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That's not even what you call war || Savannah

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Max Julliard
Max Julliard
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Crazyoilmachine, Wanguard, Ritchie...
TES DOUBLES : Richard Lyon - John Harding
TON AVATAR : Mark Ronson
TES CRÉDITS : COM (avatar + code) + colonel-clucker.tumblr.com (gifs sign) + Penny (with love)
TA DISPONIBILITE RP : That's not even what you call war || Savannah  H00QVD4
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POINTS : 3831
ARRIVÉE À TENBY : 14/08/2018
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ÂGE DU PERSONNAGE : 46 ans (3 janvier)
CÔTÉ COEUR : 5 mariages foirés au compteur. Et l'envie de se lancer dans une nouvelle histoire d'amour avec une jolie blonde d'origine russe. Après tout, de call-girl à nouvelle femme, le chemin n'est pas si long que ça, non ?
PROFESSION : Producteur et DJ, ancien pilote de Formule 1, et jet-setteur professionnel
REPUTATION : Il est tellement infect, le cliché parfait de la rock-star, toujours en train de boire, avec une fille différente au bras...vous saviez qu'il avait eu un grave accident de voiture ? Moi je crois que c'est plutôt une overdose et qu'il veut éviter le scandale..Il n'est vraiment pas net, comme type.


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MessageSujet: That's not even what you call war || Savannah That's not even what you call war || Savannah  EmptySam 6 Avr - 18:50


Sometimes I think it's gettin' better
And then it gets much worse
Is it just part of the process ?
Well, Jesus Christ, it hurts...

Ça fait quelques jours seulement que Max est à l’hôpital et il n’en peut déjà plus. Le producteur se dit qu’il serait tout de même clairement mieux chez lui. Mais il ne peut pas y faire grand-chose, tout simplement parce qu’il n’est pas en état de vraiment protester – ou peut-être aussi parce que tout le monde semble avoir pris le parti de décider pour lui de ce qui est mieux ou non, alors qu’il voudrait surtout qu’on lui fiche la paix. Cette attitude d’ours se ressent férocement lorsqu’il a des visites : il n’a pas fallu longtemps pour qu’il soit odieux avec ses parents, même son père qui était bien attentionné, et Prudence, sa sœur, qui est pourtant infirmière à l’hôpital et qui est habituée aux frasques des patients, lui a carrément balancé qu’elle refusait de revenir le voir tant qu’il se comporterait comme un sale con. Au départ, Max se disait que ce n’était pas un mal d’avoir moins de visites. Il n’en peut plus, des questions des gens, questions auxquelles il n’a pas envie de répondre, parce qu’il a honte. Il ne veut pas expliquer ce qu’il s’est vraiment passé, et il s’en tient férocement à son mensonge. Il a passé le cap ; il a compris le message. Il veut vivre, voilà, et il a fait une connerie, et il veut l’oublier. Alors ces gens qui s’inquiètent, c’est bien gentil à eux, mais Max préfèrerait qu’ils l’aident à avancer plutôt que de le prendre en pitié ou surtout d’essayer de savoir ce qui se passe. Et puis il est fatigué, et il a mal, vraiment, en permanence. Ça lui fait du bien, de se reposer, mais il s’est aussi mis assez vite à tourner en rond.

C’est là que c’est franchement devenu insupportable et qu’il s’est dit que finalement, il aurait peut-être mieux valu que les gens restent et passent le voir. Car maintenant, Max s’ennuie férocement. Il ne veut pas seulement rentrer chez lui parce qu’il n’aime pas l’ambiance de l’hôpital ou parce qu’il en a marre de la pitié de tout le monde. Non, il veut aussi rentrer parce qu’il a envie de faire des choses, de bouger, de jouer de la guitare, d’aller se promener, de recommencer à travailler. Toutes ces petites choses qu’il n’appréciait plus et qui lui manquent maintenant cruellement. En attendant, il stagne, n’étant pas capable de grand-chose, ce qui l’agace encore plus. Se lever est un calvaire pour lui, marcher est difficile, se laver relève du tour de force, et s’habiller, il n’en parle même pas. Entre la douleur, la fatigue, et l’ennui, Max en arrive à être désespéré alors qu’il voudrait arriver à tourner la page. Là, il n’a rien à faire d’autre que ruminer en regardant en boucle des chaines de télé qui passent des clips, et plus il rumine, plus il pense à ce qu’il a fait, et plus il a honte et plus il se sent mal. Peut-être qu’il devrait en parler à quelqu’un, mais clairement, Max n’est pas prêt. Il voudrait déjà sortir de là, mais pour ça, il faudrait progresser, et ses progrès sont minimes. Quelques pas pour sortir fumer une cigarette ont constitué le maximum d’effort qu’il pouvait faire, cette semaine, et ça lui a valut plusieurs heures de repos après, et des douleurs abominables. Au moins, songe-t-il avec humour, Megan et Judith ont pensé à lui apporter des pyjamas et il n’est plus condamné à cette immonde blouse d’hôpital du début. Heureusement que le ridicule ne tue pas…

Pour le reste, Max est un peu perdu ; personne ne lui dit rien, et il n’a pas encore de téléphone pour parler avec les gens, donc il a passé quelques jours dans le silence le plus total, entrecoupé seulement de quelques visites de médecins. Parlons-en, des médecins, tiens, qu’il se dit, amer. Savannah Cartwright lui a probablement sauvé la vie, par exemple, il en est bien conscient quand il évoque la cardio-chirurgienne, mais tout de même, c’est long, il voudrait bien rentrer. D’ailleurs elle doit repasser le voir pour un contrôle de routine. La voilà justement qui arrive ; il reconnait son pas dans le couloir, différent de celui de l’infirmière. « Entrez, docteur, je suis tout à vous. » Il a réussi à s’assoir seul sur le lit, une avancée minime mais dont Max va se contenter pour l’instant. « Vous m’excusez si je ne me lève pas, hein. Tous ces machins m’en empêchent. » Évidemment, il est encore branché à toutes sortes d’appareils barbares, qu’il doit se trainer quand il marche. Et il continue, toujours sur le même ton un peu goguenard, et un peu trainant. « Encore un examen, hein ? » Ses sarcasmes et son côté odieux doivent le rendre pénible. Mais inconsciemment, c’est comme toujours ce qui permet au producteur de tenir le coup. Ce n’est même pas contre Savannah, qui y a eu droit à chaque fois qu’ils se sont croisés. C’est la situation qui agace Max. Et sa propre fatigue, assortie de la douleur continue qu’il ressent à chaque instant. « Peut-être qu’après celui-là vous me direz enfin quand je sors. »

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Savannah H. Cartwright
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REPUTATION : On dirait qu'elle a réapparu, mais pour combien de temps ? Si j'en juge par les cernes sous ses yeux, son boulot l'accapare. Apès son escapade en France on a cru qu'elle lacherait du leste mais que nenni !


