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We're the only thing I've ever had any faith in || Edwin

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Crazyoilmachine, Wanguard, Ritchie...
TES DOUBLES : Richard Lyon - John Harding
TON AVATAR : Mark Ronson
TES CRÉDITS : COM (avatar) + Frimelda (code) + dam-dameron.tumblr.com (gif sign)
TA DISPONIBILITE RP :
RAGOTS PARTAGÉS : 302
POINTS : 658
ARRIVÉE À TENBY : 14/08/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : 45 ans (3 janvier)
CÔTÉ COEUR : Célibataire multidivorcé.
PROFESSION : Producteur, DJ, ancien pilote de F1, playboy professionnel et jet-setteur invétéré.
REPUTATION : Riche, suffisant, hautain, et exécrable. Junkie et alcoolique. Totalement infréquentable.



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MessageSujet: We're the only thing I've ever had any faith in || Edwin Dim 30 Sep - 23:06


I'm sorry I ruined your birthday when you turned 18
And the sunshine hit me and I was behaving strangely
All the walls were melting and there where mermaids everywhere
Hearts flew from my hands and I could see people's feelings

Ca n’était pas une soirée différente des autres. Au contraire. C’était une soirée qui était exactement comme toutes les autres. Elle avait bien commencé, avec une kyrielle d’invité et un bruit monstrueux, du champagne et une forte consommation d’alcool et d’autres drogues. Elle s’était bien passée, parce que comme toujours, Max était le roi de la fête. Oui, il était au sommet de sa gloire, avec un putain de costume léopard créateur, une mannequin à son bras, le dernier artiste qu’il avait déniché avait fait une sacrée impro, il l’avait même accompagné à la guitare, s’était même offert le luxe d’une petite reprise rock endiablée qui avait enflammé les foules avant de revenir à de l’électro.

Mais voilà, maintenant, il était tout seul. Les invités venaient de déserter, la maison était un bordel monstre. Le lendemain il avait invité un groupe pour une session d’enregistrement l’après-midi. Mais en attendant, il était seul, et le silence lui faisait peur. Bien sûr, il y avait le majordome, Edgar, mais il aurait déserté au matin et de toute façon il n’était là que pour ranger. Il se foutait des états d’âme de son patron. C’était un avantage en temps normal, il était muet comme une tombe, mais ce n’était pas lui qui allait l’aider.

Peut-être qu’il avait fait un mauvais mélange, même si Max ne voyait pas lequel. Peut-être qu’un verre de plus ferait passer les choses. « Monsieur, voulez vous boire quelque chose ? » Max, assit sur un transat égaré sur le bord de la piscine – il y avait une licorne gonflable géante qui flottait dessus, qui avait eu la foutue idée de se baigner, on était en septembre, il caillait – leva les yeux vers le majordome. « Je pensais boire un thé, mais en fait, donnez moi un autre bacardi. »

Il s’appropria carrément la bouteille, se lovant en boule dans le transat. Ca n’allait pas. Il ne savait pas pourquoi, mais ça n’allait pas, et ce n’était pas l’alcool, ni la came, ni quoi que soit – en tout cas pas à titre principal. C’était une tristesse physique. Il éprouvait le vide, le vide de sa propre existence, et le doute. Il mesurait à quel point il était seul, et la conscience aigue qu’il n’y avait personne, et que c’était sa faute. Parce qu’il foirait tout. Impitoyablement. Et les questions venaient, les unes après les autres.  Do I. Don’t I. Should I. Wouldn’t I. Et évidemment, bien entendu, tous les meilleurs souvenirs, et les pires.

Il ne pouvait pas rester comme ça, ce n’était pas possible. Physiquement, littéralement, il se sentait mal - la douleur lui coupait le souffle, et les larmes lui brulaient les joues. Il faisait froid. Il ne pouvait pas rester comme ça. Mais Megan n’était pas là, Prudence était de garde, il ne voulait déranger personne. Un coin un peu lucide de son cerveau décida de contacter son frère, mais le producteur oublia aussitôt qu’il lui avait envoyé un message. Personne n’allait venir. Et pour le voir dans cet état, il préférait que ce ne soit pas le cas.

