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At the afterparty || Dylana

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ARRIVÉE À TENBY : 14/08/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : 45 ans (3 janvier)
CÔTÉ COEUR : Célibataire multidivorcé.
PROFESSION : Producteur, DJ, ancien pilote de F1, playboy professionnel et jet-setteur invétéré.
REPUTATION : Riche, suffisant, hautain, et exécrable. Junkie et alcoolique. Totalement infréquentable.


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MessageSujet: At the afterparty || Dylana Mer 31 Oct - 19:27


I feel like Elizabeth Taylor
At the after party
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La fête était sur le point de se finir : en tout cas, c’était la fin de soirée, et honnêtement, c’était sans doute le moment que Max détestait le plus dans ce genre de fêtes. Quand il n’y avait plus grand monde, quand il se retrouvait un peu seul, et que la maison était vide, le producteur se rappelait qu’il ne faisait ça que pour tromper son ennui et sa solitude, mais que ce n’était qu’un palliatif, une solution qui ne pouvait pas durer sur le long terme. En attendant de trouver une meilleure solution, il écoutait pensivement les conversations de l’after, hochant la tête de temps en temps aux questions qu’on lui posait, ou s’animant brusquement lorsqu’un sujet l’intéressait, avant de retomber dans une apathie profonde. Il y avait encore de la musique, plutôt bonne d’ailleurs, mais moins forte et de toute façon, le producteur n’avait plus vraiment le cœur à danser.

Un nouveau verre et ça irait mieux. Il se servit lui-même, optant pour un bacardi bien tassé. Un peu d’alcool de plus ou de moins ne lui ferait pas grand-chose – l’euphorie de la meth que l’ancien pilote s’était enquillé plus tôt était passée, et s’il en subissait un peu le contre-coup, il parvenait, en habitué qu’il était, à gérer plutôt correctement la descente. « Tu t’emmerdes pas trop ? » La voix de Jeff, le numéro deux de sa société de production. « T’as l’air en plein bad-trip. » Max sourit, amusé. « Ouais, un peu. Il ne reste que les emmerdeurs ou presque, je sais pas si j’ai envie qu’ils se cassent ou qu’ils restent. » La nuit serait encore terrible s’il restait seul, Julliard en avait pleinement conscience, mais il n’allait pas emmerder le monde pour qu’on s’occupe de lui. A presque quarante-six ans, il était encore capable de se démerder tout seul. « T’as encore décidé d’être odieux, c’est ça ? » Nouveau sourire. « Ouais. Heureusement qu’il me reste le foutage de gueule, sinon je serais vraiment une épave. » Jeff lui adressa un sourire un peu désolé. « Eh, t’appelles si t’as un souci, mon vieux. J’ai dit à Maddy que je rentrais, mais si tu veux, je reste. » Max secoua la tête : Jeff était un bon collaborateur, un excellent numéro deux, mais pas un proche au sens strict. « Non, c’est bon, vas-y, franchement. Tu diras bonjour à Maddy et aux enfants pour moi. » Il adressa un dernier signe à son collègue et se dirigea vers la terrasse d’un pas décidé. Un peu d’air frais – voire glacial – et une cigarette lui feraient du bien.

Sortant de son costume en tartan rouge un paquet de cigarette, il constata en ouvrant la porte fenêtre que quelqu’un était déjà dehors. Dylana Meylir, tiens donc. « T’as voulu échapper à ma horde d’invités, ou tu voulais juste profiter de la vue ? » Demanda-t-il pour s’annoncer. Il alluma une cigarette. « Fait pas chaud, si je meurs pas d’un cancer à cause de la clope, je crois que ce soir je vais bien choper une pneumonie. » Il y avait des radiateurs extérieurs, spécialement prévus pour ça, et le producteur en alluma un, avant de se laisser tomber dans un transat.  Puis il adressa un sourire à la jeune femme. « Bon, et toi alors ? La dernière fois que je t’ai vu, c’était pas la joie. T’as toujours ton affreux boulot dans ton agence de voyage ? » Max connaissait Dylana depuis un moment, l’ayant croisé lors d’un voyage dans le Pacifique. Forcément, être du même coin, ça rapprochait. Partager un gout très clair pour le voyage aussi, d’autant plus lorsque le producteur tombait sur une fille aussi charmante que Dylana. Il l’aimait bien, n’en faisait pas mystère, et surtout, il ne comprenait pas du tout ce qu’elle foutait avec une vie aussi ennuyeuse. Donc évidemment, Max avait décidé de l’inviter dès qu’il avait pu. « En tout cas, t’es la bienvenue ici quand tu veux. La fête t’a plu ? »

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ÂGE DU PERSONNAGE : 28 ans
CÔTÉ COEUR : Le coeur s'est brisé une fois de trop, elle ne veut plus en entendre parler actuellement
PROFESSION : Assistante administrative de sa cousine
REPUTATION : Des années d'absence floues, un retour fracassant, mais qu'a-t-elle fait tout ce temps ? Cacherait-elle quelques petits secrets croustillants ?


