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The mess we made + Max

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AuteurMessage
Lula Landry
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : irish coffee (justine)
TES DOUBLES : penny, jaya, lenny, rhys, thomas & trystan
TON AVATAR : zoe kravitz
TES CRÉDITS : ©shiya (avatar) & tumblr & anaelle
TA DISPONIBILITE RP : Libres (1/3)
En cours : Sam (intrigue) - Max

RAGOTS PARTAGÉS : 509
POINTS : 1104
ARRIVÉE À TENBY : 01/11/2018

The mess we made + Max  Tumblr_inline_o5p17x01q81szaa83_250
ÂGE DU PERSONNAGE : vingt-neuf ans (31 juillet)
CÔTÉ COEUR : wild hearts cannot be easily tamed
PROFESSION : fille de dante landry & seconde guitariste de the unamed.

Wearing the inside out
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MessageSujet: The mess we made + Max The mess we made + Max  EmptyMar 20 Nov - 21:51

When all of your flaws and all of my flaws,
are laid out one by one,
A wonderful part of the mess that we made,
We pick ourselves undone


Etre à Tenby était nul mais il y avait un au moins un point positif que Lula pouvait trouver à sa présence ici : elle allait pouvoir profiter de Max, le voir tous les jours. Et ça, ce n’était pas rien. Le producteur et la musicienne avaient tous les deux des emplois du temps bien chargés et ils ne se voyaient pas aussi souvent que Lula l’aurait voulu. L’anglaise était donc excitée comme une puce à l’idée de leurs retrouvailles et des bons moments qu’ils allaient passer ensembles. En plus, elle ne lui avait pas dit qu’elle était ici pour quelques semaines. En fait, elle voulait lui faire une double surprise : aller le surprendre alors qu’il la pensait à Londres et ensuite lui annoncer qu’elle restait par ici pour quelque temps... Le jour même de son arrivée, en fin de journée, elle se fait donc déposer en taxi devant la grande maison du Julliard, hésitant sur la marche à suivre. Il y avait un majordome, elle le savait. Elle avait toutes les chances de tomber sur lui si elle sonnait à la porte. Il devrait l’annoncer et cela amoindrirait légèrement l’effet de surprise. Le must du must aurait donc été de ne pas passer par l’entrée principale, de se faufiler par l’arrière pour ne pas amoindrir l’effet de surprise mais elle ne connaissait vraiment pas les lieux et ne savait pas s’il y avait des alarmes ou quelque chose dans ce goût là. Et puis, si une vieille commère rivée à la fenêtre appelait les flics en la voyant rechercher une porte ou une fenêtre ouverte, l’effet de surprise serait encore moins réussi…

Finalement, elle se résout à sonner, se disant qu’elle pouvait toujours négocier avec le majordome. Certes, d’après les descriptions de Max, le fameux Edgar était un peu coincé mais elle espérait pouvoir user de ses charmes pour le dérider un peu et le rallier à son plan… Mais dès qu’elle sonne et qu’il ouvre la porte, elle se rend compte que la tâche va être plus ardue que prévu. Il la dévisage de la tête aux pieds, ses yeux s’arrêtant sur sa mini-jupe, ses grandes bottes, ses dreadlocks. Son visage reste impassible mais pourtant, elle se sent jugée. Et tout au long de leur conversation, il montre à quel point il est strict en ne variant pas d’un pouce de sa position initiale. « Non, Miss Landry, je ne peux pas vous laisser entrer sans avertir Monsieur au préalable. Il a des invités. » Lula roule des yeux. Comme elle s’était tuée à l’expliquer au domestique de Max, nul invité n’était plus important qu’elle. Et si Max savait qu’elle était là, il le lui dirait mais justement, pour le moment, il ne pouvait  pas le savoir...

Lassée de parlementer, la Landry utilise finalement la méthode forte. C'est-à-dire qu’elle entre quand même, profitant de la stupeur d’Edgar devant tant d’impolitesse pour forcer le passage et se précipiter dans la maison en appelant Max. Elle ne reçoit aucune réponse mais elle entend de la musique s’échapper de derrière une porte et va ouvrir celle-ci sans plus réfléchir. C’est comme ça qu’elle découvre que Max ne lui avait pas menti quand il lui avait dit qu’il avait un super studio d’enregistrement chez lui. Car il est présentement en plein milieu de ce qui semble être une session d’enregistrement… Si elle n’avait pas été aussi surexcitée à l’idée de retrouver son ex-mari, elle aurait peut être sentie l’ambiance tendue qui flottait dans l’air mais ce n’est malheureusement pas le cas. Elle jette donc sur Max qui lui tourne le dos, passant ses bras autour de son cou pour l’embrasser sur la joue et blottir son visage contre son épaule. « Devine qui vient juste d’arriver en ville ? » Dit-elle d’une voix plein de trémolos joyeux. Elle recule de quelques pas, adorant se mettre en scène. Elle soulève légèrement les bras, les paumes en l’air, comme si elle était un prix de choix. « TADAAAM ! Surprise !» Elle tend ensuite les bras vers lui, persuadée qu’il va lui offrir un câlin de bienvenue digne de ce nom, non sans avoir au préalable exprimée sa surprise et sa joie. Mais le moulin à paroles qu’elle est n’a pas la patience d’attendre sa réaction et elle rouvre déjà la bouche. « Je t’ai manquée hein ? Et je parie que tu te demandes ce que je fais là ! » Hélas, un étrange blanc s’installe bientôt, à la plus grande incompréhension de la Landry.

_________________

⊹ "I hate the way you talk to me and the way you cut your hair. I hate the way you drive my car. I hate your big dumb combat boots And the way you read my mind. I hate you so much, that it makes me sick. I hate the way you're always right. I hate it when you make me laugh. I hate it when you not around But mostly I hate the way I don't hate you. Not even close. Not even a little bit. Not even at all".


Dernière édition par Lula Landry le Dim 30 Déc - 12:49, édité 1 fois
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Max Julliard
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Crazyoilmachine, Wanguard, Ritchie...
TES DOUBLES : Richard Lyon - John Harding
TON AVATAR : Mark Ronson
TES CRÉDITS : COM (avatar + code) + colonel-clucker.tumblr.com (gifs sign) + Penny (with love)
TA DISPONIBILITE RP : The mess we made + Max  H00QVD4
RAGOTS PARTAGÉS : 1841
POINTS : 2853
ARRIVÉE À TENBY : 14/08/2018

The mess we made + Max  Tumblr_pitbx81QHD1vg2yxdo1_250
ÂGE DU PERSONNAGE : 46 ans (3 janvier)
CÔTÉ COEUR : 5 mariages foirés au compteur. Et l'envie de se lancer dans une nouvelle histoire d'amour avec une jolie blonde d'origine russe. Après tout, de call-girl à nouvelle femme, le chemin n'est pas si long que ça, non ?
PROFESSION : Producteur et DJ, ancien pilote de Formule 1, et jet-setteur professionnel
REPUTATION : Il est tellement infect, le cliché parfait de la rock-star, toujours en train de boire, avec une fille différente au bras...vous saviez qu'il avait eu un grave accident de voiture ? Moi je crois que c'est plutôt une overdose et qu'il veut éviter le scandale..Il n'est vraiment pas net, comme type.


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MessageSujet: Re: The mess we made + Max The mess we made + Max  EmptyJeu 22 Nov - 23:42


We're just two lost souls
Swimming in a fish bowl
Year after year
Running over the same old ground
What have we found ?
The same old fears
Wish you were here

« Non, on la refait. » Grognements désemparés. Les sessions d’enregistrement des Sneak Peaks étaient d’habitudes plus que correctes. Celle-ci était catastrophique et Max ne voulait qu’une chose : la terminer. « C’est la dernière putain de chanson, et c’est votre meilleure, faites un effort, bordel. J’en ai autant marre que vous, alors s’il vous plait, on boucle ça, et je vous libère. Tamy, je sais pas comment t’expliquer, mais il faut que tu me le refasses plus lentement, plus comme sur Winter of the Miscontent, tu vois ce que je veux dire ? »

Concentré sur sa console pour obtenir le bon son à l’enregistrement, guettant le moindre défaut dans les lignes de basse, de guitare, ou de batterie, Max était à l’affut, et soulagé, ils avaient enfin réussi…et la chanson n’arriva jamais à son terme. Il entendit vaguement la porte s’ouvrir, releva à peine. « Edgar, deux minutes, on a fin… » Mais quelqu’un – une femme – jeta ses bras autour de son cou. Lula, eut-il à peine le temps de comprendre, avant qu’il ne perde le contrôle de la console, du son, de la chanson, de tout. « Putain, mais…non ! » L’enregistrement venait de brutalement s’interrompre. Il pivota sur sa chaise, pour faire face à ladite Lula Landry, qui paraissait au mieux de sa forme et ravie de son effet, ne se rendant absolument pas compte de ce qui se passait.

« Alors effectivement, je me demande ce que tu fiches ici, en débarquant sans prévenir personne, alors que j’essaie péniblement de bosser... » La conversation partait sur de mauvaises bases. Il voulut dire quelque chose de mieux, de plus gentil, mais c’était sans compter sans les Sneak Peaks, qu’il avait oublié provisoirement. « Putain, mais c’est qui, elle ? Tu râles depuis tout à l’heure et t’invites d’autres gens ? » Il leva les yeux au ciel en entendant cette nouvelle mutinerie, les reposa sur Lula avec un léger sourire blasé. « Tu me donnes deux minutes ? On s’engueule après, si tu veux bien. »  De nouveau, il pivota sur son siège pour faire face au groupe. « Elle, comme tu dis si bien, Tamy, c’est Lula Landry, et le jour où tu auras le quart de son talent, tu pourras commencer à la ramener. Donc, on va finir cette chanson, et ensuite, vous me foutez le camp et je ne veux plus vous voir avant le mois prochain, c’est clair ? »

De nouveau, il se tourna vers son ex-femme, ajouta d’un ton un peu trop brutal, et totalement excédé : « Je suis désolé, je m’excuse, ce n’est pas ta faute, mais maintenant est-ce que te demander dix minutes de tranquillité le temps de boucler ça c’est trop ? J’arrive après. S'il te plait. » Songeant à une information cruciale, Max ajouta : « Oh, et évite la terrasse. Juste un conseil. » Elle donnait en à pic sur la mer : pas idéal, pour quelqu’un qu’il avait déjà du rassurer en pleine crise de panique due à une acrophobie indéniable. « Right, on y retourne ! »

La chanson fut bouclée en une prise : la colère de Max avait fait effet, et il put mettre le groupe dehors en un rien de temps. Edgar lui glissa discrètement : « Mademoiselle Landry a euh…enfin, elle est dans votre bureau. » Max soupira, alla frapper à la porte dudit bureau, résolument fermée. « Je peux entrer ? » Elle n’était pas verrouillée, et il entra doucement, affichant un sourire face au regard noir de la jeune femme. « Tu fais la gueule parce qu’ils ne te connaissent pas ou parce que t’estimes que j’ai encore joué au connard ? » Il réalisait un peu tard que tout ça n’était qu’un quiproquo et il en était désolé. « Bon, d’accord, je ne suis pas drôle. » Il fallait bien l’avouer, il ramait un peu pour détendre l’atmosphère. « Je suis désolé pour tout à l’heure, vraiment. » Mains dans les poches, l’ancien pilote resta planté devant la jeune femme, ajoutant en manière d’excuses : « C’était la pire session d’enregistrement de l’histoire des sessions d’enregistrement, tu pouvais pas savoir. » Il lui jeta un regard interrogateur : « Tu voulais me faire une surprise, c’est ça, hein ? » Sans se soucier de son avis, il attira Lula contre lui. « Allez, fais pas la gueule, le moins qu’on puisse dire c’est que j’ai vraiment été surpris. En plus, t’avais raison sur une chose, tu m’as manqué, ca fait une éternité qu’on ne s’est pas vu. Comment est-ce que t'as fait pour atterrir dans ce trou perdu avec votre tournée ? Parce que clairement, Tenby est totalement le dernier endroit sur terre où je m'attendais à te croiser !  » Il l’embrassa sur la joue, souriant : « Je vais essayer de pas gâcher ça et de me faire pardonner, est-ce que ça te convient, Mademoiselle Landry ? Ou je dois me faire réprimander en bonne et due forme en plus ? »

_________________

late night feelings
You’ll always be in it. No, not literally. But in your heart. Nothing ever ends, not if it’s gone that deep. You’ll always be walking wounded. That’s the only choice, after a while. Walking wounded, or dead.

