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I'm a liar, a thief and I am an apology + Gwen

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Penny, Spencer, Jaya, Trystan, Thomas & Eleanor
TON AVATAR : Sam Claflin
TES CRÉDITS : morrigan (avatar) anaelle (signature)
TA DISPONIBILITE RP : Libres : (2/3)
En cours : Gwen - Serena/Lizzie
RAGOTS PARTAGÉS : 1711
POINTS : 3272
ARRIVÉE À TENBY : 16/02/2016


ÂGE DU PERSONNAGE : 26 ans (24/08)
CÔTÉ COEUR : Il a hâte d'épouser Lizzie.
PROFESSION : Croupier au casino de Swansea.
REPUTATION : On ne le voit plus trop traîner avec Gwen Martins. Pourtant ces deux-là sont comme les doigts de la main... Se seraient-ils disputés ? C'est possible, on m'a déjà dit qu'il trempait dans des trucs louches parfois.



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MessageSujet: I'm a liar, a thief and I am an apology + Gwen Dim 24 Juin - 20:11

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Avec l’impression d’être dans une mauvaise série B, Rhys planque dans sa voiture. Garé en face de la luxueuse maison de Nate sur l’Esplanade, il attend que celui-ci s’en aille. Il savait que Gwen restait ici le temps de sa convalescence et voulait lui parler. Mais lâchement, il ne voulait pas tomber sur son petit ami. La rock star avait la réputation d’avoir un caractère sanguin et vu ce qui s’était produit par la faute du Blake, il se doutait bien que Nate n’hésiterait pas à lui tomber dessus… Hélas, le musicien met du temps à s’en aller. Rhys a l’impression d’être dans sa voiture depuis une éternité quand il voit enfin la Porsche noire de Nate sortir du garage et quitter l’allée. Il attend encore cinq minutes pour être sûr que le propriétaire des lieux n’allait pas revenir tout de suite puis se décide enfin à sortir de sa voiture. La partie la plus compliquée commençait. Car il n’avait aucune idée de comment faire face à Gwen. Techniquement, il ne devrait même pas être là. Sa meilleure amie lui avait dit clairement qu’elle avait besoin de temps pour digérer ce qui s’était passé et qu’elle avait besoin de ne pas le voir pendant quelques temps. En temps normal, et même si elle lui manquait énormément, il aurait mis un point d’honneur à respecter ce souhait et à lui laisser le temps qu’il lui faudrait mais les circonstances étaient un peu particulières. Le mois d’août se rapprochait à grand pas et il avait besoin de lui poser une question en particulier. Il ne pouvait plus attendre, il ne lui restait plus que quelques jours pour renvoyer les papiers à la mairie… Malheureusement, ça allait être un moment pénible pour tout un tas de raisons. Il le sentait.

Il entre dans les limites de la propriété de Nate, se préparant à sonner à la porte. Mais alors qu’il est sur le perron, il lui semble entendre des bruits venant de derrière la maison. Comme toutes les riches personnes vivant dans cette rue, le Miles avait sûrement une terrasse avec vu sur la mer. Et connaissant Gwen, il y avait de fortes chances pour qu’elle apprécie un endroit pareil. Se sentant comme un intrus, il fait donc le tour de la maison pour vérifier sa théorie. Et celle-ci s’avère juste. Pour le moment, il ne la voit que de dos mais c’est bien Gwen qui est installée sur une chaise, devant les vestiges de ce qui a dû être un petit déjeuner en amoureux… Le Blake devrait faire un bruit pour signaler sa présence mais il reste paralysé quelques secondes, prenant tout à coup peur. C’est suffisant pour que Gwen fasse mine de se lever. L’opération semble compliquée pour elle, elle prend appui sur la table, inspirant profondément, se déployant progressivement. Apparemment, son corps la faisait toujours souffrir. La culpabilité revient alors frapper Rhys de plein fouet. Tant pis s’il risque de se faire renvoyer dans les cordes, il s’élance sur la terrasse. « Laisse-moi t’aider… » Peu importe, ce qu’elle avait besoin de faire… Il se place à ses côtés, se penchant vers elle, tendant un bras hésitant dans sa direction pour un éventuel soutien. Lui laissant le temps d’accepter sa présence, il détaille le visage de la métisse de profil, constant que les hématomes qui l’avait meurtri commençaient à s’estomper. Ou plutôt seulement à s’estomper. Chaque ombre qu’il devine sur la peau de Gwen est comme un coup dans l’estomac, un rappel que sa présence ici était déplacé. Mais il était trop tard pour reculer. « Je sais que tu ne veux pas me voir… Je te promets que je ne serai pas venu si ce n’était pas important mais il faut que je te parle d’un truc. Ça ne prendra pas longtemps, après je repartirai… D’accord ? » Demande t-il, se faisant suppliant d’emblée, presque malgré lui.


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TON PSEUDO : Boston
TES DOUBLES : Fiona, Eléa, Lexia & Dylana
TON AVATAR : Katerina Graham
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TA DISPONIBILITE RP : 0/2: Brianna - Nate - Rhys.
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ARRIVÉE À TENBY : 13/12/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 27 ans
CÔTÉ COEUR : En couple avec Nate
PROFESSION : Chanteuse, danseuse, musicienne, boxeuse et menteuse professionnelle
REPUTATION : Son album à peine sorti, elle s'est fait agressée et s'est retrouvée à l'hôpital. Cacherait-elle encore quelques secrets ?



MessageSujet: Re: I'm a liar, a thief and I am an apology + Gwen Dim 1 Juil - 15:02

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Gwen se redressa maladroitement sur la chaise tandis qu’elle finissait son café. Nate avait déjà terminé de manger et la regardait tendrement. Les deux chanteurs passaient tout leur temps libre ensemble, du moins tout le temps libre du rockeur. Dès qu’il avait deux jours off dans sa tournée, il prenait un vol pour venir la rejoindre et lui tenir compagnie. Il avait assuré sur tous les plans entre son soutien inconditionnel, le remboursement de l’argent arnaqué, il avait même joué le pare-feu avec son label dans le but de trouver un terrain d’entente sans intervention d’avocats. Gwen avait de six à huit semaines pour se retaper un maximum, un temps supposément suffisant pour qu’elle puisse remarcher sans trop souffrir de la jambe, un temps aussi raisonnable pour que son premier single continue de cartonner et de tourner sur les ondes sans qu’elle soit complètement oubliée. Ensuite, si elle avait retrouvé une certaine forme au terme de ces semaines de convalescence, une petite tournée version acoustique avait été prévue pour limiter la casse des investissements, une tournée qui n’exigerait pas de sa part de danser. Les circonstances avaient aussi joué en sa faveur : Gwen n’avait pas failli à ses obligations parce qu’elle s’était droguée ou avait déconné. Elle avait été agressée, une excuse de loin plus acceptable aux yeux d’une maison de disque qu’un écart de conduite de la musicienne. En plus d’avoir assuré ses arrières, Nate lui payait tous les frais médicaux nécessaires à son rétablissement, que ce soit en médicament ou les meilleurs médecins pour sa rééducation. De fait, Gwen n’aurait jamais eu les moyens de s’offrir tout ceci aussi vite et elle récupérait plutôt bien étant donné l’état dans lequel elle s’était retrouvée. Son plâtre avait été changé et adapté à une mobilité plus aisée, et même si elle se déplaçait toujours en béquilles, la métisse avait beaucoup moins de mal à bouger que dans les tous premiers jours. Son regard croisa celui du Miles, elle lui adressa un sourire entendu. Il devait s’absenter cette après-midi pour une interview sur Swansea, la presse le pressait de répondre à certaines questions et s’il avait réussi à repousser certaines interrogations, il se devait aussi de respecter de temps à autre les invitations des journalistes. Au terme de leur petit-déjeuner tardif, Nate la quitta donc pour son rendez-vous.

