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You won't be sober tonight || Keelin

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TON PSEUDO : Wanguard, COM, crazyoilmachine
TES DOUBLES : Richard Lyon et Max Julliard
TON AVATAR : Boyd Holbrook
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TA DISPONIBILITE RP : Disponible 3/5
RAGOTS PARTAGÉS : 273
POINTS : 478
ARRIVÉE À TENBY : 28/03/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : 33 ans (20 avril)
CÔTÉ COEUR : Père célibataire un peu paranoiaque quant à ses relations.
PROFESSION : Architecte, ancien mafieux placé sous programme de protection des témoins
REPUTATION : Il est discret, cet homme là. C'est tout de même bizarre, on dirait qu'il fuit les gens...et puis un père qui élève tout seul son fils, ce n'est pas banal. Il y a anguille sous roche, je vous le dis.


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MessageSujet: You won't be sober tonight || Keelin Sam 16 Juin - 23:04


Uh, yeah, I might regret this when tomorrow comes
But, them drunk nights are more fun than sober ones

“ Faut que tu me parles, garçon. Tu peux pas rester là, comme ça, sans rien dire. Moi non plus, je peux pas.” Il lui semblait être devenu comme son père. A donner des conseils, comme lui, à tourner dans le vide, alors que lui même n’était pas exemplaire. “Allez, Jack. S’il te plait.”

Il avait envie de s’énerver. Qu’est-ce que c’était son problème, à ce gosse ? Mais il ne pouvait pas perdre patience, pas maintenant, pas comme ça. Harding savait plus ou moins ce qui en était la cause. Tout ça, c’était la faute de Nell, au fond, même s’il avait contribué au problème. Il eut la vision de lui même en train de gifler son gosse à cause d’une faute qu’il n’avait pas commise, ce qui dégouta John de lui-même une bonne fois pour toute. Jack était un peu comme lui. Timide, et ayant peu envie, a priori, d’exprimer une quelconque émotion, ême s’ils en auraient parfois eu besoin tous les deux. John s’apprêtait donc à renoncer, afin de laisser le temps de réfléchir s’il voulait. La voix de son fils le surprit :

“ Maman me manque.”

Une moue boudeuse, et un peu triste, accompagnait cette déclaration. John se retourna vers son fils, surpris, et lança doucement :

“Oh, mon grand…”
Le moment était approprié pour un calin. “Je suis désolé. Je suis tellement désolé.”

Alors il raconta. Ce n’était pas terrible, pas génial, mais vrai. Il ne savait pas quoi dire d’autre, juste espérer que son fils ne le détesterait pas pour ça. Jack avait l’air un peu sous le choc, il partit dans sa chambre sans un mot. Jouer aux jeux vidéos, sans doute. Quand il monta avec de la glace, il le laissa jouer avec lui. Une bonne vieille journée père-fils comme ils n’en avaient pas fait depuis longtemps. Il finit par reprendre, sans quitter l’écran des yeux :

“Ca te dérange pas, si je te laisse tout seul ce soir ? Y a des cheese-burgers au frigo, si tu veux. J’ai dit à une amie que je l’emmenais boire un verre.”


Manifestement, ça ne posait pas problème. Les choses progressaient, lentement, mais elles progressaient. En attendant, cette soirée lui ferait peut-être du bien. Il n’avait plus de platre, il n’avait pas besoin de se préoccuper ce soir de cette potentielle soeur qu’il avait découvert, les choses allaient mieux avec Jack, le bureau de la protection des témoins l’avait rassuré pour Keelin Harper, et il pouvait de nouveau conduire, justement pour aller prendre un verre avec ladite Keelin Harper. Il l’aimait bien, au-delà de ses fonctions de conseillère municipale et de prof. Ca avait l’air d’être quelqu’un de bien, de quelqu’un avec qui il pourrait s’entendre. Il gara la voiture devant le Three Mariners, où ils s’étaient donnés rendez-vous, et entra dans le bar d’un pas léger - enfin aussi léger que pouvait lui permettre son léger boitement, dernier reste de sa chute. Naviguant à travers la foule, il finit par repérer l’enseignante et leva une main pour attirer son attention.

“Décidemment, je vous fais toujours attendre, on dirait. Il va falloir que je remédie à ça avant que ça ne devienne une habitude, surtout que cette fois, je n’ai plus l’excuse de mes béquilles.”
Ils s’installèrent à une table, et ne tardèrent pas à commander. John avait fait un effort en mettant une chemise et une veste, mais une bière lui conviendrait très bien. “ Comment ça va, depuis la dernière fois ?” Il eut un sourire : “Je parie que vous êtes comme moi et que vous allez me répondre que vous avez eu beaucoup de travail.”

John ne s’en rendait pas compte, mais il était plus bavard qu’à son habitude. Sans doute, Keelin Harper ne s’en rendrait peut-être pas compte, elle non plus, mais c’était un changement assez notable chez cet homme d’habitude plutôt bourru pour ne pas être noté.

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ARRIVÉE À TENBY : 11/03/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : 30 ans
CÔTÉ COEUR : Mariée, ou plutôt enchainée, à un homme qu'elle aimait autrefois
PROFESSION : Conseillère municipale & professeur au lycée de Tenby
REPUTATION : Ce visage d'ange qu'on a appris à connaître et qu'on écouterait parler pendant des heures. Keelin n'est pas toujours parmi nous mais c'est un plaisir de pouvoir la compter, elle et son mari, dans les habitants de notre belle et jolie ville. Appréciée de tous, on lui sourit dès qu'elle passe près de nous dans la rue, on va directement la saluer lors des événements organisés. Bref, le petit rayon de soleil dont on a tous besoin ... Même si ce rayon est parfois obscurci par une mine qui laisse à penser qu'elle a quelque chose à nous cacher. Espérons que ce ne soit pas trop grave.


MessageSujet: Re: You won't be sober tonight || Keelin Dim 17 Juin - 19:07

You promised her
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But you lied again

Keelin rentra dans l’après-midi après une réunion urgente au conseil municipal durant toute la matinée. Le comité s’était réuni afin d’avancer dans l’organisation d’un des événements les plus importants de la ville. Irascible, son mari était présent dans le salon, à guetter le moment où elle rentrerait. Frustré que sa femme se soit absentée, il avait cuvé de l’alcool pour se vider la tête. Aujourd’hui était un jour sans, un jour où il avait envie de chercher misère. La brune aurait pu lui donner n’importe quelle bonne raison, il aurait quand même trouvé le prétexte pour se défouler sur elle. Son mari s’enfonça dans le refus de la vérité et s’obstina dans ses illusions maladives. Emporté par une rage violente, il chercha la dispute et leva la main sur elle. Le coup résonna plus fort que le cri qui s’échappa des lèvres de Keelin, le masque de douleur transparaissait sur ses traits fatigués et las de ces soupçons sans fond. Les larmes restèrent prisonnières du cercle de crayon noir délavé qui apparut à la bordure de ses yeux. La peur s’insurgea dans son ventre, tapie dans l’ombre de ses iris. La jeune femme tenta de s’échapper à cette main diabolique, sa haine envers celui qui levait la main sur elle lui coupa le souffle, elle le détestait au point de s’en effrayer, tel un poison indescriptible. Son corps lasse semblait s’être fait l’amant de ses coups, remplacé par l’ombre insistance de la souffrance. Keelin s’enfonça dans un mutisme qui n’avait de réconfortant que le nom.

Il leva la main une seconde fois et bourra dans son dos quand elle tenta de prendre la fuite dans une autre pièce. Elle tomba et manqua de peu le coin d’une table. Par chance, il s’arrêta enfin. Selon lui, Keelin avait comprit la leçon pour aujourd’hui.  Elle se releva telle une poupée de chiffon désarticulée et partit se réfugier dans la chambre. La jeune femme en avait déjà connu d’autres mais elle ressentait une belle douleur dans le dos. L’enseignante partit observer l’étendue des dégâts dans la salle de bains, souffrant de plusieurs hématomes qui se devinaient déjà sur sa peau claire. Ce soir, elle avait rendez-vous avec le père de Jack, un verre risqué mais qu’elle avait accepté ; elle en avait assez de vivre sous la coupe tyrannique de l’Harper et de se faire frapper sans raison – et même voir un autre homme ne lui en donnait pas une de valable pour lever la main sur elle. Tant pis. Le risque en valait la chandelle. Keelin prit du temps pour se reposer un peu, entendant l’écho lointain de la porte qui claquait. Son mari était sorti, sûrement rejoindre d’autres amateurs de boisson. Elle profita de ce moment pour filer sous la douche. En se préparant, elle masqua ensuite les quelques parties visibles des hématomes par du fond de teint couleur chair sur les zones touchées et elle enfila une blouse aux manches longues pour cacher le nécessaire. Son époux n’avait jamais compris, que loin d’avoir renoncé à partir, elle cherchait désormais toute forme d’échappatoire possible.

Fin prête, elle enfourcha sa moto et fila en avance sur l’heure du rendez-vous. En entrant, elle vérifia que son mari n’était pas venu poser ses fesses dans ce pub. Keelin avait besoin d’un bon verre de whisky avant l’arrivée de John. Elle devait se vider la tête et retrouver contenance, jouer la parfaite comédienne, le rôle qu’elle tenait au quotidien. La brune venait tout juste de terminer son verre et de le rendre au barman lorsque John arriva à son tour au Three Mariners. Il la retrouva près du comptoir. « Pas du tout, je suis arrivée en avance. » Répondit-elle en souriant, conciliante. « Mais je suis ravie de voir que vous n’avez plus besoin de vos béquilles pour vous déplacer. Comment va votre jambe ? » L’architecte et l’enseignante s’installèrent à une table et commandèrent une bière. Keelin s’était habillée bien plus cool que dans le cadre scolaire tandis que John avait gardé ce côté classe qu’il avait lorsqu’elle l’avait croisé la première fois. Alors qu’il lui demanda comment elle allait, elle s’en voulait déjà de lui mentir de but en blanc mais il ajouta une remarque qui lui offrait une porte de sortie plus proche de la vérité. « Décidément, vous lisez dans mes pensées maintenant ! Tout à fait, comme vous le savez, les enfants sont en période d’examen et le conseil municipal a décidé d’organiser plein d’événements cet été, alors c’est un peu le rush partout. » Admit-elle sincèrement. « Et vous ? » La brune avait entendu sa remarque sur le travail et rebondit dessus. « Beaucoup de chantiers en cours ? » Sa bière devant elle, elle trinqua avec John et en but une gorgée avant de reprendre la parole. « Tant que nous en sommes à parler travail, le conseil municipal a approuvé votre projet immobilier en bordure de la ville, du moment qu’il garantisse les constructions selon les dernières normes d’habitat durable. Bien sûr, je vous rédigerai une réponse officielle dans ce sens, mais je voulais déjà vous annoncer la bonne nouvelle officieusement. »

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MessageSujet: Re: You won't be sober tonight || Keelin Sam 11 Aoû - 23:45


Uh, yeah, I might regret this when tomorrow comes
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Il ne venait pas souvent dans ce genre de bars. Mais il fallait dire aussi que à Tenby, John Harding ne connaissait pas grand monde, et qu’en bon introverti et timide maladif, il lui était difficile de sortir s’il n’était pas accompagné : naturellement, il fuyait ces endroits pleins de bruits et de cris. Il n’y était pas à l’aise, son truc, c’était plutôt de rester chez lui à dessiner ses plans ou à esquisser quelques dessins plus abstraits. Regarder une ou deux niaiseries lui allait aussi. Il fallait vraiment qu’il tombe sur des gens extravertis pour l’entrainer avec eux et sortir. Souvent il ronchonnait, puis après il reconnaissait que finalement, il s’amusait.

