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You remind me just how good it can get + Fiona

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AuteurMessage
Trystan Meylir
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Penny, Lula, Thomas, Rhys, Jaya & Eleanor
TON AVATAR : Kit Harrigton
TES CRÉDITS : dsr (avatar)
TA DISPONIBILITE RP : Libre (2/3)
Fiona
RAGOTS PARTAGÉS : 984
POINTS : 2364
ARRIVÉE À TENBY : 05/05/2017

Isn't it sad when you get hurt so much, you can finally say 'I'm used to it
ÂGE DU PERSONNAGE : 32 ans (6 juin)
CÔTÉ COEUR : Il s'emploie à chasser les fantômes qui l'habitaient... A voir s'il peut aimer à nouveau sans eux.
PROFESSION : Pêcheur. Et malheureusement guide touristique à ses heures perdues.
REPUTATION : On dirait qu'il se reprend doucement mais sûrement... Il était temps, il commençait vraiment à ressembler à une épave... Je me demande ce qui motive cette reprise en main cela dit...


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MessageSujet: You remind me just how good it can get + Fiona You remind me just how good it can get + Fiona EmptyJeu 14 Fév - 18:58

There's nothing I won't do to see you shine
I'll build you a fire if the furnace breaks
Give you my coat when you are cold
Put you to bed when you've had too much to drink

S’il y avait bien quelque chose que Trystan avait appris de la navigation, c’est que souvent, c’étaient les plus belles accalmies qui succédaient aux plus grosses tempêtes. Et aujourd’hui, ce postulat était valable pour lui. Deux fois. Littéralement déjà, parce qu’après des jours et des jours d’une météo détestable, un redoux salutaire enchantait les habitants de Tenby mais aussi métaphoriquement parce qu’il avait l’impression que dans sa relation avec Fiona, le soleil avait chassé les nuages. Une dispute et des non-dits avaient bien failli briser le lien ténu qu’ils étaient parvenus à reconstituer mais heureusement, une discussion à cœur ouvert avait tout arrangé. Mieux, elle avait permis de mettre en lumière de nouvelles possibilités… Aussi, ils s’étaient promis de ne plus mettre de barrières entre eux, de simplement vivre les moments qu’ils allaient partager ensembles sans trop se poser de questions. Et ce soir, ils avaient parfaitement réussi  à appliquer cette nouvelle règle. Un dîner tout simple, dans un petit resto sur le port. Une bonne bouteille de vin (choisie par Fiona qui n’avait plus à prouver son bon goût en la matière) et le tour avait été joué. Le vin avait délié la langue de Trystan qui s’était montré assez loquace pour être de bonne compagnie. Et puis, débarrassé de la gêne qui s’était précédemment installée entre eux, le Meylir n’avait pas eu à faire trop d’efforts, content de retrouver Fiona pour de bon. La conversation s’était donc déployée, parfois fluide et complice, parfois plus animée lorsqu’ils débattaient mais toujours agréable.

Le temps avait vite filé pendant ce plaisant dîner, et quand le duo sort du restaurant, la lune est déjà haute dans le ciel. Sauf que Fiona et Trystan n’ont pas le nez en l’air, absorbé dans un rire partagé, tandis qu’ils marchent côte à côte dans la douceur de la nuit, se frôlant parfois, leurs démarches légèrement altérées et leurs trajectoires parfois sinueuses. Le Meylir racontait ses années lycées, sans aucune tendresse pour lui-même. « Il y avait cette fille très mignonne que je n’avais jamais osé aborder. Et pourtant à la fin de l’année, à la remise des diplômes, elle vient vers moi, pour me dire au revoir. Elle m’a dit, je n’oublierai jamais, « J’ai deux regrets pour ces années lycées, ma coupe de cheveux en seconde et ne jamais t’avoir demandé de sortir avec moi. » Moi, je suis déjà tellement mal qu’elle soit venue me parler, je me sentais déjà rougir, bégayer… J’étais tellement maladroit. Alors, je n’ai pas réfléchi et je lui ai répondu… « C’est vrai que tes cheveux sont mieux maintenant. » Elle est partie sans un mot… Quand j’y repense, j’ai envie de me donner des claques. La pauvre, je voudrais pouvoir m’excuser… » Heureusement, ensuite, il avait rencontré Fiona qui lui avait permis d’apprendre à être parfois un peu moins… lui-même. Bien qu’il ne l’avait pas séduite brillamment non plus et que le processus avait été long, en fait. Mais ça, c’était une autre histoire…

Après cet aveu gênant, il a besoin d’une diversion. Et d’une bonne qui plus est. « Le ciel est vraiment dégagé ce soir, c’est un temps idéal pour regarder les étoiles… » Dit-il. Il se sentait toujours plus poète avec quelques milligrammes d’alcool dans le sang. « Et si… » Va-t-il oser formuler son idée au risque de gâcher un moment parfait ? Il ne voulait pas avoir l’air d’en demander trop mais il n’a pas envie d’interrompre leur soirée maintenant. Pas du tout.   « Et  si tu venais chez moi ? Je pourrai déboucher cette bouteille de Chardonnay dont nous parlions tout à l’heure… On pourrait s’installer dans ma véranda et profiter de cette belle nuit… Et quand j’aurai suffisamment bu, je te montrerai peut-être mon album du lycée. En fait, j’avais pas une coupe extra non plus… »

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Don't give up the love around you
Cause even underneath the waves. I'll be holding on to you. And even if you slip away I'll be there to fall into the dark To chase your heart. I'll find my way back to you” .
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Fiona Miller
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Boston
TES DOUBLES : Eléa, Gwen, Lexia, Dylana & Keelin
TON AVATAR : Margot Robbie
TES CRÉDITS : ava - cosmic dust ; signa - anaëlle ; gif profil - inline
TA DISPONIBILITE RP : En cours : Trystan - Lloyd.
RAGOTS PARTAGÉS : 2454
POINTS : 5199
ARRIVÉE À TENBY : 17/11/2014

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ÂGE DU PERSONNAGE : 29 ans
CÔTÉ COEUR : Sa tête a forcé son coeur à tout oublier.
PROFESSION : Aromathérapeute (spécialiste en pharmacie)
REPUTATION : Cette petite a bien du courage. Partiellement amnésique depuis quatre ans suite à son agression, elle commence seulement à retrouver des souvenirs, dont celui de son ex-fiancé.


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MessageSujet: Re: You remind me just how good it can get + Fiona You remind me just how good it can get + Fiona EmptyDim 17 Fév - 15:09

I'm gonna give you my heart
'Cause you're a sky, 'cause you're a sky full of stars
And you light up the path

L’esprit légèrement embué, Fiona marchait aux côtés de Trystan près du port après un dîner agréable au restaurant. Les dernières tensions avaient failli les éloigner pour de bon mais ils avaient réussi à les apaiser et à s’ouvrir l’un à l’autre, décidant qu’il valait mieux continuer de se voir sans se prendre la tête par rapport au passé. Cette nouvelle philosophie avait bien été mise en application ce soir entre les rires et la bonne humeur. Fiona s’était montrée plus à l’aise, à l’instar de Trystan qui s’était avéré plus bavard que d’ordinaire. Le temps avait défilé très vite, si bien qu’ils reprenaient la route pour rentrer. Le Meylir lui parlait d’ailleurs de ses années au lycée. Il lui décrivit une situation cocasse entre la jeune fille mignonne qui l’intéressait à l’époque et lui. Elle lui avait exprimé son regret de ne pas être sortie avec lui et il avait répondu maladroitement. « Nooon, tu ne lui as pas dit ça ? » Fiona pouffa de rire en imaginant la scène terriblement gênante. La jeune fille était sûrement partie vexée, sans comprendre l’embarras profond du jeune Trystan. « Et tu ne l’as pas rattrapée ? Nooon, c’est horrible ! Elle a dû se sentir trop mal… » Dire qu’il s’agissait de son crush… Il aurait voulu avoir la chance de s’excuser pour se rattraper mais il n’en avait pas eu l’occasion. « Peut-être que tu la recroiseras un jour et que vous en rigolerez. » Comme il n’était pas possible pour Fiona de lui partager des anecdotes d’ado, elle accueillit avec soulagement le changement de sujet du marin à propos du ciel étoilé et particulièrement bien dégagé pour la saison. « Tu as l’habitude d’observer les étoiles ? » Par déduction, elle poussa la réflexion plus loin. « Je suppose qu’en tant que marin, tu dois en connaître certaines comme points de repères, mais c’est aussi un passe-temps ? » Fiona raisonnait d’après ce qu’elle voyait dans certains films, où les marins du temps des pirates se basaient sur les cartes, les compas, les boussoles et les étoiles, pour naviguer. Pourtant, tout marin devait se repérer un minimum à l’aide du ciel dans le cas où les appareils modernes et les radios ne fonctionnaient plus. Ça c’était déjà vu, non ? Peut-être pas à Tenby… Soudain, Trystan lui proposa de poursuivre la soirée chez lui. Il lui proposa de déboucher la bouteille de Chardonnay, de se poser dans sa véranda pour observer le ciel et éventuellement il sortirait les photos dossier de ses années lycée. Comme Fiona ne souhaitait pas interrompre cette belle soirée non plus, elle accepta l’invitation sur le ton de l’humour. « Volontiers. Je ne sais pas si c’est la bouteille de Chardonnay ou voir à quoi tu ressemblais au lycée qui m’attire le plus. Tu as toujours eu une coupe un peu rebelle, il me semble… » Elle fit mine de lui lancer un regard taquin et entendu même s’il s’était clairement arrangé pour la soirée. Un sourire confiant accroché aux lèvres, la jeune femme suivit Trystan jusque chez lui et elle entra non sans jeter un regard autour d’elle. Lorsqu’elle revenait dans un endroit où elle n’avait plus mis les pieds depuis un moment, un endroit qui faisait partie de son passé, elle redoutait toujours les premiers instants. Son esprit allait-il se réveiller ? Aurait-elle l’impression de déjà-vu ? Heureusement, rien de tel ne se produisit et elle garda la sérénité du début de soirée. L’air frais s’engouffra dans le hall d’entrée, tandis que Trystan s’occupait de refermer derrière eux. Le courant d’air glacial contrastait avec l’atmosphère chaleureuse qui régnait dans la maison.

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No diggity
I fell in love but I fell too hard ▬ Don't understand what happened but now I am scarred, I wanted you, I was so sure, one hit of you was all it took to have me, have me down ; and I die a little bit more every day, since we've parted, but I try a little bit to live again.
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Trystan Meylir
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MessageSujet: Re: You remind me just how good it can get + Fiona You remind me just how good it can get + Fiona EmptyVen 22 Fév - 17:21

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Put you to bed when you've had too much to drink

« Nooon, tu ne lui as pas dit ça ? » Comme il l’avait escompté, l’anecdote de Trystan provoque l’effarement de Fiona puis un rire franc. Le marin marque un temps d’arrêt, profitant du son de ce dernier, un son qui lui était familier. Certaines choses avaient changé en Fiona mais son rire était resté le même et l’entendre donne l’impression à Trystan de rentrer à la maison après un long voyage. « Non, non, sur le moment, j’ai pas pensé une seconde à la rattraper. Comme je te l’ai dit, un vrai idiot. J’ai eu cette idée bien trop tard. » Explique t-il quand la blonde lui demande des détails. Elle avait sans doute du mal à imaginer qu’il n’ait rien fait d’autre, que les choses en soient tout simplement restées là. Elle formule donc une hypothèse plein d’espoir sur un potentiel happy ending. Il se sent sourire. Encore une chose constante, la belle faisait toujours preuve d’optimisme, c’était rafraîchissant. C’est d’ailleurs pour ça qu’il hésite à lui dire la vérité, ne voulant pas casser ce bel élan. Mais il finit tout de même par le faire, histoire de conclure l’histoire. « Elle s’est mariée avec un dentiste américain. Je ne pense pas qu’elle remettra un jour les pieds à Tenby. J’espère juste qu’elle n’a pas fuit aussi loin à cause de moi. » Dit-il en finissant néanmoins sur une touche d’humour.

En tout cas pour le plus grand bonheur de Trystan, Fiona accepte de prolonger la soirée et porte de l’intérêt à sa proposition. « Tu as l’habitude d’observer les étoiles ? Je suppose qu’en tant que marin, tu dois en connaître certaines comme points de repères, mais c’est aussi un passe-temps ? » Il a un petit sourire en coin, amusé à juste titre par la question. Mais il commence par une réponse sérieuse. « Oui, je le fais depuis tout petit. C’est mon père qui m’a appris leurs noms et les constellations… Comme tu l’as deviné, il l’a fait lorsqu’il m’apprenait à naviguer. Mais en fait, j’aime bien simplement regarder le ciel quand l’occasion se présente. C’est… apaisant, je trouve. Les étoiles sont rassurantes, constantes… » A ses yeux, c’était mieux que de regarder la télé mais il ne l’ajoute pas, histoire pour ne pas passer pour un pur homme de cro-magnon. En fait, sa remarque suivante est plus teintée de malice. « Et puis, tu sais… ça fait de l’effet aux filles. Un jour, j’ai volé un baiser à une très jolie blonde en lui parlant d’étoiles. » Bien sûr, il parlait d’elle. C’était pour ça qu’il avait été si amusé par sa question tout à l’heure. Elle ne s’en rappelait pas, mais déjà lorsqu’ils étaient jeunes, elle avait trouvé charmant son attrait pour l’astronomie. Et lui avait utilisé ce talent pour arriver à enfin lui parler et plus tard, c’était sous un ciel étoilé qu’ils avaient échangé leur premier baiser. Il avait un peu hésité à apporter ce souvenir dans la conversation mais finalement, il avait osé, se disant qu’ils s’étaient autorisés à ne plus mettre de tabous dans leurs échanges. Et aussi, il devait bien le reconnaître, il était peut-être en train de légèrement flirter avec elle. Mais ça aussi, ils se l’étaient plus au moins autorisés, même si ça avait été à mots très couverts…

Ils arrivent chez Trystan et c’est au tour de Fiona de faire preuve d’humour en disant qu’elle ne savait pas ce qui lui avait donné le plus envie de venir chez lui : le Chardonnay ou la perspective de voir sa coupe des années 90. Il s’accroche à son regard taquin, répliquant sur le même ton. « Rebelle, ma coupe est rebelle ? Non mais tu sais qu’au lycée je mettais du gel… C’était une catastrophe. Enfin, peut-être que je peux m’en sortir en te faisant suffisamment boire pour te faire oublier ma proposition de te montrer cet album… » Il conduit Fiona dans la véranda, où la température qui règne est acceptable. Désireux d’installer confortablement son invitée, il allume cependant le petit chauffage d’appoint et lui sort des couvertures qu’il dispose sur la petite balancelle sous la verrière. Pendant que Fiona prend place, il va chercher la bouteille de vin à la cave, la débouche et la ramène près de la blonde, avec deux gros verres. Il les sert généreusement, tend son verre à Fiona et s’assied à côté d’elle sur la balancelle. Il lève son verre pour trinquer avec elle. « A cette soirée ? » Propose t-il en guise de toast.


