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All my confusion is waving goodbye || Meg & Judith

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Max Julliard
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Crazyoilmachine, Wanguard, Ritchie...
TES DOUBLES : Richard Lyon - John Harding
TON AVATAR : Mark Ronson
TES CRÉDITS : COM (avatar + code) + colonel-clucker.tumblr.com (gifs sign) + Penny (with love)
RAGOTS PARTAGÉS : 1733
POINTS : 2721
ARRIVÉE À TENBY : 14/08/2018

All my confusion is waving goodbye || Meg & Judith Tumblr_pitbx81QHD1vg2yxdo1_250
ÂGE DU PERSONNAGE : 46 ans (3 janvier)
CÔTÉ COEUR : 5 mariages foirés au compteur. Et l'envie de se lancer dans une nouvelle histoire d'amour avec une jolie blonde d'origine russe. Après tout, de call-girl à nouvelle femme, le chemin n'est pas si long que ça, non ?
PROFESSION : Producteur et DJ, ancien pilote de Formule 1, et jet-setteur professionnel
REPUTATION : Il est tellement infect, le cliché parfait de la rock-star, toujours en train de boire, avec une fille différente au bras...vous saviez qu'il avait eu un grave accident de voiture ? Moi je crois que c'est plutôt une overdose et qu'il veut éviter le scandale..Il n'est vraiment pas net, comme type.


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MessageSujet: All my confusion is waving goodbye || Meg & Judith All my confusion is waving goodbye || Meg & Judith EmptySam 23 Mar - 16:05


And the illusion start to tear
Let everybody stand and stare
'Cause now I have no fear
I knew that this would end in tears

Ça va passer, au départ, s’était dit Max. Mais ça n’est jamais passé. Bien sûr, il y a Yevgeniya, mais il n’y a pas que ça. Trop de boulot. Trop de drogues. Il a l’impression que plus personne ne l’écoute et surtout il a l’impression de ne servir à rien. Et bien sûr, comme toujours avec Max, il y a Melody. Ça fera bientôt onze ans, dans un mois ou deux c’est l’anniversaire de sa mort, et il réalise qu’il ne veut pas, qu’il ne peut pas le supporter, pas une fois de plus. Il est temps que ça s’arrête ; ce sera mieux pour tout le monde. Cette résolution, Max l’a pris quand il a passé un week-end de pêche avec son père et son frère en Ecosse. Un moment, ça l’a rendu plus calme, parce qu’il s’est dit que ça ressemblerait à un adieu, mais joyeux, plutôt doux. Oui, c’est la meilleure solution. Il a tout planifié en rentrant. Continué à répondre aux quelques sms qu’il a reçu, dit qu’il reviendrait travailler la semaine prochaine. Il ne veut pas qu’on l’empêche d’agir. Il ne veut inquiéter personne. Tout doit avoir l’air normal.

Il attend juste d’avoir l’occasion de sortir, ce qu’une fête lui fournit assez facilement. Personne n’a besoin de savoir. A posteriori, les gens penseront à un accident de voiture. C’est tellement facile, de rentrer dans un arbre en oubliant de freiner dans un virage, parce qu’on roule trop vite. Ca fera moins de peine aux gens, s’ils pensent qu’il a eu un accident banal. Ils s’en remettront mieux. Et lui, ça mettra fin à son calvaire. Surtout, n’ennuyer personne…

Alors Max lance la Ferrari à pleine vitesse sur la route, c’est normal, c’est logique, il a l’habitude de conduire comme ça, il sait où il peut foncer dans un arbre et où personne ne remarquera rien. Et bientôt, le virage apparait au détour de la route, c’est la fin, lisse, propre, un choc et c’est fini, terminé. Sauf que non. Alors qu’il se dirige droit sur l’arbre à pleine vitesse, son regard est attiré par la luminosité soudaine qui émane de son téléphone, posé sur le siège à côté de lui. C’est un message très court, de Megan. Qui lui demande s’il veut qu’ils se voient. Et là, Max réalise qu’il ne peut plus, et surtout qu’il ne veut plus se planter contre cet arbre. Alors il essaye de redresser la voiture, de remonter sur la route, mais en une fraction de seconde, c’est le choc, assourdissant, quasiment à pleine vitesse. Trop tard…

Quand il reprend conscience, la première chose qui frappe le producteur est la douleur lancinante qu’il a à la tête, côté gauche. C’est tellement fort que ça lui donne la nausée. Il y a du sang qui lui aveugle le visage. Et impossible de se dégager, de bouger, il est contre l’arbre, seule la portière écrasée de la Ferrari le sépare de celui-ci. Sonné, il ne comprend pas encore qu’il a un bras en miette et des côtes – voire pire – à peu près dans le même état. Il faut prévenir quelqu’un. Lentement mais sûrement, avec des gestes précautionneux et à force de gémissements, Max arrive à récupérer son portable. Il est encore allumé et il affiche encore le numéro de Megan. Avant que le téléphone ne rende l’âme, il réussit à taper un dernier sms. Maintenant, il n’y a plus qu’à attendre. Au loin, il entend une sirène, mais peut-être que c’est son imagination, ou qu’il rêve. Car il s’enfonce dans une profonde torpeur, des flashs rouges de douleur le marquant par moment, même s’il essaie de lutter. Il n’a pas envie de mourir, il veut vivre. Dommage de ne le réaliser que maintenant…

Le réveil est brutal : à vrai dire, c’est la douleur qui le fait reprendre conscience. Et il y a un bruit agressif, un bruit de machine électronique, ces trucs qu’on ne trouve que dans les hopitaux. Une seconde. L’hôpital ? Qu’est-ce qu’il fout à l’hôpital ? Max va pour se lever, au moins essayer de bouger, mais son corps le rappelle à l’ordre, dès qu’il esquisse un mouvement. « …ouch. » Bruit étouffé signalant son réveil, et la douleur qui le prend. En fait, il est strictement incapable de bouger, à part un peu la tête, mais ça lui donne une sacrée sensation de vertige. Mais ça entraine aussi du mouvement, quelqu’un qui se précipite. Megan. « M-Meg ? Ma chérie… » Il est incapable d’en dire plus ou de retenir les larmes qui coulent de ses yeux. « Où…Où ? » Où est-ce qu’on est ? Et quand ? Et surtout une autre question, bien plus importante. « Qu’est-ce que… » J’ai ? A nouveau, un pic de douleur, aigu et imprévisible, lui ravage la tête. Il a beaucoup de mal à respirer, aussi, comme si l’air ne passait plus dans ses poumons, et son flanc lui fait mal. « Mal. J’ai mal. » Parvient-il à articuler, retombant un peu dans sa torpeur initiale. « L’accident… » Il se souvient juste de ça, du choc, et d’avoir écrit à Megan. Sa petite fille. Cherchant à se raccrocher au réel, il attrape la main de sa fille pour ne pas sombrer. Il devine, malgré la douleur, l’inquiétude et la fatigue de sa fille, et il ne veut pas qu’elle comprenne, surtout pas, alors déjà, malgré tout, il se force à expliquer rationnellement les choses, quand bien même il voudrait juste dormir. Il ne veut pas lui causer plus d’angoisse alors qu’il n’a que de la gratitude pour Megan. « Merci... »  Sans elle, ça aurait pu se finir tout à fait autrement…

_________________

late night feelings
Help me understand, or take me as I am. I'll change my point of view, anything for you. Got the whole world in our hands, c'mon take a chance & start anew...