Aujourd’hui, donc, c’était un peu particulier. Il se demandait encore ce qui lui avait pris de faire le clown et de proposer à Keelin Harper de prendre un verre avec lui. Son manque de confiance en lui lui avait hurlé qu’elle n’accepterait pas : John avait été agréablement surpris du contraire, mais il fallait bien avouer qu’il jouait dangereusement avec le feu en fréquentant et en sympathisant avec quelqu’un qui pouvait totalement causer sa perte s’il était un peu trop bavard avec elle. D’un autre côté, John se rassurait un peu en se disant qu’il faisait bien de faire ça, que ça aurait semblé suspect de ne pas la remercier et de totalement ignorer la professeure. S’il l’évitait, elle risquait de se poser des questions sur cet éloignement, de fouiner, de découvrir la vérité, et alors toute sa couverture risquait de sombrer comme le Titanic. Et puis de manière honnête, il l’aimait bien, alors tant pis, il n’allait pas se prendre la tête. Keelin avait l’air d’avoir accepté sa version des faits et de ne pas trop se poser de questions. Harding allait simplement prier pour que ça dure. A dire vrai, ça l’aurait ennuyé de ne plus fréquenter la conseillère municipale. Elle lui faisait l’effet de quelqu’un de gentil et d’authentiquement tourné vers les autres, des qualités rares, qu’il n’avait appris que trop tard à apprécier et que maintenant il évaluait à leurs justes valeurs chez les gens. Comme lorsqu’elle se préoccupait de son état de santé, alors que concrètement, elle aurait très bien s’en ficher complètement. Il haussa les épaules en souriant :

« Pas trop mal. Je boite, mais je marche. Il me reste un peu de kiné à faire, mais dans l’ensemble, je revis. C’est mieux pour bosser quand même, ma secrétaire commençait à en avoir marre de faire le taxi pour moi. »


Il le disait de façon humoristique, mais il avait aussi du demander à Thom Weston, son vieux copain flic, de lui filer un coup de main, et honnêtement, John ne voulait pas déranger les gens plus que nécessaire. Ses amis et connaissances étaient déjà bien gentils de lui filer un coup de main, il n’allait pas abuser.

En tout cas, il était définitivement d’humeur bavarde, ce soir-là. John s’en rendait compte à présent. Un instant, il se demanda s’il n’abusait pas un peu trop de la bière, mais l’alcool ne pouvait pas lui tourner la tête si tôt, quand même. Peut-être était-ce simplement l’ambiance qui prêtait à la discussion. Il était en bonne compagnie, les gens n’étaient pas trop bruyants, un type accordait sa guitare dans un coin, sans doute en prévision d’un concert qui aurait lieu plus tard dans la soirée : oui, définitivement, John se sentait en confiance et d’humeur à discuter, tout en évitant, bien sûr, tout sujet qui serait trop difficile à gérer par la suite. Il opina du chef en entendant Keelin évoquer la masse de travail qu’elle avait :

« Oui, je suppose que l’été ne doit pas être facile à gérer pour vous. En plus il y a cette fameuse Gay Pride dont tout le monde parle...tous mes vieux voisins sont sur le pied de guerre pour protester, c’est un peu triste. C'est une bonne idée, mais j’espère que ça ne fera pas trop d’agitation... » En Irlande, ce genre de défilé était monnaie courante, et ça se passait sans trop de problème. Même s’il n’était pas un partisan du bruit et de l’agitation des grandes manifestations populaires, John ne voyait pas en quoi c’était dérangeant ou pervers. Voilà aussi pourquoi il avait du mal avec Tenby, parfois. Son lot de réactionnaire insupportait John, mais bon, c’était le lot commun des petites villes. Malgré tout, il y avait tout de même des gens supportables, parfois. Keelin Harper, la famille Gingerich, Thom Weston...tous ceux là lui rendaient la vie un peu plus facile. « En tout cas, j’espère que vous aurez le temps de prendre des vacances. Ca doit être épuisant pour vous, tout ça. » Il garda par devers lui sa réflexion sur le fait qu’en réalité, elle avait vraiment l’air épuisé, se contentant de cette inquiétude polie. Après tout, ils se connaissaient relativement peu. Cependant, John se permit un rire amusé lorsque Keelin lui demanda à son tour s’il avait beaucoup de travail :  « Oh, moi, j’ai toujours du travail. La dernière fois que j’ai eu l’occasion de vraiment me poser et de prendre un verre, comme là, je crois que je n’avais pas encore fini mes études et que Justin Timberlake était encore membre de NSYNC, c’est vous dire. » Avec humour, il ajouta : « Rigolez pas, mais par exemple, je viens ici pour la première fois. » Il haussa les épaules et continua en riant, habitué à se moquer de lui-même : « Vous devez me prendre pour un ours, maintenant, je n’aurais pas du dire ça. »

Vrai, revint lui rappeler son anxieté, elle allait le prendre pour un fou. Ou un dépressif. Ou les deux. Magnifique. Maintenant, il se mettait une pression phénoménale pour quelque chose de tout à fait ordinaire. Heureusement, il put reprendre pieds lorsque Keelin évoqua de nouveau ses chantiers.

« Oh ? Vraiment ? C’est formidable ! C’est très aimable de votre part. Mon client sera content, il tenait absolument à la vue sur l’océan. » Il ne comprenait pas lui-même le délire de ces gens qui voulaient absolument construire avec vue sur mer : dans dix ans, au vu de l’érosion des cotes, il allait falloir arrêter de construire dans ces coins de toute façon. Après une pause, il ajouta de nouveau en riant : « Je crois que vous remercier est aussi en train de devenir une habitude. Mais par contre j’avais raison, vous travaillez beaucoup trop, je vous ai demandé ça il y a à peine deux semaines, il faut vraiment que vous vous reposiez. » En discutant, il avait fini par vider sa bière, et il demanda : « Je vous en offre une autre ? »

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Dernière édition par John Harding le Sam 18 Aoû - 15:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You won't be sober tonight || Keelin Mer 15 Aoû - 22:23

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Keelin avait interrogé l’architecte sur sa santé. Il lui confirma qu’il allait mieux et qu’il remarchait à peu près normalement, au grand soulagement de sa secrétaire qui ne devait plus le déplacer partout. « Je suis ravie de l’apprendre. » Répondit l’enseignante, amusée. John avait un sens de l’humour qui ne déplaisait pas à la jeune femme, un sens de l’humour qu’elle ne retrouvait plus chez elle. Keelin avait eu une journée difficile et elle se raccrochait à la moindre échappatoire. Parlant de période compliquée, John avait justement parlé d’un des nombreux événements que Tenby voulait organiser. « Oui, la Gay Pride. Je ne sais pas si elle pourra vraiment avoir lieu si la majorité des gens sont contre… Il faudra voir s’il y en a qui sont plus ouverts d’esprit. En tout cas, la plupart des commerces sont pour. C’est déjà un bon point. Je vais essayer de défendre et de soutenir le projet auprès du conseil. Je crois qu’en Irlande, c’est assez populaire ? » La jeune femme but une gorgée de sa bière tandis que John lui souhaitait de pouvoir prendre des vacances. « Ce sera difficile avant la fin de l’été mais une fois toute cette folie passée, je prendrai du temps pour me reposer oui. Le mois de juillet sera déjà plus calme sans les cours et les examens. » Keelin lui retourna ensuite la question par rapport à son travail. L’architecte usa encore de son humour bien particulier, ce qui arracha un rire à la jeune femme lorsqu’il compara sa dernière pause à un temps où Justin Timberlake n’était pas encore un artiste solo. Autrement dit, ça remontait. « C’est vrai ? C’est votre première fois ici ? Pour le moment, c’est calme. Mais avec le concert, tout à l’heure, il y aura bien plus d’ambiance… » En fin de soirée, deux fois par semaines, le pub accueillait des artistes locaux sur scène. C’était toujours des bons moments. « Parce que vous hibernez ? » Après une dernière rigolade, Keelin retrouva son sérieux. « C’est l’occasion de sortir l’ours de sa tanière ! Si je comprends bien, vous ne vous êtes pas encore très bien acclimaté ici ? » La conseillère profita du sujet de conversation sur le travail pour annoncer ensuite une bonne nouvelle à John par rapport à l’un des projets immobiliers qu’il lui avait soumis. « J’espère avoir la chance de visiter quand le chantier sera terminé. C’est vrai, je n’ai jamais vu votre travail de près hormis sur vos plans. » Osa-t-elle demander, toujours aussi sociable malgré une certaine timidité dans sa demande. Il la remerciait une nouvelle fois et lui demanda de lever le pied par rapport à son travail. « Très bien… Faisons un pacte alors et ne parlons plus boulot de la soirée. » Le chapitre était clos et un autre s’ouvrait : John lui proposa un deuxième verre. « Volontiers. » L’architecte s’exécuta et alla chercher les boissons. Keelin esquissa une grimace car son dos commençait à la faire étrangement souffrir mais elle retrouva un visage impassible lorsque John revint en face d’elle. « Merci. » L’enseignante attaqua un sujet un peu plus délicat, toutefois celui-ci méritait largement d’être abordé. « Comment va Jack depuis la dernière fois ? Avec les examens, je n’ai pas eu l’occasion de le voir beaucoup récemment. » En effet, les professeurs devaient faire passer les examens à toutes les classes, donc Keelin n’avait eu Jack qu’un jour sur les deux dernières semaines. La jeune femme attrapa sa deuxième bière, elle était inconsciemment décidée à cuver un peu et à profiter de sa soirée. Elle but une bonne rasade de la bouteille, pas loin de la moitié. Ça tombait bien, l’enseignante avait une bonne descente. Un peu plus à l’aise, elle se permit donc casser une barrière entre John et elle. Celle du simple lien professionnel. « On pourrait peut-être se tutoyer ? On a à peu près le même âge et on sera amené à se revoir plusieurs fois avec les projets… » Elle restait toujours professionnelle à tout épreuve mais elle n’allait pas boire de verre avec les autres parents d’élève ou les simples liens professionnels. Keelin sentait que John et elle pouvaient développer un lien un peu moins conventionnel, un début d’amitié par exemple… C’était peut-être prématuré et présomptueux de sa part de le penser, mais elle appréciait cet « ours » soi-disant mal léché. Lorsqu’elle reposa ensuite sa bière sur la table, la bouteille glissa de ses doigts trop vite et éclata sur le sol. « Mince, quelle abrutie ! » S’énerva-t-elle contre elle. Sans réfléchir, Keelin se précipita sur le sol pour commencer à ramasser les débris. Alors qu’elle était penchée en avant, sa blouse remonta légèrement à l’arrière, suffisamment pour dévoiler une partie de l’hématome assez conséquent qui se dessinait sur son dos… un hématome qu’elle n’avait pas réussi à dissimuler avec du fond de teint, tant la zone était difficilement accessible pour elle. Oups. Elle ne s’en était pas encore rendu compte.



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MessageSujet: Re: You won't be sober tonight || Keelin Sam 18 Aoû - 15:29


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La discussion roulait sur des sujets divers, dans une ambiance plutôt détendue. John ne regrettait vraiment pas d’être venu. Il ne connaissait pas le Three Mariners avant, mais il s’amusait assez, finalement. « Dans les grandes villes, oui, ça a du succès. Dublin et Belfast, essentiellement. Pour le reste, si vous allez dans de plus petits endroits, du genre Tipperary ou Ballyvaughan, je pense que les protestations sont les mêmes qu’ici. » Il disait Ballyvaugn, avec un accent irlandais impossible à masquer. Même s’il l’avait voulu, John n’aurait pas pu cacher ses racines, pas totalement du moins : pour un gallois, la différence entre quelqu’un venant de Dublin ou de Belfast ne s’entendait guère. John l’entendait quand il parlait, et en Irlande, il n’aurait jamais pu passer pour un dublinois, on pouvait tout de suite dire qu’il venait de Belfast Ouest. « Mais l’Irlande change, en bien, je crois. » Oui, l’Irlande changeait. Moins de conflits – enfin jusqu’au Brexit – moins de mafieux, et des changements sociaux avec le recul de l’emprise de l’église catholique. John regrettait parfois son vieux pays, quand bien même il venait d’Irlande du Nord et que techniquement parlant, il était anglais, il était irlandais et un républicain de cœur. Mais il ne pourrait jamais retourner en Irlande, tout nostalgique qu’il était : trop dangereux, trop compliqué.

