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They said an end can be a start || Deborah

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Richard Lyon
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Wanguard, COM, crazyoilmachine
TES DOUBLES : John Harding et Max Julliard
TON AVATAR : Joel Kinnaman
TES CRÉDITS : Hypnotyk (avatar) + Boston (gifs) + crack in time (sign)
TA DISPONIBILITE RP : They said an end can be a start || Deborah Tumblr_pbc12lnxu11vg2yxdo3_250
RAGOTS PARTAGÉS : 1222
POINTS : 1944
ARRIVÉE À TENBY : 11/02/2018
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ÂGE DU PERSONNAGE : 40 ans (13 mai 1979)
CÔTÉ COEUR : Une fille trop jeune pour lui. No comment.
PROFESSION : Ecrivain, il a du démissionner de son poste d'enseignant au lycée.
REPUTATION : Il sort avec la petite Weston, une ancienne élève qui a vingt ans de moins que lui, vous vous rendez compte ? Les parents d'élèves ont été scandalisé et ça se comprend, lui qui paraissait si bien sous tous rapports, si gentil ! Il y a de quoi se poser des questions, surtout quand on sait qu'il a démissionné de son poste...


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MessageSujet: They said an end can be a start || Deborah They said an end can be a start || Deborah EmptyDim 23 Déc - 22:17


Now that I've watched all my castles fall
(They were made of dust, after all)
Someday all this mess will make me laugh
I can't wait, I can't wait, I can't wait...

Dans l’ensemble, le rendez-vous de Judith avec Richard aurait pu se passer de pire façon que ça, et maintenant il ne lui reste plus qu’à rentrer. Il vérifie une dernière fois qu’il a mis toutes ses affaires dans la voiture, referme le coffre, et jette un dernier regard au collège, une main appuyée sur la portière, comme en suspens. Alors voilà, c’est fini, définitivement.

La rumeur a déjà fait le tour du village, Ritchie le sait : la voisine qui passe quand il rentre avec son carton fait semblant de ne pas le voir. « Bonjour à vous aussi, Mrs Jones ! Et joyeux Noël ! » Elle finit par marmonner un bonjour réticent, avant de s’éloigner à pas pressés. Richard se demandait un peu si Thomas Weston n’avait pas jeté de l’huile sur le feu en répondant aux questions des gens, mais bon, les petits villages n’avaient en général pas besoin de pères en colère pour alimenter des rumeurs. Cyrus et Julianne l’avaient prévenu que ça allait arriver, Richard s’en doutait lui-même. Bientôt ce serait le tour des tabloids, puis les choses allaient se tasser. Le Sun, comme les commères de Tenby, qui n’étaient que la version campagnarde du célèbre journal, allaient passer dès qu’ils auraient trouvé quelque chose de plus croustillant à se mettre sous la dent – un énième mariage de Max Julliard, le producteur excentrique qui vivait un peu en dehors du village, par exemple. Après, évidemment, ça n’allait certainement pas apaiser la colère de Thom Weston, mais pour ça, Richard n’était pas sûr de pouvoir faire grand-chose, sinon laisser du temps au temps.

La maison est vide quand il entre. Pas de Deborah à l’horizon, cependant, mais normalement, elle ne devrait pas tarder à arriver, elle rentrait aujourd’hui, c’est ce qu’elle avait dit. Richard abandonne le carton plein d’affaires sur la table du salon, décider à le ranger plus tard – il n’en a pas la force maintenant. Alors il s’ouvre une bière, et se pose dans le canapé pour attendre Deborah, regardant d’un air un peu vide le sapin de Noel qu’ils ont fait il y a quelques jours. Aucun d’eux n’avaient trop le cœur à la fête, et ça ne risquait pas de s’arranger.

Le bruit des clefs dans la porte ne tarde pas à lui signaler que l’escrimeuse est rentrée, et il fait l’effort de se lever pour aller l’embrasser. « Hey. » Il va bien falloir trouver une façon de lui dire les choses. « Je…écoute, il faut que je te dise quelque chose. » Il avait réfléchi et jugé que la meilleure manière de procéder était de démissionner sans l’annoncer à Deborah avant : il savait qu’elle s’inquiéterait pour lui, sinon, et qu’elle culpabiliserait alors que ce n’était pas sa faute. « Je sais qu’on en en a discuté et qu’on avait dit qu’on verrait, mais…ça me semblait la meilleure chose à faire, alors voilà, j’ai démissionné. J’ai quitté le lycée. » Est-ce que ça se voit, qu’il est complètement déprimé ? Ce n’est pas que Thomas ait raison et qu’il se mette à regretter, ni même, au fond, qu’on massacre sa réputation. Ca en vaut la peine, Richard en est persuadé, même si les gens ne comprennent pas. Mais le fait de les voir lui – leur tourner le dos, d’inventer des choses, parce que oui, ils inventent, lui fait mal quand même. « Les parents d’élèves ont pété un plomb, je pouvais pas… » Il se laisse de nouveau tomber dans le canapé, la tête dans les mains. « J’ai pas pu supporter. C’est déformé, tout est faux…et je peux pas, je peux juste pas. »

_________________

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I'm everything I hate, everything I dispise, I'm a collection of paradoxes, a collection of flaws, misfortunes, disappointments, things I'm not aware of, I'm everything you don't want and I'm certainly everything you don't need.


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Deborah M. Weston
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : THE.FAME
TES DOUBLES : andrew ; nate ; brendan ; lizzie ; jesse ; yevgeniya
TON AVATAR : ella yelich-o'connor
TES CRÉDITS : kane (avat) - penny (gif)
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POINTS : 4753
ARRIVÉE À TENBY : 16/07/2015
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ÂGE DU PERSONNAGE : 21 yo (09.07.98)
CÔTÉ COEUR : escrime et richard
PROFESSION : escrime et la fac de temps en temps
REPUTATION : un aimant à drama, cette jeune fille


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MessageSujet: Re: They said an end can be a start || Deborah They said an end can be a start || Deborah EmptyLun 24 Déc - 16:23

Oh baby baby it's a wild world
It's hard to get by just upon a smile


Noël et Nouvel-An : la pire période de l'année pour tous les sportifs professionnels car il s'agit de la période où toutes les tentations sortent le grand jeu. Tout le monde propose des cannes en sucre d'orge, du pain d'épices, des chocolats, du lait de poule etc. sans même se rendre compte de ce qu'ils s'en en train de faire. Deborah se demande sincèrement si les gens ont conscience du sucre qu'ils ingurgitent durant ces quelques semaines, et pire, lors des deux réveillons les plus importants du mois de décembre. Bien sûr, la jeune femme compte se faire plaisir le soir de Noël et le soir de Nouvel-An, mais pour se le permettre, elle n'a pas trouvé d'autre choix que d'entamer un régime à base de soupes. Autant dire qu'elle commence à en avoir assez de se priver, mais la dinde qui l'attend pour Noël vaut tous les efforts du monde, même si pour l'heure, elle en est encore à se demander si elle fêtera Noël en famille ou si elle devra choisir entre sa famille et son petit-ami comme elle a dû le faire il y a peu. Les écouteurs qu'elle a dans les oreilles diffusent une chanson qui l'empêche de broyer du noir, Genesis, de Grimes et elle se change les idées en regardant les dernières nouveautés dans le monde de l'escrime sur son téléphone.

