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With a little help from my friends || Luke

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Crazyoilmachine, Wanguard, Ritchie...
TES DOUBLES : Richard Lyon - John Harding
TON AVATAR : Mark Ronson
TES CRÉDITS : COM (avatar) + Frimelda (code) + dam-dameron.tumblr.com (gif sign)
TA DISPONIBILITE RP :
RAGOTS PARTAGÉS : 302
POINTS : 658
ARRIVÉE À TENBY : 14/08/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : 45 ans (3 janvier)
CÔTÉ COEUR : Célibataire multidivorcé.
PROFESSION : Producteur, DJ, ancien pilote de F1, playboy professionnel et jet-setteur invétéré.
REPUTATION : Riche, suffisant, hautain, et exécrable. Junkie et alcoolique. Totalement infréquentable.



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: With a little help from my friends || Luke Dim 19 Aoû - 1:14


I drink to every sucker standing here
Among the few who try and cheat the years
There's always one of us who's blown away
Or strapped and stopped for breath along the way

Aucune fête à Tenby ne valait celles de Max Julliard. Ledit Maximilian aurait sans doute argué qu’il n’y avait pas une fête au monde qui ne valait les siennes, mais c’était sans aucun doute exagéré et cela ne concernait sans doute que certaines fêtes – du genre de celles pour lesquelles n’importe quel voisin aurait appelé la police dans le village de Tenby. A commencer par les propres parents du producteur lui-même. Heureusement, ou malheureusement, Max Julliard ne vivait pas à Tenby même, mais dans une maison d’architecte qui donnait sur la mer, un peu à l’écart de la ville. Ses voitures – deux Ferrari, une Jaguar et une Rolls – étaient sagement rangées au garage, mais présentement, les abords de la maison étaient envahis de voitures de luxe. De la maison elle-même, se dégageait un bruit qui semblait tout droit sorti des enfers. Un son house se mêlait aux rires et aux cris d’une bonne cinquantaine d’invités. La soirée était déjà bien entamée, mais personne n’était encore parti. La plupart des gens étaient ivres morts, ou pire que ça, et la plupart dansaient dans une atmosphère survoltée, ou se préparaient à être encore plus ivres.

Quant au propriétaire des lieux, il se tenait présentement debout sur le plongeoir de sa propre piscine, qui donnait elle aussi sur la mer, du côté de la terrasse, et réclamait l’attention de ses invités. Encore à peu près sobre et pas trop cocainé, il était immanquable dans son costume rouge vif, et semblait décidé à porter un toast. « Je veux boire...putain, Mick, ta gueule, je suis sérieux, là. Je veux boire à vous tous, les immanquables branleurs qui se tiennent là ce soir, qui sont parmi les rares qui essayent, et qui ont trompé les années. Merci à tous. Et maintenant...Champagne pour tout le monde ! » Un tonnerre d’acclamations accueillit cette tirade, mais Max se doutait qu’il n’était applaudi que pour le champagne, et pas vraiment pour le reste. Personne ne se souviendrait trop de son sentimentalisme, qui ressortait parfois quand il avait un coup dans le nez, mais même si c’étaient de sacrés connards, ses amis méritaient bien ces mots.

« Monsieur ! » Edgar, le fidèle majordome, qui travaillait de concert avec sa fille pour le sauver de ses addictions, était soudainement à côté de lui, et élevait la voix pour couvrir le bruit ambiant et lui signaler quelque chose. Max attrapa une nouvelle coupe de champagne, et lui fit signe qu’il écoutait. « Monsieur Caryll est là, monsieur. » Max releva la tête, cherchant des yeux son vieil ami. Effectivement, Luke était là, dans un élégant costume noir, à deux pas, regardant autour de lui le bordel qui régnait. Il remercia Edgar d’un signe de tête, et se dirigea vers son vieux pote. « Luke ! Ramène toi, on va aller dans le studio, on s’entend pas, ici...Ouais, salut, Jodie, sweeheart, je suis à toi dans pas longtemps, j’arrive, ma belle. » Repoussant la blonde assez éméchée qui s’accrochait à son bras, il attrapa une bouteille de whisky qui trainait et deux verres, puis il entraina le médecin à l’intérieur de la maison : le studio donnait aussi sur la piscine. Fermant la porte vitrée derrière lui, Max soupira. Le calme de la pièce insonorisée était impressionnant et contrastait fermement avec l’extérieur. Ca lui fit du bien. Il jeta un œil amusé à Luke, et tira une chaise, lui faisant signe de s’assoir en face de lui.

« Alors t’es revenu. Ca fait un bail. »
Simple constat. Il en était à peu près convaincu quand il avait croisé en ville une silhouette qui lui semblait bien trop familière. Luke Caryll était son plus vieux pote, une très vieille connaissance, un partenaire de fête idéal. « Tu prends un verre ? Pas que j’ai spécialement envie de fêter ça, mais boire tout seul, ça fait trop alcoolique, même pour moi. » Ca ne se remarquait pas forcément au premier abord, cela dit. « Ed s’excuse, il te passe le bonjour. Il est en entrainement au Loch Ness, à faire des petits loopings avec son avion au-dessus des glen écossais. Vraiment des branleurs, à la RAF. » L’aversion que Max avait pour l’armée était inversement proportionnelle au nombre de gens qu’il appréciait et qui étaient militaires. Autant dire, forte. « T’as été affecté ici ?  Pour ça que t’es là ? » A vrai dire, s’il était content de le voir, Max n’avait vraiment aucune idée de pourquoi Luke pouvait bien revenir dans une ville dont, comme lui, il avait mis autant d’acharnement à se tirer. Il proposa de nouveau : « Cigarette ? C’est le moins fort que j’ai. » Lui envisageait de se faire un autre rail de coke. Il ne perdait pas facilement ses vieilles habitudes, Max, bonnes ou mauvaises, et son amitié avec Luke Caryll était elle aussi une vieille habitude.

_________________

Bad, mad, and dangerous to know
Thought that love was in the drugs, but the more I took, the more it took away, and I could never get enough. Thought that love was on the stage : you give yourself to strangers, you don't have to be afraid. And then it tries to find a home with people, and I'm alone, picking it apart and staring at my phone...
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MODO ♣ Au service de Mrs Lloyd
TON PSEUDO : hjs.
TES DOUBLES : Papa Lloyd & futur papy Magnùs.
TON AVATAR : Ioan Gruffudd.
TES CRÉDITS : hjs & tumblr.
TA DISPONIBILITE RP : Rémy & Max (2/3).
RAGOTS PARTAGÉS : 96
POINTS : 172
ARRIVÉE À TENBY : 17/07/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : quarante-trois ans.
CÔTÉ COEUR : Célibataire.
PROFESSION : Ancien médecin soldat en quête d'un nouveau poste.
REPUTATION : On connaît les Caryll, le petit frère ... Mais Luke, ce n'est pas la même chose. Aux premiers abords, on remarque un bel homme avec un métier particulièrement difficile, admiratif même. Mais quand on discute avec lui comme je l'ai fait, on remarque directement ce côté froid et distant, côté qu'il ressort sûrement pour se protéger lui et ses secrets. Il vient de revenir et il va avoir du mal à s'intégrer dans cette ville sans être un petit peu plus ... Joyeux. Ou même sympathique.



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MessageSujet: Re: With a little help from my friends || Luke Dim 19 Aoû - 11:16

Toujours rien venant de tes affaires d'Australie, pas de nouvelles, du coup, tu dois tout racheter, petit à petit et là, après ce message tout à fait inattendu de ton vieil ami, le trou-du-cul Max, c'est un costume que tu dois aller te payer et hors de questions d'en prendre un ici, du coup, tu prends la voiture direction Swansea. Tu es habitué à du sur-mesure, tu as des goûts de luxe et c'est en partie à cause de Max, d'avoir été à ses côtés pendant toutes ses soirées de riches. Il faut quand même se le dire, il vit dans un monde à part, un monde que tu aurais sans doute apprécié connaître plus tôt encore parce que tu t'y plais énormément, c'est loin de ta routine, c'est plus qu'agréable de se perdre dans du champagne qui coûte une fortune et de se réveiller le lendemain avec une vraie gueule de bois, sans regrets. Tu passes la plupart de ta journée à Swansea, discutant avec Rémy par messages, essayant de lui trouver par la même occasion ce dont il a besoin. Tu le préviens que tu sors le soir, revoir un vieil ami et bizarrement, il n'est pas si enchanté que ça. Toi, tu es impatient, vraiment, ça fait longtemps que tu n'as pas eu de discussion en tête à tête avec Max et un des membres de sa famille, notamment Ed son frère que tu connais aussi très bien. Tu rentres assez tard sur Tenby, le temps de prendre une douche, de vérifier que tout se passe bien pour Rémy, de fumer une ou deux clopes, d'essayer le costume avec trois chemises différentes, tu décides alors de te rendre à la soirée avec un sacré temps de retard. Tu sais te faire désirer, mais tu sais aussi que Max sera là, éveillé quoi qu'il arrive, après, son état, ça reste discutable et surtout, tout est envisageable avec ce joyeux luron. Tu te commandes un taxi cette fois, pas question de prendre le volant et d'oublier la voiture ou pire d'avoir un accident au retour. Tu restes rêveur derrière le chauffeur, te rappelant toutes les exceptionnelles soirées passées dans cette villa, tu te réfugiais ici avant, lors de vos repas de famille, tu faisais le mur et tu venais ici, au calme, loin des problèmes. Pas mégarde, tu manques de t'allumer une clope dans le taxi, oubliant que c'est interdit, mais tu perds vite cette notion lorsque tu es avec Max, car avec lui, tout semble permit, il n'y a pas/plus de lois.  Après un court trajet, tu sors du taxi, tu passes tes mains sur ton costume, qu'il reprenne une forme convenable et tu paies le chauffeur avant de prendre le chemin vers l'immense villa. Tu ne manques pas de sourire à l'écoute de la musique qui ne manque pas de se faire entendre et ça, même de loin.

La porte d'entrée s'ouvre avant que tu ne puisses poser ta main sur la clanche, un homme, plutôt bien habillé se tient de l'autre côté et te salue, tu en fais de même d'un simple signe de la tête et puis, tu entends ton nom, apparemment, tu étais attendu. Avant que tu ne puisses faire quoi que ce soit, l'homme disparaît dans la foule complètement inhibée par l'alcool. Ton côté médecin militaire te fait soupirer de honte, de voir des gens dans des états aussi lamentables mais ton côté légiste te dit que c'est pas grave, si ils meurent, ils feront des patients en plus. Enfin, tu secoues la tête légèrement, faisant fuir cette pensée complètement inutile et tu avances à travers la foule, cherchant l'hôte du regard, tu ne manques pas de croiser du regard de nombreuses jeunes femmes. Max n'a définitivement pas changé. Une fois dehors, à coté de la piscine tu vois enfin Max avec cet homme  qui t'a ouvert la porte et une magnifique jeun femme blonde. Tu t'approches de lui en même temps qu'il s'approche de toi et qu'il envoie bouler la belle blonde, Jodie. Tu le suis sans broncher, le studio est une excellente idée, c'est vrai qu'on entend pas grand chose ici, c'est vraiment le bordel. Heureusement, dès que la porte du studio se ferme derrière vous deux, c'est un soulagement. Vous n'entendez que vaguement les grosses basses de la musique et le reste, c'est à vous de l'imaginer. « Ouais, je suis revenu assez récemment, j'me suis installé avec Rémy dans la maison des parents. » Dis-tu simplement en haussant les épaules, perdu dans la contemplation du spectacle devant toi, tous ces gens dans des états pas possibles qui pourraient se retrouver sur un magnifique tableau si un peintre était avec vous pour les reproduire sur la toile. « Je ne dirai jamais non à un bon whisky. » Tu te retournes, cette fois pour lui faire face et tu te mets à l'aise avec ton ami, oubliant le reste des personnes autour de vous, après tout, personne ne va venir vous déranger. « C'est vrai que c'est des sacrés branleurs à la RAF, j'te le confirme, juste là pour montrer leurs beaux avions avec lesquels ils font joujou toute l'année. » Tu rentres dans son jeu facilement mais sans mentir, tu n'as pas de très bons liens avec la RAF de ce que tu te souviens. « Non, j'ai quitté mon job en Australie pour venir sur les terres de famille et rester un peu avec mon frère, pas comme si je m'étais barré à seize ans... » Tu hausses les épaules, tu ne t'aventures pas trop sur ce sujet. « Et toi, pas trop dure la vie ici ? » Demandes-tu avec un sourire en coin, tout en acceptant sa cigarette, pas question que tu prennes quelque chose de plus fort, tu n'y es pas habitué et tu seras sans doute celui qui va le ramasser à la petite cuillère cette nuit.

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MessageSujet: Re: With a little help from my friends || Luke Lun 20 Aoû - 0:04


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Pour supporter Max Julliard, il fallait être soit un connard soi-même et ne pas s’offusquer facilement de son caractère de chien, soit être d’une patience infinie et avoir compris que derrière ce masque de rudesse et de grossièreté, se cachait un type plus fragile qu’il n’en avait l’air, et peut-être aussi plus sympathique. Parce qu’en amitié, Maximilian parvenait quand même à garder des liens qui dataient de plusieurs années, voire de plusieurs décennies, comme c’était le cas pour Luke Caryll, en arrière. Il n’était qu’un être humain plutôt maladroit, aimant, aimant, aimant, même s’il ne savait jamais ou presque le dire, et ne partant jamais. Ce n’était pas facile à deviner au premier abord. Il fallait dire aussi qu’il avait soigneusement passé ces dix dernières années à essayer de faire en sorte de  devenir le roi des connards, et il fallait admettre qu’il avait un certain succès dans cette entreprise. Pourtant, certains auraient été capables de dire que Max Julliard, quand il le voulait, n’était pas un sale con, qu’il n’abandonnait personne et qu’on pouvait compter sur lui si on allait mal, qu’on avait besoin d’un conseil, d’argent, de faire la fête pour oublier ses problèmes, ou simplement d’une main tendue. D’autres, comme sa fille, auraient pu dire que malgré tout, il essayait : qu’il se foirait souvent, qu’il se plantait, mais qu’il essayait, et que c’était à mettre à son crédit. Enfin, ceux qu’il produisait auraient sans doute dit qu’il donnait toujours une chance aux gens, malgré son sale caractère.

Avec Luke, même si leur mode de communication se basait essentiellement sur l’échange de vacheries, il y avait un peu de tout ça. Ils se connaissaient depuis assez longtemps pour savoir que pour l’un comme l’autre, être un sale con, ce n’était pas qu’un trait de personnalité, c’était aussi un mode de défense, et une technique de survie dans un monde qui était mauvais et s’acharnait à leur envoyer des coups du sorts un peu dégueulasse. D’un autre côté, Max pouvait être lui-même, parce que même si le militaire le jugeait, de toute façon, il l’emmerdait aussi, ce petit con. Avec qui d’autre aurait-il pu claquer la porte de sa propre fête pour aller boire du whisky peinard.

