AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez

You can't choose what stays and what fades away | Lula

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Max Julliard
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Crazyoilmachine, Wanguard, Ritchie...
TES DOUBLES : Richard Lyon - John Harding
TON AVATAR : Mark Ronson
TES CRÉDITS : COM (avatar + code) + colonel-clucker.tumblr.com (gifs sign) + Penny (with love)
TA DISPONIBILITE RP : You can't choose what stays and what fades away | Lula H00QVD4
RAGOTS PARTAGÉS : 2185
POINTS : 3332
ARRIVÉE À TENBY : 14/08/2018
You can't choose what stays and what fades away | Lula Tumblr_pitbx81QHD1vg2yxdo1_250
ÂGE DU PERSONNAGE : 46 ans (3 janvier)
CÔTÉ COEUR : 5 mariages foirés au compteur. Et l'envie de se lancer dans une nouvelle histoire d'amour avec une jolie blonde d'origine russe. Après tout, de call-girl à nouvelle femme, le chemin n'est pas si long que ça, non ?
PROFESSION : Producteur et DJ, ancien pilote de Formule 1, et jet-setteur professionnel
REPUTATION : Il est tellement infect, le cliché parfait de la rock-star, toujours en train de boire, avec une fille différente au bras...vous saviez qu'il avait eu un grave accident de voiture ? Moi je crois que c'est plutôt une overdose et qu'il veut éviter le scandale..Il n'est vraiment pas net, comme type.


Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

You can't choose what stays and what fades away | Lula Empty
MessageSujet: You can't choose what stays and what fades away | Lula You can't choose what stays and what fades away | Lula EmptyMer 8 Mai - 22:20


You want a revelation,
You want to get it right,
But it's a conversation
I just can't have tonight

Max jugeait que ça irait mieux quand il serait rentré chez lui, enfin sorti de l’hôpital, et dans un sens, c’est vrai. Quand Megan est là ou qu’il a de la visite, ça va. Même si c’est difficile pour lui de demander de l’aide ou de ne rien pouvoir faire par lui-même, il affiche une bonne humeur inébranlable, persuadé que les choses vont s’arranger. Il faudra du temps pour que le producteur retrouve l’usage de son bras et qu’il puisse se déplacer sans souffrir, mais ça va en progressant doucement. Non, le problème vient plutôt du fait qu’en dehors de ces visites, le DJ rumine et tourne en rond. Jouer d’un quelconque instrument est hors de question. La prise régulière d’anti-douleurs, si elle a le mérite de lui épargner pas mal de souffrance, l’assomme, et lui donne une sensation d’accoutumance désagréable alors que Max essaie justement de ne pas retomber dans toutes ses autres mauvaises habitudes. Surtout, ça le fait dormir, et donc cauchemarder. Souvent, le producteur se réveille en plein milieu de la nuit, en nage, parce que le souvenir de l’accident est revenu le hanter par flash. Du coup, il se relève, et il rallume la télévision, Games of Thrones, ou la musique, ce qui lui tient compagnie jusqu’au jour.

Ce jour-là, il fait l’effort de s’habiller pour recevoir un copain qui vient lui présenter les démos rock de son groupe, mais dès que ce dernier s’en va, le DJ retombe dans une certaine apathie, affalé dans le canapé du studio, qu’il préfère à sa chambre en ce moment. Les chats de sa fille, et MacLaren, le matou rouquin qui lui sert d’animal de compagnie, sont installés sur lui, ce qui le fait sourire, et il ne tarde pas à se remettre à somnoler. C’est la voix de Edgar, le majordome, qui le réveille quelques heures plus tard, un peu indistincte, comme brouillée : « …dort…mademoiselle Landry…ne pas le déranger…repasser plus tard ? » Max pousse un grognement, agacé par le bruit, mais ne tarde pas à ouvrir un œil.

Si Lula est là, le reste de l’après midi va être bien plus agréable. Le brun cligne des yeux, un peu désorienté, essayant de se redresser : « Lula ? C’est toi, sweetheart ? … » Max s’assoit dans le canapé, toujours environnés de chats, et il aperçoit le majordome et son ex-femme entrer, et grogne : « C’est bon Edgar, je suis debout…salut sweetheart, comment tu vas ? Déjà revenue du Met Gala ? C’était bien ? » Son humeur à lui vient de remonter en flèche et il a un sourire jusqu’aux oreilles quand il se lève pour prendre Lula dans ses bras, ravi de la voir. « T’aurais dû me prévenir que tu passais, je m’étais endormi avec les chats, si j’avais su je me serais levé... tiens, viens, il fait beau, on va aller sur la terrasse. »

Il ouvre en grand la porte vitrée du studio, s’avançant sur le balcon qui donne sur la mer. Définitivement, Max va beaucoup mieux quand il y a quelqu’un avec lui, et si en plus c’est Lula, c’est encore mieux, l’assurance de passer un moment sympa. « On peut avoir quelque chose à boire, Edgar ? Un de vos thés glacés pour moi, ce sera bien, merci. » Max s’installe avec précaution dans une chaise longue. « Alors, qu’est-ce qui t’amène ? Je te manquais ? »

Le sourire qu’il a est amusé, loin de se douter que Lula pourrait se poser des questions sur l’accident. Le producteur a envoyé bouler tous ceux qui l’interrogeaient de façon un peu trop pressantes de façon particulièrement virulente, histoire qu’on lui fiche la paix. « En tout cas, ça me fait plaisir de te voir. Ca va tellement mieux depuis que je suis dehors et que vous venez tous me voir, j’ai plus qu’à me concentrer sur la rééduc’ et ça ira mieux. Je t’ai dit que Yevgeniya était revenue, aussi ? Oui ? Faut que je te parle d’un projet aussi, tiens ! C’est encore qu’une idée, évidemment, parce que là je ne peux rien faire à part écouter des démos, mais ça te plaira, je suis sûr… » Parler de tout ça lui évite de trop susciter de questions, même si Max est content de pouvoir raconter ses projets futurs.  

_________________

late night feelings
You’ll always be in it. No, not literally. But in your heart. Nothing ever ends, not if it’s gone that deep. You’ll always be walking wounded. That’s the only choice, after a while. Walking wounded, or dead.

You can't choose what stays and what fades away | Lula 482748114:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lula Landry
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : irish coffee (justine)
TES DOUBLES : penny, jaya, lenny, rhys, thomas & trystan
TON AVATAR : zoe kravitz
TES CRÉDITS : ©myself (avatar) & tumblr & anaelle
TA DISPONIBILITE RP : Libres (0/3)
En cours : Max - Ivy - Sam

RAGOTS PARTAGÉS : 674
POINTS : 1317
ARRIVÉE À TENBY : 01/11/2018
You can't choose what stays and what fades away | Lula Tumblr_inline_paurmekmVb1ricaxd_540
ÂGE DU PERSONNAGE : vingt-neuf ans (31 juillet)
CÔTÉ COEUR : wild hearts cannot be easily tamed
PROFESSION : fille de dante landry & seconde guitariste de the unamed.

Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

You can't choose what stays and what fades away | Lula Empty
MessageSujet: Re: You can't choose what stays and what fades away | Lula You can't choose what stays and what fades away | Lula EmptyDim 19 Mai - 18:40

You're my head, you're my heart
A revelation in the light of day
You can't choose what stays and what fades away
And I'd do anything to, to make you stay


« Mais si Edgar, je vous assure que je peux attendre qu’il se réveille sans le déranger pour autant… » Souffle pour la énième fois, Lula, commençant à se sentir légèrement désespérée. Négocier avec le majordome de Max, c’était comme remplir une baignoire avec une cuillère à café : il avait la flexibilité du béton armé. Malheureusement pour lui, la Landry était assez têtue et elle ne reculait pas d’un pouce, répétant les mêmes arguments. Elle avait besoin de voir son ex-mari. Vraiment. Elle s’inquiétait pour lui… « Vous pourriez aussi repasser plus tard, non ? » Répète néanmoins inlassablement Cerbère. Ils auraient pu sans doute y passer l’après-midi si la voix du maître des lieux n’avait pas soudainement retenti. « Lula ? C’est toi, sweetheart ? … » « Oui Darling, c’est moi ! Dit à Cerbère de me laisser passer, s’il te plaît. » Dit la principale intéressée en adressant un sourire mauvais à Edgar. Elle avait bien compris qu’il ne l’appréciait pas, et la réciproque étant désormais vraie, elle ne souciait plus de le froisser… Se sentant vaincu, le majordome s’écarte à contrecœur, la suivant néanmoins dans le salon, ce qui arracha un nouveau soupir à la diva. Cependant, son exaspération disparaît vite lorsqu’elle voit Max l’accueillir avec un grand sourire, l’air un peu plus en forme que la dernière fois. Elle lui adresse un sourire identique, toujours contente de le voir, malgré les idées noires qui l’agitaient à son propos. « Hey Darling ! Oui déjà là, j’ai fais un tour en express ! Mais faudra que je te montre mes photos, tu vas halluciner ! » Le thème de cette année avait été « camp » pour le Gala et les tenues qui en avaient résultées étaient mémorables pour certaines.