Elle sort de la gare, prend le chemin de Victoria Street, même si ce n'est plus au numéro 22 qu'elle se rend. « Coucou. » Elle accueille le baiser de Richard avec joie, mais elle comprend très vite que quelque chose ne va pas. Elle le connaît suffisamment pour justement se rendre compte qu'il adopte un visage qu'elle ne le lui connaît pas. Inquiète, elle ne dit rien et le laisse prendre le temps dont il a besoin. « D'accord, je t'écoute. » L'écrivain ne rassure vraiment pas sa petite-amie et la brune garde ses distances par précautions, parce qu'elle ne sait vraiment pas à quoi s'attendre et que ça l'inquiète au plus haut point. Non, elle ne l'a réellement jamais vu dans cet état et elle a peur. « Oh… Mais… » Mais quoi ? La Weston perd ses mots autant qu'elle perd sa faculté de penser correctement. Richard a démissionné sans lui en parler. Certes, le sujet de son travail au lycée avait été abordé, mais ils n'avaient jamais dit clairement ce qu'ils allaient faire à ce propos. Et voilà que son amoureux a décidé de quitter ce poste qui lui plaisait temps. C'est à ce moment là que l'escrimeuse remarque le carton qui concrétise cette idée de démission. La tête baissée, un sentiment de culpabilité grandissant, la demoiselle sent un noeud se former dans sa gorge. « Je suis désolée. » Elle ne trouve rien de mieux à dire.
Si elle était fumeuse ou si elle buvait de l'alcool, elle juge que ce serait l'instant idéal pour se griller une clope nerveusement ou pour boire un shot de vodka. Hélas, elle n'a aucun moyen de se dérober et en fait, elle réalise qu'elle n'en a pas envie. Certes, elle ne sait pas quoi faire, ni quoi dire, mais elle a envie d'être là pour son petit-ami. Le noeud dans sa gorge descend jusque dans son estomac quand elle observe Richard s'installer lourdement sur le canapé, mais elle ne peut pas rester plantée là, à le regarder, sans rien faire. Elle prend sur son propre malêtre, sur sa culpabilité pour essayer de ne pas aggraver la tristesse de Richard et elle se place derrière lui ; Ses jambes de part et d'autre de l'ancien professeur tandis que ses bras cherchent le contact rassurant de son torse et que sa tête se pose délicatement sur sa nuque « Je suis vraiment désolée, Ritchie. » Elle l'embrasse délicatement dans le cou, puis pose sa tête sur l'épaule de Richard.  « J'ai conscience que tout ça, c'est de ma faute, mais… Est-ce que je peux faire quelque chose, quand même ? » Elle soupire. « J'ai entendu tout ce que mon père a dit… Je lui en veux tellement. La façon dont il te traite… Ça me rend malade. » Et ça la rend malade que leur amour ne semble pas suffisamment fort pour faire taire les mauvaises langues. « Comment… Comment tu te sens ? » Demande-t-elle, hasardeuse, même s'il s'agit certainement de la question à ne pas poser.

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Ce sera comme on s'était dit car tout le temps, c'est toi qu'je veux. Et comme on avait pris la route à deux, ce sera bien mieux. Oh, ça nous dépasse tout cet amour, c'est si heureux. Les mauvais jours, moi je m'en passe car cet amour, c'est si précieux


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ÂGE DU PERSONNAGE : 40 ans (13 mai 1979)
CÔTÉ COEUR : Une fille trop jeune pour lui. No comment.
PROFESSION : Ecrivain, il a du démissionner de son poste d'enseignant au lycée.
REPUTATION : Il sort avec la petite Weston, une ancienne élève qui a vingt ans de moins que lui, vous vous rendez compte ? Les parents d'élèves ont été scandalisé et ça se comprend, lui qui paraissait si bien sous tous rapports, si gentil ! Il y a de quoi se poser des questions, surtout quand on sait qu'il a démissionné de son poste...


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MessageSujet: Re: They said an end can be a start || Deborah They said an end can be a start || Deborah EmptyVen 28 Déc - 1:00


Now that I've watched all my castles fall
(They were made of dust, after all)
Someday all this mess will make me laugh
I can't wait, I can't wait, I can't wait...

A vrai dire, Richard est étonné que cette histoire l’atteigne autant : il était plutôt sûr de lui lorsqu’il avait dit à Thomas Weston qu’il se fichait de voir les gens détruire sa réputation et désapprouver son couple. Ceci dit, il se fiche toujours du fait que les gens désapprouvent : les gens des villages sont fermés, par nature, et puis les tabloids diront la même chose parce que ça fait scandale. Bon. Mais en soi, si c’est moralement discutable, l’avis de gens qu’il ne connait ni d’Eve ni d’Adam, Richard n’apprécie pas vraiment de le prendre en pleine figure. Surtout de gens, qui, pour d’autres rumeurs qui ont couru dans le village, ont été les premiers à se défausser, à dire qu’après tout, ils n’étaient personne pour juger les gens. Et qui pour certains, ont été bien content aussi qu’on ne le juge pas. Le pompon, c’était tout de même qu’ils inventaient n’importe quoi. Et ça, Richard n’arrive pas à l’encaisser : ces soupçons là, il a envie de les faire ravaler aux gens qui les balancent sans réfléchir à tort et à travers.

Il oscille donc entre déprime et colère, sans trop se savoir où se situer, sans parvenir à dissimuler cette humeur maussade. Il ne faut qu’un instant à Deborah pour comprendre, lorsqu’elle arrive. Richard se sent désolé de lui imposer ça. Il sait que ce n’est pas facile pour elle non plus, il y a déjà l’attitude de son père, qui doit être autrement plus douloureuse à gérer. Au moins sa famille le soutient, lui, et les gens qui le jugent lui sont extérieurs. Il a quand même des gens vers qui se tourner, il n’est pas isolé parmi les siens…mais c’était sans compter sur cette démission, évidemment. Si Richard est sûr de son choix, qu’il ne le regrette pas, il est tout de même affecté, et même s’il aimerait ne pas ennuyer Deborah avec ça, il n’arrive pas à le cacher. D’habitude, il essaye de prendre sur lui, parce que c’est aussi son rôle, de la rassurer, d’être là, mais cette fois il va trop mal cette fois.

