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They said an end can be a start || Deborah

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Wanguard, COM, crazyoilmachine
TES DOUBLES : John Harding et Max Julliard
TON AVATAR : Joel Kinnaman
TES CRÉDITS : Isleys (avatar) + Boston (gifs) + crack in time (sign)
TA DISPONIBILITE RP :
RAGOTS PARTAGÉS : 1068
POINTS : 1625
ARRIVÉE À TENBY : 11/02/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : 39 ans (13 mai 1979)
CÔTÉ COEUR : Une fille trop jeune pour lui. No comment.
PROFESSION : Ecrivain, il a du démissionner de son poste d'enseignant au lycée.
REPUTATION : Il sort avec la petite Weston, une ancienne élève qui a vingt ans de moins que lui, vous vous rendez compte ? Les parents d'élèves ont été scandalisé et ça se comprend, lui qui paraissait si bien sous tous rapports, si gentil ! Il y a de quoi se poser des questions, surtout quand on sait qu'il a démissionné de son poste...


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MessageSujet: They said an end can be a start || Deborah Dim 23 Déc - 22:17


Now that I've watched all my castles fall
(They were made of dust, after all)
Someday all this mess will make me laugh
I can't wait, I can't wait, I can't wait...

Dans l’ensemble, le rendez-vous de Judith avec Richard aurait pu se passer de pire façon que ça, et maintenant il ne lui reste plus qu’à rentrer. Il vérifie une dernière fois qu’il a mis toutes ses affaires dans la voiture, referme le coffre, et jette un dernier regard au collège, une main appuyée sur la portière, comme en suspens. Alors voilà, c’est fini, définitivement.

La rumeur a déjà fait le tour du village, Ritchie le sait : la voisine qui passe quand il rentre avec son carton fait semblant de ne pas le voir. « Bonjour à vous aussi, Mrs Jones ! Et joyeux Noël ! » Elle finit par marmonner un bonjour réticent, avant de s’éloigner à pas pressés. Richard se demandait un peu si Thomas Weston n’avait pas jeté de l’huile sur le feu en répondant aux questions des gens, mais bon, les petits villages n’avaient en général pas besoin de pères en colère pour alimenter des rumeurs. Cyrus et Julianne l’avaient prévenu que ça allait arriver, Richard s’en doutait lui-même. Bientôt ce serait le tour des tabloids, puis les choses allaient se tasser. Le Sun, comme les commères de Tenby, qui n’étaient que la version campagnarde du célèbre journal, allaient passer dès qu’ils auraient trouvé quelque chose de plus croustillant à se mettre sous la dent – un énième mariage de Max Julliard, le producteur excentrique qui vivait un peu en dehors du village, par exemple. Après, évidemment, ça n’allait certainement pas apaiser la colère de Thom Weston, mais pour ça, Richard n’était pas sûr de pouvoir faire grand-chose, sinon laisser du temps au temps.

La maison est vide quand il entre. Pas de Deborah à l’horizon, cependant, mais normalement, elle ne devrait pas tarder à arriver, elle rentrait aujourd’hui, c’est ce qu’elle avait dit. Richard abandonne le carton plein d’affaires sur la table du salon, décider à le ranger plus tard – il n’en a pas la force maintenant. Alors il s’ouvre une bière, et se pose dans le canapé pour attendre Deborah, regardant d’un air un peu vide le sapin de Noel qu’ils ont fait il y a quelques jours. Aucun d’eux n’avaient trop le cœur à la fête, et ça ne risquait pas de s’arranger.

