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if i seem a little strange, that's because i am. [Eli]

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : bird
TON AVATAR : Winona Ryder
TES CRÉDITS : tumblr pour les images
TA DISPONIBILITE RP : #eli 1/3
RAGOTS PARTAGÉS : 51
POINTS : 117
ARRIVÉE À TENBY : 05/08/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : 46 ans (10/10/72)
CÔTÉ COEUR : Elle ne cherche rien en particulier, mais n'est pas fermée aux rencontres.
PROFESSION : Professeure d'Italien
REPUTATION : Julie Palmer est plutôt appréciée en ville grâce à son humour et sa générosité. Néanmoins, ça n'empêche pas certains de se méfier. Elle et sa famille sont presque trop attachants.


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MessageSujet: if i seem a little strange, that's because i am. [Eli] Jeu 9 Aoû - 0:48




eli // julie

if i seem a little strange, that's because i am.

   
Pour Julie, conduire avait toujours été un moyen de se détendre en plus d’un moyen de se déplacer. Elle se vantait de conduire presque parfaitement. Aussi, c’est tout naturellement que ce jeudi matin, au lieu de corriger des devoirs, elle avait décidé d’aller faire un tour en dehors de la ville, à la fois pour changer d’air et parce qu’elle avait vraiment besoin de se calmer. Sa matinée avait commencé par une longue engueulade téléphonique avec Aaron qui l’avait laissée presque tremblante de rage. C’était lui qui lui avait envoyé un message pour lui signaler qu’il serait absent le weekend suivant et ne pourrait donc pas prendre Enid et Arthur chez lui. Bien sûr, si ça n’avait tenu qu’à Julie, elle aurait été ravie de garder ses rejetons un weekend de plus, mais elle savait que les enfants avaient déjà l’impression d’être délaissés par leur père depuis le divorce, et ce encore plus que lorsqu’ils étaient plus jeunes. Aussi, ni une ni deux, elle l’avait appelé pour le confronter. Il avait ignoré ses deux appels et elle avait donc attendu un peu avant de l’appeler en masqué. Là, il avait répondu, ce qui l’avait encore énervée davantage. Si Julie s’appliquait à être gentille et patiente, parfois son caractère de Palmer ressortait et elle explosait, comme sa mère avait l’habitude de le faire, à des fréquences bien plus intenses, lorsqu’elle était encore en vie. Aussi, elle avait passé presque une demie heure au téléphone avec l’homme qui avait partagé sa vie pendant plus de vingt ans, lui déballant une fois de plus ses quatre vérités.

Lorsqu’elle avait finalement raccroché sans obtenir gain de cause (apparemment les voyages avec sa petite amie du moment étaient plus importants pour Aaron que ses propres enfants et la déception qu’ils éprouveraient en apprenant la nouvelle), elle avait les mains qui tremblaient de rage et une tension douloureuse dans les épaules et le cou. Quelque part, heureusement qu’elle n’avait pas cours. Elle ne se serait pas vue parler de grammaire à une classe alors qu’elle était dans cet état. Elle avait lorgné la bouteille de prosecco posée sur un coin du comptoir dans la cuisine, puis s’était ravisée. Il était neuf heures du matin. C’était vraiment trop tôt. Elle s’en voulait même de l’avoir envisagé. Le but n’était pas de devenir un cliché de divorcée alcoolique. Aussi, elle avait décidé de partir faire une marche revigorante dans la campagne. Avec un peu de chance, le trajet jusque là bas lui permettrait aussi de se détendre. Elle avait donc enfilé une tenue simple, jean gris, pull fin de couleur beige sur un haut blanc simple, boots noires quasiment sans talon, attrapé son sac avec un livre et une bouteille d’eau, et avait fermé la porte à clé avant de monter dans sa vieille BM.

Dans le lecteur CD, il y avait déjà un disque des Smiths, et elle s’était appliquée à ne pas hurler les paroles tant qu’elle n’était pas sortie pleinement de la ville. Même si son quartier comprenait des maisons plutôt espacées et était relativement calme à cette heure-ci, inutile de faire peur à ses potentiels voisins en vociférant comme une possédée en roulant à toute vitesse sur la route limitée à 30 miles. Elle se contrôla donc, mais dès qu’elle fut assez loin des maisons et des hypothétiques humains, elle monta le son, accéléra et libéra pleinement sa voix. Elle roula ainsi un bon moment, sans savoir exactement où elle allait sinon qu’elle voulait s’éloigner de la ville. Et puis, alors qu’elle devait être sur la route depuis une bonne vingtaine de minutes, peut être plus (elle n’avait pas vraiment regardé l’heure), elle remarqua une silhouette sur le côté de la route, lointaine d’abord mais qui se rapprochait de plus en plus vite, ou plutôt dont elle se rapprochait à toute vitesse. C’était quelqu’un à côté d’un vélo, qui marchait peut être ? Elle n’arrivait pas bien à voir. Elle tempéra le volume de sa voix afin de jeter un œil, à la fois par curiosité et pour voir si la personne n’avait pas besoin d’aide. Elle plissa les yeux. Effectivement, c’était bien quelqu’un, un homme, avec une bicyclette. Pourquoi n’était-il pas dessus ? Julie ralentit, rétrogradant peu à peu jusqu’à être presque à l’arrêt. Elle dépassa la personne de quelque mètres et s’arrêta, ouvrant sa fenêtre et passant la tête à la portière.

« Tout va bien ? »

Elle sourit, et réalisa que l’homme ne l’avait probablement pas entendue étant donné que Morissey geignait toujours Bigmouth Strikes Again dans les enceintes de la voiture. Elle le baissa donc et ressortit sa tête, jetant au passage un œil à l’individu. Il était grand, brun, avec des cheveux mi-longs, et elle ne mit pas longtemps à le reconnaître, non pas parce qu’elle le fréquentait à l’heure actuelle, loin de là, mais plutôt parce qu’elle l’avait connu dans une autre vie et qu’il n’avait, finalement, pas tellement changé. Elle eut un petit rire et reprit.

« Ah, pardon, où sont mes manières? Bonjour, vous avez besoin d’aide ? »

Elle arrêta le moteur et défit sa ceinture, prête à descendre si le besoin s’en faisait sentir. Elle décida néanmoins de se présenter, histoire de rassurer le cycliste. On n’était jamais trop prudent et elle n’avait pas envie qu’il la prenne pour une tueuse en série adepte des hommes d’une quarantaine d’années pratiquant la bicyclette.

« Jules Palmer, enfin, Julie. Julie Palmer. Vous me remettez ? On était au lycée ensemble, enfin, en quelque sorte. On dirait bien que votre vélo a un problème, dites-donc. »

Parfois, Julie se demandait pourquoi elle parlait autant. Et puis juste après, elle réalisait souvent qu’elle s’en fichait, en fait. Si elle avait des choses à dire, elle les disait. Même si elle n’avait pas grand chose à dire, eh bien, au moins ça évitait les silences gênants.

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TON PSEUDO : stvbrns / crapisun (jo).
TES DOUBLES : amanda, la paumé.
TON AVATAR : Keanu Reeves.
TES CRÉDITS : schizophrenic.
TA DISPONIBILITE RP : (seren) + (adriel) + (cameron) + (julie)

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ARRIVÉE À TENBY : 06/01/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : 47 ans. (1971) (mais il se comporte comme s'il en avait 80).
CÔTÉ COEUR : après le décès brusque de sa femme, il est encore perdu.
PROFESSION : pasteur, il prend soin des moutons égarés de Tenby.
REPUTATION : il aimerait bien se faire connaître comme le pasteur "cool" du coin mais il a encore pas mal de boulot pour y arriver.


