beaucoup pour lui, elle n’a pas besoin de savoir en plus qu’il allait tellement mal qu’il voulait en finir. Max ne veut plus lui faire de peine, et les larmes de colère qu’il voit sur le visage de la jeune fille sont déjà douloureux à affronter pour lui. « Mais qui est-ce qui t’as mis ça dans la tête, ma chérie ? » Alors qu’il s’était rassis, il se lève de nouveau, tend une main vers elle. « Je sais que tu m’en veux parce que je n’ai t’ai rien dit pour Ivy, et je suis le premier à reconnaitre que je n’aurais pas du faire ça, mais je t’ai pas menti pour l’accident, Megan, je ne sais pas ce qui te fait croire ça, mais tu te trompes. » Son mensonge est bien rôdé, et crédible. A force de le répéter, Max finirait presque par y croire lui-même, d’ailleurs.

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MessageSujet: Re: Beyond the moment of defeat | Megan Beyond the moment of defeat | Megan EmptySam 17 Aoû - 14:54

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Les liens entre le père et la fille avaient toujours été particuliers. Depuis la séparation de ses parents, Megan avait vu Max moins souvent. Le travail du producteur avait également contribué à agrandir la distance entre eux. Pourtant, la perte de sa sœur les avait aussi irrémédiablement rapprochés dans le sens où ils ne voulaient pas se perdre. Chaque membre de la famille s’était certes isolé dans sa tristesse et avait vécu le deuil différemment mais leur relation en était sortie plus forte en ce qui les concernait tous les deux. Max surprotégeait sa fille chérie et lui aurait offert le ciel rien que pour la voir heureuse tandis que Megan veillait sur son père. L’événement tragique dans la famille tout comme la séparation de ses parents lui avaient fait perdre son insouciance très tôt. Entre un père irresponsable et une mère rangée, Megan avait grandi dans un parfait mélange des deux opposés. Par conséquent, les rôles entre le père et la fille s’inversaient parfois du schéma habituel. Il arrivait à Megan de responsabiliser son père, de le recadrer… Peu après son accident, Max lui avait d’ailleurs promis de ralentir son rythme de vie infernal et de faire plus attention à lui. Ces rôles inversés amenaient aussi parfois la jeune fille à demander des comptes à son père et à lui parler d’une façon que d’autres enfants envers leurs parents n’auraient jamais utilisée. De plus, la jeune fille était remplie de ressentiment. La colère animait ses mots car son père lui avait menti à deux reprises. Certes, il n’était pas dans l’obligation de lui raconter tous les détails de sa vie amoureuse, Megan aussi avait son propre jardin secret. Mais il savait très bien qu’elle n’approuverait pas qu’il ait des relations tarifiées, qu’il se tape des prostituées. C’était tellement… impensable ! Les mots crus de Megan sur l’amour acheté était destiné à le secouer. Max se faisait-il encore des illusions ? Allait-il encore souffrir d’une énième relation foireuse ? Il n’y avait pas d’autre mot pour la qualifier. Tout dans cette histoire paraissait louche. Leur rencontre, le métier d’Ivy, qu’ils tombent amoureux, que son père la partage… La petite Julliard avait bien du mal à comprendre.

Son père réussit alors enfin à en placer une et lui expliqua qu’il ne se permettrait pas de jouer avec les sentiments d’autrui lui qui avait vécu des séparations douloureuses ces dernières années. Le divorce avec Brenda avait été compliqué, lui donnant l’envie de ne plus s’attacher. Du coup, fréquenter les escortes lui avait paru la solution la plus appropriée pour ne pas retomber dans les filets d’une femme : client parmi d’autres, il s’amusait, réglait la note et puis s’en allait. « Le deal a très bien fonctionné. » Ironisa-t-elle, se rappelant de leur dispute pour la fausse couverture de son père dans les tabloïds. Il avait beau essayer de s’en convaincre, il n’était pas obligé de payer des escortes pour prendre du bon temps, il lui suffisait de ne pas s’engager sentimentalement lorsqu’il rencontrait quelqu’un. C’est bien ce que sa fille faisait : fréquenter des garçons sans se prendre la tête. Cependant, elle n’avait ni l’âge de son père, ni cinq mariages au compteur ni sa célébrité. De plus, Max avait bon cœur et il s’attachait facilement alors il ne distinguait pas toujours l’amusement du sentimental… La preuve avec Ivy. Il s’en était entiché. Toutefois, Megan ne se permit pas de partager ses pensées à voix haute. D’une part, c’était rentrer beaucoup trop dans l’intimité de son père, et d’autre part, c’était déjà suffisamment gênant de parler d’une partie de sa vie sexuelle avec lui – en l’occurrence la partie relative à Ivy.