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Megan Julliard
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Boston
TES DOUBLES : Fiona, Eléa, Gwen, Lexia, Dylana & Keelin
TON AVATAR : Maria Pedraza
TES CRÉDITS : ava - chrysalis, signa - astra, gifs - chittockwrites
TA DISPONIBILITE RP : En cours : Max & Judith.
RAGOTS PARTAGÉS : 79
POINTS : 56
ARRIVÉE À TENBY : 19/03/2019

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ÂGE DU PERSONNAGE : 20 ans (18 juin)
CÔTÉ COEUR : Côté quoi ?
PROFESSION : Etudiante en droit, elle hésite à continuer dans cette voie mais elle n'ose pas en parler à sa famille.

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MessageSujet: Re: All my confusion is waving goodbye || Meg & Judith All my confusion is waving goodbye || Meg & Judith EmptyDim 31 Mar - 15:05

Bring me home in blinding dream
Through the secrets that I have seen
Wash the sorrow from off my skin
And show me how to be whole again
Cause I'm only a crack in this castle of glass.

Reposée, Megan venait de revenir à Tenby après être partie quelques jours avec des amis au ski. Cette semaine off loin des cours lui avait permis de déconnecter et de s’amuser, de ressouder des liens et de s’améliorer sur la neige. Avant la rentrée, elle espérait pouvoir passer du temps avec sa famille aussi, notamment son père qu’elle ne voyait pratiquement que lors des vacances scolaires. En son absence, elle imaginait déjà avec humour quelle sorte de scoop ou de scandale avait éclaté autour de lui. Selon la presse anglaise, il rencontrait une nouvelle femme avec qui il se marierait toutes les semaines. Certes, Max avait connu beaucoup de femmes différentes mais la liste de ces mariages tenait encore sur les doigts d’une seule main. Quand le père et la fille se voyaient, ils en riaient même s’il tenait souvent à lui rétablir la vérité. Son père avait toujours veillé à ce qu’elle ne croit pas aux sornettes médiatiques ou à l’informer avant la presse de ce qui était vrai. Ils ne se voyaient pas souvent, parce que le DJ et producteur voyageait à travers le monde pour assurer ses contrats, toutefois ils passaient du temps de qualité quand ils se retrouvaient enfin. Par contre, la petite Julliard ne s’attendait pas à la frayeur soudaine qui s’empara d’elle lorsqu’elle envoya un texto à son père et qu’elle reçut sa réponse. Il fallut plusieurs secondes, pourtant précieuses, à Megan pour percuter le message que venait de lui envoyer son père. Il avait fait un accident. Le sang de la jeune fille se glaça et sa respiration se suspendit. A quel point était-ce grave pour qu’il lui demande d’appeler les secours ? Les secours. Elle retrouva enfin sa mobilité et composa le numéro d’urgence. D’une voix incertaine, elle donna les détails de la localisation de l’accident aux secours, indiquant qu’elle n’était pas sur place et qu’elle ne connaissait donc pas la gravité de la situation. Megan tenta ensuite de téléphoner à son père pour le prévenir et en savoir plus, mais elle tomba sur la messagerie. Comme sa mère n’était pas encore rentrée à la maison, elle sortit alors en trombe et monta dans sa voiture pour rejoindre les lieux. Lorsqu’elle arriva, un périmètre de sécurité avait été établi autour d’un arbre, des badauds curieux s’étaient rassemblés non loin de là. Angoissée, elle sortit de la voiture et reconnut celle de son père, à moitié désintégrée. Lorsqu’elle tenta d’approcher, une personne des secours la tint éloignée. « C’est mon père dans cette voiture ! » Siffla-t-elle, en colère et désemparée. On lui apprit alors qu’il était inconscient mais qu’il respirait toujours. Il avait déjà été dégagé de la carcasse et les secours le mettaient dans une ambulance. La jeune femme ne put pas le voir tout de suite mais elle aperçut du sang, beaucoup de sang sur la scène. Tout se passa ensuite très vite même si pour Megan, ces minutes ressemblèrent à des heures. Elle n’était pas en état de conduire, pourtant elle se fit violence et reprit sa voiture, filant en direction de l’hôpital. Une attente plus longue commença. Son père était dans l’unité des soins intensifs, pris en charge par une armée de médecins. Impuissante, Megan s’effondra sur un des sièges de la salle d’attente. Qu’était-il donc arrivé à son père ? A quel point était-ce sérieux ? Elle avait soudainement l’impression de revivre le cauchemar de ses dix ans, la perte de Melody suite à un accident de voiture avait été insoutenable, elle ne supporterait pas de perdre un autre membre de sa famille de la même manière. La vie ne leur avait-elle pas déjà assez pris ? Fallait-il qu’elle lui prenne son père aussi ?

Faute de pouvoir agir directement, Megan songea qu’il fallait prévenir la famille. Entretemps, la nuit était tombée mais tant pis, la nouvelle était trop importante. Elle commença par appeler sa mère mais tomba sur la messagerie. Judith était sûrement rentrée à la maison avec Simon depuis qu’elle avait quitté les lieux. Ils dormaient sûrement à cette heure-ci. Elle retenta le coup, sans succès, alors cette fois, elle laissa un message inquiet. « Maman, papa vient de faire un accident. » Dit-elle d’une voix brisée. « Il faut que tu viennes vite ! Nous sommes à l’hôpital. Je crois… Je crois que c’est assez grave. J’ai tellement peur... » Megan raccrocha et appela ensuite ses grands-parents. Là aussi, elle ne tomba pas directement sur eux alors elle laissa également un message. Dans l’attente et l’angoisse, Megan se leva alors et fit les cents pas. Emotionnellement bouleversée, elle prit un café à la machine pour essayer de reprendre ses esprits et de rester éveillée dans le cas où un spécialiste viendrait avec des nouvelles. Ses mains tremblaient, elle avait besoin d’entendre une voix familière, une voix rassurante, une voix qui à coup sûr, décrocherait son téléphone à cette heure de la nuit. Alors, elle appela son pote Danny et ils parlèrent longtemps. Au bout d’un moment qui lui parut une éternité, plusieurs heures, une femme médecin s’approcha finalement d’elle et lui donna des nouvelles. Elle indiqua que son père avait été pris en charge et qu’il avait eu de la chance, maintenant il était dans une chambre, il venait de survivre à un traumatisme cardiaque, il avait de multiples fractures sur le côté sans parler d’un gros coup à la tête. Pour le moment, il était toujours inconscient, cependant elle pouvait aller le voir, pas trop longtemps. Fébrile, Megan se précipita devant la porte de la chambre, toutefois sa main resta sur la poignée, hésitante. Elle avait très peur de revire le même cauchemar qu’avec sa sœur… L'ennui avec la mort, c'est qu'elle ravit les âmes et laisse les coeurs de ceux qui restent, en lambeaux, impuissants et dépourvus de la moindre envie de poursuivre sur le chemin de la vie. Sauf que son père était bien vivant. Précautionneuse, Megan ouvrit délicatement la porte et entra silencieusement dans la chambre, les larmes séchées menaçaient de réapparaitre, son maquillage dégoulinant. Elle attrapa une chaise et vint la placer à côté du lit, glissant sa main dans celle de son père. Sa tête était bandée comme une partie de son corps, il avait l’air reposé et à la fois si… fragile. Une foule d’émotions traversait la jeune femme lorsqu’elle le regarda. Seule dans la chambre avec lui, Megan recraqua. Des larmes chaudes coulaient le long de ses joues, elle essaya de lui parler, de comprendre ce qui avait bien pu se passer, le pria de se réveiller, de ne pas partir comme Melody, elle lui dit combien elle l’aimait… Personne ne saurait jamais tout ce qu’elle lui exprima à ce moment-là.