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MessageSujet: Re: That's not even what you call war || Savannah That's not even what you call war || Savannah  EmptyLun 22 Avr - 1:27

« Entrez, docteur, je suis tout à vous. » Une pointe de sarcasme semble poindre dans cette invitation. Max Julliard est têtu, très têtu. Il a d’abord été acharné à vivre malgré une période pendant laquelle on n’espérait pas vraiment que son cœur et son corps pourraient survivre, maintenant il s’acharne à faire tourner tout le service en bourrique. Les infirmières et les aides-soignantes n’en peuvent plus. Même les brancardiers l’évitent comme la peste. J’affiche un sourire de façade en entrant dans la chambre. Le trouver assis sur son lit est déjà un miracle en soi, bien que mon patient ait du mal à voir cela comme une évolution singulière. « Je suis la seule à être si bien accueillie ici, à ce qu’il paraît. » dis-je pour guetter une réaction de sa part. L’équipe soignante est indispensable, il n’en a probablement pas conscience… mais il va finir par se retrouver avec une rébellion sur les bras.

Il se doute déjà qu’un examen l’attend… Le sarcasme accompagne chacune de ses paroles depuis son arrivée. C’est saoulant mais pas irrémédiable. J’ai l’habitude. Et n’oublions pas que j’ai traité le fameux William Hardy et l’ai convaincu de se soigner. C’était un miracle pour cet inspecteur au caractère bien trempé. Donc Max Julliard, à coté… j’espère que ce sera du gâteau. Je comprends le quadragénaire : rester cloîtré ici est loin d’être une partie de plaisir. Son état de santé nécessite encore quelques jours d’hospitalisation. Ce ne sera pas ça le plus long, toutefois, ce sera toute la rééducation derrière. « Un petit examen de rien du tout, qui ne devrait pas vous faire peur. Je vais faire une échographie cardiaque pour vérifier qu’il n’y ai pas d’infection péricardique. Et ensuite on pourra retirer… » je pince les lèvres, regarde autour de lui et fait mine de compter pendant quelques secondes – histoire de le faire aller – « disons… deux câbles. C’est déjà pas mal. » Il ne lui restera que les perfusions, la pompe à morphine et l’oxygène qui n’est qu’en cas de besoin. J’amène l’échographe portable près de son lit et m’installe en face de lui pour être à sa hauteur. « Au niveau de la douleur… comment c’est ? La pompe à morphine suffit ? » je demande avec un air soucieux. La gestion de la douleur, c’est mon combat dans le service. Quand je suis arrivée les protocoles étaient bons à revoir. Avec la nouvelle mise à jour… tout est sous contrôle, ou à peu près. On fait de notre mieux. Et puis, utiliser une question anodine est toujours un bon moyen  pour engager la conversation sur d’autres domaines.

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MessageSujet: Re: That's not even what you call war || Savannah That's not even what you call war || Savannah  EmptyMar 23 Avr - 23:37


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C’est un éclair d’amusement malicieux qui passe dans le regard de Max quand Savannah Cartwright entre dans la chambre. « Il faut bien, si vous êtes capable de me sauver la mise avec vos bistouris, je suppose que vous êtes aussi capable de m’enfoncer, donc je vais éviter de trop vous contrarier. » Il a toujours été provocateur : ce n’est pas sa meilleure vanne, mais même à l’article de la mort ou épuisé, Max est incapable de s’arrêter. « Votre staff râle ? » Demande-t-il, innocemment. « Vous savez, je ne demande pas grand-chose, juste qu’on me fiche un peu la paix le temps que j’aille mieux et de rentrer chez moi. Après, je débarrasserai le plancher et on sera tous content de ne plus se supporter mutuellement. » Il veut juste un peu de calme, ou alors, si on vient le voir, qu’on le laisse tranquille avec l’accident et qu’on lui parle d’autre chose. « Je pense que la prochaine personne qui me demande si je vais bien, je l’étrangle. Évidemment que je ne vais pas bien, je me suis pris un putain d’arbre sur une route, je sais que je suis dans un état lamentable… » Continue-t-il, grinçant. A vrai dire, même en disant cela, l’ancien pilote le sous-estime peut-être un peu, cet état, n’ayant pas du tout conscience de l’ampleur de l’opération cardiaque qu’il a subi.

Malheureusement, pour l’instant, Max n’a pas le choix que de subir, c’est la chirurgienne qui a les cartes en main et qui décide un peu pour lui. A part ce cynisme et ce côté insupportable, il ne peut pas faire grand-chose de toute façon. « Rien d’inquiétant, rien d’inquiétant, parlez pour vous… » Dit-il en regardant avec un brin d’appréhension la machine que Savannah approche du lit. «…je sais pas trop comment vous comptez faire, avec ce foutu bras, je ne suis pas capable de grand-chose, pour le moment, vous savez. » Désavantage certain, comme tout le reste, sa fracture est située du côté gauche. Comme le cœur, en bonne logique. «  Si vous avez besoin que j’enlève, je ne m’en débrouillerai pas tout seul. » Pour la première fois ou presque, il n’est pas agressif, plutôt dépité. « C’est tellement pénible de demander de l’aide tout le temps…ça m’épuise. » D’ordinaire, quand il se déshabille devant une femme, c’est plus pour jouer au docteur que pour un examen médical. Et puis d’ordinaire, c’est plutôt lui qui les déshabille, d’abord, les filles…Le Dj aurait bien une demi-douzaines de blagues à sortir à Savannah à ce sujet, d’ailleurs, mais il se dit que ce n’est peut-être pas le moment, surtout qu’elle lui a annoncé qu’elle lui retirerait peut-être deux de ces affreux câbles si ça se passait bien.

