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No one ever said it would be this hard (Penny ♥)

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AuteurMessage
Lloyd Jenkins
ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd
TON PSEUDO : hiljaisuus/hjs aka grumpy overlord.
TES DOUBLES : Magnùs & Luke.
TON AVATAR : Rufus Sewell.
TES CRÉDITS : hjs (avatar), Penny love ♥ & tumblr (gifs).
TA DISPONIBILITE RP : En cours : Penny & Fiona (2/3).
A venir : ?
No one ever said it would be this hard (Penny ♥) 11lS8up
RAGOTS PARTAGÉS : 9812
POINTS : 5338
ARRIVÉE À TENBY : 09/10/2016
No one ever said it would be this hard (Penny ♥) MZIazV8
ÂGE DU PERSONNAGE : quarante-neuf ans.
CÔTÉ COEUR : Après la perte de sa compagne, Aloy, son cœur n'est plus.
PROFESSION : Doyen de l'université de Swansea, sociologue & papa à plein temps.

Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
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MessageSujet: No one ever said it would be this hard (Penny ♥) No one ever said it would be this hard (Penny ♥) EmptyMer 30 Jan - 1:27



"La tête dans les nuages"


 

This is the first day of my life
I'm glad I didn't die before I met you
Tout allait bien. Vous aviez passez un moment en famille à Cardiff, après les fêtes de noël, vous êtes restés chez les parents d'Aloy pour fêter l'arrivée de la nouvelle année, avec ses sœurs, leurs compagnons, les grands-parents étaient de la partie aussi. Les fêtes de fin d'année n'ont pas toujours été tes préférées, faut dire que ton père ne voulait pas spécialement faire la fête et puis, tu restais avec ta mère, à jouer aux cartes, regarder des vieux films, chanter des classiques et puis plus tard après tes études, tu fêtais tes noël à l'étranger avec des inconnus durant tes voyages, c'était magique, vraiment. Caroline est arrivée ensuite, et avec elle tous ces moments awkward comprenant ses frères, son père aussi d'ailleurs, tu préférais filer à la cuisine avec sa mère, préparer le repas et ça t'occupait assez pour ne pas que tu te sentes mal à l'aise. Ton premier vrai noël à Tenby fut... Inexistant ? Tu as travaillé le vingt-quatre tout comme le vingt-cinq, préférant passer ton temps à aider les autres qu'à chercher une raison de fêter noël, seul ? Enfin, Quinn est arrivée plus tard, pour la nouvelle année, un grand moment aussi. Mais tout ce qui importe, c'est ce qu'il s'est passé après, ton premier noël avec Aloy et toute sa famille, chez vous à Tenby, c'était parfait, un vrai festin, que de la bonne humeur, que des beaux cadeaux, vraiment gravé dans ta tête. Cette année, vous aviez prévu d'aller chez ses parents, avec Delilah, tout est prévu et tout s'est bien passé, tellement que vous y êtes retournés pour la nouvelle année et surtout, permettre à Aloy de passer du temps avec toute sa famille. Inoubliable. Après tout ça, vous avez décidé de rentrer, dans l'après-midi, le temps de pouvoir faire une petite pause en chemin pour la petite avant de rentrer à la maison et de vous octroyer quelques jours avant que tu ne sois forcé à retourner à l'université. Vous n'étiez pas si loin de Tenby lorsque le drame est arrivé, une vingtaine de kilomètres, Aloy était assoupie à côté de la petite à l'arrière de la voiture, tu jetais un coup d’œil de temps en temps avec le rétro pour les observer.

Tout allait bien. Puis deux secondes plus tard, plus rien n'allait. Tu étais concentré sur la route, il y avait du trafic malgré le temps qui s'était gâté, la route était glissante, le froid n'était pas votre allier, mais tu maîtrisais, vraiment. Toi oui, mais l'homme qui arrivait en face de vous, non. Ça a été tellement vite que tu n'as absolument rien pu faire. Sur une ligne droite, une route assez étroite, la voiture qui arrivait en face de vous a perdu le contrôle. Elle vous a percuté de plein fouet et ça, même si tu as freiné sèchement sachant que tu n'allais jamais pouvoir l'éviter. Elle s'est encastrée sur le côté passager, enfonçant tout le côté droit de la voiture avant d'envoyer celle-ci dans le fossé. Le choc a été terrifiant, un bruit jusque là encore inconnu à tes oreilles, la douleur aussi, tu as simplement eu le temps de crier sans jamais entendre Aloy le faire, de ressentir une vive douleur au niveau de tes jambes avant de perdre connaissance, les mains crispées sur le volant. Tu te souviens t'être réveillé sur un brancard un peu plus tard avec un pompier au dessus de toi, te parlant, mais tu ne comprenais rien, absolument rien. C'était du charabia pour toi. Les lumières tout autour de toi étaient aveuglantes, tes paupières se fermais toutes seules. Le pompier te serrait la main avec plus ou moins de force et un médecin, ou un infirmier a prit le relais afin de te poser une perfusion et puis, le trou noir.

Lorsque tu te réveilles plus tard, tu es aux urgences, dans un lit, entouré de médecins qui continuent de parler à toute vitesse sans que tu puisses saisir plus d'un mot de leurs phrases et puis, tu n'arrives même pas à parler. Tu es tellement fatigué que tu t'endors une nouvelle fois. Tu ne sais même pas lorsque tu te réveilles encore, mais tu es ailleurs, dans une chambre d’hôpital cette fois, il n'y a personne avec toi, le bruit a disparu, mais il y a cette odeur d’antiseptique que tu n'apprécies guère qui te monte à la tête. Tu grognes et ta gorge te fait atrocement mal. Tu as soif. Tu es perdu. Tu fermes les yeux et... Tu revois la scène, la voiture qui arrive en face, tu entends encore les cris et les sirènes, tu revois les gyrophares. Ton cœur se met à battre beaucoup trop vite, la machine à ta droite commence à faire un bruit alarmant. Tu paniques. Tu essaies de te redresser mais pour une raison que tu ignores tu n'arrives pas à bouger et quand bien même, des médecins entrent dans ta chambre et tentent de te rassurer, sans réussite. Tu te débats avec tes bras, demandant, exigeant Aloy et ta fille et puis, trou noir, une nouvelle fois.

Pendant ce temps, le médecin en charge de ton dossier a contacté les numéros en cas d'urgence(s), le premier étant celui d'Aloy, il a bien vite compris que ça n'allait pas pouvoir être utile, alors ils ont appelé le second, Penny Collins. Tu n'as pas, enfin, plus de famille alors il était évident que tu allais mettre Penny en numéro à appeler, après tout, tu la considères comme ta fille et tu as une confiance aveugle en elle. Mais tu ne pensais pas qu'un jour ça allait servir.  Le médecin prend son temps pour lui expliquer ce qu'il s'est passé, l'accident, les dégâts causé par celui-ci et puis, ton état, préoccupant. Tu ne sais rien du tout de ton côté. Vous avez eu un accident de voiture, c'est tout, le reste, c'est du flou total, de l'inconnu et toi, tu as horreur cet inconnu. Tu as besoin de savoir les choses mais jusqu'à présent tu ne sais absolument rien mais ça va changer, prochainement.
Spoiler:
 

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Penny Collins
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Jaya, Lula, Thomas, Rhys, Lenny & Trystan
TON AVATAR : Emma Stone
TES CRÉDITS : ©croco & romane ♥
TA DISPONIBILITE RP : Libre 2/3
En cours : Lloyd - Stan
No one ever said it would be this hard (Penny ♥) Tumblr_mgu4lrKcUa1qirs0mo2_500 "Penny est juste incroyable, elle augmente encore le niveau sur l'échelle de la perfection. On va renommer l'échelle de la perfection, l'échelle de Penny, comme Charles Richter qui a donné son nom pour l'échelle de l'intensité des secousses sismiques et on aura Penny Collins à côté pour l'échelle des degrés de la perfection." - (Lloyd Jenkins)

RAGOTS PARTAGÉS : 4812
POINTS : 5072
ARRIVÉE À TENBY : 20/02/2014
ÂGE DU PERSONNAGE : 29 ans (20/02)
CÔTÉ COEUR : En couple avec Stan. Mais en ce moment, elle passe beaucoup de temps avec Lloyd.
PROFESSION : Serveuse au Blue Ball. Elle a repris des études de sociologie par correspondance.
REPUTATION : Je l'ai vue s'afficher officiellement avec Stan Haverford à l'anniversaire de Max Juillard, je savais que ces deux-là étaient en couple ! Ils sont beaux ensembles, non ? Cela dit, elle doit moins avoir le temps de papillonner avec le terrible accident qu'à eu son grand ami, Lloyd Jenkins...


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MessageSujet: Re: No one ever said it would be this hard (Penny ♥) No one ever said it would be this hard (Penny ♥) EmptySam 2 Fév - 19:33



❝ hold on, this is gonna hurt like hell❞

« Je suis Penny Collins… Vous m’avez appelée, tout à l’heure. Je suis là pour Lloyd Jenkins. » Tu avais accompli le trajet jusqu’à l’hôpital dans un état second, le cœur comprimé dans la poitrine, les mains tremblantes alors que tu essayais de tenir le volant… Des mains qui tremblent encore lorsque tu t’adresses à la personne de l’accueil, le souffle heurté, les idées en vrac. La scène avait des airs de déjà-vus. Sean, Gwen, Nate… Ces deux dernières années, pas mal de personnes à qui tu tenais, avaient terminé dans cet hôpital, affaiblies sur un lit. A chaque fois, ces soirées cauchemardesques avaient commencé de la même façon. Un appel sinistre, une course effrénée jusqu’à l’hôpital, pour recevoir au final une mauvaise nouvelle et devoir endurer la souffrance d’un être cher. Oui, la scène avait des airs de déjà-vus et pourtant, tu sentais déjà qu’elle ne ressemblerait à rien de ce que tu avais déjà connu justement. « Oh… C’est bien que quelqu’un soit là pour lui. » Te glisse d’ailleurs l’infirmière d’un air qui confirment tes craintes et appuient les accents pessimistes de la personne qui t’avait dit de rappliquer au téléphone. Indice supplémentaire sur la gravité de la situation, elle décroche immédiatement son téléphone pour informer le médecin de ton arrivée et tu n’attends pas une seconde de plus avant d’être conduite dans une petite pièce réservée aux proches des patients.

Tu y es accueillie par le médecin en charge du dossier de Lloyd. « Vous étiez dans les numéro d’urgence de Mr Jenkins après Mrs Emery. » T’annonce t-il après t’avoir saluée. Tu as les jambes qui tremblent alors il te fait asseoir avant de continuer. Il fait sans doute preuve du plus grand tact possible pour te raconter ce qu’il s’est passé mais toute la douceur et toute la bonté du monde ne pourraient pas atténuer l’horreur de ce qu’il est en train de t’expliquer. Il y avait eu un terrible accident. Un terrible accident… Plus rien ne serait jamais comme avant. Ce soir, trois vies avaient été brisées à tout jamais. Et d’après les dires du médecin, c’est à toi qu’incombait la tâche d’annoncer à une des personnes que tu aimais le plus au monde qu’il avait tout perdu. Tu restes de longues minutes avec le médecin, essayant de te reprendre tandis qu’il t’abreuve de détails horrifiques. Tant que tu tremblais comme ça, tu ne pouvais définitivement pas aller au chevet de Lloyd…

En fait, quand tu trouves enfin la force d’aller dans sa chambre, tu as l’impression d’avoir vieilli de dix ans. Sur le seuil, tu marques un temps d’arrêt, en voyant Lloyd allongé sur son lit, l’air si vulnérable. Noyée sous l’énumération de ses lésions et par les nouvelles à propos d’Aloy et Delilah, tu n’avais pas encore eu le temps d’être frappée par cette information : ce soir, tu aurais très bien pu le perdre. Tu portes ta main à ta bouche, réprimant un sanglot. Tu te précipites vers le lit, les yeux rivés sur l’écran du monitoring cardiaque, qui te prouve que Lloyd est bien en vie. Malgré cela, tu éprouves le besoin de poser une main tremblante sur le visage pâle du Jenkins, la laissant glisser de sa tempe à sa joue. Endormi ou inconscient, il bénéficiait d’encore quelques secondes d’un oubli bienfaisant, n’ayant pas encore réintégré ce monde où bientôt tout ne serait que souffrance et deuil… Ce n’était pas toi qui aurait la cruauté de l’en extirper prématurément. Tu t’installes donc sur la chaise à son chevet, attrapant délicatement la main du doyen pour l’enserrer dans les deux tiennes, la portant à ta bouche pour l’embrasser longuement. Tu la gardes ensuite contre ta joue, ton menton, t’appuyant dessus comme pour chercher du réconfort, priant pour qu'il n'ouvre pas les yeux tout de suite.  

