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Don't believe me, just watch (Thomas & Richard)

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : THE.FAME
TES DOUBLES : andrew ; nate ; brendan ; lizzie ; jesse ; yevgeniya
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POINTS : 4410
ARRIVÉE À TENBY : 16/07/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 20 yo (09.07.98)
CÔTÉ COEUR : escrime et un homme pas de son âge (mais chut)
PROFESSION : escrime et la fac de temps en temps
REPUTATION : un aimant à drama, cette jeune fille



MessageSujet: Don't believe me, just watch (Thomas & Richard) Mar 2 Oct - 18:23

No matter where you go, you'll never have control
No one makes it out alive, no one makes it out alive
In paradise


La décision est prise : il est temps d'avertir le père de Deborah de la relation qu'elle entretient avec son ancien professeur. Elle regarde Richard dans les yeux, a besoin de sa force pour ne pas flancher et après un long soupir à la recherche du courage qui lui manque, elle se relève. « Allez… C'est parti. » Elle appréhende la réaction de son père plus que n'importe qui d'autre. Quoi que… Si sa mère avait été en vie, elle aurait probablement tout autant appréhendé la réaction de sa mère. Ils n'ont qu'à traverser la rue pour arriver au domicile des Weston et le chemin n'a jamais semblé aussi court à l'escrimeuse qui se retrouve bien trop vite devant la porte d'entrée, Richard à ses côtés. L'angoisse se fait sentir, mais elle sait que c'est la meilleure chose à faire. Elle en a assez de se cacher et elle n'a pas envie que son père apprenne l'identité de son petit-ami par quelqu'un d'autre. Elle doit le faire, elle doit prendre les devants, être courageuse et assumer son amour pour Richard. « Bon… Je vais entrer et essayer de le préparer. Toi, tu ne bouges pas d'ici, tu m'entendras quand tu pourras venir. » Elle se pince les lèvres, tout de suite plus sérieuse que d'habitude. « Je t'aime. Et quoi qu'il dise, peu importe la façon dont il réagit, rien ne changera, d'accord ? » Elle esquisse un sourire, mais ce dernier est davantage triste que réconfortant alors ça peut être difficile de la croire sur parole et pour cause… Tout peut changer selon la réaction du policier. Elle s'est déjà imaginée des centaines de scénarios et elle est persuadée d'avoir oublié quelques variables qui pourraient créer quelques milliers de scénarios supplémentaires. Evidemment, les fois où l'annonce se passe bien sont moindres. Elle vole un dernier baiser d'encouragement à son amoureux et passe la porte après ces derniers mots.  « À tout de suite. »

Elle laisse la porte entrouverte pour que Richard puisse entendre la pénible conversation entre la fille et son père et savoir quand c'est à son tour de faire son entrée. Le policier est sur le canapé et par chance, les chiennes sont à l'extérieur, ce qui évite les aboiements de joie qui pourraient trop facilement distraire la jeune femme. « Papa ? » Elle s'était fait discrète jusque là, mais il est temps de s'annoncer, même si au final, elle n'a quitté le domicile familiale que quelques heures. Elle voudrait adopter un comportement moins étrange, mais c'est plus fort qu'elle, elle ne parvient pas à se calmer et elle est obligée de mettre ses mains dans les poches de sa veste pour ne pas se triturer les ongles. Une fois l'attention du quadragénaire atteinte, elle ne se démonte pas et elle poursuit avec les quelques phrases qu'elle a dû préparer à l'avance - quand bien même on dirait qu'elles sont spontanées tellement elles n'ont pas l'air travaillées. Deborah n'a jamais été une littéraire, et même Richard n'arrive pas à la transformer sur ce point. « Tu te souviens quand on était à Novi Sad, je t'ai dit que j'avais un copain, mais que je préférais attendre encore un peu avant de te le présenter… » A présent, c'est à ses cheveux que l'escrimeuse s'attaque dans l'espoir de diminuer son stress. Elle passe une main dans sa tignasse. « Et bien, je crois que j'ai suffisamment attendu.  Tu as le droit de savoir de qui il s'agit. » Au final, elle n'aura pas réellement préparé cette annonce… Elle aurait peut-être dû faire à manger, faire la vaisselle, faire un peu de rangement, toutes ces corvées qui sont ennuyantes, mais qu'il faut quand même faire. Oui, elle aurait peut-être dû jouer la fille modèle avant de lâcher une telle bombe à son géniteur. Malheureusement, il est trop tard et si Richard a entendu la conversation, il saura que c'est son signal pour faire son apparition.