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MessageSujet: Re: if i seem a little strange, that's because i am. [Eli] Sam 11 Aoû - 2:20


   


see the good in all things

Eli J. Vaughan tient à sa réputation. Il aime savoir ce que les gens pensent de lui et il se plaît à penser que lorsque son nom est évoqué dans les maisonnées de la ville, c'est avec affection et reconnaissance. Pour ce faire, il n'hésite pas à se plier en quatre pour les habitants de la ville redoublant d'efforts pour les servir et les protéger au mieux de ses capacités, même s'il pour ce faire il doit aller à l'encontre de la volonté de certains. Les gens savent rarement ce qui est bien pour eux après tout. Il n'hésite pas à prêter l'oreille afin d'écouter les petits maux de chacun et si de temps à autre c'est une rumeur qui y tombe, et bien ce sont les aléas du métier voilà tout. C'est aussi pour cela qu'il tient un œil particulièrement aiguisé sur sa personne. Il est bien trop familier avec les langues, bonnes ou mauvaises, de ces voisins pour ce pas faire attention. Prendre soin des autres n'est pour lui, ni une corvée, ni un travail, mais une vocation. C'est cette vocation qui le mène sur cette route aujourd'hui ; un paroissien avait partagé de son désir de parler de son fils récemment décédé et malgré la distance du domicile avec le centre de Tenby, Eli n'a pas hésité à le rejoindre chez lui afin de le guider vers un deuil sain et réparateur. Généralement, lorsque Eli doit se déplacer aussi loin il se fait accompagner par son assistant, qui le conduit là où sa présence est requise mais ce matin le pasteur a décidé de faire le chemin en solitaire avec pour seul compagnon le temps estival et la fiabilité de son vélo. Eli n'a jamais été un grand fan de voiture et après l'accident de Susan... Disons simplement qu'il préfère être au grand air qu'enfermé dans une boîte métallique. Et puis l'église à tant de chose à faire en ce moment, du soleil, de l'air frais, et de l’exercice physique, qu'est-ce qu'Eli peut bien demander de mieux ?

Le rendez-vous se passe sans accro mais il reste émotionnellement drainant. Eli refuse poliment l'offre de ses hôtes de le ramener, affirmant avec véhémence son désir de profiter d'une si belle journée mais s'il est honnête avec lui-même, il veut profiter un maximum de ce moment de solitude que va lui offrir ce long retour. Après tout, l'homme en a rarement de ces moments seuls. Entre l'église et les trois adolescentes à la maison, Eli a l'impression que sa vie n'est qu'une casserole sur le feu et lui un pauvre crabe plongé dans l'eau bouillonnante. Alors oui, il fait preuve d'un peu d'égoïsme en s'accordant une vingtaine de minutes, peut-être plus, de balade en vélo. Une fois n'est pas coutume, Eli se sent fatigué. La fatigue, la morosité, cette sensation pesante et insistante d'impuissance... Toutes ses émotions négatives qu'il ressent quotidiennement mais qu'il garde bien précieusement à l'intérieur, enfermées fermement dans une boîte à ne jamais ouvrir. Trop de personnes dépendent de lui. Il n'a pas le temps d'être faible. Cependant depuis la mort de Susan, il a perdu ses repères. Il se sent déséquilibré comme un homme marchant avec une béquille unique. Hélas, Eli est stoppé brusquement dans ses divagations mentales car perdu dans ses pensées il ne remarque pas devant lui un simple panneau pourtant installé là depuis des années. Il a envie de rire de lui-même, le seul panneau, ou presque, de toute la route et le voilà emplafonné dessus. Il ne peut que constater l'étendue des dégâts : sa roue est voilée et sans les outils nécessaires il n'y a rien qu'il puisse faire pour le moment. Il a un petit sourire mauvais, même avec les outils à disposition rien ne dit qu'il soit capable de la réparer seul. Il n'a jamais été doué avec les travaux manuels, cela a toujours été le domaine de Susan. Il se surprend lui-même à rester assis là plutôt que de bondir partout à la recherche de mille et une solutions mais les minutes défilent et il sait qu'on a besoin de lui quelque part alors il se secoue, saisit son vélo et se prépare à parcourir le reste du chemin à pied, son vélo abîmé à ses côtés. Il doit offrir une drôle de vision, lui, si grand et en costume, marchant sur cette route de campagne avec un vélo défectueux.

Eli voit cependant la chance lui sourire car peu de temps après le son d'une voiture approchant lui parvient. Accompagnant le son caractéristique d'un moteur, il perçoit un autre son mais il n'arrive pas à mettre un nom dessus avant que la voiture en question ne devienne visible : c'est une musique s'échappant férocement de l'habitacle. Fort heureusement pour lui, la voiture ralentit avant même qu'il n'ai besoin de faire un signe. Il est gratifié d'un tête à tête avec la musique lorsque le conducteur ouvre sa fenêtre et Eli réalise qu'il a à faire à une conductrice. Elle tente de lui dire quelque chose mais la musique est trop forte et les oreilles d'Eli, plus ce qu'elles étaient. Il lui fait signe qu'il n'entend rien et elle s'empresse de descendre le volume au grand soulagement du pasteur qui lui offre un grand sourire malgré sa mauvaise fortune. « Bonjour ! Vous êtes un ange tombée du ciel dites-moi » affirme-t-il aimablement. La femme stoppe son moteur et se présente, et Eli peut voir l'attente sur son visage lorsqu'elle lui donne son nom mais ce dernier ne lui fait rien remonter de précis. Cela doit se voir car elle devient plus précise et Eli a envie de se taper le front contre la portière de la voiture mais il se retient. « Julie ! Bien sûr, Julie Palmer. Pardonnez-moi, ce fut une longue matinée. » Le nom lui rapporte effectivement quelques souvenirs plus ou moins récents. Julie Palmer, en voilà une qui n'a jamais su jouer au jeu des rumeurs. Il lui offre un sourire en excuse de son oubli. « Eli Vaughan. Je suppose que c'est inutile de le préciser mais je me sentirais en désavantage si je ne présentais pas. » plaisante Eli. Il regarde son vélo penaud, « en effet, j'ai fait une malheureuse rencontre avec un panneau et mon cher vélo n'a pas fait le poids. » Il est plus qu'heureux de l'entendre proposer de l'aide. « Je ne serais pas fier au point de refuser un coup de main en ce moment, » assure-t-il. « Faites-vous route vers Tenby ? Je ne voudrais pas vous faire faire un détour. »  Il est heureux de l'entendre répondre à l'affirmatif. « Pensez-vous pouvoir emporter mon vélo aussi ? Cela m'aiderait grandement qu'il revienne avec moi voyez-vous. » Eli sait qu'il demande peut-être beaucoup mais l'idée de revenir le chercher semble déjà si pénible qu'il ne peut résister d'insister un peu sur l'amabilité de Julie.

© Frimelda, sur une proposition de © Blork // avatars par valtersen & SCHIZOPHRENIC

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"We all change, when you think about it, we're all different people; all through our lives, and that's okay, that's good, you've gotta keep moving, so long as you remember all the people that you used to be." (c) by anaëlle.
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ARRIVÉE À TENBY : 05/08/2018


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CÔTÉ COEUR : Elle ne cherche rien en particulier, mais n'est pas fermée aux rencontres.
PROFESSION : Professeure d'Italien
REPUTATION : Julie Palmer est plutôt appréciée en ville grâce à son humour et sa générosité. Néanmoins, ça n'empêche pas certains de se méfier. Elle et sa famille sont presque trop attachants.


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MessageSujet: Re: if i seem a little strange, that's because i am. [Eli] Sam 11 Aoû - 3:17




eli // julie

if i seem a little strange, that's because i am.

