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That's not even what you call war || Savannah

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Max Julliard
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Crazyoilmachine, Wanguard, Ritchie...
TES DOUBLES : Richard Lyon - John Harding
TON AVATAR : Mark Ronson
TES CRÉDITS : COM (avatar + code) + colonel-clucker.tumblr.com (gifs sign) + Penny (with love)
TA DISPONIBILITE RP : That's not even what you call war || Savannah  H00QVD4
RAGOTS PARTAGÉS : 2094
POINTS : 3130
ARRIVÉE À TENBY : 14/08/2018
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ÂGE DU PERSONNAGE : 46 ans (3 janvier)
CÔTÉ COEUR : 5 mariages foirés au compteur. Et l'envie de se lancer dans une nouvelle histoire d'amour avec une jolie blonde d'origine russe. Après tout, de call-girl à nouvelle femme, le chemin n'est pas si long que ça, non ?
PROFESSION : Producteur et DJ, ancien pilote de Formule 1, et jet-setteur professionnel
REPUTATION : Il est tellement infect, le cliché parfait de la rock-star, toujours en train de boire, avec une fille différente au bras...vous saviez qu'il avait eu un grave accident de voiture ? Moi je crois que c'est plutôt une overdose et qu'il veut éviter le scandale..Il n'est vraiment pas net, comme type.


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MessageSujet: That's not even what you call war || Savannah That's not even what you call war || Savannah  EmptySam 6 Avr - 18:50


Sometimes I think it's gettin' better
And then it gets much worse
Is it just part of the process ?
Well, Jesus Christ, it hurts...

Ça fait quelques jours seulement que Max est à l’hôpital et il n’en peut déjà plus. Le producteur se dit qu’il serait tout de même clairement mieux chez lui. Mais il ne peut pas y faire grand-chose, tout simplement parce qu’il n’est pas en état de vraiment protester – ou peut-être aussi parce que tout le monde semble avoir pris le parti de décider pour lui de ce qui est mieux ou non, alors qu’il voudrait surtout qu’on lui fiche la paix. Cette attitude d’ours se ressent férocement lorsqu’il a des visites : il n’a pas fallu longtemps pour qu’il soit odieux avec ses parents, même son père qui était bien attentionné, et Prudence, sa sœur, qui est pourtant infirmière à l’hôpital et qui est habituée aux frasques des patients, lui a carrément balancé qu’elle refusait de revenir le voir tant qu’il se comporterait comme un sale con. Au départ, Max se disait que ce n’était pas un mal d’avoir moins de visites. Il n’en peut plus, des questions des gens, questions auxquelles il n’a pas envie de répondre, parce qu’il a honte. Il ne veut pas expliquer ce qu’il s’est vraiment passé, et il s’en tient férocement à son mensonge. Il a passé le cap ; il a compris le message. Il veut vivre, voilà, et il a fait une connerie, et il veut l’oublier. Alors ces gens qui s’inquiètent, c’est bien gentil à eux, mais Max préfèrerait qu’ils l’aident à avancer plutôt que de le prendre en pitié ou surtout d’essayer de savoir ce qui se passe. Et puis il est fatigué, et il a mal, vraiment, en permanence. Ça lui fait du bien, de se reposer, mais il s’est aussi mis assez vite à tourner en rond.