Le Julliard décrit la façon dont la situation avait évolué entre eux. De relations tarifiées à leur gratuité, du manque ressenti quand il ne la voyait pas, sentiment apparemment partagé par la call-girl… Max essaya de lui faire comprendre qu’Ivy avait été particulièrement touchée par son accident, il s’en était rendu compte à l’hôpital. Il ne croyait pas que le comportement de la jeune blonde puisse être à ce point simulé. Il ne voyait pas non plus les raisons de tirer la tête pour les mensonges de la presse si elle ne tenait pas à lui. « Je ne sais pas. Pour te faire tourner la tête ? Et puis faire la gueule pour une couverture – fausse qui plus est – alors que toi tu dois la partager avec plein d’hommes, c’est l’hôpital qui se fout de la charité. » Megan était de mauvaise foi pour le coup mais elle était toujours sceptique. Une escorte pouvait avoir des sentiments, elle ne le remettait pas en question toutefois elle trouvait étrange que parmi tous ses clients, la jeune femme se soit justement accrochée à son père, riche et célèbre. Difficile de ne pas y voir une femme intéressée. Max était-il bien sûr des intentions de sa copine ? Il était normal que sa fille s’en inquiète. Néanmoins, Megan avait déjà rencontré la principale intéressée – fait qu’ignorait son père – et elle avait déjà pu se faire une première impression. D’un côté, Ivy ne paraissait pas farouche, de l’autre la blonde avait menti en pleine face à la petite Julliard sans aucune difficulté. Qui sait si la Russe n’était pas capable des mêmes stratagèmes envers Max ? Cependant, Megan ne pouvait pas faire part de cette préoccupation particulière à son père. Les deux femmes avaient juré de ne pas parler de cette rencontre. Max démonta les interrogations de sa fille en lui affirmant qu’Ivy ne lui avait jamais demandé d’argent en dehors de ses services tarifés au début de leur relation. Toujours sceptique, Megan devait quand même reconnaître que son père avait avancé de bons arguments en faveur de sa copine. « Ok, je me suis peut-être trompée. Elle tient peut-être bien à toi. Mais tu vas lui demander d’arrêter son travail ou tu pourrais continuer à le supporter ? Est-ce que ce n’est pas un milieu dangereux ? Tu dois rester prudent, papa. Comme tu l’as dit, tu t’es déjà fait avoir plein de fois. »

Dans le même ordre d’idée, la jeune fille embraya pour savoir si Max n’avait jamais dû aider Ivy dans des situations chelous. Il admit alors qu’il était intervenu dans l’histoire de cette femme contre laquelle la Russe s’en était prise. Megan était au courant de l’histoire qui avait fait le tour de l’université puisque la victime était un professeur. Ivy avait même été renvoyée de la fac. Pour ne pas que son père devine leur rencontre, la brune évoqua simplement la rumeur concernant Ivy – et non la vraie histoire évoquée avec sa petite copine. « Donc elle frappe un professeur et toi tu cautionnes ? C’était violent : il me semble qu’elle a même été virée de la fac à cause de ça. La rumeur a circulé à l’université. C’était un règlement de compte personnel ? » Max était bien décidé à défendre sa belle coûte que coûte car il la comparait à d’autres personnes de son entourage qui avait fait bien pire à l’instar de nombreux artistes dans l’industrie musicale. « Et ça rend donc tout plus excusable parce que tu connais pire et que tu as fait plus débile ? Non, mais tu t’entends ? Si elle s’en prend à l’un de tes proches, ce sera excusable aussi ? » Un éclair de lucidité passa alors dans les yeux de la jeune fille. « Attends… Tu voulais reprendre des cours à la fac l’autre jour… C’est parce qu’elle y était ? » A force de mensonges ou d’omissions de la part de son père, Megan risquait de mélanger des initiatives qui au départ n’avait nullement rien avoir entre elles.

