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Don't believe me, just watch (Thomas & Richard)

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : THE.FAME
TES DOUBLES : andrew ; nate ; brendan ; lizzie ; jesse ; yevgeniya
TON AVATAR : ella yelich-o'connor
TES CRÉDITS : dandelion (avat) - fiona (gif profil)
RAGOTS PARTAGÉS : 2429
POINTS : 4481
ARRIVÉE À TENBY : 16/07/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 20 yo (09.07.98)
CÔTÉ COEUR : escrime et un homme pas de son âge (mais chut)
PROFESSION : escrime et la fac de temps en temps
REPUTATION : un aimant à drama, cette jeune fille


MessageSujet: Don't believe me, just watch (Thomas & Richard) Mar 2 Oct - 18:23

No matter where you go, you'll never have control
No one makes it out alive, no one makes it out alive
In paradise


La décision est prise : il est temps d'avertir le père de Deborah de la relation qu'elle entretient avec son ancien professeur. Elle regarde Richard dans les yeux, a besoin de sa force pour ne pas flancher et après un long soupir à la recherche du courage qui lui manque, elle se relève. « Allez… C'est parti. » Elle appréhende la réaction de son père plus que n'importe qui d'autre. Quoi que… Si sa mère avait été en vie, elle aurait probablement tout autant appréhendé la réaction de sa mère. Ils n'ont qu'à traverser la rue pour arriver au domicile des Weston et le chemin n'a jamais semblé aussi court à l'escrimeuse qui se retrouve bien trop vite devant la porte d'entrée, Richard à ses côtés. L'angoisse se fait sentir, mais elle sait que c'est la meilleure chose à faire. Elle en a assez de se cacher et elle n'a pas envie que son père apprenne l'identité de son petit-ami par quelqu'un d'autre. Elle doit le faire, elle doit prendre les devants, être courageuse et assumer son amour pour Richard. « Bon… Je vais entrer et essayer de le préparer. Toi, tu ne bouges pas d'ici, tu m'entendras quand tu pourras venir. » Elle se pince les lèvres, tout de suite plus sérieuse que d'habitude. « Je t'aime. Et quoi qu'il dise, peu importe la façon dont il réagit, rien ne changera, d'accord ? » Elle esquisse un sourire, mais ce dernier est davantage triste que réconfortant alors ça peut être difficile de la croire sur parole et pour cause… Tout peut changer selon la réaction du policier. Elle s'est déjà imaginée des centaines de scénarios et elle est persuadée d'avoir oublié quelques variables qui pourraient créer quelques milliers de scénarios supplémentaires. Evidemment, les fois où l'annonce se passe bien sont moindres. Elle vole un dernier baiser d'encouragement à son amoureux et passe la porte après ces derniers mots.  « À tout de suite. »

Elle laisse la porte entrouverte pour que Richard puisse entendre la pénible conversation entre la fille et son père et savoir quand c'est à son tour de faire son entrée. Le policier est sur le canapé et par chance, les chiennes sont à l'extérieur, ce qui évite les aboiements de joie qui pourraient trop facilement distraire la jeune femme. « Papa ? » Elle s'était fait discrète jusque là, mais il est temps de s'annoncer, même si au final, elle n'a quitté le domicile familiale que quelques heures. Elle voudrait adopter un comportement moins étrange, mais c'est plus fort qu'elle, elle ne parvient pas à se calmer et elle est obligée de mettre ses mains dans les poches de sa veste pour ne pas se triturer les ongles. Une fois l'attention du quadragénaire atteinte, elle ne se démonte pas et elle poursuit avec les quelques phrases qu'elle a dû préparer à l'avance - quand bien même on dirait qu'elles sont spontanées tellement elles n'ont pas l'air travaillées. Deborah n'a jamais été une littéraire, et même Richard n'arrive pas à la transformer sur ce point. « Tu te souviens quand on était à Novi Sad, je t'ai dit que j'avais un copain, mais que je préférais attendre encore un peu avant de te le présenter… » A présent, c'est à ses cheveux que l'escrimeuse s'attaque dans l'espoir de diminuer son stress. Elle passe une main dans sa tignasse. « Et bien, je crois que j'ai suffisamment attendu.  Tu as le droit de savoir de qui il s'agit. » Au final, elle n'aura pas réellement préparé cette annonce… Elle aurait peut-être dû faire à manger, faire la vaisselle, faire un peu de rangement, toutes ces corvées qui sont ennuyantes, mais qu'il faut quand même faire. Oui, elle aurait peut-être dû jouer la fille modèle avant de lâcher une telle bombe à son géniteur. Malheureusement, il est trop tard et si Richard a entendu la conversation, il saura que c'est son signal pour faire son apparition.

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On s'est rencontrés, j'étais plutôt fragile, les étoiles s'enlisaient dans la forme de nos yeux. J'étais bien usée, de mensonges fabuleux et tu m'as enlevé des profondeurs, des creux.


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ARRIVÉE À TENBY : 15/07/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 43 ans (24 Octobre 1975)
CÔTÉ COEUR : Amoureux d'Eléa.
PROFESSION : Flic, il vient de reprendre du service après une suspension de six mois.
REPUTATION : La famille Weston s’agrandit ! Il se murmure que ce cher Thomas a un nouveau neveu et un nouveau gendre... Inutile de vous préciser qu'il ne se réjouit que pour un des deux...


MessageSujet: Re: Don't believe me, just watch (Thomas & Richard) Mar 2 Oct - 22:41

je hais les hommes et leurs regards
et quand viendras le jour ou l'un d'eux me prendras ma fille
en m'appelant Monsieur
alors ce jour et pour toujours
je fermerais a double tour mon coeur et je deviendrais sourd


La reprise du travail après six mois de suspension était compliquée, et c’est en homme épuisé que Thomas rentre chez lui après une journée plutôt rude. Son estomac gargouille mais lorsqu’il ouvre le frigo, il constate que celui-ci est vide. Ni lui, ni Deborah n’avait pensé à faire les courses. Dépité, il pousse un petit grognement. Maintenant, il allait devoir attendre Deb pour qu’il puisse commander un truc en même temps… Faute de meilleure idée pour tuer l’attente, il va s’allonger dans le canapé, fermant les yeux quelques instants... Il ne sait pas combien de temps il passe dans cette torpeur mais soudain la voix qu’il espérait entendre l’en tire. « Papa ? » Elle ne l’appelait comme ça que depuis très récemment, et donc ça arrive encore à l’émouvoir. Bien sûr, la scène serait plus idyllique, si elle tenait dans ses bras des sacs dont se dégageait une délicieuse odeur d’hamburgers mais pour le coup c’est le cœur du flic qui prime sur son estomac. Il se redresse, un peu dans le gaz. « Bonsoir ma chérie. Désolé, j’ai dû m’assoupir. » Il va lui demander quelle heure il est et amorcer le sujet du dîner quand il se rend compte qu’elle reste plantée face au canapé, passant son poids d’une jambe à l’autre. Désormais, il la connait assez bien pour savoir que cela signifie qu’elle doit lui parler de quelque chose d’important. Il attend donc patiemment, se demandant ce qui allait encore se passer. Et il n’est pas déçu.

« Tu te souviens quand on était à Novi Sad, je t'ai dit que j'avais un copain, mais que je préférais attendre encore un peu avant de te le présenter… Et bien, je crois que j'ai suffisamment attendu. Tu as le droit de savoir de qui il s'agit. » Oh ! C’est bien la seule onomatopée que son cerveau est capable de produire. Il devenait vite très inconfortable dans ce genre de situation et aujourd’hui n’était pas une exception. Surtout que Deborah commence à jouer avec ses cheveux, signe qu’elle était aussi nerveuse que lui. Ce qui fait ressortir la question lancinante qu’il se pose justement depuis Novi Sad : qu’est-ce que diable avait ce garçon pour qu’elle veuille garder son identité secrète aussi longtemps ? Ne pas harceler sa fille de questions avait été une torture… Le flic pensait que le suspense touchait désormais à sa fin mais rien ne vient après l’annonce préalable de Deb. En fait, un silence gênant s’installe même si bien qu’il finit par le briser. « Ok… Et qui est-ce alors ? » Toutefois, avant qu’elle ne puisse répondre, des pas se font entendre et Richard Lyon surgit dans le salon. Richard Lyon ?!

Thomas reste coi quelques instants, choqué par cette intrusion. Qu’est-ce que l’écrivain faisait dans son salon ? Et surtout au nom de quoi se permettait-il de débarquer comme ça chez lui, sans même sonner ou frapper ? « Richard, qu’est-ce que tu fais là ? » Demande Thomas éberlué, en se levant du canapé pour aller à sa rencontre. Richard était surtout un ami d’Eléa et c’est à elle qu’il pense tout à coup. « Il est arrivé quelque chose à Eléa ? » Mais cette théorie ne semble pas coller à la réalité à la situation. Richard était entré calmement, sans avoir l’air paniqué ou sans avoir la tête de quelqu’un qui va annoncer une mauvaise nouvelle. Ce qui lui enlève sa seule raison légitime d’avoir pénétré comme ça le domicile des Weston. « En tout cas, si c’est elle que tu cherches, elle n’est pas ici. Et j’aurai préféré que tu frappes avant d’entrer. » Il n’y a pas d’animosité dans le ton de Thomas mais il n’y a pas non de cordialité. A vrai dire, il est plutôt embêté que la grande révélation de Deb ait été interrompue et finit d’ailleurs par en faire part à l’intrus. « En plus, je suis au milieu d’une conversation plutôt importante avec ma fille, alors si tu pouvais repasser plus tard… » Dit-il espérant le congédier ainsi.


