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War is over (if you want it) || Yevgeniya

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Crazyoilmachine, Wanguard, Ritchie...
TES DOUBLES : Richard Lyon - John Harding
TON AVATAR : Mark Ronson
TES CRÉDITS : COM (avatar) + crack in time (code) + samithemuchkin.tumblr.com + Penny (with love)
TA DISPONIBILITE RP :
RAGOTS PARTAGÉS : 1068
POINTS : 1715
ARRIVÉE À TENBY : 14/08/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : 46 ans (3 janvier)
CÔTÉ COEUR : 5 mariages foirés au compteur. Et l'envie de se lancer dans une nouvelle histoire d'amour avec une jolie blonde d'origine russe. Après tout, de call-girl à nouvelle femme, le chemin n'est pas si long que ça, non ?
PROFESSION : Producteur et DJ, ancien pilote de Formule 1, et jet-setteur professionnel
REPUTATION : On le surnomme Mad Max, ce n'est pas pour rien. Il se croit irrésistible - the last of the international playboys, comme on dit - mais c'est un junkie et un alcoolique, arrogant et imbuvable. Vraiment pas le genre qu'on a envie d'inviter à prendre le thé.


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MessageSujet: War is over (if you want it) || Yevgeniya Sam 29 Déc - 17:04

Just in case you're wondering
How much hurt I can take
It feels just like I'm stumbling
Across a line that I shouldn't break

De retour du Mexique, Max avait pris de bonnes résolutions. Après les fêtes et son anniversaire il recontacterait Yevgeniya. Lula avait raison, les choses ne pouvaient pas rester comme ça. L’ancien pilote s’en voulait profondément de son attitude et la jeune femme lui manquait : il avait fini par décider de voir où cette histoire le mènerait. Bronzé et détendu, Julliard s’apprête à passer un agréable moment aux enchères. C’est pour la bonne cause, ça flatte son ego, c’est l’occasion de faire des rencontres intéressantes et de profiter d’un cocktail aux frais de la princesse en exhibant son costard Yves Saint-Laurent. C’était sans compter sur la présence de Yevgeniya elle-même. Max ne s’y attendait pas, et lorsque son regard tombe sur elle dans la salle du gymnase du lycée, son cœur manque un battement, puis deux, et il doit lutter pour ne pas continuer à la regarder de façon trop insistante. Elle n’est manifestement pas là pour lui de toute façon. Ça bouleverse un peu ses plans, mais cela dit, quand les enchères seront finies, Max se dit que c’est peut-être une occasion d’aborder la jeune femme. Sa propre enchère se termine après quelques jolies passes d’armes, et c’est finalement la vétérinaire du village, Ainhoa, une amie de Edwin, qui gagne la sienne, malgré une concurrence rude de The Unamed. Il leur adresse un signe de tête à tous, songe qu’il faudra qu’il s’arrange avec Ainhoa, et puis s’installe au fond de la salle pour assister au reste de la soirée, à part pour présenter Edwin.

Et là, la soirée tourne au cauchemar, parce qu’il voit bien vite Yevgeniya miser sur son frère, et qu’il ne peut rien faire, sinon se décomposer au fur et à mesure que les enchères montent. Alors que le coup fatidique de marteau signe la fin de l’enchère, la jeune femme gagne, et c’est définitivement trop : Max choisit de se tirer et le bruit de la porte du gymnase, qu’il claque violemment, fait se tourner les têtes vers lui. Trop de sentiments se mêlent en lui pour arriver à un raisonnement cohérent : la frustration, la tristesse, un sentiment d’humiliation dont il n’arrive pas à se défaire, la jalousie, qui devient récurrente, et c’est la colère qui l’emporte. « Mais quelle espèce de… » Il n’arrive même plus à aller jusqu’au bout de la phrase, tellement il s’étrangle de rage. « Mon frère, putain, mon putain de frère ! » Envolées, toutes les bonnes intentions, maintenant, tout ce qui l’intéresse, c’est le clash. « Putain, mais elle va voir, ça va pas se passer comme ça ! » Il lui faut un effort surhumain pour rester dehors et allumer une cigarette, au lieu d’y retourner immédiatement. Ce n’est pas que Julliard a peur du scandale : ce n’est pas pour rien que les tabloïds ont repris son surnom du milieu de la formule 1. Il était Mad Max à cause des courses, il l’est aussi à cause de ses monumentales crises de colère, souvent publiques. Non, ils vont parler, Yevgeniya ne va pas y échapper, mais il a aussi dans l’idée qu’une partie de ce cirque est destiné à le blesser en retour, et exploser immédiatement serait la preuve que ça marche un peu trop bien.