La bouteille vissée à la main, il rentra à l’intérieur, se lova dans le premier canapé qu’il trouva dans le salon, perdant peu à conscience de la réalité. Ce fut des bruits de pas assez précités – une démarche qu’il connaissait – qui ramenèrent un peu Max parmi les vivants. « Ed ? » Oui, c’était bien son frère. « Qu’est-ce que tu fiches là ? » Il tenta de se redresser. « Je suis dans un sale état, mon vieux, je suis dans un sale état, je suis désolé. » Il articula péniblement : « Y a plus personne, et je suis tout seul, et je suis tout seul, et c’est une putain de solitude, elle va pas partir, et je sais, je sais que je le suis, tu m’entends ? Je le vois, et j’ai peur, tu peux pas savoir, parce que ça va pas s’arrêter, parce que c’est une putain de catastrophe. » Clairement, c’était un mauvais trip. Mais ce qu’il y avait derrière, c’était plus profond et plus enfoui. « Je suis désolé, c’est minable…minable… »

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Bad, mad, and dangerous to know
Thought that love was in the drugs, but the more I took, the more it took away, and I could never get enough. Thought that love was on the stage : you give yourself to strangers, you don't have to be afraid. And then it tries to find a home with people, and I'm alone, picking it apart and staring at my phone...
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TON PSEUDO : Moriartea
TES DOUBLES : Alexeï
TON AVATAR : Michael Fassbender
TES CRÉDITS : Gwendalivia (vava)
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ARRIVÉE À TENBY : 24/09/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : 43 ans (2 avril)
CÔTÉ COEUR : Divorcé
PROFESSION : Détective Privé - Vétéran de la R.A.F.


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MessageSujet: Re: We're the only thing I've ever had any faith in || Edwin Lun 1 Oct - 22:02


The reminders pull the floor from your feet
In the kitchen one more chair than you need
And you're angry, and you should be, it's not fair
Just 'cause you can't see it, doesn't mean it isn't there

Edwin était plus ou moins habitué à recevoir des messages de son frère à des heures indues. Notamment depuis qu'il était de retour à la vie civile. Il n'en faisait pas grand cas, après tout, il n'éteignait jamais son téléphone, donc s'il sonnait à trois heures du matin... Ed était un oiseau de nuit, quoi qu'il en dise. Il avait gardé cette étrange faculté qu'ont les militaires de s'endormir rapidement - quand le sommeil ne le fuyait pas - mais de rester prêt à réagir au réveil. Même après quatre ans de vie civile.

Les yeux encore légèrement collés de sommeil, il avait découvert le message de son frère. C'était limite plus un appel au secours qu'autre chose. Il se contenta de répondre un rapide "J'arrive", plus que laconique. Puis il sauta dans ses fringues, parfaitement alerte subitement. Comme à chaque fois qu'il s'agissait de quelqu'un de proche de lui. Mais par dessus tout, de son frère. Ils étaient toujours restés proches, malgré leurs vies qui étaient parties à l'opposé. De temps à autres, il se pointait aux fêtes de son frangins, mais il lui arrivait parfois de bosser la nuit... Quand des époux jaloux faisaient appel à lui pour essayer de démontrer une infidélité, par exemple.

Une fois habillé, il saisit son casque de moto et son blouson en cuir et une fois son engin dehors, il fila vers chez son frère. Le chant du moteur crevait le silence nocturne, mais il n'y prêtait guère attention. Il roula un peu plus vite que ce que la loi tolérait, mais il s'en foutait aussi. De toute façon, la vitesse était trop grisante pour qu'il se réfrène. Il se gara dans l'allée de son frère et rentra, comme un coup de vent. Il n'était pas vraiment au pas cadencé, mais il n'avait jamais su se départir de son allure un peu rapide, presque glissante. Il salua vaguement le majordome - il n'était pas un malotru quand même. Il trouva son frère vautré dans un canapé.