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GOLDEN COUPLE

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MessageSujet: Re: No one ever said it would be this hard (Penny ♥) No one ever said it would be this hard (Penny ♥) EmptySam 2 Fév - 20:21

 

This is the first day of my life
I'm glad I didn't die before I met you
Tu vacilles entre conscience et inconscience, lorsque tu sens que tu vas te réveiller, que tes yeux s'ouvrent, tu replonges dans le sommeil, sans trouver la force d'enfin rejoindre la réalité. Tu aimerais bien être éveillé, mais c'est comme si à chaque fois, tu étais assommé, comme si ton corps était sous le choc, qu'il compensait. Tu arrives à penser, à assembler quelques morceaux de souvenirs pour les rendre cohérents, comme si tu voulais raconter une histoire, mais celle-ci n'est ni belle, ni drôle et encore moins joyeuse, elle animé tes rêves qui deviennent de plus en plus difficiles à vivre. Tu as l'impression que ça dure une éternité alors qu'il ne s'agit que de quelques heures, tout au plus et ça ne risque pas de te rassurer, néanmoins, tu regagnes la conscience. Le bruit de la machine qui se tient toujours à ta droite te prouve bien que tu n'as pas eu le cauchemar de toute une vie, ça aurait été bien que tu te réveilles dans ton lit avec Aloy dans tes bras. Ça serait un rêve, là, tu es vraiment dans le cauchemar, quoi que... Tu sens quelque chose, dans un premier temps, tu n'arrives pas à saisir d'où vient cette sensation qui n'est pas désagréable. Les yeux toujours fermés, tu saisis enfin ce que c'est, de la chaleur humaine. Ce contact entre ta main gauche et de la peau, qui est chaude, agréable même, rassurant, en contraste avec les draps glacé du lit, te donne envie d'ouvrir les yeux et tu luttes, offrant même un grognement sourd qui accompagne ton combat acharné vers la réalité. Malgré tes paupières lourdes, tu parviens à voir, même si tu es obligé de cligner des yeux à plusieurs reprises, aveuglé par la lumière venant du plafond. La décision de tourner le visage vers la gauche, en direction de la personne qui est à tes côtés est évidente. La lumière est moins agressive et comme ça, tu n'as pas besoin de bouger plus, juste la tête, rien de bien compliqué et pourtant, c'est comme soulever une montagne. Persuadé de la présence d'Aloy à tes côtés, tu es perdu lorsque tu reconnais un visage qui t'est si cher, celui de Penny. Tes lèvres particulièrement sèches ne bougent pas d'un pouce, mais tu l'interroges du regard, cherchant à entendre des mots, ceux que tu ne peux pas prononcer pour le moment. Tu fermes les yeux de nouveau avant de passer ta langue sur tes lèvres afin de les humidifier et de te rendre la tâche moins compliquée pour parler même si ta gorge vient contrecarrer tes plans. Un long soupir exténué s'échappe de tes narines. Même si l'effet des calmants qui t'ont été administré plus tôt s'estompe, tu n'es pas encore en pleine forme. Tu te sens d'une inutilité sans limites, incapable de parler, de bouger, un vrai bon à rien. Tu as soif, c'est une évidence qui te vient en pleine face mais tu ne sais pas comment le lui demander, comment le formuler avec politesse tout en sachant que si tu parles, tu n'arriveras qu'à prononcer une seule et unique syllabe. L'abandon est immédiat. La sensation s'en ira avec le temps tu te dis. C'est peut-être aussi une réaction à cause du choc, après tout, tu as eu un accident de voiture. Maintenant que tu es réveillé, que tu as réussi à mettre de l'ordre dans tes pensées, tu sais ce qu'il s'est passé, tu te souviens même si tu aimerais oublier.

Lentement mais sûrement, avec un effort quasi surhumain, tu bouges ta main, bloquée entre celles de Penny et tu glisses ton pouce sur sa pommette, sa joue avant de lui rendre ta main qui perd toute sa force qu'elle a pu avoir pendant quelques secondes. Un peu de tendresse ne fait jamais de mal. Elle a l'air fatiguée, triste et choquée. Malgré la luminosité, tu arrives à distinguer ça sur son visage, dans les grandes lignes, mais tu manques quelque chose car tu n'as jamais remarqué ça sur son visage, avec ses expressions. Qu'est-ce que tu n'aimes pas ne pas savoir. Péniblement, tu avales le peu de salive que tu as en bouche avant d'ouvrir celle-ci, cherchant à produire un son qui ne sort toujours pas alors tu recommences une seconde fois. « A...Aloy... De... De... » Ta voix est cassée quasi incompréhensible, comme si tu avais passé des heures à hurler mais ce n'est pas le cas, du moins tu ne t'en souviens pas et tu ne vois pas pourquoi est-ce que tu aurais hurlé. Tu plisses les yeux, manquant à tes devoirs, oubliant la politesse, comment est-ce que tu peux ne pas la saluer. Honteusement, tu uses encore de tes forces pour reprendre la parole et enfin lui dire bonjour, ou bonsoir tu ne sais pas quel moment de la journée c'est. « He...Hey. » Cette fois, tu y arrives plus rapidement, tu récupères peu à peu de la vigueur et heureusement, ça te rassure sur ton état car sans mentir, tu commençais légèrement à t'inquiéter. Comment est-ce qu'Aloy réagirait si tu étais infirme, que tu n'allais plus pouvoir t'occuper de Delilah comme tu le fais maintenant ? Non, ce n'est pas imaginable. Ton premier accident de voiture ne peut pas être aussi grave car oui, tu n'en as jamais eu, tu en as vu, mais celui-là, c'est ton premier alors non il ne doit pas être aussi grave que ça. Contrairement à ton habitude, tu minimises tout ce qu'il se passe, te disant que tu es sous le choc, que c'est normal de se sentir comme ça, groggy, sans forces et sur le point de t'endormir. Après tout, tu n'aimes pas les hôpitaux, ça a toujours été un lieu froid pour toi, tu n'as jamais apprécié y aller pour y voir des médecins, tu préfères les cabinets de campagne, c'est plus cosy. Néanmoins ta conscience vient te poser une question, pourquoi est-ce que Penny est ici ? Pourquoi et comment elle a su que tu étais à l’hôpital, non pas que tu ne sois pas heureux de la voir, mais, ça manque de sens à tes yeux. Mais avant que tu puisses tenter de lui demander pourquoi, tu es secoué d'une quinte de toux remettant en avant cette irrépressible soif, que tu pensais avoir oublié.


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MessageSujet: Re: No one ever said it would be this hard (Penny ♥) No one ever said it would be this hard (Penny ♥) EmptyLun 4 Fév - 19:27



❝ hold on, this is gonna hurt like hell❞

Tes prières ne sont pas entendues très longtemps. Parce qu’au bout d’un délai qui te paraît bien trop court, Lloyd commence à donner des signes de conscience. Tu remarques tout de suite le moment où il commence à s’éveiller car tu as les yeux rivés sur son visage. Son souffle s’accélère tandis qu’il pousse un léger grognement (de douleur ?), ses paupières commencent à frémir avant de se mettre à remuer franchement. Puis il ouvre carrément les yeux, tournant très lentement la tête en ta direction, sentant sans doute ta présence ou peut-être cherchant simplement à savoir qui avait capturé sa main de la sorte. Vos regards se croisent et tu lis la souffrance et l’interrogation dans celui de ton mentor. Mais tu n’as pas encore le cœur à prononcer un seul mot, le laissant reprendre ses esprits et ne sachant de toute façon absolument pas par quoi commencer. Tu as l’impression qu’il va dire quelque chose mais aucun son ne s’échappe de ses lèvres craquelées. Tu vois qu’il passe sa langue sur ses lèvres, faisant sans doute une nouvelle tentative mais celle-ci échoue encore. Tu vas lui proposer de l’eau mais sa main remue dans la tienne et son pouce vient doucement caresser ta joue. C’est infiniment tendre, surtout quand on sait l’effort que ça doit lui coûter… Comme souvent, il a les gestes qu’un père aurait avec sa fille envers toi, et comme toujours, ça te bouleverse. A plus forte raison aujourd’hui, car ce n’était définitivement pas à lui de te réconforter… Tu lui adresses alors un sourire bouleversé, ému, soulagée de voir qu’il reprend confiance mais infiniment triste de savoir que c’était aussi le début de son calvaire.

Sa main retombe toutefois rapidement mais tu ne la lui rends pas, la gardant entre les tiennes, accompagnant simplement sa chute lorsqu’elle retombe sur le lit. Alors il parvient finalement à parler. « Aloy. » C’est le premier mot ou plutôt le premier prénom qu’il parvient à articuler avec difficulté. C’est suffisamment révélateur de voir qu’elle est la première à traverser ses pensées… Tu ne peux donc pas te résoudre à lui dire. Pas encore. Pas alors qu’il émerge encore des brumes dans lesquelles il avait été plongé. Non, tu optes pour une forme de lâcheté temporaire. « Tu ne dois pas essayer de parler si tu peux pas… Tu as été intubé. Je vais essayer de te donner un peu d’eau d’accord ? » Lui expliques-tu, te rappelant ce que le médecin t’avait dit. Tu imaginais que sa gorge devait le brûler… Tu avais donc opté d’emblée pour un système de questions fermées, histoire qu’il puisse te dire oui ou non d’un simple regard. Doucement, tu lâches sa main, remontant le plus délicatement possible l’oreiller derrière sa tête pour donner un peu de hauteur à celle-ci, histoire qu’il ne boive pas à l’horizontal. Tu prends mille précautions, son médecin t’ayant avertie qu’il était dans un état très fragile à cause de ses jambes. « Tiens, voilà, dis-moi si je vais trop vite… » Dis-tu en attrapant un gobelet avec une paille en plastique pour le porter près de ses lèvres et l’incliner. Tu te prépares à soutenir sa tête de ton autre main au cas où il aurait besoin d’aide. Tu ne t’étais jamais occupé de quelqu’un avec tant de douceur mais bien heureusement, ça semblait te venir assez naturellement….

T’armant de courage, tu lui délivres les premières informations, celles qui sont relativement neutres. Tu te dis que ça doit être horrible de te réveiller comme ça à l’hôpital et que quelques éléments de contexte pouvaient peut-être aider… « Tu as eu un accident de voiture alors que tu revenais de chez les parents d’Aloy… Tu as été pris en charge à Cardiff mais une fois que ton état a été stabilisé, ils ont préféré te transférer. Au cas où il y aurait eu des décisions médicales à prendre. Tu es à l’hôpital de Tenby. » Dis-tu comme s’il s’agissait d’une bonne nouvelle. D’ailleurs autant continuer un petit peu dans ce qui pouvait encore passer pour du positif. « J’ai vu ton médecin avant de venir te voir, il a l’air compétent. Je pense qu’il s’occupera bien de toi… » . C’était nul de chercher le positif comme ça dans une situation qui ne l’était absolument pas mais chacun sa façon de gérer la crise…


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MessageSujet: Re: No one ever said it would be this hard (Penny ♥) No one ever said it would be this hard (Penny ♥) EmptyLun 4 Fév - 23:23

 