« Ton frère est revenu aussi ? Putain, une invasion de Caryll. Manquait plus que ça. »
Cela dit, il était au courant pour Rémy, son père – commère de première – lui avait dit qu’il l’avait croisé au supermarché. Cela signifiait cependant plus de fêtes et plus de virées avec Luke, tout ça, ce qui était plutôt une bonne nouvelle aux yeux de Max. Cependant, il se demandait quand même ce qui avait poussé Luke à revenir. Malgré tout, il lui semblait qu’il n’avait pas une affection délirante pour son père – est-ce que ce n’était pas encore un putain de militaire ? Ce bled était une vraie caserne – et il trouvait un peu bizarre que le médecin ait tenu à occuper la maison de ses vieux.

Comme ce fil de pensées l’indiquaient, son cerveau poussé par la drogue tournait à cent à l’heure. Cependant, Max parvenait encore à peu près à maintenir un semblant de conversation et à être un hôte correct. Il servit un whisky à Luke, et le poussa vers lui, avant de noter :  « Joli costard, au passage. Tu t'emmerdes pas. Tu l’as pris à Swansea ? » La mode c’était important. Enfin, plus exactement le style était important. La mode, c’est ce qu’on achète, le style, c’est qu’on en fait. Seul le style comptait : quand on avait une gueule, il fallait s’entretenir. « Content que tu sois venu, ça me change de parler à une personne censée. La moitié des gens dehors a besoin d’un service, l’autre est composée d’abrutis. » Secrètement, Max espérait qu’un ou deux de ses invités se noierait dans la piscine. De préférence, pas une trop jolie fille, ça aurait été du gâchis. « A quoi on trinque ? »

Probablement au fait qu’ils aient survécu une année de plus, surtout dans le cas de Max, ce qui tenait sans doute un peu plus du miracle à chaque fois qu’il avançait en âge, vu ses excès. Mais peu importait ce soir là, c’était un soir de fête, il fêtait le retour d’un ami, et pour une fois, ses abus seraient justifiés. Ou pas. Peu importait.

« Exactement. Ca se prend pour Tom Cruise dans Top Gun, en plus, alors que c’est un navet, ce film. » Maximilian avala une gorgée de son whisky. Au demeurant, il était bon. « Ed sera content d’avoir de tes nouvelles, cela dit. Prudence aussi. » Il soupira : « En revanche, vous n’allez pas échapper au diner familial. Mon père va absolument vouloir vous inviter. » Autant ça ne dérangeait pas Megan, autant lui, les repas familiaux...ça le gonflait royalement. Curieusement, il avait l’impression que Luke aussi, mais il savait qu’il aimait son frère. Mais au point d’en revenir à Tenby ? Bizarre. Un truc ne collait pas, dans toute cette histoire. « Tu deviendrais sentimental avec les années ? Si j’avais cru voir ça un jour...» Ce n’était pas très charitable. Au fond, Max n’était rien de plus qu’un mec que les émotions atteignaient un peu trop, ce qu’il essayait de masquer. Il but de nouveau un trait de whisky. « Tu vas pas nous faire le coup du cancer et de la tournée d’adieux, hein ? » Ce sketch à la con, les médecins n’arrêtaient pas de lui dire, lui était réservé. « Il va bien, ton frangin, au fait ? » Rémy et lui n’étaient pas amis au sens propre. Mais Prudence l’aimait bien, et il faisait comme Luke, quasiment partie de la famille, alors au fond, c’était normal de demander.

Est-ce que la vie était dure ? Tenby, ça avait une gueule de paradis, mais c’était l’enfer sur terre. Oui, en apparence, il allait bien. Il faisait venir ses artistes les plus doués et ils enregistraient ici, ou il allait à Londres repérer de nouveau talents et donner des instructions, ou il faisait la fête. Max avait tout pour aller bien, mais rien n’allait jamais vraiment bien. Il ne souffrait plus, plus vraiment, mais il n’était que rarement vraiment heureux. C’était plutôt comme s’il était absent. Il était là, physiquement, mais son esprit, lui, était resté des années en arrière, dans cette voiture, et il revoyait le moment de la défaite, le moment de l’accident, la voiture qui partait dans le public, et au fond, c’était là que Max était, sur ce circuit où était morte sa fille. Réalisant qu’il était resté silencieux un peu plus que de raison, le regard perdu sur la table de mixage, et à travers la vitre, sur les instruments qui attendaient sagement les musiciens, il s’alluma une cigarette après en avoir donné une à Luke, et eut un petit rire, qui ne l’engageait à rien. « Non, on survit bien.  J’ai réussi à ne pas me marier et à ne pas divorcer depuis la dernière fois qu’on s’est vu. Pour le reste...tout roule. Megan finit sa licence l’année prochaine, et c’est tout...» Le reste, son boulot, la musique, les récompenses, les millions, la réussite, c'était de la frime, et il n'avait pas réellement besoin de frimer avec Luke. Il tira sur sa cigarette, pensif. « Tu comptes rester ici définitivement, au fait ? Que je te compte automatiquement dans mes invités. »

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REPUTATION : On connaît les Caryll, le petit frère ... Mais Luke, ce n'est pas la même chose. Aux premiers abords, on remarque un bel homme avec un métier particulièrement difficile, admiratif même. Mais quand on discute avec lui comme je l'ai fait, on remarque directement ce côté froid et distant, côté qu'il ressort sûrement pour se protéger lui et ses secrets. Il vient de revenir et il va avoir du mal à s'intégrer dans cette ville sans être un petit peu plus ... Joyeux. Ou même sympathique.



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MessageSujet: Re: With a little help from my friends || Luke Lun 20 Aoû - 0:48

Une invasion de Caryll, il ne peut pas mieux dire, car si pour le moment il n'y a que toi et ton frère, ça risque de changer quand Rémy aura décidé de contacter toute cette famille que votre père a été faire dans le dos de votre mère. Ils doivent certainement porter le fameux nom des Caryll aussi, sait-on jamais, ça fera certainement bien rire Max de savoir ça, qu'il n'y a pas que vous. Toi t'es déjà un cas à part, Rémy a son caractère bien à lui et les autres... Même si tu n'as pas envie de les rencontrer, encore moins de leur adresser la parole, la tête que ferait Max en les voyant par contre, ça, ça te donne envie qu'ils débarquent tous. « Rémy a toujours été dans les coins si je ne m'abuse, j'suis le seul et unique revenant de cette chère et tendre famille Caryll. » lances-tu simplement avec un air quelque peu, dramatique, tu ne cherches pas à lancer le débat sur le reste de la famille, ce n'est pas le moment, ni l'endroit de parler de ça et surtout, tu veux garder la surprise. Et en parlant de surprise, c'est comme son message sortant de nulle part, lui demandant de venir à une soirée, le jour-même. Certes, c'est pas nouveau pour Max, mais sur le coup, tu as été obligé de sortir de ta caverne pour acheter un costume et faire d'autres achats tout à fait inutiles pour toi en sachant que tu possèdes déjà tout ce que tu viens de reprendre. Cependant, pas question de mettre deux fois le même costume à deux soirées qui se suivent du coup, oui, tu as acheté deux costumes. Tu as les moyens, tu peux te le permettre et c'est pour faire bonne figure, ne pas faire tâche ici, dans ce moment qui n'est pas le tien et qui pourtant t'attire énorme ment. « J'ai été obligé de sortir l'acheter, j'ai encore rien eu de mes putains d'affaires qui vienne d'Australie, je sais pas ce qu'ils branlent, j'vais pas devoir aller vérifier tous les jours, si ? » En bon râleur que tu es, tu grimaces en même temps, tu espères que tu auras une compensation parce qu'au final, tu as besoin de tes fringues et autres affaires personnelles que tu n'as pas pu prendre dans ta seule et unique valise de voyage, mais ce qui te manque de plus, c'est ton kit pour faire les autopsies et ça, tu ne vas pas en racheter un, pas question. « J'te rappelle quand même que ces gens-là, tu les as invité toi-même. » un sourire malicieux, tu le taquines, tu te doutes bien qu'ils ne sont pas tous des proches-proches ou bien des amis, qu'ils sont là pour remplir la place, faire de l'ambiance, tu te demandes d'ailleurs si Max les connaît tous. Tu les regardes une dernière fois avant de les abandonner à leurs sorts et te focaliser sur ton acolyte de soirée, le trou-du-cul Max.

Te voilà avec un verre entre les mains, du bon whisky comme tu l'aimes, de quoi te taper le cerveau, mais pas trop, juste pour te mettre bien et profiter du délicieux goût de ce breuvage. Tu n'as qu'une hâte, c'est de la boire et c'est pourquoi tu ne réfléchies pas trop lorsque tu décides de votre thème pour trinquer. Un thème qui te va à la perfection. « On trinque à la vie de merde. » Tu lèves ton verre, croisant le regard de Max et tu viens boire une longue gorgée, fermant les yeux, profitant de ce goût qui est juste parfait. Tu es au paradis, tu as une vie de merde certes, mais tu es aux portes du putain de paradis.

« Tu as quand même été vérifié si le film était réellement un navet ? » De ton côté,  tu ne sais pas, ou plus, si tu as vu le film parce que lorsque vous étiez à l'armée, vous passiez pas mal de temps devant des films, même lorsque vous n'aviez pas le droit et votre lieutenant était un fan des films de guerres, des plus vieux comme de plus récents et vous passiez votre temps à faire des critiques dessus, ce qui t'a valu des belles punitions pour ne pas savoir comment fermer ta gueule. « J'allais justement te demander si il allait passer prochainement, mais tu réponds à ma question avant que je puisse la formuler. On viendra au repas, sans problèmes, je doute que Rémy refuse et si c'est le cas, tant pis pour lui, je serai le représentant et ton bras droit pour éviter que tu roupilles à table. » Amusé, tu reprends une longue gorgée de ton verre avant de l’abandonner entre-vous pour porter toute ton attention sur ta clope que tu allumes dans un soupire de soulagement. Depuis le temps que tu avais envie de t'en griller une, t'as vraiment foncé dans l'addiction avec ces merdes-là, si elle te voyait, elle te tuerait sur place... « Derrière cette épaisse carapace de vulgarité, il se cache un être sensible Max, j'suis déçu que tu ne remarques que ça maintenant... » C'est presque larmoyant que tu lui offres cette petite phrase, tu es vraiment un connard en fait. Tu ne mens pas, tu es sensible au fond, mais vraiment au fond. Là, tu te fous juste de sa gueule, comme il peut le faire avec toi, c'est de bonne guerre. Malheureusement, tu perds un peu de ta agité avec les mots qui suivent, la tournée d'adieu,  le cancer... tu te prends une claque et tu ne dis rien, tu penses simplement à Rémy et immédiatement, tu te mets à culpabiliser de faire le con ici alors que ton frère peut être en train de faire une crise à la maison. Même si tous les deux, vous avez un code à utiliser en cas de crise, tu sors quand même ton téléphone de ta poche afin de vérifier qu'il n'est pas en silencieux et surtout, que tu n'as rien venant de Rémy. Soulagé, tu remets le téléphone dans ta poche alors que Max en rajoute une couche, te demandant comment Rémy va. « Je suppose. » Un haussement d'épaules accompagne tes paroles, tu ne sais pas si tu peux en parler à Max, tu le feras oui, mais peut-être pas ce soir, à moins que tu bois trop et que tu parles trop, que tu te lances dans un monologue sur ta haine contre le monde entier et que tu dévoiles le poids que tu portes sur tes épaules et qui te ronge.  

Sans mentir, tu sautes sur le changement de sujet, parler de Max, de sa vie, ça ne peut que vous faire du bien, ou pas... Mais pas question que tu viennes plomber immédiatement l'ambiance entre vous. « Mes félicitations, tu aurais dû le dire plus tôt, on aurait pu boire à ton célibat. » Tu reprends ton verre entre tes doigts et cette fois tu le termines, cul sec après avoir remarqué son silence appuyé et avec un temps de retard. « Et comment elle va ? » Demandes-tu  pour Megan, sa fille que tu ne connais pas si bien que ça, mais tu es curieux de savoir comment elle se débrouille, surtout si elle va passer des examens importants l'année prochaine. « Elle est dans les coins ? » Ajoutes-tu rapidement, ne lui laissant pas le temps de répondre à la première question. Tu tires sur ta clope doucement avant de hocher la tête de haut en bas, tu te débarrasses de la fumée, soufflant celle-ci par tes narines avant de reprendre la parole. « Pour le moment, je n'ai pas de plans pour bouger, j'ai des choses à régler ici, en commençant par rénover la maison et d'ailleurs, si tu as envie de venir mettre un peu l'ambiance, tu n'hésites pas. » C'est à cause de paroles comme-ça que tu vas devoir le mettre au courant pour Rémy, pas question que Max freak out en tombant sur ton frère dans un état pas possible. Tu te mets toi-même des bâtons dans les roues. Comme si inconsciemment tu avais besoin de lui en parler pour partager un peu ce poids sur tes épaules que tu gères difficilement. Tu récupères la bouteille entre vous, tu te ressers un verre et tu lui remplis le sien, une bonne dose, parfaite pour vous deux. « Et sinon, cette fameuse Jodie ? Tu m'en parles un peu plus, elle avait l'air bien attachée à toi... » Le regard brillant, tu lui souris légèrement en coin, définitivement intéressé de savoir ce que cette jeune femme cache, en espérant qu'elle ne soit pas une coquille vide.
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REPUTATION : Riche, suffisant, hautain, et exécrable. Junkie et alcoolique. Totalement infréquentable.



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MessageSujet: Re: With a little help from my friends || Luke Jeu 23 Aoû - 18:16


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« Un, c’est déjà de trop, tu sais. » Max eut un sourire. Il pensait exactement le contraire, mais bon, ce n’était pas tout à fait drôle s’il le disait. Mais c’était drôle, de se retrouver réunis à Tenby ici, pour de bon, définitivement. Ca ressemblait presque à leur adolescence, quand ils partaient avec Edwin et Prudence à l’aventure, emmenant parfois Judith avec eux. Max gardait une place pour cette période quelque part dans ses souvenirs. Une période où tout était sans doute plus simple et où ils étaient tous plus heureux, avant que ne vienne, pour Luke, lui, et tous les autres, des choix qui allaient les sceller définitivement. Ce n’était jamais que cette ambiance d’insouciance qu’il essayait de retrouver avec ses fêtes. Mais Julliard savait que c’était foutu, que ce n’était qu’un artifice. Voilà pourquoi il n’y connaissait même pas la plupart des gens, qu’il n’avait presque jamais vu, qui étaient là pour meubler ou parce qu’il fallait les inviter, parce que c’était un passage obligé des mondanités. Mais il le faisait quand même. Et pas longtemps avant, il leur portait un toast. Luke ne se priva pas donc pas de relever la contradiction, sans doute à raison. « T’as pas tort. Ce sont des crétins, mais je suppose que ce sont mes crétins. » Ce qui faisait toute la différence.