C’est là que c’est franchement devenu insupportable et qu’il s’est dit que finalement, il aurait peut-être mieux valu que les gens restent et passent le voir. Car maintenant, Max s’ennuie férocement. Il ne veut pas seulement rentrer chez lui parce qu’il n’aime pas l’ambiance de l’hôpital ou parce qu’il en a marre de la pitié de tout le monde. Non, il veut aussi rentrer parce qu’il a envie de faire des choses, de bouger, de jouer de la guitare, d’aller se promener, de recommencer à travailler. Toutes ces petites choses qu’il n’appréciait plus et qui lui manquent maintenant cruellement. En attendant, il stagne, n’étant pas capable de grand-chose, ce qui l’agace encore plus. Se lever est un calvaire pour lui, marcher est difficile, se laver relève du tour de force, et s’habiller, il n’en parle même pas. Entre la douleur, la fatigue, et l’ennui, Max en arrive à être désespéré alors qu’il voudrait arriver à tourner la page. Là, il n’a rien à faire d’autre que ruminer en regardant en boucle des chaines de télé qui passent des clips, et plus il rumine, plus il pense à ce qu’il a fait, et plus il a honte et plus il se sent mal. Peut-être qu’il devrait en parler à quelqu’un, mais clairement, Max n’est pas prêt. Il voudrait déjà sortir de là, mais pour ça, il faudrait progresser, et ses progrès sont minimes. Quelques pas pour sortir fumer une cigarette ont constitué le maximum d’effort qu’il pouvait faire, cette semaine, et ça lui a valut plusieurs heures de repos après, et des douleurs abominables. Au moins, songe-t-il avec humour, Megan et Judith ont pensé à lui apporter des pyjamas et il n’est plus condamné à cette immonde blouse d’hôpital du début. Heureusement que le ridicule ne tue pas…

Pour le reste, Max est un peu perdu ; personne ne lui dit rien, et il n’a pas encore de téléphone pour parler avec les gens, donc il a passé quelques jours dans le silence le plus total, entrecoupé seulement de quelques visites de médecins. Parlons-en, des médecins, tiens, qu’il se dit, amer. Savannah Cartwright lui a probablement sauvé la vie, par exemple, il en est bien conscient quand il évoque la cardio-chirurgienne, mais tout de même, c’est long, il voudrait bien rentrer. D’ailleurs elle doit repasser le voir pour un contrôle de routine. La voilà justement qui arrive ; il reconnait son pas dans le couloir, différent de celui de l’infirmière. « Entrez, docteur, je suis tout à vous. » Il a réussi à s’assoir seul sur le lit, une avancée minime mais dont Max va se contenter pour l’instant. « Vous m’excusez si je ne me lève pas, hein. Tous ces machins m’en empêchent. » Évidemment, il est encore branché à toutes sortes d’appareils barbares, qu’il doit se trainer quand il marche. Et il continue, toujours sur le même ton un peu goguenard, et un peu trainant. « Encore un examen, hein ? » Ses sarcasmes et son côté odieux doivent le rendre pénible. Mais inconsciemment, c’est comme toujours ce qui permet au producteur de tenir le coup. Ce n’est même pas contre Savannah, qui y a eu droit à chaque fois qu’ils se sont croisés. C’est la situation qui agace Max. Et sa propre fatigue, assortie de la douleur continue qu’il ressent à chaque instant. « Peut-être qu’après celui-là vous me direz enfin quand je sors. »

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You’ll always be in it. No, not literally. But in your heart. Nothing ever ends, not if it’s gone that deep. You’ll always be walking wounded. That’s the only choice, after a while. Walking wounded, or dead.

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Savannah H. Cartwright
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ÂGE DU PERSONNAGE : 32 ans (1er Mai)
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PROFESSION : Chirurgienne
REPUTATION : On dirait qu'elle a réapparu, mais pour combien de temps ? Si j'en juge par les cernes sous ses yeux, son boulot l'accapare. Apès son escapade en France on a cru qu'elle lacherait du leste mais que nenni !


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MessageSujet: Re: That's not even what you call war || Savannah That's not even what you call war || Savannah  EmptyLun 22 Avr - 1:27

« Entrez, docteur, je suis tout à vous. » Une pointe de sarcasme semble poindre dans cette invitation. Max Julliard est têtu, très têtu. Il a d’abord été acharné à vivre malgré une période pendant laquelle on n’espérait pas vraiment que son cœur et son corps pourraient survivre, maintenant il s’acharne à faire tourner tout le service en bourrique. Les infirmières et les aides-soignantes n’en peuvent plus. Même les brancardiers l’évitent comme la peste. J’affiche un sourire de façade en entrant dans la chambre. Le trouver assis sur son lit est déjà un miracle en soi, bien que mon patient ait du mal à voir cela comme une évolution singulière. « Je suis la seule à être si bien accueillie ici, à ce qu’il paraît. » dis-je pour guetter une réaction de sa part. L’équipe soignante est indispensable, il n’en a probablement pas conscience… mais il va finir par se retrouver avec une rébellion sur les bras.