This is the first day of my life
I'm glad I didn't die before I met you
Intubé, ce mot te fait étrangement peur et pourtant cela veut juste dire que tu as eu un tube dans ta gorge pour t'aider à respirer mais pourquoi ? Est-ce que pendant un moment tu ne respirais plus par toi-même ? Tu n'as absolument aucuns souvenirs de ça, il y a tellement de trous dans ta mémoire que tu ne sais même pas si tu peux lui faire confiance. Par contre, tu fais confiance à Penny aveuglément. Tu la laisses faire lorsqu'elle t'aide à te redresser, mettant le coussin un  peu plus en hauteur afin que tu puisses t'appuyer dessus lorsque tu bois l'eau qu'elle t'offre. Obnubilé par cette soif, tu pourrais boire des dizaines de verres d'eau ne sachant même pas si ça serait suffisant. Tes lèvres se collent contre le rebord du verre et tu bois, maladroitement au début, mais avec l'aide de Penny, tu arrives à bout du verre. Malheureusement, dès que celui-ci t'est retiré, tu commences à avoir mal au ventre, tu as bu trop vite. Tu aurais du savoir qu'il fallait boire des petites gorgées. Tant pis, tu resteras à moitié assit pour éviter de rendre ce que tu viens de boire.  « Merci. » Murmures-tu avec un peu plus d'aisance tout en te sentant pitoyable de ne pas être capable de boire par toi-même et encore moins de bouger. Tes bras pèsent une tonne et que dire de tes jambes qui elles, sont tellement lourdes que tu ne les sens plus. Ta tête glisse un peu en arrière et tu soupires, exténué d'un effort qui en temps normal est un jeu d'enfants. Ton état est pathétique et même si tu arrives à te dire que c'est normal, que tu as eu un accident de voiture, comme te le confirme Penny, tu n'acceptes pas pour autant agir comme une loque. « Je... Je me souviens. » de l'accident, partiellement oui, tu sais ce qu'il s'est passé, que la voiture vous a percuté sur le côté, mais c'est tout, ça s'arrête là, après il n'y a que des bribes qui manquent de sens car tu ne sais même pas si ce sont des morceaux de rêves ou bien de la réalité. Tu repasses lentement ta langue sur tes lèvres avant de déglutir, cette fois avec moins de difficultés. Penny ajoute une phrase sur ton médecin, que tu ne connais même pas mais qui apparemment semble être compétant. Tu la crois sur paroles mais plus tard, tu pourras en juger par toi-même quand tu le rencontreras. « Me-Merci d'être... Là. » Un léger sourire timide accompagne tes quelques mots, tu es toi, tu es Lloyd, celui qui pense toujours aux autres avant lui-même. Tu t'en veux qu'elle soit ici avec toi parce que tu ne pensais pas un jour avoir besoin que quelqu'un appelle les numéros d'urgences que tu as sur ton dossier médical. C'était simplement pour remplir des formalités que tu n'avais jamais rempli auparavant. La première personne qui était sur cette liste fut Penny, évidemment, vous vous êtes liés rapidement tous les deux et tu ne voyais pas qui appeler d'autre si les choses tournaient mal. Jusqu'à ce que tu rencontres Aloy, qui est devenue ta compagne et puis la femme de votre fille, là, elle est passée au dessus du nom de Penny mais jamais ô grand jamais tu n'allais la retirer de cette liste, ton lien avec elle ne s'éteindra jamais, quoi que les gens peuvent penser. Tu sais bien que votre amitié était vu d'un mauvais œil, Aloy te le faisait comprendre de temps en temps mais tu ne disais rien, comme à ton habitude pour ne pas la froisser, ne pas entamer une dispute inutile. Après tout, si Penny n'avait pas été là quand tu avais eu besoin d'elle, tu ne serais pas là aujourd'hui, tu n'aurais pas eu la chance de rencontrer Aloy et de devenir papa. Tu lui dois tout, absolument tout alors oui, tu la remercies. Tu te dois de le faire tout comme tu t'excuseras plus tard de l'avoir fait venir pour toi à l’hôpital. Ça n'a pas du être facile et encore moins agréable...

Tu passes ta main droite sur ton visage, pinçant ton nez quelques secondes, les sourcils froncés, cherchant les mots qui ne viennent que partiellement. « Aloy... De... Delilah... Co-Comment elles vont ? » Tu buttes sur des syllabes, tu ne formules pas correction ta question, mais enfin, elle sort, depuis le temps que tu l'as en toi, il était temps que ça arrive. Tu as peur, tu ne comprends pas pourquoi elles ne sont pas là avec toi, la boule dans ton ventre prend réellement forme, elle est désagréable. Malgré les quelques bribes que tu as de l'accident dans ta mémoire, tu n'as rien sur elles, tu ne sais pas comment elles ont vécu celui-ci. Tu ne laisses pas le temps à Penny de répondre, tu reprends aussitôt. « Je... Veux les voir. » La gorge serrée tu lâches ces quelques mots, absolument sur de toi, prêt à te lever, te redresser pour de vrai, seul comme un grand, mais dès que tu essaies de prendre une quelconque impulsion venant de tes jambes absolument rien ne bouge. C'est là que tu ressens une panique, familière, quelque chose ne va pas, quelque chose cloche avec toi mais tu n'es malheureusement pas au bout de tes surprises. Tu ne te doutes en rien de la nouvelle qui va chambouler chaque seconde de ton avenir. À cet instant là, tu es sur un nuage malgré la panique grandissante. La douleur que tu ressens là n'est rien face à celle qui arrive. « Où... Où... » sont elles ? Cette fois, tu n'arrives pas à formuler ta demande clairement à cause de cette panique et ça te frustre. Ta tête retombe sur l'oreiller en arrière dans un mouvement presque brusque, tu es tellement frustré, tu t'en demandes beaucoup trop, mais le simple fait de rester ici, sans rien pouvoir faire te rend malade. Ce n'est pas toi Lloyd, tu n'es que partiellement toi et non, ça ne te va pas.  


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CÔTÉ COEUR : En couple avec Stan. Mais en ce moment, elle passe beaucoup de temps avec Lloyd.
PROFESSION : Serveuse au Blue Ball. Elle a repris des études de sociologie par correspondance.
REPUTATION : Je l'ai vue s'afficher officiellement avec Stan Haverford à l'anniversaire de Max Juillard, je savais que ces deux-là étaient en couple ! Ils sont beaux ensembles, non ? Cela dit, elle doit moins avoir le temps de papillonner avec le terrible accident qu'à eu son grand ami, Lloyd Jenkins...


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MessageSujet: Re: No one ever said it would be this hard (Penny ♥) No one ever said it would be this hard (Penny ♥) EmptyLun 11 Fév - 20:17



❝ hold on, this is gonna hurt like hell❞

A ton plus grand soulagement, Lloyd parvient à boire un peu d’eau sans tousser ou recracher. S’hydrater lui fait du bien car quand il te remercie, sa voix est un peu moins chevrotante. Mais l’effort lui a coûté, car il laisse retomber sa tête sur l’oreiller, l’air épuisé. Tu reposes le gobelet sur l’oreiller, reprenant une position normale à son chevet, lui laissant quelques instants pour souffler. Cependant, il reprend rapidement la parole, te montrant qu’il a entendu ce que tu lui as dis précédemment. « Je... Je me souviens. » Dit-il à propos de l’accident, les sourcils froncés comme si effectivement des bribes du drame défilait dans son esprit. Tu attends encore. La dernière chose que tu avais envie de faire était de le brusquer. Certes, repousser l’atroce révélation que tu devais lui faire ne la rendrait pas moins atroce mais tu pouvais tout de même le laisser reprendre ses esprits. Tu n’osais même pas imaginer ce qu’il devait ressentir, en se réveillant si affaibli dans une chambre d’hôpital, avec comme dernier souvenir une violente collision… En fait, à sa place, tu aurais sans doute complètement paniqué… « Me-Merci d'être... Là. » Dit-il ensuite, un léger sourire en ta direction. Ce dernier entame quelque peu ta résistance. Tes lèvres se mettent à trembler tandis que tu papillonnes des cils pour tenter de repousser les émotions qui t’étreignent. « Je… Je… » Tu ne trouves pas tes mots, plongeant ton regard dans le sien pour essayer d’y puiser un peu de sérénité. C’est un échec cuisant et tu te retrouves à essuyer tes joues bientôt inondées. « Evidemment que je suis là… je ne serai pas ce que j’aurai fais si je … t’avais perdu… » Tu attrapes sa main, te laissant aller à la faiblesse que tu réprimais depuis tout à l’heure, devenant de plus en plus incohérente tandis que tes sanglots augmentent de plus belle. « C’est moi…qui suis reconnaissante que tu sois là… Ne… meurs… jamais… Ne meurs… jamais… d’accord ? »

Jusqu’à maintenant, tu t’étais interdit d’exprimer tes émotions, pensant que ce moment n’était pas à propos de toi mais tu t’en rends compte qu’il te dévaste aussi sûrement que si Lloyd avait été un membre de ta famille. Correction : il était un membre de la famille. Un point essentiel de ta vie. Une ancre, une attache dont tu avais longtemps été privée. Cette sensation avait peut-être été moins vive lorsqu’il avait fondé sa famille mais les évènements récents te rappelaient que votre lien était indestructible. Perdre Lloyd t’aurait anéantie. Il n’y avait qu’à voir l’état dans lequel te mettait la simple idée qu’il ait pu mourir. La boule au ventre, tu essayes néanmoins de te reprendre, exprimant cela. « Je serai toujours là pour toi. Toujours. » C’était tellement évident que tu n’avais jamais pensé à le formuler à voix haute mais voilà qui était fait. Tu espérais que ces mots pourraient avoir de l’écho pour lui plus tard, une fois que le ciel lui serait tombé sur la tête… Un moment qui est de plus en plus imminent car bientôt, Lloyd te pose la question fatidique directement.

« Aloy... De... Delilah... Co-Comment elles vont ? Je... Veux les voir. » Il s’agite, essaye de se relever un peu plus mais il n’en est pas capable, et l’effort semble réveiller la douleur, la souffrance. Le cœur serré pour lui, tu poses tes mains sur ses épaules. Tu n’exerces aucune pression, essayant juste de l’apaiser. « Chuuuut, chuut, ça va aller. » Et là, tu te lances. Finalement ne pas savoir était pire que tout. « Delilah va bien. Elle était bien attachée dans son siège-auto, elle a été protégée du choc. Elle a quand même passé une nuit en observation aux urgences pédiatriques mais aucun signe alarmant. Les médecins l’ont laissée sortir rapidement. Elle est avec les parents d’Aloy en ce moment. Ils s’occupent d’elle. » Cette fois, bizarrement, tu commençais par la « bonne » nouvelle. Et maintenant, il fallait continuer. Tu renifles, t’essuyant une nouvelle fois les yeux. Tu espérais que Lloyd ne t’associerai pas à tout jamais à cet instant, qu’il supporterait encore ta vue une fois que tu lui aurais annoncé que l’amour de sa vie n’était plus… Tout à l’heure, tu avais dit te sentir reconnaissante de voir Lloyd en vie, ce qui te paraissait grossier maintenant que tu savais dans quelles ténèbres il allait plonger. Tu aurais voulu pouvoir préserver cet homme que tu aimais de tout ton cœur de cette souffrance mais il n’y avait rien que tu pouvais faire… Pire, tu devais être celle qui brisait tous ses espoirs et rêves de bonheur pour le futur… « Mais Aloy… » C’était tellement dur…. Tu dois en appeler à toute ta force intérieure, jetant un regard craintif sur le visage du doyen. « Aloy n’a pas survécu… Je suis désolée, Lloyd, elle n’a pas survécue. Lorsque cette voiture vous a percuté, vous êtes allés droit dans un arbre… Elle est morte sur le coup. » Dis-tu, les mains toujours sur ses épaules pour l’empêcher de se blesser s'il s'agitait encore. Tu venais sans doute de faire la chose la plus douloureuse de ta vie.


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MessageSujet: Re: No one ever said it would be this hard (Penny ♥) No one ever said it would be this hard (Penny ♥) EmptyMar 12 Fév - 0:39

 

Now the day bleeds into nightfall
And you're not here to get me through it all
Sa réaction te prend de court, tu restes incapable d'agir, obnubilé par les larmes qui coulent le long de ses joues. Est-ce que c'est de ta faute si Penny est dans cet état, t'implorant à sa manière de ne pas mourir. Une sensation plus ou moins agréable vient remplacer cette douleur dans le creux de ton ventre. Les mots de Penny te touchent énormément, plus que tu ne pouvais l'imaginer, jamais d'ailleurs tu n'avais pensé à ce moment ou quelqu'un allait être à ton chevet pour te demander de ne pas mourir. Tu aimerais le lui murmurer que non, tu ne vas pas la quitter, que tu vas rester avec elle jusqu'à la fin, malheureusement tu le sais aussi bien qu'elle que ce n'est pas possible. Tu viens déjà de passer à deux doigts de la mort, qui sait ce qu'il va se passer la prochaine fois. C'est avec difficulté que tu avales ta salive, coincée dans ta gorge, quelques larmes timides se font un chemin sur ton visage, en réponse aux siennes. Tu voudrais la rassurer et lui assurer que ça va aller, que d'ici quelques jours, tu seras comme neuf, que tu pourras aller la voir à son travail ou encore lui apporter des conseils pour ses études mais rien ne sort de ta bouche. Vainement, tu essaies de serrer ses mains qui enserrent la tienne, lui montrer que tu es là, en vie. Quand tu vois Penny dans cet état, ça te fend le cœur mais ça te montre aussi qu'elle tient à toi, comme tu tiens à elle, que vous êtes sur la même longueur d'ondes tous les deux. Cette image de sa détresse face à ton état ne risque pas de quitter ton esprit de si-tôt. Toi-même tu ne sais pas ce que tu ferais si elle venait à disparaître. Penny, c'est celle qui su entrer dans ta vie en un clin d’œil et à s'y faire une place bien plus qu'importante, elle est une pièce maîtresse de ton équilibre, elle brille à tes yeux et tu feras tout ce qui est en ton pouvoir pour lui permettre d'être heureuse et d'accomplir tous ses rêves. Tu n'es ni de sa famille, encore mon son conjoint, mais tu es son Lloyd, elle est ta Penny. C'est amplement suffisant pour qualifier votre relation hors du commun, incompréhensible pour ceux qui ne veulent pas y croire. De nouveau aphone, sous contrôle de tes émotions qui vont dans tous les sens, tu restes incapable de trouver les bons mots afin de la rassurer, mais heureusement, le temps, pour une fois, est votre allié et vous arrivez tant bien que mal à retrouver un peu de calme. Il te suffit d'un instant pour reprendre une peu de force et ton autre main vient s'apposer sur les siennes que tu attires contre tes lèvres et tu les embrasses, les yeux fermés durant de longues secondes. « Toujours. » Souffles-tu contre sa peau, en échos à ses dernières paroles. Toi aussi, tu seras toujours là, tu l'étais hier, tu l'es aujourd'hui et surtout, tu le seras demain et tous les autres jours qui vont suivre. « Toujours. » Jamais tu ne pourrais lui tourner le dos, jamais. Vous restez tous les deux, encrés dans ce moment émotionnellement éprouvant avant que tu ne retrouves la parole, ou presque, que tu en viennes à poser des questions, surtout une, bloquée en toi depuis que tu es dans cette chambre. Où sont Aloy & Delilah ?