Megan sortit de la chambre, juste le temps de réceptionner un appel de sa mère très tôt le matin, qui lui confirmait qu’elle viendrait dès que possible après avoir déposé Simon quelque part. Au téléphone, la jeune fille s’effondra et partagea ses peurs avec sa mère avant de raccrocher. Elle ne voulait pas laisser son père seul trop longtemps, alors elle retourna à son chevet et continua de parler. Finalement, le miracle se produisit au bout d’un long moment : Max ouvrit les yeux ! « Papa ! » Lâcha-t-elle, surprise, en se rapprochant de lui. Il lui fallut plusieurs secondes pour percuter où il était. Lui aussi, il pleurait, comme traumatisé. Megan ne l’avait jamais vu dans un tel état, même lors de faits de course en F1. « Tu m’as fait une de ses peurs ! » Elle enfouit son visage contre lui, évitant de poser sa tête sur ses blessures. « Je suis là. » Souffla-t-elle à voix basse. Où aurait-elle pu être ? Naturellement, il souffla plusieurs questions et elle releva sa tête, se détachant de lui, lorsqu’il répéta qu’il avait mal. « Tu es à l’hôpital… Oui, tu as fait un accident, tu as percuté un arbre, c’était violent. Tu avais déjà perdu conscience quand les secours t’ont trouvé… » Résuma-t-elle d’une voix émotive. « Essaie de ne pas trop bouger, tu as reçu un gros coup sur la tête. Tu as des côtes cassées, ton bras aussi… Et ils ont dit que tu avais eu un problème au cœur. » Megan n’abreuva pas trop son père de détails, elle allait à l’essentiel pour qu’il ne cherche pas à trop gigoter. Max lui attrapa alors la main et la regarda intensément, lui soufflant le mot « merci ». Merci d’avoir appelé les secours, de l’avoir sauvé à temps ? Megan ne comprit pas le sens réel puisqu’elle ignorait pour l’instant que son père avait intentionnellement conduit dans cet arbre mais elle acquiesça pour essaya de le rassurer. « J’ai cru que… J’ai cru que je t’avais perdu, comme Melody… » Elle ne réussit pas à finir sa phrase, les larmes coulaient le long de ses joues et elle resserra plus fort la main de son père, elle était à deux doigts de sombrer mais ce n’était pas le moment, il fallait rester forte. « Mais non, ça va aller. Est-ce que… est-ce que tu veux un peu d’eau ? » Elle se concentra ensuite sur les détails pratiques. « J’ai prévenu maman, elle va bientôt arriver, j’ai appelé la famille aussi. » Toutefois, après quelques secondes de silence, la brune se risqua à une question sur l’accident-même. « Qu’est-ce qui s’est passé là-bas ? Tu… tu as perdu le contrôle ? » Avait-il essayé d’éviter un animal sur la route ? S’était-il endormi ? Megan cherchait une explication rationnelle, car son père avait été pilote professionnel, alors ça lui paraissait bizarre de l’imaginer perdre le contrôle. Maintenant qu’il s’était réveillé, il faudrait qu’elle aille chercher le médecin aussi, mais elle voulait d’abord rester quelques minutes avec son père, soulagée qu’il ait ouvert les yeux.

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❝ wild beasts wearing human skins❞ you were not born of stardust, darling, stardust was born from you, it’s why the stars feel your sorrow and aching heart, they are the fragments of your lost soul, scattered across an endless galaxy, but don’t be afraid, darling, maybe life has broken you, but it can never destroy you.
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Max Julliard
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MessageSujet: Re: All my confusion is waving goodbye || Meg & Judith All my confusion is waving goodbye || Meg & Judith EmptyMer 3 Avr - 23:30



And the illusion start to tear
Let everybody stand and stare
'Cause now I have no fear
I knew that this would end in tears

Max ne sait pas pourquoi il pleure. Est-ce la honte d’avoir causé toute cette angoisse à Megan ? Pour l’instant, c’est sans doute plutôt la douleur, qu’il ressent par vagues successives violentes au fur et à mesure qu’il reprend conscience et qu’il émerge du sommeil dans lequel il était plongé. Ou le traumatisme qui l’affaiblit et le rend aussi vulnérable, parce que Max sait à quel point il est passé près de la mort, et combien il a eu de la chance. Il est mal, extrêmement fatigué, et il souffre, mais c’est la terreur qu’il ressent qui domine tout. Il a failli y passer, par sa propre faute, et par flash, le moment où il s’est vu foncer droit sur l’arbre lui revient très clairement, et la terreur qu’il a ressenti quand il a compris qu’il n’arriverait pas à éviter le choc aussi. Les flashbacks vont le hanter longtemps, mais ça, il ne le sait pas encore. Mais clairement, il est encore en état de choc, et c’est seulement quand Megan vient enfouir son visage contre lui que le producteur reprend un peu ses esprits. « Je suis là aussi, ma chérie. Je te laisse pas. » Dans quel état, ça, c’est autre chose, mais au moment où il arrive à articuler ces quelques paroles, Max y croit, avec une rage féroce, comme une promesse. De sa main valide, il étreint sa fille avec douceur et l’embrasse sur le front. Il a envie de lui demander pardon, pardon de lui avoir fait si peur, de lui causer tout ce chagrin. De lui demander pardon autant qu’il tient à la remercier, parce que c’est grâce à Megan, de bout en bout, s’il est encore parmi les vivants. Ca lui fait encore plus honte qu’il se dit qu’il a vraiment été horrible de croire que ça ne dérangerait personne qu’il disparaisse et que ce serait mieux. A voir les ravages que cet accident vient de faire sur sa fille, il avait tort, et savoir qu’il lui a fait du mal, c’est pire. Et c’est aussi pour ça qu’elle ne doit pas savoir, jamais, mieux vaut qu’elle croit que c’était un simple accident et qu’il va s’en remettre, que moralement, il allait bien, et qu’elle ne croit jamais qu’il a douté d’eux et qu’il ne leur a pas fait confiance.

Oui, Max a honte de lui, mais même s’il voulait parler, il n’en serait pas capable. Il est trop fatigué, et la douleur l’empêche de se concentrer sur quoique ce soit d’autre, en réalité. Les explications de Megan l’aident à comprendre, un peu. Il ne s’est pas loupé, ce qui explique pourquoi il peut à peine bouger. « Tout ça ? Mais...est-ce que je ne peux pas au moins me lever ? » Il essaie de se redresser, au moins un peu, mais le monde se met à tourner autour de lui, alors qu’il respire encore plus péniblement. C’est encore plus violent que ce qu’il imaginait. « D’accord, d’accord. » Il se laisse retomber sur l’oreiller, incapable de faire mieux. «  Est-ce que…est-ce qu’il a moyen de redresser le lit un peu, au moins ?  Je crois que je serais mieux, comme ça. » Ne serait-ce que pour parler. « Est-ce qu’ils t’ont dit…pour combien de temps j’en ai ? » Il n’aime pas les hopitaux, l’inactivité. Surtout, il se sent mal et il voudrait que la douleur s’arrête. « J’ai tellement mal à la tête… » Son bras, il ne le sent tout simplement plus. Le reste n’est que douleur, mais c’est le choc au niveau de la boite cranienne qui lui fait le plus d’effet.

Pour autant, s’il a mal, ça signifie qu’il est vivant, et c’est une bonne nouvelle. Bientôt, il pourra marcher, faire des choses. Il est à peine réveillé qu’il pense à repartir. Parce que l’hopital, la souffrance, ça renvoie à la honte. Il veut effacer l’épisode de son esprit. Ca vaut mieux. C’est plus sûr. Ce n’est qu’un accident. C’est tout. Rien à dire de plus. Pour autant, il ne peut rester là sans rien à Megan, tout aussi traumatisée que lui. « Oh, non, non, ma chérie, non. Je te promets que ça va aller. » Il lève doucement la main pour caresser la joue de sa fille, esquisse un sourire, qui ressemble plus à une grimace qu’autre chose, mais c’est déjà ça de pris. Il sait à quel point le traumatisme de la mort de Melody restera toujours vif. Lui, ça l’a détruit, mais l’onde de choc a longtemps fait du mal à Megan. « Je veux bien un verre d’eau. » Il réalise à quel point il a soif, autant qu’il a mal ou qu’il est fatigué, soudainement. Une fois un peu d’eau avalée, et en position assise, adossé au lit, il se sent un peu mieux.