Avec un peu de surprise, il sent les bras de la jeune femme s’enrouler autour de ses épaules, mais il s’abandonne assez vite dans cette étreinte, qui l’apaise un peu, voire même retrouver un semblant de sourire. « Eh bien si tu veux verser dans les choses illégales, je pense qu’il est temps d’abréger les souffrances de Mrs Lloyd, elle devient totalement sénile et elle raconte n’importe quoi. » Réussit-il à plaisanter, prenant les mains de la jeune femme dans les siennes, avant d’en porter une à ses lèvres pour y déposer un baiser délicat. « Plus sérieusement, je crois que je dirais pas non à un câlin. » Avoue-t-il, un peu piteusement, avant d’ajouter, relevant la tête vers elle : « Et ce n’est pas de ta faute, ok ? Tu n’y es pour rien…et je suis content que tu sois là, maintenant. » Elle essaye de le rassurer comme elle peut, et ce simple soutien lui réchauffait le cœur. Il soupira doucement, tenta d’expliquer : « Ce n’est même pas vraiment ton père, tu sais…à la limite, c’est peut-être le seul qui est légitime à avoir un avis, même si clairement je peux pas te dire que j’apprécie la manière dont il le fait. » Il secoue la tête lentement, ayant un peu de mal pour trouver les mots justes. « C’est…enfin, honnêtement, je me suis pris dans la gueule l’avis de gens que je connais même pas, qui racontent des saloperies sur moi, sur nous…sérieusement, ils sont qui pour donner leur opinion ? »

L’auteur a toujours vu le village comme une communauté plutôt sympathique mais là, il n’en peut plus de ce quasi-huis-clos où tout le monde raconte n’importe quoi, pour avoir quelque chose à raconter, peu importe que ce soit faux ou vrai. « C’est tellement…minable, bas, j’ai même pas de mots. » Ca le tue, vraiment. Il ne sait pas quoi faire, non plus. Ni comment il se sent, vraiment. Même se saouler pour oublier ses problèmes ne lui fait pas envie, ni la bière ni la cigarette ne résoudront le problème. « J’en sais rien. » Il se passe une main sur le visage, soupire, essaye de faire le point. « Vidé, je crois…je sais même pas quoi faire, j’ai l’impression d’avoir plaqué une partie de moi juste pour éviter de me faire lyncher par des connards. » Humilié, et seul. Et il en a marre, c’est trop, il n’a pas mérité ça. « Je regrette pas de l’avoir fait si c’est pour être avec toi, mais je demande quand même comment on a pu en arriver là, on dirait qu’ils sont tous devenus dingues… » Ca le dépasse, honnêtement, de voir comment ça tourne, et à quel point les gens sont mauvais…foncièrement, Richard est un brave type. Médire sur les gens, il ne sait pas faire, alors il ne comprend pas ceux qui le font.

Mais il a cependant conscience de l’effet de ce qu’il raconte, et il ne veut pas inquiéter Deborah, ou la faire culpabiliser, ce n’est pas elle, après tout, qui balance ces rumeurs. « Faut pas que tu t’inquiéte pour moi, ça va passer, c’est juste le temps que je digère tout ça. » Assure-t-il, en tentant de sourire de nouveau. En réalité, il n’a que de la gratitude pour elle, parce qu’elle prend le temps de l’écouter, parce qu’elle est là. « Et je te remercierai jamais assez d’être là, avec moi. »

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Deborah M. Weston
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MessageSujet: Re: They said an end can be a start || Deborah They said an end can be a start || Deborah EmptySam 5 Jan - 22:37

Oh baby baby it's a wild world
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Comment rendre le sourire à quelqu'un ? Comment le rendre heureux ? Deborah se pose des questions de cet acabit tant elle déteste la mine triste de Richard. Lui, qui d'habitude sait toujours tirer le meilleur des situations, qui ne cesse de l'encourager, qui lui donne l'impression d'être la meilleure personne qu'elle puisse être… Le voilà qui ne réclame pas son aide, parce qu'il est trop bon, mais qui en a clairement besoin. Ainsi, elle essaye. Du mieux qu'elle peut, malgré ses incertitudes et sa confiance en elle qui chute gravement. « Quel genre, le câlin ? » Elle resserre un peu plus son étreinte, sourit, même si ce même sourire se fait à contrecoeur quand elle comprend à quel point il va mal, à quel point il est affecté par les remarques qu'il reçoit constamment depuis que leur relation a été rendue publique. Bien sûr que c'est de sa faute, elle le sait et au fond de lui, il le sait probablement.

Richard savait, le soir où il a embrassé Deborah que ce n'était pas bien. Il avait arrêté de la voir et n'avait plus donné de nouvelles pendant plusieurs semaines. Des semaines qui avaient rendu l'escrimeuse complètement folle, partagée entre les sentiments naissants qu'elle ressentait et la bienséance. Mais, toujours habituée à avoir ce qu'elle désirait, c'est elle qui a fait le pas en avant, c'est elle qui est venue le confronter chez lui, quand bien même il faisait comprendre par son absence qu'il ne voulait plus la voir. Elle n'a pas voulu écouter. Elle n'a pas voulu saisir toute la liste qui se dressait contre cette relation. Elle n'a pensé qu'à elle. Elle a été égoïste. Et aujourd'hui, c'est Richard qui paye. Deborah paye aussi, mais différemment. Certes, sa relation avec son père est retombée au point zéro, voire dans les négatifs, mais au moins, elle n'a pas à subir les critiques des parents d'élèves et les fans mécontents. Bien sûr, elle reçoit quelques vives critiques sur les bancs de la Fac, mais celles-ci n'auront pas d'impact sur sa vie professionnelle et sportive. Qu'on lui parle de complexe d'oedipe inversé ou d'amour sale… Elle ne répond pas. Ou parfois elle se contente d'un regard las et d'un doigt d'honneur qui traduit le fond de sa pensée. « Je crois que je n'ai jamais trop aimé Tenby à cause de ça… Les gens qui se permettent de te juger alors qu'ils ne te connaissent pas. » Mais dans le cas de Richard, Tenby ou une grande ville, ça ne change pas grand chose. Les professeurs sont tous logés à la même enseigne et peu importe où ça se serait passé, les parents d'élèves auraient fait part de leur mécontentement. Il en va de même pour sa notoriété d'auteur. Parce que Richard est un personnage public, les gens pensent avoir le droit de le critiquer ouvertement, de le lyncher, de lui faire du mal…