Question tout à fait légitime de ta part étant donné que tu es un des premiers concerné pour elles, ta compagne et puis ta fille. Peut-être qu'un médecin est déjà venu te parler d'elles mais ta mémoire a effacé le souvenir, du coup, le demander à Penny est une chose tout à fait naturelle à tes yeux. Tu as besoin de savoir qu'Aloy va bien et que la petite se porte pour le mieux. En toute honnêteté, tu as peur qu'elles soient aussi dans un état comparable au tien, d'où leur non-présence à tes côtés. Tu te mords l'intérieur de la bouche bougeant le haut de ton corps dans le lit, signifiant ton agitation. Heureusement, les mains de Penny viennent se poser sur tes épaules et tu retrouves un peu d'apaisement. Tes yeux se plongent dans les siens lorsqu'elle commence à parler de Delilah et les larmes te montent aux yeux, même si elle va bien, elle a subit un choc, un traumatisme. Tu serres ta mâchoire de plus en plus fort en imaginant un instant ce que ta fille a pu ressentir pendant et après l'accident et dès que tu entends le « mais » qui te sort de ta torpeur ton monde s'arrête.

Surréalistes, voilà comment sont les mots qui suivent le « mais », tu ne peux pas y croire, pas une seconde, Penny ment, c'est évident. Aloy est dans une chambre à côté de la tienne, entourée de toute sa famille. Évidemment. Aloy ne peut pas être morte. Tu secoues ta tête de gauche à droite lentement. Tu refuses d'y croire. Pourquoi est-ce que Penny te raconterait des mensonge pareils ? Pourquoi ? Aloy est encore vivante. Vous veniez à peine de commencer votre vie tous les deux. Tu refuses de croire ce qu'elle vient de te dire et pourtant ton cerveau te martèle ses mots sans arrête, un litanie qui vient bouleversé l'équilibre que tu avais réussi à trouver en la présence de Penny. Tes mains viennent se poser sur les siennes qui sont toujours sur tes épaules. Ta tête bouge toujours de gauche à droite, les larmes coulent sur tes joues sans que tu puisses les sentir et encore moins les retenir. La panique prend place, s'installant confortablement. Penny ne te mentirait jamais. Penny tient à toi. La nausée revient de plus belle, accompagnée d'un mal de crâne sans nom à cause de tes mouvements incessants de la tête. Tu ouvres la bouche pour la refermer aussitôt, ton corps est secoué, il est sous le choc. Tu es sous le choc. Tu voudrais fuir, pousser les draps sur ton corps, partir en courant de cette chambre d’hôpital et fouiller celui-ci de fond en combles afin de retrouver Aloy ou alors tout simplement te réveiller de cet atroce cauchemar. Enfin, ce n'est même pas un cauchemar, c'est bien pire que ça, cette horreur ne porte pas de nom. « Non. » Enfin, une sonorité s'échappe de tes lèvres, puis une nouvelle et encore une et ainsi de suite. Une litanie de « Non. » sort de ta bouche, de quoi faire s'animer la machine qui se trouve à ta droite, indiquant un rythme cardiaque troublé, instable. Tu entres dans un état second, agité comme tu ne l'as jamais été malgré l’inexistence de tes forces après l'accident. Tu refuses catégoriquement cette nouvelle, tu ne l'accepteras pas, non, Penny devra te dire autre chose. Elle pourra le faire quand tu te réveilleras parce que tu viens de plonger dans un état de sommeil, forcé ou pas, tu n'en sais rien.

Tout ce que tu sais c'est que tu dors maintenant. Tout ce que tu ne sais pas c'est que des médecins sont entrés dans ta chambre après avoir reçu une alerte via ton moniteur cardiaque, ils sont venus pour t'endormir afin que tu te calmes et surtout t'éviter de blesser Penny avec des gestes brusques ou alors de te blesser toi-même dans ton élan de folie. Apparemment tout le premier étage de l'aile ouest de l’hôpital t'a entendu hurler des « non » à tout-va jusqu'à ce que quelqu'un te calme. Heureusement pour toi, tu n'as blessé personne, tu t'es endormi assez rapidement, les médicaments ont eu un effet foudroyant sur toi, te portant dans les bras de Morphée pour de longues heures qui sont devenues rapidement de longs jours, le temps d'accuser le coup, de rester dans une bulle protectrice, de refuser la réalité tout en récupérant quelques forces.


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MessageSujet: Re: No one ever said it would be this hard (Penny ♥) No one ever said it would be this hard (Penny ♥) EmptyLun 18 Fév - 21:33



❝ hold on, this is gonna hurt like hell❞

Tu étais sur la liste des personnes que Lloyd souhaitait voir prévenues en cas d’urgence ou d’accident. Sur le coup, tu avais été trop obnubilée par la peur qu’il lui soit arrivé quelque chose de vraiment grave pour réaliser ce que cela voulait dire mais maintenant tu en prenais pleinement la mesure. En écrivant ton nom sur un papier, Lloyd avait rendu concret tout ce qu’il existait de beau et de puissant entre vous : un lien unique et une affection qui bien que platonique, revêtait la force des plus grandes histoires d’amour… En cas d’absence d’Aloy, il te faisait suffisamment confiance pour prendre des décisions pour lui en cas de crise. Ça voulait tout dire. Et tu te sens exactement pareil à son égard. Il était nécessaire à ton monde, un point central de ton univers… Et c’est ce qui fait que tu craques, bouleversée par l’idée d’avoir failli le perdre…. Tu t’en veux aussitôt car tu vois que tes sanglots provoquent ses larmes à lui, tandis qu’il serre ta main avec peine. Tu l’avais bouleversé avant l’heure, c’était stupide. Pourtant, tu es un peu réconfortée quand même car tu as l’impression que tu as réussi à lui faire comprendre qu’il signifiait autant pour toi que ce que tu signifiais pour lui. Et aussi que tu ne l’abandonnerais jamais, y compris dans la terrible épreuve qu’il allait traverser. « Toujours. » Répète t-il en écho à tes paroles, réussissant à amener ta main jusqu’à ses lèvres pour l’embrasser tendrement, scellant ainsi votre promesse mutuelle. Tu pourrais presque lui sourire entre tes larmes. A vrai dire, tu voudrais que ce moment dure toujours, que le baume que cela vous met au cœur suffise à couvrir le chagrin, le deuil, la peine et la souffrance mais tu sais que c’est une utopie.

Alors tu puises un peu de courage au fond de toi, te disant que Lloyd préférerait sûrement apprendre le décès d’Aloy avec quelqu’un qui l’aime à ses côtés, plutôt que de la bouche d’un étranger littéralement formé à dispenser ce genre de nouvelles avant de passer à autre chose, et tu dispenses la terrible nouvelle. C’est aussi horrible que ce que tu avais imaginé pendant que tu attendais qu’il réveille… Tout son corps commence par se crisper alors que tu parles de Delilah, et tu vois qu’il souffre mille martyrs rien qu’à l’idée de voir que sa fille aurait pu être blessée. Et évidemment, après, tout est décuplé par dix, cent, mille. Car si au début, Lloyd secoue la tête de gauche à droite, probablement dans le déni lorsque tu prononces le mot « morte », il comprend finalement que tu dis la vérité. Son visage se fige dans un masque de souffrance, tandis qu’il répète « non » à plusieurs reprises, dans une litanie déchirante et surtout de plus en plus audible. Son rythme cardiaque augmente et les appareils reliés à son cœur meurtri se mettent à biper. Tu sens le souffle te manquer, paniquée. Non seulement, c’est un supplice pour toi d’être témoin de ce désespoir brutal, cruel, de voir cet homme que tu aimes, blessé à vif mais en plus, tu sens que la situation t’échappe totalement. Surtout que Lloyd se met à se débattre, retrouvant un peu de vigueur malgré ses blessures. Tu hésites à le lâcher, ne voulant pas le maintenir contre son gré, mais tu as peur qu’il se blesse encore plus. « Lloyd… Arrête… Arrête, je t’en supplie… » Dis-tu, affolée. Mais rien ne semble pouvoir le sortir des affres dans lesquelles il est en train de plonger…

Ton salut vient finalement de l’extérieur, lorsque les médecins déboulent dans la chambre pour l’endormir, le contenu d’une seringue étant déversé sans plus de sommation dans sa perfusion. Le sommeil et l’oubli comme remède. Sur le coup, cela te paraît approprié. Ton unique souhait c’est que Lloyd souffre le moins possible. Mais progressivement, tu réalises que ce n’est pas une solution. Car quand il se réveillera dans quelques heures, la peine sera toujours là. Lloyd n’avait aucune alternative, aucune échappatoire. Il devait affronter cette souffrance absurde. Et repousser le moment où il le ferait ne changerait rien à ce fait…

***

« Bonjour Katie ! Aucun changement à signaler ? » Demandes-tu en passant près du bureau des infirmières. Quatre jours plus tard, tu connais l’hôpital comme ta poche et tu connais aussi toutes les infirmières du service. Tu quittes le chevet de Lloyd le moins possible, ne rentrant chez toi qu’à la fin des heures de visite. Tu n’assures que les services du soir au Blue Ball, à la grande joie des autres serveuses qui se battaient pour ne pas l’avoir. Tu te couches tard, tu te lèves tôt et surtout tu t’inquiètes beaucoup. Ta mine de déterrée s’assombrit d’ailleurs lorsque ladite Katie secoue la tête négativement. Aucun changement, ça voulait dire que Lloyd continuait à se replier dans un monde qui n’appartenait qu’à lui. Il dormait beaucoup, ne parlait quasiment pas, ne mangeait pas… Il était méconnaissable. Le psy de l’hôpital disait que c’était pour se protéger du chagrin mais à part pointer cette évidence, il n’avait pas apporté beaucoup d’aide… Toi tu continuais à venir tous les jours, essayant d’obtenir une réaction. Parfois, tu monologuais longuement, d’autres fois, tu restais silencieuse, espérant que ta simple présence apportait un peu de réconfort. Mais tu n’étais plus sûre de rien, doutant de plus en plus. Et aujourd’hui, la fatigue n’aidant pas, tu laisses tomber le simulacre lorsque tu entres dans la chambre de Lloyd. Pas de salutations, de nouvelles de Delilah ou de la ville. Au début, tu lui avais laissé le temps mais là… Il mettait sa santé en danger. Tu poses juste tes paupières gonflées sur lui. « Les infirmières disent que tu ne manges toujours pas. » Dis-tu aussi épuisée qu’inquiète. « Lloyd, tu sais combien de jours ça fait ? Tu ne vas jamais pouvoir sortir d’ici si tu ne reprends pas de forces… »



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MessageSujet: Re: No one ever said it would be this hard (Penny ♥) No one ever said it would be this hard (Penny ♥) EmptyMar 19 Fév - 0:48

 

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Le sommeil a toujours été ton allié, dès que tu voulais éviter une situation, tu dormais, ou tu faisais semblant, mais tu trouvais toujours cette capacité à fermer les yeux et à oublier le monde autour de toi. Pendant longtemps, tu as cherché à éviter celui-ci, surtout lorsque tu étais à Londres, ton mariage à moitié terminé à peine commencé et cette pression à cause du travail, souvent, tu dormais dans ton bureau à l'université, que tu sois couché ou assit, ça marchait,  tu pouvais respirer, ne serait-ce que quelques minutes... Aujourd'hui, ça se compte en jours, tu refuses de parler, tu fermes les yeux et te mets sur le côté dès que quelqu'un vient dans ta chambre, refusant tout contact, tout dialogue. La nouvelle que Penny t'a apporté quelques jours plutôt a absolument tout bouleversé. Dès que tu ouvres les yeux, tu fais face à cette réalité ou Aloy n'est plus alors que les yeux fermés, elle est toujours à tes côtés, aussi bien dans tes rêves que tes souvenirs. Parfois, tu pleures, quand il n'y a personne autour de toi, tu te laisses aller à verser des larmes jusqu'à ce que tu tombes de fatigue et à chaque fois c'est de plus en plus rapide. Tu ne manges pas, tu ne bois quasiment pas, le strict minimum et évidemment, tu dors. On te propose tous les jours de faire des exercices, de bouger de ton lit, mais tu ne le fais que pour tes besoins naturels, avec l'aide d'un infirmier et d'un fauteuil roulant. Tu t'arranges toujours pour que personne ne soit là quand ça arrive, tu n'acceptes toujours pas d'être dans un fauteuil. La simple idée que tu ne puisses pas t'occuper de ta fille et de toi même est inimaginable. Tu as toujours été aussi responsable qu'indépendant et là, tu ne peux rien faire seul, absolument rien. Tu n'es plus rien sans elle.

