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Broken Pieces | John

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Keelin Harper
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Boston
TES DOUBLES : Fiona, Eléa, Gwen, Lexia, Dylana & Megan
TON AVATAR : Gal Gadot
TES CRÉDITS : ava - mellow bird, gif profil - pennywifey, gif & code signa - batphanie
TA DISPONIBILITE RP : En cours : John - Thomas.
RAGOTS PARTAGÉS : 474
POINTS : 1293
ARRIVÉE À TENBY : 11/03/2018
Broken Pieces | John Tumblr_plqzffg5j91vg2yxdo4_r1_250
ÂGE DU PERSONNAGE : 31 ans (11-07-1988)
CÔTÉ COEUR : Mariée, ou plutôt enchainée, à un homme qu'elle aimait autrefois. Brisée de l'intérieur, son coeur lui est ailleurs
PROFESSION : Conseillère municipale & professeur au lycée de Tenby
REPUTATION : Il se dit que son petit couple parfait batterait de l'aile et qu'elle serait partie de chez elle.


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MessageSujet: Broken Pieces | John Broken Pieces | John EmptyJeu 7 Fév - 20:56

You cut the peace out of me
As you ripped it all apart
And as the light in you went dark
I saw you turn to shadow
Pushing a thousand shards of glass
Beneath my skin

Epuisée par sa longue journée de travail à la municipalité, Keelin rentra hâtivement chez elle. Il avait fallu boucler plusieurs projets à l’arrache cette semaine et elle n’était pas mécontente d’en avoir terminé. La meilleure partie de ces derniers jours s’était présentée sous la forme de son déjeuner avec John durant une de ses pauses. L’architecte lui parut beaucoup plus à l’aise que lors de leur dernière rencontre. Malgré quelques recherches sur le nom de la petite carte suite à sa découverte chez lui, l’enseignante n’avait rien trouvé de très pertinent. Comment aurait-elle réussi à deviner l’ampleur des secrets de John lié à son passé ? Détendue lors de ce déjeuner, elle avait donc chassé les idées saugrenues qui lui étaient venues à l’esprit et elle avait profité de ce moment avec lui. Keelin s’était rendu compte qu’elle appréciait de plus en plus John, pas seulement parce qu’il avait un fils merveilleux, ni parce qu’elle enviait la complicité qu’il partageait avec lui, mais parce qu’il était doux, gentil et désintéressé, il avait une personnalité drôle, intéressante et attentionnée aussi, et puis surtout elle admirait son parcours, la façon dont il avait refait sa vie à Tenby, la façon dont il s’était reconstruit, pour le bien de son fils. Un sourire naquit sur ses lèvres alors qu’elle repensait à ce déjeuner qui avait eu lieu deux jours plus tôt. Il lui tardait de revoir John. Ereintée, Keelin ne s’occupa pas des tâches ménagères dans la maison, elle n’était pas la bonniche de service tous les jours. En l’absence de Drew, qui n’était pas encore rentré, elle se prépara une omelette et se posa dans le canapé, devant un bon film à la télé, profitant d’un rare moment seule à la maison. Soudain, son mari rentra bruyamment en milieu de soirée et fit irruption dans le salon. « Paraît que t’as revu Harding… ?! » Il avait bu. Keelin pouvait le sentir à son odeur jusque dans le canapé. Tout dans son attitude l’indiquait aussi. Il avait sûrement été s’enfiler quelques pintes au bar après le boulot, avec des collègues, et dans le pub, il avait sûrement croisé des copains à lui qui lui avait rapporté cette rencontre et réveillé ses craintes sordides… ou plutôt sa jalousie possessive et mal placée. « Oui, pour un déjeuner professionnel. On travaille ensemble sur certains projets, je te rappelle. » Répliqua l’enseignante, déjà blasée à l’idée de devoir encore répéter les mêmes choses. En plus, quand Drew était sous l’influence de l’alcool, il ne voulait généralement rien entendre. « Et t’étais obligée de le voir pendant un déjeuner ? Il n’y a pas des réunions pour ça ? A d’autres ! » La jeune femme mit la télévision sur le mode pause et adopta une voix plus défensive. Elle supportait de moins en moins ses remarques, particulièrement avec la fatigue ce soir et il la poussait déjà à bout. Pourtant, elle savait bien que c’était peine perdue de raisonner avec un mur… Drew cherchait encore des prétextes pour alimenter les disputes. « J’en ai plus qu’assez de tes soupçons. Toi non plus tu ne te prives pas pour sortir en dehors du boulot. » Et bim. « Justement, parlons-en. Parait que tu t’es aussi barrée avec un type l’autre soir au bar ? C’était comment son nom déjà ? » Keelin blêmit, il parlait du soir avec Jesse. Elle aurait dû s’en douter. Malgré toutes ses précautions, elle était un visage connu en ville et les potes de Drew trainaient toujours dans tous les bars de Tenby. Ils ignoraient tout de la violence de son mari envers elle alors ils ne pensaient sûrement pas « trop » à mal en rapportant ses faits et gestes à son époux, surtout quand l’attitude en question paraissait suspecte, mais elle en avait plus qu’assez de tous ces gens qui se mêlaient de sa vie. « Oui, je suis sortie avec des collègues et on m’a raccompagnée. Tu préfèrerais que ta femme rentre toute seule au risque de se faire agresser ? » Reprit-elle d’un ton sarcastique, en mentant en partie et en retournant ses arguments contre lui. Ironique, quand on pensait au monstre qui l’attendait tous les soirs dans sa maison. « C’est ça, prends-moi pour un con ! » Le ton entre les deux époux monta alors d’un cran. Exaspérée, Keelin ne comptait pas se laisser faire sans rien dire ce soir, sans doute aussi encouragée par le fait que Drew ne lui avait plus vraiment mis de grosse raclée depuis les fêtes, se contentant de menaces et de remarques principalement. « Je ne te prends pas pour un con. Tu sais très bien quelle est la situation entre nous. Je ne t’aime plus Drew, je ne t’aime plus depuis très longtemps. Si je reste, tu sais aussi bien que moi que c’est parce que tu me fais du chantage ! J’en ai plus qu’assez que tu me dises qui je dois voir, ce que je dois faire et quand je dois le faire. Tu n’as aucune idée à quel point je te déteste. » Parfois, dans des moments de désespoir, la jeune femme s’était déjà surprise à préférer mourir plutôt que de rester avec lui mais elle avait bien vite chassé ces pensées noires, qui ne la caractérisaient pas naturellement. A bout, elle venait de lui lâcher ce qui couvait dans son cœur depuis de nombreux mois. Cependant, la dernière phrase prononcée était celle de trop. Aigri et embué d’alcool, il explosa et s’approcha d’elle à toute allure. Drew lui attrapa violemment le cou et l’enserra, l’entrainant jusqu’au mur et la plaquant contre celui-ci. « Vas-y, répète ? Tu sembles oublier à qui tu parles ! On va voir si tu fais toujours autant la maligne ! » Sous la force de la pression, Keelin suffoqua et se débattit, essayant de retirer les mains qui lui écrasait le cou. Elle n’arrivait plus à respirer et prit peur de la lueur destructrice dans le regard de Drew, qui vivait encore et toujours dans le déni de ce qu’elle venait de lui coller en pleine face. « Tu ne veux plus être avec moi c’est ça ? Avoue que c’est parce que tu en aimes un autre ! Je suis sûr que tu te tapes ce putain d’architecte ! » Décidément, il faisait une fixette sur John. Le débat était complètement biaisé et à côté de la plaque. Dans sa jalousie maladie, il ne prêtait même plus attention à la réalité des choses. Entendant que sa femme avait du mal à respirer, il prit plaisir à la regarder se débattre et lutter pour sa vie, à lui montrer QUI avait le pouvoir. Il relâcha néanmoins l’emprise sur son cou, tapant un coup de poing dans le mur à côté d’elle. « Si tu crois que tu peux me quitter comme ça, tu te trompes royalement. N’oublie pas ce qui arrivera. » Les pensées intérieures de Keelin étaient confusément claires, une autre âme habitait son mari, bien plus forte, bien plus dangereuse. Les doigts pâles de Drew caressèrent la peau meurtrie et abîmée de son cou. Il poussa un grognement, ce n’était pas son ventre qui rugissait par manque de nourriture, mais l'afflux de venin. Le poison d'une haine sans borne, l'avant-goût d'une vengeance pourpre. « T’es complètement malade ! » Cracha-t-elle, à bout d’arguments. Une petite voix lui susurra qu’elle avait fait une erreur, qu’elle aurait dû jouer la faux-cul et calmer le jeu, au moins le temps de réussir à s’extirper de cette situation. Trop tard… Dans une perte de contrôle totale, la main se leva alors sur la jeune femme et lui abîma la chair avec une férocité peu commune, lui promettant de douloureux hématomes un peu partout sur le corps. Elle entendit certains de ses os craquer, il venait sûrement de lui fêler plusieurs côtes car elle ressentit une douleur incommensurable à côté de la poitrine avec des difficultés à respirer. Keelin se protégea avec ses bras et essaya alors de s’échapper du coin dans lequel il l’avait bloquée, mais il l’envoya valser à quelques mètres. Elle atterrit sur le sol, laissant des filets de sang couler sur le tapis car elle saignait du coin de la bouche. Signe de la rage démesurée de Drew, il ne lui touchait habituellement pas le visage… Rampant pour essayer d’échapper à son bourreau, Keelin essaya de se relever tant bien que mal mais il s’approcha d’elle et lui donna plusieurs coups de pieds dans le ventre. Elle cria et s’écroula à nouveau complètement, impuissante, essayant de se mettre en boule pour éviter un maximum de dégâts. Lorsqu’il lui assena un énième coup, dans le dos cette fois, l’instinct de survie de la jeune femme la poussa à feindre être tombée dans l’inconscience. S’il croyait l’avoir tuée ou l’avoir brisée suffisamment, ce serait comme un électrochoc. De fait, voyant que sa femme ne bougeait plus, il l’appela plusieurs fois et prit peur. Drew partit dans la cuisine pour « réfléchir » ou « redescendre » peu importe et Keelin continua de jouer à l’évanouie. Le silence qui régnait dans le salon la recouvrit d’un voile brumeux et nocif. En l’absence de son mari dans la pièce, la brune ouvrit les yeux, elle ne voyait plus très bien. Toutefois, son instinct de survie lui confirma qu’elle devait partir ce soir, peu importe l’étendue de ses secrets, il en allait de sa vie aujourd’hui. Drew avait complètement perdu le contrôle et Keelin avait trop peur de rester. Où se réfugier ? Elle ne pouvait décemment pas aller dans sa famille sans alerter toute sa fratrie, ni aller voir la police et encore moins se rendre à l’hôpital... John, lui susurra sa conscience intérieure. Il n’avait pas Jack ce soir, son fils était chez un copain, il lui avait dit deux jours plus tôt pendant leurs déjeuners. C’était fou, comme dans les pires moments, on pouvait se rappeler de détails en apparence sans importance… Comment pourrait-elle mêler cet homme qui n’avait rien demandé à ses problèmes sans lui en créer ? Impossible, elle avait besoin d’aide. Désespérée, elle puisa dans ses dernières forces pour se relever et s’enfuir silencieusement de la maison, titubant, à moitié pliée en deux, pendant que Drew s’ouvrait une nouvelle bière dans la cuisine, songeant à la suite des événements. Ce con n’avait pas encore capté que sa femme avait quitté la maison. Keelin n’arrivait même plus à comprendre cet homme qu’elle avait connu, elle ne concevait pas qu’elle ait put nourrir de l’amour pour son bourreau un jour, son assassin… Le meurtrier de son bonheur. Portée par ses dernières forces, elle se traina tant bien que mal jusque chez John. A cette heure, les rues de Tenby étaient bien vides et elle réussit à ne pas se faire remarquer. Arrivant devant sa porte, elle jeta ses dernières forces sur la sonnette et frappa vivement en plus sur la porte. Lorsque l’architecte vint lui offrir, un triste spectacle s’offrait devant lui. A bout de forces, sur le point de vaciller sur le sol, Keelin s’effondra dans ses bras dans l’entrée de sa maison, la voix faible. « Drew… » Souffla-t-elle du bout des lèvres. Tremblante, Keelin se réfugia contre lui, dans la protection de son chez lui, de ses bras, des larmes chaudes d’angoisse et de douleur coulant le long de ses joues après cette scène traumatisante. Elle tenait à peine debout.