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On s'est rencontrés, j'étais plutôt fragile, les étoiles s'enlisaient dans la forme de nos yeux. J'étais bien usée, de mensonges fabuleux et tu m'as enlevé des profondeurs, des creux.


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(Lexia - Amanda - Richard/Deborah)
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ARRIVÉE À TENBY : 15/07/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 42 ans (24 Octobre 1975)
CÔTÉ COEUR : Amoureux d'Eléa. C'est grâce à elle qu'il garde la tête hors de l'eau.
PROFESSION : Flic, il vient de reprendre du service après une suspension de six mois.
REPUTATION : Il était plutôt morose ces derniers temps, et on murmure que c'est lié à une de ses bavures, mais on dirait qu'il reprend un peu du poil de la bête. Sûrement grâce à la jolie psy là... Ou peut-être est-ce son nouveau neveu qui le met de bonne humeur ?



MessageSujet: Re: Don't believe me, just watch (Thomas & Richard) Mar 2 Oct - 22:41

je hais les hommes et leurs regards
et quand viendras le jour ou l'un d'eux me prendras ma fille
en m'appelant Monsieur
alors ce jour et pour toujours
je fermerais a double tour mon coeur et je deviendrais sourd


La reprise du travail après six mois de suspension était compliquée, et c’est en homme épuisé que Thomas rentre chez lui après une journée plutôt rude. Son estomac gargouille mais lorsqu’il ouvre le frigo, il constate que celui-ci est vide. Ni lui, ni Deborah n’avait pensé à faire les courses. Dépité, il pousse un petit grognement. Maintenant, il allait devoir attendre Deb pour qu’il puisse commander un truc en même temps… Faute de meilleure idée pour tuer l’attente, il va s’allonger dans le canapé, fermant les yeux quelques instants... Il ne sait pas combien de temps il passe dans cette torpeur mais soudain la voix qu’il espérait entendre l’en tire. « Papa ? » Elle ne l’appelait comme ça que depuis très récemment, et donc ça arrive encore à l’émouvoir. Bien sûr, la scène serait plus idyllique, si elle tenait dans ses bras des sacs dont se dégageait une délicieuse odeur d’hamburgers mais pour le coup c’est le cœur du flic qui prime sur son estomac. Il se redresse, un peu dans le gaz. « Bonsoir ma chérie. Désolé, j’ai dû m’assoupir. » Il va lui demander quelle heure il est et amorcer le sujet du dîner quand il se rend compte qu’elle reste plantée face au canapé, passant son poids d’une jambe à l’autre. Désormais, il la connait assez bien pour savoir que cela signifie qu’elle doit lui parler de quelque chose d’important. Il attend donc patiemment, se demandant ce qui allait encore se passer. Et il n’est pas déçu.

« Tu te souviens quand on était à Novi Sad, je t'ai dit que j'avais un copain, mais que je préférais attendre encore un peu avant de te le présenter… Et bien, je crois que j'ai suffisamment attendu. Tu as le droit de savoir de qui il s'agit. » Oh ! C’est bien la seule onomatopée que son cerveau est capable de produire. Il devenait vite très inconfortable dans ce genre de situation et aujourd’hui n’était pas une exception. Surtout que Deborah commence à jouer avec ses cheveux, signe qu’elle était aussi nerveuse que lui. Ce qui fait ressortir la question lancinante qu’il se pose justement depuis Novi Sad : qu’est-ce que diable avait ce garçon pour qu’elle veuille garder son identité secrète aussi longtemps ? Ne pas harceler sa fille de questions avait été une torture… Le flic pensait que le suspense touchait désormais à sa fin mais rien ne vient après l’annonce préalable de Deb. En fait, un silence gênant s’installe même si bien qu’il finit par le briser. « Ok… Et qui est-ce alors ? » Toutefois, avant qu’elle ne puisse répondre, des pas se font entendre et Richard Lyon surgit dans le salon. Richard Lyon ?!