Aujourd'hui, c'est ton quatrième jour de quasi-mutisme, un jour de plus ou tu écoutes les personnes qui sont autour de toi, un jour de plus couché dans ce lit d’hôpital qui commence à prendre la forme de ton corps. Tu n'as jamais manqué Penny, jamais, elle est toujours là, tu le sais, elle n'a même pas besoin de te parler pour que tu saches qu'elle est présente à tes côtés, c'est la seule personne qui arrive à poser sa main sur toi sans que tu ne bouges subitement en signe de refus d'un quelconque contact. En quatre jours tu as pu en voir des personnes à tes côtés, tu en as entendu des histoires, des questions, des excuses, des reproches aussi, tu as vraiment tout eu. Tu étais dans ta bulle, refusant d'obtempérer pour te protéger mais aussi protéger tes visiteurs de cette colère latente en toi que tu as besoin de contrôler pour éviter de répandre de la douleur. Elle n'est plus là. Lorsque les parents d'Aloy sont venus te voir, tu as prié qu'une infirmière dise que tu ne sois pas en état, mais tu l'as entendu dire que tu étais simplement endormi, toujours sous le choc. Ils se sont donc installés sur les chaises à côté du lit laissant un silence presque malsain entre vous, puis des messes basses, un sanglot, un autre et puis son père a parlé, tu ne te rappelles plus en détails de ses paroles, mais il parlait de l'enterrement d'Aloy, de Delilah qu'ils allaient s'occuper d'elle le temps que tu ailles mieux et d'un autre sujet que tu as décidé d'oublier, sans grande réussite. Il faut avouer que tu ne réussis pas grand chose en ce moment si ce n'est dormir sauf maintenant. La porte de ta chambre s'ouvre et tu sais que c'est Penny, tu ne bouges pas, toujours prostré dans ton lit, ton visage du côté du mur pour éviter les regards. Tu attends qu'elle commence à parler mais le son de sa voix est différent des autres jours, ici il n'est plus question de la pluie ou du beau temps mais de bien plus sérieux, tu le ressens au son de sa voix. Lorsque les mots prennent forme, tu enfonces ta tête dans l'oreiller fraîchement changé de ce matin, après tout le staff médical voilà que c'est à elle de s'y mettre. Tu savais que ça allait arriver, tu aurai dû t'y préparer. Tu décides finalement à bouger sur ton lit, te mettre complètement sur le dos et de fixer le plafond. « À quoi bon ? » Ta voix n'est plus aussi fébrile qu'avant, tu ne l'utilises quasiment plus certes, mais tu as des forces même si tu refuses de te nourrir. Tu ne regardes toujours pas Penny et tu cherches des mots, comment est-ce que tu peux lui expliquer ce que tu ressens si toi-même tu ne le sais pas. « Delilah est entre de bonnes mains. » Alors va pour un discours décousu, une idée ou plutôt la seule idée qui te vient à l'esprit. « Aloy n'est pas à la maison. » Poser de simples mots sur cette réalité, la première fois, la dernière aussi vu la douleur qui s'installe dans tout ton corps. Tu aurais pu énumérer des raisons autres que celle-ci, tu en as des tonnes en stock, mais tu n'en as ni l'envie ni la force, surtout après ce que tu viens de prononcer. « Si j'avais mangé tous mes repas, je serai déjà rentré. » Tu as envie de te confier de tout ce que tu as sur le cœur, mais rien ne vient, tout reste bloqué dans ta gorge, serrée, comme à son habitude, sous la menace de sanglots douloureux. Tu devrais pourtant lui dire ce que tu penses de l'enterrement, c'est bientôt, tu as envie de lui dire qu'une partie de toi veut y aller, mais que l'autre refuse catégoriquement d'y mettre les pieds. Tu pourrais aussi parler de tout ça au psychologue de l’hôpital qui vient passer une demi-heure dans ta chambre tous les jours depuis que tu es là mais tu n'y arrives pas. Extérioriser tes émotions avec des paroles à toujours été un problème pour toi. Communiquer avec de simples mouvements ça semblait être la meilleure des idées ici. Pour Penny ça ne fonctionne pas, ou plus. Tu voudrais lui dire qu'ici tu ne te sens pas comme une source d'inquiétude, parce que si effectivement, il t'arrive quelque chose, il y aura toujours quelqu'un à quelques mètres de toi pour t'aider. Tu ne te vois pas chez toi seul, absolument pas et tu te vois encore moins chez toi avec un parfait inconnu qui va venir empiéter sur tes affaires personnelles et ne porter aucun respect sur ton espace qui lui aussi, est personnel. Le plus important c'est que tu ne te vois pas demander à Penny de venir chez toi toutes les dix minutes, elle a des proches, un travail, des études, elle a une vie et elle n'est pas la tienne. Tu lui en demandes déjà énormément. Ça te frustre, ça te rend malade d'être un poids pour les gens, surtout pour elle. « Je n'ai pas faim. » Une excuse pour tenter de terminer la conversation à peine débutée, tu t'es frustré tout seul, tu es en colère contre toi-même parce que Penny te fait trop réfléchir, elle te fait douter de tes choix et ça, même sans dire un mot. Des choix que tu prends tout seul dans des moments où tu es dans les tréfonds de ta douleur.

Tu décides finalement de bouger sur ton lit, non pas pour faire face au mur, mais pour faire face à Penny, lui offrir de derniers mots avant que tu ne te plonges dans ton mutisme afin d'éviter des remarques au sujet de tes choix plus que discutables. « Et quand bien... » Plus un son ne sort de ta bouche, ton regard se bloque sur le visage de Penny pendant quelques longues secondes, il est marqué par la fatigue. Tu as perdu la suite de ta phrase. La simple vue de son visage te rend malade. Elle n'a même pas le temps de dire quoi que ce soit que tu te retournes immédiatement, face au mur. Tu voudrais remonter tes genoux conte ton torse, mais comme à chaque fois que tu essaies de le faire depuis quatre jours, tes jambes sont complètement immobiles. Tu te renfermes sur toi. Tout le monde souffre à cause de toi. Tout est de ta faute Lloyd. Voilà ce que tu te martèles depuis quelques jours, que tout est de ta faute, que tu aurais pu éviter tout ça. Tu es responsable Lloyd.
Un pas en avant, trois pas en arrière.


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PROFESSION : Serveuse au Blue Ball. Elle a repris des études de sociologie par correspondance.
REPUTATION : Je l'ai vue s'afficher officiellement avec Stan Haverford à l'anniversaire de Max Juillard, je savais que ces deux-là étaient en couple ! Ils sont beaux ensembles, non ? Cela dit, elle doit moins avoir le temps de papillonner avec le terrible accident qu'à eu son grand ami, Lloyd Jenkins...


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MessageSujet: Re: No one ever said it would be this hard (Penny ♥) No one ever said it would be this hard (Penny ♥) EmptyMar 26 Fév - 16:56



❝ hold on, this is gonna hurt like hell❞

Comme toujours, tu t’étais adressée au dos de Lloyd. Dès qu’il était éveillé, il adoptait toujours la même position, couché en chien de fusil face au mur. Au début, tu avais essayé de déplacer la chaise réservée aux visiteurs de l’autre côté du lit pour lui faire face mais il s’était simplement retourné de l’autre côté. Tu avais donc abandonné l’idée de voir son visage. Cachait-il ses larmes ? Refusait-il de te regarder en face car tu étais celle qui lui avait annoncé qu’Aloy n’était plus ? Tu ne pouvais qu’émettre des hypothèses car il ne parlait plus ou quasiment pas. Chaque jour, tu te laissais donc tomber sur la chaise du côté de la porte, fixant son dos avec résignation pendant que tu parlais dans le vide. Parfois, tu laissais ta main aller jusqu’à son épaule mais tu n’étais pas certaine que ce contact ait des vertus apaisantes. En fait, tu n’étais plus certaine de rien et tu ne savais plus quoi faire. Tu disais résignation dans ton esprit, mais il s’agissait plus d’abandon qu’autre chose… Et aujourd’hui, cela doit transparaître dans ta voix plus que jamais car tu obtiens pour la première fois depuis 4 jours, une réponse. « Ah quoi bon ? » Réplique Lloyd à tes remarques en se tournant sur le dos. Cette réponse te brise le cœur car elle te confirme ce que tu craignais. L’annonce du décès d’Aloy l’avait brisé et il se laissait dépérir, ayant perdu l’envie de se battre. De plus, il fixe le plafond, refusant toujours de te laisser voir son visage. Mais pourtant, tu ne peux pas t’empêcher de te redresser, pleine d’espoir. Car c’était une réaction, une vraie réaction. La première.

Tu hésites encore sur la réponse à donner quand il reprend la parole. « Delilah est entre de bonnes mains. Aloy n'est pas à la maison.» La douleur dans sa voix lorsqu’il prononce le prénom d’Aloy. Ça te tue. Mais tu ne dois surtout pas perdre le fil de votre échange. Car justement, il y avait enfin un échange et tu n’étais pas en mesure de dire combien de temps cela pouvait durer. Hélas, une fois encore, tu hésites à donner la réponse qui te traverse l’esprit. Car elle est brutale. Et c’était quitte ou double. Soit elle provoquait l’électrochoc dont il avait besoin, soit elle l’anéantissait encore plus… Tu tentes quand même le coup… Au point où vous en étiez, il n’y avait plus grand-chose à perdre ou à regretter… « Delilah n’est pas entre de bonnes mains… Les parents d’Aloy… Ils veulent la garde. Ce n’est pas bien. Elle a perdu sa mère… Elle a besoin de son père. C’est avec toi qu’elle devrait être. » Oui Delilah avait perdu sa mère. Si jeune. C’était insoutenable. Ta voix chevrote d’ailleurs quand tu le dis. Tu avais édulcoré ton propos, ne révélant pas que les grands-parents de la petite clamaient que Lloyd était responsable de l’accident et incapable de s’occuper de sa fille mais ça te paraît tout de même très violent de laisser tomber une autre mauvaise nouvelle comme ça. Tu pousses un petit soupir. « Lloyd… Je n’ose même pas imaginer à quel point ça doit être dur pour toi… Je sais combien tu aimais Aloy… Mais tu ne dois pas abandonner… Tu es la personne la moins égoïste que je connaisse. Je sais que si tu ne te bas pour toi, tu vas te battre pour ta fille. » Essayes-tu de dire avec conviction et assurance. Sauf que tu avais connu Lloyd avant qu’il ne rencontre Aloy. Et tu savais réellement que c’était elle qui lui avait redonné l’envie de vivre. Elle avait été littéralement son soleil et maintenant qu’il avait cessé de briller, son univers devait paraître bien sombre… Sauf que tu étais là. Tu n’étais pas Aloy mais tu n’autoriserais pas Lloyd à se laisser sombrer. Tu comptais bien mettre toutes tes forces dans la bataille…

« Si j'avais mangé tous mes repas, je serai déjà rentré. » Dit-il ensuite, montrant tout de même que tes paroles trouvaient un certain écho en lui. Tu hoches la tête. Puis tu te rappelles qu’il ne te voit pas. « Oui… Certainement. Tu ne veux pas sortir d’ici ? Ne me dis pas que tu te plais ici… Tu n’as même pas de fenêtre. Toi qui aime tant regarder la mer… » Définitivement, ton approche est frontale aujourd’hui. Mais bon, la douceur n’avait pas vraiment fonctionné jusqu’à maintenant. Tu tentes donc cette nouvelle approche, légèrement teintée de chantage affectif. « Ça serait bien mieux si je pouvais te ramener chez toi. Ou même chez moi. Je pourrai veiller sur toi bien plus facilement qu’en venant à l’hôpital tous les jours. Et toi, tu serais installé plus confortablement qu’ici. » Tu te disais que le renvoyer dans une maison emplie de souvenirs d’Aloy était cruel mais comme tu l’avais dit, tu étais prête à l’accueillir chez toi. Tu reprends vite la parole. Ton argumentation était plus que prête, tu la retournais dans ta tête en permanence. « Et il ne s’agit pas seulement de partir d’ici pour rentrer à la maison. L’enterrement… Les parents d’Aloy sont en train de l’organiser. Ils ne peuvent pas le repousser indéfiniment. Il faut que tu ais assez de forces pour t’y rendre… »

La réponse du Jenkins est malheureusement toute prête. « Je n'ai pas faim. » Que répondre à cela ? « Et bien force toi ! » ? Non c’était stupide. Tu ne sais pas quoi dire. Tu n’avais pas réponse à tout. En fait, tu n’as réponse à rien du tout. Tu as l’impression que les lieux communs qui te venaient aux lèvres étaient d’un ridicule absolu face aux tréfonds dans lesquels Lloyd nageait. Il y avait des chagrins qu’on ne pouvait pas apaiser avec des mots ou du bon sens… Face à ton mutisme, Lloyd tourne légèrement le visage pour te regarder. « Et quand bien... » Il n’achève cependant pas sa phrase, te regardant fixement quelques secondes avant de reprendre sa position initiale. Non pas celle sur le dos les yeux au plafond mais celle sur le côté, face au mur. Donc il ne supportait vraiment plus ta vue... Épuisée, tu te laisses allée en arrière, fermant les yeux et t’appuyant sur le dossier. « Et quand bien même, quoi ? Lloyd, qu’est-ce que tu allais dire ? » Dis-tu, sachant pertinemment que tu risquais de ne même pas obtenir de réponse.