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John Harding
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CÔTÉ COEUR : Père célibataire, sa situation ne l'autorise pas trop à envisager une nouvelle relation, quand bien même une certaine brune occupe ses pensées...
PROFESSION : Architecte, ancien mafieux placé sous programme de protection des témoins
REPUTATION : Il est discret, cet homme là. C'est tout de même bizarre, on dirait qu'il fuit les gens...et puis un père qui élève tout seul son fils, ce n'est pas banal. Il y a anguille sous roche, je vous le dis.


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MessageSujet: Re: Broken Pieces | John Broken Pieces | John EmptyDim 10 Fév - 16:05

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C’est une soirée comme une autre, où John est rentré tard du travail. Resté tout seul, Jack est chez un copain, il s’occupe tranquillement en dessinant pour le plaisir, des esquisses qui n’ont pas vraiment de but ni de logique. Aligner les traits de crayons lui occupe l’esprit et le calme. Il ne peut pas nier qu’il a des soucis en ce moment, et qu’il ne sait pas bien comment les gérer, et l’architecte n’est pas mécontent d’avoir une soirée paisible sans Jack pour réfléchir un peu à ce qui se passe. Il a fait l’effort de se déplacer au bureau de protection des témoins, celui de Londres, à qui celui de Belfast a passé le relai, pour parler de ce qu’il se passe. La conversation avec Arthur, son référent, s’est plus ou moins bien passée quand il a abordé le sujet Keelin Harper. Concrètement, cette fille, c’est qui, pour toi ? Et le problème, c’est qu’il ne sait pas vraiment. Il a attendu avec impatience leur déjeuner, il en a vraiment profité, et il préfère largement quand il arrive à la voir comme ça, sans conséquences, qu’ils n’ont pas à s’inquiéter de ce qu’il se passera après, et surtout pas de Drew. Mais ça s’arrête là, il ne peut pas aller plus loin. Si Keelin ne lui dit manifestement pas tout (mais qu’est-ce que ce « pas tout » signifie ?), John n’est pas vraiment honnête non plus, et il ne veut pas l’impliquer. Mais elle a vu la carte, elle sait pour Nell, elle se pose des questions. Il ne pourra pas toujours lui mentir. Et ça ne résout pas le problème de savoir ce que la jeune femme est pour lui, de l’inquiétude qu’il a pour elle, de l’impatience qu’il a de la voir. Alors il a dit à Arthur qu’il n’en savait rien, qu’il ne savait pas quoi faire. Bon. On verra, alors. A moins que tu n’aies pas le choix, déconne pas. Dis rien. Après, si vous êtes proches, c’est différent. On peut voir. On la protégera.

Voilà où il en est : toujours dans le flou total. Alors il dessine, et il réfléchit. Mis à part gagner du temps et essayer de voir pour s’en sortir comme ça, John ne voit pas bien quoi faire, de toute façon. Il s’apprête à renoncer et à aller se coucher quand la sonnerie retentit de façon stridente. L’architecte s’arrête : il n’attend pourtant personne. Manifestement, cependant, la personne qui sonne tient vraiment à le voir, parce qu’elle tambourine en même temps à la porte. Méfiant, il ouvre la porte avec prudence pour tomber sur Keelin, avec surprise : « Keelin ? Qu’est-ce… » Il la rattrape in extremis avant qu’elle ne s’effondre. « Oh mon dieu. »

Il y a autant de surprise, d’inquiétude, que d’atterrement, dans cette exclamation. Ca fait longtemps que John n’a plus vu quiconque se faire tabasser, et c’est clairement ce qui est arrivé à Keelin. Il claque la porte sur eux, refermant la maison, et il comprend enfin. Drew. Evidemment. Drew qui se révèle être le roi des connards, encore plus que ce que John pensait. « C’est lui qui t’a fait ça ? » Keelin est agitée de sanglots, l’architecte voit certaines marques et il se doute bien qu’elle est à bout de forces. Une colère sourde le prend, mais ce n’est pas le moment, pas la priorité. Il resserre un peu son étreinte pour la rassurer, essaie d’éviter de lui faire plus de mal. « Tout va bien, tout va bien, tu es en sécurité ici, il ne va pas venir te faire de mal, je suis là...c’est fini. C’est fini. » Il ajoute avec douceur : « Viens, tu vas t’allonger un peu, je crois que pour l’instant c’est ça la priorité. Tu peux marcher encore un peu ? Je vais essayer de te soigner un peu ça. » Il l’aide à s’installer sur le canapé, et il s’aperçoit que c’est encore pire que ce qu’il pensait. Drew a manifestement tenté d’étrangler sa femme, il a au moins du la frapper au visage plusieurs fois, et vu la respiration erratique de Keelin, il ne peut pas jurer qu’elle n’ait pas au moins des cotes fêlées. Il attrape la trousse de secours qu’il garde dans la cuisine et dont il pensait ne jamais avoir à se servir pour autre chose que des blessures communes, de la vie de tous les jours. L’étendue des blessures de la jeune femme lui fait peur, il n’est pas sûr de pouvoir faire quoi que ce soit. Il s’assoit sur le bord du canapé, prend ses mains dans les siennes. « Je me demande s’il ne faudrait pas que tu vois quelqu’un, je suis pas sûr…de pouvoir soigner tout ça. » Murmure-t-il, comme un aveu d’échec.

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Keelin Harper
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MessageSujet: Re: Broken Pieces | John Broken Pieces | John EmptyLun 11 Fév - 19:36

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Lorsque John ouvrit la porte, Keelin ressentit une première vague de soulagement. Il était là. A l’abri dans les bras de l’architecte, toutes les émotions remontèrent et elle s’effondra en sanglots contre lui sans autre mot d’explication que le prénom de son bourreau. Elle venait de vivre une expérience traumatisante et angoissante : violemment battue par son mari, Drew était tout à fait capable de la tuer dans un accès de colère incontrôlé. A bout de forces mentales et physique, l’enseignante ne pouvait pas continuer à subir ces assauts et elle n’aurait pas la force de retourner chez elle après cette fameuse scène. Elle avait terriblement peur de son époux, peur pour sa vie. Ce n’était plus de la simple jalousie depuis longtemps, mais il avait dépassé tout entendement aujourd’hui. Surpris, John referma la porte derrière elle et lui demanda si le Harper lui avait infligé ces coups et blessures. Brisée, elle ne réussit pas à prononcer le prénom de son mari une seconde fois. Resserrant son étreinte autour d’elle, l’architecte tenta alors de la calmer et de la rassurer, en confirmant que Drew ne pourrait pas lui faire de mal chez lui. Il l’emmena alors dans le salon pour l’aider à s’allonger. Keelin réalisa qu’elle avait du mal à tenir debout et que sa tête tournait. Dans un dessin animé, elle aurait été le personnage qui voyait des petits oiseaux au-dessus de sa tête après un mauvais coup. Si seulement… La fiction était souvent plus belle que la triste réalité. Au moment où sa tête toucha le coussin du sofa, elle réussit à tempérer sa crise de nerfs. Emmurée dans le silence, elle regarda John s’éloigner pour aller chercher de quoi lui donner des premiers soins. Le corps de Keelin la lançait, elle avait du mal à respirer tant au niveau du cou que du thorax et son cœur tambourinait douloureusement dans sa poitrine après les coups de pieds reçus. Elle avait aussi reçu des coups dans l’abdomen et sur le visage, saignant du coin de la bouche, sa peau commençait déjà à se violacer légèrement, annonçant des joues à la peau noircie dans les prochains jours. De rage, Drew avait voulu l’abîmer et il avait pas mal réussi même si elle n’avait pas à déplorer d’os cassés. Son corps était complètement engourdi et le moindre mouvement devenait rapidement douloureux. Elle avait trouvé une force surhumaine en elle pour réussir à se traîner jusque chez John. Maintenant qu’elle s’était mise à « l’abri » dans l’immédiat, la douleur lancinante se réveillait. Alors qu’elle avait fermé les yeux durant quelques instants, elle les rouvrit lorsque John prit ses mains dans les siennes. La douceur de son contact contrastait avec tout ce qui s’était passé ce soir. En d’autres circonstances, Keelin y aurait été sensible mais elle était trop faible pour s’en rendre compte. Toutefois, lorsque John évoqua l’éventualité qu’elle voit quelqu’un pour ses blessures, le corps de la jeune femme se raidit. « Non. » L’angoisse la ranima de nouveau. Il était essentiel qu’il ne prévienne ni les secours, ni même une tierce personne. John ignorait tout de sa situation et penserait sûrement qu’elle cherchait à protéger son monstre de mari, comme certaines femmes victimes de violences conjugales, pourtant elle avait de bonnes raisons de rejeter toute forme d’aide autre que la sienne. « Il ne faut prévenir personne. Ni hôpital, ni personne. Promets-moi. » Souffla-t-elle, d’une voie suppliante et tremblante, en lui serrant la main. La jeune femme fixa ses yeux d’un air contrit, puis elle trouva la force de reprendre la parole. « Je... Je suis désolée… Je ne savais pas où aller. » Elle tourna la tête, abattue. De nouvelles larmes coulèrent le long de ses joues. Elle se rendait compte que sa venue ici l’impliquait dans ses problèmes mais elle n’avait pas eu le choix. Impuissante, elle ne savait plus quoi faire dans cette situation. A part peut-être lui dire la vérité et tout lui expliquer… Dieu que sa tête et son corps la faisaient souffrir. Keelin avait l’impression d’avoir le vertige, elle reposa sa tête contre le coussin le temps que ce sentiment de malaise se dissipe. Elle essayait de calmer les palpitations qui lui labouraient le ventre et de recouvrer ses esprits.

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MessageSujet: Re: Broken Pieces | John Broken Pieces | John EmptyVen 15 Fév - 23:37

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John n’est pas sûr du tout de pouvoir aider Keelin, et il craint de lui faire encore plus de mal s’il ne s’y prend pas bien, d’où sa suggestion, assez rapide, d’appeler un médecin ou de l’emmener à l’hôpital. Il ne s’attendait pas franchement à un refus aussi franc de Keelin, mais en même temps, elle a peut-être une bonne raison de refuser. Autre que celle, classique, des victimes qui protègent leur bourreau, même s’il pourrait difficilement la juger pour ça puisque ce n’est pas lui qui vit cette situation. John ne peut manquer de s’interroger, mais il décide rapidement de mettre ses questions de côté quand il voit l’agitation et la panique que cela créé chez la jeune femme. Il ne veut pas l’angoisser encore plus alors il renonce, pour l’instant. « D’accord, je te le promets, ne t’inquiète pas. » Il pose gentiment ses mains sur ses épaules pour l’inciter à se réinstaller plus confortablement, même si l’architecte n’a pas à faire trop d’efforts pour convaincre Keelin, qui est trop faible pour lui opposer une vraie résistance. « Il faut que tu restes tranquille, d’accord ? Ca va pas assez fort pour que tu puisses t’énerver. »

La priorité est de calmer cette angoisse, après il s’occupera de la douleur. Procéder par étapes, une après l’autre, faire au mieux : John n’a pas vraiment le choix. Il ne peut pas laisser tomber la jeune femme, pas quand elle a eu le courage de s’échapper et surtout pas quand elle lui fait assez confiance pour lui demander de l’aide. « Schhht. » Souffle-t-il, rassurant. D’une main un peu hésitante, il essuie les larmes qui coulent sur les joues de Keelin. « Mais de quoi tu t’excuses ? C’est normal que je t’aide, tu n’as rien fait de mal, au contraire... c’est moi qui devrait m’excuser de ne pas pouvoir faire plus. Et tu as eu raison de venir, tu te rappelles ce que je t'ai dit ? Que j'étais là si tu avais des problèmes ? » C’est normal, c’est ce que font les amis. « Ca va aller, maintenant, d’accord ? » Quelque chose lui dit qu'il va le répéter de nombreuses fois ce soir.