La preuve, il admettait lui-même que cette relation était bizarre. Il la pria de le croire : il savait ce qu’il faisait. Megan pouvait donner le bénéfice du doute à son père, il était assez grand pour mener sa barque… Il n’empêche qu’elle se préoccupait de la situation et de la vitesse à laquelle il s’était attaché, alors elle lui prodigua un conseil qu’il prendrait comme il voudrait. « Est-ce que tu la connais bien ? Elle t’a déjà vraiment parlé d’elle ? Je ne te demande pas de me le raconter, ça ne me regarde pas. Mais demande-toi à quel point tu la connais et si tu en sais déjà assez. » Il lui confirma finalement qu’il était toujours obligé de la partager charnellement mais qu’il ne pensait pas la partager sur le plan sentimental. « Je ne sais pas comment tu fais pour le supporter. Ce serait au-dessus de mes forces. » Elle supposait aussi que son père n’avait pas le droit de faire la même chose de son côté… La brune préféra ne pas commenter davantage car elle lui avait entretemps posé d’autres questions à ce sujet au fil de la conversation. Elle reconnut tout de même qu’elle n’avait pas été tendre à tous les niveaux. « C’est vrai, je ne la connais pas encore. Je ne connais rien d’elle ni de son histoire. Et je suis peut-être très dure envers elle sans même la connaître. Tout le monde a le droit à une chance… Et elle l’aura. Parce que tu tiens à elle, alors je ferais des efforts. Mais je m’inquiète pour toi. C’est normal que je me pose toutes ces questions. Si je ne le fais pas, toi tu ne le feras pas. T’as l’air déjà bien attaché à elle. » La discussion s’était plus ou moins apaisée entre eux à ce sujet. Max avait pris le temps de lui expliquer la situation et même si Megan ne comprenait pas tout dans les motivations de son père, elle avait eu ses réponses. Pour le reste, elle verrait au moment de rencontrer officiellement Ivy. La Russe l’avait d’ores et déjà avertie qu’elle n’avait pas l’habitude de côtoyer la famille de ses copains. Il leur faudrait donc sûrement un temps d’adaptation à toutes les deux pour composer l’une avec l’autre.

Le second mensonge alimentait davantage d’incompréhension et de colère contenue chez la jeune fille. Megan se glissa dans un état émotionnel secondaire et attaqua farouchement son père sur l’accident : il lui avait menti. A l’hôpital, il lui avait expliqué qu’il avait essayé d’éviter la collision avec l’arbre mais elle avait la preuve du contraire. En tout cas, elle en était à 90% certaine. Ebranlé, Max s’étrangla sous le coup de la surprise. Allait-il bluffer ou enfin lui dire la vérité ? Il ne lui fallut pas plus de cinq secondes pour tout nier en bloc. Il se leva et tendit une main vers elle, essayant de noyer le poisson avec son premier mensonge, mais elle se déroba. Non, il ne l’aurait pas par les sentiments ! « Ce n’est pas ce que dit l’expertise de l’assurance. » En cas d’accident, un expert était désigné par l’assureur pour évaluer les dommages subis et les dégâts causés. Une fois le rapport d’expertise établi et les formalités en ordre, l’assurance donnait son accord pour la réparation éventuelle et l’indemnisation. Quand Max était cloué à l’hôpital, Megan avait rempli les papiers d’assurance sur base de ses dires et à l’aide de sa mère pour mettre tous les documents nécessaires en ordre. De son côté, l’assurance avait expertisé la voiture et avait rendu les résultats par courrier. Son père allait être indemnisé mais un des détails du rapport était sans appel. Sans tout relire, la jeune fille avait néanmoins compris un point important en réceptionnant le courrier. Elle s’éloigna de son père pour attraper les papiers qui trainaient dans un des tiroirs de la cuisine et revint en lui tendant la feuille concernée. Elle le forçait à revivre ce moment éprouvant. « Tu n’as pas freiné. Voilà ce qui est dit dans tout ce blabla. » Elle allait rentrer en quatrième année de droit, elle comprenait très bien les termes utilisés dans le jargon des contrats (de travail, d’assurance et autres produits du même type). L’analyse des freins de la voiture avait démontré cette conclusion, or son père lui avait dit avoir cherché à éviter l’arbre sur sa route. « Tu maintiens toujours que tu n’as pas foncé dedans ? » Des larmes coulaient le long des joues de la jeune fille. Son corps était tendu et pris de frissons. Qu’en était-il vraiment alors ? Le doute s’emparait d’elle, elle était complètement perdue.