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Fiona Miller
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MessageSujet: Re: You remind me just how good it can get + Fiona You remind me just how good it can get + Fiona EmptyMar 26 Fév - 20:44

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And you light up the path

« Les choses arrivent sûrement pour une raison, peut-être tu n’étais pas prêt à surmonter tes appréhensions et le manque de confiance en toi. » Fiona n’avait pas formulé cette phrase d’un ton trop sérieux mais elle avait bien compris, au travers des anecdotes lycéennes et de celles qu’il lui avait déjà rapportées de leur couple, qu’il se sentait toujours dans une situation inconfortable en présence d’une femme qui lui plaisait, dans le passé en tout cas. Dans un registre plus léger, elle formula une prédiction plus optimiste, cependant Trystan cassa cette douce issue en lui expliquant que l’intéressée s’était mariée à un américain. Elle lui emboîta le pas sur l’humour. « Tu aurais un sacré pouvoir de répulsion ! Tu n’aurais pas la même recette à mettre en bouteille pour chasser les moustiques ? J’ai beau chercher un produit miracle, ils n’arrêtent pas d’envahir la peau de mon cheval en douce saison, et lui ne trouve rien d’aussi repoussant pour les envoyer à l’autre bout du globe. » Quelques mois après son amnésie – et surtout après sa descente aux enfers alcoolique -, Fiona avait trouvé un apaisement dans l’hippothérapie. A force de fréquenter les chevaux, elle avait retrouvé une certaine paix intérieure et s’était prise de passion pour eux, elle avait commencé à monter, puis l’ancien propriétaire du haras lui en avait « donné » un. Parlant de passe-temps, la blonde s’intéressa à celui de Trystan et se demandait s’il observait les étoiles fréquemment, en dehors des compétences requises en tant que navigateur. Elle ne se tracassait plus de savoir si elle connaissait déjà la réponse à cette question avant. Le brun lui raconta que son père lui avait appris le nom des étoiles mais qu’il aimait observer le ciel parce qu’il y retrouvait une certaine stabilité, une invariabilité… Lorsqu’elle l’écoutait, Fiona n’était pas surprise que Trystan ait besoin de constance, ce descriptif lui correspondait bien. Il parlait d’ailleurs du ciel comme d’une seconde maison, un endroit qui l’apaisait, où il se retrouvait. « Je comprends ce que tu veux dire, tu parles des étoiles comme de personnes que tu as l’air de bien connaître… De vieilles amies réconfortantes. » Le ton employé n’induisait aucune moquerie, elle comprenait le concept. En revanche, elle ne retint pas un sourire à la remarque suivante du Meylir, tout aussi amusée même si le souvenir qu’il venait de glisser l’avait légèrement prise au dépourvu. Il parlait d’elle, bien entendu, il n’aurait pas parlé d’une autre blonde devant elle, pas avec un sourire complice accroché aux lèvres. « Je vois ! Tout ça, c’était pour plaire aux filles. C’est finalement l’arme que tu as trouvée pour franchir le pas. » En fait, Trystan possédait une âme un brin romantique, un esprit comme il ne s’en faisait plus tellement aujourd’hui, avec tous ces jeunes amourachés peu attentionnés qui couraient les rues. Ce trait de caractère ne l’étonnait pas non plus car Fiona savait qu’elle ne serait pas tombée amoureuse en un claquement de doigt, ils avaient pris leur temps pour construire une relation… Qui prenait encore son temps aujourd’hui ? Finalement, il n’était pas toujours nécessaire qu’il lui raconte tous leurs souvenirs dans les détails… A travers sa personnalité, elle entrevoyait déjà certaines lignes.

La pharmacienne emboîta ensuite le pas de Trystan jusque chez lui, séduite par l’idée de découvrir sa coupe lycéenne. « Du gel ? » Elle mima une nouvelle grimace mais tout le monde avait eu sa période avec des modes spéciales. « Raté ! Tu ne risques pas de me faire oublier ça ! » La blonde retira sa veste, ensuite conduite par le marin dans la véranda. Elle leva les yeux au ciel et constata que la voute céleste était bien visible de cet endroit. « Oh ! On se croirait presque dans un planétarium. » Fiona remercia Trystan pour le coin cosy qu’il leur avait installé et elle regarda la balancelle pendant quelques secondes avant de s’asseoir dessus. « La véranda a toujours été là ? » Tout à coup, ce détail devenait très important pour elle. L’impression de déjà-vu qui l’avait épargnée en entrant dans la maison la saisissait à présent. Et l’enchevêtrement d’idée suivit son cours. La même maison… Tout le monde savait déjà en ville, Trystan vivait dans la maison de sa famille, une famille disparue trop tôt. A l’époque de leur couple, il s’occupait de sa petite sœur, de son entreprise, il avait mille et une responsabilités, plus que toute personne de son âge n’était supposée en avoir. Les parents Miller, très en faveur de Trystan, avaient sans doute comblé une partie du vide laissé dans sa famille. En tout cas, Fiona avait l’impression que ce souvenir correspondait à la réalité. Elle se souvenait encore du cœur brisé de ses parents lorsqu’elle avait annoncé leur séparation ; ils l’avaient regardée comme si elle commettait la pire erreur de sa vie. Comment aurait-elle pu rester avec un homme dont elle n’avait aucun souvenir ? Cette forme de pression involontaire exercée par ses proches à l’époque n’existait plus depuis bien longtemps et c’est ce qui avait grandement aidé Fiona à vivre en paix avec son amnésie, et à mieux vivre des relations comme celle qu’elle avait avec Trystan aujourd’hui. Cette pensée n’avait pris qu’une fraction de seconde et la blonde rebondit dans l’instant présent lorsque le pêcheur s’assit à côté d’elle et lui tendit un verre de vin généreusement servi. « Oui, à cette soirée ! » Répondit-elle, le sourire aux lèvres, plus tellement perturbée par ce phénomène de déjà-vu. A présent, elle était habituée à ces sensations. Les souvenirs, eux, restaient toujours bien enfouis et dissimulés dans les tréfonds de son cerveau, une évidence qui ne gâcherait plus ni leur amitié, ni leur soirée. « Alors, tu me présentes tes copines du ciel ? Comme tout le monde, je connais la Petite et la Grande Ourse de nom mais je n’arrive pas toujours à les repérer. Et j’ai déjà entendu parler de Sirius aussi, la plus brillante, elle est facilement visible… C’est à peu près tout. »

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MessageSujet: Re: You remind me just how good it can get + Fiona You remind me just how good it can get + Fiona EmptySam 2 Mar - 11:18

There's nothing I won't do to see you shine
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Les choses arrivaient pour une raison, avait dit Fiona. Trystan apprécia le fait qu’elle essaye de le réconforter mais il ne pensait pas que ce grand moment de solitude qu’il avait vécu était autre chose qu’un grand moment de solitude justement. Mais au moins, l’anecdote donnait une tournure aussi légère qu’amusante à leur conversation. Le marin rit d’ailleurs franchement en entendant la réplique de Fiona sur ses pouvoirs répulsifs. « Oh non justement, j’aimerai que ce pouvoir de répulsion fonctionne avec les moustiques. Tu peux être sûre que lorsqu’il y en a dans une pièce pleine de monde, c’est moi qu’il vient trouver. » Lorsqu’ils étaient ensembles, elle le taquinait souvent à ce propos, lui disant que c’était un bonheur de dormir avec lui, car il était plus efficace qu’une moustiquaire. Mais, ça, il ne le dit pas, ne voulant pas  être trop lourd avec le passé en parlant toujours de leurs souvenirs communs. A la place, il  pose une question parfaitement banale. « Alors comme ça, tu as un cheval ? » Plus tard, la conversation glisse sur les étoiles et devient à peine plus sérieuse, mais elle reste toujours aussi agréable et captivante. La preuve que Trystan avait abusé du vin, car en temps normal, jamais il n’aurait mis « conversation » et « agréable » dans la même phrase. A moins que ce soit tout simplement la présence de Fiona qui l’enivrait car comme il  l’avait dit l’autre jour, il appréciait beaucoup la femme qu’il était en train de redécouvrir.

« Je comprends ce que tu veux dire, tu parles des étoiles comme de personnes que tu as l’air de bien connaître… De vieilles amies réconfortantes. » Elle avait parfaitement saisi ce qu’il avait essayé de dire (et ce même si les mots n’étaient définitivement pas son fort). Il hoche la tête, retrouvant ensuite son hilarité quand elle insinue que les étoiles étaient son « arme », sa technique de drague imparable avec les filles. Pourtant, ce n’est pas sur le ton de la plaisanterie qu’il répond. « Je dis les filles, mais il n’y a en qu’une sur laquelle j’ai eu envie de tester. » Dit-il en faisant perdurer la nouvelle dynamique qui s’était installée. Par à coup, il lui faisait comprendre l’importance qu’elle avait eue dans sa vie. Mais plus que tout, il espérait que tout cela n’appartenait pas qu’à un passé révolu et qu’une étincelle pouvait renaître en eux… En tout cas, il y a une autre des répliques du Meylir qui a un fort effet sur la blonde et il a la sensation qu’elle ne repartira pas de chez lui sans avoir vu cette photo de lui avec du gel dans les cheveux. « Quoi ?! C’était très à la mode à l’époque. » S’offusque t-il pour du faux.

Leur humeur folâtre se dissipe cependant une fois qu’ils sont installés dans la véranda. Sans doute l’effet du ciel étoilé qui se déployait au dessus d’eux. On se sentait toujours plus humble et minuscule sous cette immensité. Une chose est sûre, Fiona semble impressionnée par l’endroit. Trystan répond à son exclamation et à sa question en même temps. « C’était le but recherché en fait. Ma mère voulait un endroit pour regarder le ciel. Mon père a construit la véranda pour elle. Elle a passé beaucoup de temps ici quand elle était enceinte de Dylana…. » Les hommes de la famille Meylir n’étaient pas des grands parleurs mais quand ils aimaient une femme, ils savaient lui démontrer autrement qu’avec les mots. Le père de Trystan avait passé des mois à construire brique par brique cet endroit pour sa femme, en plus de son travail. Cette extension de la maison représentait son dévouement. Trystan lui venait ici lorsque tout le monde lui manquait un peu trop. Mais il est bien trop pudique pour l’avouer à voix haute. A la place, ils trinquent à la soirée et sirotent leur vin quelques instants en silence, profitant de la vue. Le Meylir savourait aussi la présence de la blonde à ses côtés, se sentant tout à coup serein. Il était heureux de la retrouver. Car même si elle était une femme nouvelle, elle restait sa Fiona. Et après toutes ces années de solitude, entachée de son absence, pouvoir être près d’elle lui donnait l’impression d’être entier à nouveau…

« Alors, tu me présentes tes copines du ciel ? Comme tout le monde, je connais la Petite et la Grande Ourse de nom mais je n’arrive pas toujours à les repérer. Et j’ai déjà entendu parler de Sirius aussi, la plus brillante, elle est facilement visible… C’est à peu près tout. » « C’est déjà pas mal… Certaines personnes ne regardent même plus le ciel de nos jours. » Lui dit doucement Trystan. Il change son verre de main pour pouvoir pointer le ciel du doigt. « Tu as raison pour Sirius, c’est celle qu’on repère en premier. Tu vois, elle est juste là. Et la Petite et la Grande Ourse ne sont pas loin non plus. Juste à côté, tu vois ? » Ils avaient de la chance, vu le beau temps qui avait succédé à la tempête, le ciel était parfaitement dégagé. « Et si tu arrives à repérer la base du manche de la casserole, tu traces une ligne qui part de cette étoile et qui passe par le bout du manche de la Petite Ours. Tu continues sur la même distance et normalement, tu peux voir Cassiopée. Elle forme un W. C’est elle qui permet de trouver l'étoile polaire, qui marque le pôle nord. » Il marque une légère hésitation mais voyant Fiona qui a l'air un peu perdue dans ses explications, il attrape doucement sa main libre pour lui faire effectuer le tracé qu’il vient de décrire.

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You remind me just how good it can get + Fiona Tumblr_inline_ogyxha8Ixv1qlt39u_250
ÂGE DU PERSONNAGE : 29 ans
CÔTÉ COEUR : Sa tête a forcé son coeur à tout oublier.
PROFESSION : Aromathérapeute (spécialiste en pharmacie)
REPUTATION : Cette petite a bien du courage. Partiellement amnésique depuis quatre ans suite à son agression, elle commence seulement à retrouver des souvenirs, dont celui de son ex-fiancé.


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MessageSujet: Re: You remind me just how good it can get + Fiona You remind me just how good it can get + Fiona EmptyDim 3 Mar - 12:46

I'm gonna give you my heart
'Cause you're a sky, 'cause you're a sky full of stars
And you light up the path

Contrairement à l’effet répulsif qu’il avait exercé sur cette jeune fille au lycée, Trystan attirait les moustiques. Il était même le centre de leur attention dans une pièce remplie de monde. « Ma parole, tu es du goût de ces sales bestioles ! Pratique pour les autres, moins pour toi. Quand je trouverai une solution efficace pour le cheval, je te ferai signe aussi. » Pas sûr que les produits applicables sur des poils d’animaux le soit sur la peau d’un être humain mais elle avait employé le ton de la plaisanterie, compatissant à leur sort commun. Le marin l’interrogea d’ailleurs sur sa monture. « Oui, je me suis prise de passion pour les chevaux, il y a quelques temps. J’ai commencé à les monter et j’ai fini par en avoir un. » Résuma-t-elle brièvement. S’occuper d’un cheval prenait du temps et n’était pas donné mais elle n’avait jamais regretté d’en avoir un. « Tu pourrais venir le voir si ça te dit. » La jeune femme ne savait pas si Trystan avait peur des chevaux ; parfois de petits enfants couraient hardiment vers ces grandes bêtes tandis que des adultes appréhendaient de les approcher, mais ce serait l’occasion de lui montrer un aspect d’elle qu’il ne connaissait pas encore, un aspect qui n’appartenait pas au passé. Le brun lui parla ensuite de ce qu’il ressentait vis-à-vis des étoiles, un sentiment qu’elle comprenait en réalité très bien. « Ce que je ne t’ai pas dit tout à l’heure, c’est que comme toi avec les étoiles, les chevaux m’apaisent. Ils ont le même effet sur moi. Ça n’a pas toujours été facile à gérer quand j’ai perdu la mémoire, et eux, ils ne me posaient pas de questions, ils étaient simplement… là. Ce sont des animaux qui sont comme des éponges, ils sont sensibles à tout ce que tu ressens. » Ce soir, le marin pouvait vraiment découvrir sa passion car elle n’en parlait pas souvent, mais une fois lancée, il était difficile de l’arrêter. Toutefois, elle retrouva son sens de l’humour en constatant qu’il s’était servi des astres comme arme de séduction. Cette remarque provoqua l’hilarité du pêcheur qui rectifia son propos : il ne l’avait utilisée que sur elle. Maitrisant mal sa gêne, Fiona rougit légèrement. Si Trystan ne se cachait plus de lui rappeler la place particulière qu’elle avait occupé dans sa vie au travers de ses mots, elle ne dissimulait plus aussi bien l’effet que ces mêmes paroles pouvaient exercer sur elle, elle y était sensible même si elle ne pouvait pas partager les images qui traversaient la tête de son ex-fiancé. « C’est peut-être pour ça que ça a fonctionné, elle a dû se sentir spéciale. » Elle aussi se mettait à parler d’elle à la troisième personne, à la fois parce qu’elle n’était pas vraiment la Fiona qui avait vécu le moment puisqu’elle ne l’avait pas gardé en tête et parce que c’était aussi une façon de ne pas s’embarrasser plus devant lui. Heureusement, la phase gel de la coupe lycée de Trystan offrit une belle diversion rigolote. La pharmacienne désirait vraiment voir cette fameuse photo. « J’ai envie de dire, tu n’avais qu’à pas me parler de ce dossier sur toi… »