MessageSujet: Re: At the afterparty || Dylana Jeu 8 Nov - 18:28


Cette soirée, elle en avait eu besoin. Boire de l’alcool, danser, profiter de la vie, sentir ce souffle de légèreté et d’euphorie prendre possession d’elle, la tentation avait été trop grande pour qu’elle puisse résister à l’invitation lancée à la jeune génération de Tenby. Encore plus d’alcool et elle avait senti son corps se dérober à l’apesanteur ambiante, son esprit se libérer des contraintes du quotidien. Ressentir cette sensation de planer, d’être transportée plus loin que la simple conscience d’esprit… Ces derniers-mois, Dylana n’avait pas connu une très bonne période. S’abandonner et s’amuser lui réchauffait donc le cœur ; elle adorait se mettre dans cet état second où plus rien ne comptait, où plus rien n’avait d’emprise sur elle. Au fur et à mesure que les heures s’égrenèrent, elle retrouva progressivement sa lucidité à l’image de cette villa qui se vidait petit à petit. Etouffée par la chaleur, la jeune femme enfila un grand verre d’eau fraîche et elle sortit ensuite sur la terrasse avec un léger châle sur les épaules. Avant de sortir, elle avait chipé un paquet de sucreries qu’elle s’enfilait joyeusement tout en regardant les moins courageux abandonner la soirée. Il lui faudrait encore un peu de temps pour redescendre. La brise fraîche et légère souleva ses mèches brunes rebelles. La froideur de l’air aida à l’extirper de la torpeur dans laquelle elle s’était plongée. Quelques minutes après qu’elle soit sortie prendre un bol d’air, Max – l’organisateur de la soirée – se réfugia aussi sur la terrasse. Le DJ était une de ses vieilles connaissances, rencontré par hasard lors d’un voyage dans une destination lointaine. Il l’aborda avec humour. « J’ai voulu prendre l’air surtout… Et cacher mes vices. » Elle lui montra le paquet plein de bonbons dont elle s’était déjà enfilé la moitié. La maison était remplie de nourriture (de crasses même) et d’alcool… Il n’avait pas lésiné sur les moyens et il avait bien raison puisqu’il les avait… contrairement à Dylana qui vivait à cent à l’heure en étant fauchée. « Parlant de vue, la classe ! Nice suit ! » Siffla-t-elle, en admirant le costume en tartan rouge. « Il me rappelle les tissus en Ecosse. » Le brun tressaillit sous la brise et alluma un radiateur chauffant tout en maudissant le temps. « Tu vois déjà les titres dans la presse ? Max Julliard, emporté par une pneumonie… Ce serait tellement la loose que tu ne ferais même pas la une. Non, toi ce qu’il faudrait, c’est le crash du jet privé ou une overdose dans la piscine d’une des stars dont tu t’occupes. » Un sourire étira ses lèvres face à sa propre bêtise et elle s’installa sur le transat à côté du DJ, qui lui demandait de ses nouvelles. « Ne m’en parles pas. Je n’ai plus ce boulot et je n’ai plus de mec. Ma vie est l’archétype de la nullité et de l’ennui dans toute sa splendeur. » Dylana le disait en mode réaliste et pas en mode déprimée. Elle n’était pas venue pour se victimiser, cependant elle répondait toujours sans langue de bois et elle avait donc exposé la triste vérité à l’hôte de la soirée. « En vrai, c’est moi qui ai changé pour le travail. Ma cousine Ainhoa m’a proposé de l’assister, elle est véto alors c’est déjà moins routinier. » La jeune femme leva les yeux vers Max, consciente de la banalité affligeante de sa vie, à côté de l’excentricité de la sienne. Il l’avait invitée parce qu’il l’appréciait et il lui sous-entendait que sa porte serait toujours ouverte. « Merci. Oui la fête était cool. On ne peut pas t’enlever ta spécialité… Et toi ? Je ne t’ai pas vu beaucoup danser. »

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MessageSujet: Re: At the afterparty || Dylana Dim 18 Nov - 13:53


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« C’est raisonnable, comme vice. » Le commentaire de Max était amusé, sans doute parce que ses propres abus étaient tellement démesurés et tellement apparents qu’il n’essayait même plus de les dissimuler. Pour autant, il n’était pas non plus moqueur envers Dylana : s’il lui arrivait de plaisanter et d’être caustique même avec les gens qu’il appréciait, le producteur n’était pas du genre à balancer des petites phrases sans autre but que blesser les gens. Sauf en ce qui concernait la multitude d’invités qui ne venait chez lui que parce qu’il avait les moyens d’organiser les meilleures fêtes du coin, et de son point de vue, du pays, ou parce qu’ils avaient besoin d’un service. « Prendre l’air, fuir la foule, c’est un peu pareil, cela dit. » Max faisait lui-même un peu de deux à ce moment-là, ajoutant à ça que paradoxalement, il ne voulait pas non plus voir la fête se terminer, alternant entre une conscience lucide et désabusé du fait que presque personne n’était là pour lui mais que les gens venaient uniquement pour la musique, l’alcool, les filles, ou la came, et une reconnaissance profonde envers tous ces gens qui étaient comme lui : des idiots ou des connards pour la plupart, mais qui savaient faire la fête, et surtout qui n’avaient pas été fauchés en chemin.  L’idéal aurait été une soirée avec simplement des gens qu’il appréciait, mais il était difficile de réunir tous ses amis pour un soir : ils avaient un planning aussi chargé que lui. Aussi s’estimait-il heureux lorsqu’il parvenait à faire venir quelques personnes qu’il appréciait : or ça faisait longtemps qu’il n’avait pas croisé Dylana Meylir, et la voir ce soir-là sauvait un peu sa soirée. « Je peux t’en piquer un ? » Lança-t-il en désignant le paquet de bonbons à son tour.

« Le créateur m’a dit que c’était une tendance « scottish destroy », quoique ça veuille dire. » Max se mit à rire : la mode était un monde à part, que personne ne comprenait vraiment, même pas lui, qui gravitait pourtant autour sans aucun complexe. « Mais je te remercie. Tu n’es pas mal non plus, tu sais. » En revanche, maintenant, il avait froid, et il bénit une fois son idée d’avoir installé un chauffage extérieur. Avec n’importe qui d’autre, il aurait balancé le prix du costume et le créateur, histoire de bien marquer sa propre richesse et de bien étaler son importance. S’il évita ce travers qu’il ne cherchait même plus à corriger, c’était aussi parce qu’il savait un peu quelle était la situation de la jeune femme – et qu’il se rappelait ses propres années de galère, plus jeune. Maintenant, sa vie n’était plus qu’une succession de fêtes et d’excès – à défaut de mourir d’ennui ou de pauvreté, c’est peut-être ça qui finirait par le tuer, comme le remarquait d’ailleurs Dylana. « Une mort flamboyante, hein ? » Il se voyait vieillir et voyait que tout ce qui lui restait, c’était ces excès et ces palliatifs : qui l’aidaient peut-être à tenir le coup, mais le tuait lentement mais sûrement. Max évitait d’y réfléchir. La mort lui faisait peur, globalement, peu importe les conditions dans lesquelles elle adviendrait, parce qu’il avait l’impression qu’il n’arriverait pas à racheter toutes ses erreurs avant qu’elle n’arrive et que cela lui rapellait le fait que son existence était vide de sens. « Au moins je me serais amusé jusqu’au bout. » Dying young and playing hard. « Tu veux boire quelque chose, en parlant de ça ? » Il se trainait son verre de Bacardi et réalisa soudainement que c’était très impoli de boire seul sans proposer quoique ce soit à son interlocutrice.