Ils s’étreignent rapidement, commençant à papoter, le jeu des convenance prenant pour le moment le pas sur ce que Lula avait besoin de lui dire. « Je me suis endormi avec les chats… Tu te rends compte que tu as l’air d’avoir 90 ans quand tu dis ça ? Il faut te reprendre mon vieux. » Lula taquine son ex-mari sans vergogne. Elle savait pertinemment qu’il était en convalescence mais elle trouvait justement moins déprimant de faire comme si ce n’était pas le cas. Suite à ses propos, elle s’excuse tout de même plus ou moins d’être passée à l’improviste. « Désolée de ne pas avoir prévenu, je sais jamais ce que je vais de ma journée. Tu me connais, j’improvise pas mal et c’est toujours à la dernière minute… Puis en vrai, c’est pas mal que tu te reposes quand même. » Max suggère ensuite qu’ils aillent se poser sur la terrasse et Lula le suit de bon cœur. La maison du Julliard offrait une vue superbe et il faisait effectivement plutôt bon. « Je vais prendre un thé glacé aussi. » Dit la guitariste tandis qu’ils s’installent sur les chaises longues. Elle remarque non sans un pincement au cœur que Max le fait avec de multiples précautions. Il souffrait toujours donc… « Alors, qu’est-ce qui t’amène ? Je te manquais ? » Lui demande Max, tout aussi taquin qu’elle. Aucune chance qu’il obtienne une réponse sérieuse avec une telle formulation de sa question. « Bien sûr que non. Je suis venue voir Edgar, tu le sais bien… »

Malgré cette réponse, le producteur lui dit qu’il est content de la voir et se lance dans un discours enthousiasme où il lui apprend en vrac que Yevgeniya est revenue, qu’il va « tellement mieux » et qu’il avait aussi un super projet. Le problème c’est que cet enthousiasme est un peu trop forcé pour paraître réel. En fait, depuis qu’elle est arrivée, c’est clair que Max en fait trop. Enfin, encore plus que d’habitude… Le problème, c’est aussi que ça fait des semaines que la Landry ronge son frein, réprimant son envie de dire ce qu’elle a sur le cœur. Elle l’avait fait pour ménager Max, lui laisser le temps de reprendre des forces. Pour lui laisser une opportunité de lui parler sincèrement aussi. Mais ça faisait des semaines et il ne lui avait toujours rien dit. Pire, il se cachait derrière des faux-semblants comme si tout allait bien. Cela devait cesser. Cette joie artificielle venait de faire prendre sa décision à Lula.   « Ah oui, rien que ça ? » Dit-elle avec beaucoup moins d’enthousiasme que lui. Le ton reste léger mais tout observateur averti verrait que la bonne humeur de la métisse avait fondu comme neige au soleil et que son sourire disparaissait peu à peu. « Yevgeniya qui revient, un nouveau projet, la rééducation qui fonctionne… Tout va vraiment bien alors ? C’est franchement chouette. Finalement, cet accident n’aura été qu’une petite bosse sur la route, on l’oublierait déjà presque. » Une ironie teintée de tristesse enrobe déjà ses propos. Par son absence de réaction franche, enthousiasme ou intéressée, elle espérait qu’il comprendrait qu’elle n’était pas dupe de ses manœuvres. Mais tel qu’elle le connaissait, elle était prête à parier qu’il allait encore tenter de noyer le poisson. Elle le savait, elle faisait pareil quand elle avait un soucis. « Tu me prends pour une conne ? » A-t-elle d’ailleurs envie d’hurler. Sauf qu’elle ne le fait pas. Pas encore. Ils étaient en tête à tête sur la terrasse, il tenait là sa dernière chance d’être honnête avant qu’elle lance elle-même une confrontation qui s’annonçait éprouvante. Et elle lui laisse une chance de la saisir.

_________________

⊹ "I hate the way you talk to me and the way you cut your hair. I hate the way you drive my car. I hate your big dumb combat boots And the way you read my mind. I hate you so much, that it makes me sick. I hate the way you're always right. I hate it when you make me laugh. I hate it when you not around But mostly I hate the way I don't hate you. Not even close. Not even a little bit. Not even at all".
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Max Julliard
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Crazyoilmachine, Wanguard, Ritchie...
TES DOUBLES : Richard Lyon - John Harding
TON AVATAR : Mark Ronson
TES CRÉDITS : COM (avatar + code) + colonel-clucker.tumblr.com (gifs sign) + Penny (with love)
TA DISPONIBILITE RP : You can't choose what stays and what fades away | Lula H00QVD4
RAGOTS PARTAGÉS : 2185
POINTS : 3332
ARRIVÉE À TENBY : 14/08/2018
You can't choose what stays and what fades away | Lula Tumblr_pitbx81QHD1vg2yxdo1_250
ÂGE DU PERSONNAGE : 46 ans (3 janvier)
CÔTÉ COEUR : 5 mariages foirés au compteur. Et l'envie de se lancer dans une nouvelle histoire d'amour avec une jolie blonde d'origine russe. Après tout, de call-girl à nouvelle femme, le chemin n'est pas si long que ça, non ?
PROFESSION : Producteur et DJ, ancien pilote de Formule 1, et jet-setteur professionnel
REPUTATION : Il est tellement infect, le cliché parfait de la rock-star, toujours en train de boire, avec une fille différente au bras...vous saviez qu'il avait eu un grave accident de voiture ? Moi je crois que c'est plutôt une overdose et qu'il veut éviter le scandale..Il n'est vraiment pas net, comme type.


Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

You can't choose what stays and what fades away | Lula Empty
MessageSujet: Re: You can't choose what stays and what fades away | Lula You can't choose what stays and what fades away | Lula EmptySam 25 Mai - 0:00


You want a revelation,
You want to get it right,
But it's a conversation
I just can't have tonight

« Je crois qu’il y a des petits vieux de quatre-vingt-dix ans plus en forme que moi en ce moment, tu sais. Et puis ils sont cools, ces chats. Tu veux en prendre un ? Ils aiment bien les câlins, ils sont comme moi. » Réplique Max avec humour quand Lula se moque de lui gentiment. « T’en fais pas, c’est pas exactement comme si j’avais quelque chose à faire en ce moment ou que je risquais de ne pas être là. » Répond-il quand elle s’excuse, avec un demi-sourire, s’offrant le luxe de ronchonner un peu à propos de sa convalescence.

Installés confortablement sur la terrasse, la conversation commence bien, d’ailleurs. Mais rapidement, le musicien se rend compte qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Il connait la jeune femme par cœur, assez pour deviner, rien qu’au son de sa voix, que ce qu’il dit vient de déclencher une réaction qui ne conduira à rien de bon. « Je ne sais pas. Vu mon état, c’est assez difficile à ignorer, tu ne crois pas ? » Répond-il, sans méchanceté. La question est purement rhétorique, parce que Max sait qu’il fait assez pitié à voir, que ce soit avec son bras cassé, la cicatrice qui lui barre le côté du crâne, ou la mine épuisée qui est la sienne depuis des semaines. Sans la regarder, il ajoute : « J’ai pas…je suis désolé, Lula. J’ai pas envie de parler de l’accident maintenant. Ni même la force,à vrai dire...»

Quand il redresse finalement la tête pour la regarder, détournant les yeux du chat qui ronronne affectueusement sur ses genoux, ce n’est pas de la colère qui se niche dans ses yeux, mais une douleur sourde, accompagnée de quelque chose qui s’apparenterait presque à de la terreur, celle de devoir se justifier. Au fond, Max sait qu’il doit des explications à Lula, mais il a peur. Lentement mais sûrement, il y a un relent de colère qui vient, comme un mécanisme de défense. Il ne faut pas que les gens sachent, surtout pas. Mais s’il dissimule une partie de la vérité, Max est sincère pour une partie de ce qu’il oppose à la guitariste pour éviter d’affronter le sujet principal. « Je sais pas si tu réalises comment c’est…je peux rien faire, je suis incapable de toucher un instrument, je peux même pas manger tout seul. Le rappel de l’accident, je l’ai tous les jours. J’en rêve, putain. J'en rêve tout le temps…tout le temps. » Un instant, il réussit à lever les yeux vers elle, et dans son regard, il y a une détresse absolue, que Max n’arrive plus à combattre.

Un instant, il envisage de tout raconter à Lula. Comment il revoit l’accident, chaque nuit, et qu’il essaie, dans chacun de ses cauchemars, d’éviter l’arbre, sans succès. Et comment il en est arrivé là, sur cette route. Après tout, il n’est déjà plus dans le mensonge. Au départ, c’était bien une stratégie de diversion, mais là, Max est quasiment déjà dans la confession, car d'habitude il évite même d’évoquer ce qui ressemble à un syndrome post-traumatique. Mais le producteur se reprend vite, et ajoute plus fermement : « Je veux avancer. Je le sais, que j’ai failli crever. Les tabloids me le rappellent en permanence. J’ai pas besoin que tout le monde s’y mette en plus en faisant comme eux. Franchement, c'est quoi l'histoire, là ? Ils ont fini par te convaincre toi aussi, c'est ça ? » Il a beau y faire, l’agressivité revient inexorablement. Peut-être parce que le producteur préfère, à tout prendre, un conflit, plutôt que d’affronter les questions qu’il se pose depuis l’accident. Il a eu tout le temps d’y penser. De réaliser qu’il tenait trop aux gens qu’il aime pour vouloir vivre sans eux. De réaliser qu’il voulait vivre, tout court, malgré tout, et ça, ça le fait énormément culpabiliser par rapport à Melody. Et puis il y a la honte d’avoir vraiment cru que disparaitre, ça arrangerait tout le monde. Il n’a fait que les terroriser. « Je voudrais essayer de pas rester sur ça…quitte à l’effacer, oui. S'il te plait... » C'est sa dernière chance, et c'est une supplique. Max a peur de faire encore plus de mal à Lula, et que son ex-femme lui en veuille, quand bien même il allait très mal au moment de l'accident et qu'il a quelques excuses pour expliquer ce geste désespéré.