Espérant éviter d’autres questions sur son pays et sur la potentielle nostalgie qu’il pouvait en avoir, John hocha la tête pensivement lorsque Keelin évoqua la masse de travail qu’elle avait. « Je vous admire, je ne sais vraiment pas comment vous faites. Rien qu’avec un boulot, je m’en sors pas, alors deux... » Peut-être qu’il emmènerait Jack visiter un peu l’Écosse en aout. Les chantiers seraient tous à l’arrêt de toute façon, et John avait assez envie de voir à quoi ressemblait la région là-bas.

La pointe d’humour de Keelin Harper le surprit et le laissa un instant muet de stupéfaction, ce qui eut l’air de déclencher l’hilarité de la conseillère municipale, avant que John ne se mette à rire lui aussi de bon cœur. « Il faut que je me méfie, vous avez plus de répartie que moi, en fait. » Il ne l’imaginait pas capable de ça : elle faisait si prof, si sérieuse, gentille mais comme un peu sur la réserve, que c’était surprenant de voir Keelin lancer ce genre de vanne. Comme quoi il se trompait. « Plus sérieusement, ou pas, ça fait cinq ans que je suis là et mes voisins m’appellent encore ‘le voisin irlandais’, alors je suppose que non, je ne suis pas bien acclimaté. » John haussa les épaules, en souriant. « Je viens pas d’ici, et je ne veux pas déranger les gens... Ni prêter le flanc aux rumeurs non plus, j’ai l’impression que les gens du coin aiment vraiment bavarder. Je pensais que c’était une légende en arrivant ici, les commères de village, mais finalement il y a une part de vrai, il faut croire...» Oui, une part de vrai qui était un peu problématique quand il fallait couvrir le fait qu’on avait une fausse identité, comme John.

De nouveau, la conversation revint au travail. C’était assez logique, puisque c’était avant tout la première chose qui les réunissait. « Ca vous intéresserait ? » Il le disait avec un peu de surprise : s’il s’entendait bien avec Keelin et qu’il n’était pas illogique qu’elle veuille voir à quoi ressemblait ce qu’il faisait puisqu’elle s’occupait de l’urbanisme au conseil municipal, le fait de susciter cet intérêt était nouveau pour le timide qu’était John. « Eh bien écoutez, quand vous voulez. Si je réussis à ne pas retomber d’ici là. » Comme ce n’était pas une réunion de travail, John acquiesça à la proposition de Keelin. Oui, il voulait bien parler d’autre chose, mais de quoi, songea-t-il en ramenant les bières. Il appréciait assez la professeure, au point d’être moins méfiant avec elle et de relâcher un peu ses barrières habituelles. Peut-être qu’au final, ça ressemblait à un début d’amitié, tout ça.

Qui pouvait assez rapidement tomber dans le traquenard, puisque parler de Jack, même pour répondre à une question finalement anodine de la jeune femme, c’était parler de lui, ce qu’il avait déjà fait, qui plus était. John soupira, eut un geste vague de la main. « Je crois que ça va un peu mieux. Sa mère lui manque, on a un peu parlé...il faut du temps pour tout le monde, je suppose. En tout cas, il a l’air de s’en être pas mal sorti avec ses examens. » Il n’en rajouta pas plus. Harding n’avait pas envie de parler de Nell de nouveau.

Un instant plus tard, la jeune femme le faisait hésiter sur une autre question, un instant seulement. Est-ce qu’ils pouvaient se tutoyer ? A vrai dire, John se rendait compte de lui-même que leur relation sortait d’un cadre strictement professionnel : il ne tutoyait pas tous les gens avec qui il travaillait, et c’était peut-être un peu problématique, parce qu’il ne pouvait pas nier non plus un certain attachement qu’il avait pour Keelin Harper. Mais concrètement, est-ce que tout ça était une bonne idée ? Ca risquait d’embarquer la jeune femme dans des tas de problèmes dont elle n’avait pas besoin. Pourtant, avant même qu’il ne s’en rende compte, John avait déjà accepté. « Oh, euh...oui, bien sûr. Si tu veux. » Avec un sourire, il ajouta avec humour, désignant la jeune femme en face de lui : « Alors, qui est le plus jeune ? Je parie que c’est toi. »

Pour un introverti comme John, c’était un grand pas, finalement, de faire ça, surtout dans ces conditions, et il trouvait qu’il ne s’en sortait pas trop mal. C’est ce dont il essayait intérieurement de se convaincre quand la bière de Keelin lui échappa des mains. « Laisse, ce n’est pas grave, je vais te filer un coup de main... » Drôle comme il s’habituait vite au tutoiement, songea-t-il en se levant pour l’aider. Finalement, un serveur vint prendre le relai, mais John fronça un instant les sourcils, voyant un instant un hématome violacé dans le dos de la jeune femme. Elle avait du faire une sacrée chute pour avoir une blessure de cette taille. « Ca ne te fait pas trop mal ? » Un peu gêné, il ajouta, alors que le serveur apportait une autre bière : « Ton hématome, dans le dos. Je pensais être le seul à qui ce genre de choses arrivait. Tu es tombée ? » Comment pouvait-il imaginer autre chose, après tout ?

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PROFESSION : Conseillère municipale & professeur au lycée de Tenby
REPUTATION : Ce visage d'ange qu'on a appris à connaître et qu'on écouterait parler pendant des heures. Keelin n'est pas toujours parmi nous mais c'est un plaisir de pouvoir la compter, elle et son mari, dans les habitants de notre belle et jolie ville. Appréciée de tous, on lui sourit dès qu'elle passe près de nous dans la rue, on va directement la saluer lors des événements organisés. Bref, le petit rayon de soleil dont on a tous besoin ... Même si ce rayon est parfois obscurci par une mine qui laisse à penser qu'elle a quelque chose à nous cacher. Espérons que ce ne soit pas trop grave.


MessageSujet: Re: You won't be sober tonight || Keelin Ven 31 Aoû - 10:50

You promised her
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Lorsque John prononça le nom de quelques contrées irlandaises, son accent ressortit.  Keelin entendait parfaitement ses origines et elle se surprit à trouver cela… sexy. « Vous êtes d’où en Irlande ? » S’enquit-elle, ne l’ayant jamais interrogé à ce sujet auparavant. « Je suis déjà allée une fois à Dublin et j’ai été étonnée de la sympathie et de l’ouverture des gens alors ce que vous m’expliquez ne m’étonne pas. Si vous tenez un plan de la ville entre les mains – ou Google Map pour les plus technologiques -, ils n’attendent pas que vous demandiez votre chemin, ils viennent à vous directement ‘’Je peux vous aider ?’’ Je vous l’assure, je l’ai vécu plusieurs fois sur place. Ils sont serviables sur beaucoup de choses. » John connaissait sûrement mieux les Irlandais que Keelin, elle n’allait pas lui apprendre comment les gens se comportaient mais elle pouvait lui apporter son point de vue extérieur positif sur eux. En tant que natif, on ne percevait pas toujours certaines réalités de la même manière. « Votre pays doit vous manquer. » L’enseignante se mordit la lèvre, elle avait lâché ces quelques mots trop vite. John lui avait brièvement expliqué qu’il avait déménagé et l’une des raisons, alors il était inutile de remuer le couteau dans la plaie, maladroite comme elle était. L’architecte aurait sûrement le loisir d’y retourner quand il le souhaiterait.

La discussion dériva ensuite sur leurs activités professionnelles respectives. Surchargée, Keelin attendait l’été avec impatience pour pouvoir souffler, au moins par rapport à tout ce qui touchait l’enseignement. Moins de cours, moins de rattrapages, moins de réunions, moins de correction. La jeune femme pourrait se concentrer davantage sur les activités du conseil et sur l’organisation d’événements estivaux tout en prenant un peu plus de temps pour elle. Au fur et à mesure qu’elle passait du temps avec John, la jeune femme se lâchait un peu plus et mettait sa réserve habituelle de côté. La vraie Keelin se dévoilait petit à petit, celle qui n’était pas si sérieuse normalement, qui réussissait à se détendre sans penser au reste… En tout cas, John était sensible à sa pointe d’humour et il en rit à son tour, soulignant qu’elle avait certainement plus de répartie que lui. « N’exagérons rien » Répondit-elle, toujours souriante. Il lui expliqua alors qu’il était à Tenby depuis cinq ans et qu’il restait de côté pour ne déranger personne ou ne pas alimenter les rumeurs. « Vous avez tellement de secrets à cacher alors ? » La question de Keelin se voulait innocente et légère ; elle était loin d’imaginer qu’elle risquait de mettre John mal à l’aise, surtout qu’il lui avait exposé la complexité de sa relation avec la mère de Jack et la discrétion qu’il souhaitait garder à ce sujet. « Ce que je veux dire, c’est qu’on a tous sa vie et sa croix à porter. Je vous confirme que Tenby compte pas mal de commères de village et qu’il ne vaut mieux pas étaler sa vie si l’on ne souhaite pas être leur centre d’intérêt. Mais elles finissent toujours par se lasser de tout et par passer à autre chose. » Keelin parlait en connaissance de cause. En spécialiste des apparences, elle continuait de renvoyer l’image d’une vie parfaite. La brune ne pouvait donc que comprendre les réticences de John à se mêler à autrui. « Mais je vous rassure, tout le monde n’est pas comme ça. Et prendre un verre dans un bar ou aller à un concert, marcher dans la forêt ou sur la plage, ne devrait pas vous créer d’ennui. » Les activités de base ne capteraient l’attention de personne. Au contraire, si John continuait à jouer à l’ours mystérieux, il captiverait bien plus les vieilles marâtres.

L’enseignante informa ensuite John des dernières avancées de son projet au niveau municipal et elle s’intéressa au chantier à proprement parler. Il s’étonna de son engouement et accepta de l’emmener un jour à condition de ne pas retomber d’ici là. La jeune femme esquissa un sourire face à la nouvelle pointe d’humour de John. « Je vais finir par croire que votre sécurité est le cadet de vos soucis. » Le père de Jack et la prof s’accordèrent finalement pour ne plus parler de travail de toute la soirée. Keelin prit donc des nouvelles du fils de l’architecte. En période d’examens, elle l’avait vu moins régulièrement ces dernières semaines. Selon John, Jack allait mieux puisque le père et le fils avaient parlé de la mère du garçon, de ce qui au fond le perturbait et le conduisait à devenir un garçon à bêtises. En père bienveillant et attentif aux résultats scolaires de son enfant, l’Irlandais jugeait que Jack s’en était bien tiré à sa session d’examens malgré les derniers mois tumultueux. « C’est sûr qu’il faut du temps mais je suis ravie d’apprendre qu’il va mieux. » John n’avait pas donné trop de détails sur leur fameuse discussion, cependant Keelin n’avait pas l’intention de revenir sur ce sujet sensible. L’essentiel était que le garçon se porte mieux et elle avait en effet remarqué que son comportement s’était radouci en plus d’une meilleure attention en classe.