Thomas reste coi quelques instants, choqué par cette intrusion. Qu’est-ce que l’écrivain faisait dans son salon ? Et surtout au nom de quoi se permettait-il de débarquer comme ça chez lui, sans même sonner ou frapper ? « Richard, qu’est-ce que tu fais là ? » Demande Thomas éberlué, en se levant du canapé pour aller à sa rencontre. Richard était surtout un ami d’Eléa et c’est à elle qu’il pense tout à coup. « Il est arrivé quelque chose à Eléa ? » Mais cette théorie ne semble pas coller à la réalité à la situation. Richard était entré calmement, sans avoir l’air paniqué ou sans avoir la tête de quelqu’un qui va annoncer une mauvaise nouvelle. Ce qui lui enlève sa seule raison légitime d’avoir pénétré comme ça le domicile des Weston. « En tout cas, si c’est elle que tu cherches, elle n’est pas ici. Et j’aurai préféré que tu frappes avant d’entrer. » Il n’y a pas d’animosité dans le ton de Thomas mais il n’y a pas non de cordialité. A vrai dire, il est plutôt embêté que la grande révélation de Deb ait été interrompue et finit d’ailleurs par en faire part à l’intrus. « En plus, je suis au milieu d’une conversation plutôt importante avec ma fille, alors si tu pouvais repasser plus tard… » Dit-il espérant le congédier ainsi.


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❝ to my galaxy of women, thank you ❞ He needed to tell them.. what? That they were lovely and brave and better than anything he deserved. That he was twisted, crooked, wrong, but not so broken that he couldn’t pull himself together into some semblance of a man for them. That without meaning to, he’d begun to lean on them,  to abolutely need them near.


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REPUTATION : Plutôt apprécié dans la communauté, c'est un bon prof, apprécié des parents d'élèves, et il est plutôt accessible pour un écrivain célèbre. Mais tout de même, les rumeurs qui ont couru sur lui à la mort de sa femme...il n'y a pas de fumée sans feu, pas vrai ?



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MessageSujet: Re: Don't believe me, just watch (Thomas & Richard) Mer 3 Oct - 19:38


Hell is truth seen too late.
- Thomas Hobbes

Il fallait y aller. Oui, il le fallait, c’était simple à faire, il n’y avait qu’à traverser la rue, mais maintenant qu’ils y étaient pour de bon, Richard se demandait si c’était une si bonne idée que ça. Lorsqu’ils en avaient parlé abstraitement, il n’avait pas fallu longtemps à Ritchie et Deborah pour se mettre d’accord. Mieux valait dire rapidement au père de la jeune femme ce qui se passait entre eux. Même s’il n’appréciait pas plus que ça le policier, l’écrivain admettait sans difficulté qu’il avait le droit de savoir avec qui sa fille sortait. Et puis au-delà, il ne voulait pas cacher cette relation éternellement, comme si c’était quelque chose de honteux. Non, parce qu’au contraire, il ne voulait pas concevoir l’amour sincère qui existait entre eux deux comme quelque chose de mauvais, dont il aurait à s’expliquer ou quoi que ce soit du même style.

Maintenant, concrètement, il avait beau se creuser la tête, Richard ne voyait pas vraiment comment est-ce que tout ça aurait pu bien se passer. Ils allaient au devant d’une discussion qui s’annonçait particulièrement pénible, ce que dont Deborah semblait avoir elle aussi conscience lorsqu’ils s’arrêterent devant chez les Westons. Il approuva d’un signe de tête la marche à suivre, et tenta un sourire : « Je sais. Je t’aime aussi. » Il aurait aimé dire que tout irait bien, que ça allait bien se passer, mais Richard n’était pas sûr de croire lui-même à cette hypothèse, alors il préférait ne pas mentir et attendre de voir.