   
Bon. Au moins, il ne l’avait pas prise pour une tueuse en série. C’était déjà ça. Il fit une remarque sur le fait qu’elle était un ange. Original, pour un pasteur, se dit-elle en se retenant avec difficulté de lever les yeux au ciel. Elle lui sourit néanmoins.  « Ah, ben, merci ! Le hasard fait bien les choses, comme on dit. »  Comme elle s’en était douté, il avait mis un moment à se rappeler d’elle. Ils avaient fait leurs classes ensembles mais ne gravitaient pas vraiment dans les mêmes cercles.

Déjà, à l’époque, Julie était plus préoccupée par le fait de fumer des cigarettes derrière le gymnase et de dégrader son uniforme scolaire que quoi que ce soit d’autre. C’était au lycée qu’elle avait commencé les conneries, avant de partir complètement en vrille lorsqu’elle était arrivée sur le continent. Mais quelque part, elle ne regrettait pas ces années de débauche. Elle avait passé du bon temps, au moins. Les enfants étaient arrivés, après, d’abord Enid, puis deux ans plus tard Arthur, et elle s’était définitivement calmée. Elle avait arrêté les frais. Il s’excusa, lui sourit et elle fit de même.  « Bah, non, vous en faites pas. C’est pas comme si on avait été très proches, ça m’étonne pas que vous vous souveniez pas de moi. Mais vous vous n'avez pas beaucoup changé, c'est facile de vous reconnaître. »  Si ça avait été une matinée moins rude pour elle aussi, elle aurait sûrement pris plus de pincettes.

Réalisant que sa phrase pouvait être prise comme une pique, elle lui fit un nouveau sourire, plissant les yeux. Elle hocha la tête lorsqu’il lui rappela son identité. Eli. Oui, c’était ça, Eli était son prénom. Elle ne se souvenait que de son nom de famille. « Enchantée, du coup, je suppose ? Pas de vous rencontrer vu qu’on se connaît déjà, mais de vous revoir, j’imagine. »  Il expliqua avoir eut un accrochage avec un panneau, et elle partit d’un rire franc, se cachant néanmoins un peu derrière sa main. « Pfffrrr. Pardon, je me moque pas. C'st juste que je pensais être la personne la plus tête en l’air dans notre bonne ville, mais on dirait bien que je ne suis pas la seule. Vous ne vous êtes pas fait mal au moins ? »  Il admit avoir besoin d’aide et elle hocha la tête.  Elle venait de Tenby, et n’avait à l’origine pas vraiment prévu d’y retourner, mais elle n’allait pas laisser le pasteur dans sa galère. Aime ton prochain comme toi même, hein ? « À la base, ce n’était pas sur mon chemin. Mais vous savez quoi, j’aime les imprévus, alors vous en faites pas, je vais vous ramener en ville. »  

Lorsqu’il lui demande si elle peut aussi ramener son vélo, Julie lorgne sur ladite bicyclette, plissant un peu les yeux. Elle détache sa ceinture, et décide d’ouvrir la portière et de sortir, étirant un peu les bras puis remontant les manches de son chandail, avant de s’accroupir près de la bicyclette sans plus d’égards pour le pasteur qu’un simple sourire. Elle observe l’engin un moment, tripote un peu les rayons et la jante, passant distraitement la main sur le moyeu. La roue est voilée. Normalement ça ne serait pas forcément très compliqué à réparer, avec les bons outils, mais elle ne se balade pas avec une caisse à outils dans sa voiture. « Ah, oui. C’est pas bon. Mon père m’avait montré comment réparer ça, mais sans outils je pourrais pas le faire. Et même avec outils, c’est pas dit que j’y arrive. » Elle a un petit rire de nouveau, puis se donne un instant pour réfléchir.

Elle n’est pas contre le fait d’emporter la bicyclette, loin de là, mais elle ne rentrera pas dans la voiture, et si elle la met dans le coffre il faudrait quelque chose pour la retenir… Une idée lui traverse la tête. Elle se redresse, essuie ses mains tâchées de cambouis sur son jean, et fait un signe de tête rassurant à Eli. « J’ai peut être ce qu’il nous faut. » Elle contourne son véhicule et ouvre le coffre, les doigts croisés, et émet un petit couinement de satisfaction lorsqu’elle trouve ce qu’elle cherche, à savoir deux élastiques à crochets qui lui restent de quand elle avait emmené les enfants faire une randonnée à vélo le weekend d’avant. Parfait. Le hasard fait vraiment bien les choses. Elle attrape les deux câbles et les brandit en direction du brun, presque devant son nez, d’un air victorieux. « Yes! Avec ça, on peut accrocher votre vélo. Soit on le met dans le coffre et on fait en sorte qu’il ne tombe pas avec ça, soit on le met sur le toit, et on accroche les extrémités des élastiques à… Aux portières, j’imagine ? Ou bien on ferme les portières dessus ? » Elle se frotte le menton un instant du pouce et de l’index sans réaliser qu’elle se fait par la même occasion une tâche de cambouis pas très visible, mais pas discrète non plus. Après un instant, elle prend une décision. « Bon. Le coffre. C’est ce qui me paraît le plus simple et le plus logique, non ? » En attendant qu’il confirme sa décision (c’est son vélo, après tout), elle le dévisage discrètement. Alors voilà à quoi ressemble un homme qui a perdu sa femme. Julie trouve qu’il a plus l’air fatigué que triste, même si on peut voir le désespoir transparaître sur ses traits tirés. Quelque part, elle le trouve déjà attendrissant, alors même qu’ils ne se sont pas adressé la parole depuis des années, et que même alors ils n’étaient pas ce qu’on pourrait appeler des amis.

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MessageSujet: Re: if i seem a little strange, that's because i am. [Eli] Mer 15 Aoû - 1:58


   


see the good in all things

Eli passe sa main dans ses cheveux soudainement très conscient de son apparence quelque peu débraillée. C'est vrai qu'entre les cheveux trop long et la barbe qu'on ne cache plus il fait plus adolescent rebelle qu'adulte responsable. Facile à reconnaître ? Devait-il le prendre comme un compliment ou une raillerie ? Eli, maintenant que la mémoire lui revient, sait parfaitement les groupes dont Julie Palmer faisait partie et on ne peut pas dire que le fils du pasteur était très bien perçu par ces gens là. Car oui cela lui revient bien clairement à chaque instant, il s'agit de Julie Palmer, et si Eli n'a que de faibles souvenirs d'elle au lycée, comment oublier un divorce qui a tant fait parler la ville.  Il espère que les années auront quelques peu changées l'avis de la brune et que cette remarque ne cache rien de plus. Quelque chose le tracasse encore cependant, Julie s'attendait donc réellement à ce qu'il ne la reconnaisse pas ? Quel genre de souvenirs de lui peut-elle bien garder ? Il n'a pas le temps d'accorder plus de temps à cette pensée que la conductrice change déjà de sujet. Eli rigole à sa façon de le saluer. « Enchanté en effet. Cela doit bien faire 20 ans... au moins. » Et oui, cela ne les rajeunit vraiment pas. Dans sa tête, le lycée est à la fois lointain et aussi frais que hier (à certains détails près) mais les rencontres de ce genre le force toujours à constater que c'est plus le premier que le dernier.