Trystan n’avait pas exagéré. La vue de la voûte céleste depuis la véranda était à couper le souffle, d’autant que le ciel leur offrait une vue dégagée ce soir. Le nez pointé vers les cieux, Fiona écoutait la réponse du marin qui lui expliquait que son père avait construit cet endroit à la sueur de son front par amour pour sa femme. En même temps, cette réponse lui confirmait que la véranda existait depuis bien longtemps. « Parfois, il n’y a pas besoin de mots. On peut voir à travers ce lieu à quel point il aimait ta mère. Et toi, tu as hérité d’elle sa passion pour le ciel et sa sensibilité. » Elle plongea son regard dans le sien, comme si ses yeux étaient par moment capables de le sonder et de le mettre à nu. Fiona s’installa ensuite sur la balancelle, rejointe par le Meylir et ils trinquèrent tous les deux à cette soirée. « Tu n’avais pas menti sur la bouteille. Ce Chardonnay est une tuerie ! » La jeune femme esquissa un sourire et plongea quelques instants dans un silence respectueux et serein face à l’immensité du ciel. Elle essaya de repérer celles qu’elle connaissait déjà mais elle n’était pas très douée, aussi elle demanda de l’aide à Trystan pour lui présenter ses vieilles amies. Il pointa la plus brillante du doigt, elle était scintillante, une des préférées de Fiona. Il l’aida ensuite à repérer la Petite et la Grande Ourse. « Oui, plus ou moins… » Répondit-elle, à demi-mot à sa question. Si elle n’avait pas hésité sur la position de la première, elle avait toujours autant de mal à cerner les deux autres sachant qu’aucune ligne n’était tracée dans le ciel pour relier les étoiles entre elles. En y songeant, elle possédait une appli super pour les novices comme elle sur son téléphone où il lui suffisait d’entrer la latitude et la longitude du lieu où elle se trouvait, d’orienter l’écran de son téléphone en-dessous du ciel et tous les noms en dessous d’où elle se trouvait apparaissaient, c’était tout simplement génial. Il existait plein d’applis inutiles mais celle-là était chouette. En revanche, elle ne sortit pas son téléphone en présence de Trystan, préférant de loin les explications personnalisées qu’il lui donnait. « Je suis un peu perdue en fait. Tu commences où le manche ? » Par facilité, il lui prit alors la main pour dessiner avec elle le cheminement des étoiles qu’il lui expliquait. Elle arriva plus ou moins à repérer Cassiopée, non sans mal. « Désolée, je ne suis pas très douée… Par contre l’étoile polaire, ça me parle, c’est celle dont tous les marins parlent quand ils sont perdus en mer dans les films ? » Elle esquissa un sourire contrit mais elle appréciait tout de même la vue. « En tout cas, c’est magnifique. On se perd dans l’immensité du ciel, comme un océan au-dessus de nos têtes. » Le vin, ajouté à celui qu’elle avait déjà bu au restaurant, la rendait déjà plus joyeuse. Il était loin le temps où elle restait sur ses gardes, ce soir, elle ne se souciait plus de rien et profitait du moment présent.


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Trystan Meylir
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MessageSujet: Re: You remind me just how good it can get + Fiona You remind me just how good it can get + Fiona EmptyVen 8 Mar - 18:22

There's nothing I won't do to see you shine
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Put you to bed when you've had too much to drink

Après lui avoir promis en plaisantant qu’elle l’avertirait si elle trouvait un remède miracle contre les moustiques, Fiona dévoile sa nouvelle passion à Trystan : l’équitation. Elle lui explique même qu’elle possède son propre cheval et l’invite d’ailleurs à venir le voir un beau jour. Il accepte d’un signe de tête et d’un sourire. « Oui, ça me dit bien… Et peut être que comme ça, j’attirerai les moustiques loin de ton cheval. » Dit-il en poussant la plaisanterie, toujours joyeux. En vérité, il était content qu’elle lui livre un aspect de sa personnalité actuelle et qu’ils puissent plaisanter avec tant de complicité. Il y avait quelque chose d’agréable à retrouver la femme qu’il avait aimée et en même temps, à découvrir les changements qui s’étaient opérés en elle. Cela faisait renaître la magie des débuts, cette sensation grisante de quand on apprenait à connaître l’autre mais tout de même accompagnée de la certitude qu’on appréciait déjà tout de cette personne.... Surtout que la Miller ne se contente pas de lui annoncer qu’elle aime monter à cheval, elle lui donne des détails très précis sur les raisons de la naissance de cette passion. Il l’écoute attentivement, une ride de concentration et de compassion sur son front. Il était toujours perturbé quand il se rappelait à quel point elle avait été bouleversée en se réveillant amnésique, privée de ses repères mais surtout de certains éléments qui faisaient l’essence même de sa personnalité… « Je suis content que quelque chose ait pu t’apporter le réconfort dont tu avais besoin. » Dit-il un peu ému par ces mauvais souvenirs qui remontaient. Lui avait été impuissant à l’aider à l’époque et il savait qu’il avait fait parti des gens qui lui avaient mis la pression d’une manière ou d’une autre. La pensée qu’elle avait perdu ses sentiments pour lui l’avait rendu fou de douleur et il avait commis la grossière erreur de penser qu’il pourrait l’inciter à se souvenir.

Quel idiot il avait été ! Il s’en voulait toujours énormément pour ça. Heureusement, il avait désormais une chose d’améliorer les choses. D’ailleurs, quand Fiona entre dans son jeu et parle d’un air détaché de la femme qu’il avait embrassée sous les étoiles, il s’empresse de confirmer sa supposition. « Oh elle l’était. Spéciale, je veux dire. » D’ordinaire, il n’aurait peut-être pas autant insisté mais aujourd’hui, oui, il veut lui faire comprendre à quel point elle est spéciale, justement. Surtout que le vin le rend le plus poète que jamais. « Elle l’est toujours en fait. » Dit-il en la regardant brièvement. « Et puis au final, les étoiles n’ont pas grand-chose à lui envier. Je préférais la contempler elle. » Il le fait d’ailleurs furtivement, profitant qu’elle a les yeux rivés sur le ciel. Toutefois, il n’hésite pas non plus à soutenir son regard lorsqu’ils reprennent leur discussion, même s’il a l’impression de sentir des petits courants électriques courir le long de ses avant-bras. L’atmosphère est vraiment intime. Propice à la conversation et aux confidences. Le Meylir se confie aussi beaucoup ce soir, partageant un souvenir précieux pour lui, en invoquant la façon dont son père montrait discrètement à sa mère qu’il était fou d’elle. Fiona semble comprendre ce qu’il essaye de dire, lui faisant même un magnifique compliment au passage, capturant à nouveau son regard. Il reste coi. Déjà parce qu’il n’a jamais su comment recevoir un compliment mais aussi parce qu’il n’était pas capable de grand-chose quand elle le regardait comme ça. Ça le rend confus et il en ferait presque une bêtise… Genre rapprocher son visage du sien, juste pour voir ce qu’il pourrait se passer…

« Tu n’avais pas menti sur la bouteille. Ce Chardonnay est une tuerie ! » La tension et les fantasmes de Trystan s’évaporent soudainement, dispersés par cette diversion. Il reprend le fil, bégayant légèrement. « Oui… Je… Je vois que tu n’as pas perdu ta faculté à apprécier le bon vin. » La leçon d’astronomie commence ensuite et Trystan prend un plaisir certain à dépeindre les constellations, content de partager son savoir avec quelqu’un que cela semblait vraiment intéresser. La concentration de Fiona le fait sourire. Ça non plus, ça n’avait pas changé, elle avait toujours été bonne élève. Cependant, il n’était pas toujours évident de s’y retrouver dans l’immensité du ciel et malgré sa bonne volonté, la jeune femme peine un peu. Alors après une légère hésitation, il attrape sa main. Pour des raisons pratiques mais aussi parce qu’il en a envie. Il craint une réaction de recul mais elle ne laisse absolument rien paraître, vraiment absorbée par ce qu’il raconte. « Désolée, je ne suis pas très douée… Par contre l’étoile polaire, ça me parle, c’est celle dont tous les marins parlent quand ils sont perdus en mer dans les films ? » « Tu t’en sors très bien. » La rassure t-il aussitôt. « Et en effet, c’est celle-là même ! C’est normal que toute personne égarée la cherche, car elle indique le Nord. C’est comme une boussole… Elle est juste là. » Doucement, il fait bouger leurs doigts jusqu’à la fameuse étoile, leurs corps se rapprochant tandis que leurs visages se tournent dans la même direction.

Lorsqu’il est certain que Fiona a repéré cette fameuse étoile, il laisse doucement retomber sa main, n’ayant pour le moment, plus aucune excuse pour la retenir. En revanche, il reste proche de la blonde, s’allongeant plus confortablement sur le dossier incliné de la balancelle, la tête appuyée contre le haut de ce dernier. Il regarde pensivement le ciel quand soudain Fiona reprend la parole. « En tout cas, c’est magnifique. On se perd dans l’immensité du ciel, comme un océan au-dessus de nos têtes. » Dans ces mots aussi, il y avait de la poésie. Trystan sourit, faisant pivoter sa tête pour la regarder. « C’est vrai que la vue est magnifique. » Dit-il, la regardant avec sérieux, instaurant volontairement l’ambiguïté, le bois patiné caressant sa joue. Leurs regards s’accrochent à nouveau et à nouveau, il a envie de l’embrasser. Mais il n’ose pas. Il n’est pas souvent lâche mais là, il a peur. Peur que ce soit trop tôt, peur qu’elle prenne peur. Peur que des souvenirs bouleversants remontent à la surface. Peur que l’un d’entre eux ne supporte pas la force d’un tel geste. Alors il se soustrait aux yeux ensorcelants de sa voisine, les yeux à nouveau sur le ciel.

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MessageSujet: Re: You remind me just how good it can get + Fiona You remind me just how good it can get + Fiona EmptyDim 17 Mar - 15:35

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Lorsque Fiona proposa à Trystan de venir voir son cheval un jour, il accepta l’idée sur le ton de l’humour. La pharmacienne esquissa un sourire rieur en imaginant sa monture soulagée de ces affreux insectes, tout le temps de leur visite. Finalement, elle expliqua au marin les raisons qui l’avaient amenée à commencer l’équitation, une raison plus personnelle que la simple envie de côtoyer ces grands animaux. C’était un ami à elle qui lui avait conseillé d’essayer une forme d’hippothérapie. Il avait été constaté dans de nombreux cas que les chevaux aidaient les personnes touchées physiquement ou fragilisées psychologiquement à retrouver un équilibre et surtout le moral. Fiona n’avait pas raconté ces détails personnels à Trystan dans le but de lui rappeler de mauvais souvenirs, elle s’ouvrait simplement sur les années de sa vie que le Meylir ne connaissait pas ou peu, puisqu’ils ne les avaient pas partagés ensemble. Longtemps, la jeune femme avait cherché à fuir les gens après sa perte de mémoire, elle s’était renfermée et elle avait sombré dans des mauvaises périodes de sa vie dont elle n’était pas fière et dont elle n’avait toujours pas parlé. C’était du passé. Le temps n’en effaçait pas les traces mais il les atténuait, accumulant les événements de la vie comme les échelons d’une longue échelle à gravir. L’émotion dans la voix de Trystan n’échappa pas à Fiona, aussi elle lui adressa un sourire rassurant, signifiant que son intention n’était pas de remuer de tristes moments. Finalement, le marin partagea un souvenir plus heureux, plus intime même entre eux. Si la jeune femme répondit de façon neutre et taquine dans un premier temps, les déclarations percutantes du marin la déstabilisèrent. Il lui fit comprendre à la fois comprendre son importance passée et celle qu’elle avait toujours dans son présent. « C’est sûr, on aura toujours quelque chose de spécial. » Répondit-elle d’une voix douce, absorbée par la contemplation du ciel sans réaliser d’emblée à quel point il était très sérieux et concentré sur elle en lui disant ça, sans réaliser non plus qu’elle s’était pour la première fois inclue dans cette scène. En fait, Fiona ne savait pas trop comment répondre ou réagir parce qu’elle n’avait tellement pas envie de gâcher le moment qu’elle profitait juste de celui-ci. Pourtant, les mots de Trystan n’étaient pas tombés dans l’oreille d’une sourde. Ils la rendaient juste plus confuse, parce qu’il aurait toujours une place spéciale pour elle aussi même si c’était différent aujourd’hui. Et sa confidence suivante ne manqua pas d’empourprer la jeune femme davantage… Il préférait la contempler elle que de regarder les étoiles... Comment réagir face à un tel compliment et surtout face à un aveu aussi direct ? Alors qu’elle avait les yeux rivés vers le ciel, elle les baissa d’un coup vers lui. « Ton but de la soirée c’est de me faire rougir en fait, c’est ça ? » Répondit-elle d’une voix légère, en lui souriant de plus belle, ne sachant pas non plus comment recevoir un tel compliment. Fiona se demandait ce qui le rendait soudainement si ouvert, si enclin à lui faire comprendre ce qu’elle représentait pour lui. Quelques semaines auparavant, le pudique Trystan n’aurait pas osé lever le voile sur son ressenti mais le vin et l’ambiance de la soirée le rendaient plus loquace. Parfois, la pharmacienne se montrait particulièrement naïve, pas ce soir cependant. Elle aussi ressentait l’électricité dans l’air, cette façon de plus en plus naturelle qu’ils avaient de se comporter l’un envers l’autre, par des petits gestes, des regards… A force de se revoir, ils se réattachaient l’un à l’autre, imperceptiblement. Fiona ne cherchait ni à provoquer ces moments, ni à les fuir. La peur n’était plus le premier sentiment qui la gouvernait lorsqu’elle était avec Trystan ; elle baignait juste dans un sentiment de bien-être, de plénitude, comme si tout avait toujours été normal, à moins que ce ne soit l’effet exercé par le vin sur elle. Néanmoins, la pharmacienne avait appris à rester sur ces réserves au vu de tout ce qui s’était passé ces dernières années. Alors, elle profitait de cet instant dans l’écrin de la véranda. Sous le ciel étoilé, chacun s’abandonnait à quelques confidences, à l’instar du marin qui mentionna l’amour fou entre ses parents, un amour que Fiona pouvait ressentir tellement Trystan mettait de l’intensité quand il racontait cette histoire. Sous ces airs d’homme bourru se cachait en réalité un être particulièrement sensible aux autres et à ce qui l’entourait. Parfois, Fiona avait l’impression de très bien le connaître sans même s’en souvenir, une intuition qui semblait le déstabiliser aussi. Le marin lui ouvrit ensuite les portes de son univers étoilé, lui désignant les étoiles les plus connues et les plus visibles, prenant même sa main pour l’accompagner dans le tracé de certaines constellations. Absorbée par les explications, Fiona ne prêta pas tout de suite attention au contact de leurs mains ni à la proximité soudaine induite par leur rapprochement sur la balancelle. A vrai dire, elle essayait sincèrement de suivre ce qu’il lui racontait et elle n’était vraiment pas douée même si Trystan lui assurait le contraire. Plutôt que de discuter, elle accompagna son regard et repéra l’étoile polaire, qu’elle admira longuement, se rendant finalement compte de leur proximité lorsqu’il relâcha sa main. « Oui, je comprends qu’elle soit le point de repère. Elle est bien visible aussi. » Baissant les yeux, elle décida de s’installer plus confortablement. Emmitouflée dans le plaid, elle s’appuya alors contre lui, calant timidement son dos contre son épaule, histoire de profiter de sa chaleur corporelle. « Et toi, c’est laquelle, ton étoile préférée ? » Celle de la blonde n’était pas difficile à deviner puisqu’il s’agissait de celle qu’elle avait mentionné en tout premier, la seule qu’elle réussissait à repérer directement. Fiona releva ensuite la tête vers le ciel et contempla les constellations, trouvant elle aussi dans ce moment, la sérénité dont avait parlé Trystan. La soirée s’égrenait et le vin aida à délier davantage leurs langues, les invitant à poursuivre quelques confidences, taquineries et rires décomplexés. Fiona ne s’était plus laisser aller de la sorte depuis bien longtemps, signe de son bien-être durant la soirée. Finalement, l’esprit bien embué par l’alcool, la jeune femme finit par s’endormir la tête posée contre l’épaule de Trystan dans un moment où le silence avait repris sa place entre eux.