Le bruit des clefs dans la porte ne tarde pas à lui signaler que l’escrimeuse est rentrée, et il fait l’effort de se lever pour aller l’embrasser. « Hey. » Il va bien falloir trouver une façon de lui dire les choses. « Je…écoute, il faut que je te dise quelque chose. » Il avait réfléchi et jugé que la meilleure manière de procéder était de démissionner sans l’annoncer à Deborah avant : il savait qu’elle s’inquiéterait pour lui, sinon, et qu’elle culpabiliserait alors que ce n’était pas sa faute. « Je sais qu’on en en a discuté et qu’on avait dit qu’on verrait, mais…ça me semblait la meilleure chose à faire, alors voilà, j’ai démissionné. J’ai quitté le lycée. » Est-ce que ça se voit, qu’il est complètement déprimé ? Ce n’est pas que Thomas ait raison et qu’il se mette à regretter, ni même, au fond, qu’on massacre sa réputation. Ca en vaut la peine, Richard en est persuadé, même si les gens ne comprennent pas. Mais le fait de les voir lui – leur tourner le dos, d’inventer des choses, parce que oui, ils inventent, lui fait mal quand même. « Les parents d’élèves ont pété un plomb, je pouvais pas… » Il se laisse de nouveau tomber dans le canapé, la tête dans les mains. « J’ai pas pu supporter. C’est déformé, tout est faux…et je peux pas, je peux juste pas. »

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I'm everything I hate, everything I dispise, I'm a collection of paradoxes, a collection of flaws, misfortunes, disappointments, things I'm not aware of, I'm everything you don't want and I'm certainly everything you don't need.
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TON PSEUDO : THE.FAME
TES DOUBLES : andrew ; nate ; brendan ; lizzie ; jesse ; yevgeniya
TON AVATAR : ella yelich-o'connor
TES CRÉDITS : dandelion (avat) - fiona (gif profil)
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ARRIVÉE À TENBY : 16/07/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 20 yo (09.07.98)
CÔTÉ COEUR : escrime et un homme pas de son âge (mais chut)
PROFESSION : escrime et la fac de temps en temps
REPUTATION : un aimant à drama, cette jeune fille


MessageSujet: Re: They said an end can be a start || Deborah Lun 24 Déc - 16:23

Oh baby baby it's a wild world
It's hard to get by just upon a smile


Noël et Nouvel-An : la pire période de l'année pour tous les sportifs professionnels car il s'agit de la période où toutes les tentations sortent le grand jeu. Tout le monde propose des cannes en sucre d'orge, du pain d'épices, des chocolats, du lait de poule etc. sans même se rendre compte de ce qu'ils s'en en train de faire. Deborah se demande sincèrement si les gens ont conscience du sucre qu'ils ingurgitent durant ces quelques semaines, et pire, lors des deux réveillons les plus importants du mois de décembre. Bien sûr, la jeune femme compte se faire plaisir le soir de Noël et le soir de Nouvel-An, mais pour se le permettre, elle n'a pas trouvé d'autre choix que d'entamer un régime à base de soupes. Autant dire qu'elle commence à en avoir assez de se priver, mais la dinde qui l'attend pour Noël vaut tous les efforts du monde, même si pour l'heure, elle en est encore à se demander si elle fêtera Noël en famille ou si elle devra choisir entre sa famille et son petit-ami comme elle a dû le faire il y a peu. Les écouteurs qu'elle a dans les oreilles diffusent une chanson qui l'empêche de broyer du noir, Genesis, de Grimes et elle se change les idées en regardant les dernières nouveautés dans le monde de l'escrime sur son téléphone.