Il se doute déjà qu’un examen l’attend… Le sarcasme accompagne chacune de ses paroles depuis son arrivée. C’est saoulant mais pas irrémédiable. J’ai l’habitude. Et n’oublions pas que j’ai traité le fameux William Hardy et l’ai convaincu de se soigner. C’était un miracle pour cet inspecteur au caractère bien trempé. Donc Max Julliard, à coté… j’espère que ce sera du gâteau. Je comprends le quadragénaire : rester cloîtré ici est loin d’être une partie de plaisir. Son état de santé nécessite encore quelques jours d’hospitalisation. Ce ne sera pas ça le plus long, toutefois, ce sera toute la rééducation derrière. « Un petit examen de rien du tout, qui ne devrait pas vous faire peur. Je vais faire une échographie cardiaque pour vérifier qu’il n’y ai pas d’infection péricardique. Et ensuite on pourra retirer… » je pince les lèvres, regarde autour de lui et fait mine de compter pendant quelques secondes – histoire de le faire aller – « disons… deux câbles. C’est déjà pas mal. » Il ne lui restera que les perfusions, la pompe à morphine et l’oxygène qui n’est qu’en cas de besoin. J’amène l’échographe portable près de son lit et m’installe en face de lui pour être à sa hauteur. « Au niveau de la douleur… comment c’est ? La pompe à morphine suffit ? » je demande avec un air soucieux. La gestion de la douleur, c’est mon combat dans le service. Quand je suis arrivée les protocoles étaient bons à revoir. Avec la nouvelle mise à jour… tout est sous contrôle, ou à peu près. On fait de notre mieux. Et puis, utiliser une question anodine est toujours un bon moyen  pour engager la conversation sur d’autres domaines.

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☽☽ peu importe comment mais communiquer un peu de l'irrésistible immortel invincible inconditionnel intégralement réel pluri-émotionnel multispirituel tout-fidèle éternel amour que j'ai pour toi.

   
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MessageSujet: Re: That's not even what you call war || Savannah That's not even what you call war || Savannah  EmptyMar 23 Avr - 23:37


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C’est un éclair d’amusement malicieux qui passe dans le regard de Max quand Savannah Cartwright entre dans la chambre. « Il faut bien, si vous êtes capable de me sauver la mise avec vos bistouris, je suppose que vous êtes aussi capable de m’enfoncer, donc je vais éviter de trop vous contrarier. » Il a toujours été provocateur : ce n’est pas sa meilleure vanne, mais même à l’article de la mort ou épuisé, Max est incapable de s’arrêter. « Votre staff râle ? » Demande-t-il, innocemment. « Vous savez, je ne demande pas grand-chose, juste qu’on me fiche un peu la paix le temps que j’aille mieux et de rentrer chez moi. Après, je débarrasserai le plancher et on sera tous content de ne plus se supporter mutuellement. » Il veut juste un peu de calme, ou alors, si on vient le voir, qu’on le laisse tranquille avec l’accident et qu’on lui parle d’autre chose. « Je pense que la prochaine personne qui me demande si je vais bien, je l’étrangle. Évidemment que je ne vais pas bien, je me suis pris un putain d’arbre sur une route, je sais que je suis dans un état lamentable… » Continue-t-il, grinçant. A vrai dire, même en disant cela, l’ancien pilote le sous-estime peut-être un peu, cet état, n’ayant pas du tout conscience de l’ampleur de l’opération cardiaque qu’il a subi.

