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✿ Bienvenue sur Whispers Down The Lane ! L’intrigue du forum se situe à Tenby, village gallois où il fait bon vivre et où les rumeurs font le délice des habitants. Ne vous fiez pas aux apparences : ici, tout le monde est bienvenu ! L’esprit du forum, c’est convivialité, détente, et un peu de drama ! Nous acceptons tous les personnages, et n’exigeons aucun minimum de rp par mois. On attend plus que vous !
Tenby, juin 202010°C/25°C Le Printemps s’est bien installé sur le village. S’il ne fait pas encore assez beau pour se baigner, les averses se font un peu plus rares et la plage est très agréable pour une promenade, alors que les températures montent en flèche et que quelques vacanciers arrivent pour profiter des beaux jours qui s’installent.
✿ Avez-vous entendu ? Il y a beaucoup de nouvelles têtes en ville. C’est bien que le village attire, mais j’ai l’impression que nos nouvelles arrivantes ont toutes des secrets à cacher…Étrange, non ? Il ne faudrait pas que cela perturbe Tenby ! Nous sommes un village respectable, nous. En tout cas, c’est très mystérieux, et j’ai hâte de connaitre votre opinion sur ces charmantes jeunes femmes… Venez donner votre avis ici.

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We have things to tell •• Richard

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MessageSujet: We have things to tell •• Richard We have things to tell •• Richard  EmptyVen 17 Aoû - 18:14

Je suis claqué.
Ah mais je suis clairement claqué. Avec les nuits qui sont assez courtes, c’est difficile de tenir en pleine journée que ce n’est plus vraiment étonnant de me retrouver à faire des siestes durant les pauses déjeuner. Je fais toujours attention à prendre les médicaments en cachette parce que je n’ai clairement pas envie qu’on se pose les questions, j’ai déjà Abby, la bibliothécaire qui est plus ou moins au courant de ce qui m’arrive et ça suffit. Luke ne compte pas, parce que c’est mon frère tout simplement. Je repense quand même à la plupart de mes amis avec qui j’ai toujours gardé contact et dont je suis proche, ils méritent de savoir mais je ne peux pas vraiment leur dire parce que je ne sais pas ce que j’ai. Je risque de faire face à des questions sans réponses et ça ne va pas nous aider à nous rassurer. Je n’ai pas envie que les gens s’inquiètent à chaque fois qu’ils me voient et qu’au final, je ne vis pas la vie comme la vie de tous les jours. Bon au moins, je ne sais pas comment j’ai fait, mais je n’en suis pas au moment où tout le monde est au courant et tout se passe bien. C’est surtout le matin et la nuit que c’est dur et après, il est plutôt facile de cacher cela du moment que je reste assez actif. Dans le sens où je bouge les jambes pendant que j’écris, que j’écrive sur le clavier pour garder mes poignets actifs.

Enfin bref, j’en ai terminé pour aujourd’hui et je pense que je vais pouvoir rentrer chez moi ou plutôt passer à la bibliothèque pour récupérer un bouquin concernant l’histoire de la ville de Tenby, je suis assez curieux et aussi ça fait passer le temps avant de retaper la maison de mes parents. Enfin, j’évite de rentrer de suite parce que je suis sûr que je vais retrouver Luke en train de se prendre la tête et s’énerver un peu parce que je ne veux pas qu’il touche à certaines des meubles et encore des papiers ou des bouquins. Il veut tout jeter d’un coup lui, c’est sûr, mais moi je ne suis pas comme ça. Je trie d’abord et je prends tout un carton pour le donner au commissaire priseur à Swansea, on gagne plus facilement de l’argent de cette façon, même si ça prend du temps. Mais au moins, on y gagne quelque chose même si en vrai Luke s’en fout complètement parce que tout ce qu’il veut c’est qu’il n’y ait plus aucune trace de notre père et ça… Je peux le comprendre. Mais bon, ce n’est pas la chose à faire. Je m’en mordrais les doigts si on jetait quelque chose ayant de la valeur.

J’ai rangé mes affaires et j’ai pris mon sac avant de saluer quelques de mes collègues qui sont encore présent. Je sors et regarde mon téléphone pour consulter les derniers messages. Je vois que Luke demande à ce que je fasse les courses de dernière minute. Ok, je réponds. Je lui demande la liste de course et c’est ce qu’il m’envoie aussitôt que je suis dans la supérette. Je rassemble le tout dans un sac de course que j’ai pris à l’entrée et quand j’allais arriver à la caisse, je fronce les sourcils en voyant une silhouette qui m’est très familière. Bon en même temps, je peux dire que toutes les silhouettes sont familières dans cette ville, mais il y a une différence entre silhouette familière et silhouette familière quand même. Enfin… Pour moi quoi. Je me rapproche un petit peu et quand je reconnais Richard, j’ai un petit sourire et je n’ai pas hésité de tapoter son épaule de ma main libre pour signaler ma présence. « Salut Richard ! T’es pas en cours aujourd’hui toi ? » Bon en même temps, il est possible qu’en vrai, il finit plus tôt ce jour là que les autres. Le plus drôle, c’est qu’on était censé se voir le week-end qui arrive. Un imprévu, des fois, ça a du bon.