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Lula Landry
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MessageSujet: Re: The mess we made + Max The mess we made + Max  EmptyMar 27 Nov - 19:25

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Le silence causé par l’arrivée de Lula ne dure pas. Des jurons s’échappent des lèvres de Max avant qu’il ne daigne de répondre à la musicienne. « Alors effectivement, je me demande ce que tu fiches ici, en débarquant sans prévenir personne, alors que j’essaie péniblement de bosser... » Sa voix a la dureté de la pierre. Ebahie Lula, le regarde fixement, ne comprenant toujours pas la froideur de cet accueil. Il y avait toujours des visiteurs dans les studios d’enregistrements, ce n’était pas nouveau. La bouche de la Landry s’ouvre alors qu’elle est prête à délivrer une réplique cinglante mais elle est interrompue par la chanteuse en train d’enregistrer qui se permet une remarque par-dessus. Et là, c’est le drame. Max la met littéralement sur pause, lui demandant deux minutes avant qu’ils ne s’engueulent pour de bon. Lula ne sait pas ce qui l’énerve le plus… Le fait qu’il assume qu’ils vont forcément s’engueuler ou le fait qu’il la traite comme un simple imprévu dans son emploi du temps… « Non mais tu te fous de qui ? Tu crois que… » Commence t-elle bien décidée à ignorer l’injonction du brun comme quoi elle devait repousser ses doléances. Mais il s’est déjà retourné, lui coupant la parole et lui tournant le dos, pour parler à la fameuse Tamy, qui à au moins le mérite de se faire remettre à sa place. En temps ordinaire, l’égo de Lula aurait apprécié les propos de Max sur son talent mais là, elle se sent trop humiliée et énervée par la façon dont il la traite pour relever.

Elle commence donc à reculer pour se barrer mais de manière parfaitement inutile, le Julliard se croit obligé de la congédier par-dessus. « Je suis désolé, je m’excuse, ce n’est pas ta faute, mais maintenant est-ce que te demander dix minutes de tranquillité le temps de boucler ça c’est trop ? J’arrive après. S'il te plait. » Cette phrase commençait mieux que les autres mais c’était malheureusement trop tard. La Landry est échaudée comme pas possible. « Non tout bien réfléchi, je n’ai même pas dix minutes pour toi non plus. Je ne voudrais pas plus bousculer ton emploi du temps bien chargé. » Dit-elle bien décidée à partir comme une furie. Max lui conseille alors d’éviter la terrasse et cette délicate attention, qui prouve qu’il la connait par cœur vient contraster quelques instants avec son comportement de mufle mais seulement quelques instants. Car la seconde d’après, Lula claque la porte de toutes ses forces en quittant le studio d’enregistrement. Comme elle l’avait dit, elle était fermement décidée à de ne pas l’attendre. Elle n’allait pas se mettre à sa disposition. Manquerait plus que ça… Sauf qu’une part d’elle a irrémédiablement envie de hurler ce qu’elle pensait de lui et son attitude à son producteur d’ex-mari. Elle sentait que si elle gardait ça au fond d’elle, elle allait être énervée pour les deux jours à venir…

Sous le regard désabusé d’un Edgar qui semble avoir renoncé à la contrôler, elle va donc s’installer dans ce qui ressemble au bureau de Max, toujours furibonde. Elle se laisse tomber dans le siège visiteur, les bras croisés, remâchant ce qui vient de se passer. Ses yeux tombent sur la plaque brillante qui orne le bureau du propriétaire des lieux et qui annonce sobrement : « Max Julliard, producteur, Julliard Corporation». Mouais, Max Julliard, « roi des cons », ça l’aurait fait tout autant. D’ailleurs, déjà ennuyée par l’attente, elle sort son rouge à lèvres pour barrer la plaque d’un magnifique « Asshole » vermeil, apportant la correction elle-même. Malheureusement, ça ne lui procure pas le soulagement escompté et elle est toujours très en colère quand il frappe à la porte, quelques minutes plus tard. Elle ne répond pas quand il demande s’il peut entrer, le fusillant du regard quand il le fait quand même. Surtout que l’imbécile sourit, comme si tout cela n’était qu’une bonne vieille blague. Quoique la blague, c’est plutôt son entrée en matière. « Tu fais la gueule parce qu’ils ne te connaissent pas ou parce que t’estimes que j’ai encore joué au connard ? » Il n’en faut pas plus pour lancer la guitariste. « C’est un euphémisme connard, pour aujourd’hui... Tu m’as humiliée devant ces loosers ! Merde quoi !  Et d’ailleurs, pour te répondre, vu le niveau de ce groupe et de cette chanteuse, je suis plutôt soulagée qu’ils aient l’air de n’avoir jamais écouté The Unamed et notre musique. Enfin…j’espère au moins que tu couches avec Tamy pour compenser. » Son ex-mari l’avait piquée sur son égo, elle pouvait le piquer sur ses petits travers même si elle devait reconnaître que ce n’était pas très classe. Mais ils ne l’avaient jamais été lorsqu’ils se disputaient et se lançaient dans des scènes pas possibles. Surtout que comme l’avait dit Lula, elle s’était sentie humiliée. Et blessée aussi. Ça lui donnait le mordant nécessaire…

Peut-être que Max ressent cela car il laisse doucement tomber l’attitude (et bien heureusement l’humour) pour tenter de recoller les morceaux. En fait, il s’excuse même, ce qui est aussi rapide qu’inattendu. « Bon, d’accord, je ne suis pas drôle.  Je suis désolé pour tout à l’heure, vraiment. » Elle hausse les épaules. Son orgueil blessé l’empêchait d’être magnanime et d’accepter si vite de pardonner. « Oui, tu n’es pas drôle. » Dit-elle alors simplement ne relevant que le négatif, plus rancunière que jamais. Mais il en faut plus pour décourager Max qui continue à essayer d’arrondir les angles en analysant ce qui venait de se produire. « C’était la pire session d’enregistrement de l’histoire des sessions d’enregistrement, tu pouvais pas savoir. » C’est malin car en disant cela, il les dédouane tous les deux, expliquant sa mauvaise humeur à lui, et lui faisant comprendre à elle qu’elle avait débarqué au plus mauvais moment mais qu’elle ne pouvait pas le savoir. Alors pour la première fois, elle le regarde pour faire autre chose que le fusiller du regard et elle trouve même qu’il a l’air sincère. Elle remarque aussi qu’il se tient planté devant elle, les mains dans les poches, l’air presque gêné et à son plus grand désespoir, elle commence à s’attendrir. « Non, je ne pouvais pas savoir… J’ai vraiment pas pensé que ça te poserait soucis que je vienne pendant que tu bossais, sinon je ne l’aurai pas fait. » Concède t-elle.

Elle se lève alors brusquement, voulant se soustraire à son regard, fermement décidée à ne pas céder trop vite. Sauf qu’il en profite pour l’attirer à lui, murmurant d’un air contrit. « Tu voulais me faire une surprise, c’est ça, hein ? » Et là, au lieu de se débattre, elle se retrouve à hocher la tête contre son épaule, se sentant de plus en plus vulnérable. « C’était à toi que je voulais annoncer ma venue ici en premier… » Confirme t-elle doucement. Ils avaient beau avoir divorcé depuis trois ans, Max restait un point central de son univers et tout ce qu’elle aurait voulu, c’est qu’il soit aussi ravi qu’elle par leurs retrouvailles. Sauf que le producteur avait plus de personnes dans sa vie qu’elle, et aussi plus de préoccupations apparemment. Là, elle avait l’impression d’être juste un contretemps pour lui. Elle soupire, retrouvant sa morosité. « Je me disais que ça ne ferait pas le même effet à Nate… Mais finalement, il m’aurait quand même sûrement mieux accueillie.  » Drama Queen pour un jour, Drama Queen pour toujours. D’ailleurs, la Landry ne s’arrête pas en si bon chemin. « Allez, fais pas la gueule, le moins qu’on puisse dire c’est que j’ai vraiment été surpris. » « Une mauvaise surprise, oui ça, j’ai vu. » Cette fois-ci, elle recule pour se soustraire à ses bras.

Elle exagérait un peu. Le fait qu’il ait pris le temps de la poursuivre ici et le fait qu’il « rame » littéralement pour revenir dans ses bonnes grâces prouvait qu’il se souciait d’elle et qu’elle outrepassait un peu beaucoup le rôle de femme bafouée mais la Landry n’était malheureusement pas du type raisonnable… Sauf que s’il y avait bien une personne qui savait l’amadouer, c’était l’ancien pilote de F1. Il continue d’ailleurs à prononcer les bons mots. « En plus, t’avais raison sur une chose, tu m’as manqué, ca fait une éternité qu’on ne s’est pas vu. » Un peu de baume sur la plaie béante mais il est hors de question que Lula lui montre qu’il est en train de gagner du terrain. Elle croise les bras, sans se départir de son expression revêche. « Mouais, tu as une manière étrange de le montrer. » Cependant, avec une ténacité admirable, Max continue à faire la conversation. Bien décidée à ne pas lui rendre la tâche facile, Lula esquive sa question sur les raisons de sa présence à Tenby, ne voulant parler que pour exprimer son mécontentement mais la vérité, c’est qu’elle peine vraiment à maintenir le cap et à ne pas sourire, lorsqu’il enchaîne ensuite sur un trait d’humour cette fois-ci réussi. Il n’y avait que lui pour tourner adroitement en dérision les grands airs qu’elle se donnait en boudant. « Je vais essayer de pas gâcher ça et de me faire pardonner, est-ce que ça te convient, Mademoiselle Landry ? Ou je dois me faire réprimander en bonne et due forme en plus ? » Joueur, il lui appose un baiser sur la joue contre son gré, gagnant au passage un coup de poing dans l’épaule de la part de la guitariste, qui le repousse. Mais le geste est doux et ne fait que laisser transparaître la bonne humeur qui revient doucement. « Tout dépend de comment tu comptes te faire pardonner. » Dit-elle toujours aussi vacharde. « Parce que ce ne sont pas les idées de réprimandes qui me manquent. »


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Dernière édition par Lula Landry le Dim 30 Déc - 12:50, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: The mess we made + Max The mess we made + Max  EmptyDim 2 Déc - 19:21


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Max ne s’était jamais privé de dire ce qu’il pensait aux gens, et il pouvait avoir vraiment un caractère difficile lorsqu’il s’y mettait, d’autant qu’il avait une patience avoisinant les zéros. Mieux valait ne pas le déranger lorsqu’il était dans cet état, parce qu’il risquait concrètement de s’en prendre au premier venu, même innocent. Ça n’était pas propre à Lula : n’importe qui, alors qu’il enregistrait lors de cette session dégueulasse et difficile avec les Sneak-Peaks, aurait en fait eu le même retour. Oui, mais voilà, c’était Lula, justement. Passé le moment de colère, il ne fallut qu’un instant à Max pour regretter ce qu’il venait de faire et de dire : autant dire que retenir la jeune femme, s’excuser, ne servirait à rien. « Lula, s’il te plait, ce n’est pas … » Contre toi ? Ce que je voulais dire ? Les deux, sans doute, mais trop tard, le fait était qu’il l’avait dit, et la porte que son ex-femme claqua violemment lui signala qu’il avait vraiment fait une connerie. « Eh merde. »

Peut-être qu’il méritait les insultes qu’il se prit en entrant dans son propre bureau. Un instant, cependant, Max songea à retourner à Lula la vacherie qu’elle lui avait envoyé en pleine figure, supportant mal qu’elle l’attaque de cette façon. Un truc du style « non, j’ai vu ce que ça donnait avec toi, de coucher avec un quelqu’un avec qui je bosse. » Mais ça n’aurait fait qu’alimenter le conflit et c’était la dernière chose que le producteur voulait. « Non. Ce ne sont que des gamins. Elle aussi, d’ailleurs. » Il leva les mains en signe d’apaisement, manière de signifier qu’il était désolé et qu’il savait quels étaient ses torts, mais sans en rajouter davantage. En vérité, il la connaissait suffisamment pour savoir que son attitude l’avait blessée, même si la musicienne n’en dirait rien. C’était peut-être pour ça qu’il se sentait le plus mal. Les souvenirs de leurs disputes les plus amères remontait à la surface, où ils se faisaient du mal réciproquement sans pouvoir s’arrêter. Au début, Max arrivait à s’arrêter à temps. Au départ, il savait que s’il parvenait à faire rire Lula, c’était gagné, qu’elle lui avait pardonné. Mais était venu un moment où quoi qu’il fasse, ils ne parvenaient plus à se supporter au mieux, et au pire, à se faire souffrir mutuellement en permanence. On ne peut pas continuer comme ça. Il se souvenait d’avoir dit ça, à un moment ou un autre. Quand il s’était aperçu qu’il n’arrivait plus à la faire rire, peut-être. Paradoxalement, les choses allaient mieux depuis leur divorce. A bien y réfléchir, l’incident du jour était en fait peut-être le premier depuis qu’ils n’étaient plus ensemble ; et maintenant qu’il se retrouvait à s’excuser, Max espérait qu’il n’avait pas commis une boulette irréparable. Du coup, il ne savait pas vraiment sur quel pied danser.


« D’habitude, ça n’aurait pas posé problème. »
Il haussa les épaules d’un air désolé. « Même avec eux, ils sont corrects, normalement. » Il se pinça l’arête du nez, épuisé, ferma les yeux quelques secondes. Il était toujours épuisé, en ce moment. Pas assez de sommeil, trop de fête, trop d’alcool, trop de drogues, trop de boulot. Partir un peu au Mexique allait lui faire du bien. « Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, c’était vraiment catastrophique. » Secouant la tête lentement, il rouvrit les yeux et ajouta avec un sourire un peu désolé. « Je crois que je suis au bout du rouleau aussi, en ce moment, mais ce n’était pas à toi de subir ça, tu n’y es pour rien. » Non, c’était son inquiétude pour Nate, Ivy, la période, le boulot, et ses propres conneries. Max n’avait besoin de personne de personne pour aller mal, en fait.