Quant à la douleur, il fait aller. Max ne peut pas nier qu’il a mal de temps en temps, mais dans l’ensemble, il dort plus qu’il ne souffre. Un mal pour un bien, peut-être. « En dent de scie ? J’ai toujours des vertiges, mais je ne sais pas trop si c’est le dosage de morphine ou le contre-coup du choc et de la blessure à la tête. Sinon je dois vous avouer que je ne sens plus grand-chose tout court… » Il esquisse un mince sourire. « A part si j’essaie de faire un effort quelconque. Enfin, un effort…même me lever, ça a été compliqué. Ou si j’essaie de me déplacer, là, ça me fait mal, et au niveau respiration, je sens bien que ça ne suit plus. » Il n’est pas prêt de retourner s’intoxiquer au tabac dehors, ça lui a mis une éternité et la dernière fois, il était essoufflé en quelques minutes. « Quand je reste couché, ça va. Enfin, quand on me laisse me reposer, encore une fois. » Grogne le producteur, peu amène. Puis encore une fois : « Vous ne comptez vraiment pas me dire quand je pourrais partir, hein ? »


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MessageSujet: Re: That's not even what you call war || Savannah That's not even what you call war || Savannah  EmptyMar 21 Mai - 23:08

Les suppositions de Max sont vraies : si je suis capable, avec le bistouri, de la rafistoler après un grave accident ; je suis aussi capable de le tuer. Et super facilement, en plus. C’est ça le paradoxe ici. En moins d’une seconde on peut infliger des dégâts considérables à l’organisme humain. Que ce soit les os, les organes, la chair, … Mais pour le rafistoler il faut des heures et des heures, de la technique, du matériel de pointe et une équipe bien formée. Bien sûr je n’en dis rien à Max, me contentant de répondre à cette réplique par un sourire calculateur. C’est la seule réponse qu’il aura et elle suffit largement. Pour la suite je me contente de l’écouter râler sur sa condition et sur le fait que mon équipe en a marre de son comportement. Il vaut mieux qu’il dise tout ce qu’il a à dire, ça ne sert à rien de lui répondre là-dessus pour le moment. Je comprends qu’il en ai marre. Ce qu’il a subi est traumatisant et être emmerdé par des gens qui lui demandent dix fois par jour comment il va, c’est pas vraiment la définition du repos. Quand sa tirade est terminée je prends la parole. « Vous savez que si vous facilitez le boulot de mon équipe, vous sortirez plus vite ? Donc… ce que vous faites depuis votre arrivée n’est pas franchement la bonne solution. » Je dirai même que c’est franchement con, mais il reste mon patient.

Malgré son attitude bornée je décèle chez lui une lueur d’appréhension lorsque je lui parle de l’ECG. Il n’est pas si borné qu’il veut le faire paraître. Je crois qu’il veut retirer sa blouse tout seul puisqu’il dit que ça va être compliqué pour lui mais… il en est hors de question. « Je m’occupe de la blouse, ne vous en faites pas. » Je le rassure. Puis il me confie qu’il a horreur de demander de l’aide et je vois une fissure dans sa carapace. Ce bouclier qu’il s’est forgé depuis bien longtemps déjà, même avant que l’accident ne se produise. Il a quelque chose sur le cœur. Physiquement son cœur est en voie de guérison, mais tant que son esprit ne sera pas apaisé ça ne servira à rien. Alliant les gestes aux paroles, je recouvre le bas de son corps du drap blanc pour déboutonner sa blouse et la retirer. « Il faut prendre son mal en patience, malheureusement. Si vous étiez un peu plus agréable je pense que vous ne culpabiliseriez pas autant à l’idée de demander de l’aide. Parce que les gens le feraient avec plaisir, pour vous rendre service… et en voyant que vous galérez vous n’auriez même pas à demander, ils le feraient automatiquement. »

Je reconnais les douleurs dont me parle Max. En dent de scie… c’est marrant qu’il emploie ce terme car c’est exactement comme ça que l’on nomme les douleurs thoraciques consécutives à une intervention. Au repos il ne sent plus grand-chose, cependant quand il fait des efforts le producteur est vite essoufflé. « C’est normal que vous n’arriviez pas à suivre le rythme pour le moment. Votre corps a subi un gros traumatisme. Il guérit, ça demande énormément d’énergie. » Je demanderai quand même au neurologue de passer pour vérifier son crâne, juste pour être sure. N’en déplaise à Max… Quand il me demande quand il pourra sortir, je saisis la perche qu’il me tend pour aborder le sujet de l’accident, et de ce qui l’a causé… « Pour le moment, non. En fait on ne sait toujours pas comment c’est arrivé alors on reste prudent. Vous avez peut-être eu un malaise au volant, ce pour quoi vous avez eu l’accident. On en sait rien alors en attendant on avance pas. Vous vous souvenez de quoi exactement ? » je demande avec douceur, essayant de ne pas le brusquer. Et puis si il prend la mouche, je n’irai pas par quatre chemins. J’emploierai la manière forte.

@Max Julliard ♥

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MessageSujet: Re: That's not even what you call war || Savannah That's not even what you call war || Savannah  EmptyDim 26 Mai - 23:08

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Éloigner les autres pour qu’ils ne posent pas de questions, voilà comment Max procède. Ce n’est pas Savannah Cartwright qui va changer ça, même si au fond…il faut bien reconnaitre qu’elle n’a probablement pas tort. « Hmmmm. » Grogne-t-il, sans vouloir se mouiller. Manière de dire qu’il a compris. « J’essaie, je vous jure. » Mais le producteur est terriblement épuisé et facilement à bout de nerf. Et il y a un réel agacement envers toutes les questions qu’on lui pose. « Je sais que votre équipe fait ça pour m’aider, mais j’essaie déjà de… » De faire le point avec moi-même, d’accepter ce que j’ai fait. Mais ça, même à une chirurgienne tenue par le secret professionnel, Max n’a pas envie d’en parler. « …c’est dur à gérer. Je revois l’accident, encore et encore, tout le temps. Alors évidemment, quand je me réveille et que je suis toujours là…c’est dur. » Il n’en dit pas plus, parce que clairement, il a déjà beaucoup trop baissé sa garde auprès de Savannah, quand bien même son boulot est de l’aider.

Peut-être qu’il fend un peu trop l’armure justement, mais il n’a pas vraiment le choix, puisque la blonde décide d’autorité de l’aider à retirer cette blouse d’hôpital que Max déteste. « Ah…merci. » Répond-il. en profitant pour jeter un œil aux bandages qui recouvrent son torse – ce qu’il devine de sa peau varie entre le violacé et le jaune de mauvais augure. « Ça ne va pas faire mal, hein ? » Demande le producteur, toujours méfiant. A la limite, si ça ne fait pas mal, Max veut bien endurer les leçons de morales de la chirurgienne sans broncher, ce sera déjà ça de pris. « Ce n’est pas seulement ça…je sais bien qu’il y a des gens prêts à m’aider, ma famille le fait. Mais c’est dur quand même. Ce n’est pas seulement que j’ai l’impression de faire pitié, ça, ça passe mais je ne veux pas avoir le sentiment…je ne sais pas… D’être un poids, vous savez ? »

Mais ce sont déjà des confessions importantes pour Max, sans doute dictées par le fait qu’il est un peu trop anesthésié par les anti-douleurs et la fatigue. Ou peut-être qu’il a besoin de parler, qui sait ? En attendant, la discussion revient un instant sur un terrain plus médical. Avant de passer à une autre question, toujours plus délicate. « De ce que j’ai déjà dit à vos collègues. J’allais à une fête et je roulais sans doute trop vite, je ne faisais pas attention, et puis j’ai réalisé trop tard que je négociais très mal mon virage… » Là encore, il sait que Savannah ne veut pas l’enfoncer, mais il n’a clairement pas envie de lui dire quoique ce soit sur l’accident. « Écoutez, croyez-moi, il ne s’est rien passé de particulier, je n’ai pas fait de malaise, je sais que ce n’est pas ça, je sais que c’était juste de l’inattention, alors vous pourriez me laisser sortir, non ? S’il vous plait ? » Max pourrait bien sûr prouver qu’il n’a pas eu de problème de santé, mais cela reviendrait à avouer sa tentative de suicide. Donc il s’est piégé lui-même. Encore.