Alors quand il revient dans la salle, le producteur prend le temps de profiter du cocktail tout en cherchant Ivy du regard, sans pour autant la croiser, comme si elle faisait exprès de le fuir. Il finit par tomber sur elle, presque par hasard. « Tu pensais vraiment réussir à m’éviter toute la soirée ? » Ironise-t-il, à peine aimable. « Viens par-là, je crois qu’il faut qu’on parle, toi et moi. » Sans violence, mais avec fermeté, il la prend par le bras pour l’entrainer dehors. Il ne s’arrête qu’à l’extérieur, et les mots fusent. « Bon alors, c’est quoi, ce délire, tu peux m’expliquer ? Mon frère, putain, sérieusement ? » Autant pour le calme, Mad Max est de retour. « Je veux bien entendre que je me suis comporté comme un connard, mais ça ne justifiait certainement pas ça, bordel ! » A ce moment-là, il ne sait plus : est-ce qu’il est encore vraiment en colère, ou juste blessé et paumé ? Il secoue la tête, reprend à peine plus calmement : « Qu’est-ce que tu veux, à la fin ? Crois-moi, j’étais déjà suffisamment mal et perdu à cause de toi avant, je n’avais vraiment pas besoin de ça. » Il secoue la tête. « Putain, dire que je voulais te voir pour m’excuser, c’était bien la peine, tiens. »

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CÔTÉ COEUR : une putain peut-elle avoir des sentiments ?
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REPUTATION : elle vit ici, mais passe toujours tout son temps à swansea… ce n'est pas facile pour se faire une opinion sur elle


MessageSujet: Re: War is over (if you want it) || Yevgeniya Jeu 3 Jan - 18:08

And I need you to know I'm not asking for a miracle
But if love is enough, could you let it show?
If you feel it, could you let me know?

Quelle belle soirée, tous les éléments se mettent en place de la façon qu'elle avait prévue et elle n'a plus qu'à profiter de tout cet alcool gratuit qui s'offre à elle. Venue uniquement pour miser sur un homme en particulier et pour passer un peu de bon temps avec sa meilleure amie, la russe ne s'est pas mise sur son trente-et-un ; Qu'importe si les autres invités ont joué le jeu, Ivy a opté pour un look d'artiste bohème, mêlant une robe longue et noire - qui détonne par rapport aux robes trop courtes qu'elle a l'habitude de porter - avec ses cheveux noués dans un chignon blond légèrement décoiffé. Elle attrape les verres qui passent sous son nez, fait de même avec les petits-fours jusqu'à avoir mangé à satiété. Elle regarde autour d'elle, a bien remarqué que son plan avait fonctionné à merveille en entendant la porte claquer violemment suite à sa première mise sur Edwin. Quand elle gagne le rendez-vous, elle sait déjà qu'Ainhoa a gagné son propre rendez-vous avec Max. « On a réussi ! » Fière d'elles, Ivy trinque avec sa meilleure amie sans même se soucier de ce que celui qui hante ses pensées peut bien ressentir. Il l'aura rien cherché, se dit-elle, sans la moindre empathie. Ainsi, quand elle le croise finalement alors qu'elle était en chemin pour se fumer une cigarette, son premier réflexe est d'être sur la défensive. « Mais lâche-moi ! » Ordonne-t-elle plus pour la forme que parce qu'elle est dérangée par ce contact, puisqu'elle le suit docilement jusqu'à l'extérieur. Les bras croisés sur sa poitrine, elle garde le menton haut, le toise d'un regard noir, et elle l'écoute se lancer dans une violente diatribe. Sans en avoir conscience, elle se retrouve à hocher la tête quand elle l'entend avouer qu'il s'est mal comporté et elle sent sa mâchoire se resserrer davantage. « Je voulais te prouver que je ne suis pas simplement une pute comme tu l'as laissé entendre la dernière fois. Je peux aussi être une connasse et faire de ta vie un cauchemar. » La tempête Ivy. « C'est bien que tu réalises que tu as agi comme un connard, mais je crois que tu es encore loin du compte si tu crois que ça ne justifie pas ce que je viens de faire. » Prise d'une rage intense, une rage qu'elle avait retenue depuis cette soirée chez lui où Fred était aussi de la partie, la blonde se rapproche du producteur, pointe un index mécontent sur son torse et poursuit ses critiques. « Tu sais, je n'ai absolument pas honte de ce que je fais dans la vie. J'assume entièrement. Mais que tu m'invites chez toi en tant qu'amie pour ensuite me rabaisser comme tu l'as fait… Putain, personne ne m'avait jamais traitée de la sorte. » L'amertume est difficile à effacer, même si c'était beaucoup plus facile de le détester quand il était à des milliers de kilomètres. Là, il est si proche d'elle, et une petite voix en elle lui dit qu'elle ferait mieux de se calmer et d'attraper ses lèvres au lieu de s'emporter comme elle le fait. Bien sûr, elle fait taire cette voix en secouant la tête. Pas maintenant. Elle ne doit pas faillir. Pas alors qu'elle a envie de lui en vouloir et de lui faire comprendre à quel point il l'a blessée même si elle n'avait rien voulu montrer sur le coup. « Sans compter que tu n'as pas hésité à me mettre dans la merde, avoue-le. Tu as parlé à Magnùs. De quoi j'ai l'air, moi, maintenant ? » Cette fois, Yevgeniya mise tout sur le bluff. Elle ne sait pas si Max a parlé au père de son ex petit-copain, mais vu comme il semblait remonté, elle se dit qu'il y a de grandes chances pour que les deux hommes aient eu une conversation.