Et c’était encore mieux avec un pote qu’il n’avait pas vu depuis longtemps, du whisky et des cigarettes. Luke et lui partageaient un humour blasé et une passion pour le sarcasme qui ne semblait pas s’arranger avec les années. Max ne faisait rien pour. Le monde était moche, il n’y avait pas de raison de se réjouir. Il trinqua avec le médecin. Et on rigole, et on s’amuse...non, on ne rigolait pas, non on ne s’amusait pas. Au fond, ils n’étaient que deux pauvres types que la vie s’acharnait à cogner et qui faisaient semblant de l’ignorer, ou plutôt semblant de s’en foutre, en prétendant qu’ils étaient plus solides que ça, qu’ils pouvaient survivre à tout avec une bonne blague, un bon verre, et en bonne compagnie.

« Je l’ai vu...peut-être trois fois, quand il est sorti au cinéma en 86. Ed a adoré, je crois que c’est cette saloperie qui a fait naitre sa vocation. Mon père l’a emmené autant de fois qu’il voulait. »
Pour faire justice à son père, qui valait quand même mieux que sa psychorigide de mère, Max ajouta : « Remarque, je ne peux pas me plaindre, Ed subissait toutes mes courses de kart, à l’époque, je suppose que c’est le juste retour des choses. » Après tout, Luke connaissait bien ses parents, il n’avait même pas vraiment besoin de jouer la comédie avec lui, le bon fils de la sympathique et modeste famille Julliard. « M’en parles pas, en plus on ne pourra pas échapper à ma mère... Elle t’adore, me demande pas pourquoi. Je crois qu’elle aurait bien voulu avoir un de vous deux comme gendre, imagine-moi ce délire. » Margaret Julliard avait toujours eu une légère tendance à la tyrannie, et ça ne s’arrangeait pas avec les années. Cela dit, elle n’avait jamais essayé de marier ses enfants, se contentant de critiquer – copieusement – le style de vie de Edwin et Maximilian.

En ce qui le concernait, le producteur considérait qu’il valait mieux qu’elle. D’abord, il était plus doué pour mettre la misère aux gens et les humilier, ensuite, lui, tout dépravé qu’il fut, se marrait plus que sa juriste de mère, et il était encore capable d’avoir des amis. Quand bien même c’était une amitié basée sur l’insulte et le fait d’être deux ours acariâtres. Pour autant, il y avait quelque chose qu’il ne comprenait pas vraiment dans le retour de Luke, dans tout son petit discours à propos de son retour, étrangement laconique à propos de son frère, sans réelle réponse, ni même réellement de plans pour l’avenir. « Tout va bien pour vous aussi, alors. C’est bien. » Il tira de nouveau une bouffée de tabac. Max était persuadé que justement, non, tout n’allait pas bien, mais il n’arrivait pas à deviner quoi : si Luke avait besoin d’un coup de main, s’il se passait quelque chose de grave, et quoi, ou si c’était autre chose, encore. Il était là pour aider, s’il le fallait, mais comment, si on ne lui disait rien ? Peut-être que Caryll avait simplement besoin d’une bonne vieille beuverie entre amis, comme ils en avaient l’habitude. Ca, c’était dans ses cordes.

Sa vie à lui, en tout cas, n’avait rien de vraiment passionnant. Au final, Max s’était enfoncé dans sa routine confortable d’excès et de travail. Peu à peu, le temps passait. Il gagnait une année de plus en évitant l’idée de se foutre en l’air. Il passait du temps avec les gens qu’il aimait et qui restaient. Il évitait de trop se poser de questions. A la fin, il n’aurait pas réussi, sans doute, à être un type bien et à racheter ses erreurs. Mais il lui restait du temps pour y parvenir, et en attendant, il pouvait encore se marrer un peu, ne pas penser à l’existence pathétique qu’il menait, essayer d’y trouver un peu de sens, aider Megan s’il pouvait. C’est d’ailleurs d’elle dont Luke demandait des nouvelles. « Non, pas en ce moment, elle est partie en vacances avec son copain à Dublin, je crois. » Cette fois, c’était clairement le père qui parlait, le père qui connaissait les excès et les erreurs à ne pas faire. « C’est un abruti, ce type, je comprends pas ce qu’une fille intelligente comme elle peut faire avec lui. Elle est douée dans ses études, elle va sans doute encore finir major l’année prochaine, elle pourrait faire ce qu’elle veut, elle gère mieux la maison que moi, et elle y faut qu’elle choisisse un petit con. Tu vois le genre qu’on avait, au même âge ? Bah, un type comme ça, qui se prétend guitariste dans un groupe, qui frime avec sa moto. » Le ton se fit boudeur, celui d’un père qui n’avait pas envie de voir sa fille lui échapper : « En plus il fait de la soupe, niveau musique. »  Évidemment, il n’était pas tout à fait sûr que Luke, qui n’avait pas d’enfant, puisse comprendre cette attitude. Comme tous les pères, Max était totalement gaga de sa fille, et elle avait beau avoir vingt ans, Meg était toujours sa gamine.

Pour le reste, c’était vraiment comme si rien n’avait vraiment changé. « Un moment j’ai cru que tu allais proposer que je vienne vous aider à rénover, et honnêtement, j’ai aucune compétence pour ça. Mais si une soirée bières ça vous dit, en revanche, je suis votre homme. » Etait-il un éternel ado sans aucune espèce de maturité ou de connaissance du concept appelé « être un adulte responsable et sérieux » ? Ca pouvait fortement y ressembler.

Pourtant, il avait appris, Max. « Oh, oui, elle. C’est la fille du représentant à la chambre des communes pour Swansea, un truc du genre. Elle est gentille, au fond, c’est juste une fille qui s’ennuie dans sa vie et qui essaye de sortir de son milieu, son père est le type le plus barbant que j’ai jamais rencontré. Tu dis que je l’intéresse sérieusement ? » Il secoua la tête, écrasa sa cigarette, de toute façon finie ou presque. « Ce serait une connerie de plus, vas, de m’attacher aussi. » Il reprit une gorgée de whisky, et tenta d’exprimer une réponse cohérente. « Faut pas qu’elle fasse ça, la pauvre petite, ça m’intéresse pas, moi, ça. Terminé, les sentiments. Terminés, les mariages. Pas de relation, c’est ça la clé. Pas d’amour, pas de putain d’amour. Sinon je suis foutu, encore. » Max vida son verre et s’en resservit un autre, alors même que Luke venait de lui en redonner un.  « Je verrais la bonne, tu sais, je serais même pas foutu de la reconnaitre. » Juste des filles de passage, des call-girl. Elle serait déçue, la pauvre Jodie, si elle comptait sur autre chose. Le producteur hocha la tête pensivement, content de son raisonnement. Il n’était pas ivre mort, mais c’était comme ça que la soirée finirait, inévitablement. « Et toi, monsieur le grand séducteur de médecin militaire ? Personne en vue ? »

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TES DOUBLES : Papa Lloyd & futur papy Magnùs.
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POINTS : 172
ARRIVÉE À TENBY : 17/07/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : quarante-trois ans.
CÔTÉ COEUR : Célibataire.
PROFESSION : Ancien médecin soldat en quête d'un nouveau poste.
REPUTATION : On connaît les Caryll, le petit frère ... Mais Luke, ce n'est pas la même chose. Aux premiers abords, on remarque un bel homme avec un métier particulièrement difficile, admiratif même. Mais quand on discute avec lui comme je l'ai fait, on remarque directement ce côté froid et distant, côté qu'il ressort sûrement pour se protéger lui et ses secrets. Il vient de revenir et il va avoir du mal à s'intégrer dans cette ville sans être un petit peu plus ... Joyeux. Ou même sympathique.



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MessageSujet: Re: With a little help from my friends || Luke Jeu 23 Aoû - 21:40

Il n'y a jamais assez de Caryll sur cette planète, il en faut des gens avec des caractères merdiques pour faire avancer les choses et foutre un peu le bordel par la même occasion. D'ailleurs, heureusement que Max existe, c'est un personnage à part entière qui est exceptionnel une fois qu'on a la chance de le connaître. Tu souris largement à ses remarques et puis, tu te permets une petite réponse, pour vous faire vous sentir un peu mieux, tous les deux. « Faut bien des crétins pour nous faire sentir intelligents, sinon, on serait tous des cons. » C'est un fait, si tout les gens étaient les mêmes, ça gâcherait votre plaisir à refaire le monde et surtout à étaler vos critiques alcoolisées et plus ou moins construites. « Et en parlant de crétins, y a pas quelqu'un qui a proposé de faire un bouquin sur ta vie, ça pourrait faire un best-seller. » Voilà, tu arrives à formuler le fond de ta pensée et si ça se trouve, il y a déjà quelqu'un qui a tenté de romantiser sa vie pour en faire un ouvrage à succès. Tu en connais des gens qui aimeraient lire un  livre sur sa vie, elle est terriblement palpitante, Max en a fait de choses et tu espères qu'il ne va pas s'arrêter là.

« Attends, tu l'as vu trois fois ? » Peut-être, il faut tout de même saisir la nuance, mais il s'est quand même tapé trois fois un  film qu'il considère comme un navet, est-ce qu'il s'est forcé pour rester avec son père et Ed ou alors pour se faire une vraie opinion du film, quoi qu'il en soit, tu applaudis l'effort. Tu n'es pas surpris d'apprendre que c’est peut-être ce film qui a poussé son frère à rejoindre les rangs de la belle armée. Tu en connaissais des soldats à l'époque ou tu as rejoins les rangs qui étaient fascinés par l'image véhiculée du soldat dans les films et autres récits, de toute façon, soit c'était ça, soit des gamins forcés, soit des gamins paumés, comme toi. Il fallait bien trouver une motivation quelque part pour rejoindre les rangs. « Ouais enfin,  le kart c'est quand même plus attrayant... » Même pour toi qui est soldat, tu aurais préféré assister à des courses plutôt que de poireauter dans une salle de cinéma, après c'est aussi parce que tu as toujours besoin de bouger, de faire quelque chose. Rester assit à ne rien faire ça jamais, tu as horreur de ça. C'est pour ça que tu as galéré pour la théorie dans tes cours de médecine, alors que la pratique au contraire, ça coulait de source.  Comme le repas avec sa famille qui va certainement arriver plus vite que tu ne l'imagines, tu ne peux pas t’empêcher d'être surprit d'apprendre ce que sa mère imaginait. Tu sens que tu vas la taquiner à ce sujet lorsque tu vas la voir. « Sérieusement ? Tu imagines une Julliard et un Caryll ensembles ?... » Tu secoues la tête de gauche à droite, ça serait vouloir la fin du monde... Enfin, Rémy tient plus de votre mère alors il est un tatin et plus calme et moins remonté conte l'univers, ça n'empêche qu'il a son petit caractère bien forgé et qu'il est bien chiant quand il le veut, mais tu l'aimes quand même ton Rémy. Tu y tiens tellement à ton frère que tu as du mal, enfin, tu ne peux carrément pas imaginer ta vie sans lui actuellement. Tu as un devoir, celui de le soigner et lui offrir la plus belle des vies. Tu ne sais toujours pas si tu dois lui en parler, tu aurais dû demander à Rémy avant de partir, mais tu ne voulais pas le déranger et sans mentir, tu n'y pensais même pas. Tu voulais juste sortir, boire et t'amuser avec ton ami. Là, tu te retrouves à camoufler difficilement un mensonge, celui de dire que tout va bien alors que non et Max n'en dit pas un mot de plus, comme si... Comme si il savait que quelque chose se tramait, ou alors parce qu'il te croit... Quoi qu'il en soit les deux ne vont pas et tu vas devoir remédier à cela, plus tard, en attendant, vous avez d'autres sujets à aborder.

Les réponses de Max au sujet de sa fille te font étrangement sourire, tu le comprends, tu ne sais pas réellement pourquoi, mais tu l'imagines à râler, bougonner dans son coin parce que sa fille s'est trouvée un loser. Certes, tu n'es pas un père, tu ne le seras sans doute jamais parce que les enfants ont un aversion pour toi, mais, tu peux comprendre que les choix amoureux de sa fille l’horripile, mais malheureusement, il ne peut pas choisir ses petit-copains à ses place ou bien, pire, faire passer des tests à ses prétendants. Tu te doutes bien qu'elle doit en avoir des tonnes, sa fille a tout pour elle, tu n'as même pas besoin de la rencontrer pour le savoir, il suffit de voir son père en parler. Il est différent Max lorsqu'il parle d'elle, il y tient énormément à sa fille, elle semble être la chose la pus précieuse à ses yeux, tu comprends qu'il puisse s'emporter si quelqu'un essaie d’abîmer ce qu'elle est. « Tu sais comment ça marche avec les filles, tu es bien placé pour le savoir que le look de musicien avec une belle bécane ça fonctionne du tonnerre... » Vous avez usé de ça tous les deux, enfin, surtout Max, toi c'était ton fusil qui faisait craquer les filles, certainement moins que ton compère, mais tous les deux, vous pouvez le dire, vous en avez eu du succès avec les femmes. « De toute façon, quoi qu'il fasse, ça n'arrivera jamais à ta cheville. » Tu en es persuadé, même si son copain arrive à faire quelque chose de tout à fait potable, Max trouvera le moindre défaut et lui collera au visage. Tu l'imagines comme ça et ça te fait rire de le voir agir de la sorte. C'est une toute autre personne qui est devant toi. Vous avez tous un sujet plus ou moins sensible qui fait sortir une autre de vos personnalités, après tout, vous n'êtes pas tous les deux que des connards sans-cœur qui passent leur temps à critiquer le monde et les humains en général. Tu le laisses méditer sur tes quelques mots, mais tu le soutiens dans sa démarche, ajouter quelqu'un à détester sur ta liste, ça sera un jeu d'enfants, mais avant de clore le sujet du copain de Meg, tu as une dernière question. « Et ils seront là si on fait un repas avec toute ta famille ? » Tu hausses un sourcil, curieux de savoir si tu vas avoir la chance de rencontrer celui qui a volé le cœur de la prunelle de ses yeux.

