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Good old days | Trystan

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Boston
TES DOUBLES : Fiona, Gwen, Eléa, Lexia & Keelin
TON AVATAR : Nina Dobrev
TES CRÉDITS : ava - vampirella ; signa - bat'phanie
TA DISPONIBILITE RP : En cours : Ainhoa - Max. A venir : Dimka - Liam - Evan.

Terminé : Yevgenyia - Ainhoa - Trystan - Noah (1) - (Noah (2)) - Evan - Trystan (2) - Brendan.
RAGOTS PARTAGÉS : 408
POINTS : 1338
ARRIVÉE À TENBY : 28/02/2016


ÂGE DU PERSONNAGE : 28 ans
CÔTÉ COEUR : Le coeur s'est brisé une fois de trop, elle ne veut plus en entendre parler actuellement
PROFESSION : Assistante administrative de sa cousine
REPUTATION : Des années d'absence floues, un retour fracassant, mais qu'a-t-elle fait tout ce temps ? Cacherait-elle quelques petits secrets croustillants ?


MessageSujet: Good old days | Trystan Sam 23 Juin - 23:15

If you look into the distance, there's a house upon the hill
Guiding like a lighthouse to a place where you'll be safe
To feel at grace 'cause we've all made mistakes

Dylana frappa à la porte d’entrée de son ancienne maison d’enfance. Elle avait gardé le double de clefs en sa possession mais depuis son retour, elle ne s’en était jamais servi. Elle sentait bien qu’elle n’était plus chez elle et donc plus la bienvenue à moins d’une bonne raison ou d’y être invitée. C’était ce qui s’était passé après la dispute avec son aîné, il lui avait permis de reprendre la plupart de ses affaires et il l’avait aidée à les déménager. Et puis, il y avait eu cette soirée à Noël qui avait apaisé les tensions, comme une trêve bienvenue. Chacun ressentait des rancoeurs envers l’autre, pourtant Dylana avait compris les raisons du conflit avec son frère et elle lui avait donné le temps d’accepter l’idée qu’elle soit revenue. Mais les mois s’écoulaient et les abcès ne se crevaient pas. Elle était revenue depuis dix mois et elle avait toujours l’impression d’être comme une inconnue. Combien de fois avait-elle vu son frère depuis Noël ? Hormis à l’occasion de quelques repas organisés chez Ainhoa ou de visites qui se résumaient à quelques minutes comme celle qui s’annonçait aujourd’hui, elle les comptait sur les doigts de deux mains. Cette situation attristait la cadette Meylir, et même si elle vivait mal cette situation, la brune avait mis son ressenti en sourdine pour ne pas abîmer le peu que les deux frangins avaient réinstauré dans leur relation. Néanmoins, le contexte la pesait vraiment et elle était à deux doigts de craquer, d’autant que les dernières semaines avaient été compliquées entre différentes mauvaises nouvelles. Le vase menaçait sévèrement de déborder.

Aujourd’hui, la jeune femme venait chercher deux poissons que Trystan avait gardé pour leur cousine. En raison de ses urgences vétérinaires, la Seiffield n’avait pas réussi à se libérer. Chaque visite à son frère était une épreuve émotionnelle qu’elle redoutait, non seulement parce qu’elle veillait toujours à être dans la retenue pour éviter tout conflit – tout comme lui - et parce que cette maison lui rappelait beaucoup de souvenirs importants. L’aîné Meylir ne tarda d’ailleurs pas à lui ouvrir. « Salut. » Dit-elle sobrement. « Je suis venue à la place d'Ainhoa. Elle est surchargée aujourd’hui. » Dylana entra dans le hall et retira sa veste. Elle ne comptait certes pas s’éterniser mais elle ne voulait pas partir comme une voleuse non plus. La jeune femme remarqua alors quelques tâches de peinture qui ornaient la tenue de Trystan. Il avait enfilé des vieux vêtements. « Oh tu es en plein travail… Tu t’es mis à la peinture comme Ivy ou c’est pour rafraîchir la maison ? » Demanda-t-elle en souriant, bien loin de s’imaginer ce dont il s’agissait en réalité.

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Do not open memories. ▬ I'm not looking for somebody with some superhuman gifts, some superhero, some fairytale bliss, just something I can turn to, somebody I can kiss, I want something just like this.
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TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Penny, Lula, Thomas, Rhys, Jaya & Eleanor
TON AVATAR : Kit Harrigton
TES CRÉDITS : antiope (avatar) simonangel (image profil)
TA DISPONIBILITE RP : Libre (2/3)
Dylana - Evan/Fiona - Yevgeniya
A venir : Lexia - Fiona
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POINTS : 1773
ARRIVÉE À TENBY : 05/05/2017


ÂGE DU PERSONNAGE : 32 ans (6 juin)
CÔTÉ COEUR : Brisé en mille morceaux deux fois. Tellement brisé qu'il est certain de ne plus jamais pouvoir le réparer.
PROFESSION : Pêcheur. Et malheureusement guide touristique à ses heures perdues.
REPUTATION : C'est moi où il a totalement disparu de la circulation ? Finalement, c'était peut être lui le père du bébé Weston et il a préféré fuir plutôt que de prendre ses responsabilités...


MessageSujet: Re: Good old days | Trystan Jeu 5 Juil - 15:47

Don't speak
I know just what you're saying
So please stop explaining
Don't tell me 'cause it hurts

Yevgeniya n’allait pas bien. Visiblement, elle ne se remettait pas de sa rupture avec le fameux Fred. La russe tentait de faire bonne figure mais Trystan commençait à la connaître et ne s’y laissait pas prendre. Maladroit dans ce genre de situation, il ne savait plus comment l’aider, redoublant d’attentions discrètes pour améliorer son quotidien. C’était donc pour cela qu’aujourd’hui, il peignait avec application l’armoire en merisier de la chambre de sa colocataire pour lui faire une surprise. Il l’avait souvent entendu dire que la couleur de la vieille armoire n’allait pas avec le reste de sa déco, à tous les coups, elle serait ravie… Le marin est loin d’avoir terminé quand il est toutefois interrompu par le bruit de la sonnette de la porte d’entrée. C’était sans doute Ainhoa. Sa cousine devait venir chercher les poissons qu’il lui avait mis de côté ce matin. Il descend donc lui ouvrir, ne prenant pas la peine de se débarrasser de sa tenue tâchée de peinture. Sauf que ce n’est pas sa cousine qui se tient derrière la porte mais sa sœur. Il en est aussi surpris que déboussolé. Il ne savait plus comment se comporter avec Dylana. Entre eux, les choses étaient… bizarres. Ils ne s’étaient pas réellement retrouvés malgré leur trêve de Noël. Ils ne s’étaient pas réellement engueulés non plus même s’ils avaient eu des échanges un peu vifs la première fois sur le bateau. En résumé, ils naviguaient sur les eaux troubles d’un entre-deux, évitant les écueils des non-dits. Ce n’était pas une solution acceptable sur le long terme, car ils avaient l’air de deux étrangers l’un pour l’autre, mais une sorte de statut quo s’était installé et aucun d’eux ne l’avait rompu. Aucun des deux n’osait mettre les sujets qui fâchaient vraiment sur le tapis…

« Salut. Je suis venue à la place d'Ainhoa. Elle est surchargée aujourd’hui. » « Salut… Ok, pas de soucis. Entre. » Et voilà, ça recommençait. Tout juste ce qu’il fallait de politesses, rien de plus. Personne n’aurait pu parier qu’ils étaient frère et sœur en les observant. Elle entre et enlève sa veste, ce qui fait accélérer le pouls de Trystan. Comptait-elle rester ? Si oui, il n’était pas certain de ses raisons…  Pour le moment, elle tente visiblement d’engager la conversation, s’attardant sur les vêtements barbouillés du marin. « Oh tu es en plein travail… Tu t’es mis à la peinture comme Ivy ou c’est pour rafraîchir la maison ? » Il fronce les sourcils, s’attardant sur le surnom que tout le monde donnait à Yevgeniya. « Tu connais ma colocataire ? » Demande t-il en appréhendant la réponse. Maintenant qu’il y pensait, il avait aussi entendu la Vassilievitch mentionner Dylana une fois. Elles avaient dû se rencontrer une fois où il était absent… En tout cas, sa cadette fait un effort pour engager la discussion gentiment alors il ne se sent pas de la renvoyer dans les cordes.   « Non, tu sais bien que je n’ai aucun talent artistique… Je repeins la vieille armoire en merisier de la chambre bleue en fait. C’est justement pour faire une surprise à Yevgeniya. Elle trouvait que l’armoire jurait avec sa déco… Ces trucs là me dépassent mais j’espère qu’elle sera contente. » Dit-il presque joyeusement sans se douter de l’ouragan qu’allait provoquer ces paroles.

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MessageSujet: Re: Good old days | Trystan Lun 9 Juil - 19:43

If you look into the distance, there's a house upon the hill
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To feel at grace 'cause we've all made mistakes


Dylana entra dans la maison et retira sa veste dans l’espoir de rester quelques minutes et de parler un peu avec son frère. Cette visite impromptue tombait à point nommé. Bizarrement, elle avait besoin de son avis sur une question qui la préoccupait et même si les deux étaient devenus des étrangers l’un pour l’autre, certains sujets ne trouvaient leur réponse que dans la famille. Toutefois, la brune ne souhaitait pas s’engager les pieds dans le plat comme un éléphant dans un magasin de porcelaine et elle se contenta des politesses d’usage dans un premier temps. La jeune femme voulait d’abord prendre la température, car la moindre peccadille était susceptible de réveiller les rancoeurs entre eux. La cadette Meylir s’attarda sur les vêtements tâchés de son frère, la peinture éveilla tout naturellement sa curiosité. Dans un premier temps, Trystan s’étonna que Dylana lui évoque sa colocataire. « Oui, je t’en avais parlé... Quand je suis revenue, j’étais passée ici par surprise et tu n’étais pas là. Mais je suis tombée sur elle et elle m’a parlé de ses peintures. En même temps, difficile de les rater, elles ornent la moitié du salon. » Dylana s’était intéressée à la fibre artistique de la russophone le temps de leur entrevue. La colocataire de Trystan s’était d’ailleurs présentée sous le surnom dont tout le monde l’affublait. Néanmoins, lorsque son frère lui expliqua ce dont il retournait vraiment sous le chantier de peinture, la jeune femme manqua de défaillir. Certains éléments de décoration restés dans l’ancienne chambre de Dylana étaient des ameublements à elle, qui avaient servi à la nouvelle venue pour qu’elle ne soit pas sans rien dans la pièce… Forcément, tout n’avait pas été emballé et déplacé. C’était impossible. Cette vieille armoire en merisier avait appartenu à leurs parents, autant dire que l’intention de Trystan était un véritable crime de lèse-majesté. Et la Russe n’y était absolument pour rien. « Tu n’as pas fait ça ? » Souffla-t-elle, cachant mal la nervosité qui monta dans son corps. Un regard entre eux et tout était fini. Fini la complicité naissante qui se tissait entre eux aujourd’hui, fini l’espoir tenace qu’un lien apaisant les unissent. Dylana n’avait encore rien dit et pourtant l’oxygène s’était chargé d’une tension étrangère, une fragrance subtile qui promettait le pire. Trystan pouvait lire dans les yeux sombres de sa petite sœur, les ombres d’un passé qu’elle avait refusé d’abandonner, et qui s’évanouissaient désormais complètement. La brune rêvait de saisir sa veste et de fuir à nouveau cette maison, le choc était trop rude ; mais elle n’était plus cette gamine d’autrefois qui parcourait le globe, déterminée à vivre ses rêves et à fuir. L’estomac de Dylana se serra, elle avait beau l’avoir pressenti quelques minutes plus tôt, elle sentit cette sensation familière prendre possession de son corps : un mélange étrange de colère et de déception grandissante. Fini de fuir. Cette maison, elle avait grandi dedans, c’était celle de leurs parents. La jeune femme en avait assez de se comporter comme une étrangère dans ces lieux. Instinctivement, Dylana planta son frère dans la cuisine et fila à l’étage ; cette forme de trahison à leur fraternité, elle voulait la voir de ses propres yeux, cette dernière limite non franchie jusqu’alors. Et à l’étage, elle découvrit cette fameuse chambre dans laquelle elle n’avait pas remis les pieds depuis son retour. Son frère lui avait rendu quelques affaires, mais elle n’avait pas osé envahir cet espace qui lui avait été arraché, donné à une étrangère en son absence, son refuge… alors qu’elle n’avait nulle part ailleurs où aller. Dylana n’avait même pas essayé de revenir chez elle, de peur de passer encore pour la sœur chieuse. Elle avait essayé de faire les choses bien, de ne pas décevoir davantage son frère, mais aujourd’hui, c’est lui qui l’avait atteinte plus que tout. Ce n’était qu’une armoire, pourraient dire certains… Mais cette pièce représentait le symbole de tout ce qui subsistait encore de sain entre eux, et qui venaient de voler en éclats. Choquée, Dylana manqua de vaciller une nouvelle fois, elle se rattrapa contre la porte et s’appuya légèrement contre le mur pour être soutenue tandis qu’elle découvrait tout ce qui avait changé et cette armoire à moitié peinte. « Non, non, non… » Elle ne pleurait pas, loin de là, mais sa voix recelait des accents brisés, comme quelqu’un qui refusait d’accepter la réalité. Comme quelqu’un qui venait de se prendre la plus violente claque qu’il avait jamais reçue en pleine figure. Une peine et une déception non feinte.

