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People help the people || Lloyd

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AuteurMessage
Max Julliard
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Crazyoilmachine, Wanguard, Ritchie...
TES DOUBLES : Richard Lyon - John Harding
TON AVATAR : Mark Ronson
TES CRÉDITS : COM (avatar) + crack in time (code) + samithemuchkin.tumblr.com + Penny (with love)
TA DISPONIBILITE RP :
RAGOTS PARTAGÉS : 1271
POINTS : 2121
ARRIVÉE À TENBY : 14/08/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : 46 ans (3 janvier)
CÔTÉ COEUR : 5 mariages foirés au compteur. Et l'envie de se lancer dans une nouvelle histoire d'amour avec une jolie blonde d'origine russe. Après tout, de call-girl à nouvelle femme, le chemin n'est pas si long que ça, non ?
PROFESSION : Producteur et DJ, ancien pilote de Formule 1, et jet-setteur professionnel
REPUTATION : On le surnomme Mad Max, ce n'est pas pour rien. Il se croit irrésistible - the last of the international playboys, comme on dit - mais c'est un junkie et un alcoolique, arrogant et imbuvable. Vraiment pas le genre qu'on a envie d'inviter à prendre le thé.


Wearing the inside out
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MessageSujet: People help the people || Lloyd Dim 10 Fév - 0:21


God knows what is hiding in this world of little consequence
Behind the tears, inside the lies
A thousand slowly dying sunsets

La secrétaire a l’air de tomber des nues lorsque Max lui demande s’il est possible de voir Lloyd Jenkins. « Mais vous n’êtes pas au courant ? » Non, manifestement, il n’est pas au courant et il a loupé un épisode, quelque chose de grave, s’il en croit la mine de son interlocutrice. Lui qui était venu avec dans l’idée de passer un moment un peu léger, il tombe à son tour de haut. Ce rendez-vous avec Lloyd Jenkins fait suite à leur travail en commun sur le projet du concert de Noël, qui s’est bien passé, et à son inscription – il commence vraiment comme étudiant à la rentrée prochaine, ce qui laisse du temps à Max pour se préparer. En attendant, le producteur apprécie vraiment sa collaboration avec les étudiants de la faculté de Swansea et c’est pour monter quelques nouveaux projets qu’ils devaient se voir aujourd’hui. Tant qu’il y est, Max s’est dit qu’il pourrait peut-être profiter de l’occasion pour se renseigner pour Yevgeniya. Sam Baxter enseigne au département d’art, et Harry n’a pas tort : la jeune femme risque sans doute une procédure disciplinaire ici aussi. Le producteur commence peu à peu à saisir la mentalité de Lloyd, et très vite il a abandonné l’idée d’essayer d’influencer le doyen pour éviter cette procédure ou qu’il soit clément. Mais l’ancien pilote ne désespérait pas d’obtenir au moins des informations sur le déroulé de la procédure…

Cependant, son plan tombe à l’eau en même temps qu’il découvre avec horreur ce qui est arrivé à Lloyd. Oui, Max a entendu parler de cet accident de voiture le soir du Nouvel An, mais il était trop perdu dans ses propres fêtes, son anniversaire, et les problèmes qu’il doit lui-même gérer, pour s’y être intéressé. Il avait bien compris qu’une femme était décédée. Il n’avait aucune idée que cela pouvait impliquer quelqu’un qu’il connaissait, encore moins Lloyd. Il est donc catastrophé et mortifié lorsque sa secrétaire lui explique que c’était la famille Jenkins qui était impliquée dans l’accident. Leur fille a survécu, mais le doyen a été hospitalisé et même s’il est rentré chez lui, il ne peut plus marcher pour l’instant, mais surtout, sa compagne est décédée. Sur le coup. Une tragédie. Le producteur hésite, puis finalement, sur un coup de tête, demande l’adresse de Jenkins, avant de repartir.

Ce n’est peut-être pas la chose à faire, réfléchit-il, en se garant devant chez Lloyd à Tenby. Ils ne se connaissent pas si bien que ça : s’ils s’entendent bien, ils ne sont pas amis. Et ça se trouve, il ne veut voir personne, ce qui est d’ailleurs son droit le plus absolu. Mais quand même, il se voit mal ne rien dire, ne pas au moins passer dire un mot de réconfort, tout du moins essayer, parce que c’est le genre de discours qui n’est jamais facile à tenir.