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MessageSujet: Re: No one ever said it would be this hard (Penny ♥) No one ever said it would be this hard (Penny ♥) EmptyMar 26 Fév - 20:25

 

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Te voilà en train de triturer tes doigts, nerveusement en réaction à ses paroles qui font atrocement mal. Est-ce que tu t'imagines lutter pour la garde de ta propre fille avec les parents d'Aloy ? Non, tu ne peux pas, tu les apprécies plus que tout mais savoir qu'ils veulent la garde alors que tout vient de se produire, ça te donne la nausée. C'est comme ça qu'ils veulent faire ? Ne pas te laisser le temps de te remettre enfin de t'enfoncer encore plus ? Est-ce qu'il savait une seule seconde qu'Aloy doutait énormément sur elle en tant que mère ? Est-ce qu'ils étaient au courant de ce que vous étiez en train de traverser avant que tout ne dérape ? Tu doutes. C'était souvent toi qui allait les voir avec la petite alors qu'Aloy était occupée ailleurs, comment est-ce qu'ils peuvent te faire ça ? Te retirer la raison qui peut éventuellement te pousser à te battre. Tu ne comprends pas. Toi qui pensait les connaître, tu viens de te prendre une claque en plein visage et celle-ci n'aide en rien ton état actuel. Tu as pourtant tout pour te battre, tu as ton avocat qui se fera un malin plaisir de les traîner dans tout et n'importe quoi pour qu'ils payent cet affront mais... Tu ne veux pas que ça finisse mal, ce n'est pas le but, mais il n'aident en rien, vraiment rien pour que les choses changent de tournure et s'améliorent. « Comment ? Pourquoi ? » C'est quoi cette démarche de tirer sur un homme qui est déjà à terre ? Et pourquoi maintenant ? Une semaine à peine après l'accident et ça y est, la guerre est commencée. Tu pensais pouvoir leur faire confiance et laisser la petite avec eux le temps que tu puisses au moins te déplacer par tes propres moyens, le minimum. Tu sais que tu ne vas pas rester éternellement à l’hôpital même si tu prolonges volontairement ton séjour dans celui-ci. Tu ne t'aides pas, tu le sais, mais alors eux, derrière toi, agir de la sorte, c'est à en devenir dégoûtant. Tes doigts se serrent et forment un poing au dessus des draps. Cette colère que tu caches aux yeux du monde fait peu à peu surface. Ton cerveau te martèle le prénom de ton avocat, comme si tu devais l'appeler, le faire avant que ce soit trop tard, mais tu te refuses en répondre à cette provocation, tu n'as pas les forces maintenant pour te battre. Quand est-ce que tu les auras ? La colère retombe, quasi immédiatement, à quoi bon ? Ta passivité légendaire revient au galop, te laissant sans mots, sans armes face à un combat qui pourtant est l'un des plus importants à gagner. Tu sais que tu dois faire les choses dans l'ordre, te remettre sur pieds avant tout, te permettre de réagir avec une once de toi, de Lloyd Jenkins avant de foncer tête baissée dans un éventuel procès qui va coûter énormément en énergie. « Je ne vais pas abandonner. » Murmures-tu finalement. « Je n'en ai pas le droit. » Tu ne dis pas ça pour toi car si tu avais été clairement seul, tu n'aurais jamais essayé de te battre une seule et unique seconde. Là en l’occurrence, tu t'octroies un peu de temps ou tu peux sombrer, être lamentable, inconsolable, bref dans toutes tes états. « Je le sais... » Tu ne peux pas l'oublier, tu ne l'as jamais oublié, depuis que tu es né, dès que tu te sentais mal tu avais cet engrenage de culpabilité qui te disait que non, tu n'as pas le droit d'aller mal car beaucoup de personnes comptent sur toi pour les aider.

Péniblement tu avales ta salive, regrettant ton choix d'avoir tout fait pour rester à l’hôpital le plus possible afin de t'octroyer un peu de répit alors qu'on te tirait déjà dans le dos sans que tu ne vois rien. Parler change absolument tout avec toi, lorsque tu étais dans ton mutisme à te remémorer tous tes moments avec Aloy, personne n'était là te dire de te bouger pour sortir d'ici et reprendre la vie comme elle vient. Là, il te suffit que quelques mots, un simple échange pour te faire aisément comprendre ton erreur cruciale d'être resté ici dans ta bulle. « Évidemment que je ne me plais pas ici... » Sérieusement qui aimerait être bloqué dans cette chambre h24, sans une seule vue sur le dehors ? D'ailleurs, tu ne comprends même pas pourquoi il n'y a pas de fenêtre. Tu n'as jamais demandé pourquoi et Penny qui soulève ce détail te montre bien que ce n'est pas rien. La mer te manque, ton lit te manque, la maison te manque, Delilah te manque, ton travail te manque aussi, mais par dessus tout, Aloy te manque... Tu veux lui dire que tu veux rentrer, maintenant, c'est au bord de tes lèvres, mais les mots ne viennent pas et puis, c'est impossible, dans ton état, les médecins refuseront, tu vas devoir encore passer quelques jours ici, tu vas devoir manger, faire des efforts qui ne donnent pas envie, tout ça pour obtenir une liberté amère. Penny te dit qu'elle pourrait t'héberge afin de veiller sur toi, le terme n'est pas adéquat, si tu vas chez elle, elle va devoir s'occuper de toi, tu ne peux quasiment plus rien faire seul. Tu es un poids mort. Tu n'as pas l'ami qui vient à la maison pour quelque chose et qui peut faire un peu de ménage, ou bien la cuisine, non, tu es celui qui sera couché sur un lit ou un canapé tout le long de la journée sans rien faire. Tu n'as pas le droit de faire subit ça à Penny, non. Tu n'as pas le droit de devenir nocif pour elle. Tu t'en voudrais pour le reste de ta vie si c'était le cas. Tu éludes sa réponse pour le moment, tu y apporteras quelques mots plus tard, ou pas. En attendant, tu reviens sur ses derniers mots au sujet de l'enterrement. « Où est-ce qu'ils veulent ?... » Tu peines à le dire, à prononcer les mots qui prouvent qu'Aloy n'est plus. « Cardiff ou Tenby ? » Et tu n'y arrives pas, tu vas droit au but, tu sais qu'elle va comprendre.

Là, tu décides à enfin la regarder, délaissant de ta place attitrée dans le lit afin de lui offrir un regard, toute ton attention mais... Le regret est immédiat. Son visage est marqué, ses yeux, ses cernes, le teint de sa peau, tu n'es pas aveugle et tout, absolument tout te dit que c'est de ta faute. La vue est insoutenable, tu abandonnes tes paroles ainsi que son visage pour tenter de te recroqueviller et oublier. Tu serres tes paupières tellement fort sur tes yeux que tu en as mal. Tu n'es définitivement pas prêt pour affronter la réalité, pas du tout. Tu sens l'angoisse arriver, ça te prend à la gorge. Tu luttes pour respirer normalement, laissant ton souffle saccadé se faire entendre. « Je... Je veux... Sortir d'ici... » Penny aide-moi. Tu n'arrives pas à prononcer ces derniers mots. « Je suis désolé... Tellement désolé... » Tu t'excuses, tu le répètes, tu pourrais continuer comme ça pendant des heures. Tu serres les draps du lit, tu t'accroches à eux même, y cherchant un peu de réconfort, de chaleur, comme si tu essayais de serrer quelqu'un contre toi. « Penny... Elle est partie... » Tes mots fébriles entrecoupés de sanglots se perdent dans tes larmes qui coulent abondamment sans que tu ne puisses les retenir. « Je suis désolé... » Un dernier ajout avant que tu ne laisses les larmes définitivement prendre le dessus, tes émotions prennent le contrôle et tu t'abandonnes à elles.


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MessageSujet: Re: No one ever said it would be this hard (Penny ♥) No one ever said it would be this hard (Penny ♥) EmptyMer 27 Fév - 21:40



❝ hold on, this is gonna hurt like hell❞

« Comment ? Pourquoi ? » Comme tu l’avais escompté, les mauvaises nouvelles que tu divulgues à Lloyd le font réagir et le sortent de son mutisme. Mais pour des raisons évidentes, tu ne retires aucune satisfaction face à cette minuscule victoire. Surtout que maintenant que tu avais lâchées ces petites bombes, tu devais poursuivre et t’expliquer. Toujours aussi lâche, tu essayes cependant d’arrondir un peu les angles. « Ils n’ont lancé aucune démarche encore, c’est juste un point qu’ils l’ont évoqué lorsqu’on leur a demandé de ramener Delilah ici… Ils ont dit que pour le moment, ils voulaient la garder à Cardiff. Et qu’ils étaient prêts à continuer si la situation perdurait. » Ce qui te paraissait extrêmement cruel. A tes yeux, la petite était le meilleur remède que Lloyd pouvait trouver à son chagrin et les parents d’Aloy l’en privaient délibérément. Voir égoïstement. Ta voix devient incertaine tandis que tu hésites à dévoiler le pourquoi. Et finalement, là encore tu optes encore pour une version édulcorée. Si quelqu’un devait balancer cette horreur que le couple avait proférée, ça ne serait pas toi. « Ils ont perdu leur fille. Dans un accident auquel ils ont beaucoup de mal à donner un sens. Je pense qu’ils sont tristes et en colère. Ça les pousse à prendre de mauvaises décisions. » En colère, Lloyd l’était aussi. Car même si tu n’as pas les yeux en face des trous, tu vois très bien ses poings se refermer et serrer les draps. Tu te mets alors à appréhender la suite… Car tu le connaissais assez bien pour savoir qu’il ne s’abandonnait pas souvent à cette émotion destructrice mais que lorsqu’il le faisait, l’intensité égalait la rareté…

Mais pour le moment, l’explosion ne vient pas. En fait, Lloyd continue à te parler. A tel point que tu te demandes si tu ne t’es pas finalement endormie sur un coin de table et que tu n’es pas en train de rêver toute cette conversation. Surtout que les mots que le doyen prononce ensuite, sont exactement ceux que tu attendais. « Je ne vais pas abandonner. Je n'en ai pas le droit. » Mais non, l’immense soupir de soulagement que tu pousses, comme si tu avais retenu ton souffle pendant quatre jours est bien réel. Tout comme l’oxygène que tu sens arriver dans tes poumons et la minuscule bulle d’espoir que tu sens naître dans un coin de ton cœur. Qu’il n’abandonne pas et qu’il essaye de se battre, c’était tout ce que tu lui demandais. « Tu ne seras pas tout seul, tu sais… Je me battrai à tes côtés. On fera tout ce qu’on peut pour que tu retrouves Delilah le plus vite possible. Et je peux t’aider à t’occuper d’elle, le temps que ça aille mieux… » Tu t’emballais, retrouvant enfin un peu d’optimisme. Mais qu’est-ce que tu pouvais faire de mieux que de submerger Lloyd d’émotions positives ? Surtout que ton espoir subsiste parce que tu te rends compte que tes mots ont eu un véritable impact sur Lloyd. Il admet qu’il ne se plaît pas ici. Mais en même temps qui le pourrait ? Cette chambre d’hôpital est sans doute la plus glauque que tu n’ais jamais vue… « Ça sera long… Mais on peut le faire. Une chose à la fois. Déjà si tu manges un peu, ils ne seront plus obligés de te nourrir par perfusion et tu pourras quitter les soins intensifs… » Tu y vas peut-être trop fort d’un coup mais tu as peu que la petite fenêtre que tu étais parvenue à ouvrir se referme d’un coup. Lloyd est plus fragile que jamais.