Si Max ne connaissait pas encore cet aspect de la jeune femme, il a tout le loisir de voir à présent à quel point Fredrik avait raison quand il disait qu'elle jouait les victimes. Oui, à ses yeux, elle n'est pas fautive. Elle n'a rien fait de mal. Tout comme son frère n'avait rien fait de mal quand il avait volé la voiture du Julliard. Retrouvant un semblant de calme, la demoiselle sort une cigarette de son sac et s'appuie contre le mur tout en l'allumant.  « Il n'est peut-être pas trop tard pour des excuses. » Elle tire nerveusement sur sa cigarette, aurait préféré qu'il s'agisse d'un joint. « Et si elles ne sont pas trop minables, peut-être que je te dirai l'autre raison pour laquelle j'ai misé sur ton frère. » Crache-t-elle finalement, presque à contrecoeur, obéissant pour la première fois à la petite voix qui lui somme de calmer le jeu.

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MessageSujet: Re: War is over (if you want it) || Yevgeniya Sam 5 Jan - 0:07


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Si Ivy adore se faire passer pour une victime, le problème, c’est que Max aussi. Pas le moins du monde impressionné, le producteur ne se fait pas prier pour répliquer. Bras croisés, il continue à fulminer : « Mais tu réalises à quel point c’est tordu ? Tu vas me faire payer deux phrases toute ma vie ? Je ne t’ai pas humiliée en public en y associant ta famille, moi ! » Il fait les cent pas, à présent, incapable de se contenir, de lui faire face, obsédé par l’idée d’avoir le dernier mot. « Et l’idée de m’en parler, au lieu de faire ça, non, ce n’était pas possible ? Ce n’était pas assez bien pour Yevgeniya Vassilievitch, c’est ça ? Trop normal, pas assez spectaculaire ? » Ce n’est que quand elle se rapproche de lui, dans un état de colère spectaculaire, qu’il réalise à quel point il a bien réussi son coup et à quel point l’humiliation qu’il lui a infligée est dure. Mais Max ne veut pas être le premier à céder, et la mention du nom de Magnùs Hadsen ne l’incite certainement pas à le faire. « Je croyais que tu assumais parfaitement ce que tu faisais, alors où est le problème ? » Ironise-t-il, toujours d’un ton acide. Oui, c’est vrai, il a parlé à Magnùs. Max n’en est pas très fier, mais c’est la deuxième fois que la jeune femme le prend en faute et il ne supporte pas d’avoir tort. Et puis il ne l’a pas vraiment fait pour blesser Ivy, ni pour lui causer du tort, ce coup-là. En fait il n’y a tout simplement pas réfléchi, trop fier du coup qu’il a joué à Hadsen père, comme le sale gosse qu’il peut être parfois. « Et puis de toute façon, je croyais que ce n’était pas un client. » Ajoute-t-il d’un ton amer. Cette relation avec Magnùs, dans un cadre non professionnel, il ne l’a pas digéré non plus et il a du mal à ne pas être jaloux, d’autant qu’il ne comprend pas tous les tenants et aboutissants de cette histoire et qu’il n’ose pas demander.