En revanche, il avait besoin de certaines personnes pour aller bien, ou à défaut, mieux. Malgré leur divorce, le producteur n’avait rien perdu de son affection pour la jeune femme. Un moment, il se demanda si elle n’allait pas céder, mais elle semblait avoir décidé de continuer à jouer sur sa corde sensible et à lui faire regretter – ce qu’elle n’avait pas trop de mal à faire – ce qu’il avait dit. « Je crois que si t’avais débarqué chez Nate sans prévenir comme ça, il t’aurait foutu dehors directement. » Il sourit, amusé. « Et je parle même pas des excuses, sans me jeter des fleurs. » Malgré tout, elle persistait. « T’es dure. » Fit-il en souriant. Peut-être que lui aussi l’était un peu trop. Ou peut-être que Lula jouait aussi un peu la comédie. « Et ce n’est pas vrai. Ce n’était pas contre toi. Vraiment. C'est juste...j'ai hurlé sur la première personne que je croisais parce qu'ils m'emmerdaient et que j'en avais marre. Ca n'excuse rien, mais...ça l'explique un peu. » Ca aurait pu être le pape, il se serait pris la même chose dans la figure. « Je suis touché que t’ai pensé à venir me voir en premier, tu sais. Et oui, je suis un idiot absolu qui ne le mérite pas, j’admets. »

Mais un idiot qui parvenait à la faire rester, tout de même. Quand bien même elle râlait encore, mais ça restait quand le propre de Lula d’être une diva, et Max savait qu’elle était rancunière. Il la laissa donc râler et se libérer de son étreinte sans protester, déposa un baiser sur sa joue au passage, se fit envoyer bouler aussi sec, mais pas méchamment. « Je vois ça. » Répliqua-t-il, lorsque la jeune femme avança qu’elle avait des tas d’idées de réprimandes, soulevant la plaque indiquant ses fonctions qui était posée sur son bureau. « Je vois que tu as déjà très bien commencé, même. Heureusement que les Awards sont au siège. Ça s’efface ? » Le ton était clairement amusé. « Bon, déjà, je t’offre un verre, je suis assez passé pour un sauvage. » Il bricola un instant son téléphone. « Ensuite, voilà. Je suis dispo autant que tu veux et à toute heure. Pour le reste… » Il lui adressa un nouveau sourire, leva une main comme pour caresser la joue de Lula, se ravisa parce qu’il ne savait pas quoi faire, quelle borne à ne pas dépasser. « Pour le reste, je ferais ce que tu veux. » Il s’appuya sur la table, souriant. « Tu sais parfaitement que je ne peux rien te refuser. » Et plus sérieusement, il ajouta : « Et je ne veux pas me battre avec toi. S'il te plait. »

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You’ll always be in it. No, not literally. But in your heart. Nothing ever ends, not if it’s gone that deep. You’ll always be walking wounded. That’s the only choice, after a while. Walking wounded, or dead.

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Lula Landry
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : irish coffee (justine)
TES DOUBLES : penny, jaya, lenny, rhys, thomas & trystan
TON AVATAR : zoe kravitz
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MessageSujet: Re: The mess we made + Max The mess we made + Max  EmptyMer 5 Déc - 19:01

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A wonderful part of the mess that we made,
We pick ourselves undone

Lula  avait vu une ombre passer dans les yeux de Max, quand elle avait tenté de le piquer au vif en lui demandant s’il couchait avec la dénommée Tamy. C’était injuste et gratuit, elle le savait mais lorsqu’elle était blessée, elle réagissait exactement de cette façon, essayant d’infliger en retour ce qu’elle avait ressenti initialement. Sauf que Max ne mordit pas à l’hameçon. Pourtant, il aurait été capable de lui infliger une répartie toute aussi cruelle, elle le savait mais il n’en fit rien, préférant aller vers l’apaisement que le conflit. « Non. Ce ne sont que des gamins. Elle aussi, d’ailleurs. » Dit-il en levant les mains doucement, presque comme s’il la suppliait de s’arrêter là. Mais c’était inutile. Elle ne comptait pas aller plus loin, déjà prise de remords. Son ex-mari ne le méritait pas. Il avait beau se décrire comme un connard, elle était bien plus mauvaise que lui. Lui savait s’arrêter à temps, elle… pas toujours. Et c’était exactement pour ça qu’ils avaient bien fait de divorcer. La Landry aurait peut-être fini par bousiller tout ce qu’il y avait de bon en lui à force de l’entraîner dans les plus extrêmes disputes… En revanche, ce n’était peut-être pas si bon que cela pour elle. En divorçant, elle avait peut-être perdu le seul homme qui pouvait la sauver de ses propres travers. Parce que s’il y avait bien une personne pour qui elle arrivait à se canaliser, c’était lui. Lorsqu’elle voyait qu’il souffrait trop, elle parvenait à oublier sa petite personne, son orgueil, sa colère…

Et c’était exactement ce qui était en train de se passer aujourd’hui. Au fur et à mesure qu’il continuait à essayer de lui faire comprendre combien cette session d’enregistrement avec les Sneak-Peaks avait été désastreuse, elle oubliait son égo froissé, remarquant pour la première fois à quel point, il avait l’air fatigué, voir un tantinet déprimé. « Au bout du rouleau », comme il finit par le déclarer. Alors l’inquiétude prend le pas sur la volonté de lui en faire baver, même si elle apprécie le fait qu’il prenne la peine d’ajouter que ce n’était pas à elle de faire les frais de sa fatigue… Oui, elle se radoucit de secondes en secondes et finit même par rendre les armes quand Max rebondit avec humour sur sa réplique à propos de Nate. Ses lèvres s’étirent millimètres par millimètres malgré elle, jusqu’à former un franc sourire que Max ne peut pas manquer. Une moue amusée flotte déjà depuis plusieurs minutes sur ses lèvres à lui, même quand il lui fait remarquer qu’elle est dure. « Ok… Je n’irai pas jusqu’à te jeter des fleurs mais oui, tes excuses commencent à ressembler à quelque chose. Et c’est sûr que Nate ne saurait pas faire ça. » Réplique t-elle, faussement magnanime. Et comme ça, en instant, la situation rebascule vers quelque chose de plus serein. Il avait vaincu ses reproches, désamorçant la bombe « Lula » avec humour et patience. En fait, c’était de cette façon que leurs pires conflits s’étaient toujours résolus. Cet homme s’en sortirait toujours avec un charme pareil…

Lula se détend petit à petit, se montrant plus réceptive, plus portée sur le dialogue et le pardon. Pour la forme, elle  laisse quand même terminer son petit plaidoyer, surtout qu’elle en apprécie particulièrement la conclusion. « Je suis touché que t’ai pensé à venir me voir en premier, tu sais. Et oui, je suis un idiot absolu qui ne le mérite pas, j’admets. » « Peut-être pas si idiot que ça finalement… » Dit-elle alors, attendrie, continuant à céder du terrain. Mais désormais, il ne s’agissait plus de perdre ou de gagner. Juste de savourer la douceur de la réconciliation après une tempête, qui avait été finalement plutôt brève. Les plaisanteries continuent d’ailleurs de fuser, signe que les choses prenaient définitivement une meilleure tournure. Max remarque qu’elle s’est livrée à une petite séance d’arts-plastiques sur la plaque de son bureau et trouve le moyen d’en plaisanter. «Heureusement que les Awards sont au siège. Ça s’efface ? » De manière tout à fait sadique, elle prend son temps pour répondre. « Mais oui, c’est seulement du rouge à lèvres. Je ne me trimballe pas encore avec un marqueur indélébile… Cela dit, ça ne serait pas une mauvaise idée. » Dit-elle tout à coup pensive et volontairement menaçante. « Je n’aurai pas touché aux Awards, tu sais… » Il y a pourtant une once d’hésitation dans sa voix. Elle-même, ne savait pas jusqu’à où ses excès de colère pouvaient la mener.

« Bon, déjà, je t’offre un verre, je suis assez passé pour un sauvage. » La réconciliation était définitivement amorcée, et Max la scellait désormais en s’occupant des détails pratiques. Lula décida de le suivre dans la démarche mais en y mettant tout de même son grain de sel, en bonne chieuse qu’elle était. « Ok pour le verre… Mais tu as intérêt à me servir quelque chose de cher... Une de tes bonnes bouteilles. Quelque chose de vieux… » Sauf qu’elle ne sait pas s’il l’a entendue car il a dégainé son téléphone et s’est mis à pianoter dessus à toute vitesse. Il s’apprête à recevoir une nouvelle remarque véhémente quand il lui explique le sens de sa démarche. « Ensuite, voilà. Je suis dispo autant que tu veux et à toute heure. » Soufflée, elle se demande si elle a bien compris. Parfois les gestes valaient les mots. Et il venait de lui prouver par un geste qu’il était réellement content de la voir même s’il ne l’avait pas montré franchement au début. « Est-ce que tu viens juste de libérer tout ton agenda ? » Demande t-elle épatée, malgré elle. Elle savait à quel point il était occupé et demandé... Il esquisse un geste dans sa direction mais le retient, ce qui semble logique vu qu’elle avait repoussé ses deux démonstrations de tendresse précédentes. Il se contente de lui indiquer qu’il ne veut vraiment pas se battre (et de nouveau, elle voit transparaître cette lassitude quelque peu angoissante) et qu’il fera tout ce qu’elle veut.

Sauf qu’avec tout ce qu’il vient de faire, elle n’a pas envie de lui en demander plus et cette fois-ci, elle descend définitivement de son piédestal de diva pour se montrer plus sincère. « Allez… fais-moi un câlin et on est quittes… Moi non plus en fait, je n’ai pas envie de me battre avec toi. Toi aussi tu m’as manqué. » Dit-elle, faisant enfin écho à ses paroles de tout à l’heure et en lui ouvrant les bras. Cette fois-ci, il n’y aurait pas de dérobades. Il avait regagné toute son affection et elle oubliait déjà leurs retrouvailles cauchemardesques pour en écrire de nouvelles. D’ailleurs, c’est elle qui finit par toucher sa joue avec tendresse lorsqu’il se rapproche d’elle. « Par contre, c’est vrai que tu as l’air au bout du rouleau, Darling. C’est simplement cette session d’enregistrement de l’horreur qui te donne envie de hurler sur le premier venu ou il y a autre chose ? » Demande t-elle concernée. Elle le connaissait suffisamment bien pour savoir que son retour à Tenby devait être compliqué.

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Max Julliard
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ÂGE DU PERSONNAGE : 46 ans (3 janvier)
CÔTÉ COEUR : 5 mariages foirés au compteur. Et l'envie de se lancer dans une nouvelle histoire d'amour avec une jolie blonde d'origine russe. Après tout, de call-girl à nouvelle femme, le chemin n'est pas si long que ça, non ?
PROFESSION : Producteur et DJ, ancien pilote de Formule 1, et jet-setteur professionnel
REPUTATION : Il est tellement infect, le cliché parfait de la rock-star, toujours en train de boire, avec une fille différente au bras...vous saviez qu'il avait eu un grave accident de voiture ? Moi je crois que c'est plutôt une overdose et qu'il veut éviter le scandale..Il n'est vraiment pas net, comme type.


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MessageSujet: Re: The mess we made + Max The mess we made + Max  EmptyDim 9 Déc - 23:38

We're just two lost souls
Swimming in a fish bowl
Year after year
Running over the same old ground
What have we found ?
The same old fears
Wish you were here

D’habitude, Max n’aurait pas capitulé aussi facilement. Voire, en fait, il n’aurait pas capitulé du tout. La part de fatigue qu’il venait d’avouer jouait beaucoup, évidemment. D’abord elle expliquait son mouvement de colère, et puis en fait, il était simplement épuisé de se battre contre tout et tout le monde. Les choses n’allaient pas bien, pour Max, il fallait l’avouer – en tout cas, il avait l’impression que c’était pire que d’habitude, alors que d’habitude, ce n’était déjà pas glorieux. Mais ce n’était pas la seule raison pour laquelle il ne voulait pas continuer cet affrontement et qu’il admettait aussi facilement ses torts.

Lula était peut-être la seule personne – ou du moins, l’une des seules personnes -  capable de le faire taire, ou en tout cas capable de le faire regretter ce genre de comportement qu’il pouvait adopter. Max était sans doute le roi des connards, titre qu’il s’était créé pour éviter de souffrir lui-même, mais s’il voyait quelqu’un qu’il aimait – et Dieu savait qu’il tenait à la jeune femme – souffrir, être blessé, il était prêt, en un instant, à mettre ses propres problèmes de côté pour faire en sorte que cet état de fait cesse. Surtout s’il en était la cause. « Je suis ravi de voir que je remonte un peu dans ton estime en tant qu’ami. » En tant que producteur, bon, la relation un peu chaotique entre Nate et Lula pouvait être ennuyante, mais le professionnel serait abordé une autre fois. Maintenant qu’il lui semblait que Lula était moins fâchée contre lui, Max ne comptait pas entamer une nouvelle dispute.