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She’s is actually the most kindest, and sweetest person you could ever meet. I’m in love with her. And once you get lucky with someone like that, someone who feels absolutely too much, then you’ll know. You’ll know that they were made exactly for you. And she’ll need you just as much as you’ll need her. Things will work themselves out. The love you two share will be the most indestructible and indescribable thing in the world. And that’s the most beautiful love anyone could ever feel.


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ÂGE DU PERSONNAGE : 39 ans (13 mai 1979)
CÔTÉ COEUR : Une fille trop jeune pour lui. No comment.
PROFESSION : Professeur d'anglais, écrivain.
REPUTATION : Plutôt apprécié dans la communauté, c'est un bon prof, apprécié des parents d'élèves, et il est plutôt accessible pour un écrivain célèbre. Mais tout de même, les rumeurs qui ont couru sur lui à la mort de sa femme...il n'y a pas de fumée sans feu, pas vrai ?


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MessageSujet: Re: Don't believe me, just watch (Thomas & Richard) Mer 3 Oct - 19:38


Hell is truth seen too late.
- Thomas Hobbes

Il fallait y aller. Oui, il le fallait, c’était simple à faire, il n’y avait qu’à traverser la rue, mais maintenant qu’ils y étaient pour de bon, Richard se demandait si c’était une si bonne idée que ça. Lorsqu’ils en avaient parlé abstraitement, il n’avait pas fallu longtemps à Ritchie et Deborah pour se mettre d’accord. Mieux valait dire rapidement au père de la jeune femme ce qui se passait entre eux. Même s’il n’appréciait pas plus que ça le policier, l’écrivain admettait sans difficulté qu’il avait le droit de savoir avec qui sa fille sortait. Et puis au-delà, il ne voulait pas cacher cette relation éternellement, comme si c’était quelque chose de honteux. Non, parce qu’au contraire, il ne voulait pas concevoir l’amour sincère qui existait entre eux deux comme quelque chose de mauvais, dont il aurait à s’expliquer ou quoi que ce soit du même style.

Maintenant, concrètement, il avait beau se creuser la tête, Richard ne voyait pas vraiment comment est-ce que tout ça aurait pu bien se passer. Ils allaient au devant d’une discussion qui s’annonçait particulièrement pénible, ce que dont Deborah semblait avoir elle aussi conscience lorsqu’ils s’arrêterent devant chez les Westons. Il approuva d’un signe de tête la marche à suivre, et tenta un sourire : « Je sais. Je t’aime aussi. » Il aurait aimé dire que tout irait bien, que ça allait bien se passer, mais Richard n’était pas sûr de croire lui-même à cette hypothèse, alors il préférait ne pas mentir et attendre de voir.

De toute façon, il n’avait pas le choix : tout ce qu’il pouvait faire, justement, c’était attendre. Il songea avec un peu d’ironie que ça faisait longtemps qu’il ne s’était pas senti aussi nerveux. Cela dit, cela faisait bien vingt ans qu’il n’avait pas été impressionné par le fait de rencontrer le père d’une quelconque petite-amie. Et même à ce moment-là, les circonstances étaient moins exceptionnelles, et sans doute plus facile. Ce n’était pas comme s’il avait eu simplement trois ans d’écart avec le père de Deborah, après tout, hein ? Hilarant. Richard écouta patiemment la conversation, jusqu’à ce qu’il soit temps pour lui de faire son entrée. Il aurait voulu accompagner Deborah depuis le début, histoire de la rassurer un peu, mais il savait que de toute façon, elle angoisserait tout de même et qu’il ne pourrait rien y faire. Et que surtout, annoncer les choses aussi brutalement à Thomas n’était sans doute pas une bonne idée.

Cela étant, à voir sa réaction de surprise quand il entra, Richard conclut pour lui-même qu’en réalité, il n’y avait pas de bonnes méthodes, quoiqu’ils aient pu préparé Deborah et lui, et que ça ne changerait rien. Soit Thomas n’avait pas encore compris, et auquel cas il allait avoir la pénible tâche d’expliciter les choses. Soit il avait parfaitement compris et auquel cas c’était tellement difficile à concevoir pour le flic que le reste de la conversation allait forcément être totalement atroce.

Bon, manifestement, c’était la première option. Ritchie jeta un regard un peu désolé à Deborah. Le Weston semblait vraiment n’avoir absolument rien compris – ou ne même pas vouloir imaginer – ce qu’il faisait là. « Non…je ne viens pas pour Elea. » Mais malgré ça, Thomas persista à ne pas comprendre, poursuivant sur un ton de reproche face à Ritchie, qu’il percevait manifestement comme un intrus plutôt impoli. « J’aurais du frapper, oui. » Concéda l’écrivain. Histoire de maintenir un semblant de normalité dans une situation qui manifestement était déjà partie en live, ce qui n’était d’ailleurs pas prêt de s’arranger.  Le malaise était total et la gêne était palpable. Richard aurait donné tout ce qu’il avait, à ce moment là, pour ne pas être là et ne pas avoir à faire ça. « Je sais. C’est pour ça que je suis là. » Parce qu’il fallait bien qu’il vienne, non ? « C’est…c’est de moi que Deborah voulait te parler. » Il n’y avait pas de bonne manière de l’annoncer, pas de bonne manière de faire, il fallait juste que ça arrive, et une fois qu’ils seraient lancé, ça irait mieux. Richard aurait voulu être rassurant au moins pour Deborah : il voyait l’angoisse dans les yeux de la jeune femme, mais sur le moment, il ne pouvait pas y faire grand-chose.

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PARADOXE
I'm everything I hate, everything I dispise, I'm a collection of paradoxes, a collection of flaws, misfortunes, disappointments, things I'm not aware of, I'm everything you don't want and I'm certainly everything you don't need.
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MessageSujet: Re: Don't believe me, just watch (Thomas & Richard) Sam 6 Oct - 14:49

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Le cauchemar dans lequel Deborah se trouve est bien trop réel, bien trop vrai et elle n'arrive malheureusement pas à se réveiller. Merde. C'est la réalité. Richard fait son entrée dans la maison et la réaction de Thomas ne fait pas partie des milliers de scénarios que la jeune femme avait imaginé. Son palpitant s'excite dans sa poitrine et elle reste muette, incapable de dire quoi que ce soit face au déni très prononcé de son père. Il semble tellement sûr que sa fille est en couple avec quelqu'un de son âge qu'il proscrit l'idée même que la visite de Richard ait un quelconque lien avec sa révélation. Elle se retourne pour regarder son amoureux qui s'avance dans la pièce, ses yeux bleus lui criant à l'aide inlassablement. Elle se mordille la lèvre inférieure, laisse Richard répondre, assuré qu'il n'est pas là à cause d'Eléa. En fait, Deborah se dit qu'elle aurait dû s'y prendre autrement car maintenant, le policier prend celui qu'elle aime pour un intrus malpoli qu'il ne veut pas chez lui. Elle ne laisse finalement pas le temps de réagir à son père qu'elle embraye après son petit-ami. Cette fois que le doute doit se dissiper dans l'esprit de son père, elle a vraiment peur de ce qu'il va dire, s'il décide de dire quelque chose.
« Oui… S'il est entré, c'est parce que je le lui ai demandé. » Elle fuit le regard du policier et se retourne une nouvelle fois vers Richard. Sans vouloir être provocante, elle s'avance même vers lui et elle lui prend délicatement la main. À présent, son père ne pourra plus avoir le moindre doute. C'est bien avec Richard qu'elle est en couple. Avec lui et personne d'autre. « On est ensemble. »

Ca y est, c'est dit. Il n'y a plus de retour en arrière possible. Elle est tombée amoureuse d'un homme qui a vingt ans de plus qu'elle, c'est-à-dire, qu'il est plus proche de l'âge de l'homme qui leur fait face que du sien, et comme preuve, il suffit de se souvenir de la première question du policier : il a mentionné Eléa. Eléa qui elle aussi fait partie de leur tranche d'âge, pas de la sienne. Elle prend à nouveau son courage à deux mains, comme si c'était plus facile étant donné qu'elle a son homme à ses côtés et elle ose enfin regarder son père. « Je pense que tu comprends, maintenant, pourquoi je voulais attendre avant de te dire qu'il s'agissait de Richard. » Quoi qu'elle dise, elle doute que ça puisse jouer en sa faveur : Thomas aura besoin de temps pour digérer l'information et elle ne sait pas si le fait qu'elle ait préféré attendre avant de lui "présenter" l'écrivain sera compréhensible pour lui. « J'ai apprécié le fait que tu ne m'aies pas poser de questions, depuis la Serbie, alors… Merci. On voulait attendre avant d'en parler à qui que ce soit. » Ca aussi, elle suppose que son père peut le comprendre, mais le voudra-t-il ? Ca, la jeune femme en est bien moins sûre.  