« Tu m'as envoyé un message, Max. »

Il était probablement déchiré. Les soirées de Max Julliard. Ed ne pouvait pas lui faire la morale, il taquinait aussi la bouteille parfois. Mais pas pour les mêmes raisons. Il se cala à côté de son frère et l'écouta. On aurait pu croire que c'était lui l'aîné ou presque. Et bordel, des fois, il avait l'impression d'être un vieillard. Il l'attira contre lui et l'étreignit.

« T'es pas seul, frérot. On est là. Je suis là. »

Il ne savait pas trop comment il devait réagir et gérer le trip. Mais il n'allait pas laisser tomber son frangin. Il était là et il serait là. Toujours.

« Non, la catastrophe c'est d'avoir toléré une bouée licorne... Sérieux, elle est affreuse. »

Il ironisait bien sûr.

« Rentre toi ça dans le crâne, Maximilian, c'est que je vais pas te laisser tomber. Ni maintenant, ni jamais. Je suis ton frère alors, j'en ai strictement rien à foutre que tu sois minable. Ou que ça soit minable. Merde tu te rappelles pas les états pas possibles dans lesquels on a pu se mettre tous les deux ? »

Il déblatérait un peu tout et n'importe quoi. Tout ce qu'Edwin voulait, c'était que son frère se raccroche à quelque chose de tangible. Qu'il voit un peu de lumière. Oh quelle ironie quand on savait parfois les nuages noirs qui planaient au dessus du cadet.

« T'es pas seul. T'as la famille autour de toi. Où t'as vu qu'un Julliard laissait tomber un des siens ? »

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The light on the horizon was brighter yesterday, with shadows floating over, the scars began to fade. We said it was forever but then it slipped away, standing at the end of the final masquerade.
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MessageSujet: Re: We're the only thing I've ever had any faith in || Edwin Mer 3 Oct - 23:21


I'm sorry I ruined your birthday when you turned 18
And the sunshine hit me and I was behaving strangely
All the walls were melting and there where mermaids everywhere
Hearts flew from my hands and I could see people's feelings

Ce n’était pas qu’un simple bad-trip : Max avait l’habitude de trop boire, l’habitude de trop prendre diverses drogues. Il fallait vraiment qu’il abuse beaucoup pour se sentir mal – ou en tout cas être dans un état pire que celui dans lequel il se mettait d’habitude. Non, c’était autre chose, mais il ne s’en rendait que moyennement compte, ses différents abus lui brouillant le cerveau. Le producteur ne savait plus très bien où il en était, juste qu’il était mal, et après tout, peut-être qu’un verre l’aiderait à se sentir mieux. Un de plus, un de moins, ça ne pouvait pas lui faire de mal de toute façon.

Il se préparait donc à abuser encore un peu, quand quelqu’un entra. Edwin. Son frère. Le cerveau de Max tournait au ralenti et l’ancien-pilote mis du temps pour faire le point. « Oh. » A quel moment avait-il envoyé un message à son cadet ? « Putain, quelle heure il est ? Tu devais dormir. T’aurais pas du venir, Ed, fallait pas te déranger pour moi, j’ai juste trop bu. » C’était une excuse pitoyable, mais Max ne voulait pas admettre son moment de faiblesse – qu’il réitérait pourtant encore maintenant que son frère était là. Il était mal : dans un moment de lucidité, il l’avait vu, mais maintenant, il ne savait pas. « Je suis désolé, Ed. Je suis désolé. » De l’avoir réveillé, de l’avoir fait venir, de l’inquiéter pour rien, de perdre les pédales, d’être aussi nul comme frère, d’être…lui, en somme, juste lui.

