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I can't take no more | Nate

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Boston
TES DOUBLES : Fiona, Eléa, Lexia & Dylana
TON AVATAR : Katerina Graham
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TA DISPONIBILITE RP : 0/2: Brianna - Nate. A venir : Rhys
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POINTS : 4297
ARRIVÉE À TENBY : 13/12/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 27 ans
CÔTÉ COEUR : En couple avec Nate
PROFESSION : Chanteuse, danseuse, musicienne, boxeuse et menteuse professionnelle
REPUTATION : Son album à peine sorti, elle s'est fait agressée et s'est retrouvée à l'hôpital. Cacherait-elle encore quelques secrets ?



MessageSujet: I can't take no more | Nate Lun 11 Juin - 21:39

All around me are familiar faces
Worn out places, worn out faces
Their tears are filling up their glasses
No expression, no expression
Hide my head, I want to drown my sorrow

Gwen mourrait d’envie de se griller une clope. Il ne fallait même pas en rêver. Figée dans cette chambre d’hôpital, elle parvenait à peine à atteindre son verre d’eau du bout des doigts. Son corps endolori la faisait souffrir au moindre mouvement, alors elle s’abstenait autant que possible de bouger. Peu après le départ d’Andrew et Rhys, le médecin était passé pour constater son état. Elle sortait tout de même de trois jours de coma. Il lui avait répété ce que ses deux amis lui avaient déjà appris concernant les dégâts sur son corps. Elle resterait encore plusieurs jours en observation, le temps de vérifier que son esprit allait bien et qu’elle se remette sur pieds – façon de parler. Gwen se rassurait déjà de réussir à bouger son autre jambe, non sans douleur, signe que son dos n’avait pas été particulièrement touché. La métisse avait conscience de sa chance dans son malheur, les principales zones de son corps fonctionnaient normalement mais elle ne pourrait tout de même pas reprendre le cours normal de sa vie avant un bon moment. Au diable son rêve, son album, la promo, ses projets immédiats, une éventuelle tournée. Sa maison de disques ne l’avait pas encore appelée, mais Gwen se rongeait déjà les sangs sur son avenir. Elle avait engagé toutes ses économies de ces deux dernières années dans ce retour à la musique sans parler du label qui avait avancé une partie des fonds pour financer son projet. Pour l’heure, encore sonnée par l’altercation qui avait eu lieu entre ses deux amis et elle, Gwen chassa ces considérations au second plan, plongée dans le chagrin et la déception. La métisse se reposa ensuite durant deux bonnes heures. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, son père était dans la chambre, peiné et accablé. Qui avait osé la toucher ? Il ratisserait la ville jusqu’à trouver ceux qui avaient levé la main sur elle. Après avoir pris de ses nouvelles, il lui demanda de tout lui raconter. Comment lui expliquer son agression et la raison pour laquelle elle avait été prise pour cible sans mentionner l’implication indirecte d’Andrew et Rhys ? Son père allait encore croire qu’elle avait cherché les problèmes et les mauvaises fréquentations. Elle ne pouvait pas non plus prétexter ne se souvenir de rien. Dans un premier temps, elle lui décrivit donc ses agresseurs du mieux qu’elle put et donna tous les éléments possibles sans mentionner le nom de ses deux amis. Son père sentait qu’elle lui cachait encore quelque chose, leur dialogue aurait encore dérivé en dispute si elle n’avait pas été dans ce lit d’hôpital et si son paternel n’avait pas eu l’air d’un homme complètement abattu, qui avait visiblement été profondément inquiet pour elle les trois jours précédents. Il n’insista néanmoins pas, et il lui apprit également qu’il avait prévenu Nate de ce qui lui était arrivé. Pourtant le rockeur n’était pas là, probablement coincé par sa tournée… Ce n’était guère surprenant. Puis, le père Martins prit congé afin de reprendre son service sur base de ces nouvelles informations et que Gwen continue de se reposer. Malgré la douleur qui lui parcourait le corps, la métisse se rendormit à nouveau. Elle ouvrit les yeux une heure plus tard, lorsqu’elle entendit quelqu’un frapper à la porte. « Oui ? » Bégaya-t-elle, les yeux rougis, se demandant qui venait la voir en cette fin d’après-midi. La journée avait déjà été pas mal chargée en émotions. Gwen n’était plus prête à affronter n’importe qui.