Là, Max a conscience qu’il ajoute de l’huile sur le feu et qu’il s’enfonce. Mieux vaut ne plus rien dire. Il fait les cent pas, se demandant s’il ne vaut pas mieux partir. Il ne peut s’empêcher de s’en vouloir, tout en ne voulant pas céder du terrain. A vrai dire, le musicien gagne du temps. C’est finalement Yevgeniya elle-même qui lui donne une issue en suggérant qu’elle pourrait entendre des excuses. L’ancien pilote comprend avec gratitude que la jeune femme lui offre une seconde chance, mais il n’arrive pas pour autant à trouver ses mots. Il commence donc avec le plus facile. « Je suis désolé, pour Magnùs…à vrai dire, ce n’était même pas contre toi. Mais il a fait foirer mon dernier mariage en balançant à tout le monde certaines de mes fréquentations. Je n’ai jamais pu piffrer son côté donneur de leçons, et c’était assez drôle de lui balancer à la gueule son côté hypocrite. Ça n’allait pas plus loin. » Mais ce n’était sans doute pas très intelligent.

« Pour le reste… »
Le producteur allume également une cigarette et s’appuie à son tour contre le mur, à distance respectueuse de Ivy, sans la regarder. Il s’éclaircit la gorge : « …je n’aurais jamais du te dire ça. C’était inutilement blessant et gratuit. » Il tire sur sa cigarette, regardant toujours par terre, avant d’avouer doucement : « En même temps…C’était le but. » Cette fois, il trouve le courage de relever la tête pour regarder Yevgeniya, espérant capter le regard de l’artiste. « J’ai toujours su que tu n’étais pas qu’une pute. Je savais que tu n’es pas que les nuits que je paye pour acheter, depuis le début, et que je savais que je connaissais pas la fille qu’il y avait derrière, et que à la limite, ça me regardait pas. C’était ça le deal, et il m’allait, ce deal-là. Je n’avais pas besoin de plus. » Maintenant qu’il a commencé à parler, il semble à Max qu’il ne peut plus s’arrêter. Le tabac le calme, un peu. Il observe les volutes de fumée qui s’élèvent dans l’air. « Mais…il y a eu cette fois-là…et depuis, je n’arrive pas à l’oublier. A t'oublier, toi. Pas la call-girl, tu comprends ? Toi. » Évidemment, il fait référence à la fois où ils se sont vu sur la falaise, la fois si particulière où ils ont couché ensemble dans la Ferrari. Il poursuit en souriant, cette fois, légèrement rêveur : « Je me fous des rêves que tu vends, je me fous que tu sois une call-girl, parce que je sais que tu es plus que ça, et que c’est cette fille que je veux. » Max vient de balancer un pavé dans la mare, et un sacré. « Et quand j’ai compris ça, j’ai eu peur. » Il l’avoue sans détour. « C’était à la soirée avec Fred, et je me suis dit…je sais pas. Que de toute façon, j’avais aucune chance, que je n’étais qu’un client, et que même s’il y avait autre chose, c’était trop compliqué. Alors je me suis dit qu’il valait mieux que tu me détestes. Que ce serait plus facile et que ça m’obligerait à passer à autre chose. »

Il tourne la tête, de nouveau, se rapproche un peu de la jeune femme. « C’était juste…méchant, et je n’avais pas le droit de décider non plus pour toi, alors je suis désolé de t’avoir dit ça. » Il insiste. « Yevgeniya. Regarde-moi, s’il te plait. Je ne t'ai jamais considéré uniquement comme une pute. Je ne te considère même pas comme une amie. Tu es beaucoup plus que ça pour moi. Mais on ne peut pas continuer à se voir comme ça, juste moi qui paye pour coucher avec toi. Ça ne m’intéresse pas, c’est pas ce que je veux. » Cette fois, le sourire est douloureux. « Mais il faut que tu m’aides. Il faut que tu me dises ce que je suis pour toi, parce que sinon on n’y arrivera pas. »