D’ailleurs, tu t’en veux d’avoir parlé de l’enterrement. C’était cruel. Parce que parler de funérailles, c’était donner une réalité à la mort, c’étant l’ancrer dans la réalité. Ça revenait à forcer la personne endeuillé à sortir de la phase la moins douloureuse du deuil : le déni. Mais comme le reste, ça sort un peu Lloyd de sa léthargie alors tu poursuis ce que tu as commencé. « Peu importe ce qu’ils ont décidé. C’est à toi de me le dire et ils s’adapteront. J’y veillerai. » Dis-tu, laissant pour la première fois ta colère à l’égard des parents d’Aloy s’exprimer. Pour le moment, ils te traitaient avec une sorte d’indifférence, légèrement teintée de mépris, comme si tu étais la maîtresse de Lloyd ou quelque chose de ce mauvais goût là, mais ils étaient loin d’imaginer de quoi tu étais capable. Et tu étais toute disposée à leur montrer s’ils continuaient sur cette voie… Autant que ton côté garce serve à quelque chose… Sauf que Lloyd ne partage pas cet élan de combativité. Non tout cela, c’est trop pour lui, comme tu aurais dû t’en douter avant de le pousser dans ses retranchements.

Il ne te regarde plus mais tu le vois totalement craquer. Sa respiration s’accélère, tandis que des soubresauts agitent ses épaules. « Je... Je veux... Sortir d'ici... » Parviens-tu à l’entendre dire. Tu sens ta gorge se nouer, pétrifiée face à la catastrophe que tu venais de générer. Impuissante face à cette détresse absolue, ce chagrin profond et insondable. Car Lloyd se met à pleurer franchement, répétant en boucle qu’il est désolé, serrant et repoussant convulsivement le drap qui le recouvre. Tu esquisses un geste vers lui mais tu te figes soudain quand tu entends ce qu’il dit entre deux excuses. « Penny... Elle est partie... » Ahane t-il d’une voix déchirante qui te met les larmes aux yeux. Ça suffit à te faire réagir. Tu ne supportais absolument pas de le voir souffrir. Tu quittes ta chaise, faisant le tour du lit pour t’accroupir au pied de celui-ci, face au visage de Lloyd. « Je sais… Je sais… Je suis tellement désolée. Tellement désolée, Lloyd. » Tu ne pouvais pas alléger sa peine mais tu la partageais sincèrement. Et même si tu n’étais pour rien dans ce terrible accident, tu étais effectivement désolée. Désolée que trois vies aient été brisées. Que Lloyd ait perdu son âme sœur, sa raison de vivre. Qu’il soit obligé d’expérimenter la vie sans Aloy, la pesanteur de son absence, le deuil, le chagrin, la peine. Désolée, que l’humain soit aussi démuni face à la mort. Surtout quand elle n’avait aucun sens comme c’était le cas ici. Désolée que la seule chose à faire soit d’endurer cette peine abjecte, destructrice, impitoyable… « Respire, respire profondément. » Dis-tu en plaçant tes mains autour de son visage, te redressant légèrement. Il suffoquait, la seule chose à faire était de le convaincre de prendre de longues inspirations pour qu’il se calme. « Je suis là… » Murmures-tu, lui imposant ton visage dans son champ de vision pour qu’il se focalise dessus comme tu étais en train de te focaliser sur le sien. « Ne sois pas désolé… Tu as le droit de craquer. Je suis là… Respire... » Tu poses ton menton sur le matelas, le regardant d’un air soucieux. C’était peut-être une bonne chose qu’il extériorise son chagrin, mais pour le moment, tu as du mal à le voir comme ça.



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MessageSujet: Re: No one ever said it would be this hard (Penny ♥) No one ever said it would be this hard (Penny ♥) EmptyJeu 28 Fév - 0:15

 

Now the day bleeds into nightfall
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Mais c'est vrai Lloyd, qui es-tu dans l'équation de la famille Emery ? Le gendre ? Même pas, tu n'étais que le compagnon d'Aloy, depuis un peu plus d'un an. Tu te croyais proche de ses parents et même de la famille en générale mais, les tragédies font souvent ressortir le côté le plus mauvais des protagonistes. Il suffit d'un rien pour que le monde tourne dans un sens contraire en l'espace de quelques secondes. Là, les parents d'Aloy l'ont perdu elle et ils n'ont plus rien si ce n'est Delilah, la seule marque encore vivante appartenant à Aloy, le fruit de votre amour. Votre petite princesse qui se retrouve entre un père incapable pour le moment de prendre soin de lui-même et une famille qui a le temps et l'envie de s'en occuper. Ton côté passif, omniprésent te dit que ça ne sert à rien de se battre, qu'ils vont gagner quoi qu'il arrive, que dans ton état, tu n'es rien, tu ne vaux rien mais un autre côté en toi, qui d'habitude est plutôt timide veut combattre, ne pas lâcher le morceau. Delilah est ta fille, elle est ton sang, elle est à toi. Tu restes silencieux face à ses mots, tu comprends pourquoi ils sont en colère, tu l'es aussi... Mais tu peux et tu dois t'occuper d'elle et surtout, tu dois aller mieux pour elle. Penny a raison, si tu commences à faire des efforts maintenant, si tu acceptes que l'on s'occupe de toi, tu pourras la voir, la serrer dans tes bras et lui dire que son papa sera toujours là pour elle. Tu as tant d'efforts à faire... Rien que d'y penser, l'envie de les surmonter disparaît peu à peu, est-ce que tu as la force pour relever tous ces défis ? Est-ce que tu vas pouvoir jongler entre ton travail et la vie de père, seul ? Ce sont ces questions qui font disparaître l'envie de luter, même si tu as clairement énoncé que tu ne pouvais pas abandonner, ça n'empêche en rien que l'envie est là, dans un coin sombre de ton esprit. C'est terrible parce que ça te rend égoïste. Si tu coules, tu abandonnes ta fille, mais aussi Penny or, tu ne peux pas, tu lui as promis que tu allais être là, pour toujours. Lloyd, tu es un homme qui tient ses promesses. Alors même si l'envie est entachée par le désespoir, tu vas te battre. Pas le choix. Ça ne sera pas pour toi, mais pour elles dans un premier temps et pour les autres qui comptent sur toi. Même si tu as passé ta vie entre connaissances et proches qui t'ont oublié, aujourd'hui, tu es bien ancré à deux femmes qui sont là pour toi. Tu en as perdu une, celle qui comptait plus que tout, celle que tu voulais rendre heureuse jusqu'à la nuit des temps, celle dont tu es encore et toujours fou amoureux. Il en reste deux et pas les moindres. Alors oui, pour Penny et pour Delilah, tu vas te battre. « On va se battre. » Tu utilises le terme de Penny, « on » vous allez y arriver, seul, tu n'essayerais rien du tout, mais avec l'aide de Penny, tu peux y arriver et le plus tôt tu commences, le mieux ce sera, le moins elle aura besoin de s'inquiéter pour toi. Ça ne risque pas d'être drôle et encore moins facile, tu en prends doucement conscience, surtout dans l'état actuel des choses, mais il y a une possibilité pour que ça fonctionne. « Lorsque j'irai mieux, Delilah sera à la maison. » Avec nous, ajoutes-tu presque. Tu prends les devants, parlant au futur, imaginant une seconde la maison avec Delilah et Penny, une image qui pourrait choquer des personnes, mais qui pour toi est rassurante. Au début, tu sais que seul, ça sera impossible, surtout vu ton corps qui n'est toujours pas en état mais tu sais qu'après, tu pourras gérer, tu sais comment le faire, c'est inné pour toi de t'occuper des autres. « On peut le faire. » Un dernier ajout, teinté de cette même pointe d'optimisme apportée par la présence et les mots de Penny.

Lentement, tu hoches la tête de haut en bas, Penny te fait comprendre que ta décision au sujet de l'enterrement sera celle de tout le monde or, tu ne sais toujours pas ce que tu veux. Tu te dois d'y aller évidemment, mais ça va arriver vite, ils ne peuvent pas repousser sans arrêt, il va falloir que tu prennes une décision au plus vite et celle-ci sera évidemment prise avec l'aide du personnel médical. Est-ce que tu pourras quitter l’hôpital avant qu'il ne soit trop tard ? Tu fermes les yeux une seconde, refrénant un frisson du à l'image mentale que tu as, celle d'une cercueil et de visages endeuillés. Pourquoi le sort a décidé qu'Aloy devait partir aussi rapidement ? Pourquoi ? Tu auras beau retourner cette question dans tous les sens, jamais tu ne trouveras une réponse à celle-ci. Jamais... Et  ça te tue, toi qui aime avoir réponse à tout, toi qui éprouve le besoin de comprendre pourquoi les choses se passent comme-ça et pas autrement. Pour une fois dans ta vie, tu vas devoir vivre avec une incertitude possédant un poids monstrueux. Ça mais aussi un vide que jamais tu ne pourras combler complètement, il manquera toujours une partie de toi, celle que tu avais donné à Aloy, celle qui lui était dédié et elle lui sera jusqu'à la fin. Tu avais pensé, dans tes moments de réflexion de nuit, que tu allais être le premier à partir, de vieillesse certainement, mais jamais ô grand jamais tu n'avais un instant imaginé qu'Aloy allait partir comme ça, du jour au lendemain dans un accident. Personne n'aurait pu le prédire, personne...

C'est dans ce torrent d'émotions négatives que tu tournes en rond dans ta chambre, dans le noir la plupart du temps. Tu en oublies cette réalité, à parfois imaginer que tout est un rêve, un mauvais cauchemar plutôt. Malheureusement tout est bien réel et tu le vois à travers le regard de Penny lorsque tu daignes la regarder avant d'abandonner. Malgré toutes tes belles paroles positives, lançant le début du combat vers ta sortie de l’hôpital, tu marques un retour en arrière, cherchant à te recroqueviller sur place, tournant le dos à ton seul soutien sans failles. Tu fonds en larmes ainsi qu'en excuses, laissant le chagrin prendre le dessus sur absolument tout, permettant néanmoins à l’anxiété de faire son grand retour. La panique prend possession de ton corps qui ne sait plus quoi, ni comment le faire. Ta respiration se faire saccadée, tes mots incohérents et ta vision brouillée par les larmes qui coulent sans s'arrêter, mais dans cette noyade insoutenable, tu arrives à distinguer quelque chose. Dans un premier temps, obnubilé par la panique tu ne comprends pas que Penny est en face de toi, accroupi devant le lit, son visage proche du tien. Ses mains se posent sur les côtés de ton visage et la différence de température te permet de revenir peu à peu à la surface. Tu secoues la tête légèrement, pas assez pour lui faire comprendre que tu veux qu'elle ne te touche plus, mais juste de quoi lui montrer que tu es là, que tu suis ses conseils. Tu tentes de contrôler ta respiration et tu y parviens après un moment, ta notion du temps étant faussée, tu ne sais absolument pas combien de minutes tu as utilisé pour réussir à respirer sans suffoquer. Ton regard se bloque sur le sien pour te rassurer et peu à peu, ton rythme cardiaque se stabilise, tu ne trembles plus, tu renifles juste avec un grand manque d'élégance. « Merci... » Murmures-tu, dans un souffle avant que tu ne te détendes sur le lit, ou presque, tu ne te sens plus aussi tendu que quelques minutes auparavant. Tu attends encore un peu avant de reprendre la parole, pour chercher tes mots mais aussi et surtout, te focaliser sur le calme environnent. Tu n'es pas en danger, il n'y a pas de raisons de paniquer et Penny est là. « Merci d'être là Penny. » Merci pour tout, voilà ce que tu devrais lui dire. Elle est là, malgré ton état, ton comportement et elle est l'unique à rester à ton chevet malgré tout. Les autres, quant à eux, passent et ne reviennent pas, tu ne peux pas leur en vouloir, mais Penny, elle est réellement au dessus de tout. Tu voudrais pouvoir la serrer dans tes bras et lui montrer toute ta reconnaissance mais tu ne peux pas, néanmoins, tu n'oublies pas cette envie et tu la gardes dans un coin de ta tête pour plus tard. Tu en auras des occasions de la serrer contre toi et de lui partager ce que tu ressens à son égard, de lui montrer à quel point elle est importante... Non, indispensable à tes yeux. « Merci. » Tes paupières papillonnent, la fatigue est immédiate, ton corps n'a plus la force de tenir et encore moins d’enchaîner les crises de panique. Il faut tout de même noter que celle-ci, contrairement aux autres, tu es parvenu avec l'aide de Penny, bien entendu, à la calmer. Un avancement, un petit, mais quand même, ça compte. Tu n'as pas eu besoin de l'arrivée de médecins de t'apaiser, les simples paroles et la présence de Penny ont su t'aider à trouver un apaisement. Tu seras éternellement reconnaissant envers elle, qui est là dans les pires, comme dans les meilleurs moments.  