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MessageSujet: Re: I can't take no more | Nate Ven 15 Juin - 22:12

I've been worryin' that I'm losing the ones I hold dear
I've been worryin' that we all live our lives in the confines of fear


« Jeff, trouve moi le vol le plus rapide pour aller à Cardiff ! Vite ! » Crie-je à l'assistant qui nous suit partout depuis que nous sommes en partis en tournée alors que je raccroche après une courte conversation avec le père de Gwen. « Euh… Moi c'est Jack. » La mâchoire se serre sans que je ne puisse me contrôler. « Putain, dépêche toi, si tu ne veux pas être viré ! » La panique s'installe, une peur agonisante qui me paralyse et qui m'empêche de respirer de longues secondes. Le coma. Gwen est dans le coma. Cette femme si forte, si fière, que je croyais indestructible s'est faite attaquée il y a déjà deux jours et je ne l'apprends que maintenant. Je m'enferme dans la loge où je me retrouve bien vite au sol, contre le mur, à chercher un moyen de calmer mon palpitant qui s'accélère et qui devient douloureux. J'essaye de me griller une cigarette, souvent le moyen infaillible pour calmer mes nerfs fragiles, mais ma main est tellement tremblante que je n'arrive même pas à l'allumer. À la fois frustré et énervé, je la balance violemment et j'étouffe un hurlement entre mes mains qui me couvrent le visage. On vient tambouriner à la porte et j'entends la panique dans les voix qui cherchent à entrer dans la pièce. Les gars. Oui, ce sont forcément eux. Ils se demandent ce que je fais et surtout pourquoi je viens de demander à l'assistant de me réserver le prochain vol qui peux m'emmener à Cardiff alors que nous avons encore des concerts qui nous attendent ces prochains jours…

* *
*

Moins d'un jour plus tard, mais des heures qui ont donné le sentiment d'être des éternités combinées les unes aux autres, je pose le pied à Cardiff, et je saute dans le premier taxi qui m'emmène à Tenby en quelques heures. J'ai beau lui demandé d'accélérer, lui offrir le quadruple du prix initial de la course, mais rien n'y fait. Il respecte les limitations jusqu'au moment où il en a assez de m'entendre me plaindre de sa vitesse d'escargot. Le temps est différent de celui d'Athènes, ville que je viens de déserter, mais c'est bien le cadet de mes soucis et j'agite la jambe inconsciemment, nerveux comme jamais quand je pense à ma petite-amie plongée dans le coma. Je me sors une cigarette et le rabat-joie accepte de me laisser fumer pour la modique somme de cent livres sterling.
Les minutes semblent s'allonger et je suis à la limite de sauter du taxi en marche quand nous nous approchons de l'entrée des urgences. Je cours jusqu'à la réception pour savoir le numéro de chambre auquel je dois me rendre. Je cours à perdre haleine, bousculant sans m'excuser, créant une atmosphère désagréable dans le bâtiment, mais ça aussi, c'est le cadet de mes soucis.
J'arrive dans le service concerné et une infirmière m'arrête dans ma course, ne manquant pas de m'engueuler pour mon comportement : il est interdit de courir dans les couloirs. Je m'apprête à m'emporter, mais je comprends que cela ne serait pas très judicieux alors que je suis si proche du but. Je prends sur moi, je m'excuse et j'explique ma situation. Elle m'informe alors que la métisse s'est réveillée un peu plus tôt dans la journée et elle hésite à me laisser entrer vu l'état dans lequel je suis. « Elle a besoin de repos ! Calmez-vous sinon on ne vous laissera pas la voir. » Ses mots ont un effet instantané et le simple fait de savoir que Gwen n'est plus endormie suffit à me faire verser quelques larmes de soulagement. L'infirmière reste à mes côtés quelques minutes, le temps d'être certaine que je ne risque plus d'exploser dans l'hôpital. Je lui adresse un sourire timide et elle m'emmène jusqu'à la chambre de la brune où elle toque doucement avant de me laisser entrer.
Je suis à deux doigts de défaillir quand j'entends la voix faible de Gwen, à l'inverse de ce que j'ai l'habitude d'entendre. « Oh mon Dieu, Gwen. » Je me fige au niveau de la porte quand mes yeux se posent sur la jeune femme. Clairement, je n'étais pas préparée à la trouver dans un tel état quand bien même l'infirmière avait tenté de m'avertir et je reste surpris, bouche bée, deux ou trois secondes. L'état de choc se dissipe quand je vois ses grands yeux verts foncés qui me font l'effet d'un coup de poignard. « Je… J'ai… Je suis venu dès que j'ai été au courant. Ton père n'arrivait pas à me joindre. Personne ne me transmettait ses messages, j'étais à Athènes, j'avais aucune idée de… Que…» Commence-je, la voix tremblante. Je m'approche à grands pas avec ce sentiment d'affronter une situation surréaliste. « Je suis si désolé de ne pas avoir été là… » La voir de plus près me rendrait presque nauséeux car l'idée que quelqu'un ait pu lui faire autant de mal me rend vraiment malade. « Qu'est-ce que…? Que s'est-il passé ?»