Ca faisait beaucoup de choses pour lesquelles s’excuser, mais il était complètement à l’ouest et tout s’enchainait trop vite dans son esprit. Ce qu’il disait était particulièrement incohérent, il débitait les pensées qu’il avait dans le désordre, au fur et à mesure qu’elles lui venaient. L’étreinte brusque, presque bourrue, de son frère, fut la seule chose qui le coupa, et finalement, Edwin réussit à faire quelque chose que Max ne pensait pas pouvoir être possible à ce moment là : le faire rire. D’un rire un peu douloureux, mais un rire quand même, ce qui l’étonna un peu lui-même. « J’ai aucune foutue idée d’où elle sort, ni de qui s’est baigné. Ils sont complètement barges. Mais c’était une sacrée fête. Il n’y a même plus de verres. Je buvais dans un vase. Tu vois le genre… » Evidemment que Edwin voyait le genre. La maison était ouverte à ses frères et sœurs s’ils voulaient venir aux fêtes que Max organisait. Et ce n’était pas tout à fait la première fois que son cadet le voyait dans cet état. Il essayait d’éviter d’en arriver là. Il n’y arrivait pas toujours. Ca l’emmerdait vraiment : après tout, son frangin avait sans doute d’autres choses à faire, de mieux, de plus intéressant, que de s’occuper de lui. Il eut un bref rire, entrecoupé de larmes. Oui, ils s’étaient mis dans des états pas possibles ensemble, même si Eddie avait toujours été le plus raisonnable d’entre eux. « Putain, ça fait une éternité que personne ne m’a appelé Maximilian. J’ai l’impression de me faire engueuler par Judith ou par maman. Le coup de vieux...» Il détestait son prénom en entier, choix de sa mère, synonyme de sérieux, ou d’engueulade. Il renifla un peu. « Merci, Ed. Je suis désolé d’être aussi nul, comme frère. »

Les rôles avaient bien changé, depuis le temps. Quand ils étaient gosses, Max arrivait bien à assumer ce rôle, le grand frère brillant, protecteur, celui qui entrainait dans les mauvais coups, qui était cool, adulte. Maintenant, il avait presque quarante-six ans, et était totalement immature, et il emmerdait le monde. « Moi, Edwin, moi j’ai laissé tomber tout le monde. » Le rire qu’il eut était cette fois plus sec. « Tu te rappelles ? J’ai ruiné le dix-huitième anniversaire de Bonnie, le tien, je ne suis pas retourné à l’université comme maman voulait que je le fasse, j'ai foiré cinq mariages, et crois moi, ma vie sentimentale est pas prête de s'arranger vu comment je me comporte…et puis... je l’ai pas sauvée. » A la fin, c’était toujours le même traumatisme, la même blessure qui revenait le hanter, et soudainement, il sut. « Ca fait dix ans, cette année. » Oui, dix ans qu’il revoyait en direct la voiture, devant lui, partir dans le public, et lui qui arrêtait la sienne pour se préciter, et Judith qui lui hurlait de ne pas regarder. Melody était morte, les gens étaient passé à autre chose, tout le monde avait repris sa vie. Pas Max. Une part de son esprit était toujours là-bas. « Ca aurait du être moi, pas elle, elle avait rien fait, moi, c’était tellement probable, avec ma conduite à la con… » Il aurait donné n’importe quoi pour retourner en arrière. Pour passer une heure ou deux avec sa fille, encore une fois. Bien sûr que Max fumait trop et buvait trop. Mais si Melody n’était plus là pour le voir, pour admirer son père qu’elle prenait pour un héros, qu’est-ce qu’il pouvait faire d’autre, à part oublier ? Il se redressa dans le canapé avec précaution, s’assit normalement. « Tu…tu diras rien, hein ? A papa, je veux dire. » Wilbur devait bien se douter des frasques de son fils, mais c’était le seul qui croyait encore en lui – il parlait du grand producteur qu’était son fils à son club de vétéran : Max avait parfois honte de le laisser dire qu’il était une star, un type bien, toutes ces éloges qu’il ne méritait pas – et il ne voulait pas le décevoir. On aurait presque cru voir un gamin pris en faute par son paternel, quand bien même il avait largement plus de quarante ans.

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MessageSujet: Re: We're the only thing I've ever had any faith in || Edwin Mar 9 Oct - 22:06


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​Max qui s'inquiétait de l'heure qu'il était ? Allons bon. Edwin restait quand même un Julliard. Le sommeil tantôt rare, tantôt léger.