En tout cas, ça a du bon de voir les vieux amis. Dire que Richard et moi sommes arrivés à Tenby presque en même temps, plutôt abattu par les épreuves de la vie...
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MessageSujet: Re: We have things to tell •• Richard We have things to tell •• Richard  EmptyDim 19 Aoû - 18:26


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Ce petit week-end à Brighton lui avait fait du bien. Même s’il avait été sérieux par certains côtés, ça avait fait du bien à Richard, de penser à autre choses qu’à ce qui l’attendait et ce que les autres penseraient de sa relation avec Deborah. Ca n’avait pas été tout à fait sans heurts non plus, parce que toute cette relation était compliquée à la base, mais dans l’ensemble, il en ressortait plus heureux et plus apaisé. Et en tout cas, prêt à rentrer, à affronter l’opinion  des gens si sa relation avec Deborah venait à être découverte, prêt à l’annoncer à ceux qui méritaient de le savoir avant que le scandale arrive. Il faudrait bien entendu qu’il en parle à Sameen, ce qu’il avait prévu avec sa sœur – parce qu’il devait aussi passer voir son neveu, le petit Rowan, qui n’avait pas encore rencontré son oncle. Et Richard s’en serait voulu de ne pas passer voir du tout ce petit bonhomme, ni si sa mère n’avait pas besoin de lui pour quoi que ce soit. Après, bien entendu, il faudrait qu’il en parle à Cameron. Le cas de son frère était un peu plus délicat, parce qu’il connaissait Deborah, en tant qu’ami, et il fallait qu’ils jouent bien sur ce coup là pour que ça ne finisse pas de façon très pénible...

En attendant de voir tous ces gens, Richard préparait la rentrée pour le lycée. Il n’allait pas tarder à reprendre les cours, maintenant, alors qu’on arrivait fin aout. En même temps, il avançait sur l’écriture de New Providence, ayant pour ambition de rendre les dernières pages à Cyrus pour qu’il envoie le manuscrit à l’impression en novembre. Le livre sortirait en janvier, probablement, et d’ici là, il aurait encore eu le temps de se changer les idées en faisant une semaine de promotion pour Fielding, la série qu’il avait coécrite et qui était arrivée dans la phase finale de post-production. Richard espérait que toutes ces histoires ne rejailliraient pas sur le travail des gens qui avaient participé à la réalisation de cette série. Peut-être que son attitude était contestable, mais les rumeurs n’avaient pas à toucher ou créer des ennuis à d’autres gens, surtout quand ceux-ci avaient fait un super boulot.

En attendant, les jours s’écoulaient de façon très routinière. Il sortait peu, sauf pour aller courir ou emmener son chien faire un tour, ou voir de temps en temps quelques amis. Quand il avait du temps, il le passait généralement avec Deborah, mais sinon, Richard menait une existence assez retirée. Ce jour là, cependant, en ouvrant ses placards, il réalisa qu’il n’avait plus grand-chose à manger et qu’acheter au minimum un paquet de pâtes pour ne pas mourir de faim dans la soirée serait un sacrifice indispensable. Richard se décida donc à faire un tour à la supérette, où le paquet de pâtes devint des pâtes, du pesto, et un bout de parmesan.

Alors qu’il passait en caisse, quelqu’un lui tapa sur l'épaule. « Oh ! Rémy, salut. Je t’avais absolument pas vu. » Rémy Caryll était un vieil ami : en fait, au départ, c’était même carrément un ami de Kristin, qui les avait présenté. Ils avaient assez rapidement sympathisé, quitte à s’embarquer parfois tous les trois dans des aventures un peu improbables. « Non, je suis pas en cours, c’est les vacances, mon vieux. J'en profite pour trainer et écrire. » Richard le disait en plaisantant, sans aucune mauvaise intention ni critique. N’étant pas au courant de l’état de Rémy, il ne réalisait pas non plus que celui-ci avait peut-être mieux à faire que de se préoccuper du calendrier scolaire. « Et toi alors, comment ça va ? Votre grand ménage se passe bien ? T’as l’air crevé, un peu, d’ailleurs. Tu bosses encore trop, toi. »

C’était une sacrée coïncidence, quand même, de se croiser comme ça. Rémy et lui avaient convenu quelques temps auparavant de se voir le week-end suivant. Ils faisaient ça souvent, mais cette fois c’était particulier. Rémy connaissait Kristin, et il fallait bien que Richard aborde avec lui sa relation avec Deborah : il avait pensé profiter de l’occasion pour le faire. « T’as le temps de prendre un verre ? Sauf si tes courses doivent absolument finir au frigo ? » Le destin, parfois...
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MessageSujet: Re: We have things to tell •• Richard We have things to tell •• Richard  EmptySam 8 Sep - 15:58

C’est vraiment marrant, je ne m’attendais pas à ce que je croise Richard dans une petite supérette comme celle-ci. Bon en même temps, ce n’est pas surprenant quand on est tous les deux un peu en pénurie de nourriture et gourmandise…! J’ai juste à regarder ce que Richard a en main et ce sont des pâtes. Je regarde ce que j’ai dans mon sac de course: un chouia trop d’articles. Luke et moi, quand on mange tous les deux, nous pouvons être des gloutons et ça ne nous aide pas. Enfin, mieux vaut avoir de l’appétit, même si je sais que dans le fond, on mange beaucoup pour nous donner de l’énergie qu’on n’a pas eu en dormant. On ne dort pas assez tous les deux, c’est frustrant. Enfin, ça m’étonne de voir Richard être là, assez tôt en journée alors qu’il devrait être en cou … Ah. Il me dit que ce sont les vacances. Je fronce les sourcils avec un léger sourire qui montrait que j’allais sortir une plaisanterie. « Les vackôa ? » C’est quoi les vacances ? Je ne connais pas ce mot dans mon registre. Oui, bon d’accord, je le fais un peu marcher. « J’avais complètement oublié que c’est la période des vacances. » Bon au moins, Richard va pouvoir se reposer un petit peu, entre l’écriture et trainer, voir ses amis aussi. Je n’ai pas eu de vacances depuis un petit moment, faudrait que je les case d’ailleurs, même si en vrai, je pense plutôt les caser durant la période où je suis sûr que ma maladie refera surface. Cette maladie qui me force toujours à mentir à tous les proches, mes amis et même Richard qui me posent la question, le fatidique du comment ça va ? J’hausse les sourcils avec un léger air amusé quand il pointe le fait que je sois fatigué. « Entre le grand ménage et les articles à écrire, je n’ai pas le temps du tout de m’ennuyer. Surtout le grand ménage…! » Et des engueulades qui suivent parce que voilà, mon frère et moi sommes d’accord sur rien et c’est très fatiguant à la longue. Alors quand Richard me propose de boire un verre, juste une petite pause pour que je souffle un peu entre tout ça, je n’allais pas dire non. « Normalement… Attends. » Je regarde l’intérieur de mon sac, parce qu’en vrai, je ne me rappelle plus vraiment ce que j’y ai mis. Je suis fatigué, ne m’en voulez pas. « Nope. Rien de frais à mettre dans le frigo. Mon sac me donne l’autorisation d’aller boire un verre avec toi. » fis-je assez amusé. Au moins, peut-être que le sommeil n’était pas au rendez-vous, mon humour l’est. Ceci dit, si on discute autour d’un verre aujourd’hui, je ne peux que voir le coup du destin. C’est comme s’il me disait qu’il faudrait que je le mette au courant de ce qui m’arrive en ce moment, mais je n’ai pas de réponse sur ce qui m’arrive et je n’ai pas envie de l’inquiéter davantage.

