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All the glamour, and the trauma and the fucking melodrama (Richard)

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : THE.FAME
TES DOUBLES : andrew ; nate ; brendan ; lizzie ; jesse ; yevgeniya
TON AVATAR : ella yelich-o'connor
TES CRÉDITS : dandelion (avat) - fiona (gif profil)
RAGOTS PARTAGÉS : 2375
POINTS : 4476
ARRIVÉE À TENBY : 16/07/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 20 yo (09.07.98)
CÔTÉ COEUR : escrime et un homme pas de son âge (mais chut)
PROFESSION : escrime et la fac de temps en temps
REPUTATION : un aimant à drama, cette jeune fille


MessageSujet: All the glamour, and the trauma and the fucking melodrama (Richard) Mar 17 Avr - 6:46

Something 'bout you makes me wanna do things that I shouldn't
Something 'bout you makes me feel like a dangerous woman


Quatre semaines et pas un mot. Quatre semaines depuis qu’il l’a embrassée avant de se volatiliser dans les airs sans laisser de traces. Une fois la surprise passée, Deborah s’est jurée d’attendre les deux semaines où ils avaient prévu de ne pas se voir à cause des déplacements de Richard. D’abord Londres, puis Glasgow… Ou peut-être était-ce dans l’ordre inverse, elle ne sait plus vraiment. Elle ne sait plus parce que depuis, deux nouvelles semaines se sont écoulées et elle n’a toujours pas eu le moindre mot de la part de Richard.
Heureusement, ses entraînements pour la Serbie l’ont tenu occupée, mais toujours est-il qu’elle a du mal de se défaire de ses sentiments et surtout de cette sensation de la bouche de Richard sur la sienne. Elle y pense encore et toujours, sans savoir s’il lui manque ou si elle est en colère contre lui. Probablement qu’il s’agit d’un peu des deux. Quatre semaines sans le voir alors qu’elle s’était habituée à sa présence tous les week-ends et à leurs entraînements. Elle aimait le temps qu’elle passait avec lui et en un sens, c’est cette réalisation qui rend son absence difficile à supporter. Que doit-il penser ? Que doit-elle penser ? Combien de temps doit-elle encore attendre avant de se faire une raison ? Il est certainement en train de se dire qu’il a fait une grosse erreur, qu’il n’aurait jamais dû accepter cette proximité qui s’instaurait petit à petit, et encore moins l’embrasser.

C’est une erreur… Oui… Elle devrait laisser couler. Elle devrait oublier, poursuivre sa vie comme si rien ne s’était jamais produit entre eux deux et reprendre ses petites habitudes. De toute façon, ce n’est pas comme si elle avait eu beaucoup de chances quand il s’agit d’histoires de coeur, alors autant qu’elle évite de se jeter dans la gueule du loup, de se faire du mal alors qu’elle aurait pu l’éviter.
À moins que…?
Quatre semaines de silence et quatre semaines de réflexion intenses pendant lesquelles la jeune femme a l’impression de devenir schizophrène tant elle ne sait pas quoi penser et tant son esprit vagabonde vers toutes les solutions qui s’offrent à elle.

L’après-midi est bien entamé déjà et la Weston a passé la journée à Tenby. Elle a commencé par courir à l’extérieur avec Sharry, à longer son sentier préféré près de la plage, puis elle a fait quelques recherches sur la Serbie pour décompresser et penser à autre chose. Elle a fini par se doucher et c’est une fois habillée que le malheur se produit. Elle aurait presque pu réussir à ne plus y penser pendant quelques heures, mais il a fallu qu’elle entende un aboiement provenant de la rue. Elle est prête à mettre sa main à couper qu’il s’agit de Fidèle et donc que Richard est dans les parages. Dans un élan précipité, elle se jette à la fenêtre pour vérifier et en effet, l’écrivain semble rentrer chez lui.