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MessageSujet: Re: You remind me just how good it can get + Fiona You remind me just how good it can get + Fiona EmptyJeu 21 Mar - 23:17

There's nothing I won't do to see you shine
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« C’est sûr, on aura toujours quelque chose de spécial. » Souffle doucement Fiona en réponse aux allusions pas très subtiles de Trystan. Il ne sait pas comment interpréter cette réponse ambigüe. Etait-ce une discrète esquive ? Ou un encouragement tout aussi discret ? Car la blonde venait de parler d’eux comme une entité, ce qui était plutôt inédit. Indécis, il hoche la tête comme pour acquiescer, se maudissant encore et toujours de ne pas posséder tous les codes sociaux... Certes, il était certain que la normalité n’était pas ce qui qualifiait leur relation. Mais cette dernière était-elle seulement qualifiable ? Où allaient-ils comme ça ? Cette incertitude était à la fois stressante et stimulante. Le Meylir avait l’impression de revivre ses premiers émois amoureux, ceux où on oscillait entre angoisse et émerveillement. L’illusion est d’ailleurs complétée par sa gaucherie. Il en fait un peu trop niveau compliments, si bien que leur destinataire finit par l’interpeller à ce propos. « Ton but de la soirée c’est de me faire rougir en fait, c’est ça ? » Elle choisit l’humour pour chasser cette ambiance peut-être trop intime pour elle et il la suit dans sa démarche, ne voulant pas être trop lourd. « Je te rappelle que c’est toi qui a commencé dans le domaine des compliments. » Dit-il en délivrant un de ses rares sourires malgré sa confusion. Se pouvait-il qu’il ait mal perçu les choses ? Avait-il imaginé leurs regards un peu trop appuyés ? Avait-il exagéré l’accroissement de leur complicité dans son esprit ? C’était bien possible. En tout cas, pour le moment, le message était clair et il ralentit sur les compliments, se concentrant sur la leçon d’astronomie.

Pendant cette dernière, la température continue à baisser, si bien que Fiona finit par s’enrouler dans un des plaids qu’il a laissé à son intention. Elle s’installe aussi plus confortablement, appuyant légèrement son dos contre l’épaule du marin. Cela semble tellement naturel que Trystan renonce à se poser trop de questions, se contentant de savourer cette proximité complice et le sentiment qu’il avait, de se trouver là où il devait être. Il se sentait à sa place dans l’univers, de la même façon que les étoiles qui agrémentaient la voûte céleste qu’ils étaient en train de contempler. « Et toi, c’est laquelle, ton étoile préférée ? » Demande ensuite la blonde, les yeux toujours rivés au ciel, une fois qu’ils en ont terminé avec l’étoile polaire. « Je n’y ai jamais réfléchi en fait… Mais la constellation du Gémeaux est celle qui m’a toujours le plus intrigué.  Déjà parce que c’est mon signe astrologique mais aussi parce que la seule constellation à posséder deux étoiles très brillantes rapprochées et parfaitement identiques. Du coup, les grecs pensaient que c’étaient les jumeaux Castor et Pollux et les étoiles ont gardé ce nom. » Explique t-il alors en pointant les fameuses étoiles du doigt. Mais lorsque son bras retombe, il ne le remet pas tout à fait le long de son corps, le laissant près de Fiona, marquant ainsi sa volonté de l’étreindre sans vraiment le faire… Ils égrènent ensuite les constellations mais lorsqu’ils en ont terminé avec le ciel, ils ne restent pas muets pour autant. Leurs langues définitivement déliées et leurs esprits allégés par la bouteille de Chardonnay désormais vide, ils continuent à refaire le monde, ne se préoccupant plus de rien d’autre, riant de plus en plus fort. Des silences entrecoupent parfois leurs échanges mais ceux-ci ne sont confortables, parfois plus parlants que les mots. Pour Trystan, la simple compagnie de Fiona est suffisante et lorsqu’elle finit par poser sa tête sur son épaule, il comprend qu’il n’a besoin de rien de plus pour être heureux. Il avait été idiot de vouloir précipiter les choses alors qu’ils étaient simplement biens ensembles. Enfin, ils s’étaient retrouvés après toutes ces années, peu importe ce qu’ils étaient l’un pour l’autre, à présent. Elle faisait à nouveau partie de sa vie et c’était déjà plus que tout ce qu’il avait pu espérer.

Mais il n’est pas encore capable de lui dire, même enhardi par l’alcool. Pourtant, il y avait d’autres façons de montrer involontairement qu’on tenait à quelqu’un. « Tu n’as pas froid ? » Demande t-il, concerné par le bien-être de la Miller. Il espérait en effet que cette soirée était aussi magique pour elle que pour lui et qu’elle n’était pas gâchée par quelque chose d’aussi trivial que le froid... Toutefois, il n’obtient pas de réponse. « Fiona ? » Souffle t-il doucement après un temps mort. Toujours pas de réponse. Il penche la tête avec délicatesse, constatant que les yeux de la jeune femme sont clos. Il se fait plus attentif, remarquant que sa respiration a ralenti et que sa poitrine se soulève plus régulièrement. Elle s’est endormie. Il sourit, attendri. Au début, il ne fait pas un geste pour ne pas la déranger. Il continue à regarder le ciel, un sourire béat aux lèvres. Mais le temps continue à filer et la blonde ne fait pas mine de se réveiller. Il commence alors à s’inquiéter, se disant qu’il lui avait peut-être fait boire un peu trop d’alcool. Après tout, il lui avait servi les mêmes quantités qu’à lui-même. Or il était tristement célèbre pour sa descente… Et puis, elle risquait d’avoir mal au cou si elle gardait sa tête penchée comme ça, pendant trop longtemps. Pour autant, il n’a pas envie de la réveiller. Elle avait l’air de si bien dormir… Et il était bien trop éméché pour la raccompagner chez elle. Surtout qu’il faisait désormais bien froid et qu’il n’avait pas envie de lui imposer un retour à pied dans la nuit glaciale.

Alors il prend la décision de la garder à la maison avec lui et de ne pas la réveiller mais de lui offrir un sommeil plus confortable. Doucement, il se redresse, passant un bras autour dans le dos de la jeune femme et l’autre dans le creux de ses genoux. Il la soulève ainsi, la serrant contre lui, veillant à ce que sa tête repose contre son épaule, pour ne pas qu’elle roule dans son sommeil… Usant de toute sa concentration pour ne pas trébucher alors qu’il est chargé d’un si précieux fardeau, il porte Fiona en dehors de la véranda. Au début, il se dirige vers le canapé pour l’y allonger mais celui-ci lui paraît tout à coup très inconfortable. Espérant qu’elle se rendra compte demain matin que c’est sans arrière-pensée, il entreprend donc de gravir les marches des escaliers pour aller la déposer dans son lit à lui. Elle y sera bien mieux. Il lui enlève doucement ses chaussures et rabat les couvertures sur elle, s’autorisant à la regardant dormir quelques instants même s’il a lu quelque part que ce sont les psychopathes qui font ça. Même si elle est l’image même de la sérénité, elle lui semble bien pâle et à nouveau, il s’inquiète à l’idée de l’avoir rendue malade. Alors, il ne gagne pas le canapé, comme initialement prévu mais va s’installer sur le rebord de la fenêtre de la chambre, garni d’un généreux coussin qui en faisait une banquette acceptable. Juste quelques instants, le temps de s’assurer que tout va bien pour elle.

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Boston
TES DOUBLES : Eléa, Gwen, Lexia, Dylana & Keelin
TON AVATAR : Margot Robbie
TES CRÉDITS : ava - cosmic dust ; signa - anaëlle ; gif profil - inline
TA DISPONIBILITE RP : En cours : Trystan - Lloyd.
RAGOTS PARTAGÉS : 2454
POINTS : 5199
ARRIVÉE À TENBY : 17/11/2014

You remind me just how good it can get + Fiona Tumblr_inline_ogyxha8Ixv1qlt39u_250
ÂGE DU PERSONNAGE : 29 ans
CÔTÉ COEUR : Sa tête a forcé son coeur à tout oublier.
PROFESSION : Aromathérapeute (spécialiste en pharmacie)
REPUTATION : Cette petite a bien du courage. Partiellement amnésique depuis quatre ans suite à son agression, elle commence seulement à retrouver des souvenirs, dont celui de son ex-fiancé.


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MessageSujet: Re: You remind me just how good it can get + Fiona You remind me just how good it can get + Fiona EmptyVen 22 Mar - 20:37

I'm gonna give you my heart
'Cause you're a sky, 'cause you're a sky full of stars
And you light up the path

« Je te rappelle que c’est toi qui a commencé dans le domaine des compliments. » Répliqua Trystan lorsque Fiona lui demanda si son intention était de la faire rougir. Un sourire étira les lèvres de la jeune femme qui préféra lui accorder le dernier mot car elle était vite déstabilisée par le marin. De plus, il n’avait pas tort, elle avait été la première à se lancer. Il continua ensuite le cours d’astronomie et lui apprit à retracer plusieurs étoiles. Attrapant froid, Fiona s’emmitoufla dans un plaid et se cala légèrement contre Trystan, l’écoutant sur sa constellation favorite, celle du Gémeaux comme son signe astrologique. Attentive, elle adorait l’écouter parler avec cette passion dans la voix. D’ailleurs, Fiona avait baissé les yeux vers lui tout le temps qu’il lui décrivit la spécificité des étoiles jumelles. Il semblait tellement fermé la plupart du temps, et pourtant il était tellement plein de profondeur, elle le découvrait réellement sous un nouveau jour ce soir. Son regard le quitta lorsqu’il pointa le ciel du doigt, en direction des deux astres brillants. « Oui, on les voit bien d’ici ! » Trystan avait évoqué les Grecs et Fiona se souvenait avoir déjà lu que les civilisations anciennes étaient bien avancées en matière d’astronomie avec un matériel bien plus rudimentaire qu’aujourd’hui. Grecs, Egyptiens… C’était impressionnant. Le monde moderne s’était largement inspiré des découvertes et techniques du monde antique. Au même moment, la jeune femme sentit le marin rapprocher légèrement son bras sans oser l’étreindre. L’un comme l’autre ne montrait pas facilement leur ressenti, pudiques et dans la retenue. Leur passé compliqué ne les aidait pas non plus à prendre des initiatives, de peur de briser le côté magique de la soirée. D’instinct, Fiona avait envie d’attraper la main de Trystan qui l’encadrait, d’entrelacer ses doigts au siens, de profiter encore plus du moment mais elle continua simplement de l’écouter. Durant la suite de la soirée, ils parlèrent de tout et de rien, échangèrent un long moment, oscillant entre les rires et les moments plus calmes. Finalement, Fiona s’endormit contre lui, l’esprit bien embué par l’alcool. Elle n’était pas dans un état à se rouler par terre et faire n’importe quoi, cependant sa tête fatiguée avait besoin de récupérer un peu, si bien qu’elle finit par sombrer dans de profonds méandres et qu’elle n’entendit absolument rien lorsque Trystan lui parla, puis la souleva délicatement. Elle ne se réveilla pas davantage lorsqu’il la déposa dans le lit et lui retira les chaussures pour qu’elle soit plus à l’aise. Non, l’alcool l’avait anesthésiée. Pourtant, elle ne mit pas longtemps à se glisser dans un rêve étrange, un rêve directement surgi de son inconscience… Le sommeil de Fiona devint rapidement de plus en plus agité. Coincée entre le monde réel et celui des rêves, elle grommela soudainement plusieurs mots incompréhensibles. « Gmrkrn… grmrmr… » Au bout de quelques secondes, certaines syllabes s’échappèrent plus clairement de ses lèvres, de façon audible. « Citrons… Mmh… Non, non, non… » Toujours endormie, elle tourna la tête, le front plissé, les sourcils froncés, comme si elle était plongée en pleine concentration. Fiona ne vivait pas un rêve... Elle était plongée dans un souvenir, lâchant même quelques bouts de phrase audibles comme si elle vivait la scène au moment présent.