Il a beau lui dire de ne pas s'inquiéter. C'est trop tard. Elle s'inquiète. Elle a peur. Peur de ne pas être suffisante, de ne pas être digne de tous les sacrifices forcés qu'il est en train de faire pour elle, pour leur amour. Elle se dégage pour s'installer à côté de l'écrivain et force un nouveau sourire. « C'est normal que je sois là pour toi. Et c'est normal que je m'inquiète pour toi aussi. » Cela dit, elle n'avoue pas qu'elle s'inquiète pour eux. CE n'est probablement plus le moment d'être égoïste. « Tu as été là pour moi quand j'avais besoin de toi. » Notamment quand sa publicité pour des boissons énergétiques ne s'est pas passée comme prévu.  « Je ferai n'importe quoi pour toi, tu sais ? » Comment pourrait-il en être autrement alors que cet homme est en train de bousiller toute sa vie pour elle ?  « Si… Je ne sais pas… Si tu décidais que tu voulais tout recommencer ailleurs, vers des gens moins hostiles, je te suivrai sans hésiter. » Qu'elle continue, cherchant à lui prouver à quel point elle l'aime. « Enfin, je sais que je m'avance et que, comme tu l'as dit, tu as besoin de temps pour digérer tout ça, mais quoi qu'il advienne, je ferai ce que tu veux. » Elle baisse le regard, n'ose plus croiser ses yeux noisettes à cause du malaise qui l'habite.

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Ce sera comme on s'était dit car tout le temps, c'est toi qu'je veux. Et comme on avait pris la route à deux, ce sera bien mieux. Oh, ça nous dépasse tout cet amour, c'est si heureux. Les mauvais jours, moi je m'en passe car cet amour, c'est si précieux


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MessageSujet: Re: They said an end can be a start || Deborah They said an end can be a start || Deborah EmptyDim 13 Jan - 18:04

Now that I've watched all my castles fall
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Ça va passer, mais c’est dur. Une question de temps, sans doute. Le temps qu’ils oublient tous cette histoire, qu’ils trouvent quelque chose de plus croustillant à se mettre sous la dent. En attendant, il faut subir et faire le dos rond, une attitude que Richard n’est pas habitué à avoir. Il a toujours été actif, toujours battant, et en dehors de la phase de déprime profonde qui a suivi la mort de sa femme, il ne s’est jamais laissé faire ni laissé aller. Là, il n’a pas envie de grand-chose. Même l’alcool ne lui fait pas envie, oublier ses problèmes ne lui semble pas une bonne idée, alors la bouteille reste devant lui, tout aussi à la dérive que lui. La présence de Deborah parvient à lui tirer un sourire, comme son étreinte. Elle a beau dire qu’elle ne peut rien faire à part être désolée pour lui, l’écrivain se sent un peu mieux parce qu’elle est là. « M’en fiche, du moment que tu restes avec moi un peu. » Il se fait pitié à lui-même, a l’impression d’être un gosse en quête d’affection, ce qui ne lui va pas. Mais il faut dire aussi, si Richard est honnête, que ce n’est vraiment pas la joie.

On a beau dire qu’on est prêt, frimer, rouler des mécaniques, la vérité, c’est que se prendre les rumeurs les plus fausses et les plus dégradantes qui soient dans la gueule, ça ne fait jamais plaisir, et franchement, les habitants de Tenby étaient très forts pour ça. Dire qu’il avait ignoré les avertissements de la vieille Mrs Lloyd, il n’aurait pas dû les prendre à la légère, d’autant que la vieille dame n’était pas la première à participer aux rumeurs qui circulaient. « Dire que je les trouvais gentils…heureusement qu’ils ne sont pas totalement tous comme ça, je pense que je deviendrais vraiment fou. » Gwen, Rémy, des gens comme ça, et puis Sam et Cameron. Tout Tenby n’est pas devenu dingue, mais il y a quand même de sacrés arriérés. Il ajoute, pour compléter : « Quand j’ai parlé avec Judith, elle avait l’air aussi atterrée que moi par leur comportement. Heureusement qu’il n’y a plus de chasse aux sorcières, je crois qu’ils bruleraient des gens, pour certains. » Richard essaie de dédramatiser un peu, mais ce n’est pas si facile que ça.

« Je te jure qu’il ne faut pas. »
Il pose la tête contre l’épaule de la jeune femme, attrape sa main pour la serrer gentiment dans la sienne. « C’est juste une mauvaise passe, mais il fallait que je le fasse. Comme ça ils me ficheront peut-être la paix, ou en tout cas, ils oublieront plus vite quand ils trouveront quelqu’un d’autre qui fera quelque chose qui ne leur plaira pas. Et au moins, je n’aurais plus à les voir tout le temps, parce que vu comment ils sont, je n’en ai plus vraiment envie, alors l’un dans l’autre, c’était vraiment la meilleure chose à faire. » Il continue avec un sourire, relevant les yeux vers Deborah. « Et puis…entre ce boulot et ne plus te voir toi, crois-moi, je préfère renoncer à l’enseignement. Vraiment. »

Ce qui suit laisse vraiment Lyon sans voix, et il se redresse, cherchant ses mots. « Tu ferais… » Il essaie de formuler, du mieux qu’il peut, ce qu’il ressent, l’infinie gratitude qu’il a pour Deborah de simplement lui proposer ça, comme ça, sans aucune contrepartie, comme si c’était naturel, alors que toute la vie de l’escrimeuse est ici, et plus globalement pour le fait qu’elle se fiche de tout, sauf de lui, parce que c’est sans doute la seule personne, qui justement, se préoccupe de lui à cet instant. « Je…merci, je ne sais même pas quoi dire. » Il a un petit rire, incrédule et émerveillé : « Ça me touche, vraiment, que tu me proposes ça, tout ce que tu es prête à faire… » Un peu hésitant, il lève ses mains pour les poser sur les joues de Deborah. « Et tu sais que je ferais la même chose pour toi, championne ? » Il dépose un baiser sur ses lèvres, sourit encore. « Vraiment, sans hésiter. Mais…je ne veux pas que tu sacrifies toute ma vie pour moi, ce n’est vraiment pas la peine, il ne faut pas. Je ne veux pas te forcer à quitter quoi que ce soit, ni ton père, ni ta famille, ça va finir par se tasser, et ça va aller mieux, pour nous deux. » C’est comme si, voyant que Deborah s’inquiète pour lui, Richard se disait qu’il en fait trop, qu’il y a plus grave, parce qu’il ne veut pas l’inquiéter elle. « Je n’ai pas besoin de partir, j’ai besoin de toi. » Il lui sourit encore. Il savait, au tout début, que ce serait dur, et il ne faut pas se mentir, ça l’est. Mais Richard a pesé le pour et le contre, il a eu tout le temps pour ça, quand ils ne se voyaient plus, et il a choisi en toute connaissance de cause. « Et tout ça, si c’est le prix à payer…ça en vaut la peine, même si c’est dur. » Mais de toute façon, ce sera dur partout, il n’y aura pas de gens moins hostiles : voilà la triste vérité. « Et puis quand même, je suis un peu plus battant que ça, je ne vais pas me faire chasser par une bande d’imbéciles. » Le moral commence à repartir à la hausse. « Non, j’ai fait une concession, je suis partie du lycée, ils n’auront rien d’autre, et il va bien falloir qu’ils subissent. S’ils ne sont pas contents, grand bien leur fasse, c’est ici chez moi. » Les plus gênés s’en vont, comme on dit, et c’est eux qui le sont. « La seule chose que je ne veux pas, moi, c’est te priver ou te couper de ta famille… » En réalité, à la fin, c’est vraiment ça qui préoccupe Ritchie : et si Thomas Weston avait raison, si c’était lui, le sale type ? « Et je me sens quand même désolé pour ce qui s’est passé avec ton père. Je sais que je l’ai déjà dit, mais ça m'emmerde, j'ai l'impression de t'obliger à choisir et je ne peux pas m’empêcher d’y penser, surtout vu la période… » Après tout, ce sont les fêtes, et clairement, ils ne sont pas trop dans l’esprit de Noël.