Tu glisses ton index sur le verre et tu en dessines le contour avant de lâcher un rire et de secouer la tête de gauche à droite. « Parce que tu crois que j'y connais quelque chose moi ? J'ai juste envie de péter tous les murs, tout repeindre et oublier que c'était la maison de famille, mais... Rémy est attaché à tout ça alors, il veut tout trier, sauver des souvenirs... Qu'est-ce que j'en ai à foutre des souvenirs moi sérieusement ? » Cette fois, tu sirotes ton verre, une deux, trois gorgées et plus rien dedans. Tu fais la grimace dans ton coin, vous avez eu cette discussion avec Rémy, pas question de jeter sans avoir trié un minimum alors tu le laisses faire, il garde ce qu'il a envie et toi,  tu jettes ou mieux, brûles le reste et on oublie tout. « Enfin, tu sais que tu peux venir à la maison quand tu veux, avec ou ses les bières, la porte est grande ouverte pour toi. » Tu hausses finalement les épaules après cette dernière phrase que tu essaies de rendre légère, mais tu as envie que Max vienne vous voir et fasse partie intégrante du décor, tu sais qu'il pourra faire rire Rémy et le soulager un peu, tu ne veux pas que ton frère s'isole du monde sous prétexte qu'il est malade. Toi tu n'es malheureusement pas un boute-en-train donc bon... Max quant à lui, il apporte quelque chose avec sa présence que tu ne peux pas décrire, mais tu te sens soulagé de le savoir là et surtout, toujours aussi à même de te mettre en forme.

Tu jettes un coup d’œil sur ton verre vide un instant avant de rallumer une clope, la première s'étend consumée toute seule parce que tu parles trop. Heureusement ta question soulève un réponse qui t'intéresse et effectivement, tu as bien fais de la poser. « Intéressée, elle te dévorait du regard comme si tu étais le messie et elle avait vraiment envie de te suivre ici. » Un sourire au coin des lèvres, tu t'amuses un peu de la situation, surtout de l'entendre te dire que c'est terminé les femmes, enfin les sentiments. Tu le regardes vider son verre qui venait tout juste de se remplir et tu sens que c'est un sujet qui le touche et donc qu'il vaut mieux éviter de s'attarder dessus si vous voulez continuer à avoir une conversation sérieuse, plus ou moins. « Ah les sentiments, ils nous font bien chier... » Râleur, tu balances ta phrase bateau, comme ça, ne l'obligeant pas à continuer sur le sujet sans se douter que la suite, elle va faire mal, encore un peu plus, avec sa question qui vient racler les derniers morceaux de ton cœur que tu pensais avoir nettoyé. « Moi ? » Tu lèves tes yeux vers ton ami, tu l'observes quelques longues secondes, sans rien dire et puis, tu te dis que tu lui dois bien ça, la vérité, la première fois pour ce soir. « Moi, je l'ai rencontré la bonne. » Tu reprends la bouteille de whisky et tu offres une nouvelle tournée, pour avoir un peu plus de courage. « Une flic en Australie, j'te jure, je pensais pas que j'allais tomber amoureux comme ça, j'y croyais pas, mais... On était bien, les meilleurs amis, je passais du temps chez elle, elle chez moi et puis, un jour, comme ça, elle m'a balancé qu'elle a rencontré quelqu'un, un demeuré qui a eu le courage de l'inviter à boire un verre mais pas en tant qu'amis... Elle m'a remercié de l'avoir remise sur le droit chemin et elle a commencé à me compter ses récits d'amour avec cette enflure et j'me suis barré dès que j'en ai eu l'occasion. » Tu prends ton verre, tu le bois, cul sec et tu te laisses  retomber peu élégamment sur ton fauteuil, ce soir tu bois jusqu'à perdre la raison, c'est décidé. « Si ça se trouve, c'est un type bien, certainement mieux que moi, mais j'le déteste quand même parce qu'il est avec elle et pas moi. » Ajoutes-tu avant de croiser tes bras sur ton torse, boudeur, comme un gosse. Tu as mal, vraiment, physiquement, tu ressens cette douleur qui te serre la poitrine. Les sentiments, c'est vraiment de la merde.

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MessageSujet: Re: With a little help from my friends || Luke Mer 29 Aoû - 19:32


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Les amis de Maximilian Julliard auraient, pour ceux qui le connaissaient le moins, été horrifiés de la conversation qu’il avait avec Luke Caryll à ce moment là. Les autres auraient haussé les épaules, c’était un comportement habituel chez lui de prétendre prendre l’intégralité du monde pour des gens médiocres. Pour autant, s’il prétendait détester le monde entier, il fallait bien dire qu’il ne s’aimait pas beaucoup lui-même. A vrai dire, Julliard était assez convaincu qu’il n’était qu’un pauvre type. Un salaud, un looser. Oui, mais voilà, comme l’écrivait Leonard Cohen, lui, il était un perdant magnifique, alors il ne pouvait pas se permettre de perdre la face devant tout le monde. Cependant, l’idée de Luke surprit Max. Il faillit même s’en étouffer avec son whisky. Caryll le connaissait dans les grandes largeurs, il savait qui il était vraiment. « Non, personne. Personne voudrait écrire sur ça, sur le désastre tout autour de moi, mon vieux. Comment tu veux parler de ça ? Une vie intéressante ? » Et là, avec un petit rire sec, manquant de renverser son whisky, il dit un truc qui le scia lui-même : « Une vie de merde, oui. » Sérieusement, sa vie ne ferait pas une bonne histoire. Il allait de désastres en désastres dans des costumes hors de prix en évitant tant qu’il pouvait les comas éthylliques et les overdoses, pleurant la mort d’une gamine qu’il n’avait pas pu empêcher et sur les cendres d’une vie perdue, espérant que la fête, la musique et l’argent lui éviteraient de regarder la vérité en face. « Toi, par contre, on pourrait faire un biopic sur ta vie. On prendrait Robert Downey Jr pour jouer ton rôle, ça passerait très bien. » Celui qui avait eu une vie intéressante, qui a sauvé des vies, qui a vu tous les champs de batailles de ces dernières années, c’est Luke, pas lui.

« Ouais, trois fois. Au cinéma. Et je pense que je dois me bien le retaper une fois par an quand mon père et mon frère s’y mettent. »
Max haussa les épaules. Au départ, il soupçonnait son père d’avoir voulu le convertir comme Edwin, ce qui aurait pu marcher. Les avions, ça allait vite et c’était un truc de frimeur, ça aurait pu plaire au producteur. « Ca coute plus cher que des places de ciné,  aussi, le kart. Mon père payait tout, alors bon, je me suis toujours dit que je pouvais subir un film comme ça. » C’étaient leurs sacrifices familiaux mutuels. Lui, il laissait la famille à son délire militaire, voire même il y participait à l’occasion, et son père finançait son apprentissage du pilotage. Quand il avait commencé à bien gagner sa vie avec les courses, Max avait tout remboursé. C’était un deal implicite. Son père ne lui avait jamais rien demandé, il n’avait pas à le faire. Mais il avait tout payé quand même. Question d’honneur, de fierté. Question de savoir ce qu’il devait et à qui il le devait. Il était reconnaissant à une partie de sa famille. Son père, Prudence, Ed. Le reste...moyen. Et en tout cas, Max était conscient des défauts familiaux. « Ouais, on aurait pu tourner un remake de Dallas. Surtout si t’avais épousé Bonnie. » De même qu’il connaissait bien sa famille, il connaissait bien le caractère explosif de Luke et ses limites. Ils s’adoraient malgré leur humour dramatique, mais le caser avec sa mégère de sœur, c’était une très mauvaise idée.

En fait, il devait être plus lucide sur les couples des autres que sur les siens. C’était pour ça. Evidemment, c’était ça, pas d’autre explication. D’ailleurs c’était pour ça qu’il arrivait à voir que le copain de Meg était un abruti fini et pas le reste du monde. « Attends, attends, nous on avait du charisme, gamins, lui, un bulot serait plus séduisant. » Il soupira, tira une bouffée de tabac. « J’aurais cru que sa mère lui aurait appris à se méfier des types comme moi. Mais elle lui ressemble jusque dans ça. » Vrai, Megan était le portrait craché de Judith, le même caractère, la même gentillesse, le même sérieux, et un humour ravageur, légendaire, joyeux, venu de nulle part et qui vous prenait de court. Malgré la distance émotionnelle qui les séparait à présent, Max lui reconnaissait au moins ça. « Oh oui, ils seront là, ma mère l’adore. Aucune idée de pourquoi. Mais tu pourras te faire une opinion par toi-même, comme ça. » De son point de vue, Megan lui ressemblait sur ce point là : cherchant toujours l'amour, incapable de le trouver, cherchant encore et encore et encore, jusqu'à se faire du mal, au fond.

Mais lui, c'était différent, il avait appris sa leçon, il avait appris du passé, alors c'était fini. Là dessus, Max n'était pas d'accord avec Luke. Il comprenait l'idée, qu'il avait, bien sûr, de rayer de sa vie toute cette période sombre. D'essayer de recommencer à zéro, en essayant d'oublier le reste. « Tabula Rasa, hein ? Je vois l'idée. » Mais la vérité était qu'on ne pouvait pas faire table rase du passé. Julliard avait essayé en revenant ici, mais ça ne l'empêchait pas d'être simplement, lui même - et comme tout le monde - une masse ininterrompue de mémoires et de souvenirs que rien n'effacerait. Les blessures ne s'effaçaient pas, on s'y habituait juste. Mais peut-être que simplement sur ce point là, Max s'était avoué battu et pas Luke. Il tira une bouffée de tabac, simplement content de la proposition de Luke. « Compte sur moi. Et sur mon alcoolisme, ne pas amener à boire, c'est malpoli de toute façon. »

Il écouta ensuite Caryll évoquer sa propre vie sentimentale. C'était toujours mieux que la sienne, et Max se sentait plutôt d'humeur à donner des conseils qu'à déblatérer sur sa vie. Des filles comme Jodie, sans âme et sans amour, il en retrouverait d'autres, mais Luke avait l'air vraiment malheureux. « Merde, c'est moche. J'aurais tenté le coup quand même, je suppose, moi.  Tu crois pas qu'elle a pu se mettre avec lui pour voir comment tu réagirais ? » Il alluma une autre cigarette. « Bah, t'es un mec bien aussi, Luke. Elle a juste pas vu la chance qu'elle avait. » Il sourit, se mit à rire. « Allez, voilà que je verse dans le sentimentalisme, fait chier, tiens. Ca craint vraiment, l'amour. » Il ajouta ensuite. « C'est pour ça que t'es revenu, alors. Je me disais bien que ça te ressemblait pas, de débarquer comme ça.  »

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MessageSujet: Re: With a little help from my friends || Luke Mer 29 Aoû - 23:44

Te voilà en train de secouer la tête de gauche à droite. « Personne ? Non je ne crois pas... » Tu passes ta main sur ta magnifique barbe dont tu es extrêmement fier, tu ne pouvais pas l'avoir lorsque tu étais à l'armée alors une fois que tu as quitté les rangs officiels, tu t'es bien amusé à arbore ce côté négligé qui te va si bien. Tu cherches tes mots, te donnant une contenance, mais c'est difficile de les trouver. Tu voudrais lui faire comprendre que c'est justement parce qu'il a une vie pleine de drames que ça peut fonctionner. Les meilleurs films, tout du moins ceux qui sont les plus appréciés et regardés sont ceux ou il se passe de bon gros drama des familles. C'est immonde à dire, mais plus souvent c'est triste et mieux c'est reçu... Après, tu peux aisément comprendre qu'il ne désire pas voir sa vie étendue  sur le public à travers un livre ou bien un film. Ça pourrait aider les gens à mieux le comprendre, mais bon, ce n'est sans doute pas ce qu'il cherche. « Enfin, tu fais comme tu le sens. » Tu finis par hausser les épaules, ne cherchant pas à le forcer à se remémorer des moments difficiles, pas besoin de remuer le couteau dans la plaie, il ne veut pas, c'est son choix. Du coup, il te le propose à toi, un biopic après cette belle phrase qui vous rend silencieux tous les deux au sujet de sa vie de merde... « Downey Jr, tu déconnes, ce mec est un nain, je fais deux têtes de plus que lui et non, mais il mets des talonnettes dans ses films... » Tu manques de t'étouffer avec ton whisky de rire. « Après, je ne nie pas, il est talentueux... » Et te voilà en train de chercher quel acteur masculin pourrait te jouer toi dans un bon film sur ta vie. Tant qu'à faire un film, mieux vaut qu'il soit bon, non ? Mais on va se l'avouer immédiatement tu n'es pas doué pour reconnaître les visages, les noms et pourtant tu en as vu des films, tu devrais avoir une belle culture, mais sans mentir, tu t'en fous, tant qu'il y a ce que tu aimes dans ce que tu regardes, le reste n'a pas d'importance. Mais Downey Jr, tu connais, qui ne connaît pas ? Tu aurais été bien con si tu n'avais pas su d'ailleurs. Heureusement, comme à ton habitude, tu sauves la baraque. C'est ton truc ça, sortir par la petite porte, trouver la solution la plus bidon mais qui fonctionne. Tu te trouves souvent con, mais aussi malin d'être capable de trouver de quoi te sortir de diverses  situations, ça t'a servit de nombreuses fois.

Il a raison Max, le cinéma c'est mieux cher que le kart, mais c'est aussi bien plus chiant, rien ne vaut un peu d'action en chair et en os que de regarder des comédien faire du fake toutes les deux secondes. Après oui, c'est du divertissement, tu ne devrais pas critiquer comme ça, mais ça ne serait pas toi si tu ne le faisait pas. Tu es une machine à critiques et aussi à râler. Tu trouveras toujours quelque chose à redire sur n'importe quoi. Tu adores foutre la merde, c'est un passe-temps que tu as connu à l'armée, parce que lorsque tu étais plus jeune, tu n'étais pas aussi aigri que maintenant. Tu as très mal vieilli là-dessus. La vie, c'est de la merde, les gens sont merdiques et la terre va crever à cause de  toute cette merde, voilà comment tu vois les choses. Tu manques de lui dire qu'il faisait payer un peu plus son perd en allant au cinéma avec au lieu de rester sagement à la maison. Tu décides de fermer ta gueule pour une seconde, laissant le sujet couler pour mieux reprendre sur le suivant, ou pas... « Shht, on stoppe le sujet là-dessus, je n'ai pas envie de m'imaginer en couple avec ta sœur, je n'ai absolument rien contre elle, mais on est pas... Enfin voilà. » Maladroitement, tu tentes de clore le sujet avant de commencer à t'imaginer tout et n'importe quoi jusqu'à littéralement perde le fil de la conversation. Heureusement que Max est là, sinon tu serais un peu perdu. Ton attention a des hauts et des bas, tu ne sais pas si l'alcool fait déjà effet, mais tu tâtonnes doucement. « Du coup, j'ai hâte de le voir, si tu me dis qu'il n'a pas de charisme, je pense qu'il va valoir le détour ce jeune homme. » Tu ne devrais pas faire le con si tu le rencontres, ne pas lui en faire voir de toutes les couleurs comme tu sais si bien le faire, va falloir bien se comporter camarade Luke. Alors en plus il sera présent a fameux repas organisé par sa mère, mais c'est le jackpot. « Prépare-nous ton meilleur vin et on va bien s'amuser. » Tu t'en frottes déjà les mains de ce repas qui s'annonce plus attrayant que jamais surtout lorsque tu mets volontairement de côté l'état de santé de Rémy. C'est moche de dire ça, vraiment, mais c'est la triste vérité. Son état de santé te rend maussade, moins drôle, moins heureux et constamment sur les nerfs et lorsque tu n'y penses pas tu redeviens le normal Luke que tout le monde connaît.