Malheureusement, pour l’instant, Max n’a pas le choix que de subir, c’est la chirurgienne qui a les cartes en main et qui décide un peu pour lui. A part ce cynisme et ce côté insupportable, il ne peut pas faire grand-chose de toute façon. « Rien d’inquiétant, rien d’inquiétant, parlez pour vous… » Dit-il en regardant avec un brin d’appréhension la machine que Savannah approche du lit. «…je sais pas trop comment vous comptez faire, avec ce foutu bras, je ne suis pas capable de grand-chose, pour le moment, vous savez. » Désavantage certain, comme tout le reste, sa fracture est située du côté gauche. Comme le cœur, en bonne logique. «  Si vous avez besoin que j’enlève, je ne m’en débrouillerai pas tout seul. » Pour la première fois ou presque, il n’est pas agressif, plutôt dépité. « C’est tellement pénible de demander de l’aide tout le temps…ça m’épuise. » D’ordinaire, quand il se déshabille devant une femme, c’est plus pour jouer au docteur que pour un examen médical. Et puis d’ordinaire, c’est plutôt lui qui les déshabille, d’abord, les filles…Le Dj aurait bien une demi-douzaines de blagues à sortir à Savannah à ce sujet, d’ailleurs, mais il se dit que ce n’est peut-être pas le moment, surtout qu’elle lui a annoncé qu’elle lui retirerait peut-être deux de ces affreux câbles si ça se passait bien.

Quant à la douleur, il fait aller. Max ne peut pas nier qu’il a mal de temps en temps, mais dans l’ensemble, il dort plus qu’il ne souffre. Un mal pour un bien, peut-être. « En dent de scie ? J’ai toujours des vertiges, mais je ne sais pas trop si c’est le dosage de morphine ou le contre-coup du choc et de la blessure à la tête. Sinon je dois vous avouer que je ne sens plus grand-chose tout court… » Il esquisse un mince sourire. « A part si j’essaie de faire un effort quelconque. Enfin, un effort…même me lever, ça a été compliqué. Ou si j’essaie de me déplacer, là, ça me fait mal, et au niveau respiration, je sens bien que ça ne suit plus. » Il n’est pas prêt de retourner s’intoxiquer au tabac dehors, ça lui a mis une éternité et la dernière fois, il était essoufflé en quelques minutes. « Quand je reste couché, ça va. Enfin, quand on me laisse me reposer, encore une fois. » Grogne le producteur, peu amène. Puis encore une fois : « Vous ne comptez vraiment pas me dire quand je pourrais partir, hein ? »


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Savannah H. Cartwright
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MessageSujet: Re: That's not even what you call war || Savannah That's not even what you call war || Savannah  EmptyMar 21 Mai - 23:08

Les suppositions de Max sont vraies : si je suis capable, avec le bistouri, de la rafistoler après un grave accident ; je suis aussi capable de le tuer. Et super facilement, en plus. C’est ça le paradoxe ici. En moins d’une seconde on peut infliger des dégâts considérables à l’organisme humain. Que ce soit les os, les organes, la chair, … Mais pour le rafistoler il faut des heures et des heures, de la technique, du matériel de pointe et une équipe bien formée. Bien sûr je n’en dis rien à Max, me contentant de répondre à cette réplique par un sourire calculateur. C’est la seule réponse qu’il aura et elle suffit largement. Pour la suite je me contente de l’écouter râler sur sa condition et sur le fait que mon équipe en a marre de son comportement. Il vaut mieux qu’il dise tout ce qu’il a à dire, ça ne sert à rien de lui répondre là-dessus pour le moment. Je comprends qu’il en ai marre. Ce qu’il a subi est traumatisant et être emmerdé par des gens qui lui demandent dix fois par jour comment il va, c’est pas vraiment la définition du repos. Quand sa tirade est terminée je prends la parole. « Vous savez que si vous facilitez le boulot de mon équipe, vous sortirez plus vite ? Donc… ce que vous faites depuis votre arrivée n’est pas franchement la bonne solution. » Je dirai même que c’est franchement con, mais il reste mon patient.

