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And then? What are we going to do? (Rémy)

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MODO ♣ Au service de Mrs Lloyd
TON PSEUDO : hjs.
TES DOUBLES : Papa Lloyd & futur papy Magnùs.
TON AVATAR : Ioan Gruffudd.
TES CRÉDITS : hjs & tumblr.
TA DISPONIBILITE RP : Rémy & Max (2/3).
RAGOTS PARTAGÉS : 97
POINTS : 187
ARRIVÉE À TENBY : 17/07/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : quarante-trois ans.
CÔTÉ COEUR : Célibataire.
PROFESSION : Ancien médecin soldat en quête d'un nouveau poste.
REPUTATION : On connaît les Caryll, le petit frère ... Mais Luke, ce n'est pas la même chose. Aux premiers abords, on remarque un bel homme avec un métier particulièrement difficile, admiratif même. Mais quand on discute avec lui comme je l'ai fait, on remarque directement ce côté froid et distant, côté qu'il ressort sûrement pour se protéger lui et ses secrets. Il vient de revenir et il va avoir du mal à s'intégrer dans cette ville sans être un petit peu plus ... Joyeux. Ou même sympathique.



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MessageSujet: And then? What are we going to do? (Rémy) Lun 30 Juil - 11:59

 

Every little piece in your life will add up to one
Every little piece in your life - will it mean something to someone?
Le voyage a été atrocement long, tu étais quasiment intenable durant ce trajet. Tu n'avais évidemment pas le droit à regarder ton nouveau téléphone avec un nouveau numéro, pas le droit d'envoyer des messages. Mais tu avais besoin d'avoir de ses nouvelles. Son message a brisé quelque chose en toi. Toi qui vivais simplement ta vie loin du monde que tu connaissais ou que tu croyais connaître. Enfermé dans ta bulle soigneusement créée afin d'éviter tous les problèmes que tu as pu rencontrer dans le passé. Tu as quitté très tôt ta famille, brisant le cœur de ta mère et de ton petit frère Rémy, mais ça en valait la peine, l'armée te faisait de l’œil depuis que tu en avait connaissance. Les études, tu t'en foutais royalement, toi, tu voulais te battre, tu voulais une arme sur l'épaules et défoncer les méchants, c'est ce que tu te disais gamin, quand tu jouais avec tes petits soldats. Malheureusement la réalité t'a rattrapé et l'armée ça ne semblait plus du tout être une bonne idée, mais plus le choix, tu t'étais engagé tout seul, comme un grand. Chanceux malgré tout, tu as rejoint l'équipe des médecins qui t'a formé immédiatement pour être infirmier dans un premier temps et puis éventuellement plus tard, un vrai médecin. Bref, tout ça pour dire que tu as un parcours assez chaotique et que tu as passé tout ton temps loin de ta famille que tu venais tout de même saluer aux fêtes de fin d'année quand tu avais le temps et l'envie, car la simple vue de ton père te rendait malade. Vous n'avez jamais réussi à vous entendre, tu étais un adolescent colérique et lui ne pensait qu'à ce qu'il voulait, ton avenir au final, c'était le sien et hors de question pour toi de le suivre dans ses envies alors, tu as joué les héros, ou plutôt fais le con. Tu as toujours été un con, tout comme maintenant. Tu as bien fais le beau dans l'avion, tu venais de quitter celle qui était ta meilleure amie, celle que tu aimais et tous tes collègues et autres amis sans donner de nouvelles, juste comme ça, du jour au lendemain. Tu as fais envoyer tes affaires à bord d'un autre avion, d'ici deux voir trois semaines, tout sera arrivé à Tenby avec un peu de chance, si ça ne se perd pas en chemin, quant à toi, tu es en chemin. La fleur au fusil, tu es là pour Rémy, pour retaper la maison de famille quasiment abandonnée par vos parents. Le décalage horaire te bouffe ton humeur, dégradée aussi par ton départ précipité.

Maintenant que tu es là depuis quelques jours, tu as eu le temps de faire le tour du quartier sans pour autant adresser la parole à qui qui ce soit, et surtout cette Mrs.Lloyd avec laquelle tu as eu une sorte d'interrogatoire que ton frère t'a forcé à passer. Bref, tu es grognon, tu larves dans le canapé lit du salon, ta chambre pour le moment, elle est occupée par tous les cartons des affaires de vos parents, vous allez les revendre ou pas, c'est Rémy qui va décider par que si ça ne tenait qu'à toi tout serait déjà ailleurs, mais apparemment, il faut trier et puis peut-être que vos demi-sœurs ou demi-frères auront enfin d’avoir quelque chose de leur père. Toi tu ne comprends pas comment quelqu'un peut vouloir quelque chose de cet homme que tu détestes encore plus qu'avant. Tu épargnes Rémy de ta rengaine dure envers votre paternel, tu souris pour Rémy et en même temps tu écumes le monde médical pour trouver ce qui ne va pas afin de le soigner. La simple pensée que ton frère puisse souffrir sans que tu puisses y faire quelque chose te rend tout simplement malade. Tu fermes le clapet de ton ordinateur portable et tu quittes le salon, il est à peine six heures du matin, le soleil s'est levé, tout comme toi, qui n'a pas fermé l’œil. Tu fais couler un café faisant attention à ne pas faire trop de bruit et puis dès que celui-ci est prêt, tu sors sur votre terrasse, celle ou vous jouiez lorsque vous étiez des gamins. Tu poses tes fesses sur le carrelage qui se déroberait presque sous ton poids et tu t'allumes une clope, roulée maladroitement il y a quelques heures et que tu avais oublié de fumer. Tu as tellement de choses à faire du côté administratif que tu ne fais rien, notamment pour ton job, tu as tout laissé en plan alors que si tu bossais tu arrêterais une seconde de ruminer sur l'horreur de ce monde merdique. Tu es en colère, contre Rémy, contre votre père, contre toi aussi, contre tout le monde en fait, pourquoi pas détester le monde entier. Tu fumes ta clope avec ton café sur le côté observant la mer, essayant d'apprécier le calme, vainement car tes pensées sont acculées de mots vulgaires que tu as envie de cracher pour libérer cette colère qui ne te quitte pas et qui a l'air de ne plus vouloir te quitter.


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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Harmajabb-MrTurtle
TON AVATAR : Lee Pace
TES CRÉDITS : ©Harmajabb-MrTurtle (avatar)
TA DISPONIBILITE RP : 5 places disponibles après que ma fiche soit validée (mais en vrai, je ne vais pas du tout respecter la limite, je me connais)
RAGOTS PARTAGÉS : 168
POINTS : 253
ARRIVÉE À TENBY : 10/11/2017


ÂGE DU PERSONNAGE : 39 ans
CÔTÉ COEUR : Célibataire ; Il n'a jamais su se poser en réalité
PROFESSION : Journaliste au Tenby Dispatch
REPUTATION : Rémy est une tête connue, dans les environs. Il faut dire que sa profession aide pas mal à s'attirer la sympathie (ou non) des gens. Il a des côtés un peu mystérieux, on a parfois du mal à le cerner mais on lui pardonne : il est Ecossais après tout !



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MessageSujet: Re: And then? What are we going to do? (Rémy) Lun 30 Juil - 19:54

Je viens à peine de me réveiller que je suis déjà fatigué.
La journée n'a même pas commencé, mais je sais qu’il n’est pas encore sept heures ou quoi que je sens déjà l’odeur du café. Enfin, je pense sentir l’odeur du café, mais en vrai, je l’entends. J’entends la présence d’une personne de l’autre côté de la maison, une présence dont je n’ai pas l’habitude encore. Ça fait quelques jours que c’est comme ça et franchement, j’ai vraiment passé trois ans à vivre tout seul, à être à l’affût au moindre bruit. Je peux entendre la mer et je peux facilement me bercer à son son, j’ai l’habitude, mais seulement… Les autres bruits, ça me mets très vite à l’affût. Il me fallait trois secondes pour réaliser ensuite que ce n’était que Luke. Il est là depuis même pas un mois, mais il était là après avoir reçu mon mail de détresse. Je me souviens de ces mots, disant à quel point je n’en pouvais plus de tout ça et que j’avais du mal à supporter la douleur qui me rendait fou. Je n’en pouvais plus de tout ça que j’ai laissé exprimer tout mon désespoir en lui posant la question est-ce que tout ça, c’était dans ma tête, si je suis réellement fou comme les médecins me disent ? Je ne m’attendais pas à ce qu’il vienne tout de suite et prenne le premier avion. Dire que je l’ai accueilli dans un mauvais état, je peinais à faire des pas correctement sans que ça me fasse mal. Je ne pouvais pas sortir de chez moi, je n’osais surtout pas pour éviter le regard des autres et je faisais tout pour montrer que tout va bien en vrai. Sauf à Luke, il est celui qui me connait le mieux en dehors de moi-même. Alors il m’a vu dans mon plus mauvais jour et il n’a pas su trouver ce que j’avais, en même temps je m’y attendais. Enfin, le fait de voir que nous savons pas ce qui m’arrivait, ça nous bouffe. Le fait que je vois que Luke n’est pas dans sa plus grande forme et toujours en constante mauvaise humeur n’aide pas du tout. Surtout que nous avons cette maison, qui est à nous et que nous avons pas mal de choses à ranger. Je sais qu’il veut tout virer, mais ce n’est pas comme ça qu’on fait les choses…

Enfin bref…

Il m’a fallu attendre un peu, que je m’active enfin en toute sûreté. Je ressens une sacrée gêne dans mes gestes et remarque les gonflements à mes poignets, c’est comme si tout était bloqué et c’est très pénible. Il faut attendre que tout se débloque et que la douleur soit plutôt supportable pour me lever. Quand je me suis enfin levé, j’ai un peu trainé les pieds pour aller chercher du café. C’est la première chose dont j'ai besoin pour me maintenir éveillé afin de tenir la journée, parce que là, n’ayant pas beaucoup dormi et que je suis un peu de mauvais poil, je vais pas réussir à tenir plus d’une heure avant d’avoir envie de retourner me coucher en vrai. Je me suis moi-même servi le café et j’ai regardé l’heure. 6h53. Je soupire et grimace quand je bouge les mains. Je prends un médicaments, un anti-douleur qui ne va pas tout faire, mais au moins le minimum…! Je finis par aller rejoindre mon frère qui était sur la terrasse depuis presque une heure à peu près. « Encore à te bousiller les poumons ? » fis-je en guise de bonjour. Je n’ai jamais aimé l’odeur du tabac ceci dit. Je ne peux pas m’installer par terre, mais ça me fait sourire un peu à l’idée qu’on se retrouve sur la terrasse, notre place préférée quand on était gosse. Surtout qu’on faisait la plupart des bêtises ici…! Je m’adosse contre le mur de la maison près de la porte et je bois mon café en quelques petites gorgées avant de grimacer un peu. Je n’arrive toujours pas à me dire que Luke et moi, on ne met pas la même dose de café. Il en met tellement. Enfin, c’est pas plus mal ceci dit, plus de café, plus je serai éveillé… « Tu n’as pas dormi ? »

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BROTHERSHIP
And what can I tell you, my brother, my killer ? What can I possibly say ? I guess that I miss you, I guess I forgive you, I'm glad you stood in my way...


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REPUTATION : On connaît les Caryll, le petit frère ... Mais Luke, ce n'est pas la même chose. Aux premiers abords, on remarque un bel homme avec un métier particulièrement difficile, admiratif même. Mais quand on discute avec lui comme je l'ai fait, on remarque directement ce côté froid et distant, côté qu'il ressort sûrement pour se protéger lui et ses secrets. Il vient de revenir et il va avoir du mal à s'intégrer dans cette ville sans être un petit peu plus ... Joyeux. Ou même sympathique.