Il reste un moment au volant de la jaguar, incapable de se décider. Ira, ira pas ? Il finit par sortir de la voiture pour aller sonner à la porte. Il entend un peu de bruit, pour autant, ça ne s’ouvre pas. Pas dit qu’avec son fauteuil et rentrant de l’hopital, Lloyd veuille ouvrir, comme il l’avait prévu. « Lloyd, c’est Max Julliard ! » Il fait le pari que le doyen est quand même derrière la porte, tant pis. « Je…j’ai appris ce qui vous est arrivé. Votre secrétaire me l’a dit. Je suis sincèrement désolé, je sais à quel point ça doit être dur. » Il doit avoir l’air idiot, à parler à cette porte close. « Je comprendrais si vous ne vouliez pas parler, évidemment. Je euh…repasserai plus tard. » Il attend un peu, puis s’éloigne de nouveau en direction de sa voiture, il ne voit pas vraiment quoi faire d’autre de toute façon.

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Lloyd Jenkins
MODO ♣ Au service de Mrs Lloyd
TON PSEUDO : hiljaisuus/hjs aka grumpy overlord.
TES DOUBLES : Magnùs & Luke.
TON AVATAR : Rufus Sewell.
TES CRÉDITS : hjs (avatar), Penny love ♥ & tumblr (gifs).
TA DISPONIBILITE RP : En cours : Penny & Max (2/4).
A venir : Fiona.

RAGOTS PARTAGÉS : 9604
POINTS : 5085
ARRIVÉE À TENBY : 09/10/2016


ÂGE DU PERSONNAGE : quarante-neuf ans.
CÔTÉ COEUR : En morceaux.
PROFESSION : Doyen de l'université de Swansea, sociologue & papa à plein temps.

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MessageSujet: Re: People help the people || Lloyd Dim 10 Fév - 10:34


I’d give anything to hear
You say it one more time
Plus de chambre d’hôpital, ça aurait dû être un soulagement, ça aurait... La réalité est tout à fait différente, le retour chez toi, malgré les aménagements effectués afin que tu puisses dormir au rez-de-chaussée et avoir un chemin avec ton fauteuil roulant, rien ne va. Dès que ton infirmier t'a déposé chez toi, après quelques explications de routine, il t'a laissé seul à ton sort. Enfin, tu n'es pas seul, tu entends souvent ton téléphone sonner, que ce soit pour un message ou bien un appel mais la plupart du temps, tu ne réponds pas, à moins que ce soit les parents d'Aloy. Ils sont venus ici après être passés à l’hôpital, ils sont en colère contre toi parce que tu es vivant et pas elle. Tu ne peux pas leur en vouloir, tu es en colère aussi. Ils sont venus prendre les affaires d'Aloy, n'oubliant quasiment rien et puis, quelques affaires à Delilah aussi. C'est eux qui s'occupent d'elle la semaine, jusqu'à ce que tu puisses enfin remarcher, dès que tu pourras tenir debout et porter quelque chose, elle reviendra à la maison pour toujours, en attendant, elle n'est là que les week-end lorsque quelqu'un est avec toi durant l'intégralité de celui-ci. Les médecins disent que d'ici un mois, tu pourras marcher si et seulement si tu te décides à faire des efforts en rééducation. Parfois, tu te demandes si ils se rendent compte de toute la force que tu dois déployer pour te redresser, de toute la force que tu n'as pas. Des kilos tu en as perdu un sacré paquet, tu manges, enfin tu picores une ou deux fois dans la journée sans envie, tu ne fais rien de tes journées d'ailleurs. Dès que tu ouvres ton ordinateur, tu es accueillis par une photo d'Aloy et tu refermes tout immédiatement, bloqué ici. Ton psychiatre, que tu es forcé de suivre suite à l'accident te dit que tu dois affronter tout ça, étape par étape et tu as donc décidé que l'ordinateur serait une des dernières. Tu ne regardes même plus les photos sur ton téléphone et tu bénis ta secrétaire d'avoir changé ton fond d'écran avant noël (sans ton accord évidemment) en mettant une photo de Delilah qui joue dans son berceau, la photo d'avant étant une photo de famille. Les cadres dans toute la maison sont tombés, ils sont faces cachées sur les meubles. Tu es un peu comme eux, caché du monde, caché de ceux qui ne forcent pas le pas de la porte. Lorsque les gens viennent ici, généralement, ils n'entrent même pas, ils parlent un peu devant la porte d'entrée, tu vois souvent la poignée bouger un coup et puis, plus rien, grand silence puis un bruit de moteur, personne n'a vraiment envie de te voir, c'est ce que tu te dis. Ils viennent simplement par élan de politesse. Il n'y a que certaines personnes qui forcent, certaines même qui font le tour de la maison lorsque tu ne daignes pas ouvrir la porte d'entrée. Celles-là, savent, celles-là sont là pour essayer de te remettre sur le droit chemin, te forcer à faire ci ou bien ça mais en attendant, tu ne veux rien de tout ça. Si il pouvait y avoir quelqu'un pour te sortir de cette spirale infernale, ça serait une bonne chose. Tu ne te fais pas violence, tu glisses peu à peu en bas, toujours plus bas même si Delilah a besoin de toi, c'est bien plus dur que tu avais pu l'imaginer sans Aloy. Tu n'étais pas prêt à cette tragédie et personne n'est prêt à vivre ça, personne...