Les choses s’arrangeaient peu à peu, en témoignait l’atmosphère qui s’était singulièrement détendue. « C’était idiot de me mettre en colère alors que j’aurais pu avoir ce sourire là dès le début. » Soutint-il pour la forme. Le producteur n’en rajoutait même pas : il promenait depuis des années ce charme nonchalant qu’il ne cherchait même pas à travailler, mais pour une fois, ce n’était pas qu’un compliment dans le vent, mais purement sincère. Il ne trichait pas avec Lula : ils se connaissaient trop pour essayer encore de faire ça. Il était donc simplement ravi d’avoir réussi à ramener un peu de calme entre eux, à ce que l’atmosphère se détende un peu. « J’espère bien, il y en a qui sont à toi, dans le tas. »

Les plaisanteries qu’ils échangeaient marquaient un sacré retour à la normale, normalité qui se prolongea par le fait qu’il libéra un peu de son temps pour pouvoir le passer avec Lula, ce qu’il lui confirma derechef : « Evidemment. » Il ajouta gentiment : « Je pars au Mexique bientôt, alors c’est le moins que je puisse faire d’ici là. Mais je viens vous voir en concert à Dublin aussi. Enfin, c’était censé être une surprise, mais bon ça ne nous réussit pas trop, en ce moment, alors je ne vais pas tenter le diable. » Les véritables motivations de ce voyage, il pourrait les aborder plus tard. Pour le reste, Jeff, le numéro 2 de la boite, allait certainement hurler, mais bon, ce n’était pas très grave du point de vue de l’ancien pilote. Ca faisait une éternité que Max n’avait pas vu Lula, et clairement, le peu de boulot qu’il lui restait avant les fêtes et son départ était moins important que de passer du temps avec la jeune femme.

Le discours de son ex-femme sembla définitivement clôre le chapitre de la rancœur. Il referma doucement ses bras autour d’elle, pour la deuxième fois, sans rencontrer de résistance cette fois ci. « C’est bon de te revoir, sweetheart. » Pour la première fois depuis longtemps, il se sentait un peu mieux, comme si ses problèmes avaient moins d’importance. Cependant, sa déprime et sa fatigue ne pouvaient manquer de se voir. Un moment, il songea que lâcher prise aurait été facile, libérateur, à ce moment là. Fermant les yeux, il posa un instant son front sur celui de la jeune femme, et soupira doucement, sans savoir si c’était de soulagement, de ne pas être tout seul, ou de tristesse. « J’en sais rien. On dirait que le monde entier a décidé de m’emmerder, mais bon ça c’est normal, c’est toujours le bordel en fin d’année, tout le monde est crevé et tout s’accumule. » Il sourit et se ressaisit un peu, essayant de minimiser la vraie cause de tout cela : « Et puis tu me connais, si on me laisse faire, je déprime pour tout et n’importe quoi et je me créé des problèmes là où il n’y en a pas. » Clairement, il ne voulait pas inquiéter Lula. Ca n’avancerait à rien de lui parler de Ivy, à rien de lui parler des dix ans de la mort de Melody, ou de ses crises de déprimes qui l’obligeaient parfois carrément à appeler Ed. Max avait l’impression d’être complètement perdu, de ne plus savoir quoi faire, d’être de plus en plus souvent seul, sans jamais arriver à s’en sortir. Mais les gens avaient eux aussi leurs problèmes, et il ne voulait pas être un poids pour ceux qui l’aimaient. « Rien de neuf. Ca ira mieux quand j’aurais pris des vacances, c’est tout. J’ai juste besoin de me reposer. »

Comme il ne voulait pas s’éterniser sur le sujet, il ajouta : « Bon, on le boit, ce verre ? J’avais dit à Edgar de mettre de côté un bon champagne pour la fin de l’enregistrement des autres idiots, mais je préfère cent fois le boire à nos retrouvailles…tu veux rester diner ? » Il entraina la jeune femme dans le salon. Edgar avait fait ça bien, il y avait du champagne, et de quoi faire un véritable apéritif. Le majordome semblait cependant un peu sceptique à l’idée que la Landry reste parmi eux. « Edgar, on peut avoir deux coupes ? Merci. » Il ajouta à l’intention de Lula, faisant sauter le bouchon de la bouteille : «  Je crois que tu lui as fait peur…laisse moi deviner, il a pris son air catastrophé et désapprobateur qu’il réserve pour tous les gens qu’il soupçonne d’exercer une influence décadente sur ma personne ? » Le majordome ramena deux coupes sous leurs regards hilares avant de s’éclipser. Max les servit tous les deux avant d’en tendre une à la jeune femme : « Cheers. A nos retrouvailles, sweetheart. » Interrogateur, il ajouta : « Bon, et toi, alors. Qu’est-ce qui t’as poussé à venir jusqu’ici ? J’avoue que je suis vraiment curieux de savoir. »

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MessageSujet: Re: The mess we made + Max The mess we made + Max  EmptyVen 14 Déc - 18:32

When all of your flaws and all of my flaws,
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La dispute terminée, les choses achèvent de s’arranger entre les deux anciens amants et Max termine en beauté en parlant du sourire du Lula. Il est vrai que celui qu’elle a consenti à lui faire ne s’efface plus depuis qu’ils ont recommencé à échanger des petites plaisanteries avec la complicité qui avait toujours caractérisée leur relation. Le regrettable incident clos, il est aussi temps d’échanger les dernières nouvelles les concernant, surtout qu’ils ont désormais toute la soirée devant eux.  Max ouvre le bal avec une annonce des plus surprenantes. Il explique en effet à Lula qu’il va très bientôt partir au Mexique mais qu’avant, il viendra voir The Unamed lors de leur grand concert à Dublin. La jeune femme pousse un grand cri ravi avant de se mettre littéralement à sautiller sur place. « Aaaah mais c’est trop cool !!! J’aime trop quand tu es dans le public, c’est là qu’on fait les meilleurs prestas ! » Pour elle, c’était le cas. Elle donnait toujours le meilleur d’elle-même sur scène mais lorsque le Julliard était là, tout prenait une dimension différente. Sans doute parce qu’elle voulait inconsciemment lui rendre hommage, lui démontrer combien toute la confiance qu’il avait placée en elle était justifiée. « Et c’est aussi là qu’on fait les meilleurs afters ! » Dit-elle en lui adressant complice, faisant ainsi référence à toutes les fêtes qu’elle n’oublierait jamais et aussi ceux qu’elle avait oubliées mais qui devaient être toutes aussi excellentes justement pour cette raison. « Je ne dirai rien aux autres si tu veux garder la surprise pour eux. » Glisse t-elle ensuite.

Ils finissent aussi par tomber dans les bras l’un de l’autre, pour un véritable câlin cette fois-ci. « C’est bon de te revoir, Sweetheart. » Glisse Max en refermant ses bras autour de Lula. Elle se blottit contre lui, souriant contre son épaule. Oui, c’était bon et le reste avait peu d’importance à côté… Quoi que si, il y avait quand même quelque chose qui préoccupait la guitariste : l’état d’esprit de son ex-mari, qui n’avait pas son allant habituel. Il émanait de lui une sorte de… lassitude. Peu encline à prendre des détours, la Landry le questionne donc directement à propos de ce qui ne va pas. Il desserre son étreinte mais pose son front contre le sien, créant ainsi une intimité, une atmosphère propice à la confidence. Sauf qu’il n’en fait aucune, se cachant derrière ce qui ressemble  à des excuses, des généralités… La fin d’année, la fatigue, sa tendance à déprimer pour rien… Tous des arguments qui sonnent un peu faux. Et puis, il y a cette façon de faire, cette impression qu’il veut clore le sujet le plus vite possible. Manque de bol pour lui, la personne à qui il venait de mentir le connaissait par cœur et ne se contenterait pas de ça. Il gagne simplement un sursis car il a la présence d’esprit de faire une diversion très rapidement.

« Bon, on le boit, ce verre ? J’avais dit à Edgar de mettre de côté un bon champagne pour la fin de l’enregistrement des autres idiots, mais je préfère cent fois le boire à nos retrouvailles…tu veux rester diner ? » Demande t-il en s’écartant d’une Lula, qui le fixe quelques instants avec incrédulité mais qui entre dans le jeu. « Dîner et champagne, c’est parfait ! Je vais d’autant plus le savourer en sachant que c’est celui de Tamy. Elle est un peu pimbêche, celle-là, elle se croit déjà arrivée, un peu, non ? »  Max la guide jusqu’au salon et elle jette un regard appréciateur sur la décoration de la maison qui a l’air tout simplement fantastique… La table est déjà dressée, ce qui démontre que malgré ses airs revêches, Edgar n’est pas dénué d’efficacité. Quoiqu’il a oublié les coupes et Max rectifie vite l’erreur de son majordome en lui ordonnant d’aller en chercher. Les deux stars se retrouvent brièvement en tête à tête, ce qui leur permet un petit aparté. «  Je crois que tu lui as fait peur…laisse moi deviner, il a pris son air catastrophé et désapprobateur qu’il réserve pour tous les gens qu’il soupçonne d’exercer une influence décadente sur ma personne ? » Lula éclate de rire. « C’est comme ça que s’appelle son regard de tueur alors ? J’adore… Mais oui, ça résume bien notre rencontre. » Dit la jeune femme toujours aussi amusée mais à voix basse au cas où les murs auraient des oreilles. Et elle  ne peut pas s’empêcher de pousser la plaisanterie à son maximum. « Mais bon, est-ce qu’il est courant que la personne qui est le plus susceptible d’exercer une influence décadente sur toi, c’est toi-même ? »

Ils sont toujours hilares quand Edgar revient avec les coupes mais l’homme reste impassible. Ou presque. Lula a tout de même la légère impression qu’il la regarde de travers… Sauf qu’elle oublie vite le majordome quand Max lui verse une délicieuse dose de champagne et qu’ils trinquent. « A nos retrouvailles, Darling. Tchin Tchin. » Dit-elle en écho aux paroles du brun. Elle goûte le liquide doré avec un air appréciateur tandis que Max lui demande à nouveau ce qu’elle fait à Tenby. Elle hausse les épaules, sachant qu’elle avait déjà esquivé la question une fois. « La version officielle, c’est que je suis venue rejoindre mes co-stars pour répéter… Vu que Nate et Liam vivent pratiquement ici à l’année maintenant… » Sauf qu’elle ne ferait pas l’affront au Julliard de s’arrêter à cette dernière. Elle pousse un petit soupir boudeur. « Mais la vérité, et à toi, je peux te le dire, c’est que mon père voulait que je me mette au vert et que je quitte Londres. J’ai eu un petit soucis là-bas et tu sais comment il est surprotecteur. Et puis, il fait un gros film pour cette fin d’année et il veut que j’évite tout paparazzi ou scandale. Je crois qu’il espère une nomination aux oscars… Bref, toi mieux que personne sait que ça ne sert à rien de discuter avec lui…»

Même si quelques instants plus tôt, elle avait déploré un comportement identique de la part de Max, elle était en train de faire exactement la même chose : essayer de clore le sujet le plus vite possible pour ne pas aller au cœur du problème. Ces deux-là étaient toujours aussi semblables…  Lula redirige ensuite le flux des questions contre Max, lui démontrant finalement qu’elle n’avait pas été dupe de ses manœuvres de tout à l’heure. « Et toi, tu es sûr que c’est une bonne idée d’être ici ? » Dit –elle, rebondissant sur leurs présences respectives ici. Elle reboit une gorgée de champagne, hésitant pour la suite. Elle en savait beaucoup sur Max, mais certains sujets entre eux n’étaient jamais abordés. Souvent, elle devinait… « Je sais quelle année, on est… Et que ça peut remuer pour toi d’être à Tenby. Judith est ici aussi, non ? » Elle creuse, désireuse de l’aider même si elle sait qu’elle marche sur des œufs et qu’elle peut se voir opposer une fin de non recevoir très vite. «  C’est pour ça le Mexique alors ? Pour esquiver les fêtes de fin d’année ? » Demande t-elle d’un ton qui devient vite un peu plus inquisiteur. « Qu’est-ce que tu fuis Max ? Tout le monde t’emmerde toute l’année pour reprendre tes termes, moi y compris. Et tu n’es jamais parti comme ça…  » Ajoute t-elle ensuite, légèrement perplexe. « Pourquoi le Mexique aussi ? Tu vas passer Noël en mode Tijuana plutôt qu’avec tes frères et sœurs ? Ne me dis pas que tu vas te remarier ! » Le taquine t-elle. Toutefois, malgré la plaisanterie, elle sent qu’il y a plus, une corrélation entre ce voyage soudain et l’humeur inhabituelle du producteur. Et elle est bien décidée à savoir laquelle.

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Dernière édition par Lula Landry le Dim 30 Déc - 12:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The mess we made + Max The mess we made + Max  EmptyLun 17 Déc - 0:41


We're just two lost souls
Swimming in a fish bowl
Year after year
Running over the same old ground
What have we found ?
The same old fears
Wish you were here


Max sourit en voyant l’enthousiasme de la Landry. « Vous êtes géniaux même sans moi, sweetheart, crois moi. Surtout toi.» Lula avait toujours eu du talent. Max l’avait vu dès la première fois où il avait vu la jeune femme jouer en live et il en restait persuadé. Quant à The Unamed en général, la qualité du groupe ne s’était jamais démentie. Du coup, ce n’était pas vraiment ça que Max voulait vérifier en allant à Dublin, mais il hésitait à en parler à Lula pour l’instant. « C’était surtout censé être une surprise pour toi, les autres, ils savent. Comme on ne s’était pas vu depuis longtemps, je me suis dit que je garderais ça pour moi et que je passerais te voir avant Noël… » Avant de s’éloigner de ses problèmes.