De toute façon, il n’avait pas le choix : tout ce qu’il pouvait faire, justement, c’était attendre. Il songea avec un peu d’ironie que ça faisait longtemps qu’il ne s’était pas senti aussi nerveux. Cela dit, cela faisait bien vingt ans qu’il n’avait pas été impressionné par le fait de rencontrer le père d’une quelconque petite-amie. Et même à ce moment-là, les circonstances étaient moins exceptionnelles, et sans doute plus facile. Ce n’était pas comme s’il avait eu simplement trois ans d’écart avec le père de Deborah, après tout, hein ? Hilarant. Richard écouta patiemment la conversation, jusqu’à ce qu’il soit temps pour lui de faire son entrée. Il aurait voulu accompagner Deborah depuis le début, histoire de la rassurer un peu, mais il savait que de toute façon, elle angoisserait tout de même et qu’il ne pourrait rien y faire. Et que surtout, annoncer les choses aussi brutalement à Thomas n’était sans doute pas une bonne idée.

Cela étant, à voir sa réaction de surprise quand il entra, Richard conclut pour lui-même qu’en réalité, il n’y avait pas de bonnes méthodes, quoiqu’ils aient pu préparé Deborah et lui, et que ça ne changerait rien. Soit Thomas n’avait pas encore compris, et auquel cas il allait avoir la pénible tâche d’expliciter les choses. Soit il avait parfaitement compris et auquel cas c’était tellement difficile à concevoir pour le flic que le reste de la conversation allait forcément être totalement atroce.

Bon, manifestement, c’était la première option. Ritchie jeta un regard un peu désolé à Deborah. Le Weston semblait vraiment n’avoir absolument rien compris – ou ne même pas vouloir imaginer – ce qu’il faisait là. « Non…je ne viens pas pour Elea. » Mais malgré ça, Thomas persista à ne pas comprendre, poursuivant sur un ton de reproche face à Ritchie, qu’il percevait manifestement comme un intrus plutôt impoli. « J’aurais du frapper, oui. » Concéda l’écrivain. Histoire de maintenir un semblant de normalité dans une situation qui manifestement était déjà partie en live, ce qui n’était d’ailleurs pas prêt de s’arranger.  Le malaise était total et la gêne était palpable. Richard aurait donné tout ce qu’il avait, à ce moment là, pour ne pas être là et ne pas avoir à faire ça. « Je sais. C’est pour ça que je suis là. » Parce qu’il fallait bien qu’il vienne, non ? « C’est…c’est de moi que Deborah voulait te parler. » Il n’y avait pas de bonne manière de l’annoncer, pas de bonne manière de faire, il fallait juste que ça arrive, et une fois qu’ils seraient lancé, ça irait mieux. Richard aurait voulu être rassurant au moins pour Deborah : il voyait l’angoisse dans les yeux de la jeune femme, mais sur le moment, il ne pouvait pas y faire grand-chose.

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PARADOXE
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MessageSujet: Re: Don't believe me, just watch (Thomas & Richard) Sam 6 Oct - 14:49