_________________

late night feelings
You’ll always be in it. No, not literally. But in your heart. Nothing ever ends, not if it’s gone that deep. You’ll always be walking wounded. That’s the only choice, after a while. Walking wounded, or dead.

You can't choose what stays and what fades away | Lula 482748114:
 



Dernière édition par Max Julliard le Mar 28 Mai - 0:00, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lula Landry
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : irish coffee (justine)
TES DOUBLES : penny, jaya, lenny, rhys, thomas & trystan
TON AVATAR : zoe kravitz
TES CRÉDITS : ©myself (avatar) & tumblr & anaelle
TA DISPONIBILITE RP : Libres (0/3)
En cours : Max - Ivy - Sam

RAGOTS PARTAGÉS : 674
POINTS : 1317
ARRIVÉE À TENBY : 01/11/2018
You can't choose what stays and what fades away | Lula Tumblr_inline_paurmekmVb1ricaxd_540
ÂGE DU PERSONNAGE : vingt-neuf ans (31 juillet)
CÔTÉ COEUR : wild hearts cannot be easily tamed
PROFESSION : fille de dante landry & seconde guitariste de the unamed.

Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

You can't choose what stays and what fades away | Lula Empty
MessageSujet: Re: You can't choose what stays and what fades away | Lula You can't choose what stays and what fades away | Lula EmptyLun 27 Mai - 18:28

You're my head, you're my heart
A revelation in the light of day
You can't choose what stays and what fades away
And I'd do anything to, to make you stay

« Tu sais que je ne suis pas une personne à chat. » Dit simplement Lula pour décliner l’offre de Max concernant cette idée saugrenue qu’elle pourrait avoir envie de câliner un de ses félins. D’ordinaire, elle aurait répondu quelque chose de spirituel à la remarque humoristique de son ex-mari sur les chats et les personnes âgées de 90 ans, et l’enchaînement se serait fait naturellement entre eux, comme toujours. Sauf qu’aujourd’hui, quelque chose couvrait. C’était comme l’un de ses orages d’été, qui obscurcissent en moins d’une minute un ciel parfaitement azuré : imprévisible et violent. Malgré des retrouvailles chaleureuses, il avait suffit d’une seule remarque du Julliard pour que des semaines d’angoisse et de tristesse noircissent le ciel de Lula. Et comme ce dernier est sans doute la personne sur terre qui connaît le mieux la Landry, il le perçoit tout de suite. « Je ne sais pas. Vu mon état, c’est assez difficile à ignorer, tu ne crois pas ? » Dit-il sans agressivité, mais semblant légitimement blessé par l’ironie que Lula avait délibérément mise dans ses propos. « Pourtant, c’est ce que tu sembles faire. » Dit-elle, implacable. Elle ne comptait pas lui lâcher les baskets. Ce n’était pas une méthode douce, elle avait enfin provoqué un dialogue pertinent. Sauf que finalement, les mots qui sortent de la bouche du producteur n’apaisent pas Lula. Bien au contraire. Ils réveillent plutôt une colère sourde en elle. Et fidèle à elle-même, elle ne se gêne pas pour l’exprimer à voix haute.

« Tu n’as pas envie d’en parler ? Mais tu crois que c’est quelque chose que tu peux décider comme ça ? » Dit-elle, montant crescendo. Malheureusement, elle ne savait pas comment exprimer ses émotions autrement qu’avec flamme. « Oui, je suis sûr que tu le crois en fait. C’est ça le pire. Parce que comme d’hab, tu es égoïste ! Tu penses que cet accident, il ne t’a impacté que toi ? Tu penses à nous ? A Judith, à Megan, à moi et même à Yevgeniya ? On est quoi nous pour toi ? Des dommages collatéraux justes bons à fermer nos gueules parce que tu n’as pas envie de parler ? Et ben c’est con pour toi mais moi j’ai envie d’en parler ! » Il ne faut pas croire qu’elle prend un quelconque plaisir à le malmener comme ça. Au contraire. En fait, lorsqu’elle avait capté le regard empreint de souffrance de Max, lorsqu’elle l’avait entendu dire que l’accident hantait ses rêves, elle avait été tentée de l’épargner encore un peu, de repousser les sujets qui fâchaient au loin. Puis, elle avait réalisé combien c’était lâche et dangereux, et s’était rappelée de la promesse qu’elle s’était faite de ne pas céder. Elle dit donc ce qu’elle a à dire, essayant de moduler les intonations de sa voix. « Je vois que tu souffres. Je ne peux pas imaginer comment c’est mais je ne suis pas aveugle... Et c’est pour ça je t’ai laissé du temps pour te remettre. Je n’ai rien dit à l’hôpital. Ensuite, je n’ai rien dit pour ne pas alerter Megan et pour te laisser débuter ta convalescence. Et peut être que je n’ai rien dit non plus parce que naïvement j’espérais que tu viendrais à moi. Mais maintenant, je ne peux plus me taire. Surtout quand je te vois t’enfoncer dans le déni avec tes faux airs guillerets comme tu es en train de le faire. » Elle savait que le confronter aussi directement ne ferait qu’exacerber ses mécanismes de défense mais elle se sentait capable d’encaisser de l’agressivité. Ce n’était pas comme s’ils en étaient à leur coup d’essai. D’ailleurs, elle sait pertinemment que lorsqu’il la compare à tout le monde, et pire aux tabloïds, il essaye de faire diversion mais elle ne mord pas à l’hameçon.

Elle reprend donc d’une voix encore plus calme. « Tu veux avancer et c’est une bonne chose mais tu n’y parviendras pas avec cette attitude. Au mieux, tu ne feras que refouler un traumatisme qui te pètera à la gueule à la première occasion. » Damn, elle commençait à parler comme une psy du dimanche. Elle corrige le tir, exprimant son ressenti de manière plus personnelle. « Et s’il te plaît, ne m’offense pas d’avantage en pensant que j’en sais autant que ces foutus tabloïds. Je te connais Max. Par cœur. Je n’ai pas besoin de ces torchons pou me forger mes propres opinions… Surtout qu’on a déjà été dans cette situation. Sauf que la première fois, je n’ai pas osé te parler. Peut-être que si je l’avais fait, on en serait pas là aujourd’hui. Mais ce n’est pas la question. La question, c’est que je ne commettrai pas deux fois la même erreur. Je ne me tairai pas. Je n’arrêterai pas. Alors tu ferais mieux de me parler et de laisser tomber cette mascarade. »



_________________

⊹ "I hate the way you talk to me and the way you cut your hair. I hate the way you drive my car. I hate your big dumb combat boots And the way you read my mind. I hate you so much, that it makes me sick. I hate the way you're always right. I hate it when you make me laugh. I hate it when you not around But mostly I hate the way I don't hate you. Not even close. Not even a little bit. Not even at all".
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Max Julliard
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Crazyoilmachine, Wanguard, Ritchie...
TES DOUBLES : Richard Lyon - John Harding
TON AVATAR : Mark Ronson
TES CRÉDITS : COM (avatar + code) + colonel-clucker.tumblr.com (gifs sign) + Penny (with love)
TA DISPONIBILITE RP : You can't choose what stays and what fades away | Lula H00QVD4
RAGOTS PARTAGÉS : 2185
POINTS : 3332
ARRIVÉE À TENBY : 14/08/2018
You can't choose what stays and what fades away | Lula Tumblr_pitbx81QHD1vg2yxdo1_250
ÂGE DU PERSONNAGE : 46 ans (3 janvier)
CÔTÉ COEUR : 5 mariages foirés au compteur. Et l'envie de se lancer dans une nouvelle histoire d'amour avec une jolie blonde d'origine russe. Après tout, de call-girl à nouvelle femme, le chemin n'est pas si long que ça, non ?
PROFESSION : Producteur et DJ, ancien pilote de Formule 1, et jet-setteur professionnel
REPUTATION : Il est tellement infect, le cliché parfait de la rock-star, toujours en train de boire, avec une fille différente au bras...vous saviez qu'il avait eu un grave accident de voiture ? Moi je crois que c'est plutôt une overdose et qu'il veut éviter le scandale..Il n'est vraiment pas net, comme type.


Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

You can't choose what stays and what fades away | Lula Empty
MessageSujet: Re: You can't choose what stays and what fades away | Lula You can't choose what stays and what fades away | Lula EmptyDim 2 Juin - 17:44


You want a revelation,
You want to get it right,
But it's a conversation
I just can't have tonight

Max ne s’attendait certainement pas à devoir gérer une dispute avec Lula en pleine convalescence, ni à ce qu’elle soit aussi insistante. Il n’a pas l’énergie pour ça, pour se mettre à hurler comme il peut le faire d’habitude lorsqu’elle l’agace. Peut-être aussi qu’il n’est pas agacé, juste terrifié de ce qu’il pourrait se passer si elle venait à comprendre la vérité, parce qu’elle semble déjà avoir une idée sur la question. Évidemment, songe-t-il avec amertume, évidemment, elle le connait si bien, c’était difficile de tout cacher et de croire qu’elle, au moins, ne finirait pas par poser de questions. Mais ce n’est pas pour autant qu’il a envie d’y répondre, au contraire. Parler serait un aveu d’échec, parler lui ferait du mal. Et si les miettes d’honnêteté blessées et un peu tristes qu’il lui a servies ne suffisent pas, Max est tout à fait prêt à donner dans la dignité offensée, quand bien même elle sonne faux, comme quand il évoque les journalistes. Mais ça sonne faux et ça se voit qu’il cherche la cogne uniquement pour avoir la paix. Ce qui n’est pas le cas lorsqu’elle l’accuse d’être égoïste, provoquant cette fois une vraie colère chez Max. « Je suis égoïste ? Moi ? Mais putain, tu crois quoi ? Que je ne culpabilise pas de vous avoir fait aussi peur, d’avoir encore joué au con, tu crois que je ne le sais pas, tout ça ? Pourquoi tu viens m’en rajouter en plus ? Faut définitivement que je passe pour un connard, c’est ça ? Merde, à la fin, j’ai déjà dû y penser mille fois, et crois moi, tu n’as pas envie qu’on en parle, tu ne pourrais même pas gérer, Lula, tu ne saurais pas comment faire ! » Et ça lui ferait encore plus mal, surtout, mais il en a déjà trop dit, et il préfère s’arrêter là, avant de vraiment commencer à élever la voix, et surtout à se trahir.

Pour autant, Lula semble bien décider à lâcher l’affaire, persuadée, avec raison, qu’il y a quelque chose d’autre ou même qu’il ne dit pas la vérité. Mais, peut-être parce qu’il se sent attaqué et acculé, Max n’est toujours pas prêt à céder, et surtout, il se met de plus en plus en colère, et continue de façon toujours plus sèche : « Mais est-ce que tu pourrais éviter de décider pour moi si je vais bien ou pas ? Globalement, si tu pouvais ne pas décider à ma place, que ce soit pour parler ou aller balancer à Megan des horreurs, ou de savoir si je vais bien. Je suis peut-être le mieux placé si je vais mieux ou pas, non ? Et peut-être que pour une fois, j’ai le droit de me préoccuper un peu de moi et qu’on me fiche la paix, non, tu crois pas ? » Évidemment qu’il va moins bien qu’il ne prétend, mais de l’avis de Max, ce n’est pas en ressassant les choses qu’il arrivera à avancer, et s’il enterre les choses, peut-être qu’elles deviendront plus faciles à accepter.

Mais son ex-femme continue inexorablement sur sa lancée, toujours de la même voix égale, ignorant totalement toutes ses attaques et son agressivité non dissimulée. « Non, putain, ça suffit, ça suffit maintenant, je ne supporterai pas ça une minute de plus. » Il se lève pour partir, mais l’effet dramatique serait sans doute plus réussi s’il n’avait pas autant de mal à se déplacer, autant de mal à ouvrir la porte – et qu’est-ce qu’il fout, Edgar, à propos, est-ce qu’il n’est pas censé amener les thés glacés ? – sur laquelle il s’acharne pendant qu’il parle. Puis il fait soudainement volte-face pour l’affronter.  « Qu’est-ce que tu veux que je te réponde, hein ? T’as déjà ton idée sur la question, non, alors pourquoi tu me demandes, Lula ? Pourquoi tu ne fais pas les questions et les réponses ? Oui, j'ai voulu me foutre en l'air, non, c'est pas la première fois, t'es contente ?! » S'ensuit un grand silence, aussi gênant que surpris. Il n'a jamais parlé à ses proches de ça. Et uniquement contraint et forcé à Savannah Cartwright, qui ne compte pas, parce que tenue au secret médical.  « Tu ne comprends rien, rien du tout. Tout ce que je voulais… je ne voulais faire de mal à personne, je me disais simplement que c’était mieux et je… » Il y a quelque chose qui est en train de s’effondrer en lui de façon totalement incontrôlable, comme les larmes qui coulent sur son visage et dont Max ne saurait dire quand elles sont apparues. « Je…je n’y arrivais plus, Lula, c’était trop, et je me disais que je ne pouvais pas continuer comme ça, ni vous imposer ça. Quand je dis que tu peux pas imaginer, c’est parce que c’est insupportable, c’est incompréhensible, alors j’ai voulu tout arrêter… »

Il y a une pause, déchirante, et de nouveau, il y a ce regard rempli de détresse, qu’il ne sait pas où poser, parce que son ex-femme n’a sans doute pas plus de solution que lui-même. « Elle n’est plus là… » Finit-il par cracher entre deux sanglots. À la fin, c’est toujours ça le problème, et à ça qu’il revient : tout tourne, encore et toujours, autour de la mort de Melody. « Et ça, je peux pas, ça aurait dû être moi, j’ai forcément foiré les choses, et puis je me disais que tout le reste qui est venu après, je l’ai foiré aussi, et je me disais qu’un an de plus, ce n’était pas possible, et que je pouvais pas vous l’imposer non plus… »

Il a tellement honte et il est tellement triste, dépassé par ses propres sentiments, qu’il se balance légèrement d’avant en arrière, le visage dans les mains, quitte à risquer de se faire mal avec son propre plâtre. « Tu ne peux pas comprendre, et tu ne peux pas m’aider, j’ai réalisé au dernier moment que je ne voulais pas y rester, quand Megan m’a envoyé un sms, que je voulais rester avec vous, et je sais que je vous ai fait peur, que je me suis planté en croyant que disparaitre vous aiderait, et je suis désolé, mais je peux pas vouloir ça, j’en ai pas le droit, pas sans elle… » Son discours est totalement décousu, difficilement compréhensible, que ce soit à cause de toutes les émotions qui s’emmêlent et s’entrechoquent ou des sanglots qui l’agitent encore et encore, plaintes déchirantes qu’il ne contrôle pas. À nouveau, il a l’envie de se faire du mal et presque immédiatement, comme au tout début, juste après la mort de Mel, ce sont ses poings fermés qui viennent heurter son front, comme pour se punir. « J’en ai pas le droit… » Répète-t-il, encore et encore. Il ne peut pas vouloir vivre si sa fille est morte, ça, c’est vraiment égoïste. C’est ça que Max doit gérer, parce qu’au final, il a bien envie de vivre. Et pour lui, c’est une question qu’il doit régler seul, point sur lequel il se trompe peut-être.

_________________

late night feelings
You’ll always be in it. No, not literally. But in your heart. Nothing ever ends, not if it’s gone that deep. You’ll always be walking wounded. That’s the only choice, after a while. Walking wounded, or dead.

You can't choose what stays and what fades away | Lula 482748114:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lula Landry
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : irish coffee (justine)
TES DOUBLES : penny, jaya, lenny, rhys, thomas & trystan
TON AVATAR : zoe kravitz
TES CRÉDITS : ©myself (avatar) & tumblr & anaelle
TA DISPONIBILITE RP : Libres (0/3)
En cours : Max - Ivy - Sam

RAGOTS PARTAGÉS : 674
POINTS : 1317
ARRIVÉE À TENBY : 01/11/2018
You can't choose what stays and what fades away | Lula Tumblr_inline_paurmekmVb1ricaxd_540
ÂGE DU PERSONNAGE : vingt-neuf ans (31 juillet)
CÔTÉ COEUR : wild hearts cannot be easily tamed
PROFESSION : fille de dante landry & seconde guitariste de the unamed.

Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

You can't choose what stays and what fades away | Lula Empty
MessageSujet: Re: You can't choose what stays and what fades away | Lula You can't choose what stays and what fades away | Lula EmptyLun 10 Juin - 16:29

You're my head, you're my heart
A revelation in the light of day
You can't choose what stays and what fades away
And I'd do anything to, to make you stay

« Alors moi je n’ai pas le droit de décider de comment tu te sens mais toi tu as le droit de décider ce que je peux gérer ou pas ? J'ai pas besoin de le décider que tu vas mal, je le vois tout simplement. Et ce n'est pas quelque chose sur lequel j'ai un pouvoir. Ni toi, ni moi. » Réplique Lula face à l’explosion de Max. Elle avait tout fait pour provoquer une discussion sérieuse entre eux et finalement, il semblait qu’elle avait provoqué le Julliard tout court. Car très vite, le ton monte et ce dernier perd totalement sa contenance. Cela n’effraye pas la Landry. Au contraire, pour elle, c’est juste la preuve qu’elle avait bien fait de creuser, aussi orageux que puisse s’annoncer l’affrontement en cours. « J’ai peut-être l’air d’une connasse superficielle et entêtée mais tu serais surpris de ce que je peux endurer. Justement parce que je suis une connasse et parce que je suis têtue. Et aussi parce que je ne suis pas si superficielle que ça… Je ne lâcherai rien. Et surtout pas toi. » Dit-elle, justement avec obstination. Elle ne mentait pas. Peu de personnes comptaient pour elle, mais pour celles-ci, il n’y avait pas grand-chose qu’elle ne ferait pas. Et quand il s’agissait de Max, sa loyauté était absolue, même s’il essayait de la décourager en la repoussant...  Hélas, malgré les airs résolus qu’elle affiche, elle ne tarde pas à être ébranlée par les répliques de son ex-mari. Finalement, celles-ci n’étaient peut-être pas une stratégie pour être tranquille mais une véritable expression de la colère qu’il semblait ressentir. Il se montre volontairement blessant et ironique. Et comme souvent, son ire ne tarde à trouver un écho en la métisse.