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MessageSujet: Re: Good old days | Trystan Sam 14 Juil - 12:22

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« Oui, je t’en avais parlé... Quand je suis revenue, j’étais passée ici par surprise et tu n’étais pas là. Mais je suis tombée sur elle et elle m’a parlé de ses peintures. En même temps, difficile de les rater, elles ornent la moitié du salon. » Si elle lui en avait parlé, il ne s’en rappelait pas. Sans doute l’information était passée complètement à la trappe, effacée par le choc qu’il avait eu en la voyant débarquer un beau matin sur son bateau. Mais bien entendu, ce n’est pas ce qu’il répond. « Ah je n’avais sans doute pas relevé… » Dit-il diplomatiquement. « Mais c’est vrai que la maison est plus ou moins devenue l’annexe de l’atelier de Yevgeniya. » Dit-il dans un fin sourire, se disant qu’après tout, cette conversation n’avait pas à être pénible. Fut un temps, ce côté bordélique de sa colocataire le rendait fou mais il s’était passé tellement de choses depuis son arrivée chez les Meylir que maintenant, ça avait moins d’importance… Malheureusement, l’esprit relaxé du marin quant aux frasques de la russe ne fut absolument pas partagé par sa cadette. Dès qu’il eut entrepris de lui expliquer ce qu’il était en train de repeindre, l’ambiance changea du tout au tout. Dylana se raidit tout à coup, lança un regard nerveux à son frère. « Tu n’as pas fait ça ? » Demande t-elle de manière purement rhétorique. Plus que la question, c’est le ton sur laquelle elle est posée qui éclaire Trystan sur l’état d’esprit de sa sœur. Contrariété, chagrin, colère et désappointement se disputaient dans son ton.

Trystan fronce les sourcils, mettant de longues secondes à réaliser à quoi était dû ce changement d’atmosphère. Puis soudain, il se rappelle que l’armoire qu’il venait de mentionner appartenait à Dylana quand elle était petite, tout comme l’intégralité du mobilier qui décorait la chambre que Yev occupait désormais. Oh d’accord.. Il hausse les épaules, prêt à lui dire qu’il ne savait pas que ces vieilleries avaient de l’importance pour elle mais elle tourne tout à coup les talons, s’enfuyant pour monter les escaliers quatre à quatre. Il sent alors l’agacement monter en lui. Déjà, parce qu’il n’appréciait pas se faire planter ainsi au milieu de la cuisine mais surtout parce qu’il ne comprenait pas que sa sœur ressente le besoin de faire autant de drama pour une armoire. Et puis merde, si elle voulait dire quelque chose à ce propos, ne pouvait-elle simplement pas lui dire en face au lieu de s’enfuir comme une gamine ? Pendant un moment, la tentation d’aller fumer une clope dehors et de la planter à son tour étreint le Meylir. Mais il n’était pas lâche, pas du genre à éviter le conflit qu’il sentait se profiler.

Poussant un gros soupir, il monte à l’étage, suivant les traces de Dylana. Il la trouve sur le seuil de son ancienne chambre, l’air plus abattue que jamais. Elle regarde les murs repeints avec horreurs, comme si la pièce était maculée de sang plutôt que peinture. Comme s’il avait fait quelque chose d’absolument diabolique. Il croise les bras, ne voyant toujours pas où est le mal dans tout ça. « Je ne savais pas que tu pensais récupérer ces vieilleries… » Dit-il d’une voix neutre. C’était une forme de cruauté. En adoptant cette indifférence, il minimisait son chagrin, pourtant sincère, si on en jugeait sa réaction. Mais à ses yeux, faire un caprice sur cette armoire était puéril. Et gonflé quand on connaissait leur contexte. Il le lui fait d’ailleurs comprendre par un léger soufflet verbal. « A vrai dire, je pensais que rien dans cette maison n’avait de l’importance pour toi. »


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MessageSujet: Re: Good old days | Trystan Mar 17 Juil - 23:45

If you look into the distance, there's a house upon the hill
Guiding like a lighthouse to a place where you'll be safe
To feel at grace 'cause we've all made mistakes

Alors que Dylana parcourait sa chambre d’un regard, Trystan la rejoignit quelques secondes plus tard. Le fiel qu’elle s’appliquait à retenir depuis des semaines dans l’espoir de débloquer la situation tendue menaçait de sortir de sa bouche comme un torrent en feu. Alors quand son frère feignit de jouer l’innocent, elle retrouva ses esprits et adopta la même attitude dans un premier temps, en soutenant le regard de l’aîné Meylir. « T’es content de toi ? » Dylana lui adressa un sourire de faux-cul et lui assena alors une pique tout aussi douloureuse. « Toi mieux que quiconque est censé le savoir, ne m’as-tu pas élevée ? Ou as-tu soudainement perdu la mémoire comme ton ex ? Il me semblait que tu te souvenais très bien des détails pourtant, c’était quoi déjà ? Le goût de mes bonbons préférés quand j’étais petite. C’est drôle comme tu as le cerveau sélectif. » La remarque pouvait paraître bien rude en face de l’attitude plutôt neutre de son frère, mais Dylana avait décidé de déclencher la guerre et de le pousser dans ses retranchements, de crever les abcès et de le confronter peu importe les conséquences. Il était temps que chacun se balance ses quatre vérités et ce qu’il reprochait vraiment à l’autre. En l’occurrence, Trystan l’avait véritablement mise en colère et cette fois il allait sentir la différence par rapport à leurs précédentes rencontres. La jeune femme arborait toujours ce sourire doucereux, puis elle explosa. « Tu l’as peut-être mauvaise que je sois partie mais t’as fait disparaître toute l’âme de cette maison ! T’as rangé les photos, surtout celles où on apparaît tous les deux, comme si je n’existais plus, comme si je n’avais jamais fait partie de ta vie ou comme si je n’avais pas grandi ici ! T’as monté une partie de mes affaires, que tu m’as rendue, mais il en reste une partie ici ! Ce n’est pas parce que j’ai accepté de laisser une partie des meubles pour ne pas la foutre dans la merde d’une chambre vide que ça te donne le droit d’y toucher et de faire disparaître tous les souvenirs que j’en garde ! Pas sans m’en parler ! T’es plus obnubilé de bien passer devant ta colocataire que de te mettre ta sœur à dos. C’est noté, je retiendrai la leçon. Parce que non je ne suis pas d’accord avec ça et je te garantis que je ne sortirai pas de cette maison sans mes dernières affaires ! Je te faisais putain de confiance pour au moins respecter ça ! » Encore heureux qu’il ne lui avait pas donné la chambre parentale, quel manque de respect aussi ça aurait été. Alors que Trystan faisait encore mine de s’approcher sûrement pour la sortir de cette chambre, la colère aveuglante de Dylana lui donna la force de le repousser violemment contre le mur. Interdit, son frère la regardait probablement sans comprendre d’où lui venait une telle rancœur. Mais si le marin avait ses raisons de lui en vouloir, elle en avait beaucoup aussi. « Tu lui donnes ma chambre, comme si celle-ci ne m’appartenait plus ! Tu lui offres un poste de guide touristique à tes groupes – oui les nouvelles vont vite – alors que tu sais que j’ai à cœur de me poser ici depuis que je suis revenue et oh surprise ! T’as une sœur dans le domaine du tourisme, qui parle plusieurs langues, tu pourrais tout garder dans la famille mais non l’herbe est plus verte ailleurs ! Et maintenant, tu repeins MES affaires parce que ce n’est pas à son goût ?!! Non mais tu plaisantes !! » Elle espérait que son frère répondrait à chacun de ces points au risque de la mettre dans un emportement qui ne lui ressemblait pas. Dylana tapa d’un poing rageur dans le mur juste à côté de lui et elle chercha à en comprendre la raison. Soudain, une idée pas si saugrenue lui vint. « Tu la baises ou quoi ? » La jeune femme l’accusait vulgairement sans savoir, pourtant elle continua dans ses affirmations. « Elle doit fucking bien baiser, Trys !!! T’en as la tête qui tourne. » Dans un état second et prompte comme au football, Dylana se baissa pour attraper le pot de peinture et le pinceau. Trystan comprit son plan un poil trop tard. Tant pis si elle détruisait complètement leur lien, pour ce qu’il en restait de toute façon… Il verrait ce que ça faisait de toucher à ses affaires. Elle fila comme le vent en dehors de la chambre en évitant de justesse son frère, et elle s’enfuit dans le couloir de l’étage. Dylana enfonça la porte de la pièce voisine, la chambre de son frangin. Elle trempa le pinceau dans le pot et éclaboussa volontairement plusieurs meubles… Elle se dirigea vers le lit et éclaboussa les rebords aussi tandis que Trystan déboulait juste derrière. « C’est pas important hein ces vieilleries après tout !! T’as aucun souvenir important toi ici, c’est ça ?! » La plupart des meubles de cette pièce avaient reçu des éclaboussures de bleu. Il allait galérer pour rattraper. Tant pis, il n’avait qu’à pas la chercher. Le fiel de Dylana n’arrêtait plus tandis qu’elle redéposait le stupide pot de peinture sous la détermination de son frère. « Tu crois vraiment que je m'énerverai pour un meuble sans valeur sentimentale derrière ? Tu me reproches en silence d’être partie, d’avoir tout planté là. En attendant, ça fait un an que je suis revenue ! Une putain d’année que j’essaie de renouer, que j’attends que tu veuilles bien laisser une porte d’ouverture, et à part à Noël, rien, nada ! C’est comme si j’étais morte à tes yeux ! Et tu oses me demander si ce qu’il reste de mon ancienne vie a de l’importance à mes yeux ? Je ne suis même plus chez moi ici ! Obligée de venir comme une étrangère dans ma propre maison d’enfance !!! De loger chez Ainhoa parce que je ne pouvais pas revenir ici comme je voulais contrairement à ce que tu m’as fait croire ! » Son corps se crispa et elle cria de plus belle. « Rien n’a de l’importance pour moi dans cette maison, tu as dit ? Tu sais quoi, peu importe les raisons pour lesquelles tu m’en veux, ne viens plus jamais me donner des leçons sur la famille ! » Elle s’énerva à l’aide petits coups de poings (d’une force dérisoire) sur les pectoraux de son frère, juste en face d’elle. « T’as même pas été fichu de me dire que t’allais être père non plus ! Comme si ça ne me concernait pas du tout ! C’est pour toi qu’aucune chose n’a d’importance ! » Epuisée par tant d’énervement, elle finit par se calmer, les larmes de nerfs et de tristesse au bord des yeux. Elle avait appris la rumeur qui courait dans toute la ville, il avait eu tout le temps de lui annoncer qu’il avait mis une femme enceinte en plusieurs mois, qu’elle allait peut-être devenir tante, et il n’avait strictement rien dit. Alors, Trystan pouvait se garder les leçons de morale qu’il s’apprêtait déjà à lui servir sur la famille.

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MessageSujet: Re: Good old days | Trystan Dim 9 Sep - 21:01

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Don't tell me 'cause it hurts

Dylana cherche l’affrontement, Trystan le voit dans ses yeux et dans le regard qu’elle pose sur lui. Mais bien désireux de la contrarier, son frère ne lui donne que des miettes, se contentant d’apporter des réponses aussi neutres que détachées à ses questions. Toutefois, il suffit qu’il donne un tout petit peu de piquant à l’une de ses remarques pour que ce soit l’explosion pleine et entière. « Toi mieux que quiconque est censé le savoir, ne m’as-tu pas élevée ? Ou as-tu soudainement perdu la mémoire comme ton ex ? Il me semblait que tu te souvenais très bien des détails pourtant, c’était quoi déjà ? Le goût de mes bonbons préférés quand j’étais petite. C’est drôle comme tu as le cerveau sélectif. » Il se fige, ne pouvant pas croire ce qu’il vient d’entendre. Dès sa première pique, elle avait déjà franchie une limite qu’il ne l’autorisait absolument pas à franchir. Il fonce sur sa cadette, se rapprochant d’elle au point que seulement quelques centimètres les séparent à présent. Jamais il ne la frapperait, mais il la toise de toute sa hauteur, lui faisant pleinement ressentir les profondes ondes de mécontentement qui émanaient de lui. « De quel droit, tu crois que tu peux parler de ce qui est arrivé à Fiona, comme ça ?! Tu crois que c’est un sujet de plaisanterie ?! Espèce de sale gamine pourrie gâtée ! On voit que tu ne sais pas ce que c’est de vraiment souffrir… »  Franchement, il trouvait que ce qu’elle venait de dire était très bas et il ne se prive pas de lui faire comprendre. Et aussi d’être tout aussi dur. « Je suis censé savoir quoi ? Vas-y dis moi ! Parce que je ne suis vraiment pas sûre que la personne qui se trouve en face de moi soit celle que j’ai élevée… »