« Je vais te soigner ça. Tu veux un truc à boire ? Ca te ferait du bien, je crois. Je reviens. »
Il ramène carrément une bouteille d’eau et un verre, avant de s’assoir de nouveau à côté de la jeune femme. Une autre constante de la soirée est qu’il ne va sans doute pas cesser de scruter Keelin d’un air inquiet. Les marques de coup qu’elle a sont trop difficiles à ignorer, et elles brisent le cœur de John autant qu’il a envie de débarquer chez les Harper pour fracasser la gueule de Drew. « Je vais t’aider à te redresser…ça va ? Tu me le dis si ça s’aggrave. » Il lui maintient gentiment le dos le temps qu’elle boive, avant de la laisser s’allonger de nouveau. « C’est bien. Tu t'en sors comme une chef. Bon, maintenant, je vais te désinfecter ça, déjà…ça risque de piquer un peu. Tu me le dis si ça te fait mal ? »

Avec douceur, John nettoie la plaie à l’aide d’une compresse. Il ne peut pas faire grand-chose de plus, mais c’est aussi histoire de laisser du temps à Keelin pour se poser et essayer de se remettre un peu de ses émotions. Et il ne peut qu’être effondré par ce qu’il voit : chaque marque de coup révèle la violence de Drew, et c’est encore plus choquant pour John. Personne n’arrive d’un coup à ce niveau de violence là, ça doit donc faire un moment qu’il lui cogne dessus. Il s’en doute, ça lui parait même évident, mais ça ne rend pas la situation plus supportable. Parce que c’était là, devant son nez, depuis longtemps. Il aurait du faire le lien quand il a rencontré Drew avec la fois où Keelin lui a dit être tombée à moto, et avec son attitude quand ils se sont vus aux enchères…quel con il a été, même pas foutu de voir à quel point les choses n’allaient pas ! John s’en veut terriblement.

« Il faut que je vois si tu as quelque chose d’autre de cassé…tu veux bien soulever ton chemisier ? »
Ca pourrait le gêner : en d’autres circonstances, en fait, ça gênerait même énormément John, parce que les seules filles qu’il a jamais vu en sous-vêtements ont été ses petites-amies, et clairement, ce n’est pas le cas de Keelin. Mais il y a trop de douleur et d’angoisse dans la situation de la brune pour qu’il y pense. Il se contente de raisonner pragmatiquement, logiquement, pour essayer de voir ce qu’il se passe, et l’aider au mieux. Néanmoins, l’étendue des dégâts que le mari de la Harper a fait lui tire un grognement : « Il n’y est pas allé de main morte, putain…tu arrives à respirer normalement ? Ou à peu près ? » Entre les coups qu’il lui a porté à la poitrine et la tentative d’étranglement, elle doit déguster. « Il me reste quelques anti-douleurs. Ça risque de te faire dormir un peu, mais dans ton état, ça te soulagera peut-être. » Quitte à lui prêter son lit, Keelin a plus besoin de confort que lui en ce moment, il pourra toujours rester dans le salon. Et se creuser la tête à la recherche de réponses. John doit vraiment se faire violence pour ne pas poser plus de questions, pour ne pas chercher à comprendre pourquoi son amie tolère ça, pourquoi elle n’est pas partie plus tôt, et pourquoi elle ne veut pas d’autre aide que la sienne.

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MessageSujet: Re: Broken Pieces | John Broken Pieces | John EmptyDim 17 Fév - 16:33

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Face à l’anxiété qui luisait dans les yeux de Keelin, John promit de ne pas appeler les secours. Il l’incita à se calmer et à trouver une position confortable. Pourtant, elle n’arrivait plus à retenir toutes les larmes contenues, à se sentir coupable de tout ce qui arrivait et des ennuis qu’elle allait inévitablement créer à l’architecte. Drew qui la soupçonnait déjà de l’avoir pris pour amant ne déchanterait pas de sa colère, une colère qu’il risquait d’orienter sur Harding. Dans l’espoir de la rassurer, il lui rappela qu’il lui avait offert son aide en cas de problèmes. « Tu n’avais aucune idée de ce qui se passait. » Souffla-t-elle à voix basse. Ne lui aurait-il pas proposé son aide s’il avait su ? Peut-être deux fois plus justement… Il ne semblait en tout cas pas lui en vouloir d’être venu chez lui dans ces conditions, John semblait plutôt dépassé par la situation, se sentant impuissant, même s’il se concentrait sur l’essentiel. Et l’essentiel, dans l’immédiat, était d’apporter des premiers soins à la jeune femme. L’architecte lui tendit une bouteille d’eau et l’aida à se redresser. Keelin avala plusieurs gorgées, mais elle toussa douloureusement. Son cou et sa poitrine la brulaient de l’intérieur. Mais la jeune femme ne lui dit pas tout de suite qu’elle avait du mal à respirer, elle ne voulait pas l’inquiéter davantage. John entreprit ensuite de désinfecter la blessure au coin de sa bouche et celles du cou. Sous le picotement désagréable, l’enseignante tressaillit, se concentrant pour ne pas succomber à la sensation de vertige qui s’emparait d’elle. Au regard de John, elle pouvait lire tout ce qui lui traversait l’esprit. Le désarroi, l’inquiétude, le dégout de son mari… Les pièces du puzzle se remplissaient progressivement. Non, elle n’avait jamais fait d’accident de moto non plus. Si elle était capable de lire dans ses pensées, elle le lui aurait confirmé mais elle esquissait bien trop de grimaces douloureuses pour parler. L’architecte lui demanda ensuite de retirer son chemisier pour vérifier qu’elle n’avait rien de cassé. Sans réfléchir, Keelin déboutonna la chemise tandis que John l’aida à retirer les manches. Lorsqu’il constata les dégâts, son inquiétude grandit. « Oui, j’ai du mal à respirer mais je ne crois pas avoir quelque chose de cassé. » Chaque mouvement était une torture. Elle essaya pourtant de sentir ses côtes, une douleur lancinante lui laboura le ventre mais elle était certaine qu’elle n’arriverait même plus à parler si c’était plus sérieux. Il lui faudrait sûrement se résigner à faire un examen plus approfondi si la douleur persistait mais elle attendrait que les traces de coup s’estompent. John lui proposa de prendre des antidouleurs, ce qui n’était pas plus mal pour la soulager. Vidée de toute énergie, elle acquiesça d’un signe de tête et attendit qu’il revienne avec les cachets salutaires. Elle mit les antidouleurs dans sa bouche et les avala à l’aide de quelques gorgées d’eau. Puis, elle s’appuya contre le coussin et déposa sa tête, laissant les médicaments faire leur effet. Au bout de quelques minutes, elle s’endormit.

Lorsqu’elle rouvrit les yeux, deux heures plus tard, elle devina se trouver dans un lit, elle pouvait sentir le drap soyeux caresser sa peau. La lampe de chevet sur la table de nuit était allumée de sorte qu’elle pouvait voir où elle était. La chambre était décorée de façon fonctionnelle, elle se trouvait probablement dans celle de John. Réveillée par la douleur, elle aperçut un verre d’eau et des cachets sur la table de nuit à sa gauche. Machinalement, elle attrapa le verre d’eau et avala les médicaments. La douleur qui lui traversait le corps était toujours bien présente, mais elle arrivait déjà à mieux respirer qu’en arrivant. Elle redéposa le verre sur la table de chevet et reporta son regard dans la chambre. « Jo…John ? » Appela-t-elle d’une voix affaiblie, mais néanmoins audible. Tout de suite, elle entendit un bruit de pas résonner dans le couloir. Lorsque l’architecte réapparut dans la chambre, elle écouta ses explications sur les deux dernières heures écoulées. Plus calme, Keelin l’invita finalement à s’asseoir sur le lit. Elle se râcla la gorge et se lança alors dans quelques explications. « La réalité, c’est que ça ne commence pas par une gifle. Si c’était le cas, personne ne serait avec un homme violent. C’est plus subtil. Au début, tu tombes amoureuse d’un homme charmant et intelligent, qui te fait croire que tu es le centre de son univers. Et quand il te demande de changer la photo de ton profil pour en mettre une où vous êtes en couple, tu trouves ça mignon. Et quand il pense qu’il vaut mieux ne pas porter de mini-jupe à la municipalité, tu te dis ‘je suis une femme qui travaille dans un monde avec plein d’hommes’, et il cherche à me protéger. Et un beau jour, soudain, il te hurle dessus.* » Sa voix tremblait tandis qu’elle revivait la dégradation de leur relation après quelques belles années sans histoire. Elle ne savait plus quand et comment ça avait dérapé, ni pourquoi. Un jour, elle avait simplement découvert son vrai visage. « C’est un peu comme si tu descendais un escalier tout doucement, comme dans ces films d’horreur qui filent la chair de poule, où quelqu’un va au sous-sol et tout le monde veut lui dire « faut pas y aller ! N’y vas pas ! ». Mais tu descends quand même. Et il m’a frappé pour la première fois. Puis une deuxième fois, et ensuite une troisième. Et j’ai voulu le quitter.* » Elle sentit la main de John contre la sienne et elle la serra pour se raccrocher à la réalité tandis que les larmes venaient à nouveau s’inviter au creux de ses yeux. « Mais je n’ai pas pu, et j’ai encore moins pu le signaler, parce qu’il me tient. Il sait quelque chose sur moi qui pourrait avoir de tristes conséquences et détruire la vie d’autres personnes aussi. Il pourrait m’envoyer en prison. » Ce secret, elle l’avait précieusement gardé au fond d’elle durant toutes ces années. Elle avait eu le malheur de le partager à son mari et aujourd’hui elle se retrouvait dans une situation insoluble ; une impasse. « Tout ce que je voulais c’était qu’il s’en aille. C'est difficile de raconter les humiliations et les coups que je subis depuis un an et demi. J’essaie toujours de me défendre mais en réalité je ne sais pas comment me protéger. Et aujourd’hui, il aurait été capable de me tuer. »

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John Harding
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MessageSujet: Re: Broken Pieces | John Broken Pieces | John EmptyDim 24 Fév - 17:39


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« Ca n’a aucune espèce d’importance, je t’aurais aidé d’autant plus, tu sais. »
L’affirmation de John ne souffre d’aucune contradiction. Oui, s’il avait su, il aurait tout fait pour intervenir plus tôt, et éviter ce qui se passe ce soir, pour éviter que Keelin n’ait à subir ça. « J’aurais du le voir, c’est plutôt à moi de m’excuser. » Parce que vraiment, tout était là, sous ses yeux. Même si c’était assez incroyable, tellement impossible qu’elle laisse Drew la martyriser comme ça, il aurait du se douter de quelque chose, et l’architecte s’en veut. Il sait pourtant que ce n’est pas facile de partir, même s’il ne comprend pas pourquoi elle est restée. Mais en tout cas, ce qui est certain, c’est qu’aider la jeune femme ne lui pose absolument pas problème. Drew Harper n’est pas quelqu’un d’effrayant pour Harding, au contraire, c’est un pauvre type, il n’a que de la colère envers lui. D’ailleurs ce serait peut-être Harper qui devrait se méfier, car même si John sait qu’il doit maintenir le masque de l’architecte discret, l’envie de lui casser la gueule est bien présente. Et c’est uniquement parce qu’il faut qu’il reste avec Keelin qu’il n’est pas déjà en chemin pour le faire.