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MessageSujet: Re: And then? What are we going to do? (Rémy) Lun 30 Juil - 19:57

 

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Tu l'entends se lever, évidemment, il n'a pas la force pour éviter les gros pas, les bruits involontaires et puis, il le sait aussi bien que toi, dans cette maison on entend absolument tout et c'est ce qui te pousse à vouloir changer l'isolation, mais tu n'y connais rien en isolation alors ça va demander du temps, encore et toujours du temps, choses que tous les deux, vous n'avez pas. Un bref coup d’œil sur ta montre et tu te prends le visage sous ta main gauche, celle qui tient ta cigarette, laissant alors la fumée se dissiper au dessus de tes cheveux. Vous allez réellement vous bouffer si vous commencez vos journées à cette heure aussi matinale., tu as clairement pris le rôle de son médecin et tu vas lui dicter sa conduite de vie sans vergogne. Il n'aura plus de libertés jusqu'à ce qu'il montre des signes d’améliorations et en attendant tu vas faire appel à tes contacts afin de savoir exactement ce que tu peux faire pour le soulager, mais réellement le soulager, entreprendre l'idée qu'il puisse avoir une vie normale. Il a beau mentir à son entourage, faire comme si il était simplement fatigué, tu le connais, tu sais que ça ne fonctionnera qu'un temps et surtout, il a une chance inouïe que personne n'ait rien remarqué ou pire, colporté. « Ta jambe droite te fait mal ? » Demandes-tu sans même répondre à sa remarque, tu t'en fous, oui tu te bousilles encore les poumons, tu as bien besoin de ça pour réfléchir et tu es bien placé pour savoir tout le mal que ça fait sur ton corps. Tu n'es pas un gros fumeur, simplement lorsque tu travailles, plus précisément lorsque tu fais des recherches, tu ressens le besoin de les enchaîner, ça t'aide à réfléchir plus rapidement. Enfin, c'est ce que tu crois, au final, tu dois perdre plus de temps qu'autre chose, surtout que tu roules tes cigarettes. Enfin, tu détournes ton visage, tu tournes la tête pour l'observer adossé contre l’embrasure de la porte, il n'a pas l'air en forme et sans mentir tu ne te rappelles pas de la dernière fois ou tu l'as vu en forme car une fois que l'on découvre la maladie, on ne voit plus que celle-ci. « Je te renvoie la question, tu n'as pas l'air d'avoir trouvé le sommeil non plus. » Ou alors si, il s'est endormi mais il n'a pas l'air reposé, c'est une possibilité. Tu tires sur ta clope une longue seconde, soufflant l'épaisse fumée au dessus de ta tête avant de te lever, les pieds nus dans l'herbe mouillée que tu dois d'ailleurs songer à tondre, si possible dans l'après-midi ou demain. Tu fais face à ton frère que tu observes sous toutes les coutures, l’œil du médecin avisé, tu espères constater une amélioration quelconque, ne serait-ce que dans sa posture, mais rien, tu te fais des illusions, comme toujours. « La nuit a été inexistante, j'ai regardé des centaines de sites, envoyé des mails avec plus ou moins de sens pour avoir des informations sur des traitements possibles. J'ai vu un essai clinique aussi, mais peu convaincant. » Tu hausses les épaules, dévoilant tes activités nocturnes à ton frère sans rien lui cacher, après tout pourquoi ? C'est pour lui que tu fais tout ça, pour l'aider, tu te dois bien de lui dire ce que tu fais pour lui. Rectification, ce que tu dois faire pour lui. « Comment est-ce que tu te sens ? » Tu caches cette inquiétude que tu gardes au fond de toi, renvoyant celle-ci côtoyer ta colère que tu caches en redoublant tes efforts. Mais tu as besoin qu'il te réponde, sincèrement car depuis ce fameux mail, tu as la boule au ventre de ne pas être assez rapide, de ne pas pouvoir le sauver, de le perdre et de te perdre en chemin aussi car au final, Rémy, c'est tout ce qu'il te reste. Tu as besoin de sa réponse et pourtant, c'est comme si tu la fuyais, tu fais quelques pas dans la pelouse, tout en fumant, cherchant quelque chose à dire, te voyant comme celui qui doit faire la conversation.

Il y a tellement de choses que tu as envie de lui dire mais que tu ne peux pas, pas maintenant et surtout tu n'en as pas la force. Alors au lieu de dévoiler tes plus sombres secrets ainsi que des excuses, tu changes littéralement de sujet. « On installera une rampe ici, que tu puisses descendre les quelques marches sans problèmes et je te trouverai un siège confortable pour que tu profites aussi de la vue parce que... » D'un geste du menton tu lui montres les quelques chaises, vieilles comme pas possibles, empilées sur le côté, prêtes  être jetées et surtout détruites. « Il faut que tu me fasses une liste exacte de ce dont tu as besoin en fournitures pour la maison, que tu me dises de quelle couleur tu veux qu'on peigne les pièces et on jouera tout ça à pile ou face. Tu jetteras la pièce, comme ça tu pourras pas dire que je triche si tu perds. » Les yeux plissés, tu esquisses ton premier sourire de la journée. D'ailleurs, tu parles énormément pou un début de journée, si ça se trouve il n'a pas fait attention à un seul de tes mots, si ça se trouve, il a l'esprit ailleurs alors peut-être que tu devrais te la fermer, juste une seconde au lieu de faire des plans sur la comète. Toi, tu vois le futur, tu veux l'imaginer à ses côtés alors que tu as besoin qu'il participe, parce que sans Rémy, le futur perd tout son sens. « Le café est trop fort. Je sais. » Murmures-tu une dernière fois comme une excuse, avançant dans la pelouse quelques mètres avant de revenir vers lui, tu avais besoin de quelque chose de fort pour te réveiller et pas question de brouiller ton esprit avec un alcool fort, le café sera bien assez suffisant pour ton cerveau. Ta clope aussi, qui se consume lentement entre tes doigts, enfin, elle s'est éteinte alors tu la rallumes, t'approchant de ton frère, mais pas trop, lui laissant son espace personnel. Comme si tu t'interdisais que t'en approcher un peu plus afin de l'ausculter tel un patient, Le patient, celui qui ne t'échappera pas, celui que tu sauveras, coûte que coûte.


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MessageSujet: Re: And then? What are we going to do? (Rémy) Lun 30 Juil - 23:59


Ta jambe droite te fait mal ?
Je lâche malgré moi un petit rictus avant de lever les yeux au ciel. C’est du Luke tout craché, à se faire du souci pour moi dès les cinq premières minutes. Il est sérieux, c’est sûr. Je me concentre malgré moi sur la douleur aux chevilles et c’est encore là, mais c’est moins intensif… C’est tout de même pas agréable. Je ne dis rien, ma tête répond déjà pour lui et il comprend que ça me fait encore mal. Je regarde devant moi le paysage alors que je bois tranquillement mon café qui est bien trop fort pour moi. Je pose la question rhétorique à Luke par rapport à son sommeil, il est clair qu’il a tourné en rond sur le canapé et en plus, il déteste ce canapé. Il veut surtout récupérer sa chambre, son lit et virer tous les cartons à la poubelle… Alors que je ne veux pas… Parce qu’il se peut qu’il y ait des objets qui ont de la valeur quand même…! Enfin bref, il me fait le constat sur mon sommeil et j’arque un sourcil en regardant Luke. « Je me suis réveillé vers 2h du matin et j’ai passé … Pfff… » fis-je en soupirant, sans forcément finir ma phrase. Oui, j’ai passé tout ce qui me reste du temps de la nuit à somnoler en espérant que je sombre dans le profond sommeil, mais non, le fait que je reste inactif réveille mes douleurs et c’est terriblement pénible. Je le regarde bouger alors que je bouge la tasse de café d’une main pour la solliciter le plus souvent possible, de peur qu’un pic de douleur me fasse sursauter et casser une autre… Tasse à café comme d’habitude. Il me dévoile ses activités de nuit et je relève un peu le menton tout en serrant la mâchoire. Face à toute ces informations, je reste silencieux et petit à petit, mon regard quitte celui de mon frère pour plonger dans cette boisson noire qu’est le café. Je vois du noir, je broie du noir en vrai avec toute cette situation qui m’échappe totalement entre les doigts. Je ne comprends pas pourquoi j’ai ça, comment je l’ai eu d’ailleurs. Est-ce que le retour du karma après toutes ces frasques que j’ai faite en tant que journaliste ? 

Puis il y a cette question sur mon état. Comment est-ce que je me sens ? Mes épaules se sont remontés avant de redescendre assez rapidement tandis que je lâche un gros soupir.

« Fatigué. » Une pause et je redresse mon regard vers Luke pour sonder ses sentiments. Je peux sentir dans l’air cette appréhension. Je peux sentir que quelque part, il n’est pas prêt à accepter ce que je vais dire et le plus drôle c’est que même moi… Je ne l’accepte pas parce que ce n’est que resté des mots, des pensées et je ne l’ai jamais affirmé à voix haute. Je le vois marcher. « Non pas fatigué par le manque de sommeil tu sais… Mais fatigué de cette douleur. Mon moral n’est pas au top pour être honnête parce que je dois me faire à l’idée que cette douleur, je dois en faire mon quotidien et considérer que ça, c’est tout à fait normal que j’ai mal aux chevilles et aux poignets, que j’ai mal partout à un point que ça m’empêche de dormir sereinement. Je ne sais pas si j’ai encore toute ma tête parce qu’à force de sentir ces douleurs, je deviens fou. » Et encore, c’est un sacré miracle que personne dans Tenby … Enfin presque personne n’ai découvert ça. Surtout que ça a l’air de venir par période des fois. Donc, il m’arrive de passer des semaines sans avoir mal, puis tout d’un coup ça vient sans prévenir… Des fois des mois, c’est arrivé. Je crois que c’est déclenché par quelque chose, mais je n’arrive pas à savoir quoi, parce que les situations sont toutes différentes les unes et les autres. Les médecins m’ont dit que tout va bien et que c’était forcément dans ma tête. Très pénible ça… Et j’ai cru que ça avait un rapport avec mon séjour dans l’hôpital psychiatrique pour mon article.

Je bouge à nouveau la tasse de café avant de boire une petite gorgée avec difficulté tellement ma gorge est nouée. Je reste tout de même surpris par le fait que Luke ait réussi à se reprendre et parler de tout et de rien assez facilement. Surtout il me parle comme si j’avais un futur alors que je ne suis plus trop sûr de cette option-là. Est-ce que j’aurai un futur moi ? Avec cette douleur constante ? Avec cette fatigue ? Avec l’idée que je finirai ma vie tout seul alors qu’il y a cinq ans, je me voyais déjà avec quelqu’un, fonder une famille et avoir un chien même. Et tout ça, c’est vite parti en fumée. Un par un. Et encore, je ne pouvais rien faire contre tout ça. Mon regard est vite fixé sur les chaises que Luke me montre, depuis je ne détourne plus le regard. C’est que ces chaises sont vieilles et toutes cassées. Je pourrai m’y asseoir dessus, elles céderont à mon poids… Est-ce que je suis comme cette vieille chaise en fait ? Est-ce qu’un moment donné, mon corps se serait tellement fragilisé que j’aurai très mal ? Et que si quelqu’un me serrait la main, elle se briserait ? Et que je ne ressentirai rien, tellement je me serai habitué à ça ? J’écoute à peine ce que Luke me dit, mais j’essaye de suivre ce qu’il me dit. J’ai juste capté la partie de la pièce pour jouer à pile ou face et j’ai lâché une petite moue moqueuse. Il me parle comme si j’étais un mauvais perdant alors que c’est clairement lui, moi ça va… Du moment qu’il ne peigne pas en noir-gris-blanc. Je suis totalement contre ces couleurs horribles et dénuées de personnalité.

Le café est trop fort. Je sais.
J’hoche la tête toujours sans dire un mot. Je détourne finalement le regard de ces chaises pour regarder la démarche de Luke, il aime bien marcher sur cette pelouse, les pieds nus. Il a toujours aimé ça et je ne peux pas compter le nombre de fois que maman râlait après lui: ce n’est pas bien de marcher pieds nus, tu risques de te couper le pied, tu risques de te faire mordre par un vilain serpent. Sauf qu’il y en a pas des serpents par ici, elle faisait ça pour nous faire peur et Luke n’avait clairement pas peur. Il n’avait pas eu peur quand il est parti à 16 ans tout seul comme un grand pour une aventure… Je sens cette fichue fumée de cigarette, mais je ne dis rien, j’en ai l’habitude du moment que ce n’est pas moi qui fume complètement. Je bouge encore la tasse et je comptais boire la gorgée…

BAMBLOUBOUM

 « Rah fais chier ! » m’énervai-je tout d’un coup en laissant ressortir l’accent Écossais que j’ai acquis à force de vivre à Edimbourg. Mes doigts se sont crispées que je n’ai plus réussi à tenir ma tasse qui m’a échappée pour finir à nos pieds. Je ne fais plus attention à la tasse, je regarde surtout la main et soupire profondément comme pour contrôler ma gestion à la douleur. Je sens quelque chose déborder de mes yeux et je décide de fermer ainsi, tout en serrant la mâchoire. Je serre ma main avec l’autre, mais ça n’aide en rien. Je laisse tomber ma tête contre l’épaule de Luke qui s’était davantage rapproché après cette crise, qui continue encore. Ça fait mal… Je faisais de longues inspirations et expirations pour m’aider à supporter cette douleur. Je n’en peux plus de ça. Ça circule dans toute la main, ça s’intensifie comme si c’était une crampe. Vraiment, je n’en peux plus… Surtout que la seule chose que je peux faire, c'est d'attendre que la douleur passe et je ne peux pas prendre un autre anti-douleur.
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MessageSujet: Re: And then? What are we going to do? (Rémy) Mar 31 Juil - 0:53

 