Ce n’est que le premier d’une longue série de détails pratiques que Megan s’emploie à lui expliquer, mais qui aident Max à s’accrocher au réel. « D’accord. Il faut aussi…Shawn. Il va s’inquièter, et puis tu n’as pas à gérer ça toute seule, ma chérie. » Il va y avoir une horde de journalistes bientôt. Shawn pourra gérer, et Megan a besoin qu’on la protège. Toute la famille aussi. Max fronce les sourcils, essaye de se concentrer pour prendre en charge les choses. Megan a beau avoir vingt ans et être en bien meilleure forme que lui, et être comme toujours la plus responsable des deux, il essaie quand même de jouer le rôle de père qu’il ne remplit qu’à moitié depuis toujours. « Et puis il faut que tu lui dises qu’il prévienne… » Yevgeniya. Il ne va pas au bout de sa phrase, il n’y arrive pas. C’est la première fois qu’il pense à la russe depuis qu’il est réveillé, et c’est une autre douleur qui revient à Max, soudainement. « Est-ce que mon téléphone marche encore ? » Il préfererait prévenir Ivy lui-même – globalement, il veut un téléphone, à peine réveillé, il se dit que plus vite il s’y remet, plus vite ça ira mieux, inconscient du fait qu’il a besoin de repos et qu’il est encore sur le point de s’effondrer de nouveau. Ce n’est qu’une question de minutes, probablement, avant que son corps ne le rattrape. Mais son téléphone doit être foutu. Il va falloir s’en remettre à Shawn ou à Meg. Il a dit à sa fille qu’il voyait quelqu’un – il lui dit toujours – sans préciser qui : c’est assez compliqué, il a préféré attendre. Et vu l’état de sa relation avec la blonde, sa fille risque de se faire recevoir. « Enfin, il y pensera de lui même, sans doute. »

Il retombe dans le silence, la torpeur revient un peu, et il respire lourdement. Revient vite la question de savoir ce qu’il s’est passé. Et là, ni une ni deux, Max décide de jouer un peu la montre. La voix hâchée, il explique : « Je…sais pas…je me rappelle plus vraiment… » Il fronce les sourcils comme s’il essayait de se rappeler, et décide de ne raconter qu’une partie de la vérité. « Je roulais trop vite…comme d’habitude, et puis, je sais pas, j’avais la tête ailleurs, et…et…et soudainement, l’arbre était là, et j’ai essayé de l’éviter, mais c’était trop tard et j’arrivais trop vite, et après…après c’est flou. » Ce n’est pas faux : il arrivait bien trop vite et il a essayé d’éviter l’arbre. Soudainement, il se souvient d’un détail. « Oh, merde…Lula…j’allais à une fête où elle était, elle va s’inquiéter, elle ne va pas comprendre… » Voilà qu’il a fait peur à une autre personne, maintenant, et donc il panique lui-même, ce qui a pour effet de produire une forte quinte de toux et d’accentuer la douleur. « Putain, ma tête…et j’ai l’impression d’étouffer, est-ce qu’ils ne sont pas au moins censés me donner de la morphine ou une merde du genre ? »

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MessageSujet: Re: All my confusion is waving goodbye || Meg & Judith All my confusion is waving goodbye || Meg & Judith EmptyVen 5 Avr - 20:06

Bring me home in blinding dream
Through the secrets that I have seen
Wash the sorrow from off my skin
And show me how to be whole again
Cause I'm only a crack in this castle of glass.

