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I'm a liar, a thief and I am an apology + Gwen

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Penny, Jaya, Trystan, Thomas & Eleanor
TON AVATAR : Sam Claflin
TES CRÉDITS : tearflight (avatar) anaelle (signature)
TA DISPONIBILITE RP : Libres : (2/3)
En cours : Nate
RAGOTS PARTAGÉS : 1834
POINTS : 3602
ARRIVÉE À TENBY : 16/02/2016


ÂGE DU PERSONNAGE : 27 ans (24/08)
CÔTÉ COEUR : Marié à sa Lizzie.
PROFESSION : Croupier au casino de Swansea.
REPUTATION : Quel beau mariage il a fait ! Tous nos vœux de bonheur pour lui et sa femme.


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MessageSujet: I'm a liar, a thief and I am an apology + Gwen Dim 24 Juin - 20:11

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Avec l’impression d’être dans une mauvaise série B, Rhys planque dans sa voiture. Garé en face de la luxueuse maison de Nate sur l’Esplanade, il attend que celui-ci s’en aille. Il savait que Gwen restait ici le temps de sa convalescence et voulait lui parler. Mais lâchement, il ne voulait pas tomber sur son petit ami. La rock star avait la réputation d’avoir un caractère sanguin et vu ce qui s’était produit par la faute du Blake, il se doutait bien que Nate n’hésiterait pas à lui tomber dessus… Hélas, le musicien met du temps à s’en aller. Rhys a l’impression d’être dans sa voiture depuis une éternité quand il voit enfin la Porsche noire de Nate sortir du garage et quitter l’allée. Il attend encore cinq minutes pour être sûr que le propriétaire des lieux n’allait pas revenir tout de suite puis se décide enfin à sortir de sa voiture. La partie la plus compliquée commençait. Car il n’avait aucune idée de comment faire face à Gwen. Techniquement, il ne devrait même pas être là. Sa meilleure amie lui avait dit clairement qu’elle avait besoin de temps pour digérer ce qui s’était passé et qu’elle avait besoin de ne pas le voir pendant quelques temps. En temps normal, et même si elle lui manquait énormément, il aurait mis un point d’honneur à respecter ce souhait et à lui laisser le temps qu’il lui faudrait mais les circonstances étaient un peu particulières. Le mois d’août se rapprochait à grand pas et il avait besoin de lui poser une question en particulier. Il ne pouvait plus attendre, il ne lui restait plus que quelques jours pour renvoyer les papiers à la mairie… Malheureusement, ça allait être un moment pénible pour tout un tas de raisons. Il le sentait.

Il entre dans les limites de la propriété de Nate, se préparant à sonner à la porte. Mais alors qu’il est sur le perron, il lui semble entendre des bruits venant de derrière la maison. Comme toutes les riches personnes vivant dans cette rue, le Miles avait sûrement une terrasse avec vu sur la mer. Et connaissant Gwen, il y avait de fortes chances pour qu’elle apprécie un endroit pareil. Se sentant comme un intrus, il fait donc le tour de la maison pour vérifier sa théorie. Et celle-ci s’avère juste. Pour le moment, il ne la voit que de dos mais c’est bien Gwen qui est installée sur une chaise, devant les vestiges de ce qui a dû être un petit déjeuner en amoureux… Le Blake devrait faire un bruit pour signaler sa présence mais il reste paralysé quelques secondes, prenant tout à coup peur. C’est suffisant pour que Gwen fasse mine de se lever. L’opération semble compliquée pour elle, elle prend appui sur la table, inspirant profondément, se déployant progressivement. Apparemment, son corps la faisait toujours souffrir. La culpabilité revient alors frapper Rhys de plein fouet. Tant pis s’il risque de se faire renvoyer dans les cordes, il s’élance sur la terrasse. « Laisse-moi t’aider… » Peu importe, ce qu’elle avait besoin de faire… Il se place à ses côtés, se penchant vers elle, tendant un bras hésitant dans sa direction pour un éventuel soutien. Lui laissant le temps d’accepter sa présence, il détaille le visage de la métisse de profil, constant que les hématomes qui l’avait meurtri commençaient à s’estomper. Ou plutôt seulement à s’estomper. Chaque ombre qu’il devine sur la peau de Gwen est comme un coup dans l’estomac, un rappel que sa présence ici était déplacé. Mais il était trop tard pour reculer. « Je sais que tu ne veux pas me voir… Je te promets que je ne serai pas venu si ce n’était pas important mais il faut que je te parle d’un truc. Ça ne prendra pas longtemps, après je repartirai… D’accord ? » Demande t-il, se faisant suppliant d’emblée, presque malgré lui.


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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Boston
TES DOUBLES : Fiona, Eléa, Lexia & Dylana
TON AVATAR : Katerina Graham
TES CRÉDITS : ava - tearsflight, gif profil - pennywifey, signa - anaëlle.
TA DISPONIBILITE RP : 0/2: Nate
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POINTS : 4870
ARRIVÉE À TENBY : 13/12/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 28 ans
CÔTÉ COEUR : En couple avec Nate
PROFESSION : Chanteuse, danseuse, musicienne, chorégraphe, boxeuse et menteuse professionnelle. Chanteuse : elle chante surtout de la soul, du pop/rock et du rnb. Musicienne : elle joue principalement de la guitare et de la basse dont elle est une véritable virtuose, elle se débrouille aussi au piano. Danseuse : la danse est l’art dans lequel elle excelle le plus, elle est aussi chorégraphe et donne des cours de danse hip-hop et contemporaine. Boxeuse : elle a un excellent niveau en boxe et est impitoyable avec ses adversaires, elle donne des cours de boxe au club de Tenby. Elle a appris à se battre dans la rue et maitrise donc des techniques de combat bien plus larges. La boxe lui a permis de se recentrer.
REPUTATION : Elle se remet doucement de son agression. Il paraît qu'elle va quand même bientôt partir en tournée, mais comment alors qu'elle peine encore à marcher ?


MessageSujet: Re: I'm a liar, a thief and I am an apology + Gwen Dim 1 Juil - 15:02

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Gwen se redressa maladroitement sur la chaise tandis qu’elle finissait son café. Nate avait déjà terminé de manger et la regardait tendrement. Les deux chanteurs passaient tout leur temps libre ensemble, du moins tout le temps libre du rockeur. Dès qu’il avait deux jours off dans sa tournée, il prenait un vol pour venir la rejoindre et lui tenir compagnie. Il avait assuré sur tous les plans entre son soutien inconditionnel, le remboursement de l’argent arnaqué, il avait même joué le pare-feu avec son label dans le but de trouver un terrain d’entente sans intervention d’avocats. Gwen avait de six à huit semaines pour se retaper un maximum, un temps supposément suffisant pour qu’elle puisse remarcher sans trop souffrir de la jambe, un temps aussi raisonnable pour que son premier single continue de cartonner et de tourner sur les ondes sans qu’elle soit complètement oubliée. Ensuite, si elle avait retrouvé une certaine forme au terme de ces semaines de convalescence, une petite tournée version acoustique avait été prévue pour limiter la casse des investissements, une tournée qui n’exigerait pas de sa part de danser. Les circonstances avaient aussi joué en sa faveur : Gwen n’avait pas failli à ses obligations parce qu’elle s’était droguée ou avait déconné. Elle avait été agressée, une excuse de loin plus acceptable aux yeux d’une maison de disque qu’un écart de conduite de la musicienne. En plus d’avoir assuré ses arrières, Nate lui payait tous les frais médicaux nécessaires à son rétablissement, que ce soit en médicament ou les meilleurs médecins pour sa rééducation. De fait, Gwen n’aurait jamais eu les moyens de s’offrir tout ceci aussi vite et elle récupérait plutôt bien étant donné l’état dans lequel elle s’était retrouvée. Son plâtre avait été changé et adapté à une mobilité plus aisée, et même si elle se déplaçait toujours en béquilles, la métisse avait beaucoup moins de mal à bouger que dans les tous premiers jours. Son regard croisa celui du Miles, elle lui adressa un sourire entendu. Il devait s’absenter cette après-midi pour une interview sur Swansea, la presse le pressait de répondre à certaines questions et s’il avait réussi à repousser certaines interrogations, il se devait aussi de respecter de temps à autre les invitations des journalistes. Au terme de leur petit-déjeuner tardif, Nate la quitta donc pour son rendez-vous.

Durant quelques instants, Gwen se reposa sur la terrasse. La solitude ne la pesait pas, elle lui était d’ailleurs bénéfique tantôt pour réfléchir tantôt pour se vider la tête selon ses humeurs. Son café terminé, elle essaya de se redresser pour aller se resservir. La métisse avait difficilement accepté de dépendre des autres pour certains simples gestes du quotidien, aussi, dès qu’elle en avait l’occasion, lorsqu’elle n’était pas couvée comme une poupée en porcelaine par son petit ami ou ses proches, elle essayait quelques petites initiatives plus faciles à réaliser afin de retrouver certains automatismes. Toutefois, elle se releva plus difficilement que prévu, cherchant de quoi s’appuyer et toujours assez limitée dans ses mouvements. Soudain, une voix l’interpella et la fit sursauter. Rhys. Il n’était pas censé être là. Elle avait pourtant été clair sur son besoin de temps et d’espace… « Non ! Laisse-moi tranquille… » Répondit Gwen en préférant s’appuyer sur la chaise pour se redresser de toute sa hauteur, que d’accepter le soutien offert par son meilleur ami. Elle leva les yeux vers lui tandis qu’il la fixait d’un air horrifié. Il lui expliqua alors qu’il avait une bonne raison de venir la voir malgré ce qu’elle lui avait dit et qu’il ne s’éterniserait pas. La métisse avait beau en vouloir à son meilleur ami, elle savait qu’il n’aurait pas violé cette directive sans que ce soit important. Peut-être y avait-il eu un nouvel incident concernant l’affaire ? Elle en doutait puisque Nate avait remboursé ces types, même si Rhys ne le savait pas, mais on ne savait jamais… « Ok, je t’écoute. Qu’est-ce qu’il y a ? »

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MessageSujet: Re: I'm a liar, a thief and I am an apology + Gwen Mer 4 Juil - 9:51

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« Non ! Laisse-moi tranquille… » L’accueil de Gwen est aussi glacial que ce que Rhys avait imaginé. Hélas, s’y être préparé ne rendait pas pour autant la chose simple à encaisser. La Martins a beau disposer d’une mobilité plus que réduite, elle fait tout pour se mettre hors de sa portée, comme si un simple contact entre eux pouvait l’affecter gravement. Impuissant, il respecte donc son souhait, laissant retomber son bras secourable et reculant même d’un pas. Mais la blessure de ce rejet luit dans ses yeux…  Et respecter la volonté de Gwen lui coûte vraiment. Parce que sa meilleure amie a toutes les peines du monde à se maintenir debout en s’appuyant sur cette chaise et qu’il la connaît assez bien pour savoir qu’elle serait capable de maintenir la position, juste pour lui prouver qu’elle n’est pas une poupée fragile. Il serre donc les dents, ne disant rien du tout, conscient qu’envenimer une situation déjà complexe ne servira à rien. Il sollicite donc la permission de lui parler d’un sujet important et contre toute attente, elle accepte. « Ok, je t’écoute. Qu’est-ce qu’il y a ? » Il devrait être content qu’elle accepte de lui parler mais il avait un peu espéré que ce serait moins expéditif, moins froid. Car là, il se tenait debout, sur le côté de son profil droit, à la distance de sécurité imposée tandis qu’elle le regardait à peine. Ce n’était pas les meilleures circonstances qu’on puisse imaginer compte tenu de l’importance qu’avait ce qu’il était venu lui demander. Mais il ne devait pas pousser sa chance et en demander trop à Gwen. Il se lance donc, ne créant pas de suspense inutile.

« J’ai attendu le plus longtemps possible, me disant qu’il y aurait peut être une amélioration entre nous mais là je ne peux plus… Mon mariage se rapproche à grands pas et je dois envoyer les plus rapidement possible les papiers à l’état civil. Dont les formulaires concernant mes témoins… » Commence t-il en sentant tout de suite le décalage dans ses propos. Il avait l’air d’un monstre à parler comme ça des préparatifs pour son mariage alors qu’elle peinait à traverser la terrasse. Mais dans l’esprit du blond, il était hors de question qu’il repousse. Il avait besoin que Lizzie devienne sa femme le plus vite possible. Il ne voulait plus attendre, ils avaient déjà perdu assez de temps comme ça. « Et en dépit de ce qui s’est passé, même si je vois bien que ma simple présence sur ta terrasse te donne des envies de meurtre, je ne peux pas prendre une décision sans t’en parler. » Il relève les yeux mais elle ignore toujours obstinément son regard, regardant droit devant elle. Il pousse un petit soupir. « Je me débats depuis des jours avec ce dilemme, ce cas de conscience. Te poser la question alors que tu n’es pas prête à me pardonner semble stupide, pour ne pas dire indélicat mais je ne me voyais pas ne pas te demander du tout. Je ne me voyais pas te remplacer par quelqu’un d’autre sans t’en parler au préalable. Ça me semblait…. froid » Il avait effectivement retourné le problème dans tous les sens. Demander était une mauvaise idée. Ne pas demander était une mauvaise idée. Alors finalement, peut être que c’était tout simplement elle qui devait prendre la décision. Comme ça encore une fois, ses souhaits seraient respectés. « Je ne savais pas ce qui te ferait le moins de peine… Pour ma défense, je ne pensais pas qu’un jour, j’aurai cette question à me poser... » Non dans son esprit, il avait toujours été acté que le jour où il passerait cette grande étape qu’était le mariage, Gwen serait heureuse d’être à ses côtés. Mais c’était avant tout cette merde avec le poker. Maintenant tout semblait brisé entre eux et il ne se fait pas beaucoup d’illusions sur ce qu’elle va pouvoir répliquer à ce qu’il vient d’exposer.

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REPUTATION : Elle se remet doucement de son agression. Il paraît qu'elle va quand même bientôt partir en tournée, mais comment alors qu'elle peine encore à marcher ?