Elle sort de la gare, prend le chemin de Victoria Street, même si ce n'est plus au numéro 22 qu'elle se rend. « Coucou. » Elle accueille le baiser de Richard avec joie, mais elle comprend très vite que quelque chose ne va pas. Elle le connaît suffisamment pour justement se rendre compte qu'il adopte un visage qu'elle ne le lui connaît pas. Inquiète, elle ne dit rien et le laisse prendre le temps dont il a besoin. « D'accord, je t'écoute. » L'écrivain ne rassure vraiment pas sa petite-amie et la brune garde ses distances par précautions, parce qu'elle ne sait vraiment pas à quoi s'attendre et que ça l'inquiète au plus haut point. Non, elle ne l'a réellement jamais vu dans cet état et elle a peur. « Oh… Mais… » Mais quoi ? La Weston perd ses mots autant qu'elle perd sa faculté de penser correctement. Richard a démissionné sans lui en parler. Certes, le sujet de son travail au lycée avait été abordé, mais ils n'avaient jamais dit clairement ce qu'ils allaient faire à ce propos. Et voilà que son amoureux a décidé de quitter ce poste qui lui plaisait temps. C'est à ce moment là que l'escrimeuse remarque le carton qui concrétise cette idée de démission. La tête baissée, un sentiment de culpabilité grandissant, la demoiselle sent un noeud se former dans sa gorge. « Je suis désolée. » Elle ne trouve rien de mieux à dire.
Si elle était fumeuse ou si elle buvait de l'alcool, elle juge que ce serait l'instant idéal pour se griller une clope nerveusement ou pour boire un shot de vodka. Hélas, elle n'a aucun moyen de se dérober et en fait, elle réalise qu'elle n'en a pas envie. Certes, elle ne sait pas quoi faire, ni quoi dire, mais elle a envie d'être là pour son petit-ami. Le noeud dans sa gorge descend jusque dans son estomac quand elle observe Richard s'installer lourdement sur le canapé, mais elle ne peut pas rester plantée là, à le regarder, sans rien faire. Elle prend sur son propre malêtre, sur sa culpabilité pour essayer de ne pas aggraver la tristesse de Richard et elle se place derrière lui ; Ses jambes de part et d'autre de l'ancien professeur tandis que ses bras cherchent le contact rassurant de son torse et que sa tête se pose délicatement sur sa nuque « Je suis vraiment désolée, Ritchie. » Elle l'embrasse délicatement dans le cou, puis pose sa tête sur l'épaule de Richard.  « J'ai conscience que tout ça, c'est de ma faute, mais… Est-ce que je peux faire quelque chose, quand même ? » Elle soupire. « J'ai entendu tout ce que mon père a dit… Je lui en veux tellement. La façon dont il te traite… Ça me rend malade. » Et ça la rend malade que leur amour ne semble pas suffisamment fort pour faire taire les mauvaises langues. « Comment… Comment tu te sens ? » Demande-t-elle, hasardeuse, même s'il s'agit certainement de la question à ne pas poser.

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On s'est rencontrés, j'étais plutôt fragile, les étoiles s'enlisaient dans la forme de nos yeux. J'étais bien usée, de mensonges fabuleux et tu m'as enlevé des profondeurs, des creux.


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REPUTATION : Il sort avec la petite Weston, une ancienne élève qui a vingt ans de moins que lui, vous vous rendez compte ? Les parents d'élèves ont été scandalisé et ça se comprend, lui qui paraissait si bien sous tous rapports, si gentil ! Il y a de quoi se poser des questions, surtout quand on sait qu'il a démissionné de son poste...


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MessageSujet: Re: They said an end can be a start || Deborah Ven 28 Déc - 1:00


Now that I've watched all my castles fall
(They were made of dust, after all)
Someday all this mess will make me laugh
I can't wait, I can't wait, I can't wait...

A vrai dire, Richard est étonné que cette histoire l’atteigne autant : il était plutôt sûr de lui lorsqu’il avait dit à Thomas Weston qu’il se fichait de voir les gens détruire sa réputation et désapprouver son couple. Ceci dit, il se fiche toujours du fait que les gens désapprouvent : les gens des villages sont fermés, par nature, et puis les tabloids diront la même chose parce que ça fait scandale. Bon. Mais en soi, si c’est moralement discutable, l’avis de gens qu’il ne connait ni d’Eve ni d’Adam, Richard n’apprécie pas vraiment de le prendre en pleine figure. Surtout de gens, qui, pour d’autres rumeurs qui ont couru dans le village, ont été les premiers à se défausser, à dire qu’après tout, ils n’étaient personne pour juger les gens. Et qui pour certains, ont été bien content aussi qu’on ne le juge pas. Le pompon, c’était tout de même qu’ils inventaient n’importe quoi. Et ça, Richard n’arrive pas à l’encaisser : ces soupçons là, il a envie de les faire ravaler aux gens qui les balancent sans réfléchir à tort et à travers.