La mésaventure du pasteur semble bien faire rire Julie. Rapidement, il retrouve cette sensation de gêne éprouvée quelques instants auparavant.  Il semblerait que cette femme ai un talent pour le faire se sentir comme un ado fautif et vulnérable. Il en manquerait presque de se balancer d'un pied à l'autre. Néanmoins, elle compatit. « Vous et moi avons donc cela en commun. Tête en l'air est mon second prénom. » affirme-t-il. Pour être honnête, cela devrait être Tête en pleine réflexion car Eli est loin d'être du genre à avoir le temps de rêvasser car chaque instant se doit d'être rentabilisé à son avis. « Non, heureusement je n'ai rien. » Il ouvre grand les bras comme pour prouver son dire. « Si ce n'est, une histoire embarrassante à expliquer à mes filles. » Il grimace sachant très bien ce qui l'attend à la maison surtout de la part des deux dernières particulièrement friantes de tout ce qui peux embarrasser leur père. S'il arrive à obtenir une réaction de Seren alors la mésaventure n'aura pas été vaine mais s'il est réaliste, elle s'en fichera probablement. « Pire que toutes les douleurs physiques : la raillerie des adolescentes, n'est-ce pas ? » S'il en croit ses souvenirs, elle devrait bien connaître la chose. Exception faite, c'est que c'est elle qui faisait généralement les railleries, ou du moins c'est ainsi qu'Eli avait pu le ressentir même s'il doit avouer être incapable de se rappeler d'un incident particulier impliquant la Palmer. En tout cas, sa clique n'annonçait jamais rien de bon surtout pour un élève comme Eli.

Comme pour lui prouver son affabilité et pour tordre le cou aux souvenirs brumeux d'Eli, la voilà qui lui propose de changer son itinéraire afin de faciliter son retour en ville ! « Êtes-vous certaine ? Je ne voudrais pas abuser de votre temps ? » Et puis surtout qu'il n'est pas seul puisqu'il préfère rentrer avec sa bécane. Il partage sa préoccupation sur le sujet et voit alors la conductrice sortir décidée et venir à ses côtés. Elle observe le blessé attentivement avant de donner son diagnostique. « Oui c'est ce que je me suis dit aussi. La mécanique n'étant pas mon fort il va sans doute falloir que je trouve quelqu'un pour faire ça. » songe-t-il à voix haute. La pasteur a depuis longtemps fait une croix sur tout ce qui nécessite qu'il tienne un outil en main.

Mais Julie ne semble pas avoir besoin des commentaires du brun car elle prend la situation en main d'une façon qui le laisse presque abasourdi. Eli, qui est pourtant habitué à un rythme soutenu, étant lui-même quelqu'une de très actif physiquement comme mentalement, se retrouve à pagayer dans le flot de pensées de cette femme. Pendant un instant il se demande même si cette femme n'est pas atteinte de logorrhée tant son débit de parole le laisse pantois. Il ne peut que hocher la tête en espérant que cela lui suffise. Tant absorbée par le dilemme et sa propre réflexion Julie ne semble même pas remarquer le dépôt de graisse que sa main laisse sur son visage. Eli aimerait le lui faire remarquer mais il n'ose pas l'interrompre cependant il ne peut refréner le sourire qui lui monte aux lèvres à l'idée que maintenant il n'est plus le seul à avoir l'air un peu débraillé. Ses yeux ne pouvant plus quitter cette petite tâche sombre sur son menton, il se dit que finalement, elle non plus ne semble pas si loin de l'adolescente d'autrefois. Son sourire n'a pas le temps de se transformer en rire car alors que les yeux d'Eli voyage sur le visage de la brune, il semblerait que cette dernière en soit venue à une conclusion et elle observe Eli directement, et celui-ci trop perdu dans ses pensées, a pris quelques secondes de trop à le remarquer. « Le coffre... » Il est hésitant ne sachant pas très ce qui est demandé de lui. « cela me semble parfait ? » Si son affirmation sonne comme une question, les deux adultes décident de l'ignorer et procèdent à l'installation.

Julie ouvre le coffre et effectue quelques arrangements personnels pendant qu'Eli prétend ne rien voir puis il s'empresse de mettre son vélo à l'intérieur prenant soin de rien abîmer au passage. Pour terminer, ce n'est qu'une question d'ajustements, chacun se saisissant d'un crochet et essayant de trouver la combinaison la plus efficace et s'ils doivent s'y reprendre à quelques fois et bien Eli n'est responsable que pour la moitié des échecs alors il est fier de lui. Le résultat final semble correct pour Eli mais il préfère s'en remettre à la propriétaire de la voiture. « Qu'en pensez-vous ? J'ai l'impression que ça va tenir personnellement mais vous m'avez l'air de vous y connaître un peu plus que moi ! L'habitude peut-être ? » demande-t-il. Il regarde sa partenaire et remarque avec amusement que même après tout ce remue-ménage la tâche de tout à l'heure persiste. « Vous avez quelque chose ici » annonce-t-il vaguement accompagnant sa remarque d'un geste vers son propre menton en espérant que cela soit suffisant.

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MessageSujet: Re: if i seem a little strange, that's because i am. [Eli] Mer 15 Aoû - 10:34




eli // julie

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Julie lâche un sourire soulagé lorsqu’Eli lui explique qu’il est sain et sauf malgré sa rencontre avec le panneau de signalisation. Elle hoche la tête lorsqu’il évoque ses filles, et les coins de sa bouche se relèvent encore un peu plus lorsqu’il parle de railleries adolescentes. La brune connaît bien ça, pas tant de la part d’Arthur que d’Enid, même si son cadet lui donne souvent l’impression qu’elle est follasse ou stupide ou quelque chose comme ça. Clairement, il est plus raisonnable qu’elle, mais elle s’inquiète de le savoir aussi mature. À son âge, on fait des bêtises, on tousse en fumant des cigarettes, on fait le mur… Mais pas lui. En y réfléchissant bien, eli non plus ne devait pas faire le mur. Certes, leurs clans étaient plutôt diamétralement opposés, mais elle n’a pas le souvenir de confrontations violentes, que ce soit physiquement ou verbalement. De toute manière, même lorsqu’il y en avait, elle y prenait rarement part. Peut-être y en a-t-il eu alors qu’elle était absente, clairement ses camarades n’étaient pas du genre à faire dans la dentelle. Mais non, son truc à elle c’était de filer par la fenêtre de sa chambre pour aller boire des bières et du gin bon marché assise sur un bord de trottoir ou d’aller à des fêtes de gens bien plus âgés qu’elle. Quand elle y repense, elle est allée dans tellement d’endroits louches, c’est étonnant qu’il ne lui soit rien arrivé. Finalement, que son petit dernier soit aussi sage, c’est peut être mieux. Au moins, elle n’a pas à s’inquiéter de le perdre.

Elle a un petit rire lorsqu’Eli évoque leur point commun. « Ah, le mien est Dans la lune, comme quoi… » Qui eut cru qu’ils aient des traits similaires ? Ils ont jusqu’alors parcouru des chemins parallèles sans que jamais aucune courbe ne les rapproche. Il aura fallu une rencontre fortuite avec un panneau pour que finalement la vie leur fasse échanger plus que quelques mots. Julie ne croit pas au destin, mais c’est peut être un heureux hasard. L’occasion de discuter avec quelqu’un qu’elle n’avait que regardé de loin et avec une sensation entre l’incompréhension, le dédain et l’admiration, lorsqu’elle n’était encore qu’une adolescente se donnant des airs en portant des blousons de cuir par dessus son uniforme et les cheveux courts. Elle cligne des yeux. Il lui a posé une question, peut être rhétorique, mais elle ferait mieux d’y répondre. « Elles n’ont aucune indulgence, pas vrai ? On joue une fois A Thousand Miles au piano en mangeant des chips et on en entend parler pendant des mois. » Julie omet volontairement de préciser que les chips étaient accompagnées d’un large verre de vin et qu’elle ne sait pas jouer de piano, ou quasiment pas.