« Exactement, que ce soit utile ou pas, j'veux que tout disparaisse, j'en ai rien à foutre. » Pour toi, tu penses que ça va fonctionner même si rester dans la maison familiale est certainement la pire des idées, quant bien même vous refaites tout à l’intérieur et à l'extérieur, ça restera la famille dans laquelle vous avez tous les deux été des gosses. C'est dans cette maison que tu as commencé à développer cette haine contre ton père. Il y a encore des marques de son passage dans cette maison, tu les as vu dans la garage, là ou il entreposait ses outils et ceux-là, que Rémy le veuille ou pas, tu vas les balancer à la poubelle, rien à foutre.  « Si je pouvais brûler la maison et en acheter une autre, je le ferai aussi, mais je doute que Rémy me suive donc je garde cette idée pour moi. » Ajoutes-tu la mine boudeuse quoi que plus colérique qu'autre chose, tu as horreur de ne pas pouvoir faire ce que tu désires et tu le fais le fais savoir sans te soucier du regard des autres. « J'ai hâte que tu sois là, au moins si je bois j'oublierai tout ça.. » Et le reste aussi, ce qui te met dans un état pas possible et ce que tu n'oses pas encore lui dire. Tu devrais prendre tes responsabilités et lui en parler, Max ne mérite pas d'être dans l'inconnu, mais en même temps tu ne veux pas qu'il s'inquiète à son tour, toi et Rémy, vous pouvez bien gérer cette histoire tous les deux, non ?

Tu ne gères pas grand chose du côté de ta vie personnelle en ce moment, faut bien se l'avouer et puis, tu viens de tout lui expliquer, évasivement d'où sa réponse, qui te rend perplexe. Jamais elle aurait pu faire une chose pareille, elle te disait absolument tout, elle avait confiance en toi. Si c'est effectivement ce qu'il s'est passé alors c'est toi qui ne va plus jamais vouloir lui parler. « J'te jure que si elle a fait ça, je vais me mettre en colère, c'est complètement inutile de faire une chose pareille ! J'avais de vraies raisons de ne pas lui avouer mes sentiments, elle sortait d'une sale relation, elle ne faisait plus confiance aux hommes et elle s'est ouverte à moi, elle m'a raconté son histoire, sa vie, on est devenu les meilleurs amis, on pouvait terminer nos phrases quoi... J'avais jamais connu ça, j'allais pas tout bousiller pour quelques sentiments surtout si ils étaient pas partagés... » Tu continues à faire la moue, te persuadant que tu as fait le bon choix en ne lui avouant rien sur tes sentiments. Vous deviez rester amis jusqu'à la fin de vos jours, tu aurais pu tenir sans soucis comme ça mais en même temps, tu t'étais persuadé que si toi, tu ne pouvais pas l'avoir, elle n'aurait personne de son côté non plus. Et puis merde, elle te disait bien qu'elle n'était pas prête, il est sorti d'où ce connard ? « C'est pas que ça craint, c'est juste que c'est la merde, j'ai jamais vu une seule et unique relation d'égal à égal, de complètement partagé sans que ça foire quelque part. » L'amour est un putain de canular qui a mal tourné, c'est tout ce que c'est, une illusion qui mène à rien et surtout pas au bonheur, de toute façon, tout ce qu'il y a dans la vie ne mène qu'à une seule chose, la mort « Quand tu dis que la vie c'est de la merde, c'est vraiment le cas... » Tu regards la bouteille de whisky entre vous deux et elle a prit une sacré claque, va falloir que tu te retiennes un peu, vous avez la nuit devant vous pour refaire le monde. « Ouais, dès qu'elle m'a parlé de lui, de ses cadeaux, de ce qu'il faisait et du bonheur qu'elle partageait avec, j'me suis barré et j'ai eu une autre raison aussi... » tu termines dans le vague, toujours, comme tu sais si bien le faire, offrant une opportunité à Max de te demander ce qu'il en est, ou pas...

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MessageSujet: Re: With a little help from my friends || Luke Dim 2 Sep - 16:20


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A la base, il ne voulait pas raconter sa vie, vraiment pas. Elle faisait pitié, et Max était quelqu’un de fier : il était lucide, mais ne voulait pas de la pitié des gens ni s’apitoyer sur son sort. Tu es un Julliard. On ne pleure pas, on se bat. Même si ce n’était que des illusions pour tromper une forme inaltérable de détresse et sans doute de dépression sévère et chronique, Max avait quand même l’impression de plutôt bien résister. Donc non, il ne voulait pas d’un grand bouquin, ou d’un film dramatique et intrusif sur sa vie. Mais d’un autre côté, Luke avait l’air sincèrement convaincu par la pertinence de sa proposition, et l’estime de son vieil ami ne pouvait manquer de flatter Julliard : après tout, quand il regardait la fête de ce soir, les Ferrari, les victoires, le champagne, la musique, peut-être qu’il y avait quelque à dire sur sa vie, quelque chose d’un peu flamboyant, qui savait ? L’idée faisait gentiment son chemin dans le cerveau du producteur, mais il hésitait, pour l’instant. Il n’en restait pas moins que la vie de Luke aurait été nettement plus intéressante – et drôle – à raconter. « Je le disais parce qu’il joue toujours des connards sympathiques. Est-ce que ce n’est pas ton second prénom, ça ? » Ce qui n’était qu’une question rhétorique, une blague amicale.

Passant à autre chose, tout en continuant à fumer et à boire, il laissa tomber rapidement le sujet du couple potentiel qu’auraient pu former Bonnie et Luke. Clairement, lui non plus ne voulait pas trop imaginer ça : Bonnie était clairement insupportables, ils se seraient bouffés en permanence, et en plus, Luke en beau-frère, la plaie. Le sujet de son potentiel futur beau-fils n’était pas vraiment meilleur mais au moins ils se marraient plus. C’était peut-être ça qui caractérisaient les véritables amis : ils ne se jugeaient pas, ils jugeaient les autres ensemble. Et en l’occurrence, pour Luke et Max, c’était une combinaison très ancienne, une attitude qu’ils avaient adopté des années plus tôt. Et qu’ils conservaient, même à plus de quarante ans. Toujours aussi provocateurs, toujours aussi peu fins. Toujours à foutre la merde aux repas de familles, mais franchement, quel mal à ça ? Maximilian détestait cordialement ces fiestas là, où tout le monde faisait semblant de s’adorer et où personne ne pouvait piffrer personne. Maintenant, au moins, il ne faisait même plus semblant, et tant pis si ça emmerdait la mégère qu’était sa mère ou sa psychorigide de sœur. Il se sentait plus proche de Luke que d’elles de toute façon. « Compte là-dessus. Faudra juste qu’on se tienne devant Megan, sinon on va se faire trucider. » Deux ados provocateurs en pleine crise de la quarantaine (ou en crise constante, à voir) repris par la seule personne responsable du coin : une gamine de vingt ans.

Et vu la tournure que prenait leur conversation, ils ne risquaient pas franchement de devenir des adultes responsables de sitôt. « Et c’est moi le junkie ? Fais gaffe, tu parles de plus en plus comme moi. » Lança-t-il avec bonne humeur quand Luke lui lança qu’il aurait bien bu un verre ou deux – ou une bouteille entière vu sa mine – pour oublier toutes ces histoires relatives à la rénovation de la maison de famille qu’il possédait désormais avec Rémy. La raillerie était d’une mauvaise foi pure, Max avait effectivement tendance à boire plus et à abuser de toutes sortes de substances illicites. « T’es toujours le bienvenu ici si tu veux fuir, sinon. » Il était bien placé pour savoir que rester dans un endroit qu’on détestait ne pouvait que détruire à plus ou moins long terme : c’était d’ailleurs pour cela qu’il s’était tiré de Londres et qu’il ne voulait plus y habiter. Il admirait Luke de vouloir changer les choses, mais Max savait aussi que ça serait difficile. Tout bruler ne ferait disparaitre aucun souvenirs, et rester, c’était vivre avec. Pas de bonne solution : aussi il s’abstint d’en faire la remarque à Luke, ça ne servait à rien.

D’autant que Caryll paraissait affecté par un autre sujet sensible. Ca n’avait pas très bien marché pour lui apparemment. « Ca va, ça va, j’ai compris, mon vieux, on se calme. » Il lui tapa gentiment l’épaule. Comme toute personne qui se disait qu’elle pourrait supporter de voir quelqu’un dont elle était amoureuse avec un autre, Luke avait mal pris ce coup du sort. C’était normal, surtout que Luke devait se dire, au fond, qu’il l’avait aidé, tout ça pour qu’elle choississe quelqu’un d’autre : de quoi dégouter, en effet. « Et depuis, pas de nouvelles du tout ? Elle a pas essayé de savoir ce que tu devenais ? Je veux dire, et c’est pas pour remuer le couteau dans la plaie, mais si au moins tu comptes comme ami, peut-être qu’elle s’inquiète. »

Ou peut-être qu’elle n’était pas prête et que le départ de Luke aurait fait réalisé à cette fille ce qu’elle perdait, qu’est-ce qu’il en savait ? Que l’amour craignait, il pouvait le dire aussi, après tout. Mais justement parce que contrairement à Luke, Max se disait que parfois ça marchait. Pire, parce qu’il le savait. « Moi et Judith, ça marchait bien. » Qu’il fit observer pensivement. Il termina de nouveau ce qui restait de son whisky, les yeux dans le vide. « Et ça aurait continué, si... » Il ne pouvait pas finir, il ne le voulait pas. Parler de Melody était toujours une sale expérience. Et puis Luke savait, il était là à l’enterrement de sa fille, il l’avait vu totalement hébété et effondré. Oui, sur ce point par contre, Luke avait raison. La vie c’était de la merde, c’était un sale foutu enfer. « Ouais. Mais bon, tant qu’ils ont des cigarettes et du whisky en enfer, ça me va. »

Il lorgna sur la bouteille d’un air sceptique. Maximilian tenait bien l’alcool, il commençait juste à être ivre, et il allait leur falloir une autre bouteille. Il allait se lever pour retourner en kidnapper une ailleurs, en haut ou dehors, quand Luke lâcha une information qui le fit tiquer. Alors il avait une autre raison de revenir. Mais putain, laquelle ? Parce que Tenby, comme ça, ça ne faisait pas envie, comme ça. Et vu la gueule qu’il tirait, ce ne devait pas être un truc agréable. « Crache le morceau, Luke. Mon whisky t’aidera pas, mais si je peux, moi, oui. »

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CÔTÉ COEUR : Célibataire.
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REPUTATION : On connaît les Caryll, le petit frère ... Mais Luke, ce n'est pas la même chose. Aux premiers abords, on remarque un bel homme avec un métier particulièrement difficile, admiratif même. Mais quand on discute avec lui comme je l'ai fait, on remarque directement ce côté froid et distant, côté qu'il ressort sûrement pour se protéger lui et ses secrets. Il vient de revenir et il va avoir du mal à s'intégrer dans cette ville sans être un petit peu plus ... Joyeux. Ou même sympathique.



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MessageSujet: Re: With a little help from my friends || Luke Lun 3 Sep - 0:07

Tu te mets à rire, sincèrement, un vrai fou rire, c'est vrai que tu es loin d'être un type sympathique quand on te voit la première fois, si on ne te connaît pas, tu te fais rapidement insulter parce que justement, tu es vulgaire, trop franc donc brut de décoffrage et parfois sans gênes. Tu ne portes guère d'attention sur ce que les gens peuvent bien penser de toi, sauf pour certaines personnes qui ont ton intérêt pour des raisons diverses et variées. Tu passes ta main droite sur ton visage. « Je crois bien que je n'ai que connard en second prénom... » Tu ajustes sa réplique, le sympathique vient bien plus tard dans la relation, tu ne donnes pas ton meilleur côté comme ça au premier inconnu, non mais ! Max est bien placé pour savoir que tu n'es pas qu'un idiot qui parle trop et qui cogne quand ça va trop loin. Tu es quand tu veux quelqu'un de censé qui a eu un passé complexe après un passage à l'armée qui n'a pas réellement remit les choses en place. Tu es quelqu'un sur qui on peut compter et qui ne compte pas les sacrifices quand tu le peux, sinon... Comme tout le monde, tu ne fais pas grand chose, tu es quelque peu égoïste, un très mauvais joueur et perdant (et gagnant) et tu te perds dans tes autopsies quand on veut te parler car tu évites souvent les conversations sérieuses et difficiles et aussi tout ce qui a un lien avec l’administratif. Bref, si ta vie devait devenir un film, joué par Downey Jr, ça serait un vrai carnage, tu le vois déjà dans un uniforme de l'armée et ou, encore mieux, un kilt. « Il a déjà porté un kilt dans un film Downey Jr ? » Demandes-tu soudainement avant de chercher la réponse dans tes souvenirs des quelques films vus de cet homme et tu ne trouves rien, espérons que Max trouve la réponse. « Si ce n'est pas le cas, rien que pour ça, faut faire quelque chose. » Ajoutes-tu toujours aussi souriant.