Il inspire profondément, reculant de quelques pas pour éviter de lui vociférer de plus belle dessus dans quelques instants. Parce que loin de comprendre qu’elle est en train de se lancer sur un terrain où elle a très peu de chances d’avoir gain de cause à ses yeux, surtout après une telle entrée en matière, elle se lance dans une diatribe odieuse. Enfin, le début peut encore passer pour légitime. Elle livre tout d’abord son ressenti, expliquant qu’elle avait l’impression qu’il lui avait manquée de respect en donnant ses affaires à Yevgeniya et en la laissant en disposer à sa guise. Elle insiste aussi en disant qu’il avait fait disparaitre l’âme de la maison, l’avait effacée, elle, Dylana ainsi que toute trace de sa présence passée dans cette demeure. « Je n’ai pas donné tes affaires à Yevgeniya pour me venger ou quelque chose comme ça. A vrai dire, je n’ai même pas pensé à toi. Tu es sortie de ma vie si brutalement et pendant si longtemps que j’ai appris à vivre sans toi, sans penser à toi. Alors non, je ne vais pas garder des photos de nous deux partout en pleurant un passé que toi seule a choisi de jeter aux orties pour aller faire je ne sais quoi loin d’ici. Tu as fais un choix, pas moi. » C’était très méchant de lui dire qu’il ne pensait pas à elle, et surtout faux car ça lui était bien sûr arrivé, mais elle l’avait énervé et son caprice sur les meubles ne passait pas du tout. « Tu peux récupérer toutes les babioles, photos et autres conneries que tu appelles tes souvenirs, je m’en fous. Tu n’aurais peut être pas besoin de te raccrocher à des souvenirs si tu avais préservé ce qui était important. Mais passons… » Dit-il dans un soupir mécontent. « Par contre, les meubles font parti de la maison, une maison que j’entretiens seul depuis des années alors j’en fais ce que j’en veux. » Dit-il d’un ton sans appel.   « Et par pitié, ne me parle pas de confiance. Pas toi. C’est trop du foutage de gueule pour que je l’accepte. » D’eux deux, c’était elle la menteuse.

Il n’avait plus rien à ajouter alors il tourne les talons pour sortir de la chambre. Sauf qu’il ne va pas trop loin, repoussé violemment contre le mur par sa cadette, qui avait pris tout son élan pour effectuer le geste. Pris par surprise, il n’a pas le temps de bander ses muscles pour résister à la poussée et se retrouver plaqué contre le mur tandis qu’elle continue à déverser des litres insoupçonnés d’un venin de plus en plus virulent. Et aussi qu’elle se fait de plus en plus vulgaire. Car elle oriente ses plaintes contre Yevgeniya, finissant par demander à son frère si « il la baise ». Elle ponctue tout cela de coups rageurs contre le mur. Ebahi et surtout démuni face à cette colère intense, Trystan ne réagit pas pendant de longues minutes mais quand il le fait, il sent chacun de ses nerfs vibrer de colère. « Putain mais tu es complètement tarée !! Tu te calmes tout de suite ! Et je te jure que si tu me touches encore une fois comme ça, je riposterai. Si tu étais un mec, je t’allongerai là. Redescends-merde » L’idée de frapper une femme, à plus forte raison, sa petite sœur, lui avait paru impossible jusqu’à maintenant. Il ne se sentait pas capable de se laisser attaquer physiquement sans répondre. Surtout avec autant de violence… Par contre, il pouvait déjà se défendre verbalement et il ne se prive pas de le faire. « Tu as vu comme tu te comportes ? Tu crois que j’ai envie de mettre mon affaire en péril en m’associant avec toi ? Parce que là, tu me fais peur. Et puis, tu en parlais tout à l’heure, et ben voilà, je ne te fais pas confiance. Qu’est-ce qui me dit que tu ne vas pas te barrer à nouveau du jour au lendemain ? Alors oui, je n’ai absolument pas envie de m’associer avec toi. »

Il élude soigneusement la question de ses rapports avec Yeveniya, ça ne regardait pas Dylana. Ou plutôt la folle furieuse qui ressemblait à Dylana... D’ailleurs, elle continue à tout faire pour mériter cette épithète. Attrapant brusquement quelque chose au sol, elle s’enfuit soudainement hors de la pièce. Malheureusement, le Meylir comprend trop tard ce qui se passe. C’est en l’entendant gravir l’escalier quatre à quatre et en remarquant que c’est la peinture qu’elle a emporté qu’il réalise. Le temps qu’il la rattrape, elle est déjà en train d’arroser copieusement sa chambre à lui de peinture bleue. Lorsqu’il se pose sur le seuil catastrophé, regardant ce spectacle, elle relève un œil plein de défi, retournant l’une de ses phrases contre lui. « C’est pas important hein ces vieilleries après tout !! T’as aucun souvenir important toi ici, c’est ça ?! » De quel droit se permettait-elle tout ça ? De lui parler comme ça, de rejeter la faute sur lui, de saccager sa chambre ? Cette fois, c’est trop. « On dirait que tu viens d’en créer un mémorable. » Lui jette t-il avec haine avant d’attraper ses poignets pour en faire tomber le pinceau. Cette fois, il en a marre de ses conneries et la maintient fermement pour l’empêcher de faire autre chose de stupide. Elle est menue et lui sculpté par l’exercice, il n’a aucun mal à l’immobiliser. Privé de sa force de frappe, il ne reste à  la brune que la parole et elle ne se prive pas d’en faire usage, débutant une nouvelle diatribe. Il la repousse avec force comme les autres. « Oh parce que c’est de ma faute ? Toi tu essayes de renouer et moi je ne fais rien ?  C’est un peu fort de ta part… Tu sais pourquoi il ne s’est rien passé au cours de cette « putain d’année » ? Simplement parce que j’attendais que tu agisses enfin comme une adulte. Que tu viennes me parler. Que tu viennes admettre tes mensonges, me montrer que tu avais grandi et que tu étais capable d’apprendre de tes erreurs. Surtout après la trêve de Noël. J’avais fais un geste envers toi, j’attendais que tu fasses le suivant. Que tu m’expliques pourquoi tu travailles dans une agence de voyage alors que je me suis saigné pour te payer une grande école de commerce. Que tu m’expliques pourquoi tu as cessé de me donner des nouvelles, pourquoi tu m’as rayé de ta vie alors que je n’avais fais que te consacrer la mienne. En bref, que tu m’expliques ton attitude, parce qu’elle n’a aucun sens pour moi. »

Dylana essaye de se dégager mais au lieu de lui serrer les poignets plus fort, il l’attire contre lui pour la maintenir fermement contre son torse. « Sans ça, il n’y a absolument aucune chance qu’on « renoue » comme tu dis… En plus, je ne suis même pas sûr de le vouloir quand je te vois agir comme ça. Parce qu’au lieu d’essayer d’arranger les choses, tu te permets de me jeter ta colère et ton ressenti au visage, sans penser au mien. De revendiquer des choses que tu as perdu le droit de revendiquer en te comportant comme tu l’as fait dans le passé. On dirait une gamine égocentrique. » Il sent les poings de sa sœur lui frapper la poitrine, mais il s’en fiche. Lui aussi était désormais lancé. Et il termine de lui exposer ses quatre vérités d’une voix glaciale. « Tu ne penses qu’à toi. Ça a toujours été le cas. Sinon, tu ne serais pas partie comme ça. Tu n’aurais pas dilapidé l’argent que je t’ai laissé pour ton petit plaisir personnel alors que je l’ai gagné à la sueur de mon front. Tu aurais été là pour moi quand Fiona a eu son accident… Mais tu n’étais pas là. Tu n’es plus là depuis longtemps. Alors non, je n’allais pas te parler de mes soucis ou de ma paternité. Tu m’es devenue étrangère comme tu es devenue étrangère à cette maison. A toi de mériter à nouveau une place autant ici que dans mon cœur et dans mon estime. Et tu sais quoi ? Tu ne réussiras pas en me provoquant et en essayant de tout détruire. Et encore moins en attaquant les personnes qui me sont chères parce que tu es jalouse… Et rassure-toi, je ne vais pas te donner de leçons sur la famille, parce que visiblement tu n’as pas écouté celle que papa t’as données dans le passé. Je ne vais pas perdre mon temps à t’expliquer ce qui est important, tu devrais le savoir toute seule. » Elle semble un peu se calmer, ou du moins son corps se détend un peu. Il desserre prudemment son étreinte. « Si tu es prête à parler calmement, je te lâche… » Dit-il d’un ton plus doux. « Sinon, tu es priée de partir, je ne supporterai pas tes gamineries encore très longtemps. »  

Spoiler:
 

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CÔTÉ COEUR : Le coeur s'est brisé une fois de trop, elle ne veut plus en entendre parler actuellement
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REPUTATION : Des années d'absence floues, un retour fracassant, mais qu'a-t-elle fait tout ce temps ? Cacherait-elle quelques petits secrets croustillants ?


MessageSujet: Re: Good old days | Trystan Ven 14 Sep - 22:48

If you look into the distance, there's a house upon the hill
Guiding like a lighthouse to a place where you'll be safe
To feel at grace 'cause we've all made mistakes

Trystan avait beau la toiser de toute sa hauteur, Dylana ne lâcha pas son regard une seconde. Pour la première fois depuis leurs retrouvailles, elle provoquait une réaction plus prononcée chez lui. La colère valait mieux que sa froide indifférence dans laquelle il l’avait plongée depuis des mois. « Oui c’est drôle de constater que tu as une pire mémoire qu’elle. Mais si tu crois que je moque d’elle, tu te trompes. J’ai le plus grand respect pour Fiona. J’en ai bien plus pour elle que pour l’indifférence que tu essaies d’afficher. » Répliqua-t-elle. « Toi par contre, je t’interdis de me donner des leçons sur la souffrance. Tu n’as pas donné la mort à notre mère en naissant et porté ce fardeau toute ta vie ! Tu n’as pas grandi avec un père qui t’en voulait et aurait préféré un garçon qu’une fille ! Et comme tu l’as souligné, je n’ai pas été présente ces dernières années alors ne parle pas de ce que tu ignores. » Sa colère s’amplifia, Dylana ne se départit pas de la fermeté dans sa voix. Si Trystan voulait durcir le ton, elle n’allait plus mettre de gants sur tous les sujets tabous entre eux. La brune lui reprocha ensuite d’avoir effacé toute trace d’elle dans la maison et d’avoir donné une partie de ses affaires à sa colocataire. « Tu ne penses jamais au passé ? C’est nouveau. A d’autres, Trys. Tu ne faisais pas le fier quand tes fiançailles se sont rompues. Oh mais attends ! Les photos de vous ont aussi disparu de la maison ! Tu as appris à vivre sans elle aussi ? Remarque, tu vois d’autres femmes alors je suppose que oui. » La jeune femme venait d’encaisser des propos très méchants de la part de son frère qui essayait de lui faire croire qu’il n’avait pas été touché par son départ. Elle était naïve pour certaines choses, mais pas complètement stupide. Aussi, elle lui avait retourné la même méchanceté dans ses propos. L’avantage (ou le désavantage pour eux) d’être sa sœur était qu’elle connaissait certaines de ses faiblesses et qu’il en connaissait parmi les siennes. « Si j’étais vraiment partie pour des études, j’aurais aussi été peu présente durant quelques années. Me l’aurais-tu également reproché ? » Sincèrement, Dylana se le demandait. Malheureusement, la discussion ne se calmait pas pour autant. « Ok, tu n'as qu'à garder les meubles. Mais oui je prendrais le reste de mes babioles. Les souvenirs ne sont pas tous matériels, ils peuvent être liés à un lieu, à un endroit. Tu n’as pas l’air de le comprendre. De toute façon, je ne te demandais plus la permission. Rappelle-toi que tu n’as pas hérité seul de la maison. Accuse-moi de sale matérialiste ou tout ce que tu veux, sérieusement, maintenant je m’en fous, au point où nous en sommes. » Les dés étaient jetés. Puisqu’elle ne pouvait visiblement plus lui faire confiance non plus, elle n’hésiterait pas recourir à tous les moyens si Trystan la poussait à bout. La situation dégénéra davantage et atteignit son paroxysme quand, aveuglée par la rage, elle le repoussa contre le mur et frappa de son poing dans la paroi un peu plus loin. Son frère la prévint de ne pas recommencer, sous peine de riposter. Elle pouvait s’estimer heureuse de ne pas être un mec. « Mais je t’en prie, vas-y, ne te gêne surtout pas parce que je n’ai rien entre les jambes ! » Dylana ferait mieux de tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler comme une effrontée. Un autre que son frère n’aurait pas hésité. Pourtant, aidé de sa force mentale à toute épreuve, Trystan ne la toucha pas et il continua de l’attaquer verbalement. Les mots n’en étaient pas moins acérés et durs, traduisant aussi la colère sourde qui résonnait en lui. Il lui répéta son manque de confiance en elle et lui souligna son manque de fiabilité, tant par son comportement que par son risque de partir à nouveau. En résumé, Dylana effrayait son frère. Il ne reconnaissait pas chez cette femme, la douce petite sœur qu’il avait élevée (en comparaison).