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REPUTATION : Il est tellement infect, le cliché parfait de la rock-star, toujours en train de boire, avec une fille différente au bras...vous saviez qu'il avait eu un grave accident de voiture ? Moi je crois que c'est plutôt une overdose et qu'il veut éviter le scandale..Il n'est vraiment pas net, comme type.


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MessageSujet: Re: Beyond the moment of defeat | Megan Beyond the moment of defeat | Megan EmptyVen 23 Aoû - 0:50


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'Cause I've built my life around you
But time makes you bolder
Even children get older
And I'm gettin' older, too

Max est assez lucide sur certaines choses : il sait que Megan ne veut que le protéger, et que c’est souvent de lui-même et de ses propres excès qu’il a besoin d’être protégé. D’où son indulgence et le fait qu’il ne se donne pas la peine de répliquer à certaines petites phrases assassines, même si elles sont méritées. Il n’a pas le cœur à une querelle avec sa fille. En fait, il essaie plutôt d’apaiser les choses. Le producteur s’en veut d’avoir menti à la jeune femme, mais il reste convaincu qu’il avait quelques circonstances atténuantes. Cependant, maintenant que Meg est au courant, ça ne sert à rien de mentir. En revanche, il ne compte pas pour autant cesser de défendre Ivy. Même s’il a des torts et que sa relation avec Yevgeniya est particulière, il ne veut pas se retrouver à devoir choisir entre son amante et sa fille, ça lui déchirerait le cœur. Quand bien même Max serait incapable de choisir quelqu’un d’autre que sa fille, perdre Ivy le rendrait excessivement malheureux, et même ainsi, sa relation avec Megan en sortirait abimée.

Alors il s’échine à essayer de ne pas en arriver là. Il ne s’attend pas à emporter une approbation totale de sa fille, mais il espère au moins la convaincre d’adoucir un peu son jugement et de voir en rencontrant Ivy. Ainsi, Max pense avoir marqué quelques points en rappelant que Yevgeniya lui parait tout à fait sincère – le mot exact serait qu’il le sait, quand bien même il n’a aucune preuve, mais ce n’est qu’une conviction, un acte de foi, rien de tangible – mais évidemment, la partie n’est pas si facile. Il faut qu’il y ait cette foutue histoire à la fac. Ivy ne lui a pas facilité la tâche, sur ce coup là. « Mais non, je ne cautionne pas. Je dis que ça arrive à tout le monde de faire des conneries, et que ce n’est pas forcément parce que les gens font des erreurs que ça fait d’eux des connards irrécupérables. » Il essaye de ne pas élever la voix, mais Megan est tout aussi prompte à l’emportement que lui, parfois, et ça ne facilite clairement pas la tâche de son père. « Elle voulait protéger quelqu’un de sa famille... » Ajoute-t-il ensuite, sans entrer dans les détails, estimant que Meg n’a pas vraiment besoin d’en savoir plus sur la famille Vassilievitch. « Et tu sais bien que je ne laisserais personne vous faire du mal, et ça vaut pour elle aussi. On ne serait pas ensemble si je pensais qu’elle était comme ça. Moi aussi, je serais prêt à me battre pour vous protéger, peu importe les conséquences. » Faire du mal à ceux qu’il aime serait le meilleur moyen de perdre son affection, c’est sans doute la seule chose que Max ne tolérerait pas. Si elle l’aime vraiment, et qu’elle le connait un peu, Ivy s’en est probablement déjà rendu compte. Évidemment, Meg a encore des reproches pour lui, mais Maximilian ne peut que la regarder d’une façon totalement interloquée. « Quoi ? Non, pas du tout. Elle s’est faite renvoyée avant que je prenne ma décision définitive et que je t’en parle. » Même si Ivy avait encore été à Swansea, ça aurait été plutôt dissuasif. Elle aurait pu lui objecter les mêmes arguments que Megan. Et Max, au moment de choisir, avait plutôt envie de ne pas la croiser, se disant qu’il risquait de paraitre ridicule aux yeux de la russe.