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MessageSujet: Re: Don't believe me, just watch (Thomas & Richard) Mar 9 Oct - 19:09

je hais les hommes et leurs regards
et quand viendras le jour ou l'un d'eux me prendras ma fille
en m'appelant Monsieur
alors ce jour et pour toujours
je fermerais a double tour mon coeur et je deviendrais sourd

« Non…je ne viens pas pour Elea. J’aurais du frapper, oui. » Cette réponse terminée par une concession de Richard apaise un peu Thomas mais n’explique toujours ce qui avait motivé l’écrivain à débarquer chez lui. Ce qui au final, n’intéressait pas tant le flic que ça. Il était bien plus focalisé sur la révélation que Debra s’apprêtait à lui faire avant qu’ils ne soient justement interrompus par cette arrivée impromptue. En fait, il finit même par l’avouer plus ou moins subtilement à Richard. Ce qui pousse ce dernier à justifier sa présence. « Je sais. C’est pour ça que je suis là. C’est…c’est de moi que Deborah voulait te parler. » Une petite décharge d’adrénaline monte au cœur de Thomas tandis que l’évidence qu’il avait refusé de voir lui est balancée au visage. Il se fige, interdit. Non, ce n’était pas possible… Vraiment pas. Son cerveau essaye de rejeter cette révélation mais il n’est pas de taille à lutter contre la vision de sa fille qui se place à côté de son ancien professeur et confirme ses dires. « Oui… S'il est entré, c'est parce que je le lui ai demandé. On est ensemble. » Refusant de croiser le regard de son père, elle attrape plutôt la main de Richard, laissant planer son aveu dans les airs. Un silence de mort s’installe dans la pièce, à peine concurrencée par une atmosphère chargée de tension et de malaise.

Pétri d’incrédulité, et peut-être encore d’une pointe de déni, Thomas ne fait rien pour dissiper cette chape de plomb. En fait, même s’il le voulait, il ne pourrait pas. La salive ne descend plus dans sa gorge et il éprouve cette sensation proprement désagréable de ne plus pouvoir déglutir. Alors, c’est à Deborah de faire preuve de courage et de continuer à donner du relief à cette situation irréelle. Ses yeux accrochent enfin ceux de son paternel. « Je pense que tu comprends, maintenant, pourquoi je voulais attendre avant de te dire qu'il s'agissait de Richard. J'ai apprécié le fait que tu ne m'aies pas posé de questions, depuis la Serbie, alors… Merci. On voulait attendre avant d'en parler à qui que ce soit. » Il a un petit rire incrédule. Son ton neutre et les apparences civilisées qu’elle essayait de donner à l’affaire venaient de l’agacer suffisamment pour le sortir de sa torpeur. Pensait-elle vraiment que la compréhension était le sentiment qu’il avait envie d’embrasser à cet instant précis ? « C’est une putain de plaisanterie ! Dites-moi que je rêve ! » Tonne t-il, constatant au passage qu’il avait retrouvé l’usage de ses cordes vocales. Il laisse planer un silence menaçant. Il n’avait pas besoin de réponse pour savoir que ce n’était pas le cas. La mine de Deborah était assez éloquente. « Ne me remercie pas ! Tu viens justement de me prouver que j’aurai dû t’en poser des questions... J’ai eu tort de vouloir te faire confiance… Et par pitié, ne fais pas comme si je pouvais comprendre quoi que ce soit à ce que je vois. C’est absurde ! »

D’ailleurs, il ne veut plus les voir. Il leur tourne le dos un instant, appuyant à plat ses deux mains sur la commode du salon, les bras tendus, tel un sprinter dans les starting-block. « On voulait attendre avant d'en parler à qui que ce soit. » Avait-elle dit comme si elle annonçait une heureuse nouvelle. Mon dieu, il allait perdre la tête. Il fallait qu’il trouve la force de se contrôler. Il le fallait vraiment. Sinon, il allait juste se retourner et coller son poing dans la figure du Lyon. Il inspire, il expire mais la colère qui gronde dans ses veines ne de dissipe pas. « Vous vouliez attendre quoi au juste avant d’en parler ? Que Deborah soit majeure dans tous les pays du monde ? » Dit-il en se retournant avec flamme, dardant un regard assassin sur eux tandis qu’il rappelle avec ironie le jeune âge de sa fille. Un détail qu’ils semblaient avoir oublié tous les deux. Un détail qui n’en était définitivement pas un. « Qu’est-ce que vous attendez de moi ? Ma bénédiction ? C’est un peu tard, non ? Visiblement, ça fait déjà un petit moment que ça dure vous deux… » Encore une fois, il a l’impression d’être pris pour un idiot par sa fille et ça le blesse, en plus d’aviver une colère qui n’en a définitivement pas besoin. Il ne résiste d’ailleurs pas à une provocation envers Richard. « Dis-moi Richard, dis-moi, ça fait combien de temps que ça dure ! Allez-ne sois pas timide, apparemment, on se dit tout aujourd’hui ! Peut être tu avais déjà des vues sur elle quand elle était au lycée ? »


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MessageSujet: Re: Don't believe me, just watch (Thomas & Richard) Dim 14 Oct - 17:44


Hell is truth seen too late.
- Thomas Hobbes

Deborah confirma ce que Richard disait, et évidemment, la situation passa en un éclair d’un malaise général, plus du à l’attente, à quelque chose d’extrêmement tendu et précaire. A vrai dire, il aurait été étonnant que Thomas prenne bien l’annonce qu’ils avaient à lui faire. Richard aurait préféré que ça se passe bien, mais à tout prendre, tant pis, au moins, c’était dit. Voilà, ils y étaient. Il pouvait se passer beaucoup de choses, maintenant : le pire était à venir, et il fallait juste faire le dos rond. Cela dit, en entendant le Weston littéralement se mettre à hurler, Ritchie songea que ce ne serait sans doute pas suffisant. Il comptait sur le fait qu’une fois le choc passé, la conversation avec le policier serait peut-être un peu plus constructive, dans la mesure de ce qui était possible, mais manifestement, il avait peut-être espéré trop vite et il allait falloir qu’il revoie ses ambitions à la baisse.

En attendant, qu’est-ce qu’il pouvait faire ? Rentrer dans la spirale de l’énervement était sans doute la pire des idées, même si l’écrivain fallait bien reconnaitre que c’était tentant. Et si ça l’était pour lui, il se disait que ça le serait encore plus pour Deborah. Ritchie était d’un naturel plutôt calme, ce n’était pas le cas de la jeune femme, qui sur ce plan là, ressemblait plutôt à son père. Malheureusement, Richard ne pouvait rien y faire : s’immiscer clairement entre Deborah et Thomas n’arrangerait rien, au contraire, ça rendrait les choses pires.

Il n’était pas non plus sûr de pouvoir calmer le jeu tout court. Malgré tout, il serra gentiment la main de l’escrimeuse dans la sienne, espérant la rassurer un peu. Oui, c’était difficile – et vu les provocations qu’il se prenait dans la gueule, ça ne faisait que commencer. En vérité, ça n’aurait pas plus mal se passer : Richard en était carrément mortifié. « J’irais pas sur ce terrain là, Thomas. Je vois où tu veux m’emmener et ça ne marchera pas. » C’était la seule réponse possible à avoir, la seule raisonnable. « Tu penses ce que tu veux de moi, j’ai sans doute de multiples défauts, mais par contre je ne te laisserais pas dire ce genre de choses. Je ne regarde pas mes élèves. Pour tout le reste, je veux bien comprendre, je veux bien subir ce que tu dis, à la limite tu en as le droit, mais ça c’est faux. » Le ton était calme, pour l’instant. Il faisait ce qu’il pouvait pour ramener la conversation à un semblant de civilité et de niveau sonore acceptable pour tous, mais évidemment, étant donné que seuls deux tiers des personnes étaient d’accord sur ce point, les choses risquaient de s’enliser. « Je ne vais pas parler en ton nom non plus, Deborah, mais je pense que tout ça, ça n’est facile pour personne - moi le premier – mais il me semble aussi qu’on aurait pu continuer à se voir sans jamais rien te dire, et que Deborah a fait l’effort de t’en parler quand même. »

Tout en sachant pertinemment qu’elle risquait cette réaction là, Ritchie le savait, il la voyait se ronger les sangs depuis un moment. Pourtant, elle avait été courageuse, si bien qu’ils en étaient là aujourd’hui. Sans doute, effectivement, qu’ils avaient des torts et bien entendu, la différence d’âge ne jouait clairement pas en sa faveur. Et l’écrivain savait aussi qu’il allait avoir du mal à convaincre Thomas de sa sincérité. Mais malgré tout, parce qu’il aimait Deborah, il était prêt à subir, tant pis si ça faisait mal et qu’il se faisait insulter. « Je sais ce que tu penses, Thomas, et je sais que j’arriverais pas à t’en convaincre, mais ce n’est pas ça. » Il ne se tapait pas une crise de la cinquantaine, ni un egotrip où il était rassurant de sortir avec une fille de vingt de moins que lui. Et même si ça avait été vrai, Richard voyait mal comment Thomas pouvait protéger sa fille en se braquant contre elle. Surtout alors qu’elle était honnête avec lui. « Je n'ai pas dragué Deborah - en fait, je ne l'ai même pas draguée du tout - juste parce qu'elle était plus jeune que moi, ce n'est pas ça. C'est quelque chose de sincère, vraiment. »

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MessageSujet: Re: Don't believe me, just watch (Thomas & Richard) Mar 16 Oct - 21:31

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Malgré le déni apparent de son paternel, Deborah a encore l'espoir que l'annonce se passe bien. Dans le meilleur des cas - après ce qu'elle trouve déjà être un moment de gêne très difficile à passer - le policier s'assoirait et prendrait quelques secondes (minutes) pour digérer l'information. Oui, la meilleure des possibilités pour la jeune femme est en effet que son père soit sous le choc et qu'il ne réagisse pas. Toutefois, c'est mal connaître les Weston que de croire qu'un tel scénario est possible. Le rire mauvais qui s'échappe de ses lèvres est mauvais signe, et le signe se concrétise quand le père de la jeune femme ouvre la bouffe. Elle le regarde, les dents serrées, cracher son venin sur elle dans un premier lieu et elle encaisse difficilement. Le plus difficile est quand il s'en prend à Richard et qu'elle n'a pas le temps de répondre car ce dernier la devance. Elle admire le calme avec lequel il répond et elle se dit qu'elle devrait adopter le même genre de comportement. Enfin, elle se dirait quelque chose dans ce goût là si elle n'avait pas ce tempérament de feu qui l'habite depuis son plus jeune âge. Là, elle se mord l'intérieur de la joue en attendant que Richard termine. Elle ne souhaite pas le couper pour une raison qu'elle ignore… Peut-être parce qu'elle veut prouver la cohésion qu'elle a avec lui, l'union, le respect.  « T'es sérieusement en train de dire ça ? Faut croire que moi aussi j'ai eu tort de te faire confiance en pensant que tu saurais gérer le fait qu'on est censé être franc l'un envers l'autre. Ça m'apprendra à vouloir te faire partager ce qu'il se passe dans ma vie ! » Elle s'égosille sans que rien ne puisse l'arrêter et elle lâche d'ailleurs la main de son amoureux pour se rapprocher de son père avec la même véhémence.