« Tu avoues à voix haute que tu veux juste de préoccuper de toi et avoir la paix mais c’est moi qui en rajoute en te traitant d’égoïste ? Encore une fois, c’est un peu contradictoire, non ? » Elle continue à lui asséner des vérités désagréables, constatant que la colère  a au moins une vertu : elle le pousse à se livrer malgré lui, à dire des choses qu’il n’avait pas forcément prévu de dire. Car il est plus ou moins en train de confirmer les soupçons qu’elle avait eus et même si ça lui fout des vertiges de penser que tout cela était vrai, Lula s’engouffre dans la brèche. « Le pire, c’est que tu sais que ce n’est même pas la question. De savoir qui est égoïste, qui est un connard, etc. Ça, on s’en fout. » Elle prend une grande inspiration. Finalement, elle ne maîtrisait pas aussi bien ce petit jeu qu’elle le pensait. Car c’est elle qui est en train de perdre sa contenance et quand elle reprend la parole, sa voix a des accents beaucoup moins acérés. En fait, sa voix se brise à plusieurs reprises. « Je t’ai attendu, Max… Je t’ai attendu dans ce putain de resto pendant plus d’une heure ! Tu m’appelles pour me dire que tu te mets en route et que tu arrives sauf que tu n’arrives pas. Tu peux imaginer cinq minutes ce que j’ai ressenti pendant tout ce temps où je t’ai attendu ? Tu peux imaginer avec quelle facilité, j’ai pu imaginer le pire ? Et tu imagines comment je me suis sentie quand le pire s’est effectivement produit et que j’ai reçu un appel de ta fille pour me dire que tu avais eu un accident ? » Pour qu’il comprenne bien le message, elle plante ses yeux dans les siens, des yeux qui étaient encore hantés par les émotions qu’elle venait de décrire. « J’ai crû t’avoir perdu. Alors oui, j’en rajoute. Parce que je ne veux plus jamais ressentir ce que j’ai ressenti ce soir-là. Plus jamais. C’est ça qui est important. »

Elle avait perdu sa voix égale pour aller plus dans l’émotion et visiblement, c’est trop pour le destinataire de cette confession. « Non, putain, ça suffit, ça suffit maintenant, je ne supporterai pas ça une minute de plus. » Max se lève avec difficulté, visiblement décidé à la fuir, même s’il devait souffrir physiquement pour cela. Sauf qu’apparemment, il a encore des choses sur le cœur, et une fois sur le seuil de la terrasse, il fait volte-face, semblant les exprimer malgré lui. « Oui, j'ai voulu me foutre en l'air, non, c'est pas la première fois, t'es contente ?! » Voilà, c’était dit. Un grand silence s’installe alors qu’ils sont tous les deux sous le choc de la révélation, pétrifiés. Bien sûr, ce n’était pas une surprise, Lula avait deviné depuis longtemps. Mais une petite part d’elle se raccrochait à l’espoir de s’être plantée, que ce ne soit pas vrai. « Non… je ne suis pas « contente » Dit-elle alors d’une voix désormais dépouillée de colère. Au contraire, l’abattement la saisit. Parce que maintenant qu’elle avait eu la confession qu’elle voulait, qu’est-ce qu’elle allait faire ? Elle n’avait pas de plan miraculeux. Pas de réplique brillante à opposer à cet aveu aussi bouleversant que choquant. Comme souvent, elle avait foncé sans réfléchir… Max reprend alors la parole, tandis que le masque qui recouvrait son visage jusqu’à présent se fissure. Et ce qui apparaît en dessous du vernis est bien pire que la colère qui animait ses traits. C’est un désespoir brut, violent, intense. « Tout ce que je voulais… je ne voulais faire de mal à personne, je me disais simplement que c’était mieux et je… » Lula ferme les yeux, bouleversée par sa peine. Car ce qu’il décrivait était la pire sensation possible : il était réellement persuadé que le monde se porterait mieux sans lui. Il explique alors qu’il n’y arrivait plus, qu’il n’avait plus la force de continuer, ni l’envie.

La Landry rouvre les yeux, seulement pour voir que ceux de sont ex-mari sont remplis d’eau. « Elle n’est plus là… » « Oh Max… » Soupire Lula, sentant son regard se brouiller à son tour face à cette évocation de Melody. Ou bien est-ce parce que le Julliard ne cesse de répéter qu’elle ne peut pas comprendre et encore moins l’aider ? N’était-ce pas la pire des tortures ? Voir quelqu’un qu’on aimait profondément souffrir et être tout bonnement incapable de l’aider ? Peut-être que Max avait eu raison en disant qu’elle n’était pas capable de gérer. Cette sensation s’accentue quand les sanglots de ce dernier redoublent et que son discours se fait plus décousu. Elle apprend tout de même que c’est un sms de Megan qui lui a sauvé la vie et l’a empêché d’aller au bout de sa volonté de mourir mais que son mal-être persistait. Il éprouvait ce qu’un psy pourrait appeler la culpabilité du survivant, ne se sentant pas le droit de continuer à vouloir vivre alors que son enfant était morte. Le cœur serré, pour ne pas dire broyé, Lula l’écoute jusqu’à ce qu’il commence à se frapper le front de ses poings, ses pleurs se transformant en gémissements. Alors, elle sort enfin de sa torpeur, se précipitant vers lui. « Arrête, arrête ! Tu vas te faire mal. » Les mains de la métisse viennent se poser sur les avant-bras du brun et elle les tire vers elle pour éloigner ses poings de son visage. Ce n’est pas facile car il est en pleine crise et ne semble plus réaliser ce qu’il fait. « Chut, calme-toi » Murmure t-elle vainement tandis qu’il continue à essayer de se frapper.

Lutter avec une personne portant un plâtre et à l’équilibre précaire est une mauvaise idée et ils perdent l’équilibre tous les deux. Impuissante, Lula se sent tomber et  le mieux qu’elle puisse faire, c’est accompagner doucement leur chute au sol pour ne pas qu’il se blesse, tandis qu’ils finissent à genoux tous les deux. C’est un homme brisé qu’elle a sous les yeux, et il reste prostré au sol, continuant à répéter qu’il « n’a pas le droit ». Elle pose une main sur son épaule, se penchant pour essayer de capter son regard. « C’est vrai que je ne peux pas comprendre. Je ne peux pas savoir ce que c’est de perdre un enfant. Et je ne pense pas avoir jamais éprouvé une peine aussi forte que la tienne. Mais ça ne veut pas dire que je ne peux pas t’aider. Tu n’es pas seul. » Voyant qu’il ne le regardait pas, elle laisse  glisser ses doigts sur ses poings fermés, caressant doucement les jointures pour les décrisper, le temps que l’orage passe. « Comment peux-tu croire qu’on serait mieux sans toi ? Tu n’es pas un fardeau. Nous avons besoin de toi. Comme tu as besoin de nous. Tu peux me parler, tu sais. Même si je n’ai pas vécu ce que tu as vécu, je peux écouter. » Elle disait les choses comme elle lui venait, ne sachant pas si c’était apaisant, penchée au dessus de Max. C’est comme ça qu’Edgar les trouve en apportant le thé glacé. Il regarde la scène, puis fait demi-tour après avoir croisé le regard de Lula. « Tu es quelqu’un de bien à qui il est arrivé quelque chose d’horrible. C’était un accident injuste. Et ce n’est pas grave, si tu ne sais pas comment y faire face tout seul.  Parce que tu n’es pas seul, je le redis. Et je le redirai autant de fois qu’il le faudra. Laisse-moi t’aider s’il te plaît. Ensemble, on trouvera comment faire… C’est ce que j’aurai déjà dû te dire la première fois. J’ai été lâche, j’ai fermé les yeux. Je n’aurai pas dû. Et même la seconde fois… J’ai bien vu que tu n’allais pas bien à la première de mon père mais je n’ai rien fait… C’est ça la culpabilité que moi je traîne. C’est pour ça qu’il faut que j’arrange les choses… » Elle laisse ses fesses tomber sur ses talons, adoptant une position plus confortable. Elle avait l’intuition qu’ils allaient rester là un petit moment. Sans doute parce qu’il y avait beaucoup à dire. « Tu ne t’en sens pas le droit mais il y a quand même cette partie de toi qui veut vivre, tu viens de me le redire... Et c’est sur cette partie là qu’on doit se concentrer. C’est pour ça que je voulais parler de l’accident, il ne faut pas que tu gardes ça pour toi. Parler de ce soir là, de ce que tu ressentais avant le message de Megan, c’est un bon début. En sachant ce qui te ronge, on peut peut-être essayer de faire quelque chose contre ça. Je ne peux pas te promettre qu’on réglera tout mais on peut essayer de rendre tout ça un peu plus supportable…  »

_________________

⊹ "I hate the way you talk to me and the way you cut your hair. I hate the way you drive my car. I hate your big dumb combat boots And the way you read my mind. I hate you so much, that it makes me sick. I hate the way you're always right. I hate it when you make me laugh. I hate it when you not around But mostly I hate the way I don't hate you. Not even close. Not even a little bit. Not even at all".
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Max Julliard
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Crazyoilmachine, Wanguard, Ritchie...
TES DOUBLES : Richard Lyon - John Harding
TON AVATAR : Mark Ronson
TES CRÉDITS : COM (avatar + code) + colonel-clucker.tumblr.com (gifs sign) + Penny (with love)
TA DISPONIBILITE RP : You can't choose what stays and what fades away | Lula H00QVD4
RAGOTS PARTAGÉS : 2185
POINTS : 3332
ARRIVÉE À TENBY : 14/08/2018
You can't choose what stays and what fades away | Lula Tumblr_pitbx81QHD1vg2yxdo1_250
ÂGE DU PERSONNAGE : 46 ans (3 janvier)
CÔTÉ COEUR : 5 mariages foirés au compteur. Et l'envie de se lancer dans une nouvelle histoire d'amour avec une jolie blonde d'origine russe. Après tout, de call-girl à nouvelle femme, le chemin n'est pas si long que ça, non ?
PROFESSION : Producteur et DJ, ancien pilote de Formule 1, et jet-setteur professionnel
REPUTATION : Il est tellement infect, le cliché parfait de la rock-star, toujours en train de boire, avec une fille différente au bras...vous saviez qu'il avait eu un grave accident de voiture ? Moi je crois que c'est plutôt une overdose et qu'il veut éviter le scandale..Il n'est vraiment pas net, comme type.


Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

You can't choose what stays and what fades away | Lula Empty
MessageSujet: Re: You can't choose what stays and what fades away | Lula You can't choose what stays and what fades away | Lula EmptySam 15 Juin - 23:50


You want a revelation,
You want to get it right,
But it's a conversation
I just can't have tonight

« Mais je n’ai jamais dit ça, à la fin ! Bon Dieu, Lula, je ne crois pas que tu sois une connasse ni que tu sois superficielle, mais là tu ne m’aides pas, tu m’enfonces ! » Un instant, la colère retombe, preuve que Max n'en veut pas vraiment à Lula. Preuve surtout qu'il fait ça pour éviter de parler. Mais le producteur ne veut pas qu’on lui force la main. Il a toujours détesté ça, indépendamment du fait qu’il estime, arbitrairement, certes, qu’entendre la vérité ferait plus de mal à ses proches que l’ignorance. « Tu ne vois pas que tu t’y prends mal, non ? » Ajoute-t-il, en essayant d'y remettre toute l'ironie qu'il a pu déployer deux secondes avant. C’est le problème de ce genre d’échange : une fois enferré dans sa propre colère, Max ne sait plus s’en sortir.

A peine fait-il un effort pour se taire et ne pas en rajouter lorsqu’elle reprend pour l’inciter à parler. Peut-être parce qu’il ne veut pas en rajouter et se trahir de nouveau. Confusément, Max a la conviction que Lula sait. Mais il est tellement enfoncé dans le déni qu’il ne peut pas abdiquer. Et puis Max se sent infiniment coupable et un peu honteux d’avoir fait si peur à Lula et que malgré tout, elle veuille quand même l’aider. Au fond, il ne veut pas d’une nouvelle querelle. Et un instant, il vacille en la voyant elle-même fendre l’armure. Si seulement il pouvait les libérer tous les deux de ce cauchemar…mais il n’y a pas moyen de le faire, il y a juste la honte qui s’accumule. Et au fur et à mesure que Lula se livre, et insiste encore, Max a l’envie lâche de fuir, l’idée que s’il se tire, il n’entendra plus parler de tout ça. Et comme il se sent acculé, il explose. Et s’effondre.

S’il se voyait, Maximilian aurait probablement honte, mais il ne se voit pas, trop rongé par sa propre culpabilité, trop occupé à essayer de se faire payer une faute qu’il n’a pas commise, trop anéanti par ses larmes. Il ne se sent pas tomber, pas plus qu’il ne sent la main de Lula sur son épaule. A peine l’entend-il parler. Tout est remonté d’un coup à la surface, et le verni lisse et sa bonne contenance ont disparu. C’est laid, amer, et véridique. D’un coup, il se sent vidé, comme soulagé, mais ça ne fait rien disparaitre. Max ne veut peut-être plus mourir, mais il reste la honte d’avoir fait tant de mal à Lula et à tous ceux qu’il aime, et puis il est toujours prisonnier du fait que s’il a envie de vivre, il se voit encore comme un monstre, comme un égoiste qui ne penserait qu’à lui et pas à sa fille. Ceci étant, lentement mais sûrement, la voix de son ex-femme perce dans son esprit, l’apaisant un peu. Et il finit ses poings de son visage pour tourner un regard noyé de larmes vers Lula, perdu. « Je… » Il a du mal à trouver ses mots, murmure d’un ton hésitant : « Pardon… » Incapable de supporter plus, il s’effondre contre la jeune femme, enfouissant sa tête contre son épaule, se raccrochant à elle, toujours ébranlé par les sanglots. « Pardon… »

Il lui faut un moment avant d’arriver à recommencer à parler, pendant lequel Lula a tout le loisir de parler. Il se sent vide, mais Max réalise d’un coup qu’il a un peu moins mal, comme si finalement, à force de le lui répéter, son cerveau comprenait qu’il n’est effectivement pas seul et qu’il peut lâcher prise. « Ce n’est pas…ce n’est pas ta faute. » Reprend-il d’une voix rauque au bout d’un très long moment. « Tu avais dix-huit ans quand Mel est partie, quand j’ai eu ce premier accident, on ne se connaissait même pas… » Il y a beaucoup de choses dont Maximilian doute mais il est certain d'une chose : Lula n'y est pour rien. Et il ne la laissera pas croire ça.

Pour une fois, ça n’a rien d’une technique de diversion, parce qu’il ne tient pas très longtemps avant de craquer de nouveau. « Je ne veux pas continuer comme ça… je sais que je n’y arriverais pas. Et je le savais aussi, avant l’accident…» Maintenant qu’il est plus calme, son discours est aussi un peu plus clair. « Elle ne va jamais revenir, tu vois ? Personne ne me la rendra…et tous les matins, je me réveille en pensant à ça. Et il n’y a rien de plus, et rien à faire. Juste des tas de questions sans réponses. » Petite, qui étais-tu ? Qui aurais-tu aimé, et comment aurais-tu grandi ? La question, lancinante, le hante quasiment en permanence. « J’aurais fait n’importe quoi pour être à sa place, n’importe quoi pour que ce soit moi et pas elle, c’était moi le pilote, moi qui aurait du y rester. Et j’aurais du être capable…capable… » De la sauver. Sa voix se brise, à nouveau. Il ne sait pas si Lula comprendra, mais il ne cache plus rien. « Quoique je fasse, tout me ramènait à ça, avant l’accident, et je me disais que tout le reste n’était qu’une succession d’échecs chroniques… » Et s’il n’y avait que ça, alors quel intérêt à vivre, quel intérêt à emmerder tout le monde ? Plus calme, Max finit par se redresser pour s’assoir contre le mur de la terrasse, sans pour autant être capable de regarder son ex-femme, alors il darde un regard un peu vide vers la mer pour énumérer : « Yevgeniya s’était tirée, je me disais qu’un bon producteur aurait su gérer les choses avec Nate mieux que ça, on se voyait un peu moins avec Meg, et puis, je te l’ai dit…ça fera bientôt onze ans qu’elle est partie. Et c’était dur, je me suis dit qu’un an de plus, comme ça, je ne pourrais pas. Je ne voyais pas comment continuer, ou comment m’en sortir. Alors autant arrêter les frais là. Sans emmerder personne. Je me disais que je ne pouvais pas vous imposer ça. C’est suffisamment dur pour moi, alors pour vous qui n’y êtes pour rien…»

Pour la première fois, c’est son rapport envers ses proches que Max questionne : au fond, il ne voulait faire de mal à personne. Et la terreur de Lula, qu’elle lui a décrite plus tôt, résonne amèrement à ses oreilles de nouveau. « Je sais que vous ne voyez pas comme un fardeau… je l’ai compris à l’hôpital. Tu peux pas savoir à quel point j’ai eu honte de vous avoir fait ça. C’est pour ça, aussi, que je ne voulais pas parler de l’accident, je me disais que ce serait pire et que ça ferait encore plus de mal à tout le monde. » C’est de nouveau une sorte d’excuse : mais Max a toujours fonctionné comme ça, s’arc-boutant sur ses erreurs, ce n’est donc probablement pas, malgré le contexte, une surprise pour Lula.

Il y a ensuite un assez long silence, que le musicien ne cherche pas à meubler, essayant de trouver le courage de continuer. Il hésite, plusieurs fois, avant de finalement se lancer. « Meg…c’est son message qui m’a fait changer d’avis. J’ai compris que j’avais pas le droit de vous faire ça, et puis surtout que je ne voulais pas faire ça… » Avec lenteur, il ajoute : « Ca m’a pris du temps pour le réaliser…confusément, ça devait être là, quelque part. C’est pour ça qu’après mon premier accident, j’ai monté Julliard Corp et quitté Londres, pour ça que j’ai essayé de changer de vie, pour ça que je voudrais aller de l’avant, faire un putain d’album, continuer à faire de la musique, essayer de pas tout foirer…mais je sais pas comment faire. Je sais pas si je peux y arriver. Parce qu’au bout du compte, elle n’est pas là quand même… »  Il tourne enfin le regard vers Lula, épuisé, sentant d’un coup la douleur physique liée à l’accident lui revenir. « Tu crois…tu crois que ça fait de moi un sale type, si j’ai envie de continuer alors qu’elle n’est plus là ? » Demande-t-il, hésitant, appréhendant la réponse de son ex-femme. Max n’a jamais osé poser la question. Mais il n’a jamais réalisé non plus qu’il avait désespérément besoin que quelqu’un en qui il a confiance – quelqu’un comme Lula, en somme – lui dise que non, que ça ne fait pas de lui un monstre, parce que l’accident qui a tué Melody n’est pas sa faute.