Alors que nous étions d’accord pour le bar, on présente nos article au jeune caissier et nous sortions. « Du coup, ton livre, il avance bien ? Tu as pu profiter de tes vacances quand même pour aller voyager un peu ? Qui sait, y a des villes qui peuvent te donner de l’inspiration… » Tandis que moi, je suis coincé ici, provisoirement et en même temps, je suis dans la peur de ne pas pouvoir voyager sans me dire qu’il risque de m’arriver quelque chose.
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MessageSujet: Re: We have things to tell •• Richard We have things to tell •• Richard  EmptyJeu 20 Sep - 0:29


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Le hasard faisait vraiment bien les choses. Avant, Richard voyait assez fréquemment Rémy Caryll. Ami de Kristin, ils avaient rapidement sympathisé via sa femme. Le journaliste était un homme sympathique et passionné, quelqu’un que Lyon appréciait réellement, et sur qui il pouvait dire des choses. Il avait une fois prêté main forte pour une expédition ayant pour but de s'introduire d'une façon parfaitement illégale dans un hôpital psychiatrique afin que Rémy puisse s'assurer qu'une ancienne patiente de Kristin allait bien. Toute une aventure, et même si Richard n'y avait joué qu'un rôle minime de chauffeur, il en avait tiré assez de souvenirs, de sympathie, et d'admiration pour le journaliste. Assez pour s'inspirer de l'évenement pour commencer à écrire La Sentinelle, son roman policier, et créer le personnage de Finnegan Cliff, héros du livre, journaliste d'investigation formant un duo assez explosif avec une inspectrice de la police criminelle d'Edimbourg.

Mais après la mort de Kristin, pendant un temps, ça avait difficile de voir ses anciens amis. Pourtant Rémy faisait malgré tout un peu figure d'exception. D'abord (ou peut-être parce que) il était arrivé en même temps, ou presque, que l'écrivain, à Tenby. Alors malgré tout, ils avaient maintenu le contact, et même si parfois il leur était difficile de se voir, Richard était content que Rémy fasse toujours partie de ses proches. «  Les vacances, un concept ésotérique consistant à ne pas aller au travail et à se reposer ! » Il se mit à rire. « C'est bien ce que je disais, tu travailles vraiment trop. » Lui aussi, mais bon, c’était la rançon du succès, et de la passion qu’ils avaient tous les deux. C’était peut-être pour ça qu’ils avaient autant de mal à se voir, d’ailleurs : c’était tout simplement le temps qui leur manquait. Et puis avec ses rénovations, Rémy devait vraiment être effectivement très occupé. « Tu sais que si t’as besoin d’un coup de main, je peux toujours venir, ça me changera de ma routine habituelle ! » Et ça leur ferait une occasion de se voir ailleurs que dans une supérette, qui n’était quand même pas le lieu le plus convivial pour une rencontre. « Ca va ton frère, au fait ? La ville lui plait ? » Richard avait cru comprendre que le frère de Rémy était arrivé en ville peu de temps avant, mais il n’avait jamais eu l’occasion de croiser Luke Caryll.

« Bon, parfait, mon pesto peut attendre un peu pour aller au frigo aussi. Faut quand même que tu viennes manger à la maison, comme on avait dit ! » Ils payèrent et se mirent d’accord sur le bar. Alors qu’ils se dirigeaient vers celui-ci, Rémy lui demanda s’il avait pu partir un peu. Richard hocha la tête. « J’ai fait un petit week-end à Brighton, c’était sympa. Mais je partirais plus longtemps en octobre, on va à New York faire la promotion de la série que j’ai co-écrite. Comme ils n’ont besoin de moi que d’une journée, j’ai décidé de prendre quelques jours en plus pour visiter. » Accompagné de Deborah éventuellement. Alors qu’il cherchait sous quel angle aborder le sujet avec Rémy – parce qu’il allait bien falloir le faire, il n’allait pas y couper – Richard poussa la porte du bar, tout en répondant à l’autre question du journaliste. « Je suis vers la fin, là. Normalement, en novembre, ce sera bouclé, et on pourra l’envoyer à l’imprimerie et tout. Mon éditeur pense le sortir en janvier. »

Ayant l’occasion de choisir la table, Richard opta pour un renfoncement confortable du pub où ils venaient d’entrer. Ils s’installèrent, échangeant quelques commentaires sur la carte, tandis que Richard réfléchissait à comment aborder le sujet qui le préoccupait. Une fois la commande passée – il avait opté pour un café double, mais se demanda si quelque chose d’alcoolisé ne lui aurait pas donné plus de courage – il se décida à se lancer. « Ca tombe bien qu’on se voit. Je voulais te voir, pour te parler de quelque chose. Bon, c’est assez difficile, je sais pas trop comment dire ça, mais bon, je me suis dit, je sais pas, que ce serait bien que tu sois au courant, je veux dire, que tu l’apprennes par moi, comme tu connaissais Kristin et tout… » Bon. Pour la clarté, on repasserait, ce qui était rare avec Richard, pourtant plutôt doué à l’oral, d’habitude.  Avec un peu de chance, peut-être que Rémy allait au moins comprendre qu’il avait rencontré quelqu’un. Ca n’allait pas forcément aider, parce que c’était la partie la plus facile de l’annonce, somme toute, mais au moins, ça donnerait à Richard un angle d’attaque.
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MessageSujet: Re: We have things to tell •• Richard We have things to tell •• Richard  EmptyMer 26 Sep - 23:40