Lorsqu’il cherche à confirmer son attention de le ramener, elle secoue sa main devant son visage avec un haussement d’épaules et un sourire. « Roh, mais oui, puisque je vous dis que ça ne me dérange pas. Je ne me rendais nulle part en particulier de toute façon. » Alors qu’elle observe le vélo et donne son opinion experte, il hoche la tête, et évoque son incapacité à le réparer. Elle lui décoche un nouveau sourire, avant d’évaluer la situation et de trouver ce qui lui semble la meilleure option. La réponse semi-affirmative d’Eli lorsqu’elle lui propose de charger la bête métallique blessée dans le coffre lui suffit, et les deux quadragénaires se lancent dans la tâche délicate de fixer la bicyclette dans le coffre, après que Julie ait dégagé une partie du bazar qui encombre encore son coffre, et ce plusieurs jours après qu’elle soit revenue de cette fameuse randonnée. Un jour, il faudra qu’elle apprenne à ranger sa voiture, car si sa maison est à peu près organisée, ce n’est pas vraiment le cas de son coffre, en tout cas. « Je peux peut être essayer de faire quelque chose pour votre roue, si vous voulez. Je dois avoir des outils à la maison. Sinon, Artie ou mon père devraient pouvoir vous aider. C’est pas grand chose, je sais que mon père a réparé des trucs comme ça plein de fois ! » Elle pince un peu ses lèvres et tord vaguement la bouche dans une grimace dubitative. « Je sais le faire, en théorie, mais je mentirais si je disais que je suis adroite de mes mains. » Elle est tellement maladroite, en fait, que ses sœurs l’ont surnommé, lorsqu’elles étaient adolescentes, butterfingers, doigts de beurre, et que le surnom est encore resté jusqu’à aujourd’hui.


Au cours de l’installation, Julie remarque qu’elle n’est pas la seule à ne pas avoir l’esprit particulièrement pratique, et quelque part ça la rassure un peu. Finalement, après quelques échecs et plusieurs minutes de galère silencieuse brisée seulement par quelques « humm » de réflexion, « attendez, on va plutôt essayer comme ça », et autres grognements de frustration, la bécane est installée dans le coffre. Julie s’éloigne de quelques pas, et admire leur travail commun en écartant légèrement les bras. Lorsqu’Eli la questionne, elle fait un sourire mi rassurant, mi dubitatif, et une petite moue incertaine mêlée d’un sourire. « J’imagine que ça va aller ? Normalement on a un porte vélo pour transporter des… bah des vélos. » Elle hausse légèrement les épaules, un peu gênée. « Donc disons que ce ne sont pas les circonstances habituelles. Mais je vais rouler doucement, ça devrait aller. » Elle appuie un peu sur le vélo, tire un peu sur la porte du coffre, le tout a l’air à peu près stable. « Croisons les doigts pour que ça tienne ! » Elle reprend son souffle les poings sur les hanches avant que le pasteur ne lui signale quelque chose d’assez vague qui lui fait plisser les yeux. Elle passe la main sur son menton, étalant en fait encore davantage de cambouis, avant de jeter un œil à ses doigts. « Oh. » Elle rougit légèrement et a un sourire gêné. « Ah, euh, je dois avoir quelque chose dans la voiture pour… Bref. » Elle ouvre la portière côté passager avant de contourner le véhicule et de s’installer à sa place. « Tenez, installez vous. » Elle fouille son vide poche un instant avant d’y trouver un paquet de mouchoirs, et ouvre le miroir de courtoisie, ou du moins ce qui aurait dû être le miroir de courtoisie mais n’est en fait qu’un pare soleil sans miroir. La voiture n’étant plus toute jeune, le fameux miroir a fini par être brisé, sans qu’elle se rappelle vraiment comment, et elle a oublié de le remplacer. Elle soupire et jette un œil au rétroviseur, posant la main sur la poignée de la portière. « Désolée, je vais juste enlever cette tâche, j’en ai pour une seconde. »

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PROFESSION : pasteur, il prend soin des moutons égarés de Tenby.
REPUTATION : il aimerait bien se faire connaître comme le pasteur "cool" du coin mais il a encore pas mal de boulot pour y arriver.


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MessageSujet: Re: if i seem a little strange, that's because i am. [Eli] Sam 18 Aoû - 0:53


   


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Eli pense vaguement connaître la chanson mentionnée par Julie mais en tout cas il connaît certainement le sentiment. « Aucune » assure-t-il en connaissance de cause, « Stella est malheureusement tombée sur des photos du lycée, j'en ai entendu parlé pendant des semaines. » Il n'avait pas très bien compris en quoi le fait qu'il rentre ses chemises dans son pantalon à 15 ans avait pu faire autant rire sa seconde mais elle était ravie. Stella est une boule d'énergie qui ne connaît aucune limite. Scarlett, Dieu soit bénit, est encore trop jeune et impressionnable pour ne pas se moquer de son père ouvertement mais il est presque certain d'être la cause des rires et des conversations qui s'arrêtent dès lors qu'il entre dans la pièce. Julie semble être une femme pleine d'entrain et sa bonne humeur et communicative, Eli s'en trouverait presque a oublier sa mésaventure.

L’aveu d'Eli concernant son incapacité à réparer lui-même son vélo prompt la conductrice à proposer son aide ce à quoi le pasteur ne s'attendait pas. Encore une fois, il est étonné de la bonté de la dame. Elle est certainement pleine de ressource même si au fond de lui Eli doute des capacités de cette femme, ou d'une femme en général, à réparer le problème. Elle lui explique que c'est son père qui la instruite en la matière et que c'est vers ce dernier qu'elle voudrait se tourner. Eli hoche la tête, voilà qui lui semble plus logique. « Je serais ravi de voir cela avec votre père alors. » Julie affirme cependant être capable de le faire mais Eli ne voit là qu'une tentative de maintenir son égo féminin, il l'arrête dans sa phrase. « Ne vous inquiétez pas, c'est compréhensible de votre part. » affirme-t-il. Il n'est pas ce genre d'homme moderne qui s'attend à ce que les femmes comprennent les domaines masculins comme la mécanique ou la finance et inversement, il n'y connais rien en cuisine et en nettoyage et ce n'est pas pour rien qu'il a une fille au pair ! Néanmoins, ce qu'elle dit résonne avec Eli, pour qui le travail manuel ne possède aucun attrait surtout lorsqu'il mis en compétition avec un bon livre. « Plutôt une intellectuelle ? » demande-t-il intéressé. Il n'a pas souvenir d'avoir jamais vu Julie briller par ses exploits scolaires. Aurait-il tord ?

Une fois l'installation du vélo péniblement réussie, Eli prend un moment pour contempler leur travail et partage ses interrogations sur la solidités des fixations. Il frotte ses mains sales sur son pantalon noir et sourit de la phrase maladroite de Julie. « Oui c'est généralement l'usage qu'on en fait. » Il ne veut pas rire d'elle mais il doit avouer que sa personnalité est atypique mais pas déplaisante. Elle semble partir de bonnes intentions et Eli admire cela. « Rouler doucement me semble plus prudent à moi aussi. » acquiesce-t-il. Le pasteur est loin d'être un fan de vitesse et il se sent rapidement mal à l'aise dans les voiture, l'idée de rouler lentement est donc particulièrement attrayante pour lui.