MessageSujet: Re: I'm a liar, a thief and I am an apology + Gwen Mer 4 Juil - 22:14

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Rhys était clairement touché par la froideur de Gwen mais la jeune femme ne réussissait pas adopter un comportement beaucoup plus courtois. La blessure mentale était encore trop fraîche. De plus, il l’avait prise par surprise à débarquer à l’improviste. Son meilleur ami lui forçait la main, alors qu’elle lui avait demandé du temps. Cependant, Rhys justifia sa présence par un besoin de lui parler assez urgent. Après quelques secondes de réflexion, Gwen décida de prendre sur elle et de l’écouter. Il ne serait pas venu sans vraie bonne raison. Elle n’avait pas envie de s’éterniser, aussi elle se montra assez expéditive dans sa réponse. Distante, la métisse le regardait à peine. Elle n’arrivait pas à croiser ce regard qui l’avait tant de fois soutenue… et pourtant brisée lors de leur dernière confrontation. Rhys lui apprit alors qu’il allait bientôt se marier, comme s’il lui annonçait qu’il avait fait les courses au magasin. Un pincement au cœur, Gwen découvrait donc que la cérémonie approchait à grands pas. Elle était vaguement au courant pour les fiançailles, cependant elle n’imaginait pas qu’ils en étaient déjà à ce stade avancé. Bon point pour Rhys : il ne tourna pas autour du pot. La chanteuse comprit instantanément où il voulait en venir dès qu’il souffla le mot « témoin ». Son cœur s’accéléra un peu, mais elle essaya de rester impassible. Malgré ce qui s’était passé entre eux, le Blake refusait de se décider sans lui en parler, ce qui réchauffa un peu le cœur de la chanteuse. « Félicitations pour le mariage. » Répondit-elle, un timide sourire aux lèvres, malgré sa froideur. C’était vrai. Après tout, elle n’avait rien contre Lizzie. Au moins, le rêve de Rhys pourrait se réaliser, contrairement aux siens. Le regard de la métisse se déroba de nouveau face à celui de son meilleur ami. Pas qu’elle n’osait pas le regarder, cependant s’il lisait ce qu’il y avait dedans, il ne pourrait pas le supporter. Il lui expliqua alors qu’il se débattait depuis des jours avec ce dilemme, qu’il ne savait pas quoi faire : lui demander d’être son témoin malgré le contexte tendu entre eux ou la remplacer par quelqu’un d’autre. Quelqu’un d’autre qui ne le connaissait forcément pas aussi bien, qui n’avait pas partagé tous ce qu’ils avaient partagé, selon Gwen. Il se rattrapa un peu en affirmant qu’il n’aurait pas agi sans la consulter mais la jeune femme avait été touchée par la tournure de ses propos. « Me remplacer ? Je t’ai demandé du temps, je te n’ai pas rayé de ma vie… » Blessée, elle releva les yeux vers lui cette fois. Alors Rhys essaya encore de chercher ses mots, elle ne pouvait nier l’effort et la délicatesse avec laquelle il tentait de la prendre. Le médecin lui expliquait qu’il avait cherché à choisir l’option qui la peinerait le moins, et qu’à sa décharge, il n’aurait même pas eu à poser la question en temps normal tellement ça aurait paru évident… Il fallait avouer que, de façon générale, Gwen n’était pas facile à vivre, malgré ce qu’elle avait vécu à cause d’eux. Alors, parce qu’il s’agissait de Rhys et qu’il prenait vraiment sur lui, elle décida de faire un (petit) effort aussi, en se montrant moins expéditive. « Asseyons-nous, tu veux bien. » Elle ne pouvait décemment pas forcer sur sa jambe ni le planter là. Hélas, le moment plus léger fut vite effacé par des pensées bien plus sombres, des pensées qu’elle avait besoin d’éclaircir avant d’être en mesure de lui répondre. « Ne le prends pas mal, mais en fait il y a deux choses que je ne comprends pas. » Malgré ses efforts, Rhys venait en effet de la peiner davantage, pas en lui demandant d’être son témoin, mais sur d’autres points. « Tu vas te marier avec la menace de ces hommes qui pèsent toujours ? » Demanda-t-elle dans un premier temps. Gwen marqua un assez long temps de silence pour lui donner le loisir de répondre. En soi, à cette première question, il pourrait trouver un argument qui tenait la route : il n’allait pas rester dans la peur et s’empêcher de vivre éternellement, mais tout de même, un mariage rassemblait tout son entourage… De plus, Rhys ignorait que toute l’histoire avait été réglée par Nate donc la métisse était surprise qu’il ne semblait pas s’en préoccuper plus que cela. La jeune femme l’interrogea ensuite sur la réflexion qui la touchait le plus. « Et surtout, tu as l’argent pour financer ton mariage mais pas pour rembourser ces types et protéger tes proches ? » S’offusqua-t-elle. Cette fois, Gwen attendait une réponse valable, une raison de poids, parce qu’elle n’était pas certaine d’être en mesure de lui pardonner une vérité de cette ampleur. A nouveau, elle resta silencieuse suffisamment longtemps pour qu’il réponde. Que son meilleur ami veuille se marier, c’était son droit. Cependant, les circonstances dérangeaient Gwen : il se lançait au détriment de tous ceux qui étaient en danger autour de lui parce qu’il avait triché et s’était fait prendre ; elle était la première sur la liste des personnes visées, parce que les ravisseurs la connaissaient, ce qui la blessait à nouveau profondément. Il s’en foutait ou quoi ? Ne se rendait-il pas compte qu’elle avait vécu plusieurs jours la peur au ventre ? Elle était écoeurée. « Je me suis fait tabassée pourquoi, en fait ? Ils peuvent revenir ou quelqu'un d'autre peut subir le même sort, ce n’est pas si grave ? »

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MessageSujet: Re: I'm a liar, a thief and I am an apology + Gwen Dim 8 Juil - 17:50

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« Félicitations pour le mariage. » La glace toujours omniprésente dans les yeux de Gwen fait mentir le fin sourire qu’elle avait tenté d’esquisser ainsi que ces quelques mots gentils. Un nouveau coup dur à encaisser pour Rhys. Car il semblait que sa meilleure amie n’était même plus capable de se réjouir pour lui alors qu’il allait sans doute vivre le plus beau jour de sa vie… Elle détourne soudain le regard et cette fois-ci, il ne cherche pas à le rattraper. Il ne peut plus supporter d’y lire ce qui se trouve… En fait, cette discussion qu’il avait eu à cœur d’organiser était une mauvaise idée. Ils étaient en train de se blesser l’un et l’autre plus gravement que précédemment. Apparemment, il était trop tôt pour qu’il tente de mettre des mots sur ce qu’ils traversaient. La preuve, malgré tout le tact donc Rhys essaye de faire preuve avec cette histoire de témoin, Gwen saisit la première occasion qu’elle a de montrer que ce n’est pas suffisant. « Me remplacer ? Je t’ai demandé du temps, je te n’ai pas rayé de ma vie… » Le blond sent son mauvais caractère se réveiller face à ce qu’il considère comme de la mauvaise foi. Et il ne se prive pas de se rebiffer face à ce reproche à peine dissimulé. « Je ne vois pas la différence en ce qui me concerne… On ne s’est pas vus depuis l’hôpital, tu ne m’as pas adressé un mot. Tu refuses même que je te touche… Alors ne joue pas sur les mots et ne joue pas les offensées non plus… J’ai essayé de respecter ton souhait, d’être patient. J’ai gardé mes distances mais je ne peux pas non plus mettre ma vie en suspens le temps que tu te décides à me pardonner. » C’était rude mais il avait mis son propre ressenti en sourdine depuis l’agression pour ne pas la troubler d’avantage. Alors il prenait son reproche comme une véritable gifle. C’était ELLE qui lui avait ordonné de sortir de sa vie. Et maintenant, c’était ELLE qui lui reprochait de vouloir la remplacer. Qu’est-ce qu’elle pensait ? Qu’elle ne lui manquait pas ? Que ce parfait silence radio lui convenait ? Qu’il ne rêvait pas de s’excuser encore et encore ? De se racheter auprès d’elle ? Qu’il n’attendait vraiment qu’une chose et c’était de pouvoir la remplacer ?

Elle l’invite à s’asseoir mais il reste debout, les bras croisés. Surtout que la suite s’annonçait aussi tumultueuse que le début. « Ne le prends pas mal, mais en fait il y a deux choses que je ne comprends pas. » Vu l’orage dans les yeux de la métisse et sa bouche pincée, il savait d’instinct qu’il allait mal prendre ce qu’il allait suivre malgré l’injonction. Et il se rend compte qu’il avait vu juste quand elle lui énumère les deux fameux points qu’elle vient de mentionner. « Tu vas te marier avec la menace de ces hommes qui pèsent toujours ? Et surtout, tu as l’argent pour financer ton mariage mais pas pour rembourser ces types et protéger tes proches ? Je me suis fait tabassée pourquoi, en fait ? Ils peuvent revenir ou quelqu'un d'autre peut subir le même sort, ce n’est pas si grave ? » Elle n’aurait pas pu le blesser plus gravement. C’était son intégrité en tant qu’homme qu’elle attaquait là. « Je ne pensais pas qu’un jour, tu puisses avoir une aussi mauvaise opinion de moi. Tu crois vraiment que je m’en fous de ce qui t’es arrivé ? Tu crois vraiment que ça ne me ronge pas au quotidien ? Tu crois que je n’ai pas la peur au ventre chaque jour ? Tu crois vraiment que j’ai volé cet argent pour quelque chose d’aussi futile que le financement d’un mariage ? J’ai fais beaucoup d’erreurs dans ma vie mais je n'en ferai jamais d'aussi grossières... Et je pensais que s'il y en avait bien une qui pouvait le savoir, c'était toi. Jusqu’à maintenant, tu étais la seule personne qui ne m’avait jamais jugée sans chercher à me comprendre. » Crache t-il avec dépit. C’était peut-être ça le pire. Savoir qu’il avait visiblement perdu ce qui faisait la force de leur amitié. Plus de tolérance, plus de confiance. Cette pensée le paralyse quelques instants, puis…

« Mais si tu veux des justifications, je vais t’en donner, ne t’en fais pas…. Le mariage a été organisé très vite après que j’ai demandé Lizzie en mariage en Février. Elle voulait se marier en Août, ce qui nous laissait vraiment un délai très court… Ce sont ses parents et les miens qui ont pris les choses en main, qui se sont chargés de tout organiser. En mars, tout était déjà booké. C’était donc bien avant l’agression… Je n’ai  donc pas tranquillement organisé une cérémonie pendant que tu souffrais sur ton lit d’hôpital. » Vraiment, il n’en revenait pas qu’elle puisse le croire capable d’une telle chose.  Et aussi qu’elle ait pu croire qu’il ne prendrait pas mal ces accusations qu’elle lui avait jetées au visage… Il s’attaque ensuite à l’aspect financier. « Ce sont aussi nos parents qui ont presque tout financé comme le veut cette vieille tradition. Pas un centime de ce que j’ai volé à ces hommes n’a été mis dans le mariage. Aussi les arrhes pour les différentes locations ont déjà été versées et la plupart des prestations payées. Alors si on annulait maintenant, on ne pourrait récupérer qu’une infime part. Ça serait du gâchis alors qu'on en est là justement parce que manque d'argent m'a conduit à  en voler… Je préférais de loin me marier aussi dans d’autres circonstances mais il est trop tard pour annuler ou reporter. » Il ne lui restait donc plus qu’un point à éclaircir. « Quant à la menace que ça recommence, ce que tu ne sais pas, c’est que pendant que tu étais à l’hôpital, Andrew et moi, on est allé demander un délai à ceux qui nous menaçaient. Je leur ai dit que j’avais compris la leçon mais qu’il nous faudrait un peu de temps pour réunir la somme. Ils me l’ont accordé… Je cherche donc toutes les solutions possibles et imaginables pour les rembourser dans les délais et honorer ma parole mais de leur côté, ils respectent ce sursis pour le moment. Ce n’est pas brillant mais c’est mieux que rien. Je ne reste pas les bras croisés à attendre… Crois-moi, ça me ronge de ne pas trouver ce fric. » Il était loin de se douter que si les agresseurs de Gwen avaient été si calmes, c’est parce qu’ils avaient été remboursés à peine quelques jours après qu’il ait sollicité ce fameux délai…

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PROFESSION : Chanteuse, danseuse, musicienne, chorégraphe, boxeuse et menteuse professionnelle. Chanteuse : elle chante surtout de la soul, du pop/rock et du rnb. Musicienne : elle joue principalement de la guitare et de la basse dont elle est une véritable virtuose, elle se débrouille aussi au piano. Danseuse : la danse est l’art dans lequel elle excelle le plus, elle est aussi chorégraphe et donne des cours de danse hip-hop et contemporaine. Boxeuse : elle a un excellent niveau en boxe et est impitoyable avec ses adversaires, elle donne des cours de boxe au club de Tenby. Elle a appris à se battre dans la rue et maitrise donc des techniques de combat bien plus larges. La boxe lui a permis de se recentrer.
REPUTATION : Elle se remet doucement de son agression. Il paraît qu'elle va quand même bientôt partir en tournée, mais comment alors qu'elle peine encore à marcher ?


MessageSujet: Re: I'm a liar, a thief and I am an apology + Gwen Mar 10 Juil - 23:21

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Rhys se rebiffa lorsque Gwen tiqua sur le mot remplacer. Il confirma que c’était comme si elle avait réellement disparu de sa vie puisqu’elle refusait actuellement tout contact. Elle lui avait demandé du temps… quelques semaines ; elle ne parlait ni en mois ni en années. Visiblement, ce laps de temps était déjà trop car la remarque de Rhys la blessa profondément. Il ne pouvait pas mettre sa vie en suspens le temps qu’elle se décide à lui pardonner. Cette fois, Gwen ne retint plus le fiel qui lui brûlait la langue et elle soutint la confrontation tant par le regard que par les mots. « En effet, je vois que tu continues ta vie sereinement, alors que la mienne, j’ai été obligée de la mettre en suspens. Plus de projets, plus de danse, c’est à peine si je sais encore marcher. » Siffla-t-elle entre ses dents. La métisse souleva légèrement sa blouse ; elle ne cherchait pas à lui renvoyer la culpabilité en pleine face mais la tournure de la phrase de Rhys l’avait profondément dérangée. Il ne pouvait pas mettre sa vie en suspens… La chanteuse n’aurait pas demandé mieux que de continuer la sienne normalement aussi, que de ne pas lui en vouloir… « Tu me parles de temps et de pardon, mais les bleus n’ont même pas encore disparu de ma peau… Je vis comme une handicapée, entre la rééducation et complètement dépendante des autres pour plein de choses… Alors, oui, désolée que ce soit encore trop frais et d’avoir l’air de mal le vivre, d’être peinée que quelques semaines te paraissent une éternité quand moi je dois mettre ma vie en suspens plusieurs mois, quelle horrible amie je suis. » Elle n’avait définitivement pas terminé. Gwen en avait assez de prendre des pincettes tout le temps. « Tu n’as pas vu leur regard, ils ne me tabassaient pas que pour m’avertir, ils ont pris leur pied ! Je ne sais même pas comment ça se fait que je suis encore en vie et avec « aussi peu » de séquelles, alors excuse-moi d’avoir du mal oui ! Je sais que tu ne pouvais pas prévoir les conséquences et crois-moi j’ai vraiment pris du recul par rapport à l’hôpital… Mais tu ne m’aurais jamais entendu si je n’étais plus de ce monde ! » Cette fois, la jeune femme s’était relevée, tant pis si sa jambe la faisait souffrir, la colère et l’adrénaline l’aidèrent à tenir debout un peu plus longtemps.

Elle croisa les bras sur sa poitrine et demanda d’autres explications à Rhys. Malgré l’ambiance tendue, il lui répondit… certainement au nom de leur amitié. Il lui indiqua qu’il était rongé par ce qui lui était arrivé, qu’il y pensait tous les jours… Néanmoins, il n’aurait jamais imaginé qu’elle le croit capable de voler l’argent juste pour un mariage. Des erreurs, Rhys en avait commises, mais pas celle-là. A vrai dire, Gwen n’était plus sûre de rien. Elle voyait bien que le blond se sentait vraiment mal et prenait vraiment sur lui, cependant elle recadra une nouvelle fois ses derniers propos. « J’essaie justement de comprendre en te posant des questions. Et avant de parler de mon opinion, celle que tu as de moi n’est clairement pas plus reluisante. Tu devrais être heureux que mon père ne soit pas au courant de votre implication indirecte à Andrew et toi… Sinon, c’est derrière les barreaux que tu serais en train d’organiser ton mariage, ne l’oublie pas. Alors, je t’interdis de remettre en cause l’opinion que j’ai de toi ! C’est comme une insulte sur la valeur que je donne à notre amitié ! C’est celui que je considère comme un frère qui m’a touchée, pas n’importe quel ami ! » Malgré ce qui s’était passé, elle les avait encore protégé d’une certaine manière. Gwen continuait de soutenir le regard de Rhys, elle n’en revenait pas qu’il remette en cause tout ce qu’elle ressentait pour une simple demande d’espace et de temps, même si elle avait été prompte à le juger aujourd'hui. « La plus grande douleur n’est pas toujours physique… Tu veux savoir à quel point ils m’ont changée ? C’est bien simple, s’ils ont le malheur de revenir, cette fois je les tuerai. Tu m’entends ? Je les descendrais sans la moindre hésitation. » A son regard, Rhys devinerait aisément qu’elle ne prononçait pas ces mots en l’air. Illégalement, le père de Gwen lui avait donné une arme pour se défendre au cas où les agresseurs étaient revenus puisqu’il ne pouvait pas surveiller sa fille 24h/24. Il n’avait jamais enfreint la loi avant aujourd’hui.