Durant quelques instants, Gwen se reposa sur la terrasse. La solitude ne la pesait pas, elle lui était d’ailleurs bénéfique tantôt pour réfléchir tantôt pour se vider la tête selon ses humeurs. Son café terminé, elle essaya de se redresser pour aller se resservir. La métisse avait difficilement accepté de dépendre des autres pour certains simples gestes du quotidien, aussi, dès qu’elle en avait l’occasion, lorsqu’elle n’était pas couvée comme une poupée en porcelaine par son petit ami ou ses proches, elle essayait quelques petites initiatives plus faciles à réaliser afin de retrouver certains automatismes. Toutefois, elle se releva plus difficilement que prévu, cherchant de quoi s’appuyer et toujours assez limitée dans ses mouvements. Soudain, une voix l’interpella et la fit sursauter. Rhys. Il n’était pas censé être là. Elle avait pourtant été clair sur son besoin de temps et d’espace… « Non ! Laisse-moi tranquille… » Répondit Gwen en préférant s’appuyer sur la chaise pour se redresser de toute sa hauteur, que d’accepter le soutien offert par son meilleur ami. Elle leva les yeux vers lui tandis qu’il la fixait d’un air horrifié. Il lui expliqua alors qu’il avait une bonne raison de venir la voir malgré ce qu’elle lui avait dit et qu’il ne s’éterniserait pas. La métisse avait beau en vouloir à son meilleur ami, elle savait qu’il n’aurait pas violé cette directive sans que ce soit important. Peut-être y avait-il eu un nouvel incident concernant l’affaire ? Elle en doutait puisque Nate avait remboursé ces types, même si Rhys ne le savait pas, mais on ne savait jamais… « Ok, je t’écoute. Qu’est-ce qu’il y a ? »

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MessageSujet: Re: I'm a liar, a thief and I am an apology + Gwen Mer 4 Juil - 9:51

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« Non ! Laisse-moi tranquille… » L’accueil de Gwen est aussi glacial que ce que Rhys avait imaginé. Hélas, s’y être préparé ne rendait pas pour autant la chose simple à encaisser. La Martins a beau disposer d’une mobilité plus que réduite, elle fait tout pour se mettre hors de sa portée, comme si un simple contact entre eux pouvait l’affecter gravement. Impuissant, il respecte donc son souhait, laissant retomber son bras secourable et reculant même d’un pas. Mais la blessure de ce rejet luit dans ses yeux…  Et respecter la volonté de Gwen lui coûte vraiment. Parce que sa meilleure amie a toutes les peines du monde à se maintenir debout en s’appuyant sur cette chaise et qu’il la connaît assez bien pour savoir qu’elle serait capable de maintenir la position, juste pour lui prouver qu’elle n’est pas une poupée fragile. Il serre donc les dents, ne disant rien du tout, conscient qu’envenimer une situation déjà complexe ne servira à rien. Il sollicite donc la permission de lui parler d’un sujet important et contre toute attente, elle accepte. « Ok, je t’écoute. Qu’est-ce qu’il y a ? » Il devrait être content qu’elle accepte de lui parler mais il avait un peu espéré que ce serait moins expéditif, moins froid. Car là, il se tenait debout, sur le côté de son profil droit, à la distance de sécurité imposée tandis qu’elle le regardait à peine. Ce n’était pas les meilleures circonstances qu’on puisse imaginer compte tenu de l’importance qu’avait ce qu’il était venu lui demander. Mais il ne devait pas pousser sa chance et en demander trop à Gwen. Il se lance donc, ne créant pas de suspense inutile.

« J’ai attendu le plus longtemps possible, me disant qu’il y aurait peut être une amélioration entre nous mais là je ne peux plus… Mon mariage se rapproche à grands pas et je dois envoyer les plus rapidement possible les papiers à l’état civil. Dont les formulaires concernant mes témoins… » Commence t-il en sentant tout de suite le décalage dans ses propos. Il avait l’air d’un monstre à parler comme ça des préparatifs pour son mariage alors qu’elle peinait à traverser la terrasse. Mais dans l’esprit du blond, il était hors de question qu’il repousse. Il avait besoin que Lizzie devienne sa femme le plus vite possible. Il ne voulait plus attendre, ils avaient déjà perdu assez de temps comme ça. « Et en dépit de ce qui s’est passé, même si je vois bien que ma simple présence sur ta terrasse te donne des envies de meurtre, je ne peux pas prendre une décision sans t’en parler. » Il relève les yeux mais elle ignore toujours obstinément son regard, regardant droit devant elle. Il pousse un petit soupir. « Je me débats depuis des jours avec ce dilemme, ce cas de conscience. Te poser la question alors que tu n’es pas prête à me pardonner semble stupide, pour ne pas dire indélicat mais je ne me voyais pas ne pas te demander du tout. Je ne me voyais pas te remplacer par quelqu’un d’autre sans t’en parler au préalable. Ça me semblait…. froid » Il avait effectivement retourné le problème dans tous les sens. Demander était une mauvaise idée. Ne pas demander était une mauvaise idée. Alors finalement, peut être que c’était tout simplement elle qui devait prendre la décision. Comme ça encore une fois, ses souhaits seraient respectés. « Je ne savais pas ce qui te ferait le moins de peine… Pour ma défense, je ne pensais pas qu’un jour, j’aurai cette question à me poser... » Non dans son esprit, il avait toujours été acté que le jour où il passerait cette grande étape qu’était le mariage, Gwen serait heureuse d’être à ses côtés. Mais c’était avant tout cette merde avec le poker. Maintenant tout semblait brisé entre eux et il ne se fait pas beaucoup d’illusions sur ce qu’elle va pouvoir répliquer à ce qu’il vient d’exposer.