« T'as oublié toutes tes belles paroles, hein ? Sur le fait que j'étais plus sereine ? Plus heureuse ? » Leur conversation en Serbie avait fait du bien à la brune et elle s'était dit, naïvement que si son père avait remarqué qu'elle était plus heureuse depuis qu'elle est en couple avec Richard, alors il comprendrait plus facilement. Que nenni. « Tu devrais plutôt te faire à l'idée que c'est grâce à lui, que je suis amoureuse de Richard. » Elle continue, elle enfonce le clou, parce que la réaction de son père la met en colère. Très en colère. « Mais forcément tu veux tout gâcher… J'aurais dû m'en douter. En fait, je devais déjà m'en douter et c'est pour ça que j'ai mis du temps à vouloir t'en parler. » Elle a un goût amer en travers de la gorge. Dégoûtée. Elle pensait que sa relation avec le quadragénaire s'était améliorée, qu'ils avaient presque la relation qu'un père et une fille pouvait avoir, mais elle s'était trompée. Certes, elle peut comprendre que n'importe qui serait sous le choc face à une telle relation, mais elle n'accepte pas les sous-entendus auquel Richard a droit. « Non, il ne m'a pas draguée ! Et il ne m'a jamais regardée quand j'étais encore au lycée. Pour ce que ça vaut, il aurait déjà fallu que j'aille en cours pour ça. » Qu'elle ne peut s'empêcher d'ajouter avec une pointe d'ironie palpable, même si sur le moment, elle est incapable de réaliser que ses paroles ne servent pas vraiment les intérêts de son petit-ami.

Elle qui avait toujours réussi à garder la face aux côtés de son petit-ami, ou du moins qui ne s'était jamais mise en colère devant lui - car elle se souvient avoir pleurée devant lui - est forcée d'admettre qu'elle n'aura pas su se contenir devant son père. La mâchoire toujours aussi serrée, elle se retourne vers l'écrivain pour le gratifier d'un regard désolé puis se retourne vers son père. « Si tu veux tout savoir, ça a commencé avant l'été.  » Elle n'avait même pas encore vingt ans et Richard n'avait pas non plus encore trente-neuf ans quand ils se sont embarqués dans cette histoire sans réfléchir. Pourtant, elle ne regrette rien.

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MessageSujet: Re: Don't believe me, just watch (Thomas & Richard) Ven 19 Oct - 14:58

je hais les hommes et leurs regards
et quand viendras le jour ou l'un d'eux me prendras ma fille
en m'appelant Monsieur
alors ce jour et pour toujours
je fermerais a double tour mon coeur et je deviendrais sourd

« J’irais pas sur ce terrain là, Thomas. Je vois où tu veux m’emmener et ça ne marchera pas. » Ce fut Richard qui répondit le premier aux accusations de Thomas. Et loin de l’apaiser, le ton calme, et sans doute légèrement condescendants de l’écrivain, le hérissa de plus belle. Il l’écouta néanmoins expliquer qu’un certain nombre de choses pouvaient lui être reproché mais qu’il n’était pas prêt à le laisser penser qu’il regardait ses élèves. Il fut appuyé par Deborah qui lui confirma qu’il ne l’avait jamais regardée au lycée et qu’ils avaient commencé à se voir avant l’été seulement. Thomas haussa les épaules d’un air dubitatif, prenant à parti Richard uniquement pour le moment, ignorant la provocation de Deb sur les heures de lycée qu’elle avait séchées. « Oh s’il te plaît, Richard… Tu as déjà le culot de venir sous mon toit m’annoncer que tu te tapes ma fille à peine majeure, et maintenant tu crois que tu peux aussi me dire calmement ce que j’ai le droit ou pas de penser et de dire… Désolé mais tu ne pourras pas m’empêcher de penser que c’est profondément incorrect qu’un homme qui s’occupe de jeunes gens toute la journée sortent avec une gamine qui a peine deux ans de plus qu’eux… Peu importe que votre relation ait commencé avant ou après que tu cesses d’être son professeur… Et tu sais quoi ? Quand ça se saura et que les papas et mamans de Tenby retireront leurs gamins du lycée, tu verras que je ne serai pas le seul à penser comme ça. » Le ton du flic avait repris un volume plus normal malgré l’agression clairement exprimée dans ses paroles. Il avait du mal à entendre le Lyon dire que c’était absurde de penser qu’il puisse regarder ses élèves alors que les apparences ne jouaient clairement pas en sa faveur…

Et malheureusement, l’écrivain n’avait pas fini de l’énerver. Il déclara ensuite que ce n’était facile pour personne mais que Thomas pourrait au moins être sensible au fait qu’ils aient décidé de lui en parler au lieu de continuer à se voir en secret. Nouveau rire désabusé du principal intéressé. « Ah oui, ce n’est pas facile pour toi ? Quoi donc au juste ? D’assumer ton démon de midi ? D’entacher ta précieuse petite réputation ? Mais tu as raison, de quel droit j’ose me plaindre alors que vous m’avertissez si gentiment ? Merci mille fois de votre sincérité. » L’ironie, c’était un peu mieux que les explosions de colère mais le Weston n’allait pas pouvoir tenir cette ligne de conduite longtemps si Richard continuait de le repousser dans ses retranchements. Et malheureusement, ce dernier semblait bien parti pour. Une nouvelle réplique et Thomas explosa à nouveau. « Je sais ce que tu penses, Thomas, et je sais que j’arriverais pas à t’en convaincre, mais ce n’est pas ça. » « Putain mais arrête de dire que tu sais ce que je pense ! Tu n’en as pas la moindre putain d’idée !! Sinon, tu ne te tiendrais pas tranquillement face à moi ta main dans celle de ma fille, avec tes faux airs sereins. »

Richard persista néanmoins, affirmant qu’il n’avait pas dragué Deborah et ce qu’il y avait entre eux était sincère. Thomas secoua la tête prêt à dire quelque chose mais sa fille choisit ce moment pour entrer à nouveau dans lutte à son tour et pour défendre Richard. Elle lâche la main de ce dernier, allant directement confronter son père. Elle réplique vertement à ce qu’il lui a dit, sur la confiance, lui faisant valoir qu’elle avait elle aussi eu tort de lui accorder la sienne ainsi que sa franchise. Il ne se laisse pas impressionner pour autant. « Ce n’est pas parce qu’on a décidé de se faire confiance et d’être plus franc l’un envers l’autre, que tu peux faire des conneries, venir mes les avouer et t’attendre à ce que je ne dise rien parce que tu as été honnête. Parce qu’excuse-moi, mais toi et lui, ce n’est rien d’autre qu’une connerie. Et au fond, c’est pour ça que tu as mis aussi longtemps à m’en parler. Pas seulement parce que tu craignais ma réaction mais surtout parce qu’au fond de toi, tu sais qu’il y a un problème. » Il repense aux arguments de la jeune femme. A la fois où il lui a dit qu’elle avait l’air plus sereine, plus heureuse. Au fait qu’elle vient de clamer qu’elle est amoureuse de Richard. Et au fait que ce dernier jurait que c’était sincère. Malgré sa colère, il sait qu’ils ne sont pas en train de mentir. Et c’est bien ça le pire dans cette situation. Il pousse un long soupir, essayant d’ouvrir les yeux de sa fille plutôt que de se la mettre à dos. « Oui tu es plus sereine, plus heureuse. Ce n’était pas des paroles en l’air. Oui tu as l’air amoureuse de lui. Comme tu l’étais avant de ce Leslie, qui était aussi plus vieux que toi. Et comment ça a fini, rappelle-moi ? Tu as tout un avenir devant toi et tu veux le gâcher en t’entichant encore d’un homme plus vieux ? Je ne vais rien gâcher du tout, parce que ça capotera tout seul. Je veux bien croire que vous êtes sincères mais c’est une illusion. Quand Richard aura fini de se rassurer avec une jeunette et que toi tu auras fini de jouer les rebelles avec des hommes pas pour toi, vous verrez que vous avez des rythmes de vies différents, des attentes différentes, des amis différents. Vous verrez que ce type de relation ne peut être que décevante en plus d’être indécente. Et comment tu feras quand tu voudras des enfants ? Et toi, Richard, tu es prêt à gâcher ta carrière pour ça ? »


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She’s is actually the most kindest, and sweetest person you could ever meet. I’m in love with her. And once you get lucky with someone like that, someone who feels absolutely too much, then you’ll know. You’ll know that they were made exactly for you. And she’ll need you just as much as you’ll need her. Things will work themselves out. The love you two share will be the most indestructible and indescribable thing in the world. And that’s the most beautiful love anyone could ever feel.