Rhys lui expliqua alors que le mariage avait été prévu bien avant cette attaque. Les parents Mathesson et Blake avaient organisé et financé une grande partie de la cérémonie, ce qui enleva un poids dans le cœur de la Martins, et qui semblait aussi plus logique étant donné que Rhys n’avait plus un rond. Il confirma qu’aucun centime de l’argent volé n’était venu salir l’heureux événement. Par contre, l’argent investi dans le mariage n’était pas non plus récupérable étant donné qu’il était trop tard pour annuler. Elle comprenait mieux et son visage se radoucit un peu. « Je vois. C’est plus clair maintenant. » Que pouvait-elle ajouter d’autre après ses questions accusatrices ? Rhys avait marqué un point, elle avait été prompte à le juger sur le terrain du mariage. Toutefois, lorsqu’il expliqua qu’il avait été voir les bandits du poker pour leur demander du temps et qu’il pensait avoir réussi à les dissuader sur simple demande, Gwen ne put retenir un rire nerveux. « C’est courageux, j’en conviens. » Elle le pensait vraiment, Andrew et lui avaient finalement pris leurs responsabilités. « Mais putain, ne me dis pas que t’es aussi naïf quand même ! Pas après tout ce qu’on a déjà vu et vécu ! T’as vraiment cru que c’était le genre de personne à attendre bien sagement un signe de ta part et que tu règles tes soucis d’argent en bon petit père de famille ? Ces connards n’en ont rien à faire de tes délais, ils doivent répondre à des plus gros bonnets. »

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MessageSujet: Re: I'm a liar, a thief and I am an apology + Gwen Dim 15 Juil - 12:18

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La voie des reproches était définitivement ouverte entre Rhys et Gwen et ils n’avaient pas fini de l’emprunter car chacun rebondissait un peu plus méchamment sur la réplique du précédent. « En effet, je vois que tu continues ta vie sereinement, alors que la mienne, j’ai été obligée de la mettre en suspens. Plus de projets, plus de danse, c’est à peine si je sais encore marcher. » Lui assène donc la métisse une fois qu’il a essayé de lui expliqué qu’il n’en pouvait plus d’attendre un signe de sa part. C’était la remarque la plus dévastatrice qu’elle pouvait lui faire, la seule qui pouvait le faire taire. Il se fige donc, frappé d’horreur par ce qu’il vient d’entendre. Elle était donc réellement persuadé qu’il ne ressentait aucune culpabilité pour la destruction de ses projets, pour les violences qu’elle avait subies. Il ne pouvait pas mettre de mots sur l’émotion destructrice que cela lui faisait éprouver… Il est déjà à terre mais elle frappe encore, soulevant sa blouse pour lui dévoiler des bleus qu’il aurait pu imaginer sans les visualiser. Il détourne les yeux, incapable de se confronter à cette vision. « Si tu crois que j’ai continué ma vie sereinement alors que je te savais blessée et apeurée, c’est qu’on a plus grand-chose à se dire. Je n’aurai pas dû venir, c’était une erreur.. » Dit-il d’une voix blanche. Elle lui interdisait de remettre la valeur de leur amitié en cause mais c’était trop tard. Les reproches qu’elle lui faisait étaient bien pires que ceux qu’il pensait mériter. Et il y avait des limites à ce qu’il pouvait entendre. Là c’était trop. Il avait la sensation que s’il ne quittait pas très vite cette terrasse, son amitié avec Gwen risquait de connaître des séquelles irréversibles. Malheureusement, elle continue à déverser sa rancune avec véhémence. Après tout, elle en avait sûrement besoin. Elle était trop faible pour le faire à l’hôpital. Il pouvait comprendre ce besoin mais cette fois-ci, il ne pensait pas être capable d’endurer le blâme passivement comme il l’avait fait la première fois. « Je n’ai jamais dit que tu étais une mauvaise amie… Par contre, je n’ai pas l’impression que tu ais pris temps de recul que ça… Sinon, peut être que tu ne serais pas en train de faire ce que tu es en train de faire. Tu veux vraiment que je porte le fardeau de la culpabilité pour tout ça ? Parce qu’on sait tous les deux que je suis prêt à le faire et que ça ne sera pas joli à voir. Je suis déjà passé par là après Will. Je m’étais juré de ne plus recommencer mais tout ce que tu dis jette une nouvelle lumière sur tout ça… »

En effet, plus elle lui décrivait la souffrance de son quotidien, l’horreur de l’agression, les séquelles psychologiques et plus elle insistait sur le fait qu’elle aurait pu y passer, plus il se rapprochait de l’implosion. Ou de l’explosion, il ne savait plus trop bien ce qui allait se passer. Ces dernières semaines, il avait lutté comme un damné pour ne pas se laisser submerger par la culpabilité sans nom qu’il ressentait vis-à-vis de toutes les conséquences de l’agression. Et bien entendu, il avait lui aussi imaginé qu’elle aurait pu être fatale, une idée si insupportable qu’il ne l’avait repoussée qu’à l’aide de grandes rasades de whisky sec. Mais il n’aurait plus la force de lutter si elle lui pointait tout ça du doigt explicitement. C’était bien Gwen. Même blessée et au tapis, elle utilisait sa douleur et sa rage pour quand même blesser son adversaire. Et aujourd’hui, c’était lui la cible. Il est déjà en train de capituler, très conscient que rien de ce qu’il dirait ne pourrait dire ne pourrait contrer l’énormité de ce qu’elle était en train de lui reprocher. Il essaye quand même de dire quelque chose pour sa défense, avec l’énergie d’un désespoir qui n’a rien de feint. « Tu sais à l’hôpital, j’ai voulu respecter ta douleur. Je me suis dit que la moindre des choses était de prendre mes responsabilités, de prendre le blâme. Alors j’ai fermé ma gueule, je ne t’ai pas fais de reproches comme Andrew. Pourtant, j’étais d’accord avec certaines choses qu’il a dites. Mais là, tu vas trop loin dans ce que tu me reproches. Je ne me tairai pas aujourd’hui. Je ne te laisserai pas me dépeindre comme un espèce de monstre froid qui ne pense qu’à organiser son mariage et qui ne t’accorde pas une pensée… Ça m’a tué ce qu’ils t’ont fait. Qu’une simple petite combine ait eu des conséquences si dévastatrices… Il ne se passe pas un jour sans que j’y pense. Ça me tue d’être la cause de ton malheur alors que tu avais enfin trouvé ta voie et le succès. Ça me tue de ne plus te voir, te penser que tu me détestes… Et pourtant quand je t’entends parler comme tu viens de le faire, quand je vois la peur dans tes yeux, moi aussi je n’ai qu’une envie… Aller descendre ces types. Tu sais que je le ferai pour toi… Alors arrête de faire comme si j’en avais rien à foutre de toi et de ce qui t’es arrivé. Ou alors, ne t’étonne pas que je remette la valeur de notre amitié en cause… » Il ne faisait plus parti de sa vie depuis de longues semaines, comment aurait-elle pu voir à quel point il était atteint lui aussi ?

« Notre amitié, parlons en justement… Tu te rappelles de notre dernière dispute ? Toi aussi, tu as déjà fais des trucs illégaux et dangereux. Toi aussi tu as déjà cherché des noises à des mecs louches. Il n’y a jamais eu de conséquences et tant mieux pour toi. Les choses n’ont jamais totalement échappées à ton contrôle. Mais imagine si les rôles avaient été inversés. Imagine juste cinq minutes. Si tu avais été impuissante à protéger quelqu’un que tu aimes ? Pas parce que tu ne le voulais mais simplement parce que tu n’imaginais même pas qu’il y avait une menace. Parce que tu pensais que tout ça était vraiment derrière toi ? » Les yeux de plus en plus rougis, il se rapproche de la terrasse, regardant les rochers en contrebas et la mer qui se jetait dessus. Il était tellement éprouvé par tout ce qu’elle venait de lui envoyer à la figure qu’il n’avait même pas qu’elle s’était levée et qu’elle peinait à rester debout. Tous deux étaient focalisés sur les mots destructeurs qu’ils étaient en prononcer. « Mais ça ne sert à rien les « si », n’est-ce pas ? Tout comme le fait de te rappeler que j’avais tenue la promesse que je t’avais faite. J’avais tout arrêté. Mas ça ne veut rien dire à tes yeux maintenant que le mal est fait… Donc j’arrête d’argumenter. Tu penses que je suis coupable, soit. Je le pense aussi. Alors qu’est-ce que tu veux en guise de réparation ? Parce que c’est ça que tu veux si je te comprends bien. Que moi aussi, je souffre, que je ne continue pas ma vie « sereinement » ? Dis-moi ! Quelle punition je dois m’infliger pour qu’on soit à égalité ? Pour que tu me croies enfin quand je te dis que ce qui t’es arrivée m’affecte au plus au point ? »

II se retourne soudain vers elle, continuant à monter le ton. « Œil pour œil, dent pour dent, n’est-ce pas ? ça te soulagerait ça ? Qu’est-ce que tu veux ? Tu veux que j’annule mon mariage ? Que je quitte Tenby ? Que j’aille me faire tabasser par ces types aussi ? Que je saute par-dessus cette balustrade ?! Si je me débrouille pas trop mal, je pourrai bien m’amocher aussi… Tu te rappelles quand tu m’as fait cette blague stupide l’autre jour sur la falaise ? On pourrait peut être arrêter de jouer ce coup là. » Il avait l’air de plus en plus fou, ce n’était pas rien de le dire. Mais elle l’avait poussé dans ses retranchements en déclenchant le détonateur de la culpabilité. Elle savait que ce qui l’affectait elle, l’affectait lui. Alors en lui montrant qu’elle souffrait aussi bien physiquement que mentalement et que c’était de sa faute, elle avait déclenché le détonateur d’une bombe qui ne demandait qu’à exploser. « Ou mieux, puisque tu en parles, peut être qu’on pourrait appeler ton père ! Après tout, ça ne me ferait pas de mal un petit séjour en prison puisque tout cela est entièrement de ma faute. » Il quitte enfin la balustrade, mais il est toujours aussi possédé par la colère. Et ça ne risque pas de se calmer quand il entend Gwen dire des trucs comme « C’est celui que je considère comme un frère qui m’a touchée, pas n’importe quel ami ! » Comme si c’était lui qui avait directement asséné les coups de poings, comme si c’était lui qui avait voulu que tout ce mal arrive… « Franchement, où est ton portable ? On l’appelle tout de suite, ce n’est pas un problème. Ça pourrait être la solution qui satisfait tout le monde, qu’est-ce que tu en dis ? Franchement, dès qu’on a résolu cette histoire de fric, on l’appelle. »

Parce que ce point avait été aussi évoqué dans la dispute. Le Blake avait expliqué à Gwen, ce qu’il avait fait avec Andrew pour gagner du temps. Elle avait d’ailleurs admis que c’était courageux. Mais tout comme les explications qu’il avait données sur le financement du mariage et l’impossibilité de l’annuler, cela n’était pas suffisant pour apaiser la tension entre eux. Pour les explications, elle s’était contentée d’un « c’est plus clair maintenant » et pour le plan, elle ne se prive pas d’en pointer les failles. « Mais putain, ne me dis pas que t’es aussi naïf quand même ! Pas après tout ce qu’on a déjà vu et vécu ! T’as vraiment cru que c’était le genre de personne à attendre bien sagement un signe de ta part et que tu règles tes soucis d’argent en bon petit père de famille ? Ces connards n’en ont rien à faire de tes délais, ils doivent répondre à des plus gros bonnets. » Il lève les mains en signe d’impuissance. « Après ce qu’ils t’ont fait, je m’attends à tout… Mais j’ai fais ce que j’ai pu face à une situation qui me dépasse totalement. Contrairement à ce que tu crois, je ne pourrai plus me regarder dans une glace si je n’avais pas tenté quelque chose. Alors ce n’est pas la solution idéale mais ça nous donne du temps. Je vais trouver quelque chose, je vais emprunter à quelqu’un d’autre ou quelque chose comme ça… Je suis en train d’étudier toutes les options pour qu’on mette ça une bonne fois pour toute derrière nous. » Et même les plus drastiques mais il ne le lui dit pas. Il n’avait pas envie de jouer les victimes alors qu’elle était aussi durement éprouvée.


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REPUTATION : Elle se remet doucement de son agression. Il paraît qu'elle va quand même bientôt partir en tournée, mais comment alors qu'elle peine encore à marcher ?


MessageSujet: Re: I'm a liar, a thief and I am an apology + Gwen Mar 17 Juil - 21:20

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Lorsqu’elle était en colère, Gwen ne mesurait pas ses mots et elle perdait littéralement le contrôle des limites raisonnables. Consciente de ce mauvais aspect de sa personnalité, la métisse avait demandé du temps à Rhys, le temps de digérer ce qu’elle avait vécu. A défaut de pouvoir s’exciter sur ses agresseurs, elle avait trouvé un coupable tout désigné en la personne de son ami aujourd’hui. Armé de bonnes intentions, il était venu la trouver pour la mêler à l’un des événements les plus importants de sa vie ; il avait pris le risque de se confronter à elle, sachant que s’il ne la conviait pas aujourd’hui et qu’elle apprenait après qu’il avait organisé son mariage sans elle, il enterrait définitivement leur amitié. Pourtant, encore blessée par les événements, la jeune femme avait déchainé sa colère contre lui, touchée par la tournure de certains de ses propos. « Je ne peux pas non plus mettre ma vie en suspens le temps que tu te décides à me pardonner. » Les mots résonnaient encore dans sa tête, si bien qu’elle avait piqué plus fort encore. Elle avait bien été obligée, elle de mettre sa vie entre parenthèses… Gwen ne demandait pas mieux à ce que tout redevienne normal, malheureusement il était impossible de revenir en arrière et rien ne servait à courir après des chimères. Si la métisse l’avait plus ou moins épargné jusqu’à présent, elle dévoila l’ampleur des blessures, le poussa vers cette culpabilité qui l’amenait au bord d’un gouffre sans fond. Elle ne le voulait pas, mais la colère grandissait tellement qu’elle n’arrivait plus à s’arrêter. Plus loin, toujours plus loin dans les mots. Rhys se sentait incompris et regrettait d’être venu la voir, puisque tout était sujet à interprétation. Finalement, il ne croyait pas qu’elle avait pris tant de recul car elle le poussait à endosser le fardeau de la culpabilité, alors qu’elle mieux que personne, savait ce qu’il avait enduré après la mort accidentelle de son ami. Dépression, descente aux enfers… Ils avaient traversé cette période l’un et l’autre, s’étaient soutenus sans concession… Et voilà qu’elle menaçait de les remettre dans un tel contexte. Soudainement silencieuse, Gwen voyait le visage de Rhys changer au fur et à mesure de la discussion. Elle ne répliqua pas à ce qu’il venait de dire, car dans le fond, il n’avait pas tort sur tout : elle cherchait à lui balancer la culpabilité en plein visage parce qu’elle avait l’impression qu’il la tenait lui-même responsable de leur éloignement (à cause de la tournure de certains de ses propos). La métisse orienta donc davantage sa colère contre ses agresseurs et se rebiffa lorsque Rhys remit en question la façon dont elle le considérait. Elle lui interdisait de penser à sa place et lui rappela qu’elle ne les avait pas dénoncés Andrew et lui justement au nom de leur amitié fraternelle. Il lui lâcha alors les paroles les plus douloureuses qu’il aurait pu lui balancer, aussi elle retrouva un visage froid. Il était d’accord avec Andrew ? Sur quoi ? Qu’elle était responsable de ce qui lui était arrivé comme le mécanicien l’avait laissé entendre ? Que leur tricherie avait été éventée par sa faute alors qu’il n’en était rien ? Il n’avait pas intérêt à oser l’insinuer, sinon Rhys pouvait clairement la rayer de sa vie sans retour en arrière possible. Cependant, le blond lui indiqua qu’il n’était pas le monstre sans cœur qu’elle dépeignait, il lui confirma qu’il se sentait responsable de son malheur et que ça le tuait d’avoir indirectement brisé ses rêves et de ne plus la voir… Il lui livra en réalité une véritable déclaration d’amitié. « Tu es ce qui compte le plus pour moi depuis des années, idiot. Comment peux-tu seulement envisager que je te déteste ? » Lâcha-t-elle entre deux propos de Rhys, d’une voix triste et vachement plus radoucie. Il touchait à l’essence même de son attachement pour lui, ça oui, elle détestait mais il était normal qu’il doute au vu de la situation alors elle ne lui en tiendrait pas rigueur. « J’en suis incapable, et tu le sais. » Comme toujours, il était le seul avec qui elle parlait sans langue de bois à tous les niveaux de son ressenti, c’est pourquoi même en pleine dispute, elle n’avait aucun mal à lui dire des mots aussi forts. Il était aussi le seul à réussir à la raisonner quand elle était aveuglée de colère et son calme face à tout ce qu’elle lui avait balancé l’avait ramenée sur terre. Gwen réalisait qu’elle avait peut-être été un peu trop loin…