Apparemment, il a marqué des points. La discussion se calme, un peu. Megan ne semble pourtant pas approuver entièrement, mais en réfléchissant, Max se dit que ça ira. Oui, il connait Ivy. A part sa famille directe, peut-être qu’il en sait même plus que la plupart des gens. Malgré tout, les choses restent difficiles à croire et comprendre pour Megan. Le musicien veut bien l’entendre. Elle est jeune, et elle n’a pas toutes les déceptions amoureuses qu’il a derrière lui, ni la connaissance des sacrifices qu’on peut faire par amour, alors Maximilian peut comprendre le scepticisme de Megan. Néanmoins, elle semble peu à peu plus ouverte à la discussion. « Laisse lui une chance, oui. » Répond-il avec gratitude. « Je sais que tu t’inquiètes, chérie. Je suis désolé de te donner encore des raisons de le faire, mais je t’assure que ça ira. Ca fait presque un an, moi, que j’ai eu le temps de réfléchir. » Et Ivy aussi, quand il y pense. Il faudra voir. « Je t’ai dit que je la présenterai. Je le ferai, tu te feras ton idée. »

Ils ont à peu près un accord, et Max que ça pourrait s’arrêter là, mais la dispute repart de plus belle quand Megan mentionne l’accident. Il nie en bloc, bien sûr, il n’a pas le choix. Il ne veut pas perdre Meg, jamais, mais entre lui faire du mal et lui mentir, le choix est vite fait, qu’importe si elle le déteste ou qu’elle ne le croit qu’à moitié. Hélas pour Max, sa fille semble sûre de son coup.  « L’assurance ? Eh bien quoi, l’assurance ? » Mais il n’a pas de réponse, Megan disparait, sans doute pour aller chercher un document quelconque. Des preuves tangibles, nom d’un chien ! C’était ce que qui pouvait arriver de pire, et Max le sait. L’angoisse le ronge, et il n’arrive plus à penser. Si seulement il n’était pas trois heures du matin…non, non il faut qu’il se calme, qu’il soit serein, il a encore quelques arguments pour lui, quoique ce papier dise. Il profite de l’instant où Meg est dans la cuisine pour tâcher de rassembler ses esprits et reprendre contenance. Quoiqu’elle lui annonce, il doit être prêt. Et répondre. « Quoi ? Bien sûr que si, j’ai freiné… » Les freins. Évidemment. Max s’empare du papier, le lit à toute vitesse, le cerveau moulinant à toute allure. Oui, bien sûr, il a pilé au dernier moment, alors forcément, il ne peut pas nier avoir foncé dans l’arbre. Cela dit, il n’a jamais cherché à le faire. « J’ai pilé, au dernier moment, j’ai voulu l'éviter, j'ai… »