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MessageSujet: Re: Don't believe me, just watch (Thomas & Richard) Mar 23 Oct - 0:05

Hell is truth seen too late.
- Thomas Hobbes

« Tu sous-entends que t’irais me dénoncer ? Ou je rêve ? » Le ton de Richard était glacial. L’ambiance, déjà froide, devint carrément polaire : à ce stade, il savait que c’était trop tard, qu’il ne ferait plus aucun effort pour calmer le jeu. Il voulait bien entendre beaucoup de choses de la part de Thomas Weston, il pouvait même comprendre pourquoi le flic le détestait. Il y avait sans doute une part de vérité dans ce que le père de Deborah disait, mais l’écrivain n’était plus près à écouter. La différence qui existait était entre la réalité – oui, il était plus vieux que Deborah, oui ça pouvait poser question, très bien – et ce qui était une fausse accusation, quelque chose de grave, de violent, qui pouvait lui attirer de réels ennuis. « Je me chargerais moi-même de l’annoncer au proviseur, si ça ne te fait rien, avant que tu n’ailles me faire accuser sans preuve d’un truc faux qui pourrait m’envoyer en prison, si ça te dérange pas, Thomas. » Honnêtement, il fallait vraiment avoir de sacrés nerfs pour ne pas cogner sur Thom Weston. Et Richard en avait, il fallait au moins lui reconnaitre ça. Mais l’écrivain avait tout de même, non pas une certaine fierté, non, ça c’était faux, parce qu’il n’avait pas vraiment d’ego non plus, mais une véritable sensibilité à l’injustice. Il estimait qu’il avait suffisamment de tort comme ça pour qu’on lui en rajoute pas.


« Ma réputation ?  Laquelle ? Celle que le Sun a massacré quand ma femme est morte ? »
L’ironie mordante du ton de Richard n’annonçait rien de bon. Cette fois il était réellement en colère, ce qui donnait des répliques crues, franches, sans fard. Pour qu’il en arrive à parler de Kristin, de sa maladie, de toute la campagne de dénigrement des tabloids qui en avait suivi, il fallait vraiment qu’il soit en colère. Mais il était sincère : sa réputation, Richard s’en foutait. Royalement. « Qu’est-ce que ça peut me faire d’être considéré comme un pauvre type ? Le Sun fait ce genre de trucs mieux que toi, Thomas. » Tous ces reproches l’excédaient vraiment. Il avait essayé, vraiment, de faire au mieux. Ritchie aurait préféré que ça se passe autrement.« Tu veux que je te dise pourquoi ça m’emmerde ? Ca m’emmerde pour Deborah. Moi, je m’en fous. On m’a déjà dit que ma femme était trop vieille, alors qu’on me dise que ma copine est trop jeune, franchement… » Il haussa les épaules. « Je ne voulais pas que Deborah s’engueule avec son père. Je voulais éviter que vous vous perdiez l’un et l’autre à cause de moi. Ca, ça m’aurait fait culpabiliser, mais bon, vu que toi ça n’a pas l’air de te déranger, après tout, effectivement, je commence à me demander pourquoi je me pose toutes ces questions. » Vu le tempérament  du père et de la fille, cette situation risquait de rester tendue un moment. Richard en était réellement désolé, et le regard qu’il lança à Deborah ne traduisait que des excuses. Pour la situation dont il estimait être responsable, pour sa propre colère, pour la mention de Kristin, pour tout, en fait…elle aurait mérité que tout se passe bien, ou en tout cas, mieux. « Alors je suis censé faire quoi, Thomas ? Je vais pas me battre avec toi, c’est ridicule. Ou alors quoi, tu aurais préféré qu’on ne te dise rien ?  Ou l’apprendre par quelqu’un d’autre ? »


Qu’est-ce qu’ils étaient censés faire, bon sang ? Ils l’auraient laissé hors de la boucle, Thomas aurait hurlé. Il hurlait aussi en l’incluant dedans. Surtout, même si ça avait une erreur, chose à laquelle Richard ne croyait pas de toute façon, est-ce que se braquer contre sa fille était le meilleur moyen de la faire changer d’avis ? D’ailleurs, ça ne manqua pas de la mettre en colère également. Il posa gentiment la main sur l’épaule de l’escrimeuse, histoire de lui rappeler qu’il était avec elle, qu’elle n’était pas toute seule. « C’est bien de dire de sa propre fille qu’elle est indécente. Je sais pas si je me rassure avec une jeune, mais ça c’est très classe, en tout cas. » Ritchie secoua la tête. «  Et si ça dure, Thomas ? Si ça marche ? Tu feras quoi ? Moi, je gâcherais ma carrière sans hésiter une seule seconde, comme tu dis si bien, et je considérerais que ce n’est pas du gâchis parce que ça en vaut la peine. » Richard haussa les épaules. Il savait aussi qui était Leslie, ne jugeait pas Deborah – parce que la réciproque était vraie. Mais c’était différent, un autre type de relation, une erreur, double : on ne sortait pas avec une mineure, et on ne laissait pas les gens se faire de faux espoirs. Pour en revenir à Thomas, Ritchie haussa les épaules. « Je crois qu’on a manifestement plus rien à se dire. » Il se tourna vers Deborah. « Je pense que je vais y aller, ça ne sert à rien. Je t'attends dehors ? » L’écrivain aurait voulu que ça se passe mieux. Mais ce n’était sans doute pas possible, sans doute parce que Thomas Weston n’avait pas entièrement tort, et sans doute aussi simplement au caractère de chacun. Mais Richard était réellement moins désolé de l’opinion de celui qu’il devait bien nommer son beau-père – il s’y attendait – que de son attitude envers Deborah. Il n’avait aucune idée de ce qui allait pouvoir se passer, mais en tout cas, une chose était sûre : Richard n’allait certainement pas la laisser tomber, elle. Quoi qu’il lui en coute.

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MessageSujet: Re: Don't believe me, just watch (Thomas & Richard) Dim 28 Oct - 16:44

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Ne pas se laisser atteindre, ne pas se laisser atteindre... Deborah aimerait que ce soit si facile, que les mots de son père puissent glisser sur elle au lieu de la frapper en plein coeur, mais plus les secondes passent et plus la brune comprend qu'elle en est incapable. La nouvelle consigne devient alors la suivante : ne pas pleurer, ne pas pleurer... Mais là encore, c'est difficile de voir les hommes de sa vie se déchirer, sans compter les insultes qu'elle reçoit tout en gardant la tête haute. Elle se sent mal pour Richard qui a enfin un aperçu de ce que les parents d'élèves vont penser quand leur relation sera visible aux yeux de tous. Comme quoi, la possibilité d'aimer qui bon nous semble est un leurre, comme beaucoup d'autre chose. Ce qui n'est pas un leurre, en revanche, c'est l'amour qu'ils ont l'un pour l'autre, peu importe à quel point le policier (voire la société) essaye de leur faire comprendre à quel point ils sont incompatibles. Elle laisse les deux hommes répliquer comme s'ils tiraient chacun les balles d'une mitraillette, un peu sonnée, beaucoup déçue et quand elle réagit, c'est une petite voix. Deborah a un peu honte de ce qu'elle s'apprête à dire, parce que ça fait partie des reproches qu'elle s'était promis de ne plus jamais faire, mais une bataille n'est jamais gagnée quand on la joue fair-play. « Ce n'est pas parce que tu ne m'as pas élevée que je suis encore une gamine. » Gamine, elle déteste ce mot et le fait que son père l'utilise pour la décrire la rend amère. Vraiment. Ce simple petit mot lui donne le sentiment d'être rabaissée et elle ne peut pas l'accepter, même si elle ne fait certainement que jouer sur la sémantique. « J'ai grandi. Je suis une adulte, même si tu n'as pas l'air de vouloir le concevoir. Je suis ta fille, mais je ne suis pas une gamine. » Soupire-t-elle, à bout de nerfs. Ne pas pleurer...

« Tu demandes à Richard d'arrêter de dire qu'il sait ce que tu penses, et bien je peux te demander la même chose. » Commence-t-elle, dégoûtée par toutes les répliques assassines qu'elle a dû essuyer. « Si j'ai mis du temps à t'en parler, ce n'est pas parce qu'il y a un quelconque problème. Le problème n'est pas notre relation, c'est plutôt toi et ce que tu en penses. Si j'ai mis du temps à t'en parler, c'est parce que je voulais attendre d'être sûre de mes sentiments, comme je l'aurais fait avec n'importe qui. » Elle avait fait la même chose avec Timothy : elle avait attendu avant d'en parler à qui que ce soit et au final, le policier n'aura jamais été au courant de sa relation avec le jeune homme car ils se sont séparés avant qu'elle ne soit sûre de ses sentiments - Seule Lexia était au courant. « Je ne t'ai jamais parlé de mon ex, parce que je n'étais pas certaine de savoir où on allait et j'ai eu raison parce qu'il a fini par me tromper. Mais je finis par me dire que tu l'aurais quand même préféré, juste parce qu'il avait 23 ans. Peu importe si on me traite bien, du moment qu'on a le même âge, c'est ça ? » Elle est remontée, furieuse que son père n'arrive pas à voir qu'ils s'aiment et que sa relation avec Richard est la meilleure chose qui lui soit arrivée sur le plan sentimental.
La main de son petit-ami sur son épaule apporte le réconfort dont l'escrimeuse à besoin, mais ce n'est malheureusement pas suffisamment pour que la jeune femme se sente mieux. Cette diatribe verbale est épuisante, et elle a l'impression qu'elle peut continuer son discours, sans succès, car Thomas est pareil à un mur. Fermé. Il parle d'indécence, qualifie leur relation de "ça" et c'est blessant, comme si Deborah ne méritait pas qu'on fasse des sacrifices pour elle - même si, bien évidemment, la jeune femme se sent vraiment mal à l'idée de ruiner la carrière de son amoureux. Toutefois, l'amour l'a rendue égoïste et elle n'a pas envie d'être séparée de Richard.