HJ : je me relis plus tard

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We are often told during times of bereavement that time heals all wounds. That's crap. In truth, you are devastated, you mourn, you cry to the point where you think you'll never stop - and then you reach a stage where the survival instinct takes over. You stop. You simply won't or can't let yourself "go there" anymore because the pain was too great. You block. You deny. But you don't really heal.

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MessageSujet: Re: I can't take no more | Nate Sam 16 Juin - 17:56

All around me are familiar faces
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Alors que Gwen invita la personne qui avait frappé sur la porte à entrer, elle ne s’attendait pas à retrouver un Nate complètement perturbé et bouche-bée sur le seuil de sa chambre. Durant quelques instants, elle resta muette de surprise tandis que le chanteur mesurait visuellement l’étendue des dégâts sur son corps et la violence qu’elle avait subi. « Tu es venu… » Souffla-t-elle d’une voix faible, vidée de toute énergie par cette journée déjà bien chargée en émotions. Elle avait redouté devoir affronter de nouvelles disputes, de devoir donner de nouvelles justifications. Mais la personne qu’elle n’avait plus osé espérer voir avait finalement réussi à la rejoindre. Evidemment, il lui poserait des questions mais par curiosité, pas pour lui prendre la tête ou l’accabler davantage. Nate lui expliqua brièvement qu’il s’était libéré dès qu’il avait appris la nouvelle. Le message ne lui avait pas été transmis directement malgré les multiples appels du père de Gwen. Pour une fois, elle pouvait être reconnaissante de la persévérance de son paternel.

Nate avait l’air bouleversé, un air non-feint. Était-ce d’arriver quelques jours après les faits ou de la voir dans un état si terrible ? Un peu de tout sans doute. Il regrettait de ne pas avoir été là et lui demanda inévitablement ce qui s’était passé. Même si la métisse avait un caractère fort, elle avait été profondément marquée par ce qui lui était arrivé. Ce matin, elle avait réussi à garder un semblant de contenance face à Rhys et Andrew, aidée par la colère et la déception qu’elle ressentait. Devant son père, elle avait aussi conservé une certaine façade pour ne pas trahir ceux auxquels elle tenait. Mais devant Nate, la façade déjà bien fissurée, craqua complètement. Traumatisée, Gwen éclata en sanglots. Elle ne parvint pas à prononcer le moindre mot. Non seulement, elle avait l’impression que son corps était brisé de toute part et qu’elle n’était pas prête à pouvoir se remettre sur pieds mais en plus ce cauchemar était loin d’être terminé. Nate l’ignorait mais ceux qui s’en étaient pris à elle pouvaient revenir à tout moment en l’état actuel des choses.