Comme la discussion dégénéra autour des souvenirs, elle saisit le pot de peinture au sol et finit de péter son câble dans la chambre du Meylir. Il l’attrapa fermement et l’enferma dans la prison de ses bras, lui gueulant ironiquement qu’elle venait d’en créer un, de souvenir mémorable. Elle avait cherché à l’atteindre dans son passé pour qu’il comprenne à quel point cette situation était douloureuse. Un peu calmée, Dylana entreprit enfin de lui répondre sur ce qu’il lui avait dit dans sa chambre à elle avant son pétage de plomb. « J’ai bien compris que tu ne me faisais pas confiance. Mais laisse-moi te dire deux choses. » Elle n’en revenait pas qu’il lui ait lâché une telle remarque après la décision qu’elle avait prise. A moins que son ex ne lui en ait pas encore parlé… « Noah est reparti à New York. Il ne supportait pas le mode de vie à Tenby et m’a proposé de le suivre. Je ne l’ai pas suivi. Je suis restée pour une famille qui justement ne croit pas en moi. Excepté Ainhoa. Mais visiblement, aucun sacrifice ne sera jamais assez. » Face à la surprise du marin, la jeune femme comprit qu’elle avait réussi à capter son attention. « Ah, tu ne savais pas que le frère de Fiona s’était cassé ? » Premièrement, la pharmacienne ne lui avait visiblement rien dit. Deuxièmement, Dylana essayait de faire la forte mais en réalité, elle souffrait beaucoup de cette situation et de cette « relation » à distance. Au fond d’elle, la brune sentait que celle-ci n’allait pas tenir bien longtemps. « Ensuite, la seule fois où je suis partie, c’est pour voyager et quitter cette vie de fou que nous avons connue. Je n’étais pas faite pour la vie en mer. Tu me reproches de m’être barrée, mais toi tu le faisais tous les jours !! Après avoir perdu papa et maman, tu continuais de partir tout le temps en mer alors que je n’avais plus que toi et que je te demandais de rester, tu risquais ta vie tout le temps, et même si c’était pour le gagne-pain, je ne l’ai pas bien vécu. Je pleurais souvent, je m’inquiétais pour toi, mais tu ne m’as jamais écoutée. Le travail a toujours été plus important que ta vie, notre vie de famille. Alors oui, Trystan, j’en avais assez de cette boule au ventre que j’avais en te voyant partir tous les jours, j’en avais assez de cette vie de forçât qui nous a tout pris ! Regarde, même toi maintenant tu trimes comme un fou pour presque rien ! T’es toujours en mer… Alors, quand j’ai reçu ma partie de l’héritage, j’y ai vu une opportunité de m’éloigner de cette existence. C’est sur la partie mensonge que je n’ai pas géré. Mais tu n’as aucun droit de parler de fiabilité, quand tous les jours, il y avait une chance pour que tu ne reviennes pas et que quelqu’un me gardait à la maison jusqu’à ce que tu daignes rentrer de tes poissons !! » Ce fut au tour de Trystan de s’énerver de plus belle. L’accusait-elle de ne pas vouloir renouer ? Il avait simplement attendu qu’elle agisse en adulte ; son comportement aujourd’hui prouvait tout le contraire. Elle était devenue une sale gamine qui pétait son câble parce qu’elle n’avait pas ce qu’elle voulait… Pourtant, l’enjeu n’était pas une poupée Barbie contre un lego. Il s’agissait ni plus ni moins de leur relation fraternelle… Sans son pétage de plombs, son frère et elle n’en seraient toujours pas à crever les abcès. « Qu’est-ce que tu racontes ? » Demanda-t-elle perplexe. « Cesser de te donner des nouvelles ? Je suis revenue pour les occasions importantes ! Et j’envoyais des messages de temps en temps. Nous n’avons pas complètement coupé les ponts non plus. » Le 21ème siècle était l’ère des téléphones, pas de l’âge de pierre… Il est vrai que le nombre d’échanges entre eux avait drastiquement diminué et pouvait se résumer à un tous les x mois, elle ne pouvait le nier... En fait, c’était de la mauvaise foi de Dylana. Quant à la deuxième partie de la remarque de Trystan, elle se braqua de nouveau. « Tu veux bien me lâcher, oui ? Je ne suis pas ta putain de prisonnière ! » Dylana essaya de s’extirper de son emprise, mais son frère la ramena contre lui. « C’est ta nouvelle façon de faire un câlin ? » Dit-elle pour le provoquer, histoire qu’il s’avise tout de même à reconsidérer la question. « Mais t’es toujours à revenir avec cet argent ! J’avais bien le droit de faire ce que je voulais de ma partie non ? Moi je ne discute pas de ce que tu as fait de la tienne ! La mer, les poissons, ce n’était pas forcément mon rêve. Maman voulait autre chose pour nous. Et puis, papa et toi m’avez bien fait sentir toutes ces années que ce n’était pas pour moi de toute façon, alors arrête de passer pour plus blanc que blanc toi aussi ! Si moi, mon rêve, c’était de bouger ? Je bosserais et je te le rembourserais ce fric, s’il n’y a que ça qui te chagrine. Toi, tu as engouffré ta partie de l’héritage dans l’entreprise… Et est-ce que ça a changé quelque chose à sa situation délicate ? Non, t’es revenu au point de départ. Alors, l’investissement n’était pas forcément mieux ! Est-ce que tu voulais seulement passer ta vie en mer ou tu as juste continué parce que c’était « à papa » et qu’on t’a jeté dans la pêche depuis tout petit ? Pourquoi n’as-tu pas saisi l’occasion pour faire autre chose, toi ? »

Elle allait continuer sur sa lancée, mais Trystan repartit dans une violente diatribe remplie de nouveaux reproches. Si Dylana ne s’expliquait pas, de façon adulte de surcroît, il n’y avait aucune chance pour qu’ils renouent. Il la traita de gamine égocentrique, sans droit de revendiquer quoique ce soit, et ses poings luttèrent contre lui. Elle voulait qu’il la lâche ! « L’argent gagné à la sueur de ton front ?! Mais tu n’as encore que ce mot à la bouche ! Fric, argent ! Je vais finir par croire que c’est toi le matérialiste ! C’est papa qui nous a laissé la plus grande partie de l’argent ! Ou alors, tu ne m’as pas tout dit et c’est toi qui as complété… ? » Son sang se glaça, il lui foutait le doute à force. Il brisa un peu plus leur lien fraternel lorsqu’il lui balança qu’elle n’était pas présente lorsque les fiançailles du marin s’étaient rompues (ce qui était vrai) et qu’elle avait donc à la fois perdu le droit de connaître ce qui se passait dans sa vie, et qu’elle était même devenue étrangère de cette maison ; elle devait mériter le retour dans sa vie. « Non, mais tu t’entends ? Une petite sœur n’a pas à « mériter » d’être la sœur d’un frère. Pour moi, même si nous nous sommes éloignés, tu restais mon frère, mon attachement pour toi n’est pas assorti de condition, malgré les tensions. Alors non, Trystan, je ne chercherai pas à « mériter » d’être ta sœur. Je ne veux pas marchander ton affection ou tes sentiments à mon égard, si tu ne souhaites plus en ressentir ou si tu penses que je ne le vaux plus. La question que je te pose est la suivante : veux-tu vraiment me rayer de ta vie pour de bon ? Parce que tu verras la différence : je serai encore plus absente que mes années loin de Tenby. Tu n’as qu’un mot à dire et cette fois, je franchis cette porte, et je respecterai ton choix. Plus de retour en arrière. Nous nous croiserons au supermarché comme deux inconnus. » Elle reprit sa respiration et reprit le fil de ses pensées. « Mais n’oublie pas de penser à ceci : pourquoi tout le monde s’est éloigné de toi au cours des années ? Ta sœur, Fiona, ton amie Faith et dernière en date, la possible mère de ton enfant ? Qu’est-ce qui se passe avec chacune de nous ? Visiblement, je ne suis pas la seule à avoir perdu ce qui était important de vue. » Cette fois, sa voix n’était pas chargée d’un ton inquisiteur, elle s’était radoucie dans ses derniers propos en comparaison à ses dernières attaques. Dylana était fatiguée de se battre. Elle entreprit aussi de répondre à la question principale de son frère maintenant qu’elle s’était un peu calmée. « Oui, je t’ai menti, je le reconnais. C’était mal. Je ne voulais pas te décevoir une énième fois et j’ai agi de façon stupide. Te décevoir est ce qui est arrivé au final mais voilà, je ne peux pas revenir en arrière et je ne vais pas regretter d’avoir vécu mes rêves et découvert des parties de ce monde. Je suis juste désolée pour la partie mensonge, qui n’était pas nécessaire. Avec le recul, je pense que tu aurais compris mon choix d’arrêter les études si je t’avais expliqué les choses. J’ai essayé, une année d'étude, tu sais. Je ne suis pas lâchement partie sans essayer, mais ce n’était pas pour moi. Alors oui, je suis désolée que ça en soit arrivé là entre nous. Je peux tout à fait comprendre pourquoi la confiance est rompue entre nous. Ce n’est pas ce que j’ai remis en question aujourd’hui. » La brune prit une dernière inspiration et résuma donc son sentiment général. « Je pense qu’en un an, j’ai essayé de faire quelques efforts aussi, en ne te provoquant pas excepté la fois où on s’est revu la première fois. Et nous avons eu Noël, c’était un bon moment, ne te méprends pas, je ne crache pas dessus et toi aussi tu as fait des efforts envers moi, même si j’étais clairement responsable de notre éloignement. Mais tu as cette colère contre moi qui ne décollera pas de sitôt, cette haine limite… Et je l’avoue, j’en ai assez. Je ne sais plus quoi faire. Le temps continue de s’écouler et je n’ai pas avancé en un an. Je suis restée pour essayer d’arranger les choses entre nous, j’ai tout fait pour ne pas te froisser davantage – sauf aujourd’hui -, mais rien ne sera suffisant ou ne rattrapera ce qui s’est passé. Je n’ai jamais été une sœur parfaite et je ne le serais jamais, Trys. Si c’est ce que tu attends d’une sœur, qu’elle soit comme toi tu le voudrais, je ne pourrais pas tenir ce rôle. » Elle baissa les yeux et admit tout de même un point sur lequel il l’avait touché plus que les autres. « Je disais ne pas avoir de regret, mais j’en ai quand même un. J’aurai dû être plus présente pour toi, surtout dans les moments où tu n’allais pas bien. En cela oui, j’ai vécu égoïstement mes voyages, je me suis amusée et j’ai oublié l’essentiel. C’est pour ça que je suis revenue à la base. Pour sauver ce qui pouvait encore l’être. Mais je suis rentrée quelques années trop tard, n’est-ce-pas ? » Dylana se mordit les lèvres, désormais silencieuse. Elle attendait simplement que son frère prononce les mots fatidiques. Elle rêvait de se lever, de partir loin de cette scène fraternelle macabre, mais elle ne pouvait pas. Pas alors que ses jambes tremblaient tant qu’elle ne savait plus où elles commençaient et si elles finissaient. Une perle ronde et au volume concentrique parfait roula sur sa joue aussi pâle que la mort. Elle en avait assez de tout, assez d’elle-même. Elle ne cherchait pas à l’attendrir, elle attendait juste la sentence, à fleur de peau. Alors fermant les yeux pour se cacher, elle songea que demain serait un autre jour, un jour différent. Alors peut-être le soleil brillerait-il à nouveau quelque part, et que l’espoir renaitrait dans une autre vie.

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TES DOUBLES : Penny, Lula, Thomas, Rhys, Jaya & Eleanor
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Dylana - Evan/Fiona - Yevgeniya
A venir : Lexia - Fiona
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ARRIVÉE À TENBY : 05/05/2017


ÂGE DU PERSONNAGE : 32 ans (6 juin)
CÔTÉ COEUR : Brisé en mille morceaux deux fois. Tellement brisé qu'il est certain de ne plus jamais pouvoir le réparer.
PROFESSION : Pêcheur. Et malheureusement guide touristique à ses heures perdues.
REPUTATION : C'est moi où il a totalement disparu de la circulation ? Finalement, c'était peut être lui le père du bébé Weston et il a préféré fuir plutôt que de prendre ses responsabilités...