Je me demande depuis combien de temps je ne suis pas en vacances et je ne sais même pas quand sont les prochaines d’ailleurs. Tout comme je ne sais pas quand qu’est ce que je vais le plus douiller. C’est terrible de passer les vacances juste pour souffrir et cacher cette douleur aux yeux de tous. J’eu un petit rictus moqueur à la réponse de Richard, je ne suis pas trop convaincu par sa définition sur le coup. Parce que même malade ou pas, les gens qui sont tellement habitué à travailler n’auront pas l’habitude des trois semaines de vacances de toute l’année. Je me dis quand même que c’est une condition de travail qui est assez pénible. J’aurai dû être professeur, parce qu’au moins, à part le fait de préparer les cours et de corriger les contrôles, j’aurai les vacances scolaires qui sont plus nombreuses que mes propres vacances en tant que journaliste. “ On travaille tous trop Richard. Il n’y a pas beaucoup de vacances.” fis-je avec un sourire amusé. En même temps, on n’obligeait pas les gens à être totalement investi dans leur travail, pourtant Rich’ et moi sommes des accros parce qu’on aime ce qu’on fait. On est plutôt chanceux sur ce coup-là, c’est pas à tout le monde que ça arrive ça. Enfin bref, à cause du fait que nous avons pas les mêmes vacances et que nous sommes très occupés par nos boulots, on n’a pas pu beaucoup se voir et c’était pour ça qu’on a réussi à se caler un soir ensemble pour discuter. Histoire de prendre des nouvelles et expliquer ce qui s’est passé depuis, j’aurai aimé lui parler de mon problème de santé. Histoire qu’il n’y a pas que Luke qui soit au courant… Mais je ne me vois pas lui dire que je ne sais pas ce que j’ai, mais que j’en souffre quand même.

J’hoche la tête quand Richard me propose son aide. “Je ne me demandais justement si je pouvais t’inviter, mais je ne voulais pas te mettre en retard par rapport à ton travail. Mais comme tu es en vacances - que j’ai oublié - ... “ Puis ça me changera de me prendre la tête avec Luke sur ce qu’il ne faut pas balancer, sur ce qu’il faut balancer, nettoyer, démolir, faire les travaux, le rangement. Je ne sais pas comment l’un de nous deux n’est pas devenu chèvre, à moins qu’on le soit devenu sans qu’on s’en est aperçu. Puis comme ça, Richard pourra enfin rencontrer mon frère, alors que je lui avais parlé de lui depuis des années. “ Ca fait aller ouais.” J’avais laissé une petite pause, tout en plissant les yeux. Je me mettais à réfléchir sur quels mots utiliser avant que je ne soupire. “ En vrai, ça me fait toujours bizarre de le savoir ici. Je m’étais habitué à son absence et au fait qu’il ne restait pas à Tenby pendant plus de deux semaines. Là il a clairement battu son record. Il tient carrément à m’aider à ranger cette maison et c’est devenu une façon à nous de passer du temps ensemble entre euh...” Je lève les yeux au ciel un peu dépité par moi-même. “ … Se prendre la tête parce que nous sommes pas toujours d’accord et qu’on règle ça en jouant aux jeux vidéos.” Jusqu’à se gueuler dessus, un mauvais gagnant (que je suis) contre un mauvais perdant (ce qu’il est), ça ne finit jamais bien: pour preuve Luke a bousillé la manette de jeu et il est obligé d’en acheter une nouvelle et ce n’est pas prêt d’arriver. Je lâche un léger rictus amusé et je baisse la tête avec un sourire. “Mais en vrai, ça me fait plaisir qu’il soit là. Ce n’est pas arrivé depuis longtemps et je n’avais pas imaginé à quel point il m’avait manqué ce gars.” J’ai passé des années à ne pas trop compter sur la famille, mais à garder contact avec n’importe qui. Que ce soit mon frère, ma mère et très peu mon père. Mais je gardais quand même contact que ce soit par les lettres ou par mail ou par un coup de fil. Cela a toujours été comme ça. La communication a toujours été très importante pour moi. ” De plus, ça fait longtemps que je n’ai pas mangé un de tes plats !” Surtout je suis sûr de ne pas sauter le repas comme j’ai cette mauvaise habitude, due au fait que je suis surtout concentré sur la douleur qu’autre chose. Que je suis assez débordé au travail que je saute les déjeuners et tout ça. Bon maintenant que Luke est là, ça change un peu la donne, mais les habitudes ont un peu la vie dure.

Nous sortons de la supérette et je prends les nouvelles de Richard sur le chemin du bar. Je ne cache pas mon regard surpris et à la fois envieux quand j’apprends qu’il va à New-York. “Oy, la chance.” Une pause et je me mets à réfléchir. ” Tu m’enverras une carte postale hein ? Cela fait des années que je rêve d’aller aux Etats-Unis, mais faire un passeport serait pas mal pour commencer…” De plus, il est allé à Brighton. Il sait bien profiter de ses vacances contrairement à moi, je suis content pour lui parce que partir, changer les horizons aident à changer les idées. Alors que nous entrons dans le bar, Richard parle des dates pour son dernier bouquin, je n’ai pas pu m’empêcher de lui demander: “Je pourrai lire en avant-première ?” Bon écoutes, qui ne tente rien n’a rien. De plus, j’avais déjà eu le droit d’être un des premiers à lire un des bouquins, surtout La Sentinelle. Je pouvais déjà donner un avis assez avancé sur son nouveau livre, d’autant plus que je suis curieux et que je commence à ne plus avoir quoi lire en ce moment. Et je l’avoue, janvier fait un peu loin.