Continuant à tirer sur sa cigarette, Max écouta la jeune femme lui expliquer sa situation actuelle. « Bon, j’ai bien fait de t’inviter, alors. » Mais il nota avec intérêt l’information sur le petit-ami, désormais, ex, de Dylana. « Ca s’arrangera, va. Les choses s’arrangent toujours quand elles commencent par une soirée. » Bon, ce n’était pas forcément vrai, mais les soirées rendaient effectivement la vie plus supportable. Ou l’alcool. Ou la meth. Max n’était pas très décidé sur ce point. « Et c’est définitif, du coup, ça, comme boulot ? Ou tu cherches encore autre chose ? J’ai toujours des gens qui cherchent des tour managers ou des choses comme ça, ça te permettrait de sortir d’ici. » De ce trou paumé, parce que même s’il venait de Tenby, même s’il y était revenu, mais Max connaissait les défauts de cette ville par cœur. Et si lui y restait, c’était surtout pour sa fille, ce qui ne l’empêchait pas de fuir dès qu’il le pouvait, mais tout comme il fuyait Londres et les traumatismes que la capitale lui rappelait. « Je fais danser les gens, c’est déjà pas mal, tu sais. » Il se frotta les tempes, un peu las : « Ils m’agacent un peu, ce soir, en fait. Ca sera passé demain, mais là, ils m’emmerdent. » Cet aveu là était rare de la part de Max, mais c’était vrai : il lui arrivait d’être excédé par ses propres fêtes, sans savoir finalement très bien pourquoi. « C’est pour ça que je suis sorti aussi. » Il sourit encore : « Je m’excuse, je dois paraitre assez insupportable et blasé. »

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MessageSujet: Re: At the afterparty || Dylana Jeu 22 Nov - 20:05


« Pourquoi, tu as quelque chose de plus fort sur toi, en matière de vice ? » Répondit Dylana, les yeux brillants. Elle se doutait que Max était toujours en mesure de s’enfermer dans des excès d’un autre calibre, ne fut-ce que pour tenir le rythme de vie effréné qu’il menait toutes les nuits. Toutefois, le DJ était plus fin qu’il n’y paraissait de prime abord sur le plan intuitif : il devina que la jeune femme avait fui les invités pour un moment de solitude bienvenu. « Je ne suis pas la seule, on dirait. » Un sourire étira ses lèvres. A ce petit jeu, elle était assez douée aussi. « Tu ne dois pas souvent être seul cela dit. Que tu le veuilles ou non. » Il pouvait ressentir une certaine solitude ou un certain vide parfois, elle n’était pas dans sa tête, mais en tant que producteur, DJ et célébrité, Max était bien entouré la plupart du temps. D’ailleurs, c’était le premier moment de la soirée où Dylana et lui s’adressaient réellement la parole sans parasite autour pour les couper. Le contraste actuel de leur vie était assez surprenant : elle, ruinée et paumée, lui riche et au comble du succès. Les deux fuyards de la fête s’étaient connus dans un contexte bien différent, un contexte où la jeune femme avait les moyens de s’offrir les plus beaux voyages et de s’évader… Pourtant, elle était toujours la même dans le fond, aussi passionnée et impulsive que jamais, aussi bonne vivante qu’avant, juste un peu moins souvent. « Je t’en prie, fais-toi plaisir. » Répliqua-t-elle quand Max décida finalement de s’abandonner à son « gentil » vice. Elle lui tendit le paquet de bonbons et reporta son regard vers la maison durant quelques secondes. « Quel a été le pire dérapage à une de tes soirées ? Celui que tu n’imaginais même pas possible d’arriver. » C’était une bonne façon de dévier la conversation, de s’éloigner de cette envie étrange de se retrouver seul et de faire le vide. Observatrice, Dylana admira néanmoins la tenue de Max, à l’image des beaux tissus écossais. Elle n’avait sûrement pas le moyen de s’offrir de telles choses, elle n’en avait pas moins du goût en matière de mode. Il était inutile de vouloir vivre au-dessus de ses moyens de toute façon, elle l’avait bien appris. « Destroy ? C’est censé être un nom prémonitoire ? » S’exclama-t-elle, en riant. Max lui retourna ensuite le compliment pour le choix de la tenue et la jeune femme hocha la tête en signe de remerciement. Pas besoin de commenter ce qu’elle portait, elle l’avait acheté dans une friperie. Au lieu de s’apitoyer sur son sort, Dylana s’amusa à imaginer une mort retentissante à Max, pas une de ces fins larmoyantes et peu sujette aux ragots. « Oui, tu sais, à la Grace Kelly. » La princesse de Monaco avait été une magnifique actrice, une magnifique femme, une qui ne menait pas une vie d’excès telle que Max. Cependant, un des faits pour lequel elle restait le plus en mémoire était pour la façon tristement célèbre dont elle était morte : un accident de voiture aux tristes conséquences. La jeune femme ne savait plus très bien si c’était la fille de Grace qui conduisait au moment du drame ou l’actrice elle-même mais ce n’était pas très important. « Tout à fait. Les gens se demandent parfois s’il vaut mieux vivre à fond, au risque de mourir jeune ou s’il faut être dans la retenue pour assurer ses arrières… Je suis plutôt pour la première option. N’importe qui peut passer l’arme à gauche en restant chez soi. On ne sait jamais ce qui est écrit. Enfin… Tu nous vois discuter de sujets tellement joyeux-là ? » Un nouveau rire s’échappa de ses lèvres. Heureusement, Max cassa la morosité ambiante en lui proposant à boire. « Volontiers. La même chose que toi. »

