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This is a place where the sun shines through the rain || Julie

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Crazyoilmachine, Wanguard, Ritchie...
TES DOUBLES : Richard Lyon - John Harding
TON AVATAR : Mark Ronson
TES CRÉDITS : COM (avatar) + Frimelda (code) + dam-dameron.tumblr.com (gif sign)
TA DISPONIBILITE RP :
RAGOTS PARTAGÉS : 302
POINTS : 658
ARRIVÉE À TENBY : 14/08/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : 45 ans (3 janvier)
CÔTÉ COEUR : Célibataire multidivorcé.
PROFESSION : Producteur, DJ, ancien pilote de F1, playboy professionnel et jet-setteur invétéré.
REPUTATION : Riche, suffisant, hautain, et exécrable. Junkie et alcoolique. Totalement infréquentable.



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MessageSujet: This is a place where the sun shines through the rain || Julie Ven 24 Aoû - 1:02


Take me back to the town where I was born
'Cause I'm tired of being a stranger and I'm miles from home.
We can hide by a lonely windowpane
We can walk the streets of my life while they still remain.

Au fil des années, Max s’apercevait que les amis, ça ne durait pas. Les gens connus, ceux qu’il croisait aux fêtes, ceux avec qui il travaillait, ne restaient pas souvent, et n’occupaient que rarement une vraie place dans sa vie. Ceux qui restaient, c’était ceux qu’il connaissait depuis toujours. Ils n’avaient pas forcément de fortune, pas forcément la célébrité, mais Maximilian savait qui ils étaient. Et eux savaient qui il était vraiment. Ce n’était pas le masque qui importait, ce n’était pas l’argent, ou la célébrité. C’étaient ceux qui restaient malgré tout, qui ne laissaient pas tomber les gens, qui connaissaient le sens des mots amitiés et loyautés. C’était le peu de gens qui était venu à l’enterrement de Melody. Le peu de gens qui pleuraient dans la nuit. Ces gens là, pour la plupart, le producteur les connaissaient depuis l’adolescence. Ils venaient de son village, de chez lui, de Tenby. Peut-être que Tenby craignait parce que c’était vraiment archi-paumé, mais au moins, le village comptait ces gens dans ses murs, en plus d’être tranquille et vers la mer.

En plus, ce qui ne gâchait rien, au moins, certains d’entre eux savaient faire la cuisine, et en particulier la cuisine italienne. Tel était le cas de Julie Palmer, avec qui Max partageait une véritable passion pour l’Italie. Motivée au départ par son admiration pour les pilotes de l’écurie Ferrari, il avait commencé à apprendre l’italien comme Julie, et puis Max s’était aperçu, quand il était rentré à son tour dans l’écurie Ferrari, qu’il aimait lui aussi l’Italie. Il gardait de bons souvenirs de sa  période là-bas, que ce soit quand il faisait la fête avec Julie – ils avaient même été ensemble un moment, bon dieu, ce que ça datait – ou après, quand Judith étaient venus les rejoindre et que finalement – toujours grâce à Mademoiselle Palmer – ils étaient sorti ensemble et avaient continué à faire la fête. Au-delà de cette passion pour la culture italienne, ils trainaient ensemble dans le même groupe d’amis au lycée, de pseudos rebelles et d’aventuriers. Et dernier point non négligeable, ils aimaient le même style de musique et ça, pour un type comme Maximilian Juliard dont la seconde nature était de danser, c’était une qualité précieuse.

Souvent donc, ils faisaient de petits repas autour d’une bonne bouteille de vin. Max apportait les boissons,  Julie cuisinait, ils refaisaient le monde ou ils parlaient de leurs souvenirs. Comme souvent, ce soir là, il apportait le vin. C’était une belle journée au cœur de l’été, où le temps semblait totalement arrêté, et ils n’avaient qu’à se préoccuper d’eux-mêmes. Il gara la Jaguar à proximité de chez Julie, et sonna à la porte. Il entendit un peu d’agitation derrière la porte, et se mit à rire lorsqu’elle lui ouvrit : « T’es encore en retard et t’as pas fini de cuisiner, avoue ! » Julie partageait avec lui un certain don pour la désorganisation et le désordre. La seule différence, c’était que Max bénéficiait des services de Edgar, le fidèle majordome, qui arrangeait tout derrière lui avec une absolue discrétion – sans que le DJ ne s’en rende compte, la plupart du temps. « Je peux repasser si tu veux finir tranquillement... » Plaisanta-t-il. « Ou sinon, j’ai ramené du Valpolicella en guise d’offrande. »

Et comme on ne disait pas non  au vin des Dieux, Max entra avec sa bouteille. « Ca sent super bon, dis moi. Serait-ce tes fameuses escalopes milanaises ? Ou des saltimbocca ? Je parie que ce sont des saltimbocca. » Il jeta un coup d’œil surpris autour de lui. « Qu’est-ce que t’as fait de tes enfants, au fait ? C’est étrangement calme. » Ce n’était pas choquant venant de la part de Arthur, mais Enid avait le caractère de feu de sa mère.