Rhys argumenta alors sous un nouvel angle, faisant comprendre que les rôles auraient pu être inversé si la situation avait dégénéré lorsqu’elle cherchait des noises à des mecs louches. Parmi les trucs illégaux dans lesquels elle avait trempé, Gwen avait participé à des combats illégaux, elle avait même été reconnue comme l’une des meilleures adversaires dans le milieu à Londres, elle était crainte et respectée. Chacun de ses combats, elle les avait gagnés à la loyale et l’argent mis en jeu aussi. Cependant, il s’agissait d’un milieu où les règles n’étaient pas souvent respectées, sans foi ni loi. Elle aurait en effet pu tomber sur des mauvaises rencontres, des gens qui auraient pu vouloir l’utiliser ou lui chercher des ennuis. Heureusement, elle avait réussi à assurer ses arrières en fréquentant régulièrement un de ceux qui tenaient les rênes du réseau. Toujours avoir un coup d’avance… comme au poker. Il n’était malheureusement pas toujours possible d’anticiper. Elle, elle avait eu une sacrée dose de chance, il ne fallait pas se leurrer. « C’est vrai, les rôles auraient pu être inversés et pourraient encore l’être un jour... Je ne dis pas le contraire Rhys. » Il détourna le regard et s’approcha dangereusement de la balustrade tandis qu’elle s’appliquait enfin à lui répondre plus que deux mots depuis ses explications. « Si j’avais été impuissante à protéger une personne, j'aurai sûrement été dévastée, pour être honnête, surtout si cette personne, c’est toi. Je ne te demande pas de te mettre dans un tel état en sens inverse, je t’explique juste la façon dont j’aurai réagi… Je les aurai descendus de mes propres mains ou je les aurais faits enfermer à vie par mon père en m’assurant qu’un juge obtiendrait la sanction maximale. Tu sais que je peux être convaincante… » Elle marqua une pause et releva les yeux vers lui. « La vérité, j’aurai eu du sang sur les mains… Toi, tu n’en as pas le droit, tu as de nouvelles responsabilités maintenant, une fille super qui va bientôt devenir ta femme, des enfants. Alors si je t’ai fait promettre d’arrêter, ce n’est pas juste pour toi ou pour moi, mais parce que tes activités étaient dangereuses pour ta famille. Le temps m’a donné raison. Alors continue de te tenir à carreaux. Je t’interdis de te mettre encore plus dans la merde… ça tu me le dois. »

Le blond était soudainement comme en transe. « Tu veux bien t’éloigner de là ! » Lui assena-t-elle, inquiète par la tournure que prenait la situation. Gwen avait définitivement été trop loin, Rhys était entrain de bien le lui rendre en perdant la raison. Il s’ouvrit sur son sentiment de culpabilité et lui demanda quelle punition elle pensait qu’il méritait pour qu’elle le croit enfin sur tout ce qu’il lui disait. « Je ne dis pas que tu ne dois pas continuer ta vie mais ne me reproche pas d’avoir besoin de temps pour encaisser et m'en remettre ! » Répéta-t-elle, comme si elle parlait à un sourd depuis tout à l’heure. C’était dingue, il déformait ses propos tout comme elle avait mal interprété les siens au début. Gwen s’était radoucie depuis un moment, mais trop c’était trop. Il mettait ses nerfs à rude épreuve et la poussait à bout. Les propos de la métisse glissèrent sur lui comme si elle avait parlé à un fantôme. Plongé dans une sorte de folie, Rhys se retourna et reprit son exposé de plus belle. Il proposa de se faire tabasser par ces types ou suggéra l’idée de sauter par la balustrade comme lorsqu’elle avait stupidement blagué sur la falaise… Œil pour œil, dent pour dent. Gwen mordilla violemment sa lèvre pour ne pas crier de douleur. Sans ses béquilles, elle marchait désormais sur sa jambe en forçant et se rapprocha de Rhys qui lui balançait des horreurs en plein visage… Le dénoncer, appeler son père, jouer les martyrs… Il fallait couper cette explosion dans son jus. « Ça suffit maintenant ! Ressaisis-toi ! » Gwen lui assena une gifle pour qu’il reprenne ses esprits. « Maintenant tu arrêtes de débiter des âneries et tu vas m’écouter ! Je t’ai dit que j’avais besoin de TEMPS pas que je te détestais, tu vas arrêter de penser à ma place sur ce que je ressens pour toi maintenant ! Je t’ai aussi dit que je ne dirai rien à mon père, pourquoi tu cherches à provoquer ?! Arrête ça tout de suite, on dirait un cinglé ! » Dressée de toute sa hauteur, une tête et demi en moins que Rhys et mains sur les hanches, Gwen l’affronta et plongea ses yeux brun-vert dans ceux de son meilleur ami. Elle lui attrapa ensuite la mâchoire de la main gauche (sans lui faire mal) pour capter son attention et qu’il cesse de parler. Elle l’avait écouté, maintenant c’était à son tour. « Je t’ai entendu, crois-moi je t’ai écouté. Je sais que tu te sens mal, que tu donnerais n’importe quoi pour revenir en arrière et que tu ne serais pas là si tu n’en avais rien à faire. Mais ce sont certains de tes mots qui m’ont peinée. » Il la regardait, elle avait son écoute. La main de Gwen se fit plus douce et elle remonta délicatement sous les yeux rougis de son meilleur ami, premier contact amicalement plus intime entre eux, premier contact qui ne cherchait pas un nouveau conflit. « La colère m’a aveuglée, j’ai été trop loin et j’en suis désolée. Je n’aime pas plus cette situation entre nous que toi, je la déteste même. J’aurai aimé que les choses se passent autrement. » Malgré les apparences, elle ne supportait pas lui faire du mal gratuitement non plus, pas à moins d’être piquée au vif ou d’avoir une bonne raison. L’impulsivité étant redescendue, elle s’en rendait compte maintenant.

Elle s’éloigna ensuite de lui, d’une distance de deux pas. Gwen s’appuya à la balustrade, cachant mal l’effort douloureux que lui avait demandé cette ténacité à vouloir le rejoindre et le raisonner. Les deux amis parlèrent alors de l’argent non remboursé. Le Blake avait éclairci les points sur le mariage et ces explications suffisaient à la métisse pour être rassurée : Rhys avait utilisé le fric volé à d’autres fins. Il avait aussi essayé de marchander du temps auprès de ceux qu’il avait arnaqué mais il ignorait encore que si tout danger était écarté, ce n’était pas grâce à sa démarche. La chanteuse allait devoir lever le voile à ce sujet. Rhys précisait néanmoins qu’il tentait de trouver une solution, peu importe le moyen. « Vous n’avez plus rien à craindre, ni toi ni ta famille ni personne. Il n’y a plus de danger. Quelqu’un a déjà payé la dette depuis. Tu ne dois plus t’inquiéter du tout de cet argent. » Et qu’il n’ait pas le toupet de venir lui reprocher son silence alors qu’elle lui donnait la solution et que tout danger avait été écarté grâce à Nate. Elle tut néanmoins le nom de son petit-ami. Rhys n’était pas un imbécile, il ne mettrait sûrement pas longtemps à deviner ce qui s’était passé, cependant la métisse n’avait pas envie de l’impliquer dans l’immédiat.  


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TES DOUBLES : Penny, Jaya, Trystan, Thomas & Eleanor
TON AVATAR : Sam Claflin
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ARRIVÉE À TENBY : 16/02/2016


ÂGE DU PERSONNAGE : 27 ans (24/08)
CÔTÉ COEUR : Marié à sa Lizzie.
PROFESSION : Croupier au casino de Swansea.
REPUTATION : Quel beau mariage il a fait ! Tous nos vœux de bonheur pour lui et sa femme.


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MessageSujet: Re: I'm a liar, a thief and I am an apology + Gwen Sam 28 Juil - 9:35

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La colère de Rhys était montée crescendo durant sa tirade, au point qu’il ne se rendait plus vraiment compte de ce qu’il était en train de dire ou de faire. En fait, il va tellement loin qu’il contraint Gwen à traverser la terrasse malgré son impossibilité de marcher. Mais la triste vérité, c’est qu’il réalise qu’elle est vers lui, seulement au moment où elle lui assène une gifle retentissante pour le sortir de son état de transe. « Ça suffit maintenant ! Ressaisis-toi ! » Hurle t-elle au passage. Abasourdi, sonné, il porte une main tremblante sur sa joue. Elle est brûlante. Fidèle à elle-même, la métisse n’y était pas allée de main morte et n’avait pas retenu son coup. Mais le but recherché est atteint. La douleur remet les pieds sur terre au blond. Son sang bouillonne moins fort, lui accordant un moment de lucidité salutaire qui lui permet d’entendre à nouveau. « Maintenant tu arrêtes de débiter des âneries et tu vas m’écouter ! Je t’ai dit que j’avais besoin de TEMPS pas que je te détestais, tu vas arrêter de penser à ma place sur ce que je ressens pour toi maintenant ! Je t’ai aussi dit que je ne dirai rien à mon père, pourquoi tu cherches à provoquer ?! Arrête ça tout de suite, on dirait un cinglé ! » Il veut bien en convenir maintenant qu’il reprend ses esprits peu à peu. Mais comme disaient les anglais, sa meilleure amie avait appuyé sur ses pires « triggers » causant ce résultat déplorable. En même temps, seule la personne qui le connaissait le mieux au monde pouvait y parvenir en si peu de mots… La main ferme de Gwen vient se placer fermement sous sa mâchoire, tandis qu’elle scrute ses yeux à la recherche d’une réponse claire. Il sait qu’elle ne lâchera pas l’affaire tant qu’elle ne l’aura pas. « C’est bon, j’ai compris… » Dit-il comme un gamin pris en faute. Il détourne d’ailleurs le regard, peu fier de son coup d’éclat maintenant qu’il reprenait ses esprits… Il entend tout de même ce que la Martins est en train de lui dire, tout comme il sent sa main remonter le long de sa joue de manière plus douce. Bouleversé, autant par cet apparent geste de réconfort que par leur dispute et la honte, il sent ses yeux s’humidifier et est content d’avoir détourné le regard. « Je suis désolé… Je ne voulais pas te peiner encore plus. Ni te provoquer ou te faire peur… »

Désolés, ils le sont tous les deux car Gwen lui avait présenté des excuses aussi. Il hoche la tête, comprenant que la colère pouvait effectivement aveugler. Ils étaient tous les deux des êtres horriblement impulsifs et colériques, ce qui rendait toute confrontation entre eux hautement explosive mais il existait heureusement un moyen de désamorcer les bombes à retardement qu’ils pouvaient devenir : leur amour l’un pour l’autre. Et Gwen en a certainement beaucoup à revendre pour lui pour avoir envie de calmer le conflit au lieu de l’attiser. Elle allait à l’encontre même de sa nature et de son traumatisme en faisant cet effort absolu pour lui. Le moins qu’il pouvait faire face à ce magnifique geste, c’était de lui emboîter le pas. « C’est moi qui suis allé trop loin. Et c’est aussi à cause de moi si on est là… Tu es celle qui a le plus le droit de péter les plombs… Venir ici et te parler de mon mariage était irrespectueux, je le comprends maintenant. Comme tu l’as dis, cette situation est vraiment intenable et je l’ai empirée avec ma maladresse et mes mots…. » Murmure t-il, trouvant ses répliques plutôt piteuses. Mais il n’en menait plus très large face à la force de caractère dont elle faisait preuve à côté de lui. Il ne soutient d’ailleurs toujours pas son regard. C’est donc avec un certain soulagement qu’il la sent s’éloigner. Cependant, elle ne fait que deux pas, allant s’appuyer contre la balustrade de la terrasse à un mètre à peine de lui. Il suit sa progression du coin de l’œil, remarquant sans peine la grimace de douleur sur son visage. Il se fait violence pour ne pas se précipiter vers elle pour la soutenir, sachant que la fierté de la chanteuse l’empêcherait d’accepter son aide. Il ne fait pas pour autant comme s’il n’avait rien vu. « Je suis calmé et prêt à discuter plus calmement… Je ne ferai plus rien de stupide… Tu peux aller t’asseoir… je t’assure… »

Mais elle a visiblement encore des choses à dire. « Tu es ce qui compte le plus pour moi depuis des années, idiot. Comment peux-tu seulement envisager que je te déteste ? » Si c’était la première chose que Gwen prenait la peine de dire après tout ce que lui venait de se passer, c’est qu’il y avait de l’espoir pour eux. Malheureusement, encore captif de tourbillon de folie désespérée qu’il venait de traverser, le blond n’arrive pas encore à voir les choses de manière très optimiste. « Parce que moi j’arrive à me détester avec tellement de facilité à cause de tout ça. Pourquoi pas toi ? » Réplique t-il tristement alors qu’au même moment, la Martins murmure qu’elle était bien incapable de le détester, même si elle le voulait probablement. Il pouvait le comprendre aisément pour ressentir la même chose. Même quand elle lui montrait le pire aspect de sa rancune, même quand elle lui faisait comprendre l’air de rien qu’elle n’avait qu’un mot à dire pour qu’il se retrouve en prison, il ne parvenait pas à la détester… Il porte ses mains à ses tempes douloureuses. « Je te crois… Je ne voulais pas m’entêter… Moi aussi, j’entends ce que tu dis. Mais c’est tellement dur de ne plus te voir. De ne plus te parler. Depuis le temps, je ne sais plus vivre sans toi. Je ne le veux pas, déjà. » Il avait tout mélangé. Assimilant le fait qu’elle ne voulait plus le voir à celui qu’elle le détestait. C’était tout lui, ça, il prenait tout au pied de la lettre… En tout cas, Gwen profite de son apaisement pour amorcer une discussion plus calme, lui expliquant qu’elle réalisait que les rôles auraient très bien pu être inversés. Sauf qu’elle pousse ce scénario à l’extrême et argue que si c’était lui qui avait été blessé, ses agresseurs n’auraient pas pu continuer leur route tranquillement. Qu’elle aurait tout fait pour les stopper, d’une manière ou d’une autre. L’implication de cette déclaration est on ne peut plus claire. « Donc tu penses quand même que j’accepte trop passivement ce qui t’es arrivé… » Il commence à comprendre pourquoi elle avait craqué comme ça lorsqu’il avait évoqué de but en blanc son mariage. Effectivement, si elle était enfermée dans cette idée de vengeance sanglante, l’entendre parler de choses aussi ridicules que de témoins et état civil avait dû la rendre folle…