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MessageSujet: Re: I'm a liar, a thief and I am an apology + Gwen Mer 4 Juil - 22:14

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Rhys était clairement touché par la froideur de Gwen mais la jeune femme ne réussissait pas adopter un comportement beaucoup plus courtois. La blessure mentale était encore trop fraîche. De plus, il l’avait prise par surprise à débarquer à l’improviste. Son meilleur ami lui forçait la main, alors qu’elle lui avait demandé du temps. Cependant, Rhys justifia sa présence par un besoin de lui parler assez urgent. Après quelques secondes de réflexion, Gwen décida de prendre sur elle et de l’écouter. Il ne serait pas venu sans vraie bonne raison. Elle n’avait pas envie de s’éterniser, aussi elle se montra assez expéditive dans sa réponse. Distante, la métisse le regardait à peine. Elle n’arrivait pas à croiser ce regard qui l’avait tant de fois soutenue… et pourtant brisée lors de leur dernière confrontation. Rhys lui apprit alors qu’il allait bientôt se marier, comme s’il lui annonçait qu’il avait fait les courses au magasin. Un pincement au cœur, Gwen découvrait donc que la cérémonie approchait à grands pas. Elle était vaguement au courant pour les fiançailles, cependant elle n’imaginait pas qu’ils en étaient déjà à ce stade avancé. Bon point pour Rhys : il ne tourna pas autour du pot. La chanteuse comprit instantanément où il voulait en venir dès qu’il souffla le mot « témoin ». Son cœur s’accéléra un peu, mais elle essaya de rester impassible. Malgré ce qui s’était passé entre eux, le Blake refusait de se décider sans lui en parler, ce qui réchauffa un peu le cœur de la chanteuse. « Félicitations pour le mariage. » Répondit-elle, un timide sourire aux lèvres, malgré sa froideur. C’était vrai. Après tout, elle n’avait rien contre Lizzie. Au moins, le rêve de Rhys pourrait se réaliser, contrairement aux siens. Le regard de la métisse se déroba de nouveau face à celui de son meilleur ami. Pas qu’elle n’osait pas le regarder, cependant s’il lisait ce qu’il y avait dedans, il ne pourrait pas le supporter. Il lui expliqua alors qu’il se débattait depuis des jours avec ce dilemme, qu’il ne savait pas quoi faire : lui demander d’être son témoin malgré le contexte tendu entre eux ou la remplacer par quelqu’un d’autre. Quelqu’un d’autre qui ne le connaissait forcément pas aussi bien, qui n’avait pas partagé tous ce qu’ils avaient partagé, selon Gwen. Il se rattrapa un peu en affirmant qu’il n’aurait pas agi sans la consulter mais la jeune femme avait été touchée par la tournure de ses propos. « Me remplacer ? Je t’ai demandé du temps, je te n’ai pas rayé de ma vie… » Blessée, elle releva les yeux vers lui cette fois. Alors Rhys essaya encore de chercher ses mots, elle ne pouvait nier l’effort et la délicatesse avec laquelle il tentait de la prendre. Le médecin lui expliquait qu’il avait cherché à choisir l’option qui la peinerait le moins, et qu’à sa décharge, il n’aurait même pas eu à poser la question en temps normal tellement ça aurait paru évident… Il fallait avouer que, de façon générale, Gwen n’était pas facile à vivre, malgré ce qu’elle avait vécu à cause d’eux. Alors, parce qu’il s’agissait de Rhys et qu’il prenait vraiment sur lui, elle décida de faire un (petit) effort aussi, en se montrant moins expéditive. « Asseyons-nous, tu veux bien. » Elle ne pouvait décemment pas forcer sur sa jambe ni le planter là. Hélas, le moment plus léger fut vite effacé par des pensées bien plus sombres, des pensées qu’elle avait besoin d’éclaircir avant d’être en mesure de lui répondre. « Ne le prends pas mal, mais en fait il y a deux choses que je ne comprends pas. » Malgré ses efforts, Rhys venait en effet de la peiner davantage, pas en lui demandant d’être son témoin, mais sur d’autres points. « Tu vas te marier avec la menace de ces hommes qui pèsent toujours ? » Demanda-t-elle dans un premier temps. Gwen marqua un assez long temps de silence pour lui donner le loisir de répondre. En soi, à cette première question, il pourrait trouver un argument qui tenait la route : il n’allait pas rester dans la peur et s’empêcher de vivre éternellement, mais tout de même, un mariage rassemblait tout son entourage… De plus, Rhys ignorait que toute l’histoire avait été réglée par Nate donc la métisse était surprise qu’il ne semblait pas s’en préoccuper plus que cela. La jeune femme l’interrogea ensuite sur la réflexion qui la touchait le plus. « Et surtout, tu as l’argent pour financer ton mariage mais pas pour rembourser ces types et protéger tes proches ? » S’offusqua-t-elle. Cette fois, Gwen attendait une réponse valable, une raison de poids, parce qu’elle n’était pas certaine d’être en mesure de lui pardonner une vérité de cette ampleur. A nouveau, elle resta silencieuse suffisamment longtemps pour qu’il réponde. Que son meilleur ami veuille se marier, c’était son droit. Cependant, les circonstances dérangeaient Gwen : il se lançait au détriment de tous ceux qui étaient en danger autour de lui parce qu’il avait triché et s’était fait prendre ; elle était la première sur la liste des personnes visées, parce que les ravisseurs la connaissaient, ce qui la blessait à nouveau profondément. Il s’en foutait ou quoi ? Ne se rendait-il pas compte qu’elle avait vécu plusieurs jours la peur au ventre ? Elle était écoeurée. « Je me suis fait tabassée pourquoi, en fait ? Ils peuvent revenir ou quelqu'un d'autre peut subir le même sort, ce n’est pas si grave ? »

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MessageSujet: Re: I'm a liar, a thief and I am an apology + Gwen Dim 8 Juil - 17:50

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« Félicitations pour le mariage. » La glace toujours omniprésente dans les yeux de Gwen fait mentir le fin sourire qu’elle avait tenté d’esquisser ainsi que ces quelques mots gentils. Un nouveau coup dur à encaisser pour Rhys. Car il semblait que sa meilleure amie n’était même plus capable de se réjouir pour lui alors qu’il allait sans doute vivre le plus beau jour de sa vie… Elle détourne soudain le regard et cette fois-ci, il ne cherche pas à le rattraper. Il ne peut plus supporter d’y lire ce qui se trouve… En fait, cette discussion qu’il avait eu à cœur d’organiser était une mauvaise idée. Ils étaient en train de se blesser l’un et l’autre plus gravement que précédemment. Apparemment, il était trop tôt pour qu’il tente de mettre des mots sur ce qu’ils traversaient. La preuve, malgré tout le tact donc Rhys essaye de faire preuve avec cette histoire de témoin, Gwen saisit la première occasion qu’elle a de montrer que ce n’est pas suffisant. « Me remplacer ? Je t’ai demandé du temps, je te n’ai pas rayé de ma vie… » Le blond sent son mauvais caractère se réveiller face à ce qu’il considère comme de la mauvaise foi. Et il ne se prive pas de se rebiffer face à ce reproche à peine dissimulé. « Je ne vois pas la différence en ce qui me concerne… On ne s’est pas vus depuis l’hôpital, tu ne m’as pas adressé un mot. Tu refuses même que je te touche… Alors ne joue pas sur les mots et ne joue pas les offensées non plus… J’ai essayé de respecter ton souhait, d’être patient. J’ai gardé mes distances mais je ne peux pas non plus mettre ma vie en suspens le temps que tu te décides à me pardonner. » C’était rude mais il avait mis son propre ressenti en sourdine depuis l’agression pour ne pas la troubler d’avantage. Alors il prenait son reproche comme une véritable gifle. C’était ELLE qui lui avait ordonné de sortir de sa vie. Et maintenant, c’était ELLE qui lui reprochait de vouloir la remplacer. Qu’est-ce qu’elle pensait ? Qu’elle ne lui manquait pas ? Que ce parfait silence radio lui convenait ? Qu’il ne rêvait pas de s’excuser encore et encore ? De se racheter auprès d’elle ? Qu’il n’attendait vraiment qu’une chose et c’était de pouvoir la remplacer ?