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Le cauchemar dans lequel Deborah se trouve est bien trop réel, bien trop vrai et elle n'arrive malheureusement pas à se réveiller. Merde. C'est la réalité. Richard fait son entrée dans la maison et la réaction de Thomas ne fait pas partie des milliers de scénarios que la jeune femme avait imaginé. Son palpitant s'excite dans sa poitrine et elle reste muette, incapable de dire quoi que ce soit face au déni très prononcé de son père. Il semble tellement sûr que sa fille est en couple avec quelqu'un de son âge qu'il proscrit l'idée même que la visite de Richard ait un quelconque lien avec sa révélation. Elle se retourne pour regarder son amoureux qui s'avance dans la pièce, ses yeux bleus lui criant à l'aide inlassablement. Elle se mordille la lèvre inférieure, laisse Richard répondre, assuré qu'il n'est pas là à cause d'Eléa. En fait, Deborah se dit qu'elle aurait dû s'y prendre autrement car maintenant, le policier prend celui qu'elle aime pour un intrus malpoli qu'il ne veut pas chez lui. Elle ne laisse finalement pas le temps de réagir à son père qu'elle embraye après son petit-ami. Cette fois que le doute doit se dissiper dans l'esprit de son père, elle a vraiment peur de ce qu'il va dire, s'il décide de dire quelque chose.
« Oui… S'il est entré, c'est parce que je le lui ai demandé. » Elle fuit le regard du policier et se retourne une nouvelle fois vers Richard. Sans vouloir être provocante, elle s'avance même vers lui et elle lui prend délicatement la main. À présent, son père ne pourra plus avoir le moindre doute. C'est bien avec Richard qu'elle est en couple. Avec lui et personne d'autre. « On est ensemble. »

Ca y est, c'est dit. Il n'y a plus de retour en arrière possible. Elle est tombée amoureuse d'un homme qui a vingt ans de plus qu'elle, c'est-à-dire, qu'il est plus proche de l'âge de l'homme qui leur fait face que du sien, et comme preuve, il suffit de se souvenir de la première question du policier : il a mentionné Eléa. Eléa qui elle aussi fait partie de leur tranche d'âge, pas de la sienne. Elle prend à nouveau son courage à deux mains, comme si c'était plus facile étant donné qu'elle a son homme à ses côtés et elle ose enfin regarder son père. « Je pense que tu comprends, maintenant, pourquoi je voulais attendre avant de te dire qu'il s'agissait de Richard. » Quoi qu'elle dise, elle doute que ça puisse jouer en sa faveur : Thomas aura besoin de temps pour digérer l'information et elle ne sait pas si le fait qu'elle ait préféré attendre avant de lui "présenter" l'écrivain sera compréhensible pour lui. « J'ai apprécié le fait que tu ne m'aies pas poser de questions, depuis la Serbie, alors… Merci. On voulait attendre avant d'en parler à qui que ce soit. » Ca aussi, elle suppose que son père peut le comprendre, mais le voudra-t-il ? Ca, la jeune femme en est bien moins sûre.  

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MessageSujet: Re: Don't believe me, just watch (Thomas & Richard) Mar 9 Oct - 19:09

je hais les hommes et leurs regards
et quand viendras le jour ou l'un d'eux me prendras ma fille
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« Non…je ne viens pas pour Elea. J’aurais du frapper, oui. » Cette réponse terminée par une concession de Richard apaise un peu Thomas mais n’explique toujours ce qui avait motivé l’écrivain à débarquer chez lui. Ce qui au final, n’intéressait pas tant le flic que ça. Il était bien plus focalisé sur la révélation que Debra s’apprêtait à lui faire avant qu’ils ne soient justement interrompus par cette arrivée impromptue. En fait, il finit même par l’avouer plus ou moins subtilement à Richard. Ce qui pousse ce dernier à justifier sa présence. « Je sais. C’est pour ça que je suis là. C’est…c’est de moi que Deborah voulait te parler. » Une petite décharge d’adrénaline monte au cœur de Thomas tandis que l’évidence qu’il avait refusé de voir lui est balancée au visage. Il se fige, interdit. Non, ce n’était pas possible… Vraiment pas. Son cerveau essaye de rejeter cette révélation mais il n’est pas de taille à lutter contre la vision de sa fille qui se place à côté de son ancien professeur et confirme ses dires. « Oui… S'il est entré, c'est parce que je le lui ai demandé. On est ensemble. » Refusant de croiser le regard de son père, elle attrape plutôt la main de Richard, laissant planer son aveu dans les airs. Un silence de mort s’installe dans la pièce, à peine concurrencée par une atmosphère chargée de tension et de malaise.