Flash-black – dans le souvenir

« T’es sérieux, tu en as amené ? » Les yeux de Fiona s’arrondirent joyeusement. Content de son petit effet sur elle, Trystan lui tendit le filet rempli de citrons, son pêché mignon. Le marin l’avait emmenée par bateau dans une petite crique isolée et très peu connue. Le couple avait ensuite étalé des couvertures sur le sable et s’était installé sur la plage. Le Meylir avait tout prévu : le nécessaire pour un copieux pique-nique, pour ne pas mourir de froid et pour un moment rien qu’à deux. « Tu lis dans mes pensées, j’en rêvais ! » Elle en aurait dévoré tous les jours si son dentiste ne lui avait pas recommandé de diminuer la quantité étant donné l’acidité extrême de ce fruit. Alors, elle se contenait et parfois elle craquait pour en manger plusieurs de suite, une envie peu commune. Empressée d’y goûter, Fiona attrapa un couteau et découpa le fruit en plus petits morceaux. Ensuite, elle planta ses dents dans le quartier de citron qu’elle tenait. « Mmmhhh… Merci. J’en avais tellement envie ! » Souffla-t-elle, enchantée. Personne n’avait jamais compris cette lubie et Trystan, qui ne dérogeait pas à la règle, en profita pour la taquiner à ce sujet. « Tu ne fais jamais rien comme tout le monde… Je me demande encore comment tu arrives à les manger comme ça. » Espiègle, la pharmacienne releva un sourcil, l’air de dire qu’elle l’avait anticipée, cette remarque. « Tu aimes bien que je ne fasse pas comme tout le monde. » Fiona ne prit même pas la peine de le regarder, fière de sa répartie pour une fois. Elle croqua à nouveau dans le fruit pour le savourer. « Et puis, tu peux parler toi, avec tes huîtres… Comment tu peux avaler ça ? C’est brrrrr… » La jeune femme avait essayé d’en goûter une un jour et l’expérience avait été désagréable : l’idée de manger ce truc vivant l’horripilait. De plus, elle détestait le goût iodé. Trystan, lui, en mangeait parfois. Brrr. « Pour un meilleur goût, il paraît pourtant que le citron ajouté à l’huître forme un beau mariage... » Répondit-il, amusé. Sur ces mots, il lui prit délicatement une des mains et la caressa à l’endroit exact de sa bague. Question répartie, le marin n’était pas en reste lui non plus. Environ un mois auparavant, Fiona était devenue sa fiancée et le couple commençait à se projeter plus loin. « Ah oui ? Tiens alors, tu devrais y goûter aussi… » A défaut d’un argument plus solide, elle se retourna soudainement vers lui, tout sourire, et pressa à fond sur le quartier de citron, éclaboussant Trystan de jus. Surpris, il la regarda d’un air faussement dépité. « Tu n’aurais pas dû faire ça… » La pharmacienne le savait et elle avait quand même pris le risque de jouer avec le feu. Gare au retour de bâton. « Non ! » S’écria-t-elle, en se levant et en se mettant à courir. Fiona connaissait la sentence. Trystan la rattrapa et la souleva dans ses bras, encerclant sa taille d’une main, tenant ses jambes de l’autre, se rapprochant inexorablement de l’eau. C’était peine perdue de lutter physiquement contre lui alors elle s’accrocha à lui comme si sa vie en dépendait, passant les bras autour de sa nuque, sa voix jouant le rôle de protestation. « Non, non, non ! » Le ton employé devenait une douce supplique. Le brun entra les pieds dans l’eau, puis les mollets et s’arrêta lorsque Fiona cessa soudainement de s’agripper à lui de la sorte. Elle avait ce regard qui le transperçait, qui l’attirait à elle comme un aimant, celui qui lui criait qu’elle n’avait plus envie de rire, non, elle avait juste envie de lui. Leurs lèvres se trouvèrent tandis qu’il la redéposait pieds dans l’eau, leurs corps se rapprochant inévitablement. La respiration de Fiona s’accéléra ; ne cesserait-il jamais d’emballer son cœur chaque fois qu’elle posait le regard sur lui ? Elle ferma les yeux, l’espace d’une seconde, pour graver l’image de cet instant si profondément qu’il lui serait désormais impossible de l’oublier. Si elle savait… La jeune femme continua de l’embrasser, de plus en plus intensément, leurs corps se réclamaient passionnément. L’échange s’intensifia entre les deux amants qui profitèrent de la douceur du moment et de cette plage rien que pour eux.


**
*


Allongée contre Trystan, Fiona se reposait sous les rayons du soleil. Evidemment, elle croquait déjà dans un nouveau quartier de citron. Entre le marin et les citrons, elle profitait de ces deux péchés mignons aujourd’hui. Taquine, elle se retourna vers lui et brisa le silence apaisant qui s’était installé. « Tu sais bien que, même quand je serai devenue ta femme, je ne pourrai toujours pas manger ces satanés huitres. Sauf si tu ne veux pas que je survive plus de trois jours, c’est un plan. » Un sourire affectueux s’afficha sur les lèvres de Trystan. « Mince alors, je comptais bien te garder un peu plus longtemps. » Il était temps de couper court à la plaisanterie et Fiona se retourna vers lui pour l’embrasser à nouveau.

Fin du Flash-back  

Fiona se réveilla soudainement en sursaut, complètement perturbée, les sens retournés. Ce souvenir lui était revenu en quelques minutes. Grâce aux vapeurs d’alcool, son inconscient avait œuvré comme lorsqu’elle avait retrouvé ses premières bribes de mémoire deux ans auparavant… Perdue, la jeune femme tremblait. Elle secoua la tête et mis ses mains sur ses tempes durant plusieurs secondes. Les images dans sa tête allaient et venaient intensément, comme des petits flashs successifs. Sa tête n’était pas spécialement douloureuse mais Fiona était perdue, naviguait-elle entre le rêve et la réalité ? Sa peau déjà pâle avait pris une couleur translucide, elle était blanche. Qu’y avait-il de vrai là-dedans ? La blonde lança ensuite un regard troublé autour d’elle. Où était-elle donc ? Elle ne reconnaissait pas le lieu, elle était dans un lit, une lampe de chevet était allumée… Il y avait quelque chose de familier… La pharmacienne se trouvait présentement dans la chambre de Trystan, un lieu où elle était venue de nombreuses fois par le passé, mais la mémoire de l’endroit ne lui revenait pas encore. C’était beaucoup d’informations à assimiler en même temps. Son cœur battait à coups redoublés dans sa poitrine. Fiona jeta un coup d’œil à droite et réalisa que Trystan était assis à côté d’elle, le regard empli d’incompréhension et d’inquiétude. « Je ne comprends pas ce qui m’arrive… J’étais dans la véranda avec toi et puis… sur cette plage. » Elle semblait si perdue. Le contact de la main rassurante du marin sur la sienne la ramena d’autant plus à la réalité. Avalant difficilement sa salive, Fiona essaya de rassembler ses émotions confuses. Tout un nouveau pan de sa vie s’ouvrait à elle… « J’aimais… J’aimais les citrons, moi ? » Demanda-t-elle, dubitative, elle qui n’en mangeait plus depuis son amnésie sauf en cas de mélange avec d’autres aliments. C’était comme si ce détail était le plus important alors qu’il lui donnait aussi le temps de trouver ses mots. Non seulement Fiona avait perdu des souvenirs mais aussi une part de sa personnalité, ce qui impliquait des éléments du goût. Ce souvenir était très important pour elle car il lui avait aussi révélé cette information. « Trystan, je… je ne comprends pas. Est-ce que tu m’as montré une crique isolée un jour ? Elle était assez petite, il n’y avait que nous je crois. Nous nous sommes chamaillés pour… des huitres et des citrons… ? Ensuite, tu voulais me mettre dans l’eau et... tu ne l’as pas fait. Est-ce que ça a du sens pour toi ? » Cette fois, Fiona cessa de bégayer. Les doigts de son autre main approchèrent des lèvres de Trystan comme pour en redessiner délicatement le contour de son index et de son pouce, comme si elle cherchait à se souvenir de ses lèvres qui avaient capturé les siennes, mais elle ne le toucha pas directement, troublée, et sa main retomba plus loin. Elle venait de percuter ce qui était en train d’arriver. Aucun objet et aucun choc n’avaient provoqué le flash dans sa tête, il s’agissait d’un souvenir spontané. Alors aussi spontanée que ce souvenir, elle lui exprima ce qui lui passait par la tête présentement, le contenu précis et émotionnel du moment, dans sa plus simple expression. « Je crois que je me souviens, Trystan. Je me souviens de ce que je ressens pour toi. » Lâcha-t-elle d’une voix vibrante, toujours aussi perturbée par ce qui lui arrivait et sans réfléchir à la portée énorme de ses mots. Les sentiments n’avaient visiblement pas de date de péremption.


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No diggity
I fell in love but I fell too hard ▬ Don't understand what happened but now I am scarred, I wanted you, I was so sure, one hit of you was all it took to have me, have me down ; and I die a little bit more every day, since we've parted, but I try a little bit to live again.
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Trystan Meylir
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ARRIVÉE À TENBY : 05/05/2017

Isn't it sad when you get hurt so much, you can finally say 'I'm used to it
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CÔTÉ COEUR : Il s'emploie à chasser les fantômes qui l'habitaient... A voir s'il peut aimer à nouveau sans eux.
PROFESSION : Pêcheur. Et malheureusement guide touristique à ses heures perdues.
REPUTATION : On dirait qu'il se reprend doucement mais sûrement... Il était temps, il commençait vraiment à ressembler à une épave... Je me demande ce qui motive cette reprise en main cela dit...


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MessageSujet: Re: You remind me just how good it can get + Fiona You remind me just how good it can get + Fiona EmptyVen 29 Mar - 19:44

There's nothing I won't do to see you shine
I'll build you a fire if the furnace breaks
Give you my coat when you are cold
Put you to bed when you've had too much to drink

Trystan appuie l’arrière de son crâne contre le rebord de la fenêtre, laissant ses pensées embrumées dériver agréablement sur le cours de cette soirée. Celle-ci l’avait troublée et avait évidemment suscité quelques interrogations mais plus que tout, elle l’avait rendu heureux. Une sensation qu’il n’éprouvait que très rarement ces derniers temps. Il la savoure donc pour le temps qu’elle durera. Evidemment, la tournure que sa relation avec Fiona était en train de prendre était porteuse d’espoir pour la suite mais justement il réprime volontairement l’espérance de son cœur, histoire d’éviter de le briser une énième fois… Les pensées du marin dérivent toujours plus loin et bientôt ses songeries se font plus incohérentes. Doucement, son visage s’incline vers le bas, tandis qu’il pique du nez. Il avait tenu éveillé plus longtemps que Fiona mais à présent, il éprouvait une grande fatigue. Toutefois, avant qu’il ne tombe dans une phase de sommeil trop lourde, quelque chose lui fait redresser la tête brusquement. Les murmures indistincts de voix qu’il entend près de lui ou simplement la pesanteur ? Peu importe, paumé, il lui faut quelques instants pour reprendre ses esprits. Il se rappelle alors pourquoi il est sur le rebord de sa fenêtre et non dans son lit. Et surtout à qui, il a cédé ce dernier. Fiona. C’est elle qui est en train de parler. Il se rapproche et sent un sourire naître sur ses lèvres quand il l’entend très distinctement prononcer le mot « citron ». Elle raffolait du fruit et visiblement les années et l’amnésie n’avaient pas changé cela…

Une nouvelle fois, il la regarde dormir, attendri. Il savait que ce n’était pas bien, que c’était plus ou moins une violation de son intimité mais c’est plus fort que lui. Et puis, il y a la curiosité qui joue aussi, car il essaye de capter des bribes de phrases. Il se demande à quel point le rêve de la blonde peut être loufoque vu qu’il semble impliquer des citrons… Et quelque chose qu’elle aime moins visiblement car à deux reprises, elle laisse échapper une onomatopée de dégoût, accentuant le sourire de Trystan. Elle semble vraiment captive d’un rêve intense. Qui tourne au cauchemar ? Car soudainement, la jeune femme semble se débattre, articulant « non, non » plusieurs fois. Inquiet, il se penche au dessus d’elle, se demandant s’il doit la réveiller ou pas. Il pose une main hésitante sur sa tempe, essayant de l’apaiser en faisant glisser son pouce le long de sa joue, mais elle semble à peine sentir ce contact, continuant à ruer dans son sommeil. Il renonce donc, retirant sa main mais s’asseyant sur le bord du matelas pour rester auprès d’elle, faute de meilleure idée… Quelques instants plus tard, la Miller se réveille à son tour en sursaut, regardant partout autour d’elle d’un air hagard. Les premiers mots qu’elle dit à Trystan lorsqu’elle avise sa présence à ses côtés vont d’ailleurs dans le sens de cette désorientation. « Je ne comprends pas ce qui m’arrive… J’étais dans la véranda avec toi et puis… sur cette plage. » Elle tremble presque. Inquiet, Trystan pose sa main sur la sienne pour la rassurer. Plus de prise de tête sur la portée d’un tel geste, il est focalisé sur le bien-être de son ex-fiancée. « Sur la plage ? Tu as dû faire un mauvais rêve, c’est tout. » Dit-il d’une voix apaisante, loin de se douter de quoi elle avait vraiment rêvé. Sinon, il n’aurait certainement pas parlé de mauvais rêve. « Tu es… Tu es dans ma chambre. Tu t’es endormie dans la véranda alors… Je t’ai emmenée ici pour que tu sois mieux. » Explique t-il avec un certain embarras. Dit à voix haute, ça lui semblait beaucoup moins naturel que tout à l’heure…

Mais ce n’est pas ce qui préoccupe Fiona, visiblement. « J’aimais… J’aimais les citrons, moi ? » Demande t-elle soudainement. Déstabilisé par la question posée avec une intensité fébrile, il met quelques instants à répondre, s’entraînant tout seul sur le chemin de la nostalgie. « Tu les adorais. » Dit-il avec tendresse. Il en dit ensuite plus, n’hésitant pas à se confier à nouveau, se sentant encore et toujours protégé par cette nuit qui avait définitivement déliées leurs langues.   « Pas comme la plupart de gens, en rondelle dans ton cocktail ou sur une pâtisserie… Tu les adorais vraiment. Tu les mangeais comme ça, tu croquais dans les quartiers à pleines dents. L’acidité ne te dérangeait pas… ça m’épatait. Je n’ai jamais compris mais je trouvais ça adorable, comme tes autres petites manies bizarres. Mais à l’époque, je ne te l’avais pas dit, je préférais me moquer de toi à la place. » Il avait d’ailleurs prévu de demander une pièce montée à base de citron à leur mariage pour faire une blague à Fiona mais les évènements en avaient décidé autrement… Mais bien sûr, ça il ne le dit pas à voix haute. « Tu ne t’en rappelles plus ? » Une question pas très maligne à poser à une personne amnésique mais il cherchait à savoir pourquoi elle, avait posé cette question en premier lieu et était surpris d’imaginer qu’elle ait pu oublier quelque chose qu’elle aimait autant.

Il n’est pas déçu quand elle commence à lui donner des éléments de réponse… Enfin, elle continue à poser d’autres questions mais celles-ci sont tellement orientées que le marin ne peut que remettre les pièces du puzzle ensembles. Il sent en fait son cœur tomber comme une pierre dans sa poitrine lorsqu’il y parvient, au moment où elle lui parle d’une crique isolée, d’huîtres, de citron et de chamailleries. Bien sûr que ça avait du sens pour lui. Et encore plus à ce moment précis. Car ce qu’elle venait de relater, c’était un souvenir. Un souvenir d’eux. Elle venait d’en avoir un nouveau. Comme la dernière fois, il a l’impression qu’il pourrait en pleurer de joie. Le loup des mers est pudique mais là, il n’essaye pas de dissimuler la vague d’émotion qui gagne ses yeux et son visage. Il bégaye d’ailleurs, le regard illuminé de mille soleils. « Tu… te souviens ? Tu te souviens de ça ? Mais c’est…  » Comment pouvait-il seulement expliquer la merveilleuse sensation qu’il éprouvait à l’idée que ces moments de bonheur et d’amour purs soient à nouveau partagés, à nouveau représentés dans un esprit autre que le sien et plus condamnés à tomber dans le tabou et l’oubli ? Les souvenirs heureux qu’ils avaient étaient précieux et aux yeux de Trystan leurs pertes avait inestimable. En retrouver des bribes était tout simplement fantastique… Une fois déjà, Fiona avait eu un souvenir mais la seconde fois avait le même charme. Le Meylir était euphorique.