« T'inquiètes pas de l'heure. Je suis mon propre patron de toute façon. Je peux bien décréter que demain... enfin tout à l'heure j'ouvre juste à 14h. »

Quand bien même il aurait eu une journée chargée, son frère passait en premier. Un boulot, ça se retrouve pls ou moins facilement. Un frère, beaucoup moins. Ed prit son frère dans ses bras, même si on ne pouvait pas dire qu'il était un habitué des câlins. Il lâcha une blague pathétique sur la licorne qui flottait tristement dans la piscine. Mais au moins ça avait le mérite de le faire réagir, tout comme l'appeler Maximilian. Quand à la description de la fête, il connaissait bien ça le cadet. Même s'il participait un peu moins que dans le passé. Il avait un peu de mal à se remettre des grosses gueule de bois. Quoi que Max en dise, le vieillard, c'était lui. Il avait pris trop de G en pilotant.

« Frérot, il me manque quand même un peu de poitrine pour passer pour Judith ou maman... »

Mais c'était vrai. Il n'y avait qu'elles pour ne pas utiliser leurs surnoms. Ed, Eddy, TopGun... A force Edwin ne savait plus trop à quoi il était censé répondre comme appellation.

« Ôte toi cette idée stupide du crâne, ou j'vais continuer à utiliser ton prénom entier. Voire même ton nom complet. »

Mais non, Max était parti à broyer du noir.

« Oh Max... »

Ed le serra un peu plus fort contre lui.

« T'as toujours Megan. Ne l'oublie jamais. Elle aime snon père, quand bien même il se comporte comme s'il avait toujours vingt ans. T'as du bol, Owain me déteste. Et tout ça avec un seul divorce. »

Et parfois il se disait que le mot était faible. Il n'arrivait pas à comprendre son fils.

« T'as jamais rien gâché pour moi. Ok, ok, je t'en ai peut-être un peu voulu, sur le coup. »

Mais dans le fond, il s'en foutait. C'était son frère, il avait ses travers, mais il restait son grand frère. Celui qui lui avait tout appris ou presque. Qui avait râlé quand il avait annoncé qu'il s'engageait, tout en respectant son choix. Ed espérait ne pas se tromper en pensnat que son aîné avait quand même été fier de le voir réussir... Et même plus tard intérer les Red Arrows. L'élite de l'aviation anglaise.

« Oh,merde... Déjà dix ans... »

C'était tellement vif dans leurs mémoires à tous. Surtout celle de Max.

« C'était pas de ta faute, c'était celle de l'autre connard. »

Qu'est-ce qu'il pouvait dire ? C'était injuste. Personne ne devrait avoir à enterrer son enfant.

« Si elle était, je crois qu'elle se foutrait de nos gueules. Deux vieux sentimentaux. »

Des ancêtres pour les jeunes. Probablement. Ou peut-être pas, parce que la vie aurait été tout autre. Et ressasser le passé ne servait à rien. Ed le savait bien : il faisait ça tout le temps.

« Dire quoi ? Qu'une licorne sauvage est entrée par effraction dans ta piscine ? »

Ed eut un sourire en coin.

« Et je te rappelle que je suis pas un mouchard, Max. Après tout, ça se fait pas entre frères. »

Se chambrer, se chamailler oui. S'attirer des ennuis aussi oui. Mais pas moucharder, jamais. C'était le code d'honneur de la fraternité.

« Tu m'inquiètes, des fois, Max. Tu me rappelles des gars, là-bas. »

Ceux qui avaient vu l'embuscade de trop. Qui pétaient un câble et qui disparaissaient dans la nuit. Et quand on les retrouvait - si on les retrouvait - c'était généralement pour les renvoyer au pays entre quatre planches. Et Ed avait vu ça arriver de trop nombreuses fois pour ne pas le redouter. Il était hors de question qu'il perde son frère.

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MessageSujet: Re: We're the only thing I've ever had any faith in || Edwin

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