Le chanteur devait quand même être mis au courant. Au bout de quelques minutes, le coup de l’émotion passé, la métisse retrouva un semblant de calme. « Tu aurais une clope ? » Demanda-t-elle la main tremblante, faisant fi de sa condition. Face à son regard, il comprit qu’une réponse négative serait malvenue. Il était bien placé pour la comprendre : la cigarette avait le même effet salvateur et calmant sur eux. Elle lui demanda ensuite de l’aider à se redresser. Gwen s’assit dans le lit, se plaçant pour ne pas être gênée avec sa jambe plâtrée, et attendit que Nate ait ouvert la fenêtre de la chambre d’hôpital pour allumer cette clope inespérée. Inutile de faire sonner bêtement tous ces appareils des médecins. « C’était horrible. » Souffla-t-elle finalement, la voix étranglée, après une première bouffée. Elle toussa, le temps de s’habituer à la fumée. Autant aller droit au but, dans la vérité la plus crue. « J’ai été tabassée par quatre types, à la sortie du Three Mariners. » Gwen prit une nouvelle inspiration et résuma la situation en quelques mots. Elle s’était promis de ne rien cacher à celui qui partageait désormais sa vie ; fini les mensonges et les secrets. « C’était pour donner un avertissement. Ces types ont été envoyés par des gens mécontents, des gens arnaqués par Andrew et Rhys au poker. Ils doivent rembourser l’argent de leur tricherie sinon ces types reviendront. Pour moi ou pour d’autres personnes de leur entourage. » L’affaire était assez surréaliste dans un patelin comme celui-ci, pourtant Gwen avait l’impression de revivre la dangerosité de certaines nuits londoniennes. Toutefois, elle n’avait jamais été dans la nécessité de se défendre contre un tel nombre. « Evidemment, ils ont déjà dépensé tout le fric, sinon ce serait trop beau ! Tu le crois ?! » S’insurgea-t-elle, encore énervée par leur manque de prudence et d’irresponsabilité. La métisse ressentait de la colère mais elle avait surtout de la rancune, en particulier contre Andrew qui l’avait accusée d’être la raison de leurs ennuis et de leur coup foiré au lieu de reconnaître ses torts. Il aurait tenu un autre discours si ce n’était pas elle mais sa précieuse petite amie qui s’était ramassée les coups. Mais Gwen ne souhaitait une telle agression à personne.

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MessageSujet: Re: I can't take no more | Nate Mer 20 Juin - 17:49

I've been worryin' that I'm losing the ones I hold dear
I've been worryin' that we all live our lives in the confines of fear


Les minutes passent, mais je n'arrive pas à m'habituer à la vue qui s'offre à moi. Gwen est méconnaissable. J'ai envie de la prendre dans mes bras, de la serrer contre moi, mais j'ai peur qu'un tel geste la brise encore plus alors je me contente de lui prendre la main, de rester près d'elle.
« Bien sûr que je suis venu. » La rassure-je. Je suis venu à l'instant où j'ai été averti et je risque d'avoir à virer quelques personnes à mon retour auprès du groupe et notamment ceux qui ne m'ont pas tout de suite transmis les appels du père de Gwen. Je reste interdit de longues secondes tandis que la jeune femme garde le silence. Je n'imagine même pas ce qu'elle en est en train de vivre et la douleur que je dois être en train de remuer, pourtant, c'est plus fort que moi. J'ai besoin de savoir ce qu'il s'est passé, j'ai besoin de savoir si elle va bien, si elle ne risque plus rien. J'ai besoin d'être rassuré... A moins que...
C'est en fait Gwen qui a besoin de réconfort. Elle éclate en sanglot et je me rapproche instinctivement, me penchant en avant pour déposer un baiser sur le sommet de sa tête. « Je suis là, Gwen. » Sans trop serrer, je fais une légère pression sur la main de la jeune femme. « Je suis là pour toi... Ca va aller. » Tente-je de chuchoter maigrement alors que je n'ai jamais eu aussi peur de ma vie.
Quelques minutes plus tard, la métisse retrouve son calme et je fouille dans ma poche à sa demande. « Tiens. C'est ma dernière. J'irai t'en chercher plus tard. » Je lui donne le briquet qui va avec et je l'aide à se redresser avant d'ouvrir la fenêtre pour ne pas alerter le détecteur de fumée.