Cette fois, elle ne pense plus. Leur situation n’a plus besoin de réflexion, mais bien d’actions. Elle attend quelques minutes, le temps de préparer mentalement ce qu’elle va bien pouvoir lui dire et elle sort de la maison d’un pas déterminé. Elle traverse la rue, mais se retrouve paralysée avant d’avoir pu frapper à la porte. Elle déglutit, a l’impression pendant quelques secondes d’être aphone, mais elle se reprend à temps, frappe à la porte et attend d’entendre un mouvement émanant de l’intérieur pour être sûr qu’il l’entende. Elle a peur qu’il ne lui ouvre pas s’il devine qu’elle est la visiteuse mystère alors elle préfère mettre les choses à plat dès le début. « Je sais que tu es là… Tu ne peux pas m’éviter indéfiniment. » Commence-t-elle, doucement pour que personne ne puisse l’entendre dans la rue, mais avec une certaine fermeté pour que Richard comprenne qu’elle est sérieuse. A présent, c’est la colère qui refait surface, et elle a peur de ce qu’elle pourrait dire quand il l’aura fait entrer - s’il l’a fait entrer… Elle soupire, prend sur elle pour ne pas s’enfuir en courant et elle continue sur le même ton. « Un mois. Ça fait un mois que t’as pas donné de signe de vie… » Les lèvres pincées, elle doit se faire violence pour ne pas s’emporter. Pas encore… Pas alors qu’elle est encore techniquement dans la rue, visible aux yeux de tous. « Il faut que je te parle. Qu’on parle. Et je pense qu’il vaudrait mieux que j’évite de faire ça dans la rue. »

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On s'est rencontrés, j'étais plutôt fragile, les étoiles s'enlisaient dans la forme de nos yeux. J'étais bien usée, de mensonges fabuleux et tu m'as enlevé des profondeurs, des creux.


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TON PSEUDO : Wanguard, COM, crazyoilmachine
TES DOUBLES : John Harding et Max Julliard
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ARRIVÉE À TENBY : 11/02/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : 39 ans (13 mai 1979)
CÔTÉ COEUR : Une fille trop jeune pour lui. No comment.
PROFESSION : Professeur d'anglais, écrivain.
REPUTATION : Plutôt apprécié dans la communauté, c'est un bon prof, apprécié des parents d'élèves, et il est plutôt accessible pour un écrivain célèbre. Mais tout de même, les rumeurs qui ont couru sur lui à la mort de sa femme...il n'y a pas de fumée sans feu, pas vrai ?


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MessageSujet: Re: All the glamour, and the trauma and the fucking melodrama (Richard) Mer 18 Avr - 1:29


Hey, little girl, is your daddy home ?
Did he go away and leave you all alone ?
I got a bad desire
Oh, I'm on fire


Il fallait bien le reconnaître : il avait beau avoir presque trente-neuf ans et un mariage derrière lui, Richard Lyon ne savait pas quoi faire. Il était loin d'être un dragueur, malgré le fait qu'il était plutôt à l'aise dans les relations sociales. Autant dire que dans la situation actuelle, il était perdu, à l'évidence.

D'où peut-être cette panique. Pourtant, il était plutôt du genre battant et à assumer ses responsabilités. Mais il voulait essayer d'y voir plus clair et de prendre du recul, d'où ce départ précipité. Richard « I am running away but I prefer to call it a strategic retreat » Lyon. Pathétique.

Il avait, pour être juste, vraiment cherché une solution, tout en essayant de maintenir et d'assurer ses obligations aux conférences de Londres et de Glasgow. Comme il ruminait encore et encore, se repassant toutes les options possibles en boucle, ça n'avait finalement pas aidé.

Il fallait qu'il se reprenne en main. Donc il était rentré, décidé à ne pas maintenir le silence radio qu'il avait lui-même instauré. Mais il ne pouvait pas débarquer chez les Weston comme ça, ayant moyennement envie de justifier quoique ce soit à l'inévitable Thomas Weston, qui ne l'aimait déjà pas beaucoup. Donc Richard s'était résolu à appeler Deborah elle même, ou à au moins lui demander par message si elle voulait bien le voir, ou au moins lui parler. Encore eut-il fallu qu'il trouve quoi dire. À force de regarder son portable avec appréhension, de taper des messages,  de les effacer, deux semaines de plus passèrent. Il y avait désormais de fortes chances qu'il passe pour un connard. Formidable.

Mais qu'est-ce qu'il devait lui dire, à Deborah ? Richard ne voyait pas de bonnes issues, et tout ça le faisait paniquer. D'un côté, elle lui manquait sérieusement et il espérait autant qu'il craignait que ça soit le cas de son côté à elle aussi. Mais avec honnêteté, il appréhendait sans doute encore plus l'idée qu'elle ne veuille pas de lui, qu'il se soit trompé - mais justement, il ne pensait pas se tromper et il ne pouvait s'empêcher de se réjouir de cette quasi-certitude. Quand bien ressortait immédiatement sa raison, qui lui matraquait à l'envie que c'était foireux et qu'il allait se créer des problèmes, et en créer à la jeune femme aussi.