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Parler, beaucoup parler, mais surtout pour ne rien dire, simplement meubler l'inconfortable silence qui règne parfois entre vous deux. Ces non-dits qui vous font souffrir, ces sujets que tu refuses d'aborder alors qu'à lui, tu l'obliges à tout te dire, tu as besoin de tout savoir, pour comprendre afin de l'aider du mieux que tu peux. Ton état ne doit pas affecter le sien, tu essaies de te dire que c'est le cas, mais au fond de toi, tu sais pertinemment que c'est faux, tu lui dois des explications que tu ne connais même pas, parce que tu ne sais pas quoi lui dire ou mieux, comment le lui expliquer. Sérieusement, comment est-ce que tu vas lui dire pourquoi tu as quitté la maison à seize ans, le lendemain de ton anniversaire avec un simple sac sur les épaules contenant peu de choses. Tu n'as même pas laissé le lettre rien, tu t'es barré, comme un connard, ce que tu es toujours. Tu voulais jouer les héros, sauver le monde, être l'adulé, celui à qui on sourit toujours, celui a qui on va dire merci mais ce n'était que des foutaises. Tu as bouffé de la terre, tu as porté des poids bien trop lourds pour toi, tu as supporté des insultes et putain, qu'est-ce qu'il te manquait Rémy, lui et son sourire insouciant, ses idées à la con et son regard perçant. Mais tu t'en es bien tiré au final, tu as passé toutes ces étapes presque haut la main, cherchant à quitté le monde des soldats, gagner des rangs, avoir tes hommes et surtout, aller sur le terrain et c'est là que tu as vu des horreurs, l'arme collé à la poitrine, les bras tremblants. Devenir médecin est alors devenu une évidence. Les aider, les remettre sur pieds, offrir une seconde chance que toi-même, tu espères avoir un jour ou l'autre. « Si tu continues à te réveiller la nuit, tu peux m'appeler ou même descendre, on peut faire quelque chose pour que tu t'endormes après ou que tu restes éveillé et pas tout seul à broyer du noir dans ton lit. » Tu hausses les épaules, tu sors de tes pensées et puis, tu fais comme si de rien n'était, comme si tout allait bien alors que non, putain que non, tout va mal entre vous, il y a tellement de choses qui clochent dans votre relation et en général, dans votre famille. Il suffit de te voir toi, qui n'a jamais été voir la tombe de vos parents, qui n'étais pas là aux enterrements, fils indigne. Papa te le disait souvent, il te l'a même écrit dans une lettre... Rémy ne le sait pas, il n'a pas à le savoir, Rémy, lui il doit sourire et surtout aller mieux, mais malheureusement, ça ne semble pas si simple que ça. Pourquoi est-ce que ça ne peut pas être simple pour une fois ? Monde de merde. « On va trouver une solution... » Tu le promets ? Non, tu ne peux pas le lui promettre, tu ne veux pas lui faire de fausses joies, mais tu vas tout donner, absolument tout le nécessaire afin qu'il puisses se sentir mieux, vous allez trouver un traitement miracle pour calmer ses douleurs. Tu feras tout. Putain oui, absolument tout pour ton Rémy, il ne partira pas avant toi, jamais. Pas de Luke sans Rémy, non, impossible.

Tu es dans ta bulle, tu ne veux pas que quelqu'un la perce, tu seras l'homme fort qui ne montrera rien, celui qui sur le champ de bataille le tournera jamais le dos et fera constamment face à l'adversaire. Sa maladie crèvera avant lui. Elle n'aura pas sa peau, à ça jamais. Tu fais ton petit cirque, tu bois ton café, tu marches dans la pelouse, tu parles de ci, de ça, de rien, tu le regardes du coin de l’œil, non, tu le surveilles pas comme si il allait faire une bêtise, mais parce que tu as peur. T'étais effectivement pas prêt pour ses paroles, d'où ta réponse courte, sans réel sens au fond. Tu le protèges et tu te protèges en même temps. Tu peux le faire tu le sais, tu en es capable. En attendant, tu fais de la décoration, dans tous les sens du terme, tu parles de ça, et tu meubles votre putain de silence en espérant vainement que ça serve à quelque chose, mais tu as l'impression de le perdre, il ne répond pas, il est perdu quelque part où tu voudrais être aussi afin de le soutenir comme il le faut. Malheureusement Rémy, il est un peu comme toi, il ne dévoile pas tout, il se garde son jardin secret, voulu ou pas, tu ne peux rien faire de plus si ce n'est parler de vos futurs changements de décoration dans cette maison que tu as quitté très tôt et dans laquelle tu as de magnifiques souvenirs que tu chéris au fond de toi, tu te souviens de tout, pourquoi ? Parce que lorsque tu es parti, tu avais du papier des stylos et pour ne rien oublier, ne faisant pas confiance en ta mémoire, tu as écris ce que tu avais vécu et apprécié afin de ne jamais, jamais oublier. Tu as toujours ces papiers dans tes affaires, dans ta valise qui est ici, le reste de tes affaires est en route si ça se trouve, ça va même se perdre en chemin, qui sait, mais tu t'en fous, le plus important est déjà sur place. Rémy est là et il va le rester, Rémy en vie, c'est tout ce qui compte. Tu marches, sans le savoir tu t'es rapproché de lui et puis, tu entends, ce cri, ces mots, le bruit de la tasse qui percute le sol. Ta cigarette aussi, ta tasse aussi. Tu as avancé vers lui, sous une impulsion liée à l'adrénaline qui est montée à une vitesse hallucinante en toi. Tu es presque collé à ton frère, tu l'observes sous tous les angles, tu notes cette main crispée, sa mâchoire aussi, ses yeux sont fermés, tu ne manques pas la larme. Si Rémy a mal, tu as mal aussi. Sa tête se pose contre ton épaule, il est tellement grand putain, comme votre père, tu te sens inutile. Tu te perds, tu le perds. Il faut que tu agisses alors tu bouges tes mains pour prendre ses poignets que tu serres, mais pas trop, tu cherches à dénouer cette douleur, vainement, parce que ni toi, ni lui savez d'où elle vient. « Doucement, ne respire pas trop vite. Ça va passer. » Tu ne sais même pas si ça va passer, mais tu le dis quand même, tu te veux rassurant, vainement. Tu finis par lâcher ses poignets et d'un coup d'un seul, tu le soulèves sans lui demander son avis, aveuglément, tu avances dans la maison, tu te repères rapidement et tu le laisses glisser sur le canapé. À deux doigts de lui dire de ne pas bouger, tu quittes le salon, direction la cuisine, tu fouilles dans les placard, un verre en plastique, tu le rinces, tu y met du café, tu le coupes avec de l'eau et tu reviens au salon. Tu fouilles ensuite dans ton sac de voyage, des calmants forts, que tu as... emprunté à ton ancien boulot. Tu lui temps le verre, le cachet et tu attends qu'il les prenne avant de passer ta main droite dans tes cheveux, tu es beau à genoux à terre devant ton frère couché sur le canapé. « En attendant que je trouve mieux que ça, les cachets vont t'apaiser, mais il ne faudra jamais en prendre plus de deux dans la journée, grand maximum, pas question que tu deviennes accro. Mais je vais trouver une solution. » Tu décides de poser tes fesses sur le sol, tu soupires doucement. « Il faudrait que tu me dises exactement ce que tu ressens avec la douleur, je sais que ce n'est pas évident, mais pour les recherches, la compréhension, je te promets que ça aidera. » Tu avales péniblement ta salive, tu lui en demande beaucoup, beaucoup trop, mais tu en as besoin, avancer à tâtons, ça ne t'aide pas et du coup, ça ne l'aide pas non plus. « Rem', je suis là, tout ira bien. » Tu poses ta main droite sur son mollet tendu lui aussi. Il va falloir que tu regardes ce qui pourrait détendre ses muscles et qui ne demande pas de médicaments trop puissants. « Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? » Tu demandes soudainement, cherchant à capter son regard à travers ses paupières fermées. Parle Rémy, bon sang, dis quelque chose, je t'en supplie. « Je suis là... » Murmures-tu une dernière fois, pour toi, pour lui, tu n'en sais rien, l'impuissance est beaucoup trop forte, tu ne peux pas te perdre et pourtant, ça arrive. Où est le super héros Luke ?


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PROFESSION : Journaliste au Tenby Dispatch
REPUTATION : Rémy est une tête connue, dans les environs. Il faut dire que sa profession aide pas mal à s'attirer la sympathie (ou non) des gens. Il a des côtés un peu mystérieux, on a parfois du mal à le cerner mais on lui pardonne : il est Ecossais après tout !



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MessageSujet: Re: And then? What are we going to do? (Rémy) Sam 11 Aoû - 20:09

Ce n’est que douleur.
Non pas seulement à cause de cette fichue malade de mes deux dont je n’ai pas la moindre idée de ce que c’est bordel. Il y a cette douleur d’abandon, de ces paroles que Luke lance comme si rien n’était. Il y a tout cette tension qui nous habite quand nous sommes face à face. C’était facile de ne pas faire attention quand on s’envoyait des lettres ou des mails, je ne voyais pas sa réaction par exemple. Il m’attrape les poignets qui sont déjà un peu gonflé que d’habitude, j’ai du mal à respirer correctement et je respire encore doucement, pour éviter de respirer trop vite. J’entends Luke me parler, me dire que ça va passer. Je n’ai pas pu me retenir. « Je t’emmerde. Ça ne va pas passer, ça ne passe jamais. » J’aurai pu donner un coup, mais rien à faire avec les deux mains douloureuses. Si cette maladie donne l’air que ce soit passé ou pas, la réalité me rattrape vite fait quand je crois que je peux reprendre une vie normale et rédiger les articles sans souci. Mais non, ça ne va pas passer, ça ne passera jamais. Je lâche un gros soupir, assez long. J’essaye de me concentrer sur la respiration, ne pas penser à cette douleur sinon je ne fais que l’accentuer, mais je ne peux rien. Tout est fait pour que je me concentre sur ma douleur dans les mains et les poignets. Je n’ose pas bouger les pieds, parce que je crains que la douleur soit là aussi. Au final, sans que je dise quoi ce que ce soit, Luke prend l’initiative de m’emmener vite fait dans le salon, j’essaye de faire ce que je peux pour maintenir ma respiration qui devient de plus en plus saccadée sur le coup. Il ne me laisse pas seul dans cette douleur, il essaye de m’aider. Je me retrouve le cul sur le canapé, la tête reposée contre l’accoudoir. Je n’ai pas eu le temps de dire quoi ce que ce soit qu’il est déjà parti, je ne sais pas par où, mais il est vite parti. Est-ce qu’il a pris la mouche parce que je lui ai dit que je l’emmerde ? Je savais que je n’aurai pas dû dire ça, mais ça m’a tellement énervé quand il me dit que ça va passer alors qu’il sait dans le fond que ça ne passera jamais. Je l’entends en train de faire des bruits, il est toujours là, c’est sûr. Il est encore là, mais pour combien de temps ? Je bouge dans mon canapé, essayant de trouver une position où je n’aurai pas trop mal, au final, je me retrouve dans la position du chien de fusil. C’est peut-être mieux ainsi… Je soupire longuement, enfin… J’essaye. Luke revient assez rapidement, montrant qu’il n’est pas encore parti, il me tend quelque chose: un médicament. Inutile de lui poser la question, je sais qu’il sait ce qu’il fait, c’est son métier. Il est devenu médecin putain. Je soupire encore longuement et hoche la tête tout en fermant les yeux quelques secondes avant de m’activer lassemment sans que ça me fasse trop mal. Je finis par grimacer en buvant ce médicament et je finis par me retrouver sur le dos dans le canapé, je passe la main sur mon front, assez fatigué et je sens cette douleurs aux chevilles. « C’est quoi ? Codéine ? Un Antalgique puissant…? » soupirai-je alors que je redescends la main devant mes yeux, cette main où je n’arrive pas forcément à garder les doigt tout droit, ils étaient déformés par la douleur je ne sais quoi… J’écoute ce que Luke me demande, décrire cette douleur, ce que je ressens avec ça. « Ça brûle… Dans cette douleur, y a cette brûlure en plus de ces crampes… Puis ces gonflements à mes chevilles… Mes poignets. J’ai l’impression que j’ai vraiment trop chaud avec cette brûlure, je ne sais pas si c’est de la fièvre, mais ça n’arrive pas souvent, alors je ne pourrai pas trop te dire… » Une pause, je soupire et secoue la tête tout en laissant retomber la main contre mon torse, cette main qui continue à me faire grimacer de douleur. Qui me donne envie de frapper un mur. « Quand je ne bouge pas, ça fait mal, quand j’essaye de dormir, ça fait mal. Ça disparait quand je reste actif... Mais c'est facile à dire qu'à faire. Je… Avec cette douleur, je ne suis pas capable de faire quoi ce que ce soit de si simple comme faire un putain de café. J’appréhende toujours ce moment que je doive me forcer. Je… Ouh… » Je me suis interrompu sous ce pic de douleur qui fait que je doive me concentrer sur ma respiration, ma main s’est transformé en poing tremblant. Je me sens trop tendu et j’ajoute malgré tout. « À chaque fois que je dis ce qui ne va pas aux médecins, ils me disent que c’est dans ma tête, que ça va passer. On m’a même donné des putains de calmants… Ils font tout pour que j’affronte cette merde seul. » Je soupire longuement, n’étant plus trop capable de dire quoi ce que ce soit. Je sens une main froide toucher mon mollet droit, je n’ai pas entendu ce qu’il m’a dit. Je ferme les yeux et me fais un exercice de respiration pour supporter ça. Je vous jure, cette douleur, ça va me rendre fou, faudra pas s’étonner que je perde les pédales un moment donné…!