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Dernière édition par Max Julliard le Dim 6 Jan - 16:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: War is over (if you want it) || Yevgeniya Dim 6 Jan - 13:19

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Ni l'un ni l'autre ne semble prêt à céder du terrain et les effusions de voix se font un peu plus intenses, même si Yevgeniya choisi volontairement de ne pas répondre à certaines attaques verbales du Julliard. « Tu ne comprends rien ou tu le fais exprès ?! Le problème il est au niveau de ma réputation. Si on vient à savoir que je ne suis pas capable de taire le nom de mes clients - ou de mes anciens clients - je suis foutue. » Tout ça parce qu'elle a voulu blesser Fred. Jamais elle n'aurait pu s'imaginer que Max connaissait le père de Fred et encore moins qu'il le détestait cordialement. Non, aucun d'eux ne veut céder du terrain, mais c'est finalement la jeune femme qui est prête à amorcer une trêve en annonçant qu'elle pourrait entendre les excuses du musicien si elles sont suffisamment bonnes. Elle réalise qu'au fond d'elle, elle a envie d'entendre les excuses de Max. En fait, elle a carrément envie de lui pardonner pour qu'il la prenne contre lui, mais bien sûr, elle ne peut pas se l'avouer. Elle ne peut rien faire de tel. Elle est Yevgeniya Vassilievitch, comme il l'a fait remarquer ; Elle ne donne que dans le spectaculaire, pas dans les sentiments. Les sentiments, ça peut devenir trop douloureux, elle s'en est aperçu en s'éprenant de Fred un an plus tôt. Contre le mur et sa clope au bec, elle toise encore Max et l'écoute quand il commence ses excuses. Elle hoche la tête quand il atteint la partie qui concerne Magnùs et elle se dit qu'il ne s'en sort pas trop mal, elle a même l'impression que sa colère devient de plus en plus maîtrisée.

Hélas, plus rien ne va lorsque les excuses de Max se transforment en autre chose, quelque chose qui lui fait terriblement peur. Cette fois, elle n'arrive plus à le regarder. Elle regarde le sol, droit devant elle, et se maudit d'avoir donné la possibilité à Max de se lancer dans un tel monologue. Jamais, de toute sa vie, la russe n'avait entendu des mots pareils lui être adressés. Pas même avec Fred. Avec Fred, c'était différent. Ils se plaisaient, voulaient se lancer, hésitaient, s'étaient quand même lancés pour finir par le regretter et se détester. Il n'y avait pas toute cette dimension supérieure. Non, jamais Yevgeniya n'avait entendu de telles paroles et elle est carrément incapable de dire quoi que ce soit, que ce soit pour stopper Max ou pour parler de son propre ressenti. Rien. Aphone. Ivy est aphone et préférerait être ailleurs pour ne pas avoir à répondre à cette déclaration inattendue. Il la veut. Max la veut elle, et pas une autre. Qu'importe ce qu'elle fait, qui elle est : il semble catégorique. Il semble aussi ne plus pouvoir se contenter de la relation étrange qu'ils entretenaient depuis des semaines et ça, ça veut dire qu'il veut tout bousculer. La russe s'efforce de fixer le sol, encore et encore, n'obéit pas quand Max lui demande de le regarder, lui, tandis qu'elle se complait dans un déni parce qu'elle ne se sent pas capable de répondre. Pourtant, il faut bien qu'elle dise quelque chose. Elle ne peut décemment pas rester pétrifiée comme elle l'est présentement, alors elle amasse le peu de courage qu'il lui reste et elle relève la tête vers lui. Complètement perdue et confuse, elle se retrouve à le regarder, bouche bée, de longues secondes, sans réussir à formuler la moindre phrase. « Ainhoa. » Voilà la réponse qu'elle donne à Max après sa longue et belle déclaration. Elle se complait dans le déni et fait comme si elle n'avait rien entendu de dérangeant, comme si elle n'avait entendu que les excuses. Et comme elle avait promis de lui dire pourquoi elle avait misé sur Edwin si les excuses étaient satisfaisantes, elle lui explique. « C'est… C'est pour Ainhoa que j'ai misé sur ton frère. C'est ma meilleure amie et je crois qu'elle en pince pour lui. » Elle se décolle du mur, écrase sa cigarette terminée sur le bitume et se met à faire les cent pas.