_________________

late night feelings
You’ll always be in it. No, not literally. But in your heart. Nothing ever ends, not if it’s gone that deep. You’ll always be walking wounded. That’s the only choice, after a while. Walking wounded, or dead.

You can't choose what stays and what fades away | Lula 482748114:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lula Landry
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : irish coffee (justine)
TES DOUBLES : penny, jaya, lenny, rhys, thomas & trystan
TON AVATAR : zoe kravitz
TES CRÉDITS : ©myself (avatar) & tumblr & anaelle
TA DISPONIBILITE RP : Libres (0/3)
En cours : Max - Ivy - Sam

RAGOTS PARTAGÉS : 674
POINTS : 1317
ARRIVÉE À TENBY : 01/11/2018
You can't choose what stays and what fades away | Lula Tumblr_inline_paurmekmVb1ricaxd_540
ÂGE DU PERSONNAGE : vingt-neuf ans (31 juillet)
CÔTÉ COEUR : wild hearts cannot be easily tamed
PROFESSION : fille de dante landry & seconde guitariste de the unamed.

Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

You can't choose what stays and what fades away | Lula Empty
MessageSujet: Re: You can't choose what stays and what fades away | Lula You can't choose what stays and what fades away | Lula EmptyDim 23 Juin - 21:39

You're my head, you're my heart
A revelation in the light of day
You can't choose what stays and what fades away
And I'd do anything to, to make you stay

« Mais c’est ça le problème, Max, je n’ai aucune putain d’idée de comment m’y prendre avec toi ! Dis-moi comment faire, merde ! » Réplique Lula lorsque Max lui faire comprendre qu’elle s’y prend mal avec lui. Elle devenait vulgaire, signe qu’elle était bouleversée. La discussion qu’elle avait essayé de provoquer tournait au désastre et elle ne savait plus comment aider son ex-mari. Il lui fait d’ailleurs remarquer qu’elle est plus en train de l’enfoncer que de l’aider. « Tu sais bien que c’est le contraire que je veux. » Dit-elle d’une voix plus douce, faisant là une offrande de paix, de la même façon que lui lorsqu’il lui avait dit qu’il ne pensait pas qu’elle était une connasse superficielle. Elle veut bien lui concéder aussi le fait qu’elle s’y prend mal.  Car finalement, c’est elle qui se trouve égoïste. Elle a vraiment atteint Max en le faisant culpabiliser avec son ressenti à elle… Ne pouvant en supporter plus, il finit d’ailleurs par s’effondrer. Littéralement. Et dans tous les sens du terme. Ils se retrouvent à genoux sur la terrasse, les yeux de Max toujours plus noyés dans les larmes. Lula est vraiment effrayée à l’idée qu’il puisse se blesser. Car maintenant, elle sait jusqu’à quels extrêmes ses comportements autodestructeurs peuvent le mener… Heureusement, le contact de la métisse qui se précipite à ses côtés semble l’apaiser et il finit par baisser ses poings pour la regarder. « Je… Pardon » Dit-il d’une voix brisée avant de se jeter dans ses bras. Elle les ouvre pour l’y accueillir, oubliant sa colère, le serrant contre elle, le temps que ses sanglots s’apaisent. « Pardon. » Répète t-il le visage enfoui dans son épaule. Elle passe une main protectrice dans ses cheveux, collant sa joue contre le haut de son crâne. « C’est  bon, je te pardonne… Chut… Je te pardonne. L’important c’est que tu sois là. Avec moi. Je suis contente que tu ais changé d’avis. » Chuchote t-elle contre son oreille. Elle était rancunière mais jamais quand il s’agissait de Max. Surtout que là, les torts étaient partagés. Il avait été égoïste en tentant de mettre fin à ses jours sans penser à elle mais elle, elle l’aimait trop pour accepter qu’il l’abandonne et pour vivre sans lui, ce qui était finalement tout aussi égoïste. Oui, l’amour était égoïste.

Mais peut-être que ce mot affreux pouvait peut-être de la beauté, malgré les circonstances. Car en fin de compte, le préjudice de Lula tenait dans le fait qu’elle l’aimait trop pour le perdre. Or, jamais l’amour ne serait un préjudice. C’était quelque chose de précieux, de noble. Lula sent d’ailleurs ses yeux s’humidifier, touchée quand Max lui donne l’absolution à son tour, une fois qu’ils se sont un peu calmés. « Ce n’est pas…ce n’est pas ta faute. Tu avais dix-huit ans quand Mel est partie, quand j’ai eu ce premier accident, on ne se connaissait même pas… » Les mots restent bloqués dans sa gorge, alors elle hoche la tête, ses yeux débordants à leur tour. Puis enfin, elle retrouve l’usage de la parole. « D’accord… Mais maintenant, je n’ai plus dix-huit ans. Je peux faire face. Etre là pour toi. Je t’aime, tu le sais ça, hein ? Tu peux tout me dire… On a vécu tellement de choses nous deux. La honte, ça n’existe même pas entre nous. »    C’était un petit pas qu’elle accepte qu’il la décharge d’une partie de sa responsabilité. Pour le reste, elle se blâmait toujours de ne pas avoir su déceler à  quel point le mal-être de Max était profond, aujourd’hui en 2019… Mais elle était désormais sur le coup. Et elle est véritablement soulagée quand il commence à se confier à elle. Parler lui ferait peut-être un peu de bien… Elle l’écoute donc avec attention, sans l’interrompre, se doutant bien que ça ne devait pas être facile de mettre des mots sur le désespoir qui l’habite. Mais il le fait et Lula commence à comprendre ce à quoi ils font face. Et c’est vraiment moche. En fait, si elle avait ressenti tout ce que le producteur venait de décrire, elle serait probablement devenue folle depuis longtemps.

« C’est beaucoup de culpabilité à porter pour une seule personne. Tu es trop dur avec toi-même. Tu sais bien que tu n’es pas un sale type. » Souffle t-elle, éprouvant une sincère compassion pour le producteur, lorsqu’il termine sa confession par cette terrible question. « Tu crois…tu crois que ça fait de moi un sale type, si j’ai envie de continuer alors qu’elle n’est plus là ? » « Déjà tu ne peux pas te blâmer pour l’accident. Parce c’était ça, un accident et par définition, personne n’aurait pu le prévoir… C’était trop soudain, il n’y a rien que tu aurais pu faire… Ce n’était pas de ta faute. C’était la faute de personne. Et peut-être que tu te poses en coupable pour essayer de trouver un sens, une logique pour rendre ça plus supportable mais il n’y en a pas. Non Max, ce n’était pas de ta faute. Tu ne dois pas penser comme ça… Tu n’es pas responsable de la mort de Melody » Elle le voit grimacer et réalise qu’ils sont toujours au sol. La position est inconfortable pour elle, ce qui signifie qu’elle doit être insupportable pour Max. Doucement, elle passe un bras autour de sa taille pour l’aider à se relever. « C’est une bonne chose que tu ais envie de continuer. Tu ne dois pas t’interdire d’être heureux. Ce n’est pas trahir sa mémoire ou lui tourner le dos. Peut-être que tu continues à se sentir coupable pour rester rattaché à elle mais comme tu l’as dit, tu ne peux pas continuer comme ça. Ce n’est pas parce que tu t’autorises à vivre que tu vas l’oublier. Tu dois terminer ton travail de deuil et avancer pour de bon cette fois. T’autoriser à avancer… Si tu le fais, tu penseras toujours à elle mais d’une façon moins douloureuse. Parce que tu auras trouvé de la lumière quelque part. C’est ça ce que tu appelles les échecs chroniques, c’est quand tu refuses de voir la lumière. Pourtant elle est déjà là. Tu as Megan. Tu es tombé amoureux de Yevgeniya. Tu as l’inspiration pour faire un album à toi… Tu as toutes les raisons de continuer….  » Lui tenant le bras, la guitariste l’accompagne à petits pas vers les bains de soleil et l’aide à s’installer plus confortablement. Mais elle ne regagne pas le sien, s’asseyant sur celui de Max, à hauteur de genoux. Elle pose d’ailleurs une main affectueuse ces derniers, continuant à essayer de convaincre son ex-mari qu’il avait le droit au bonheur.