Face à leur rendez-vous hors cadre professionnel, la jeune femme proposa de briser une barrière plus froide. Surpris par sa demande, il se rangea maladroitement à son avis. Un sourire étira les lèvres de l’enseignante et elle ne se fit pas prier pour réagir à la pointe d’humour de l’architecte. « On ne t’a jamais dit qu’il ne fallait pas demander son âge à une femme ? » En réalité, elle se fichait bien de son âge même si elle venait fraichement de passer le cap de la trentaine, un âge où les proches vous voyaient définitivement comme un adulte et plus comme un petit jeune. Ses élèves la verraient sûrement bientôt comme bien moins cool qu’aujourd’hui alors qu’en réalité elle était juste entrée dans une nouvelle décennie. « Plus jeune… peut-être. Ça voudrait dire que tu as la sagesse ? » Elle esquissa un nouveau sourire. Distraite, Keelin laissa alors échapper sa bière des mains. La brune se pencha par terre pour ramasser les morceaux éclatés, rapidement aidée de John. Ce n’était pas parce qu’ils étaient dans un bar, qu’elle devait abandonner son méfait aux pauvres serveurs de l’endroit. Un membre du personnel s’approcha finalement pour finir de ramasser le verre et nettoyer la bière. Keelin se releva donc pour retrouver sa place. Toutefois, dans le feu du moment, elle avait été inattentive pour un autre détail, un détail qui allait rapidement la mettre mal à l’aise. John avait remarqué l’énorme hématome sur son dos. Son sang ne fit qu’un tour, elle essayait de rester impassible, cependant elle cacha mal son air embarrassé. Elle ne l’était pas parce qu’elle devait trouver une excuse ; elle s’était préparée à ce que ce genre de scénario arrive et elle avait plusieurs justifications en stock. Non, elle était embarrassée parce qu’elle allait lui devoir lui mentir de but en blanc pour la première fois de leur rencontre. Pour un hématome de cette ampleur dans le dos, Keelin lui servit une explication toute indiquée, une explication très plausible surtout. « Oh ça… C’est un peu douloureux mais ça va, j’arrive à faire abstraction… » Répondit-elle, en retrouvant un air plus serein et en souriant de nouveau. « Tu te rendras vite compte combien je suis maladroite. Je fais de la moto et parfois je suis casse-cou, j’ai perdu le contrôle hier dans un virage et je suis tombée sur le dos… Plus de peur que de mal heureusement. J’avais la veste sinon j'aurai sûrement été moins chanceuse. » La bête excuse « tombée dans les escaliers » serait passée trop moyennement pour un tel bleu. Plus vraisemblable, la moto lui permettrait au moins d’embrayer sur un autre sujet si John s’intéressait un peu à la mécanique.

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MessageSujet: Re: You won't be sober tonight || Keelin Dim 2 Sep - 12:51

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Évidemment, la question sur ses origines ne pouvait que mettre John mal à l’aise : il ne pouvait pas répondre autrement qu’en mentant, en répétant l’histoire bien rodée qu’il servait à tout le monde. Mais ça ne lui plaisait pas pour autant de le faire. Cependant, Keelin Harper, peu importait le fait qu’il l’aimait bien – et justement parce qu’il la visualisait de moins en moins comme une relation professionnelle que comme quelqu’un dont il pouvait se faire une amie – en savait déjà trop sur sa situation réelle. Alors, tout désolé qu’il soit de lui mentir comme ça, il répondit d’un ton égal, imperturbable : « Oh, au départ, je suis de Londonderry, dans le Nord. Techniquement, je suis anglais, donc, mais vous savez comment c’est là-bas...et puis après j’ai fait mes études à Dublin et j’y suis resté pour travailler. » Il ne s’en sortait pas mal. A force, John avait presque fini par croire à sa propre histoire, et il la racontait de façon plutôt convaincante. Keelin lui expliqua ensuite qu’elle avait déjà visité l’Irlande. Harding espérait cependant que ce n’était qu’en touriste. A priori, même sans y avoir jamais vraiment habité, il connaissait mieux Dublin que quelqu’un du Pays de Galles. « Oui, c’est vrai que les gens sont gentils. Je dois être l’exception renfrognée qui confirme la règle. » Il plaisantait, mais à peine. En tant que mafieux, on n’indiquait pas le chemin aux gens. La remarque suivante de la conseillère municipale laissa un instant John méditatif. Est-ce que l’Irlande lui manquait ? Oui, sans doute. L’air marin de Belfast, la vue depuis le château, ou la vue industrielle depuis les quais, vers la sculpture du Salmon of Knowledge...tout ça manquait indubitablement à John. Mais le reste, les flingues, les braquages, les activités illégales, la nuit, les guerres de gang...non. « De temps en temps, sans doute, comme tout le monde. Mais on s’habitue. Je n’y ai plus beaucoup d’attaches, en fait. » Ca, au moins, c’était vrai. En Irlande, Harding ne connaissait plus personne.

Il fallait bien l’admettre : Keelin Harper était douée pour lui poser des questions en apparence innocentes, mais qui ramenaient fatalement John à son passé, et à ce qu’il ne voulait surtout pas voir dévoiler de lui. Ce n’était sans aucun doute pas malintentionné, aussi il décida de répondre à la plaisanterie par une autre plaisanterie : « Pas plus que tout le monde, je suppose, au final. Et vous ? » La question était rhétorique et John n’attendait pas vraiment de réponse. Il était loin d’imaginer qu’il pouvait mettre mal à l’aise Keelin à son tour. Il hocha la tête au conseil de la jeune femme. L’architecte supposait que c’était une idée sensée, même si fréquenter la moitié de ces gens qui n’avaient pas d’autres occupations que colporter et médire ne l’enchantait que peu. « Je suppose que vous avez raison, oui. » Il ajouta en souriant : « C’est juste que je suis habitué à de plus grandes villes, on y est anonyme, alors évidemment, un endroit où tout le monde se connait, ça me fait toujours bizarre. » Autre endroit où tout le monde se connaissait : la prison. Voilà pourquoi cela perturbait John, aussi.

Mais dans l’ensemble, la conversation était plutôt bon enfant si on laissait de côté ces sujets sur lequel le blond se contentait de faire simplement bonne figure et de donner le change en plaisantant. Il avait même l’impression de se détendre vraiment pour la première fois depuis longtemps, tout en constatant d’ailleurs que Keelin, de son côté, sortait un peu de sa réserve et du modèle sérieux de professeure et de conseillère dans lequel John l’avait toujours vu. Un peu surprenant au premier abord, mais son humour était décapant. Il se surprit à constater qu’il aimait bien cette facette de la personnalité de la jeune femme, et que ça ne l’aurait pas dérangé de le voir plus souvent, au contraire. Après avoir évoqué encore un peu leur travail et Jack, ils passèrent la convention de se tutoyer, ce qui donna l’occasion à Keelin, une fois de plus, l’occasion de lui répondre avec humour. John sourit avec amusement, un peu provocateur : « Non. Je suis un ours qui a été élevé par des loups, c’est ce qui fait tout mon charme. » Il fallait que l’alcool ait déjà eu un peu d’effet sur l’architecte pour qu’il ose ce genre de blagues, mais bon, après tout, où était le mal ? « La sagesse ? Je crois pas. Peut-être que j'ai juste un peu plus de cheveux blancs. » Ajouta-t-il avec humour. Vieillir n’était pas un problème pour John Harding. Au fait, chaque année qu’il prenait était un miracle vu sa situation...

Et en fait, peut-être que c’était un miracle aussi pour Keelin Harper, vu sa situation à elle...mais John n’avait aucun moyen de savoir ce qui lui arrivait véritablement. Donc quand il s’aperçut l’hématome qu’elle avait au dos, il fallut bien qu’il accepte l’explication que la jeune femme lui offrait. Pourtant, il y eut quelque chose, comme un moment de flottement, avant son explication. Il ne parvint pas à identifier ce que signifiait cette sorte de latence, ou de gêne : ce n’était qu’une impression, fugace, qu’il passait à côté de quelque chose, et John accepta finalement sans se poser de questions l’explication de la jeune femme. « Et c’est moi qui ne fait pas attention à ma sécurité ? J’ai l’impression qu’on se vaut, là-dessus finalement. » Il ajouta avec un brin d’amusement : « Faut faire gaffe avec ces engins. Quand j’étais à la fac, j’avais un scooter, je suis passé sous un bus, une fois, j’ai eu beaucoup de chance de pas finir dans un fauteuil roulant. » Véritable anecdote, cette fois. Il eut un sourire : « Je savais pas que tu faisais de la moto, c’est marrant. » Définitivement, le modèle de la conseillère municipale en prenait un coup. Plus sérieux, il ajouta avec sollicitude : « T’as vu un médecin, quand même ? C’est près de la colonne vertébrale, mine de rien »

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MessageSujet: Re: You won't be sober tonight || Keelin Ven 14 Sep - 23:22

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« Quoi ? Un Anglais en pleine période de l’IRA à Londonderry, le cœur des affrontements ? Ils ont fermement lutté contre la présence britannique en Irlande. Je m’étonne que vous ayez pu y rester. » Keelin était surprise de l’apprendre. Le tristement célèbre Bloody Sunday s’était produit dans les années septante mais l’organisation était restée active jusque dans les années nonante. Elle s’étonnait que John ait réussi à s’intégrer dans ce climat de tensions religieuses et politiques. L’architecte était ensuite descendu à Dublin pour ses études et il était resté dans la capitale de la République d’Irlande pour travailler. « J’ai particulièrement aimé la maison Guinness personnellement. » Lança en riant la conseillère à propos de son séjour dans la même ville. Toutefois, John ne gardait plus d’attaches particulières à ce pays alors le sentiment de manque ne lui pesait pas.

Lorsque Keelin sous-entendit qu’il cachait des secrets, John se fendit d’un sourire légèrement embarrassé et il détourna la question rhétorique par une pirouette en la retournant à l’enseignante. « Peut-être quelques squelettes bien enfouis, qui sait ? » Elle parlait pour elle et sur le ton de la plaisanterie, gardant ce même visage impassible qui ne dévoilerait pas une miette du démon qui hantait actuellement sa vie. Les apparences, toujours les apparences. Pour que l’architecte sauve les siennes, Keelin encouragea d’ailleurs John à se mêler davantage à la population locale dans des activités neutres et divertissantes ; il gagnerait à connaître certaines personnes locales et il captiverait moins les marâtres avec son côté mystérieux à souhait. Néanmoins, la réflexion de John la plongea dans un raisonnement plus poussé. « Si je peux me permettre, pourquoi avoir choisi une petite ville comme Tenby alors que vous préférez visiblement une certaine discrétion et un désir d’anonymat comme peuvent l’offrir les grandes villes ?