Cependant, il serait injuste de sous-estimer les capacités de compréhensions de la métisse. Rhys voyait bien qu’elle prenait énormément sur elle. Et plus important, au fond, elle savait pourquoi il n’était pas allé descendre ces types. Bon, elle trouve au passage le moyen de lui glisser qu’elle avait raison depuis le début et de lui faire un mini-sermon mais pour une fois, il laisse glisser, se focalisant sur l’essentiel de ce qu’elle vient de dire. « C’est la seule chose qui compte à mes yeux désormais… Préserver ma famille. Mais ne crois pas que ça ne t’inclus pas non plus. Ces histoires de jeu et d’arnaque, c’est fini. » Sur ce point, elle avait entièrement raison. Il devait se tenir à carreau. Il lui devait bien ça. Peut être que leur amitié réussirait à surmonter cette épreuve avec le temps mais il se doutait bien qu’une nouvelle incartade du genre lui coûterait Gwen pour toujours. Et elle aurait raison de le laisser s’il mettait sa vie encore en danger maintenant qu’ils avaient eu tous les deux un avertissement criant des conséquences que ses imprudences pouvaient avoir. « Je ne veux plus perdre personne… » Dit-il avec une sincérité douloureuse. Alors oui, la vengeance n’était pas la meilleure des options. Il espérait sincèrement que Gwen pouvait se reconstruire sans. Parce que la violence appelait la violence et peut être que c’était lâche mais il espérait trouver une situation pacifique au conflit…

C’est ce qu’il tente de faire valoir, renseignant la métisse sur ce qu’il a tenté pour les mettre en sécurité. Elle l’écoute sagement avant de faire une réponse totalement inattendue. « Vous n’avez plus rien à craindre, ni toi ni ta famille ni personne. Il n’y a plus de danger. Quelqu’un a déjà payé la dette depuis. Tu ne dois plus t’inquiéter du tout de cet argent. » Il n’est pas certain d’avoir bien compris tant ce qu’il entend est absurde. « Quoi ?! Mais qui ? » Passée cette question réflexe, il sent la colère revenir le chatouiller ainsi qu’un certain dépit. Mais il a promis de se calmer au niveau des explosions alors il se fait violence pour tirer les choses au clair calmement et être certain d’avoir bien compris. Il ne hausse donc pas le ton. « Qu’est-ce que c’est histoire ? Et pourquoi tu ne m’as rien dit plus tôt ? » Franchement, il avait du mal à croire qu’un bienfaiteur avait réglé la dette pour eux. Ou alors il s’attendait forcément à être remboursé aussi… C’était trop beau pour être vrai. Après ces semaines d’inquiétude, ce n’était juste pas possible qu’une solution miracle soit tombée du ciel et que personne l’en ait avisé.


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ÂGE DU PERSONNAGE : 28 ans
CÔTÉ COEUR : En couple avec Nate
PROFESSION : Chanteuse, danseuse, musicienne, chorégraphe, boxeuse et menteuse professionnelle. Chanteuse : elle chante surtout de la soul, du pop/rock et du rnb. Musicienne : elle joue principalement de la guitare et de la basse dont elle est une véritable virtuose, elle se débrouille aussi au piano. Danseuse : la danse est l’art dans lequel elle excelle le plus, elle est aussi chorégraphe et donne des cours de danse hip-hop et contemporaine. Boxeuse : elle a un excellent niveau en boxe et est impitoyable avec ses adversaires, elle donne des cours de boxe au club de Tenby. Elle a appris à se battre dans la rue et maitrise donc des techniques de combat bien plus larges. La boxe lui a permis de se recentrer.
REPUTATION : Elle se remet doucement de son agression. Il paraît qu'elle va quand même bientôt partir en tournée, mais comment alors qu'elle peine encore à marcher ?


MessageSujet: Re: I'm a liar, a thief and I am an apology + Gwen Dim 29 Juil - 17:01

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La gifle que Gwen avait assené à Rhys provoqua l’effet escompté : il se ressaisit et s’excusa de l’avoir encore plus peinée. La jeune femme prit vraiment sur elle pour ne pas attiser les tensions et elle tenta de calmer le jeu. Elle aussi avait bien exprimé ses rancunes au point que son meilleur ami avait failli perdre la boule. Inutile de continuer en reproches alors qu’elle avait enfin réussi à se faire comprendre. Rhys reconnut qu’elle avait le droit d’être en colère et qu’il lui avait parlé maladroitement en débarquant au sujet de son mariage comme si rien ne s’était passé ou en tout cas en lui donnant cette impression. Certaine qu’il s’était repris, Gwen s’était finalement éloignée de deux pas afin de s’appuyer contre la balustrade et ne pas peser de tout son poids sur ses jambes. Fière, elle ne réagit pas au conseil de son meilleur ami qui l’invitait à s’asseoir. Elle avait déjà tenté de discuter calmement et tout était parti en vrille. Au moins, en restant à côté de lui, elle pourrait déjouer le moindre dérapage fou. La jeune femme continua de calmer les tensions et lui expliqua à nouveau ce qui l’avait blessée. Chacun avait souffert des paroles et des actes de l’autre. Rhys se détestait à cause de toute cette situation et avait du mal à envisager que Gwen ne le détestait pas, juste qu’elle était tellement peinée qu’elle avait besoin de temps pour encaisser et lui pardonner. Rhys la croyait sur parole mais il avait simplement voulu la voir, s’assurer qu’elle ne le rayait pas de sa vie… L’un et l’autre vivaient difficilement cette séparation, toutefois Gwen ne mentait pas quand elle disait avoir besoin de temps. La preuve aujourd’hui, ils avaient failli détruire leur amitié irrémédiablement. Elle était encore trop irritée, trop sur les charbons ardents. La moindre petite remarque transformait l’étincelle de tensions entre eux en véritable incendie. La métisse avait réussi à calmer le jeu mais elle n’était pas certaine d’avoir la force de se retenir à nouveau si tout éclatait encore entre eux. Rhys essayait de comprendre le ressenti de sa meilleure amie, il estima avoir agi trop passivement par rapport à son agression, du moins ceux qui s’en étaient pris à elle. La métisse l’avait effectivement pensé durant un moment, mais elle ignorait aussi à ce moment-là que Rhys était allé les trouver dans l’espoir d’obtenir un délai et de calmer le jeu. Elle savait qu’il avait de nouvelles responsabilités et qu’il ne pouvait pas ruer dans le tas, elle n’aurait de toute façon pas souhaité qu’il subisse le même sort qu’elle. Elle expliquait juste que quiconque s’en prenait à elle, devrait en répondre et s’en mordrait les doigts. « Ce que je veux dire surtout c’est qu’ils paieront d’une façon ou d’une autre. Mon père attrapera ceux qui m’ont fait ça et il s’assurera qu’ils ne sortent pas avant très longtemps. Et s’ils étaient revenus me voir, j’aurai su les recevoir comme il se doit. » Cette agression l’avait changée et traumatisée au point qu’elle n’était plus la même. La blessure la plus flagrante n’était pas celle qui parcourait son corps, elle était mentale, bien plus enfouie et ancrée en elle. Derrière la douceur qu’elle cachait sous sa carapace depuis des années, Gwen venait de s’endurcir considérablement. Moins soucieuse de ce qui pouvait désormais lui arriver dans le cas où elle serait amenée à affronter à nouveau quelqu’un, elle avait perdu ses scrupules. Son corps était une véritable machine et elle connaissait les boutons où appuyer pour abîmer un adversaire. La fine barrière morale qui la retenait avait été brisée dans cette confrontation : elle était désormais capable de tuer pour se défendre, si la situation l’exigeait. Et cette blessure, personne ne pouvait l’entrevoir ni même en comprendre l’ampleur.

La tension redescendue, Rhys lui réitéra sa promesse de se tenir à carreaux, non seulement pour sa famille mais pour elle aussi. Il avait en effet compris qu’à la moindre nouvelle incartade, maintenant qu’il connaissait les conséquences possibles d’une telle tricherie, Gwen ne lui pardonnerait pas. Il ne voulait pas la perdre, elle ni personne. Son meilleur ami semblait enfin avoir compris l’importance et l’enjeu. Quand il lui affirmait quelque chose, il ne le formulait jamais en l’air. Donc si Rhys lui promettait de laisser tomber les arnaques, la métisse le croyait. A elle, il ne lui avait jamais menti, elle n’avait en tout cas jamais eu la preuve du contraire. « Je suis contente de l’entendre. Tu n’as pas besoin de ça… Je sais que tu as parfois des soucis d’argent mais il vaut mieux préserver ta famille à défaut de quelques livres que de risquer de tout perdre. Je sais aussi que tu as ta fierté et que demander de l’aide te couterait énormément, mais si tu étais amené à te retrouver dans les problèmes financiers et que tu n’arrives pas à trouver de solutions via un travail ou des activités… légales, je préfèrerai que tu te tournes vers ta famille ou moi. On a déjà vécu tellement de choses, les galères je les ai connues aussi. J’ai déjà fait des choses peu recommandables et, à refaire, j’essaierai de les éviter. Tu crois que je te jugerai de te tourner vers nous plutôt que de recommencer les mêmes erreurs ? » Rhys et Gwen mettaient vraiment tout à plat entre eux, il s’agissait d’une discussion qu’elle aurait préféré avoir plus tard avec lui mais les circonstances d’aujourd’hui lui avait forcé la main afin d’apaiser le conflit plus vite qu’elle ne l’avait envisagé. La métisse n’était pas encore prête à tout pardonner, cependant elle réussissait à tenir une conversation avec lui sans vouloir fuir la pièce ou hurler de dépit. Sa colère s’était momentanément mise en sourdine.

Parlant d’argent, la jeune femme rassura Rhys sur le remboursement de l’arnaque en lui confirmant que l’argent avait été rendu après que son meilleur ami ait terminé de lui exposer ses différentes initiatives pour essayer d’arranger les choses. Si le calme était revenu, ce n’était pas parce que les gros bonnets attendaient sagement une solution de sa part : Nate avait tout réglé. Il était d’ailleurs hors de question pour Gwen de citer une seule fois son nom. Andrew et Rhys n’avaient pas besoin de le savoir officiellement même si comme deux et deux font quatre, ils ne mettraient pas longtemps à le deviner. « Quelqu’un. Tu n’as pas besoin de savoir qui, ni à t’en faire. Tu ne dois plus rien. » De rien pour avoir encore sauvé vos fesses. La métisse se retint de lui servir la dernière phrase, le but n’était pas de relancer le conflit mais de continuer à mettre les choses à plat. Rhys adopta d’ailleurs la même attitude en prenant sur lui et s’étonnait qu’elle ne lui ait rien dit. « Et toi, pourquoi tu ne m’as pas dit plus tôt que tu étais allé les voir ? » Gwen pouvait lui retourner la question, il était mal placé pour lui donner une leçon qu’elle sentait déjà en travers de la gorge du Blake. La jeune femme entreprit néanmoins de lui répondre. « Je n’ai rien dit car on m’a demandé d’en dire le strict minimum tant que ce n’était pas fait et terminé. Maintenant c’est fait, donc tu n’as plus à t’inquiéter de quoique ce soit. C’est tout ce que tu as besoin de savoir. Andrew et toi pouvez reprendre le cours normal de votre vie. » Elle lui avait expliqué l’essentiel, il ne lui était pas nécessaire de creuser plus loin. « J’anticipe ce que tu vas me dire : pourquoi je ne te l’ai pas dit dès que je l’ai su, tout ça… J’étais triste et rongée de colère, la dernière chose dont j’avais envie, c’était de reparler de ça. Mais oui, j’allais te le dire et l’occasion s’est présentée aujourd’hui. » Elle sentait déjà le reproche monter, alors elle l’avait devancé sinon les tensions menaçaient de revenir. Il ne valait mieux pas, car Nate avait quand même sauvé leurs fesses de leurs frasques. Rhys pouvait s’estimer heureux d’avoir eu un généreux donateur qui avait mis un terme à toute cette histoire.

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MessageSujet: Re: I'm a liar, a thief and I am an apology + Gwen Lun 6 Aoû - 20:37

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« Ce que je veux dire surtout c’est qu’ils paieront d’une façon ou d’une autre. Mon père attrapera ceux qui m’ont fait ça et il s’assurera qu’ils ne sortent pas avant très longtemps. Et s’ils étaient revenus me voir, j’aurai su les recevoir comme il se doit. » Maintenant que la tension était retombée et que les reproches avaient terminé de fuser, la discussion était en train de prendre un tournant plus constructif. « C’est clair que je fais confiance à ton père pour ça. Et s’il faut des éléments pour l’enquête, je peux en donner… Anonymement ou pas. » Même s’il ne voulait pas être séparé de Lizzie et des jumeaux, une part de lui rêvait de se ruer au commissariat pour tout raconter. Une sanction légale pourrait peut être l’aider à se pardonner et à se débarrasser de cette culpabilité écrasante… « Mais bon, tu es en sécurité ici, n’est-ce pas ? Nate doit avoir une alarme ultrasophistiquée et des trucs du genre pour protéger sa villa, non ? » Dit-il en commençant à se sentir un peu mal à l’aise. C’était au moins la deuxième fois que Gwen faisait allusion au fait que si ses agresseurs revenaient, elle les accueillerait comme il le faudrait. Rhys n’aimait définitivement pas la lueur sombre qui brillait dans son regard quand elle disait ça. Il connaissait suffisamment bien la métisse pour savoir que le désir de vengeance devait la consumer bien plus sûrement que la douleur de ses os brisés. A vrai dire, il commençait à avoir peur qu’elle fasse une bêtise une fois rétablie. Mais tout mot de sa part à ce propos serait malvenu vu la situation. Peut être même que cela inciterait encore plus Gwen, vu son esprit de défi…

Et il devait apaiser le sien avant tout, car Gwen lui fait tout à coup une longue morale sur le fait que s’il a besoin d’argent, il vaut mieux qu’il laisse tomber sa fierté et qu’il se tourne vers ses proches pour en demander plutôt que de mettre tout le monde en danger comme ça. Bien sûr, tout cela est parfaitement fondé et sensé mais peut être un peu trop binaire pour qu’il hoche sagement la tête. « Ce n’était pas si simple à l’époque, Gwen… Toi tu mettais de côté pour ton album, mes parents payaient pour les soins de d’Echo… Et si j’avais avoué manquer d’argent, j’aurai dû aussi expliquer pourquoi. Expliquer que finalement toutes ces années, je n’avais pas été médecin. C’est le problème avec les mensonges, c’est un engrenage sans fin… » Il dit cela sans animosité, conscient que tout ce que la Martins a dit est avant tout pour son bien… « De toute façon, maintenant, j’ai un emploi stable et le travail de nuit m’aide à bien gagner ma vie. Je t’ai dit que je n’étais pas prêt de recommencer et c’est vrai. » Dit-il en guise de conclusion sur ce chapitre. Il était pressé de le clore, préoccupé par un détail plus important. Quelqu’un avait apparemment réglé la dette et la façon dont Gwen ne lui avait pas divulgué l’information et continuait à faire de la rétention d’informations risquait de raviver les braises de la colère du blond…