Pétri d’incrédulité, et peut-être encore d’une pointe de déni, Thomas ne fait rien pour dissiper cette chape de plomb. En fait, même s’il le voulait, il ne pourrait pas. La salive ne descend plus dans sa gorge et il éprouve cette sensation proprement désagréable de ne plus pouvoir déglutir. Alors, c’est à Deborah de faire preuve de courage et de continuer à donner du relief à cette situation irréelle. Ses yeux accrochent enfin ceux de son paternel. « Je pense que tu comprends, maintenant, pourquoi je voulais attendre avant de te dire qu'il s'agissait de Richard. J'ai apprécié le fait que tu ne m'aies pas posé de questions, depuis la Serbie, alors… Merci. On voulait attendre avant d'en parler à qui que ce soit. » Il a un petit rire incrédule. Son ton neutre et les apparences civilisées qu’elle essayait de donner à l’affaire venaient de l’agacer suffisamment pour le sortir de sa torpeur. Pensait-elle vraiment que la compréhension était le sentiment qu’il avait envie d’embrasser à cet instant précis ? « C’est une putain de plaisanterie ! Dites-moi que je rêve ! » Tonne t-il, constatant au passage qu’il avait retrouvé l’usage de ses cordes vocales. Il laisse planer un silence menaçant. Il n’avait pas besoin de réponse pour savoir que ce n’était pas le cas. La mine de Deborah était assez éloquente. « Ne me remercie pas ! Tu viens justement de me prouver que j’aurai dû t’en poser des questions... J’ai eu tort de vouloir te faire confiance… Et par pitié, ne fais pas comme si je pouvais comprendre quoi que ce soit à ce que je vois. C’est absurde ! »

D’ailleurs, il ne veut plus les voir. Il leur tourne le dos un instant, appuyant à plat ses deux mains sur la commode du salon, les bras tendus, tel un sprinter dans les starting-block. « On voulait attendre avant d'en parler à qui que ce soit. » Avait-elle dit comme si elle annonçait une heureuse nouvelle. Mon dieu, il allait perdre la tête. Il fallait qu’il trouve la force de se contrôler. Il le fallait vraiment. Sinon, il allait juste se retourner et coller son poing dans la figure du Lyon. Il inspire, il expire mais la colère qui gronde dans ses veines ne de dissipe pas. « Vous vouliez attendre quoi au juste avant d’en parler ? Que Deborah soit majeure dans tous les pays du monde ? » Dit-il en se retournant avec flamme, dardant un regard assassin sur eux tandis qu’il rappelle avec ironie le jeune âge de sa fille. Un détail qu’ils semblaient avoir oublié tous les deux. Un détail qui n’en était définitivement pas un. « Qu’est-ce que vous attendez de moi ? Ma bénédiction ? C’est un peu tard, non ? Visiblement, ça fait déjà un petit moment que ça dure vous deux… » Encore une fois, il a l’impression d’être pris pour un idiot par sa fille et ça le blesse, en plus d’aviver une colère qui n’en a définitivement pas besoin. Il ne résiste d’ailleurs pas à une provocation envers Richard. « Dis-moi Richard, dis-moi, ça fait combien de temps que ça dure ! Allez-ne sois pas timide, apparemment, on se dit tout aujourd’hui ! Peut être tu avais déjà des vues sur elle quand elle était au lycée ? »


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MessageSujet: Re: Don't believe me, just watch (Thomas & Richard) Dim 14 Oct - 17:44


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- Thomas Hobbes

Deborah confirma ce que Richard disait, et évidemment, la situation passa en un éclair d’un malaise général, plus du à l’attente, à quelque chose d’extrêmement tendu et précaire. A vrai dire, il aurait été étonnant que Thomas prenne bien l’annonce qu’ils avaient à lui faire. Richard aurait préféré que ça se passe bien, mais à tout prendre, tant pis, au moins, c’était dit. Voilà, ils y étaient. Il pouvait se passer beaucoup de choses, maintenant : le pire était à venir, et il fallait juste faire le dos rond. Cela dit, en entendant le Weston littéralement se mettre à hurler, Ritchie songea que ce ne serait sans doute pas suffisant. Il comptait sur le fait qu’une fois le choc passé, la conversation avec le policier serait peut-être un peu plus constructive, dans la mesure de ce qui était possible, mais manifestement, il avait peut-être espéré trop vite et il allait falloir qu’il revoie ses ambitions à la baisse.