Mais les blessures de son amie l’inquiètent : c’est ce qui pousse l’irlandais à rester calme et à se concentrer sur elle, d’abord pour l’apaiser un peu, et que son état ne s’aggrave pas trop. Si John n’a aucune compétence en médecine, il a quand même soigné deux ou trois fois les petits bobos de son fils, alors il tente de faire au mieux. Il préférerait quand même que Keelin voit un médecin, mais elle est plutôt ferme sur la question, alors il n’insiste pas, même s’il s’inquiète. Si elle a quelque chose de cassé, les anti-douleurs ne seront pas un remède suffisant…il espère cependant que ce n’est pas le cas, mais reste quand même un moment assis à côté d’elle le temps qu’elle s’endorme et que sa respiration se calme un peu. John suppose que si la jeune femme avait quelque chose de cassé, elle ne se serait pas endormie aussi facilement. Pour l’instant, la meilleure chose à faire est donc de la laisser dormir. Comme le canapé n’est sans doute pas l’endroit le plus confortable pour ce faire, il soulève délicatement Keelin dans ses bras pour l’emmener à l’étage et l’installer le plus confortablement possible dans sa propre chambre. Preuve de sa fatigue, l’opération ne la réveille même pas. Il lui laisse quelques médicaments, observe une dernière fois son visage. Elle a l’air un peu plus calme, mais il devine encore de l’angoisse et de la douleur pure dans ses traits. Mais l’architecte ne voit pas bien ce qu’il peut faire de plus, alors il quitte finalement la chambre. Il a besoin de faire le point, mais il y a trop de questions. Comment aider Keelin, comment arrêter ce type, pourquoi ne veut-elle pas porter plainte, le quitter, est-ce que ça va aller mieux, qu’est-ce qu’il peut faire, lui, John, et pourquoi est-ce qu’il s’implique autant, pourquoi est-ce que de façon très égoïste il est content qu’elle ait fait appel à lui et pas à quelqu’un d’autre ? Il n’a pas de réponse à ces questions, alors il cherche, fumant cigarettes sur cigarettes par la fenêtre de son bureau. Mais toutes les solutions légales qu’il a passent à un moment donné par le fait qu’une autorité légale intervienne, ce qui est impossible, sauf s’il convainc Keelin de changer d’avis…

Il en est là de ses réflexions quand il entend cette dernière l’appeler. « Je suis là. » Il ne lui faut que quelques pas pour arriver dans la chambre. « Comment tu te sens ? Comme tu dormais, je me suis dit que tu serais mieux ici…ça va un peu mieux, ta respiration ? » La douleur, il n’est pas sûr : vu les coups que Keelin a reçu, John se doute que ça ne va pas aller mieux avant un moment. Alors évidemment, il ne peut s’empêcher de scruter la jeune femme d’un air inquiet, et c’est avec précaution qu’il vient s’assoir à côté d’elle sur le lit. Evidemment, John a des milliers de questions, mais il ne s’attendait pas franchement à une explication pareille. Bien entendu, à nouveau, c’est l’inquiétude et la compassion qui ressortent en premier. « D’accord. Je comprends ce qu’il s’est passé. » Avec douceur, il pose une main sur sa joue, avant de continuer : « On va trouver une solution, je te le promets.  » John sait qu’il n’y en a pas vraiment, il vient de passer deux heures à réfléchir, mais il ne peut pas ne rien faire. La voir comme ça, aussi mal, aussi malheureuse, le fiche dans une rage noire autant qu’il a envie de l’aider. « Est-ce qu’il y a un endroit où tu puisses aller et où il te fichera la paix ? Sinon tu restes ici, ça ne me dérange pas. » Même si ça risque d’être pire que tout, mais évidemment, si elle ne veut pas parler, sa famille, ça va être compliqué. « Mais en attendant, tu ne retournes pas là-bas. » Ca, c’est clair, c’est non-négociable. Rien ne dit que Drew ne se mettra pas en tête de vouloir se déchainer sur Keelin de nouveau. Mais ça n’est qu’une solution provisoire, ça ne peut pas durer. Mais sans mettre un représentant légal de l’autorité dans la boucle, il sait d’avance que ça va être compliqué… « Est-ce que…écoute, j’ai un ami qui est de la police. Si je lui demande, je peux t’assurer qu’il ne dira rien, et lui il pourra peut-être t’aider mieux que moi. » John ne veut pas insister, il a promis qu’il ne préviendrait personne si l’enseignante ne le voulait pas, mais en vérité, il est quand même dépassé par les évènements. Il n’imagine pas Keelin faire quelque chose de grave, aussi il est surpris. Un peu hésitant, il demande donc : « Est-ce que…est-ce que tu veux me dire ce qu’il s’est passé ? Je veux dire, qu’est-ce qui est assez grave pour rester avec quelqu’un qui a manqué de te tuer, pour ne pas le dénoncer ? »

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MessageSujet: Re: Broken Pieces | John Broken Pieces | John EmptyJeu 28 Fév - 20:13

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« Arrête, ne te blâme pas pour quelque chose dont tu n’es pas responsable. » Le cœur de Keelin se souleva lorsque John s’excusa carrément de n’avoir rien vu. Comment aurait-il pu deviner l’ampleur du désastre dans son couple et la violence dont Drew avait fait preuve alors que la jeune femme avait tout fait pour le cacher ? « Je ne voulais pas que ça se sache non plus et, tu l’as sûrement déjà compris, je t’ai menti à plusieurs reprises à cause de ça. » Elle baissa les yeux et serra les dents tandis que John désinfectait ses plaies. La douleur lancinante la brûlait de l’intérieur et elle se concentra de toutes ses forces pour ne pas trop bouger. Après avoir pris une première vague d’antidouleurs, son corps la lâcha pour de bon durant quelques heures.

A son réveil, Keelin se sentait légèrement mieux, avec les idées plus claires aussi, assez en tout cas pour expliquer la situation à John et lui raconter ce qu’elle avait vécu pendant plusieurs mois. Lorsqu’il arriva dans la chambre, il s’installa près d’elle et lui expliqua qu’il l’avait montée dans son lit pour qu’elle soit mieux mise. Bien entendu, John s’enquit aussi de son état. « Ça va un peu mieux oui, mais j’ai mal un peu partout et je ressens une vive douleur dans la poitrine… Je suppose qu’il faudra du temps pour que ça passe… » Dans un premier temps, la brune lui exposa ensuite comment la situation s’était dégradée. Elle ne serait évidemment pas restée en couple avec un homme violent dès le départ et elle se serait encore moins mariée avec lui. La relation s’était étiolée progressivement jusqu’à atteindre un stade de non-retour. A la fin de son récit, John se montra aussi délicat et attentionné qu’à son arrivée. Si elle n’y avait pas prêté attention tout à l’heure, encore perturbée par ce qui lui était arrivée, Keelin y était plus sensible cette fois. Elle commençait à percevoir l’inquiétude de John à son égard. A vrai dire, elle s’inquiétait aussi de plusieurs choses. Où allait-elle aller si elle ne rentrait pas chez elle ? Rentrerait-elle un jour ? Allait-elle encore subir cette mascarade longtemps ? Drew allait-il finir par la tuer ? Était-il déjà en train de la chercher ou était-il déjà parti voir les forces de l’ordre ? La jeune femme ne pensait pas qu’il avait pris cette initiative, car tant qu’elle n’allait pas voir la police pour violence conjugale, il s’abstiendrait. Si elle coulait, il coulerait et inversement. En écho à ses pensées, l’architecte lui demanda si elle avait un endroit où se réfugier. « Je ne sais pas où j’irai… Ma famille n’est pas au courant. Je suppose que je pourrai aller quelques jours chez une amie. Tu crois qu’un accident de moto serait encore crédible comme explication ? » Ironisa-t-elle. Sa voix trahissait son manque de sûreté, elle avait cherché à rassurer John mais en réalité, elle n’en était pas capable et ne voyait pas du tout où aller dans l’immédiat, ses idées n’étaient pas encore très claires même si elle avait réussi à lui raconter son statut de femme battue. « C’est gentil, John, merci. Pour tout. » La brune se mordit la lèvre inférieure et réfléchit quelques secondes à sa proposition mais elle ne pouvait décemment pas s’imposer chez lui ni s’éterniser. Elle allait lui attirer encore plus d’ennuis… « Comme je te l’ai dit, je ne veux pas t’attirer plus de problèmes. En plus, il y a un risque pour qu’il vienne voir ici. Il a compris qu’on s’entendait bien. Et il n’y a pas que toi ici. » Il y avait aussi son fils ! Keelin ne voulait pas davantage de scandales chez l’architecte, il valait mieux qu’elle trouve une solution et vite, mais laquelle ? Pour maintenir un semblant de calme chez son ami, l’enseignante n’avait pas rajouté de l’huile sur le feu en précisant que si la situation avait grandement dégénéré c’était parce qu’elle avait tenu tête à son mari, et parce que celui-ci la soupçonnait fortement, dans sa paranoïa maladive, d’entretenir une relation avec l’architecte. Si le dégoût qu’elle nourrissait envers Drew et le manque d’affection qu’elle ressentait, l’avait bien poussée dans les bras d’un autre une seule et unique fois, il se trompait de cible. De toute façon, la jeune femme estimait que son mari n’avait plus de droits sur elle depuis longtemps. Il lui volait sa vie.

Soudain, John lui parla d’un ami dans la police qui pourrait l’aider et il lui assura qu’il ne parlerait pas s’il le lui demandait. « Tu penses vraiment qu'il pourrait m'aider ? Certes, il ne parlerait pas de ce que j’ai subi mais couvrirait-il vraiment quelque chose de légalement répréhensible ? » Demanda-t-elle, dubitative. Si toute cette histoire ne la concernait qu’elle, Keelin n’y aurait pas réfléchi à deux fois mais ce n’était pas le cas. Pourtant, si elle était venue se réfugier chez John, c’était pour trouver de l’aide et inconsciemment parce qu’elle avait confiance en lui, même au vu ce qui avait germé dans son esprit lors de sa dernière visite ici au vu de la carte sur son frigo. Elle se rappela lui avoir demandé ce jour-là s’il lui parlerait de ses ennuis en cas de problème ; aujourd’hui la situation inverse s’était produite. Keelin ne pourrait pas retourner chez elle et elle aurait inévitablement besoin d’aide dans cette affaire. Puisqu’elle avait impliqué John dans ses histoires, elle décida alors de lui donner tous les éléments. La jeune femme avait vécu tellement longtemps dans le silence qu’avoir un autre avis sur la question l’aiderait peut-être à se décider… Elle avait confiance en lui. Son regard sur elle allait-il changer quand il apprendrait la vérité ? La jeune femme n’avait rien d’une grande criminelle mais elle avait profité de certains privilèges du système pour outrepasser sa position et tomber dans ‘‘l’illégalité’’. « Tu te souviens que j’ai travaillé un an au parlement de Cardiff, il y a quelques années ? » Commença-t-elle. « Ma position me donnait accès à certains pouvoirs, on parlait beaucoup de problèmes d’immigration en Grande-Bretagne à ce moment-là, et sur le temps que j’étais là-bas, j’ai fait en sorte de garantir l’obtention d’un titre de séjour permanent pour trois familles d’immigrés en situation précaire, qui souhaitaient s’établir chez nous et qui menaçaient d’être séparées ou expulsées. En brûlant plusieurs étapes, je me suis assurée qu’ils puissent rester. » Expliqua-t-elle à voix basse, comme si elle redoutait qu’une tierce personne l’entende. « Donc, si ça s’apprend, non seulement je pourrai avoir des ennuis mais eux aussi. On pourrait tout simplement remettre en question la validité de leurs documents et leur droit de rester. » Encore affaiblie, et à nouveau envahie par l’inquiétude, Keelin se sentait complètement désemparée et perdue.

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MessageSujet: Re: Broken Pieces | John Broken Pieces | John EmptyDim 3 Mar - 17:43

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Oui, Keelin lui a menti, mais curieusement, John ne parvient pas à lui en vouloir. D’abord, l’architecte, même s’il ne peut pas le dire, est tout de même très mal placé pour lui dire quoique ce soit sur ce plan là. Après tout, même si c’est un peu contrainte et forcée qu’elle l’a fait, la jeune femme lui a dit la vérité, mais elle ne sait toujours pas qui il est lui. Et puis au final, même s’il ne comprend pas du tout ce qui a pu la pousser à masquer ce qu’elle subissait, c’est l’inquiétude qui a pris le pas chez John, même s’il ne comprend absolument pas ce qu’il passe – même après deux heures de réflexion, il ne sait pas trop quoi en penser quand il revient voir Keelin parce qu’elle s’est réveillée.