Tu ne lâches pas une seconde ton sourire pour la suite et sa remarque sur Megan, tu le sais qu'elle va vous surveiller tous les deux lors de ce fameux repas car au final, même si vous avez tous les deux passé la quarantaine, vous êtes de vrais gosses, pire que des adolescents, vous ne savez pas vous tenir. Enfin si, mais c'est tellement plus drôle de se laisser aller et de ne pas se soucier des conséquences et puis, ce n'est pas comme si vous faisiez du mal à vous amuser un peu à un repas tout les deux. « Megan et Rémy, je doute qu'il me nous laisse faire les cons durant tout le repas, je sens qu'ils ne vont même pas nous laisser manger l'un en face de l'autre... » Pire qu'un gosse, tu fais la moue, comme si c'était la fin du monde et puis quand bien même vous n'êtes pas proche sur le plan de table, sérieusement, qui suit encore des plans de table de nos jours ? « Enfin, je peux me tenir à carreaux jusqu'au dessert, c'est tout ce que je peux promettre, après, je me laisse aller histoire de profiter un minimum. » Avec l'aide du vin, comme maintenant du whisky, tu peux te détendre ou chercher du réconfort à travers l'alcool comme Max te l'as fais comprendre, tu sonnes un peu comme lui même si vous êtes tous les deux différents sur de nombreux points. « Enfin, en parlant de repas, on pourra aussi en faire un à la maison avec Megan éventuellement son copain et puis toi, bien entendu, un truc au calme dans le jardin, sans prises de tête... » C'est une bonne idée, de faire venir des gens voir Rémy, lui faire un peu oublier sa douleur en bonne compagnie. Comme toi, tu fais partir ta douleur avec l'aide de cette merveilleuse bouteille de whisky, vide...

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ? Tu hausses les épaules avant de secouer la tête de gauche à droite. Tu comprends bien qu'il ne veut pas remuer le couteau dans la plaie, tu ne lui en veux évidemment pas. « J'ai changé de numéro de téléphone, de mail, j'ai donné une fausse adresse à mon ancienne patronne. J'ai couvert mes traces afin qu'elle ne puisse pas me retrouver immédiatement ou tout court. » Enfin, elle est flic, si elle voulait vraiment te retrouver, elle serait déjà là, c'est son choix, toi tu as fais le tien il y a quelques temps. Mais bon, tu as fais tout ça dans le but qu'elle comprenne que tu ne veux pas d'elle, que tu as été blessé et que, vu que tu es con, la fuite était la meilleure idée du siècle. Tu sais qu'elle sait, que tu es un grand con, que parfois, tu agis comme un gosse capricieux, elle appréciait ce côté là chez toi et quand c'était de trop, elle te le faisait comprendre, à sa manière. Tu aurais pu devenir un mec bien avec elle, sans soucis, mais... Il n'y a clairement jamais eu de vous et il n'y en aura jamais vu tes actes de gamin. « Elle sait qui je suis, comment je réagis, si elle a une once de respect pour moi, mêlé avec un peu de colère, je doute qu'elle fasse des efforts pour me retrouver. » Tu secoues la tête de gauche à droite, toi tu seul tu as réduit à néant les chances qu'elle puisse un jour venir taper à ta porte pour te mettre une claque et idéalement te dire qu’elle t'aime aussi. Tu tentes un maladroit sourire en guise de dernière réponse avant de plonger la tête la première dans la suite de la conversation qui te mène là où tu ne veux pas te rendre.

Aïe. Sujet sensible. Tu pinces les lèvres, le regard fuyant, tu l'écoutes prononcer ces quelques mots difficilement, tu ne désires pas lancer le sujet de sa fille, tu as soigneusement évité celui-ci jusque-là, mais Max y arrive quand même et c'est en partie de ta faute. « Je sais... » La tête basse, tu te revois un moment en arrière, pas loin de Max à l'enterrement de Melody, évidemment que tu étais là, en tenu d'apparat. Tu étais là pour soutenir ton ami dans une épreuve que tu n'aurais jamais voulu qu'il traverse. Tu te souviens aussi que tu n'avais pas pu rester longtemps, obligé de te déplacer sous les ordres, mais tu t'étais battu pour cette permission et quand bien même personne ne te l'avait donné, tu y serais allé. Pas question de laisser Max seul surtout qu'il a perdu sa femme ensuite, comme il vient de te le dire. Souvent malheureusement sont les couples qui se séparent du à la perte d'un membre de la famille. Les chagrins sont différents, des problèmes naissent et rares sont ceux qui sortent indemnes de tout ça.. Tu ne peux imaginer son chagrin et ça, encore aujourd'hui. C'est un sujet que tu évites soigneusement dans vos conversation, tu refuses de le faire perdre son sourire. « Comme tu dis, whisky et clopes, nous c'est notre enfer. » Vous l'appréciez comme ça, pas besoin de plus, mais absolument pas moins. Vous êtes bien comme ça tous les deux, même sans femmes, vous avez vécu assez pour comprendre qu'il faut se satisfaire des bons plaisirs de la vie, ceux qui ne déçoivent pas. Ceux qui ne font pas mal...

Rémy. Rémy est malade. Voilà ce que tu devrais lui dire, aussi simplement, pas besoin d'expliquer en long large et travers, Max comprendrait. Mais tu es bouche bée face à la question de ton ami, bien qu'elle soit loin d'être une surprise, te voilà acculé, forcé à donner une réponse que tu voulais garder pour toi jusqu'à la dernière seconde. Peut-être que tu devrais vider ton sac une bonne foi pour toute au lieu de jouer au Petit Poucet et donner des miettes, par-ci par-là jusqu'à ce que quelqu'un trouve. Même si le whisky pourrait aider, contrairement à ses mots, tu te dois de lui dire quelque chose. Après tout, c'est de ta faute si vous en êtes là. Maintenant Luke, c'est le moment de prendre tes responsabilités bien que la boule nichée dans ta gorge t'empêche de parler correctement et surtout, avec assurance, tu y vas quand même. « Rémy... » C'est d'une toute petite voix quasi inaudible que tu prononces le prénom de ton cher et tendre frère. Tu reprends, cette fois avec un peu plus de force. « Il est malade. » Oui, malade, c'est le bon mot et c'est une réalité, que ce soit dans sa tête ou pas, c'est une maladie. Même si les enfoirés de médecins ici se renvoient la balle pou un diagnostic, toi, tu sais que tu vas trouver parce que ce n'est pas un vulgaire rhume qu'il a, mais bien quelque chose de beaucoup plus grave, handicapant même. Quelque chose qui vous pourri la vie à tous les deux, un fardeau dont tu veux lui débarrasser au plus vite sans même savoir si c'est effectivement possible. Toi, tu le vois déjà guéri, tu fais tout pour mais vous n'avancez pas, tout est bloqué, il ne semble pas avoir d'issues pour le moment et tu dois l'avouer, tu ne sais pas comment et quoi faire de plus. Tu voudrais le guérir immédiatement, d'un coup de baguette magique et retourner à ta vie normale, bougonner dans ton coin, reconstruire ton cœur aussi mais ça ne fonctionne pas. Et même si cette épreuve te donne l'occasion de passer du temps avec ton frère, tu ne sais pas comment vous allez en sortir tous les deux de ça et tu as peur de tout foutre en l'air avec ton caractère merdique. Même si Rémy a aussi des humeurs, comparé à toi, c'est un petit chiot qui a juste besoin d'affection et d'être guidé pour avancer correctement dans la vie. Enfin, pour le moment, Rémy, c'est un chiot malade. À toi de le soigner, ainsi soit la mission que tu t'es foutu sur les épaules pour les jours, semaines, mois et années à venir. « On... On ne sait pas exactement ce qu'il a, les médecins sont tous des idiots ici et les résultats de ses premiers examens dans la clinique militaire prennent des plombes à arriver... » La première tranche d'examens, tu n'as pas pu tout faire en une journée, c'était bien trop lourd et certains des examens prenaient beaucoup trop de temps donc c'est en plusieurs fois que vous devez le faire et évidemment, les résultats doivent tous arriver en même temps, histoire de bien faire grimper la pression comme il fait.

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MessageSujet: Re: With a little help from my friends || Luke Sam 8 Sep - 0:37

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Un fou rire le traversa, un vrai fou rire, quelque chose qui n’était pas arrivé depuis longtemps chez Max Julliard. Oh, bien sûr il avait toujours le mot pour rire, un sourire aux lèvres, et il ne cessait de se marrer. Mais ce n’était souvent qu’une apparence, une parodie de joie pour donner le change et s’en sortir le mieux possible. Un paravent, en somme. Un artifice pour survivre, comme le monde de fête qu’il avait créé, comme toutes les saloperies qu’il prenait. Rares étaient les gens avec qui Max riait vraiment, avec lesquels il oubliait la collection d’échec, de mauvaises fortunes, de déceptions, qui jalonnaient sa vie. « Non, je crois pas qu’il ait jamais joué dans un film en kilt. Et je te remercie pour la vision, putain, je crois que je vais jamais réussir à m’arrêter de rire, bordel. » Il continua à rire, un moment, trouvant que son projet avait définitivement une certaine crédibilité et que ça ferait un sacré film. « Tu vois que t’es forcément sympathique, les connards sont pas capables de sortir ce genre de conneries. »

Deux gosses. Depuis l’adolescence, ni Luke ni Max n’avaient vraiment changé. En fait, le cas de Max s’était plutôt aggravé avec le temps qui passait. Plus jeune, il était plus raisonnable. S’il avait toujours eu un sale caractère et toujours été enclin à la frime et à la provocation à deux balles, Maximilian Julliard, du temps où il était pilote, ne naviguait pas autant dans les excès et dans les fêtes, dans les drogues et l’irresponsabilité. « Faudrait qu’ils admettent qu’on est des cas désespérés, quand même, à nos âges, on nous changera plus. » Non, effectivement, il n’allait pas changer. As sure as whisky burns, as sure as cigarets kills. Il en crèverait probablement, de ne pas pouvoir, ni vouloir changer, mais Max s’en foutait. Cette vie ne lui avait pas fait de cadeaux, alors bon, maintenant, le producteur estimait qu’il avait raisonnablement gagner le droit de faire ce qu’il voulait. Et si ce qu’il voulait, c’était emmerder le monde à un repas de famille avec un vieil ami, qui pouvait l’en empêcher ? « On aura l’indulgence de Meg, je pense, si on se tient jusqu’au dessert, c’est déjà bien. » Tout le monde savait que sa mère et Bonnie pouvaient être de vrais dragons, alors honnêtement, tant qu’il ne faisait pas trop honte à sa fille, le producteur jugeait que ça irait. « Avec un peu de chance, son copain aura peur et on ne le reverra plus jamais. » Il aurait pu être le gendre idéal que Max aurait sans doute souhaité la même chose, mais ce gars était vraiment un abruti et il espérait sincèrement que sa fille allait s’en rendre compte et le plaquer. Ca pouvait passer pour son habituel comportement de sale gosse, mais en vérité Max s’inquiétait vraiment à cause de ce type. « Oh, pour ça faudrait que Megan sorte encore avec son vieux père en dehors des repas de famille... » Il eut un sourire. « Ca grandit vite, les enfants, c’est terrible, mon vieux, terrible. » Ca venait peut-être du fait que Max n’avait pas élevé Megan, que c’était Judith qui s’en était occupé. Le temps était passé trop vite, et même s’il avait toujours fait de son mieux pour être là, l'ancien pilote regardait avec effarement la vitesse avec laquelle lui vieillissait, et à laquelle sa fille prenait elle aussi de l'âge.

Si seulement il avait pu revenir en arrière. Recommencer à nouveau, avoir une nouvelle chance. Il aurait tout donné pour que tout soit comme avant. Ou au moins pour regagner quelques années avec Melody, retrouver l’amour, et être un peu moins vieux, abimé et aigri. Maximilian aurait sauté sur l’occasion. Il ne comprenait donc pas tout à fait le choix de Luke de disparaitre dans la vie de cette femme. « Si elle a une once de respect pour toi, elle s’accrochera et elle viendra un jour te foutre une baffe sur le museau. » C’était dit avec humour, mais d’une certaine façon, ça trahissait le fond de la pensée de Max. Parce qu’il ne supportait pas de perdre les gens, alors s’ils s’éloignaient d’eux-mêmes, il aurait sans doute réagi comme ça. Mais il ne la connaissait pas. « Qui sait, ça se trouve j’ai raison. Et ce sera la chance de ta vie. Après tout, eh, faut bien que ça marche pour l’un d’entre nous. » Et pour lui, c’était foutu, il n’avait plus envie d’essayer. Et si l’amour lui tombait dessus par hasard...bah, non, ça n’arriverait pas. C’était chiant, l’amour, ça ne marchait pas pour lui. Mais Luke c’était différent, peut-être que lui aurait plus de chance...

Question chance, Max en avait sacrément manqué. Et fatalement, quand il parlait de manque de chance, ça le ramenait à Mel, et à la douleur qu’il n’avait jamais réussi à gommer, qui le bouffait toujours, et qu’il trompait comme il pouvait. On avait beau jeu de le critiquer sur toutes les merdes qu’il prenait. Sans elles, le producteur aurait probablement essayé de se foutre en l’air six fois par jour. Alors forcément, la compassion de son vieil ami le touchait. Max le regarda avec gratitude, sans dire un mot. Curieusement, il se demanda encore si Luke avait compris, s’il avait su ce qui s’était vraiment passé le jour de l’accident et de son overdose...Il préféra se concentrer sur autre chose. Savoir pourquoi Luke était revenu. Savoir s’il pouvait l’aider.

« Merde. » Max était loin de s’attendre à une nouvelle pareil. Il regretta ses vannes sur le cancer : elles lui semblèrent en un instant de très mauvais gout. « C’est grave ? Il gère ça comment ? » Deux questions très pratiques. Même si personne ne savait à quoi correspondait cette fameuse maladie, elle avait forcément des symptômes et un degré de gravité. « Je savais pas du tout, j’ai l’air d’un con maintenant. Dire que je savais qu’il était revenu... » Putain, c’était d’une tristesse. Max se mit à repenser à un bout de son enfance. Il connaissait moins bien Rémy que Luke, et avec le temps la distance s’était creusée entre eux. Enfin, il l’avait volontairement laissée se creuser en devenant l’odieux connard qu’il était aujourd’hui, voulant aussi un peu rompre les ponts avec son passé. « Je sais pas quoi te dire, mon vieux, je suis désolé pour vous deux. Si je peux faire quoique ce soit... » Max n’était pas médecin, juste un ami, qui se rappelait de Rémy Caryll gamin, des cuites, des conneries, des soirées avec la bande. Ça ne pouvait pas se passer comme ça, celui qui devait être malade, c’était lui. « Putain. » Il se leva et se dirigea vers le bar qui tronait dans le studio. De l’autre côté de la table de mixage et de la vitre, des instruments attendaient sagement. « Tu veux quoi pour continuer ? Whisky, vodka ou tequila ? » Ça craignait vraiment, alors Max décida sobrement qu’il allait finir cette soirée très très ivre. Mais toujours alerte pour écouter Luke s’il fallait.

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TES DOUBLES : Papa Lloyd & futur papy Magnùs.
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ÂGE DU PERSONNAGE : quarante-trois ans.
CÔTÉ COEUR : Célibataire.
PROFESSION : Ancien médecin soldat en quête d'un nouveau poste.
REPUTATION : On connaît les Caryll, le petit frère ... Mais Luke, ce n'est pas la même chose. Aux premiers abords, on remarque un bel homme avec un métier particulièrement difficile, admiratif même. Mais quand on discute avec lui comme je l'ai fait, on remarque directement ce côté froid et distant, côté qu'il ressort sûrement pour se protéger lui et ses secrets. Il vient de revenir et il va avoir du mal à s'intégrer dans cette ville sans être un petit peu plus ... Joyeux. Ou même sympathique.