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : bird
TON AVATAR : Winona Ryder
TES CRÉDITS : tumblr pour les images
TA DISPONIBILITE RP : #eli 1/3
RAGOTS PARTAGÉS : 51
POINTS : 117
ARRIVÉE À TENBY : 05/08/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : 46 ans (10/10/72)
CÔTÉ COEUR : Elle ne cherche rien en particulier, mais n'est pas fermée aux rencontres.
PROFESSION : Professeure d'Italien
REPUTATION : Julie Palmer est plutôt appréciée en ville grâce à son humour et sa générosité. Néanmoins, ça n'empêche pas certains de se méfier. Elle et sa famille sont presque trop attachants.



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MessageSujet: Re: This is a place where the sun shines through the rain || Julie Lun 1 Oct - 3:01




max // julie

this is a place where the sun shines through the rain

   
Comme d’habitude, Julie s’était mal organisée. En rentrant des cours, elle s’était dit qu’elle avait encore du temps avant de commencer la cuisine, et s’était donc accordé une petit moment de détente dans le jardin. Elle avait croisé Enid, qui lui avait signalé qu’elle ne comptait pas rester à la maison ce soir là. Après tout, c’était vendredi, la jeune fille était presque majeure, et, apparemment, elle était invitée à une fête avec ‘que des gens cools’. Julie lui fit le discours habituel, ne pas boire, ne pas prendre de drogues, faire attention à elle, et l’appeler s’il y’avait le moindre problème. Elle n’avait pas tellement espoir que son aînée écoute les deux premiers conseils, mais elle savait qu’elle était à peu près responsable et qu’elle ferait appel à sa mère s’il y avait besoin. De toute façon, ça ne servait à rien de lui interdire des choses, elle les ferait quand même mais sans en parler à sa mère, alors bon. Après avoir embrassé sa fille, elle monta voir Arthur qui était dans sa chambre, apparemment très investi dans quelque chose sur son ordinateur. Julie posa quelques questions, l’adolescent y répondit assez vaguement, et elle décida de le laisser tranquille. Après ça, elle décida de prendre une douche. La douche s’éternisa. Lorsqu’elle en sortit enfin, elle était déjà largement en retard sur le temps qu’il lui fallait pour préparer le repas. En descendant au salon après s’être habillée et remaquillée à la hâte, elle réalisa que l’endroit était dans le bordel le plus complet. Elle qui se pliait en quatre pour que la maison soit esthétiquement plaisante, elle finissait toujours, avec l’aide des deux chenapans qui lui servaient d’enfants, à mettre le bazar dans les pièces savamment pensées.

Il fallait qu’elle s’organise par ordre de priorité. Elle commença donc par se servir un verre de Moscato d’Asti, et lancer un album des Pink Martini pour l’accompagner. Puis, elle sortit les escalopes de veau (dieu que c’était compliqué de trouver du veau à Tenby), le jambon, la mozzarella, et tous les autres ingrédients, fit revenir légèrement un seul côté des escalopes, puis les échalotes, ajoutant avec rapidité et efficacité le coulis de tomate, le basilic, et laissant le tout légèrement mijoter en assemblant  les différentes viandes et la mozzarella. Elle déposa les saltimbocca de nouveau dans la poêle et laissa cuire tout en préparant des pâtes fraiches en vitesse. C’était un bon investissement, se dit elle en plaçant la pâte dans la machine qu’elle avait récemment acheté et qui en ferait des tagliatelles sans même qu’elle ait à s’en occuper. Elle aimait cuisiner, mais certaines tâches étaient moins gratifiantes que d’autres. Elle se dirigea vers le salon et commença à ramasser les divers vêtements, chaussettes, chaussures, papiers et autres magazines oubliés par les trois Palmer dans le rez-de-chaussée, tout en faisant de fréquents aller-retours vers la cuisine afin de vérifier que rien ne brûlait.