Malgré son attitude bornée je décèle chez lui une lueur d’appréhension lorsque je lui parle de l’ECG. Il n’est pas si borné qu’il veut le faire paraître. Je crois qu’il veut retirer sa blouse tout seul puisqu’il dit que ça va être compliqué pour lui mais… il en est hors de question. « Je m’occupe de la blouse, ne vous en faites pas. » Je le rassure. Puis il me confie qu’il a horreur de demander de l’aide et je vois une fissure dans sa carapace. Ce bouclier qu’il s’est forgé depuis bien longtemps déjà, même avant que l’accident ne se produise. Il a quelque chose sur le cœur. Physiquement son cœur est en voie de guérison, mais tant que son esprit ne sera pas apaisé ça ne servira à rien. Alliant les gestes aux paroles, je recouvre le bas de son corps du drap blanc pour déboutonner sa blouse et la retirer. « Il faut prendre son mal en patience, malheureusement. Si vous étiez un peu plus agréable je pense que vous ne culpabiliseriez pas autant à l’idée de demander de l’aide. Parce que les gens le feraient avec plaisir, pour vous rendre service… et en voyant que vous galérez vous n’auriez même pas à demander, ils le feraient automatiquement. »

Je reconnais les douleurs dont me parle Max. En dent de scie… c’est marrant qu’il emploie ce terme car c’est exactement comme ça que l’on nomme les douleurs thoraciques consécutives à une intervention. Au repos il ne sent plus grand-chose, cependant quand il fait des efforts le producteur est vite essoufflé. « C’est normal que vous n’arriviez pas à suivre le rythme pour le moment. Votre corps a subi un gros traumatisme. Il guérit, ça demande énormément d’énergie. » Je demanderai quand même au neurologue de passer pour vérifier son crâne, juste pour être sure. N’en déplaise à Max… Quand il me demande quand il pourra sortir, je saisis la perche qu’il me tend pour aborder le sujet de l’accident, et de ce qui l’a causé… « Pour le moment, non. En fait on ne sait toujours pas comment c’est arrivé alors on reste prudent. Vous avez peut-être eu un malaise au volant, ce pour quoi vous avez eu l’accident. On en sait rien alors en attendant on avance pas. Vous vous souvenez de quoi exactement ? » je demande avec douceur, essayant de ne pas le brusquer. Et puis si il prend la mouche, je n’irai pas par quatre chemins. J’emploierai la manière forte.

@Max Julliard ♥

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MessageSujet: Re: That's not even what you call war || Savannah That's not even what you call war || Savannah  EmptyDim 26 Mai - 23:08

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Éloigner les autres pour qu’ils ne posent pas de questions, voilà comment Max procède. Ce n’est pas Savannah Cartwright qui va changer ça, même si au fond…il faut bien reconnaitre qu’elle n’a probablement pas tort. « Hmmmm. » Grogne-t-il, sans vouloir se mouiller. Manière de dire qu’il a compris. « J’essaie, je vous jure. » Mais le producteur est terriblement épuisé et facilement à bout de nerf. Et il y a un réel agacement envers toutes les questions qu’on lui pose. « Je sais que votre équipe fait ça pour m’aider, mais j’essaie déjà de… » De faire le point avec moi-même, d’accepter ce que j’ai fait. Mais ça, même à une chirurgienne tenue par le secret professionnel, Max n’a pas envie d’en parler. « …c’est dur à gérer. Je revois l’accident, encore et encore, tout le temps. Alors évidemment, quand je me réveille et que je suis toujours là…c’est dur. » Il n’en dit pas plus, parce que clairement, il a déjà beaucoup trop baissé sa garde auprès de Savannah, quand bien même son boulot est de l’aider.