L'avertissement d'Eli n'aura pas eu l'effet escompté et comme il s'en doutait un peu, au lieu d'enlever la tache, Julie ne fait que l'étaler encore plus sur son menton. Eli grimace, compatissant. La conductrice, gênée très certainement, lui ouvre la portière. Il la remercie d'un signe de tête et avant de monter, tapote ses chaussures contre le bas de la portière ne voulant pas emporter la terre de sa semelle avec lui. Il entre dans la voiture avec un soupir, l’exercice n'étant jamais facile pour un homme de sa taille, et s'assoit à la place du passager tout en ouvrant d'un geste rendu élégant par l'habitude sa veste de costume. Il prend quelques instants pour observer son environnement immédiat. L'habitacle est à l'image du coffre : en bazar mais sans être sale pour autant. Eli voit dans cette voiture un reflet de sa propre maison qui souffre continuellement des allers et retours de trois adolescentes ainsi que d'un père plus qu'occupé ou encore avec acuité, du manque d'une femme. A la différence près que lui ne laisserait jamais personne en être témoin. L'état de la maison des Vaughan est un secret farouchement défendu par le patriarche. Il n'a de cesse de demander à Clémence, la jeune fille au pair travaillant pour lui, de faire plus d'effort mais même lorsque lui-même s'y met il doit se rendre à l'évidence que le désordre est devenu le nouveau normal pour la maisonnée.

Le temps que Julie fasse le tour du véhicule, il laisse ses yeux vagabonder dans la voiture, intrigué par ce petit bout du chez elle de Julie, cette fenêtre vers son intimité qu'il perçoit. Elle entre dans la voiture mais se voit contrainte d'en sortir constatant l'absence de son miroir. Eli comprend qu'elle veut utiliser le rétroviseur en guise de remplacement. Lui-même a deux yeux fonctionnels et ne voit pas pourquoi il ne pourrait pas faire office de remplacement. C'est même lui qui lui a indiqué la tache après tout. Il songe à lui donner des directions afin qu'elle puisse s'en charger elle-même mais après l'échec d'il y a quelques instants, il reconsidère ses options. Pas très adroite de ses mains c'est ce qu'elle disait non ? Eli en fait certainement la constatation. « Allons, ne prenez la peine je peux m'en charger, cela ne prendra que quelques secondes. » Et pour joindre le geste à la parole, il se saisit à son tour d'un mouchoir. Il lui fait signe de s'avancer vers lui afin qu'il puisse s'acquitter de l'opération. « Promis, je suis plus habile avec un mouchoir qu'un vélo » plaisante-t-il dans un moment d'esprit.


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CÔTÉ COEUR : Elle ne cherche rien en particulier, mais n'est pas fermée aux rencontres.
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REPUTATION : Julie Palmer est plutôt appréciée en ville grâce à son humour et sa générosité. Néanmoins, ça n'empêche pas certains de se méfier. Elle et sa famille sont presque trop attachants.


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MessageSujet: Re: if i seem a little strange, that's because i am. [Eli] Sam 18 Aoû - 11:35




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Julie ne peut retenir un petit ricanement lorsqu’Eli évoque des photos datant du lycée. Si elle n’est pas spécialement fière de ce qu’elle était, sans toutefois regretter, on peut dire que pour un adolescent, Eli était déjà particulièrement vieillot en toute chose. Elle se demanda comment il avait pu plaire à Susan. Certes, il était mignon. Elle n’avait jamais nié cela. Néanmoins, il s’habillait déjà comme s’il avait 50 ans. Mais quelque part, son père étant aussi pasteur, avec le recul, ça n’étonnait Julie qu’à moitié. Tout le monde ne se construisait pas en opposition avec son environnement, certains au contraire l’assimilaient jusqu’à pouvoir s’y adapter totalement. Elle se demanda ce qu’aurait bien pu être sa vie si elle avait grandi dans le moule qui lui était proposé. Peut être pas si différente. Après tout, elle était bien rentrée la queue entre les jambes après quelques années de bringue et avait épousé Aaron.

Eli semble ouvert à l’idée qu’Edern puisse arranger son vélo, néanmoins il dit ensuite une chose qui fait lever un sourcil à Julie. Elle décide de ne pas lui faire remarquer. Peut être que c’est elle qui voit le mal partout, et qu’il se rappelle lui aussi du fameux surnom. Elle ferme donc les yeux sur cette phrase ambiguë. Il l’interroge, et elle hausse les épaules avec un geste vague et un sourire. « Une intellectuelle, ça dépend ce que vous entendez par là. Vous le savez sûrement déjà, j’imagine, mais je suis prof. Ironique, pas vrai ? Prof d’Italien. Au moins toutes ces années sur le continent n’auront pas été pour rien ! » Elle lève les yeux au ciel, l’air de dire que le hasard fait bien les choses. Finalement, les deux adultes finissent avec difficulté l’installation du vélo dans le coffre, et il la taquine gentiment quand elle s’exprime maladroitement. Elle fronce les sourcils mais sourit. « Eh, si c’est pour que vous vous moquiez je pars toute seule avec votre bécane et je vous laisse ici, hein ! » Il accompagne sa décision de rouler doucement et elle hoche la tête en plissant un peu les yeux.

Lorsqu’Eli lui fait remarquer qu’elle a quelque chose sur le menton, Julie tente de rectifier le problème, mais réalise rapidement qu’elle ne fait qu’empirer les choses. Elle ouvre donc la portière pour son passager inattendu, qui s’assied avec manifestement une certaine difficulté à plier son grand corps pour le tasser dans le siège mais y arrive néanmoins de façon plutôt élégante, et s’installe elle aussi dans le véhicule, partie pour utiliser le miroir de courtoisie afin d’enlever cette fameuse tâche, avant de réaliser qu’il n’y a plus de miroir de courtoisie. Parfois, Julie se fatigue. Sa tête de linotte est l’une des raisons. Elle prévient Eli qu’elle a besoin d’un instant pour régler ce problème de cambouis. Il lui propose son aide et elle hésite une seconde. Peut être qu’il pourrait juste lui dire où exactement se trouve ladite tâche ? En même temps, vu ses indications vagues quelques minutes auparavant et la maladresse de l’enseignante, il ne vaut probablement mieux pas. Il a déjà attrapé un mouchoir et Julie ne se sent pas le cœur de refuser. Elle a même un petit rire à la plaisanterie d’Eli. « Euh, bon, eh bien allez y. Mais n’en profitez pas pour l’étaler encore plus, hein ! » Les coins de ses lèvres remontent encore un peu alors qu’elle se tourne vers le pasteur et tend légèrement son visage vers lui.

Elle le dévisage un instant. Il a le regard un peu terne, mais son visage n’a pas tellement changé du jeune homme qu’elle croisait de loin en loin. Est-ce qu’ils avaient eu des conversations ou des moments de vague proximité ? Honnêtement, elle ne s’en souvient pas. Certaines choses ont pris plus de place dans sa mémoire en quarante-six ans. Elle s’interroge. Est-ce qu’elle aussi ressemble toujours à l’adolescente revêche qu’elle a un jour été ? Aaron lui répétait sans cesse que les femmes vieillissent moins bien que les hommes. Oh, bien sûr, il ne parlait pas d’elle, toujours d’autres femmes, d’actrices, de personnalités, etc. Mais tel était le fond de sa pensée. Pourtant, Julie n’a pas l’impression d’avoir tellement changé, et surtout dans sa tête, elle continue à se sentir la même. Certes, des choses se sont passées, certes, elle a eu des enfants qui commencent déjà à être grands, certes, bientôt ils voleront de leurs propres ailes et elle se retrouvera toute seule comme une idiote à boire du Moscato dans son canapé. Elle réalise qu’elle a probablement laissé traîner ses yeux sur le visage d’Eli un peu trop longtemps, et cligne rapidement plusieurs fois, ses cils papillonnant confusément, avant de détourner le regard l’air de rien.