Comme il était bon de retrouver Lula, Max ne voulait pas gâcher l’instant, ni qu’elle s’inquiète pour lui. Un instant, il ferma les yeux, faillit abandonner : après tout, Lula le comprenait, lui, et elle était là, alors pourquoi ne pas parler ? Mais ça faisait si longtemps qu’ils ne s’étaient pas vus, il ne voulait pas l’inquiéter. D’où la diversion rapide qu’il fit. Tout n’allait pas bien, mais en tout cas, tout allait un peu mieux parce qu’elle était là, maintenant que la dispute était terminée.

« Ouais. C’est la fille de je ne sais plus quel joueur de foot connu, et elle a une légère tendance à croire qu’elle est déjà une rock-star alors qu’elle n’a qu’un potentiel sur lequel travailler. » Il haussa les épaules. « Comme je te disais, elle a dix-neuf ans. Tu sais comment peuvent être les ados. Ca lui passera. Enfin j’espère…je suis content de pas les revoir avant un moment. »  Avec ces échanges légers, l'ambiance s’annonçait bien meilleure, si on excluait Edgar, qui semblait plus que sceptique sur la situation. « J’en sais rien, je n’ai toujours pas réussi à déterminer si oui ou non il me jugeait aussi. » Le côté coincé de son majordome était une source inépuisable de blagues. Mais la discussion tourna rapidement vers quelque chose de plus sérieux, la raison de la venue de Lula. Sirotant son champagne, le producteur eut l’impression assez nette qu’elle ne lui disait pas tout. Un petit souci ? Mais on ne déménageait pas du jour au lendemain pour un problème mineur...alors qu'est-ce que ça pouvait être ?

Il n’eut pas le temps de trop réfléchir ni d’insister. Lula savait aussi voir quand il ne racontait pas tout et elle ne comptait pas en rester là. «Tu sais, à part les deux ans où j’étais avec toi à Londres, en général, je suis mieux ici. » Il adressa un sourire un peu triste à la jeune femme, serra un instant sa main dans la sienne. «  C’est uniquement parce que tu étais là que j’y arrivais. Sinon…c’est là-bas qu’elle est morte, je pense que je ne pourrais jamais vraiment y retourner. Ici au moins, il y a Meg, et même s’il y a Judy, on s’entend assez bien pour arriver à se supporter. Et puis mon frère et mes sœurs sont là, mes parents aussi…c’est ici, chez moi. » Mais l’année était particulière, Max ne pouvait pas le nier, pas plus le fait qu’il avait mal et que c’était plus dur que d’habitude. Regardant son verre de champagne d’un air absent, il murmura : « C’est toujours plus difficile à cette période, peu importe où j’irais. Toujours. Alors cette année, en plus...» Les psys n’avaient cessé de lui dire qu’il irait mieux, mais en vérité, le producteur n’avait jamais eu l’impression que les choses s’amélioraient pour lui. Il releva les yeux, s’aperçut du regard que Lula lui lançait, et s’aperçut du même coup qu’il avait les yeux un peu humides. Max se passa une main sur le visage pour éviter les sanglots, espérant que la Landry n'avait rien remarqué, et  ajouta : «Mais ça ira mieux à Noël. Je serais revenu, rassure toi. Mais j’ai promis à ma sœur et à Meg que je reviendrais, alors je tiens ma promesse. » De ces blessures-là, les plus profondes qu’il avait, il ne voulait pas dire grand-chose. En parler lui faisait mal : en racontant ça à Lula, il avait poussé au bout du bout les confidences qu’il arrivait à faire sur la mort de Melody. Pour Max, le sujet était donc clos en disant que ça finirait par s’arranger.

Pour autant, Lula n’avait pas tort : Max fuyait bien en allant au Mexique. « Me remarier ? Non, ça n’en prend pas le chemin, c’est même le contraire. Non, je vais au Mexique oublier ce temps déplorables, mes emmerdes, me reposer et profiter de plages ensoleillées. C’est tout.» Il le disait avec un sourire, mais il peinait à dissimuler son amertume. Le temps était peut-être venu des aveux, jugea Max. « Je ne mens pas quand je dis que tout le monde m’emmerde. Enfin, surtout Nate. Je ne vais pas en Irlande juste pour vous voir, même si je préférerais que ça ne soit que pour ça. J’y vais aussi parce qu’il a replongé et qu’il faut qu’on règle ce problème. » Un pavé dans la mare de lancé. Après tout Lula avait aussi le droit de savoir, elle faisait partie du groupe elle aussi.

Maintenant qu’il était lancé, cela dit, il ne pouvait plus s’arrêter. « Et je m’en passerais, parce que je me suis aussi créé des emmerdes tout seul. » Max se laissa aller contre le canapé, se pinçant de nouveau l’arrête du nez, avant de jeter un regard inquisiteur à Lula : « Faut que tu me promettes de ne pas me juger ou de te foutre de moi, c’est déjà assez navrant comme ça… » Il se redressa, se servit un nouveau verre. « Bon. Tu te souviens de ce que je t’ai dit après mon divorce avec Brenda ? Plus de sentiments, plus de mariage, plus rien ? Terminées, les relations amoureuses, vive les histoires sans lendemain. » Il continua : « Et comme je me connais, je me suis dit que le truc le plus impersonnel et le moins compliqué à faire, c’était de faire appel à des call-girl. » Pas vraiment étonnant quand on connaissait la vie de débauché de Max, mais il aurait quand même compris que Lula, en tant qu’ex-femme, le prenne mal. Il soupira, complètement blasé. « Je te la fais courte, le problème, c’est qu’il y en a une…j’en connais un peu trop sur elle, on s’entend un peu trop bien, et on a brouillé les cartes en couchant ensemble sans que moi je paye. »

Il secoua la tête, conscient du fait que son histoire était ridicule. « Maintenant le problème, c’est que je vois la personne, pas juste la fille que je paye pour qu’elle couche avec moi. Enfin, j’ai toujours su que c’était seulement un boulot pour elle, mais avant j’avais pas besoin d’autre chose et ça me concernait pas.» Lucide, il ajouta : « Sauf que pour elle, je ne pense pas être autre chose qu’un client. C’est juste une histoire foireuse, ça ne marchera pas, et je vais rien faire que me faire du mal. Alors j’ai voulu remettre de la distance, et j’ai été volontairement vexant. » Il soupira de nouveau, continuant à expliquer d’un ton de plus en plus désespéré : « Tu sais comment je peux être quand je joue au connard. Je lui ai balancé qu’après tout, elle n’était qu’une pute, qu’il n’y avait rien entre nous.Je me suis dit que si je me brisais le cœur tout seul et qu’elle me détestait ce serait toujours moins pire que de tenter quelque chose et que ça foire. Mais maintenant le seul truc que je vois c’est que je l’ai blessée...mais si elle le prend comme ça, est-ce que ça  veut dire que je suis autre chose qu'un client ? Ou je me fais encore des films ? J'en sais rien, du coup, et je crève d’envie d’aller la voir pour m’excuser et en avoir le cœur net.  » Si Ivy l’avait entendu, l’aurait-elle pardonné ? Mieux compris, au moins ? Max reprit : « Mais c'est une mauvaise idée.Donc avant de tenter de faire un mauvais remake de Pretty Woman qui ne va pas marcher, et de nous faire souffrir elle et moi, je me tire le plus loin possible de cette ville et je prends deux semaines pour faire le point. » Pour la première fois, il sourit, l’air toujours aussi fatigué, mais plus posé : ça faisait du bien, de parler, réalisa Max. Il n’était pas plus avancé, mais au moins il avait dit les choses. « Tu dois me trouver ridicule et affreusement sentimental, on dirait un mauvais film. Je suis désolé, c’est assez idiot, c’est pour ça que je voulais pas t’emmerder avec ça. Je sais même pas ce que je ferais à mon retour. On verra bien. »

Malgré ce long exposé, Max n’avait pas oublié les questions qu’il voulait poser à Lula. Alors que Edgar revenait apporter l’entrée, il reprit la parole avec un sourire encourageant, mais d’un ton déterminé. « Bon, assez parlé de moi. Qu’est-ce qui s’est passé, à Londres ? Je sais que Dante est têtu, mais je suis bien placé pour savoir que toi aussi et je pense qu’il en a fallu beaucoup pour te convaincre de t’exiler hors de la capitale. » De nouveau, il prit les mains les mains de la jeune femme dans les siennes, la scrutant d’un air inquiet. « Je te connais par cœur, Lula, et je sais quand ça va pas. Je peux rien te cacher, tu viens encore de le démontrer brillamment, mais c’est pareil dans l’autre sens. Ca fait deux fois que t’évite la question. Est-ce que tout va bien ? Tu sais que tu peux tout me dire et que si je peux t’aider je le ferais, quoique tu me demandes. »

Spoiler:
 

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late night feelings
You’ll always be in it. No, not literally. But in your heart. Nothing ever ends, not if it’s gone that deep. You’ll always be walking wounded. That’s the only choice, after a while. Walking wounded, or dead.

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ARRIVÉE À TENBY : 01/11/2018

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CÔTÉ COEUR : wild hearts cannot be easily tamed
PROFESSION : fille de dante landry & seconde guitariste de the unamed.

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MessageSujet: Re: The mess we made + Max The mess we made + Max  EmptySam 22 Déc - 22:45

When all of your flaws and all of my flaws,
are laid out one by one,
A wonderful part of the mess that we made,
We pick ourselves undone

« Vous êtes géniaux même sans moi, sweetheart, crois moi. Surtout toi.» Lula rit. « Tu peux t’arrêter, je t’ai déjà pardonné. » Le taquine t-elle. Surtout que c’était faux, ils ne seraient rien sans lui et elle encore plus. Mais c’est tellement implicite qu’elle ne le dit pas à voix haute, préférant se concentrer sur les explications de Max qui lui fait comprendre que la surprise de la venue à Dublin était essentiellement pour elle. Elle s’attendrit encore plus mais une fois encore, sa réponse orale ne transmet pas toutes les vibrations affectueuses de ses pensées. Elle ne voulait pas en faire trop non plus. « Et finalement c’est moi qui suis venue à toi. Les grands esprits se rencontrent. » Rigole la guitariste. D’ailleurs leurs esprits continuent à se rencontrer lorsqu’ils continuent à se moquer de la pauvre Tamy ou du fameux Edgar. Lula se calme toutefois un peu lorsque Max lui donne des informations complémentaires à propos de la première. « Ah elle a seulement dix-neuf ans ?! Elle fait plus… Mais oui, ça doit être compliqué de garder la tête froide dans le milieu à un si jeune âge… »

Toutefois, il y avait des choses bien plus importantes que Tamy dont ils devaient discuter. Lula voit bien que ce n’est pas la grande forme du côté de son ex-mari. Il en a gros sur le cœur, et finalement, il finit par se confier, montrant toutefois que la Landry n’avait pas forcément bien compris la situation. Elle avait pensé que Max avait vécu des moments heureux ici avec sa femme et ses deux petites filles mais apparemment, ce n’était pas le cas. Aïe. Se dit Lula. C’était le problème quand on se mariait trop vite, qu’on divorçait tout aussi vite et qu’en plus, on n’osait pas poser certaines questions trop douloureuses, on ignorait certains détails cruciaux… Max lui explique toutefois de manière très patiente ce qu’il ressent. Elle sent son cœur se serrer pour lui. « Je ne savais pas… Que c’était si difficile pour toi…A Londres. On y serait pas restés sinon. » Souffle t-elle légèrement dépitée. Car à l’époque, elle était tellement amoureuse du producteur, qu’elle aurait déménagé sans même y réfléchir pour son bien-être. Mais il était pudique et elle soupçonnait qu’il avait refoulé sa souffrance au maximum. Enfin, au moins, il lui donnait un peu de réconfort en disant qu’elle avait été le sien durant cette période. Et elle compte bien être le sien ce soir et tous les autres. Alors quand il attrape sa main, comme pour se donner le courage de continuer les confidences, elle la serre dans la sienne avec tendresse. « C’est normal que tu penses encore plus à elle maintenant… Mais effectivement, ça me rassure que tu passes Noël entouré des tiens. C’est ce qu’il y a de plus important. »

Le sujet est vraiment compliqué et Lula n’avait jamais connu un deuil de l’ampleur de celui de Max. C’était un lieu commun mais tout le monde disait qu’on ne se remettait jamais du décès d’un enfant. Et peut-être que s’il était si commun, c’était parce qu’il ne souffrait d’aucune exception et que c’était cruellement vrai… Le producteur semble d’ailleurs de plus en plus anéanti alors la métisse ne dit plus rien de plus à propos de Melody, devinant qu’aucun mot ne pourrait apaiser le chagrin de sa perte. Elle fait aussi mine de ne pas voir l’eau dans les yeux de son ex-mari, buvant une gorgée de champagne tant qu’il les essuie. Toutefois, lorsqu’elle repose sa coupe, elle se rapproche de lui sur le canapé et le prend dans ses bras en silence, posant son menton sur son épaule et lui frottant doucement le dos. Elle le serre contre elle, essayant de lui transmettre tout ce qu’elle ne peut pas dire. Elle l’aimait de tout son cœur mais malheureusement, elle n’avait jamais pensé qu’elle était la personne la plus adéquate pour réconforter quelqu’un…

Pourtant, il lui fait suffisamment confiance pour la gratifier de confidences et lorsqu’elle le relâche, ce sont les raisons de son départ à venir au Mexique qui sont évoquées. Max ne s’en tient pas longtemps à la version comme quoi il a juste besoin de soleil. Il explique que le monde entier a réellement décidé de l’emmerder et explique que ça commence avec Nate. La bouche de Lula s’arrondit de stupeur. « Comment ça « il a replongé » ? Dans la cocaïne, tu veux dire ? » Ce n’était pas une question stupide, parce que les addictions que partageaient les membres du groupes et les personnes appartenant au monde du show-biz étaient aussi multiples que variées. Et Lula ne savait pas tout de la vie de Nate. Sauf ce qu’elle en voyait pendant le travail et elle s’appuie sur ces observations-là pour légitimer sa question suivante. « J’ai rien vu d’alarmant, perso. Il a la pêche, ses dernières compos sont extra et en concert… Et bien tu as lu les derniers articles de presse. On est au top. Tu penses vraiment qu’il y a un problème ? Tu comptes faire quoi avec lui à Dublin ? » Ce point suscitait forcément l’intérêt de Lula, comme à chaque fois qu’il est question du groupe.