Peut-être qu’il fend un peu trop l’armure justement, mais il n’a pas vraiment le choix, puisque la blonde décide d’autorité de l’aider à retirer cette blouse d’hôpital que Max déteste. « Ah…merci. » Répond-il. en profitant pour jeter un œil aux bandages qui recouvrent son torse – ce qu’il devine de sa peau varie entre le violacé et le jaune de mauvais augure. « Ça ne va pas faire mal, hein ? » Demande le producteur, toujours méfiant. A la limite, si ça ne fait pas mal, Max veut bien endurer les leçons de morales de la chirurgienne sans broncher, ce sera déjà ça de pris. « Ce n’est pas seulement ça…je sais bien qu’il y a des gens prêts à m’aider, ma famille le fait. Mais c’est dur quand même. Ce n’est pas seulement que j’ai l’impression de faire pitié, ça, ça passe mais je ne veux pas avoir le sentiment…je ne sais pas… D’être un poids, vous savez ? »

Mais ce sont déjà des confessions importantes pour Max, sans doute dictées par le fait qu’il est un peu trop anesthésié par les anti-douleurs et la fatigue. Ou peut-être qu’il a besoin de parler, qui sait ? En attendant, la discussion revient un instant sur un terrain plus médical. Avant de passer à une autre question, toujours plus délicate. « De ce que j’ai déjà dit à vos collègues. J’allais à une fête et je roulais sans doute trop vite, je ne faisais pas attention, et puis j’ai réalisé trop tard que je négociais très mal mon virage… » Là encore, il sait que Savannah ne veut pas l’enfoncer, mais il n’a clairement pas envie de lui dire quoique ce soit sur l’accident. « Écoutez, croyez-moi, il ne s’est rien passé de particulier, je n’ai pas fait de malaise, je sais que ce n’est pas ça, je sais que c’était juste de l’inattention, alors vous pourriez me laisser sortir, non ? S’il vous plait ? » Max pourrait bien sûr prouver qu’il n’a pas eu de problème de santé, mais cela reviendrait à avouer sa tentative de suicide. Donc il s’est piégé lui-même. Encore.

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Dernière édition par Max Julliard le Sam 1 Juin - 22:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: That's not even what you call war || Savannah That's not even what you call war || Savannah  EmptySam 1 Juin - 15:31

Les réminiscences dont me fait part Max me mettent la puce à l’oreille. «  …c’est dur à gérer. Je revois l’accident, encore et encore, tout le temps. Alors évidemment, quand je me réveille et que je suis toujours là…c’est dur. » A sa place je crois que je ressentirai la même chose. Les circonstances de l’accident sont floues, ce qui est assez perturbant pour le corps médical. A mon avis, Max a son opinion sur la question.

Certaines trahisons sont inévitables. Quand notre corps nous trahi, la chirurgie est souvent la clé d’un rétablissement réussi. Quand on trahi l’autre... ou qu'on se trahit soi-même, c’est plus compliqué de réparer les dégâts. On fait l’impossible, pour reconstruire la confiance qu’on a perdue, mais certaines trahisons, certaines blessures sont si graves, si profondes, qu’on est impuissant à les guérir. Et dans ces cas là, il n’y a rien d’autre à faire qu’attendre. Est-ce que j’ai vraiment le temps d’attendre que Max me dise ce qu’il s’est passé ? Ou bien faut-il pousser un peu les choses ? J’ai l’impression qu’il a laissé tomber le jeu du gros dur insensible. Je laisse planer un instant de silence pour le laisser digérer ses aveux et essayer de le faire parler un peu plus. Puis je continue l’examen et pose les électrodes sur son torse. « Non, au pire ça peut être un peu inconfortable si vous êtes douillet. » je lui réponds quand il me demande si ça va faire mal.

Je comprends que Max a peur d’être un poids pour les autres. Être dépendant de quelqu’un est une situation inconfortable. On a l’impression d’être plus bas que terre. Notre confiance en nous en prend une claque. Le problème n’est pas d’avoir des gens pour l’aider car visiblement Max en a dans son entourage, en revanche accepter cette aide est plus compliqué pour le producteur. « Vous avez besoin d’aide pour pouvoir guérir, ok ? Et plus tôt vous guérissez, plus tôt vous pourrez vous débrouiller tout seul. Vieux loup solitaire... » je dis en ponctuant la fin de ma phrase d’un sourire taquin.