Au bout de quelques instants, le quarantenaire semble être venu à bout de la fameuse tâche. Julie lui sourit avant de se détourner, se remettant face au volant. « Merci. J’aurais eu l’air bête si j’avais gardé ce cambouis toute la journée. Enfin, pas que j’aie prévu quoi que ce soit, mais on est jamais à l’abri de devoir faire quelques courses. » Elle met le contact et desserre le frein à main. Les voilà partis. Etant donné les circonstances tragiques du décès de Susan, Julie fait attention à conduire de manière fluide et prudente. Inutile de faire paniquer Eli par manque de précautions. « Et alors vous, euh… Vous êtes pasteur, c’est ça. Comme votre père, donc. » Elle se tait un instant, réfléchissant à sa question pour la tourner d’une manière pas trop stupide, ce qu’elle ne réussit pas vraiment à faire. « Je vous avoue que je ne suis pas allée à une messe hors enterrement et mariage depuis mes treize ou quatorze ans, donc je ne suis pas vraiment renseignée. Ça fait quoi, exactement, un pasteur ? » Pure curiosité, et puis, c’est l’occasion de poser la question, après tout. La musique au volume toujours abaissé fait un drôle de fond sonore à la fois mélodique et un peu grésillant. « Si vous voulez changer la musique allez y, hein, j’ai plein d’autres CD un peu partout. » Effectivement, les vides poches et la boite à gants débordent de disques de Bowie, Pink Martini, Queen, Madonna, Nirvana et même un chanteur Français, Etienne Daho, entre autres, donc avec un peu de chance il trouvera son bonheur.

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MessageSujet: Re: if i seem a little strange, that's because i am. [Eli] Mer 22 Aoû - 10:53


   


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Eli ne peut retenir un sourire en coin, en effet qui aurait pu croire que Julie Palmer deviendrait professeur ? Celle qu'on connaissait davantage pour ses frasques que son assiduité scolaire est désormais responsable d'une partie de l'éducation de la jeunesse de Tenby, une idée qui aurait personnellement terrifié Eli à l'époque mais qui désormais ne fait que le rassurer sur la capacité à changer des gens. En effet, Julie qui passe ses journées entières dans l'enceinte du lieu qu'elle cherchait à fuir à tout point, est ironique certes mais aussi encourageant. Il faut croire que les années et les épreuves n'ont rien fait pour atténuer l’optimiste légendaire du brun, lui, fervent croyant en la rédemption des pécheurs. Le choix de métier de Julie est une surprise certes, mais une bonne surprise. Il ne doute pas que son ancienne camarade en déborde. « Je savais que vous étiez professeur mais je n'étais pas certain de la matière. » Eli est presque honteux de n'en savoir que si peu sur la femme, lui qui est fier de son attachement à sa ville et ses citoyens. Il est étonné que dans une ville aussi petite, les deux habitants se sont autant perdus de vue. « Ce n'est pas ironique, c'est inspirant. » Ajoute-t-il sincèrement. Certain pourrait aussi considérer sa décision de passer plusieurs années dans un autre pays inspirante, mais pas Eli. Lui qui n'a jamais quitté Tenby pour une période plus longue que deux semaines est plus terrifié par l'idée qu'inspiré. Il est d'un naturel casanier et la perspective de quitter sa petite ville côtière pour des contrés lointaines n'a jamais séduit le natif de Tenby. Cependant, quand il voit la façon dont Julie agit, il doute qu'elle soit facilement terrifiée par quoi que ce soit.

La jeune femme ne manque pas d'humour non plus et, face à son avertissement, Eli lève ses mains comme pour l'apaiser. « Je vais faire de mon mieux. » assure-t-il. Il prend note que c'est la seconde fois qu'elle manque de le faire rire et bien que cela ne soit pas exceptionnel, cela lui permet de penser à autre chose, d'éloigner pendant quelques instants les idées noires et il faut l'avouer, cela lui fait un bien fou. Une fois installé dans la voiture, il se décide à offrir une modique contrepartie en l'aidant à nettoyer cette vilaine tache. Elle accepte et il se saisit alors de son menton entre son index et son pouce en faisant attention à faire preuve de douceur. Il ne peut pas vraiment faire autrement que d'observer le visage de Julie et bien qu'il tente de se concentrer uniquement sur la zone concernée, ses yeux, malgré lui, glissent sur la peau de la femme ; de l'angle de sa mâchoire décidée aux plissés du soleil sur le coins de sa bouche qui témoignent de sa bonne humeur. Il ne peut s'empêcher de remarquer qu'il est observé en retour alors qu'il s'efforce d'effectuer sa tâche (sans mauvais jeu de mot) avec rapidité et efficacité. Il est perplexe quant à la cause de cette attention et se demande bien ce qu'elle peut voir qui soit digne d'intérêt si ce n'est un vieil homme fatigué. Son ennemi livre un combat féroce mais il en vient finalement à bout et comme il s'y attendait, il prend moins bien de temps à le faire que ce qu'aurait sans doute fait Julie alors quand il redresse les yeux c'est avec un sourire satisfait. La professeur a déjà détourné les yeux ce qui évite que leurs regards se croisent et Eli se racle la gorge, gêné, sans réussir à mettre le doigt sur la raison. Il ne sait que faire de ce mouchoir souillé et après avoir regardé autour de lui décide de l'empocher. « Comme neuve » annonce-t-il à la voiture en général. Julie le remercie mais il balaie ces derniers d'un geste, « C'est bien naturel, j'aimerais que mon prochain fasse de même. »

Il attache sa ceinture de sécurité quelques instants avant qu'elle ne démarre et ne sachant trop faire de ses mains sans être intrusif, il les laisse reposer sur ses cuisses. Les premiers quelques mètres s'effectuent dans un silence qui n'est ni gênant ni forcé et Eli note que la conductrice prend bien soin d'observer la route alors que lui ne peut s'empêcher de l'observer elle. Sans aucun doute, Julie est au courant pour Susan, non seulement parce que l'affaire avait remuée toute la petite ville mais aussi parce que la femme d'Eli était aussi une de ses camarades de classe. Il se demande si elle osera en parler. Le pasteur a remarqué que les gens hésite généralement à mentionner sa femme défunte en sa présence, ne sachant pas quel comportement adopter. Cependant, Julie brise le silence en mentionnant un autre membre de la famille Vaughan. « Comme mon père en effet. » dit-il avec fierté mais la remarque suivante lui fait froncer les sourcils. Il est habitué à une certaine ignorance de la part des plus jeunes citoyens de Tenby mais pour une femme de l'âge de Julie, il est étonné. Il tripote un fil sur sa manche, cherchant les mots qui pourraient simplifier l'immensité de son travail et de sa passion. « Et bien, c'est un rôle multiple. Non pas sans ressemblance à celui de professeur, » précise-t-il avec un sourire. « Oh il y a bien sûr ce à quoi on peut s'attendre : je m'occupe de la messe et des sermons mais je m'occupe aussi de la gestion de la communauté, du suivis des paroissiens, je réponds à leurs questions et leurs besoins. Je m'assure qu'ils aient quelqu'un à qui parler... » Eli sait qu'il est bien trop passionné par son travail car il parle rapidement et avec animation, ponctuant ses phrases de grands gestes des bras, un de ses défauts. « Pardon, je m'emporte. » Il est un peu penaud. « Je suppose que vous aimez beaucoup votre travail ? Comment avez-vous décidé de votre vocation... surprenante ? » Demande-t-il.