Dans sa longue robe noire, elle secoue la tête, doit avoir l'air folle, mais c'est clairement l'impression qu'elle a elle-même tant elle n'arrive pas à se remettre des paroles de Max. « Putain Max… » Commence-t-elle avant de se pincer à nouveau les lèvres. « C'était des excuses que je voulais… Pas une putain de déclaration qui a l'air de sortir tout droit d'un film. » Elle est paumée, vraiment paumée et si elle est dans cet état, c'est bien parce que les paroles du producteur l'ont frappée en plein coeur, d'une façon à laquelle elle ne s'attendait pas le moins du monde. « Tu ne peux pas vouloir de moi… C'est juste… Non. Tu ne peux pas. Je passe tellement de temps à jouer des rôles, à être celle que les autres veulent que je sois que parfois j'oublie moi-même qui je suis réellement… Mais je ne suis pas quelqu'un en qui tu peux avoir confiance. Je… » Elle soupire, prise au dépourvu. Elle ne s'attendait clairement pas à avoir une conversation de ce genre et elle se dit que si elle avait su elle aurait probablement bu un peu moins de cocktail. Quoi que… Si elle avait su, elle ne se serait carrément pas pointée à l'événement de la soirée. « C'est trop. Tu n'es pas juste un client, Max, ça c'est sûr, mais tout ce que tu viens de dire… C'est trop. » Et elle ne sait assurément pas comment digérer toutes ces informations. Ainsi, c'est au tour de Yevgeniya d'avoir peur, d'avoir envie de prendre la fuite et d'être partagée entre ce qu'elle ressent et ce qui l'effraie. Dépitée, elle s'arrête deux petites secondes de faire les cent pas, craignant de choper le tournis et elle regarde à nouveau Max. « C'était bien ce qu'on avait… Pourquoi est-ce que tu veux tout changer ? Pourquoi ? C'était bien… On avait pas à s'avouer quoi que ce soit. » Même s'ils se doutaient fortement de ce qui se passait sous leurs yeux.

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MessageSujet: Re: War is over (if you want it) || Yevgeniya Dim 6 Jan - 19:09


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Max cesse de répondre et d’alimenter la dispute. Vue sous cet angle, c’est sans doute un progrès, la discussion est revenue à un volume sonore normal, ce qui n’était pas gagné quand il a croisé Yevgeniya tout à l’heure. Et finalement, il est arrivé à faire ce qu’il envisageait de faire au départ, et à tenir ses bonnes résolutions prises au Mexique, c’est-à-dire à s’excuser. Cependant, le producteur est surpris lui-même de sa propre audace : il n’avait pas prévu de faire cette déclaration, car c’en est une, mais seulement des excuses. Le silence qui s’ensuit, et qui s’éternise, lui prouve bien qu’il aurait peut-être du s’y prendre autrement. En tout cas, Max ne sait pas vraiment comment l’interpréter, et maintenant qu’il ne dit plus rien et qu’il a fini de parler, à son tour, il sent l’angoisse qui le gagne. La gorge sèche, il se demande à quoi rime ce blanc. Est-ce que Ivy est trop surprise pour lui répondre ? Et à la fin, qu’est-ce que sera, sa réponse ? Le fait de ne pas savoir, de ne pas être sûr, lui fait encore plus peur qu’un non, ou que leur dispute précédente. Il trouverait presque plus facile de continuer à hurler.

Cela dit, il n’est apparemment pas le seul à être perdu, vu la manière dont Ivy le regarde et comment elle répond. « Je te demande pardon ? » Il n’est pas sûr d’avoir compris : que vient faire là le nom de la fille qui l'a gagné aux enchères ? Ce n’est que quand la russe développe un peu que Max comprend. « Oh. » Pour être honnête, obsédé par l’idée de trouver ses mots et par la réponse potentielle de la jeune femme, le producteur a un peu oublié pourquoi il s’est engueulé au départ avec Yevgeniya. Il tire sur sa cigarette, d’autant plus mal à l’aise maintenant qu’il a appris ça. « Je suppose que je suis désolé d’avoir hurlé pour ça aussi, alors… » Une part de son esprit est amusé, cela dit : Ed, ce tombeur…mais Maximilian garde ça pour plus tard, parce que bien vite, finalement, il a la réponse à sa question.