Nate n’était pas la seule source d’emmerdement du Julliard et il finit par confesser qu’il s’est crée des problèmes tout seul. Il semble disposer à les partager aussi avec son ex-femme à condition qu’elle promette de ne pas se moquer de lui. Elle pose une main sur son cœur et adopte un air solennel. « Jamais je ne te jugerai… Je te rappelle qu’on a vu l’un et l’autre le pire de nous-mêmes…  Et je ne me moque de toi que sur les trucs pas graves ! » Or ça semblait être un sujet très sérieux, si sérieux que le producteur se ressert une nouvelle coupe de champagne. « Carrément, il te faut une deuxième coupe ? J’ai hâte de savoir de quoi il s’agit ! » Au passage, elle agite la sienne, presque vide, sous son nez, histoire qu’il la serve aussi. Puis, elle s’installe confortablement dans le canapé pour écouter ce qui va suivre. Effectivement, comme il l’avait dit pour rebondir sur sa taquinerie, il était loin de se remarier… Lula l’écoute lui relater ses déboires avec une certaine call-girl et qu’il se rassure, elle était loin d’avoir envie de se moquer de lui à la fin.

Mais il persiste à penser que ça l’est, car il termine son récit par des excuses. « Tu dois me trouver ridicule et affreusement sentimental, on dirait un mauvais film. Je suis désolé, c’est assez idiot, c’est pour ça que je voulais pas t’emmerder avec ça. » Elle secoue la tête négativement, posant une main affectueuse sur sa joue. « Darling, tu as conscience du fait que je t’ai épousé parce que tu es un peu idiot mais surtout parce que tu es affreusement sentimental ? C’est ce que j’aime chez toi. C’est comme si tu avais un cœur à la place du cerveau et c’est juste génial. Tu sais que très peu de personnes auraient pu surpasser leurs préjugés pour voir lla personne derrière le métier ? » Elle a un petit rire. Mais il n’est pas moqueur. Seulement teinté d’admiration. « Je me rappelle de ce que tu m’as dit après Brenda mais j’étais dubitative sur le fait que tu tiendrais ce truc de « pas de sentiments ». Tu ne sais pas faire sans ! Et si tu m’avais dit que ta solution était les call-girls, je te l’aurai rappelé. »   Elle bouge la main pour attraper ensuite son menton avec fermeté pour le regarder dans les yeux parce que la suite de ce qu’elle voulait dire était quand même moins sympathique. « Par contre, tu as été un idiot. Sur trois points. Et comme je t’aime, je vais développer pour toi. »

« Déjà, on ne traite jamais une femme de pute. Jamais. Même s’il s’avère qu’elle en est une. Ensuite, si cette call-girl t’a laissé ne pas la payer alors que vous aviez passé la nuit ensemble, c’est que tu n’es clairement pas un simple client pour elle. Franchement, ça aurait dû te mettre la puce à l’oreille. Mais oui, maintenant que tu l’as blessée, tu as en plus la confirmation qu’il te fallait. Si elle n’en avait rien eu à faire de toi, elle n’aurait pas réagi comme ça… » La Landry ne connaissait pas personnellement la femme qui agitait les pensées de Max mais elle connaissait les femmes et elle était pratiquement sûre de ce qu’elle avançait. « Enfin, c’était stupide de jouer les connards pour mettre de la distance. Il y avait d’autres manières de procéder. Tu aurais pu simplement arrêter de recourir à ses services et de l’appeler. Et si elle avait essayé de te recontacter alors là, tu aurais su que tu n’étais pas le seul à avoir dépassé le cadre professionnel. » Elle relâche l’emprise de sa main et laisse retomber celle-ci, non sans une pichenette sur la joue pour le punir de ses mauvaises actions envers cette pauvre femme. Néanmoins, elle ne lui en tient pas rigueur trop longtemps. Car au fond, elle comprend son raisonnement même si elle ne rejoint pas en tout points.

« Je comprends ton besoin de vouloir te protéger… Tu as déjà donné avec cinq divorces… Mais est-ce que tu vas repousser chaque opportunité de peur que ça foire à nouveau ? Tu dis que tu ne veux pas la faire souffrir mais peut-être que c’est trop tard. Vous semblez déjà avoir débuté quelque chose…  Peut-être qu’elle souffre déjà. Bien sûr, elle ne te le dira pas maintenant que tu as joué les connards mais c’est un peu égoïste de décider tout seul que ça ne se fera pas, que c’est un remake foireux de Pretty Woman comme tu dis… Peut-être que tu devrais céder à ton impulsion, aller la voir et comme tu dis, avoir enfin le cœur net. Elle a peut-être son mot à dire là-dessus… » Il était certain que le métier de la jeune femme était un obstacle de taille à une relation mais peut-être fallait-il se demander pourquoi elle le pratiquait, si elle pouvait le quitter, si elle le voulait… Si une relation l’intéressait, si Max l’intéressait… Oui le mieux était une discussion à cœur ouvert. Cela dit, Lula ne peut pas dire à son ex-mari ce qu’il doit faire et se nuance un peu. « Après, c’est peut-être pas plus mal que tu prennes ces deux semaines de recul. C’est bien de ne pas être impulsif de temps en temps. Et en deux semaines, tu auras le temps de voir si elle te manque vraiment ou pas… »

Ils sont interrompus par Edgar qui apporte leurs entrées. Cet intermède conduit Max à dévier à nouveau le sujet sur les raisons de la présence de Lula à Tenby. Elle avait botté en touche mais il avait tout de suite vu les failles dans ses explications et diversions, arguant qu’il la connaissait par cœur et qu’il voyait bien qu’elle ne lui disait pas tout. Elle pousse un petit soupir. Dire la vérité, c’était être vulnérable et elle avait du mal à l’être, même devant quelqu’un en qui elle avait pleinement confiance comme Max. Sauf qu’il attrape ses mains dans les siennes avec douceur, lui faisant comprendre qu’elle commençait à vraiment l’inquiéter, entamant sa résistance. « Tu es gentil… Je sais que je peux compter sur toi mais là, je ne crois pas que tu puisses m’aider. »  Elle se mord la lèvre. Il avait raison, elle ne pouvait rien lui cacher et c’est vrai que garder ça pour elle était lourd. Elle avait envie de se confesser à son tour. C’était un jeu de miroir, ils avaient juste inversé les rôles. Alors elle se lance. «Ça a commencé il y a plusieurs mois. Au début, c’était des lettres vaguement menaçantes. Je n’y ai pas prêté attention, on en reçoit parfois des comme ça… Puis leur rythme a augmenté et le ton a changé. C’était un fan visiblement, pas un détracteur. Mais le type de fan flippant, trop passionné, trop possessif. Avec visiblement du mal à faire la différence entre virtuel et réalité. Il m’écrivait qu’il était venu à nos concerts, qu’il voyait bien que je ne regardais que lui, que j’étais à lui, les conneries habituelles. » Elle essaye de prendre l’air blasé, de faire celle qui n’a pas peur. C’était pour ça qu’elle n’en avait pas parlé avant. Elle avait peur de s’effondrer en racontant. Elle préférait le déni plutôt que d’admettre qu’elle avait peur. « Peu de temps après, tous les tabloïds ont relaté que j’avais un nouveau petit ami. Alors là, j’ai reçu encore plus de lettres et le ton a changé. C’étaient des menaces de mort. Il disait que si je n’étais pas à lui, je ne serai à personne. J’ai  reçu un colis aussi, un rat mort… Et ce n’étais plus seulement épistolaire. J’avais l’impression d’être suivie, parfois épiée… Mon père m’a poussée à aller à la police mais je n’ai pas vraiment été prise au sérieux… Jusqu’à ce que quelqu’un entre dans mon appartement... Là mon père a pété un plomb et on s’est mis d’accord pour que je quitte Londres le temps que les choses se tassent. »

Spoiler:
 

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⊹ "I hate the way you talk to me and the way you cut your hair. I hate the way you drive my car. I hate your big dumb combat boots And the way you read my mind. I hate you so much, that it makes me sick. I hate the way you're always right. I hate it when you make me laugh. I hate it when you not around But mostly I hate the way I don't hate you. Not even close. Not even a little bit. Not even at all".


Dernière édition par Lula Landry le Dim 30 Déc - 12:51, édité 1 fois
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Max Julliard
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CÔTÉ COEUR : 5 mariages foirés au compteur. Et l'envie de se lancer dans une nouvelle histoire d'amour avec une jolie blonde d'origine russe. Après tout, de call-girl à nouvelle femme, le chemin n'est pas si long que ça, non ?
PROFESSION : Producteur et DJ, ancien pilote de Formule 1, et jet-setteur professionnel
REPUTATION : Il est tellement infect, le cliché parfait de la rock-star, toujours en train de boire, avec une fille différente au bras...vous saviez qu'il avait eu un grave accident de voiture ? Moi je crois que c'est plutôt une overdose et qu'il veut éviter le scandale..Il n'est vraiment pas net, comme type.


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MessageSujet: Re: The mess we made + Max The mess we made + Max  EmptyJeu 27 Déc - 0:22


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Au-delà du fait que cette conversation prouvait que Max n’allait pas si bien qu’il essayait de le prétendre, à voir la mine de Lula, il se rendit compte que cela pouvait quand même ressembler un peu à une accusation, ce qui n’était clairement pas le but. « Je sais, sweetheart. Mais je ne te reproche rien, ce n’est pas ta faute. » Il savait parfaitement que Lula aurait sacrifié beaucoup pour lui, comme il l’aurait fait pour elle d’ailleurs, sans hésiter un instant, et qu’ils étaient restés, c’était uniquement parce qu’il n’en avait pas parlé. Il réussit même à lui sourire, légèrement, un peu nostalgique. « Au contraire, quand j’allais à Londres pour te voir, au début, je crois que je n’avais jamais été aussi content d’y retourner. » C’est-à-dire quand ils se voyaient encore en secret, loin de Tenby, quand il était encore marié avec Crystal, juste avant le scandale de son troisième divorce – justement pour épouser Lula. « Pour la première fois depuis un bail, je me disais même que je pourrais rester. » Et puis il aurait trouvé égoïste de la forcer à partir alors qu’elle adorait la capitale. Comme il ne voulait pas inquiéter la jeune femme, il essuya machinalement ses larmes, mais avant qu’il ait pu ajouter quelque chose, elle le prit dans ses bras avec tendresse. Surpris par cette étreinte improvisée au départ, Max se laissa un peu aller, progressivement apaisé par ce contact rassurant. Il ferma les yeux un instant, avant de réussir à plaisanter un peu : « Eh bah alors, j’ai l’air d’aller si mal que ça ? » Pas que l’air, sans doute, et ils le savaient tous les deux. Il eut un léger rire, assura : « C’est juste la période qui veut ça, ça va aller, je te jure. » Le producteur tourna légèrement la tête et adressa un sourire à la métisse, avant de l’embrasser sur la joue avec tendresse : « Mais merci. »

A présent, il se sentait de taille à parler de ses soucis sans se mettre à hurler de frustration. Nate et son comportement erratique en faisaient partie. Ce qui eut l’air de surprendre Lula. L’ancien pilote confirma lentement. « Cocaine, oui. » Pour l’instant, son état n’était pas catastrophique, selon la guitariste. Max voulait bien le croire, Liam lui avait dit exactement la même chose. « Oui, il va bien, pour le moment. Mais c’est toujours comme ça au début, et crois moi, je sais de quoi je parles. » On devenait productif, rapide, on arrivait à tout, et puis d’un coup, tout retombait. «  Et puis honnêtement, je ne suis pas sûr que ça aille si bien que ça, justement. Je l’ai vu à un mariage cet été, la crise de colère qu’il a faite, ce n’était pas le signe de quelqu’un qui va très bien. » Mais faire entendre raison à Nate là-dessus, Maximilian se doutait que ça serait complexe – c’était ce qui l’agaçait d’avance. « Je sais pas ce que je vais faire…ni même s’il va vouloir m’écouter. La solution la moins pire, ce serait de décaler une partie de vos dates, je pense. Je sais que c’est pas idéal, mais bon, au choix, je préfère finir plus tôt et sur une note positive de la critique en attendant qu’il aille mieux que de vous laisser continuer et que ça devienne cauchemardesque. Parce que ce n’est qu’une question de temps, à ce train là… »