Qu’est ce que tu veux que je fasse ? me demande-t-il soudainement alors que j’avais envie de dormir, ne serait-ce une heure juste pour ne plus rien ressentir. Je n’en peux plus de ça. J’eu un petit hoquet moqueur quand j’ai entendu son murmure. « Tu m’as dit ça quand j’étais gosse… » lâchai-je avec un léger sourire avant d’ouvrir les yeux pour croiser le regard de Luke. « Et pourtant tu étais parti quelques jours plus tard… Pour ne plus revenir dans cette maison. » Jusqu’à aujourd’hui, où il se retrouve face à moi. Je secoue la tête pour l’empêcher de dire quoi ce que ce soit, je ne pouvais pas faire grand geste ou quoi pour l’interrompre. « Je ne t’en voudrais pas cette fois-ci, je suis surtout paré à cette éventualité… Qu’un jour ou l’autre, tu finiras par partir encore parce que tu en auras marre de tout ça. » Donc oui, il était là pour moi, mais pour combien de temps ? Est-ce que dès qu’il trouvera ce que j’ai, il finira par partir ? Quand il verra qu’il ne pourra plus rien faire pour moi et que je ne suis plus capable d’être autonome avec toute cette douleur qui m’handicape, avec le peu de moral que j’ai qui va sûrement me faire plonger dans la dépression (si je ne suis pas encore déprimé) ? Quand il verra qu’il n’aura pas d’autre choix que de me laisser dans un hôpital spécialisé ? Même si cette dernière option, je préfère largement crever plus qu’autre chose, parce que je n’oublierai jamais le séjour dans l’hôpital psychiatrique. « Tu es là ouais… Mais pour combien de temps…? » marmonnai-je plus pour moi même que pour Luke.

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ARRIVÉE À TENBY : 17/07/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : quarante-trois ans.
CÔTÉ COEUR : Célibataire.
PROFESSION : Ancien médecin soldat en quête d'un nouveau poste.
REPUTATION : On connaît les Caryll, le petit frère ... Mais Luke, ce n'est pas la même chose. Aux premiers abords, on remarque un bel homme avec un métier particulièrement difficile, admiratif même. Mais quand on discute avec lui comme je l'ai fait, on remarque directement ce côté froid et distant, côté qu'il ressort sûrement pour se protéger lui et ses secrets. Il vient de revenir et il va avoir du mal à s'intégrer dans cette ville sans être un petit peu plus ... Joyeux. Ou même sympathique.



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MessageSujet: Re: And then? What are we going to do? (Rémy) Sam 11 Aoû - 23:54

 

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Il est chiant quand il le veut Rémy. « Qu'est-ce que tu en sais putain ? T'es devenu médecin du jour au lendemain ? » Réponds-tu rageusement, du tac-o-tac. Tu es en colère, lui aussi, mais de son côté c'est largement plus légitime que le tien. Toi c'est une habitude, t'es juste tout le temps en colère. Mais.. Tu files, ne lui laissant guère le temps de te répondre, tu prends de quoi l'aider à supporter cette douleur qui quand bien même peut venir de la tête, elle n'en est pas moins réelle. Tu comptes bien le sauver de cette situation qui semble sans issues, tu vas te battre et non pas abandonner ni fuir comme tu as su si bien le faire en étant un gamin. Tu es un adulte désormais, tu ne réagis plus de cette manière, ou presque plus... Tu as tout quitté à cause de cette femme que tu aimais et qui en aimait un autre. Mais ça te concernait que toi, tout comme l'armée, c'était toi, le gamin qui voulait se battre pour son pays et avoir un but, un vrai. Malheureusement rien ne s'est passé comme tu l'imaginais et tu as changé de voie entre temps devenir médecin t'a certainement sauvé la vie. Tu étais un excellent soldat, habile avec les armes, mais trop rancunier, presque dangereux pour les autres et tu avais mal dès que tu voyais un blessé alors... Les soigner était la meilleure solution, jusqu'à ce que des proches meurent dans tes bras, après avoir tout essayé pour les sauver. Tu te devais d'être le meilleur, le plus réactif avec absolument tout. Tu étais doué, mais pas assez pour rester dans les rangs pour ta vie, tu es réserviste, si le pays est menacé, tu seras appelé et de temps en temps tu retournes pour passer des testes d'aptitudes afin de rester un peu dans les rangs, ça ne te fait pas de mal de prendre cher pour ton grade. Tu as besoin que quelqu'un te tienne tête et te remette à ta place, sinon, tu dérapes facilement, lorsque tu es aux commandes, tu es un piètre leader. L'armée c'était parfait parce que sinon, tu n'en fais qu'à ta tête, combien de fois tu as failli te faire virer en Australie, si ta boss n'avait pas été génialissime, tu aurais été sans emploi rapidement. Tu es de ceux qui dépassent les bornes sans se soucier des conséquences et rien que là, avec le médicament que tu lui donnes, tu enfreins la loi. Tu ne devrais pas être en possession de ça, mais tu as tout subtiliser avant de fuir, pour Rémy, tu es prêt à en payer les conséquences, mais tu doute que ça te retombe dessus, tu as laissé une lettre à ton ancienne boss, elle sait où tu es et pourquoi tu es parti si rapidement, elle comprendra, elle te détestera pendant longtemps, mais avec le temps, ça passera. « C'est un truc pour faire passer la douleur, ça va agir rapidement. » Dis-tu, la mâchoire atrocement serrée, ça va fonctionner, rapidement, mais il ne faut pas qu'il pense que c'est une solution, après quelques usage, il aura des séquelles et pas question que ça arrive, pas de ça en plus de tout le reste. « Une sensation de brûlure... » Tu répètes ça pour toi, inflammation ou fièvre ? À discuter, à étudier sérieusement pour plus tard, mais ce qu'il te décrit te fait froid dans le dos, tu en as vu des blessures, tu en as entendu des soldats parler de la douleur, mais voir ton frère, dans un état pareil tenter bien que mal de t'aider à découvrir ce qui lui fait du mal, ça te brise en milliers de morceaux mais tu ne lui montres rien. « En attendant une réelle solution, ce que tu viens de prendre va apaiser cette douleur, mais pas de produit miracle, juste de quoi apaiser tout ça... Je vais m'occuper du reste et surtout, faire au plus vite, si j'arrive à avoir un accès à cet essai clinique que j'ai vu... On pourrait avoir quelque chose... » Enfin, les choses sont quasiment égales à zéro pour qu'il rejoigne un essai clinique, il ne rentre en rien dans les patients recherchés pour tester les produits et si ça se trouve, l'essai clinique n'est même pas compatible avec sa maladie. « On va prendre un rendez-vous dans une clinique de l'armée et je te ferai passer des tests, on verra plus clair de là... » Tu ne sais pas si tu parles pour lui ou pour toi, mais vous allez devoir faire tout ça, tous les deux et toi, tu le crois, tu lui feras passer tous les tests possibilités et imaginables en fonction des symptômes qu'il te dit. Il va falloir que tu te prépares une liste. « Ils sont devant une impasse, ils ne savent pas ce qu'il se passe... Mais ça va s'arranger. » Tu feras leur putain de boulot et plus tard, tu iras leur cracher à la gueule qu'ils étaient merdiques et inutiles. Tu continues sur cette lancée, celle du tout ira bien tout s'arrangera même si tu es toi-même dans le doute, mais tu feras tout ce qui est en ton pouvoir pour ton frère.

Tout s'effondre ensuite, rapidement, comme un château de cartes, tu te retrouves avec des morceaux de ses paroles dans ta tête sans que tu ne puisses rien faire, il ne te laisse pas réagir. Ta frustration est grandissante, ta colère se mêle à tout ça. Tu te redresses et tu t'éloignes de lui, de peur de lui faire mal physiquement si c'est possible de lui faire encore plus mal que cette maladie de merde. « Ta gueule Rémy. » Grognes-tu dans ta barbe mal rasée qui va dans tous les sens. Tu prends ton visage entre tes mains à deux mètres de ton frère, derrière la table basse. Tu bouillonnes. « T'es putain de sérieux ? J'ai traversé je sais pas combien de kilomètres pour m'occuper de toi, c'est pas pour me barrer à la moindre difficulté. Tu me fais chier sérieusement. » Tu fais les cent pas, tu te dis qu'il va se calmer, que ce que tu lui as donné va l'aider, mais en attendant toi tu as rien pour ta calmer, à moins que ? Tu poses un genou à terre soudainement, fouillant dans ton sac à dos accolé à la table, tu en sors un paquet de clope et tu en allumes une sans réfléchir. « Tu penses que j'vais me barrer comme j'ai pu le faire quand j'avais seize ans ? Sérieusement ? J'ai pas de raisons enfin, plus de raisons de partir comme ça, notre père n'est plus là, j'ai personne à fuir ou éviter ici. Il n'y à que toi et j'ai des choses à me faire pardonner, commençant par ce départ. On était des gosses, si j'attendais trop longtemps, ça n'allait pas le faire... Je devais me barrer, j'en pouvais plus du paternel, c'était au delà de mes forces que de le regarder tous les jours foutre ses pieds sous la table et attendre sagement qu'on s'occupe de lui. » Tu tires fortement sur ta clope, cherchant du courage ou quelque chose qui y ressemble. « J'avais envie qu'il crève. C'était un enfoiré avec moi, je sais que toi, il te traitait comme normalement, je devais me barrer, tu comprends. TU COMPRENDS REMY ? » ta voix monte d'un ton, fortement à la fin de tes mots, tu n'en peux plus. « Il m'a renié, il me détestait, j'sais pas pourquoi, mais il avait une dent contre moi, ou son putain de dentier de merde, j'm'en branle. Selon lui je n'étais pas un vrai Caryll... J'étais la honte de cette putain de famille alors que j'ai porté fièrement ce nom à l'armée. » Tu étais bien là-bas, loin de tout, de lui. « Si j'avais pu, je t'aurai embarqué avec moi, mais maman... Maman ne voulait pas, tu avais un futur différent du mien et elle s'est occupée de toi, comme tu as su me le dire... » Dans votre correspondance. « Mais vas-y tu sembles en avoir gros sur la conscience de ce que je t'ai fais en me barrant quand j'étais au bout de ma vie alors que je n'avais que seize ans. Demande moi tout ce que tu veux avant que je détruise quelque chose ici à cause de notre père. » Pas papa, jamais papa, il n'a jamais été ton papa mais simplement ton putain de géniteur. « J'vais pas me barrer putain. Tu l'entends Rémy ? J'vais pas me barrer. J'vais te faire chier jusqu'à mon dernier souffle. » Tu le fixes dans les yeux tout en tirant rageusement sur ta clope, attendant ses questions. C'est le moment de crever l'abcès.


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MessageSujet: Re: And then? What are we going to do? (Rémy) Jeu 16 Aoû - 23:49


« Du moment que mon corps ne s’y habitue pas… » marmonnai-je. C’est comme utiliser les antibiotiques pour un rhume et qu’au final, je ne me rappelle plus les noms, mais je m’en fous, je me comprends moi-même. En gros, à force d’utiliser les antibiotiques pour si peu, le corps s’y habitue et ils ne feront plus effet quand une maladie bien plus sérieuse fera son apparition. J’imagine que cet anti-douleur dont Luke refuse de me dire le nom, c’est un peu la même chose… À moins que c’est l’anti-douleur de puissance numéro une, qui pourrait être associé à la morphine non ? Je n’en ai pas la moindre idée et si Luke ne me dit rien alors que je lui ai posé la question, c’est qu’il ne veut pas que je sache parce qu’il sait que j’aurai sacrément mon mot à dire. En même temps, dans cet état de douleur (où je suis en PLS) je ne pourrais pas dire grand chose et j’aurai dit merde à tout si ça permet de supprimer un moment cette douleur qui me fait perdre un peu la tête là. Alors bon, je suis d’accord de prendre un truc sans trop me poser les questions, du moment que ça aide à arrêter tout ça. Mais en attendant, j’essaye au mieux d’aider mon frère, j’essaye de m’aider au mieux. J’essaye de nous aider. Cette situation-là, c’est invivable, ce n’est pas possible… Peut-être que ça le mettra sur une piste, j’essaye de l’écouter au mieux malgré ma douleur qui devient de moins en moins importante, mais toujours présente. Cette douleur qui est une amie à moi. Enfin, une amie… Je vois surtout comme étant une personne qui veut être mon amie sauf que moi, je ne veux pas, alors elle insiste jusqu’à en devenir lourde. C’est actuellement ce qui se passe en fait. Quand il parle des cliniques, je me sentais un peu perdu que je n’hésite pas à montrer. « Mais Luke…? Les cliniques…? Bon, ch’uis peut-être pas médecin du jour au lendemain urgh, mais pour l’essai clinique, faudrait déjà qu’on… Roh… Pfff… sache que j’ai ? » Je n’ai pas envie de faire des essais des cliniques pour être testé sur une maladie que je n’ai clairement pas ? Je ne sais pas, je ne suis pas médecin, mais je… Ouais, je ne sais pas. Je n’ai pas les idées claires. Par contre, s’il y a un truc dont je sais parfaitement, c’est quand il faut faire ces putains de tests médicaux à la con. Oui, je crois que je suis assez fatigué et énervé par cette douleur qui est là, même si elle est repoussée par l’effet médicamenteux. « J’ai fait l’erreur d’aller voir les médecins quand j’allais ‘’mieux’’, ils n’ont rien trouvé… Peut-être que ce serait le bon… Moment ces prochains jours…? » Parce que oui, clairement, cela ne servait à rien si je faisais les tests quand je ne ressens plus les symptômes. Et si le fait que je sois venu voir ces médecins, en allant mieux, juste ma parole comme preuve n’avait pas aidé à définir un diagnostic ? Putain, les médecins, ils n’ont pas fait ce qu’il fallait et ça m’énerve encore tout ça. Je suis hyper vénère envers eux et ça me conforte dans l’idée que les médecins, je ne peux pas toujours leur faire confiance. Mais Luke, c’est différent, avant d’être un médecin, c’est mon frère.