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No one ever said it would be this hard (Penny ♥) Tumblr_mgu4lrKcUa1qirs0mo2_500 "Penny est juste incroyable, elle augmente encore le niveau sur l'échelle de la perfection. On va renommer l'échelle de la perfection, l'échelle de Penny, comme Charles Richter qui a donné son nom pour l'échelle de l'intensité des secousses sismiques et on aura Penny Collins à côté pour l'échelle des degrés de la perfection." - (Lloyd Jenkins)

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REPUTATION : Je l'ai vue s'afficher officiellement avec Stan Haverford à l'anniversaire de Max Juillard, je savais que ces deux-là étaient en couple ! Ils sont beaux ensembles, non ? Cela dit, elle doit moins avoir le temps de papillonner avec le terrible accident qu'à eu son grand ami, Lloyd Jenkins...


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MessageSujet: Re: No one ever said it would be this hard (Penny ♥) No one ever said it would be this hard (Penny ♥) EmptyDim 3 Mar - 16:04



❝ hold on, this is gonna hurt like hell❞

Même si tu ne laisses rien paraître, le chagrin de Lloyd te terrifie. Autant qu’il te bouleverse et qu’il te déstabilise. Tu avais été vaniteuse. Encouragée par les minuscules victoires que tu avais obtenues aujourd’hui, tu avais cru avoir remporté la bataille toute entière. « On va se battre. » Avait dit Lloyd, animé d’une nouvelle résolution. Et là, tu avais crû que c’était bon. Mais cette impulsion n’avait pas perduré. Balayée par la pensée des funérailles d’Aloy, et sans doute aussi par celle de la longue lutte qu’il restait à mener, elle s’en était vite allée. Le désespoir avait vite resubmergé Lloyd. Bien sûr ! Qu’est-ce que tu avais pensé ? Il allait falloir du temps. Beaucoup de temps. De la patience aussi. Et surtout, il fallait que tu sois là. Tout le temps. A chaque fois que Lloyd serait au bord du gouffre, il faudrait que tu sois là pour lui rappeler qu’il n’est pas seul malgré la mort d’Aloy. Il faudrait aussi que tu trouves le moyen de le consoler, d’alléger un peu sa peine. Comme aujourd’hui. Tu essayes d’instaurer un contact physique apaisant entre vous deux, un lien, une connexion. Tu caresses donc doucement le visage de Lloyd, accrochant son regard pour qu’il puisse s’ancrer dans quelque chose. Tu lui parles avec douceur, jusqu’à ce que ses sanglots diminuent, jusqu’à ce que sa respiration retrouve un rythme régulier. C’est long mais ça fonctionne. Le corps de Lloyd finit par se détendre et il parvient même à te remercier. « Merci d'être là Penny. » Il répète le mot plusieurs fois, te regardant avec tendresse. Ça faisait des jours qu’il ne t’avait pas regardée comme ça. Et ce regard… Ce regard additionné au tourbillon d’émotions que vous venez de traverser t’achève. Il te met du baume au cœur. Tu n’attendais pas de médaille ou de récompense pour avoir tenu le choc ces derniers jours. L’assurance que Lloyd ne te détestait pas, comme tu as l’impression que c’est parfois le cas, te suffisait. Ce regard venait de t’offrir cette assurance. Tu lui adresses un sourire ému, c’est à ton tour de perdre tes mots. Tu remarques cependant que ta visite lui a ôté ses dernières forces. Ses paupières papillonnent, tandis qu’il se laisse retomber sa tête en arrière. Tu te redresses, retirant tes mains de son visage mais seulement pour laisser l’une d’elle s’égarer sur son front et à la lisière de ses cheveux. « Dors… Tu es épuisé. Je serai là à ton réveil, c’est promis. Dors… » Déjà tu ne le lâche pas jusqu’à ce qu’il s’endorme, veillant sur lui comme tu l’avais promis…

[***]

Un autre jour, toujours à l’hôpital mais dans un décor différent. Lloyd avait enfin quitté cette affreuse chambre sans fenêtre en soins intensifs. Il avait recommencé à manger aussi. Un peu du moins. C’était parfois compliqué mais il reprenait un peu de forces. Il avait commencé la rééducation aussi. C’étaient des petits pas, qui se faisaient très lentement mais c’étaient des avancées quand même. Toi en tout cas, tu te focalisais sur ça. Surtout les mauvais jours. Car il y en avait. Plus que des bons en tout cas. Et ce phénomène semblait s’être amplifié depuis l’enterrement d’Aloy, pour lequel Lloyd avait eu une permission de sortie. Depuis ce jour particulièrement déprimant, il s’était renfermé de plus belle et la tension était à son comble entre vous deux. Peut-être parce que tu le confrontais inlassablement même si tu étais fatiguée des conflits. Mais tu avais compris que personne ne le ferait à ta place et à tes yeux, c’était encore le seul moyen de ne pas le laisser sombrer. Surtout que tu n’étais pas la seule à faire les frais de son humeur morose. « Katie m’a dit que la rééducation ne s’était pas très bien passée ce matin… » Amorces-tu directement quand tu arrives dans la chambre, désireuse d’entendre la version des faits de Lloyd.



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MessageSujet: Re: No one ever said it would be this hard (Penny ♥) No one ever said it would be this hard (Penny ♥) EmptyDim 3 Mar - 18:06

 

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Les jours se sont enchaînés, jamais les mêmes. Lorsque tu t'es ouvert à Penny, tu n'as pas immédiatement saisi l'importance du geste, des mots employés, car dès le lendemain, tu avais des regards appuyés sur toi, en attente d'un effort, un vrai, conséquent, en réponse à tes paroles. Tu as commencé à mangé rapidement, à petite dose, rechignant la nourriture de l’hôpital, grimaçant à chaque bouchée mais, tu as gagné une meilleure chambre avec une fenêtre, un lit un tantinet plus confortable aussi. Dès que les médecins ont décidé que tu avais assez de force, tu t'es retrouvé plongé dans de la rééducation. Des séances de torture pour toi. Un ajout d'une nouvelle douleur, comme si tu ne souffrais pas assez, surtout en ce moment...

La date de l'enterrement est tombée rapidement après « ton réveil » des soins intensifs. Penny et toi, vous y êtes allés après avoir reçu la fameuse permission des médecins. C'était horrible. Il n'y a pas d'autres mots pour décrire ce qu'il s'est passé. Tu refuses d'y repenser et pourtant, c'est toujours en toi, tu revois les scènes dans la journée et tu les rejoues la nuit. Chaque regard lancé, chaque mot prononcé, chaque geste prodigué, tout, absolument tout est bloqué en toi. Tu te dis que tu aurais pu participer, même prononcer un discours en hommage à la femme que tu aimes mais tu en as été incapable. Tu étais plongé dans ton mutisme, les yeux rivés vers le sol dès que quelqu'un s'approchait de toi. Le déni était complet, tu te persuadais du cauchemar mais la réalité venait à chaque fois te mettre une claque, à chaque fois... La famille d'Aloy est venue te voir, ils sont venus te parler un à un, ses sœurs étaient bouleversées, en larmes durant toute la cérémonie. Toi aussi tu as pleuré, silencieusement. Tu as réussi à échanger quelques mots avec eux, c'était très court et difficile mais tu as pu parler. Tu n'avais qu'une envie, c'était d'être seul avec Aloy, lui dire à quel point tu l'aimes, à quel point elle te manque mais tu n'as pas eu ce moment. Tu l'auras dans quelques mois quand tu pourras marcher, quand plus personne ne sera là pour te surveiller. En attendant, tu dois vivre avec ton deuil que personne n'arrive à comprendre, toi y compris.

Delilah n'était pas là, ils n'ont pas voulu qu'elle vienne, qu'elle assiste à ce moment. Tu étais en colère face à cette décision, tu aurais aimé avoir ta fille dans tes bras, pouvoir la voir parce qu'elle est loin de toi, constamment. Ils refusaient qu'elle vienne aux soins intensifs et maintenant que tu n'y es plus, ils ont une excuse pour refuser à nouveau. C'est ta fille et pourtant... Tout t'échappe malgré tes efforts qui ne portent absolument pas leurs fruits, il n'y a rien qui a changé, soins intensifs ou pas, tu es toujours l'infirme qui est incapable de prendre soin de lui-même alors lui confier un bébé, quelle mauvaise idée. Tu as parlé à ton avocat, derrière le dos de tout le monde, tu ne pensais pas le faire, mais il t'a contacté pour t'apporter ses condoléances et son soutien. Vous avez échangé quelques messages, tu lui as donné des informations à ton sujet, celui de Delilah et il s'est chargé du reste avec la promesse de te contacter prochainement pour te donner des nouvelles. Tu t'es senti horrible d'agir de la sorte, mais tu t'es souvenu des mots de Penny qui ont été un électrochoc. Tu ne peux pas laisser ta fille te filer entre tes doigts alors que tu es son père. Enfin, tout ça te paraît absurde au possible. Ta quête inlassable de logique dans le comportement humain est réduite à néant par l'impact aléatoire mais puissant des émotions. Tu es bien placé pour le ressentir, pare que toi-même, tu ne régis plus que par celles-ci. Ton amour pour ta fille est bien plus fort que ton besoin de rationaliser les choses et tu t'es rendu compte récemment que tu es capable d'aller très loin pour elle et ton avocat n'est que le début. Si te battre pour toi-même est un effort pénible qui ne te donne pas envie, te battre pour ta fille ne le sera pas, ça sera un effort aussi, mais légitime. Tu espères néanmoins que vous allez pouvoir trouver un terrain d'entente et ne pas avoir besoin de faire appel à la justice même si tu imagines que ça peut aller jusque là. Maintenant, tu connais tes droits, merci à Peter, ton avocat depuis Londres qui ne t'a jamais déçu.

Mais en attendant tout ça, toi, tu en déçois des gens proches de toi. Surtout depuis le retour de l'enterrement, ton humeur a prit un coup, tu es retourné dans ta bulle n'offrant que le strict minimum et refusant catégoriquement de faire plus d'un effort quotidien. Ton infirmière attitrée, Katie ne sait plus quoi faire et que dire du médecin qui doit s'occuper de toi pendant ta rééducation. Tu commences à peine à sentir tes jambes que tu dois déjà marcher ? Enfin, faire trois pas, mais ça reste marcher. Ça reste aussi et surtout, impossible. Même lorsque tu es dans un bon jour, tu ne peux que te tenir debout avec l'aide de tes bras. À chaque fois que tu essaies d'avancer, tes pieds se dérobent et tu tombes à moitié. Tout le monde te félicite mais tu ne comprends pas, tu ne marches toujours pas, tu es bloqué sur ton fauteuil roulant, ton lit ou bien une chaise ou un canapé. Tu ne peux toujours rien faire seul et ça commence à durer dans le temps. On t'avait annoncé que tu allais pouvoir remarcher dans l'année si tu faisais ce qu'on te disait, tu avais imaginé ça rapidement, or... Rien ne se passe comme prévu. La rééducation est une pure torture et tu ne fais que de te plaindre, ça ne te ressemble pas, mais tu te doutes que les gens puissent comprendre ce que tu traverses. C'est frustrant de devoir à chaque fois t'expliquer, à chaque fois faire la même chose, en continu, sans jamais avancer. Tu tournes en rond. Il n'y a rien de positif qui te concerne. Tu n'es même pas le mauvais patient, tu es l'affreux. Et aujourd'hui n'est pas coutume, lorsque tu t'es rendu dans la salle de rééducation, accueilli chaleureusement par ton médecin tu es resté dans ton fauteuil, sans faire le moindre effort. Vous avez discuté pendant un moment avant que tu ne daignes te soulever pour te tenir avec l'aide de tes mains sur des barres parallèles. La torture a duré presque deux heures, tu étais en sueur, mais surtout, toujours au même endroit. Ton médecin a essayé à diverses reprises de te faire réagir ou simplement bouger, mais sans réussite, pas aujourd'hui. Tu es retourné dans ta chambre pour prendre une douche afin de te débarrasser de cette odeur de sueur on ne peut plus désagréable et ensuite tu es resté sur ta chaise, pour manger. Malheureusement, tu n'as plus le droit de rester constamment dans ton lit alors tu passes la plupart de la journée dans ton fauteuil, te laissant quelques mètres à parcourir dans la chambre car tu refuses toujours de sortir par toi-même de celle-ci. C'est dans la fauteuil que Penny te trouve quand elle entre dans ta chambre en venant directement aux faits de plutôt dans la journée. « J'avais prévenu que je ne voulais pas y aller aujourd'hui, je me sentais fatigué et je le suis encore mais j'ai quand même dû faire acte de présence. » Tu passes tes mains sur ton visage, touchant ta barbe qui commence à prendre de l'ampleur. « Ils ne se rendent pas compte de ce que c'est. Je commence à peine à sentir mes jambes, j'ai des picotements ici et là mais ça ne veut pas dire que je peux marcher et encore moins m'appuyer dessus. » Tu te justifies inutilement mais tu ne sais pas quoi faire d'autre parce que tu as bien compris que rester silencieux ne faisait pas avancer les choses. « Je n'ai pas la tête à ça. » Ajoutes-tu avant de soupirer tout en prenant ton visage entre tes mains.


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