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Dernière édition par Max Julliard le Sam 1 Juin - 22:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: That's not even what you call war || Savannah That's not even what you call war || Savannah  EmptySam 1 Juin - 15:31

Les réminiscences dont me fait part Max me mettent la puce à l’oreille. «  …c’est dur à gérer. Je revois l’accident, encore et encore, tout le temps. Alors évidemment, quand je me réveille et que je suis toujours là…c’est dur. » A sa place je crois que je ressentirai la même chose. Les circonstances de l’accident sont floues, ce qui est assez perturbant pour le corps médical. A mon avis, Max a son opinion sur la question.

Certaines trahisons sont inévitables. Quand notre corps nous trahi, la chirurgie est souvent la clé d’un rétablissement réussi. Quand on trahi l’autre... ou qu'on se trahit soi-même, c’est plus compliqué de réparer les dégâts. On fait l’impossible, pour reconstruire la confiance qu’on a perdue, mais certaines trahisons, certaines blessures sont si graves, si profondes, qu’on est impuissant à les guérir. Et dans ces cas là, il n’y a rien d’autre à faire qu’attendre. Est-ce que j’ai vraiment le temps d’attendre que Max me dise ce qu’il s’est passé ? Ou bien faut-il pousser un peu les choses ? J’ai l’impression qu’il a laissé tomber le jeu du gros dur insensible. Je laisse planer un instant de silence pour le laisser digérer ses aveux et essayer de le faire parler un peu plus. Puis je continue l’examen et pose les électrodes sur son torse. « Non, au pire ça peut être un peu inconfortable si vous êtes douillet. » je lui réponds quand il me demande si ça va faire mal.

Je comprends que Max a peur d’être un poids pour les autres. Être dépendant de quelqu’un est une situation inconfortable. On a l’impression d’être plus bas que terre. Notre confiance en nous en prend une claque. Le problème n’est pas d’avoir des gens pour l’aider car visiblement Max en a dans son entourage, en revanche accepter cette aide est plus compliqué pour le producteur. « Vous avez besoin d’aide pour pouvoir guérir, ok ? Et plus tôt vous guérissez, plus tôt vous pourrez vous débrouiller tout seul. Vieux loup solitaire... » je dis en ponctuant la fin de ma phrase d’un sourire taquin.

Il me raconte à nouveau les même choses qu’il a dites à mes collègues. Que c’est de l’inattention, un mauvais virage, … je fronce les sourcils et soupire avec lassitude. « Je me fiche de ce que vous avez pu dire à mes collègues, Max. » La franchise est un de mes meilleurs atouts et peut, toutefois, me jouer des tours quand je ne fais pas attention. Les patients ne veulent pas que vous les dorlottiez, ils veulent la vérité. Vous pouvez le faire avec tact, évidemment. Si je veux aider Max je pense que l’honnêteté est ma meilleure alliée.  « Je ne suis pas vraiment dupe, vous savez ? » je dis avec douceur. « Vous vous êtes rendu compte, tout à l’heure, que vous avez dit que quand vous vous réveilliez et constatiez que vous étiez toujours là, c’était dur ? » Sur le coup je n’ai pas bien compris, est-ce qu’il regrettait d’être à l’hôpital, ou juste d’être en vie ? « Pourquoi ? »

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MessageSujet: Re: That's not even what you call war || Savannah That's not even what you call war || Savannah  EmptyDim 2 Juin - 22:11


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Il frissonne un peu quand la chirurgienne pose les électrodes sur son torse – c’est froid – mais n’ajoute rien de plus, parce qu’effectivement, ça ne fait pas vraiment mal. Peut-être qu’il se prend trop la tête ou qu’il se pose trop de questions, se dit le producteur en écoutant Savie lui répondre avec une simplicité désarmante. Il aimerait arriver à voir les choses sous cette perspective, à admettre que parce qu’il a besoin d’aide, il est normal que les gens l’aident. Il envie l’évidence avec laquelle la blonde lui répond, mais se contente d’un léger sourire quand elle le taquine gentiment. « Eh, je ne suis pas si vieux que ça, quand même… » Plaisante-t-il, pour une fois sans arrière pensée. Dans d’autres circonstances, ils arriveraient sans doute à s’entendre mieux que ça, tous les deux, et au fond, plus le temps passe, plus Max se dit qu’il pourrait finir par apprécier Savannah Cartwright. « Comment ça se présente, alors ? » Risque-t-il ensuite en tournant la tête vers l’écran de la machine. « Vous avez trouvé la preuve que j’ai un cœur, finalement ? » Un cœur d’artichaut même, en réalité. C’est que la blague était tentante, et Max en est plutôt content.

Malheureusement, si l’atmosphère s’était réchauffée, ça ne dure pas vraiment, puisque rapidement, Savannah lui fait comprendre qu’elle ne se contentera pas de la version que Max a donné aux gens de son équipe. Et la question qui suit lui fait réaliser qu’il a merdé – il le savait, que c’était une mauvaise idée de s’ouvrir un peu plus. « C’est dur d’être toujours là, parce que je me réveille et que je constate que ce foutu accident n’était pas juste un cauchemar. » Il soupire. « Pas parce que j’aurais voulu y rester. Au contraire, je suis très content d’être encore là. Enfin, pas là à l’hôpital, ça je m’en dispenserais volontiers, mais vous voyez ce que je veux dire. » Peut-être pas totalement, et Max se doute qu’il va encore avoir des questions. Après tout, elle lui a dit qu’elle ne le croyait pas. Peut-être qu’il peut dire les choses sans totalement perdre la face. « Vous avez des enfants, docteur Cartwright ? » La question parait très éloignée de son cas, mais il estime que c’est une bonne approche. Puis sans regarder la blonde, il ajoute : « Si je vous explique ce qu’il s’est passé, on est d’accord, ça ne sort pas d’ici ? Et c’est juste à des fins médicales ? » Personne d’autre ne doit l’apprendre. Et même là, il est à deux doigts de s’écrouler, alors si ça sort de cette chambre d’hôpital, Max est foutu.