Un frère qui est quand même parti du jour au lendemain de mes onze ans, qu’il est parti pour ne plus revenir ou très peu pour les fêtes et à courte durée. Je suis assez agacé que je n’ai pas pu m’empêcher de balancer tous ces mots, parce que cette putain de tension, faut qu’elle disparaisse, autant tout balancer maintenant. Ta gueule Rémy.  Je tourne ma tête vers Luke, enfin, j’essaye de le suivre des yeux. Je souris à peine et encore, ce n’est pas un sourire content ou amical ou quoi. Je me rappelle de la fois où il m’avait balancé cette réplique là, je lui ai répondu tout simplement comme je vais le faire « Non. » Je ne vais pas me la fermer. Je soupire longuement et je tourne ma tête pour regarder le plafond. Je n’ai jamais su me la fermer et je n’ai jamais su me laisser marcher sur les pieds. Je ne supporte pas ne pas pouvoir dire quoi ce que ce soit et laisser le silence faire les choses. Je ne supporte pas ça. « Tu as bien traversé des milliers de kilomètres pour les fêtes où tu n’es pas resté longtemps à cause du père. Maaais bon, le boss du niveau ultime est définitivement mort. Les choses sont plus faciles…» soupirai-je encore une fois de plus avant de fermer les yeux, puis les gardant fermés, je l’entends bouger dans cette pièce, chercher quelque chose… A-t-il envie de frapper sur un meuble de papa comme il me l’a dit y a quelques jours auparavant ? Non, il cherche quelque chose dans son sac, je sais plus trop quoi. Je ne fais plus attention que Luke reprend la parole. Au fur et à mesure que les mots pleuvent, j’ouvre mes yeux et le regarde assez sérieusement, comme quoi, je voulais lui montrer que je l’écoute et non que je suis en train de roupiller dans mon coin pendant qu’il s’énerve. Et il fume. Bordel. Je vous jure là, mais je vous jure que je vais en faire ma priorité et même ma raison numéro une pour que je guérisse de cette merde juste dans le plaisir de vouloir écraser son paquet de cigarettes sous ses yeux (larmoyants, mais je peux rêver). Que je l’arrose avec le tuyau d’arrosage pendant qu’il fume, que je lui verse de l’eau avec le pichet. Qu’il arrête de fumer bordel et se bousiller les poumons. Je ne comprendrais peut-être pas sa douleur actuellement parce qu’elle est mentale et sûrement différente de la mienne qui est plus que physique. Ma respiration se fit lourde et je lui lançais un regard grave au fur et à mesure que le ton de Luke monte tout seul, quoique, presque seul puisque c’est à cause de moi qu’il s’énerve parce que j’ai évoqué son départ. Il fallait qu’il parte ouais, qu’il parte devant l’ennemi pour aller battre un autre ennemi. Luke voulait que papa crève. « J’essaye de comprendre. Des fois je comprends et des fois non. » Parce que je ne suis pas traité de la même manière que Luke, c’est sûr. Mais je n’étais pas traité comme un prince, pas du tout… Enfin, aux yeux de Luke oui.

Si Luke ne sait pas pourquoi notre père le détestait, moi je crois savoir. Mais encore ce ne sont que des suppositions et cela ne ferait que le blesser encore plus. Je ne peux pas dire une chose qui n’est pas à 100% vraie, mais j’avais cette sensation que papa voyait en Luke une version plus jeune de lui, ou une version de lui qui fait qu’il ne se supporterait pas. Il ne pouvait pas rester avec lui dans cette même pièce et tout ce qu’il fait, c’était se dénigrer dans le fond. Je me rappellerai toujours de ses commentaires après le départ de Luke, toujours les mêmes discussions entre maman et lui: Luke se débrouille bien dit maman, nah, il préfère tuer, c’est un meurtrier au nom de l’état. dit papa, non, il est médecin, il soigne les soldats. réplique maman pour défendre et papa a toujours le dernier mot après avoir tapé la main sur la table, il soigne les gens qui tuent pour l’état. Je détourne au final le regard quand Luke avait apparemment évoqué l’idée de vouloir m’emmener, mais maman a refusé. Je ne dis rien, je ne me sens moins bien d’un coup. Pas à cause du fait que je n’étais pas au courant de cette conversation, mais sûrement l’effet du médicament qui commence à agir. Mais je n’étais pas au courant de cela et ça m’énerve dans le fond, car je n’avais pas eu mon mot à dire. En même temps, à onze ans, je ne fais pas le poids.

Je ressemble plus à maman niveau personnalité qu’à papa, elle s’est tellement occupée de moi et elle a tout fait pour m’aider à réaliser mes rêves et je l’en ai remerciée. Plus que j’ai remercié papa. « Je vais t’en faire baver jusqu’à mon dernier souffle… À commencer par supprimer ces merdes qui te bousillent les poumons… Je ne veux pas que quand je vais guérir… Si je guéris…Tu te retrouves avec un cancer… Tu ne me voudras pas comme infirmier… » fis-je en voulant le désigner du doigt, mais surtout sa cigarette qu’il tient à la main et je soupire encore une fois tout en fermant les yeux quelques secondes, j’ai du mal à déglutir par moment et j’essaye de me reprendre pour parler. Mais ce n’est pas facile quand je me sens un peu trop fatigué tout d’un coup, même ce ne serait pour ressentir la douleur, ça doit être le médicament qui fait son effet. « J’essaye de comprendre et j’essaye de te pardonner…. Pff. Des fois, je fais comme si… Y a des jours où ce n’est pas possible… Pardonner depuis une lettre, c’est facile, mais on se rend compte que c’est plus dur quand on … Est face à face pour aussi longtemps. » J’essaye de bouger pour me redresser, mais j’ai l’impression d’être une étoile de mer qui galère à faire quoi ce que ce soit quand elle est en dehors de l’eau. Et je fais des métaphores assez cheloues, ouh là…! « Pfff. » m’énervai-je au fait que je ne pouvais pas bouger. Tant pis. « Urgh. Bon…  J’avais onze ans ouais… Peut-être que je suis assez jeune… Mais je n’étais pas assez con pour comprendre ce qui se passait… Tu m’as clairement pris pour un con à ce moment-là, à dire que tu es là, mais qu’au final, tu t’es barré… Tu t’es barré devant une difficulté qu’était notre père… Ah non, ta gueule Luke. Tu vas me laisser finir… » fis-je en voulant qu’il m’écoute et qu’il ne s’énerve pas après mes paroles. J’ai voulu lui pointer le doigt pour appuyer mes mots, mais non. Je reprends. « Je comprends maintenant que tu te sois barré, j’essaye, c’était invivable… Je crois que j’aurai plus ou moins fait la même chose (chose que j’ai finalement fait à ma majorité)… J’aurai quitté cette maison… Mais par moment il n’était pas là pendant quelques jours, à cause de son travail disait-il. Alors qu’on sait tous les deux maintenant que ce n’est pas vrai… C’était facile à supporter…Mais pfff, t’imagines même pas le bazar que t’as foutu… La première lettre que tu m’as envoyé, je l’ai déchirée après l’avoir lue et compris que tu m’avais abandonné. Même s’il me traitait normalement comme tu dis… Il me faisait peur parce qu’il t’a fait partir… Je voulais pas qu’il m’arrive la même chose… Et je restais le plus souvent près de notre mère. Ça le saoulait ça… Je pensais que tu reviendrais et que t’allais arranger les choses… Je t’avais demandé de revenir, mais tu ne pouvais pas… Tu ne voulais pas arranger les choses… Tu ne savais pas comment faire… J’ai fini par partir dans l’idée que je me débrouillais bien pour me faire abandonner par tout le monde… Et que l’idée de notre père de créer une autre famille est en partie ma faute… » Je soupire et secoue la tête. « Ça m’a bien pourri une bonne partie de ma vie ça… Mais je savais à quoi m’attendre des gens assez rapidement… Et toi, au moins… Tu as pu être libre une fois parti. Considérant que ce n’était plus ton problème n°1… » Je ne dis plus rien sur le moment et mon regard était plutôt rivé vers le plafond, à observer le vide pendant quelques secondes et j’avais envie de fermer les yeux, mais j’évite. « Ça t’a bousillé aussi une partie de ta vie… Ça nous a bousillé. » marmonnai-je avant d’hausser les sourcils. « Il est fort ton truc… » Et fichtrement efficace.
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REPUTATION : On connaît les Caryll, le petit frère ... Mais Luke, ce n'est pas la même chose. Aux premiers abords, on remarque un bel homme avec un métier particulièrement difficile, admiratif même. Mais quand on discute avec lui comme je l'ai fait, on remarque directement ce côté froid et distant, côté qu'il ressort sûrement pour se protéger lui et ses secrets. Il vient de revenir et il va avoir du mal à s'intégrer dans cette ville sans être un petit peu plus ... Joyeux. Ou même sympathique.



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MessageSujet: Re: And then? What are we going to do? (Rémy) Ven 17 Aoû - 22:46

 

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C'est certainement le médicament qui parle pour lui, mais tu ne comprends pas grand chose de tout ce qu'il te dit, sa voix a des hauts et des bas ou alors, tu te cherches une excuses pour ne pas avoir à écouter ce qu'il te dit, mais simplement l'entendre et l'oublier. Tu es borné et puis merde, tu as raison, tu as fais ce que tu devais faire quand tu avais seize ans, si il avait été à ta place, il aurait fait la même chose. Rémy est devenu un type bien malgré tout, il n'y a que sa maladie qui est venue tout foutre en l'air, en dehors de ça, il est bien plus respectable que toi. C'est toi qui a dérapé entre temps avec ton caractère merdique et tes remarques à la con. De toute façon, quoi qu'il baragouine, tu as raison et il est tord, il a beau tenter de se défendre du mieux qu'il le peut avec le peu de conscience qu'il lui reste après la prise du médicament, il n'y arrivera pas. Il est juste en train de bouffer toutes ses forces inutilement. Tu ne réagis pas à haute voix à tout ce qu'il te dit, tu te contentes de fumer ta clope en ruminant sur le boss de fin qui est mort. Rémy joue trop aux jeux vidéos, il doit gagner souvent quand il joue tout seul d'ailleurs, quand tu vas reprendre ta manette, il va moins faire le malin ce petit con. « C'est bon, ça y est, tu as terminé de parler là ? » demandes-tu avec une certaine arrogance, tout en tirant sur ta clope. « Tu devrais garder tes forces à autre chose que de trop parler. » Tu hausses les épaules tout en passant ta main sur le meuble de la télévision qui est poussiéreux à souhait. Il va bien falloir que tu fasses un grand ménage ici, que tu remettes cette pièce dans un état correct et surtout sain, mais avant de t'occuper du salon, c'est de sa chambre dont tu veux prendre soin, racheter un lit, des nouveaux meubles, tout mettre en œuvre afin qu'il soit dans un environnement sain, notons bien que tu penses à tout ça tout en fumant une bonne clope qui vient bien ruiner tes plans de la belle vie saine. « C'est dingue ce que tu parles trop putain. » Ajoutes-tu après un léger silence. Ce qu'il y a de bien, c'est que tu as eu le temps de te calmer un minimum après tous ces mots qui même si tu n'as pas voulu écouter, résonnent en toi. Tu as saisi ce qu'il a voulu te dire, te faire comprendre que tu l'as bousillé en te barrant comme un connard à seize ans et que vouloir le prendre avec toi ne change pas ce qu'il s'est passé. Tu notes aussi sa haine pour votre père et surtout sa peur qu'il avait lui aussi de lui mais tu bloques encore et toujours sur votre père, votre géniteur qui a été fonder une autre famille ailleurs sans se soucier de celle qu'il avait déjà. Tu ne manques pas de te dire que si tu ne t'étais pas barré, peut-être qu'il n'aurait pas été ailleurs. « Et ce que papa a fait de son côté, si on en parle pas, c'est comme si ça n'existait pas et oui, c'est du déni, mais on en a déjà discuté, j'ai pas l'intention de rencontrer des gens qui portent le même patrimoine génétique que lui et qui ne sont pas toi. » Tu grognes ça dans ta barbe, les bras croisés, il est vrai que Rémy ne voit pas les choses de la même manière que toi, lui voudrait bien pouvoir les rencontrer parce que ça veut sans doute dire des frères et sœurs en plus et pourquoi pas agrandir la famille, mais toi, tu t'en fous complètement, tu as Rémy et c'est tout dont tu as besoin comme famille. « Je te jure, j'ai du mal à comprendre tout ce que tu viens de me dire, j'aurai dû lancer un enregistrement avec mon téléphone, ça aurait été plus simple... » Tu secoues la tête sur les côtés, tu dois un peu le perdre aussi parce que tu réponds au compte-gouttes, mais aussi, tu ne réponds absolument pas dans l'ordre, tu fais avec ce que tu as retenu et surtout avec ce que tu as envie de lui dire. « Je ne sais pas si je peux te demander de comprendre pourquoi est-ce que j'ai agi de la sorte, mais tu te doutes bien qu'à seize ans, on ne fait pas souvent les meilleurs choix dans sa vie et j'ai opté pour la solution de sécurité, je me connaissais assez pour savoir que rester dans ses pattes encore un peu plus, ça n'allait pas marcher et ça allait mal se terminer aussi bien pour lui, pour toi, pour maman et pour moi. Je peux aussi te trouver des centaines d'excuses pour que tu essaies de me pardonner. Malheureusement je doute que ça fonctionne et je ne cherche pas non plus à te manipuler, mais sincèrement, je donne le défi à quiconque de vivre ce que je vivais à l'époque et de prendre une meilleur décision... » Peut-être que tu aurais du obliger maman à partir avec vous deux, abandonnant le vieux à son sort de connard, il allait trouver de quoi vivre de toute façon, mais il aurait aussi bien pu trouver le moyen de tous vous briser pour vous faire payer son échec étant donné que son mariage était encore bien sacré à l'époque. Il se vantait souvent de ne pas être divorcé contrairement à ses potes qui enchaînaient les débandades. Ils devaient savoir eux qu'il allait ailleurs, mais vu que maman était trop gentille, elle ne disait jamais rien, se contentant de sourire et de faire passer la vie des ses enfants avant sa propre fierté. Elle était si parfaite maman... Elle te manque tellement... Ta gorge se serre rien que de penser à elle, ne pas avoir été là les derniers jours, avoir été incapable de lui dire adieu et surtout, ne jamais lui avoir dit à quel point tu étais désolé et à quel point tu l'aimais plus que tout. Encore des regrets, tu es bouffé par les regrets.