Une impuissance grandissante pulsait dans le corps de Megan, brouillant les quelques pensées rationnelles qui avaient été épargnées par le dernier cataclysme de son existence dix ans auparavant. La peur s’infiltrait dans sa tête à chacune de ses inspirations, brisant la façade forte que tout le monde connaissait. L’angoisse possédait cet étrange pouvoir de transformer les gens, dépourvus de leur sens de la raison, elle leur faisait perdre pied. Les yeux de la jeune femme perdaient de leur étincelle pour ne demeurer que des lagons noirs et affolés. Megan l’ignorait encore mais l’existence de son père était placée sur le fil de la destinée à cause d’une porte qu’il avait volontairement essayé de tirer trop tôt et trop violemment vers le paradis avant de renoncer. Dans cette chambre se trouvaient deux cœurs étouffants, l’un oscillant entre la vie et la mort, conséquence directe d’une envie d’oublier trop intense, l’autre ralentissait dangereusement, couvert de blessures aux bords indistincts et profondément enfouies pour survivre à la perte précédente de sa sœur. Marque indélébile d’une inquiétude profonde incrustée sur les traits de son visage, Megan martelait le sol de ses pieds avec une force peu commune, dans l’attente. Elle sentit son cœur s’emballer, cette peur indicible descendait au creux de son ventre et poursuivit son chemin brûlant jusqu’au centre d’elle-même. L’attente incertaine par rapport au réveil de son père devenait de plus en plus insupportable. Les murs d’un blanc immaculé agressaient les prunelles de la jeune femme tandis qu’une forte odeur d’antiseptique attisait encore plus son envie d’attraper quelque chose et de le lancer avec force pour vider tout le tumulte d’émotions qui la traversait. Son ventre se contracta d’autant plus douloureusement à la vue de son père étendu sur ces draps immaculés sur lesquels se fondait sa peau si pâle, il ne lui avait jamais paru si vulnérable. Brusquement, la fragilité du corps humain lui sauta à la gorge, son père si fort et désormais brisé. Mort. Était-il mort ? Dieu le lui avait-il pris lui aussi ? Dépourvu de Max, Megan sombrerait sans le moindre doute. Alors, son cœur manqua un battement, puis un second lorsque son père ouvrit les yeux. L’air lui manquait, la tétanisant sur place, mais il la reconnut. Alors, elle s’effondra, démunie face à ce père qu’elle avait failli perdre, elle se précipita vers lui et fondit en larmes, blottie contre lui qui pleurait aussi. Traumatisme, la rage d’être en vie, la douleur de son corps, la peur de l’accident… Tout se mélangeait dans les yeux de son père. Au bout d’une longue minute, Megan réussit à se reprendre suffisamment et lui résuma la situation. Hôpital, accident, blessures importantes et multiples. Les doigts glacés de son père s’agrippèrent aux siens avec l’énergie du désespoir, comme s’il cherchait à lutter contre la mort qui avait failli s’enivrer de son corps, oui il avait lutté pour sa vie dans l’antichambre opératoire. La main de Max entoura la sienne d’un geste protecteur, il l’embrassa tendrement sur le front. Observant sans répit ses traits, Megan chercha un quelconque mouvement qui la rassurerait sur l’état de santé de son père au-delà de son réveil, mais elle ne lisait que la douleur sur son visage. La jeune fille entendait le bip à la fois rassurant et énervant de la machine qui retraçait la courbe sinuante du rythme cardiaque. Megan avait mis longtemps à redevenir si proche de son père après le divorce de ses parents. Aux yeux du monde, la petite Julliard était la deuxième merveilleuse erreur qui avait bouleversé la vie de ce jetsetteur invétéré, mais en réalité, le père et la fille étaient devenus pratiquement fusionnels dans leur façon de fonctionner, et de s’appuyer sur les épaules de l’un et l’autre dans les meilleurs et surtout les pires moments. « Te lever ? Non ! Tu dois bouger le moins possible. » Était-il fou à ce point ? Voulait-il vraiment qu’elle se fâche sur lui comme un enfant ? Leurs rôles avaient souvent été inversés, Megan essayant trop (souvent) de responsabiliser un peu son père par rapport à lui-même. Toutefois, le producteur voulait simplement se redresser pour être installé plus confortablement. « Attends, je vais t’aider. » Lui souffla-t-elle d’une voix douce en relevant légèrement le haut du lit et en aidant progressivement son père à glaner quelques centimètres de hauteur. Chaque geste était horriblement douloureux pour lui et lui arrachait des gémissements de souffrance. « Est-ce que tu es mieux mis comme ça ? » Demanda la jeune fille d’un air désolé. Max lui demanda ensuite combien de temps il faudrait pour qu’il se remette. Il semblait si hâtif que Megan se sentit obliger de le dissuader de vouloir aller trop vite. « Je sais que tu détestes les hôpitaux, papa, mais tu as été sérieusement blessé. Les médecins ne savent pas combien de temps exactement, tu en as pour plusieurs jours au moins… Tout dépend comment tu te remettras. » Lorsque son père se plaignit de son mal de tête, l’étudiante cala un second oreiller moelleux sous la nuque du DJ. Les docteurs lui avaient déjà administrés tellement de médicaments qu’elle ne voyait pas comment l’aider à calmer la douleur autrement. « Est-ce que tu as la tête qui tourne, des vertiges ? » Le père et la fille échangèrent ensuite un moment d’une intensité incroyable, cherchant à se rassurer : non, ils ne revivaient pas aujourd’hui le même cauchemar que pour Melody, pas dans la même gravité en tout cas. Megan se leva de la chaise qu’elle avait placée à côté de Max et elle lui tendit le verre d’eau posé sur la table de chevet. Forcément, chaque mouvement, chaque étirement, allait être un supplice pour lui dans les prochains jours. A défaut de trouver les mots justes, la jeune femme lui exposa les détails pragmatiques ; la famille proche était prévenue. Judith allait bientôt arriver, elle prendrait le relai. Epuisée, Megan se serait effondrée émotionnellement sur cette chaise si son père ne s’était pas réveillé, elle essayait de garder un semblant de bonne figure devant lui. D’ailleurs, le producteur s’agita et lui demanda de prévenir des personnes supplémentaires, à commencer par son associé. « Oui, je le ferai, compte sur moi. » Répondit-elle. Malgré la peur qui lui nouait le ventre, la brune essayait de rassurer son père sur ce qu’elle pouvait. Envoyer un message était dans ses cordes. Pour son associé et pour celle qui partageait actuellement sa vie. « Ta nouvelle copine. Tu peux le dire normalement, tu sais. Je n’ai plus quinze ans. » Max lui avait déjà dit qu’il fréquentait à nouveau quelqu’un, sans lui en révéler l’identité pour l’instant. « Non, lui n’a pas eu la même chance. » Humour noir bonjour. Il valait mieux qu’elle se plonge dans ce type de sarcasme que de continuer à se torturer l’esprit. « Non, non. On peut le faire. Tu te souviens de son numéro ? Je peux la prévenir pour toi si tu veux. Ou si tu te sens de le faire plus tard… ? » Megan sortit son téléphone de sa poche et le déposa à portée de son père. La respiration de son père s’alourdit, sûrement en raison de la douleur dans ses côtes. La jeune fille se leva et s’approcha de lui tandis qu’il lui expliquait ne pas se souvenir comment l’accident s’était produit. Bien sûr, il roulait trop vite, comme toujours. Distrait et plongé dans ses pensées, il s’était retrouvé sur le chemin de l’arbre et avait essayé de l’éviter, trop tard. « La tête ailleurs ? Tu… tu as des ennuis ? » Demanda Megan d’une voix émue. Elle dispensa ensuite son père d’autres questions, ne voulant pas être trop intrusive dans la vie de Max ni l’obliger à revivre le moment. De toute façon, son père était fatigué et avait besoin de repos. Il s’agita à nouveau par rapport à Lula, mais cette fois, l’étudiante avait anticipé le coup. « Ne t’en fais pas. Je l’ai déjà prévenue, elle est en route aussi. » Megan prit ensuite la décision d’agir pour son père directement. « Calme-toi. Repose un peu ta tête sur l’oreiller et respire doucement. Cette fois, tu ne pourras pas tout contrôler… Tiens, voici encore un peu d’eau, je vais aller chercher un médecin ou une infirmière. Je reviens vite. » Sur ces mots, la jeune fille serra une dernière fois la main de son père, puis elle se leva et sortit en quête d’un spécialiste qui viendrait constater le réveil de Max.

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Max Julliard
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
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TES DOUBLES : Richard Lyon - John Harding
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ÂGE DU PERSONNAGE : 46 ans (3 janvier)
CÔTÉ COEUR : 5 mariages foirés au compteur. Et l'envie de se lancer dans une nouvelle histoire d'amour avec une jolie blonde d'origine russe. Après tout, de call-girl à nouvelle femme, le chemin n'est pas si long que ça, non ?
PROFESSION : Producteur et DJ, ancien pilote de Formule 1, et jet-setteur professionnel
REPUTATION : Il est tellement infect, le cliché parfait de la rock-star, toujours en train de boire, avec une fille différente au bras...vous saviez qu'il avait eu un grave accident de voiture ? Moi je crois que c'est plutôt une overdose et qu'il veut éviter le scandale..Il n'est vraiment pas net, comme type.


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MessageSujet: Re: All my confusion is waving goodbye || Meg & Judith All my confusion is waving goodbye || Meg & Judith EmptyDim 7 Avr - 16:57


And the illusion start to tear
Let everybody stand and stare
'Cause now I have no fear
I knew that this would end in tears

Max n’a pas envie que cette histoire dure, mais il est trop fatigué et il a trop mal pour vraiment protester efficacement. Il a encore du mal à réaliser à quel point les conséquences de l’accident sont graves et à quel point elles l’affectent. Mais son corps se charge tout seul de le rappeler à l’ordre, avant même que Megan ne lui intime de rester tranquille. Quand bien même sa fille lui dirait qu’elle peut l’emmener ailleurs, il serait complètement infoutu de se lever pour rentrer. La tête lui tourne violemment, et la douleur qu’il ressent de toute part s’accentue, lui coupant presque le souffle, et il se laisse retomber sur ses oreillers. Sa fille fait ce qu’elle peut pour le soulager, l’installant plus confortablement, mais l’opération même coute à Max, même s’il est définitivement mieux en position assise pour converser avec sa fille. « Ça va un peu mieux, oui. » Il boit aussi avidement le verre d'eau que sa fille lui donne. Megan tente de l’aider au mieux, le producteur en a bien conscience, mais le fait d’être cloué au lit effraie Max, qui déteste l’inactivité, et il ne peut s’en prendre qu’à lui-même. « Il va falloir que je sois patient, c’est ça ? C’est bien ma veine… » Il tente un trait d’humour un peu cynique, mais ce n’est pas comme s’il avait le choix, de toute façon. Tout mouvement est une souffrance atroce, mais brutalement, Max réalise que cela va être également un handicap féroce, même quand il sera en meilleure forme et en état de se déplacer : impossible de manger seul, de s’habiller seul, de travailler. Lui qui adore par-dessus tout son indépendance et le contrôle qu’il a sur sa vie, voilà qu’il s’est créé seul une situation de dépendance totale. Et surtout, voilà le pire : pas de mixage, pas de guitare, pas de musique. L’angoisse. La torture. Et ce constat, mixé avec les vertiges et la douleur qui le parcourt par vague sur la moitié du corps, ravage un Max déjà démoli par le traumatisme et la fatigue. « Un peu des deux. J’ai l’impression qu’on me vrille une visse à travers du crane. A la limite, le reste, c’est moins pire, j’ai vraiment du mal à respirer, mais je sens plus grand-chose sinon, la douleur est plus diffuse. Leurs perfusions doivent faire effet. Ou alors c’est l’anesthésie qu’ils m’ont fait au bloc. » Il fronce les sourcils, ne se souvenant pas vraiment de pourquoi il a cette douleur à la tête. « J’ai du heurter la vitre au moment du choc. »