Au vu de la légèreté de la discussion, certaines courtoisies professionnelles tombèrent entre eux. « Elevé par des loups ? J’espère qu’ils ont survécu à l’ours adulte en toi. » La conversation virait vraiment au délire sans queue ni tête grâce à l’alcool déjà ingurgité. L’ambiance était bien détendue. Les deux adultes se permettaient davantage de familiarités entre leur âge ou leurs cheveux. « Mmh… Je n’en vois pas tellement si ça peut te rassurer. »

Après ces quelques plaisanteries, Keelin dévoila une partie de son corps malgré elle et elle se dépêtra de ce mauvais pas grâce à sa passion moins conventionnelle. Elle venait de casser l’image lisse de la prof sérieuse et bien sous tous les rapports. Oui, la brune était ivre de liberté et dépassait les limites de vitesse autorisées. Oups. « Grillée. Ma couverture vient de tomber à l’eau. Je ne peux clairement pas donner de leçon en matière de sécurité. » Répondit-elle, souriante et heureuse d’avoir réussi à dévier assez facilement le sujet. John lui confia même une mésaventure des plus déplaisantes lors d’une sortie en scooter dans son passé. « C’est horrible ! Tu as en effet eu beaucoup de chance… » L’architecte ignorait qu’elle se passionnait pour la moto puisque Keelin ne le criait pas sur tous les toits. Il s’enquit alors de son état. « Non, j’ai pensé que ça irait… Mais si ça ne s’améliore pas, j’irai en consulter un, oui. » La jeune femme ne poussait pas le vice de lui mentir au point de lui faire croire qu’elle avait été voir un médecin. Elle devait bien évidemment éviter au maximum de soulever des questions soupçonneuses auprès des spécialistes. La brune n’avait été se faire soigner qu’en deux occasions suite à des coups, ce qui était déjà bien suffisant, surtout quand elle devait chaque fois inventer un prétexte différent et crédible par-dessus le marché. Par contre, face à quelqu’un qui la connaissait si peu, à l’instar de John, Keelin pouvait donner l’impression de ne pas aimer les docteurs ou les hôpitaux. Beaucoup de gens fuyaient les médecins pour diverses raisons. « Je vais nous rechercher une bière. » Joignant le geste à la parole, elle se leva et se dirigea vers le comptoir du pub dans le but de ramener lesdites boissons.

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MessageSujet: Re: You won't be sober tonight || Keelin Sam 22 Sep - 0:13


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Quelle chance il avait de tomber sur quelqu’un qui se rappelait de ce qui s’était passé en Irlande pendant les troubles ? Pour John, mis à part l’assassinat du vieux Mountbatten et la tentative d’assassinat contre Thatcher, les anglais ne devaient pas avoir grand-chose de marquant à se rappeler, mis à part peut-être l’attentat de Manchester. Il fallait croire qu’il se trompait. « Oh, tout le monde était techniquement anglais, vous savez. A partir du moment où vous êtes nés en Ulster, vous l’êtes. Mais mon père venait de Dublin et ma mère aussi, et tout le monde dans ma famille avait la double nationalité. Mon père votait pour le Sinn Féin, et il était républicain comme beaucoup. Moi, gamin, je ne comprenais pas grand-chose de tout ça. C’est quand je suis arrivé à Dublin que j’ai réalisé que dans le reste du monde, tout ne se passait pas comme dans le Nord.  »

Tout ce qu’il disait était très crédible : John et le bureau de protection des témoins avaient passé des heures à répéter son histoire, et son background familial. La réalité n’avait pas grand-chose à voir, même si son père était effectivement républicain. Il avait commencé dans l’IRA provisoire, la PIRA, avant de se reconvertir en mafieux : les conflits politiques, ça drainait un climat idéal pour la violence, la mafia, et le trafic d’armes. Enfant de Belfast, John se souvenait de tous les attentats depuis 85, quasi-quotidiens par moments. Il avait fait parties de bandes unionistes et il allait taper sur du petit anglais bobo des beaux quartiers, adolescent. C’était du passé, et ce n’était pas très glorieux. Rétrospectivement, l’accumulation de violence n’avait rien arrangé, et il n’en était pas fier. John était donc content de laisser cet épisode de côté. « Ca s’était beaucoup calmé ces derniers temps, mais avec le Brexit, les vieux conflits se réveillent…c’est très différent d’ici, je saurais pas vous décrire le climat qu’il peut se mettre à régner là-bas quand ça barde. » Il ajouta avec curiosité : « Enfin, je suppose depuis tout à l’heure que vous êtes d’ici, mais ça se trouve je me trompe ! Alors assez parlé de moi, du coup ! Vous êtes de Tenby ? Du coin ? Je dirais oui à votre accent. »

Moyen habile de détourner l’attention de lui. Comme le fait de demander à Keelin, même pour plaisanter, si elle-même n’avait pas quelques secrets bien caché. Ce n’était pas sérieux, juste une blague, mais ça faisait bien diversion. Pourtant, il y eut, l’espace d’un instant, quelque chose qui alerta l’architecte. Rien. La rapidité de la réponse. Comme une réplique mécanique si bien rôdée qu’elle sortait presque avant que la question soit finie. Comme ses propres mensonges, en fait. L’impression le laissa perplexe : qu’est-ce qui pouvait bien motiver Keelin Harper à mentir ? Elle avait une vie parfaite, il devait se planter.

Harding n’eut pas le temps de s’attarder sur cette réflexion, car déjà la jeune femme lui demanda ce qu'il cherchait en s'installant ici. Il lui adressa un sourire amical : la question était légitime vu ce qu’il avait dit. John se mit à rire. « Vous allez moquer de moi si je vous fais la liste des raisons en fait ! » Il continua néanmoins : « Je voulais un bout de plage, parce que c’est toujours bien d’avoir la mer pas loin. Et puis je voulais un jardin. J’ai toujours aimé jardiner. » Il avait tout à fait conscience que c’était un loisir de personne âgé, et que ça ne collait pas du tout à l’image qu’il pouvait donner. Mais John était plus débonnaire et récelait bien plus de surprise que ce qu’il ne laissait voir, si on brisait sa carapace. Et ce n'était pas vraiment un mensonge, cette fois. « Et aussi, euh…vous voyez le bowling à la sortie de la ville ? Je suis un grand passionné de bowling, alors je me suis dit que je pourrais en tenir un, que ça me changerait. Je voulais l’acheter au départ, mais Wallace McFarrow a aligné plus d’argent que moi, alors finalement, j’ai ouvert un cabinet d’architecte parce que je ne savais rien faire d’autre. » Il but une gorgée de sa bière et ajouta en riant : « Vous savez tout ! »

La conversation continua sur un ton léger – et déjà assez alcoolisé – après avoir fait tomber les quelques barrières de politesse professionnelles d’usage pendant un moment, avant que John n’aperçoive quelques bleus que Keelin s’était fait et qu’elle expliqua par une chute à moto. Il accepta l’explication sans penser à mal, souriant face à l’intrépidité de la jeune femme. « C’est marrant, je ne pensais pas qu’on aurait ce trait là en commun, comme quoi je me trompais. Faut dire que j’ai pas mal parlé, je m’excuse, d’habitude je suis pas aussi bavard, d’autant que ma vie est pas vraiment palpitante. Je suis sûr que tu dois faire beaucoup plus de choses passionnantes que moi, tiens. A commencer par la moto. » Vrai, après tout, elle était prof, ce qui avait l’air d’un métier-passion, et conseillère municipale, et motarde, et son mari et elle faisait un joli couple. Tout pour être heureuse, non ? « Je m’en suis pas mal sorti, il doit juste me rester une cicatrice, euh… » Il passa une main au dessus de son sourcil droit. «… quelque part par là. » L’alcool rendait John un peu imprécis, mais plus détendu. Il avoua : « Ca m’a un peu refroidi, et je ne suis jamais remonté à moto. » Encore aujourd’hui, les engins à deux roues lui filaient un peu la frousse et il admirait Keelin de continuer à monter dessus.

Il hocha la tête quand la jeune femme proposa d’aller leur cherche des bières, la suivant du regard jusqu’au bar. C’était une bonne soirée, et ils s’entendaient plutôt bien. Mieux (ou pire ?) Harding sentait qu’il pouvait faire confiance à la jeune femme. Ca faisait longtemps qu’il n’avait pas passé une soirée comme ça. Par moment, il en arrivait même à ne plus se préoccuper de son passé. Juste heureux d’être là, à plaisanter avec Keelin Harper. Sentiments rares, alors John se sentait totalement coupable de lui mentir. « Merci. Cheers ! » Il trinqua avec Keelin de nouveau, une fois qu’elle eut rapporté les bières. « Je peux te demander quelque chose ? » Il hésita un instant, un peu confus – il ne savait plus très bien si c’était l’alcool qui ajoutait à la confusion, ou s’il l’était réellement, et pourquoi il l’était. « D’habitude je suis pas aussi bavard, comme je disais, et même avec les gens, je suis pas le type le plus doué du monde, alors…cette soirée, tout ça… » Il désigna le bar et les bières d’un geste vague. « Ca veut dire qu’on est amis, quelque chose du genre ? » C’était navrant, et il s’en rendait compte, et ça le rendait encore plus mal à l’aise. « Pardon, c’est totalement awkward. Mais au moins tu vois que je mentais pas quand je disais que j’étais un ours. »

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CÔTÉ COEUR : Mariée, ou plutôt enchainée, à un homme qu'elle aimait autrefois
PROFESSION : Conseillère municipale & professeur au lycée de Tenby
REPUTATION : Ce visage d'ange qu'on a appris à connaître et qu'on écouterait parler pendant des heures. Keelin n'est pas toujours parmi nous mais c'est un plaisir de pouvoir la compter, elle et son mari, dans les habitants de notre belle et jolie ville. Appréciée de tous, on lui sourit dès qu'elle passe près de nous dans la rue, on va directement la saluer lors des événements organisés. Bref, le petit rayon de soleil dont on a tous besoin ... Même si ce rayon est parfois obscurci par une mine qui laisse à penser qu'elle a quelque chose à nous cacher. Espérons que ce ne soit pas trop grave.