Gwen prend le temps dont elle a besoin puis commence à me résumer la situation. Si je n'étais pas prêt à la voir dans un état aussi effrayant, je n'étais pas non plus prêt à entendre les raisons de cette attaque. Son agression n'avait rien d'aléatoire et j'ai besoin de quelques secondes pour digérer les informations qu'elle me transmet. La gorge serrée, je reste silencieux et j'absorbe toutes les données.
C'est à cet instant qu'on décide de m'appeler à plusieurs reprises, mon téléphone vibrant bruyamment dans la poche arrière de mon jeans et sans parvenir à réfléchir correctement, je finis par le jeter dans la carafe d'eau encore remplie pour qu'il s'arrête. Je ferme les yeux et je m'appuie contre le mur tout en soupirant longuement. « Putain... » Je suis incapable de prononcer le moindre mot pendant la minute qui suit, mais je sors de mon mutisme en me faisant violence. Cette situation est dégueulasse, absolument dégueulasse. « Alors ce sont ces deux mecs qui arnaquent les mauvaises personnes et c'est ma copine qui se retrouve à l'hôpital ? » Dis-je à voix haute, plus pour moi que pour Gwen. Mes pensées s'égarent dans un lieu sombre, rêvant que ce soit leurs copines à eux qui se retrouvent à la place de Gwen, qu'ils souffrent de la conséquences de leurs actes, de leur indifférence, de leur nonchalance. « Ce putain d'Andrew devrait être en taule, bordel. » Crache-je froidement en repensant à ce qu'il a fait à Penny, notamment le soir où il l'a terrorisée en défonçant sa voiture à coups de batte de cricket.

Je me décolle du mur, prends une chaise pour m'asseoir à côté du lit de la chanteuse. Les coudes sur les genoux, je reste en pleine réflexion.  « Combien doivent-ils rembourser ? » Demande-je d'une voix blanche,pragmatique avant de reporter mon attention sur la jeune femme et de sentir l'émotion m'envahir. Je reprends sa main dans la mienne et je me retrouve à appuyer ma tête contre son lit, désespéré. « J'ai eu tellement peur pour toi... Quand ton père m'a appelé, j'ai cru que... J'ai eu l'impression de devenir dingue. » Je déglutis et je relève mes yeux rougis vers elle. « Je vais rester quelques jours... Je ne veux pas que tu restes seule et... Ce Rhys et Andrew, vaut mieux que je ne les vois pas traîner ici. »

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MessageSujet: Re: I can't take no more | Nate Mer 20 Juin - 21:15

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Nate tentait de la rassurer du mieux qu’il pouvait mais la peur continuait de nouer le ventre de Gwen. Elle qui pensait réussir à se défendre envers et contre tout, elle était terriblement redescendue sur terre. La métisse détestait ce sentiment de vulnérabilité qu’elle ressentait, pourtant sa façade si forte d’ordinaire craquait complètement aujourd’hui ; elle avait besoin d’extérioriser le traumatisme vécu. La chanteuse ne se reprit qu’au bout d’un moment et alluma la cigarette généreusement tendue par Nate pour retrouver contenance. Rien ne valait une bonne clope afin de l’aider à calmer toute ces émotions et cette nervosité qui mettaient son corps à rude épreuve. Même lorsque ses amis étaient partis, elle s’était uniquement endormie sous le coup des antidouleurs. Autrement, elle n’aurait pas fermé l’œil une minute de peur que ses agresseurs ne reviennent achever ce qu’ils avaient commencé. Elle devait mettre Nate au courant de toute cette affaire et des risques qui pesaient encore contre elle ou ses proches, c’est pourquoi elle lui raconta finalement ce qui s’était passé.