Les accidents sont vraiment la malédiction de la famille. Max n’en a jamais eu comme pilote, mais il y a évidemment celui qui a couté la vie à Melody, et dont l’onde de choc résonne encore presque onze ans plus tard, cause partielle de la tentative désespérée de Max d’en finir aujourd’hui, et de la terreur qu’il a infligée sans le vouloir à Megan, pensant vraiment – et aussi égoïstement que naïvement – qu’elle arriverait à s’en remettre, qu’elle serait mieux sans lui. Et puis il y en a eu un autre, celui d’il y a onze ans, quand il avait fait son overdose, due à toutes les merdes qu’il avait pris pour essayer d’en finir. Il s’était repris en main et il avait replongé. Et maintenant ? Maintenant il veut vivre, il le sait, mais il ne sait pas quoi faire ni comment faire, tout est trop confus, et il a trop mal. Plus tard, quand il sera mieux, il décidera. En attendant, c’est de sa fille et des détails pratiques que Max doit s’occuper. « Merci, ma chérie. » Réplique-t-il quand Meg lui assure qu’elle préviendra son associé. Il en va autrement quand il doit aborder le sujet Ivy. Comment lui expliquer la situation, sans perdre la face, sans se lancer dans un débat qu’il n’a pas la force de mener ? Le DJ voudrait prendre en main les choses lui-même, mais sans téléphone, c’est impossible. « Non, laisse, Shawn va le faire. Tu n’as pas… besoin de t’occuper de tout ça, Megan, tu en as déjà fait beaucoup. » Avec difficulté, il ajoute : « On s’est un peu disputé, à cause de cette foutue couverture du Sun. Je préfère attendre un peu avant…avant de lui parler à nouveau. Qu’au moins elle soit prévenue par Shawn, il la connait, il lui expliquera. » Il soupire, fatigué, se pince l’arrête du nez avec sa main valide, et puis il sourit en prenant à nouveau la main de sa fille. « Je sais que tu n’as plus quinze ans, mais c’est…compliqué, pour l’instant. Ce n’est pas que je veux te tenir à l’écart, mais je préfère faire…à ma manière. Quand ça ira mieux...je vous présenterai, j'espère.» Il ne pensait pas aborder le sujet comme ça, ni à ce moment là, mais bon... Il lui adresse un regard suppliant. « Tu veux bien essayer de me trouver un téléphone ? Pour dans quelques jours ? Je verrais à ce moment là. » Quand ça ira mieux. « Promis, je ne m’en servirai pas pour travailler. » Mais il sait qu’il va devenir fou si à un moment donné il ne peut pas parler avec les gens qu’il veut à l’extérieur.

Pour l’instant, il veut juste se reposer un peu, et il ferme les yeux un instant. Mais Meg n’a pas fini de lui poser des questions. « Non, ma chérie, pas plus que d’habitude. » Il le dit d’un ton qu’il espère rassurant, ne voulant pas donner le moindre indice du fait qu’il ait pu aller mal avant l’accident. « Je ne me souviens même pas de ce à quoi je pensais avant l’accident, c’est te dire, ça n’était sans doute pas important. » En revanche, il se souvient très bien qu’il devait voir Lula et le producteur ne veut pas l’inquiéter. « Ah…bon, tant mieux. » Directive mais douce, Megan le calme un peu, et il se laisse retomber sur les oreillers, un peu apaisé par le discours de sa fille. Il boit un peu, avale avec difficulté, et ferme les yeux de nouveau, hochant la tête lorsqu’elle lui annonce qu’elle va essayer de trouver un médecin. « D’accord. Je vais…me reposer un peu. En attendant. » Il est à deux doigts de s’endormir, en fait. « Tu reviens, hein ? » Puis rouvrant les yeux pour accrocher son regard. « Je t’aime, ma chérie. »

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late night feelings
Help me understand, or take me as I am. I'll change my point of view, anything for you. Got the whole world in our hands, c'mon take a chance & start anew...

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Megan Julliard
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MessageSujet: Re: All my confusion is waving goodbye || Meg & Judith All my confusion is waving goodbye || Meg & Judith EmptyDim 14 Avr - 21:17

Bring me home in blinding dream
Through the secrets that I have seen
Wash the sorrow from off my skin
And show me how to be whole again
Cause I'm only a crack in this castle of glass.

« Oui, cette fois, il va falloir ralentir le rythme. » Passé le moment de détresse, Megan essaya d’aider son père à se redresser et se repositionner confortablement. Elle prit conscience qu’il allait vivre des moments difficiles dans les prochains jours, pas seulement à cause de la douleur, mais parce qu’il était obligé de prendre son mal en patience et de rester tranquille le temps de se remettre de ce terrible accident. Si Max n’avait pas été son père et si la jeune fille n’avait pas déjà perdu sa sœur dans un accident, elle aurait pu en plaisanter en lui glissant qu’il aurait enfin de vraies vacances forcées, lui qui ne savait que rarement lever le pied mais le cœur n’était pas du tout à l’humour même si elle était bien évidemment soulagée que le producteur se soit réveillé et n’ait pas l’air d’avoir de trop lourdes séquelles à sa tête, durement touchée pendant l’accident. Max lui décrivit d’ailleurs la douleur lancinante qui tambourinait dans son crâne. La voix de Megan se serra de nouveau. « Tu as eu de la chance, papa. Ils ont dit que si tu n’avais pas redressé ta voiture au dernier moment, tu ne t’en serais probablement pas sorti… Alors maintenant, on va bien prendre le temps pour te soigner. Promets-moi de faire attention. » Elle resserra ses doigts autour de la main de son père et hocha la tête lorsqu’il lui demanda de prévenir son associé afin que celui-ci gère ses affaires durant son absence. Comme son père fréquentait une femme depuis quelques temps, l’idée de la prévenir se présenta également mais Max assura que Shawn s’en chargerait. Apparemment, sa copine et lui étaient en froid à cause de la couverture du Sun. « La couverture ? » Megan s’était isolée quelques jours chez des amis et n’avait pas encore conscience de tout ce qui s’était passé en son absence, elle s’était un peu coupée des médias et réseaux sociaux même si elle avait vaguement entendu que le DJ avait été vu au bras d’une femme. Elle pianota sur son smartphone et constata que son père avait encore été affiché avec une brune dans ses bras. Megan reconnut une de ses ex mais les médias titraient sur une inconnue. « Les médias t’inventent une nouvelle vie amoureuse chaque semaine, ce n’est pas nouveau. Je suis étonnée qu’ils n’aient pas encore affirmé que j’avais quinze frères et sœurs dans la nature. » Son père espérait lui présenter sa dernière copine. Megan ne savait pas encore comment la qualifier mais s’il envisageait de la lui présenter un jour, cela signifiait que les choses devenaient quand même sérieuses entre eux. « Oui, tout ce qui t’approche fait l’objet d’un foin médiatique alors je comprends. On en reparlera quand ce sera le bon moment. » Sensible à ce que Max lui avait raconté, Megan releva soudainement les yeux vers son père fatigué et démontra à quel point son esprit restait vif en toutes circonstances. Il lui avait bien parlé de dispute. « Tu peux m’assurer que cette ‘dispute’ n’a rien avoir avec ton accident ? » Le DJ resserra ensuite la main de sa fille et la supplia de lui ramener un téléphone pour s’occuper durant son séjour à l’hôpital. « Ok, je t’en ramènerai un tout à l’heure. » Max lui confirma ensuite qu’ils n’avaient pas plus d’ennuis que d’habitude et qu’il ne se souvenait pas de ce qui lui traversait l’esprit avant l’accident. Comme son père avait besoin de repos, elle cessa ensuite ses questions et le rassura par rapport à Lula, qu’elle avait déjà prévenue, puisque la métisse était attachée à son père et travaillait même avec lui. Megan avait gardé de bons contacts avec son ex-belle-mère. La jeune fille avait en partie repris le contrôle de ses émotions devant son père, et malgré sa peur terrible de le perdre, elle avait repris des couleurs depuis son réveil. Ainsi, face à la douleur de Max, elle lui intima de se replacer confortablement et de respirer doucement, prenant l’initiative d’aller chercher un médecin ou une infirmière. Avant de sortir, elle se leva et se pencha pour déposer un baiser délicat sur la tempe de son père. « Oui, bien sûr que je reviens. Moi aussi, je t’aime, papa. » Moment chargé d’émotions, le regard des deux Julliard s’accrochèrent intensément. Leurs doigts se desserrèrent ensuite et elle partit en quête d’un spécialiste. Elle en trouva un non loin de la chambre et lui expliqua que son père s’était réveillé. Le médecin l’accompagna donc jusqu’au chevet de Max. Megan resta en retrait au fond de la pièce et écoutait le spécialiste échanger avec son père sur différents paramètres et lui poser quelques questions pour tester sa « réactivité ». Comme le téléphone de la jeune femme sonnait, elle sortit de la chambre et décrocha. Ses grands-parents venaient de lire ses messages et demandaient des nouvelles ; ils promettaient de débarquer prochainement. Lorsqu’elle raccrocha, Megan constata que sa mère, elle, était bien arrivée. « Maman ! » Souffla-t-elle, soulagée de voir un visage familier. La mère et la fille atterrirent dans les bras l’une de l’autre. Face à sa mère, un poids s’enleva des épaules de Megan qui redevint plus fébrile. Max n’était à l’hôpital que depuis quelques heures, pourtant l’arrivée de proches lui avait paru une éternité. Si son père ne s’en était pas remis, le poids aurait été trop lourd à porter. Heureusement, la petite Julliard avait de meilleures nouvelles à donner à sa mère. « Papa vient de se réveiller, un médecin est en train de l’ausculter. » Il était temps de retourner dans la chambre et de voir ce qui se passait.