MessageSujet: Re: You won't be sober tonight || Keelin Dim 23 Sep - 23:27

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Outre son diplôme d’enseignante, Keelin avait étudié les sciences politiques. Les conflits en Irlande avaient inévitablement été abordés dans sa matière, en plus des nouvelles régulières dans les médias quand elle était petite. La jeune femme en connaissait donc un bout sur cette histoire, même si elle n’avait pas grandi au cœur même des affrontements. L’intention de la brune n’était d’ailleurs pas de dissocier les Irlandais du Nord des Britanniques, pourtant à l’époque, les bras armés de l’IRA défendaient fermement cette idée, tout en revendiquant avant tout leur droit à des croyances religieuses et politiques différentes. Ils avaient malheureusement viré dans l’extrémisme et perpétré des actes tragiques. Depuis une génération, les conflits s’étaient heureusement apaisés, jusqu’à ce que le Brexit ne réveille quelques vieux démons… John expliqua à Keelin qu’il n’avait jamais été perçu comme très anglais. Ses parents étaient dublinois d’origine et sa famille avait la double nationalité. John s’était donc fondu dans la masse et il avait réalisé que les conflits n’étaient pas le quotidien de la République d’Irlande contrairement au Nord… Il y avait néanmoins des points troublants dans l’histoire de l’architecte : de par ses racines, il était issu de Dublin, était né à Ulster, avait grandi à Londonderry et était ensuite revenu à Dublin pour ses études. Le cheminement était troublé car les motivations n’étaient pas claires hormis les raisons scolaires… Keelin choisit de ne pas insister sur tous ces points d’ombre mais elle doutait que quelqu’un qui vivait à Londonderry et qui ne se rangeait pas à la philosophie locale soit aussi bien passé inaperçu. C’était tout bonnement impossible. Fallait-il prendre le risque de le froisser et de se le mettre définitivement à dos si elle posait la question fâcheuse ou valait-il mieux s’abstenir ? La jeune femme choisit de nuancer son interrogation. « Es-tu en train de me faire comprendre que ton désir de quitter l’Irlande a été motivé par une autre raison que la mère de Jack ? » Habile, Keelin avait très adroitement tourné sa question sans plus mentionner l’IRA et en soulignant que les propos de John l’avaient amenée à cette réflexion. Il n’en était rien, son esprit tournait simplement à plein régime. L’architecte mentionna à son tour le réveil des mauvaises consciences en raison de la sortie du Royaume-Uni de l’Europe. L’enseignante n’avait pas encore d’avis marqué sur ce point incertain de l’avenir. « Je pense que ce sera très difficile pour nous au début… Nous verrons si c’était la bonne décision de ceux qui ont voté. J’imagine leur mécontentement, en Irlande du Nord, ils voulaient rester dans l’UE. » A son tour, John posa quelques questions sur les origines de la jeune femme. A l’aise sur ce point, Keelin ne se fit pas prier pour en dire un peu plus, même si sa vie était loin d’être aussi trépidante que celle de l’architecte. « Oui, tout à fait, je suis d’ici. Pour tout te dire, j’ai une grande fratrie. Avant de m’installer avec mon mari, je vivais avec mon grand-frère, mon petit frère et ma petite sœur… Nous avons toujours nos parents, mais ils n’ont jamais été très présents, alors avec mon frère aîné, nous nous sommes beaucoup occupés des deux plus jeunes, ce qui représentait une sacrée responsabilité. Grâce à ça, nous sommes tous très soudés… En réalité, je ne suis partie qu’un an de Tenby, pour aller travailler comme attachée au parlement de Cardiff mais j’ai voulu revenir à mon premier amour, l’enseignement. Au parlement, je n’avais pas le temps de donner cours. » Résuma-t-elle sa vie en quelques mots. Il fallait souligner qu’elle avait pour la première fois mentionné sa famille et ses expériences professionnelles passées, signe qu’elle s’ouvrait davantage également même si les sujets tabous le resteraient encore longtemps. Un moment de flottement se présenta, cependant Keelin rebondit très vite sur ses pattes et demanda ce qui avait motivé John à s’installer dans un endroit isolé comme Tenby lui qui sous-entendait aimer les grandes villes. Il lui expliqua tout naturellement son envie d’une plage, d’un coin tranquille et d’un jardin pour s’installer et – forcément – jardiner. « Tu as la main verte alors ? » Demanda-t-elle, agréablement surprise. « Il y a certains types de plantes chez moi que je n’arrive jamais à garder en vie ! Je saurais vers qui me tourner pour des conseils, maintenant. » Elle esquissa un sourire et l’écouta lui parler du bowling en dehors de la ville. John avait essayé d’acheter le commerce, toutefois l’endroit lui était passé sous le nez. « Oh zut ! C’est dommage. L’occasion se représentera peut-être un jour… Heureusement le travail ne manque pas pour un architecte, le bouche à oreille va vite t’amener de nouveaux clients. » Après quelques instants, ils se rendirent finalement compte qu’ils partageaient le point commun de la maladresse. Keelin avait été distraite et avait dévoilé l’énorme hématome dans son dos. Pour une des premières fois, elle n’avait eu d’autres choix que de mentir à John en pleine face. « Je sais que j’ai cette image de prof posée et toute calme… Mais non, je suis une véritable casse-cou en dehors des classes. Il faut juste que ça ne s’ébruite pas auprès de mes élèves, ils risquent de me voir comme la prof cool et de ne plus me prendre au sérieux. » Un petit rire accompagna sa remarque. Keelin était intrépide, toutefois elle n’avait pas beaucoup d’autres activités passionnantes. « En dehors de la moto, je mène une vie assez bobo de femme mariée… » Résuma-t-elle très brièvement, désireuse de vite passer à un autre sujet. Heureusement, John lui parla d’un accident passé et lui montra une cicatrice sur le front. « Ouïe… ! Oui, je la vois. » Acquiesça-t-elle. L’architecte lui avoua ne plus jamais être remonté sur un tel engin depuis. « Oh non ? Sérieusement ? … » Souffla-t-elle, songeuse. Pour revenir dans un registre plus léger, Keelin se leva et prit une nouvelle commande de bières. Ils trinquèrent et la discussion poursuivit son cours. Un peu joyeux, John partagea quelques confidences à la jeune femme. Pouvait-il la considérer comme une amie ? « Bien sûr… Il faut croire que l’ours devient un ourson… » Plaisanta-t-elle, pour ne pas que le moment soit trop embarrassant pour lui. Plus personne ne lui avait demandé d’être son ami depuis l’école primaire, mais la remarque de John était touchante dans sa tentative de sociabilisation. Maladroit un jour, maladroit toujours. « Oui, je pense que l’on peut se qualifier comme ça… Et je trouve qu’il y a pire, comme personne qui ne bavarde pas. » La jeune femme vida sa bière, lorsqu’une nouvelle pensée effleura son esprit… Un choix s’offrait à elle : soit continuer cette soirée entre boissons et confidences, soit se lâcher et se laisser aller à une nouvelle petite folie. Après tout, pourquoi pas ? « Tu me dis que tu n’es jamais remonté sur une moto n’est-ce-pas ? Il n’est jamais trop tard pour changer d’avis… ça te dirait de faire un tour ? J’aimerai t’emmener quelque part… Promis, je roulerai prudemment et je ne te conduirai pas dans un truc chelou. Après tout, des amis peuvent se faire confiance… » Elle accompagna sa proposition d’un sourire extra bright, style irrésistible. Pleine de surprise, Keelin se mordit la lèvre inférieure, attendant impatiemment la réponse de l’architecte.

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MessageSujet: Re: You won't be sober tonight || Keelin Mar 25 Sep - 19:31


Uh, yeah, I might regret this when tomorrow comes
But, them drunk nights are more fun than sober ones

Evidemment, c’était un terrain un peu glissant, John en avait conscience. Inventer de toutes pièces un personnage sorti de nulle part pouvait fatalement conduire à quelques imprécisions, et même s’il avait appris par cœur l’histoire qui était sensée être à présent la sienne, il avait tout à fait conscience de ses faiblesses et de susciter une certaine suspicion chez son interlocutrice. Mais d’un autre côté, il préférait clairement que Keelin croit que certaines choses étaient incohérentes que lui dire la vérité. Avec un peu de chance, elle se dirait simplement qu’il ne disait pas tout, ou alors que c’était en rapport avec la mère de Jack. Manque de chance, elle était un peu plus perspicace que ça, et il ne put pas échapper à une nouvelle question.

« Disons que…quand tu commences à taper dans la drogue, tu te retrouves pris dans un milieu qui est…glauque, pour faire court. L’IRA faisait sa propre police, à un moment donné, mais ça n’a pas empêché certains anciens de l’organisation de se reconvertir dans d’autres trafics. Ca va des armes à la drogue. Donc quand je disais que ça pouvait barder…ben, ça part très vite dans des choses violentes, et les dommages collatéraux sont nombreux. » Tout ce qu’il racontait était vrai. Le seul point sur lequel il mentait, c’était sur le fait que c’était Nell qui était à l’origine du fait qu’il se soit retrouvé pris dans cet engrenage. John s’y était fourré lui-même. « Et les dommages collatéraux, c’est pour l’entourage. Et moi je ne voulais pas être un dommage collatéral, ou que Jack le soit. Et comme c’était impossible de simplement couper les ponts avec Nell – la mère de Jack – simplement en changeant de ville, ou simplement en cessant de la voir elle, je me suis dit que partir d’Irlande était la meilleure chose à faire. »

Il espérait que ça allait clore le sujet, et passa donc à autre chose pour éloigner un peu la conversation de lui. Le Brexit était un terrain à peu près sûr : qu’on soit pour ou contre, comme John, tout le monde s’accordait à dire que la manière dont la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne était catastrophique et que le gouvernement de Londres ne savait absolument pas gérer. « Oui, c’est à cause des frontières. L’Union les avait supprimées, et si le Royaume-Uni sort, les contrôles seront rétablis. Sur le plan commercial, c’est catastrophique, mais sur le plan politique, je pense que ça ne passera pas mieux, les gens avaient moins l’impression que l’Eire et l’Ulster étaient divisés sans contrôle. Remarque, en Ecosse, c’est un peu pareil. S’ils arrivent à refaire un référendum, je pense que l’indépendance passera. Eux aussi voulaient rester, et je crois qu’à Edimbourg ils n’ont pas envie de suivre les instructions de Londres. »

La conversation continua sur un sujet que John continua d’estimer plus léger, le parcours de Keelin. « Oh, je vois ce que c’est. J’ai pas de frères et sœurs, mais mon père n’était pas vraiment présent non plus, alors forcément, tu matures plus vite. » Vrai qu’il n’avait effectivement pas de frères et sœurs, et qu’il ne voyait pas vraiment – c’était quelque chose qui manquait à John, la famille. Celle de Keelin n’avait pas l’air parfaite, mais elle semblait en tout cas mieux valoir que la sienne. Mais cependant, ce n’était pas très dur vu le background de John. « C’est un sacré parcours, je suis impressionné. Le parlement gallois, l’enseignement, et maintenant conseillère municipale, plus un mariage et des frères et sœurs à plus ou moins élever… » Oui, il trouvait ça impressionnant, parce que lui, qu’est-ce qu’il avait fait ? Pas grand-chose, à part gâcher sa vie et un peu celle des autres. Et même si maintenant il s’était repris en main, ça ne changeait rien au fait qu’il n’y avait pas forcément que de bonnes choses chez lui.

Sa volonté de bien faire, d’aider son fils, et quelques autres traits qui le rendaient plus humain sauvaient le personnage. Parmi ceux là, il y avait l’amour de John pour le jardinage, une activité calme qui l’aidait à se détendre, se concentrer, et à devenir ce qu’il n’était pas : patient. « Oh, oui. J’ai même une petite serre. Il fait un peu froid pour certaines plantes en extérieur, mais j’aime bien avoir quelques petits arbres fruitiers. » Il ajouta avec un sourire : « Si jamais tu veux un coup de main, quand je serais de nouveau sur pieds, n’hésite pas. »

Ca et le bowling. Et le fait de savoir dessiner, d’aimer ce qu’il faisait, de ne plus vouloir retourner en arrière, c’était peut-être ce qui sauverait John. « Oh, je commence à avoir pas mal de boulot, faut pas m’en rajouter, je tombe bien assez comme ça. » Mais peut-être qu’une fois à la retraite, il étudierait de nouveau le projet d’acheter un bowling – où il trouverait bien le moyen aussi de se casser la figure. D’ailleurs Keelin paraissait partager un peu sa maladresse, et sa remarque sur son côté un peu imprudent le fit sourire : « Promis, je ne le répéterais pas à Jack. Et je ne dirais rien à la réunion parent profs. » Avec un rire, il ajouta : « C’est déjà pas mal, la moto, je dirais, moi. Suffisamment aventureux comme ça. »

Ils s’amusaient, finalement, passées ces quelques confidences et concessions qu’il devait admettre à propos de sa vie pour ne pas avoir l’air trop louche. Alors pourquoi tout gâcher ? John avait l’impression d’être assez pitoyablement ridicule, et il avait envie de se gifler mentalement, elle allait le trouver effroyablement bizarre. Curieusement, non. Il lui adressa un sourire reconnaissant, et la laissa passer à autre chose. Mais cela faisait tout de même sacrément plaisir à John, sans qu’il ne sache trop bien pourquoi, qu’elle confirme cette relation d’amitié.

Quoique, est-ce qu’il allait le regretter bientôt ? Il se prit à rire à la proposition de Keelin. « Eh bien euh… » Est-ce qu’il pouvait vraiment dire non ? Est-ce qu’il voulait vraiment dire non, songea-t-il face au sourire qu’elle lui renvoyait. « Pourquoi pas, après tout, allez ! Je sens que je vais le regretter, mais je suppose qu’il faut affronter un peu ses peurs. » Ce en quoi, en fait, consistait l’intégralité de la soirée.