L'écrivain est prêt à reprendre le chemin de la porte maintenant qu'il a défendu leur couple bec et ongle, mais l'idée qu'il la laisse seule avec son père la terrifie et elle se retrouve à tenir son bras, pas prête à le laisser filer. « Non, attends. S'il te plait. » Car le dernier point que Deborah va aborder n'a rien de plaisant, bien au contraire. Car qu'est-ce qui est également douloureux dans les paroles du quadragénaire ? La mention de Leslie. La mâchoire tremblante de colère, la brune ne peut que répliquer de façon acide. « Tu ne comprends rien. Tu ne veux pas comprendre, en fait, si tu oses comparer Richard à Leslie. Maman venait de mourir, j'avais même pas dix-sept ans et oui, je voulais me rebeller et te blesser parce que je ne voulais pas vivre ici alors oui, j'ai fait quelques conneries. » Deborah rompt sa promesse de ne pas pleurer sans réussir à contrôler les larmes qui embuent ses yeux et elle se met à pleurer ses sentiments pour Richard. « Mais ce que je vis maintenant avec lui n'en est pas une. Ce qu'on a... C'est honnête, c'est sérieux, c'est beau et c'est triste que tu ne veuilles pas le voir et que tu préfères m'enfoncer avec les erreurs que j'ai pu faire ces dernières années. » Elle dit triste, mais au fond d'elle, elle pense plutôt que c'est dégueulasse. A croire qu'il lui reste encore un peu de retenue, même si elle ne sait pas pour combien de temps, encore. « Je crois qu'en effet, on en a fini, ici, à moins que tu aies encore d'autres reproches à me faire ? » Elle le fusille du regard malgré ses joues mouillées. Qu'importe si elle n'a plus aucune crédibilité. « Je tiens juste à ajouter que si j'ai réussi mes examens, c'est grâce à Richard, si j'ai décidé de continuer mes études, c'est aussi grâce à lui, si je me sens bien, c'est encore une fois grâce à lui. » Elle laisse de côté son bonheur et sa sérénité, elles ont déjà été abordé et elle ne tient pas à se répéter, juste à démontrer à son père que son couple est bon pour elle, peu importe ce qu'il peut penser.

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MessageSujet: Re: Don't believe me, just watch (Thomas & Richard) Dim 28 Oct - 19:02

je hais les hommes et leurs regards
et quand viendras le jour ou l'un d'eux me prendras ma fille
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alors ce jour et pour toujours
je fermerais a double tour mon coeur et je deviendrais sourd

« Je n’irai pas de te dénoncer. Je n’ai pas à le faire, Deborah est majeure. Pense juste qu’ici, rien ne reste secret très longtemps et que les gens ont vite fait de tirer les conclusions qui s’imposent au moindre ragot. » Réponds Thomas lorsque Richard s’insurge et lui dit avec colère qu’il n’a pas intérêt à aller le dénoncer. L’écrivain est en train de perdre le calme dont il faisait preuve au début et c’est tant mieux parce que ses airs faussement polis avaient sérieusement agacé le Weston. D’ailleurs, dès qu’il n’avait pas eu son approbation, le Lyon avait bien vite laissé tomber la mascarade, rendant coup pour coup les attaques qu’il essuyait avec flamme et beaucoup moins d'affabilité. Il embraya d'ailleurs sur la remarque de Thomas quant à sa réputation, arguant que les tabloïds la démontait bien mieux que lui, le prenant à parti de plus en plus directement. « Alors je suis censé faire quoi, Thomas ? Je vais pas me battre avec toi, c’est ridicule. Ou alors quoi, tu aurais préféré qu’on ne te dise rien ?  Ou l’apprendre par quelqu’un d’autre ? » Thomas poussa un énorme soupir, pour bien démontrer qu’ils étaient deux à trouver la situation ridicule. « Ce que j’aurai préféré, c’est que tu ne poses jamais les yeux sur ma fille… Mais rassure-toi, non, je ne me battrai pas avec toi, je ne te dénoncerai à personne, je n’irai pas démonter « ta réputation »… Ce qui est ridicule, c’est le rôle de grand méchant que tu essayes de me donner. » Et lui se glissait facilement dans celui de martyr, invoquant sa femme décédée et ses ennuis avec la presse.

Mais ça, ce n’était absolument rien à côté des malheureuses paroles qui s’échappèrent de la bouche du Lyon ensuite. Il argua qu’il était surtout déçu que Thomas choisisse de s’engueuler avec sa fille plutôt que de la soutenir, qu’il risquait de la perdre en agissant ainsi. Il ajouta ensuite que ce n’était pas très classe d’appeler sa fille « indécente ». Bon ben voilà, il voulait vraiment se prendre un poing dans la gueule. Thomas fit appel à tout son self control pour ne pas lui faire ce plaisir et ne pas contredire sa déclaration précédente mais il dérapa un peu plus verbalement. « Espèce de sombre connard ! Tu en as du culot ! Ne t’avise pas de me faire la leçon sur ma relation avec MA fille. Ce n’est pas elle que j’appelle indécente mais votre relation. Et s’il faut que je m’engueule avec elle pour la protéger d’elle-même, je n’hésiterai pas. J’ai déjà toutes les peines du monde à supporter ce que j’entends mais je te le dis tout net Richard, si tu commences à me donner des leçons sur comment je dois me comporter avec ma fille, je ne réponds plus de moi. » Cette fois-ci, l’écrivain dépassait les bornes aux yeux du Weston et il dut le sentir car après avoir l’hypothèse proprement fumeuse que leur relation pouvait très bien fonctionner sur la durée et que Thomas aurait l’air bien malin le cas échéant, il commença à tirer sa révérence, expliquant à Debra qu’il allait l’attendre dehors comme le dialogue était impossible. « C’est une très bonne idée, Richard. Tu devrais sortir de chez moi. Et d’ailleurs, tu n’es plus le bienvenu ici. Même si « ça marche » entre toi et Debra, comme tu dis. Je n’accepterai jamais ça. » S’il n’avait pas été aveuglé par la colère, Thomas aurait peut être pu apprécier la sincérité apparente de Richard, le fait qu’il se jette au feu pour Deborah et qu’il semblait effectivement prêt à sacrifier beaucoup pour elle, mais pour le moment, il ne pouvait tout simplement pas raisonner comme ça. Et surtout pas en devant affronter la condescendance du Lyon…

En tout cas, c’était  étrange de parler de Deborah à la troisième personne alors qu’elle était dans la même pièce mais elle ne tarda pas à se mêler à nouveau à la conversation, disant à Richard de ne pas partir tout de suite et faisant ses propres réponses sur ce que son père et son « copain » avait dit. Pour Thomas qui avait deux adversaires, c’était plus commode de leur répondre chacun leur tour, surtout que son ton était tout de même bien plus doux quand il s’adressait à sa fille. Il entreprit donc de répondre aux accusations de sa fille après en avoir terminé avec Richard. « Le fait que tu clames que tu n’es plus une gamine prouve à quel point tu l’es encore. Mais je ne l’ai pas dit pour te rabaisser… Tu es encore si jeune. Traite moi de vieux con pour dire ça, mais tu n’as encore rien vu du monde. Moi si… J’en ai vu des filles sous l’influence d’hommes plus vieux, des filles qui croyaient à l’amour et qui perdaient finalement les plus belles années de leur jeunesse… » Il se mordit la lèvre pour faire redescendre la tension. « Oui je ne t’ai pas élevée, comme tu te fais un malin plaisir de me le rappeler à chaque dispute. Mais aujourd’hui, tu n’as plus ta mère et c’est à moi de veiller sur toi, que ça te plaise ou non. » Il voyait bien qu’il faisait de la peine de sa fille mais il était incapable de faire comme s’il approuvait cette relation. Le choc avait été trop violent.

Et puis malgré sa tristesse apparente, elle pouvait encore sortir les griffes. « Tu demandes à Richard d'arrêter de dire qu'il sait ce que tu penses, et bien je peux te demander la même chose. » Asséna t-elle avec une répartie plutôt bonne avant de lui glisser que c’était lui le problème et pas sa relation avec Richard. Elle ajouta quelque chose sur le fait d’avoir attendu d’être sûr de ses sentiments pour lui parler et lui fit de nouvelles révélations plutôt choquantes sur un ex dont il n’avait jamais entendu parler et qui lui avait son âge. Il prit quelques secondes pour accuser le choc, son regard s’assombrissant tandis qu’il réalisait qu’un autre homme avait souffrir sa fille. Après Leslie et Callum Rhodes qui l’avait menacée, c’était beaucoup. Une chose était sûr, les accusations qu’elle venait de porter étaient insensées. « Tu n’as pas idée de ce que je suis capable de faire à ceux qui te veulent du mal. Tu m’entends ?! Tu n’en as vraiment aucune idée. Peu importe l’âge ou l’identité du type. Et je t’interdis de remettre ce point en question. Tu peux te répéter que je suis le plus grand problème de ta vie, que je suis le seul obstacle à ton bonheur, je m’en fous.  Tu verras quand tu auras des enfants. Tu comprendras que mon unique but dans la vie n’était pas de t’emmerder mais de te protéger. »  La première partie de cette réponse comportait une référence que lui seul pouvait comprendre mais franchement heureusement pour le petit connard qui avait trompé sa fille qu’il ignorait son identité…