« Quelqu’un. Tu n’as pas besoin de savoir qui, ni à t’en faire. Tu ne dois plus rien. » Elle refuse une seconde fois de répondre à sa question, ce qui le fait pousser un long soupir. « Et comment je m’y prends pour remercier cette personne ? Et la rembourser ensuite, si  je ne sais pas qui c’est ? » Le blond ne pouvait faire que des hypothèses. Il pensait en priorité au père de la métisse, même s’il voyait mal le chef de la police payer les agresseurs de sa fille. Il pensait aussi à toutes les connaissances friquées de Gwen. Nate en premier mais il y avait aussi Danny par exemple…   « Comment je fais si je n’ai aucun détail ? Je suis censé croire à un miracle et ne pas poser de question. Arrêter de m’inquiéter du jour au lendemain sans savoir pourquoi et comment ? L'enjeu est un peu trop important pour ça... » La tension revient doucement mais sûrement et le jeu des reproches reprend aussi vite qu’il s’est arrêté. « Et toi, pourquoi tu ne m’as pas dit plus tôt que tu étais allé les voir ? » Il croise les bras, d’un air mécontent. « C’est facile d’esquiver une question par une autre. Mais moi je vais te répondre…  Je te rappelle que tu refuses de me parler, que tu m’avais demandé du temps. Tu aurais répondu si je t’avais appelé ? ... Moi je crois que si je n’avais pas fait irruption sur cette terrasse ce matin, on ne se parlerait toujours pas. Mais je peux te jurer que je t’aurai parlé à l’issue du délai, une fois que j’aurai réussi à rembourser. Ça ne servait à rien de te parler alors que tu n’étais définitivement pas en sécurité… »

Gwen avait toutefois seulement différéz sa réponse pour calmer les grands airs de Rhys  et finalement les éléments d'explication qu’elle livre au Blake sont similaires à  ceux qu’il vient de développer. Pourtant, il y a une différence de taille entre leurs deux raisonnements et il ne se prive pas de la pointer du doigt. « Ok… Admettons que tu n’ais pas pu parler tout de suite mais que quand c’était « terminé »… » Dit-il en reprenant ses mots exacts. « Je veux savoir depuis quand exactement la dette est réglée, depuis quand c’est « terminé ». Je veux une réponse claire. Une durée chiffrée. » Sa voix monte crescendo mais il n’y peut rien. Il ne peut juste pas croire qu’elle ait fait quelque chose d’aussi cruel que de le laisser s’inquiéter maladivement pour une menace qui n’existait plus. Dire qu’il était allé supplier ces connards… « Je veux savoir exactement pendant combien de temps tu m’as laissé m’inquiéter alors qu’il n’y avait plus lieu. Dis-moi Gwen ! Franchement, je suis impatient de savoir combien de temps tu t’es foutu de ma gueule… Putain, je ne dormais plus, je ne vivais plus. Lizzie pleurait tous les jours de peur qu’il arrive quelque chose aux jumeaux ! » Effectivement, elle avait parfaitement anticipé sa question. Mais les raisons qu’elle avait avancées pour expliquer son geste étaient loin d’être suffisantes aux yeux du blond. « J’étais triste et rongée de colère, la dernière chose dont j’avais envie, c’était de reparler de ça. Mais oui, j’allais te le dire et l’occasion s’est présentée aujourd’hui. » « L’occasion s’est présentée parce que je l’ai provoquée !! Tu me l’aurais dit quand sinon ?! QUAND ?! »

Leur amitié était en train de connaître des dommages irréversibles. Et il savait que les mots qu’il allait ensuite prononcer allaient dans ce sens. Mais il pensait chacun d’eux. « Franchement, tu me dégoûtes avec tes petits jeux.  Tu me fais des leçons de morale, tu nous juges Andrew et moi mais pas un instant tu t’avoues à toi-même que tu ne vaux pas mieux que nous… Au moins, on ne t'a pas blessée volontairement nous... Je te l’ai dit, tu as le droit d’être en colère mais ça, c’est vraiment merdique. Tordu. J’espère que tu es contente, tu as eu ta petite revanche sur nous. » Il n’arrive toujours pas à croire qu’elle ait gardé le silence sur quelque chose d’aussi important. Il connaissait les pires aspects de la personnalité de sa meilleure amie, pourtant. Encore tout à l’heure, il avait soupçonné que le désir de vengeance était bel et bien présent en elle mais jamais il n’aurait pensé qu’un jour, elle le dirigerait contre sa personne. « Et après tu veux que je te croie quand tu me dis que tu ne pourras jamais me détester… Mais tu ne dois pas beaucoup m’aimer pour me laisser vivre dans une terreur constante pour rien du tout. »

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PROFESSION : Chanteuse, danseuse, musicienne, chorégraphe, boxeuse et menteuse professionnelle. Chanteuse : elle chante surtout de la soul, du pop/rock et du rnb. Musicienne : elle joue principalement de la guitare et de la basse dont elle est une véritable virtuose, elle se débrouille aussi au piano. Danseuse : la danse est l’art dans lequel elle excelle le plus, elle est aussi chorégraphe et donne des cours de danse hip-hop et contemporaine. Boxeuse : elle a un excellent niveau en boxe et est impitoyable avec ses adversaires, elle donne des cours de boxe au club de Tenby. Elle a appris à se battre dans la rue et maitrise donc des techniques de combat bien plus larges. La boxe lui a permis de se recentrer.
REPUTATION : Elle se remet doucement de son agression. Il paraît qu'elle va quand même bientôt partir en tournée, mais comment alors qu'elle peine encore à marcher ?


MessageSujet: Re: I'm a liar, a thief and I am an apology + Gwen Mer 8 Aoû - 11:20

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Rhys se montrait enclin à aider pour l’enquête mais s’il se pointait au commissariat et démontrait son implication dans cette affaire, Gwen ne donnait pas cher de sa peau. Pour le bien de tout le monde, il valait mieux qu’il reste en dehors de cette histoire. La métisse avait donné tous les éléments susceptibles d’aider son paternel tant sur les descriptions physiques que sur d’autres détails plus pragmatiques. Il n’était pas idiot : face à certaines réponses plus évasives, il avait compris qu’elle protégeait des gens dans cette histoire. Le blond essaya ensuite de la rassurer sur la sécurité ultrasophistiquée de la villa de Nate. La maison était certes plus difficile d’accès que d’autres mais elle n’était visiblement pas encore au point : la chanteuse avait la preuve sous les yeux. « Oui, dans la villa. Sauf que si toi tu as pu entrer sans problème, ils le pourraient aussi. » Gwen avait donc un autre moyen de se protéger en cas de souci. Puisque Rhys semblait creuser le sujet, elle allait satisfaire sa curiosité. « Je n’ai pas besoin de te rappeler ce qu’un flic a pour ses opérations. Ou le cas échéant, pour se défendre. » Tant qu’elle ne se sentait pas complètement rétablie et que cette histoire n’avait pas été réglée, elle avait mieux vécu la situation depuis que son paternel l’avait équipée pour se protéger. Entorse très claire au règlement, il avait redouté pour sa fille et avait même collé une paire de ses collègues dans une voiture devant la villa du rockeur lors des premières nuits. Maintenant que l’affaire était en partie résolue, elle n’était plus surveillée de nuit. Comme dit, son paternel ne pouvait pas la surveiller h24 ni mobiliser des agents pour elle sans devoir s’expliquer davantage.

La métisse ne comprenait en revanche pas pourquoi Rhys n’avait pas été trouver ses proches pour son manque d’argent. Si les mensonges sur sa carrière de médecin justifiaient en partie son silence vis-à-vis de certains de ses proches, ceux-ci n’excusaient pas tout non plus. « Mon album aurait pu attendre un peu plus longtemps… Entre un disque ou t’aider toi, mon choix aurait été vite fait… Quand je vois la situation aujourd’hui, devoir mettre en suspens ce qui a été lancé, devoir encore plus d’argent à ceux qui ont aidé à investir dedans et qui n’en ont pas les retours espérés à cause de mon blocage ici… Je suis encore plus dans la merde qu’avant. Enfin, ça va, Nate est là pour m'aider dans la musique, mais j’aurai préféré que tu viennes me voir à l’époque, oui, d’autant que moi j’étais au courant pour les mensonges. » Lui n’avait plus de problèmes d’argent mais elle, elle se noyait limite dedans. Par chance, les deux titres déjà sortis lui maintenaient la tête hors de l’eau et un arrangement avait été trouvé pour que la casse soit limitée quand elle serait rétablie : une tournée acoustique à travers les Royaume Uni, qui n’exigerait pas qu’elle bouge dans tous les sens. Si tout ne se déroulait pas comme prévu, Nate s’était porté garant pour elle aussi ce qui avait bien aidé à trouver tous ces compromis. Heureusement, sa maison de disques avait été compréhensive en reconnaissant sa non-responsabilité dans ce qui lui était arrivé. « Je suis contente de l’apprendre. Tu peux repartir du bon pied. Un travail, une famille. Tu as finalement bien reconstruit ta vie ici. » Il n’y avait pas d’ironie dans sa voix. Rhys avait certainement tout dit à Lizzie aussi et il pouvait prendre un nouveau départ sans se mettre dans de nouveaux dangers inutiles. Il valait mieux trimer avec un travail honnête sans risque de conséquences sur le dos. En revenant à Tenby après plusieurs années d’absence, Rhys et Gwen avaient redouté ce retour, bien loin de s’imaginer une telle évolution dans leur vie ces (quasi) trois dernières années.

Dans cet esprit de nouveau départ, la métisse rassura Rhys sur le remboursement de la dette auprès de gros bonnets. Tout était terminé. Il ne devait plus s’inquiéter de rien et pouvait mener sa vie comme bon lui semblait. Pourtant, loin de simplement le rassurer, cette révélation le mit dans une colère noire, une colère démesurée aux yeux de Gwen juste parce qu’elle refusait de lui divulguer le nom de leur bon samaritain et parce qu’elle était au courant depuis quelques jours de cette histoire. Il était gonflé. Le ton monta à nouveau rapidement. Rhys lui jura qu’il lui aurait dit être allé voir les agresseurs dès que cette histoire était réglée. Gwen aussi lui expliqua qu’elle lui aurait parlé de tout dès que tout aurait été terminé. Rongée de colère, elle n’avait pas eu envie de reparler de toute cette histoire dans l’immédiat, d’autant que tout n’était pas encore tout à fait clos. Sauf qu’elle n’eut pas le temps de terminer toutes ses explications, Rhys s’emballa sur elle comme si elle était la pire des harpies en lui assenant que sa famille avait vécu dans la terreur comme si elle était la responsable de tout ceci et en lui demandant une date précise. Sonnée par cet affront déplacé, Gwen s’emmura dans le silence et encaissa toutes les horreurs que Rhys lui balançait. Il l’accusa de ne pas valoir mieux qu’Andrew et lui, d’être pire qu’eux limite car elle avait, selon lui, volontairement cherché à les blesser, par souhait de revanche… Pourtant, tout s’était passé très vite et rien n’avait été calculé. Entre protéger ceux qui sauvaient leurs fesses ou leur dire trop tôt que tout était réglé avant d’en être sûre, pour leur éviter quelques craintes supplémentaires, le choix de Gwen avait été vite fait même si le faire mariner un peu au passage sans pour autant faire durer n'avait pas été sans arrière-pensée totale mais elle s'était vite ravisée. Et s’il la pensait capable d’un tel acte de bassesse, Rhys valait encore moins que ce qu’elle pensait et il était peut-être temps de remettre en question leur amitié, chose qu’elle n’aurait jamais envisagé avant aujourd’hui. Cependant, vu l’opinion qu’il avait d’elle et les horreurs qu’il lui adressait, il ne la connaissait clairement pas aussi bien qu’elle l’avait imaginé.

Après avoir encaissé en silence et avoir laissé Rhys déverser sa colère, Gwen entreprit de lui répondre en essayant de maitriser encore suffisamment la rage sourde et la tristesse qui grondaient en elle. Rhys venait de définitivement détruire quelque chose entre eux, plus de retour en arrière possible. « Que tu me crois capable d’une telle chose sans bonne raison me démontre que tu ne dois pas beaucoup m’aimer non plus pour oser me la jeter en plein visage sans savoir. Tu me parles de mes petits jeux, mais tu penses vraiment que risquer de perdre ma vie ou celle d’un de mes proches est un jeu auquel j’aimerai participer ?! T’es vraiment cinglé ! » Assena-t-elle dans un premier temps. Elle était restée silencieuse mais elle comptait bien répondre point par point aux attaques du blond. Gwen n’avait nullement l’intention de se laisser faire ni insulter impunément, peu importe le lien qui les liait. « Qui a été là après ton accident ? Ta dépression ? Qui a toujours tout couvert de tes mensonges, qui a été là pendant des années ? C’est toi qui sembles avoir oublié ce que nous étions l’un pour l’autre. Je te dégoûte ? Pourtant, je ne t’ai jamais trahi, jamais parlé comme tu viens de le faire. » Elle avait même arrangé les choses entre Lizzie et lui pour qu’ils se mettent ensemble plus vite. Ça n’avait rien avoir avec l’histoire du jour mais Rhys avait la mémoire un peu trop sélective : il savait exactement qui elle était et il osait l’accuser d’une telle insanité. « Pire, je n’ai jamais mis ta vie en danger. Ne t’ai-je pas tout dit de qui j’étais également ? Je ne pensais pas que tu pouvais avoir une si mauvaise opinion de moi. Si tu t’inquiétais vraiment pour notre amitié, tu n’aurais jamais craché tout ça sans réfléchir. » La jeune femme avait réussi à garder son calme dans un premier temps pour refaire un bilan rapide de leur passé et de ce l’un était supposé connaître de l’autre. Toutefois, Rhys lui avait fait mal et l’avait profondément blessée à plusieurs reprises aujourd’hui. Si elle avait rendu certains coups, elle avait réussi à limiter la casse jusqu’à présent sauf qu’elle n’avait plus envie de se contenir. Gwen en avait assez d’encaisser les remarques injustes sans rien dire. « J’ai vraiment pris sur moi aujourd’hui mais c’est fini. Tu crois que moi je n’ai pas craint pour ma vie et passé des nuits blanches ? J’étais leur première cible ! J’ai failli mourir à cause de vos actes et tu oses me dire que c’est moi qui te dégoute ? Comment peux-tu lâcher de telles horreurs et encore te regarder dans une glace ?! C’est à cause de tes actes si ta famille et si la mienne aussi ont vécu dans la terreur ! Ne cherche pas à te dédouaner ! Il y avait d’autres façons, moins risquées, de gagner de l’argent mais c’est plus facile de se voiler la face et de chercher un autre coupable n’est-ce pas ?! J’espère vraiment que ça te soulage de me charger et que ça en vaut le coup. En tant que meilleur ami, je te croyais mieux qu’Andrew sur ce point, mais au fond tu es encore pire que lui à me rejeter la faute ! » Il lui servait toujours sa famille en premier lieu, mais en réalité, Rhys n’en avait que pour lui et pour sa petite vie. Or, ses proches à lui n’étaient pas les seuls à avoir souffert de toute cette histoire. « J’en ai assez que tu ne penses qu’à toi ou ta vie, et que tu ne vois pas tous ceux qui doivent vivre avec les conséquences de ce que vous avez fait ! Tu ne crois pas que j’ai mis d’autres vie en danger en venant vivre ici aussi en sachant qu’ils risquaient de revenir pour moi en premier lieu ? Quant à mon père, il a fait de nombreuses nuits blanches depuis l’agression, il a bossé sans relâche à tout heure pour retrouver ces types, il a mis son service en branlebas de combat, te rends-tu seulement compte de la mobilisation que vous avez engendrée ? » Elle lui exposa ensuite un des détails qui la blessaient le plus. Aveuglé, il ne s’était vraiment pas rendu compte des sacrifices qu’elle avait fait pour lui malgré sa colère envers lui. Mais visiblement, ces sacrifices, il ne les valait pas quand elle voyait comment il avait osé lui parler. « Te rends-tu seulement compte qu’il croit que c’est moi qui me suis mise dans de beaux draps et qui ai fréquenté les mauvaises personnes ?! Que les tensions ne cessent de grandir entre nous parce qu’il me pense encore irresponsable ?! Tout ça parce que je suis encore trop gentille et trop conne pour couvrir vos petits culs et vous garder auprès de vos familles ! Franchement va te faire voir avec les « tu me dégoûtes » ! Tu n’as même pas idée de ce que j’ai enduré pour vous ! »