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MessageSujet: Re: With a little help from my friends || Luke Sam 15 Sep - 0:01

Le rire est communicatif, il et particulièrement agréable, tu as l'impression que ça fait des années que tu n'as pas relâché la pression comme ça. Tu vis le moment comme il est, tu ne penses à rien d'autre. C'est plus apaisant que tu ne l'aurais imaginé. Comme quoi, tu avais bien besoin d'un ami à tes côtés pour prendre du bon temps, discuter de tout et de rien, d'oublier la merde infâme qui se propage dans ta vie. Ta relation avec Max t'est bénéfique. Tu n'aurais jamais dû te barrer comme ça, oublier le reste, faire ta vie comme si tu la recommençais. Tu es un piètre ami heureusement qu'il ne t'en tient pas rigueur car il est un peu comme toi. « Eh oh, j'te rappelle que le kilt, c'est la vie. » Tu hausses les sourcils, le corps toujours quelque peu secoué par votre fou rire.Tu portes le kilt, enfin, tu l'as fais à plusieurs reprises et tu n'en as absolument pas honte. Il suffit de trouver la bonne occasion pour le faire et le tour est joué. « Ah ouais, tu crois ? » Cette fois, tu es calmé, un peu du moins et tu te dis qu'il a peut-être raison, que les connards ne savent pas faire ça, ou peut-être que tu es connard un jour et pas l'autre. Après tout, tu es un médecin... Tu sauves des vies et les connards, ils ne sauvent pas des vies, si ?

Mais les connards sont aussi parfois immatures et ça te va aussi, comme qualificatif. Tu risques de l'être lors du repas, tu l'étais souvent quand tu étais gamin et que tu t'ennuyais, tu faisais des conneries, des blagues pour combler ton ennui d'une manière peu élégante. Là, tu sais que tu vas faire le con, mais ce n'est pas par ennui, mais quand on ajoute un con avec un con, ça ne donne rien de bien sérieux, les deux ne s'annulent pas et toi et Max, ça fait des étincelles. Vous êtes bien beaux tous les deux avec votre crise de la quarantaine. « Personne ne peut nous arrêter. » Lances-tu avec fierté. « Et si ça se trouve, comme tu le dis, on va fuir son mec et tu seras heureux et plus tard, si elle ne nous déteste pas trop, elle comprendra que ce n'était pas le bon ! » Ou alors, elle ne comprendra jamais votre immaturité et elle vous en voudra constamment de vous êtes mêlés de sa vie personnelle. Après tout, elle est bien capable de faire ses propres choix même si les autres pensent que ce ne sont pas les bons, encore moins les meilleurs. Parce qu'on ne va pas se mentir, vos choix à tous les deux sont loin d'être les meilleurs, il suffit de voir vos vies à cet instant précis pour comprendre. « Ouais, elle est plus mature que nous et quand elle aura notre âge, elle va perdre tout ça... » Tu as l'impression que ça fonctionne de la sorte avec les personnes, à un certain âge, on va grandir en maturité et à d'autres, absolument pas et ce n'est pas parce que l'on devient vieux que l'on gagne nécessairement en maturité, il faut quand même le dire. Chacun vit sa vie comme il le peut, avec ses moyens et le temps fait le reste. Toi et Max vous êtes bientôt vieux et surtout cons, tu connais des gamins de vingt ans de moins que vous qui sont cent fois plus matures et sérieux. « Eh oh, on est pas encore vieux et j'te rappelle que t'es même plus âgé que moi. » Tu lui donnes un léger coup dans l'épaule faussant un air offusqué. « J'ai douze ans d'âge mental mais j'suis un très bel homme. » Tu prends la pause quelques secondes, profitant de la légèreté de la discussion avant que celle-ci ne disparaisse complètement.

Ta cape de connard et ton étiquette d’antipathique sur le front te collent à la peau depuis de nombreuses années, tu vis avec ans problèmes, tu joues avec même. C'est devenu comme ça ta vie désormais, tu joues avec tout et n'importe quoi, y cherchant le plus de plaisir possible pour ne rien regretter plus tard. Tu vis déjà avec bien assez de regrets comme ça. Tu en as oublié tes proches bien souvent, sombrant dans un égoïsme sans fin qu'elle est venu remettre en cause. C'est dingue comme une seule femme peut tout changer, comme des sentiments peuvent tout détruire. Ta carapace est tombée en un clin d’œil, te laissant désarmé face à cette gueule d'ange qui a eu ta peau. Tu aurais dû te sentir mal à l'aimer de la sorte sans lui dire, mais tu savais que tu n'allais jamais trouver le courage de lui demander plus qu'une amitié. C'était bien comme ça, elle te disait qu'elle n'était pas prête à aimer et toi, que tu étais trop occupé pour une relation sérieuse surtout que tu l'avais elle et qu'elle t'en demandait beaucoup. Tu le lui disais souvent en tapant ton épaule contre la sienne comme le ferait un ami, un vrai. Tu ne l'étais pas, le vrai ami, le meilleur ami, tu étais une fraude, tu étais là pour ton bon plaisir, tu la voulais pour toi sans réellement t'afficher, sans lui avouer la vérité. C'était normal qu'elle refasse sa vie, mais dans ton utopie, elle n'avait que toi. Lorsque Max te dit que si elle tient réellement à toi, elle serait en train de te chercher pour venir te claquer le bec, tu n'y crois pas. Elle a certainement dû voir clair dans ton jeu. Tu te doutes bien qu'elle te déteste de t'être barré comme un voleur de la sorte, peut-être même qu'elle s'est perdue en chemin et tu sais à quel point elle a horreur de ça, être perdue... Tu secoues légèrement la tête sur les côtés, c'est négatif, si elle avait voulu venir, pour toi, elle serait déjà ici avec un flingue entre les mains et en quête de réponses. Elle est comme tout le monde, elle doit te prendre pour un pauvre connard et elle va t'oublier pour mieux refaire sa vie avec l'autre abruti. « Je n'ai pas eu de respect pour elle en me barrant comme un voleur, je ne vois pas pourquoi est-ce qu'elle en aurait pour moi. Vaut mieux pour elle qu'elle passe à autre chose, qu'elle vive a vie et pas qu'elle reste bloquée dans le passé... » Comme toi tu es en train de le faire parce que pour toi, c'était ton évidence. Il n'y en aura pas deux et tu n'es pas comme ton acolyte, pas du genre à te marier pour divorcer et recommencer. Si ce n'est pas elle, alors ça sera personne, tu resteras éternellement célibataire à vaquer sur les côtés pour avoir un peu de tendresse et de compagnie. Tu ne retrouveras plus jamais une connexion pareille... Surtout si tu te bloques là-dessus, peut-être que tu devrais te mettre une grosse claque ou que quelqu'un le fasse... « Je crois que nous sommes tous les deux maudis. » Tu hausses les épaules, simplement t’enfonçant dans ton malheur, oubliant les bonnes choses autour de toi, tu deviens trop sentimental, il faudrait te foutre un fusil entre les bras pour que tu regagnes un peu en virilité. Tu n'aimes pas te voir comme ça et... ça ne va pas aller en s'améliorant.

Le sujet de ton frère que tu voulais garder pour toi arrive, tu le lances comme ça, comme tu pourrais le faire avec une grenade, sans prévenir, elle était dans ta poche et tu la dégoupilles sans prévenir, prenant tout le monde de court. C'est le cas ici, le visage de Max possède une nouvelle émotion, il ne sait pas quoi dire, il est sous l'effet de la surprise, du choc aussi. Peut-être que tu aurais du vraiment fermer ta gueule parce que tu viens définitivement de bousiller votre soirée à tous les deux. Tu passes ta main gauche sur ton visage que tu frottes, cherchant à te sortir de cette position difficile. Tu n'y arrives pas. Incapable de récupérer ton sourire, tu t'enfoncent dans tes doutes au sujet de la santé de ton frère que tu ne peux maîtriser. « T'es pas con, personne ne le savait, même moi, je n'étais pas au courant il y a de ça quelque semaines alors que c'est là... depuis un moment. » Rémy a gardé ça pour lui jusqu'à ce que ça devienne trop dur à supporter et il est arrivé au meilleur moment de ta vie, il t'a sauvé tout en t'enfermant à nouveau. « Et je ne sais pas si c'est grave ou pas, ça m'en a tout l'air en tout cas, mais on a pas de diagnostic, c'est le flou total et en attendant, Rémy, il en prend plein la gueule. » Il souffre, tous les jours, de manière plus ou moins forte, mais il prend cher et son moral en a prit une claque aussi et sans mentir, tu n'es pas le mieux placé pour lui filer un coup de mains côté moral, le tient n'étant pas le plus stable non plus surtout vu ta situation actuelle. Pas de job, un refus aux quelques entretiens passés, si ça continue, tu vas postuler pour être gardien de cimetière, là au moins, personne ne va te faire chier avec la chaleur humaine et la sociabilité. « Merci Max... » Dis-tu subitement, ne sachant pas quoi ajouter parce que sa présence est suffisante pour le moment, vous ne savez pas ce qui vous attend pour le futur, que ce soit pour Rémy, lui et toi alors, si vous êtes tous là, les uns pour les autres, c'est énorme. Tu le regardes s'éloigner, tu te demandes où est-ce qu'il va, tu t’apprêtes à lui demander, mais tu comprends vite, Max est derrière le bar et il te propose un bon choix d'alcool, ça te permet de souffler un peu, au moins, tu dormiras cette nuit, peut-être dans un état pitoyable, mais le sommeil sera au rendez-vous. « Whisky, ça sera parfait. » Tu te rallumes une cigarette entre temps et tu te laisses glisser sur le siège où tu t'es installé. Tu lâches un grand soupire, vainement, tu essaies de te détendre, au moins, tu peux respirer un peu plus, tu as lâché ta bombe de la soirée. Comme quoi ça pesait énormément. « Cette chienne de vie putain... » Lâches-tu comme ça, de but en blanc avant de te focaliser sur ta cigarette que tu veux nitrater rapidement, te laisser happer par la nicotine, comme si tu sentais que ça te faisait du bien alors que non...

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MessageSujet: Re: With a little help from my friends || Luke Dim 23 Sep - 0:17


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« Nan, nan, le kilt, c’est la vie que dans votre tête, à vous autres écossais. »
Ils avaient toujours fonctionné sur ce ton là, variant entre insultes et fous rires en moins de trente secondes. La vie ne les épargnaient pas, ils étaient cabossés, foutus, ils faisaient pitié, mais au moins ils se marraient bien, et c’était pour ça que Max considérait vraiment Luke comme son meilleur ami. « Putain, évidemment que t’es pas un connard, Luke. » Ils se connaissaient depuis assez longtemps pour Max puisse répondre d’emblée sans aucune hésitation. « Je m’y connais, quand même, ça fait quelques années que j’essaie d’en devenir un. Alors je maintiens, mon vieux, t’es pas un connard, va falloir te faire une raison. » Et lui non plus, d’ailleurs, juste un type blessé, quasiment à terre, dont le monde s’était écroulé des années plus tôt, et qui ne s’en était jamais vraiment remis.

Doublé d’un gamin immature, ça n’arrangeait pas les choses. On aurait pu dire que c’était la crise de la quarantaine et que ça n’arrangeait pas les choses, mais pour être tout à fait honnête, la crise de Max Julliard, elle durait depuis tellement longtemps qu’on pouvait tout aussi bien dire qu’il était en crise perpétuelle, finalement. Et peu importait, au fond, ça lui permettait de tenir le choc, de se marrer, parce que sinon, rien dans sa vie n’était drôle, c’était même, comme il avait dit à Luke, une vie de merde. Et sur ce terrain là, le médecin avait raison, personne ne pouvait les arrêter. Ils allaient définitivement massacrer le repas de famille de sa mère, mais est-ce que c’était important de la vexer, du moment qu’ils arrivaient à traverser ces quelques heures sans s’emmerder et sans souffrir ? Sûrement pas. Ca l’emmerdait juste un peu pour Megan, parce qu’il adorait Megan, et qu’il ne voulait pas qu’elle ait honte de son père. Max avait toujours été là – sobre, c’était important – quand il le fallait, pour elle. A ses remises de diplomes, à ses anniversaires, aux réunions parents profs. « Elle mérite mieux que lui. Je veux pas qu’elle finisse comme moi. J’ai dit je t’aime à des connasses qui n’en valaient pas la peine et j’ai jamais dit je t’aime à ma mère. Elle, elle peut faire autrement, alors va falloir faire ce qu’il faut pour que ce type dégage de sa vie. »

L’alcool le rendait déterminé, voire un peu agressif, mais surtout plus sincère. Mais malheureusement, vu la quantité qu’il avait commencé, ayant commencé à boire bien avant Luke, il n’était plus forcément très cohérent. Il disait simplement ce qui lui venait à l’esprit, et écoutait son ami parler, et ils étaient drôles tous les deux, hilarants, ou alors c’était le whisky qui parlait. Il explosa de rire en entendant la déclaration de son ami à propos de son âge. « J’ai pas de meilleur come-back pour rebondir sur ça. Rien à dire. C’est parfait. » Le producteur avait du mal à s’empêcher de rire. « Je suis vraiment content que tu sois revenu, j’ai personne avec qui me marrer comme ça, ici. »

Evidemment, la discussion ne tarda pas à reprendre un tour plus sérieux. La mention de sa fille et de Judith fit revenir Max à la réalité, et puis il se concentra quand même pour essayer d’aider Luke. Il voyait bien que son ami souffrait de l’histoire qu’il racontait, même s’il essayait de lui vendre qu’il était blasé à propos de ça et qu’il n’attendait plus rien. Julliard déclara doucement : « Ce n’est pas parce que tu laisses tomber les gens que eux t’abandonnent, tu sais. Il y a des gens têtus, parfois. » Il en savait quelque chose : jamais ses frères et sœurs ne lui avaient tourné le dos, pas plus que Megan, alors que le DJ avait souvent été en dessous de tout. « Et tu vas faire quoi ? Je veux dire, si t’es parti et si tu veux pas la recontacter, si tu dis que c’est fini, tu comptes euh... passer à autre chose ? C’est pas bon de ressasser ce qui aurait pu être. » Et là encore, Max en savait quelque chose. Il adressa un sourire encourageant à Luke, amusé : « Tututut. Le terme maudit est réservé aux gens divorcés et remariés cinq fois. Toi t’as encore un peu de marge avant d’en arriver là. »

Et si c’était une note amusante, la suite de la conversation le fut beaucoup moins. Ce que lui disait Luke était impensable, incroyable, irréaliste. Rémy Caryll était jeune, il ne pouvait pas être malade, c’était au-delà de la compréhension de Max. « Je comprends, ça doit être l’angoisse. » Ne pas savoir devait être pire, l’attente encore plus, parce qu’au moins quand on savait, on pouvait agir, faire quelque chose. Là, non. « De rien, c’est pas grand-chose. Mais n’hésite pas. » Il resservit un whisky à Luke, s’empara d’une tequila pour lui, et continua. « Ca doit être suffisamment pénible à gérer tout seul, alors même si c’est que pour parler ou faire la fête, j’suis là. » Il ajouta finement : « D’ailleurs, avant qu’on aille voir les autres, parce qu’ils vont râler si je te présente pas, je te préviens,  il va falloir que je t’apprennes à mixer, on a jamais mis à exécution ce vieux pari… » Il plaisantait, histoire de sauver la face, d’oublier que le réel les rattrapait. Histoire d’aider Luke à penser à autre chose, et que s’ils arrivaient encore à se marrer, il y avait peut être encore une chance.