Nous avons trouvé notre place et on s’est installé assez confortablement. Je regardais sur la carte sur ce que je pourrai prendre. Au vue de la journée, je pourrai bien me permettre une bière avant de me rappeler que je prenais les médicaments qui ne permettaient pas un tel mélange. Je soupire longuement avant d’opter pour du thé, c’est censé me détendre, même si je n’y crois pas trop. La commande étant passée, Richard aborda le sujet, d’une façon assez maladroite que je ne reconnais pas. Je le regarde étrangement et un peu perdu dans ce qu’il voulait dire. “ Quoi ? Quoi donc ?” fis-je au final inquiet maintenant qu’il a parlé de Kristin. Quand Richard parle d’elle, ce n’est pas pour dire une chose assez anodine. C’est qu’il a vraiment une annonce sérieuse à me dire. Je commence un peu à paniquer à l’idée. “Si tu me dis que t’es malade aussi…” Tout comme Kristin l’a été… Je crois que je ne saurai pas quoi faire face à cette annonce. A moins que ça soit autre chose ? Au vu de sa réaction, je devrais me calmer un peu et ne pas réfléchir trop vite. Je fais un signe de la main pour l’encourager et m’excuser à la fois. “Désolé, tu peux tout me dire. Je t’écoute.”
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MessageSujet: Re: We have things to tell •• Richard We have things to tell •• Richard  EmptySam 29 Sep - 17:01


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Oui, ils travaillaient tous trop, Rémy avait raison. Mais Richard avait besoin de ce rythme effréné. S’il s’arrêtait trop longtemps, il stagnait et il replongeait dans des pensées un peu sombres qui n’étaient pas des plus intéressantes, ni des plus productives. Il avait besoin de ce mouvement constant, et d’avoir quelque chose à faire en permanence. Mais en même temps, au naturel, il avait toujours une idée, quelque chose à écrire, une illumination, qu’il notait, et quitte à s’éparpiller totalement dans tous ses projets et à mettre plus de temps à les finir. Pour au moins cette raison, changer d’air était une bonne chose pour Ritchie : il continuait à faire pareil, mais avec un peu de recul, et il pouvait organiser un peu tout ce qui lui trottait dans la tête. C’était le problème, sans doute, quand on était passionné, on n’arrivait plus vraiment à faire la coupure entre le boulot et la vie personnelle, et le travail prenait le pas pour tout. Rémy devait un peu avoir ce problème là aussi, vu ce qu’il lui disait. Mais bon, il ne fallait pas exagérer. Parfois c’était stressant, et il avait besoin de recentrer, mais ce n’était pas la mine non plus, et au moins, Ritchie se disait qu’il avait la chance d’aimer ce qu’il faisait.

Et que malgré tout, s’il travaillait autant, c’était à peu près son choix. Certes, il avait des délais à tenir, mais pas à point de ne pas être maitre de son emploi du temps, de ne pas pouvoir partir en vacances s’il le voulait vraiment, ou de filer à un ami un coup de main s’il le voulait. « Oh, une soirée, ou même une journée si je viens t’aider, ça ne me mettra pas trop en retard, t’en fais pas. » Assura-t-il. Il écouta avec un brin d’amusement Rémy évoquer la cohabitation qu’il avait avec son frère, avant de remarquer en souriant : « On se croirait revenus à l’époque de la fac, on dirait une colloc d’étudiants, votre truc. » Avec tous les problèmes que les collocations pouvaient apporter : et pourquoi t’as pas payé le loyer, mais c’est toi qui aurait du faire les courses, quand même ton bordel prend pas mal de place, tu voudrais pas virer tout ça, je le ferais seulement si ton idiot de chat arrête de se faire les griffes sur toutes mes affaires. Et avec les bons côtés aussi. Les fêtes, les jeux vidéos, des amitiés plutôt solides. « Ouais, y a pas, la famille, on a beau dire, ça compte…ça n’aurait pas été pareil, si ma sœur n’avait pas été là. Puis mon frère, aussi. » Un autre point d’accroche entre Ritchie et Rémy était qu’ils avaient un background familial assez semblable. Un père absent ou dur, qui avait refait sa vie ailleurs, notamment. Richard ne se sentait proche que de sa fratrie, si bien qu’il comprenait un peu ce que Rémy voulait dire. « C’est bien, si vous parvenez à vous voir un peu plus. Il compte rester ici pour de bon ? » La seule différence entre lui et Rémy, c’est que Ritchie n’avait jamais perdu de vue sa sœur – évidemment, c’était un peu différent pour ses demi-frères et sœurs, puisqu’il n’avait appris que récemment que leur père avait une autre famille, mais il était déjà proche de quelques uns, comme Cameron. « Bon, alors c’est arrangé, il faudra juste que je m’arrange pour faire quelque chose de plus élaboré que des pâtes au pesto. » Parce que c’était bien quand il était tout seul, comme aujourd’hui, mais bon, pour recevoir des gens, c’était quand même un peu limite. « Et si ton frère veut venir, évidemment, il est le bienvenu. » Il était curieux de rencontrer ce frère dont Rémy lui avait un peu parler, voir s’il lui ressemblait ou non.