Elle l’invite à s’asseoir mais il reste debout, les bras croisés. Surtout que la suite s’annonçait aussi tumultueuse que le début. « Ne le prends pas mal, mais en fait il y a deux choses que je ne comprends pas. » Vu l’orage dans les yeux de la métisse et sa bouche pincée, il savait d’instinct qu’il allait mal prendre ce qu’il allait suivre malgré l’injonction. Et il se rend compte qu’il avait vu juste quand elle lui énumère les deux fameux points qu’elle vient de mentionner. « Tu vas te marier avec la menace de ces hommes qui pèsent toujours ? Et surtout, tu as l’argent pour financer ton mariage mais pas pour rembourser ces types et protéger tes proches ? Je me suis fait tabassée pourquoi, en fait ? Ils peuvent revenir ou quelqu'un d'autre peut subir le même sort, ce n’est pas si grave ? » Elle n’aurait pas pu le blesser plus gravement. C’était son intégrité en tant qu’homme qu’elle attaquait là. « Je ne pensais pas qu’un jour, tu puisses avoir une aussi mauvaise opinion de moi. Tu crois vraiment que je m’en fous de ce qui t’es arrivé ? Tu crois vraiment que ça ne me ronge pas au quotidien ? Tu crois que je n’ai pas la peur au ventre chaque jour ? Tu crois vraiment que j’ai volé cet argent pour quelque chose d’aussi futile que le financement d’un mariage ? J’ai fais beaucoup d’erreurs dans ma vie mais je n'en ferai jamais d'aussi grossières... Et je pensais que s'il y en avait bien une qui pouvait le savoir, c'était toi. Jusqu’à maintenant, tu étais la seule personne qui ne m’avait jamais jugée sans chercher à me comprendre. » Crache t-il avec dépit. C’était peut-être ça le pire. Savoir qu’il avait visiblement perdu ce qui faisait la force de leur amitié. Plus de tolérance, plus de confiance. Cette pensée le paralyse quelques instants, puis…

« Mais si tu veux des justifications, je vais t’en donner, ne t’en fais pas…. Le mariage a été organisé très vite après que j’ai demandé Lizzie en mariage en Février. Elle voulait se marier en Août, ce qui nous laissait vraiment un délai très court… Ce sont ses parents et les miens qui ont pris les choses en main, qui se sont chargés de tout organiser. En mars, tout était déjà booké. C’était donc bien avant l’agression… Je n’ai  donc pas tranquillement organisé une cérémonie pendant que tu souffrais sur ton lit d’hôpital. » Vraiment, il n’en revenait pas qu’elle puisse le croire capable d’une telle chose.  Et aussi qu’elle ait pu croire qu’il ne prendrait pas mal ces accusations qu’elle lui avait jetées au visage… Il s’attaque ensuite à l’aspect financier. « Ce sont aussi nos parents qui ont presque tout financé comme le veut cette vieille tradition. Pas un centime de ce que j’ai volé à ces hommes n’a été mis dans le mariage. Aussi les arrhes pour les différentes locations ont déjà été versées et la plupart des prestations payées. Alors si on annulait maintenant, on ne pourrait récupérer qu’une infime part. Ça serait du gâchis alors qu'on en est là justement parce que manque d'argent m'a conduit à  en voler… Je préférais de loin me marier aussi dans d’autres circonstances mais il est trop tard pour annuler ou reporter. » Il ne lui restait donc plus qu’un point à éclaircir. « Quant à la menace que ça recommence, ce que tu ne sais pas, c’est que pendant que tu étais à l’hôpital, Andrew et moi, on est allé demander un délai à ceux qui nous menaçaient. Je leur ai dit que j’avais compris la leçon mais qu’il nous faudrait un peu de temps pour réunir la somme. Ils me l’ont accordé… Je cherche donc toutes les solutions possibles et imaginables pour les rembourser dans les délais et honorer ma parole mais de leur côté, ils respectent ce sursis pour le moment. Ce n’est pas brillant mais c’est mieux que rien. Je ne reste pas les bras croisés à attendre… Crois-moi, ça me ronge de ne pas trouver ce fric. » Il était loin de se douter que si les agresseurs de Gwen avaient été si calmes, c’est parce qu’ils avaient été remboursés à peine quelques jours après qu’il ait sollicité ce fameux délai…

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MessageSujet: Re: I'm a liar, a thief and I am an apology + Gwen Mar 10 Juil - 23:21

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Rhys se rebiffa lorsque Gwen tiqua sur le mot remplacer. Il confirma que c’était comme si elle avait réellement disparu de sa vie puisqu’elle refusait actuellement tout contact. Elle lui avait demandé du temps… quelques semaines ; elle ne parlait ni en mois ni en années. Visiblement, ce laps de temps était déjà trop car la remarque de Rhys la blessa profondément. Il ne pouvait pas mettre sa vie en suspens le temps qu’elle se décide à lui pardonner. Cette fois, Gwen ne retint plus le fiel qui lui brûlait la langue et elle soutint la confrontation tant par le regard que par les mots. « En effet, je vois que tu continues ta vie sereinement, alors que la mienne, j’ai été obligée de la mettre en suspens. Plus de projets, plus de danse, c’est à peine si je sais encore marcher. » Siffla-t-elle entre ses dents. La métisse souleva légèrement sa blouse ; elle ne cherchait pas à lui renvoyer la culpabilité en pleine face mais la tournure de la phrase de Rhys l’avait profondément dérangée. Il ne pouvait pas mettre sa vie en suspens… La chanteuse n’aurait pas demandé mieux que de continuer la sienne normalement aussi, que de ne pas lui en vouloir… « Tu me parles de temps et de pardon, mais les bleus n’ont même pas encore disparu de ma peau… Je vis comme une handicapée, entre la rééducation et complètement dépendante des autres pour plein de choses… Alors, oui, désolée que ce soit encore trop frais et d’avoir l’air de mal le vivre, d’être peinée que quelques semaines te paraissent une éternité quand moi je dois mettre ma vie en suspens plusieurs mois, quelle horrible amie je suis. » Elle n’avait définitivement pas terminé. Gwen en avait assez de prendre des pincettes tout le temps. « Tu n’as pas vu leur regard, ils ne me tabassaient pas que pour m’avertir, ils ont pris leur pied ! Je ne sais même pas comment ça se fait que je suis encore en vie et avec « aussi peu » de séquelles, alors excuse-moi d’avoir du mal oui ! Je sais que tu ne pouvais pas prévoir les conséquences et crois-moi j’ai vraiment pris du recul par rapport à l’hôpital… Mais tu ne m’aurais jamais entendu si je n’étais plus de ce monde ! » Cette fois, la jeune femme s’était relevée, tant pis si sa jambe la faisait souffrir, la colère et l’adrénaline l’aidèrent à tenir debout un peu plus longtemps.