Puisque le DJ prenait de ses nouvelles, Dylana joua franc-jeu. Elle ne cherchait pas à éveiller de la pitié en lui, elle rapportait simplement ce qui s’était passé dernièrement dans sa vie. « Oh oui, rien de mieux qu’une soirée pour se changer les idées et se remettre d’aplomb. » La brune en avait bien profité d’ailleurs. Elle s’était bien marrée même si elle ne connaissait pas beaucoup de gens à la fête. Le DJ lui soumit ensuite une idée intéressante, une porte ouverte sur un monde professionnel qui pourrait réellement lui plaire. « Vraiment ? » Demanda-t-elle, surprise d’une telle sollicitude de sa part, alors qu’il ne la connaissait pas tellement et qu’il n’avait strictement rien à y gagner. Max était vraiment surprenant ce soir… « Eh bien non, c’est temporaire mais je tiens à l’aider le temps qu’elle sorte la tête hors de l’eau, elle a traversé des moments difficiles... Mais je garde ton idée en tête pour après, merci ! » La jeune femme était réellement étonnée que plusieurs options s’offrent à elle ainsi. A voir si cette proposition tenait toujours lorsqu’elle y songerait vraiment. « Et toi alors ? Tu dois avoir milles choses à raconter avec cette vie trépidante. » Elle écouta la réponse de son interlocuteur avant de reprendre le fil de ses pensées. « Si je peux me permettre Max… Comment tu as atterri dans un trou perdu comme Tenby ? Moi, j’y suis née, j’y ai ce qui reste de ma famille, mais toi tu étais à Londres, tu y as tes relations, ton monde… Il n’y a rien pour toi ici. Tu risques de mourir d’ennui, comme tu le craignais tout à l’heure. » Autre déclaration surprenante : Max lui avoua ensuite que les invités le saoulaient ce soir. « Whaaaat ?! Qu’est-ce qui arrive au meilleur jetsetteur de la région ? » En vérité, tout le monde avait le droit à ses hauts et ses bas, mais si les gens le dérangeaient tant, pourquoi avoir organisé cette fête à la base ? Dylana en revint à ce sentiment de solitude qui avait émané de Max lorsqu’il était sorti sur la terrasse. « Non, je peux comprendre que tu aies besoin de souffler, mais c’est assez paradoxal d’inviter tout le monde puis de prier pour les voir décamper au plus vite. Il s’est passé quelque chose ou t’as juste enchaîné trop de soirées ? » Demanda-t-elle, intriguée. Comme le DJ lui tendit une bouteille de bacardi, elle trinqua avec lui et se vida une bonne rasade bienvenue.

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MessageSujet: Re: At the afterparty || Dylana Dim 25 Nov - 23:23


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« Il doit bien me rester de la meth quelque part. Tu me connais, j’ai toute sorte de vices. » Max n’avait aucun problème à les évoquer, d’ailleurs. Peu importait si on le jugeait, ça faisait partie de lui, et il l’assumait parfaitement. Il fallait dire aussi que son côté rock et provocateur n’était pas qu’une façade : s’il choquait, il s’en foutait, voire même ça lui plaisait. « Parce que tu es intéressée ? » Il n’était pas du genre à juger non plus les gens, mais il se demandait si ce genre d’excès pouvaient vraiment intéresser Dylana.

« Non, en effet. »
Max sourit. « Mais je n’aime pas beaucoup la solitude non plus, alors ça ne me dérange pas, en général. » Le malheur était qu’il était quand même souvent seul avec lui-même, même lors de ses fêtes. Il remplissait sa maison de monde, en se disant que la fête le distrairait de ses propres malheurs. Souvent ça marchait, et parfois, comme ce soir, il avait conscience que ses problèmes ne disparaissaient pas, qu’ils n’étaient qu’en retrait.

Il se mit à rire et piocha à son tour dans le paquet de bonbons. « Une fois, j’étais complètement déchiré dans un club de Manhattan, et un pote m’appelle pour me demander où je suis : je devais faire un set dans une boite plutôt connue, et ça faisait trois quarts d’heures qu’on m’attendait. J’ai fait la moitié de Manhattan en voiture – ce n’était pas la mienne, d’ailleurs – étant persuadé d’avoir admirablement bien conduit. Il s’est avéré que j’avais bousillé toutes les voitures garées sur mon chemin. Mais j’ai fait mon set. » Des histoires comme celles-ci, Max en avait un paquet.  « Et toi ? Je me rappelle des fêtes qu’on a pu faire ensemble, c’est pas possible que je sois le seul à avoir ce genre d’histoires à raconter. » En vérité, Max était assez curieux de savoir. Il avait beau être riche, être le roi de la jet-set et avoir réussi, il lui semblait qu’il n’y avait pas tant de différences que ça entre lui et Dylana, qu’elle était un peu paumée, comme lui l’était.

« Disons qu’il est possible que j’ai inspiré la collection par un mode de vie…déstructuré. »
Oui, destroy correspondait bien à Max, Dylana avait raison. Il lui adressa un clin d’œil : « Mais je suis beaucoup moins drôle et intéressant quand je mène une vie ordonnée. Pour te donner une image, c’est un peu comme toutes les fois où j’ai arrêté de boire et que toutes mes journées n’étaient plus que des gueules de bois. » La conversation prit un tour un poil plus morose. « C’est l’alcool, on devient philosophes. » Plaisanta le producteur avec amusement. La mort effrayait Max. Même si elle se passait comme celle de Grace Kelly et qu’elle devenait légendaire. Il continua à rire : « Mais j’avoue que je ne suis pas contre une conversation plus réjouissante. »


La surprise de Dylana fit rire Max, qui confirma sa proposition, avec un sourire : « Eh bien oui, vraiment. » Le producteur était toujours sérieux quand il prenait ce genre d’initiatives. Même lorsqu’il connaissait peu les gens, s’ils étaient en difficulté, il ne rechignait jamais à tendre la main s’ils en avaient besoin. Dylana lui semblait dans ce cas-là, le même que le sien à ses débuts. « Tu n’auras qu’à me faire signe si ça t’intéresse toujours. » La jeune femme lui demanda ensuite ce qu’il devenait. Well, que devenait-il ? Il enchainait fêtes, set musicaux, enregistrements et réunions, voyait trop de filles, prenait trop de drogues, et buvait trop. Pas des choses à dire. « Eh bien je pense qu’on va encore gagner un ou deux Brit Awards l’année prochaine. Et j’aimerais bien choper un Grammy, mais ça c’est moins sûr…en attendant, je vais me faire un petit séjour au Mexique. Histoire de faire un ou deux concerts, et de prendre des vacances. C’est déprimant, toute cette flotte et ce froid. »

Vrai, l’Angleterre l’emmerdait. Et Tenby aussi. Mais malgré tout, il avait de l’affection pour cette ville. C’était un trou paumé, mais c’était le sien. Ça le surprenait un peu de voir Dylana l’interroger sur ce sujet, d’ailleurs. « Oh, mais, je suis un enfant du pays, moi aussi. » Il ajouta avec amusement. « Mes parents vivent à trois rues de chez Madame Lloyd, et mon cousin, c’est notre bon vieux pasteur. Ma fille habite là. Mon ex-femme – sa mère – aussi. » Ce qui ne manquait jamais de faire rire les gens, au vu du contraste entre les deux. « En fait, je ne voulais pas rester à Londres. Ou je pouvais plus, comme tu préfères. Y bosser de temps, c’est ma limite. Mais si j’y reste trop, la ville finira par avoir ma peau. Ce n’est même pas qu’il s’y passe plus de choses et que c’est facile d’y assouvir toutes sortes de vices. C’est juste que j’y ai trop de souvenirs. »