Si on comptait sa « relation » avec Yevgeniya, c’était beaucoup trop et il n’arrivait plus à gérer, ni à se gérer lui-même. « C’est la bouteille entière qu’il me faudrait, honnêtement, vu la situation… » Grogna-t-il en resservant Lula une coupe de champagne. La sienne, leDJ la descendit cul sec, avant de resservir et de commencer à expliquer. Lula n’était peut-être pas totalement la personne indiquée pour se confier : qui aurait envie de raconter à son ex-femme ses déboires sentimentaux ? Surtout que ce n’était pas très brillant, comme il l’avoua de lui-même. Il fut donc un peu surpris lorsqu’il sentit la main de la jeune femme se poser gentiment sur sa joue et releva les yeux avec un sourire un peu blasé. « C’est gentil de me le dire, mais tu sais, franchement, je crois que des fois je m’en passerais…» Mais Lula avait raison : par nature, Max était quelqu’un de passionné et d’entier, et l’amour n’échappait à cette règle. « Eh, tu exagère, ça fait quand même trois ans que j’ai réussi à ne pas me remarier. » Mais s’il était honnête, il savait que la jeune femme avait raison : il n’y avait qu’en matière de musique qu’il était capable d’être rationnel. Et secrètement, malgré ce qu’il prétendait, il espérait comme tout le monde trouver quelqu’un avec qui ça durerait…

Vu comment il s’y était pris avec Ivy, il n’était pas dit que ça soit elle, et son ex-femme ne manqua de lui faire remarquer qu’il avait vraiment agi comme un crétin, attrapant son menton pour être sûre qu’il l’écoute et lui assénant une pichenette au passage. « Eh, aie ! Pas de violence, quand même. » Se prit-il à plaisanter. Discuter à cœur ouvert rendait tout de même un peu les choses plus faciles. « Je sais que je me suis comporté comme un connard. » Admit Max, un peu penaud. « Ca me semblait être la meilleure solution sur le moment… » Honnête, il ajouta : « C’est le bordel, tu sais. Son boulot arrange rien, et puis c’était une soirée où il y avait son ex, et puis elle voit un autre type qui est un ancien client – le père de son ex, parce que ça c’est mal fini entre eux - qu’elle ne fait pas payer non plus, enfin si j’ai bien compris, et elle m’a dit qu’il ne fallait pas que moi je sois jaloux non plus… » Sur le moment tout ça l’avait mis en colère, ce qui avait entrainé cette réaction à vif, et il avait voulu couper net les choses. Maintenant, Max était surtout désemparé et désespéré d’avoir été aussi idiot. « J’étais paumé et en colère, et sans doute trop jaloux pour faire quelque chose d’intelligent…je me disais que j’allais me prendre un rateau monumental et que même si ça marchait, vu la complexité de la situation, ça allait mal finir. » Sur ce point, le producteur ne pensait pas qu’on puisse lui donner tort. « Je me suis dit qu’en faisant ça, au moins, je me fermerais toute issue et que je n’aurais pas le choix que de passer à autre chose, que je réussirai à l’oublier… » Sauf que non, et qu’en plus, il regrettait. « T’es sûre de toi quand tu dis que je compte pour elle ? » Ne put-il s’empêcher de demander, plein d’espoir.

Malgré tout, Max était loin d’être sûr de lui : « Je veux pas lui faire plus de mal que je ne lui en ai déjà fait, et j’ai peur qu’elle ne veuille pas m’écouter de toute façon, ce que je pourrais comprendre d’ailleurs… » Il soupira, incapable de se décider. « D’un autre côté, comme tu dis, ce serait sans doute bien de décider en connaissance de cause… et qu'elle décide avec moi. » Avec elle. Même si ce n’était que pour la voir cinq minutes. Le producteur se passa une main sur le visage, se frottant les paupières pour essayer de faire le point. « C’est ce que je me suis dit quand j’ai décidé de partir. Ca me donnera du temps et de l’espace pour réfléchir sereinement… » Il y voyait un peu plus clair, ce qui était un progrès, et sourit, plus joyeux cette fois, avant de remarquer d’un ton amusé : « Je crois que je n’apprendrais jamais de mes erreurs…j’ai envie de me gifler moi-même, franchement. Faut vraiment que tu m’aimes pour me supporter, sweetheart. »

Heureusement qu’il pouvait compter sur elle, tout de même...L’inverse était vrai. Concerné par ce que la musicienne lui expliquait, Max ignora totalement son entrée. « Attends, attends. Qu’est-ce que tu viens de me dire ? Quelqu’un est rentré chez toi ? Tu étais là ? Est-ce que tu vas bien, est-ce ce type t’a fait quelque chose ? » Outre qu’une grosse frayeur. Des histoires de fans un peu barge, tout le monde en avait dans le milieu, lui compris, mais à ce niveau, c’était beaucoup plus rare. Soudainement très inquiet, Max continua : « Et la police ? Est-ce que cette fois ils t’ont écoutée ? Ils le cherchent ? » Pas étonnant que Dante ait pété un plomb, il n’en était pas loin lui non plus. Il jaugea un instant la jeune femme, qui essayait de maintenir un air très détaché. « Tu as du être terrifiée…Allez viens là, viens faire un câlin à ton Max préféré. » Elle jouait les dures, mais il voyait bien qu’elle n’était pas tranquille, alors il la prit à son tour d’autorité dans ses bras dans une étreinte protectrice. Pas besoin de jouer la comédie avec lui, il s’en foutait, ne jugerait pas. « Comment tu te sens, maintenant ? » Il lui adressa un sourire rassurant : « Tu sais quoi ? La cuisine de Edgar est divine pour se remettre de n’importe quelle galère, alors tu vas manger un morceau, et je suis sûr qu’après, ça ira déjà mieux. Et évidemment, tu restes autant que tu veux. » Aujourd’hui, ou n’importe quel jour, la maison lui était ouverte et elle pouvait appeler n’importe quand, ce qui relevait de l’évidence pour Max.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: The mess we made + Max The mess we made + Max  EmptyDim 30 Déc - 12:40

When all of your flaws and all of my flaws,
are laid out one by one,
A wonderful part of the mess that we made,
We pick ourselves undone

Lula s’inquiétait pour Max au présent mais involontairement, ils en viennent à parler du passé, un brin nostalgiques tous les deux. « Je sais que tu ne me reproches rien, je me reproche plutôt de ne pas avoir été plus attentive… » De toute façon, le temps des regrets et des reproches était passé, comme le temps de leur mariage… Et pourtant, ça n’empêche pas les déclarations entre eux. Lula glisse qu’elle aurait quitté Londres pour lui et Max lui dit qu’il serait resté pour elle, et qu’en fait, elle l’aurait sans doute réconcilié avec la ville. Touchée par cette déclaration, la jeune femme lui adresse un sourire plein de tendresse. « Alors si je te faisais te sentir comme ça, ça me rassure. » Elle n’ajoute rien d’autre. Car c’était un chemin dangereux. Le problème de leur divorce, c’est qu’ils éprouvaient toujours un amour sincère l’un pour l’autre et que parfois les frontières se brouillaient. Aux yeux de Lula en tout cas. Là par exemple, elle n’était pas loin d’imaginer ce que ça aurait pu être de s’installer durablement à Londres avec lui, de construire une vie.... Si seulement, ils avaient pu trouver la recette du bonheur tous les deux… Cependant, la musicienne trouve la force de ne pas s’attarder et préfère essayer de réconforter son ex-mari comme elle peut. En fait, elle finit par le prendre dans ses bras, bouleversée par la tristesse qui se dégageait de lui. Oui, elle avait peur pour lui et même s’il fait preuve de son humour habituel après cette étreinte, elle se fait la promesse de veiller sur lui attentivement dans les semaines à venir. Mais en attendant, elle lui répond sur le même ton pour ne pas le plomber encore plus. « Peut être bien que oui, pour que je m’intéresse à autre chose que ma petite personne, c’est que l’heure est grave. » Réplique t-elle avec autodérision quand Max lui demande s’il a l’air d’aller si mal que ça. « Mais de rien. » Dit-elle, l’autorisant à clore ce sujet pour le moment, surtout qu’il jure que ça va aller en lui déposant un baiser sur la joue.

La conversation dévie donc sur Nate, et Max confirme à Lula qu’il a bien replongé dans la cocaïne. Par contre, pour le coup, le duo a une vision différente des choses. Max continue à affirmer qu’il faut s’alarmer mais Lula a du mal à voir où est le problème. « Je sais que tu sais de quoi tu parles mais lui aussi connaît le sujet. Je pense que ce n’est que temporaire… A mon avis, il a juste besoin de pouvoir tenir le coup vu qu’il enchaîne les concerts et les allers-retours ici pour veiller sur Gwen. C’est une aide, rien de plus… Parce que franchement pour moi, un esclandre à un mariage, ce n’est pas une preuve qu’il va mal. Je dirai même plus que c’est son état normal… » En revanche, la jeune femme commence à s’inquiéter quand elle entend le producteur lui parler de son idée de décaler certaines dates, le temps de voir avec Nate ce qu’il convient de faire. « Je ne pense pas qu’il voudra écouter qui que ce soit en effet… Rappelle-toi de comment ça a été l’année dernière… Et je ne suis pas d’accord pour l’idée de décaler les dates. Je le redis, au niveau de la scène, il n’a montré aucun signe alarmant… Par contre, si on décale, ça va mécontenter les fans et les critiques se diront que quelque chose cloche et là, ils commenceront à fouiner. Et je ne te parle même pas de la presse people, chacun va y aller de sa petite hypothèse… Notre réputation est déjà tellement fragile à l’heure actuelle… » La métisse garde son calme car pour le moment, c’est un simple échange d’idées avec son ex-mari mais le bordel à venir l’excède par avance. Nate n’allait pas du tout apprécier que Max interfère, quelle que soit la manière qu’il choisirait…

Heureusement, les deux anciens amants ont de quoi s’égayer. Max les ressert en champagne, et vu qu’il boit sa propre coupe cul sec, annonçant qu’ils auront sans doute besoin de la bouteille entière, ils vont être plus guillerets dans pas longtemps. Ou peut-être même pas qu’ils n’ont même pas besoin d’alcool car Lula rit de bon cœur à la blague de son compagnon. « Trois ans sans remariage ? Mais c’est à ça qu’on devrait boire ! Et effectivement, la bouteille suffira à peine. » Elle a beau faire la maligne, sa deuxième coupe descend rapidement aussi. Mais elle n’en oublie pas pour autant de nuancer son propos pour ne pas froisser Max. « Je suis désolée, c’est juste que c’est trop facile de te tacler sur tes mariages… C’est un peu comme pour Nate et ses cheveux ! » En tout cas, ils se sont mis tous les deux d’accord pour dire qu’il avait un trop grand cœur. Et aussi qu’il avait été un peu un connard. Mais le tout reste bon enfant, même quand la Landry le frappe pour ponctuer ses propos. Il proteste en riant, et elle lui répond sur le même ton, rendant les armes. « Ok, ok, j’arrête de te frapper, j’ai plus aucune raison de le faire quand tu reconnais les bonnes choses avec autant de bonne foi. Et puis disons que tu viens de m’énoncer suffisamment de circonstances atténuantes. » Jalousie, colère, peur de l’échec amoureux, volonté de tout gâcher pour ne pas souffrir, tout cela pouvait se comprendre. Lula comprenait parfaitement en tout cas.

C’était bizarre de se dire qu’elle prenait avec autant de légèreté le récit de son ex-mari qui non seulement, venait de lui dévoiler sa vie sentimentale mais en plus de lui révéler qu’il était potentiellement épris d’une call-girl mais c’était vrai, ça ne la gênait pas le moins du monde. Elle voulait le bonheur de Max, peu importe la forme que celui-ci revêtirait. Elle insiste donc sur le fait que ce n’est pas si grave que l’objet de ses sentiments soit une call-girl, si ça lui était égal à lui mais le doute habite quand même le brun. Il explique à Lula que la situation est plus complexe qu’elle ne l’imagine et à l’entente de ce récit, les certitudes de cette dernière vacillent effectivement quelque peu. « Ah oui, elle traîne quelques casseroles en plus de son métier aussi… Le père de son ex, ça c’est vraiment chaud par contre… Rassure-moi, c’était un malentendu, elle ne connaissait pas leur relation ? » Murmure Lula, troublée. Elle espère que finalement, elle n’avait pas poussé Max dans la mauvaise direction – car elle avait parlé sans les informations qu’il venait de lui donner et celles-ci changeaient quand même la donne. La preuve, quand Max lève un visage plein d’espoir vers elle en lui demandant si elle était sûre d’elle en disant qu’il comptait probablement pour cette femme, elle ne sait plus quoi répondre. « Ben… Si tu n’es pas le seul qu’elle ne fait pas payer, non je suis moins sûre de moi pour le coup. Enfin, il te reste sa réaction à ta dispute mais comme tu dis, c’est quand même un peu le bordel… » Bredouille t-elle confuse. « Oh non, pourvu que Max ne soit pas tombé sur une garce manipulatrice. » Cette pensée tourne désormais en boucle dans son esprit.