Il me raconte à nouveau les même choses qu’il a dites à mes collègues. Que c’est de l’inattention, un mauvais virage, … je fronce les sourcils et soupire avec lassitude. « Je me fiche de ce que vous avez pu dire à mes collègues, Max. » La franchise est un de mes meilleurs atouts et peut, toutefois, me jouer des tours quand je ne fais pas attention. Les patients ne veulent pas que vous les dorlottiez, ils veulent la vérité. Vous pouvez le faire avec tact, évidemment. Si je veux aider Max je pense que l’honnêteté est ma meilleure alliée.  « Je ne suis pas vraiment dupe, vous savez ? » je dis avec douceur. « Vous vous êtes rendu compte, tout à l’heure, que vous avez dit que quand vous vous réveilliez et constatiez que vous étiez toujours là, c’était dur ? » Sur le coup je n’ai pas bien compris, est-ce qu’il regrettait d’être à l’hôpital, ou juste d’être en vie ? « Pourquoi ? »

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PROFESSION : Producteur et DJ, ancien pilote de Formule 1, et jet-setteur professionnel
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MessageSujet: Re: That's not even what you call war || Savannah That's not even what you call war || Savannah  EmptyDim 2 Juin - 22:11


Sometimes I think it's gettin' better
And then it gets much worse
Is it just part of the process ?
Well, Jesus Christ, it hurts...

Il frissonne un peu quand la chirurgienne pose les électrodes sur son torse – c’est froid – mais n’ajoute rien de plus, parce qu’effectivement, ça ne fait pas vraiment mal. Peut-être qu’il se prend trop la tête ou qu’il se pose trop de questions, se dit le producteur en écoutant Savie lui répondre avec une simplicité désarmante. Il aimerait arriver à voir les choses sous cette perspective, à admettre que parce qu’il a besoin d’aide, il est normal que les gens l’aident. Il envie l’évidence avec laquelle la blonde lui répond, mais se contente d’un léger sourire quand elle le taquine gentiment. « Eh, je ne suis pas si vieux que ça, quand même… » Plaisante-t-il, pour une fois sans arrière pensée. Dans d’autres circonstances, ils arriveraient sans doute à s’entendre mieux que ça, tous les deux, et au fond, plus le temps passe, plus Max se dit qu’il pourrait finir par apprécier Savannah Cartwright. « Comment ça se présente, alors ? » Risque-t-il ensuite en tournant la tête vers l’écran de la machine. « Vous avez trouvé la preuve que j’ai un cœur, finalement ? » Un cœur d’artichaut même, en réalité. C’est que la blague était tentante, et Max en est plutôt content.

Malheureusement, si l’atmosphère s’était réchauffée, ça ne dure pas vraiment, puisque rapidement, Savannah lui fait comprendre qu’elle ne se contentera pas de la version que Max a donné aux gens de son équipe. Et la question qui suit lui fait réaliser qu’il a merdé – il le savait, que c’était une mauvaise idée de s’ouvrir un peu plus. « C’est dur d’être toujours là, parce que je me réveille et que je constate que ce foutu accident n’était pas juste un cauchemar. » Il soupire. « Pas parce que j’aurais voulu y rester. Au contraire, je suis très content d’être encore là. Enfin, pas là à l’hôpital, ça je m’en dispenserais volontiers, mais vous voyez ce que je veux dire. » Peut-être pas totalement, et Max se doute qu’il va encore avoir des questions. Après tout, elle lui a dit qu’elle ne le croyait pas. Peut-être qu’il peut dire les choses sans totalement perdre la face. « Vous avez des enfants, docteur Cartwright ? » La question parait très éloignée de son cas, mais il estime que c’est une bonne approche. Puis sans regarder la blonde, il ajoute : « Si je vous explique ce qu’il s’est passé, on est d’accord, ça ne sort pas d’ici ? Et c’est juste à des fins médicales ? » Personne d’autre ne doit l’apprendre. Et même là, il est à deux doigts de s’écrouler, alors si ça sort de cette chambre d’hôpital, Max est foutu.