« Peut-être qu’on pourrait essayer de trouver un groupe de parole ou quelque chose comme ça. Tu sais, rencontrer d’autres personnes qui ont vécu la même chose que toi, voir comment ils ont fait pour continuer. Tu pourrais avoir des réponses  à tes questions…. Tu ne peux pas refouler tout ça… Sinon, à la prochaine mauvaise passe, ça sera la même chose. » Dit-elle en repensant à l’énumération de tout ce qu’il l’avait conduit ici. Elle repense aussi à cette phrase qu’il avait répétée plusieurs fois. « Elle n’est plus là. » « Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis. » Récite alors Lula, se rappelant de ses souvenirs scolaires. «  C’est ce que Victor Hugo a écrit après la mort de sa fille…. Oui, elle ne reviendra jamais mais elle sera toujours avec toi quand même… C’est déjà si cruel de l'avoir perdue… Tu ne peux pas en plus te ronger comme ça. C’est une double punition pour quelque chose qui n’est même pas de ta faute à la base. Tu n’es pas un sale type Max, tu es victime. Et tu as le droit de souffrir… Mais tu as aussi le droit d’essayer de guérir tes blessures. » Elle marque une pause pensive. Elle était en train de tout donner pour le convaincre mais elle croyait vraiment à cette idée de parler à d’autres parents endeuillés. Comme on disait toujours, il faut l’avoir vécu pour le comprendre et elle était convaincue que des personnes ayant expérimenté la perte insoutenable que Max venait de lui décrire pouvaient trouver de meilleurs mots qu’elle. « Tu sais quoi ? Tu dois le faire cet album. Et tu devrais lui dédier. C’est un projet qui te fait du bien et qui t’inspire alors peut-être qu’associer cet élément positif de ta vie à son souvenir pourrait t’aider… Comme ça, tu ne le feras pas malgré sa mémoire en te sentant coupable mais tu le feras  pour elle. »

_________________

⊹ "I hate the way you talk to me and the way you cut your hair. I hate the way you drive my car. I hate your big dumb combat boots And the way you read my mind. I hate you so much, that it makes me sick. I hate the way you're always right. I hate it when you make me laugh. I hate it when you not around But mostly I hate the way I don't hate you. Not even close. Not even a little bit. Not even at all".
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Max Julliard
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Crazyoilmachine, Wanguard, Ritchie...
TES DOUBLES : Richard Lyon - John Harding
TON AVATAR : Mark Ronson
TES CRÉDITS : COM (avatar + code) + colonel-clucker.tumblr.com (gifs sign) + Penny (with love)
TA DISPONIBILITE RP : You can't choose what stays and what fades away | Lula H00QVD4
RAGOTS PARTAGÉS : 2185
POINTS : 3332
ARRIVÉE À TENBY : 14/08/2018
You can't choose what stays and what fades away | Lula Tumblr_pitbx81QHD1vg2yxdo1_250
ÂGE DU PERSONNAGE : 46 ans (3 janvier)
CÔTÉ COEUR : 5 mariages foirés au compteur. Et l'envie de se lancer dans une nouvelle histoire d'amour avec une jolie blonde d'origine russe. Après tout, de call-girl à nouvelle femme, le chemin n'est pas si long que ça, non ?
PROFESSION : Producteur et DJ, ancien pilote de Formule 1, et jet-setteur professionnel
REPUTATION : Il est tellement infect, le cliché parfait de la rock-star, toujours en train de boire, avec une fille différente au bras...vous saviez qu'il avait eu un grave accident de voiture ? Moi je crois que c'est plutôt une overdose et qu'il veut éviter le scandale..Il n'est vraiment pas net, comme type.


Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

You can't choose what stays and what fades away | Lula Empty
MessageSujet: Re: You can't choose what stays and what fades away | Lula You can't choose what stays and what fades away | Lula EmptyMar 16 Juil - 15:03


You want a revelation,
You want to get it right,
But it's a conversation
I just can't have tonight

Il y a tellement de douleur en lui, Max ne sait pas si elle partira un jour. Pourtant, effondré sur la terrasse, dans les bras de Lula, il semble quand même au producteur qu’il a un peu moins mal, ou en tout cas différemment. C’est comme cautériser une plaie à vif : sur le moment, la souffrance est intense et atroce, mais après, la plaie est propre et en voie de guérison. Et doucement mais sûrement, c’est un rire qui émerge à travers ses sanglots, douloureux mais bien présent. « Et je suis sacrément content d’avoir changé d’avis et d’être là avec toi. » La vérité, c’est que Max ne voulait perdre personne, qu’il voulait juste que les choses s’arrêtent, et ne plus avoir mal. Et quelque part aussi, il y avait l’espoir dingue de retrouver Melody, comme toujours, mais les choses ne marchent pas comme ça. Au fond, le producteur sait que c’est fini, mais c’est tellement difficile à accepter que ça a fini par le bouffer et qu’il ne sait plus comment s’en sortir. « Je suis désolé, sweetheart, tu peux pas savoir à quel point…plus jamais je ne prends le risque de vous perdre tous, plus jamais, putain. » Répéte-t-il, enfonçant un peu son visage contre l'épaule de la jeune femme, s'accrochant à elle de toutes ses forces, comme si elle risquait de disparaitre elle aussi.

C’est presque aussi dur que de parler, presque aussi dur que de dire les choses, alors pourtant qu’il a confiance en Lula et qu’elle sait, maintenant, ce qu’il a fait. « Je sais bien, sweetheart. Je sais que ce n’est pas une bonne idée de tout garder pour moi parce que je finis par exploser…mais c’est dur de parler, pour moi, je t’apprends rien. » Avoue le producteur, un peu piteusement. Ca aussi, elle doit le savoir de son côté, qu’il renferme tout ce qu’il ressent de négatif en lui. Lula a raison quand elle dit qu’elle le connait par cœur, elle sait comment il fonctionne, et lui faire accepter qu’il a besoin d’aide sera au moins aussi compliqué que de lui faire admettre cette tentative de suicide. C’est au moins honnête. Il aura sans doute toujours peur de déranger et de faire du mal aux autres, de prendre trop de place. Malgré sa grande gueule, les insécurités du musicien sont bien présentes et elles dépassent largement le profond désespoir qu’il vit. « Et je ne veux pas que tu sois malheureuse à cause de moi... » Si Max sait bien que Lula veut l’aider, il se disait qu’il lui avait fait suffisamment de mal comme ça avec l’accident, et que lui balancer tous ses états d’âmes lui ferait encore plus de mal, ce qui est la dernière chose qu’il veut…

Pourtant, peut-être parce que ça fait trop longtemps qu’il garde tout pour lui, Max parle, pour la première fois depuis longtemps, ne cherchant plus à cacher ses doutes et la douleur contre laquelle il n’arrive plus à lutter. Pourquoi maintenant ? Il ne sait pas. Peut-être que cette conversation n’a été qu’un déclencheur salutaire et qu’il avait besoin de vider son sac une bonne fois pour toute. Et sur le moment, même s’il est encore sur le point de s’effondrer, il est assez enclin à écouter Lula, et même à la croire. « Non, je ne sais pas, justement…si je savais, si seulement j’étais sûr, ce serait bien plus facile… » Ce n’est qu’un murmure, à peine audible, révélateur du fait qu’il est bien complètement perdu. Pourtant, peu à peu, les mots de Lula se frayent un chemin dans son esprit, y trouvant un écho innatendu, et il la laisse l’aider à se relever, se remettant debout avec un grognement de douleur. Il avait besoin d'entendre que ce qui lui arrive n'est pas sa faute : sans doute faudra-t-il qu'on le lui répète encore, mais l'absolution que lui donne Lula, la première qu'il accepte d'entendre, est certainement un grand pas en avant. « Et je t’ai toi. » Ajoute-t-il avec sincérité, appuyé sur elle pour regagner une chaise longue, avant de déposer un baiser sur sa tempe. Clairement, il ne sait pas trop ce qu’il ferait sans elle.

Pragmatique et compatissante, son discours l’apaise autant qu’il l’incite à se poser des questions. « Peut-être oui…j’avais essayé, mais c’était peut-être trop tôt…je sais qu’il faudrait que je retourne voir quelqu’un aussi, un psychologue ou quelque chose comme ça, celui que j’avais étais tellement nul, j’ai arrêté d’aller le voir… » Il a entendu parler d’un type qui vient de s’installer à Tenby, peut-être que ça pourrait marcher…il ne sait pas. Une part de lui ne veut pas guérir, justement parce que comme le dit Lula, se sentir coupable est le seul moyen qui lui reste de se sentir attaché à Melody. « Je sais mais…j’ai l’impression de l’effacer à chaque fois un peu plus, tu vois ? » De nouveau, des larmes reviennent couler sur ses joues, sans qu’il ne puisse les contrôler, alors il tente de les essuyer machinalement, sans succès. « Je ne veux pas qu’elle soit un simple souvenir…ce n’est pas…elle était tellement plus que ça, putain, tellement plus que cet accident, et ça fait tellement mal…et je…je sais pas comment m’en sortir tout seul. Je suis même pas sûr de pouvoir… » Et il s’en sent affreusement désolé, parce qu’il ne veut pas imposer ça à Lula non plus, mais il est vraiment perdu et effondré. Et il aimerait la croire quand elle dit qu’il a le droit d’essayer de guérir ses blessures, parce que ces paroles rassurantes mettent un peu de baume sur les plaies béantes encore ouvertes en lui. Mais comment faire ? Max n’en a absolument aucune idée. Mais la musicienne, elle, si. Le producteur relève la tête vers elle, surpris, avant de répondre lentement : « C’est…c’est une bonne idée, sweetheart, vraiment. » Il n’y a jamais pensé lui-même, mais ça lui parle vraiment. « Je ne sais pas ce que ça pourrait donner, mais je crois que ça pourrait me plaire, oui…et ça lui aurait plu à elle, aussi, sans doute. » Il est vraiment touché de sa proposition, et il en a alors une à faire en retour, qu’il avait prévu de faire au tout début de cette conversation, mais qui prend un sens nouveau à présent. « Est-ce je peux te demander quelque chose ? J’aimerais bien que tu y participes, à cet album. Tu voudrais bien ? »

_________________

late night feelings
You’ll always be in it. No, not literally. But in your heart. Nothing ever ends, not if it’s gone that deep. You’ll always be walking wounded. That’s the only choice, after a while. Walking wounded, or dead.

You can't choose what stays and what fades away | Lula 482748114:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


You can't choose what stays and what fades away | Lula Empty
MessageSujet: Re: You can't choose what stays and what fades away | Lula You can't choose what stays and what fades away | Lula Empty

Revenir en haut Aller en bas

You can't choose what stays and what fades away | Lula

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
WHISPERS DOWN THE LANE ♣ ::  :: The Outskirts :: Residences-