Il oscille donc entre déprime et colère, sans trop se savoir où se situer, sans parvenir à dissimuler cette humeur maussade. Il ne faut qu’un instant à Deborah pour comprendre, lorsqu’elle arrive. Richard se sent désolé de lui imposer ça. Il sait que ce n’est pas facile pour elle non plus, il y a déjà l’attitude de son père, qui doit être autrement plus douloureuse à gérer. Au moins sa famille le soutient, lui, et les gens qui le jugent lui sont extérieurs. Il a quand même des gens vers qui se tourner, il n’est pas isolé parmi les siens…mais c’était sans compter sur cette démission, évidemment. Si Richard est sûr de son choix, qu’il ne le regrette pas, il est tout de même affecté, et même s’il aimerait ne pas ennuyer Deborah avec ça, il n’arrive pas à le cacher. D’habitude, il essaye de prendre sur lui, parce que c’est aussi son rôle, de la rassurer, d’être là, mais cette fois il va trop mal cette fois.

Avec un peu de surprise, il sent les bras de la jeune femme s’enrouler autour de ses épaules, mais il s’abandonne assez vite dans cette étreinte, qui l’apaise un peu, voire même retrouver un semblant de sourire. « Eh bien si tu veux verser dans les choses illégales, je pense qu’il est temps d’abréger les souffrances de Mrs Lloyd, elle devient totalement sénile et elle raconte n’importe quoi. » Réussit-il à plaisanter, prenant les mains de la jeune femme dans les siennes, avant d’en porter une à ses lèvres pour y déposer un baiser délicat. « Plus sérieusement, je crois que je dirais pas non à un câlin. » Avoue-t-il, un peu piteusement, avant d’ajouter, relevant la tête vers elle : « Et ce n’est pas de ta faute, ok ? Tu n’y es pour rien…et je suis content que tu sois là, maintenant. » Elle essaye de le rassurer comme elle peut, et ce simple soutien lui réchauffait le cœur. Il soupira doucement, tenta d’expliquer : « Ce n’est même pas vraiment ton père, tu sais…à la limite, c’est peut-être le seul qui est légitime à avoir un avis, même si clairement je peux pas te dire que j’apprécie la manière dont il le fait. » Il secoue la tête lentement, ayant un peu de mal pour trouver les mots justes. « C’est…enfin, honnêtement, je me suis pris dans la gueule l’avis de gens que je connais même pas, qui racontent des saloperies sur moi, sur nous…sérieusement, ils sont qui pour donner leur opinion ? »

L’auteur a toujours vu le village comme une communauté plutôt sympathique mais là, il n’en peut plus de ce quasi-huis-clos où tout le monde raconte n’importe quoi, pour avoir quelque chose à raconter, peu importe que ce soit faux ou vrai. « C’est tellement…minable, bas, j’ai même pas de mots. » Ca le tue, vraiment. Il ne sait pas quoi faire, non plus. Ni comment il se sent, vraiment. Même se saouler pour oublier ses problèmes ne lui fait pas envie, ni la bière ni la cigarette ne résoudront le problème. « J’en sais rien. » Il se passe une main sur le visage, soupire, essaye de faire le point. « Vidé, je crois…je sais même pas quoi faire, j’ai l’impression d’avoir plaqué une partie de moi juste pour éviter de me faire lyncher par des connards. » Humilié, et seul. Et il en a marre, c’est trop, il n’a pas mérité ça. « Je regrette pas de l’avoir fait si c’est pour être avec toi, mais je demande quand même comment on a pu en arriver là, on dirait qu’ils sont tous devenus dingues… » Ca le dépasse, honnêtement, de voir comment ça tourne, et à quel point les gens sont mauvais…foncièrement, Richard est un brave type. Médire sur les gens, il ne sait pas faire, alors il ne comprend pas ceux qui le font.