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Deborah M. Weston
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MessageSujet: Re: They said an end can be a start || Deborah They said an end can be a start || Deborah EmptySam 19 Jan - 21:55

Oh baby baby it's a wild world
It's hard to get by just upon a smile


« J'espère qu'ils oublieront, oui. Qu'ils te laisseront tranquille. Tu ne mérites tellement pas tout ce qu'ils disent. » Ces jugements insensés et déplacés. Des jugements et des rumeurs qui font mal à l'écrivain et qui peinent Deborah. Elle, elle n'a jamais trop porté d'attention à ce qu'on raconte sur son dos, trop occupée à se rêver championne d'escrime pour laisser les autres la distraire. Mais bien sûr, tout le monde n'a pas ce même détachement. « Si tu veux, je peux casser la gueule d'Eleanor Griffiths, ça leur fera parler d'autre chose et ça me fera énormément plaisir. Ce sera gagnant-gagnant. » Dit-elle, sur le ton de l'humour, même si ce n'est pas pour autant qu'elle n'aurait pas envie de montrer à la rousse ce qu'elle pense d'elle à l'aide de quelques coups - surtout depuis que Deborah a de gros soupçons sur la Griffiths en ce qui concerne le tag de son affiche. « Ou sinon je peux mettre de la dope dans ses affaires et appeler les flics anonymement. » Quoi que pour réaliser un tel plan, la demoiselle aurait encore besoin de savoir comment se procurer de la drogue et ça, c'est une question à laquelle elle n'a jamais pensé. En tout cas, toutes les propositions sont bonnes à prendre pour essayer de faire sourire l'écrivain. Elle l'aime tellement… Ça l'attriste de le voir aussi mal, tout ça parce que leur relation n'est pas acceptée.

« Tu n'as pas à me remercier, Richie. Je t'aime, et tu ne te débarrasseras pas de moi de sitôt. » Dit-elle en souriant, face à la stupéfaction de l'enseignant. Il semble réellement touché par ce qu'elle est prête à faire pour lui et son coeur se réchauffe quand il lui renvoie la pareille.  « Si… Si, ça en vaudrait la peine. Toi, tu es en train de tout sacrifier pour moi, alors si je peux faire de même pour te faciliter la vie, je n'hésiterai pas. » Elle baisse à nouveau les yeux, pas peu fière de la confession qu'elle s'apprête à faire. Elle a de telles pensées sur le coeur depuis trop longtemps, elle ne peut plus rester silencieuse. « J'ai peur, Richard. Je sais que… Je sais que tu m'aimes, mais j'ai peur qu'un jour, ça ne soit plus suffisant pour toi, que tu te rendes comptes que je ne vaux pas tous les sacrifices que tu as fait pour moi. » Elle se pince les lèvres. C'est pour cette raison qu'elle n'avait pas envie qu'il quitte ce travail qui l'épanoui autant. Elle a aussi peur que tous les sacrifices de l'auteur se répercutent sur sa personnalité et qu'il change, qu'il ne soit plus le même, qu'il ne soit plus l'homme dont elle est tombée amoureuse. « J'essaye d'être lucide… Un jour, si on se dispute et que tu m'aimes un peu moins… Je n'ai pas envie que tu regardes en arrière et que tu te dises que j'ai gâché ta vie. Pour rien au monde, je ne veux gâcher ta vie. » Maintenant qu'elle est lancée, Deborah ne peut malheureusement plus s'arrêter. Ne pensait-elle pas quelques minutes plut tôt qu'elle ne devait plus être égoïste ? Qu'elle devait d'abord pensé à son petit-ami, la principale victime de leur amour ?  « Tu ne me coupes pas de ma famille… C'est mon père qui nous inflige ça. S'il n'était pas aussi buté, tout irait mieux entre nous… C'est le seul à me priver de ma famille. Et à se priver par la même occasion. » Elle secoue la tête, reste pensive quelques secondes et se demande comment les fêtes de fin d'année vont se dérouler. Assurément, elle sera présente au repas chez ses grands-parents qui rassemblent toute sa famille du côté paternel, mais elle n'ira pas au repas que son père organisera avec Eléa. Elle n'est pas sûre d'y être la bienvenue de toute façon. « Sérieusement, ne te sens pas coupable de quoi que ce soit. Au final, je pense qu'il aurait eu une telle réaction avec n'importe qui d'autre. Après tout, ce n'est pas pour rien que j'avais fugué pendant une semaine quand il a découvert ce qu'il s'était passé avec Leslie. » La dispute entre le père et la fille avait été d'une violence inouïe et la jeune femme avait préféré disparaître le temps d'une semaine à Cardiff, jusqu'à ce que son père la retrouve.


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Ce sera comme on s'était dit car tout le temps, c'est toi qu'je veux. Et comme on avait pris la route à deux, ce sera bien mieux. Oh, ça nous dépasse tout cet amour, c'est si heureux. Les mauvais jours, moi je m'en passe car cet amour, c'est si précieux


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Dernière édition par Deborah M. Weston le Dim 3 Fév - 15:23, édité 1 fois
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Richard Lyon
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ÂGE DU PERSONNAGE : 40 ans (13 mai 1979)
CÔTÉ COEUR : Une fille trop jeune pour lui. No comment.
PROFESSION : Ecrivain, il a du démissionner de son poste d'enseignant au lycée.
REPUTATION : Il sort avec la petite Weston, une ancienne élève qui a vingt ans de moins que lui, vous vous rendez compte ? Les parents d'élèves ont été scandalisé et ça se comprend, lui qui paraissait si bien sous tous rapports, si gentil ! Il y a de quoi se poser des questions, surtout quand on sait qu'il a démissionné de son poste...