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Judith Sullivan
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MessageSujet: Re: All my confusion is waving goodbye || Meg & Judith All my confusion is waving goodbye || Meg & Judith EmptyMer 17 Avr - 0:06

En rentrant chez elle après le boulot, Judith se fait la réflexion que cette journée semble vouloir tout faire pour la contrarier. Dès son réveil ce matin, elle a eu la mauvaise surprise de constater qu’elle était en retard à cause d’un mauvais paramétrage de son alarme de téléphone… En plus, elle était attendue à une réunion particulièrement importante au lycée, alors elle saute du lit pour se préparer en vitesse. Dans la précipitation, elle tente de fermer son jean tout en prenant le chemin du rez-de-chaussée, mais son regard se fixe sur la fermeture éclair du pantalon qui fait de la résistance et elle ne voit pas les jouets qui traînent par terre et qui la font lamentablement glisser sur le sol… Rien de grave heureusement, et même si elle ressent une vive douleur au poignet, elle n’y prête pas trop attention et enfile plutôt son trench et ses escarpins rapidement avant de quitter les lieux. Après cette réunion désastreuse, la poisse continue de suivre la rousse puisque son poignet droit - sur lequel elle est tombée un peu plus tôt - a doublé de volume et la douleur s’intensifie. Elle se décide donc finalement à quitter le boulot pour se rendre aux urgences et s’assurer qu’elle n’a rien de plus qu’une grosse bosse. Judy y patiente plusieurs heures et c’est seulement en fin de journée qu’elle ressort de l’établissement avec son diagnostic : une entorse légère qui lui demande tout de même de garder une atèle au poignet durant une à deux semaines… Heureusement, elle arrive malgré tout à conduire et file donc chercher son fils à la garderie avant qu’elle ferme. De retour à la maison, elle constate que Megan n’est pas là et s’imagine naturellement qu’elle est partie voir des amis - après tout, c’est de son âge, et elle ne lui a pas précisé qu’elle mangerait avec eux ce soir. La mère de famille prépare donc un repas pour Simon et elle avec ce qu’il reste dans le frigo, constatant avec dépit qu’il ne lui reste même pas un verre de vin pour rendre cette journée un peu moins désagréable.

Son fils semble aussi fatigué qu’elle et elle le couche donc tôt avant de se poser devant la télé sans s’apercevoir qu’elle a laissé son téléphone dans son sac à main. Elle finit par s’endormir sans même s’en rendre compte, plus tôt que d’habitude. Alors forcément, son organisme se réveille lorsqu’il fait à peine jour dehors. C’est seulement quand elle cherche à savoir l’heure que Judith réalise qu’elle n’a pas son téléphone, et se lève donc pour aller le chercher. Quand elle retrouve l’appareil, elle culpabilise en découvrant un appel en absence de sa fille. Mais ce n’est rien comparé au sentiment qui l’envahit quand elle écoute son message vocal. Max a eu un accident. Son sang se glace en entendant ces mots, et la panique ne tarde pas à l’envahir. L’accident semble grave, sa fille a peur et a dû affronter cette situation sans elle durant des heures… Cette idée mêlée au fait que Max soit dans un sale état lui sont insupportables. Elle ne réfléchit pas un instant de plus avant de prendre la décision de filer les retrouver. Bien sûr, elle ne perd cependant pas son sens des responsabilités et trouve en urgence une solution de garde pour Simon : son frère, alias Super-Jack. Comme toujours, elle peut compter sur lui et puisqu’il habite à deux rues de chez elle, il ne tarde pas à débarquer. La rousse lui explique en deux mots la situation, évite volontiers de lui raconter pourquoi elle porte une attelle au poignet, et ne perd pas plus de temps avant de prendre la route de l’hôpital.

Elle s’arrête à l’accueil pour demander le numéro de chambre de Max et tombe heureusement sur une tête familière - l’avantage d’habiter un petit village - qui lui l’indique sans faire d’histoire. La jeune femme n’a finalement pas le temps d’arriver à la chambre qu’elle reconnaît la silhouette de sa fille dans le couloir. “Ma chérie !” Lance-t-elle avant de la prendre dans ses bras. “Je suis désolée d’arriver si tard, j’ai eu ton message seulement en me réveillant…” Explique-t-elle, culpabilisant d’avoir laissé la brune endurer une telle épreuve sans elle. La rousse n’a pas le temps de questionner Megan que celle ci la rassure déjà concernant Max. “Qu’est ce qu’il s’est passé ? Sa vie est hors de danger ?" La questionne-t-elle spontanément. En entendant le message de sa fille un peu plus tôt, Judith n’a pas pu s’empêcher d’imaginer le pire, alors rien que d’apprendre que Max est en vie et apparemment conscient la rassure un peu.

Alors qu’elles discutent, le médecin ressort de la chambre du DJ et elles décident donc d’y entrer. “Max !” Lance-t-elle le souffle court en s’approchant de lui, lui prenant naturellement la main. La sienne tremblait encore à cause de la vague émotionnelle qu’elle vient de traversée. “T’as pas le droit de me faire vivre ça ! Quand j’ai eu le message de Megan, j’ai cru… J’ai cru que j’allais te perdre toi aussi…” Lâche-t-elle la gorge nouée et les larmes au bord des yeux. Max est son ex-mari, officiellement ils ne font plus partie de la même famille, mais cela n’empêche pas Judy de ternir encore énormément à lui. Il a été et restera l’homme de sa vie, et elle se rend compte aujourd’hui qu’elle serait incapable de continuer à vivre si elle venait à le perdre. Comme souvent, elle tente cependant de ne pas se laisser envahir par ses émotions et se soucie plutôt de l’état du Julliard. “Qu’est ce que t’as dit le médecin ? Ils t’ont donné des antidouleurs efficaces pour pas que tu souffres trop au moins ?” Avant de chercher à comprendre ce qu’il s’est passé, la mère de famille a besoin d’être rassuré sur l’état de son ex-mari qui, on peut le dire, n’a pas vraiment bonne mine...