Mais il a cependant conscience de l’effet de ce qu’il raconte, et il ne veut pas inquiéter Deborah, ou la faire culpabiliser, ce n’est pas elle, après tout, qui balance ces rumeurs. « Faut pas que tu t’inquiéte pour moi, ça va passer, c’est juste le temps que je digère tout ça. » Assure-t-il, en tentant de sourire de nouveau. En réalité, il n’a que de la gratitude pour elle, parce qu’elle prend le temps de l’écouter, parce qu’elle est là. « Et je te remercierai jamais assez d’être là, avec moi. »

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MessageSujet: Re: They said an end can be a start || Deborah Sam 5 Jan - 22:37

Oh baby baby it's a wild world
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Comment rendre le sourire à quelqu'un ? Comment le rendre heureux ? Deborah se pose des questions de cet acabit tant elle déteste la mine triste de Richard. Lui, qui d'habitude sait toujours tirer le meilleur des situations, qui ne cesse de l'encourager, qui lui donne l'impression d'être la meilleure personne qu'elle puisse être… Le voilà qui ne réclame pas son aide, parce qu'il est trop bon, mais qui en a clairement besoin. Ainsi, elle essaye. Du mieux qu'elle peut, malgré ses incertitudes et sa confiance en elle qui chute gravement. « Quel genre, le câlin ? » Elle resserre un peu plus son étreinte, sourit, même si ce même sourire se fait à contrecoeur quand elle comprend à quel point il va mal, à quel point il est affecté par les remarques qu'il reçoit constamment depuis que leur relation a été rendue publique. Bien sûr que c'est de sa faute, elle le sait et au fond de lui, il le sait probablement.

Richard savait, le soir où il a embrassé Deborah que ce n'était pas bien. Il avait arrêté de la voir et n'avait plus donné de nouvelles pendant plusieurs semaines. Des semaines qui avaient rendu l'escrimeuse complètement folle, partagée entre les sentiments naissants qu'elle ressentait et la bienséance. Mais, toujours habituée à avoir ce qu'elle désirait, c'est elle qui a fait le pas en avant, c'est elle qui est venue le confronter chez lui, quand bien même il faisait comprendre par son absence qu'il ne voulait plus la voir. Elle n'a pas voulu écouter. Elle n'a pas voulu saisir toute la liste qui se dressait contre cette relation. Elle n'a pensé qu'à elle. Elle a été égoïste. Et aujourd'hui, c'est Richard qui paye. Deborah paye aussi, mais différemment. Certes, sa relation avec son père est retombée au point zéro, voire dans les négatifs, mais au moins, elle n'a pas à subir les critiques des parents d'élèves et les fans mécontents. Bien sûr, elle reçoit quelques vives critiques sur les bancs de la Fac, mais celles-ci n'auront pas d'impact sur sa vie professionnelle et sportive. Qu'on lui parle de complexe d'oedipe inversé ou d'amour sale… Elle ne répond pas. Ou parfois elle se contente d'un regard las et d'un doigt d'honneur qui traduit le fond de sa pensée. « Je crois que je n'ai jamais trop aimé Tenby à cause de ça… Les gens qui se permettent de te juger alors qu'ils ne te connaissent pas. » Mais dans le cas de Richard, Tenby ou une grande ville, ça ne change pas grand chose. Les professeurs sont tous logés à la même enseigne et peu importe où ça se serait passé, les parents d'élèves auraient fait part de leur mécontentement. Il en va de même pour sa notoriété d'auteur. Parce que Richard est un personnage public, les gens pensent avoir le droit de le critiquer ouvertement, de le lyncher, de lui faire du mal…