Enfin, un début de réponse. Parce que effectivement, il avait raison, il a sans doute plus acculé Ivy dans une impasse qu’autre chose, alors que ce n’était pas le but. « Je sais. Mais…je ne voyais pas comment faire autrement. Je te l’avais dit pourtant, non ? Une partie de moi est un connard, l’autre est un romantique sans espoir, je n'y peux rien. » A un moment donné, il fallait bien qu’ils parlent, non ? Ils ne pouvaient pas laisser les choses comme ça, ça ne faisait que compliquer la situation, et Max estime qu’il est assez perdu comme ça. Et ce qui le frappe, c’est que face à lui, Yevgeniya a l’air tout aussi paumée, voire même un peu effrayée. « Je peux le répéter encore, s’il faut ça pour te convaincre. » Il tente un sourire en direction de Ivy, mais elle ne le regarde pas. « Et peut-être que parfois t’oublies qui tu es, mais moi je suis à peu près sûr que la fille qui a débarqué chez moi m’engueuler parce que je m’étais battu avec son frère, c’était toi, et pas un personnage. Pareil pour la fille qui est terrifiée quand elle monte dans une Ferrari, et celle qui trouve que le bord de mer, c’est sacrément beau. Et je ne parle même pas de celle que j'ai embrassé sur la falaise. » Et cette fille là, il ne dira pas maintenant, mais il l’aime à en crever, au point de se faire du mal pour elle.

« C’est peut-être trop, mais c’est vrai. »
Murmure-t-il, observant l’artiste faire les cent pas devant lui. Un verre de plus ne lui aurait pas fait de mal, même si c’est sans doute mieux d’avoir cette conversation sobre. Qu’est-ce qu’il peut dire de plus ? Max ne sait pas. Il ne sait pas plus ce qu’il doit faire que la jeune femme, en fait. D’un côté, il faut voir le positif : elle vient de lui confirmer qu’il n’est pas un simple client, c’est une petite victoire en soi. D’un autre côté, il a peur d’avoir tout gâché en parlant trop vite, trop longtemps, et trop franchement. Les questions de Yevgeniya font écho à ce sentiment, et elles font mal, mais en même temps, il est heureux d’entendre qu’ils avaient quelque chose, qu’ils l’ont peut-être encore, d’ailleurs. « Parce qu’on ne peut pas continuer comme ça, Ivy, à être sur le fil tout le temps. On va finir par se faire du mal, à ne rien dire…regarde, si on en est arrivés à s’engueuler, c’est parce qu’on ne se parlait plus. » Non, il est persuadé d’une chose, ça ne peut plus durer comme ça, au moins parce que ça va le rendre dingue, lui, de tout garder pour lui. « Je ne veux pas que les choses changent, tu sais, juste être sûr qu’elles existent et que je ne suis pas en train de rêver… » Il soupire, et s’avance un peu vers elle, réalise qu’il donnerait n’importe quoi pour ne pas être la source de la détresse de la jeune femme, pour calmer cette angoisse qu’il peut lire dans ses yeux. Alors il continue, avec le même sourire douloureux. « Je sais que ça a l’air effrayant, et crois-moi, crois-moi, je suis terrifié, là, maintenant, mais ce n'est pas si compliqué que ça, je te le jure. » Il la regarde, et maintenant qu’ils sont si proches, il pourrait l’embrasser, mais non, ce n’est pas le moment, alors il lève une main vers sa joue, se perd encore dans ses yeux bleus. « Tout ce que je t’ai dit, je peux le reformuler comme ça : tu me manques, Yevgeniya. Et je ne sais pas ce qu’on avait, mais j’aimais ça, alors si ça te manque aussi, peut-être qu’on peut trouver un arrangement qui nous convienne à tous les deux pour que ça dure. » De nouveau, ce sourire, et il caresse délicatement sa joue pâle. « T’es pas obligée de me dire oui, ni de me répondre maintenant, tu sais. Ni de me répondre tout court. Je t’en voudrais pas. Mais...je pense que je ne vais pas arrêter de crever d'envie de t'embrasser quand même, alors...si ça ne te dérange pas, je vais faire ça. » Et sans lui demander son avis, il capture ses lèvres, la prend dans ses bras. Peu importe ce qui se passe après, il ne pourra pas le regretter.

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MessageSujet: Re: War is over (if you want it) || Yevgeniya Mer 16 Jan - 19:31

And I need you to know I'm not asking for a miracle
But if love is enough, could you let it show?
If you feel it, could you let me know?