Néanmoins, Max semble avoir cette fille dans la peau, comme il le confirme, en disant qu’il n’arrive pas à l’oublier et ce, malgré tous ses efforts pour gâcher l’opportunité entre eux. « Tu sais ce que Mister Wilde dit à ce propos, et il est bien plus sage que moi… Le meilleur moyen de résister à la tentation, c’est encore d’y céder. Tu la veux, alors lance-toi. Si ça tourne mal, tu morfleras mais au moins, tu auras eu la satisfaction d’essayer. Et tu ne passeras pas ton temps à te demander ce qu’il aurait pu se passer. » Lula reboit du champagne. C’était sa philosophie de vie à elle mais elle n’était pas certaine qu’elle pouvait faire l’objet d’un conseil censé. Elle se retrouvait elle aussi dans des situations bien merdiques parfois… Mais celle de Max ne l’est pas moins. Il tergiverse encore se disant qu’il ne voulait pas lui faire de mal à elle non plus mais qu’effectivement, il serait bon qu’elle lui dise aussi ce qu’elle ressentait aussi. Et finalement, il jette l’éponge, arguant qu’au moins le Mexique lui donnerait encore deux semaines de réflexion. Lula acquiesce. « Bonne idée, pense-y encore un peu et tu décideras après. » La guitariste est contente car elle a l’impression qu’ils ont réussi à avancer et que parler à aider Max à y voir plus clair. En fait, il est même en pleine introspection. « Je crois que je n’apprendrais jamais de mes erreurs…j’ai envie de me gifler moi-même, franchement. Faut vraiment que tu m’aimes pour me supporter, sweetheart. » Finit-il par déclarer, faisant à nouveau sourire la Landry. « Moi je ne voudrais pas trop que tu changes. Comme je te l’ai dit, je t’aime comme tu es. Et puis, vu que tu es des seuls à me supporter aussi, on est coincés ensembles pour un bout de temps, je crois. »

Oui, elle l’aimait. Et la réciproque était vraie car l’inquiétude qui se lit sur le visage du brun lorsqu’elle finit par lui conter sa sordide petite histoire n’a rien de feinte. Il semble aussi concerné que Dante, ce qui n’est pas peu dire. Elle essaye donc de le rassurer tant bien que mal. « Oui, je vais bien… Plus de peur que de mal... C’est quand je suis rentrée que j’ai vu que la porte était fracturée. C’est là que j’ai été bête, j’aurai redescendre et appeler la police mais au lieu de ça, j’ai poussé la porte et je suis entrée dans l’appart’. Il était encore là mais il a eu plus peur que moi et est parti en courant. Il m’a juste bousculée au passage. C’est ce qui a fait criser mon père, deux misérables points de suture, alors que j’ai déjà eu bien pire. Mais oui, au moins cette fois la police a pris ma plainte et le cherche activement. Je rentre à Londres dès qu’ils lui ont mis la main dessus, d’ailleurs… » Elle essaye encore de raconter sur un ton badin mais visiblement, elle n’a absolument pas berné Max une seule seconde. Alors c’est au tour de son ex-mari de la prendre dans ses bras, prolongeant le jeu de miroir. Il enroule un bras protecteur autour de son épaule et elle pose sa tête sur son épaule à lui, ne songeant même pas à résister. Elle ne s’en était pas rendu compte, mais elle avait besoin de ça, de quelqu’un qui la fasse se sentir en sécurité… Max lui demande ensuite comment elle se sent réellement face à tout ça et elle laisse un peu tomber l’acting détachée. « J’avoue que ça fait du bien d’en parler un peu… Je flippe un peu c’est vrai mais je suis surtout furax. A cause de ce taré, je suis obligé de changer mes habitudes, de regarder par-dessus mon épaule… J’avoue que je me demande s’il est là aux concerts… Et puis bon, ça me soûle qu’il soit rentré chez moi car maintenant, je ne me sens pas très bien quand je suis là-bas. J’imagine qu’il me faudra un peu de temps pour que ça revienne… » Max lui adresse un sourire rassurant, lui recommandant de manger et lui notifiant surtout que la maison lui était grande ouverte aussi longtemps qu’elle le voudrait. Elle lui rend son sourire, pleine de reconnaissance, prenant une grande inspiration. Les pensées déjà allégées par le champagne, et le cœur moins lourd grâce à lui, elle veut bien le croire quand il dit que tout ira bien. « D’accord… Mangeons. Et merci. Je crois que j’ai bien envie de rester avec toi ce soir, déjà. » Vu la taille de la maison, il devait bien avoir une chambre pour elle. En plus, il lui avait vraiment manqué donc elle voulait prolonger au maximum leurs retrouvailles. Il ne lui reste plus qu’un détail à régler. « Par contre, pas un mot aux autres. Ils me prennent déjà assez pour une petite fille à papa comme ça… » Puis, elle attrape docilement sa fourchette, goûtant enfin la fameuse entrée. Max n’avait menti, la cuisine d’Edgar était divine.


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⊹ "I hate the way you talk to me and the way you cut your hair. I hate the way you drive my car. I hate your big dumb combat boots And the way you read my mind. I hate you so much, that it makes me sick. I hate the way you're always right. I hate it when you make me laugh. I hate it when you not around But mostly I hate the way I don't hate you. Not even close. Not even a little bit. Not even at all".
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Max Julliard
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ÂGE DU PERSONNAGE : 46 ans (3 janvier)
CÔTÉ COEUR : 5 mariages foirés au compteur. Et l'envie de se lancer dans une nouvelle histoire d'amour avec une jolie blonde d'origine russe. Après tout, de call-girl à nouvelle femme, le chemin n'est pas si long que ça, non ?
PROFESSION : Producteur et DJ, ancien pilote de Formule 1, et jet-setteur professionnel
REPUTATION : Il est tellement infect, le cliché parfait de la rock-star, toujours en train de boire, avec une fille différente au bras...vous saviez qu'il avait eu un grave accident de voiture ? Moi je crois que c'est plutôt une overdose et qu'il veut éviter le scandale..Il n'est vraiment pas net, comme type.


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MessageSujet: Re: The mess we made + Max The mess we made + Max  EmptyDim 30 Déc - 23:43


We're just two lost souls
Swimming in a fish bowl
Year after year
Running over the same old ground
What have we found ?
The same old fears
Wish you were here


Fatalement, la conversation devenait un enchainement de regrets : c’était assez commun dans la relation que Max et Lula pouvaient avoir, même s’ils ne l’exprimaient pas toujours aussi directement. Mais encore aujourd’hui, il aurait été prêt à beaucoup de choses pour elle, à tout, sans doute. Leur mariage était fini depuis quelques années, mais ça n’avait rien à voir : ce n’était pas parce qu’ils n’étaient plus mariés qu’il avait cessé de se préoccuper de Lula, qu’il avait cessé de l’aimer du jour au lendemain, et c’était beaucoup complexe que cela, en réalité. Ils étaient passés si près de réussir, et jusqu’au bout, Max y avait cru, et encore maintenant, alors qu’ils parlaient de la période où ils étaient tous les deux heureux à Londres, il se demandait comment il avait pu être assez con pour laisser le couple qu’il formait avec Lula se casser la gueule. Mais on ne revenait pas en arrière, pour rien du tout : le passé, ça ne se modifiait pas, il en faisait tous les jours l’amère expérience en s’écrasant contre le violent souvenir de la mort de Melody. Et aller de l’avant avec ça, parfois, ça paraissait au producteur tellement inenvisageable qu’il en était à deux doigts de s’effondrer. Il minimisait, bien sûr, en plaisantant, en rassurant les gens, parce qu’il ne voulait pas inquiéter ceux qu’il aimait. Lula n’avait pas l’air d’avoir été dupe, mais elle le laissa clôre le sujet d’une plaisanterie. Malgré tout, ce moment de tendresse fit du bien au producteur : à force de tout garder pour lui, de serrer les dents et de ne rien laisser filtrer, il avait l’impression de devenir fou, et partager un peu ses angoisses avec quelqu’un qui ne le jugerait pas – ce que Lula avait toujours été – l’aidait, au fond.

Ce qui l’aidait aussi, c’était de revenir à la réalité, de parler, point par point, des emmerdes qu’il avait à résoudre. Si Max était à bout, c’était aussi parce qu’il se donnait à fond dans le boulot et qu’il prenait à cœur son rôle de producteur. Ajouté à ses ennuis personnels, les choses prenaient parfois un tour compliqué, pourtant il maintenait le cap, quitte à ne pas à être compris. D’ailleurs Lula n’était pas d’accord avec lui, et elle avança que reporter la tournée n’était pas forcément une bonne idée, dans la mesure où elle doutait de toute façon que Nate ait vraiment un problème. « J’aimerais bien croire qu’il va arriver à arrêter à la fin de la tournée, mais s’il n’arrête pas ? Ou pire, imagine qu’il fasse une overdose pendant la tournée ? Qu’on doive l’annuler ? Ce que tu me décris, on va l’avoir puissance 1000 si ça arrive, et je peux pas prendre ce risque là. » Max secoua la tête : il avait conscience de la difficulté de la situation et de ne pas avoir un rôle sympathique, mais il était prêt à l’assumer. « Si je pouvais faire autrement, je ferais autrement, crois moi. Peut-être que Gwen aura une meilleure idée, elle vient aussi… » Dans les faits, l’alternative proposée par la Martins, qui permettait pourtant de maintenir la tournée, ne serait même pas vraiment entendue par Nate. « On verra bien, de toute façon...rien ne sera idéal, mais bon, on va finir par trouver une solution. » Max ne savait pas trop à quoi s’attendre sinon à une dispute féroce, mais il connaissait aussi son monde et il ne désespérait pas totalement : après avoir râlé, Nate finirait peut-être par entendre raison.

En attendant, c’était peut-être à lui, Max, qu’il faudrait faire entendre raison. Il savait bien que sa vie amoureuse était toujours compliqué et qu’il avait souvent le chic pour tomber amoureux de la mauvaise personne. En témoigna la réaction plus mesurée de Lula lorsqu’il expliqua la situation plus en détail – enfin, essaya, parce qu’à force, même lui n’y comprenait plus grand-chose. « J’en sais rien… » Il n’était plus très sûr de l’ordre des évenements, ni de la rationnalité des choses, surtout. Si on récapitulait : Ivy était sorti avec Fred et Magnùs était un de ses clients, il lui semblait, et après que les deux premiers aient rompus, elle, elle avait continué de voir Magnùs sans payer. Enfin du moins, c’est ce qu’elle avait dit à Fred, et sachant que leur relation actuelle était totalement basée sur la rancœur…à quel point tout ça été vrai, et à quel point tout ça était tordu ? Lula avait tenu sa promesse et elle ne le jugeait pas lui – quand bien même elle ne pouvait s’empêcher d’être moqueuse, ce qu’il ne pouvait que prendre avec bonne grâce - mais elle ne semblait plus réservée sur l’avenir et les possibilités de cette relation. Ce qui ne manquait pas de décevoir Max, qui s’accrochait à tout espoir et faisait feu de tout bois, ce qui prouvait qu’il était quand même bien accro, quand bien même il essayait de rester raisonnable et de prendre du recul. Au moins, il arrivait à y voir un peu plus clair sur ce qu’il voulait faire. Sans doute qu’il tenterait le coup quand même : ne pas savoir le bouffait. Au moins, un non clair permettrait d’aller de l’avant… « Tu es très facile à aimer, pourtant, les gens sont justes idiots. » Il sourit, et ajouta d’un ton malicieux : « Enfin, passés tes quatre ou cinq premiers caprices, j’admets…eh, non, tu ne me jettes pas de coussins, on avait dit plus de violence ! » Il lui adressa un clin d’œil : « On dirait un couple de petits vieux ronchons, tu te rends compte ? Le comble pour deux divorcés… » Plaisanta-t-il finalement.

Peut-être parce que finalement, leur relation dépassait largement le cadre du mariage et de ce divorce et que c’était pour ça qu’elle y avait survécu. C’est sans doute pour cela qu’en l’entendant raconter son histoire, Max sentit l’inquiétude et la colère l’envahir. S’il pouvait être colérique, il n’était pas porté sur la violence, pourtant ce type là, il lui aurait volontiers cassé la gueule. Doucement, il caressa l’épaule de la jeune femme, posa son menton au sommet de son crâne, et il sentit la guitariste se détendre un peu. « Ca va aller, c’est normal, tu sais. » Il faisait du mieux qu’il pouvait pour la rassurer, et le producteur finit par être récompensé d’un sourire, à son grand soulagement. « Je comptais pas te laisser repartir de toute façon, ça tombe bien, j’ai encore pas mal de champagne, et nous on a pas mal de temps à rattraper. » Et pour faire bonne mesure, il lui en reversa une coupe. « J’aimerais les y voir, avec un fan psychopathe…mais promis. » Et maintenant, il était plus que temps d’attaquer des sujets plus sereins : le repas, les dernières nouvelles, la musique, tout le reste, le tout arrosé de champagne et de bonne humeur.

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