Il comprenait qu’il n’était pas très précis. Il réfléchit un moment. Prit le temps de penser à ce qu’il disait. Fit le point sur des choses qu’il ne disait jamais de façon aussi directe. Il les expliqua très calmement.  « Ma fille – Melody - est morte à Londres. Un accident, quand j’étais pilote, lors d’une course. Un autre coureur qui a perdu le contrôle de son véhicule. Il n’y avait rien à faire. » Il sourit doucement, regardant dans le vide. « Ca fait dix ans, cette année. » Sa cigarette s’était éteinte depuis longtemps. Il l’écrasa dans un cendrier et en alluma une autre. « C’est bizarre. Ca fait une éternité que j’ai pas parlé de ça. Cela dit, maintenant tu comprends mieux à quoi ça correspond, la vie bizarre que je mène. » Tellement de succès, qui ne comptaient pas tellement. Tellement d’excès, pour atténuer la douleur, pour oublier le fait qu’il était perdu.

« La meth. C’est la descente de la meth, c’est pour ça que j’ai du mal à les supporter ce soir. »
En un clin d’œil, il s’était remis à rire, comme si le producteur n’avait fait aucune confession triste et déprimante. « Non, plus sérieusement, la plupart des temps je les trouve tous géniaux, la plupart du temps, en fait, ils le sont. Et comme je disais, si je reste tout seul, j’ai tendance à me laisser aller et à me faire bouffer par tous mes problèmes. Ce genre de fête me sauve, mais de temps en temps, je me rends compte de ce que je fais, à savoir tricher avec le fait que je suis paumé, mais alors vraiment bien paumé, dans les grandes largeurs. » Il trinqua avec la jeune femme : l’alcool lui fit du bien. « Je suis coincé avec moi-même, tu vois ? En sachant que je vais droit dans le mur. Donc je comprends un peu ce que tu veux dire, un peu ce que tu ressens. » Il s’était un peu rapproché d’elle au passage. « C’est pour ça que je me dis que tu mérites mieux que ça. » Une vie qui ait un sens, voilà ce que Dylana Meylir méritait, et elle était encore jeune, elle pouvait l’avoir. Pas par lui, sans doute : lui, Max, ne pouvait lui offrir qu’un peu de compréhension, au pire. En s’amusant un peu au passage. On ne se refaisait pas.

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MessageSujet: Re: At the afterparty || Dylana Jeu 29 Nov - 18:16


Sans hésiter, Max confirma à Dylana que de la meth trainait sûrement dans la maison. Elle hocha la tête mais déclina l’offre. « Une autre fois peut-être, pas aujourd’hui. » Répondit-elle en souriant. La jeune femme avait beaucoup bu et préférait en profiter un autre soir, pas qu’elle ne supporterait pas l’accumulation des deux, cependant elle était déjà en phase déclinante. Le DJ lui rapporta ensuite une fameuse anecdote de soirée : il avait complètement oublié de s’amener à une fête où il assurait l’ambiance et il était arrivé bien en retard non sans avoir bousillé toutes les voitures qu’il avait rencontré sur sa route. « Myyyy ! Mais t’étais complètement perché pour ne rien avoir vu ni entendu en conduisant ! Heureusement que tu as les moyens de rembourser tout le monde. » S’exclama-t-elle en riant, les yeux écarquillés par tant de dégâts. Il lui retourna la question. La jeune femme ne mit pas longtemps à réfléchir, elle pensa directement à une histoire qu’elle n’avait jamais raconté à personne mais qui n’en était pas moins trash. Max était le bon public à qui l’avouer. « Je me souviens d’une soirée folle à Vegas. Avec des amis, nous avons été jouer au casino avec nos quelques billets, le truc à faire à Vegas quoi. Nous avons eu de la chance en gagnant un peu plus que notre mise alors nous avons écumé les bars toute la soirée pour en profiter. Le lendemain quand je me suis réveillée en milieu de journée, j’étais dans le lit d’un des couples qui composaient le groupe d’amis… Ils étaient déjà mariés avant le voyage mais ils avaient réitéré la veille à Vegas, tu sais le truc devant Elvis… et j’ai clairement passé leur deuxième nuit de noces avec eux même si on n’en a pas beaucoup de souvenirs. » Un trio : l’expérience n’avait rien de trash en soi, toutefois le contexte l’était un peu plus. « Et oui, nous sommes restés bons amis. » Devança-t-elle la prochaine question.

La brune ne manqua ensuite pas de remarquer les belles couleurs de la tenue de Max. « Tu veux dire que tu es le visage de la ligne ? » Dylana se mordilla légèrement la lèvre et elle osa ensuite abuser de la gentillesse son hôte. « Parce que si c’est le cas, j’aimerai trop un chemisier avec les mêmes couleurs. Tu peux sûrement leur en taxer un ? » Elle lui adressa une petite moue toute mignonne qui se transforma vite en grand sourire. « Les vies ordonnées… » Murmura ensuite la jeune femme. Le manque d’ordre dans sa vie lui avait coûté une partie de sa famille : Dylana s’était écartée du chemin que l’on avait voulu tracer pour elle de par ses voyages et ses dépenses en dehors des études, elle avait vécu plusieurs années de liberté rythmée par les imprévus et les surprises. La jeune femme avait appris à vivre au jour le jour, elle comprenait donc ce besoin de désordre et de ne pas être régi par une vie trop rangée, trop organisée, trop… compartimentée. « Dans la mesure du possible, je préfère vivre au jour le jour, même si ce n’est pas toujours possible pour tout bien sûr. » Dans le rayon imprévu, Max lui offrit d’ailleurs de travailler dans son milieu si elle ressentait le besoin de changer d’air. Comme la brune venait d’accepter le travail qui consistait à aider sa cousine, elle s’y tiendrait un temps, cependant la proposition du DJ n’était pas tombée dans l’oreille d’une sourde. Dylana n’avait aucune compétence en musique mais elle était plutôt douée pour tout ce qui était le côté organisationnel, déplacements, voyages, de par son expérience dans le milieu du tourisme, des compétences recherchées dans ce type de milieu justement. « Je n’y manquerai pas, merci. » En revanche, lorsqu’elle lui demanda des nouvelles, la réponse de Max lui rappela le contraste évident entre leurs deux existences. Elle lui parlait de job ennuyeux et rangé tandis qu’il évoquait les cérémonies les plus en vue dans l’industrie musicale britannique. « Seulement un ou deux Brits ? J’aurai crû que tu ferais mieux cette fois. » Dit-elle d’un ton taquin. « On se ramollit Julliard ! » Dylana aimait bien le taquiner, à défaut de pouvoir dire autre chose. « Tu n’aimes pas Noël sous la neige ? » Trêve de taquinerie, elle reprit le fil plus sérieusement. « Tu as bien raison de profiter du soleil et de recharger tes batteries. »