Alors qu’elle venait de placer les saltimbocca au four et qu’elle finissait son deuxième vers de vin en se dirigeant vers l’escalier où elle avait déposé toutes les affaires à monter, elle entendit la sonnerie retentir. Elle abandonna son verre vide sur un guéridon (c’était comme ça que le bazar s’accumulait ! se fustigea-t-elle au passage,) et alla ouvrir la porte, un grand sourire éclairant déjà son visage avant même qu’elle ne découvre la face goguenarde et hilare de celui qui était probablement l’un de ses plus vieux et plus proches amis. « Tu me connais si bien, » lança-t-elle avec un petit rire. « J’essaie de faire en deux heures ce qui en nécessiterait quatre. Mais bon, c’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité ! Je sais pas ce que tu ferais si tu n’avais pas ton personnel de maison ! » Rétorqua-t-elle. Lorsqu’il offrit de repasser plus tard, elle prit une expression pensive, faisant mine de considérer l’idée sérieusement. « Oui, je pense que ça serait mieux… Mais bon, j’avoue que le Valpolicella me fait de l’œil ! » Elle ouvrit grand la porte, s’écartant pour laisser le DJ entrer dans la maison à l’ambiance chaleureuse mais néanmoins décorée avec précision. Lorsque Max devina ce qu’elle préparait, elle leva un doigt et le secoua avec énergie. « Ding ding ding ! Bonne réponse ! On ne trompe pas ton odorat dis donc. Ou alors c’est moi qui suis trop prévisible ! » Elle plissa les yeux en souriant, de légères rides se dessinant aux coins de sa bouche et de ses paupières. « En même temps je sais que tu les adore, et je ne vis que pour satisfaire tes envies culinaires. » Elle donna un léger coup de coude narquois à Max, avant de s’avancer vers l’escalier, avec en tête l’idée de remonter le tas composé de multiples choses et de le laisser dans le couloir pour s’en occuper plus tard.

Avant qu’elle n’ait le temps de le faire, elle fut interrompue par le producteur qui l’interrogeait sur l’absence de bruit. Elle haussa les épaules. « Enid est à une soirée particulièrement cool apparemment, tu l’as manquée de peu. Quand à ton filleul, de ce que j’ai compris une plante en Amérique qui ne fleurit que tous les deux ans est filmée en direct, et il a l’air particulièrement passionné. Il mangera sûrement dans sa chambre je pense. » Elle eut un sourire impuissant. Bon, bien sûr, elle préfèrait qu’il soit ici plutôt qu’à faire des bêtises, mais c’était vendredi soir. Elle n’aurait pas vu d’inconvénient à ce qu’il voie des copains d’école ou quelque chose comme ça. Mais bon. Son petit dernier préférait rester regarder une plante fleurir, et c’était attendrissant. Elle ne le lui reprochait pas. Parfois, elle s’inquiètait pour lui. Il était si délicat, si doux et sensible. Elle avait peur de ce que le monde pourrait lui faire. Il l’émouvait parfois à en pleurer. Elle cligna des yeux, se secoua, sortant de ses pensées où elle s’était perdue un instant.

Avec un regain d’énergie, elle se tourne vers Max. « Bon ! Je dois amener ça en haut, mais sors deux verres et verse nous du vin un peu, le repas est presque prêt de toute façon ! » Elle attrapa le tas et monta les marches quatre à quatre, ayant peur qu’à tout instant ses pantoufles glissent de ses pieds et qu’elle s’étale de tous son long dans l’escalier. Néanmoins, le transport du tas en question se fit sans encombre, et après avoir dit à Arthur de descendre embrasser son parrain, ce à quoi elle reçu une réponse affirmative mais molle, elle redescendit, s’écriant d’une voix forte et avec un ton jovial : « Du coup, tu m’excuseras, mais j’ai commencé à picoler sans toi, il me restait du Moscato ! Mais bon tu sais ce qu’on dit ! Blanc puis rouge, rien ne bouge, pas vrai ? » Elle se saisit de son verre de Moscato vite et l’amena à la cuisine. « Bon bah viens, on va discuter un peu pendant que je finis ! » Elle déposa le verre vide dans l’évier et fit un grand sourire à Max. « Alors, qu’est-ce que tu racontes ? Quoi de neuf dans ta vie de célébrité ? »

love.disaster


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MessageSujet: Re: This is a place where the sun shines through the rain || Julie Mar 2 Oct - 23:19


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La désorganisation de Julie tira comme d’habitude un rire à Max. Ils se connaissaient par cœur, si bien que leurs défauts mutuels étaient quasiment devenus des traits de personnalités attachants. Jamais il ne lui serait venu à l’idée de la juger sur quoi que ce soit la brune, et la réciproque était vraie. Sans doute que leurs chemins de vie avaient pris des directions très différentes au fur et à mesure que les années passaient, mais ils ne s’étaient jamais perdu de vue. « Est-ce que tu sous-entends que je suis un vieux richard superficiel et incapable de survivre en autonomie ? » Max éclata de rire. « Je suppose que je mangerais des pâtes tous les jours. Mais bon, c’est le summum de la gastronomie sur cette planète, alors c’est pas très grave. » En vérité, le producteur n’employait réellement qu’une femme de ménage qui venait une fois par semaine. Edgar, son majordome, désertait la maison lorsqu’il n’y avait pas de fêtes. Le reste du temps, Max se débrouillait seul, avec plus ou moins de succès. Il n’était sans doute pas un grand cuisinier, mais il avait réussi à faire manger Megan pendant des années quand il l’avait pour le week-end, et elle n’en était pas morte, et lui non plus, donc on pouvait dire que ça allait. « J’admets que je ne suis pas aussi bon cuisinier que toi, c’est pour ça que je me contente de m’occuper du vin. »