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MessageSujet: Re: With a little help from my friends || Luke Mer 26 Sep - 14:47

Comment ça le kilt c'est simplement dans la tête des écossais comme toi ? Tu hausses un sourcil, ça devrait être dans la tête de tout le monde ! Surtout lorsqu'on sait ce que les hommes cachent en dessous, ou pas. Vu sous cet angle, c'est le cas de le dire, ça peut être mal vu mais c'est tradition à laquelle tu n'échapperas jamais et tu ne renonces pas à l'idée d'en faire porter à un max un jour ou l'autre, sait-on jamais après quelques verres, la persuasion sera plus facile et puis, tu pourras un peu le ridiculiser comme ça ! Oui, tu as déjà des idées pour te moquer un peu de lui, mais c'est de bonne guerre, qui aime bien, châtie bien après tout ! « Tu dis ça parce que tu m'aimes bien, parce qu'on est amis, mais si tu demandes aux femmes avec lesquelles j'ai dû être dernièrement, elles n'auront que ce mot à la bouche, connard ! » Tu ajoutes ça avec une pointe d'humour car oui, même si tu es amoureux d'une seule et unique personne, ton corps lui éprouve des besoins et surtout, tu es un charmeur dans l'âme, tu adores ça, courtiser, faire croire aux femmes qu'elles sont uniques et elles le sont, au moment où tu es avec elles. Après, c'est différent, tu te barres, tu t'en vas sans donner de nouvelles, sans laisser de traces et quand elles tombent sur tout après, soit tu te prends une claque, une insulte et parfois, avec un peu de chance, un nouveau rendez-vous. Ta technique aussi bien rodée soit-elle ne fonctionne pas à coup sur.

Tu hausses un sourcil, reprenant votre conversation sur sa fille et les mots de Max te laissent interrogatif, tu ne doutes pas une seule seconde qu'il ne veut que le meilleur pour sa fille, mais peu à peu tu commences à voir se dessiner un plan qui ne laissera absolument aucune chance au copain actuel de celle-ci. Est-ce que c'est réellement le bon plan ? C'est ce que tu te demandes, certes, tu es vraiment mal placé pou te poser cette question étant donné que si tu avais eu une fille, tu aurais déjà tiré sur son copain à coup de fusil de chasse. Est-ce que tu dois le lui dire ? Tu tournes ta langue dans ta bouche plusieurs fois cherchant les bons mots. Peut-être que tu devrais jouer à pile ou face. « Enfin, je pense que si c'est vraiment un sale type, connaissant ta fille, elle va s'en rendre compte, elle est maligne, elle ne se laissera pas faire. » Mais est-ce qu'elle ne se laissera pas aveugler par les sentiments ? C'est une possibilité. Tu pines tes lèvres, tu sens ton cœur se serrer sous ta poitrine, Max a de la chance d'avoir encore sa mère à ses côtés. « Tu sais qu'il n'est jamais trop tard... » Innocemment, ou pas, tu glisses cette phrase comme si de rien n'était ne sachant pas si il va relever ou pas, mais ce n'est pas le problème. Toi, plus jamais tu ne pourras le faire, le dire à ta mère que tu l'aimes et tu l'aimes tellement à un point que ça en devient parfois trop douloureux, mais elle est morte. Tu n'étais pas avec elle lorsqu'elle allait mal et tu étais encore moins présent à son enterrement, tu n'as jamais été au cimetière. Oui, tu as honte, plus que jamais. Pour ton père, tu t'en fous complètement, mais pour elle, après tout le chagrin que tu lui as causé en fuyant à l'étranger pour servir ton pays, ta nouvelle famille, tu te devais de lui montrer respect et amour or, tu n'as rien fait. Tu secoues légèrement la tête sur les côtés. « En tout cas je ne sais pas si je me répète, mais, si besoin est, je peux venir lui botter le cul sans problèmes. » C'est comme ça, de la plus belle des manières que tu clos le sujet sur sa fille et son copain. Tu évites la catastrophe à ta manière offrant alors un délicieux revirement de situation avec une citation de ta part dont tu es particulièrement fier et qui vous décrit à la perfection, tous les deux. « La citation vaut pour nous deux d'ailleurs et je suis ravi qu'elle te plaise. » Ajoutes-tu innocemment.

Tu secoues lentement ta tête de gauche à droite, Max a tord, si ces « gens » ne sont pas de ta famille, ils vont continuer leur vie, à quoi bon se retourner ? Vous n'êtes pas dans un film, il n'y a pas de scénario, plus tu y penses et plus tu comprendrais pourquoi elle ne viendrait pas te retrouver ici. Elle a un compagnon aimant, un job, une maison, pourquoi est-ce qu'elle foutrait tout en l'air pour un type qu'elle ne connaît que depuis quelques années. « Têtue ? Elle l'est, mais elle n'est pas folle au point de tout foutre en l'air de son côté pour moi. Je la comprends. » Tu hoches la tête pour toi-même accompagnant tes propres propos avant de rebondir. « Je vais passer à autre chose oui, certainement, mais dans un moment, c'est difficile d'accepter ce qu'il s'est passé, de tirer une croix dessus comme ça, de faire comme-ci ce n'était rien. » Parce que tu as vraiment l'impression d'avoir renoncé à la seule personne qui aurait pu te rendre heureux, c'est difficile à encaisser et c'est pour ça aussi que tu parles de maudit, mais ça ne plaît pas à Max qui en vient à comparer sa vie. « Maudit à un degrés différent ? Ce n'est pas comme si j'avais dit au revoir à l'amour de ma vie. » Tes dents serrées, tu t'en veux, mais tu te persuades au fond de toi que le choix que tu as fait était le meilleur, pour elle comme pour toi. Même si tu te trompes sans doute, même si tes sentiments sont encore on ne peut plus fort, tu ne peux plus retourner en arrière, c'est trop tard. C'est terminé, tu peux fermer le chapitre dramatique de ta vie pour en ouvrir un autre, tout autant douloureux, si ce n’est plus.

« L'angoisse, c'est le bon mot. » Tu observes la braise de ta cigarette au bout de tes doigts, Max a utilisé le mot parfait pour décrire cette situation. La peur au ventre, tu l'as tout le temps lorsque tu n'es pas avec Rémy, même si il est adulte, qu'il sait comment se débrouiller, qu'il connaît sans doute mieux ses symptômes que toi qui vient de débarquer, tu angoisses. Et si Rémy faisait une crise ? Et si il n'arrivait pas à se relever ? Et si il avait besoin de toi ? Comment est-ce que tu ferais pour le rejoindre dans un état pareil ? Tu ne peux pas conduire, tu vas certainement galérer à mettre un pied devant l'autre. Tu es pathétique mais au moins, tu seras ivre, tu oublieras ce sentiment dégueulasse. « Comment ? » Tu lèves la tête d'un seul coup, ayant oublié l'existence de ce pari, tu restes surprit. « J'ai accepté de mixer ? Moi ? » Tu as beau chercher dans tes pensées et autres souvenirs brouillés par l'alcool, tu ne trouves rien. « Je te laisse le bénéfice du doute, mais si tu me ridiculises, ma vengeance sera plus que terrible. » Tu changes du tout au tout, c'est parfait comme ça et c'est plus simple lorsqu'on est alcoolisé et en parlant de ça, tu t'enfiles un nouveau verre, t'envoyant un peu plus profondément dans les abysses. Ce soir, on oublie les emmerdes passées, ce soir, on en créé de nouvelles.

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MessageSujet: Re: With a little help from my friends || Luke Dim 30 Sep - 16:33

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Est-ce que passer pour un connard de première, c’était vraiment l’être ? Grande question, à laquelle Max Julliard ne voulait pas vraiment répondre. Il était plus facile de passer pour un abruti aux yeux du monde entier que de passer pour un pauvre type qui faisait pitié. Pour autant, il était sans doute faux de dire que le producteur était un véritable salopard. Il n’aimait personne, même pas lui-même. Si on pensait qu’il était odieux, il fallait plutôt attendre que les fêtes qu’il donnait soient finies et de voir comment il était quand il était seul avec lui-même. Et en général, les gens préféraient ne pas être là. Luke avait un peu le même syndrome, mais Max n’était pas d’accord : mais sans doute que si le médecin lui avait dit que lui-même n’était pas un connard, il n’y aurait pas cru. On était toujours plus objectif sur les autres que sur soi, de toute façon. « Parce que je t’aime bien et que je te connais depuis plus longtemps qu’elles, et que je sais voir derrière ta face de râleur. » Il ajouta pensivement : « Est-ce que le rôle que tu décides de jouer avec les autres te définit vraiment ? Ou est-ce que c’est ce que t’essaie de te cacher qui te résume ? » Ses propres divagations lui semblaient ridicules : l’alcool commençait à le rendre sévèrement incompréhensible, et il se mit à rire de ses conneries : « Regarde moi, à faire de la philosophie de comptoir. Allez, oublie, je crois que je te dirais plus rien d’intelligent dans cet état. »

Peut-être était-ce aussi l’alcool qui parlait quand il évoquait sa fille. Max avait toujours essayé de faire de son mieux, sans être trop envahissant avec elle, mais il voulait la protéger. Megan restait sa petite fille, et d’expérience, le DJ savait que la vie pouvait être moche. « J’espère… » Mais il fallait bien qu’elle grandisse, qu’elle fasse sa vie, et il ne pouvait pas l’enfermer sous une cloche de verre. D’autant que c’était souvent Meg qui s’occupait de lui. Mais il essayait de faire de son mieux, en essayant de trouver un équilibre raisonnable. Maximilian ne voulait pas devenir comme sa mère, hyper dirigiste envers ses enfants, quand bien même elle les aimait. « Ca n’est pas dans sa nature, à ma mère, tu sais. Elle ne comprendrait pas. Quand j’avais douze ans, elle m’a dit qu’on était toujours seul dans la vie, et qu’il ne fallait compter sur personne, tu sais. » Le producteur secoua doucement la tête. « C’est une femme dure. Une battante. Les sentiments, ça ne l’intéresse pas. » Margaret Julliard préférait agir que de parler : elle croyait que les actes comptaient plus que les mots, et sur ce point au moins, Max était d’accord avec elle. Peut-être parce que lui-même n’arrivait pas à parler. « On se ressemble, il parait. » Il savait que la situation de Luke avec sa mère était très différente et que le médecin regrettait la mort de celle-ci, qu’il l’aimait profondément. Ce n’était pas qu’il n’y avait pas d’amour entre Max et Margaret, c’était juste…compliqué. « Je garde sous le coude ta proposition s’il se révèle être définitivement le roi des cons que je pense qu’il est. » Il ne voulait pas que sa fille le déteste, mais s’il le fallait pour la protéger, alors tant pis. Il ne savait que se comporter en père poule ou en gamin, la transition entre les deux se faisait rapidement, de manière désordonnée, brutale, et sans aucune logique. Aussi la réplique de Luke ne manqua pas de lui tirer un vrai fou-rire. « Non, c’est vraiment bien. Ca te dérange pas si je te l’emprunte pour la ressortir à l’occasion ? »

Revint immédiatement une conversation plus sérieuse. Max réalisa avec une pointe de gêne que l’humour qu’il avait tenté de faire ne passait pas très bien. Peut-être parce qu’il était habitué à avoir mal, à souffrir en matière amoureuse, il ne se rendait pas forcément que certains y croyaient encore ou encore géraient bien moins la douleur que lui. « T’as raison, on ne va pas commencer à comparer nos malheurs, ça ne rime à rien. Mais bon, tu sais où me trouver si tu as besoin de sarcasmes bienveillants et de râler sur cette plaie qu’est l’amour. » Julliard ne pouvait pas servir à grand-chose dans les conseils amoureux : sa vie sentimentale était vraiment trop catastrophique pour qu’il soit vraiment utile. « Ou si tu veux que je te présente quelques amies à moi. Je peux pas la faire revenir, alors je ferais avec mes moyens, et du whisky. »

A vrai dire, Maximilian n’était pas vraiment sûr de pouvoir servir à grand-chose, que ce soit pour ça ou pour Rémy, il n’avait pas les compétences. Alors il pouvait faire ce qu’il connaissait de mieux : la fête. Au moins, peut-être que ça distrairait un peu Luke. L’alcool était l’aspirine de l’âme, et la fête sa béquille. « Oh que si t’as accepté de mixer alors tu peux pas te dédire. » Il alluma quelques boutons sur la console. « Est-ce qu’on a une piste…yes, voilà. Alors tiens, déjà tu mets ça. » Il lui jeta un casque. « Faut le brancher là, ouais, parfait. » La conversation continua un moment comme ça, entrecoupée de rires un peu trop alcoolisés. Max s’amusait définitivement comme un fou. « Nan, là, tourne ce bouton là, il faut pas que ça coupe le ryth…qu’est-ce qui se passe ? » Un type venait d’ouvrir la porte. Douglas, l’un des membres de sa société de production. « Patron, ça fait une demie-heure qu’on vous cherche, faut que vous reveniez, vous avez promis un set ! » Oh, oui. « J’arrive. Tu reste, Luke ? T’es chez toi, si ça te dit. Et la foule en délire n’attend plus que nous. » C’était parti pour danser jusqu’au matin, et boire, et faire tous les excès qu’ils voulaient.

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Bad, mad, and dangerous to know
Thought that love was in the drugs, but the more I took, the more it took away, and I could never get enough. Thought that love was on the stage : you give yourself to strangers, you don't have to be afraid. And then it tries to find a home with people, and I'm alone, picking it apart and staring at my phone...
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With a little help from my friends || Luke

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