Et en parlant de personne, tu entends du bruit venant de dehors, un moteur de voiture, une énième personne à passer chez toi, qui est-ce que ça sera aujourd'hui ? Tu appuies sur ta main gauche pour faire bouger le fauteuil afin que tu puisses voir la porte d'entrée de ta place dans le salon. La sonnette retentit et tu sursautes presque, toujours pas habitué par ce bruit plus strident que d'habitude car le bruit a été amplifié volontairement. Tu serres la mâchoire priant que ce ne soit pas ton infirmier qui sonne pour simplement t'informer qu'il est là avant de passer par la terrasse. Tes prières se font entendre, c'est une voix que tu prends quelques secondes à reconnaître avant d'être clairement surprit, Max Julliard. Qu'est-ce qu'il fait ici ? Tu restes interloqué quelques secondes avant d'être tiré de tes pensées par ses paroles maladroites. Sa secrétaire doit certainement avoir parlé de l'accident à tous le monde, si ça se trouve, c'est elle qui envoie des troupeaux de professeurs chez toi. Sans réellement le vouloir, tu avances vers la porte, assez pour pouvoir touché le verrou de celle-ci. Tu hésites clairement à ouvrir, tu ne sais pas pourquoi mais tu espères que max ne soit pas comme tout le monde, enfin, c'est déjà le cas mais avec toi, vis à vis de l'accident. Il t'annonce qu'il repassera plus tard et ça te fait doucement rire, ils disent tous ça mais ne repassent jamais. Du coup, pour lui éviter un mensonge, tu appuies sur le verrou et la porte émet un clic, signifiant qu'elle peut être ouverte, tu espères que c'est suffisant pour le faire entrer car tu ne te sens pas capable de faire mieux que ça pour le moment. Doucement, à l'aide de tes bras, tu fais reculer le fauteuil afin de lui laisser de la place pour entrer si il daigne entrer. Une partie de toi espères vraiment qu'il va entrer, il pourra t'aider à sortir dehors afin que tu puisses fumer et en parlant de ça, peut-être qu'il pourra te laisser des cigarettes étant donné que personne ne veut t'en acheter et que tu ne peux pas encore le faire. Ce n'est tellement pas toi de vouloir te servir de Max comme ça mais tu n'es plus toi...

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MessageSujet: Re: People help the people || Lloyd Mer 13 Fév - 22:20


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Qu’est-ce qu’on peut bien dire à quelqu’un qui a tout perdu ? Rien. Il n’y a rien à dire, Max le sait très bien, il n’y a rien à dire. Aucune parole n’a jamais réussi à combler le vide qu’il a en lui depuis la mort de Mel. La situation de Lloyd Jenkins n’est pas la même que la sienne, le producteur le sait très bien : ce n’est pas la même chose de perdre son conjoint que de perdre un enfant, mais Max sait ce que ça fait d’avoir mal, et pire encore, d’être au fond du trou. C’est sans doute ça, le pire. La douleur, ça ne s’arrête pas. Il n’y a pas de moment où ça va mieux, il n’y a pas de moment où la douleur disparait, il n’y a pas de bout du tunnel. Il faut juste apprendre, apprendre à vivre avec, gérer les démons et les éviter, ou les noyer dans l’alcool, ou trouver des palliatifs. C’est comme ça qu’on survit, qu’on rétablit l’équilibre, avec des rechutes, plus ou moins fréquentes. Certains s’en sortent mieux que d’autre, certains mettent plus de temps à cicatriser. Mais ça laisse des traces. Ca laisse toujours des traces, alors il faut se blinder, et faire avec. On ne peut pas s’habituer, on ne s’habitue pas. On fait avec. Plus ou moins bien. On apprivoise la douleur, et parfois on arrive à l’oublier, même si elle est toujours là.