Comme Gwen reprenait point par point les attaques de Rhys, elle lui répondit aussi par rapport aux raisons qui l’avaient poussée à se taire sur le remboursement. La première, elle avait attendu que tout soit réglé et, effectivement, rongée de colère, elle n’avait pas eu envie de lui parler de suite. Cependant, il subsistait une autre raison, qui celle-là, n’aurait appelé à aucune négociation. « J’ai un code et des principes, contrairement à ce que tu sembles croire. Je n’ai rien dit pour protéger ceux que j’aime oui. Peu importe à quel point je vous en veux, je n’ai rien dit à mon père pour Andrew et toi, comme je ne dévoilerai jamais le nom de ceux qui ont été votre providence ! Ceux qui se mouillés pour réparer vos conneries ! Ceux dont je dois taire le nom pour que les gros bonnets ne leur en demandent pas plus ! Oui l’argent a été remboursé, ce qui a sûrement eu pour effet de calmer le jeu, mais les agresseurs ne sont pas encore tous arrêtés ! C’est en cours. Tu crois que je me tais par plaisir ?! Tu crois que t’es le seul à avoir une famille à protéger ? Qui te dit qu’ils ne vont pas demander plus s’ils savent qui est la poule aux œufs d’or, hein ?! Ce n’est pas déjà assez compliqué, il faut mêler d’autres personnes ?! Donc oui, tout ce que tu as besoin de savoir, c’est que c’est désormais réglé, depuis quelques jours puisque tu veux une date, t’en sais assez pour rassurer tes proches ! » Dégoutée par Rhys, la colère était désormais montée de plusieurs crans. C’était comme si la douleur physique s’était évanouie de son corps – en tout cas Gwen ne la ressentait plus depuis quelques secondes – et s’était muée en souffrance aigue à l’intérieur d’elle, aveuglée par la peine et la déception. « Une solution est trouvée pour sauver les arrières de tout le monde et au lieu d’être reconnaissant, tu oses encore me jeter de la haine en pleine face ?! Ingrat ! Franchement, casses-toi d’ici ! » Hurla-t-elle. Enervée au plus haut point, elle perdit son sang froid à l’instar de Rhys quelques minutes plus tôt. Le verre sur la table de la terrasse vola en éclats lorsque la main de la métisse le rencontra pour le percuter. En rage, elle renversa la table et elle perdit totalement la notion de tout ce qui l’entourait, prête à détruire tout ce qui se trouvait sur son passage à défaut de pouvoir passer ses nerfs sur lui. Il l’avait attaquée au plus profond d’elle-même, de sa personnalité, de ses principes, de son attachement pour lui, qu’elle lui avait pourtant avoué être le plus important de tout. Elle, elle n’avait pas tout oublié de la valeur de leur amitié malgré tout ce qui s’était passé. Et qu’il la remette encore en doute après la façon dont elle avait maitrisé sa colère, dont elle s’était encore ouverte à lui en dépit de la peine qu’il lui avait causée, était juste trop douloureux à encaisser, trop douloureux pour qu’elle s’en remette complètement. Déjà affaiblie physiquement et moralement, Rhys était en train de l’achever. Gwen perdait la raison, des perles de tristesse et de rage perlaient sur ses joues. Brisée. Il l'avait brisée à tous les niveaux.



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MessageSujet: Re: I'm a liar, a thief and I am an apology + Gwen Mer 8 Aoû - 22:42

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Gwen réfute l’assertion de Rhys comme quoi la villa est sécurisée, arguant que si lui était parvenu à monter jusqu’à la terrasse, tout le monde pouvait. Elle lui laisse cependant entendre qu’elle a de quoi se protéger, le faisant sourciller. Certes ce n’était pas surprenant qu’elle ait pu avoir un flingue vu que son père était chef de la police mais ça restait choquant compte tenu de la situation. Le Blake sentait sa meilleure amie plus fragile que jamais et le fait qu’elle sache parfaitement se servir d’une arme à feu empirait ses craintes plutôt que de les apaiser. « J’espère vraiment que tu n’auras pas à t’en servir. » Dit-il sincèrement inquiet et légèrement nauséeux à l’idée qu’elle puisse être cependant obligée à cause de lui. Mais ça, c’était parce qu’il ne savait pas encore que la dette était en fait réglée et qu’il y avait par conséquent d’infimes possibilités que ses agresseurs reviennent… En réalité, juste avant que cette information à la puissance d’une bombe nucléaire soit lâchée, la conversation allait plutôt dans le sens de l’apaisement. Gwen avait dit à Rhys qu’elle était contente qu’il soit reparti du bon pied en trouvant un travail honnête, tout en lui rappelant au passage qu’il aurait pu se tourner vers elle lorsqu’il avait eu besoin d’argent. Elle ajoute aussi qu’entre lui et son disque, elle aurait très vite fait son choix, ce qui est une belle déclaration d’amitié en soit. Malheureusement, Rhys n’a pas le temps de la savourer car elle est vite ternie lorsque Gwen lui explique que maintenant, c’est elle qui est dans la merde financièrement. Il baisse la tête, la culpabilité revenant le frapper de plein fouet. « Ce n’est pas une excuse mais je n’aurai jamais imaginé que les choses tourneraient aussi mal… Pas un instant, j’ai pensé que les conséquences seraient aussi nombreuses et désastreuses. Sinon, je ne me serai jamais lancé dans cette combine. Sinon, effectivement, je t’aurai demandé de l’argent à toi. » Dit-il toujours un peu plus mal en découvrant qu’en plus d’affronter des conséquences physiques et psychiques, Gwen faisaient aussi face à des conséquences artistiques et financières…

Malheureusement, leur conversation tombe sur un nouvel angle saillant. Gwen finit par révéler que la dette est en fait  déjà payée, ce qui met Rhys dans une colère noire. Perdant totalement le contrôle face à la révélation de ce coup bas, il ne mâche pas ses mots et ne cache rien de sa façon de penser à la Martins. Elle encaisse en silence et le laisse aller jusqu’au bout de sa pensée mais il voit bien à la façon dont elle se mord la lèvre et à son regard orageux qu’elle prépare une réponse brûlante. Et effectivement, quand il a terminé, elle enchaîne à son tour et tout ce qu’elle dit n’est définitivement pas plaisant à entendre même si certains de ses propos contiennent la vérité la plus stricte. A son tour, Rhys la laisse terminer jusqu’au bout, aussi difficile que cela puisse être. Car elle monte en puissance, autant au niveau de la voix que dans la dureté de ses mots. Sa colère devient aussi folle que celle du Blake et elle termine sa longue tirade en apothéose, lui hurlant qu’il n’était qu’un ingrat et qu’il devait partir sur le champ. Suite à cela, elle commence par renverser un verre avant de carrément s’en prendre à la table, qu’elle fait basculer avec rage malgré son équilibre précaire. Puis, elle s’immobilise, le regardant fixement tandis que des larmes coulaient sur ses joues… La métisse pleurait rarement, et le fait qu’elle soit en train de pleurer maintenant ne faisait souligner à quel point la situation s’était envenimée. Cette dispute était la pire de toute l’histoire de leur amitié,  à tel point qu’il était légitime de se demander si ce n’était pas celle qui en marquerait la fin. Surtout quand les deux n’arrêtaient pas de remettre la valeur de cette dernière en cause. Mais comment faire alors qu’elle était confrontée à de telles circonstances ? Peu d’amitiés, même les plus fortes ne seraient pas éprouvées face à une situation aussi destructrice…

Rhys fait face à Gwen, peu impressionné par son éclat de colère. Ce n’était pas le premier auquel il assistait… Il ne pense même pas à se rapprocher d’elle pour s’assurer qu’elle ne chute pas dans sa frénésie ou pour tenter de l’apaiser, conscient qu’il avait été si abrupt dans ses paroles qu’elle pourrait très bien l’attaquer physiquement. Il la connaissait suffisamment bien pour savoir qu’elle n’avait déjà que bien trop pris sur elle et qu’un autre aurait eu des ennuis bien plus vite que lui. Il ne fallait pas qu’il la pousse encore plus à bout. Non, il fallait juste terminer cette conversation insupportable, ne pas laisser de pus dans les énormes abcès qu’ils étaient en train de crever. Il fallait faire table rase, ne rien s’épargner sinon la situation resterait toujours pourrie. Et comme toujours chez lui, c’est l’orgueil qui parle en premier. « Je n’ai rien oublié de tout ce que tu as déjà fait pour moi… Ni ce que nous sommes l’un pour l’autre… Et c’est justement pour ça que je ne parviens pas à croire que tu ais pu me faire un tel coup bas. Tu peux avancer tous les arguments que tu veux pour te donner bonne conscience, tu peux essayer de noyer le poisson autant que tu veux, tu n’avais aucune bonne raison de garder le silence pendant DES JOURS ! Tu aurais pu abréger mon calvaire mais tu as préféré me donner une leçon à la place. Et ça, c’est justement ce qu’on appelle une trahison. » Dit-il rebondissant sur sa déclaration comme quoi elle n’avait jamais trahi. Son argument comme quoi elle s’était tue pour ne pas que ses agresseurs soient tentés de soutirer plus d’argent à leur bienfaiteur ne tenait pas une seconde. Que pensait-elle ? Que Rhys allait aller crier son nom sous tous les toits et plus précisément à ces hommes ? Non, elle n’avait pas voulu lui dire que tout était réglé, pour qu’il souffre lui aussi un peu de la situation, comme elle finit par l’avouer à demi-mot dans certaines de tournures de phrases.

Mais celles-ci ne sont pas les pires… Les pires ce sont celles qui n’ont cesse de lui rappeler qu’il a mis sa vie en danger, qu’elle aurait pu mourir à cause de lui. Rien que dans sa dernière tirade, il relève au moins trois occurrences. « TU CROIS QUE JE NE LE SAIS PAS QUE TU AURAIS PU MOURIR ? TU CROIS QUE JE N’Y AI PAS PENSE ? TU CROIS QUE CA NE ME HANTE PAS ? COMBIEN DE FOIS JE DOIS TE L'AFFIRMER POUR QUE TU ME CROIES ? » Hurle t-il à s’en casser la voix, avant de reprendre d’une voix plus calme. « Tu peux m’accuser de te charger, tu ne fais que ça toi aussi depuis tout à l’heure. Peut être que tu n’as pas utilisé une tournure de phrase aussi forte que « tu me dégoûtes » mais tout ce tu dis… Tu t’entends ? A me montrer tes bleus, à me dire que tu aurais pu mourir, à me faire passer pour un connard inconscient et égoïste... Ce n’était que quelques cartes, MERDE. Jamais je n’ai voulu que tu sois blessée comme ça. Et pourtant, tu continues d’agir comme si j’avais exprès, comme si j’avais voulu ça…   Comment je suis censé réagir ? Encaisser tout en silence ? Même les reproches injustes ? Ne t'étonne pas que ça me rende méchant à mon tour...  Et d'ailleurs, comment je pourrai être au courant de tout ce que tu viens de me dire, de toutes les conséquences sur tes proches à toi alors que je ne fais plus parti de ta vie depuis des semaines ? » Comment aurait-il pu connaître les réactions du père de la Martins ? Et prendre compte de l’ampleur de son traumatisme après l’agression ? Les nuits blanches, les disputes, la peur de mourir ou de mettre ses proches en danger… Tout des détails intimes qu’elle ne partageait plus avec lui, il n’avait pu que les imaginer avant d’y être réellement confronté maintenant.

Il se laisse soudainement glisser le long de la rambarde de la terrasse, oubliant les débris qui la jonchait désormais. Il plonge sa tête entre ses mains, dépassé par l'ampleur du gouffre qui se creusait entre eux. « Ce n’était que quelques cartes… » Répète t-il avec désespoir, incapable d’assumer la responsabilité qu’elle lui mettait sur les épaules. Cependant, il y avait un point sur lequel elle avait totalement raison. Et quelques minutes d’un long silence lui permettent de le réaliser, tandis qu’il rejoue dans sa tête tous les mots qu’elle lui a assénés, les regardant sous l’angle de l’empathie plutôt que de la colère. Il  ne pouvait pas tout faire tourner autour de son ressenti à lui. Il était largement temps qu’il prenne un peu sur lui à son tour sinon, ils franchiraient définitivement le point de non retour cette fois-ci. Et pour elle, il était prêt à étouffer cette fierté mal placée, cette susceptibilité qui le faisait parfois agir comme un connard arrogant. Lentement, il se relève, se rapprochant de Gwen pour dire ce qu’il avait à dire en la regardant dans les yeux.   « Ecoute... Mes mots ont dépassé ma pensée… Tout comme mes actes ont échappé à mon contrôle. C’est comme tu l’as dis. Je ne réfléchis pas. Je laisse mes émotions me dicter ma conduite, la colère ou l'envie mal me conseiller. Tu as entièrement raison. Je n’aurai jamais dû te parler comme je l’ai fais. Tu ne me dégoûtes pas… Bien loin de là. C’est la colère qui parlait. Je suis vraiment désolé… » Il lève une main apaisante, faisant encore un pas dans sa direction.  « Et là, j’essaie de toutes mes forces de ne plus l’être… En colère… Je ne veux pas me sentir comme ça vis-à-vis de toi. Me focaliser sur un détail déplaisant alors qu’il y a un plus grand tableau à voir. Je t’entends quand tu parles du sacrifice que tu as fais pour Andrew et moi… Tu as raison, je l’oublie trop vite. J’ai oublié que tu aurais pu nous faire bien plus de mal que ça… Tu nous as couverts, tu nous as protégés aussi bien des conséquences judiciaires que vis-à-vis de ces types… Et je te suis reconnaissant pour ça… La dernière chose que je veux est paraître ingrat. Tu ne me dégoûtes pas. Ô grand jamais. Je pourrai citer 100 raisons pour lesquelles j’éprouve l’exact sentiment contraire.  »

« Je sais qu’elle genre de personne tu es. Je sais pourquoi je t’aime autant. Je sais que tu es loyale. Je sais que tu as propre code d’honneur. Qu’il n’y a pas grand-chose que tu ne ferais pas pour tes amis. Et je sais que j’ai de la chance d’être l’un d’eux. Et c’est ce qui fait que je suis venu te voir en premier lieu aujourd’hui. Je ne suis pas prêt à renoncer à toi… Notre amitié est vitale pour moi. Alors ne croies pas que je ne m’inquiète pas pour elle. A vrai dire, je n’ai jamais été aussi inquiet...  Cette situation est la pire qui puisse être, c’est comme si c’était impossible d’avoir l’attitude adéquate tant c’est merdique. » Il voudrait pouvoir toucher sa main, sentir sa peau contre la sienne, trouver un moyen autre de l’atteindre que les mots. Car il n’était absolument pas certain que ceux qu’ils étaient en train de dire effaceraient ceux précédents dits. « Moi en tout cas, je ne l’ai pas eue. Je ne me suis pas mis un seul instant à ta place. Je t’ai reproché un instant de faiblesse sans penser un instant que tu avais le droit d’être en colère et blessée. Que tu avais le droit de mal agir, toi aussi. Sans penser à toutes les fois où tu avais bien agi, justement. Sans penser que je n’étais pas en position de te faire des reproches alors que je suis incapable d’endurer les tiens. Sans me dire que chercher qui est responsable de quoi n'est peut être pas la meilleure solution pour qu'on aille de l'avant, pour qu'on guérisse. » Désormais, il se repassait les tenants et aboutissants de la dispute depuis qu’il avait posé un pied sur cette terrasse, et il semblait qu’il avait enfin le recul nécessaire pour comprendre ce qui avait mal tourné. « Je vais partir si c’est ce que tu souhaites. Je suis désolé, j’aurai voulu pouvoir agir mieux aujourd’hui. J’aurai voulu pouvoir agir tout du long en fait.. Peut être que finalement, tu as donné le meilleur de toi-même à quelqu’un qui ne le méritait pas… Un ingrat, un égoïste… Peut être que je resterai celui qui a mis ta vie en danger dans ton esprit. » Et qui s’en foutait royalement. Parce que malgré ses dénégations, c’est toujours ce qu’elle semblait croire… Elle lui imputait une part de responsabilité importante. Sinon elle ne l’aurait pas puni en le sortant de sa vie comme elle l’avait fait ou en ne lui révélant pas que la dette était payée. Une part d’elle lui en voulait à mort et même si c’était dure à encaisser, il devait accepter cet état de fait. « Et je le redis, même si tu parles de ma famille, comme si c’était quelque chose qui t’était extérieur, ce n’est pas le cas. Tu es comme une sœur pour moi. Alors peu importe les tensions qui existent entre nous, tu es toujours invitée  à mon mariage. En tant que témoin, même. Voici l’opinion que j’ai de toi. Malgré tout ce qui a été dit aujourd’hui, je veux quand même que ce soit toi. Parce que même quand je suis en colère contre toi, il y a cette partie de moi qui t’aime et t’estime toujours. Même quand mes mots disent le contraire. Même quand les tiens le disent aussi. »

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ÂGE DU PERSONNAGE : 28 ans
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PROFESSION : Chanteuse, danseuse, musicienne, chorégraphe, boxeuse et menteuse professionnelle. Chanteuse : elle chante surtout de la soul, du pop/rock et du rnb. Musicienne : elle joue principalement de la guitare et de la basse dont elle est une véritable virtuose, elle se débrouille aussi au piano. Danseuse : la danse est l’art dans lequel elle excelle le plus, elle est aussi chorégraphe et donne des cours de danse hip-hop et contemporaine. Boxeuse : elle a un excellent niveau en boxe et est impitoyable avec ses adversaires, elle donne des cours de boxe au club de Tenby. Elle a appris à se battre dans la rue et maitrise donc des techniques de combat bien plus larges. La boxe lui a permis de se recentrer.
REPUTATION : Elle se remet doucement de son agression. Il paraît qu'elle va quand même bientôt partir en tournée, mais comment alors qu'elle peine encore à marcher ?