Deborah lui assène ensuite qu’il fait exprès de ne pas vouloir comprendre, que ce n’est pas pertinent de comparer Leslie et Richard. Plus elle parle, plus ses yeux se mouillent de larme, tandis qu’elle revient sur la période douloureuse de sa vie qui a suivi le décès de sa mère, sur les erreurs qu’elle a commises. Comme à chaque fois qu’elle pleure, Thomas perd un peu ses moyens et sent sa colère fondre comme neige au soleil. « Je n’essaye pas de t’enfoncer en parlant de Leslie et des erreurs passées… J’essaye de faire en sorte que tu ne les reproduises pas. Tu crois que ça m’amuse de te voir le cœur brisé ensuite ? Parce qui est là une fois que tout est parti en couille ? Qui doit souffrir en te regardant souffrir ? Qui doit recoller les morceaux ? » Mais elle s’obstine à penser qu’il veut simplement détruire son bonheur avec Richard. Elle qualifie leur relation de belle, honnête, sérieuse, arguant que c’est grâce à l’écrivain qu’elle n’a pas abandonné ses études. Thomas finit par baisser les bras, lui aussi épuisé et triste que sa fille, las de la voir se complaire dans ses illusions. Aussi, il ne supporte pas quand elle le fusille du regard comme elle est en train de le faire. « Non, je n’ai plus de reproches à te faire. Ni d’arguments à t’avancer puisque tu es si sûre de toi et de l’avenir de votre relation. Donc, en effet, on a terminé. Je ne changerai pas d’avis et toi non plus. Je ne peux pas t’empêcher de vivre ta vie et de faire tes choix. Légalement tu es une adulte… Tu ne le crois peut être pas, mais j’aimerai de tout mon cœur me tromper. Vraiment. J’aimerai que tu ais vraiment trouvé le bonheur que tu mérites. » Il s’arrête laissant ses mots flotter dans l’air. Car ils étaient invariablement suivi d’un « mais » « Mais je ne crois pas un instant que cela puisse fonctionner… D’ailleurs, je maintiens ce que j’ai dit. Je n’approuve pas et Richard n’est pas le bienvenu ici. Je suppose que cette position me privera de ta présence aussi mais saches qu’ici, ça sera toujours ta maison. Contrairement à ce que Monsieur Je Sais Tout a insinué, te perdre est la dernière chose que je veux. Comme tu l’as dit, tu es ma fille et je t’aime.»

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MessageSujet: Re: Don't believe me, just watch (Thomas & Richard) Dim 4 Nov - 16:47


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- Thomas Hobbes

Ce n’était certainement pas une réaction très intelligente ; mais d’un autre côté, Thomas Weston n’avait pas une réaction qui portait franchement à la conciliation, de l’avis de Richard, malgré toute la bonne volonté dont l’auteur voulait bien faire preuve. Cette attitude ne conduisait à rien de constructif, et surtout le professeur avait l’impression d’envenimer les choses, et de ne pas se faciliter la tâche – et encore moins celle de Deborah. En vérité, la seule inquiétude que Richard avait était pour la jeune femme. Les menaces de Thomas, si elles l’ennuyaient – parce qu’il ne pouvait pas nier que l’opinion des gens allait l’affecter, c’était vrai – lui semblaient tout de même mineures par rapport à sa vie personnelle, par rapport aux conséquences directes que cette dispute pouvait avoir sur la relation de Deborah avec son père. La dernière chose que Richard voulait, c’était les séparer : c’était peut-être simplement en ça qu’il aurait pu se voir néfaste pour la jeune femme. Pour le reste… « Eh bien qu’ils parlent. Ca leur passera. Moi je n’ai rien à cacher. » Et c’était un peu ce qui posait problème à Richard dans toute cette discussion. « Je n’ai pas besoin de te donner le rôle du méchant, Thomas. Malheureusement, tu t’en charges très bien tout seul. »

Il comprenait une part de l’attitude de Thom. Vraiment. En réalité, Richard ne doutait même pas de la sincérité du policier. Mais il savait aussi – parce qu’il en avait fait une expérience douloureuse – qu’on n’avait pas de prise sur ceux qu’on aimait et aussi qu’aimer quelqu’un ne suffisait pas toujours à le sauver. Ni d’ailleurs qu’il fallait le sauver, ou que la personne en question voulait être sauvée. Et dans leur cas précis, il aurait d’ailleurs fallu qu’il y ait une menace pour ça, et Richard ne pensait pas en être une pour Deborah. En fait la seule personne vraiment menaçante ici était le policier lui-même. « Je suis peut-être un connard, mais moi je ne menace personne. »

Essayer d’être conciliant, il voulait bien, mais il n’était quand même pas décidé à se laisser insulter. Pas sans rien dire. Pas sans essayer de rétablir un minimum de vérité. « Si un jour je fais du mal à Deborah, garde ton idée de me casser la gueule pour ce moment là, et là je mériterais vraiment le titre de sombre connard, Thomas. » Si le flic avait eu quelque chose de tangible contre lui, Richard aurait bien voulu comprendre. Restait encore à ce que ça arrive, et il était bien décidé à tout faire pour que ça ne produise pas, parce que sincèrement, tout ce qu’il voulait, c’était que la jeune femme aille bien, avec ou sans lui d’ailleurs. « Ce qui m’emmerde, tu vois dans ton raisonnement qui consiste à dire que je suis un sale con manipulateur en pleine crise de la quarantaine – parce que concrètement, c’est ça, hein – c’est que j’ai l’impression que si j’avais la vingtaine, j’y aurais pas droit. Autrement dit que tu me dis que je suis un sale type sans preuve. »

Il aurait apprécié quelque chose d’un peu plus nuancé. Du style « ce n’est pas l’idéal, je ne peux pas vous dire que je sois ravi et si tu fais le moindre faux pas Richard, t’es mort, mais puisque tu as l’air heureuse, Deborah…attendons de voir. » Bon. C’était peut-être trop demander dans un premier temps. Peut-être que le choc passé, et sur le long terme, si les choses se passaient bien, réussiraient-ils à convaincre Thomas Weston que cette relation n’était pas totalement scabreuse. En attendant, effectivement, ils n’avaient plus rien à se dire ; quant à l’interdiction du Weston, Ritchie voulait bien avouer qu’il s’en fichait un peu : il n’avait aucunement envie de remettre les pieds chez lui ou de le recroiser.

Il s’apprêtait donc à tourner les talons quand Deborah le retint par le bras, lui demandant de rester – et Richard ne pouvait pas dire non à ça. Il aurait voulu dire quelque chose, faire en sorte de rendre tout ça un peu plus facile pour la jeune femme – la voir dans cet état, alors qu’elle tentait une fois de plus de faire comprendre à son père ce qui se passait vraiment entre eux, à évoquer sa mère, ses propres erreurs,  si malheureuse, brisait réellement le cœur de Richard. Mais c’était véritablement, cette fois, entre Deborah et son père. Il comprenait une partie des arguments de Thomas, fut content de le voir s’adoucir un peu pour parler à sa fille, sans fléchir néanmoins. Il ne put cependant se retenir de lever les yeux au ciel quand Thomas l’affubla d’un nouveau surnom ridicule, mais réussit à ne pas commenter plus avant. « Allez, viens, viens, on y va, ça ne sert à rien pour l’instant… »

Il laissa Deborah gérer sa sortie, mais s’en alla de la maison sans un seul regard en arrière, ni pour le policier, ni pour quoi ce fut. Une fois dehors, cependant, l’ambiance lui sembla moins irrespirable et les choses un peu moins graves. Ne restait que l’inquiétude de l’auteur pour la jeune femme, qui avait l’air sérieusement ébranlée par l’échange. Richard l’attira contre lui, la serra dans ses bras, la jaugeant avec inquiétude tout en tentant d’être rassurant. « Tout va bien, c’est fini. On va rentrer. Je suis là. » Il ressera un peu plus son étreinte. « Ca s’arrangera, je te jure que ça s’arrangera. » A défaut de l’apprécier, Thomas finirait bien par décolérer un peu, du moins Richard l’espérait.

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MessageSujet: Re: Don't believe me, just watch (Thomas & Richard) Ven 9 Nov - 22:25