Toujours sous influence de ce qu’elle avait bu durant une grosse partie de la nuit, la jeune femme posa une question idiote. Bien sûr que Max était de Tenby ! Ce détail lui avait échappé ce soir, lui qui traversait le monde comme jetsetteur mais elle s’était en effet liée à lui lors de soirées au bout du monde parce qu’ils étaient tous les deux du même trou perdu. « Je crois que je suis plus arrachée que je ne le pensais pour avoir oublié que tu étais un enfant du pays. » Répondit-elle en rigolant. Néanmoins, Max lui donna plus de détails sur les membres de sa famille présents à Tenby, entre ses parents, sa fille et son cousin. « Attends, le type qui était anti gay-pride, c’est lui ton cousin ? » Il lui semblait qu’un religieux avait fait des siennes pour empêcher la parade mais elle ignorait s’il s’agissait du même type. Néanmoins, les réflexions de Dylana n’était pas autant dénuée de sens qu’il n’y paraissait : Max avait effectivement posé pied à terre à Londres pendant un moment avant de revenir à ses racines. « C’est vrai qu’en y réfléchissant, tu n’es pas le seul artiste des environs à avoir fui la capitale. » Il y avait les stars de ce groupe dont il s’occupait et une métisse aussi qui trainait souvent avec eux (schizo mode). Par contre, la conversation prit une véritable tournure personnelle car la raison qui avait poussé Max à s’éloigner était aussi tragique : il avait perdu sa fille lors d’une course automobile. C’est vrai qu’il avait été pilote aussi, dans une autre vie… Il en avait eu dix des vies, contrairement à sa chair et son sang… « Je suis désolée, pour ta fille. » Cette fois, elle l’ignorait sincèrement, parce qu’elle n’avait pas lu les magazines sur Max et que ce n’était pas le genre de sujets dont il parlait, il était plutôt le type à toujours déconner, même à plaisanter de ses cinquante mariages foireux, mais ses filles… C’était différent. « Oui, c’est normal d’avoir voulu prendre ses distances après ça. Revenir à Tenby te rapproche de ta famille également, ce que je peux comprendre, puisque j’y suis aussi revenue pour cette raison. En fin de compte, c’est ce qui compte vraiment. » Décidément, Max et Dylana avaient beau discuter de tout et de rien, ils en revenaient inévitablement à des sujets déprimants. Solitude étrange, perdus dans leur vie, troubles dans la famille…

Max supportait d’ailleurs difficilement ses convives ce soir. Il reconnut que les soirées l’aidaient à tricher sur ce qu’il ressentait vraiment et lui permettaient de cacher à quel point il était paumé. Dylana comprenait tellement bien ce sentiment, elle le vivait tout autant et elle se perdait dans ce type de soirée pour oublier la fadeur de son existence justement, le fait qu’elle était complètement perdue sur ce qu’elle voulait faire ensuite, sur ses attentes, ses espoirs. Voilà le véritable problème qui les caractérisait. Quel était le sens à donner à leur vie ? Si Max ne trouvait pas le sien dans les yeux de sa fille, alors où pouvait-il le trouver ? Il avait vécu plusieurs vies, celle d’un pilote, celle d’un père, celle d’un époux, celle d’un DJ… Il avait tout l’argent qu’il pouvait espérer, pouvait voyager où bon lui semblait quand bon lui semblait… Et pourtant, malgré cette liberté, ces moyens, cette famille… Il semblait plus malheureux que jamais. « Je vois… Je sais que c’est facile de répondre que tu peux tout avoir mais si, en ayant cette possibilité, tu es quand même perdu… Qu’est-ce qui pourrait donner du sens à tout ce que tu vis ? » Demanda-t-elle, le poussant dans les retranchements de son ressenti. Elle sentait qu’il s’était pris d’une certaine affection pour elle, une certaine appréciation parce qu’elle ressentait la même chose à son niveau : cette incertitude, cette impression de ne pas savoir où aller… « Je finirai bien par trouver… » De par sa jeunesse, Dylana n’avait pas encore complètement perdu espoir de trouver sa place. « Bon, assez déprimé… Il n’y en a pas un pour racheter l’autre ce soir ! Tu aurais une cigarette à me filer ? » Reprit-elle ensuite, retrouvant son sourire. Elle était venue ici pour se changer les idées, ce n’était pas pour repartir avec des pieds de plomb plus lourd qu’en arrivant en début de nuit.

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MessageSujet: Re: At the afterparty || Dylana Sam 8 Déc - 23:06


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Il y avait deux choses sur lesquelles Max n’était jamais à court d’idées : les plans pour se déchirer la gueule, et les histoires à raconter. En général, c’était lié, et en général, il en tirait aussi de bonnes chansons, ou au moins des sujets de conversation intéressants avec ses invités. « Je me demande encore comment j’ai réussi à m’en sortir entier, honnêtement, c’était une vraie catastrophe le lendemain, tu aurais vu la gueule de mon assureur... » Le moins qu’on pouvait dire de Dylana, c’est qu’elle savait s’amuser, et comme elle avait pas mal voyagé elle aussi, au moins, elle n’était pas moqueuse, elle comprenait, et surtout, elle n’était pas en reste sur ce genre d’histoires elle non plus. « C’est ce que j’allais te demander, oui. » Répliqua-t-il, mort de rire. « Je pensais qu’on ne pouvait pas surpasser mon propre mariage à Vegas, mais en fait si. » Il sourit. « Félicitations, qu’est-ce que ça fait de battre le roi de la jet-set local ? » Julliard n’avait jamais de sens de l’humour ni d’auto-dérision. Il n’avait rien d’un modèle à suivre, mais au moins tout ça, c’était marrant.