« J’ai un peu halluciné quand le producteur m’a dit qu’on allait faire la promo là-bas, à vrai dire. »
Richard sourit : il avait pensé qu’il faisait une série un peu obscure, c’était raté. Il continua alors qu’ils se dirigeaient vers le pub. « C’est la première fois que je prends des vacances depuis que je suis arrivé à Tenby, cette année, je suis content d’y aller. » Ce n’était pas la première fois qu’il allait aux Etats-Unis, mais la première fois qu’il mettait les pieds à New York, et il était vraiment de voir à quoi la Grosse Pomme ressemblait. « Je te ramenerai un Empire State Building miniature, si tu veux. » Il lui aurait bien proposé de venir, mais si Deborah venait et que ça se passait mal…non, ce n’était pas une bonne idée. « Si t’aimes la SF, je pourrais te laisser un œil au manuscrit. Mon éditeur dit que c’est bon, mais comme c’est la première fois que je m’y essaie, je pense qu’un avis extérieur de plus ne fera pas de mal. » Si Deborah avait apporté un point de vue critique et technique sur le livre, elle n’aimait pas la SF, donc il fallait bien trouver quelqu’un d’autre. « Mais attention, s’il y a des fuites dans le Tenby Dispatch, je saurais d’où elles viennent. » Il le disait en plaisantant, évidemment, Rémy avait eu l’occasion de lire La Sentinelle en avant-première et rien n’avait fuité. Ritchie faisait donc entièrement confiance au journaliste, au moins sur ce plan là.

Parce que évidemment, en ce qui concernait l’annonce qu’il devait faire à propos de son couple, l’auteur n’était sûr de rien. Et sa manière d’annoncer les choses, une fois installé, n’arrangea rien. Evidemment, ce n’était pas très précis : pas très étonnant, donc, que Rémy ne comprenne pas de quoi il en retourne. « Quoi ? » Lança-t-il, surpris. « Non, non, rien d’autre d’aussi grave. Enfin, ça dépend du point de vue…mais non, je ne suis pas malade. » Qu’est-ce qui avait bien pu lui faire croire ça, à Rémy ? La mention de Kristin, peut-être, se dit intérieurement le professeur. Oui, sans doute, c’était ça. « Non, c’est autre chose… » Il fit une pause, et soudainement, réalisa que de toute façon, si ça choquait Rémy, il n’y avait de toute façon pas de bonne manière de l’annoncer. « J’ai euh…j’ai rencontré quelqu’un. Et…on est ensemble. C’est pour ça que je préfère que tu l’apprennes par moi, puisque tu connaissais Kris. Je me suis dit que c’était mieux que je te le dise plutôt que tu l’apprennes une fois que ce sera officiel, parce que je pense que les tabloids voudront me faire la peau encore une fois quand ils sauront. » Ils ne l’avaient pas épargné pendant la maladie de Kristin, après tout, alors cette nouvelle relation n’allait pas manquer de les attirer. Maintenant qu’il était lancé, cela étant, les choses étaient plus faciles pour Richard, et les mots venaient plus naturellement. « Ils le feront, parce qu’elle a vingt ans, et que c’est une ancienne élève. Et je me suis dit que ça aussi, c’était mieux que tu l’apprennes par moi. » Etrangement, maintenant que le pavé dans la mare était lâché, Richard se sentit soudainement beaucoup plus léger, ce qui lui confirma qu’il suivait la bonne direction. Le jugement des gens pouvait être sévère, mais c’était mieux que le mensonge, quoique soit leur opinion.
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MessageSujet: Re: We have things to tell •• Richard We have things to tell •• Richard  EmptyLun 5 Nov - 23:18

J'hoche la tête, étant d’accord sur le coup maintenant que Richard affirme qu’il veut bien m’aider que ce soit toute la journée ou une soirée. Ce sera même l’occasion parfaite pour rencontrer mon frère après tout ce temps. Un frère avec qui je cohabite et que nous réglons nos différents par une bataille aux jeux-vidéos. « Je n’aurais pas mieux dit: une coloc d’étudiants. » fis-je avec un petit rire avant de soupirer avec ce sourire. « En vrai, on essaye de rattraper le temps perdu. » On a été souvent séparé après tout ce temps, on n’a jamais pu partager de bons moments entre frères sur le long terme. Jamais Luke n’est resté aussi longtemps en ce moment et il a fallu que nos parents soient morts et que je sois malade pour que ça arrive. Enfin, cela m’a permis de réaliser que j’ai quand même une crainte au fait qu’il peut toujours partir du jour au lendemain, je supporte moins bien les abandons maintenant. Moins qu’auparavant. Peu importe ce qu’est devenu Luke, toujours avec son caractère merdique et ses répliques qui des fois m’énervent assez souvent, il reste mon frère que j’aime. Ça je n’ai pas un souci à l’affirmer. J’hoche la tête quand Richard affirme que la famille aurait été différente s’il n’avait pas sa soeur et son frère. La famille n’arrêtera pas de changer ceci dit, quand je repense à mes demis-frères et demies-soeurs qui traînent de l’autre côté du pays. J’ai toujours du mal à y croire et même si je ne partage pas la même envie que Luke, j’ai envie de les rencontrer. J’ai quand même du mal à croire que mon père ait décidé de mener une double vie et se vanter qu’il a su tenir sur les rails. C’était impressionnant… Et je ne me sens pas si proche que ça de lui. Richard ne sait pas la vraie raison du pourquoi Luke reste à Tenby, il mérite quand même de le savoir. Luke restera le temps de trouver cette maladie, le temps du traitement et sûrement quand j’irai mieux, quand il ira mieux aussi… Enfin, s’il arrive à aller mieux, si j’arrive à l’aider également… « Je ne préfère pas m’avancer là-dessus. Mais il reste pour un moment, c’est sûr. » fis-je en haussant les épaules après avoir hésité sur la réponse pendant quelques secondes. Je n’étais pas trop sûr de moi-même, je n’ai pas trop envie de mettre beaucoup d’espoir là-dessus. Je ne suis jamais sûr de ce qui va se passer avec Luke. « Héhéhé. Peu importe ce que tu vas cuisiner, je suis sûr que ce sera bon et ça me changera de mes repas pas toujours réussis à mon goût. » Surtout pas adapté au régime que je devrais suivre, prendre plus de vitamines C donc des fruits frais, de l’eau, des crudités, des saumons surtout ce qui est riche en oméga-3 ou une citronnade le matin que je n’aime pas. En gros, un régime auquel j’ai du mal à m’adapter, c’est vraiment difficile et je m’y mets à peine. Alors, je serai plus que content de manger chez Richard. « Je lui dirai. » Si Luke veut venir rencontrer Richard bien sûr…