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MessageSujet: Re: You won't be sober tonight || Keelin Dim 30 Sep - 21:18

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John dévoilait à Keelin des révélations de plus en plus surprenantes. Il lui expliqua avoir été entraîné dans un engrenage aux tristes conséquences. A force de l’écouter, la brune le découvrait sous un autre jour. L’architecte bien sous toutes les coutures semblait avoir été en contact avec divers trafics et des fréquentations peu recommandables. En revanche, la conseillère municipale ignorait qu’il s’était retrouvé dans ces sordides affaires de son propre chef, elle croyait que sa femme en était la cause principale. Aux yeux de l’enseignante, il n’était donc pas étonnant que John ait souhaité fuir la mère du garçon pour protéger son fils et l’éloigner de ces milieux malsains. « C’est horrible toutes ces histoires… Je suis désolée de t’avoir amené à les resasser. » Répondit-elle, gênée d’avoir outrepassé quelques barrières. Keelin s’était promis de ne pas revenir sur l’ex-femme de John, pourtant la curiosité par rapport à l’une ou l’autre incohérence dans son histoire l’avait emporté sur le bon sens. Toutefois, l’architecte avait parfaitement joué sur cette corde sensible pour pousser la jeune femme à ne pas insister.

Férue de matière politique et de relations internationales, l’enseignante s'égaya de pouvoir parler d’un sujet au cœur de l’actualité : le Brexit. L’avis de John l’intéressait particulièrement car il avait des racines anglaises et avait grandi en Irlande comme il le lui avait expliqué. Il avançait d’ailleurs une opinion constructive et aboutie. « C’est vrai que cette sortie de l’Europe réveille des consciences nationalistes. La Grande-Bretagne s’est entre-déchirée en plusieurs parties lors de ce vote. J’espère que tout ne redeviendra pas comme avant en Irlande et même ailleurs… D’un point de vue économique, le pays risque de galérer au début mais je pense qu’il peut en retirer quelque chose selon ce que le gouvernement en place réussira à négocier avec l’Europe. Il ne faudrait pas que le prix à payer pour en sortir soit plus élevé que d’y rester. Pas au risque de tous nous diviser. » Keelin aurait préféré rester en Europe mais elle ne condamnait pas encore complètement le choix des électeurs : il fallait donner le temps au pouvoir d’implémenter un nouveau système et de constater ce qu’il donnerait avant de critiquer dans le vide. Toutefois, elle craignait les regains d’indépendantisme qui menaçaient d’éclater dans les prochaines années.

Heureusement, l’atmosphère pessimiste autour du Brexit se dissipa rapidement lorsque la jeune femme dévoila à John quelques autres points de sa vie privée. Il cherchait à mieux la connaître, aussi Keelin parla fièrement de sa grande fratrie dont elle s’était en partie occupée avec son frère aîné en l’absence fréquente des parents Granger. Très tôt, elle avait donc adopté un instinct maternel, doux et pédagogue qui lui servait très bien en classe. Ajouté à une pincée de son caractère Granger et elle renvoyait une image à la fois lisse et cool. Pour donner le change, elle continuait à se cacher dans cette vie parfaite. Néanmoins, les confidences de l’enseignante poussèrent John à s’ouvrir sur sa propre famille : il était fils unique et il n’avait pas non plus grandi auprès du père de l’année. « Je ne peux pas parler à ta place car je n’ai pas connu une situation sans frère et sœur mais je n’arriverais pas à m’imaginer sans eux… Ils me sont très importants, surtout dans les moments familiaux difficiles ou plus positifs… » La perte de grands-parents par exemple ou les fêtes de famille tous ensemble… Après avoir entendu le parcours de Keelin, John afficha un air sincèrement admiratif. La jeune femme avait réussi à maintenir son image un peu trop parfaite tout en concédant quelques malheurs familiaux communs à tout le monde. Son sourire ravageur était une arme dévastatrice et imparable pour masquer la douleur de ses mensonges. « Oh tu sais, l’enseignement c’est ce que j’ai toujours voulu faire… Et la politique m’a toujours intéressée, alors c’est normal pour moi… » Dit-elle, gênée qu’il ait carrément utilisé le mot impressionné. Keelin ne jouait pas aux fausses modestes, pour elle, il s’agissait d’un parcours on-ne-peut-plus-naturel par rapport à des principes qui lui avaient tenu à cœur. Cependant, elle se laissa aller à un aveu supplémentaire, un aveu qui renvoyait à un réel pan de sa personnalité. « Je ne me voyais pas rester sans mot dire face à certaines injustices alors plutôt que de critiquer les gens au pouvoir pour ce qu’ils ne faisaient pas, je me suis lancée pour défendre mes idées… Mais bon, c’était impossible de cumuler un travail au parlement et l’enseignement, alors je suis revenue. C’est pour ça que j’essaie depuis lors de garder un pied au conseil municipal et de concilier avec les cours, ce n’est pas le même niveau de préoccupations qu’au parlement bien sûr mais c’est toujours mieux que rien. Et puis… J’avais toute ma famille à Tenby aussi. Donc voilà, tu sais tout. » Un nouveau sourire accompagna ses propos.

Les deux nouveaux amis parlèrent ensuite de jardinage. Durant cette minute-là, ils ressemblaient vraiment à deux britanniques de village comme dans les séries policières d’Agatha Christie. John accepta d’ailleurs de venir aider la jeune femme lorsqu’il serait rétabli si elle en avait besoin… sauf que Keelin avait complètement oublié son mari dans l’histoire, aussi elle s’empressa d’enrober l’affaire en lâchant un argument tout à fait réaliste. « Oui, parce que mon homme n’a pas du tout la main verte et moi je suis maladroite comme tu le sais déjà… » Tout passait, pour le moment. Toutefois, la jeune femme devait cesser d’éviter le sujet de son mari trop souvent, au risque de paraître suspecte. John finirait par croire qu’elle n’était pas une épouse sérieuse. Le courant qui passait bien entre eux ne l’aidait pas à se rappeler de son mari, elle qui avait besoin de se changer les idées… Pire, elle cherchait encore plus à fuir les démons qui hantaient son quotidien. Son bourreau devait justement être rentré à la maison à l’heure qu’il était et se demander où elle était. Il irait certainement rôder devant la municipalité ou à l’école. Keelin en avait assez de ramasser tous les jours sans rien dire alors pour la première fois depuis des mois, elle osait prendre un risque, un fameux risque qu’on la voit en présence de John et que son mari l’apprenne. Il l’apprendrait, oui. Elle se prendrait la raclée de sa vie. Mais au moins, il aurait une « bonne raison » d’être en colère pour une fois. « Bonne raison » dans sa tête à lui car Keelin ne commettait aucun crime à boire un verre avec un homme en soit… La jeune femme ne voulait pas y penser maintenant. Ainsi, lorsqu’ils évoquèrent à nouveau brièvement leur boulot en rigolant de leur vie plus ou moins rangée pour l’un ou pour l’autre, elle s’engouffra dedans avec une légèreté bienvenue.

Soudain, quitte à prendre un véritable risque ce soir, la jeune femme lança une idée aventureuse sous le coup de l’impulsion. Elle avait envie de décoller de Tenby et de faire une virée à moto (ce qui l’emmènerait aussi loin de son tocard de mari). C’était maintenant ou jamais car si Keelin continuait à boire des bières, elle ne se risquerait plus à prendre quelqu’un derrière elle. Face à ce revirement inattendu, John bégaya deux secondes. Pourtant, malgré son appréhension de remonter sur un tel engin comme il le lui avait confié et surtout face à une conductrice qui venait de lui « inventer » un accident, il ne se démonta pas et accepta de dépasser sa peur. Il était sacrément téméraire. En vérité, Keelin n’était pas maladroite à moto. Malgré son esprit libre et aventureux, elle était même une conductrice hors-pair et particulièrement prudente quand elle emmenait quelqu’un. C’était juste l’excuse la plus facile et la plus plausible qu’elle avait trouvée pour justifier son hématome. « Super ! Ça ira la moto avec ta jambe ? » Demanda-t-elle juste pour être sûre et certaine de la suite de la soirée. « Promis, tu ne le regretteras pas. » Ils terminèrent la bière devant eux et sortirent ensuite du bar pour rejoindre la belle machine de Keelin. Les concerts du Three Mariners seraient pour un autre soir… L’enseignante avait gardé sa divine Harley à la maison Granger (hors de portée de son maudit mari), qu’elle se réservait pour les longues heures de balades, seule ; lors des petites soirées en ville, elle sortait sa petite Triumph Street Twin, noire, bien plus adaptée à une conduite purement citadine ou des trajets moins longs. « Euh…attends, je reviens, j’ai oublié le principal. » Tandis que John patientait à côté de la moto, elle s’engouffra dans le bar et taxa un casque le temps de la soirée à une de ses connaissances. L’avantage d’être conseillère municipale et motarde étaient de connaitre pas mal de gens dans les environs. Forcément, elle n’était pas venue armée de deux casques et John aurait tout bonnement refusé qu’elle lui cède le sien alors qu’elle venait de lui affirmer qu’elle avait eu un accident la veille… Il ne serait pas difficile de faire avaler à John qu’elle avait plusieurs casques car celui d’aujourd’hui était intact et il pouvait se poser la question. Cependant, il s’agissait de la vérité : elle en avait plusieurs chez elle en cas de problème. « Voilà pour toi. » Keelin lui tendit le casque prêté et lui adressa quelques conseils pour adopter la position la plus confortable pour lui. Ils enfournèrent ensuite la moto et elle alluma le moteur. Le poids du corps de John contre le sien manqua de faire hurler la jeune femme mais elle se mordit violemment la langue pour étouffer son cri. Autre point qu’elle avait complètement oublié : l’hématome dans son dos et la douleur qu’il engendrait. Elle n’avait pas encore testé quatre-vingt kilos contre elle…. Heureusement, le moteur en marche avait couvert son souffle dératé. S’il avait de la jugeote, il ne la collerait pas trop. Elle rabattit la visière de son casque et adressa un dernier signe de la main à John avant de démarrer… direction un recoin un peu plus reculé, à une vingtaine de minutes de route. Keelin roula prudemment pour sortir de la ville, puis sentant que l’architecte se décontractait, elle accéléra un peu sur la nationale pour lui donner les mêmes sensations d’ivresse et de liberté qu’elle ressentait dans de tels moments. Néanmoins, elle respecta son appréhension : elle n’aborda aucun virage trop vite et ne roula pas avec excès extrême sauf une accélération notoire sur une ligne droite de plusieurs kilomètres… Ouffissime. Un bon moment. Ils arrivèrent alors sur un point de vue magnifique : en effet, malgré la nuit tombée, John et Keelin pouvaient admirer Tenby sur la rive d’en face grâce à ses milliers de lumières qui illuminaient la ville. Le port irradiait la plage, la baie de la localité et l’île de Sainte-Catherine. « Je te présente Tenby de nuit. » Souffla-t-elle, en arrêtant le moteur de la moto et en retirant son casque. « Alors, qu'est-ce que tu en as pensé ? »


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ARRIVÉE À TENBY : 28/03/2018


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PROFESSION : Architecte, ancien mafieux placé sous programme de protection des témoins
REPUTATION : Il est discret, cet homme là. C'est tout de même bizarre, on dirait qu'il fuit les gens...et puis un père qui élève tout seul son fils, ce n'est pas banal. Il y a anguille sous roche, je vous le dis.


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MessageSujet: Re: You won't be sober tonight || Keelin Dim 7 Oct - 19:07


Uh, yeah, I might regret this when tomorrow comes
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John fit un geste vague, qui pouvait vouloir tout et rien dire à la fois. Tu ne pouvais pas savoir, ce n’est pas grave, excuses acceptées…ce n’était qu’à moitié sincère parce que parler de lui, de ce qu’il avait fait avant l’emmerdait à chaque fois. Non seulement pour lui et pour Jack – chaque information révélée était une coup de tenaille dans leur couverture plutôt bien rôdée et dans leur sécurité – mais pour Keelin également, qui pouvait se trouver mêlée rapidement à des ennuis qu’elle n’imaginait pas avoir. D’un autre côté, ce qui l’emmerdait aussi, c’était de devoir lui mentir. On ne mentait pas aux amis, ce n’était pas bien, pas moral, et elle était en train de devenir une. Mais ces mensonges faussaient la base même de cette relation. Cela dit, quitte à écorner un peu son image – il se doutait qu’on n’attendait pas vraiment ça d’un architecte bien sous tout rapport – au moins, lâcher quelques bribes d’informations à la jeune femme lui avait permis de stopper la conversation sur ce sujet sensible, ce que Harding trouvait quand même appréciable.