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"I wish somebody would have told me that
Some day, these will be the good old days
All the love you won't forget
And all these reckless nights you won't regret
Someday soon, your whole life's gonna change
You'll miss the magic of these good old days..."

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Max Julliard
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CÔTÉ COEUR : 5 mariages foirés au compteur. Et l'envie de se lancer dans une nouvelle histoire d'amour avec une jolie blonde d'origine russe. Après tout, de call-girl à nouvelle femme, le chemin n'est pas si long que ça, non ?
PROFESSION : Producteur et DJ, ancien pilote de Formule 1, et jet-setteur professionnel
REPUTATION : Il est tellement infect, le cliché parfait de la rock-star, toujours en train de boire, avec une fille différente au bras...vous saviez qu'il avait eu un grave accident de voiture ? Moi je crois que c'est plutôt une overdose et qu'il veut éviter le scandale..Il n'est vraiment pas net, comme type.


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All my confusion is waving goodbye || Meg & Judith Empty
MessageSujet: Re: All my confusion is waving goodbye || Meg & Judith All my confusion is waving goodbye || Meg & Judith EmptySam 20 Avr - 23:18

And the illusion start to tear
Let everybody stand and stare
'Cause now I have no fear
I knew that this would end in tears

Ralentir le rythme : une mission quasiment impossible pour Max. Pourtant, Megan a raison, comme toujours : il n’a pas le choix. Il est physiquement et mentalement épuisé, peinant à rester conscient, et le traumatisme du à ’accident ne remonte qu’à quelques heures en arrière. En réalité, s’il tente de faire bonne figure, il est encore très choqué, et quand sa fille lui dit qu’il a eu beaucoup de chance, il faut qu’il fasse un effort colossal pour ne pas craquer et se mettre à pleurer. « J’ai…j’ai essayé…j’ai essayé de remonter sur la route, je me souviens de ça, mais je n'ai pas réussi, je ne voulais pas… » Non, certainement, il ne voulait pas se crasher ni se prendre cet arbre, mais c’est dommage de ne l’avoir réalisé qu’au tout dernier moment et lancé à pleine vitesse dans une voiture de course. « Je suppose que j’ai eu une sacrée chance, oui… » Mieux vaut que Megan croit qu’il a totalement été irresponsable et un peu trop arrogant quant à ses capacités de conduite que totalement dépressif et suicidaire. Au travers de deux éclairs de douleurs et de vertiges, le producteur se dit qu’il doit absolument la protéger de ça.

Pourtant, Megan n’est pas dupe et elle voit rapidement une partie du problème. Oui, il a extrêmement mal vécu le départ de Yevgeniya et oui, c’est une des raisons qui ont été la cause de sa profonde déprime. Non, le DJ ne compte absolument pas lui avouer. « Comment ça ? » Réplique en faisant semblant de ne pas comprendre, sans aucune méchanceté, comme s’il était vraiment perdu face à l’hypothèse qu’émet sa fille. « Tu veux dire que ça m’aurait tellement préoccupé l’esprit que je ne pensais plus à ma conduite ? Non, je crois pas. Tu imagine…si je devais avoir un accident à chaque fois que je me dispute avec une de mes copines, le nombre de fois où je me serais retrouvé ici… » Il plaisante, essaye, car le pauvre petit rire qu’il a lui tire un gémissement de douleur, et continue plus sérieusement, confirmant qu’il ne se rappelle même pas à quoi il pensait : « Je crois que je pensais surtout à la fête où j’allais, je ne me rappelle pas de grand-chose d’autre… » Vraiment, il espère que Megan n’insistera pas trop, il n’a pas envie de devoir trop mentir non plus. Ne pas en parler, ce serait aussi bien. « C’est juste…c'était un accident très bête, ma chérie, et je me sens désolé de t'avoir fait peur. » Il fallait bien que ça arrive un jour, en tout cas Maximilian espère que c’est ce que tout le monde croira.

« D’accord. A tout à l’heure, alors. » La présence de sa fille le rassure. Il a désespérement besoin de ne pas se retrouver seul avec lui-même et avec la douleur. C’est un médecin de garde qui prend ensuite le relai, pour lui poser les questions habituelles et lui expliquer plus en détail ce qu’il a – c’est-à-dire l’assommer de termes techniques. Sous l’effet de la morphine, quand le médecin le laisse, il se laisse retomber sur les oreillers, à bout de forces, espérant que Megan va revenir très vite.

Elle revient en effet rapidement, accompagnée de Judith. « Judy ! » S’exclame-t-il, essayant – en vain – de se redresser à nouveau. Megan lui a bien dit que sa mère arrivait, mais voir son ex-femme si bouleversé retourne le producteur. « Oh Judy… » Pour la deuxième fois, il réalise tout le mal que son projet initial aurait pu faire s’il avait réussi. Et tous leurs souvenirs communs autour du deuil de Mel remontent à la surface. « Je suis désolé, tellement, tellement désolé… » Murmure-t-il, inquiet de la voir dans cet état de nerf : « Je l’ai déjà dit à Megan, je ne vous laisse pas, vraiment, il ne faut pas pleurer… » Je t’en prie, supplie son regard, parce que lui-même est à deux doigts de s’effondrer.

Judith parait ensuite se ressaisir et passer à des considérations plus pragmatiques. « Je crois qu’ils m’en ont donné assez pour m’assommer pendant quinze jours. » Grogne-t-il en fermant les yeux un instant. « Je sens plus grand-chose à part à la tête, et je crois que je vais rester couché un bon moment, même m’assoir, ça me colle le vertige. » Il essaye de se souvenir de ce que le médecin lui a dit, sans trop de succès, se raccroche à ce que Megan lui a expliqué : « Je crois que j’ai cinq ou six côtes cassées, en plus du bras, et une plaie assez profonde à la tête, j’ai du heurter la vitre, c’est ce que je disais à Meg, tout à l’heure…le médecin a essayé de m’expliquer ce que j’avais eu au cœur, mais j’ai décroché…je suis fatigué, surtout, je dois t’avouer. » Il a gardé la main de son ex-femme dans la sienne, se raccrochant à sa présence. « Qu’est-ce qui t’est arrivée à la main, d’ailleurs, toi ? Ca va ? »

Il sourit à Megan : « Je crois que tu peux dire que tes parents sont deux bras cassés, ma pauvre chérie… » Il continue ensuite plus sérieusement : « Tu as des nouvelles de papy et mamie, au fait ? » Mais sa fille a l’air vraiment épuisée, et soudainement, cela devient une autre source d’inquiétude. Il tapote le lit à côté de lui, lui fait signe de venir s’assoir : « Ca va, ma chérie ? Tu devrais rentrer te coucher un peu, t’as passé la nuit à veiller… » Il cherche le regard de Judith en quête de soutien, sachant que son avis aura plus de poids que le sien. « Maman va rester un peu avec moi, ça va aller…tu restes un peu ? Comment…comment on fait ? » Pas facile de faire preuve d’autorité paternelle, dans ces conditions…

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late night feelings
Help me understand, or take me as I am. I'll change my point of view, anything for you. Got the whole world in our hands, c'mon take a chance & start anew...

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