Et effectivement, Max ne prétendait pas rivaliser avec Julie sur le plan de la cuisine. Mais ça avait toujours été la répartition des rôles qu’ils avaient eu. Il amenait l’alcool, elle faisait la cusine, et il évitait de massacrer celle-ci. Ca datait du lycée, et puis de l’Italie. L’ancien pilote s’était très vite montré doué pour organiser les fêtes, et il ne s’était jamais vraiment calmé, à vrai dire. « Une femme selon mon cœur. » Répliqua-t-il aussi sec avec un grand éclat de rire. « Ca devient si rare, de nos jours. » Peut-être parce qu’il avait réussi à épuiser toutes celles qui l’aimaient bien, ou peut-être parce que Max ne savait pas ce qu’il cherchait, et qu’il n’avait plus envie de se fatiguer. L’amitié, sans prise de tête aucune, comme avec Julie, ça lui allait très bien. A la limite, elle faisait même quasiment partie de la famille. Après tout, n’était-elle pas la marraine de Megan ? Et lui le parrain d’Arthur ? Et est-ce qu’ils ne se connaissaient pas depuis quasiment trente ans ?

« Ca se trouve elle est à la même soirée que Meg. Elle t’embrasse, d’ailleurs. »
Une discussion des plus classiques de parents quarantenaires, qui échangeaient mutuellement des nouvelles de leurs enfants. Si chaotiques qu’avaient pu être leurs parcours respectifs sur le plan familial, au moins là-dessus, ils ne différaient pas du reste des autres parents. Même si Max se demandait en permanence s’il arrivait à être un père correct : sa fille grandissait, elle lui échappait, il s’en rendait compte. Il laissait faire, parce qu’il le fallait bien, mais c’était encore son bébé, et ça restait difficile. Il comprenait donc parfaitement ce que Julie disait à propos de Enid. Il aimait bien la fille de son amie, quand bien même c’était une sacrée tête de mule. Elle était douée pour la musique : peut-être que dans quelques années, il réussirait à la faire signer sur son label. Pour Arthur, well…c’était différent. Maximilian adorait son filleul, c’était un bon garçon, mais il n’était pas sûr de comprendre tout à fait ses centres d’intérêts. « En Amérique, hein ? » Il se mit à rire. « Décidemment, ils sont pleins de surprises, ces enfants. Je me souviens encore de lui tout petit, tiens…je vais jamais m’y habituer. »

S’il ne s’y habituait pas, c’était parce que Max lui-même, malgré ses quarante-cinq ans, avait l’impression de n’être toujours qu’un ado. Après tout, ils faisaient encore des soirées picole et compagnie avec Julie : ils n’avaient tous les deux aucune maturité. « Tu veux que je te mette la table ? » Lança-t-il par-dessus son épaule pendant que la prof montait quelques affaires pour ranger un peu. Il en profita pour déboucher le Valpolicella et servit deux verres, avant d’en gouter une lichette : il était excellent, sans surprise. Il ne fallut pas longtemps à Julie pour redescendre. Il lui tendit son verre, et s’appuya contre le plan de travail à côté d’elle pour boire le sien. « Oh, pas grand-chose. J’enregistre des gens à Londres, on a pas mal de choses qui sortent à la rentrée, et puis quoi ? On commence à se préparer pour les Brit Awards. Si, j’ai croisé Kate Moss à un défilé à Londres. Elle m’adore. Je pense qu’elle me confond avec quelqu’un d’important dans le domaine de la mode. » En vérité, il connaissait plutôt bien – au moins de loin – la plupart des célébrités un peu rock anglaises. « On a fait un diner avec tous les artistes du label. C’était marrant. Ca faisait du bien de pas les voir drogués. » Ses soirées avec Julie, même si elles lui rappellaient son adolescence, étaient sans doutes parmi les moins trash qu’il faisait. Max ne lui disait pas tout. La drogue et les call-girl, il s’en vantait moyennement, même s’il se doutait bien que Julie était assez intelligente pour deviner toute seule. « Rien que la routine des vacances. Je vais reprendre le boulot plus sérieusement, là, fini de rigoler. Et toi ? Quoi de neuf ? Tu reprends bientôt les cours ? »

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MessageSujet: Re: This is a place where the sun shines through the rain || Julie

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