Il a beau lui dire de ne pas s'inquiéter. C'est trop tard. Elle s'inquiète. Elle a peur. Peur de ne pas être suffisante, de ne pas être digne de tous les sacrifices forcés qu'il est en train de faire pour elle, pour leur amour. Elle se dégage pour s'installer à côté de l'écrivain et force un nouveau sourire. « C'est normal que je sois là pour toi. Et c'est normal que je m'inquiète pour toi aussi. » Cela dit, elle n'avoue pas qu'elle s'inquiète pour eux. CE n'est probablement plus le moment d'être égoïste. « Tu as été là pour moi quand j'avais besoin de toi. » Notamment quand sa publicité pour des boissons énergétiques ne s'est pas passée comme prévu.  « Je ferai n'importe quoi pour toi, tu sais ? » Comment pourrait-il en être autrement alors que cet homme est en train de bousiller toute sa vie pour elle ?  « Si… Je ne sais pas… Si tu décidais que tu voulais tout recommencer ailleurs, vers des gens moins hostiles, je te suivrai sans hésiter. » Qu'elle continue, cherchant à lui prouver à quel point elle l'aime. « Enfin, je sais que je m'avance et que, comme tu l'as dit, tu as besoin de temps pour digérer tout ça, mais quoi qu'il advienne, je ferai ce que tu veux. » Elle baisse le regard, n'ose plus croiser ses yeux noisettes à cause du malaise qui l'habite.

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MessageSujet: Re: They said an end can be a start || Deborah Dim 13 Jan - 18:04

Now that I've watched all my castles fall
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Ça va passer, mais c’est dur. Une question de temps, sans doute. Le temps qu’ils oublient tous cette histoire, qu’ils trouvent quelque chose de plus croustillant à se mettre sous la dent. En attendant, il faut subir et faire le dos rond, une attitude que Richard n’est pas habitué à avoir. Il a toujours été actif, toujours battant, et en dehors de la phase de déprime profonde qui a suivi la mort de sa femme, il ne s’est jamais laissé faire ni laissé aller. Là, il n’a pas envie de grand-chose. Même l’alcool ne lui fait pas envie, oublier ses problèmes ne lui semble pas une bonne idée, alors la bouteille reste devant lui, tout aussi à la dérive que lui. La présence de Deborah parvient à lui tirer un sourire, comme son étreinte. Elle a beau dire qu’elle ne peut rien faire à part être désolée pour lui, l’écrivain se sent un peu mieux parce qu’elle est là. « M’en fiche, du moment que tu restes avec moi un peu. » Il se fait pitié à lui-même, a l’impression d’être un gosse en quête d’affection, ce qui ne lui va pas. Mais il faut dire aussi, si Richard est honnête, que ce n’est vraiment pas la joie.

On a beau dire qu’on est prêt, frimer, rouler des mécaniques, la vérité, c’est que se prendre les rumeurs les plus fausses et les plus dégradantes qui soient dans la gueule, ça ne fait jamais plaisir, et franchement, les habitants de Tenby étaient très forts pour ça. Dire qu’il avait ignoré les avertissements de la vieille Mrs Lloyd, il n’aurait pas dû les prendre à la légère, d’autant que la vieille dame n’était pas la première à participer aux rumeurs qui circulaient. « Dire que je les trouvais gentils…heureusement qu’ils ne sont pas totalement tous comme ça, je pense que je deviendrais vraiment fou. » Gwen, Rémy, des gens comme ça, et puis Sam et Cameron. Tout Tenby n’est pas devenu dingue, mais il y a quand même de sacrés arriérés. Il ajoute, pour compléter : « Quand j’ai parlé avec Judith, elle avait l’air aussi atterrée que moi par leur comportement. Heureusement qu’il n’y a plus de chasse aux sorcières, je crois qu’ils bruleraient des gens, pour certains. » Richard essaie de dédramatiser un peu, mais ce n’est pas si facile que ça.