MessageSujet: Re: Good old days | Trystan Dim 30 Sep - 9:14

Don't speak
I know just what you're saying
So please stop explaining
Don't tell me 'cause it hurts

«  Et bien, tu as une manière bien étrange de le montrer. » Assène Trystan, refusant de céder du terrain quand Dylana ose lui soutenir qu’elle a du respect pour Fiona. Il n’acceptait toujours pas qu’elle ait amenée son ex de manière sarcastique dans leur dispute. C’était puéril. Elle cherchait clairement à le pousser à bout. Et ça fonctionnait. Elle était en train de perdre les dernières onces de crédit qu’elle avait encore à ses yeux… Néanmoins, il n’est pas le monstre insensible qu’elle essaye de dépeindre et l’entend quand elle parle de sa souffrance. Il se rend compte qu’il est allé loin en disant qu’elle ne l’avait jamais expérimentée. Il était vrai qu’elle n’avait jamais connu sa mère et qu’elle avait perdu son père jeune… « OK… Je n’aurai pas dû dire que tu ne savais pas ce qu’était la souffrance. Tu as souffert aussi. Mais ça ne te donne pas le droit de te comporter comme ça pour autant… Justement, ça devrait t’inspirer à respecter la peine des autres au lieu de la retourner contre eux. » Il trouvait les attaques de sa cadette vraiment basses et irrespectueuses. Et ce sentiment s’accentue lorsqu’elle embraye à nouveau sur ses fiançailles rompues. Comment pouvait-elle espérer provoquer une réaction plus clémente à son égard en tapant sans cesse sur les points les plus sensibles ? « Je te l’ai déjà dit, ma vie privée ne te regarde pas. Je pense que nous avons des points plus intelligents sur lesquels nous devons échanger. » Dit-il, éberlué par le peu de portée de l’argument et cette nouvelle intrusion dans son intimité. « Tu vois d’autres femmes. » Avait-elle asséné après l’avoir accusé d’avoir « baisé Yevgeniya ». Quel était le problème de Dylana avec la vie privée de son frère ? C’était glauque qu’elle ne cesse de la ramener sur le tapis… Mais si elle voulait une comparaison entre les femmes qui avaient partagé sa vie et sa petite personne, il pouvait lui en concéder une. « Mais si tu veux tout savoir, j’ai eu plus de mal à faire mon « deuil » de Fiona parce que notre séparation n’était pas de son fait. A elle, je n’ai absolument rien à reprocher. J’aimerai en dire autant à ton sujet… »

Néanmoins, il ne marque qu’une courte pause avant de retourner à la dispute et à la contre argumentation. « Si tu étais partie pour faire vraiment tes études, j’aurai quand même souffert de ton absence mais j’aurai su que c’était pour une bonne raison. Et ça, ça aurait fait une putain de différence si tu veux tout savoir ! » Elle avait réussi, il était à court de patience. Cependant, elle continue à élimer celle-ci, en revenant à ses stupides babioles et en lui donnant une leçon sur la valeur des souvenirs. Il laisse alors échapper un petit rire mesquin, s’abaissant à son niveau, même s’il s’était promis de ne pas le faire. « Les souvenirs ne sont pas matériels et pourtant, tu es en train de me faire une crise d’hystérie parce que j’ai repeint une armoire. Arrête te contredire toi-même. » Ça partait dans tous les sens. Aussi bien verbalement qu’autrement. Parce que Dylana l’attaque carrément physiquement avant d’aller saccager sa chambre. Si bien qu’il est obligé de la maitriser avec fermeté. Elle essaye tout de même à l’inciter de riposter mais il met un point à se maîtriser lui aussi. Leur relation était clairement agonisante, s’il la frappait, ça revenait à fermer définitivement le cercueil… Malheureusement, les montages russes n’étaient pas terminés. La Meylir a une révélation fracassante à lui faire. Il accuse le choc quelques instants puis… « Non, je ne savais pas qu’il était parti. Si j’étais aussi mauvais que toi je te dirais que ça pourrait expliquer pourquoi tu agis comme une folle… » Après tout, une rupture pouvait vous faire perdre les pédales. Mais même dans sa colère, il savait que ça aurait été injuste de réduire la brune à cela. Son mal-être était plus profond, comme il commençait à le comprendre, bien qu’elle dissimule ce dernier derrière des piques ironiques et injurieuses parfaitement horripilantes. « Mais je te dirai simplement que tu es en train de gâcher tous les effets positifs de ton « sacrifice ». Si tu es vraiment restée pour ta famille, c’est tout à ton honneur mais ce n’est pas en insultant et en frappant ladite famille qu’elle croira à nouveau en toi… Qui plus est, si c’est un « sacrifice » de rester ici, peut-être que tu aurais dû suivre Noah, puisque tu selon tes dires, tu étais vraiment malheureuse ici. » Dit-il, plus avec tristesse que colère cette fois-ci.

C’est en effet les points qu’elle développe ensuite, qualifiant leur vie passée de « vie de fou », ce qui avait, selon ses dires, motivé son envie de partir. Ça à la rigueur, il pourrait le comprendre. En revanche, il ne peut pas en dire autant du reste de son discours. Il secoue la tête, toujours un peu plus atterré par les cheminements qu’elle arrive à prendre aussi bien sur ses absences à lui que sur la question de l’argent. « Tu mélanges tout… Tu crois que je partais en mer parce que je préférais travailler qu’être avec toi ? Parce que le travail primait sur la vie de famille ?...  Papa s’est effondré après la mort de maman, il a fait des mois de dépression. Pendant ce temps, l’entreprise coulait. Et devine quoi ? Quand il est mort, il y avait déjà des dettes… Tu crois que les créanciers allaient s’arrêter parce qu’on était orphelins ? Tu crois qu’un bon samaritain allait nous donner de l’argent, nous recueillir et nous ôter tous nos soucis des épaules ? Non, il ne restait plus que nous deux. Et aucun choix possible. Alors oui, j’ai pris la relève, je suis parti pêcher tous les jours. Ça me fendait le cœur de te laisser derrière mais je n’avais pas le choix. Je devais assurer notre survie. Tu crois que j’aimais te voir pleurer, devoir te promettre que je reviendrais chaque soir ? Bien sûr que non. Mais pour moi c’était préférable à te voir mourir de faim… Alors oui une part de ce que t’as permis d’aller batifoler à été créée à la sueur de mon front.  » Elle avait voulu crever les abcès, et bien son souhait était exaucé. Il déversait en flot continu ce qu’il avait tu pendant des années. « Tu me diras que j’aurai pu prendre un travail moins dangereux. Mais je ne voulais pas non plus. J’essayais aussi de sauver une affaire qui est dans notre famille depuis des générations. Une affaire à laquelle ton père, ton grand-père et tes arrières-grands-pères ont consacré leur vie. Une affaire qui fait la fierté et l’essence même des Meylir… Tu crois que j’avais envie d’être celui qui allait mettre fin à tout ça ? Toi qui parle de sacrifice avec tant d’arrogance, tu devrais le comprendre plus que personne. » Il prend une courte respiration pour réfléchir au reste de ce qu’elle vient de dire. Il lui avait clairement montré qu’il n’approuvait pas ses choix de vie, elle ne s’était donc pas privée d’en faire autant. « Et même si l’amour de la mer fait parti de mon héritage, c’est aussi quelque chose qui fait parti de moi. J’aime mon métier, j’aime naviguer. Indépendamment de papa. »

Il pousse un petit soupir, modulant ses intonations. « Toi, tu as le droit de ne pas être faite pour la vie en mer. Ça je peux le comprendre. Je ne t’aurai jamais contrainte à la vivre. C’est pour ça que je suis si en colère pour l’argent. J’ai tout fait pour que tu ais la possibilité de faire les études que tu voulais. Que tu deviennes ce que tu rêvais de devenir. Qu’il n’y ait justement plus de sacrifices à faire… Mais toi, tu as fais quoi ? Tu as gaspillé ta part de l’héritage. Tu as payé un loyer coûteux dans une grande ville, des frais de scolarité exorbitant sans pour autant aller jusqu’au bout et je ne sais pas quoi encore. Puis après je ne peux même pas faire avec précision l’inventaire de ce que tu as fais… J’espère que tu as bien profité. Parce que maintenant, qu’est-ce qu’il te reste ? Et qu’est-ce qu’il reste des sacrifices que moi j’ai fais ? Tu vas me dire que tu ne m’as rien demandé mais c’est comme mettre tout son cœur dans un cadeau et voir que le bénéficiaire ne l’aime pas. Ce n’est pas de sa faute mais ça te déçoit quand même… » Il  n’a plus une goutte de salive dans la bouche mais ce n’est pas suffisant pour lui donner envie de se taire. Il y avait tant à dire… « Alors oui l’argent est le nœud du problème et je l’évoquerai autant de fois que j’en aurai envie… Tu peux clamer que tu avais le droit de faire ce que tu voulais de ton héritage. C’est effectivement vrai. Mais ne viens pas chercher mon approbation après. Tu aurais pu finir tes études, te créer une situation, mettre de côté pour voyager après… Cet argent… Tu aurais pu le placer et le faire fructifier. Il y avait tellement de possibilités… Et d’ailleurs, je ne veux pas que tu me rembourses, comme tu me l’as dit, c’est ta part de l’héritage. En vrai, le plus grand préjudice que tu m’as causé n’est pas financier. Et ça, ce n’est pas quelque chose que tu peux rembourser. »

Ils en venaient tout doucement à la part la plus douloureuse pour Trys. Les mensonges, l’éloignement. Apparemment, ce dernier n’a pas été vécu de la même façon des deux côtés.  « Qu’est-ce que tu racontes ? Cesser de te donner des nouvelles ? Je suis revenue pour les occasions importantes ! Et j’envoyais des messages de temps en temps. Nous n’avons pas complètement coupé les ponts non plus. » « Ah donc pour toi, c’était ok cette relation distante ? C’est vrai que c’est important les grandes occasions. On se voit une fois par an aux anniversaires et si on a de la chance on double la mise pour l’année quand il y a un enterrement. C’est vrai que c’est gratifiant… » Désabusé comme il était, il se laissait doucement aller au sarcasme à son tour. Pourtant, il n’y a aucune trace de dérision dans ce qu’il expose ensuite. « Tu avais le droit de partir mais ce n’est pas pour autant que j’avais envie que tu le fasses. On a été si longtemps que tous les deux. On s’est appuyés si longtemps l’un sur l’autre. Tu étais tout pour moi, Dylana. Tu n’étais pas seulement ma petite sœur, tu étais la personne que je voyais le plus dans une journée, celle à qui je pensais en premier quand j’avais une bonne nouvelle à annoncer, celle que j’avais envie de protéger par-dessus tout. Tu étais ma seule famille mais ça me suffisait amplement. Je n’avais besoin que de toi. Mais toi, tu as décidé que tu allais rompre ce lien et m’évincer progressivement. Peut être que j’étais trop étouffant, je ne sais pas. Mais quelque soit ta raison, ça m’a brisé le cœur. » Il ne devrait pas se mettre à nu comme ça devant elle alors qu’elle avait déjà tourné en plaisanterie certaines de ses blessures les plus profondes mais il n’avait plus à rien à perdre à dire la vérité. Elle en ferait ce qu’elle voudrait.

Pourtant, à un moment donné, il a un regain d’espoir. Lorsqu’elle parle des regrets qu’elle nourrit quant à ses mensonges, il a l’impression que le déclic s’est enfin fait et que l’introspection peut enfin se faire des deux côtés. Parce que quand elle parle de « sa peur de le décevoir », il peut bien reconnaître qu’il a été un grand frère exigeant. Ces propos précédents vont d’ailleurs dans ce sens. Il hausse les épaules, conscient qu’ils ne peuvent pas revenir en arrière. « Oui, le mensonge m’a déçu. Bien plus que je ne peux l’exprimer. » Néanmoins, elle avait expliqué qu’elle était désolée et il ne pouvait pas continuer à la harceler pour cela. « Je te crois quand tu dis que tu es désolée et je crois aussi comprendre pourquoi tu as menti durant toutes ces années…. Peut être que je t’en demandais trop. Je suis devenu ton père au lieu de ton frère. Ça a brouillé les limites…  Tu sais que je suis rancunier de nature mais je crois qu’avec le temps, je pourrais passer outre. Te pardonner. Je sais que ça serait injuste de t’en vouloir toute une vie pour un mensonge que tu as débuté alors que tu n’étais qu’une gamine… » Le pardon n’était pas facile pour lui mais il voulait changer. Lui réaccorder sa confiance à nouveau risquait d’être plus long mais contrairement à ce qu’elle pensait, il n’était pas complètement fermé à l’idée… Parce que Dylana avait un autre regret, celui de ne pas avoir été plus présente pour lui, de s’être amusée égoïstement sans regarder en arrière. Elle était venue pour arranger les choses mais elle avait l’impression qu’il était trop tard, comme le montrait cette année de non-dits entre eux. Encore une fois par cette remarque, elle prouve que quand elle veut, elle sait faire preuve de maturité et reconnaître ses torts. A lui d’en faire autant s’il ne voulait pas que le dialogue soit totalement rompu et que cette fois, ce soit totalement de sa faute. « Pour ma part, je pense qu’il n’est jamais trop tard pour essayer de réparer ses erreurs ou pour sauver une relation. Mais il faut que les deux personnes le veuillent vraiment. »

Cette remarque pourrait marquer la fin de la dispute. Mais il y a des choses trop graves qui ont été dites et Trystan utilise la fin de sa phrase précédente pour faire la transition avec la dernière mise un peu « violente » qu’il se devait de faire. (en espérant que ce soit la dernière). Car il y avait eu cette véhémente diatribe de la brune qu’il ne digérait absolument pas. « Non, mais tu t’entends ? Une petite sœur n’a pas à « mériter » d’être la sœur d’un frère. Pour moi, même si nous nous sommes éloignés, tu restais mon frère, mon attachement pour toi n’est pas assorti de condition, malgré les tensions. Alors non, Trystan, je ne chercherai pas à « mériter » d’être ta sœur. Je ne veux pas marchander ton affection ou tes sentiments à mon égard, si tu ne souhaites plus en ressentir ou si tu penses que je ne le vaux plus. La question que je te pose est la suivante : veux-tu vraiment me rayer de ta vie pour de bon ? Parce que tu verras la différence : je serai encore plus absente que mes années loin de Tenby. Tu n’as qu’un mot à dire et cette fois, je franchis cette porte, et je respecterai ton choix. Plus de retour en arrière. Nous nous croiserons au supermarché comme deux inconnus. Mais n’oublie pas de penser à ceci : pourquoi tout le monde s’est éloigné de toi au cours des années ? Ta sœur, Fiona, ton amie Faith et dernière en date, la possible mère de ton enfant ? Qu’est-ce qui se passe avec chacune de nous ? Visiblement, je ne suis pas la seule à avoir perdu ce qui était important de vue. » Les dernières lignes étaient horribles, le mettant face au carnage de sa vie, et encore une fois, face à ses blessures les plus profondes. Il avait essayé de réprimer une grimace d’horreur, frappé en plein cœur. Cette perfidie, il ne pouvait pas l’encaisser. Sans doute parce qu’au fond de son inconscient, il s’était déjà fait cette réflexion qui le mettait face à ses plus grandes insécurités… Il ne le savait pas encore, mais ces mots allaient cruellement le hanter dans les semaines à venir… Mais pour le moment, il allait répliquer une bonne fois pour toute face à la gravité des attaques personnelles qu’elle ne cessait de proférer. Il ne pouvait pas laisser passer ça. C’était hors de questions.