Ca n’arrive jamais dans les premiers temps. Et c’est pour ça qu’il n’est pas sûr, finalement, que venir voir Lloyd Jenkins soit une bonne idée. Max se souvient qu’au début, il ne voulait voir personne. Pourtant c’est là où les gens persistaient à venir. Ce n’est que après, quelques mois après, qu’il a réalisé que les gens avaient rapidement disparu, qu’il était vraiment tout seul. Au final, ils venaient, comme s’il avait une maladie, ou quelque chose du genre, puis ils repartaient. Et quand vraiment il aurait fallu ne pas le laisser seul pour ne pas qu’il fasse une connerie, il n’y avait plus personne. Il se doute que Lloyd est potentiellement dans le même état d’esprit. Personne n’a envie de faire pitié et personne n’a envie de voir cet air de compassion emprunté, qui n’a rien de sincère et qui relève plus de l’attitude de circonstance et de la politesse que d’une volonté réelle de vous aider. C’est pour ça qu’il tourne les talons. Il comprend, un peu. Et puis, de façon moins avouable, il est mal à l’aise, pas comme tous les gens qu’il critique, non, mais comme quelqu’un qui ne sait lui-même pas gérer son deuil et à qui fréquenter quelqu’un qui affronte à son tour la mort d’un proche fait du mal. Il n’est personne pour donner des leçons.

Pourtant, il entend la porte s’ouvrir – non, le verrou – derrière lui. Un instant, il hésite. Puis le musicien fait demi-tour. Il est venu jusqu’à là. Il ne va pas renoncer maintenant. Il ne peut pas. C’est lâche. Et si Max a des tas de tactiques d’évitement, il les applique uniquement à sa situation. Alors il pousse la porte, mais il reste dans l’entrée. « Je serais repassé, vous savez. » Mains dans les poches de son imperméable, il continue : « Votre fille, ça va ? » Aborder le sujet qui fâche de front, la mort de sa conjointe, ne lui parait pas une très bonne idée. Le fait qu’il soit cloué en fauteuil roulant, c’est à peine mieux. Mais il faut bien y passer. « Je suis navré, vous savez. Je sais que je ne suis pas de votre famille et qu’on n’est pas vraiment proches, je sais aussi qu’il n’y a pas de mots, qu’il n’y a rien à dire, et que ça ne va rien changer, mais…je le suis. Et je comprends, au moins un peu. Alors je me suis dit que je devais passer. » Il comprend. Il imagine. Il peut. Il se doute de ce que ça fait d’être cloué là, seul, dans cette maison, sans sa fille. Ca le rendrait dingue, s’il était dans ce cas, d’être enfermé dans cette grande maison sombre. Il referme la porte derrière lui, vu qu’il est parti pour rester. « Ca vous dit, si je vous offre une cigarette ? Il fait beau, dehors, on y sera pas mal, si vous avez un jardin. »

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MessageSujet: Re: People help the people || Lloyd Jeu 14 Fév - 0:41


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Même si l'envie de nicotine est atrocement forte, le regret s'installe lorsque tu entends des pas s'approcher de la porte que tu viens de déverrouiller. Utiliser les gens pour ton propre plaisir n'est pas dans tes habitudes et c'est pourquoi tu te sens mal de le faire, néanmoins, maintenant que ton invité surprise est posté devant l'entrée, pas question de faire marche arrière. Tu le fixes, silencieusement, le détaillant de haut en bas, attends qu'il parle parce que toi, tu ne sais pas si tu vas réussir à le faire immédiatement. Ta mâchoire est bloquée, tout comme ton corps qui est crispé comme jamais. Depuis que tu as appris que marcher allait devenir un combat pour toi, tu as oublié ce que le mont « détendre » veut dire. Tu as entamé depuis ta sortie de l’hôpital dans une bataille entre ton corps et ton esprit qui ne veulent définitivement pas les mêmes choses. Même si tu as envie de pouvoir marche, ou bien ne serait-ce que te tenir debout le plus rapidement possible, ton corps lui ne semble pas apte à fournir les efforts nécessaires et c'est un cercle vicieux qui s'installe. Peu à peu, tu sombres et tu le sais, tu as souvent eu tendance à sombrer comme ça par le passé, certes, pour des choses moins importantes, mais ça correspond bien à toi. Parfois tu te demandes même si tu as vraiment envie de te battre pour continuer et lorsque ça t'arrive, tu fermes les yeux et tu revois le visage de Penny à ton chevet d’hôpital et tu revois aussi Delilah avec son regard innocent. Pour elles, tu ne dois pas abandonner, mais tu as besoin de temps pour vraiment te faire à cette idée que plus jamais ta vie ne sera la même, que plus jamais tu ne vas pouvoir te réveiller aux cotés de la femme que tu aimes. La simple pensée qu'elle ne sera plus jamais là à tes côtés te replonge dans les tréfonds de tes idées noires qui sont devenues tes meilleures alliées du moment.