Elle croisa les bras sur sa poitrine et demanda d’autres explications à Rhys. Malgré l’ambiance tendue, il lui répondit… certainement au nom de leur amitié. Il lui indiqua qu’il était rongé par ce qui lui était arrivé, qu’il y pensait tous les jours… Néanmoins, il n’aurait jamais imaginé qu’elle le croit capable de voler l’argent juste pour un mariage. Des erreurs, Rhys en avait commises, mais pas celle-là. A vrai dire, Gwen n’était plus sûre de rien. Elle voyait bien que le blond se sentait vraiment mal et prenait vraiment sur lui, cependant elle recadra une nouvelle fois ses derniers propos. « J’essaie justement de comprendre en te posant des questions. Et avant de parler de mon opinion, celle que tu as de moi n’est clairement pas plus reluisante. Tu devrais être heureux que mon père ne soit pas au courant de votre implication indirecte à Andrew et toi… Sinon, c’est derrière les barreaux que tu serais en train d’organiser ton mariage, ne l’oublie pas. Alors, je t’interdis de remettre en cause l’opinion que j’ai de toi ! C’est comme une insulte sur la valeur que je donne à notre amitié ! C’est celui que je considère comme un frère qui m’a touchée, pas n’importe quel ami ! » Malgré ce qui s’était passé, elle les avait encore protégé d’une certaine manière. Gwen continuait de soutenir le regard de Rhys, elle n’en revenait pas qu’il remette en cause tout ce qu’elle ressentait pour une simple demande d’espace et de temps, même si elle avait été prompte à le juger aujourd'hui. « La plus grande douleur n’est pas toujours physique… Tu veux savoir à quel point ils m’ont changée ? C’est bien simple, s’ils ont le malheur de revenir, cette fois je les tuerai. Tu m’entends ? Je les descendrais sans la moindre hésitation. » A son regard, Rhys devinerait aisément qu’elle ne prononçait pas ces mots en l’air. Illégalement, le père de Gwen lui avait donné une arme pour se défendre au cas où les agresseurs étaient revenus puisqu’il ne pouvait pas surveiller sa fille 24h/24. Il n’avait jamais enfreint la loi avant aujourd’hui.

Rhys lui expliqua alors que le mariage avait été prévu bien avant cette attaque. Les parents Mathesson et Blake avaient organisé et financé une grande partie de la cérémonie, ce qui enleva un poids dans le cœur de la Martins, et qui semblait aussi plus logique étant donné que Rhys n’avait plus un rond. Il confirma qu’aucun centime de l’argent volé n’était venu salir l’heureux événement. Par contre, l’argent investi dans le mariage n’était pas non plus récupérable étant donné qu’il était trop tard pour annuler. Elle comprenait mieux et son visage se radoucit un peu. « Je vois. C’est plus clair maintenant. » Que pouvait-elle ajouter d’autre après ses questions accusatrices ? Rhys avait marqué un point, elle avait été prompte à le juger sur le terrain du mariage. Toutefois, lorsqu’il expliqua qu’il avait été voir les bandits du poker pour leur demander du temps et qu’il pensait avoir réussi à les dissuader sur simple demande, Gwen ne put retenir un rire nerveux. « C’est courageux, j’en conviens. » Elle le pensait vraiment, Andrew et lui avaient finalement pris leurs responsabilités. « Mais putain, ne me dis pas que t’es aussi naïf quand même ! Pas après tout ce qu’on a déjà vu et vécu ! T’as vraiment cru que c’était le genre de personne à attendre bien sagement un signe de ta part et que tu règles tes soucis d’argent en bon petit père de famille ? Ces connards n’en ont rien à faire de tes délais, ils doivent répondre à des plus gros bonnets. »

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MessageSujet: Re: I'm a liar, a thief and I am an apology + Gwen Dim 15 Juil - 12:18

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La voie des reproches était définitivement ouverte entre Rhys et Gwen et ils n’avaient pas fini de l’emprunter car chacun rebondissait un peu plus méchamment sur la réplique du précédent. « En effet, je vois que tu continues ta vie sereinement, alors que la mienne, j’ai été obligée de la mettre en suspens. Plus de projets, plus de danse, c’est à peine si je sais encore marcher. » Lui assène donc la métisse une fois qu’il a essayé de lui expliqué qu’il n’en pouvait plus d’attendre un signe de sa part. C’était la remarque la plus dévastatrice qu’elle pouvait lui faire, la seule qui pouvait le faire taire. Il se fige donc, frappé d’horreur par ce qu’il vient d’entendre. Elle était donc réellement persuadé qu’il ne ressentait aucune culpabilité pour la destruction de ses projets, pour les violences qu’elle avait subies. Il ne pouvait pas mettre de mots sur l’émotion destructrice que cela lui faisait éprouver… Il est déjà à terre mais elle frappe encore, soulevant sa blouse pour lui dévoiler des bleus qu’il aurait pu imaginer sans les visualiser. Il détourne les yeux, incapable de se confronter à cette vision. « Si tu crois que j’ai continué ma vie sereinement alors que je te savais blessée et apeurée, c’est qu’on a plus grand-chose à se dire. Je n’aurai pas dû venir, c’était une erreur.. » Dit-il d’une voix blanche. Elle lui interdisait de remettre la valeur de leur amitié en cause mais c’était trop tard. Les reproches qu’elle lui faisait étaient bien pires que ceux qu’il pensait mériter. Et il y avait des limites à ce qu’il pouvait entendre. Là c’était trop. Il avait la sensation que s’il ne quittait pas très vite cette terrasse, son amitié avec Gwen risquait de connaître des séquelles irréversibles. Malheureusement, elle continue à déverser sa rancune avec véhémence. Après tout, elle en avait sûrement besoin. Elle était trop faible pour le faire à l’hôpital. Il pouvait comprendre ce besoin mais cette fois-ci, il ne pensait pas être capable d’endurer le blâme passivement comme il l’avait fait la première fois. « Je n’ai jamais dit que tu étais une mauvaise amie… Par contre, je n’ai pas l’impression que tu ais pris temps de recul que ça… Sinon, peut être que tu ne serais pas en train de faire ce que tu es en train de faire. Tu veux vraiment que je porte le fardeau de la culpabilité pour tout ça ? Parce qu’on sait tous les deux que je suis prêt à le faire et que ça ne sera pas joli à voir. Je suis déjà passé par là après Will. Je m’étais juré de ne plus recommencer mais tout ce que tu dis jette une nouvelle lumière sur tout ça… »