L’état de la jeune femme parait s’être un peu amélioré, même si ça n’a pas l’air d’aller très fort tout de même. Les bleus qu’elle commence à avoir n’annoncent rien de bon, selon John, il va falloir du temps pour qu’elle se remette de ça. « J’ai peur que tu aies une côte fêlée…tu veux bien me laisser voir ? » Toujours les mêmes questions, et les mêmes hésitations, et la même douceur. Après ce qui s’est passé, il n’a aucune volonté de brusquer Keelin. Simplement, l’état de la brune ne peut manquer de l’inquiéter. « Je ne pense pas non plus que ça soit cassé, mais ça risque de te faire mal un moment…là, ça te fait plus mal ou c’est pareil ? » Il appuie à peine, mais l’opération tire un gémissement à la jeune femme, confirmant ce diagnostic. « Pardon. A mon avis, c’est ça, et il n’y a rien de particulier à faire, c’est ce qu’ils m’avaient dit quand Jack était tombé au foot. A part continuer à prendre des anti-douleurs et te reposer, j’entends. » Il se mord la lèvre, songeant à quelque chose d’important, qu’il s’empresse d’indiquer à Keelin : « En revanche, ce n’est pas sur prescription libre. Je vais voir ce qu’il me reste, je te les donnerai. » A espérer que ça soit suffisant. Harding fait de son mieux, mais il faut reconnaitre que ses moyens sont limités : il n’est pas médecin, et sans mettre un professionnel dans la boucle, il ne pourra pas faire plus.

En revanche, il faut bien qu’ils trouvent une solution pour le reste. Il devine Keelin terrifiée, et pour John, il est évident qu’elle ne peut pas rentrer chez elle maintenant, c’est trop dangereux. De toute façon, elle ne peut pas rester avec Drew non plus, mais les deux problèmes semblent liés, et c’est donc une solution pour ces deux choses qu’il faut trouver. Evidemment, Harding ne peut pas envisager de ne pas l’aider. En fait, au moment où il parle, il réalise qu’il serait prêt à peu près n’importe quoi pour que Keelin aille bien, autant qu’il est prêt à casser la gueule de Drew Harper. John ne sait pas trop bien quoi faire de ce constat, alors il le garde pour lui, parce que de toute façon, ce n’est pas la priorité. Il faut qu’il se concentre sur des choses concrètes, au lieu de dériver sur des questions qui n’ont pas lieu d’être pour le moment. « Sans vouloir te vexer, vu ton état, je ne suis pas sûr. En tout cas pour le moment. Dans quelques jours, peut-être, je ne sais pas. De toute façon, pour l’instant, je pense que tu n’es pas trop en état d’aller où que ce soit, et que t’as encore besoin de dormir un peu. » Et il est honnête quand il dit qu’elle peut rester autant qu’elle veut, que ça ne le dérange pas. « C’est la moindre des choses. » Grogne-t-il, presque gêné qu’elle le remercie, alors que ce qu’il fait est simplement normal, comment pourrait-il faire autrement. Gêné aussi, autant qu’il est touché, que Keelin persiste à s’inquiéter pour lui, et à croire qu’elle pourrait lui causer des problèmes. Si elle savait…c’est sans doute Drew qui devrait avoir peur, plutôt que l’inverse. « Ne t’inquiète pas pour moi, d’accord ? Je t’assure que Drew ne me causera pas de problèmes. » Il lui adresse un sourire rassurant, serre gentiment ses mains dans les siennes. « Jack ne revient qu’à la fin de la semaine, tu peux au moins rester jusqu’à là. Si tu veux partir après, je t’emmenerais voir cette amie, ok ? »

Et d’ici là, ils auront trouvé une solution pour qu’elle puisse rentrer chez elle sans avoir de souci, en étant en sécurité. Il a bien une solution, lui, dictée par la colère, qu’il commence sérieusement à envisager de mettre en application, qui est sans doute la seule, mais il ne peut pas en parler à la jeune femme, elle lui dirait non, et elle lui poserait des questions, alors il propose simplement d’en parler à la seule personne raisonnable qu’il connait et qui peut gérer les choses, à savoir Thomas. Thom pourrait aider Keelin, mais ça va prendre du temps, alors John garde quand même sa solution à lui en tête, même si elle n’est pas académique. En fait, c’est la seule, mais il ne veut vraiment pas inquiéter Keelin, et il veut avant tout comprendre. D’où le fait qu’il tique un peu sur le fait qu’elle lui demande si Thomas couvrirait quelque chose d’illégal. Qu’est-ce qu’elle a bien pu faire ? Il ne l’imagine vraiment pas faire quelque chose de grave, mais tout est possible, il en est la preuve vivante. Alors il l’écoute raconter, et finalement, ce n’est que du soulagement. « Illégal, je ne sais pas, mais humain, c’est sûr… » Il y a de l’admiration dans ses yeux lorsqu’il relève la tête pour soutenir le regard de Keelin. Cette fille est un ange, il n’y a pas de solution, il reste estomaqué par tant de bonté et d’abnégation. Non seulement elle a aidé ces gens, mais elle s’est fait tabassée pour eux. « Je sais pas s’il le couvrirait, mais je pense qu’au moins il comprendra et qu’il pourra te dire quoi faire. Et puis honnêtement, je ne sais pas qui irait croire ce que raconte un type qui bat sa femme. » Il continue patiemment, du même ton rassurant : « Ecoute, voilà ce qu’on va faire. Tu vas rester ici jusqu’à ce que Jack revienne, et puis quand tu iras un peu mieux, je t’emmenerai chez ton amie, d’accord ? Et de mon côté, je vais contacter cet ami, et voir ce qu’on peut faire. Ca te convient ? » Ca ne sera pas assez rapide pour la dernière partie, c’est une solution qui vise le moyen terme. L’autre option, la seule autre, c’est qu’il fasse assez peur à Drew Harper pour qu’il fiche assez longtemps la paix à sa femme et qu’ils aient le temps de s’organiser.

Ca tombe bien, c’est une solution qui convient parfaitement à la colère que ressent John contre ce sale type.

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Keelin Harper
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Boston
TES DOUBLES : Fiona, Eléa, Gwen, Lexia, Dylana & Megan
TON AVATAR : Gal Gadot
TES CRÉDITS : ava - mellow bird, gif profil - pennywifey, gif & code signa - batphanie
TA DISPONIBILITE RP : En cours : John - Thomas.
RAGOTS PARTAGÉS : 474
POINTS : 1293
ARRIVÉE À TENBY : 11/03/2018
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ÂGE DU PERSONNAGE : 31 ans (11-07-1988)
CÔTÉ COEUR : Mariée, ou plutôt enchainée, à un homme qu'elle aimait autrefois. Brisée de l'intérieur, son coeur lui est ailleurs
PROFESSION : Conseillère municipale & professeur au lycée de Tenby
REPUTATION : Il se dit que son petit couple parfait batterait de l'aile et qu'elle serait partie de chez elle.


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MessageSujet: Re: Broken Pieces | John Broken Pieces | John EmptyDim 3 Mar - 20:23

You cut the peace out of me
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Assis près d’elle, John demanda à l’examiner. Doucement, Keelin retira son chemisier non sans mal et attendit le verdict de l’observation. Toutefois, elle manqua de lui en coller une par pur réflexe lorsqu’il appuya à l’endroit exact de la douleur. A la place, l’enseignante serra les dents tandis qu’un gémissement s’échappa de ses lèvres. « J’ai connu mieux comme journée, c’est sûr. » John confirma finalement le pressenti de Keelin, expliquant que son fils avait connu la même mésaventure au foot et qu’il n’y avait rien d’autre à faire que de s’empiffrer d’antidouleurs et de se reposer. La jeune femme se rhabilla et s’enfonça à nouveau contre l’oreiller dans son dos, bien mieux installée dans cette position. Ses lèvres commençaient à boursoufler et les premiers bleus à apparaître. Elle devait faire peine à voir. L’architecte la fournirait avec ses médicaments pour lui éviter de se rendre à la pharmacie dans un tel état. « Merci, John. » A force, elle savait endurer des moments de douleur même si elle n’avait jamais autant souffert des coups reçus ni eu autant de mal à respirer. Drew avait quand même essayé de l’étrangler ! Même constat pour l’architecte qui ne la pensait pas capable de bouger avant un moment. Il lui intima de ne plus se préoccuper pour lui mais elle était aussi têtue qu’une mule quand elle s’y mettait. « Si je m’inquiète, tu crois qu’il ne t’en créera pas mais il serait capable de s’en prendre à toi s’il apprend que je suis chez toi. » Sa famille ignorait encore qu’elle était partie de chez elle aussi – normal car tout s’était précipité depuis qu’elle était arrivée chez John mais elle ne les préviendrait pas pour le moment, autant gagner du temps…. Un temps que l’Harding lui offrait quelques jours, car Jack ne revenait qu’en fin de semaine. Soulagée, Keelin hocha la tête pour confirmer qu’elle resterait dans ces conditions…

A force de se confier à John, elle lui livra tous les éléments de l’histoire, dont la forme de chantage que Drew exerçait sur elle. C’était la première fois qu’elle en parlait à une autre personne et la peur continuait de lui nouer le ventre à la simple idée que cette histoire éclate au grand jour. A cause d’elle, Keelin avait laissé son mari avoir du pouvoir sur elle, une emprise à laquelle il lui avait été impossible de se soustraire, toujours est-il que le problème était là. Sensible à son histoire, les yeux de John soutenaient le regard de la brune ; il ne semblait pas avoir changé d’opinion sur elle malgré ses mensonges, bien au contraire… Tout à coup, elle se rendait compte que l’avis de John comptait beaucoup pour elle, plus qu’elle ne l’aurait cru. Selon lui, parler à son ami policier relevait de la solution la plus censée, ne fut-ce que pour avoir un avis « professionnel » sur la question, sur la marche à suivre dans de telles conditions. « Un type qui bat sa femme et qui a des preuves de ce qu’il avance. J’avais gardé des traces de ce que j’ai fait à la maison, sans penser qu’un jour mon mari deviendrait un taré violent et qu'il s’en servirait contre moi. » Face à l’air perdu et dubitatif de Keelin, John lui répéta qu’elle pouvait rester chez lui jusqu’au retour de son fils, qu’il l’emmènerait ensuite chez son amie, et que pendant ce temps, il contacterait son ami flic. A nouveau, elle hocha la tête en signe d’assentiment, fatiguée et éprouvée par cette agression traumatisante, et donc plus vraiment en mesure d’en débattre. Si l’Irlandais pensait que le flic était une personne digne de confiance… Pourquoi ne pas tenter une approche ? C’était à rélféchir, quand elle serait en état de le faire. Sentant que John s’apprêtait à la laisser se reposer, les sens de la jeune femme s’affolèrent, et sa peur remontant à la surface, sa main douce et fraiche se posa sur la sienne, comme une caresse, de manière inconsciente, contact physique qui n’était nouveau entre eux mais qui avait une autre saveur cette fois-ci, maintenant qu’elle était chez lui… « Tu veux bien rester avec moi ce soir ? » Demanda-t-elle d’une voix peu rassurée qu’il la laisse seule à nouveau et envahie par un trop plein de tout ce qu’elle avait vécu dernièrement. Peut-être aussi qu’elle avait juste envie qu’il reste près d’elle.