« Et toi, tu t’entends parler peut être ? Tu te rends compte du nombre d’horreurs que tu m’as dites depuis que tu as passé le seuil de cette porte ? Des attaques que tu profères sur ma vie personnelle et qui n’apporte rien à notre dispute ? Je n’ai jamais voulu une sœur parfaite. Je veux juste une sœur décente. Honnête et respectueuse. Pas quelqu’un qui se sert des blessures des gens pour les heurter encore plus. Tu me reproches la dureté de mes propos, mais elle est moindre à  côté de la tienne. Moi je ne t’ai pas attaqué gratuitement. » Il n’en revenait pas. Jamais il n’aurait pensé qu’elle pouvait être méchante. « Alors non, je ne retirerai pas mes propos. Ce n’est pas parce que nous sommes frère et sœur que je dois t’aimer inconditionnellement alors que tu te comportes comme une peste. Mon attachement est effectivement soumis à des conditions et pour le moment, tu es loin de les remplir. Je ne peux pas aimer quelqu’un qui est incapable de me respecter, qui cherche à me blesser dès qu’elle est en colère, qui en vient à me frapper parce que je ne vais pas dans son sens. Je suis ton frère, ça ne te donne pas le droit de faire de mon ton punching-ball  L’amour et la confiance, ça se mérite même au sein d’une fratrie… Tu ne peux pas blesser les gens, les abandonner, les pousser à bout et ensuite t’attendre à ce qu’ils te réaccueillent à bras ouverts dans leurs vies…  Tu poses un ultimatum mais tu n’es pas la seule à pouvoir le faire… » C’était le moment clé, le tournant. Il déterminerait clairement la suite, la Meylir ne se trompait pas là-dessus. « Je n’ai pas envie de te rayer de ma vie, contrairement à ce que tu crois. Peut être qu’on peut essayer de rétablir le dialogue et de se réconcilier tous les deux. Comme je l’ai dit, ça me prendra du temps mais j’ai conscience que je ne peux pas t’en vouloir toute ma vie…  Mais ça ne se produira pas tant que tu ne m’auras pas présenté des excuses pour tes insultes déplacées et tes agressions du jour. Tant que tu n’auras pas promis que ça ne se reproduira plus à l’avenir. Sinon, effectivement, tu peux passer cette porte et comme tu dis, nous deviendrons deux parfaits inconnus. » Il accède enfin à son souhait et la relâche enfin, ne goûtant guère à ses plaisanteries de tout à l’heure. « C’est ta nouvelle façon de faire un câlin ? » Avait-elle dit crânement. Non la câliner était la dernière chose qu’il avait envie de faire mais il ne le dit pas à voix haute, constatant qu’elle pleurait désormais. Ça ne l’émeut pas. Trystan était un homme dur de nature et son entêtement n’était plus à prouver. Il ne céderait pas face à sa cadette car celle-ci devait réaliser qu’il n’y aurait pas de retour en arrière si elle persistait dans cette voie.

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all my dreams full of my regret
I think the hardest part of losing someone isn’t saying goodbye, but rather learning to live without them. always trying to fill the void, the emptiness that’s left inside your heart when they go” .
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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Boston
TES DOUBLES : Fiona, Gwen, Eléa, Lexia & Keelin
TON AVATAR : Nina Dobrev
TES CRÉDITS : ava - vampirella ; signa - bat'phanie
TA DISPONIBILITE RP : En cours : Ainhoa - Max. A venir : Dimka - Liam - Evan.

Terminé : Yevgenyia - Ainhoa - Trystan - Noah (1) - (Noah (2)) - Evan - Trystan (2) - Brendan.
RAGOTS PARTAGÉS : 408
POINTS : 1338
ARRIVÉE À TENBY : 28/02/2016


ÂGE DU PERSONNAGE : 28 ans
CÔTÉ COEUR : Le coeur s'est brisé une fois de trop, elle ne veut plus en entendre parler actuellement
PROFESSION : Assistante administrative de sa cousine
REPUTATION : Des années d'absence floues, un retour fracassant, mais qu'a-t-elle fait tout ce temps ? Cacherait-elle quelques petits secrets croustillants ?


MessageSujet: Re: Good old days | Trystan Lun 15 Oct - 23:03

If you look into the distance, there's a house upon the hill
Guiding like a lighthouse to a place where you'll be safe
To feel at grace 'cause we've all made mistakes

« Oui, j’ai bien compris. A moi, tu n’as que des choses à reprocher et la liste s’allonge tous les jours. » Elle en avait assez que son frère passe son temps à la rabrouer à chaque mot qu’elle prononçait. De plus, elle insistait autant sur la vie privée de son frère car elle cherchait à l’atteindre sur ses points faibles. Plus pernicieuse que Trystan, elle avait choisi ces armes-là pour se défendre et surtout éveiller de la colère en lui, toujours mieux que cette prétendue indifférence qu’il affichait depuis des mois. Aujourd’hui, elle avait capté son attention. Toutefois, ses nerfs avaient lâché, elle était devenue complètement folle : le marin avait bien plus de raison de lui en vouloir que l’inverse mais elle déversait son ressentiment accumulé ces dernières semaines vers la mauvaise personne, celle qui avait enflammé les dernières onces de raison qui lui restait. Cette maison était son refuge d’enfant et il avait violé son refuge en donnant d’abord sa chambre à une inconnue, et puis en se mettant à vouloir tout changer et repeindre. C’en était trop pour la jeune femme qui avait mélangé toutes les dernières mauvaises nouvelles dans sa vie pour les concentrer sur une seule situation : la dispute avec Trystan.

Le cœur des tensions résidait principalement dans les mensonges et l’éloignement de Dylana. D’ailleurs, si elle s’était vraiment investie dans les études, son aîné reconnut qu’il aurait souffert de son absence mais pour une bonne raison. Le conflit enflait, si bien que Trystan essaya ensuite de faire passer Dylana pour sotte. Pourtant, elle était très logique sur ce point : oui elle pétait une case pour une armoire mais pas pour l’objet en lui-même qu’elle pouvait racheter dans n’importe quel supermarché du coin : il confondait tout. « Tu ne comprends rien, ce n’est pas seulement pour une armoire, c’est pour ce que ça représente. C’est pour le passé, pour l’âme de cette maison, celle de nos parents. La nôtre, enfant. Ça se sont des souvenirs immatériels, oui. D’ailleurs, si je ne m’étais pas énervée pour les défendre, ces souvenirs, on en serait toujours à se regarder en chien de faïence. Mais à part te moquer de moi quand je parle du passé, je vois que tu ne réfléchis pas au sens de mes mots, alors non je suis loin de me contredire, mais ça ne sert à rien d’en discuter plus longtemps. Ce serait brasser du vent. »

Lui qui était si prompt à lui reprocher tous les maux qu’une sœur pouvait causer à un frère, Dylana lui avoua alors qu’elle était restée malgré le départ de son petit ami ; la distance avait conduit à leur séparation. Trystan n’était visiblement pas (encore) au courant de la nouvelle. Toutefois, il ironisa sur la situation. « Si tu étais aussi mauvais que moi ? Ça se voit que tu ne t’entends pas parfois. Ce qui s’est passé avec Noah n’a rien avoir avec nous si ce n’est que je suis restée. » Lâcha-t-elle d’une voix vibrante de colère. Bien sûr, elle ne s’attendait pas à ce qu’il en ait quelque chose à faire alors qu’ils étaient en pleine dispute et quasiment morts aux yeux de l’autre, mais elle avait espéré qu’il aurait au moins la décence de ne pas se moquer d’elle sur ce point. C’est ce qui s’appelait le retour de bâton. « Parce que ça n’a pas été un « sacrifice » pour toi de m’élever ? Tu ne cesses de répéter ce mot quand tu me qualifies, que tu as fait des sacrifices par-ci et par-là pour nous, pour m’élever, mais quand moi je l’utilise pour te montrer que pour une fois j’ai essayé de faire quelque chose de bien pour la famille, tu n’hésites pas à le salir. Je ne suis pas malheureuse ici, je suis malheureuse de la tournure qu’a prise notre relation. J’ai mes torts et je les reconnais mais tu ne cesses de m’enfoncer dès que j’essaie de faire un pas vers toi. Je viens te dire ça et tu me craches dessus ! » Lança-t-elle, outrée. « Tu l’as dit, tu t’es assez sacrifié pour moi, que ce soit en argent ou surtout en temps. D’ailleurs, ma famille ne se résume pas à toi, je ne suis pas restée que pour toi. Justement parce que je n’ai aucun problème avec le reste de la famille. Tu es le seul avec qui j’ai agi de la sorte. A vrai dire, tu étais le seul qui n’étais pas au courant de ce qui se passait. » Elle venait de lui lâcher une nouvelle bombe. A force d’avoir pris cette nouvelle qu’elle avait voulu positive par-dessus la jambe et de la mépriser comme il le faisait depuis le début, Trystan venait d’apprendre les dernières valves ouvertes par Dylana à propos d’une vérité dure à entendre. Savoir que d’autres savaient et pas lui. Que personne n’avait rien dit. Aïe.

Néanmoins, l’ambiance se calma dans la chambre et les deux Meylir retrouvèrent un semblant d’esprit pour discuter comme deux adultes. La brune en apprit alors davantage sur les aléas familiaux après la mort du père de famille. A l’époque, l’entreprise croulait déjà sous les dettes. Elle apprit qu’en fait, elle n’avait obtenu aucun héritage direct de son père : il s’agissait du labeur de Trystan. Cette nouvelle lui laboura le ventre : elle qui ne voulait rien devoir à son frère se retrouvait dans une position plus inconfortable que jamais. « Quoi ? Mais pourquoi tu n’as rien dit ? J’aurai pu t’aider ! Je serais même restée le temps de t’aider à sortir du pétrin si j’avais su ! » Il ne manquait pas de toupet : lui qui lui reprochait les mensonges et d’être partie, n’avait même pas joué cartes sur table à ce moment-là. « Tu as voulu me donner une vraie chance dans la vie en me donnant cet argent… Mais je ne comprends pas pourquoi tu ne m’as pas dit la vérité. Tu avais peur de quoi ? » Cependant, Dylana n’accepta pas les nouvelles attaques gratuites de Trystan alors qu’elle s’était calmée. « Je ne parle pas de sacrifice avec arrogance, n’inverse pas les rôles. Hormis tes départs en mer qui m’inquiétaient, je n’ai jamais remis en question ce que tu as fait pour moi quand plus aucun parent n’était présent pour le faire. Tu ne crois pas que je sais que tu as dû grandir plus vite ? Que tu as raté une partie de ta jeunesse à cause de lourdes responsabilités ? J’étais même admirative de mon grand-frère, il n’y avait plus que toi. Toi partout dans ma vie. Tu peux me reprocher beaucoup de choses Trystan, sauf la façon dont je t’ai considéré jusqu’à mon départ et surtout arrête de me prendre pour abrutie. » Elle marqua une courte pause et rebondit sur certains de ses propos. « Toi qui te moques de moi sur les souvenirs immatériels, tu as vécu ta vie à travers l’un d’eux et pour sauver l’un d’eux, cette entreprise, donc toi mieux que personne devrait comprendre quand je dis que je suis attachée aux souvenirs de cette maison. » Son frère l’avait devancée sur un autre argument et elle renchérit. « Oui, tu aurais pu choisir un travail moins dangereux. L’héritage de l’entreprise n’avait pas plus de valeur que ta vie ou ton risque de la perdre, ça tu n’arriveras pas à m’en convaincre. Je n’étais pas si portée sur l’argent… J’aurai préféré qu’on ait moins, mais t’avoir plus souvent et être sûre que tu rentres le soir que de vivre dans cette incertitude constante. D’ailleurs, par la suite, je n’étais plus la seule que ça inquiétait que tu partes tout le temps. C’est bien la preuve que je n’exagérais pas. » Dylana l’avait dit d’un ton neutre, pour simplement appuyer son propos : il vivait dans sa passion et tant mieux pour lui, mais il l’avait souvent vécue au détriment de l’inquiétude que son entourage avait pour lui. Partir tous les jours en mer était aussi un choix, pas une obligation. Les jours de mauvais temps, il avait égoïstement imposé cette incertitude à ses proches. Dylana avait certes beaucoup de torts mais tous ses propos n’étaient pas dénués de sens non plus.