Pour autant, en venant frapper chez lui cet après-midi là, Deborah le forçait à assumer la situation. Même s'il eût un instant d'hésitation, Richard ne put s'empêcher de sourire. C'était une intervention brutale et sauvage, mais elle était aussi inévitable. D'une certaine manière, c'était à l'image de l'escrimeuse et c'était ce qui faisait sourire Richard. Parce qu'au final, il appréciait ce côté là de Deborah - en particulier qu'elle soit inévitable. Elle avait raison sur un point, éviter la conversation (à moins de partir définitivement loin, très loin d'ici) n'était pas une solution.

C'est donc finalement avec fermeté qu'il ouvrit la porte. Un instant, l'auteur ne sut pas quoi dire, parce qu'il était juste content de la revoir. Conscient que l'instant de grace n'allait pas durer et qu'un sourire béat était plutôt inapproprié, il finit par lancer : « Entre, allez.»

On ne touche pas aux élèves, aux anciens élèves, et globalement aux gens qui auraient l'âge de l'avoir été, même majeurs. La règle d'or des profs. Que Richard enfreignait allègrement. Comment est-ce qu'il avait pu sortir de ce rôle ? Il n'avait pas de réponse et savait juste que la situation était intenable. Il la jaugea d'un œil inquiet : « Tu m'en veux, pas vrai ? » Il se donnait à peine quelques minutes avant que la conversation ne devienne carrément explosive. Il lui offrit un sourire un peu gêné : « Je suppose que tu as quelques raisons pour, après tout...je suis navré, vraiment. Je comptais t'appeler, vraiment, m'excuser, mais j'ai...» Autant assumer jusqu'au bout, puisqu'ils en étaient là. «... paniqué. Je crois. Je reconnais que c'est pas brillant, mais c'est ce qui s'est passé.»

Maintenant que Deborah était là, ça semblait à Richard beaucoup plus facile de parler. En fait, il lui semblait même difficile de s'arrêter, parce qu'il lui semblait que s'il interrompait ce flot de paroles il n'arriverait plus à prononcer quoique ce soit de cohérent. « Écoute. Je suis désolé. Vraiment. Ce n'est pas ce que je voulais. Ce n'est pas ce que je voudrais maintenant. » Parce oui, il y avait une sacrée différence entre ce qu'il voulait lui, et ce qu'il pouvait faire, et enfin ce qu'il avait le droit de faire. « Mais la liste de pourquoi ça va être compliqué est tellement longue que je saurais pas si je dois la commencer par ordre alphabétique ou chronologique...Même si je ne sais pas ce que tu veux toi non plus. » Il disait compliqué mais pas impossible. L'espoir était une donnée difficile à repousser. Sinon pourquoi demander ce qu'elle voulait elle ?

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PARADOXE
I'm everything I hate, everything I dispise, I'm a collection of paradoxes, a collection of flaws, misfortunes, disappointments, things I'm not aware of, I'm everything you don't want and I'm certainly everything you don't need.


Dernière édition par Richard Lyon le Mer 18 Avr - 23:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: All the glamour, and the trauma and the fucking melodrama (Richard) Mer 18 Avr - 7:09

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Deborah n'a pas à attendre longtemps avant d'entendre la porte d'entrée s'ouvrir et de voir apparaître son ancien professeur. Tomber face à lui après ces quelques semaines de silence radio lui procure des sensations étranges dans tout le corps et notamment elle sent ses poils se dresser, sa gorge s'assécher et son coeur s'accélérer. Ils se regardent quelques secondes sans un mot, puis elle entre quand Richard l'y autorise. Même si son corps réagit d'une façon qui la laisse perplexe, la jeune femme reste fidèle à elle-même et elle n'adresse pas le moindre sourire à son interlocuteur. Elle n'est pas venue ici pour une discussion de courtoisie, loin de là, elle est venue pour avoir des explications, pour comprendre ce qu'il s'est passé. Elle n'aime pas être aussi démunie, sans avoir le contrôle de la situation. Elle n'aime pas ne plus être maître de ses émotions et elle voudrait y voir plus clair. La question de Richard semble rhétorique, mais la brune ne se gêne pas pour y répondre et surtout pour lâcher ce qu'elle a sur le coeur depuis un mois maintenant. Les excuses de Richard ? Elle les balaie d'un revers de la main, les dents serrées. « Bien sûr que je t'en veux ! Qui embrasse quelqu'un pour ne plus donner de nouvelles pendant un mois entier ?! Qui fait ça, hein ?! » Et maintenant qu'elle est en face de lui, elle se demande combien de temps elle aurait dû encore attendre avant qu'il ne daigne lui adresser la parole. « Ce n'est plus être paniqué après autant de temps. C'est être lâche. Tu as été lâche. » Dit-elle avec colère même si elle se maintient pour ne pas augmenter son volume sonore. Cependant elle ne se rend compte que trop tard de la portée de ses mots et maintenant qu'ils sont dits, il est trop tard pour se reprendre. Si un jour elle s'était imaginé traiter son ancien professeur de lâche, elle n'y aurait jamais cru. « Et tu es désolé de quoi au juste ? De m'avoir ghosté ou de m'avoir embrassé ? » Sa voix ne tremble pas, mais au fond d'elle, Deborah n'en mène pas large et elle sent sa détermination flancher maintenant qu'elle est en présence de l'écrivain.