Perdu dans cette sensation de joie, il doit être trop long à répondre car Fiona tend une main indécise vers son visage, hésitant sans doute à le toucher pour le ramener à la réalité. « Je crois que je me souviens, Trystan. Je me souviens de ce que je ressens pour toi. » Les mots lui vont droit au cœur, ce cœur qui s’était déjà emballé frénétiquement depuis quelques minutes, au point de battre presque douloureusement. Ces mots miraculeux, il avait rêvé de les entendre tant de fois, notamment quand il avait été au plus profond de son désespoir après l’avoir perdue, elle. N’était-il d’ailleurs pas en train de rêver, justement ?  Un autre réveil serait une nouvelle et cruelle désillusion. Mais il n’en est rien. Les prunelles brillantes de Fiona fixées sur lui et leurs mains liées lui font éprouver des sensations trop réelles pour que cela soit faux.  Peut-être que s’il avait rêvé ce moment durant tant de temps, c’était justement parce qu’une partie de lui avait toujours espéré qu’elle revienne. Qu’un véritable amour comme le leur aurait forcément laissé des traces. Car elle avait parlé de ressenti. Elle avait dit « ce que je ressens pour toi », pas seulement « je me rappelle de nous deux en train de faire ça ». On était dans le sentiment, et pas dans un élément factuel. C’était encore plus important que ce qu’il avait crû. A tel point qu’il ne sait plus quoi dire ou faire. « Tu te souviens avoir été amoureuse de moi ? » Demande t-il, éberlué, ne sachant plus à quel saint se vouer.

Il  se remet alors à vivre le moment comme elle, guettant la réaction de Fiona. « Il paraît que le citron et l’huître forment un mariage harmonieux... » Souffle t-il, prononçant des mots similaires à ceux qu’il avait dits ce jour-là. Ce ne sont pas les mêmes exactement, mais l’idée derrière est toujours la même. Il soulève sa main, caressant son annulaire, comme il l’avait fait à l’époque. Sauf qu’à cette époque, celui-ci était orné de la bague qu’il lui avait offerte alors que désormais la peau était nue… « C’est la formule que j’avais trouvé pour mettre fin aux chamailleries dont tu parles. Je ne comprenais pas ton amour du citron et toi tu ne comprenais pas mon amour des huîtres. On était si différents toi et moi… Mais ensembles, on était parfaits. Tout comme cette métaphore. On l’utilisait tout le temps après. » Il serre à nouveau sa main. « Et cette journée à la plage, était parfaite aussi. Tu m’avais persuadé de prendre une journée de repos et on était partis en escapade. Dans une crique isolée, oui. C’était le paradis. Juste toi et moi, le soleil et la mer. »   Il s’y revoit facilement. Il y avait sûrement tout un tas de moments qu’ils avaient passés ensembles qu’il avait sans doute oubliés mais celui-ci avait une saveur particulière. Il essaye de le retranscrire du mieux qu’il peut à Fiona, luttant, pour y parvenir, contre son pire ennemi  la parole. Finalement, il avait bien fait de boire, il avait le courage et l’emphase nécessaires à l’importance du moment. Et bien vite, plus qu’un souvenir, il lui raconte à son tour ce qu’il ressentait pour elle.

« Encore que dans mon esprit, le soleil et toi, c’était pareil. Tu étais ma joie de vivre, celle qui me réchauffait le cœur, me rendait heureux. Déjà à l’époque, je n’étais pas toujours drôle mais toi tu me bouleversais, tu chamboulais mes habitudes. Il n’y avait que toi pour me convaincre de prendre une journée loin de la pêche ou pour oser me taquiner comme tu le faisais… Oui, ce jour-là, j’ai essayé de te jeter à l’eau. Parce que tu m’avais arrosé. Tu faisais toujours des trucs du genre. Mais je ne restais jamais bien longtemps fâché contre toi… » Il reprend son souffle. Il ne savait pas s’il devait lui dire pourquoi il avait renoncé à la jeter à l’eau et ce qu’ils avaient fait à la place… Comment aurait-il pu oublier le soleil et le sel gorgeant leurs peaux unies sous le ciel d’azur ? « Sans doute parce que tu avais cet effet sur moi. Est-ce que c’était ton sourire ? Tes yeux ? Quand tu me regardais, j’étais ailleurs. Je sentais cette étincelle en moi. Je perdais mes esprits. C’en était fini de moi… Je n’avais qu’une envie, te serrer contre moi et ne plus jamais te lâcher. N’être jamais séparé de toi.  » Il serra sa main de plus belle, luttant contre l'envie de lui caresser la joue. Il la regarde dans les yeux, terminant son récit, à bout de force après lâché tant d’émotions d’un coup. « D’ailleurs, ce jour-là, je t’ai dit que je comptais te garder  longtemps. » Toujours, avait-il en fait dit, son sérieux retrouvé une fois qu’elle avait plaisanté sur le fait qu’il allait l’éliminer quelques jours après leur mariage… « Mais je t’ai perdue. Et j’ai dû l’étouffer cette étincelle. La faire disparaître. Oublier ton sourire, le son de ton rire, tes manies, nos souvenirs. Mon soleil avait disparu.  Oui, j’ai éteins cette étincelle, sinon je serai devenu fou. J’étais malheureux avec elle. Mais j’étais malheureux sans elle, aussi. » Il la fixe avec intensité pour poser la question qui suit. Autant pour cette histoire de réprimer ses espoirs. « Alors ma question est… Est-ce que tu te souviens vraiment ? Est-ce que tout ce que je viens de te dire a du sens pour toi ? Ce sens-là ? »

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Cause even underneath the waves. I'll be holding on to you. And even if you slip away I'll be there to fall into the dark To chase your heart. I'll find my way back to you” .
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Fiona Miller
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MessageSujet: Re: You remind me just how good it can get + Fiona You remind me just how good it can get + Fiona EmptyDim 31 Mar - 15:12

I'm gonna give you my heart
'Cause you're a sky, 'cause you're a sky full of stars
And you light up the path

Progressivement, Trystan aida Fiona à se remettre dans le contexte de la réalité. A son réveil, l’esprit confus de la jeune femme divaguait. Où était-elle ? Que s’était-il passé depuis la véranda ? Pourquoi plein d’images fusaient dans sa tête ? Le moment sur la plage semblait si tangible qu’elle n’avait pas l’impression de l’avoir juste rêvé. D’une voix embarrassée, il lui expliqua alors qu’elle s’était endormie et qu’il l’avait emmenée jusqu’à sa chambre pour qu’elle se repose mieux. Cependant, Fiona était plus préoccupée par les éléments de son rêve que par ce qui se passait autour d’elle. La jeune femme essayait de comprendre les différents éléments qui avaient défilé dans sa tête. A commencer par l’élément suivant : aimait-elle les citrons auparavant ? La blonde en avait remangé dans son amnésie dans un cocktail ou dans des préparations diverses mais le goût n’était jamais sorti du lot comme ceux qu’elle mangeait sur cette plage. Sans rentrer dans des détails scientifiques, son neurologue lui avait expliqué qu’il était possible que ce ne soit pas simplement des souvenirs qu’elle avait oubliés, mais peut-être aussi certains points plus concrets de sa vie. L’exemple parfait se traduisait avec les citrons… A bien y réfléchir, juste après être sortie de l’hôpital, il y avait des préparations qu’elle avait dû réapprendre en pharmacie parce qu’elle avait oublié comment les mélanger, elle avait été accompagnée et encadrée avant de pouvoir retravailler seule. Mais un élément de goût, qui plus est qu’elle paraissait autant apprécier, c’était nouveau. Trystan lui détailla d’ailleurs combien elle adorait croquer à pleines dents dans les quartiers acides, que personne ne comprenait pourquoi elle aimait autant les citrons, qu’elle avait plein de petites manies bizarres et qu’il les trouvait adorable même s’il préférait la taquiner dessus. « J’avais d’autres petites manies ? Comme quoi ? » Il fallut plusieurs secondes à Fiona pour assimiler le reste des informations. « Non, je ne m’en rappelais plus avant aujourd’hui. C’est vrai que tu me demandais toujours comme j’arrivais à les manger comme ça… Et puis, on en riait. » La dernière phrase était plutôt une affirmation générale par rapport au souvenir qu’elle venait de vivre, mais elle avait le sentiment que son intuition était la bonne. « Il faudra que j’aille chercher des citrons. J’ai besoin d’en remanger un, maintenant que je sais. C’est bizarre cette impression d’avoir autant aimé quelque chose, de le savoir et de ne pas se souvenir de ce que ça fait. » Dans l’impact de ses mots, Fiona ne se rendait pas compte que sa dernière phrase valait autant pour les citrons que pour quelqu’un, la personne assise juste à côté d’elle.

Perturbée, elle lui partagea donc le contenu de son rêve. Heureusement que Trystan était présent, parce que Fiona n’était pas sûre qu’elle aurait réussi à lui fournir des détails aussi clairs plusieurs heures après. Il était toujours plus facile de raconter fraichement au réveil ce qu’on avait vécu en dormant. Et plus elle parlait, plus ce souvenir prenait vie dans sa tête. Oui, elle se souvenait très bien de cette journée à la crique, pas d’une bribe ou l’autre. Elle s’en rappelait vraiment. Son esprit lui jouait-il des tours ou le marin voyait-il le moment dont elle parlait ? Vu la tête abasourdie de Trystan, elle semblait en tout cas sur une bonne piste… « Tu… te souviens ? Tu te souviens de ça ? Mais c’est…  » S’écria-t-il, fou de joie. Fiona l’avait rarement vu autant sortir de sa réserve, son émotion paraissait très sincère et très intense, ce qui en un sens la toucha profondément. Combien de fois, n’avait-il pas lui aussi espéré, qu’elle se rappellerait d’eux ? Il vivait un moment aussi puissant qu’elle dans son souvenir. « Ça veut dire que… C’est possible. Je peux encore en retrouver… » Souffla-t-elle, à son tour envahie par l’émotion. En effet, elle n’avait plus retrouvé de souvenirs spontanément depuis très longtemps, même dans sa vie quotidienne, et le premier qui lui était revenu d’eux avait été lié à un choc émotionnel important. Depuis plusieurs semaines, Fiona fréquentait Trystan sans se prendre la tête, ils s’étaient promis de ne plus tout rapporter à son amnésie, mais cette nuit changeait la donne car le souvenir de la jeune femme était le plus puissant qu’elle avait jamais récupéré, même par rapport à celui de son agression : elle se souvenait aussi de tout ce qu’elle avait ressenti ce jour-là, dans la crique.

Hésitante, la jeune femme tendit une main vers le visage de Trystan dans l’idée de le toucher, de vérifier si cette sensation se confirmait aussi lorsqu’elle allait vers lui, si elle ressentait les mêmes décharges d’électricité dans son corps que celles ressenties pendant son rêve. Cependant, toutes les barrières de réserve n’étaient pas encore brisées chez la pharmacienne et elle renonça à son envie de peur que l’illusion se brise. A la place, Fiona formula très exactement le contenu émotionnel de son souvenir, des mots qui agirent comme une véritable bombe sur le marin. Bouleversé, il resserra un peu plus ses mains autour des siennes. Se rappelait-elle vraiment avoir été amoureuse de lui ? Il utilisait un mot d’autant plus fort et Fiona percuta finalement l’importance capitale du moment. Elle prit le temps de se remémorer cette après-midi-là, de sentir son cœur battre plus vite, d’apprécier chaque seconde qu’ils avaient partagé ensemble. Oui, elle le voyait différemment à présent, peut-être pas encore comme à l’époque de leur couple parce qu’il lui faudrait du temps pour tout assimiler, mais elle savait. Son cœur s’ouvrait à nouveau à tous les possibles.

Avant qu’elle puisse répondre, Trystan se replongea lui aussi dans cette après-midi à la plage, reformulant une phrase désormais bien familière aux oreilles de Fiona. C’était la première fois qu’elle pouvait partager aussi parfaitement un souvenir avec lui. Il lui caressa l’annulaire, à l’endroit où la bague n’était plus là. « Cette phrase, oui… » Le cœur de la jeune femme battait à coups redoublés, elle aussi prise dans l’euphorie du moment. « Pour info, mon goût pour les huîtres n’a pas changé, je ne les aime toujours pas ! » Dit-elle, dans une touche d’humour. Il lui reparla ensuite de leurs chamailleries, de cette métaphore parfaite pour eux, tout comme cette journée-là. Pour l’occasion, il avait pris une journée de repos et ils s’étaient retrouvés dans ce petit coin de paradis. Trystan complétait le rêve en enrichissant la réalité des détails manquants, en s’ouvrant soudainement à elle aussi sur son ressenti. Fiona se prit une nouvelle claque émotionnelle dans la figure. De façon très belle et très poétique, le marin la comparait à son soleil, à celle qui le rendait heureux, qui le bousculait dans ses habitudes… Alors qu’elle était muette de silence face à sa véritable déclaration, il lui rappela qu’il avait essayé de la jeter à l’eau mais elle aussi savait qu’il n’avait pas réussi à rester fâcher contre elle. Devait-elle lui dire qu’elle se rappelait de toute cette journée ? Son cœur répondit par l’affirmative, parce qu’alors, il saurait exactement dans quelle mesure – intime et complice – elle se remémorait d’eux, pas juste au travers de chamailleries. « Oui, je me souviens aussi pourquoi tu as renoncé à te venger et de ce qui s’est passé ensuite. » Souffla-t-elle, rougissant légèrement. Fiona baissa les yeux, n’osant plus le regarder, tandis qu’il lui serrait de nouveau les mains, continuant à se livrer comme jamais sur ses sentiments de cette époque. Elle l’envoutait, par son regard, son sourire, il perdait la tête et n’avait qu’une envie, être toujours auprès d’elle. « Je n’avais pas mesuré à quel point c’était fort entre nous. C’est pour ça que nous voulions nous marier, parce que nous ressentions tout ça. » D’autres pièces du puzzle s’assemblaient dans son esprit comme deux et deux font quatre. S’il ressentait un tel amour pour elle, pas étonnant qu’ils projetaient toute leur vie ensemble. « Toujours. » Rectifia-t-elle. « Tu avais dit, toujours. » Elle leva des yeux intenses vers lui. « Ça me revient ! Je te disais que si tu voulais te débarrasser de moi, tu devrais me forcer à manger des choses que je n’aime pas. Mais ce n’était pas dans tes plans. » Un sourire étira ses lèvres mais elle retrouva bien vite son sérieux lorsqu’il rappela leur séparation, ou plutôt comment il avait dû apprendre à vivre sans elle. Son cœur craqua douloureusement dans sa poitrine, car désormais, elle comprenait encore mieux ce qu’il avait dû ressentir. C’était d’une infinie tristesse : leur séparation brutale contre leurs volontés, les souvenirs que le marin ne pouvait plus partager, la peur dans les yeux de Fiona face à cet inconnu à son réveil… Horrible. Finalement, il lui réitéra la question qu’il lui avait posé quelques instants auparavant, sous une autre forme, dans une fébrilité qui ne lui était pas commune. Allait-elle lui briser ses espoirs une fois de plus ?