« Tu m’étonnes. New-York… Une promo à New-York.» Surtout si c’est une convention de New-York, cette fameuse convention… Que je rêve d’y aller… Comme la San Diego comic con. J’aimerai bien y aller également. Les grandes occasions où les acteurs, réalisateurs, scénaristes et professionnels du cinéma se réunissent pour faire des promos. Le rêve pour tout journaliste qui voudraient interviewer. Bon je suis conscient que ça ne m’arrivera pas. Je suis plus investigation que parrapazzi. Je plisse les yeux et penche la tête sur les deux côtés, prêt à chipoter sur quelque chose. Richard peut le voir venir à des miles de là. « Ouais, première fois… Tu as passé un week-end à Brighton je te rappelle… Sur la période des vacances. C’est un peu des vacances. » C’est toujours moi, à chipoter sur les petits mots. De quoi bien agacer certaines personnes, blaser les autres ou amuser ou je ne sais pas quelle réaction, je ne peux pas toutes les prédire. « Envoie moi surtout une carte postale. » J’ai pris l’habitude de recevoir des lettres papiers ou des cartes postales venant de mon frère et je suis de ceux qui n’est pas trop partant d’envoyer des mails pour donner les nouvelles: j’ai toujours préféré les lettres. De plus même si je pouvais venir, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée pour moi. « J’aime beaucoup la SF. » dis-je entre deux phrases de Richard avant de le laisser terminer et que j’écoute plutôt sagement ce qu’il a à dire par rapport à nouveau bouquin. « Tu peux compter sur moi. » Une pause et Richard m’avertit que la critique ne sortira pas sur le Dispatch avant la sortie officielle. Je lève les mains avec un ricanement. « Je garderais mes mains loin du clavier de l’ordinateur. De toute manière, elles seront sollicités avec ton nouveau bouquin. » à le tenir ou tenir le manuscrit. Dans tous les cas, Richard peut me faire confiance, ça n’a jamais changé et ça ne changera pas.

Nous étions bien installés au bar, nous avons passé la commande tranquillement et quelque part, Richard a abordé un sujet qui semble être un des plus sérieux. Surtout quand il parle de Kristin, ce n’est pas toujours facile pour lui de l’évoquer tout comme pour moi. Elle nous a quitté assez rapidement, on n’était pas prêt et on ne l’aurait jamais été… J’ai un peu paniqué à l’idée que Richard soit aussi malade, ce n’était pas envisageable pour moi. Apparemment au vu de la réaction de mon ami, ce n’était même pas ça ce qui me calma tout de suite. Je soupire de soulagement et m’excuse silencieusement. Je le laisse parler, annoncer cette nouvelle qu’il ne pourra pas remettre à plus tard. C’était autre chose dit-il. Je fonce les sourcils et prends un air de plus en plus concerné.

Il était avec quelqu’un.

Je me redresse tout d’un coup et laisse glisser les mains de la table pour croiser les bras contre mon buste. Je relève légèrement le menton et m’adosse un peu au dossier de la chaise. Je ne l’interrompt pas, je ne le quitte pas du regard et l’écoute jusqu’au bout. J’hoche la tête de temps à autre pour montrer que je le suis, mais surtout que je l’encourage à continuer la suite. Je n’écoute généralement pas les rumeurs, j’évite et on peut dire que c’est carrément réussi si ça concernait Richard et sa relation. Donc Richard a pu tourner la page, a pu trouver une autre personne et semble être plus heureux avec elle. Je plisse les yeux alors qu’il a pris une petite pause entre deux paroles. Alors que de mon côté, je revois Richard avec Kristin, que je vais devoir me faire à l’idée qu’il est avec quelqu’un d’autre. Au moins, de nous deux, il a réussi à tourner la page, c’est bien. En revanche, l’idée que les tabloïds s’en mêlent m’inquiète un peu, surtout que je n’ai pas assez d’influence envers les rédacteurs de l’ouest. Je ne pourrai pas éviter certaines publications se faire. « Pourquoi ils voudront faire ta peau again ? Tout le monde à le droit de sortir avec quelqu’un d’autre, de pouvoir… Tourner la page. C’est ce que Kristin aurait voulu pour toi. » fis-je en posant le coude sur la table, me rapprochant un peu ainsi. Je ne comprends pas jusqu’à ce que Richard me dise le détail qui pourrait justement enflammer les tabloïds. « Ah. » Je n’ai pas pu me retenir sur ce ton qui ne cachait pas la surprise. Je le regarde avec l’air surpris. « Une ancienne élève ? » Alors là, je n’en reviens pas. Je détourne le regard vers le vide, le temps que je comprenne en quoi ça va être un massacre. Donc Richard a préféré me dire la nouvelle, que j’apprenne par lui-même au lieu de le découvrir sur un des satanés tabloïds. Je comprends sa démarche. J’avais l’air légèrement dépassé, j’hausse les sourcils et lâche un gros soupir. « Décidément, tu as toujours ce don d’enflammer les tabloïds… C’est pourquoi ils ne te lâcheront pas. » Ce n’était pas là un reproche, au contraire. C’était surtout un constat qui n’allait pas rendre sa vie facile, mais il en est habitué j’imagine et je me masse le front pendant un petit moment. « Tu sais, je n’ai rien contre le fait que tu tournes la page, que tu passes à autre chose. J’y encourage surtout, Kristin aurait fait ça aussi, elle n’aurait pas voulu que tu arrêtes ta vie sentimentale pour elle. Je suis content pour toi ! » fis-je avec un sourire pour appuyer mes paroles avant de me poser les questions, mais surtout que je me sens légèrement concerné avec les histoires de tabloïds. « J’espère qu’elle s’est préparée à tout ça. D’ailleurs, est-ce que je la connais ? » Et sur ces mots, on nous servit nos boissons avant de nous laisser tranquille sur le coup.
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MessageSujet: Re: We have things to tell •• Richard We have things to tell •• Richard  EmptyDim 18 Nov - 16:35


What would you think if I sang out of tune
Would you stand up and walk out on me ?
Lend me your ears and I'll sing you a song
And I'll try not to sing out of key...