Tu te décides enfin à stopper tes cents pas en t'asseyant sur le sol, les jambes croisés, faisant presque craquer le parquet sous ton poids, te faisant douter sur sa solidité quelques secondes avant que tu oublies parce que tu t'en fous. Tu as répondu, ou presque à ton frère, mais voyant son état, à moitié shooté étalé sur le canapé, tu ne sais pas si ça vaut le coup de continuer ou alors si, en continuant les confidences parce qu'il risque de s'endormir à tout moment. Ça te ferait du bien de tout lui déballer comme ça, mais si ça veut dire que tu doives le refaire après, pas moyen, tu attendras ton heur, mais tu ne t'arrêtes pas là non plus, tu doit profiter des dernière minutes de présence de sa conscience. « T'as raison pour l'essai clinique, je m'emballe, on va te faire passer des tests, que je superviserai mais il faut que je contacte l'armée pour ça, histoire qu'on puisse juste être tous les deux. » Tu ne veux pas qu'un autre médecin vienne se mêler de vos histoires, par contre, tu vas devoir expliquer clairement au correspondant que tu vas avoir ce qu'à ton frère sinon, ils refuseront sans poser de questions. Tu ne te souviens plus si quelqu'un te devait une faveur. Est-ce que tu as rendu un service à quelqu'un, on va commencer par-ça... Parce que faut quand même dire que tu n'étais pas le collègue rêvé par tout le monde, certes tu fais extrêmement bien ton travail, mais alors ton caractère derrière, il ne suit pas et avoir des amis était une chose compliquée pour les gens qui ne voulaient pas accepter le-dit caractère. Bref, demain, à l'aube, tu vas appeler la clinique militaire la plus proche, tu vas exposer le cas de ton frère et croiser les doigts qu'on ne te refuse rien, que ce soit rapide et que tu ne t'énerves pas. Si besoin, tu rendras service à l'armée derrière, quoi qu'il en soit, cette nuit, tu sais ce que tu vas devoir faire au lieu de dormir, préparer un texte et surtout les éventuelles questions que l'on va pouvoir te poser au sujet de Rémy. D'ici là, il ne sera plus sous l'effet de ton médicament miracle et il n'y aura plus non plus de traces dans le sang. Enfin, ne t'avance pas trop non plus Luke, même si ils acceptent, qui te dit que vous allez y aller dans la foulée ? Personne, mieux vaut ne pas y songer et ne pas se faire de faux espoirs. D'ailleurs en parlant du médicament miracle, tu réponds à sa toute dernière remarque avant qu'il ne devienne silencieux. « Oui et c'est justement pour ça qu tu ne dois pas t'y habituer, là c'est une exception, tu ne l'auras pas tout le temps, si ça se trouve, ça sera la seule et unique fois. » C'est une façon de lui montrer aussi que tu n'es pas venu les mains vides. Tu restes un médecin et à travers les quelques explications données dans son e-mail d'au-secours, tu as réussi à voler de quoi le soulager. Du grand Luke tout craché, le robin des bois de la médecine. Tu hausses les épaules avant de tirer sur ta clope qui était restée au coin de tes lèvres et qui c'était éteinte, du coup, tu la rallumes afin de pouvoir profiter de toute sa saveur de tabac froid dégueulasse, de quoi te faire manquer une quinte de toux, mais pas question de tousser devant Rémy qui te fera une nouvelle leçon que tu n'écouteras même pas. « Tu sais quoi, dors un peu, ça va te faire du bien, ça va te soulager, tes muscles vont se détendre et tu viendras me voir quand tu seras sur pieds. » Tu te lèves aussi soudainement que tu t'es installé par terre et tu quitter la salon après un dernier regard sur le corps étalé de ton frère sur le canapé, qui est accessoirement ton lit. Tu lâches un soupire avant d'aller dans la cuisine chercher de quoi nettoyer votre bordel sur la terrasse et aussi te refaire un café, un double, histoire que ça te réveille. Peut-être éventuellement prendre une douche en attendant que la belle au bois dormant daigne ouvrir les yeux sur une crise que tu espères passée. Tu songes à des exercices qu'il pourrait faire tout seul afin de ne pas ressentir cette douleur musculaire immédiatement, il doit y avoir des choses simples et la première idée qui te vient à l’esprit c'est de nager malheureusement, Rémy ne peut pas le faire tout seul. Si, mais non, tu ne le laisseras pas tout seul dans une piscine si il a une crise car même si ça peut le soulager, il peut à tout moment se noyer, néanmoins, l'eau aurait un impact bienfaiteur, à discuter pour plus tard mais en attendant, tu vas nettoyer la terrasse, tu l'arroses, tu ramasses les morceaux de la tasse de Rémy puis de la tienne, tu fous tout dans la poubelle et tu reviens dans la salon, te mettant en boule dans le fauteuil à côté du canapé, oubliant la douche, tu restes là, tu le surveilles. Il t'a manqué ton Rémy, même si il parle trop, même si il est chiant, il est ton petit frère, Ton Rémy...


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CÔTÉ COEUR : Célibataire ; Il n'a jamais su se poser en réalité
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REPUTATION : Rémy est une tête connue, dans les environs. Il faut dire que sa profession aide pas mal à s'attirer la sympathie (ou non) des gens. Il a des côtés un peu mystérieux, on a parfois du mal à le cerner mais on lui pardonne : il est Ecossais après tout !



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MessageSujet: Re: And then? What are we going to do? (Rémy) Dim 9 Sep - 15:17

C'est bon, ça y est, tu as terminé de parler là ? fit Luke et cela m’arracha encore un petit rictus. Note à moi-même, je devrais lui balancer cette même réplique quand il va se mettre à faire des monologues, il n’est pas le seul à parler autant aussi… C’est de famille ça, parler encore et encore. Même notre père parlait tellement, il est imbattable à ça d’ailleurs. Des heures et des heures, il parlait pour sept personnes. Je ne dis rien pour le moment. En vrai, même parler c’est épuisant et j’arrive même pas à avoir les pensées de façon correctes. Je pense à un autre, puis un autre m’arrive, c’est difficile de penser tout droit. Ah bah là, ma avant dernière phrase pensée n’est pas correcte, j’ai du mal à réfléchir en vrai et j’ai l’impression que je suis sacrément shooté, comme je l’ai dit, son médicament qu’il vient de me donner, il est fichtrement fort mais aussi efficace. Quoique je l’ai pas dit, je l’ai pensé. Enfin, je sais plus trop. Je n’entends plus rien d’ailleurs, que le silence et la respiration de Luke, ou c’est la mienne ? Ah non, il vient me balancer que je parle trop. Ok, je n’étais pas en train de m’assoupir ou quoi. J’hausse les sourcils en guise de réponse avec un léger air blasé, mais au final, je finis par répondre quelques secondes après. « Je pourrai dire la même chose de toi… » Bon au moins, il semble être moins énervé. En même temps, j’ai essayé de dire des choses, mais je n’ai pas vraiment réussi et c’est encore plus que frustrant. Je ferme les yeux pour quelques secondes déjà lassé par le fait que Luke n’a absolument pas envie de rencontrer cette autre famille. D’un côté je peux très bien comprendre, même moi je suis en colère que papa ait fait ça, je suis assez énervé qu’il ait eu le cran d’assurer une double vie et de faire comme si rien n’était, comme si tout était normal. Mais il y a une petite partie en moi qui meurt de les connaître, qui est hyper curieux sur qui ils sont. Est-ce qu’ils ont subi la même chose de notre père ? Est-ce qu’ils l’aiment tellement ? Ça m’étonnerait d’ailleurs. « Un moment donné tu fi.. » il finira par quoi ? Quoi déjà ? Je fronce les sourcils et lâche un gros soupir fatigué. « J’ai oublié ma phrase. » Elle me reviendra sûrement plus tard, sinon, c’est qu’elle n’était pas importante. Je bouge un peu et hausse les sourcils, légèrement dépassé et même Luke le confirme. Je souris un peu tout en fermant les yeux quelques secondes.  « Tu sauras pour la prochaine fois… » S’il y a une prochaine fois, si on se prend la tête, s’il me redit encore cette phrase qu’il est là, qu’il sera là. Alors que dans le fond, je ne sais pas si je dois m’y faire à cette idée, si je dois être confiant par rapport à cela. Si je peux être rassuré. Je l’écoute parler, j’essaye de comprendre, mais je crois que ce n’est plutôt pas gagné. La meilleure personne qui connait mieux Luke, est lui-même. « J’essaye vraiment d’imaginer, de comprendre… Mais… » Je secoue la tête. Je crois que je n’y arrive pas. Y a des moments où j’arrive plus ou moins à comprendre, d’autres non. Sûrement est-ce que parce que le jeune Rémy de 11 ans, a du mal à pardonner et craint toujours l’abandon. Je suis trop impliqué dans cette histoire et ça ne m’aide pas à comprendre. Ce qui aurait été mieux, c’est que notre père soit moins un connard et qu’il n’aurait pas fait subir ça à Luke. Ça aurait changé pas mal de choses, pour lui, pour moi et surtout pour maman qui est celle qui a le plus morflé. Elle l'a vu se transformer, elle a vu un de ses deux fils partir, elle m’a vu partir aussi. Pourtant, elle a toujours été là, souriante et toujours de bonne humeur. C’est vrai, je l’ai rarement vue de mauvaise humeur, de pleurer. Elle avait appris à encaisser, je ne l’ai jamais vue atteindre la limite ou soit elle le cache bien.


Il revient sur l’essai clinique, il veut être présent pour moi, à ce point-là. Il veut trouver ce qui merde dans mon corps et il veut gérer les test par lui-même et trouver les résultats. Il veut se faire lui-même un avis par rapport à ce qui se passe parce que oui, c’est un sacré bordel sans nom tout ça. J’hoche la tête et marmonne un léger. « Te fais confiance.. » Je faisais confiance à Luke et à sa capacité à trouver un moyen de me faire les examens médicaux. Je ne veux pas qu’un autre médecin vienne se mêler ou quoi, surtout s’il va me sortir la même chose que les autres. Il doit forcément avoir quelqu’un qui lui doit une faveur, après toutes ces années de service à l’armée et les vies qu'il a dû sauver en tant que docteur. La liste des faveurs doit être longue et donc je ne m’en inquiète pas trop, faut juste laisser de côté le caractère typique de Luke. Pas besoin que ce soit un pote ou quoi, après je ne sais pas trop comment ça marche chez lui. On ne fonctionne pas de la même manière, c’est sûr. Je fonctionne sur les services que j’ai rendu aux gens qu’on soit amis ou pas, du moment qu’il y a une base de confiance et qu’il y a pas de trahisons par derrière. Enfin, c’était comme ça que je faisais jusqu’à que Lindsay ait son accident de voiture… Peut-être que ma façon de faire n’était pas si bonne que ça. Mes pensées s’embrouillent, c’est dingue la puissance de ce médicament, j’ai vraiment du mal et je me demande ce que ça devrait être comme effet si je me redressais et me mettais à marcher ? Parce que bon, j’avoue que là, je ne sens plus grand chose et ça fait très bizarre, ça fait surtout super longtemps que je n’ai pas pris un genre de médicament comme ça. Il est fort son truc ouais. Et il me répond que ça devrait être la seule et unique fois. Je fais une petite moue avant d’à peine secouer la tête « C’est fich… Euh… Fichtremachin efficace. Je n’ai plus trop mal et c’est ce qu’il me faut pour… Supporter ça. » affirmai-je partant déjà dans l’idée que je veux adopter ce médicament. D’ailleurs si on peut adopter les animaux, peut-on adopter les médicaments ? Aucune idée, mais je sais que dans le fond, Luke serait pas d’accord et j’imagine qu’il a dû prendre une petite quantité.  « Pas trop souvent j’ai compris. » le rassurai-je. Je pense que c’est peut-être mieux que ce soit lui qui garde ces médicaments au lieu de me les confier. Parce que quand même, moi qui peine à dormir, ce médicament est plutôt fort, j’ai surtout l’impression qu’un éléphant est sur le point d’enfoncer ma tête contre l’oreiller là. Et je réalise que maintenant que je dors dans le lit provisoire de Luke, je comprends mieux pourquoi son odeur est vachement présente. Cette odeur de tabac mélangé à son parfum et je perds légèrement quelques secondes à me focaliser sur ça. Ben merde. Je le regarde encore plus que blasé quand je le vois allumer à nouveau sa cigarette et comme quoi… Il a dû sentir mes ondes réprobatrices par rapport à sa consommation, il me suggère de dormir. Je plisse les yeux, les sourcils froncés, voulant dire quelque chose, mais au final… « Mhmh… » fis-je en guise d’approbation avant que je ne me mette à bouger au moment où Luke se lève pour aller faire je ne sais pas quoi. Sûrement continuer à faire ses recherches, fumer encore une autre cigarette, boire un autre café et… Ah merde ouais, ma tasse, je l’ai cassée… Fais chier… Ça me fait chier qu’on soit dans cette situation-là. Ça me fait grave chier tout ça parce que j’aurai vraiment aimé que Luke soit revenu ici pour une autre raison que mon état de santé merdique. Malgré tout, il reste présent. Il est chiant, mais il est là. Je soupire et détend au mieux mes épaules qui étaient restés tendus pendant tout ce temps là, surtout par habitude qu’autre chose, surtout par crainte d’une douleur ou quoi qu’autre chose. Mais là, elle n’est plus là, cette amie qui force, elle est partie pour un petit moment et je peux en profiter pour fermer les yeux, me reposer et dormir pour de bon. Un vrai sommeil et ne plus avoir mal pour quelques temps. Alors c’est devenu tout noir, je me sens détendu et moins craintif. Je pouvais être en paix quelque part.