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MessageSujet: Re: That's not even what you call war || Savannah That's not even what you call war || Savannah  EmptyVen 14 Juin - 21:51

Quarante-six ans ce n’est pas vieux, c’est sûr. Mais ça reste plus vieux que moi et je m’amuse à taquiner le quarantenaire. Il ne connaît pas mon âge. Quant au sien, je le connais grâce au dossier médical qui a été constitué lors de son arrivée en fanfare. Privilège des médecins sans doute. Même si il est plus âgé que moi il faut que je lui fasse comprendre que le soignant, c’est moi… et que je ne suis pas une jeunette arriviste qui va le laisser tomber à la première difficulté.

Un sourire naît sur mes lèvres à la vue de l’électrocardiogramme. J’aime mon boulot. Du moins quand j’ai la preuve que je ne me suis pas plantée et que j’ai de bonnes nouvelles à annoncer à un patient. « Plutôt pas mal… » dis-je, tout sourire. J’ose même rire à sa petite plaisanterie sur l’existence – présumée – de son cœur. « Hé, si vous n’aviez pas de cœur je n’aurais pas passé trois heures à le rafistoler ! » je rappelle alors. On imagine jamais combien il est difficile de réparer les dommages causés au corps. Un choc à la tête peut provoquer un hématome sous-dural qui nécessitera de nombreuses heures d’intervention. Un caillot sanguin de la taille d’un pépin de raisin peut entraîner une paralysie de la moitié du corps… alors il ne faut pas minimiser tout ça. Max est un miraculé, vu l’état de la bagnole.

Il ne s’en rend visiblement pas compte puisqu’il continue de dire qu’il regrette de s’être réveillé… quiproquo ou lapsus révélateur ? Il soutient que c’est juste qu’il ne veut pas rester ici, à l’hôpital. Je ne suis pas dupe et n’hésite pas à le lui faire savoir. Ma franchise est un atout avec Max. Je pense qu’il ne faut pas le prendre avec des pincettes comme je peux le faire avec d’autres patients. Une de mes anciennes collègues était super compétente et apprenait tout ce qu’elle savait à des étudiants pour la relève. Elle faisait un boulot de dingue. Sauf qu’elle n’était pas pédagogue et se fichait de paraître pour une méchante. Elle disait tout et partait souvent en clash avec les étudiants. Le hic c’est que les étudiants ressortaient de là enrichis, mais peu confiants en eux car elle n’avait cessé de leur répéter qu’ils pouvaient encore s’améliorer. Ne dire que ce qui ne va pas, ce n’est pas une solution. Et c’est à cette collègue que je pense maintenant. Est-ce que j’ai vraiment la bonne attitude avec Max ? Ou devrais-je le cocooner ? Je reste silencieuse alors qu’il me débite son discours de revenant. J’enlève rapidement les électrodes et essuie son torse.

« Oui j’ai une fille, Amy. » je lui réponds quand il me demande si j’ai des enfants. « Si je vous explique ce qu’il s’est passé, on est d’accord, ça ne sort pas d’ici ? Et c’est juste à des fins médicales ? » Mon baromètre de confidences sonne dans le rouge. On y est… j’ai visiblement choisi la bonne approche, en fait. Mon visage se radoucit pour tourner un visage empli de compréhension vers Max. « Oui bien sûr… et puis, si je dis quoi que ce soit, vous n’aurez qu’à me faire un procès. » fais-je avec un léger sourire sur la fin. Les procès médicaux n’ont parfois ni queue ni tête, le respect du secret médical reste toutefois un élément immuable dans la pratique hospitalière. " Plus sérieusement... je ne suis pas là pour vous juger. Quoi que vous me disiez. "

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