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MessageSujet: Re: That's not even what you call war || Savannah That's not even what you call war || Savannah  EmptyVen 14 Juin - 21:51

Quarante-six ans ce n’est pas vieux, c’est sûr. Mais ça reste plus vieux que moi et je m’amuse à taquiner le quarantenaire. Il ne connaît pas mon âge. Quant au sien, je le connais grâce au dossier médical qui a été constitué lors de son arrivée en fanfare. Privilège des médecins sans doute. Même si il est plus âgé que moi il faut que je lui fasse comprendre que le soignant, c’est moi… et que je ne suis pas une jeunette arriviste qui va le laisser tomber à la première difficulté.

Un sourire naît sur mes lèvres à la vue de l’électrocardiogramme. J’aime mon boulot. Du moins quand j’ai la preuve que je ne me suis pas plantée et que j’ai de bonnes nouvelles à annoncer à un patient. « Plutôt pas mal… » dis-je, tout sourire. J’ose même rire à sa petite plaisanterie sur l’existence – présumée – de son cœur. « Hé, si vous n’aviez pas de cœur je n’aurais pas passé trois heures à le rafistoler ! » je rappelle alors. On imagine jamais combien il est difficile de réparer les dommages causés au corps. Un choc à la tête peut provoquer un hématome sous-dural qui nécessitera de nombreuses heures d’intervention. Un caillot sanguin de la taille d’un pépin de raisin peut entraîner une paralysie de la moitié du corps… alors il ne faut pas minimiser tout ça. Max est un miraculé, vu l’état de la bagnole.

Il ne s’en rend visiblement pas compte puisqu’il continue de dire qu’il regrette de s’être réveillé… quiproquo ou lapsus révélateur ? Il soutient que c’est juste qu’il ne veut pas rester ici, à l’hôpital. Je ne suis pas dupe et n’hésite pas à le lui faire savoir. Ma franchise est un atout avec Max. Je pense qu’il ne faut pas le prendre avec des pincettes comme je peux le faire avec d’autres patients. Une de mes anciennes collègues était super compétente et apprenait tout ce qu’elle savait à des étudiants pour la relève. Elle faisait un boulot de dingue. Sauf qu’elle n’était pas pédagogue et se fichait de paraître pour une méchante. Elle disait tout et partait souvent en clash avec les étudiants. Le hic c’est que les étudiants ressortaient de là enrichis, mais peu confiants en eux car elle n’avait cessé de leur répéter qu’ils pouvaient encore s’améliorer. Ne dire que ce qui ne va pas, ce n’est pas une solution. Et c’est à cette collègue que je pense maintenant. Est-ce que j’ai vraiment la bonne attitude avec Max ? Ou devrais-je le cocooner ? Je reste silencieuse alors qu’il me débite son discours de revenant. J’enlève rapidement les électrodes et essuie son torse.

« Oui j’ai une fille, Amy. » je lui réponds quand il me demande si j’ai des enfants. « Si je vous explique ce qu’il s’est passé, on est d’accord, ça ne sort pas d’ici ? Et c’est juste à des fins médicales ? » Mon baromètre de confidences sonne dans le rouge. On y est… j’ai visiblement choisi la bonne approche, en fait. Mon visage se radoucit pour tourner un visage empli de compréhension vers Max. « Oui bien sûr… et puis, si je dis quoi que ce soit, vous n’aurez qu’à me faire un procès. » fais-je avec un léger sourire sur la fin. Les procès médicaux n’ont parfois ni queue ni tête, le respect du secret médical reste toutefois un élément immuable dans la pratique hospitalière. " Plus sérieusement... je ne suis pas là pour vous juger. Quoi que vous me disiez. "

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MessageSujet: Re: That's not even what you call war || Savannah That's not even what you call war || Savannah  EmptyDim 30 Juin - 16:18

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Au final, même le résultat de cette opération et ces examens confirment à Max qu’il a eu beaucoup de chance. Et il ne peut s’empêcher de sourire quand Savannah le lui confirme, ni d’être reconnaissant, un peu. « Je suppose que je peux vous remercier, vous et vos équipes, pour ça… » Peu à peu, elle est arrivée à casser la gangue amère et cynique que le producteur s’obstine à créer autour de lui, comme une protection contre d’autres blessures, psychologiques, cette fois, qui pourraient encore venir. La chirurgienne peut vraiment le prendre comme une victoire : c’est la première fois que Max fait vraiment des efforts pour essayer de cesser d’être odieux avec le personnel de l’hôpital. « Ne criez pas victoire trop tôt, rien ne dit qu’il n’est pas en pierre, puisqu’il n’a pas trop mal résisté… » Réplique-t-il avec un rire amusé, qui le surprend lui-même. Au point qu’il s’arrête, pensif. « Je crois que c’est la première fois que quelque chose me fait rire depuis des jours…je suppose que je dois vous remercier pour ça aussi. » Il est gêné, presque aussi gêné de découvrir que malgré leurs caractères respectifs, il en vient à apprécier la chirurgienne. Et donc d’en venir à avoir honte de s’être comporté comme un abruti envers elle et le reste des infirmiers…peut-être qu’il essaiera de faire un effort, oui, du moment qu’on le laisse un peu tranquille par rapport à son accident…

Ou au moins qu’on le laisse décider un peu du moment et de la manière dont il veut en parler. « Amy… c’est un joli prénom. » Peut-être qu’elle comprendra, puisqu’elle a une fille, peut-être que s’il dit les choses, il aura enfin la paix. « Qu’est-ce que vous voulez que je m’emmerde à vous faire un procès, je n’ai pas que ça à faire… » Un instant, le ton redevient bourru, mais Max n’est plus dans l’agressivité. « Tenez, aidez moi à remettre cette fichue blouse, plutôt… » Il se rend compte du travers dans lequel il retombe et il corrige plus doucement : « S’il vous plait. »

En réalité, Max tente aussi de gagner du temps, de réfléchir à ce qu’il va dire. Et il n’y a pas de bonnes méthodes pour dire ça, alors il retombe un moment dans une sorte de silence méditatif et mélancolique. « J’avais deux filles… » Finit-il par souffler sans regarder Savannah. « Quand j’étais pilote, une d’entre elle est décédée, c’était un accident, un autre pilote a perdu le contrôle…elle n’avait que douze ans. Ma petite Melody. Ma toute petite... » Sa main valide n’est plus qu’un poing fermé, qui tremble de façon incontrôlable, de tristesse et de colère. A nouveau, ce silence, lourd, pesant, mais il finit par reprendre. « Ca fera onze ans, cette année…mais ce n’est pas pour ça que ça devient plus facile. » Il déglutit péniblement, finit par relever la tête vers Savie. « Je ne sais pas si vous pouvez imaginer ce que c’est…je crois que oui. » Il baisse de nouveau la tête. « Je m’en suis jamais vraiment remis et je…ce soir là…le jour de l’accident…c’était pire que les autres soirs. Et j’ai réalisé trop tard ce que je faisais… » Il n’arrivera pas à dire plus, il ne peut pas.