« Partenariat publicitaire, yes. »
Notoriété pour la marque, publicité pour la Julliard Corp, des costards classes : tout était bénéfique dans ce genre d’accord. « Oh, bien sûr, sans problème. » L’ancien pilote ajouta avec un sourire amusé : « Comment suis-je censé dire non face à ce sourire irrésistible, de toute façon ? » Vrai, c’était une jolie fille, et il comprenait un peu sa vie, désordonnée, rapide, parfois un peu solitaire, mais s’éloignant aussi d’un cadre de vie logique et ennuyant, prévisible, routinier, moyen en somme. Et parce qu’elle était tout aussi paumée que lui, mais qu’elle avait encore l’envie de se sortir de ça, l’envie de croire à ses rêves, Dylana Meylir lui plaisait. D’où le fait, aussi, qu’il lui ait proposé ce job, Max ne le cachait pas. Il fut d’ailleurs ravi de la voir accepter.

Leur conversation, plus légère, continua à l’amuser. Il y avait un gouffre entre leurs deux mondes, sans doute, mais qu’il était facile de combler par des plaisanteries. Ou d’oublier, à voir. « Un ou deux, c’est mieux que zéro. » Plaisanta-t-il avec amusement. Il sourit, content de lui-même : « On est encore dans de la production pour pas mal d’artistes : l’année prochaine va être excellente, j’attends juste patiemment les nominations. » Il ajouta : « Je suis encore dans le coup, tu verras, faut pas m’enterrer trop vite. » Régulièrement, la Julliard Corp gagnait. Max tablait sur un ou deux très bons artistes par an, préférant privilégier la qualité à la quantité de musique produite, ce qui expliquait pourquoi sa compagnie restait à taille humaine, mais aussi pourquoi ils ne produisaient pas de soupe. Mais c’était aussi une activité qui nécessitait de bosser constamment : son voyage était une occasion de s’échapper, pour Julliard. « Noël, si, la neige, non. » Au moins là-bas, il pourrait se reposer. « C’est pas avec notre croisière qu’on s’étaient retrouvé à fêter ça aux Bahamas, d’ailleurs ? » A vrai dire, Max ne se souvenait plus exactement : trop d’alcool et de bûche, sa mémoire avait des lacunes sur la période. « Ou c’était un 31 décembre ? » Il se souvenait en tout cas d’une soirée à cette période.

« Eh bah alors, t’oublies qu’on était la fine équipe des gallois du bout du monde ? »
Ca lui avait fait une sacrée surprise, à Max, de trouver quelqu’un de son trou paumé à des milliers de kilomètres de chez lui. C’était même pour ça qu’ils avaient abouti à s’auto-surnommer ainsi. « Oui, c’est le même. D’ailleurs il n’était pas hyper enthousiaste quand il m’a vu à la Gay Pride. » Max ajouta avec bonne humeur : « Ca fait des années qu’il tente de me convaincre de me racheter de mes péchés, mais il n’est pas très convaincant, et j’en ai trop pour m’y mettre. » Il adressa un regard malicieux à la jeune femme : « A vrai dire, je compte même continuer à en ajouter à la liste. » Même que le producteur était ouvert à toute suggestion là-dessus, tant que c’était fun – et que ça emmerdait son cousin, malgré toute l’affection qu’il pouvait porter à Eli. C’était vraiment le choc de deux mondes, comme avec sa mère : parfois celui de Tenby entrait frontalement en collision avec le monde de strass et de stars auquel Max appartenait. Surtout quand, comme Dylana le fit remarquer, ils étaient tout de même assez nombreux à vivre là. « C’est étonnant qu’on ait pas encore eu de paparazzi, d’ailleurs. »

Le reste de la conversation reprit un tour bien plus déprimant et plus personnel quand vint le sujet de sa fille. Le regard de Max se perdit sur la mer, sombre, dans la nuit. « T’y peux rien. » Il releva les yeux vers la jeune femme. « Mais merci. » Ca ne changeait rien à la douleur – aucune condoléances, aucunes paroles n’avaient jamais rien changé – mais Max croyait Dylana quand elle lui disait qu’elle était désolée. Ca faisait des années qu’il n’en parlait plus, il songeait même qu’en réalité, elle venait de découvrir pour Melody. Après une telle révélation, il n’était pas trop complexe de comprendre pourquoi il était aussi paumé, non plus. Qu’est-ce qu’il pouvait faire ? A quoi il servait ? C’était en somme la question que lui posait Dylana, mais en réalité, Max ne savait pas quoi répondre à la brune. Rien, avait-il envie de répondre, rien ne donnait du sens à cette existence là. Quelque part, qu’il le veuille ou non, Max serait toujours un peu le type de l’accident, sans jamais dépasser le jour de la mort de sa fille. Mais il n’était pas que ça. Même si parfois il lui semblait que sa vie se réduisait à cet aspect là, Julliard avait appris à le combattre. « Eh bien, il me reste toujours mon autre fille. Je dois toujours veiller sur elle. » Il but une gorgée d’alcool et continua : « Et puis…je dois encore faire danser le monde pour un moment. Et tant que je sais faire ça, ma vie n’est pas totalement foutue. » Il posa une main amicale sur l’épaule de la jeune femme. « Tout ira bien pour toi, j’en suis sûr. J’ai le nez, pour ce genre de chose. » Oui, il savait repérer les gens qui réussirait. « Te laisse pas enfermer par tes emmerdes. Après tu finis à râler sur une terrasse en pleine nuit comme moi. » Et à nouveau, il s’était mis à rire, et la crise de déprime était passée.

« Oui, bien sûr, attend. »
Il sortit de nouveau son paquet de cigarette et en passa une à la jeune femme, avant d’en prendre une troisième pour lui. « Je te l’allume ? J’avais jamais remarqué que tu fumais. » Leurs visages étaient proches, ce qui lui permis de détailler les traits de Dylana, à la lueur rougeoyante de la flamme de son briquet. Max nota le regard un peu triste, mais le sourire qu’elle maintenait, et trouva qu’elle était vraiment sacrément belle. Oubliés, ses problèmes, et le reste de sa vie, la déprime, les questions qu’il se posait sur une certaine call-girl. « Je peux te dire un truc brutalement honnête ? Je suis un peu trop arraché aussi pour prendre des gants et faire ça vraiment bien, dans les règles, alors je vais le balancer comme ça : j’ai sacrément envie de t’embrasser, là, tout de suite. » Foireux, comme plan ? Absolument pas. Après tout, tout ça, ça n’était que pour le fun, non ?