« Je te jure qu’il ne faut pas. »
Il pose la tête contre l’épaule de la jeune femme, attrape sa main pour la serrer gentiment dans la sienne. « C’est juste une mauvaise passe, mais il fallait que je le fasse. Comme ça ils me ficheront peut-être la paix, ou en tout cas, ils oublieront plus vite quand ils trouveront quelqu’un d’autre qui fera quelque chose qui ne leur plaira pas. Et au moins, je n’aurais plus à les voir tout le temps, parce que vu comment ils sont, je n’en ai plus vraiment envie, alors l’un dans l’autre, c’était vraiment la meilleure chose à faire. » Il continue avec un sourire, relevant les yeux vers Deborah. « Et puis…entre ce boulot et ne plus te voir toi, crois-moi, je préfère renoncer à l’enseignement. Vraiment. »

Ce qui suit laisse vraiment Lyon sans voix, et il se redresse, cherchant ses mots. « Tu ferais… » Il essaie de formuler, du mieux qu’il peut, ce qu’il ressent, l’infinie gratitude qu’il a pour Deborah de simplement lui proposer ça, comme ça, sans aucune contrepartie, comme si c’était naturel, alors que toute la vie de l’escrimeuse est ici, et plus globalement pour le fait qu’elle se fiche de tout, sauf de lui, parce que c’est sans doute la seule personne, qui justement, se préoccupe de lui à cet instant. « Je…merci, je ne sais même pas quoi dire. » Il a un petit rire, incrédule et émerveillé : « Ça me touche, vraiment, que tu me proposes ça, tout ce que tu es prête à faire… » Un peu hésitant, il lève ses mains pour les poser sur les joues de Deborah. « Et tu sais que je ferais la même chose pour toi, championne ? » Il dépose un baiser sur ses lèvres, sourit encore. « Vraiment, sans hésiter. Mais…je ne veux pas que tu sacrifies toute ma vie pour moi, ce n’est vraiment pas la peine, il ne faut pas. Je ne veux pas te forcer à quitter quoi que ce soit, ni ton père, ni ta famille, ça va finir par se tasser, et ça va aller mieux, pour nous deux. » C’est comme si, voyant que Deborah s’inquiète pour lui, Richard se disait qu’il en fait trop, qu’il y a plus grave, parce qu’il ne veut pas l’inquiéter elle. « Je n’ai pas besoin de partir, j’ai besoin de toi. » Il lui sourit encore. Il savait, au tout début, que ce serait dur, et il ne faut pas se mentir, ça l’est. Mais Richard a pesé le pour et le contre, il a eu tout le temps pour ça, quand ils ne se voyaient plus, et il a choisi en toute connaissance de cause. « Et tout ça, si c’est le prix à payer…ça en vaut la peine, même si c’est dur. » Mais de toute façon, ce sera dur partout, il n’y aura pas de gens moins hostiles : voilà la triste vérité. « Et puis quand même, je suis un peu plus battant que ça, je ne vais pas me faire chasser par une bande d’imbéciles. » Le moral commence à repartir à la hausse. « Non, j’ai fait une concession, je suis partie du lycée, ils n’auront rien d’autre, et il va bien falloir qu’ils subissent. S’ils ne sont pas contents, grand bien leur fasse, c’est ici chez moi. » Les plus gênés s’en vont, comme on dit, et c’est eux qui le sont. « La seule chose que je ne veux pas, moi, c’est te priver ou te couper de ta famille… » En réalité, à la fin, c’est vraiment ça qui préoccupe Ritchie : et si Thomas Weston avait raison, si c’était lui, le sale type ? « Et je me sens quand même désolé pour ce qui s’est passé avec ton père. Je sais que je l’ai déjà dit, mais ça m'emmerde, j'ai l'impression de t'obliger à choisir et je ne peux pas m’empêcher d’y penser, surtout vu la période… » Après tout, ce sont les fêtes, et clairement, ils ne sont pas trop dans l’esprit de Noël.

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