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MessageSujet: Re: That's not even what you call war || Savannah That's not even what you call war || Savannah  EmptyMer 24 Juil - 1:55

Voilà que Max se met à me remercier, à demi-mots, pour les soins prodigués par toute l’équipe. En sortant il faudra que je vérifie si les poules ont des dents. Sait-t-on jamais. Je m’aperçois qu’à force de côtoyer Max son cynisme m’atteint plus que je ne le voudrais. A petite dose c’est cool, en revanche quand c’est un mode de vie c’est assez compliqué. J’ai eu du mal à cerner Max lorsqu’il a été assez en forme pour parler et exercer son caractère. C’est un sacré personnage. Sous cette carapace – aussi épaisse que celle d’un dinosaure – se cache bien quelqu’un. « Remerciez-vous vous même, elle était vraiment bonne ! ». Je suis contente d’assister à ses premiers éclats de rire depuis le début du séjour. Éclat, c’est sûrement un grand mot, disons qu’il rit quoi. « Allez, il y a du positif : vous pouvez voir mon beau sourire plusieurs fois par semaine. » Mes espoirs de sortie anticipée pour le producteur s’amenuisent quelque peu au fil des jours. Il se remet mieux que je ne le pensais, ce n’est toutefois pas suffisant pour le faire sortir plus tôt que prévu. « Vous resterez encore une semaine je pense, au moins. Et si un programme de soin peut être mis en place chez vous, on pourra vous faire rentrer. Avant tout ça il faut que je sois sûre que le programme de soin sera respecté alors… ça prend un peu de temps. » je précise pour lui remonter un peu le moral. Cela fait des jours qu’il me demande quand il pourra sortir, j’espère ne pas lui mentir en lui disant cela. Une semaine, c’est bien… si il n’y a pas de complications du moins. Si l’hospitalisation à domicile ne peut pas être mise en place, il devra rester bien plus ici, ou aller dans un centre de convalescence. La rééducation va être extrêmement longue pour lui et il lui faut tout le soutien qu’il peut avoir.

« Tenez, aidez moi à remettre cette fichue blouse, plutôt… »fait-il de son habituel air bouguon, avant d’ajouter : « S’il vous plait. » L’étonnement s’empare de moi, ces marques de politesse sont appréciables de la part du producteur et je ne manque pas de lui faire remarquer. « Ah, vous voyez que vous progressez. Encore un peu et je fais de vous un gentleman que toutes les filles s’arrachent. » Il y en a une ou deux qui n’ont pas rechigné à venir prendre soin de lui lorsque je leur confiai des soins. Malgré son caractère Max reste un bel homme.

Je l’aide à remettre sa blouse. Une once de vulnérabilité émane de lui… je l’ai poussé dans ses retranchements. J’espère un instant ne pas être allée trop loin… ne pas le replonger dans des souvenirs trop douloureux et faire pire que mieux. Le faire parler, sans s'appesantir. C’est là toute la difficulté. J’apprends qu’il n’a pas qu’une fille, mais qu’il en avait deux. Un silence se glisse entre ses paroles. Je ne dis rien et en profite pour le laisser parler. A l’école, on nous parlait toujours du silence dans les entretiens d’aide thérapeutique. Si un étudiant était présent, il comprendrait immédiatement de quoi on parle. Se taire c’est laisser la place à l’autre d’exprimer ce dont il a envie.

Max pense que je peux imaginer ce qu’il ressent, mais je ne pense pas pouvoir mesurer l’étendue de la peine qui est la sienne. Perdre un enfant n’est pas imaginable. Ce n’est pas l’ordre des choses… « Je m’en suis jamais vraiment remis et je…ce soir là…le jour de l’accident…c’était pire que les autres soirs. Et j’ai réalisé trop tard ce que je faisais… » termine-t-il dans un souffle laborieux. Mon esprit prend un instant pour digérer l’histoire de mon patient. Je me doutais qu’il avait éprouvé des difficultés, cependant je ne pensais pas qu’il avait perdu autant. « Pour être honnête je ne pense pas que je puisse comprendre l’ampleur de ce que vous avez vécu. Perdre une fille ça doit être… une immense douleur. Pire que ça. Je préfère ne pas imaginer perdre Amy. Les enfants ne sont pas censés partir avant leurs parents. » lui dis-je doucement avant de lui prendre la main pour reprendre : « Mais tout ça n’est pas votre faute. Vous pensez que Melody aurait voulu voir son père ainsi ? Qu’elle aurait refusé que vous poursuiviez votre route et ressentiez un peu de bonheur à nouveau ? » J’ai l’impression de prononcer un discours bateau, on a déjà dû lui dire cent fois. Pourtant si Max ne le comprend pas, je me ferai un plaisir de lui répéter pour qu’il intègre mes paroles. Je comprends à présent le comportement protecteur qu’il a adopté.
@Max Julliard

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MessageSujet: Re: That's not even what you call war || Savannah That's not even what you call war || Savannah  EmptyDim 28 Juil - 16:38

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Est-ce que Max finirait par apprécier Savannah Cartwright ? Pas impossible. En tout cas, elle a réussi, à force de patience, et alors que ce n’était pas gagné, à le faire rire. « Il parait que je peux être drôle, quand je ne suis pas trop occupé à être ronchon. » S’amuse-t-il. Ils arrivent à présent à plaisanter. Est-ce que ça veut dire qu’ils parviendront mieux à se supporter jusqu’à ce qu’il s’en aille et qu’il rentre chez lui ? Au fond, Max l’espère. Il est capable de rester odieux jusqu’au bout, mais il est fatigué de lutter contre tout le monde, au fond. Si cela peut faciliter les choses, et s’ils arrivent à se parler, tant mieux. « Oui, c’est vrai…ne dites juste pas ça à ma copine, je ne crois pas qu’elle verrait les choses d’un œil positif. » Mais c’est vrai, Savannah Cartwright a un joli sourire, ce que Max découvre maintenant qu’ils ont réussi à faire tomber un peu la tension.