Il relève la tête pour entendre la dernière question de sa fille, et il la voit en larmes. Et ça le tue, ça, Max, plus sûrement que son accident ou que tout le reste. « Meg… » Murmure-t-il, désolé. « Eh, ma chérie…tu crois que j’ai fait ça volontairement et que je te l’ai caché ? C’est ça, hein ? » Il n’élève pas la voix pour continuer. « Je suis allé tout droit, chérie, oui…je n’avais pas vu le virage, je ne regardais pas où j’allais. Mais je n’avais pas la moindre envie de prendre cet arbre, tu sais… » Il désigne le papier. « Je pensais avoir le temps de remonter sur la route quand j’ai vu…tu sais. Ce putain de machin devant moi. Je ne comprenais pas ce qu’il fichait là. Le temps que je réagisse, j’étais déjà presque dessus. J’ai pilé sur le bas côté, mais ça n’a servi à rien, alors tout ce que j’ai pu faire, c’est dévier la voiture pour réduire l’impact. » Et ça aussi, le choc latéral, c’est écrit dans l’expertise rendue par l’assurance. Mais Max se souvient aussi de cette partie de l’accident, par flash clairs et douloureux, ils le hantent toujours. Si seulement il avait changé d’avis plus tôt… « Ils m’avaient appris ça, chez Ferrari…reconnaitre le moment où le choc est inévitable et faire en sorte qu’il y ait le moins de conséquences possibles. » Dit-il pensivement. Il pose doucement une main sur son épaule. « Chérie…tu l’as vu, la voiture. Je pense que je devine assez bien ce que tu crois, mais non, je voulais pas en finir, ni quoi que ce soit de ce style. Si je n’avais pas voulu m’arrêter, je me le serais pris en face, l’arbre… » C’était le plan originel, mais Max n’a pas pu aller jusqu’au bout, il ne voulait plus, pas avoir reçu le sms de Megan. Cette même Megan qui pleure devant lui, perdue, triste, et en colère. « J’ai tout fait pour l’éviter, tout… » S’il ferme les yeux, il revoit encore l’impact, et son cerveau lui hurle encore que c’est trop tard, qu’il ne pourra pas éviter le choc. La sensation mettra longtemps à disparaitre. Mais ça, il est hors de question que sa fille le sache. Et Max reprend doucement. « Je sais que c’est dur, je sais que tu cherches des explications, mais il n’y en a pas…c’était juste un accident. Un banal et bête accident, et j’ai eu beaucoup de chance, mais il n’y a rien de plus. Pas de mensonge, ni d’explication. Il n’y a que ça. » Et même si c’est crédible, c’est sans doute tout aussi dur à accepter.

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MessageSujet: Re: Beyond the moment of defeat | Megan Beyond the moment of defeat | Megan EmptySam 24 Aoû - 22:06

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When the moment is just right
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Max omit carrément de répondre aux questions de sa fille quand elle l’interrogea sur le travail de sa copine : comptait-il lui demander d’arrêter ? Supportait-il cette situation ? N’était-ce pas dangereux de sortir avec une prostituée active ? Ne devait-elle rendre des comptes à personne ? Elle le fusilla du regard et croisa les bras, butée et encore plus fâchée. Megan ne partageait pas l’avis de son père quant à la prétendue « innocence » de Yevgenyia. Cette femme n’était pas une naïve : elle semblait cacher des secrets encore plus grands que son travail et Meg s’en méfiait. C’était viscéral. Pourtant, Max la défendait bec et ongles face au scepticisme de sa fille. Pour lui, sa belle avait eu ses raisons pour s’en prendre à ce professeur. En revanche, il ne laisserait personne leur faire du mal et ça valait aussi pour elle. Il ne la croyait pas capable du pire envers son entourage sinon il n’aurait pas l’idée de l’introduire dans sa vie privée. Max se reconnaissait même dans Ivy : lui aussi se battrait pour protéger sa famille. Il nia ensuite avoir eu l’envie de reprendre les cours parce qu’elle était à la fac, elle avait déjà été virée de l’université avant qu’il ne prenne sa décision. Face aux arguments de son père, Megan se calma un peu. Avec le recul, Ivy paraissait tenir un minimum au DJ. La petite Julliard n’avait pas le vécu de son père en termes de relations et déceptions amoureuses. Même si la jeune fille ne comprenait pas tout, elle donnerait en effet sa chance à la russe tout comme elle en avait accordé une à chacune de ses belles-mères. « Tu es entrain de me dire que tu as menti pendant un an ? » Répondit-elle, hallucinée. Il fréquentait des call-girls des mois avant son accident ! Megan était sidérée par une telle nouvelle mais maintenant que la discussion s’était calmée entre eux, elle n’allait pas relancer le débat sur la copine de son père. « Oui, je me ferai ma propre idée. » Inutile de crier encore au loup sans l’avoir rencontré officiellement.