Cette fois, la jeune femme rangea ses réserves au placard et posa une main tendre et affectueuse sur sa joue. Elle ressentait une foule de sensations nouvelles, d’autant plus après la façon dont Trystan s’était mis à nu devant elle. Ce moment n’était pas seulement important pour elle, il comptait tout autant pour lui. Plus qu’un souvenir, les vérités dites aujourd’hui, les espoirs générés, seraient déterminants pour eux. « Oui. » Confirma-t-elle dans un souffle. « Je me souviens de ce que je ressentais ce jour-là, qui tu étais vraiment pour moi. Je me souviens avoir pensé, au-delà de nos taquineries, combien j’étais heureuse, combien j’aimais tout de toi et que je ne pourrai jamais vivre sans toi. Que ce n’est pas des huîtres qui pourraient nous séparer, il aurait fallu m’arracher le cœur. » Souffla-t-elle, les yeux brillant d’émotions. Elle ressentait de la confusion parce qu’ils avaient perdu tant d’années mais surtout de la joie parce qu’elle se souvenait enfin de lui de la bonne façon. « Je me souviens t’avoir regardé longuement dans l’eau, d’avoir voulu graver cette image dans ma tête tout comme la magie de nos étreintes au bord de l’eau, la mélodie de nos rires, nos souffles mêlés, nos cœurs battant l’un pour l’autre. C’est peut-être pour ça, que c’est ce souvenir qui est revenu. Cette journée était tellement parfaite. » La main de la jeune femme descendit à l’endroit exact du cœur de Trystan, elle le sentait battre à tout rompre, comme le sien, à nouveau sur le même rythme. « Ce n’était pas un amour comme les autres, ni même une simple attraction, nous deux, c’était juste une évidence. » Cette fois, elle se rapprocha de lui sur le bord de ce matelas. « Je ne comprends pas comment j’ai pu oublier, comment j’ai pu oublier quelque chose d’aussi fort que ce qu’on avait. » La réponse évidente et simpliste était bien sûr son amnésie mais elle s’était souvenue d’autres choses, et rien qui n’était lié à eux, ce qu’elle n’expliquait pas. Comment pouvait-on effacer quelque chose d’aussi puissant ? Pourquoi son cœur n’avait-il pas réussi à se souvenir malgré tout ? A moins qu’il ne l’ait précisément fait à force de repasser du temps avec Trystan, sans pression, lorsqu’ils avaient finalement décidé de ne plus rien contrôler ? Comme si elle était retombée une nouvelle fois sous son charme… « J’avais envie que ce moment arrive, mais j’en avais très peur aussi. » Fiona lui avait déjà confié qu’elle redoutait le jour où elle se rappellerait de ses sentiments – en partie, un seul souvenir ne suffit pas à tout rattraper bien entendu – si celui-ci devait arriver. Parce que lui, il avait fait le deuil de leur amour, il avait eu le temps d’avancer, alors qu’elle… « C’est comme si je me réveillais après un long sommeil. » Elle avait aussi avancé dans sa vie mais toujours en vivant dans l’inconscience de son passé. Aujourd’hui, Fiona avait des éléments de réponse concrets pour ce qui s’était passé entre Trystan et elle. La main de la jeune femme se posa à nouveau sur la joue de son ex-fiancé. « Penses-tu que le soleil pourrait à nouveau briller pour toi un jour ? » Murmura-t-elle en reprenant sa métaphore. Parce que si elle était condamnée à enfouir ce qui lui passait par le ventre, autant qu’il le lui confirme maintenant et qu’ils n’en reparlent plus jamais. Même si, à en croire les espoirs du marin, il ne pouvait pas vivre sans son étincelle.


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I fell in love but I fell too hard ▬ Don't understand what happened but now I am scarred, I wanted you, I was so sure, one hit of you was all it took to have me, have me down ; and I die a little bit more every day, since we've parted, but I try a little bit to live again.
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Trystan Meylir
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CÔTÉ COEUR : Il s'emploie à chasser les fantômes qui l'habitaient... A voir s'il peut aimer à nouveau sans eux.
PROFESSION : Pêcheur. Et malheureusement guide touristique à ses heures perdues.
REPUTATION : On dirait qu'il se reprend doucement mais sûrement... Il était temps, il commençait vraiment à ressembler à une épave... Je me demande ce qui motive cette reprise en main cela dit...


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MessageSujet: Re: You remind me just how good it can get + Fiona You remind me just how good it can get + Fiona EmptyMer 10 Avr - 17:57

There's nothing I won't do to see you shine
I'll build you a fire if the furnace breaks
Give you my coat when you are cold
Put you to bed when you've had too much to drink

Pendant un long moment, Trystan et Fiona avaient réticents à l’idée de parler du passé mais ce soir, ils semblaient penser différemment. La jolie blonde avait pleinement invoqué ce dernier en racontant son rêve, et entraîné par son récit, le marin livrait à son tour ses souvenirs. Et Fiona ne semble plus effrayée par la teneur de ces derniers, relevant au contraire quelques tournures de phrases de Trystan pour les approfondir. « Et bien… Tu mettais toujours deux sucres dans ton café. Tu ne voulais jamais dormir la fenêtre ouverte… Tu emplissais la maison de bougies parfumées, je te jure, tu avas vraiment un truc avec ça. Oh et aussi tu mettais toujours la radio lorsqu’on était en voiture… Tu touchais pas mal tes cheveux quand tu étais nerveuse aussi. » Explique t-il, surpris, lorsqu’elle lui en demande un peu plus à propos des petites manies qu’il avait évoquées. La conversation avait pris cette tournure grâce aux citrons qui semblaient être un gros déclencheur de ses souvenirs. Y en avait-il dans le plat qu’elle avait commandé au restaurant ? Trystan n’avait pas fait attention mais il était vraiment ravi de ce déclic. Surtout que leur conversation semble faire durer le phénomène car Fiona complète à nouveau ce qu’il vient de dire. « C’est vrai que tu me demandais toujours comme j’arrivais à les manger comme ça… Et puis, on en riait. » Il hoche la tête pour confirmer, toujours aussi content de ce jeu où ils complétaient chacun ce que l’autre venait de dire… Une sorte de ping-pong des souvenirs si on voulait…

« Il faudra que j’aille chercher des citrons. J’ai besoin d’en remanger un, maintenant que je sais. C’est bizarre cette impression d’avoir autant aimé quelque chose, de le savoir et de ne pas se souvenir de ce que ça fait. » Pense ensuite Fiona à voix haute, créant sans doute involontairement le long moment de flottement qui suit cette déclaration. Car même si elle parlait évidemment des citrons, l’analogie avec leur relation était facile… Trystan n’avait jamais crû au grand amour tel qu’on le vendait dans les films mais après l’agression de Fiona, il s’était rendu compte qu’une part de lui croyait en son pouvoir supérieur. Longtemps, il avait crû que la force de leurs sentiments pourrait triompher de la science, de la logique, de la raison, de l’amnésie. Comment pouvait-on oublier avoir aimé quelqu’un de tout son être ? Cette question le dépassait aussi totalement… Cependant, il n’en souffle pas un mot, préférant définitivement se concentrer sur le positif. Et ce n’était pas difficile. Le fait que Fiona ait un souvenir pour la deuxième fois consécutive le mettait dans un état de joie fébrile. Il ne pouvait plus empêcher ses pensées de galoper dans tous les sens. Il ne pouvait plus étouffer l’espoir. Car si elle se souvenait de cette journée dans la crique cela voulait dire que… « Ça veut dire que… C’est possible. Je peux encore en retrouver… » Fiona le dit à sa place, provoquant un nouveau sourire de Trystan. « Tu sais… La première fois que ça t’es arrivé, la première fois que tu t’es souvenue de nous… Je me suis dit que je n’avais pas le droit d’espérer plus, que c’était déjà un miracle mais maintenant… Oui, peut-être que c’est possible. » Dit-il, soufflé par cette simple possibilité. Depuis quelques minutes, il dévalait des pentes émotionnelles vertigineuses et il n’était pas seul.

Fiona semblait aussi exaltée et émue que lui, aussi bouleversée et surprise. Fébrile, elle lève une main en sa direction avant de la laisser retomber, essayant sans doute de trouver quoi faire suite à la floppée d’informations qu’il venait de lui livrer. « Cette phrase, oui… Pour info, mon goût pour les huîtres n’a pas changé, je ne les aime toujours pas ! » Dit-elle, presque trop euphorique, entre deux temps morts. Leurs cœurs battent un peu trop follement, leurs yeux brillent un peu trop. Ils sont totalement emportés par le moment. Ce qui explique sans doute la réplique audacieuse du Meylir. « Mes goûts n’ont pas changé non plus… J’ai toujours besoin du citron. » Souffle t-il. Ce soir, il avait progressivement cessé d’être dans la retenue, multipliant les allusions du genre. S’il y avait bien une leçon qu’il avait tirée de ces déboires récents, c’est qu’il valait mieux dire ce qu’on éprouvait sur le moment. Les gens ne pouvaient pas deviner ce que vous ressentiez… Encore que pour le coup, il a l’impression d’être un livre ouvert face à Fiona tant l’émotion le submergeait. Mais au moins, ils étaient deux dans la situation car le rougissement de Fiona et son regard qui fuit celui de Trystan sont particulièrement évocateurs lorsqu’elle lui avoue qu’elle se rappelle de la raison pour laquelle il ne l’a pas jetée à l’eau…  Il n’insiste pas, pas plus à l’aise qu’elle, et préférant de toute façon, l’écouter livrer son ressenti à elle, sur le souvenir fort qu’ils viennent de reconstituer tous les deux.

« Je n’avais pas mesuré à quel point c’était fort entre nous. C’est pour ça que nous voulions nous marier, parce que nous ressentions tout ça. » Dit-elle alors, exprimant mieux que lui ce qu’il peinait à lui décrire. Mais comment de simples mots auraient pu rendre justice à l’intensité de l’amour qui les unissait à l’époque ? Peut-être qu’un seul suffisait en fait. « Toujours. Tu avais dit, toujours. » La blonde retrouve enfin le regard du marin et comme souvent, il est transpercé par ses yeux clairs. Autant que par les mots qu’elle vient de faire revivre en les prononçant à voix haute. Ses propres mots à lui. Un « toujours » était-il toujours possible entre eux ? Ces années infernales où ils avaient été séparés seraient-elles, finalement, une simple parenthèse ? Ceux qui s’aiment étaient-il finalement destinés à se retrouver comme un million de chansons idiotes le disaient ? C’est cette question capitale que Trystan pose plus ou moins à Fiona. C’est peut-être abrupt ou trop tôt mais il sentait que son cœur s’ouvrait dangereusement et il avait besoin d’une réponse concrète avant de franchir ce qu’il considérait comme un point de non retour. Comme il l’avait dit, apprendre à vivre sans elle avait été un enfer et avant d’effectuer le processus inverse, il voulait être certain d’aller dans la bonne direction… Heureusement, la réponse tant attendue ne fut plus très longue à arriver.

« Oui » Souffle Fiona avant de finalement se résoudre à le toucher. Ses mains viennent encadrer délicatement le visage du brun tandis que ses yeux s’humidifient. « Je me souviens de ce que je ressentais ce jour-là, qui tu étais vraiment pour moi. » Il ferme les yeux et baisse la tête, transpercé par la joie et le soulagement, les yeux brillants aussi. Mais bien vite, il soulève à nouveau ses paupières pour ne pas perdre une miette du moment présent. Car à son tour, Fiona lui fait une véritable déclaration, lui confirmant qu’elle se souvenait de la force de leur amour. Bien plus douée que lui avec les mots, elle dépeint de façon magnifique les sensations qu’elle avait éprouvées ce jour-là sur la plage avant d’achever Trystan avec une déclaration des plus percutantes. « Ce n’est pas des huîtres qui pourraient nous séparer, il aurait fallu m’arracher le cœur. » Sa main à elle descend le long de son cœur à lui, ce qui ne le dérange pas un seul instant. Au contraire, ainsi, elle pouvait sentir sous ses doigts combien ce dernier se répandait en pulsations joyeuses, soudain gonflé d’une joie pure, d’un espoir confirmé. Fiona disait avoir l’impression de se réveiller après un long sommeil, c’était pareil pour le cœur du marin. Il avait l’impression qu’il y avait bien longtemps qu’il n’avait pas battu de la sorte. Et il n’est pas prêt de ralentir car les mots de Fiona, toujours un peu plus beaux l’éperonnent de plus belle. Elle parle d’eux comme une évidence, se blâmant une nouvelle fois d’avoir pu oublier ce qu’ils étaient. Elle lui avoue aussi avoir peur. Ce qu’il comprend parfaitement. Il avait souffert dans l’histoire mais Fiona en avait fait tout autant... Tout ça était aussi confus et effrayant pour elle que pour lui…

«  Tu es tellement forte que j’oublie parfois à quel point tu as souffert… » Souffle t-il. Doucement, il tourne son visage pour un déposer un baiser dans la paume de la main qu’elle avait à nouveau posée sur sa joue. « Je comprends que tu ais peur… Tu en as le droit… J’ai peur aussi… Mais je pense que… Je pense qu’ensemble, on peut trouver comment faire… Comment gérer tout ça. » Ils avaient déjà trouvé un chemin pour revenir l’un vers l’autre, ils pouvaient désormais chercher comment le parcourir ensemble. Cette certitude était en train de naître dans l’esprit du Meylir. L’évidence, peut-être. Alors la question finale de Fiona tombe à pic. « Penses-tu que le soleil pourrait à nouveau briller pour toi un jour ? » « Je crois… Je crois qu’une part de moi n’a jamais cessé d’espérer qu’il le fasse à nouveau. » Réplique t-il sans avoir besoin de beaucoup y réfléchir. Et puisque le moment lui semble enfin adéquat, il rapproche son visage du sien, déposant doucement ses lèvres sur les siennes. Sa main vient se poser sur sa nuque tandis qu’il l’attire légèrement à lui. Et finalement, c’est ce doux contact qui donne une réponse bien plus éloquente que la sienne. Le soleil brillait déjà. Les réminiscences du passé enfin retrouvées y étaient peut-être pour quelque chose. Ou peut-être pas. Peut-être que les derniers mois seuls étaient parvenus à recréer l’alchimie entre eux. Mais peu importe son origine car pour lui, elle est bien là. Peu à peu les contours de la chambre disparaissent tandis qu’il se retrouve perdu dans ce baiser, comme jamais il n’a été perdu avant. Son cœur ne cesse de manquer des battements tandis que l’espace entre eux explose. Il goûte aux lèvres de Fiona, ne cherchant plus à comparer le passé et le présent. Il la voulait elle, tout entière avec tout ce qui la constituait, son histoire, ses cicatrices, sa sensibilité. Ce baiser marquait certes leurs retrouvailles mais aussi le début de quelque chose d’absolument nouveau. Il avait aimé avant, il avait embrassé avant mais il n’avait pas le souvenir d’avoir été autant consumé par un baiser. A moins que son soleil soit en train d’éclipser tout autre souvenir. Oui, il l’avait attendue. Volontairement et involontairement. Mais il l’avait toujours attendue. Elle était la seule dont il avait besoin, la seule à qui il avait envie de se donner tout entier. Corps et âme. Ce baiser pourrait bien durer une minute ou une heure, il n’avait plus aucune notion du temps. Tout ce qui comptait, c’était elle.