Tu ne bouges toujours pas, avec cette impression que le temps passe lentement, tu es sorti de tes pensées par les mots de Max, il te demande comment est-ce que va ta fille et à vrai dire, tu ne le sais pas, tu n'as pas encore eu de messages aujourd'hui, mais de ce que tu sais d'hier, tout va bien. « ça va. » Réponds-tu impassible. Tu n'as pas envie de parler, tu dois parfaitement bien le montrer là, mais en même temps, tu ne veux pas que Max s'en aille, maintenant qu'il est là, il doit rester et tu dois pouvoir fumer. Ta main à couper qu'il a des cigarettes sur lui et si ce n'est pas le cas, tu lui montreras la porte sans vergognes.

En attendant que ça arrive, il parle pour vous deux, il est navré de ce qu'il t'est arrivé et tu voudrais lui cracher des paroles horribles au visage, lui jeter toute ta colère que tu contiens en toi, mais tu te souviens subitement de votre discussion au bar après qu'il soit passé à l'université. Lui aussi, il a connu le deuil, certes, un différent, mais un deuil quand même et c'est pour cette raison que tu t'abstiens de lui répondre quoi que ce soit. Tu te contentes de baisser tes yeux, regarder le sol, évitant soigneusement de croiser son regard, de peur d'y voir de la pitié, tu ne supporterais pas ça. Tu poses tes mains sur les roues de ton fauteuil que tu fais légèrement reculer alors que Max ferme doucement la porte derrière lui. Il ne semble pas bloqué par ton comportement et il finit même par t'offrir ce que tu veux, sans qu'il le sache, il tape dans le mille et tu ressens un peu de soulagement. Tu soupires lentement avant de tourner ton fauteuil, le mettant en direction du salon qui donne sur la terrasse car effectivement, il a raison, il fait beau dehors, tu arrives à distinguer quelques rayons de soleil à travers les volets que tu as fermé. « Va pour deux. » Murmures-tu sans même le remercier, tu avances doucement dans le salon à la force de tes bras jusqu'à arriver devant la porte fenêtre, tu ouvres les volets à l'aide du bouton sur la gauche et tu pousses la porte sur le côté afin de pouvoir sortir. Tu veux pouvoir te débrouiller seul, tu as besoin de ton indépendance du coup, tu ne laisses même pas la chance à Max de pouvoir t'aider à faire quoi que ce soit. Tu sors dehors le premier, les yeux plissés à cause de la force des rayons du soleil. « Si vous voulez du café, il y a de quoi en faire dans la cuisine. » Clair net et précis, tu ne te vois pas te confier sur tes états d'âmes pour le moment, encore moins sobre qui plus est, là, tu n'as qu'une seule envie, c'est celle de fumer, de prendre un once de plaisir que médecins et proches cherchent à te refuser par tous les moyens. Tu attends impatiemment cette cigarette tant attendue et dès qu'elle arrive, tu ne manques pas une seconde pour l'allumer, presque maladroitement avec des gestes précipités. Trois jours que tu n'en avais pas eu une et tu avais peur que ça continue comme ça mais Max, est arrivé, il est devenu ton sauveur et pourtant, tu es bien loin de le traire comme tel. « Merci. » Finis-tu pour dire, sans pour autant le regarder, tu es perdu dans la contemplation de l'horizon, de la mer que tu arrives à voir, au loin, ton élément que tu n'es pas prêt de revoir avant longtemps...

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MessageSujet: Re: People help the people || Lloyd

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