En réalité, la colère contenue de Megan était dirigée contre son père et non contre sa petite amie. Le feu couvait chez la jeune fille. Elle ne digérait pas l’autre mensonge de Max, un mensonge qu’elle avait découvert aujourd’hui et qui avait bien plus d’importance que ses histoires amoureuses. Cette fois, il était question de sa vie. Quand il nia en bloc avoir foncé dans l’arbre, Megan lui tendit l’expertise de l’assurance sous les yeux. Affabulait-elle ou lisait-elle vraiment de la peur dans le regard de son père ? Le document sembla en tout cas produire son petit effet et le déstabilisa. Max parcourut le papier et bégaya. Soudain, il releva la tête au moment où des larmes coulèrent sur les joues de Megan. Elle réalisa l’horreur et l’ampleur de sa question. Comment avait-il pu faire ça ? Voulait-il l’abandonner ? Max lui parla alors d’une voix douce et lui demanda si elle croyait qu’il s’était volontairement crashé. « Oui. » La réponse de la brune était sans appel. Il tenta à nouveau de lui donner des explications qui ne la convainquirent qu’à moitié. « Pourquoi tu ne regardais pas où tu allais ? » Puisque maintenant il se souvenait de tout en détail, qu’il se lance. Son père ne lui avait toujours pas expliqué ce qui le tracassait ce jour-là, il lui avait simplement affirmé que sa distraction n’avait pas été causée par sa dispute avec Ivy. Meg réalisait à quel point elle le poussait dans ses retranchements, que forcer son père à revivre son traumatisme n’était sans doute pas la meilleure idée pour l’aider à aller mieux, sauf qu’une occasion comme celle-ci ne se représenterait pas. Le père et la fille n’en reparlerait jamais après ce soir. Jamais. Comme avec celui de Melody. Après l’incident, Megan avait dû enterrer sa peine sans y parvenir, elle avait consulté quelques années plus tard pour pouvoir en reparler mais pratiquement jamais à ses parents. Max expliqua s’être rendu compte de la collision imminente au dernier moment, il n’avait sur le coup presque plus le temps de réagir alors il avait dévié la voiture pour réduire l’impact au lieu de freiner, comme il l’avait appris en tant que pilote de course : minimiser un maximum les dégâts. Son père avait tout fait pour l’éviter et il n’y avait pas d’autre explication. Bizarre : il ne se rappelait pas autant de détails jusqu’à présent. Megan avait envie de le croire mais elle sentait pourtant qu’il lui cachait encore quelque chose. « Alors pourquoi tu as eu si peur quand je t’ai montré ce fichu papier ? » Même distrait, comment n’avait-il pas pu voir qu’il sortait de la route ? La terre ne fait pas le même bruit que l’asphalte. « Rien de plus qu’un banal et bête accident… C’est ce que c’est pour toi ? Bête et banal ?! Tu ne peux pas me dire ça, pas après ce qui s’est passé ! » Répéta-t-elle, la gorge nouée. Oui, son père avait effectivement eu beaucoup de chance. Elle devrait s’en contenter et il s’était montré convaincant en plus d’être rassurant, pourtant le pressentiment de la jeune fille n’avait pas complètement disparu. Leur plus grande blessure devint aussi soudainement le pacte qui allait sceller la vérité. S’il voulait qu’elle le croie vraiment et ne reste pas à moitié dans le doute, il n’aurait pas le choix. Il devait le lui promettre sur l’amour le plus précieux qu’ils avaient tous les deux perdus – aussi dans un accident. Megan releva les yeux plein de larmes vers lui. « Jure-le moi. Sur Melody. » Sa voix vibrante et brisée résonna dans la pièce désormais silencieuse. Le prénom de sa sœur était presque un tabou, trop douloureux pour tous les deux. Jamais, elle n’avait demandé un tel engagement à son père. Il ne pouvait pas mentir sur son aînée sans violer sa mémoire. Alors, sa promesse garantirait à son autre fille de ne plus le mettre en doute sur la véritable nature de cet accident.


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❝ wild beasts wearing human skins❞ you were not born of stardust, darling, stardust was born from you, it’s why the stars feel your sorrow and aching heart, they are the fragments of your lost soul, scattered across an endless galaxy, but don’t be afraid, darling, maybe life has broken you, but it can never destroy you.
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