En attendant, qu’est-ce qu’il pouvait faire ? Rentrer dans la spirale de l’énervement était sans doute la pire des idées, même si l’écrivain fallait bien reconnaitre que c’était tentant. Et si ça l’était pour lui, il se disait que ça le serait encore plus pour Deborah. Ritchie était d’un naturel plutôt calme, ce n’était pas le cas de la jeune femme, qui sur ce plan là, ressemblait plutôt à son père. Malheureusement, Richard ne pouvait rien y faire : s’immiscer clairement entre Deborah et Thomas n’arrangerait rien, au contraire, ça rendrait les choses pires.

Il n’était pas non plus sûr de pouvoir calmer le jeu tout court. Malgré tout, il serra gentiment la main de l’escrimeuse dans la sienne, espérant la rassurer un peu. Oui, c’était difficile – et vu les provocations qu’il se prenait dans la gueule, ça ne faisait que commencer. En vérité, ça n’aurait pas plus mal se passer : Richard en était carrément mortifié. « J’irais pas sur ce terrain là, Thomas. Je vois où tu veux m’emmener et ça ne marchera pas. » C’était la seule réponse possible à avoir, la seule raisonnable. « Tu penses ce que tu veux de moi, j’ai sans doute de multiples défauts, mais par contre je ne te laisserais pas dire ce genre de choses. Je ne regarde pas mes élèves. Pour tout le reste, je veux bien comprendre, je veux bien subir ce que tu dis, à la limite tu en as le droit, mais ça c’est faux. » Le ton était calme, pour l’instant. Il faisait ce qu’il pouvait pour ramener la conversation à un semblant de civilité et de niveau sonore acceptable pour tous, mais évidemment, étant donné que seuls deux tiers des personnes étaient d’accord sur ce point, les choses risquaient de s’enliser. « Je ne vais pas parler en ton nom non plus, Deborah, mais je pense que tout ça, ça n’est facile pour personne - moi le premier – mais il me semble aussi qu’on aurait pu continuer à se voir sans jamais rien te dire, et que Deborah a fait l’effort de t’en parler quand même. »

Tout en sachant pertinemment qu’elle risquait cette réaction là, Ritchie le savait, il la voyait se ronger les sangs depuis un moment. Pourtant, elle avait été courageuse, si bien qu’ils en étaient là aujourd’hui. Sans doute, effectivement, qu’ils avaient des torts et bien entendu, la différence d’âge ne jouait clairement pas en sa faveur. Et l’écrivain savait aussi qu’il allait avoir du mal à convaincre Thomas de sa sincérité. Mais malgré tout, parce qu’il aimait Deborah, il était prêt à subir, tant pis si ça faisait mal et qu’il se faisait insulter. « Je sais ce que tu penses, Thomas, et je sais que j’arriverais pas à t’en convaincre, mais ce n’est pas ça. » Il ne se tapait pas une crise de la cinquantaine, ni un egotrip où il était rassurant de sortir avec une fille de vingt de moins que lui. Et même si ça avait été vrai, Richard voyait mal comment Thomas pouvait protéger sa fille en se braquant contre elle. Surtout alors qu’elle était honnête avec lui. « Je n'ai pas dragué Deborah - en fait, je ne l'ai même pas draguée du tout - juste parce qu'elle était plus jeune que moi, ce n'est pas ça. C'est quelque chose de sincère, vraiment. »

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PARADOXE
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Don't believe me, just watch (Thomas & Richard)

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