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John Harding
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TES DOUBLES : Richard Lyon et Max Julliard
TON AVATAR : Boyd Holbrook
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ÂGE DU PERSONNAGE : 33 ans (20 avril)
CÔTÉ COEUR : Père célibataire, sa situation ne l'autorise pas trop à envisager une nouvelle relation, quand bien même une certaine brune occupe ses pensées...
PROFESSION : Architecte, ancien mafieux placé sous programme de protection des témoins
REPUTATION : Il est discret, cet homme là. C'est tout de même bizarre, on dirait qu'il fuit les gens...et puis un père qui élève tout seul son fils, ce n'est pas banal. Il y a anguille sous roche, je vous le dis.


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MessageSujet: Re: Broken Pieces | John Broken Pieces | John EmptySam 9 Mar - 19:14


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« Ce n’est rien, vraiment. » Répète encore John, toujours sur le même ton bourru, quand Keelin le remercie pour sa proposition concernant les anti-douleurs. Il aimerait vraiment pouvoir faire plus, n’importe quoi qui apaiserait la douleur et l’angoisse de la jeune femme. La voir souffrir ainsi lui brise littéralement le cœur, elle mériterait tellement mieux…Et la brune a beau lui dire qu’il ne pouvait pas savoir, John ne peut s’empêcher de s’en vouloir, de n’avoir rien vu, de ne pas avoir empêcher ça. Alors ce qu’il fait, c’est effectivement vraiment le minimum. Et évidemment, il ne peut que proposer à Keelin de rester, même si elle s’acharne encore un peu à essayer de le protéger. John n’en a pas besoin, à vrai dire, mais il ne peut lui donner ce détail, ni lui dire qu’il n’est pas le moins du monde effrayé par Drew Harper. Sonny O’Keefe dirait ça. Mais Sonny serait déjà parti casser la gueule du connard déjà mentionné. John Harding, lui, ne peut pas faire ça, il n’est qu’un simple architecte qui fait de son mieux pour aider une amie. Il n’est pas censé pouvoir casser la gueule aux gens. « Ben, ça lui ferait peut-être du bien de se prendre un coup de poing ou deux, s’il vient. Je ne suis pas un fan de la violence, mais honnêtement, je serais ravi de lui expliquer ma façon de penser. » John secoue la tête, l’heure n’est pas à l’humour, et ce qu’il dit n’en est pas vraiment. « Ne t’en fais pas pour moi, je suis capable de me défendre et de gérer ça. Et puis je te l’ai dit : tu es en sécurité ici, je ne le laisserai pas venir te faire du mal encore une fois. » Ses propositions, en particulier celle de rester tant que Jack n’est pas là, semblent un peu calmer Keelin.

Pour l’instant, c’est sans doute le mieux qu’il puisse faire, même si définitivement, l’idée d’aller casser la gueule de Drew Harper fait son chemin lorsque la brune lui confie comment elle en est arrivée là. Thomas pourra peut-être l’aider, mais sur le moyen-terme. En attendant, il ne voit pas quoi faire d’autre. Et la jeune femme lui fournit même un prétexte de taille pour le faire : si son mari la tient, c’est parce qu’il a des preuves de ce qu’elle a fait. Il manque de peu de lui dire que des preuves, on peut s’arranger avec, mais réussit à ne pas sortir de son rôle. « Je suis persuadé qu’il saura pour ça aussi. » Définitivement, il marque des points et une telle stratégie parait convenir à Keelin. John envisage donc de la laisser dormir un peu et s’apprête à la laisser seule pour la nuit, se disant que l’enseignante a peut-être besoin d’un peu de tranquillité, quand elle pose avec douceur sa main sur la sienne. « Je…euh, oui, bien sûr, si tu veux. » Bien sûr qu’il veut, maintenant qu’il y pense, mais se l’avouer lui fait une impression un peu bizarre. Ca fait longtemps que John n’a pas passé la nuit seul, et ça ne lui est jamais arrivé avec une femme avec qui il n’était pas en couple. « Tu me fais un peu de place ? » Oui, définitivement, il est gêné, un peu crispé, aussi, mais il est prêt à beaucoup pour Keelin, et s’il est gêné, c’est aussi parce que ça ne lui déplait pas tant que ça. Alors il finit par s’installer du mieux qu’il peut, un peu raide. « Tu n’as qu’à me réveiller si tu as besoin de quoi que soit, d’accord ? » Ajoute-t-il avant de lui souhaiter une bonne nuit.

Il reste assez longtemps éveillé de son côté, réfléchissant à ce qu’il va faire, à ce que Keelin risque de penser de lui. Il ne sait pas trop ce qu’elle a compris, mais il sait qu’elle lui fait assez confiance pour lui demander de l’aide, donc elle n’a pas du découvrir grand-chose. Mais est-ce que ça tiendra, comme couverture, s’il fait sa fête à Drew ? La question suscite chez John une vraie insomnie, mais c’est aussi ce qui lui permet d’entendre Keelin s’agiter, comme prise au piège d’un mauvais cauchemar, alors qu’il ne fait que somnoler « Hey… » Il se redresse et pose une main sur son épaule dans l’obscurité, mais l’agitation de la jeune femme continue. « C’est moi, c’est moi, tout va bien, personne ne te veut du mal. » Elle a manifestement du mal à resituer où elle est. « C’était juste un cauchemar, je suis là. » Avec timidité, John ajoute : « Est-ce que tu veux venir un peu dans mes bras ? Est-ce que ça te rassurerait un peu ? »

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MessageSujet: Re: Broken Pieces | John Broken Pieces | John EmptyDim 10 Mar - 14:21

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Plus le temps chez John s’écoulait, plus Keelin se rendait compte qu’elle l’avait mis dans une position délicate. Dans un premier temps, elle n’avait pensé à rien d’autre que se sauver et trouver un endroit où s’abriter et se protéger. Et il voulait l’aider bien sûr mais il risquait aussi de voir son mari venir frapper à sa porte. Drew s’entêterait dans ses allégations, il se persuaderait que si sa femme était partie se réfugier chez Harding, ce ne serait pas une coïncidence. Il avait perdu tout sens de la raison et était bien capable de la tuer si elle remettait un pied chez elle. Maintenir les apparences ne suffisait plus, Keelin n’arriverait pas à l’affronter de nouveau, pas plus qu’elle n’était en mesure d’endurer de nouveaux coups sur le corps sans broncher. Le problème résidait aussi dans le chantage qu’il exerçait sur elle, alors peu importait l’issue de son mariage, car elle était coincée de tous côtés. La seule différence était qu’une autre personne savait ce qui se passait réellement, à présent, une personne à qui elle sentait qu’elle pouvait accorder sa confiance malgré les questions qu’elle s’était déjà posées sur lui. Lorsque la jeune femme l’avertit de la probable venue de Drew s’il apprenait qu’elle restait chez Harding, il lui assura de ne pas s’inquiéter, ne cachant pas qu’il donnerait bien une petite leçon au Harper si celui-ci osait s’approcher trop près. Il lui assura que son mari ne pourrait plus lui faire de mal. Pour l’instant, ces paroles la tranquillisèrent sans trop soulever de questions, car Keelin n’était pas en état de réfléchir, à moitié assommée par les antidouleurs. Elle hocha donc la tête et lui précisa que son mari avait des preuves contre elle ; son ami policier pourrait peut-être l’aider à s’extirper de son enfer quotidien de femme battue mais elle doutait qu’il puisse couvrir ses actes passés. Elle n’avait ni tué, ni volé personne, cependant elle avait enfreint les règles et abusé de ses pouvoirs. Son sort n’était pas le seul en jeu. Aucun argument ne semblait décourager John, qui était convaincu que son ami pourrait aussi l’aider à ce niveau-là. Fatiguée, Keelin hocha une nouvelle fois la tête et ressentit le besoin de se reposer. Toutefois, elle n’osait pas se rendormir seule, la peur lui nouant le ventre. John lui avait bien dit que personne ne franchirait cette porte, pourtant elle n’était pas encore complètement rassurée, encore retournée par ce qu’elle avait subi quelques heures plus tôt. L’enseignante lui demanda donc s’il voulait bien rester auprès d’elle. A son grand soulagement, il accepta et elle se décala pour qu’il puisse la rejoindre dans le lit. Hormis avec ses frères quand elle était ado, Keelin n’avait que rarement dormi avec des hommes qu’elle ne fréquentait pas mais ce soir, elle n’avait aucune arrière-pensée derrière la tête, elle ne voulait juste pas être seule et la présence bienveillante de John était réconfortante. Il lui intima de le réveiller si elle avait besoin de lui. Elle plongea ses yeux dans le sien et hocha la tête en signe d’assentiment. Puis, plus calme puisqu’il restait, elle déposa sa tête à côté de lui et ferma les yeux…

Le sommeil de Keelin était très agité, elle ne dormit pas bien, hantée par des images et des sensations perturbantes. « Non, non ! Lâche-moi ! » Dans son cauchemar, elle revivait plusieurs fois la scène qui s’était produite quelques heures auparavant. Elle tentait d’échapper des griffes de son mari, subissant sa colère avec impuissance, n’arrivant jamais à lui échapper à temps. Finalement, la boucle remonta le temps et lui rappela d’autres moments de violence qui la crispèrent, elle se débattit même dans le lit. La jeune femme poussait des cris étouffés dans son sommeil, son corps trembla et elle s’agita de plus en plus, de sorte qu’elle se réveilla en sursaut, le front en sueur et le cœur pulsant rapidement, lorsque la voix de John l’interpella avec douceur. Perturbée, elle se raccrocha à sa voix et réalisa qu’elle n’était pas chez elle. L’architecte l’avait sortie de la prison de son esprit, mais pour combien de temps ? « C’était… C’était tellement réel ! » Ce n’était pas la première fois que des cauchemars la hantaient et qu’elle ouvrait brusquement les yeux en pleine nuit, mais c’était la première qu’elle ne se réveillait pas à côté de son bourreau, la première fois aussi que les images de son cauchemar lui avaient parues si réelles, certainement parce qu’elle était complètement terrifiée et toujours traumatisée. Keelin avait essayé de maitriser ses émotions ; depuis plus d’un an, elle vivait sous une carapace, derrière les apparences, sous un masque impassible. Tout s’effondrait aujourd’hui. Alors quand John lui offrit la protection de ses bras, elle se blottit contre lui sans même réfléchir, tête contre lui, tournée vers le bas de sorte qu’il ne pouvait voir que ses cheveux d’où il était. Son corps tremblait, elle essayait de se contenir mais elle perdait complètement pied, des larmes silencieuses coulant le long de ses joues, humidifiant la chemise de son ange gardien du jour. Elle ne pensait même plus à la douleur qui lui déchirait le corps, elle était juste complètement perdue émotionnellement. Keelin resta ainsi longtemps contre lui, sans réussir à se rendormir. Finalement, les larmes séchèrent et elle resta juste contre lui, parce qu’il la rassurait de sa voix chaleureuse, parce qu’elle avait juste envie de le sentir contre elle, de se sentir à l’abri. Parce que pour la première fois, elle comprenait que leur lien était bien plus profond que ce qu’elle s’était autorisée à penser. Clairement, en plus du ras-le-bol général de la jeune femme, il était une des raisons pour lesquelles elle avait tenu tête à son mari. « Tu… Tu ne dors pas ? » Balbutia-t-elle d’une petite voix alors que le jour n’allait plus tarder à se lever. Cette fois, elle avait légèrement décollé sa tête de lui, soudainement gênée de se rendre compte de cette proximité qu’elle avait maintenue quasiment toute la nuit.