Etant qui elle est, faisant ce qu'elle fait, venant d'une famille comme la sienne, Yevgeniya pensait avoir tout vu et tout vécu. Elle se trompait. Elle n'avait jamais rencontré quelqu'un comme Max auparavant, quelqu'un capable de la brusquer et de lui faire prendre conscience de choses qu'elle n'aurait jamais cru possibles. A présent, les faits sont là et les mots de Max ne semblent pas vouloir s'arrêter. Elle les entend, les ressent, les vit et les revit. Un processus qui lui donne la chair de poule, qui lui donne à la fois chaud et froid, qui lui noue l'estomac. Elle n'est pourtant pas cette fille qui ressent les papillons dans le ventre, si bien décrient dans les romans d'amour... C’est peut-être trop, mais c’est vrai. Voilà ce qui achève la jeune femme. Oui, c'est vrai. Elle l'a avoué elle-même : Max n'est pas un simple client. Il a quelque chose qui se dégage de sa personnalité qui le rend autant imprévisible qu'impressionnant et c'est ce qu'elle aime chez lui. Pire, ce qu'elle adore.
Si ce n'est plus dans le déni que la blonde se complaît, c'est à présent dans le mutisme qu'elle trouve son bonheur. Elle arrive tout juste à lever les yeux vers le producteur quand il s'épanche sur ce qu'il pense et quand il partage sa peur tout en essayant de la rassurer. Une tentative qui ne rencontre qu'un maigre succès car Ivy ne trouve comme réponse qu'un mouvement de tête : elle la secoue. Si, c'est compliqué. Sinon, pourquoi aurait-elle été la femme avec laquelle des centaines d'hommes ont trompé leurs femmes respectives ? Rien n'est facile quand il s'agit de relations et le musicien est loin de parvenir à lui faire entendre le contraire.

Ce qu'il parvient à faire, cependant, c'est calmer son angoisse le temps d'un baiser (alors autant le faire durer). Elle s'abandonne au baiser qu'il lui donne, y répond avec ferveur en se mettant sur la pointe des pieds pour mieux l'atteindre et en passant les bras autour de son cou pour mieux se rapprocher et le sentir contre elle. Les secondes se gangrènent et elle l'embrasse à présent avec douceur, se fichant pas mal des passants qui pourraient sortir du gymnase et qui pourraient les regarder, outrés par leur comportement d'adolescents amourachés. Elle n'a pas envie de se détacher du garçon, elle est si bien, là, d'autant plus que ça lui permet de gagner encore un peu de temps, mais il le faut. « Je ne suis pas quelqu'un de romantique, moi... » Se sent-elle obligée de préciser à voix haute afin qu'il soit au courant et qu'il sache à quoi s'attendre. Elle garde le visage proche du sien, poursuit dans un murmure tout en caressant sa joue d'un geste machinal. « Et si on en est arrivés à s'engueuler, c'est seulement parce que tu as été un connard avec moi. » Dit-elle en levant les yeux au ciel, un sourire feignant l'innocence sur les lèvres. « Mais je t'ai pardonné... » Elle ne peut pas faire autrement après les déclarations qu'il a faites. Elle soupire, sans savoir s'il y a une part de soulagement ou s'il s'agit plutôt d'un réflexe d'auto-défense pour laisser quelques nouvelles secondes s'écouler sans avoir à dire quoi que ce soit. Yevgeniya pose enfin la tête sur l'épaule de son amant, se demande combien de temps elle est capable de rester dans cette position sans pour autant trouver de réponse. «  Max... Tu ne rêves pas, il y a bien quelque chose. Et... Ca me manque aussi... » Elle est incapable de lui que c'est surtout lui qui lui manque, même si elle le pense très fort. Elle est incapable de dire quoi que ce soit d'autre et ça la perturbe, alors elle en profite pour enchérir, dans l'espoir que le britannique comprenne tout l'effet de ses mots brûlants. « 'Tain... Tu fais fort, Max... Tu as réussi l'impossible. De toute ma vie, je crois que c'est la première fois que je ne sais pas quoi dire. Tu m'as trop... Troublée. » Et encore, le mot est loin de correspondre à toutes les émotions par lesquelles il l'a faite passer en quelques minutes à peine.

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MessageSujet: Re: War is over (if you want it) || Yevgeniya

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War is over (if you want it) || Yevgeniya

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