Et peut-être que c’est enfin la bonne méthode, parce qu’elle lui répond enfin avec sérieux et précision sur le moment de sa sortie. « Une semaine…d’accord. » Il hoche la tête pensivement, écoutant ce qu’elle dit à propos des traitements et des soins. « Combien de temps ça va prendre, en tout ? Vous avez une idée ? » Max n’est pas sûr qu’il aimera la réponse, mais il se doit de demander ce qui va se passer pour la suite. Il a peur de rester immobilisé longtemps et de ne rien pouvoir faire. « Je veux dire…est-ce qu’à un moment je pourrais reprendre le travail ? Je sais…enfin, vous devez connaitre ma réputation, je suppose que c’est pour ça que vous me dites que vous devez être sûre que le protocole de soin sera respecté. » Celle du junkie, de l’alcoolique et du fêtard. Et tout ça est vrai, Max ne peut pas le nier. Mais il est prêt à faire des efforts – simplement parce qu’il a envie d’aller mieux et qu’il ressent moins le besoin d’un paliatif quelconque. Il a envie de continuer, de vivre, il lui faut juste du temps pour l’accepter. « Je n’ai pas envie de risquer d’y passer encore une fois… je ferais ce que vous me direz de faire. Mais concrètement, qu’est-ce que je n’aurais plus le droit de faire ? Et j’ai entendu les infirmières parler de rééducation, mais ça consiste en quoi au final ? » Il secoue la tête doucement, soudainement plus abattu : « Je ne sais même pas si je vais pouvoir recommencer à travailler… » Cette perspective lui fait peur, autant que toutes les questions qu’il a et auxquelles il doit répondre l’épuisent.

Savannah fait de son mieux pour l’aider, Max s’en rend bien compte. En arrivant à le faire rire une nouvelle fois, elle lui permet de sauver la face encore un instant. « J’ai toujours été un gentleman que toutes les filles s’arrachent, voyons. C’est mon côté mystérieux…» Plaisante-il encore une fois. « Enfin, quand je ne suis pas en blouse d’hôpital, disons. »

Mais c’est bien la dernière fois qu’il rit, car le producteur craque, finalement. Il raconte, un peu, mais ça l’épuise. Il ne voulait que raconter pour avoir la paix, il n’est pas sûr de pouvoir écouter ou même de vouloir écouter ce que lui dit la chirurgienne, quand bien même elle est manifestement sincère. Il a besoin qu’on lui dise de continuer et que ce n’est pas sa faute, mais pas venant de quelqu’un qu’il ne connait que mal.  Non, bien sûr que Melody n’aurait pas voulu ça, mais ce n’est pas la question. « Elle n’aurait pas voulu mourir, surtout, elle n’avait que douze ans, elle ne pensait pas à tout ça… » Il secoue de nouveau doucement la tête, se renfermant sur lui-même, sur cette blessure qui reste et qui constitue le seul souvenir un peu vivant, paradoxalement, de Mel. « Je suis fatigué, maintenant…je crois que je vais me recoucher. » Ce n’est pas vraiment qu’il veut mettre fin à la conversation – enfin si, un peu, mais pas trop brutalement, alors il reprend finalement : « Je ne veux pas…j’ai pas envie de parler de ça. De ce qui lui est arrivé, vous comprenez ? » Il en parlera peut-être, une autre fois, à des gens en qui il a toute confiance. S’il a courage, peut-être même qu’il retournera voir un psy. « Si je vous l’ai dit c’est pour que vous compreniez ce qu’il s’est passé. Et que vous compreniez pourquoi je sais que je n’ai pas de malaise ou quoi que ce soit du même style. Et… Ca n’arrivera plus. » Il soupire lourdement, et relève la tête vers Savannah. « J’ai changé d’avis, vous voyez, au dernier moment. Ma fille – mon autre fille, Megan – m’a envoyé un sms…et j’ai compris que je ne pouvais pas, que j’allais perdre tous ceux qu’ils me restaient. J’ai essayé de faire remonter la voiture sur la route, mais c’était trop tard, alors j’ai juste pu faire ce qu’on m’avait appris quand j’ai commencé à piloter, dévier pour limiter le choc. Si je m’étais pris l’arbre frontalement, j’y serais resté… » Cela tire un frisson au producteur. Il ne sait pas quoi dire de plus, parce qu’il est vraiment fatigué.

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MessageSujet: Re: That's not even what you call war || Savannah That's not even what you call war || Savannah  EmptyLun 19 Aoû - 2:19

Les blagues et chamailleries s’enchaînent et je découvre un Max plaisantin. C’est agréable de le voir oublier quelques secondes son lit d’hôpital. Si mon but est de le faire sortir aussi vite que possible de l’hôpital, mes objectifs sont multiples… et parmi eux figure celui d’adoucir ces moments passés loin de chez lui. Trop souvent on se contente de traiter les symptômes puis de renvoyer les patients chez eux. On découvre ensuite que les symptômes étaient bel et bien dus à une cause sous-jacente qu’on aurait pu découvrir si on avait pris ce putain de temps qui manque au système médical actuel. Je ne veux pas revoir Max dans un mois, ni même deux, parce que je n’aurais pas pris cinq foutues minutes à l’écouter.

La reprise de son travail inquiète beaucoup Max. D’après ce que j’entends, il est très pessimiste et ne crois pas que ce sera possible. Je pose ma voix pour lui expliquer : « Je suis certaine que vous pourrez reprendre votre travail si vous respectez les recommandations. Je ne suis pas traumato alors je ne pourrais pas vous dire précisément, mais la rééducation prendra au moins deux mois. Sans compter la kiné respiratoire pour aider votre poumon à se replacer correctement. » A chaque blessure correspondait des recommandations particulières et une rééducation spécifique. Et des blessures, Max en possédait de nombreuses… mais j’avais espoir. J’ai froncé les sourcils quand il m’a parlé de sa réputation. Oui j’avais entendu certaines choses. Ne comptais que ce que je voyais. « Peu importe votre réputation, je ne crois pas les ragots. » fais-je simplement.