En effet, plus elle lui décrivait la souffrance de son quotidien, l’horreur de l’agression, les séquelles psychologiques et plus elle insistait sur le fait qu’elle aurait pu y passer, plus il se rapprochait de l’implosion. Ou de l’explosion, il ne savait plus trop bien ce qui allait se passer. Ces dernières semaines, il avait lutté comme un damné pour ne pas se laisser submerger par la culpabilité sans nom qu’il ressentait vis-à-vis de toutes les conséquences de l’agression. Et bien entendu, il avait lui aussi imaginé qu’elle aurait pu être fatale, une idée si insupportable qu’il ne l’avait repoussée qu’à l’aide de grandes rasades de whisky sec. Mais il n’aurait plus la force de lutter si elle lui pointait tout ça du doigt explicitement. C’était bien Gwen. Même blessée et au tapis, elle utilisait sa douleur et sa rage pour quand même blesser son adversaire. Et aujourd’hui, c’était lui la cible. Il est déjà en train de capituler, très conscient que rien de ce qu’il dirait ne pourrait dire ne pourrait contrer l’énormité de ce qu’elle était en train de lui reprocher. Il essaye quand même de dire quelque chose pour sa défense, avec l’énergie d’un désespoir qui n’a rien de feint. « Tu sais à l’hôpital, j’ai voulu respecter ta douleur. Je me suis dit que la moindre des choses était de prendre mes responsabilités, de prendre le blâme. Alors j’ai fermé ma gueule, je ne t’ai pas fais de reproches comme Andrew. Pourtant, j’étais d’accord avec certaines choses qu’il a dites. Mais là, tu vas trop loin dans ce que tu me reproches. Je ne me tairai pas aujourd’hui. Je ne te laisserai pas me dépeindre comme un espèce de monstre froid qui ne pense qu’à organiser son mariage et qui ne t’accorde pas une pensée… Ça m’a tué ce qu’ils t’ont fait. Qu’une simple petite combine ait eu des conséquences si dévastatrices… Il ne se passe pas un jour sans que j’y pense. Ça me tue d’être la cause de ton malheur alors que tu avais enfin trouvé ta voie et le succès. Ça me tue de ne plus te voir, te penser que tu me détestes… Et pourtant quand je t’entends parler comme tu viens de le faire, quand je vois la peur dans tes yeux, moi aussi je n’ai qu’une envie… Aller descendre ces types. Tu sais que je le ferai pour toi… Alors arrête de faire comme si j’en avais rien à foutre de toi et de ce qui t’es arrivé. Ou alors, ne t’étonne pas que je remette la valeur de notre amitié en cause… » Il ne faisait plus parti de sa vie depuis de longues semaines, comment aurait-elle pu voir à quel point il était atteint lui aussi ?

« Notre amitié, parlons en justement… Tu te rappelles de notre dernière dispute ? Toi aussi, tu as déjà fais des trucs illégaux et dangereux. Toi aussi tu as déjà cherché des noises à des mecs louches. Il n’y a jamais eu de conséquences et tant mieux pour toi. Les choses n’ont jamais totalement échappées à ton contrôle. Mais imagine si les rôles avaient été inversés. Imagine juste cinq minutes. Si tu avais été impuissante à protéger quelqu’un que tu aimes ? Pas parce que tu ne le voulais mais simplement parce que tu n’imaginais même pas qu’il y avait une menace. Parce que tu pensais que tout ça était vraiment derrière toi ? » Les yeux de plus en plus rougis, il se rapproche de la terrasse, regardant les rochers en contrebas et la mer qui se jetait dessus. Il était tellement éprouvé par tout ce qu’elle venait de lui envoyer à la figure qu’il n’avait même pas qu’elle s’était levée et qu’elle peinait à rester debout. Tous deux étaient focalisés sur les mots destructeurs qu’ils étaient en prononcer. « Mais ça ne sert à rien les « si », n’est-ce pas ? Tout comme le fait de te rappeler que j’avais tenue la promesse que je t’avais faite. J’avais tout arrêté. Mas ça ne veut rien dire à tes yeux maintenant que le mal est fait… Donc j’arrête d’argumenter. Tu penses que je suis coupable, soit. Je le pense aussi. Alors qu’est-ce que tu veux en guise de réparation ? Parce que c’est ça que tu veux si je te comprends bien. Que moi aussi, je souffre, que je ne continue pas ma vie « sereinement » ? Dis-moi ! Quelle punition je dois m’infliger pour qu’on soit à égalité ? Pour que tu me croies enfin quand je te dis que ce qui t’es arrivée m’affecte au plus au point ? »

II se retourne soudain vers elle, continuant à monter le ton. « Œil pour œil, dent pour dent, n’est-ce pas ? ça te soulagerait ça ? Qu’est-ce que tu veux ? Tu veux que j’annule mon mariage ? Que je quitte Tenby ? Que j’aille me faire tabasser par ces types aussi ? Que je saute par-dessus cette balustrade ?! Si je me débrouille pas trop mal, je pourrai bien m’amocher aussi… Tu te rappelles quand tu m’as fait cette blague stupide l’autre jour sur la falaise ? On pourrait peut être arrêter de jouer ce coup là. » Il avait l’air de plus en plus fou, ce n’était pas rien de le dire. Mais elle l’avait poussé dans ses retranchements en déclenchant le détonateur de la culpabilité. Elle savait que ce qui l’affectait elle, l’affectait lui. Alors en lui montrant qu’elle souffrait aussi bien physiquement que mentalement et que c’était de sa faute, elle avait déclenché le détonateur d’une bombe qui ne demandait qu’à exploser. « Ou mieux, puisque tu en parles, peut être qu’on pourrait appeler ton père ! Après tout, ça ne me ferait pas de mal un petit séjour en prison puisque tout cela est entièrement de ma faute. » Il quitte enfin la balustrade, mais il est toujours aussi possédé par la colère. Et ça ne risque pas de se calmer quand il entend Gwen dire des trucs comme « C’est celui que je considère comme un frère qui m’a touchée, pas n’importe quel ami ! » Comme si c’était lui qui avait directement asséné les coups de poings, comme si c’était lui qui avait voulu que tout ce mal arrive… « Franchement, où est ton portable ? On l’appelle tout de suite, ce n’est pas un problème. Ça pourrait être la solution qui satisfait tout le monde, qu’est-ce que tu en dis ? Franchement, dès qu’on a résolu cette histoire de fric, on l’appelle. »