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La situation atteint son point de non-retour quand Deborah a l'impression - pendant quelques secondes - que les choses ne sont pas si désastreuses que ça. C'est une erreur de penser ainsi, elle ne le sait pas encore, car pour l'instant, elle est juste soulagée de savoir que son père n'ira pas dénoncer Richard à son travail, mais elle s'en rendra compte bien rapidement. Oui, le point de non-retour est atteint et elle ne sait pas vraiment comment elle parviendra à retrouver une entente digne de ce nom avec son géniteur alors qu'il dénigre celui qu'elle aime et qu'il la rabaisse encore une fois au statut de gamine.
Pourtant, elle devrait s'estimer heureuse, l'insulte qu'elle essuie n'a rien à voir avec celle que son petit-ami reçoit. Ses poils se hérissent quand elle entend les mots durs du policier. La tête baissée, elle regarde ses pieds de longues secondes en accusant le choc. Richard ne sera jamais accepté ici, c'est clair comme de l'eau de roche. Hélas, c'est ici que Deborah vit. Alors que faire ? Les questions qui avaient parcouru son esprit de longues heures ne sont plus de simples hypothèses et elle devra trouver une solution pour le bien de sa vie de couple et le bien de sa vie familiale. Elle ne sait plus quoi penser, perdue entre la déception et la gratitude… Car une part d'elle reconnaît qu'elle a de la chance d'avoir quelqu'un pour veiller sur elle, même si pour le coup (et comme bien souvent avec son père), elle n'est pas d'accord avec lui. « Je n'ai peut-être plus besoin qu'un veille sur moi ou qu'on me protège. » Dit-elle d'une voix détachée, sans attendre de réponse. Elle sait d'avance que son père pensera le contraire, il pensera d'ailleurs que sa relation avec Richard prouve qu'elle a plus que jamais besoin qu'on veille sur elle et sur ce point, ils ne trouveront jamais d'entente. Non, aucune entente : elle le sait et il le sait également. Ainsi, quand il conclu en clamant qu'il ne changera pas d'avis et qu'elle non plus, elle ne peut que hocher la tête et pour la première fois de la journée, être d'accord avec lui. En temps normal, elle aurait peut-être esquissé un sourire triste, mais aujourd'hui, elle n'en a pas le courage. Toute cette discussion l'a vidée de son énergie et Deborah ne sait pas encore comment elle pourra se remettre de tous les échanges qui viennent d'avoir lieux. « Ça m'embête que tu penses que je ne suis une adulte que légalement. » Elle en a assez d'être considérée comme une enfant alors qu'elle se sent adulte depuis longtemps déjà, forcée de grandir trop rapidement à cause du décès de sa mère. Qu'importe, elle sait que ce n'est pas le sujet le plus important qui aura été abordé en ce triste après-midi. « J'espère te prouver que tu as tort. » Achève-t-elle, incapable de répondre à la dernière confession du brun. Elle aurait pu lui retourner ses paroles, le rassurer comme il essaye de le faire malgré les horreurs qui ont été dites, mais c'est impossible. Elle n'y arrive pas. Elle les aime tous les deux, mais elle ne peut le dire ni à l'un, ni à l'autre. Elle parvient tout juste à retenir de nouvelles larmes, alors elle ne veut pas luter contre sa gorge douloureuse. « À… À plus tard. »
Elle tourne les talons, suit son amoureux hors de la maison familiale et reste silencieuse de longues secondes tandis qu'elle cherche le réconfort dans l'étreinte que lui offre l'auteur.  
Elle avait promis que cette rencontre ne changerait rien, que son père ne pourrait pas les affecter, mais elle se rend compte qu'elle avait tort, bien évidemment, et que tout a changé, même si elle ne le dira pas à voix haute. Elle aime Richard et elle espère sincèrement que cet amour suffira maintenant qu'ils ne seront plus préservés par le confort de leur bulle secrète. « Je suppose que ça ne pourra pas être pire avec ta famille. » murmure-t-elle, la tête contre l'épaule de l'écrivain.
Oui, le positif de cette dispute : leur couple ne pourra pas faire naître de réactions aussi envenimées et aussi douloureuses. En fait, le pire est passé.

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On s'est rencontrés, j'étais plutôt fragile, les étoiles s'enlisaient dans la forme de nos yeux. J'étais bien usée, de mensonges fabuleux et tu m'as enlevé des profondeurs, des creux.


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REPUTATION : La famille Weston s’agrandit ! Il se murmure que ce cher Thomas a un nouveau neveu et un nouveau gendre... Inutile de vous préciser qu'il ne se réjouit que pour un des deux...


MessageSujet: Re: Don't believe me, just watch (Thomas & Richard) Jeu 15 Nov - 21:45

je hais les hommes et leurs regards
et quand viendras le jour ou l'un d'eux me prendras ma fille
en m'appelant Monsieur
alors ce jour et pour toujours
je fermerais a double tour mon coeur et je deviendrais sourd

« Eh bien qu’ils parlent. Ca leur passera. Moi je n’ai rien à cacher. » Réplique Richard quand Thomas lui fait valoir que l’opinion publique se chargera de son cas bien plus efficacement que lui. « Tu es sûr de ça Richard ? » Contre-attaque aussitôt le Weston, faisant un sous-entendu très bas aux rumeurs qui avaient courues sur le professeur après le décès de sa femme. Oui c’était pas très glorieux comme attaque mais Thomas ne cherchait à pas l’être. Non, il voulait juste montrer à quel point il était mécontent et inquiet pour sa fille. La relation de Deborah et Richard semblait problématique pour tellement de raisons que c’était pointer l’évidence que de les énumérer. Mais le Lyon s’obstinait à ne pas voir où était le problème. « Je n’ai pas besoin de te donner le rôle du méchant, Thomas. Malheureusement, tu t’en charges très bien tout seul. » Finit-il par déclarer, prouvant que toute discussion était parfaitement inutile. Thomas hausse les épaules, faisant une réponse plus belliqueuse que censée. « Tu n’as pas d’enfants, donc je ne m’attends pas à ce que tu comprennes. Mais pour information, je suis au minimum de la méchanceté, là. Crois-moi, je pourrai faire bien mieux… » Oh oups, une nouvelle phrase qui sonnait comme une menace. Qu’avait dit Richard, déjà plus ? « Je suis peut-être un connard, mais moi je ne menace personne. » Du coup, il allait encore probablement apprécier celle-ci. En tout cas, Thomas était fermement décidé à ne rien retirer. Que ce soit les insultes ou les menaces indirectes.

Il n’allait pas non plus changer d’opinion, et les justifications bancales de Richard ne changeraient rien à ce fait. « Si un jour je fais du mal à Deborah, garde ton idée de me casser la gueule pour ce moment là, et là je mériterais vraiment le titre de sombre connard, Thomas. » Déclare l’écrivain avec grandiloquence avant de repartir dans les explications. « Ce qui m’emmerde, tu vois dans ton raisonnement qui consiste à dire que je suis un sale con manipulateur en pleine crise de la quarantaine – parce que concrètement, c’est ça, hein – c’est que j’ai l’impression que si j’avais la vingtaine, j’y aurais pas droit. Autrement dit que tu me dis que je suis un sale type sans preuve. » Thomas roule ostensiblement des yeux. « En fait, tu sonnes précisément comme un gosse de 20 ans quand tu dis ce genre de connerie. Et pour moi, ce n’est que l’expression du déni dans lequel tu te vautres. Ça ne sera pas « si » tu fais du mal à Deborah mais plutôt « quand… Et pour répondre à tes hypothèses, laisse-moi te dire que tu trompes. Si Deb avait ramené un type de 20 ans à la maison, je me serai aussi assuré que c’était un type bien. Mais c’est vrai que dans ton cas, j’ai déjà la preuve que ce n’est pas ton cas. Ce ne sont pas les types biens qui sortent avec leurs élèves. Elle a la moitié de ton âge merde ! Pour moi, il n’y a pas besoin d’aller plus loin. ».

Et au final, ils n’allèrent effectivement pas plus loin. Richard manifesta son attention de se retirer pour de bon et le duel verbal cessa entre les deux hommes. Mais il ne se ranima pas entre le père et la fille pour autant. Deborah était trop affectée par les propos que Thomas lui avaient assénés pour continuer. Il connaissait désormais suffisamment sa fille pour voir qu’elle était extrêmement peinée par la situation. Et une part de lui s’en veut terriblement d’être à l’origine de sa détresse. Hélas, cette part n’est pas suffisante face à l’autre, celle qui est convaincue que cette relation est incorrecte et qu’elle est destinée à mal se terminer… Elle le pousse tout de même à se radoucir un peu, à dire à Deborah que même s’ils sont en désaccord, il l’aime et qu’il ne veut que la protéger.   « Je n'ai peut-être plus besoin qu'un veille sur moi ou qu'on me protège. » Dit-elle d’une voix froide ; lui renvoyant son amour au visage. Ou bien était-ce une énième déclaration d’émancipation bravache ? En tout cas, Il sent sa bouche s’affaisser. Quelque soit l’intention de Deborah, elle lui faisait mal à son tour, impliquant qu’il n’était plus nécessaire à sa vie, réduisant les fondements de son rôle de père à néant. Il s’était déjà dit que ce moment arriverait un jour mais il ne le voulait pas. Qu’était-il pour elle, si elle lui ôtait le droit de veiller sur elle ?

En tout cas, il ne trouve rien à redire, ce qui laisse la possibilité à Debra de continuer à s’exprimer. « Ça m'embête que tu penses que je ne suis une adulte que légalement. Mais j’espère te prouver que tu as tort.  » Déclare t-elle avec un calme et une maturité qui laisse penser qu’effectivement, il fait peut être fausse route en pensant qu’elle n’est encore qu’une gamine. Mais il n’a pas le temps de méditer là-dessus. Richard qui avait patiemment attendu la fin de l’échange en sonne tout de même la fin. « Allez, viens, viens, on y va, ça ne sert à rien pour l’instant… » Dit-il en demandant à Deb de le suivre en quittant le salon et la maison. Thomas ressent une nouvelle bouffée de colère. Déjà l’écrivain lui retirait sa fille, la convainquait de le laisser en plan. Et pour quelqu’un qui n’était absolument pas sous influence, elle le suit docilement. « À… À plus tard. » Dit-elle simplement avant de partir à son tour, ne lui retournant aucune de ses paroles d’amour. Il fait quelques pas dans le couloir, la suivant mais les mots qu’il voudrait crier pour la retenir ne sortent pas de sa bouche. Il sait reconnaître une défaite quand il en voit une… Profondément déprimé et inquiet, il se laisse donc tomber sur la première marche des escaliers du hall, ayant besoin de temps pour digérer ce qu’il vient de se passer. Et dans sa tête, ces questions lancinantes. Qu’allait-il pouvoir faire contre ça ? Deborah était-elle partie temporairement avec Richard et allait-elle rentrer ce soir ou venait-elle de quitter la maison pour une durée indéterminée. Pire encore… Etait-ce la dispute de trop ? Venait-il de perdre sa fille pour de bon ?

SUJET TERMINE

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Don't believe me, just watch (Thomas & Richard)

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