Cependant, Trystan s’ouvrait à son tour sur son ressenti : il avait voulu donner une vraie chance à Dylana et il avait l’impression que le cadeau qu’il lui avait fait, dans lequel il s’était investi corps et âmes, avait été gaspillé. « Je l’ai apprécié pour vivre certains rêves mais pas de la façon dont toi tu l’avais imaginé. Pas de la façon dont je l’avais imaginée non plus. » Reconnut-elle, néanmoins touchée par les paroles de son frère. Elle pouvait comprendre qu’il se soit senti blessé : avoir trimé tant d’années pour qu’elle jette tout par la fenêtre… En positions inversées, Dylana n’aurait pas apprécié non plus. La jeune femme avait tout de même tenu à préciser qu’elle n’avait pas prémédité le coup : elle n’était pas partie avec l’argent en pensant voyager à travers le monde. Après quelques mois, elle avait réalisé que les études, ce n’était pas pour elle. Et puis, l’argent lui avait en effet brûlé les doigts. Dylana lui proposa de rembourser sa partie de l’héritage, même si cette créance prendrait du temps à s’effacer toutefois Trystan ne voulait finalement pas récupérer ce qu’il lui avait donné. « Comment veux-tu que je rattrape ce qui a été fait alors ? C’est impossible autrement, on ne se supporte même pas une journée dans la même pièce. » Ils parlèrent ensuite de leur éloignement de plus en plus grand au fil du temps. Dylana n’était pas revenue suffisamment. La jeune femme s’emmura dans le silence tandis que son frère lui ouvrait véritablement son cœur sur ce qu’elle avait représenté pour lui. Une douceur jusqu’alors inconnue était venue se faufiler dans leurs rapports explosifs. Une tendre affection aux accents de mélancolie et d’avenir incertain, un moment qu’elle n’aurait pas voulu quitter. Malheureusement, Trystan avait aujourd’hui rencontré la version adulte et plus sombre de la petite adolescente qu’il avait tendrement aimée. Durant des années, il avait souffert de l’éloignement de sa petite sœur et durant des années, il avait conservé le secret espoir qu’elle reviendrait un jour, pour lui. Et puis, comme tout espoir vain ; tout s’était estompé. Il avait senti cette flamme d’espérance stupide et futile disparaître lentement, offrant à son cœur une raison supplémentaire de ne pas vouloir renouer et de ne plus s’abandonner. « Je ne savais pas que tu ressentais tout ça… Pas comme ça… » Bien pire que les mensonges, c’est leur lien de famille qu’elle avait rompu. En ayant peur de la réaction de Trystan, elle avait tout bonnement et simplement détruit leur relation fraternelle. Les hypothèses s’assemblaient dans son esprit. Elle n’avait pas besoin de ça. Pas alors, qu’elle semblait retrouver le frère de son passé. « Ça devient mon habitude de tout foirer, hein ? » Emue, la jeune femme mordilla sa lèvre et réagit tout de même à la déclaration du marin, qui méritait plus qu’une réponse : franc-jeu. « Je ne sais pas pourquoi j’ai soudainement eu peur de tout par rapport à toi. Peur de te décevoir, peur de dire la vérité, peur de ta réaction, et plus le temps passait, plus j’avais peur de revenir. Plus l’éloignement avait l’air d’une sécurité pour me couvrir. Je me suis enfermée dans un cercle vicieux ridicule alors que tout ce que tu attendais, c’est que je donne des nouvelles ou que je revienne, peu importe à quel point j’ai pu te blesser. » Elle en prenait conscience aujourd’hui. Toutefois, prendre conscience de ses actes n’était que la première étape d’une longue épopée. Dylana lui avoua ensuite avoir un regret : celui de ne pas avoir été présente pour lui, de l’avoir en quelques sortes « abandonné », d’avoir trahi la force de leur lien. Fuir la vie en mer n’aurait pas dû être synonyme de le fuir lui. Bizarrement, son frère la croyait pour la première fois depuis longtemps et reconnut qu’avoir joué le rôle de père avait brouillé les limites entre eux. Mieux, il lui redonna de l’espoir en affirmant qu’il pourrait un jour passer outre cette histoire. Il suffisait que le frère et la sœur veuille vraiment rétablir les connexions. Comme il le lui expliqua, il fallait que les deux personnes concernées le souhaitent. « Si tu me dis que la porte est ouverte, alors je suis d’accord. Ça prendra le temps que ça prendra. » C’était une des premières fois que les deux Meylir tombaient d’accord.

Malheureusement, alors que Dylana pensait que l’ambiance s’était apaisée, Trystan revint sur une phrase qu’elle avait prononcée lors de leur phase d’énervement. Surprise, la jeune femme ne s’était pas attendue à ce que tout reparte encore en vrille. En effet, la brune n’avait pas digéré qu’il lui demande de marchander son affection en ayant un bon comportement. Pour elle, l’amour était inconditionnel – pas aveugle, certes – et n’était pas assorti de tout un tas de conditions : on aime une personne ou on ne l’aime pas, telle qu’elle est. Par la suite, Dylana avait prononcé des paroles très dures sur un ton neutre parce que le schéma se répétait dans la vie de Trystan. Il lui reprochait plein de choses, cependant il n’était pas tout blanc non plus. Comment cela se faisait-il qu’autant de personnes avaient pris ses distances avec lui ? La jeune femme ne le comprenait pas puisqu’elle n’avait pas été présente pour le voir. « Parce que tu crois que tu n’as pas été blessant non plus ? Tu ne m’as pas attaqué gratuitement ? Tu n’as vraiment pas fait attention à ce que tu as dit au début de notre discussion. » Sur ce point, elle n’en démordrait pas, il ne passerait pas pour plus blanc que blanc. Elle avait ses torts et elle avait été trop loin, mais lui aussi à certains moments. « Je ne te demande pas de retirer tes propos, je te dis juste que je ne suis pas d’accord avec toi. Tu choisis qui tu veux aimer ou non, tu fais ce que tu veux, mais de mon côté, je ferai aussi comme je l’entends : c’est-à-dire que je ne répondrai pas à tes « conditions » si tu ne m’apprécies pas comme je suis. Ne compte pas sur moi. Tu es insultant à me faire entendre que je ne suis pas honnête. Hormis avoir menti sur les études, je ne crois pas avoir manqué de sincérité sur le reste. Toi aussi tu as menti, pour me protéger ou peu importe tes raisons, est-ce que ça fait de toi quelqu’un de malhonnête ? » Elle marqua une pause et resta très calme. Cette fois, Dylana n’allait pas repartir en pétage de plomb, ça ne servait à rien. « Je n’ai pas poussé d’ultimatum aujourd’hui, je te laisse juste le choix sur ce que tu veux faire. Je ne veux pas m’imposer dans ta vie, si tu ne le souhaites pas, c’est tout. Je ne vois pas en quoi te demander ce que tu préfères est t’imposer quelque chose. Mais tu as raison sur plusieurs choses : je ne peux pas blesser les gens, les laisser derrière et attendre à ce que tout redevienne comme avant. Je sais très bien que ça ne se fait pas en un claquement de doigt. Je pensais que nous partions sur une bonne voie mais tout ce que tu viens de me dire me démontre que tu n’es pas prêt à ce que je revienne dans ta vie. Je croyais la porte ouverte, pourtant elle ne l’est pas. Pas maintenant. Cette si piètre opinion que tu as de moi… Je ne suis pas sous mon meilleur jour mais tu me connaissais mieux que personne et je suis toujours la même. Si ça ne suffit pas alors on va droit dans le mur. » Si elle avait été émue par la déclaration de son frère tout à l’heure, elle n’était plus du tout dans cet état d’esprit depuis qu’il avait réattaquer gratuitement. La jeune femme laissa le marin terminer avant de reprendre de plus belle. « Nous n’arrivons plus à nous comprendre et je ne sais pas si nous sommes prêts à revenir dans la vie l’un de l’autre. Toi parce que tu m’en veux pour le passé… et pour aujourd’hui. Et moi, parce que je me rends compte que le fossé entre nous est plus grand que je ne le pensais. Je n’ai jamais réagi de la sorte… Quand tu dis que j’ai l’air d’une folle, tu n’es sûrement pas loin de la vérité… Peut-être que je ne suis pas aussi prête que je le pensais non plus. Peut-être que ça me peine, parce que j’ai foiré sur ça aussi comme je foire toujours tout ce que j’entreprends ces derniers temps. Je ne me pensais pas capable de vriller comme ça. J’ai aussi envie que ça s’arrange, tu l’as dit, ça doit venir des deux personnes. Mais j’ai compris que la personne que je suis aujourd’hui, tu n’as pas envie qu’elle soit ta sœur. Je ne parle pas de ma crise de nerfs mais sur l’ensemble de la discussion. » A son tour de conclure leur altercation. « Pour ce qui s’est passé aujourd’hui, j’allais y venir. Je suis désolée pour l’excès de colère, totalement disproportionné. Je ne sais pas ce qui m’a pris. Et c’est sûr que ça ne se reproduira plus. Tu pourras m’envoyer la note pour les dégâts dans ta chambre d’ailleurs, je la règlerai. J’y tiens. » Elle leva les yeux vers lui. « En revanche, je ne reviendrai pas sur tout ce que j’ai dit. La vérité n’est pas toujours agréable à entendre, elle est même blessante et elle l’a été dans les deux sens. Tu n’as pas été tendre non plus et j’ai bien entendu ce que tu avais à me dire. J’ai aussi dit ce que j’avais à dire alors non je ne reviendrais pas là-dessus. » La voix de la jeune femme s'éleva, lasse et dépourvue d'émotion. Les mots quittaient ses lèvres, dictées par son coeur meurtri envers celui qui avait rejeté la trêve qu'elle lui avait offerte. Elle était fatiguée de se battre, cette dispute l’avait épuisée. C’était peut-être la raison pour laquelle elle avait finalement arrondi les angles dans toute la seconde partie de la discussion tandis que son frère avait retenu sa colère dans la première et s’était lâché par la suite. « J’ai l’impressions que tu me détestes et je n’ai plus la force de te contredire, Trystan. De te prouver que tu as tort sur mon compte. Alors libre à toi de penser ce que tu veux. » Sur ces mots, la jeune femme se leva et commença à se diriger vers la sortie sans pour autant encore prendre congé. L'indifférence n'avait plus sa place entre eux, ne restait à présent dans le timbre monocorde de Dylana. « A l’heure actuelle, ce n’est juste pas possible de régler ça entre nous. Il y a trop de choses qui ne le permettent pas maintenant. On ne pourra jamais retrouver ce qu’on avait avant. Mais cette discussion nous a au moins permis de crever des abcès et m’a donné matière à réfléchir sur ta position. » Elle enfila sa veste et attrapa le poisson promis à Ainoa. « Au revoir, Trystan. » Dylana n’avait pas vraiment donné de réponse dans un sens ou dans l’autre mais ils ne se quittaient clairement pas en très bons termes. Où en seraient-ils après la discussion d’aujourd’hui ? Impossible à deviner derrière la barrière qu'il avait - à cause d’elle – instauré entre eux.