Je me rends compte, par la flopée de questions posées, qu’il est un peu perdu. Je le serais aussi, à sa place. Accident grave, commotion, fractures, et j’en passe… ça fait beaucoup. « Concrètement, il faudra modifier votre hygiène de vie. Si vous preniez des substances illicites, c’est terminé. Vous pourrez toujours vous soûler de temps en temps, je ne vous demande pas d’être un moine… il faut savoir s’amuser aussi. » La pire crainte des patients, c’est de ne plus pouvoir faire quoi que ce soit. Alors ils respectent drastiquement les consignes pendant une semaine ou deux puis, considérant que c’est trop dur, ils reviennent à leurs mauvaises habitudes. Mais ce n’est vraiment pas une bonne solution. « Faites un peu de cardio pour ré-entraîner votre cœur aussi. Mais on pourra parler de ça plus en détails plus tard je pense, et je ferais venir les kinés pour qu’ils vous épaulent. Ça vous va ? »

Sa fille n’avait que douze ans lorsque elle est décédée. Je ne savais pas qu’il avait vécu pareil deuil. Et soudain je comprends un peu mieux pourquoi il en est arrivé là. On ne met pas au monde des enfants pour les voir partir. L’épuisement se lit clairement sur les traits du producteur. Est-ce la fatigue de la journée ou celle due à la confession de son acte ? Nul ne le sait. Il termine ses confessions l’air éreinté. Je hoche la tête lorsqu’il me demande si je comprends qu’il ne veut pas en parler. Alors je le laisse décider de ce qu’il veut me dire et je ne pipe pas un mot. Si il n’avait pas changé d’avis en cours de route, si Megan ne lui avait pas envoyé ce fameux SMS, il serait mort…

Toutes mes années d’étude ne servent à rien dans ces cas-là. Ceux où on reste bouche bée face à la détresse d’un patient. Qu’on ne sait pas si ce que l’on va dire va mettre fin à la relation de confiance qu’on a instaurée, ou si cela va réellement aider. « Je… j’apprécie que vous m’ayez confié ça, Max. Vraiment… j’imagine que ce n’est pas facile. » Je peine à trouver les mots, le silence se fait lourd un instant avant que je ne reprenne : « Ce n’est pas votre faute, vraiment pas… continuez à vivre, à profiter de Megan. Vous n’oublierez jamais Mélody, c’est certain, mais la douleur de sa disparition peut se faire moins vive. » je lui dis alors. Consulter un psy pourrait l’aider, lui aurait les mots justes, lui saurait quoi dire. Toutefois un psy n’aurait peut-être pas ce franc parler que j’ai avec lui… « est-ce que vous voulez encore en parler ? » je demande finalement.

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MessageSujet: Re: That's not even what you call war || Savannah That's not even what you call war || Savannah  EmptyVen 23 Aoû - 0:50


Sometimes I think it's gettin' better
And then it gets much worse
Is it just part of the process ?
Well, Jesus Christ, it hurts...

Ne pas savoir dans quel état il sera après la sortie de l’hôpital et combien de temps il lui faudra pour retrouver toute sa forme, voilà quelque chose qui cause une grande anxiété à Max. Pourtant, Savannah Cartwright parvient un peu à apaiser cette appréhension en lui indiquant pour combien de temps il en aura. Même si ce n’est pas précis et que c’est assez astreignant, il se rend bien, par lui-même, compte que c’est nécessaire. Max n’est clairement pas au mieux de sa forme, alors il hoche simplement la tête. « Deux mois au moins, hein ? Vous avez vraiment décidé de m’apprendre la patience de force, dans cet hôpital… » Cette fois, il ne ronchonne qu’en façade, et il baisse la tête pour dissimuler un léger sourire. Dieu sait qu’il ne sait pas être patient, Max. Mais il ne manque pas de ténacité, et il n’est pas idiot non plus : il veut guérir, alors quoique ça lui coute, il fera de son mieux. Peut-être qu’il doit aussi remercier Savannah Cartwright pour ça, pour lui avoir fait voir que pour gagner du temps, il n’avait pas le choix, parfois, que d’accepter d’en perdre.

Pour le moment, il lui est surtout reconnaissant de ne pas le juger à sa réputation. Oui, des substances illégales, comme la chirurgienne les appelle, Max s’en est mis un paquet dans le nez. La perspective de devoir arrêter ne le choque pas, il s’y attendait un peu, mais c’est brutal, il faut l’admettre. « Bon…je suppose que je n’ai plus qu’à essayer. » Il doit réussir, le producteur le sait, ou il ne fera pas long feu, ce qu’il devine avant même que Savie lui dise. « Enfin, il faudra déjà que j’arrive à me passer de la morphine pour avoir envie de prendre d’autre chose, je dois dire. » Il en plaisante, mais la sensation d’accoutumance à ce fichu anti-douleur est bien réelle et problématique. « De la cardio et un régime sain, je vais pouvoir poser pour des pubs dans les magazines. » Sans être un sportif aguerri, Max court un peu et il fait un peu de boxe à l’occasion, il n’a pas à rougir pour son âge. Mais on ne peut pas dire qu’il fasse attention à lui, c’est même tout le contraire. Au moins l’accident lui impose de se reprendre ; finalement, il y aura peut-être quelques côtés positifs à ça. Il appréhende moins, en tout cas, et c’est un peu plus serein qu’il approuve la dernière proposition de Savannah. « D’accord. Je vous remercie de m’avoir répondu honnêtement. » Max déteste la sensation de se faire mener en bateau et balader par des médecins qui eux savent ce qu’ils font, en le laissant dans le flou.

L’honnêteté de la jeune femme : c’est peut-être parce qu’il a vu cela, et la volonté sincère de l’aider, que Max a fini par se confier à Savannah. Mais remuer le passé, un passé qui, il n’y a pas si longtemps, l’a désespéré au point de vouloir en finir, épuise Max autant que ça lui fait du mal. Et il ne croit pas un moment que ça puisse faire moins mal un jour. « Après onze ans ? » Le sourire qu’il a est d’une tristesse infinie. Ce n’est peut-être que la fatigue ou la douleur lancinante qui lui transperce le corps de part en part, mais Max se sent soudain très vieux. « Non…ça ne va pas partir. C’est toujours là quelque part, avec moi. Pas littéralement, mais quelque part près de la région du cœur, vous voyez ? » Non, il sait que Savannah Cartwright ne voit pas, malgré toute sa bonne volonté et son désir de l’aider. « Ca n’en finit jamais, quand c’est aussi profond que ça. Il va falloir que je continue avec mes blessures. C’est le seul choix qu’il me reste, maintenant. Marcher blessé, ou mort. » Et il a déjà choisi de ne pas mourir. Mais ça ne veut pas dire qu’il ne souffre plus. Mais il y a des limites à ce qu’il peut partager, et le producteur n’a plus rien à dire. « Non. » Il secoue la tête, ce qui lui tire une grimace. Non, il ne veut plus parler. « Non, je crois que je veux juste…dormir, maintenant. » Max ajoute doucement, cette fois avec un vrai sourire : « Megan vient me voir tout à l’heure, il faut que je sois en forme. » Il relève les yeux vers Savannah, et un éclat plus rieur passe dans ses yeux. « Enfin, c’est relatif, ça dépend de ce qu’on appelle en forme…vous m’aidez à me recoucher, s’il vous plait ? » L’opération lui tire un grognement de douleur, mais le fait est qu’il est mieux allongé. Peut-être qu’il est mieux, tout simplement, même si ça ne durera pas forcément.

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