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MessageSujet: Re: They said an end can be a start || Deborah They said an end can be a start || Deborah EmptyMer 30 Jan - 23:25


Now that I've watched all my castles fall
(They were made of dust, after all)
Someday all this mess will make me laugh
I can't wait, I can't wait, I can't wait...

Richard tombe vraiment de haut et c’est cette chute qui lui fait sans doute le plus mal. Il pourrait affronter certains reproches, il peut comprendre même, qu’on n’approuve pas son couple, ça vraiment, il s’en fiche. Mais les proportions que ça prend sont vraiment délirantes et à ce niveau là, ce qu’on lui reproche tient plutôt du fantasme que de la réalité. Sauf que ce fantasme là pourrait vraiment lui nuire, vraiment ruiner sa vie. L’opinion il s’en fout, il l’a déjà eu sur le dos à la mort de Kristin. C’est le mensonge qu’il ne supporte pas, ça c’est vraiment blessant. Surtout de la part de gens qu’il ne connait pas. Mais peut-être qu’il faut qu’il prenne du recul : après tout, ce ne sont que des mensonges, justement, il ne va pas se laisser abattre pour si peu. « Je suis pas certain que ce soit entièrement une bonne idée. » Répond-il pour la première fois avec amusement. « Certes, ça te défoulerait mais imagine si tu avais des ennuis, qu’est-ce qu’ils diraient de nous, ces idiots, hein ? » Même si, si c’est vrai que Lenny Griffiths est à l’origine de tout ce cirque avec cette campagne d’affichage, elle est vraiment peste quand elle s’y met et qu’elle aurait peut-être besoin qu’on la remette à sa place, mais bon, la vision de Ritchie est forcément biaisée. « Je suis sûr que de toute façon, tu n’auras besoin de rien faire, ils sont tous tellement fous qu’ils vont bien trouver tout seuls de quoi alimenter leurs ragots. Il suffit de voir le nombre de célébrités qui habitent dans le coin, ça serait étonnant qu’ils ne tapent pas dessus à un moment ou un autre. » Oui, vraiment, et puis ce sont des célébrités qui ont fait largement pire que lui. Mais en blaguant, Deborah a réussi à lui redonner un peu le sourire, et ça va un peu mieux. « Je note par contre que tu développes un gout certain pour l’illégalité et les choses borderline, ils vont encore dire que j’ai une mauvaise influence sur toi… » Mais cette fois son regard est franchement pétillant. Peu à peu, l’écrivain se reprend et la période de déprime commence à passer. Oui, il faut qu’il se ressaisisse. Ce sont des mensonges, ils sont horribles, mais maintenant qu’il a cédé, on va lui foutre la paix, ou en tout cas ça va accélérer le fait qu’ils l’oublient.

Et il ne lui reste lui, qu’à tourner la page : bien sûr que c’est difficile, mais il sait pourquoi il le fait, et clairement, Richard ne regrette pas. Oui, ça en vaut la peine, il lui suffit d’écouter Deborah essayer de la rassurer pour en être convaincu et pour le réaffirmer haut et fort. Mais malheureusement, il n’a pas assez compté sur les angoisses de Deborah, bien réelles pourtant. La plupart du temps, il ne fait que se douter des questions qui agite l’escrimeuse, même s’il essaye de faire ce qu’il peut pour calmer ces peurs-là, qu’il devine en filigranne. C’est la première fois qu’elle lui en parle aussi clairement, et c’est à la fois une tristesse pour Ritchie, parce qu’il voudrait réellement faire disparaitre ces peurs, et aussi quelque chose de touchant, parce qu’il sait aussi que se livrer comme ça n’est vraiment pas du style de Deborah, qui a plutôt tendance à tout garder pour elle. « Hey… Viens là, viens dans mes bras. » Il l’attire contre lui dans une étreinte rassurante. « Tu n’es pas en train de gâcher ma vie, Deborah, vraiment pas. Au contraire, je crois que tu ne réalises pas à quel point tu la rends infiniment meilleure. » Il ajoute avec douceur : « Je savais à quoi m’attendre, tu sais, je sais comment fonctionnent les gens. Ça n’est pas pour ça que ce n’est pas difficile, mais c’est eux le souci, pas toi, d’accord ? » Il continue, toujours sur le même ton apaisant, mais sûr de lui, caressant avec douceur les cheveux de la jeune femme. « Je sais que ça te fait peur, mais crois-moi, vraiment, je ne vais pas partir. Je me suis lancé en connaissance de cause, tu sais ? Parce que j’ai trouvé que ça en valait la peine, et j’en suis toujours persuadé. » Il s’écarte un peu pour la regarder et lui adresser un sourire. « Toi non plus, tu n’es pas près de te débarrasser de moi, parce que je t’aime aussi. » Il l’embrasse, et ajoute : « Si tu veux mon avis, je crois qu’on est coincés ensemble pour un moment, toi et moi, mais je ne peux pas dire que ça me déplaise, tu sais. »

Maintenant, il ne peut pas dire que lui non plus ne s’inquiète pas. Quand il y pense, Richard se demande vraiment si Thomas n’a pas raison, quelque part, parce qu’il a prédit se produit, c’est bien à cause de lui que Thomas et Deborah ne se parlent plus. La jeune femme essaie de le rassurer un peu, mais il ne peut s’empêcher de se poser des questions tout de même. Il n’est pas un type comme Leslie Barrows, ça Richard le sait – s’il l’était, la réaction de Thomas serait plus légitime – mais quand même. « C’est que…comment dire. J’ai peur qu’à la fin, il finisse par avoir raison, que je sois bien le type qu’il décrit, et d’être vraiment mauvais pour toi, et c’est la dernière chose que je veux, vraiment. » Il ne sait pas trop bien où il en est, Richard, finalement, au bout du compte. « Je crois que j’aurais besoin de vacances, je commence à me demander si c’est pas rester ici qui me fait broyer du noir. Ca te dit qu’on parte un peu, après Noel ? Ou même pendant les vacances d’hiver ? Histoire de les oublier tous un peu. Et en attendant, t’es la bienvenue si tu veux passer Noel avec nous. »

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Deborah M. Weston
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MessageSujet: Re: They said an end can be a start || Deborah They said an end can be a start || Deborah EmptyDim 3 Fév - 18:19