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MessageSujet: Re: Broken Pieces | John Broken Pieces | John EmptyMer 13 Mar - 23:02


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Comment ne pas ressentir cette rage sourde contre Drew Harper quand il voit l’état de douleur dans lequel est plongée Keelin ? Tellement perdue et affolée, elle se raccroche à John comme une véritable bouée de sauvetage, après le violent cauchemar qu’elle a fait. Ca le met en colère, et ça lui fait mal de la voir comme ça, aussi fragile, aussi…détruite. L’architecte prend conscience des ravages que ce type a pu faire dans la vie de son amie, et ça le tue. Elle mérite tellement mieux, selon lui… « Je sais. » Murmure-t-il, refermant ses bras sur elle dans une étreinte rassurante. « Je sais. » Oui, il sait que ce genre de cauchemar peut être terriblement réel, qu’on peut revivre encore et encore chaque traumatisme et qu’il est difficile de s’en débarrasser, d’avancer. Il n’a sans doute pas autant souffert que Keelin, mais il arrive parfois à John de repenser à Shane, et son père vient de temps en temps hanter ses rêves en lui promettant l’enfer s’il le retrouve. Mais Shane ne sortira jamais de prison et Drew Harper est dehors. Ce qui fait tout de même une sacrée différence. Ce qui a de quoi la réveiller la nuit et lui faire peur. Il la devine en larmes plus qu’il ne la voit pleurer, alors il la berce avec douceur, continuant à chuchoter des paroles rassurantes autant qu’il peut. « C’est fini, d’accord ? Je te promets qu’il ne viendra pas ici, et je te promets qu’on va trouver une solution et que plus jamais il ne te fera du mal. » Non, ça, clairement, John ne le laissera pas faire. Peu importe ce que ça devra lui en couter. Et ça risque effectivement de lui couter très cher, notamment son amitié avec Keelin elle-même. Il ne voit pas d’autre solution que de sortir de son rôle d’architecte banal pour faire assez peur à Drew, quitte à supplier Thomas de l’aider lui aussi après – si tant est que le Weston puisse réellement faire quelque chose pour John quand il aura fait sauter sa couverture. Tout le monde n’apprendra pas qu’il est Sonny O’Keefe, certainement. Mais il ne pourra pas le cacher à la jeune femme, elle a le droit de savoir. Déjà qu’elle se pose des questions, sans doute, à cause de la carte…

Pour l’instant, elle lui fait encore confiance. Et elle a besoin de lui, alors il continue, encore et encore, à parler doucement, essayant de la rassurer du mieux qu’il peut, jusqu’à ce que John finisse par avoir l’impression que Keelin est un peu plus apaisée. Risquer de ne plus la voir, qu’elle se mette à le détester, lui fait d’autant plus de mal dans ces conditions. Même si elles ne sont pas idéales, John réalise que ce n’est pas si désagréable d’être là, avec la brune dans ses bras. C’est un constat assez troublant, qui alimente sa peur de la perdre autant et qui le tient éveillé tout autant que le fait qu’il préfère rester alerte au cas où elle ferait un autre cauchemar ou que sa douleur s’aggraverait. Mais c’est aussi une motivation, parce qu’il réalise que si ça peut l’aider, tant pis, il est prêt à ce que Keelin apprenne la vérité, quand bien même ça mettrait fin à leur amitié. Mais John ne peut pas nier qu’il se sent un peu coupable de profiter un peu de cet instant. Clairement, ce n’est pas le moment de se dire que c’est la première fois qu’ils passent autant de temps ensemble, ni celui de remarquer qu’il apprécie cette proximité, même s’il a été un peu gêné de la proposer. Et clairement, c’est encore moins le moment de se rendre compte que au moins de son côté, ce n’est pas seulement une histoire d’amitié, mais John ne peut pas s’en empêcher.

Et tout ça le tient éveillé, encore et encore, même s’il pique un peu du nez par moment. C’est d’ailleurs pendant une phase de demi-sommeil que Keelin le réveille finalement. « Non…pas vraiment, je crois que j’ai somnolé un peu tout à l’heure, mais c’est tout. Je me suis dit que ce serait mieux, si jamais tu avais besoin de quelque chose. » Il la regarde dans la pénombre, devinant qu’elle fait de même. « Et toi, tu as pu dormir un peu ? J’avais l’impression que tu t’étais rendormie tout à l’heure, alors je n’ai pas osé bouger, je ne voulais pas te réveiller. » Finalement, c’est lui qui rompt l’étreinte, libérant Keelin, pour se tourner et regarder l’heure sur son téléphone. « Hmf. Il est encore très tôt. Tu veux dormir encore un peu ? Je vais dire à ma secrétaire que je ne viens pas aujourd’hui et je te ferai quelque chose à manger tout à l’heure. » Il ne veut pas lui imposer de programme, parce que lui-même ne sait pas trop ce qui est le mieux à faire, mais de toute façon, il semble à John que à part se reposer, il n’y a pas grand-chose que Keelin puisse faire. « Je t’ai laissé le reste des anti-douleurs dans la salle de bain, tu peux prendre une douche si tu veux. » Il ajoute avec douceur, trouvant qu’il parle trop. « En fait, on fait vraiment ce que tu veux, tu n’as qu’à me dire ce dont tu as besoin. » Il commencerait bien par dormir, John, au moins une petite heure, lui-même commence à tirer un peu.

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MessageSujet: Re: Broken Pieces | John Broken Pieces | John EmptyDim 17 Mar - 15:33

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Le temps avait fini par défiler le reste de la nuit. Keelin n’avait pas réussi à se rendormir complètement, de peur de revivre le même cauchemar alors elle était longtemps restée blottie contre John qui l’avait rassurée de sa voix chaleureuse. Il lui promettait surtout que Drew ne lèverait plus jamais la main sur elle. Dans sa tête, la situation ne se débloquerait pas avant que John passe voir son ami policier mais elle n’avait bien sûr aucune idée des réelles intentions de l’architecte vis-à-vis de son mari. Le plus important pour le moment était surtout de donner le temps à son corps de se remettre de ses blessures. Finalement, le silence était retombé dans la nuit, quand elle s’était calmée, et elle avait passé les heures suivantes à attendre l’arrivée du jour. Au fur et à mesure que la tension retombait chez la jeune femme, elle se rendit compte de la proximité entre John et elle sans pour autant se détacher de lui de peur de le réveiller et parce que cette position l’avait rassurée toute la nuit. Comme la pièce devenait moins obscure avec l’aube, l’enseignante brisa le silence à un moment pour voir s’il dormait toujours. Il se mit à bouger, signe qu’il était éveillé ou qu’il s’éveillait, et indiqua qu’il n’avait que somnolé au cas où elle aurait eu besoin de lui. Qui se cachait sous cet homme plein de bonté, prêt à s’attirer des ennuis pour l’aider alors qu’il ne la connaissait même pas depuis des années ? Et encore, Keelin n’avait aucune idée à quel point il était prêt à se mettre dans de beaux draps pour empêcher Drew de sévir à nouveau sur elle. Bien sûr, elle était venue quérir son aide en venant chez lui parce que la maison familiale des Granger était forcément le premier endroit où son mari viendrait la chercher et elle ne voulait pas qu’il s’en prenne à sa fratrie. Mais pourquoi chez John ? Pourquoi avait-elle eu envie de se réfugier chez lui en particulier ? Parce qu’il était l’homme de la situation ? Elle ne pouvait pas le savoir… En réalité, elle n’arrivait pas encore à se l’expliquer très clairement si ce n’était qu’ils étaient des amis proches, qu’elle savait que Jack n’était pas chez lui la veille et que ce n’était pas le premier endroit où Drew viendrait, même s’il finirait bien par y penser puisqu’il l’avait accusée de fréquenter l’architecte. La seule réponse valable qu’elle trouvait était qu’elle avait confiance en lui, elle n’avait pas réfléchi et elle avait directement foncé chez lui. « Non, je n’ai pas réussi à me rendormir. » John la libéra finalement pour regarder l’heure, il était encore très tôt. Il décida ensuite de ne pas aller travailler aujourd’hui pour rester avec elle. Il lui proposa d’aller prendre une douche si elle voulait aussi ; en résumé, elle n’avait qu’à dire ce qu’elle voulait.  « Repose-toi un peu. Je vais aller dans la salle de bains un moment. » Dit-elle d’une voix douce. Elle avait entendu sa voix enrouée et fatiguée, il avait veillé une bonne partie de la nuit aussi. De son côté, Keelin avait vraiment mal partout mais elle tiendrait le temps de se laver, effacer les traces des mains de Drew sur son corps, effacer les traces de sang aussi, une façon d’évacuer les mauvais souvenirs de la veille même si ceux-ci continueraient de la poursuivre un moment. Elle verrait aussi exactement de ses yeux ce qui lui avait été infligé, ce qu’elle pouvait cacher ou non, même si elle n’avait rien emmené avec elle.


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Trois jours avaient passés. Keelin avait passé le plus clair de son temps à se reposer. La douleur s’était accrue les deux premiers jours, les bleus étaient apparus plus violacés et son corps avait besoin de temps pour guérir. Elle était incapable de sortir et elle ne restait jamais sur ses deux jambes très longtemps. L’enseignante avait passé énormément de temps avec John aussi, à discuter, regarder un film pour tuer le temps, à manger ou dormir… Cette proximité les rapprochant imperceptiblement sans que l’un ou l’autre ne puisse lutter contre. Il essayait vraiment de lui changer les idées. Cependant, vu la situation compliquée avec son mari, Keelin ne pensait pas vraiment à autre chose qu’essayer de trouver une solution pour ne pas retourner chez elle. Jack revenait le lendemain dans la journée alors elle partirait dans la matinée du jour suivant. John irait ensuite voir son ami quand elle ne serait plus chez lui et elle comptait passer les prochains jours chez une copine à elle, en dehors de Tenby. C’était en tout cas le plan, toutefois elle avait décidé de mettre un membre de sa famille au courant. Son frère lui avait posé plusieurs questions par téléphone et s’inquiétait. Elle avait donc proposé à Daniel de passer la voir plus tard dans la journée pendant que John partirait faire quelques courses. Ce qui tombait bien car Keelin ne resterait ainsi pas toute seule en son absence. Mais pour le moment, l’enseignante terminait de prendre sa douche dans la salle de bains, plus alerte que trois jours auparavant. Cette nuit était la première où elle avait mieux dormi. Au moment de sortir, elle enfila un t-shirt de John et un short un peu trop grand pour elle. Elle était partie de chez elle sans prendre d’affaires et ne voulait y retourner sous aucun prétexte, alors elle avait demandé à son frère de lui en ramener lorsqu’il viendrait la voir et John l’avait dépannée pour le nécessaire. Fin prête, Keelin descendit au rez-de-chaussée où une bonne odeur régnait déjà dans la cuisine. Lorsqu’elle entra dans la pièce, l’architecte lui tournait le dos, occupé à cuire des oeufs sur le plat. La veille, la jeune femme avait remarqué que la petite carte avait disparu du frigo alors que les photos de Jack étaient toujours bien présentes. Retournée, elle ne s’en était pas rendu compte au début mais hier ce détail lui avait frappé. « Qu’est-ce que tu nous prépares de bon ? » Demanda-t-elle, curieuse, en se rapprochant à quelques pas de lui. Si elle devait deviner, elle parierait sur un petit-déjeuner anglais. Depuis qu’elle était chez lui, elle réapprenait à apprécier plein de petits moments qui n’avaient plus la même saveur pour elle dans son mariage, tels que partager un repas, passer du temps avec l’autre, échanger… Elle se rendait compte qu’elle commençait à apprécier ce quotidien avec John, un peu trop même. Avec un pincement au cœur, elle réalisa qu’ils allaient passer leurs derniers moments ensemble aujourd’hui, à l’abri de tous, avant que la bulle n’explose.


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Because of you
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John Harding
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CÔTÉ COEUR : Père célibataire, sa situation ne l'autorise pas trop à envisager une nouvelle relation, quand bien même une certaine brune occupe ses pensées...
PROFESSION : Architecte, ancien mafieux placé sous programme de protection des témoins
REPUTATION : Il est discret, cet homme là. C'est tout de même bizarre, on dirait qu'il fuit les gens...et puis un père qui élève tout seul son fils, ce n'est pas banal. Il y a anguille sous roche, je vous le dis.