Parce que ce point avait été aussi évoqué dans la dispute. Le Blake avait expliqué à Gwen, ce qu’il avait fait avec Andrew pour gagner du temps. Elle avait d’ailleurs admis que c’était courageux. Mais tout comme les explications qu’il avait données sur le financement du mariage et l’impossibilité de l’annuler, cela n’était pas suffisant pour apaiser la tension entre eux. Pour les explications, elle s’était contentée d’un « c’est plus clair maintenant » et pour le plan, elle ne se prive pas d’en pointer les failles. « Mais putain, ne me dis pas que t’es aussi naïf quand même ! Pas après tout ce qu’on a déjà vu et vécu ! T’as vraiment cru que c’était le genre de personne à attendre bien sagement un signe de ta part et que tu règles tes soucis d’argent en bon petit père de famille ? Ces connards n’en ont rien à faire de tes délais, ils doivent répondre à des plus gros bonnets. » Il lève les mains en signe d’impuissance. « Après ce qu’ils t’ont fait, je m’attends à tout… Mais j’ai fais ce que j’ai pu face à une situation qui me dépasse totalement. Contrairement à ce que tu crois, je ne pourrai plus me regarder dans une glace si je n’avais pas tenté quelque chose. Alors ce n’est pas la solution idéale mais ça nous donne du temps. Je vais trouver quelque chose, je vais emprunter à quelqu’un d’autre ou quelque chose comme ça… Je suis en train d’étudier toutes les options pour qu’on mette ça une bonne fois pour toute derrière nous. » Et même les plus drastiques mais il ne le lui dit pas. Il n’avait pas envie de jouer les victimes alors qu’elle était aussi durement éprouvée.


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MessageSujet: Re: I'm a liar, a thief and I am an apology + Gwen Mar 17 Juil - 21:20

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Lorsqu’elle était en colère, Gwen ne mesurait pas ses mots et elle perdait littéralement le contrôle des limites raisonnables. Consciente de ce mauvais aspect de sa personnalité, la métisse avait demandé du temps à Rhys, le temps de digérer ce qu’elle avait vécu. A défaut de pouvoir s’exciter sur ses agresseurs, elle avait trouvé un coupable tout désigné en la personne de son ami aujourd’hui. Armé de bonnes intentions, il était venu la trouver pour la mêler à l’un des événements les plus importants de sa vie ; il avait pris le risque de se confronter à elle, sachant que s’il ne la conviait pas aujourd’hui et qu’elle apprenait après qu’il avait organisé son mariage sans elle, il enterrait définitivement leur amitié. Pourtant, encore blessée par les événements, la jeune femme avait déchainé sa colère contre lui, touchée par la tournure de certains de ses propos. « Je ne peux pas non plus mettre ma vie en suspens le temps que tu te décides à me pardonner. » Les mots résonnaient encore dans sa tête, si bien qu’elle avait piqué plus fort encore. Elle avait bien été obligée, elle de mettre sa vie entre parenthèses… Gwen ne demandait pas mieux à ce que tout redevienne normal, malheureusement il était impossible de revenir en arrière et rien ne servait à courir après des chimères. Si la métisse l’avait plus ou moins épargné jusqu’à présent, elle dévoila l’ampleur des blessures, le poussa vers cette culpabilité qui l’amenait au bord d’un gouffre sans fond. Elle ne le voulait pas, mais la colère grandissait tellement qu’elle n’arrivait plus à s’arrêter. Plus loin, toujours plus loin dans les mots. Rhys se sentait incompris et regrettait d’être venu la voir, puisque tout était sujet à interprétation. Finalement, il ne croyait pas qu’elle avait pris tant de recul car elle le poussait à endosser le fardeau de la culpabilité, alors qu’elle mieux que personne, savait ce qu’il avait enduré après la mort accidentelle de son ami. Dépression, descente aux enfers… Ils avaient traversé cette période l’un et l’autre, s’étaient soutenus sans concession… Et voilà qu’elle menaçait de les remettre dans un tel contexte. Soudainement silencieuse, Gwen voyait le visage de Rhys changer au fur et à mesure de la discussion. Elle ne répliqua pas à ce qu’il venait de dire, car dans le fond, il n’avait pas tort sur tout : elle cherchait à lui balancer la culpabilité en plein visage parce qu’elle avait l’impression qu’il la tenait lui-même responsable de leur éloignement (à cause de la tournure de certains de ses propos). La métisse orienta donc davantage sa colère contre ses agresseurs et se rebiffa lorsque Rhys remit en question la façon dont elle le considérait. Elle lui interdisait de penser à sa place et lui rappela qu’elle ne les avait pas dénoncés Andrew et lui justement au nom de leur amitié fraternelle. Il lui lâcha alors les paroles les plus douloureuses qu’il aurait pu lui balancer, aussi elle retrouva un visage froid. Il était d’accord avec Andrew ? Sur quoi ? Qu’elle était responsable de ce qui lui était arrivé comme le mécanicien l’avait laissé entendre ? Que leur tricherie avait été éventée par sa faute alors qu’il n’en était rien ? Il n’avait pas intérêt à oser l’insinuer, sinon Rhys pouvait clairement la rayer de sa vie sans retour en arrière possible. Cependant, le blond lui indiqua qu’il n’était pas le monstre sans cœur qu’elle dépeignait, il lui confirma qu’il se sentait responsable de son malheur et que ça le tuait d’avoir indirectement brisé ses rêves et de ne plus la voir… Il lui livra en réalité une véritable déclaration d’amitié. « Tu es ce qui compte le plus pour moi depuis des années, idiot. Comment peux-tu seulement envisager que je te déteste ? » Lâcha-t-elle entre deux propos de Rhys, d’une voix triste et vachement plus radoucie. Il touchait à l’essence même de son attachement pour lui, ça oui, elle détestait mais il était normal qu’il doute au vu de la situation alors elle ne lui en tiendrait pas rigueur. « J’en suis incapable, et tu le sais. » Comme toujours, il était le seul avec qui elle parlait sans langue de bois à tous les niveaux de son ressenti, c’est pourquoi même en pleine dispute, elle n’avait aucun mal à lui dire des mots aussi forts. Il était aussi le seul à réussir à la raisonner quand elle était aveuglée de colère et son calme face à tout ce qu’elle lui avait balancé l’avait ramenée sur terre. Gwen réalisait qu’elle avait peut-être été un peu trop loin…