Oh baby baby it's a wild world
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« Arff, ils ne diraient rien qu'ils ne disent pas déjà. » Confesse Deborah en haussant les épaules avec désinvolture. D'autant plus que ça ne serait pas la première fois que la jeune femme s'en prendrait à Eleanor Griffiths. En somme, rien de nouveau à se mettre sous la dent : la brune et la rousse se détestent cordialement. « Mais c'est vrai qu'ils passeront probablement assez vite à autre chose. » Ainsi va la vie à Tenby. Ce n'est pas la première fois qu'un des membres de la famille Weston finit dans les rumeurs du village et ça ne sera pas non plus la dernière, qu'il s'agisse, d'elle, de son père ou de sa tante. « Et pour ce que ça vaut, j'avais déjà le goût pour les choses borderline avant qu'on soit ensemble, mon amour. » Qu'elle confie, mutine au possible en se mordant la lèvre inférieure. Si ce n'était pas le cas, elle n'aurait jamais fait ce tatouage au creux des reins alors qu'elle n'était même pas majeure, elle n'aurait pas non plus fugué et dans un registre plus général, elle n'aurait jamais passé autant de temps à sécher les cours. Deborah Margaret Weston fait toujours les choses à sa façon, même si étrangement, elle ne fait pas partie des groupes de fêtards qui testent leurs limites en buvant trop ou en prenant des stupéfiants. C'est tout juste si elle s'accorde une part de gâteau de temps en temps parce qu'elle sait à quel point ça peut être calorique.

Quand l'escrimeuse finit par avouer toutes ses peurs qui concernent leur couple, elle a d'autant plus peur que Richard ne la comprenne pas ou qu'il lui en veuille d'avoir de telles pensées. C'était mal connaître Richard, car fidèle à lui même, l'écrivain est doux, réconfortant et amoureux : tout ce dont elle a besoin. Elle se niche dans cette étreinte qui lui fait du bien et elle l'écoute lui répéter à quel point elle est importante pour lui, car elle ne semble pas disposée à le croire - jamais. Parce que ça lui semble toujours aussi irréaliste qu'on puisse vouloir d'elle, rien qu'elle. Aussi, elle se dit qu'il ne l'aimera jamais autant qu'il n'a aimé sa femme et ça, ça la blesse toujours un peu. Elle n'osera jamais le dire à voix haute, parce qu'elle se dit que le sujet Kristin est un sujet off limits, mais elle n'en pense pas moins. « Je te crois. C'est ça qui est le plus difficile. Parce que je te crois, mais une part de moi me dit que tu ne te rends peut-être pas compte, pas vraiment… Que tu regretteras forcément. » Parce qu'à partir de maintenant, ils seront tous les deux catalogués pendant longtemps. C'est l'impression qu'elle a maintenant qu'elle a réalisé à quel point leur relation n'est pas acceptée par la plèbe de Tenby.  « Le pire, c'est que je suis persuadé que si j'avais quelques années de plus, les gens ne réagiraient pas comme ça. Mettons que j'aie 25 ans et toi 44… Ils ne diraient rien. Ils accepteraient. Même en sachant que j'étais l'une de tes élèves. Ils accepteraient et tu n'aurais pas eu besoin de quitter ton travail pour moi… » Elle parle plus pour elle-même que pour avoir une vraie discussion à ce sujet puis elle le laisse l'embrasser et elle lui rend son baiser en souriant. « Oui… On est coincé ensemble. Parce que plus personne ne voudra de nous, de toute façon. » Dit-elle, cette fois, en s'esclaffant, un peu réconfortée par les bêtises qu'elle s'apprête à dire. « Maintenant, moi je serai toujours la fille avec des daddy issues et toi, tu seras l'homme qui n'accepte pas son âge. » Elle lève les yeux au ciel, lassée de tous ces clichés qu'elle entend dans la rue. « Je t'aime. » Murmure-t-elle encore une fois avec facilité. Ça n'a jamais été aussi facile de dire ces quelques mots.

Quand c'est Richard qui s'épanche sur ses propres peurs, Deborah se redresse et plonge ses yeux azurs dans ceux de l'homme qu'elle aime, comme si ça pouvait rendre ses propos un peu plus réels. « Il n'y a que toi pour savoir si tu es l'homme qu'il décrit. Peut-être que tu l'es, j'en sais trop rien, mais si c'est le cas, ça ne change pas ce que je ressens pour toi. Mais je crois être la seule à pouvoir dire si tu es bon ou mauvais pour moi et je peux t'assurer que tu es bon. Je n'ai aucun doute là-dessus. Chaque seconde que je passe avec toi, je sens que tu me rends meilleure, que je n'ai jamais été aussi bien que depuis qu'on est ensemble. » Même si comme toujours, elle aura des doutes qui se glisseront ça et là et qu'elle n'arrivera pas à faire taire malgré tous ses efforts. « Prendre des vacances ? Mais quelle bonne idée. Pendant les vacances d'hiver plutôt. Quelque part de chaud, non ? » Et ainsi fuir la météo hivernale de Tenby.  « C'est gentil de proposer… Merci… Mais je ne veux pas m'imposer. Et puis, j'irai certainement chez mes grands-parents. Comme je te l'ai dit, tu ne me prives pas de ma famille. C'est mon père qui décide de se priver tout seul. » Car Deborah ne compte pas se laisser abattre aussi facilement. Peut-être que ses grands-parents ne seront pas favorables à cette relation, eux aussi, mais elle doit au moins leur en parler.

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Ce sera comme on s'était dit car tout le temps, c'est toi qu'je veux. Et comme on avait pris la route à deux, ce sera bien mieux. Oh, ça nous dépasse tout cet amour, c'est si heureux. Les mauvais jours, moi je m'en passe car cet amour, c'est si précieux


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MessageSujet: Re: They said an end can be a start || Deborah They said an end can be a start || Deborah EmptyMer 6 Fév - 19:58

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Peu à peu, à force d’humour et de patience, Deborah arrive à le faire sourire, même si la déprime est loin d’avoir disparue totalement. Richard le sait, il va falloir du temps pour qu’il s’habitue à cette nouvelle situation, qu’il arrive à ignorer les commentaires des autres. Il envie un peu Deborah de savoir le faire, de s’en ficher à ce point. En un sens, même si ce n’est pas facile pour elle non plus, elle est beaucoup plus libre que lui. Mais bon, il savait aussi que renoncer à un job qu’il exerce depuis plus de quinze ans ne serait pas facile, quand bien même son boulot de prof était avant tout « alimentaire » et qu’il a choisi ça, au départ, pour éviter de finir à la rue quand il n’était pas connu. « Mettons que c’est pour ça que tu m’aimes, alors. » Le sourire qu’il lui adresse se fait malicieux, et il arrive enfin à passer un peu à autre chose.