Ce genre de conversation était l’occasion de se donner des nouvelles : s’ils gardaient le contact, Rémy et Richard ne se voyaient plus autant qu’avant, alors pourtant qu’ils habitaient tout de même dans la même ville et que Tenby n’était finalement qu’un village. Mais bon, comme cette conversation l’indiquaient, ils avaient tous les deux leurs priorités et leurs impératifs qui pouvaient être assez lourds. Et puis de ce que lui disait Rémy, le retour de son frère l’occupait pas mal. Ritchie pouvait comprendre : la famille était parfois le seul roc sur lequel vraiment se raccrocher, et pour avoir vu la distance qui pouvait se creuser entre les membres d’une même fratrie lorsqu’on n’y faisait pas attention, il fallait y veiller précieusement. Et si le journaliste avait l’occasion de retrouver son frère, il ne pouvait pas blâmer. « Ne m’en parles pas, le temps passe trop vite.  Tu imagines, ma sœur vient d’avoir un fils, alors que moi, je la revois encore ado. » Oui, le temps passait, vite, et il apportait de sacrés changements dans la vie de tout le monde, et Richard lui-même n’échappait pas à la règle. Mais il lui semblait que dans son cas le temps s’était singulièrement accéléré depuis quelques mois, et que c’était entre autres pour cette raison qu’il avait l’impression que sa vie avait pris un rythme encore plus effréné et incontrôlable qu’avant.

Certaines choses changeaient en bien, mais il avait parfois l’impression de surnager : il n’était pas plus mal de prendre le temps, de s’arrêter, de discuter un peu en profondeur : d’où cette proposition de repas faite à Rémy. « J’en déduis que ton goût pour la cuisine ne s’est toujours pas développé ? » Richard avait toujours aimé cuisiner, mais c'était surtout une question de survie : s'il se laissait aller, il finissait par manger des raviolis en boite tous les jours, ce qui n'était pas vraiment sain. Donc il entretenait cette passion et avec le temps, il pouvait affirmer qu'il était devenu en matière de cuisine. Ritchie serait donc ravi d'avoir Rémy et Luke, si ce dernier voulait à table.

A défaut d'écrire, il pourrait peut-être se reconvertir en cuisinier si un jour ce qu'il faisait arrêtait de se vendre. En attendant, ça marchait bien, et il se retrouvait à faire de la promo à l'autre bout du monde, ce qui semblait rendre le journaliste un peu jaloux, comme en témoignait ses piques amusées. « Bon, va pour la carte postale. » Ils continuèrent un moment de plaisanter autour du livre de Richard. Il avait en vérité une confiance totale en Rémy, mais il préférait prévenir, un accident étant si vite arrivé, même sans aucune mauvaise intention d'aucune sorte. « Ça marche, tu me diras ce que tu en penses. » Il ne pensait pas renouveler le genre, mais ça avait été intéressant à écrire.

Confortablement installés à la table du bar, il ne restait à Richard qu'à aborder un seul sujet : mais c'était le plus difficile. Il savait que son amitié avec Rémy datait du temps de son mariage avec Kristin. Aujourd'hui, Ritchie était passé à autre chose. Kris était toujours dans un coin de son esprit, il ne comptait absolument pas l'oublier, mais elle faisait partie des souvenirs, ce genre de choses. Mais il savait que cette annonce pouvait faire du mal à Rémy, qu'elle pouvait être difficile à accepter - après tout, est-ce que lui-même n'en avait pas souffert assez longtemps ?

L'autre problème, c'était évidemment la situation en soi. La première réaction de Rémy fut plutôt bonne : en ami fidèle, il ne lui souhaitait que du bien - mais c'était en effet ce que Kristin voulait, il voyait donc mal Rémy adopter une autre attitude. Mais est-ce qu'il maintiendrait celle-ci une fois qu'il lui aurait expliqué qu'il était en couple avec quelqu'un qui avait presque vingt ans de moins que lui et qui était une ancienne élève ? Richard scruta son ami d'un œil inquiet, cherchant à jauger sa réaction. En fait, le journaliste parut plus surpris que réprobateur. L'écrivain ne sut dire si c'était bon signe ou non dans un premier temps : il lui laissa le temps de digérer la nouvelle, attendant de voir ce qu'il en dirait. « Ouais, je sais. » Remarqua-t-il avec un rire mi- amusé, mi- gêné, lorsque le journaliste fit la réflexion qu'il avait un don pour attirer les tabloïds de tout poil. « Pourtant je t'assure que je cherche à les éviter. »

Ce n'était vraiment pas de son fait. La surprise passée, cela dit, Rémy semblait le prendre avec un certain calme. « Je...hem. Merci. » Il eut un léger signe de tête pour compléter ce remerciement. « De le prendre comme ça. Et de ton soutien. J'avais peur que tu désapprouves ou que ça te vexe, ou je ne sais quoi d'autre encore. Et c'est la dernière chose que je voulais. » Il y avait déjà tellement de gens qui jugeaient ou qui désapprouvaient que Richard ne savait plus où donner de la tête, et il appréciait vraiment la réaction de Rémy. Et il était également soulagé, en effet, de ne pas l'avoir froissé. « Je crois qu'elle est prête oui. Dans tous les cas on essaye d'aller de l'avant... » Parce qu'en effet, c'était aussi ce que Kristin aurait voulu. On leur apporta leur commande, ce qui laissa une minute de répit à Richard, mais dans l'ensemble, il était vraiment soulagé. « Non, je ne pense pas que tu la connaisses...enfin, pas personnellement. Mais tu as dû en entendre parler, je crois même qu'il y a eu un article dans le Dispatch quand elle a été vice-championne d'Europe d'escrime. Deborah Weston, ça te dit peut-être quelque chose ? »
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