MessageSujet: Re: I'm a liar, a thief and I am an apology + Gwen Jeu 9 Aoû - 17:28

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Clashed like the band, but now we're back stronger
While we're both young yet still a bit older

Lors de l’accalmie dans leur conversation, Rhys se rangea finalement à l’avis de Gwen en confirmant qu’il serait effectivement venu la voir en premier lieu plutôt que s’adonner aux jeux de cartes s’il avait eu un aperçu de toutes les conséquences aujourd’hui. Toujours dans le but d’apaiser les tensions, la métisse lui avoua finalement que le problème d’argent le plus immédiat qui concernait Andrew et Rhys, à savoir le remboursement de la dette, avait été apuré. Leurs proches n’étaient donc plus en danger imminent. Cette révélation réveilla la colère et engendra de nouveaux conflits entre eux, une colère si importante, qu’elle les poussa à se balancer des mots destructeurs, des mots qui atteignaient le cœur même de leur amitié. Des larmes de rage cinglaient les joues de Gwen pourtant elle soutenait le regard de Rhys d’un air enflammé, la tête droite. Après avoir lâché son lest à son tour, elle ne voulait plus le voir et lui avait finalement demander de se tirer d’ici. Puisqu’elle le dégoutait, les deux amis n’avaient désormais plus rien à se dire. Mais c’était sans compter sur la détermination de Rhys de répondre aux dernières attaques qu’elle lui avait assené. Pour son bien à lui, il valait mieux qu’il n’approche pas la métisse qui était dans une colère noire, une colère qu’elle ne maitrisait plus que péniblement ; elle était au bord de la folie, autre raison pour laquelle elle lui avait ordonné de décamper. S’il continuait de la pousser à bout, à la blesser au plus profond de son être, elle ne serait plus en mesure de répondre d’elle-même. A distance respectable, Rhys reprit pourtant le fil de la conversation en continuant de l’accuser de coup bas. Comment arrivait-il encore à se regarder dans une glace et à l’accuser d’une telle chose alors qu’il n’arrêtait pas de tout ramener à lui sans voir à quel point il avait blessé les autres ? Sifflante, Gwen continua de lui tenir tête avec le même orgueil, d’une voix encore plus percutante et plus détachée, elle qui avait abandonné les dernières onces de compassion en elle depuis qu’il lui avait dit qu’elle le « dégoutait ». « Tu m’accuses de vouloir donner une leçon alors que tu peux parler d’un donneur de leçons, toi qui n’arrêtes pas d’en donner aux autres sans prendre la graine de CE QUE TU as provoqué. Tu n’es nullement en position d’en donner ! Tu sais quoi, crois-ce que tu veux, j'en ai assez. Je sais ce que j’ai fait ou non. Si je te dis que j’avais mes raisons de me taire, que je te les donne et que tu refuses de les prendre en considération, c’est ton problème. Tu en resteras de toute façon persuadé. J’en ai assez de me justifier dans le vide, je ne devrai même pas avoir à le faire quand on sait ce qui a commencé tout ça et qui a trahi la confiance de l’autre. Ton putain de fric volé a été remboursé alors lâche-moi avec tes états d’âme ! » Gwen était certaine du bien-fondé de son silence et même si elle se doutait que Rhys n’aurait pas crié le nom de leur providence, tout aurait pu très facilement fuiter. La métisse avait promis de ne pas mettre davantage en danger ses proches ni de mêler d’autres noms à cette affaire, ce qu’elle respectait. Nate ne devait absolument pas être cité ou être associé de près ou de loin à ces escroqueries, il le lui avait personnellement demandé. Ce n’était pas parce que Rhys était en colère qu’elle allait changer d’avis. De plus, l’enquête en cours devait rester au maximum confidentielle, son père le lui avait dit aussi. Alors, il avait le beau rôle de l’attaquer sur ce point sauf que toute cette histoire n’aurait jamais eu lieu s’il n’avait pas triché à la base.

Cette responsabilité, Gwen la lui avait renvoyée au visage à plusieurs reprises lors de son éclat de colère. Rhys explosa finalement à nouveau à s’en déchirer les poumons. La jeune femme n’avait plus pris de pincettes dans ses mots et ceux-ci avaient eu une incidence directe sur le blond. « Ça fait quoi de ne pas être entendu alors que l’on répète dix fois la même chose ? » Répliqua-t-elle alors, d’une voix mauvaise. Il lui reprochait de devoir répéter à de multiples reprises les mêmes propos pour qu’elle le croit enfin pourtant il lui adressait la même opposition quand elle lui disait que NON elle n’avait pas volontairement cherché à le blesser en ne lui révélant pas directement cette histoire d’argent. Il n’était pas moins sourd qu’elle visiblement. De nouveau, Rhys chercha à la faire culpabiliser en lui indiquant qu’elle le chargeait trop lourdement, qu’il n’avait eu nullement l’intention qu’elle finisse blessée. Ça, elle avait bien compris qu’il n’avait pas « voulu » qu’elle ou un autre de ses proches le soit. Toutefois, la tricherie était un choix et les tristes conséquences résultaient de ce choix peu judicieux. Donc, indirectement, elle avait payé pour eux. Ce que Gwen ne supportait pas, c’est qu’il lui reprochait encore d’avoir eu besoin de temps et d’avoir pris ses distances quelques semaines. N’était-ce pas son droit minimum pour se remettre de ce traumatisme ? Un traumatisme qui lui avait volé ses rêves, l’avait grandement rendue vulnérable, lui avait donné des folies meurtrières ? Les traces sur son corps n’étaient même pas encore parties. Elle les lui avait juste montrées pour lui rappeler qu’elle n’en était même pas encore remise physiquement, alors comment pouvait-il lui demander d’en être déjà remise mentalement ? « Et toi tu continues à me reprocher mon besoin de temps, c’est sans fin. A mon sens avoir quelques reproches injustes ne te donnent pas le droit de me balancer les horreurs que tu m’as dit. J’en ai aussi ramassé des reproches injustes de ta part, alors que franchement, tu n’es pas en position pour les faire. Et je ne t’ai pas fait aussi mal avant que tu me lâches une telle vacherie. Car au lieu de calmer le jeu, tout s’empire de plus en plus. Quand je vois ça, je me dis qu’en effet, j’avais raison d’avoir besoin de temps et de mettre de la distance entre nous. D’autant plus si c’est pour me faire hurler dessus de la sorte. Je n’ai pas demandé à ce que ça arrive non plus ! »  La perte de son rêve artistique, sa mobilité physique, son intégrité mentale…

Dépassé, Rhys glissa finalement le long de la rambarde tandis que Gwen restait debout, stoïque, les bras croisés, devant la table renversée. La moindre nouvelle étincelle menaçait de la faire péter définitivement un plomb, aussi elle espérait que le blond déguerpirait vite comme elle le lui avait demandé. Durant quelques secondes, il resta emmuré dans le silence tandis qu’elle jaugeait qu’elle serait le prochain coup de massue auquel elle aurait droit. Cependant, une autre réaction se produisit. Rhys se leva et s’approcha d’elle pour soutenir son regard. La métisse frémit, il fallait vraiment qu’il garde ses distances. Toutefois, elle ne bougea pas et attendit la nouvelle pique… qui n’en était finalement pas une. Plus calme, il lui expliqua que certains mots avaient dépassé sa pensée et que la colère avait dicté sa conduite comme elle au début de leur conversation. Il s’excusa et leva une main en faisant un pas dans sa direction mais Gwen eut un mouvement de recul. C’était trop frais. Le revirement était beaucoup trop surprenant pour qu’elle arrive à oublier d’un claquement de doigts la phrase dévastatrice que Rhys lui avait adressée plus tôt. Elle ne savait plus où elle en était. Continuant sur sa lancée, le blond expliqua qu’il ne voulait plus ressentir cette colère vis-à-vis d’elle, ni se focaliser sur un « détail » déplaisant alors que le tableau dans son ensemble révélait des points bien plus importants tels que son « sacrifice » devant son père, le fait qu’elle les avait couverts face aux ennuis judiciaires alors qu’elle leur en voulait à mort, qu’elle avait trouvé (enfin surtout que Nate avait trouvé par amour pour elle) une solution pour qu’Andrew et lui n’aient plus à s’inquiéter de quoique ce soit. Rhys revint ensuite sur les mots fatidiques qu’il avait balancé. Même si cette accalmie était surprenante, Gwen n’arrivait toujours pas à encaisser les propos de son meilleur ami à leur juste valeur, elle était encore trop retournée, trop blessée pour en mesurer l’importance. Les larmes de colère et de tristesse étaient encore visibles au creux de ses yeux. Rhys continuait d’essayer d’inverser la situation : il pouvait trouver 100 raisons pour lesquelles elle ne le dégoutait pas du tout, il n’avait finalement pas oublié qui elle était et pourquoi il tenait autant à elle. Gwen aussi, s’était ouverte à lui et lui avait dit plusieurs fois qu’il comptait beaucoup pour elle, mais il n’avait cessé de la mettre en doute, aussi elle n’avait plus la force de se dévoiler. Elle en aurait de toute façon été incapable dans un tel moment. Blessée et déçue, elle n’avait plus envie de parler. La métisse n’était pourtant pas insensible aux soudains efforts de Rhys pour se rattraper, elle n’avait juste plus les mots, plus la force, actuellement. Il avait certainement compris que leur amitié en était au point extrême de se briser inextricablement. Les paroles du Blake firent d’ailleurs écho à cette pensée : il n’avait jamais été aussi inquiet qu’aujourd’hui pour leur amitié, lui qui s’estimait chanceux de compter parmi ses amis. En temps normal, la chanteuse aurait même souri à sa phrase sur l’attitude merdique si elle n’était pas autant meurtrie. Rhys continuait de tenter de se rapprocher mais Gwen avait besoin de son espace vital, elle n’était pas certaine de survivre à de nouveaux coups au cœur.

Aucun d’eux n’avait eu la bonne attitude. Rhys reconnaissait d’ailleurs que la sienne était loin d’être la meilleure. Il admit qu’il ne s’était pas assez mis à sa place, qu’il avait été prompt à servir le reproche d’un moment de faiblesse sans mesurer suffisamment le droit de la chanteuse d’être en colère et blessée, il comprenait enfin qu’elle avait aussi ses failles à côté de ses bons points et qu’il ne pouvait pas la juger sans lui-même accepter la critique de ses propres actes. Désormais, Rhys voyait la situation sous un autre angle : pour que les deux amis puissent s’en remettre, il ne fallait plus chercher de responsable à une situation qui les dépassait et qui avait engendré des conséquences désastreuses, non prédites et non désirées. Personne n’avait voulu que cela arrive. Si Gwen était sensible à certains de ses propos, que son avis rejoignait le sien sur certains points, elle restait toujours emmurée dans le silence. Le blond décida alors de partir si c’est ce qu’elle voulait toujours. Il s’excusa de la tournure de la discussion, de l’ampleur que la dispute avait prise. Dans ses derniers mots, la métisse ne l’avait pas épargné non plus et il avait retenu les qualificatifs qu’elle lui avait adressé. Pourtant, elle n’arriverait pas à les reprendre aussi vite, toujours aussi perdue par ce revirement de situation. Elle n’avait plus envie de parler, plus envie de le contredire ni de se justifier. Elle n’avait plus la force de se battre aujourd’hui. Plus qu’une déclaration amicale, c’était pourtant une déclaration fraternelle qu’il était en train de faire pour sauver ce qu’il restait de leur amitié. Ce qu’il restait en effet, car malgré tout, certaines choses s’étaient inextricablement brisées entre eux aujourd’hui. Il faudrait du temps pour que la confiance revienne complètement, que tout se rétablisse entre eux comme si rien ne s’était passé, un temps plus long que celui accordé par les délais du mariage. Il la considérait comme une sœur… Touchée par les mots de Rhys, Gwen s’était néanmoins emmurée dans une carapace qui ne laissait plus rien filtrer. Tout était allé beaucoup trop loin aujourd’hui. Pourtant, son meilleur ami tenait à sa présence en tant que témoin parce qu’il ne voyait personne d’autre qu’elle dans ce rôle. Malgré la colère ressentie des deux côtés et les mots durs qui avaient été échangés, l’attachement restait au final le plus fort. Peu importe les circonstances, il l’aimait comme elle aussi le lui avait fait comprendre plus tôt en le qualifiant de frère qui l’avait blessée et pas de n’importe quel ami. Rhys avait finalement pris sur lui aussi. Et c’était certainement l’attachement qu’il avait pour elle qui avait réussi à sauver in extremis leur amitié de leur plus grave dispute. Une boule dans la gorge, Gwen hocha la tête d’un air entendu pour montrer qu’elle avait écouté tout ce qu’il avait dit. Elle n’y était pas insensible mais il était encore trop tôt pour qu’elle arrive à le montrer. Elle ne savait pas encore non plus si elle irait à ce mariage mais le recul l’aiderait sûrement à la ramener à la raison tout comme Rhys qui avait retrouvé ses esprits plus tôt qu’elle. Immobile, elle attendit qu’il parte pour de bon avant de s’effondrer parmi les débris à côté de la table renversée. Songeuse, Gwen resta assise de longues minutes sans bouger avant que le monde extérieur ne vienne s’enquérir de ce qui s’était passé sur cette terrasse. La douleur dans ses jambes se rappela à son bon souvenir après cette lutte fratricide, une lutte qui venait de prendre fin après des semaines de combat mental acharné l’un contre l’autre. Chacun d’eux venait de rendre les armes tant leur amour pour l’autre allait au-delà du simple entendement amical. Pour s’en sortir indemne, c’était la seule et unique solution : abandonner. Abandonner son cœur aux mains tremblantes d’une âme qui avait trop bien complété celle de l’autre dans les pires moments de leurs vies.


Sujet terminé

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