Assez, en tout cas, pour écouter la jeune femme et essayer de la rassurer un peu. L’écrivain donnerait n’importe quoi pour combler un peu les peurs de l’escrimeuse, mais il a compris depuis longtemps que c’est un travail de patience et qu’il n’obtiendra rien en la brusquant. Alors il se tait, se contente de la serrer gentiment dans ses bras, la laissant se lover contre lui. « Alors je te le répéterai tous les jours pour que tu en sois vraiment sûre. » Il a posé son menton sur le sommet du crâne de Deborah, il sourit enfin, il est bien. Il sait aussi que la meilleure solution est de la laisser extérioriser un peu, de la laisser parler parce qu’elle a besoin de le faire. « Oui, tu as sans doute raison. Mais ni toi ni moi n’allons aller en rajeunissant, il va y avoir un moment où tu auras vingt-cinq ans et moi quarante-quatre. Leurs réflexions iront en diminuant. Et puis on verra à ce moment-là, qui sait si je ne retournerais pas enseigner ? » Pas à Tenby, il ne voulait plus jamais entendre parler d’eux, mais ils avaient le temps d’y réfléchir, et puis comme ils l’avaient relevé tous les deux, les commères allaient bien finir par les oublier. En attendant, c’est vrai qu’ils sont un peu isolés, mais ça ne dérange pas Richard outre mesure. « Ça tombe bien, je ne veux de personne d’autre que toi. Tant pis pour mon âge et la psychanalyse de comptoir. » Richard le dit en riant, mais au final, ça traduit bien le fond de sa pensée. « Moi aussi, chérie. » Il embrasse de nouveau la jeune femme. Ca lui fait toujours quelque chose d’entendre Deborah dire qu’elle l’aime, et ça sera toujours le cas, sans doute.

Et c’est parce qu’il l’aime profondément, lui aussi, que Richard s’inquiète, qu’il ne veut pas la blesser, qu’il tient compte de ce que dit Thomas. « Vraiment ? » Il est incapable de dire quoi que ce soit d’autre quand Deborah lui dit qu’il n’est pas mauvais pour elle, au contraire, loin de là. C’est peut-être bien la première fois que Ritchie n’est pas sûr de lui, et le sourire qu’il lui adresse est timide. « C’est pas si mal, alors, on s’équilibre. » Parce que clairement, il ne se sent jamais si complet et si bien que quand il est avec Deborah, c’est pour ça qu’il ferait tout pour elle. Y compris partir un peu pour se retrouver, loin de cette ville de dingues, au moins pour un moment. « J’avoue qu’un peu de soleil ne pourra pas nous faire de mal…et je ne dis pas non à un petit voyage autour du monde. » Le plus loin possible, en fait. « Quelque part où il y aurait une plage, des cocktails, et où on ne serait que tous les deux. » Ajoute-t-il d’une voix rêveuse. « Il va falloir que je réserve ça. »

Plus proches d’eux, il y a les vacances de Noel, et Richard ne peut que se poser des questions. C’est une fête familiale, par tradition, il le sait. Pour lui, la question est réglée, sa famille le soutient, mais du côté Weston, c’est un peu plus compliqué. Il espère que le reste de la famille sera plus souple que Thomas, en attendant, il ne peut que confirmer sa proposition. « Comme tu veux. Mais si tu changes d’avis, sache que tu es la bienvenue et que personne ne trouvera que tu t’imposes.» Et avec un sourire complice, Richard ajoute : « Après tout, tu fais quand même partie de la famille, maintenant. »

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PROFESSION : escrime et la fac de temps en temps
REPUTATION : un aimant à drama, cette jeune fille


They said an end can be a start || Deborah Empty
MessageSujet: Re: They said an end can be a start || Deborah They said an end can be a start || Deborah EmptyDim 10 Fév - 13:46

Oh baby baby it's a wild world
It's hard to get by just upon a smile


Des journées comme celles-ci, Deborah voudrait s'en passer. Elle n'aime pas voir la tristesse se peindre sur le visage de celui qui fait battre son coeur au quotidien. Elle n'aime pas non plus les aveux qu'elle se sent obligée de faire. Elle n'a pas envie que Richard pense qu'elle puisse douter de leur relation ou de leur avenir, mais le fait est que l'escrimeuse a toujours manqué cruellement de confiance en elle et que les choses ne changent malheureusement pas.
Néanmoins, le couple parvient à faire passer un sombre moment en quelque chose de plus beau, quelque chose rempli d'amour et de chaleur, ce qui rend la jeune femme d'autant plus heureuse de partager la vie de cet homme. Ils peuvent bien être condamnés à devoir se supporter l'un l'autre jusqu'à la fin des temps, ça convient parfaitement à la demoiselle qui n'a jamais été aussi amoureuse de quiconque. L'ennui reste toujours son père, mais elle a encore l'espoir que s'il voit à quel point leur relation est solide, il acceptera Richard et l'amour qu'il a pour sa fille. « Oui, vraiment. » Elle hoche la tête, lui sourit. « Lui aussi se rendra compte d'à quel point tu es bien pour moi. » Dit-elle en parlant de son père. Elle est sûre d'elle. Il lui faudra juste du temps - beaucoup de temps.

Les vacances qui se profilent à l'horizon sur ce coup de tête excite la jeune femme qui ne peut s'empêcher de faire une proposition à son petit-ami. « Je ne sais pas si tu y es déjà allé, mais le mois de février est le meilleur pour avoir du beau temps et on peut y trouver tout ce que tu veux : plage, cocktail et soleil. » Elle laisse le suspens grandir quelques secondes supplémentaires avant d'annoncer un pays qu'elle connait bien car il s'agit du pays de son paternel. « La Nouvelle-Zélande. L'île du Nord aura tout ce dont on a besoin. » Elle l'embrasse et sourit. « J'ai passé pas mal de temps à Auckland avec la famille de mon père, c'est génial là-bas. » Et elle a diablement envie d'y retourner pour s'y créer de nouveaux souvenirs avec Richard, d'autant plus qu'avec les publicités qu'elle a faites, la jeune femme a l'argent nécessaire pour s'offrir ce genre de voyages. Sans s'en rendre compte, cette idée grandit en elle et elle aimerait accélérer le temps pour qu'ils puissent déjà y être - qu'ils ne soient que tous les deux, à profiter de leur amour sans le moindre jugement, sans les commères qui les regardent par leurs fenêtres et qui n'hésitent pas à lancer les pires rumeurs à leurs sujets. « Merci. » Dit-elle, touchée par les mots de Richard. Elle fait partie de la famille… Et c'est fou comme cette idée ne l'effraie pas le moins du monde.

_________________


Ce sera comme on s'était dit car tout le temps, c'est toi qu'je veux. Et comme on avait pris la route à deux, ce sera bien mieux. Oh, ça nous dépasse tout cet amour, c'est si heureux. Les mauvais jours, moi je m'en passe car cet amour, c'est si précieux


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