Il hume à la suggestion  de la conductrice et jette un coup d’œil autour de lui. La plupart des Cds lui sont inconnus mais il reconnaît quelques mots en français sur la pochette de l'un deux. Il lit les quelques lignes de l'arrière du CD à haute voix avec un français approximatif mais confiant, souriant à l'idée de Seren l'entendant parler ainsi. Il se décide finalement pour David Bowie sans grande conviction mais il se rappelle que Susan adorait le chanteur. Il montre le CDs en question à Julie lui demandant tacitement son accord. « Je n'écoute pas beaucoup de musique » avoue-t-il, « Dieu ne m'a pas fait cadeau d'une oreille musicale malheureusement. » Les passions d'Eli sont multiples mais la musique n'en fait vraiment pas partie, pour lui le silence est d'or et rien ne vaut le doux son de la nature ou d'un feu de cheminée.



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MessageSujet: Re: if i seem a little strange, that's because i am. [Eli] Sam 25 Aoû - 2:29




eli // julie

if i seem a little strange, that's because i am.

   
À vrai dire, et de manière plutôt surprenante, Eli est gentil. Il ne se moque pas de l’ironie de son métier, et réagit plutôt bien à sa menace de partir sans lui. Sans trop savoir pourquoi, elle l’imaginait aigri, désagréable. Peut être que c’est l’image qu’elle a gardé des pasteurs qu’elle avait connu, mais elle ne se souvient pas avoir vraiment en avoir connu. Peut être que c’est la position de l’église sur toutes sortes de choses qui lui donne cette impression. Elle se demande si Eli tient lui aussi ces positions, mais suppose que ce n’est pas vraiment le bon moment pour demander, et que si elle se renseigne elle aura sûrement une réponse plus facilement que si elle l’interroge directement.

Une fois dans la voiture, il offre de la débarrasser de la fameuse tâche de cambouis et elle accepte non sans réticence. Le moment qui suit est un peu gênant. Elle ne peut s’empêcher de le dévisager et peut être fait-il de même car leurs regards se croisent avant que Julie ne détourne le regard, gênée. Ils font route en silence un moment, sans que le silence ne soit vraiment pesant, mais au bout d’un moment Julie commence à se dire qu’elle devrait peut être le briser, et interroge Eli sur son métier. Après tout, pour exercer une profession aussi particulière, il doit falloir de sacrées motivations. Elle croit distinguer une pointe de fierté dans la voix d’Eli lorsqu’il confirme avoir suivi les traces de son père. Julie n’est pas sûre que ça mérite d’en être fier, mais n’a aucunement envie de briser l’enthousiasme du pasteur, et puis, après tout, rien ne lui dit que c’est sa manière de se construire qui a été la meilleure. Elle décide donc de l’interroger sur ce en quoi consiste son métier. Dès l’adolescence, elle avait arrêté d’accompagner le reste de sa famille à la messe. Si sa mère avait craché des flammes à l’annonce de la nouvelle, son père l’avait défendue, comme toujours. Elle avait toujours été la préférée d’Edern, peut être parce qu’ils avaient tous les deux cette envie de liberté et ce besoin de sentir le vent leur chatouiller le visage, que les autres membres de la famille Palmer n’avaient pas. Oh, bien sûr, Julie aimait sa mère. Mais préférait encore davantage son père. Et son père tout comme elle n’étaient pas très religion, ce qui expliquait qu’ils aient laissé Ceri et Lizzie s’occuper de la cérémonie. À ce moment là, maintenant qu’elle y pensait, elle aurait sûrement eu l’occasion de s’adresser au pasteur, mais elle était dans un tel état à ce moment là qu’elle ne se souvenait même pas qui avait officié.

En tout cas, il semble passionné par son métier, au moins autant qu’elle l’est par le sien. Il s’anime en faisant ses explications, et Julie ne peut s’empêcher de sourire. C’est toujours attendrissant de voir les gens s’exprimer avec enthousiasme. Il s’arrête de lui même et ce qu’il dit fait de la peine à Julie. Souvent, quand les gens s’excusent d’avoir été particulièrement excités à propos de quelque chose, c’est qu’on leur a dit de se taire ou montré peu d’intérêt. Elle tourne légèrement son visage souriant vers lui. « Ne vous excusez pas, au contraire, c’est charmant que vous soyez aussi intéressé par votre métier… En tout cas, vous devez être drôlement occupé. » Elle se reconcentre sur la route. « À vrai dire, je n’avais pas du tout prévu de faire ça… Lorsque je suis partie sur le continent, j’y suis allée pour étudier l’histoire de l’art, la culture, enfin tout ça… Et j’envisageais même de faire un doctorat. Enfin, je l’ai même commencé, en fait. » Son visage s’assombrit légèrement alors que les souvenirs l’envahissent. « Finalement, je suis revenue à Tenby, et puis il fallait bien trouver quelque chose à faire… Alors j’ai passé un examen et je suis devenue prof. Je ne m’attendais vraiment pas à aimer ça au début, mais… En fait, j’adore mon métier. Je me sens utile. Je suis contente de pouvoir être là pour mes élèves, l’adolescence n’est vraiment pas une période facile. » Elle sourit et souffle par le nez. « Non mais écoutez moi, on dirait vraiment une vieille, c’est terrible. Pourtant, on n’est pas encore vieux, à nos âges. »

Lorsqu’elle lui propose de mettre la musique qu’il veut, Eli semble hésitant et Julie hausse un sourcil. Il regarde plusieurs Cds, et s’arrête sur celui d’Etienne Daho, lisant ce qui est écrit sur la boite avec un accent français étonnamment bon, ce qui surprend agréablement la quadragénaire. « Vous parlez français ? » Lui demande-t-elle, en anglais, histoire de ne pas se ridiculiser avec son accent rouillé au cas où il parle parfaitement bien la langue de Molière. Finalement, le pasteur se décide pour du David Bowie, ce qui étonne pas mal la prof étant donné que la musique du chanteur est relativement pleine de toutes sortes de choses que la bible condamne, ou du moins ce qu’elle s’en souvient. Lorsqu’il lui montre la pochette du CD, comme pour lui demander son accord, elle hoche la tête avec un sourire. « Oh, bah vous savez, l’oreille musicale, c’est plus quelque chose qui se développe qu’un don, vraiment… Enfin, Enid vous en parlerai mieux que moi, elle dit qu’il s’agit juste d’ouverture d’esprit et pas grand chose d’autre… Bon, j’imagine qu’il y a forcément du travail aussi, comme derrière toute choses… Mais moi qui n’y connaît pas grand chose, je la trouve drôlement douée. » Max la trouvait douée aussi. À vrai dire, tout le monde la trouvait douée. Si elle se donnait le temps et les moyens, Julie était certaine que sa fille arriverait à quelque chose, musicalement parlant. Mais bon il fallait bien que jeunesse se passe.

Elle reporta son attention sur Eli. Elle l’imaginait bien comme quelqu’un qui écouterait du Hank Williams, ou Skeeter Davis, ou quelque chose comme ça. Elle se garda bien de lui demander, ça serait peut être une conversation pour une autre fois, mais là elle ne se voyait pas faire du name dropping l’air de rien. Elle resserra ses doigts sur le volant, dubitative quant à ce qu’elle pourrait dire pour continuer la conversation. Susan aimait beaucoup la musique, en tout cas lorsqu’elles se fréquentaient, étant adolescentes. Elle n’était pas sûre qu’il soit bien approprié de la mentionner comme ça, en passant, néanmoins elle ne voulait pas non plus que le sujet soit tabou. « Dites moi si je vais trop vite ou quoi que ce soit, vous n’êtes peut être pas très à l’aise en voiture. » Inutile de mentionner l’accident, normalement avec cette phrase elle lui aurait fait comprendre qu’elle ne le prendrait pas mal si lui décidait d’en parler. Du moins, elle supposait ? Bon dieu, elle n’était vraiment pas très douée pour la subtilité.

love.disaster


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