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MessageSujet: Re: At the afterparty || Dylana Hier à 14:38


Sur le plan financier, Max et Dylana n’étaient clairement pas du même monde mais ils se trouvaient des points communs plus nombreux que celui de leur lieu de naissance. Tout comme elle, le DJ savait s’amuser et n’avait que peu de limites. Il n’était pas prisonnier des règles ou des convenances. La frontière pour savoir si Max se permettait toutes ces choses parce qu’il était riche était mince, c’était sûrement le cas en partie, mais la brune ne jugeait pas. Elle aussi avait reçu de l’argent avant son départ de Tenby, un argent qui n’était finalement pas l’héritage direct de son père comme elle l’avait crû mais celui durement gagné par son frère, un argent qu’elle avait allégrement dépensé en fêtes et voyages divers… « Je me sens comme la reine. » Répondit Dylana à la boutade de Max, après avoir raconté son anecdote inhabituelle. Le DJ lui promit ensuite un des vêtements de la marque qu’il représentait et il lui offrit même un travail dans son milieu car il voyait un potentiel chez la jeune femme, un potentiel inspiré par son sentiment paumé et son mode de vie à cent à l’heure. En toutes circonstances, Dylana aurait sauté sur l’occasion parce que Max était sans doute une des meilleures personnes pour comprendre ce qui lui conviendrait. Néanmoins, elle agit de façon plus réfléchie pour cette fois car elle avait promis d’aider Ainhoa à se sortir de ses problèmes au préalable, d’autant que sa cousine l’avait aidée à échapper à son ennuyeux travail dans l’agence de voyage et elle avait besoin de la Meylir. C’est à ces petits détails que l’on pouvait constater que Dylana était sincère quand elle avait dit revenir pour la famille à Tenby. Elle ne pensait plus qu’à elle ; la brune gardait donc l’offre de Max en tête pour plus tard et il ne s’en formalisa pas, lui faisant comprendre qu’elle pouvait utiliser cette carte dès qu’elle en ressentirait le besoin. Le DJ lui parla alors de son travail et, entre deux taquineries, il lui assura qu’il travaillait actuellement sur de bons projets avec ses artistes. « J’ai hâte d’entendre tout ça…. En tout cas, je me porte volontaire pour rédiger l’épitaphe si ton talent finit sous terre. » Répondit-elle sur le même ton d’humour. « Max, ancien dieu de la production. Son inspiration s’est envolée. Amen. » Dylana marqua une pause, réalisant tout d’un coup qu’un sujet revenait souvent sur le tapis ce soir. « Décidément, nous sommes un peu trop morbides, je crois que ton étagère débordante de prix nous prouvera le contraire de toute façon. » Trêve de plaisanteries à ce sujet. Après la cérémonie, Max s’envolerait à la rencontre du soleil mexicain en période de Noël, l’occasion pour lui de se rappeler une autre soirée dans un pays chaud au moment des fêtes, une soirée où Dylana avait participé. « Oui, un réveillon de la nouvelle année. Une super fête. » Elle se souvenait de cette croisière quelques années plus tôt mais pas tellement de la fin de soirée. L’alcool avait bien évidemment coulé à flots… et apparemment la boisson avait creusé de profonds sillons dans la mémoire de la jeune femme pour oublier que Max était de Tenby. Il lui apprit d’ailleurs que l’opposant principal de la Gay Pride était de sa famille. « Ce serait hypocrite de toute façon. Croire que l’on peut te rincer le visage de gouttes d’eau et lancer quelques incantations pour « laver » tes péchés. » Un sourire étira les lèvres de Dylana lorsque Max ajouta ensuite qu’il continuerait à agrandir la liste des siens. « Je te reconnais bien là… Quant aux paparazzis, ils se cachent peut-être bien. »

La discussion retrouva un tournant sérieux lorsque Max lui parla de ses deux filles. La première n’était plus de ce monde mais la seconde était bien auprès de lui. Aucun parent ne devrait connaître la perte d’un enfant, sinon le monde tournait à l’envers… « Elle fait quoi ton autre fille ? » Dylana se demandait où elle était puisqu’elle n’était actuellement pas présente dans la maison et elle ne l’avait jamais croisé aux fêtes de son père. Était-elle aux études à Tenby ? Max retrouva son humour naturel en rappelant qu’il avait toujours ce talent pour faire danser les gens et que cette vocation lui maintenant l’envie d’avancer. Depuis le début de leur échange sur cette terrasse, il se montrait aussi optimiste et bienveillant envers la jeune femme ; il l’avait toujours été discrètement mais jamais avec autant d’évidence que ce soir. Max et Dylana n’avaient jamais eu l’occasion de parler autant à cœur ouvert non plus, entre rires et humeur morose. « C’est vrai, tu es un dénicheur de talent, alors qui sait ? » Répondit-elle tout aussi légèrement. « Les emmerdes, on ne peut pas toujours les fuir, il faut aussi les affronter… Enfin je comprends ce que tu veux dire. Ne pas se laisser bouffer par elles. » La jeune femme quitta ensuite la mer du regard et plongea ses pupilles dans les yeux de Max. « Je n’aurai pas dit que tu râlais mais que tu faisais le point. » Son sourire s’élargit de plus belle et elle demanda ensuite une cigarette à son hôte, qui lui en tendit une. « Volontiers. Et pas vraiment en fait, juste en soirée de temps en temps. » Quand elle se sentait bien et qu’elle planait un peu, ça lui arrivait de s’en griller une. Elle tira un coup, puis un deuxième, ce qui eu le don de la recentrer sur le moment présent. Max la fixait silencieusement depuis plusieurs secondes, un regard qui l’attirait comme un aimant tellement il lui paraissait soudainement intense. Et les mots qu’il prononça arrachèrent un nouveau sourire à la brune : il allait droit au but. « Qu’est-ce qui t’en empêche ? » Souffla-t-elle joueuse, en tirant un nouveau coup de cigarette, lui donnant ainsi la porte ouverte.


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MessageSujet: Re: At the afterparty || Dylana

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At the afterparty || Dylana

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