Rhys argumenta alors sous un nouvel angle, faisant comprendre que les rôles auraient pu être inversé si la situation avait dégénéré lorsqu’elle cherchait des noises à des mecs louches. Parmi les trucs illégaux dans lesquels elle avait trempé, Gwen avait participé à des combats illégaux, elle avait même été reconnue comme l’une des meilleures adversaires dans le milieu à Londres, elle était crainte et respectée. Chacun de ses combats, elle les avait gagnés à la loyale et l’argent mis en jeu aussi. Cependant, il s’agissait d’un milieu où les règles n’étaient pas souvent respectées, sans foi ni loi. Elle aurait en effet pu tomber sur des mauvaises rencontres, des gens qui auraient pu vouloir l’utiliser ou lui chercher des ennuis. Heureusement, elle avait réussi à assurer ses arrières en fréquentant régulièrement un de ceux qui tenaient les rênes du réseau. Toujours avoir un coup d’avance… comme au poker. Il n’était malheureusement pas toujours possible d’anticiper. Elle, elle avait eu une sacrée dose de chance, il ne fallait pas se leurrer. « C’est vrai, les rôles auraient pu être inversés et pourraient encore l’être un jour... Je ne dis pas le contraire Rhys. » Il détourna le regard et s’approcha dangereusement de la balustrade tandis qu’elle s’appliquait enfin à lui répondre plus que deux mots depuis ses explications. « Si j’avais été impuissante à protéger une personne, j'aurai sûrement été dévastée, pour être honnête, surtout si cette personne, c’est toi. Je ne te demande pas de te mettre dans un tel état en sens inverse, je t’explique juste la façon dont j’aurai réagi… Je les aurai descendus de mes propres mains ou je les aurais faits enfermer à vie par mon père en m’assurant qu’un juge obtiendrait la sanction maximale. Tu sais que je peux être convaincante… » Elle marqua une pause et releva les yeux vers lui. « La vérité, j’aurai eu du sang sur les mains… Toi, tu n’en as pas le droit, tu as de nouvelles responsabilités maintenant, une fille super qui va bientôt devenir ta femme, des enfants. Alors si je t’ai fait promettre d’arrêter, ce n’est pas juste pour toi ou pour moi, mais parce que tes activités étaient dangereuses pour ta famille. Le temps m’a donné raison. Alors continue de te tenir à carreaux. Je t’interdis de te mettre encore plus dans la merde… ça tu me le dois. »

Le blond était soudainement comme en transe. « Tu veux bien t’éloigner de là ! » Lui assena-t-elle, inquiète par la tournure que prenait la situation. Gwen avait définitivement été trop loin, Rhys était entrain de bien le lui rendre en perdant la raison. Il s’ouvrit sur son sentiment de culpabilité et lui demanda quelle punition elle pensait qu’il méritait pour qu’elle le croit enfin sur tout ce qu’il lui disait. « Je ne dis pas que tu ne dois pas continuer ta vie mais ne me reproche pas d’avoir besoin de temps pour encaisser et m'en remettre ! » Répéta-t-elle, comme si elle parlait à un sourd depuis tout à l’heure. C’était dingue, il déformait ses propos tout comme elle avait mal interprété les siens au début. Gwen s’était radoucie depuis un moment, mais trop c’était trop. Il mettait ses nerfs à rude épreuve et la poussait à bout. Les propos de la métisse glissèrent sur lui comme si elle avait parlé à un fantôme. Plongé dans une sorte de folie, Rhys se retourna et reprit son exposé de plus belle. Il proposa de se faire tabasser par ces types ou suggéra l’idée de sauter par la balustrade comme lorsqu’elle avait stupidement blagué sur la falaise… Œil pour œil, dent pour dent. Gwen mordilla violemment sa lèvre pour ne pas crier de douleur. Sans ses béquilles, elle marchait désormais sur sa jambe en forçant et se rapprocha de Rhys qui lui balançait des horreurs en plein visage… Le dénoncer, appeler son père, jouer les martyrs… Il fallait couper cette explosion dans son jus. « Ça suffit maintenant ! Ressaisis-toi ! » Gwen lui assena une gifle pour qu’il reprenne ses esprits. « Maintenant tu arrêtes de débiter des âneries et tu vas m’écouter ! Je t’ai dit que j’avais besoin de TEMPS pas que je te détestais, tu vas arrêter de penser à ma place sur ce que je ressens pour toi maintenant ! Je t’ai aussi dit que je ne dirai rien à mon père, pourquoi tu cherches à provoquer ?! Arrête ça tout de suite, on dirait un cinglé ! » Dressée de toute sa hauteur, une tête et demi en moins que Rhys et mains sur les hanches, Gwen l’affronta et plongea ses yeux brun-vert dans ceux de son meilleur ami. Elle lui attrapa ensuite la mâchoire de la main gauche (sans lui faire mal) pour capter son attention et qu’il cesse de parler. Elle l’avait écouté, maintenant c’était à son tour. « Je t’ai entendu, crois-moi je t’ai écouté. Je sais que tu te sens mal, que tu donnerais n’importe quoi pour revenir en arrière et que tu ne serais pas là si tu n’en avais rien à faire. Mais ce sont certains de tes mots qui m’ont peinée. » Il la regardait, elle avait son écoute. La main de Gwen se fit plus douce et elle remonta délicatement sous les yeux rougis de son meilleur ami, premier contact amicalement plus intime entre eux, premier contact qui ne cherchait pas un nouveau conflit. « La colère m’a aveuglée, j’ai été trop loin et j’en suis désolée. Je n’aime pas plus cette situation entre nous que toi, je la déteste même. J’aurai aimé que les choses se passent autrement. » Malgré les apparences, elle ne supportait pas lui faire du mal gratuitement non plus, pas à moins d’être piquée au vif ou d’avoir une bonne raison. L’impulsivité étant redescendue, elle s’en rendait compte maintenant.

Elle s’éloigna ensuite de lui, d’une distance de deux pas. Gwen s’appuya à la balustrade, cachant mal l’effort douloureux que lui avait demandé cette ténacité à vouloir le rejoindre et le raisonner. Les deux amis parlèrent alors de l’argent non remboursé. Le Blake avait éclairci les points sur le mariage et ces explications suffisaient à la métisse pour être rassurée : Rhys avait utilisé le fric volé à d’autres fins. Il avait aussi essayé de marchander du temps auprès de ceux qu’il avait arnaqué mais il ignorait encore que si tout danger était écarté, ce n’était pas grâce à sa démarche. La chanteuse allait devoir lever le voile à ce sujet. Rhys précisait néanmoins qu’il tentait de trouver une solution, peu importe le moyen. « Vous n’avez plus rien à craindre, ni toi ni ta famille ni personne. Il n’y a plus de danger. Quelqu’un a déjà payé la dette depuis. Tu ne dois plus t’inquiéter du tout de cet argent. » Et qu’il n’ait pas le toupet de venir lui reprocher son silence alors qu’elle lui donnait la solution et que tout danger avait été écarté grâce à Nate. Elle tut néanmoins le nom de son petit-ami. Rhys n’était pas un imbécile, il ne mettrait sûrement pas longtemps à deviner ce qui s’était passé, cependant la métisse n’avait pas envie de l’impliquer dans l’immédiat.  


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