***

Ma respiration change, montrant que je commence à me réveiller. J’ouvre doucement les yeux avant de les refermer à nouveau, ma respiration change d’un coup et je vérifie que c’est bon… Je peux encore sentir mes orteils, c’est déjà ça, je peux sentir mes doigts, mais j’appréhende de suite. La douleur pourrait revenir un moment donné ou un autre, faudrait que je bouge, mais quelque part, je n’en ai pas trop envie. J’ai juste envie de profiter de me réveiller doucement et de réaliser que j’ai eu mon court moment de sommeil sans douleur, de réaliser que ça faisait assez longtemps. Je n’ai pas la moindre idée de quelle heure il est. J’espère juste que je n’ai pas dormi trop longtemps, parce que là, ça m’aurait vite emmerdé, je risque d’avoir du mal à dormir cette nuit. J’ai quand même fait un rêve assez étrange et pas agréable du tout, se faire décapsuler la tête, j’ai connu mieux comme rêve avant de me retrouver dans le congélo. Ouais, après avoir été décapité, ben j’étais encore vivant et on conservait ma tête dans le frigo. C’est assez dingue, mais je ne comprends pas trop ce que ça veut dire, mais c’est ce dont je me souviens. Est-ce là un rêve enfoui de mon cerveau qui veut se séparer du reste de mon corps, des liaisons nerveuses pour ne plus ressentir la douleur ? Après j’ai rêvé des éléphants multicolores, ça, ça devait être le médicament qui m’a fait cet effet-là… Je devais quand même bouger un petit peu là, j’inspire longuement avant d’expirer tout d’un coup et que je me mette à bouger pour tourner sur le côté. Ça pue un peu trop la cigarette là. Comme s’il… Je bouge un peu pour voir Luke assis sur son fauteuil et je plisse les yeux en même temps que je fronce les sourcils.  « T'es resté à me regarder dormir depuis combien de temps ? » fis-je en mâchant sur mes mots à la fin avant de bouger avec attention mes mains et que je serre les doigts pour vérifier que ce n’est pas comme ce matin. Je me sens légèrement groggy et à la fois bizarre. Je crois que je n’arrive pas encore à me faire à la présence de mon frère dans cette maison, ni à l’idée qu’il est là pour moi après tout ce temps. Je crois que je n’arrive pas à me faire à l’idée que je ne suis pas seul dans cette galère et qu’il y a bien et bel quelqu’un qui me soutient dans cette galère, quelqu’un qui ne voudra pas me laisser, quelqu’un qui ne voudra pas partir le lendemain. C’est tellement irréel tout ça. Je me suis trop habitué à le voir partir, rester pour un court moment et retourner à la guerre. « Je ne sais pas ce que tu m’as donné. Mais c’était… » Je fais un petit geste de la main, pour montrer la petite distance entre deux doigts, tout en plissant les yeux. « … Un chouia trop fort… Pourtant, ça m’a aidé à dormir. » Une légère pause avant d’hocher la tête, sans rien dire pour le rassurer au fait que ça a l’air d’aller. Juste envie de dormir encore.

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TES DOUBLES : Papa Lloyd & futur papy Magnùs.
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CÔTÉ COEUR : Célibataire.
PROFESSION : Ancien médecin soldat en quête d'un nouveau poste.
REPUTATION : On connaît les Caryll, le petit frère ... Mais Luke, ce n'est pas la même chose. Aux premiers abords, on remarque un bel homme avec un métier particulièrement difficile, admiratif même. Mais quand on discute avec lui comme je l'ai fait, on remarque directement ce côté froid et distant, côté qu'il ressort sûrement pour se protéger lui et ses secrets. Il vient de revenir et il va avoir du mal à s'intégrer dans cette ville sans être un petit peu plus ... Joyeux. Ou même sympathique.



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MessageSujet: Re: And then? What are we going to do? (Rémy) Dim 16 Sep - 21:10

 

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C'est le voir se décomposer devant toi qui devient un supplice. Ses mots sont hésitants, ses phrases courtes, elles manquent parfois de sens et tu vois ben que son corps a abandonné la lutte. C'est pour une bonne cause certes, mais... Tu es là, le cœur brisé à l'observer partir dans un autre monde où tu ne seras pas, il sera en paix, une courte illusion de cette réalité dangereuse dans laquelle il vit. Pourquoi pas le mettre dans un coma artificiel et trouver une solution en attendant, au moins, il ne souffrirait pas ? Mauvaise idée, mais idée quand même. Tu ne lui réponds même plus, tu ne fais que le regarder comme si il était un animal blessé et tu laisses ton cerveau cogiter, trouver des solutions aussi mauvaises les unes que les autres. Ton impatience affecte ton jugement qui ne tient plus debout. Tu as perdu ta raison Luke. Tu l'abandonnes quelques longues minutes le temps de nettoyer tout ce bordel que vous avez laissé tous les deux derrière vous. Ton cerveau fait un magnifique shut down lorsque tu joues la fée du logis.

Tu reviens dans le salon, ton café en mains et tu te mets en boule sur le fauteuil en face de ton lit de fortune du moment, tu devrais d'ailleurs songer à récupérer un vrai lit, mais encore une fois, c'est Rémy qui décide, il veut tout trier avant de vider les chambres et autres pièces de la maison, et ça compte ta chambre de gosse dans le lot. Sans mentir, ça te fait peur de savoir que tu vas devoir y remettre les pieds pour y dormir, au final, tu es bien sur le canapé ici... Tu passes ta main droite sur ton visage, exténué, à peine réveillé, mais déjà au bout du rouleau. Ta vie risque de rester comme ça, erratique pendant un long moment, surtout si tu veux pouvoir prendre soin correctement de Rémy. Tu fais mentalement le plan des journées qui vont suivre si tout va comme tu le désires. Tu croises les doigts pour que la clinique militaire accepte ta requête peu commune. Après tous les services que tu as rendu pour la nation, celle-ci peut bien te rendre la monnaie de ta pièce et puis, ils comprendront à quel point c'est important  pour toi, parce que c'est ta famille, ton sang, Rémy est le dernier qui te reste. Tu as dans cette grande famille qu'est l'armée de votre belle nation et elle ne peut pas laisser un de ces membre en détresse ? Tu ne te vois pas jouer sur le pathos non plus, mais au besoin, tu poseras toutes tes cartes sur la table y comprit celle que tu redoutes le plus... Tu sens ta gorge se serrer rien que d'y penser. Tu as beau avoir été un soldat durant de longues années, avoir été sur le terrain vu des choses tout à fait horribles, tu n'es pas aussi fort que tu te la joues et... retourner en mission, au fond de toi, même si c'est ton devoir, ça te terrorise petit à petit et tu as peur qu'en échange de ce que tu vas demander, tu doives reprendre du service. C'est une possibilité et elle te fait froid dans le dos, elle a beau être infime, elle est bien présente et elle te donne envie d'écrire une lettre d'excuses à Rémy et de te barrer à l'aurez bout du monde sans jamais te retourner. Après tout, la fuite, c'est ce que tu sais mieux faire. Mais tu n'as pas le droit de faire ça à ton frère, il vient de te faire part de ses incertitudes face à ta présence actuelle et si tu te barres, tu vas lui donner raison et bien  lui prouver que tu préfères prendre la fuite quand ça devient trop compliqué. Non. Cette fois, tu resteras à la maison, tu porteras fièrement le fardeau de ton frère sur tes épaules. C'est ta mission que de le sauver, coûte que coûte et tu iras te battre à nouveau si besoin. Rémy vaut toutes les guerres du monde et tu as bien pris ton temps pour le comprendre. Tu l'as trop souvent abandonné pour recommencer. La seule chose que tu vas abandonner, c'est ta peur. Celle qui te fige et qui te fait top réfléchir, oubliant l'importance des actes dans de difficiles situations. Tu dois absolument te reprendre en mains et faire face. Tu secoues légèrement ta tête que tu sens chargée de tout et n'importe quoi, tu bois une gorgée de ton café qui a eu le temps de perdre en température, tu t'allumes une clope, encore et toujours. Tu t'accroches à ta dose de nicotine qui t'offre un semblant de stabilité. Pas question de fondre dans le sentimentalisme devant ton frère que tu vois doucement bouger. Putain, ça n'a pas duré longtemps, ou alors si et tu n'as pas vu le temps passé ? Tu lèves ta main afin d'observer l'heure sur ta montre et tu constate que le temps a pas mal passé, au moins deux heures dans le coltard, un plus ou moins bon point. La crise a eu le temps de complètement disparaître, il peut être  soulagé ton Rémy, enfin, pour la journée, demain, tu ne sais pas comment ça va se passer. « Ne crois pas que j'ai passé mon temps à te regarder la belle au bois dormant. » Siffles-tu avec dédie, tu t'éloignes largement du gentil frère que tu peux être dans tes pensées, il ne doit pas savoir à quel point tu as mal. « J'ai été nettoyé dehors, passé le jet sur la terrasse, je t'aurai ben arrosé un coup, mais non. » Tu hausses les épaules douloureuses à cause du temps passé dans cette position peu confortable. « Tu peux te reprendre un café au besoin et met de la flotte avec pour que tu puisses le boire cette fois. » Ta vulgarité est ton outil de défense et en même temps d'attaque, tu as toujours été comme ça, ça te permet aussi de prendre de la distance avec tout ce qui peut te mettre mal à l'aise, comme cette situation que tu essaies vainement de rendre légère.

Doucement mais sûrement tu quittes cette infâme position pour détendre tes jambes qu'elles puissent enfin toucher le sol, tu pousses un grognement audible avant de bailler, tendant tes bras vers le plafond. « C'est pas le tout de glander ici, mais y a du boulot à faire. » Tu lui jettes un coup d’œil, ne pouvant t'empêcher d'être inquiet. Tu secoues la tête de gauche à droite en soupirant. « Si tu dors, c'est que c'est fort oui et c'est pour ça que je te disais que ça n'allait pas être une solution, c'est pour les cas extrêmes mais de toute façon, tu n'en auras plus besoin quand on aura trouvé ce qu'il se passe exactement. » Tu prends cet air distant à nouveau, tu ne veux pas retomber dans cette conversation sur vous deux, sur sa maladie, sur la possibilité que tous vos efforts ne mènent à rien ou que tu te barres avant que quelque chose se passe, non. Vous devez passer outre tout ça et vous mettre à agir normalement dans une situation qui elle, ne l'est absolument pas. « Mais sérieusement, tu comptes nettoyer ma chambre quand ? » Changement de sujet radical, un besoin pour toi, pour respirer et éviter de replonger dans ce foutu sentimentalisme parce qu'à ce rythme là, dans une heure, tu seras couché dans le canapé à t'imaginer ce que tu aurais pu vivre avec elle en Australie si tu n'avais pas été une poule mouillée. « Si tu veux je t'aide, je balance tout par la fenêtre. » Ouais, bonne idée, tout jeter et faire comme si rien ne s'était passé, faire comme-ci tout allait bien, mais ce n'est pas en crachant sur le passé qu'il va disparaître, il va bien falloir que tu acceptes tout ce que tu as vécu avec votre père, mais... ce n'est pas prêt d'arriver, malheureusement.