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MessageSujet: Re: Broken Pieces | John Broken Pieces | John EmptyMar 26 Mar - 23:08

People help the people
And if your homesick, give me your hand and I'll hold it
People help the people
And nothing will drag you down

C’est fou comme on prend vite l’habitude des choses, songe John en cuisinant, profitant d’un moment de calme où il est seul pour laisser ses pensées vagabonder. Keelin n’est pas chez lui depuis longtemps, elle ne reste que pour peu de temps, et sa présence est due à des circonstances exceptionnelles, mais il ne peut pas dire qu’il déteste ça. Non, au contraire, l’architecte s’aperçoit qu’il apprécie plutôt cet état de fait, et que s’il pouvait continuer comme ça, il ne serait pas contre. Ca ressemble quand même sacrément à une petite routine de couple qui s’installe gentiment, bizarrement, même s’ils n’en sont pas un du tout. Il hésite à en parler à la jeune femme, mais renonce rapidement à cette pensée. Ce n’est pas le moment, ça ne se fait pas, et puis c’est bientôt fini, alors à quoi bon tirer des plans sur la comète ? Malgré tout, John se demande tout de même s’il se fait des films ou non à propos de cette amitié qu’il entretient avec Keelin. Et s’il est le seul à se poser des questions.

Mais il ne peut rien dire, songe-t-il avec détermination en continuant à cuisiner, retournant le bacon d’un coup de fourchette habile. L’enseignante a bien d’autres choses à penser, elle va bientôt partir, lui il va récupérer Jack et ils doivent trouver une solution. Et puis de toute façon, ce n’est pas possible, à un moment donné, elle va bien finir par lui poser des questions, vu ce qu’il s’apprête à faire à Drew. Pour l’instant, John gagne du temps, il profite de l’instant et du temps qu’il leur reste à passer ensemble. Il a planqué la carte du bureau de protection des témoins, mais ça ne fait que retarder l’échéance. Après, il faudra bien qu’il lui explique. Il n’aura pas le choix. Ca va tout foutre en l’air, sans doute, et l’architecte réalise que ça lui fait mal, de savoir qu’il va probablement perdre son amie – peut-être l’une des seules qu’il a, ici.

Keelin elle-même interrompt ce cycle de pensées un peu sombre lorsqu’elle entre dans la cuisine. « Hmmm, des œufs et du bacon. Je suis navré, je crois que ma cuisine commence à devenir un peu répétitive à force. » D’habitude, il se débrouille mieux que ça – parce qu’il aime ça, cuisiner – mais d’habitude, l’architecte a plus de temps devant lui, et plus d’énergie. Là, il a passé de longues heures à veiller sur une Keelin épuisée, dans les moments où elle parvenait à dormir. « Tu as pu dormir un peu mieux ? » Elle fait toujours peine à voir, constate John, mais la jeune femme a l’air plus reposé. La preuve, c’est la première fois qu’elle descend pour le petit déjeuner, les autres fois, il lui a apporté au lit. Il pose une assiette fumante devant elle, s’asseyant à son tour. « Tiens. Je vais essayer de voir à Swansea si je ne peux pas trouver une pharmacie qui accepte de me redonner quelques anti-douleurs, j’ai retrouvé une ordonnance encore valable. » Comme de toute façon il doit aller à Swansea pour d’autres démarches, qu’il n’a pas pu annuler, ça ne dérange vraiment pas John. Ils mangent un peu en silence, puis il reprend en souriant, amusé d’avance de ce qu’il va dire : « En tout cas, mes t-shirt de concert te vont vraiment mieux qu’à moi. C’est par choix, Queen of The Stone Age, ou tu as pris le premier qui te tombait sous la main ? » Il ne se rend compte que trop tard du compliment qu’il vient de faire et baisse la tête, gêné : ce n’est encore une fois pas le moment. Alors il continue sur autre chose quand il se remet à parler : « Prête pour demain ? Tu sais que si tu as besoin de quoique ce soit, tu peux m’appeler, hein. Je viendrai. Ou tu reviens à la maison, quand tu veux. » Enfin à supposer qu’il ne soit pas enfermé en prison à cause de Drew et que Thom ait trouvé une solution. « Je te tiendrai au courant, pour mon pote. »

Normalement, il aura quelque chose de mieux que de tabasser Drew, ou en tout cas de plus légal, parce que sur le plan de l’efficacité, John trouve que son idée se défend. Avec un sourire, il ajoute, amusé : « Je vais regretter tes choix de films, tu sais. » Et avec timidité, sans la regarder, il continue doucement : « Et je sais que c’est totalement égoiste mais…je vais regretter quand tu seras partie, tout court, en fait. » Voilà, la bombe est lâchée.

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Keelin Harper
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MessageSujet: Re: Broken Pieces | John Broken Pieces | John EmptyDim 31 Mar - 14:49

You cut the peace out of me
As you ripped it all apart
And as the light in you went dark
I saw you turn to shadow
Pushing a thousand shards of glass
Beneath my skin

Dans la cuisine régnait une ambiance étrange. Des circonstances exceptionnelles avaient poussé la jeune femme à se réfugier chez John. Depuis, ils passaient tout leur temps ensemble, à l’abri du reste du monde. Malgré le traumatisme de Keelin, leur relation s’était développée à un rythme accéléré, tout s’était accentué. De simple ami, il était devenu une personne sur qui compter, un abri, un refuge, et il devenait plus aux yeux de la brune même si elle ne percutait pas encore complètement, encore retournée par les événements survenus quelques jours auparavant. Elle se rendait juste compte qu’elle commençait à apprécier ces moments ensemble, elle retrouvait goût à des petits plaisirs quotidiens sur lesquels elle ne s’arrêtait même plus, elle pouvait se laisser aller aussi, être elle-même sans toujours devoir regarder par-dessus son épaule, elle appréciait la présence de John et aurait préféré que la situation soit différente. Le départ du lendemain allait réveiller ses démons et ses peurs, son insécurité. Et surtout, elle ne verrait plus John, John de qui elle appréciait de plus en plus la présence et même le contact contre elle. Pourtant, Keelin n’en parlait pas, et n’y pensait pas trop non plus. La priorité était de remettre de l’ordre dans sa vie et de trouver le moyen d’échapper à son mari. Pour l’heure, elle profitait du moment présent dans la cuisine où l’architecte préparait des œufs et du bacon. « Au contraire, ça sent très bon. » Il lui demanda ensuite si elle avait mieux dormi cette nuit. « Oui, c’était… plus facile. » Les cauchemars continuaient de hanter les nuits de la jeune femme, cependant ils avaient diminué la nuit dernière comme si son inconscient avait compris qu’elle ne risquait rien chez John, du moins tant que Drew ne débarquait pas à l’improviste. John restait encore avec elle. L’attention qu’il portait à Keelin était plus gourmande que celle accordée à un enfant, c’était comme si elle n’avait plus été capable de s’occuper d’elle ou d’être seule très longtemps suite au traumatisme. En même temps, elle n’était pas en état de sortir les deux premiers jours. Normal que John ait l’air épuisé. Ce matin, elle s’en rendait compte et elle s’en voulait un peu de le fatiguer, à moins que ce ne soit parce qu’il gardait un œil ouvert la nuit. « Et toi ? Je ne t’ai pas encore réveillé, j’espère. » Il déposa une assiette devant elle et s’installa de l’autre côté. « Merci. » Malgré sa bonne volonté et les talents de John, Keelin se forçait à manger pour reprendre des forces. En réalité, la situation stressante qui l’attendait encore ne lui ouvrait pas tellement l’appétit. En revanche, elle n’avait pas trop de mal non plus, parce que les moments passé ici étaient les plus sereins qu’elle avait eu depuis longtemps. John lui indiqua qu’il partirait dans la journée à la pharmacie pour reprendre des boîtes d’anti-douleur. L’enseignante hocha la tête, reconnaissante. Elle avait vidé son stock de cachets depuis trois jours… « Normalement, mon frère doit passer pendant que tu ne seras pas là. Je ne sais pas trop ce que je vais lui dire… » Dit-elle, perdue dans ses pensées. Keelin n’aurait pas exactement besoin de le lui « annoncer » dans le sens où son frère le « verrait » avec évidence mais il découvrirait la vérité et elle ne savait pas comment ça se passerait. Il serait en colère, forcément, comme John. Mais l’architecte n’était pas aussi jeune et impulsif que Danny (en tout cas c’est ce que Keelin pensait vu qu’elle ne connaissait pas la vraie nature ni les plans de John), il n’était pas de la même famille non plus alors cette nouvelle aurait un impact différent sur son petit frère. Le silence retomba ensuite pendant qu’ils mangeaient, Keelin essayant de couper un morceau de bacon lorsque John détendit l’atmosphère par un trait d’humour sur ses vêtements. Il est vrai, qu’après deux jours d’habitude, elle s’était un peu servie dans ses affaires cette fois… Au passage, l’architecte lui avait glissé un compliment qui lui arracha un sourire timide. « Au risque de te décevoir, c’est plutôt le premier qui était sur la pile. » Répondit-elle, amusée. « Il faut bien que ça compense le short trop grand. » Keelin ne voyait pas comment il pouvait trouver que ses t-shirts lui allaient mieux, elle n’était vraiment pas sous son meilleur jour du tout, tant par ce qui lui marquait le corps – mais inutile de le rappeler – que par le fait d’être habillée comme un homme dans des affaires trop grandes pour elle… « Et donc tu as fait beaucoup de concerts si j’en crois le nombre de t-shirts avec des groupes dessus ? » L’air gêné de John ne lui avait pas échappé, c’était... troublant. L’architecte dévia ensuite sur la journée du lendemain, lui précisant que si elle avait besoin de lui, il lui suffirait de l’appeler ou de revenir chez lui. « Merci John. Tu as déjà fait beaucoup pour moi. » Déjà mal à l’aise de lui imposer sa présence durant plusieurs jours, la jeune femme ne voulait pas abuser même si l’architecte n’avait de cesse de lui répéter que c’était normal ou que ça ne le dérangeait pas. La brune avait suffisamment chamboulé son quotidien que pour prolonger ou revenir chez lui. Non seulement John avait pris des jours congés pour rester avec elle, mais en plus son fils allait revenir aussi. Bien sûr, Keelin acceptait qu’il aille voir son ami pour l’aider parce qu’elle était coincée par rapport à sa situation et qu’elle avait effectivement besoin d’aide pour s’en tirer maintenant, mais elle ne s’éterniserait pas chez lui, ni ne perturberait Jack, qui avait déjà vécu de mauvais moments avec une mère toxico. « Oui, je pense que d’ici là, je ne sais rien faire d’autre qu’attendre et éviter mon mari. » Elle comptait beaucoup sur cette rencontre pour voir ce qu’un flic en penserait et conseillerait de faire dans sa situation particulière (autre que de quitter son mari bourreau, s’entend). John en tout cas, regretterait ses choix de films… Forme d’humour à la phrase plus sérieuse qui suivit, puisqu’en réalité, il regretterait sa présence tout court. Il n’avait même pas osé la regarder. Ces mots provoquèrent un drôle d’effet chez Keelin, ne faisant qu’accentuer son trouble. Non, la situation ne s’y prêtait pas, et c’était pourtant grâce à elle qu’ils avaient passé tout ce temps ensemble, qu’ils s’étaient rapprochés, qu’elle avait appris à mieux le connaître, qu’elle avait laissé son attachement pour lui se développer autrement. « Alors nous sommes deux égoïstes, parce que moi aussi je vais regretter les moments que l’on a passé ensemble ces trois derniers jours. » Et parce qu’elle aussi était gênée de l’admettre, elle retrouva une touche d’humour. « Enfin, je serai quand même contente de retrouver d’autres vêtements… » Un sourire accompagna sa remarque, ensuite elle reprit le fil de ses pensées. « Regarder un film… C’est le genre de choses que je ne faisais plus vraiment… Je ne m’étais plus sentie comme ça depuis longtemps. » Oui, grâce à lui, elle avait eu l’impression de revivre ces derniers jours. Elle avait déjà envie, en arrivant chez lui, d’échapper pour de bon à son enfer, mais John, lui, il lui en donnait aussi la force. La preuve, Keelin le laissait parler de son histoire à un flic et elle allait franchir un fameux cap plus tard dans la journée en mettant une personne de sa famille au courant, une évidence impensable pour elle quelques jours auparavant.

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