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MessageSujet: Re: Good old days | Trystan Jeu 25 Oct - 16:24

Don't speak
I know just what you're saying
So please stop explaining
Don't tell me 'cause it hurts

« Oui, j’ai bien compris. A moi, tu n’as que des choses à reprocher et la liste s’allonge tous les jours. » Trystan ne se fatigue même pas à confirmer car il vient de se rendre compte qu’il vient tout juste d’atteindre les limites de sa tolérance. Il décide donc de couper court au débat stérile qu’il entretient avec sa sœur, se renfermant petit à petit. Le silence était son meilleur allié. Il l’avait oublié aujourd’hui en pensant qu’il était possible de discuter avec elle mais désormais il comprenait qu’il devait à nouveau se réfugier dans ce dernier s’il voulait conserver ses dernières onces de calme. Il laisse donc sa cadette déblatérer sur les souvenirs matériels, immatériels, jusqu’à ce qu’elle déclare qu’ils étaient de toute façon en train de brasser du vent. « Voilà un point sur lequel nous sommes enfin d’accord. » Dit-il froidement, ne rentrant pas dans son jeu lorsqu’elle se donne le rôle de victime en se plaignant qu’il se moquait d’elle lorsqu’elle parlait du passé. Fatigué, il est vraiment fatigué. Et écœuré aussi. Hélas, il n’arrive pas à se retirer dans sa bulle assez vite et continue d’entendre les répliques de Dylana sur Noah et le sens qu’ils devaient donner au mot sacrifice. Le Meylir se contente de pousser un gros soupir lorsqu’elle prouve qu’elle n’a pas compris sa réplique sur Noah en lançant une répartie à côté, il serre les points avec frustration quand elle essaye de retourner ses paroles contre lui à propos des sacrifices  mais en revanche, il oublie son vœu de silence quand elle continue à essayer se donner le beau rôle, même si elle a quand même la décence de reconnaître qu’elle a effectivement des torts. « Moi je te crache dessus ?! Et toi alors ? Si tu avais vraiment voulu faire un pas vers moi, tu t’y serais prise autrement qu’en me balançant des horreurs sans rapport avec notre conflit. Tu ne peux pas provoquer les gens, les pousser à bout et après vouloir qu’ils t’écoutent gentiment et qu’il te remercie pour tes sois-disantes bonnes actions. J’aurai apprécié que tu fasses un pas vers moi si ça avait été de manière constructive et adulte. Et puis, avant que tu continues à clamer que tu es la seule qui veut arranger les choses, rappelle-toi que de base, tu es venue chercher du poisson pour Ainhoa et que tu pété les plombs quand tu as vu ton armoire repeinte. Tu n’es pas venue pour parler avec moi en premier lieu. »

Mais elle ne voulait pas comprendre où elle faisait semblant de ne pas le vouloir. Parce qu’elle cherche déjà une nouvelle façon de le blesser malgré sa soit-disante volonté de faire un pas avec lui. Elle lui parle alors du reste de la famille, disant qu’elle est aussi restée pour eux et qu’avec eux, il n’y avait pas de problèmes, qu’à eux, elle pouvait tout dire. La réponse de Trystan fut à la hauteur de la provocation, car s’en était encore une, il ne fallait pas se leurrer. « Et bien va-donc retrouver le reste de la famille s’ils sont si gentils et compréhensif. J’en ai rien à foutre. Vas-donc pleurer vers eux sur le méchant Trystan, je m’en lave les mains. » Dit-il avec brusquerie. Le lien d’un frère et d’une sœur était plus particulier que le lien avec une cousine, ce qui suscitait forcément des réactions différentes mais il ne lui dit pas, peu désireux de lui donner encore plus de grain à moudre. Elle arrive suffisamment à continuer à l’agacer sans nouvelles munitions, revenant sur la période qui avait suivi le décès de leur père et continuant à clamer qu’elle ne parle pas de sacrifices avec arrogance. Pourtant, rien que le fait qu’elle continue d’en parler et d’arguer là-dessus en est la preuve. A ça aussi, il est donc obligé de répondre aussi. « Je ne t’ai pas dit la vérité parce que c’est ça, un vrai sacrifice. D’ailleurs, les plus beaux sont muets, et ne sont pas balancés à la première dispute pour se faire valoir... » Balance t-il s’autorisant à mordre à son tour. Pourtant, ce qu’il explique ensuite est la vérité et n’est pas dans le but de la blesser. A vrai dire, il baisse enfin le ton. «  Je ne t’ai rien dit pour ne pas que tu te sentes redevable ou coupable. Tu avais 14 ans quand Papa est mort. Tu n’aurais rien pu faire pour m’aider. Mais au moins, dans toute cette merde, j’avais réussi à te donner une chance de faire mieux. Et ça c’est l’idée à laquelle je me raccrochais, qui me rendait heureux. Car oui, je parle de sacrifice mais j’étais heureux de le faire pour toi. Tu étais la personne qui comptait le plus à mes yeux et je l’ai fais sans hésitation. Je voulais que tu ais une belle vie, que tu sois heureuse malgré les épreuves que tu avais déjà traversées. Contrairement à ce que tu insinues, la famille était tout ce qui comptait pour moi. Et c’est pour ça que je ne supporte pas de t’entendre remettre en question le fait que j’ai tout fait pour sauver l’entreprise. Pour moi, honorer la mémoire de mon père et de mon grand-père était aussi important que de prendre soin de ma petite sœur. J’appelle ça avoir des valeurs mais tu peux continuer à dire que c’est du vent. Ton opinion m’importe peu, désormais. Et je n’essaye de te convaincre de rien du tout si ce n’est que tes paroles sont déplacées. Je suis fier de mes choix de vie et rien ne pourra changer ça.. »  

Pourtant, tout n’était pas bon à jeter dans les répliques enflammées de sa cadette. Elle lui concède quelques points qui mettent un léger baume sur les blessures qu’elle avait rouvertes. Oui, elle comprenait qu’il avait renoncé à sa jeunesse, que oui, à un moment aussi elle avait ressenti le même amour inconditionnel que lui pour elle et que oui, elle l’avait admiré plus que tout. C’était une goutte dans l’océan de leur colère, mais comme lui, elle laissait transparaître de temps à autre des traces du lien fort qui les avait unis dans le passé. A un moment, ils se radoucissent même l’un et l’autre, les paroles restant acrimonieuses mais tout de même teintées de déclaration d’amour. A vrai dire à un moment, ils eurent même l’air d’aller vers un adoucissement réel. « Je l’ai apprécié pour vivre certains rêves mais pas de la façon dont toi tu l’avais imaginé. Pas de la façon dont je l’avais imaginée non plus. » Déclara finalement Dylana faisant écho à ce qu’il venait de dire. C’était bien là une de ses premières vraies concession, ce qui fit que pour la première fois, il essaya de se mettre à sa place au lieu de la renvoyer dans les cordes. « Au fond, c’est ce que je voulais, que tu vives tes rêves… J’aurai juste préféré que ce soit d’une manière plus durable et rentable mais c’est vrai que tu ne pouvais pas te douter d’où l’argent venait. » Dit-il en essayant de faire preuve de bonne foi, même si au fond la part totalement raisonnable de lui ne comprenait pas qu’on puisse dilapider autant d’argent comme ça. Même en croyant que c’était son héritage… Dylana propose ensuite de rembourser Trystan et s’étonne du refus de ce dernier. Elle lui demanda alors comment faire amende honorable alors qu’ils ne pouvaient même pas se supporter dans la même pièce. Il réfléchit sérieusement à la question. La réponse la plus logique appelait une nouvelle concession de sa part, un nouveau pas vers le pardon. Il avait avoué que lui-même était conscient que sa rancune ne pouvait pas être éternelle mais le pardon était difficile pour lui et demandait un véritable tour de force. « Maintenant qu’il est sûr que tu restes pour de bon… Peut-être qu’on peut essayer de repartir de zéro. De vraiment passer du temps ensemble au lieu de se tomber dessus par hasard. Je ne dis pas que ça se fera rapidement, ou que je n’aurai pas besoin de temps… Tu parlais de tes compétences dans le tourisme, peut-être qu’on pourrait commencer par là, voir si on peut déjà travailler ensembles. Essayer déjà d’être partenaires. » Il acceptait ainsi de lui redonner sa place dans l’entreprise familiale même si elle l’avait revendiquée en disant des insanités sur Yevgeniya. C’était peut être étrange comme solution mais pour le moment, il ne se sentait pas de s’investir pleinement sur un plan personnel. Aller faire une bouffe ou n’importe quoi avec Dylana lui aurait paru étrange, inutile alors que là, il pourrait réapprendre à la côtoyer au quotidien sans  être forcément obligés de parler de leurs sentiments ou autre. Là, il pourrait voir si Dylana était vraiment digne de confiance, suffisamment bosseuse et désireuse de s’investir sur la durée avec lui.

Finalement, il fallait croire que balancer toutes les horreurs qu’ils avaient en tête n’avait pas eu que des effets dévastateurs. Peut être même que ça les avait en quelque sorte, apaisés, même si c’était tordu. En tout cas, ce n’était pas inintéressant, surtout quand ça menait à ce genre de conclusion. « Je ne savais pas que tu ressentais tout ça… Pas comme ça… » Déclara Dylana, une lueur de compréhension nouvelle dans le regard, une fois que Trystan se fut longuement étalé sur les raisons qui faisaient qu’il se sentait aussi blessé. Et par miracle, la réciproque fonctionna quelques instants. « Je ne savais pas que toi tu ressentais ça non plus… Je crois mieux comprendre pourquoi tu as menti maintenant…. » Dit-il une fois qu’elle eut fini de parler du cercle vicieux dans lequel elle s’était enfermée. Le sentier étroit de la réconciliation était peut-être en train de s’élargir. A tel point que Trystan parla de porte ouverte, secondée par sa cadette. Sauf que la fenêtre se referma aussi vite qu’elle s’était ouverte. Pour sceller ce progrès et lui donner un tour définitif, le Meylir avait demandé un ultime acte de bonne foi à sa sœur : des excuses. Il ne l’avait pas fait pour remporter le point final ou avoir le dernier mot mais simplement parce qu’il en avait réellement besoin. Il avait besoin de l’entendre dire qu’elle était désolée d’avoir rallié Fiona, d’avoir insulté Yevgeniya, d’avoir proféré des allusions déplacées sur sa vie sexuelle, de l’avoir plaqué contre un mur avec violence… Il avait vécu l’ensemble comme un véritable agression et estimait que c’était la moindre des choses alors qu’elle avait clairement dépassé les limites. Pour lui aucune porte ne pouvait être laissée ouverte sur ses bases. Il était comme ça Trystan, il avait des principes et s’y tenait toujours très voir trop farouchement.

Hélas, elle refuse plus ou moins. Elle s’excuse pour son accès de violence, ce qui doit inclure la violence physique et les conneries avec la peinture mais elle refuse tout net de revenir sur les mots qu’elle a dit. « Ça devient mon habitude de tout foirer, hein ? » Avait-elle dit tout à l’heure, les larmes aux yeux. A ce moment là, il l’avait trouvée émouvante maintenant beaucoup moins. Effectivement, elle faisait tout foirer et il commençait à se demander si elle n’y prenait pas un certain plaisir au fond. Sinon comment expliquer qu’au lieu de reconnaître simplement qu’elle avait dépassé les bornes, elle lui déverse une nouvelle fois un torrent de reproches ? Il la laissa faire, non sans exaspération, secouant la tête d’un air désabusé tant elle se fourvoyait à ses yeux. Quand elle eut finit, il se fatigua à lui expliquer une dernière fois. Si elle  ne comprenait pas, il ne pourrait plus rien pour elle et leur relation. « Oui, nous avons dit tous des choses blessantes. Et je ne te demande pas de retirer celles que tu as dites dans le cadre de notre conflit. Tu as le droit d’avoir tes opinions, comme j’ai le droit d’avoir les miennes. Mais je le redis, je n’ai insulté personne à qui tu tenais, je n’ai pas fais d’allusions irrespectueuses sur ta vie privée. Je n’ai pas été tendre mais je t’ai traité avec respect. La moindre des choses est d’admettre que tu as dépassé les bornes. » Mais elle était aussi têtue que lui et lui notifia bien qu’elle n’acceptait pas de se soumettre à ses « conditions », qu’elle n’estimait pas qu’elle devait gagner son estime et surtout qu’elle ne changerait rien donc tant pis pour lui s’il n’était pas prêt à l’accepter telle qu’elle était. Elle se dit insultée d’être appelée « malhonnête » essayant d’avancer qu’il l’était aussi. Il ne réplique pas là-dessus, lassé d’exposer son point de vue. En fait, sa réponse est plutôt laconique vu tout qu’elle vient d’avancer en guise de conclusion mais il est à bout de force. « Bien, tu as donné ta position, j’ai donné la mienne. On sait à quoi s’en tenir désormais. » Déclara t-il d’une voix neutre, mais avec des accents de fermeté. Il ne céderait pas sur le point des excuses même si ça revenait à fermer la porte qu’ils avaient si difficilement ouverte. En revanche, il y a encore quelque chose qu’elle ajoute encore qu’il ne peut pas laisser passer. « Je ne te déteste pas… Je suis en colère contre toi. C’est très différent. Je t’ai dit que je n’aimais pas la personne que tu étais devenue mais c’était inexact. Parce que je sais que la personne que j’ai vu aujourd’hui n’a rien en commun avec ma sœur. Comme tu dis, tu as vrillé, et ça je peux l’excuser si ça ne se reproduit pas. » Il suffit que tu me montres celle que tu es vraiment. La Dylana drôle, rêveuse, positive et affectueuse. Celle qui m’attendait justement quand j’étais en mer rien que pour m’embrasser et savoir comment s’était passée ma journée…. Mais il édulcore cette réponse, sachant qu’elle allait s’offusquer du fait qu’il essayait encore de la contraindre à être quelque chose ou à changer pour lui plaire. Enfin de toute façon, elle est sur le départ, soulignant le fait évident qu’ils ne sont visiblement pas prêts pour une réconciliation même s’ils avaient « crevé l’abcès » entre eux. La voix de sa sœur est désincarnée, comme si après tout ce feu qu’elle avait déversé, elle avait à peine l’énergie de pointer qu’ils étaient encore et toujours en froid. « Oui, c’est ça au revoir. » Dit-il d’une voix aussi lasse, en la  laissant partir avec le poisson de leur cousine. Il essaye d’avoir l’air indifférent, n’ayant aucune idée de combien cette discussion allait le hanter dans les jours et semaines à venir.

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I think the hardest part of losing someone isn’t saying goodbye, but rather learning to live without them. always trying to fill the void, the emptiness that’s left inside your heart when they go” .
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Good old days | Trystan

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