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ÂGE DU PERSONNAGE : 39 ans
CÔTÉ COEUR : Célibataire ; Il n'a jamais su se poser en réalité
PROFESSION : Journaliste au Tenby Dispatch
REPUTATION : Rémy est une tête connue, dans les environs. Il faut dire que sa profession aide pas mal à s'attirer la sympathie (ou non) des gens. Il a des côtés un peu mystérieux, on a parfois du mal à le cerner mais on lui pardonne : il est Ecossais après tout !



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MessageSujet: Re: And then? What are we going to do? (Rémy) Mer 26 Sep - 22:28

Ne crois pas que j’ai passé mon temps à te regarder la belle au bois dormant
A sa réplique, je fronce les sourcils et secoue la tête assez dépité. Je me mets sur le dos dans un gros soupir. Je me doute bien que ce gars n’est pas resté inactif pendant tout ce temps-là. J’aurai aimé bouger un peu plus, surtout que je me demande combien de temps on a clairement perdu avec cette fichue crise. Luke s’est occupé à sa façon en réparant le bordel que j’ai laissé derrière durant ma crise. ”Pfeuh.” fis-je nullement inquiet au fait que Luke a cette envie de m’embêter avec le jet. Ce n’est pas nouveau quand je me rappelle quand j’étais petit, je n’arrêtais pas de perdre contre lui parce qu’il est trop rapide et était plus malicieux que moi. Mais aujourd’hui, les choses auront changées. “La prochaine fois… Quoique, je doute sincèrement que cette fois-ci tu y arriveras.” Je suis plus rapide qu’avant, enfin, si je n’ai pas un saut de douleur dans les chevilles, ce serait vraiment insurmontable et handicapant à la fois. Cela gâcherait même notre délire de bataille. En vrai, on a beau avoir la quarantaine, il y a toujours une part de gamins entre nous. On ne l’avait pas beaucoup exploité depuis le départ de Luke, même si je me rappelle des conneries qu’on a plus ou moins dû faire quand on était avec notre groupe habituel. J’en avais fait des conneries quand même quand il n’était pas là, mais je restais sage la plupart du temps.

Je pouvais sentir que Luke essayait de rendre l’ambiance légère, de cacher le malaise qui était encore là malgré tout. Ma crise n’a rien arrangé, je le sais et pourtant je n’en parle pas, lui non plus. On n’en parle pas tout simplement. Il se cache derrière ses mots vulgaires, il prend de la distance encore une fois… Comme toujours. Il a toujours fait ça et ce n’est pas toujours évident avec lui. Luke a forcément ses secrets à lui qui le rongent et je sais que je ne l’aide pas du tout avec ma situation actuelle. Je ne l’ai jamais aidé en vrai. “ Je boirais plus tard le café.” fis-je alors que je me redresse un peu après avoir vérifié que tout est bon et que je ne ressens pas de douleur dans mes poignets ou mes chevilles. Tout à l’air d’être bon, mais je n’ai pas envie de penser vite. Je devrais m’activer tout de suite, mais je crois que je suis encore sous l’effet de ce médicament, ça pourrait expliquer pourquoi je me sens plutôt bien à mon réveil. J’ai surtout faim et je devrais fouiller dans le frigo, voir ce qu’il y a de mangeable le matin. Avec toute cette connerie et cette fichue maladie, je n’ai pas arrêté de sauter les repas et donc de perdre un peu de poids. Faudrait que je mange et qu’on s’y remette. Je n’ai pas ce jour de congé pour rien en plus et encore une fois de plus, je le gâche. “ Il y aura toujours du boulot, que la maison soit finie ou pas.” marmonnai-je avant de passer la main sur le front, puis je me redresse totalement. Je suis assis, les pieds touchent le sol un peu froid. Je fais un léger geste de la main, avant d’hocher la tête face au regard inquiet de mon frère, je vais bien. Pour l’instant. Je soupire longuement avant de lui parler de ce médicament qui m’aura bien endormi avant de le rassurer à nouveau que j’allais vraiment bien. Je bouge les orteils de mes pieds, tout comme je bouge les doigts. Je n’arrête pas de faire ça et je crois que je n’arrêterai pas, c’est devenu une habitude pour moi de vérifier si je n’ai pas trop mal. Je reste étrangement silencieux, tandis que Luke répète, je n’aurai pas besoin de ces médicaments quand on saura ce qui m’arrive en vrai. Je crois qu’il fait plutôt bien de ne pas me le dire, parce que si je savais ce que c’était, je refuserai probablement de les prendre, même si je suis au bord de la mort. L’épisode de l’hôpital psychiatrique m’aura assez traumatisé même si c’est ce qui a été un de mes plus grands succès de ma carrière. Le silence s’installe à peine, je décide à ce moment là de me lever tout seul sous un soupir d’effort et de traîner les pieds jusqu’à la cuisine. “ Aujourd’hui.” Depuis le temps qu’il en parle. Ce serait effectivement bien qu’il ait accès à son lit, parce que même si j’ai bien dormi sur son canapé, ce n’est pas le plus confortable. Je me demande si je ne devrais pas le changer aussi. En vrai, presque tout est à changer dans cette maison, elle est quasiment restée la même pendant des années. A la réplique de mon frère, je referme la porte du frigo pour le regarder avec un air blasé alors que je tenais une salade de fruits. “ Et les trucs qui vont se retrouver dehors, par terre. T’en fait quoi ? Un feu de joie ?” Une pause alors que je cherche la cuillère avant de le désigner avec, de mon air le plus sérieux. “ Cela dit, le feu de joie dans le jardin n’est pas une option.” Il en serait capable. Je plante la cuillère dans la petite coupe de la salade de fruit, j’ai l’air de ne pas être réveillé du tout encore, je suis un peu dans le coltard. “ Après, j’imagine que tu peux balancer tes affaires qui sont toujours dans ton armoire… Le reste, ce sont les …” Je m'interromps et serre les dents sur le fait que j’ai failli parler des affaires de notre père qui trainent dans la chambre de Luke. Je ne sais pas comment elles sont arrivées là, mais comme Luke ne venait pas souvent, c’est sûrement normal qu’il a casé quelques trucs comme ça là. Nos parents qui collectionnent les objets, c’est assez impressionnant et c’est nous qui en chions à devoir trier et ranger, balancer et brûler, revendre et garder. Je ferme les yeux et lâche un gros soupir, contrarié sur le coup. “Enfin bref, tu peux balancer si ça t’arrange ce qu’il y a près de l’armoire. Je rangerai les trucs que j’ai déjà trié et qui sont sur ton lit. Mais je ne crois pas que ta chambre soit accessible dès ce soir.” Et sur ces mots, je mange la salade, appuyé contre le plan du travail de la cuisine, tout en observant mon frère. C’est fou tout de même que nous arrivons plus ou moins à passer à autre chose, de faire comme si rien ne s’était passé. Je ne devrais pas être surpris que j’ai su être capable d’avoir caché ma maladie pendant des années, c’est de famille de savoir cacher des trucs, de passer à autre chose, mais surtout de faire comme si rien n’était. Nous sommes vraiment une famille d’Autruches.

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ÂGE DU PERSONNAGE : quarante-trois ans.
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REPUTATION : On connaît les Caryll, le petit frère ... Mais Luke, ce n'est pas la même chose. Aux premiers abords, on remarque un bel homme avec un métier particulièrement difficile, admiratif même. Mais quand on discute avec lui comme je l'ai fait, on remarque directement ce côté froid et distant, côté qu'il ressort sûrement pour se protéger lui et ses secrets. Il vient de revenir et il va avoir du mal à s'intégrer dans cette ville sans être un petit peu plus ... Joyeux. Ou même sympathique.



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MessageSujet: Re: And then? What are we going to do? (Rémy) Dim 30 Sep - 18:31

 

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Every little piece in your life - will it mean something to someone?
Ta condition physique est certainement meilleure que la sienne pour de nombreuses raisons, mais tu ne cherches pas à le lui dire sinon vous allez encore en revenir à celui qui est meilleur que l'autre et ça va mal terminer. Pour toi, tu seras toujours le meilleur, sans problèmes mais si il ne le dit pas, ça n'a pas assez d'importance, tu as ce besoin constant de te le prouver. Rémy prend cher lorsque tu perds, lui aussi est un très mauvais joueur, vous êtes les pires tous les deux et pourtant, vous continuez encore et encore à vous défier à tous les deux possibles et imaginables pour au final en arriver à un piètre 50% chacun parce que vous avez vos jeux favoris. Enfin là, avec le jet tu le détruits et tu cours plus vite que lui et ça, même si tu fumes. Rémy a beau avoir des grandes jambes, tu es un soldat, c'est ce qui fait toute la différence. « La prochaine fois... » Murmures-tu doucement, tu espères que celle-ci arrivera lorsqu'il sera en meilleure forme histoire que ça ne soit pas un combat inégal.

« Tu fais ce que tu veux. » Une nouvelle fois, tu rejettes la responsabilité de ses actes, ce qu'il fait c'est sa vie, tu ne veux pas qu'il se repose sur toi, enfin si, mais ta façon de le montrer c'est totalement le contraire. Tu gardes cette distance inégale avec Rémy. Après tout, tu l'as quitté depuis tellement longtemps qu'être tout le temps dans ses pattes ça ne doit pas être simple et ça, même si ce n'est que le début. Déjà pour toi, ta solitude te manque, mais tu ne peux en aucun cas te permettre de vivre ailleurs, sans lui, tu te dois de le protéger mais en même temps tu dois le laisser vivre sa vie. Vous vous marchez dessus dans cette putain de maison encombrée comme jamais, il est vraiment temps que quelqu'un vide les affaires qui traînent, tu t'es proposé pour le rôle mais Rémy aime garder des choses. « Je sais, mais le plus gros est à faire et ça me fout en l'air de voir que rien ne bouge. » Réponds-tu grognon comme pas deux, l'observant du coin de l’œil revenir à lui-même. Tu ne te bouges pas trop de ton côté non plus mais faut dire que tu passes plus ton temps à le surveiller lui et regarder des sites internet pour trouver de réponses au sujet de son état qu'autre chose. Après si ça ne tenait qu'à toi, des mecs seraient venus à la maison depuis longtemps pour absolument tout prendre, tout jeter ou revendre, tu t'en fous, mais débarrasser le plancher. « Aujourd'hui quoi ? » C'est à ton tour de te lever, le rejoindre, peut-être reprendre un café, pourquoi pas, en attendant tu tires sur ta clope avant de l'écraser sur le cendrier au bord de la fenêtre avant de quitter le salon et de le rejoindre, les bras croisés sur ton torse. « Tu veux ranger aujourd'hui ? Si tu voyais ta tête, tu dirais pas ça. » C'est méchant ? Non, réaliste, il ne peut pas travailler dans un état pareil et quant bien même il ne portera rien de lourd, dès qu'il va chercher à se focaliser sur quelque chose, tu mets d'avance ta main à couper qu'il va avoir un mal de crâne immonde à cause des effets secondaires du ce que tu lui as donné. Tu devrais peut-être lui dire que la télévision ou tout écran est à proscrire pour aujourd'hui, mais tu ne dis rien, pas pour le moment. « Je ne sais pas si ça sera un feu de joie à proprement parlé mais ça ne me dérangerait pas de tout brûler, je n'ai rien à garder des affaires qui sont dans ma chambre et encore moins dans le reste de la maison. Donc, au feu ou à la poubelle, ça m'est égal. » Après si Rémy tient à faire un feu, vous pouvez bien choisir quelques objets et les brûler sur la plage, ça peut faire un truc sympathique en fin de soirée avant que la nuit ne tombe pour éviter que ça soit trop dangereux. « J'peux balancer l’armoire tout court. » Tu réponds on ne peut plus sèchement. Oui, c'était votre père qui l'a construit cette armoire alors tu peux la foutre à l'air en même temps que ce qu'il y a dedans. Rémy aussi prend des pincettes avec toi, mais tu le remarques automatiquement. Il va vouloir éviter le sujet papa mais ça va encore et toujours éclater. « Dans ces cas-là pour faire plus simple, je vide l'armoire dans des sacs poubelles, je la démonte, je fous ce qu'il y a sur le lit dans des cartons et tu tries ton bordel. Pour le lit, on en va commander un autre, je ne mesure plus un pauvre mètre et cinquante centimètres. » Quand tu revenais avant durant tes permissions ça te foutait en l'air de dormir dans ce lit, soit tu devais être en position fœtale ou alors tu avais les pieds qui pendaient dans le vide. Faudra aussi peindre, éventuellement retaper le parquet de la chambre en gros c'est pas ce soir que tu vas dormir dans une chambre, ton canapé restera ton meilleur ami pendant encore quelques jours. « D'ailleurs, tu me diras pour les autres pièces ce que je peux balancer ou pas, qu'on ne fasse pas des tonnes d'aller-retours pour tout jeter. » Y aller au compte-gouttes, c'est sans toi. Et plus tôt c'est et mieux ce sera, tu cherches aussi à ce que Rémy puisse se remettre de sa maladie inconnue dans des conditions optimales. Pourquoi pas faire appel à des décorateurs d'intérieurs ? Ou alors non, mieux, faire venir les frères Julliard, les faire boire et demander comment réhabiliter la maison entière. C'est une putain de bonne idée ça, parce qu'en plus de refaire de la déco, vous allez certainement passer la journée/nuit de l'année.

Spoiler:
 

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And then? What are we going to do? (Rémy)

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