La conversation continua à rouler sur des sujets très divers, pas mal de politique, pour dériver sur leur famille – un autre terrain miné. John laissa donc Keelin parler un peu plus d’elle : ce qui lui semblait un peu mieux aussi, parce qu’il avait l’impression de beaucoup parler et de ne pas beaucoup écouter, ce qui n’était pas très poli. « Moi je trouve ça quand même impressionnant. » Il maintint ce qu’il disait avec un sourire. « Il n’y a pas beaucoup de gens qui sont prêts à s’engager et à vraiment faire quelque chose pour leurs convictions. » A son échelle modeste, John ne pouvait pas changer les choses – et son opinion sur la politique était qu’elle se rapprochait assez de la mafia. Son nouveau à lui était de vivre sa vie de telle manière que, à la fin, il n’aurait à s’excuser auprès de personne. Mais il trouvait véritablement le parcours de Keelin intéressant, dans tout ce qu’elle lui décrivait.

Sauf peut-être son mari. A vrai dire, il se rappelait qu’elle était mariée, mais il était vrai que comme il n’avait pas une seule fois entendu parler de ce dernier lors de la conversation qu’ils venaient d’avoir. « Beaucoup de gens trouvent ça difficile, mais c’est juste une question de patience, en fait. » Commenta-t-il avec bonne humeur, content d’avoir une occasion d’aider quelqu’un à l’aide d’un de ses passes-temps favoris. Ca ne devait pas être quelqu’un de très possessif, cela dit, ce M. Harper,  pour laisser sa femme sortir comme ça – quoiqu’après tout, ils n’étaient pas assez proches avec Keelin pour que cela porte à confusion, non ?

Cela étant, avec la moto, la proximité, au moins physique, devenait carrément inévitable. John n’y pensa qu’après coup. En attendant, maintenant qu’il avait accepté, même s’il avait peur, Harding ne pouvait plus se dédire. « Oh, je pense, oui. J’arrive à marcher, alors ça devrait passer. Mais merci. » Il devina que Keelin avait plus cherché à lui offrir une porte de sortie s’il avait décidé de changer d’avis au dernier moment, mais John n’était pas du genre à se dédire, même s’il était terrifié. Et cela dit, même si c’était effectivement terrifiant – un peu étourdissant, aussi, parce qu’il avait pas mal bu – on ne pouvait pas dire que ça ne lui plaisait pas. Il avait oublié à quel point cette sensation de liberté pouvait être plaisante à moto, et finalement, quand Keelin s’arrêta, il s’aperçut que le trajet avait vraiment passé trop vite. « C’était vachement bien. Surprenant, et un peu flippant, mais vachement bien. » Il descendit avec précaution de l’engin, histoire de ne pas se faire de nouveau mal à la jambe. « Ca va, ton dos, par contre ? Je suis pas sûr que c’était vraiment indiqué, maintenant que j’y pense. Désolé. »

La vue que la jeune femme lui désigna ensuite était effectivement magnifique. « C’est beau, oui…je crois qu’à l’occasion, je reviendrais pour dessiner ça. » Il sourit. « Merci de m’avoir emmené. »

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CÔTÉ COEUR : Mariée, ou plutôt enchainée, à un homme qu'elle aimait autrefois
PROFESSION : Conseillère municipale & professeur au lycée de Tenby
REPUTATION : Ce visage d'ange qu'on a appris à connaître et qu'on écouterait parler pendant des heures. Keelin n'est pas toujours parmi nous mais c'est un plaisir de pouvoir la compter, elle et son mari, dans les habitants de notre belle et jolie ville. Appréciée de tous, on lui sourit dès qu'elle passe près de nous dans la rue, on va directement la saluer lors des événements organisés. Bref, le petit rayon de soleil dont on a tous besoin ... Même si ce rayon est parfois obscurci par une mine qui laisse à penser qu'elle a quelque chose à nous cacher. Espérons que ce ne soit pas trop grave.


MessageSujet: Re: You won't be sober tonight || Keelin Mar 16 Oct - 21:10

You promised her
Next time you'll show restraint
But you lied again

« Merci. » Répondit Keelin lorsque John lui répéta qu’il trouvait son parcours impressionnant. L’architecte déplorait le peu de gens prêts à s’engager pour leurs principes. « Oui, c’est malheureusement vrai. Il n’y en a pas assez. Je ne sais pas si c’est parce qu’ils ont peur ou parce qu’ils ont d’autres priorités. Je crois que beaucoup ne s’en sentent pas capables ou se disent qu’une seule personne ne peut de tout façon rien changer… C’est sûr que dans les systèmes actuels, on ne peut rien révolutionner tout seul mais on a la liberté de défendre ses opinions et la possibilité de les faire entendre. » La fibre politique de son passé se réveillait chez l’enseignante, aussi elle calma bien vite ses ardeurs afin de ne pas ennuyer John dans des discours assommants qui ne lui étaient pas destinés. Le sujet de discussion suivant l’aida bien vite à se modérer car il s’agissait indirectement de celui de son mari. Keelin passait tellement un bon moment, qu’elle en avait oublié ce « détail » gênant en parlant de son jardin et de la main verte de John. « Oui mais quand il m’arrache un géranium au lieu d’une mauvaise herbe, je préfère ne plus rien lui confier. » La jeune femme avait volontairement exagéré la réalité pour rester dans un registre humoristique. En réalité, il lui avait déjà arraché des fleurs dans un énième accès de colère alors la brune avait cessé de s’investir dans le jardin. Toutefois, son mari évitait en général de s’afficher à l’extérieur. « Rendez-vous est pris. » Conclut-elle finalement, avant de lui proposer l’expérience moto. Malgré sa jambe, John n’hésita pas à accepter. Ils passèrent un moment d’ivresse et de pure liberté sur l’engin, se retrouvant de l’autre côté de la rive, pour admirer Tenby en face. Visiblement, l’architecte avait apprécié l’expérience. « Super ! Tu t’es réconcilié avec la moto alors ? » John s’enquit ensuite de son dos. C’est vrai qu’elle l’avait oublié en proposant cette idée stupide… « Non c’est moi, je n’y ai plus pensé sur le moment et j’avoue que je l’ai senti… Mais ça va, ne t’en fais pas. J’éviterai de recommencer dans les prochains jours. » John s’extasia ensuite sur la vue panoramique, s’imaginant déjà très bien dessiner les lieux un jour. En tant qu’architecte, il avait indéniablement un don pour les dessins ou croquis. « Mais dis-donc, quel talent n’as-tu pas ? Et avec plaisir. Je me réjouis de voir le résultat. Tenby a quelques beaux coins à offrir… » Lui qui hibernait n’avait certainement pas encore tout vu. Soudain, le téléphone de Keelin vibra. Le son était suffisamment fort pour être entendu. La jeune femme reconnut le numéro et ignora l’appel. Elle mit l’appareil sur silencieux et elle avait bien anticipé car la lumière de sonnerie s’afficha de nouveau. Son mari essayait de la joindre, sûrement pour lui demander des comptes et la menacer… Il était hors-de-question pour Keelin de décrocher, même pour jouer le jeu car l’appel risquait fort de virer en dispute qu’elle ne pourrait cacher. En ignorant l’appel, la jeune femme pouvait tout à fait sauver la face, à condition de rester concentrée et de ne pas devenir brouillonne dans ses explications. A force, Keelin avait l’impression que mentir était malheureusement devenu une seconde nature, une nature qu’elle n’utilisait toutefois qu’en cas d’extrême nécessité. John était heureusement trop loin pour avoir été en mesure de voir l’identité de celui qui l’avait réellement appelée. « Certains parents n’ont aucune gêne pour appeler à des heures indécentes… C’est le revers du métier, si tu ne mets aucune limite tu te ferais harceler. »

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MessageSujet: Re: You won't be sober tonight || Keelin Ven 19 Oct - 23:42

Uh, yeah, I might regret this when tomorrow comes
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C’était une soirée surprenante, qui changeait John de ses habitudes, mais il ne pouvait pas dire qu’il passait un moment désagréable ; c’était même tout le contraire. L’architecte découvrait avec surprise une autre Keelin Harper, dont la personnalité dépassait largement l’image qu’il s’en était faite. Rétrospectivement, celle-ci était un peu réductrice, même s’il n’avait jamais vu la jeune femme de façon négative, mais simplement comme une enseignante douce, impliquée, et pleine de compassion : en réalité, il y avait plus que ça chez la conseillère municipale. Elle était effectivement pleine de compassion, mais aussi engagée, et active pour combattre les injustices. D’une certaine manière, elle était bien plus courageuse que la plupart des gens que Harding avait croisé dans sa vie. Et bien plus rock, aussi. Ce côté un peu destroy lui plaisait bien. Assez curieusement, la tournure un peu innatendue que prenait la soirée, se transformant en balade à moto improvisée, aussi. Pour une fois, John, homme d’habitude et casanier forcené, se laissait aller à se faire emporter par le mouvement du moment. Et il réalisait avec un étonnement un peu ingénu que ça lui plaisait bien, et que parfois ne pas tout contrôler était plutôt drôle. Bien entendu, il ne pouvait pas faire ça tout le temps, mais bon, le temps d’une soirée, ça ne lui causerait pas de tort.

La ballade en moto les conduisit en bord de mer : la vue sur Tenby était effectivement magnifique, et la promenade plutôt sympa en elle-même. « Peut-être pas au point d’en refaire tout seul, quand même. » Plaisanta-t-il avec amusement. « Mais c’était sympa, oui. » Il songea soudainement à la blessure de la jeune femme, ce qui motiva sa question suivante. « Certaine ? Je peux rentrer à pied, sinon, t’en fais pas. » John jeta un coup d’œil autour de lui, réalisant qu’ils étaient quand même assez loin de la ville. « Je me perdrais probablement, par contre, mais bon, c’est la faute de mon déplorable sens de l’orientation, ça. » Il sourit en regardant encore la vue. « Oh, il y a plein de choses que je ne sais pas faire. Il n’y a qu’en dessin que je me débrouille vraiment bien. Et en jardinage. » John était lucide sur lui-même. Il n’y avait vraiment que pour ça qu’il était bon. Et à être un mafieux correct, mais ce n’était pas vraiment quelque chose qu’il voulait mettre en avant. « La prochaine fois je devrais avoir deux ou trois esquisses bien finies. » L’idée qu’il n’y ait pas de prochaine fois, justement, n’était pas venue à l’esprit de John. Mais après tout, ils avaient bien convenu que Keelin viendrait visiter un de ses chantiers, donc pourquoi pas ?

C’était une question qu’il faudrait reporter à plus tard. Quelqu’un venait d’appeler la brune, et il commençait à se faire tard. « Les gens sont quand même incroyable. » Il acheta sans broncher l’excuse de Keelin : vu les parents d’élève qu’il avait déjà pu croiser, ce n’était même pas improbable. « Tu veux qu’on rentre quand même ? Je sais pas pour ton mari, mais Jack va se demander ce que je deviens, de mon côté. » Il ajouta, souriant : « En tout cas, la ballade était vraiment sympa. »

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You won't be sober tonight || Keelin

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