Sans surprise, le natif de Liverpool ragea et jura contre cette agression orientée. Interrompu à plusieurs reprises par la sonnerie de son téléphone, il jeta l’appareil dans la carafe d’eau d’un geste agacé. Nate était visiblement perturbé par ce que venait de lui confier Gwen, d’autres le seraient pour moins. Il pesta contre les deux amis de la jeune femme et dirigea encore plus sa colère contre Andrew, qui avait déjà causé du tort à sa famille par le passé. La métisse ne commenta pas les différentes réflexions, inutile d’alimenter encore plus la rage de son petit ami.

Nate attrapa une chaise et s’assit à côté de son lit. Il semblait cogiter sur le problème quand soudain il lui demanda la somme à rembourser. Gwen lui donna donc le montant que lui avait donné Andrew, sans réfléchir plus loin, considérant normal qu’il veuille estimer la gravité de la situation qui leur pendait au nez. Fatiguée, la métisse ne calculait plus rien aujourd’hui. Encore une fois, c’est Nate qui reprit la parole, lui exprimant l’énorme peur qu’il avait ressentie. Il avait cru devenir fou. La présence du rockeur était rafraichissante pour Gwen. Elle aurait préféré le revoir dans d’autres circonstances mais elle se rendait compte à quel point elle avait besoin de lui dans de tels moments. Elle n’avait d’ailleurs pensé qu’à ça depuis qu’elle avait ouvert les yeux : voir Nate. Le voir s’inquiéter ainsi pour elle la touchait, et son déplacement pour venir la voir alors qu’il était en pleine tournée lui démontrait beaucoup plus que des sentiments avoués ; la métisse savait désormais exactement où il la plaçait, avant ses concerts, avant sa tournée… C’était une belle preuve d’amour qu’il lui faisait.

En écho à ses pensées, il rajouta d’ailleurs qu’il comptait demeurer plusieurs jours. Il refusait qu’elle reste seule et que ses amis responsables de tricherie l’approchent. « Ne t’en fais pas, ils ne risquent pas de revenir avant un moment. » Répondit-elle, une sensation douloureuse encore coincée au fond de la gorge. C’était peut-être injuste mais Gwen avait encore plus de mal à avaler l’implication de Rhys que celle d’Andrew justement à cause du lien bien plus profond qui les liait. Elle en avait mal au cœur, elle en était presque malade pour ainsi dire. Malade de devoir prendre des distances avec lui, de ce qui s’était passé. « Tu vas vraiment rester… ? » Reprit-elle alors, à la fois agréablement surprise et pleine d’espoir. « Mais la tournée, le groupe ? » L’interrogation de Gwen était sincère ; elle ne jouait pas à la fille désintéressée qui ne voulait pas le voir s’éterniser, mais elle s’inquiétait pour lui qui avait des engagements à respecter, car en restant quelques jours, il ratait clairement des dates de sa tournée. Le groupe avait travaillé dur pour en arriver-là. « Ne te méprends pas, je ne demande pas mieux mais… » La voix de Gwen se brisa à nouveau. Elle non plus n’allait pas être en mesure de répondre aux énormes attentes qui pesaient sur elle ni d’assurer ses différents projets : la promo de l’album, le lancement probable d’une tournée… Aie. « Je ne vais pas pouvoir respecter les contrats non plus… Je suis sûre qu’ils vont me lâcher. » Des larmes coulèrent à nouveau le long de ses joues. De multiples sentiments contradictoires la traversaient, elle était au bout du rouleau. Il lui faudrait de long mois de rééducation avant de pouvoir danser à nouveau, pour autant qu’elle puisse retrouver son niveau… Quant aux différents engagements, c’était mort pour ainsi dire. « Je suis sûre qu’ils ne vont pas tarder à m’appeler pour me dire que tout est annulé… » Dire qu’elle avait mis toutes ses économies dans ce projet et que le label avait aussi avancé une partie des fonds pour l’aider à se lancer… Elle avait tout à prouver. La maison de disque avait misé sur elle et sur son talent pour récupérer sur investissement. Qui mieux que Nate, fou de musique, pour comprendre son ressenti sur ce point ? Le pire dans l’histoire, c’était que ses premiers titres fonctionnaient plutôt bien… Pas de flop à l’horizon. Juste une tragique agression.


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