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REPUTATION : Cette petite a bien du courage. Partiellement amnésique depuis quatre ans suite à son agression, elle commence seulement à retrouver des souvenirs, dont celui de son ex-fiancé.


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MessageSujet: Re: You remind me just how good it can get + Fiona You remind me just how good it can get + Fiona EmptyMar 16 Avr - 20:35

I'm gonna give you my heart
'Cause you're a sky, 'cause you're a sky full of stars
And you light up the path

En retrouvant ce souvenir, Fiona s’était rapprochée du passé. Comme cette barrière était brisée ce soir, les doutes et les peurs de la jeune femme s’étaient momentanément effacés et elle demanda au marin d’approfondir certains points. Il lui expliqua plusieurs de ses habitudes et elle se reconnaissait dans certaines d’entre elles, peut-être dans les plus anciennes, comme toujours allumer la radio en voiture, boire son café sucré, toucher ses cheveux, tandis que d’autres manies semblaient venir d’un autre monde ou d’une autre personne. La magie ne s’étendit pas si loin à l’évocation de ses comportements particuliers, aucun souvenir ne suivit celui qui était apparu à Fiona dans ses rêves. Elle devrait se contenter d’un seul et elle en était déjà très heureuse. Il aurait fallu être dingue pour ne pas apprécier la valeur de ce souvenir car certaines personnes amnésiques n’en retrouvaient jamais, alors qu’elle s’était rappelée de plusieurs choses au cours des dernières années, dont deux moments avec Trystan. Même si les souvenirs étaient très espacés et complètement aléatoires, sans aucune garantie que d’autres reviennent, elle devait s’estimer chanceuse dans son problème. « Je me reconnais dans certaines, dans d’autres pas. Je suppose que les citrons ne sont pas les seuls éléments de surprise qui m’attendent. » Répondit-elle, le sourire aux lèvres. La patience, elle l’avait certainement apprise au fil du temps. Être trop gourmand ou trop gonflé d’espoir était exclus et surtout destructeur car dans l’attente suivait la frustration, et tout un cercle vicieux dans lequel elle ne retomberait plus pour l’avoir déjà assez expérimenté. C’est pourquoi, la pharmacienne profitait en pleine conscience de cet instant et elle continuait de boire les paroles du marin sur cette fameuse journée. « Je le souhaite en tout cas. Je suis déjà tellement surprise de ce qui est arrivé cette nuit. » Tous les deux avaient bu pas mal de vin. A une certaine période de sa vie, l’alcool aidait Fiona à se détendre et la boisson avait été un facteur facilitant pour la désinhiber et la rendre moins neurologiquement « rigide ». Le même phénomène s’était peut-être reproduit aujourd’hui mais elle n’avait aucun moyen de le savoir et très sincèrement, elle était bien trop occupée à répondre à la déclaration de Trystan pour y penser. Ses goûts à lui non plus n’avaient pas changé, avait-il affirmé, en reprenant la métaphore qui se rapportait à eux. Fiona lui avoua ensuite qu’elle se rappelait de la suite de la journée, de la façon dont elle s’était sentie ce jour-là, des sentiments qui lui avaient parcouru le corps, de ce qui les unissait. Oui, elle avait pleinement conscience de cette journée à la crique, elle avait été la propre actrice de son souvenir, une fenêtre émotionnelle s’était ouverte dans son cœur et elle avait ressenti tout ce qu’elle éprouvait à l’époque pour lui. Le souvenir était le plus clair et le plus intense qu’elle avait jamais retrouvé, si bien que la blonde était même capable de réaligner certaines parties du dialogue. Le regard de la jeune femme plongea à nouveau dans celui de Trystan, pas encore de la façon dont elle l’avait regardé dans l’eau ce jour-là, mais ses yeux le fixèrent avec intensité. Trêves de faux-espoirs, elle répondit par la positive à la question du Meylir. Oui, son coeur se souvenait aussi, à présent, en bonne partie. Finalement, Fiona osa enfin lui toucher le visage et puis elle posa la main au niveau de son cœur, deux gestes très forts et très intimes entre eux mais qui traduisaient tellement bien l’importance de ces véritables retrouvailles. Ils s’étaient perdus, avaient erré de longues années dans le noir, et aujourd’hui la lumière transperçait l’obscurité. Elle lui livra tout ce qui lui était passé comme émotions. Encouragée par les déclarations de Trystan, elle arrivait à son tour à poser très exactement des mots sur ce qu’elle avait ressenti dans son « rêve ». Parler de son souvenir de vive voix l’aidait réellement à revisualiser cette journée, elle aurait été capable de dessiner la crique sur un bout de papier. Le souvenir se cristallisait dans son esprit, retrouvant sa place d’origine. Confuse, elle avait l’impression de sortir d’un long sommeil et elle ne savait pas très bien comment réagir vis-à-vis de Trystan maintenant. Aussi surpris qu’elle par tous ces rebondissements inattendus, le marin déposa un baiser sur sa paume et essaya de la rassurer. Il comprenait sa peur parce qu’il ressentait la même crainte, toutefois l’étape la plus importante venait d’être franchie puisqu’elle se rappelait désormais qui il était pour elle. Même si les derniers mois les avaient rapprochés, rien n’égalait la force de ce qui se passait ce soir. D’une voix apaisante, le marin pensait, qu’ensemble, ils trouveraient comment revenir l’un vers l’autre. Alors, encouragée par les émotions fortes qu’elle lisait sur son visage, Fiona lui demanda si l’étincelle qu’il s’était évertué à éteindre depuis leur séparation pourrait renaître un jour. N’était-ce pas leur plus belle chance de se retrouver ? Il n’existait qu’une seule destination pour l’amour véritable. La rater, c’était risquer l’insatisfaction perpétuelle, le regret et les affres des histoires occasionnelles. La réponse positive de Trystan ne mit pas longtemps à tomber. Mieux, il rapprocha doucement son visage d’elle et déposa ses lèvres sur les siennes. De puissantes émotions embrouillèrent instantanément l’esprit de Fiona. Au niveau de son ventre, elle avait l’impression de se retrouver dans un cartoon où un personnage, protégé dans une cage de Faraday, recevait des décharges d’électricité statiques qui lui soulevaient les cheveux et le faisait frissonner. Par ce contact physique, le Meylir démolissait le dernier rempart entre eux et réveillait son cœur, les sentiments qui s’agitèrent en elle étaient aussi puissants qu’indescriptibles. Désarçonnée, la jeune femme s’abandonna à cet échange passionné, goûtant aux lèvres de Trystan, totalement dans l’instant présent, l’étreignant comme elle ne se souvenait pas avoir jamais embrassé. Long avait été le chemin parcouru, dur avait été l’aveu des sentiments réveillés, doux était le silence qui accompagnait le moment. Et aujourd'hui enfin, à l’abri dans cette chambre, rien ne se dresserait plus entre eux. Nul autre qu'eux. Car l'amour, lorsqu'il unit lune et soleil, ne peut avoir de fin... L’échange s’arrêta naturellement au bout d’un moment pour permettre à chacun de reprendre son souffle ; celui de Fiona était tout simplement coupé. Pourtant, elle avait envie d’y retourner. Le bout de son nez effleura le sien, leur visage toujours si proche, elle passa ses deux mains derrière la nuque de Trystan comme si elle avait peur de le perdre à nouveau, comme si elle n’arrivait plus à se détacher de celui qu’elle avait retrouvé, n’osant pourtant pas briser ce moment magique en mots futiles, de ceux incapables de refléter adéquatement combien elle était secouée.

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No diggity
I fell in love but I fell too hard ▬ Don't understand what happened but now I am scarred, I wanted you, I was so sure, one hit of you was all it took to have me, have me down ; and I die a little bit more every day, since we've parted, but I try a little bit to live again.
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Trystan Meylir
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Penny, Lula, Thomas, Rhys, Jaya & Eleanor
TON AVATAR : Kit Harrigton
TES CRÉDITS : dsr (avatar)
TA DISPONIBILITE RP : Libre (2/3)
Fiona
RAGOTS PARTAGÉS : 984
POINTS : 2364
ARRIVÉE À TENBY : 05/05/2017

Isn't it sad when you get hurt so much, you can finally say 'I'm used to it
ÂGE DU PERSONNAGE : 32 ans (6 juin)
CÔTÉ COEUR : Il s'emploie à chasser les fantômes qui l'habitaient... A voir s'il peut aimer à nouveau sans eux.
PROFESSION : Pêcheur. Et malheureusement guide touristique à ses heures perdues.
REPUTATION : On dirait qu'il se reprend doucement mais sûrement... Il était temps, il commençait vraiment à ressembler à une épave... Je me demande ce qui motive cette reprise en main cela dit...


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MessageSujet: Re: You remind me just how good it can get + Fiona You remind me just how good it can get + Fiona EmptyLun 22 Avr - 22:46

There's nothing I won't do to see you shine
I'll build you a fire if the furnace breaks
Give you my coat when you are cold
Put you to bed when you've had too much to drink

« Je me reconnais dans certaines, dans d’autres pas. Je suppose que les citrons ne sont pas les seuls éléments de surprise qui m’attendent. » Répond Fiona après être restée un moment pensive, une fois que Trystan lui a rappelé quelles étaient ses petites manies lorsqu’ils étaient encore ensembles. Il hoche la tête, reprenant doucement pied dans la réalité. Il fallait qu’il se calme, qu’il arrête de s’emballer comme ça. Certes, elle se souvenait de leur journée à la plage, mais il devait bien se mettre en tête que c’était exceptionnel et que tout n’allait pas redevenir comme avant en un claquement de doigts… Cela dit, ils avaient bien le droit de s’accorder un peu d’espoir après les années merdiques qu’ils avaient traversées, et c’est ce qu’ils font, émettant mutuellement le souhait que Fiona puisse se rappeler de temps à autre de petits détails à propos de leur relation. « Je le souhaite en tout cas. Je suis déjà tellement surprise de ce qui est arrivé cette nuit. » Murmure donc la blonde en réponse au marin. « Je te le souhaite aussi pour ce qui n’a pas trait à nous deux… » Murmure t-il ensuite. La Miller avait admirablement surmonté son traumatisme mais Trystan imaginait qu’elle serait tout de même soulagée de retrouver des petits pans de sa personnalité ou des souvenirs de sa jeunesse…

Une chose est certaine : si ce souvenir retrouvé n’est pas la garantie d’un passé retrouvé, il est indéniablement la garantie d’un futur nouveau. Grâce à lui, les barrières qui se dressaient entre les deux ex-fiancés étaient tombées, laissant la possibilité aux sentiments qu’ils avaient redéveloppés l’un pour l’autre, de s’exprimer. Ils s’étaient aimés et ils pouvaient le faire encore. Finalement, ça ne paraissait plus si insurmontable que ça de réécrire une nouvelle histoire, de tracer les premières lignes d’une page blanche mais prometteuse. Tout ce qu’ils avaient à faire, c’était de sauter le pas après les déclarations, d’accepter d’être encore plus vulnérables qu’ils ne l’étaient déjà. Et soudain, Trystan se sent prêt à prendre ce risque. Il pose donc ses lèvres sur celles de Fiona et l’embrasse sans retenue, arrêtant simplement de penser. La jeune femme ne le repousse pas. Au contraire, elle répond à son invitation avec passion et petit à petit le couple se perd dans ce long baiser. Si bien que c’est à bout de souffle qu’ils se séparent. Si on peut vraiment parler de séparation. Car les mains de Fiona viennent enserrer la nuque de Trystan tandis qu’elle rapproche son visage du sien. Leurs nez s’effleurent, leurs souffles continuent à se mêler. Le moment est en suspension. Le temps qu’ils reprennent leurs esprits, le temps qu’ils décident quoi faire.

Le Meylir est évidemment tenté par l’idée de poursuivre, de reprendre là où ils s’étaient arrêtés. Mais son instinct lui souffle que c’est une mauvaise idée. Fiona avait beau ne pas l’avoir repoussé, tout cela devait être clairement perturbant pour elle. La soirée avait été plus que riche en émotions, il ne fallait pas qu’il la pousse trop loin. Le marin ne voulait pas ruiner ce qu’ils avaient réussi à reconstruire. Il voulait lui laisser un peu de temps pour réfléchir, pour digérer tout ce qu’il venait de se passer. Alors progressivement, il abandonne l’idée de capturer à nouveau ses lèvres, d’à nouveau l’attirer à lui. A la place, il pose son front contre le sien, restant silencieux le temps que les battements de leurs deux cœurs s’apaisent. Il n’y a pas grand chose à ajouter. L’essentiel a été exprimé dans ce baiser et s’exprime encore dans ce moment de tendresse qui le suit immédiatement. Et pourtant, Trystan d’ordinaire si avide de mots ne peut pas s’empêcher d’en ajouter… « Ce moment-là, je l’ai aussi attendu très longtemps. Je l’ai rêvé tant de fois… » Dit-il en chuchotant, de peur de briser la fragilité de l’instant. Enfin, il ose avouer plus explicitement qu’il n’a jamais totalement renoncé à elle, qu’il n’a jamais vraiment cessé de l’attendre. Enfin, il se sent en paix en pensant aux sentiments qu’il éprouve... Mais c’était plus facile pour lui que pour elle, et il le garde bien en tête. « Mais je vais te laisser te reposer maintenant et repenser tranquillement à tout ça… C’est beaucoup pour une soirée. » Il relève la tête lentement, emmenant ses lèvres jusqu’au front de la jeune femme pour y déposer un baiser. « Dors bien… Je ne serai pas loin…. A demain. » Souffle t-il, se préparant à aller dormir sur le canapé, se détachant à regrets d’elle. Demain sera un autre jour. Et  apportera la réponse à la question que Trystan se posera sans doute inlassablement toute la nuit, les yeux grands ouverts, trop agité pour dormir : Y aura-t-il vraiment un demain pour eux ou s’étaient-ils simplement laissés emporter par les fortes émotions que le souvenir de Fiona avait suscitées ? Le Meylir s’accrochait à la certitude que le moment avait été bien trop beau et trop intense pour être une illusion mais avec une situation comme la leur, les cartes étaient toujours brouillées et seul l’avenir pourrait apporter un peu de clarté.  

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Cause even underneath the waves. I'll be holding on to you. And even if you slip away I'll be there to fall into the dark To chase your heart. I'll find my way back to you” .
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