Elle se mord la lèvre et l'écoute attentivement, perdue dans la nouvelle réflexion qu'il l'oblige à avoir. Ce qu'elle veut… Que veut-elle réellement ? Elle passe une main dans ses cheveux pour les mettre en arrière et elle pense à tout ça. C'est bien la première fois qu'on se préoccupe de ce qu'elle veut et elle doit avouer que c'est étrange d'avoir enfin son mot à dire sur la question. Toutefois, elle ne sait pas répondre de but en blanc et elle se retrouve à balbutier quelques mots. « Ce… Que je veux ? » Elle se perd dans le regard de Richard et se demande un instant si ses yeux sont verts ou bien noisettes, puis elle se ressaisit, forcée de briser ce contact visuel pour y parvenir. Elle fait les cent pas dans la pièce, soupire lourdement.  « Je veux qu'on arrête de me prendre pour une idiote. Quoi que tu puisses penser, je peux l'encaisser. Je veux que tu sois honnête avec moi et pas que tu m'ignores. » Car pour quelqu'un qui manie les mots pour gagner sa vie, il semble bien déstabilisé quand il est en face de l'escrimeuse. Elle s'arrête dans son élan, reprend sa place en face de Richie et hausse les épaules. Elle en est presque à s'avouer vaincue.  « Je ne sais pas ce que je veux… » Ajoute-elle à voix basse en replongeant ses yeux bleus dans ceux de l'écrivain. Verts. Ses yeux sont verts. Définitivement. Pour la deuxième fois depuis qu'elle est entrée dans cette maison, elle sent son coeur s'accélérer et elle comprend ce qu'elle veut vraiment. Ainsi, elle achève sa phrase qui était restée jusque là en suspens. « Sauf peut-être… Ça. » Elle se met sur la pointe des pieds et s'empare des lèvres de Richard tout en passant les bras autour de son cou. Voilà quatre semaines qu'elle avait terriblement envie de retrouver cette sensation, ce feu dans l'estomac et assurément, elle n'est pas déçue.

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ARRIVÉE À TENBY : 11/02/2018


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MessageSujet: Re: All the glamour, and the trauma and the fucking melodrama (Richard) Jeu 19 Avr - 1:22


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Oh, I'm on fire

La colère de la jeune femme tira à Richard une grimace. Ce que Deborah disait était légitime, mais son ego en prenait quand même un coup et ce n'était pas pour ça que c'était plaisant à entendre. Elle ne mâchait pas ses mots, et il n'y avait donc pas moyen pour lui d'éviter le constat qu'effectivement il s'était comporté comme un abruti.

Ouch. Touché. Ses pensées pouvaient se résumer à ça. Ça lui aurait presque tiré un sourire, parce même si c'était dur, Deborah ne manquait certainement pas de répartie, ce qui bien sûr ne pouvait que lui plaire. Il se décida à maintenir un ton calme : vu la situation, il aurait été malvenu de trop protester ou de trop la ramener. « Je suppose que je m'excuse pour un peu des deux. Plutôt pour  avoir disparu. » Même si ça l'emmerdait un peu de le reconnaître aussi explicitement, il n'arriverait pas à regretter de l'avoir embrassée. C'était probablement pour ça que toute cette histoire était si problématique. « Je sais que je me suis comporté comme un connard. Pour ce que ça vaut, te blesser c'est vraiment la dernière chose que je voulais. Du coup c'est surtout pour ça que je suis désolé. »

Mais il n'avait jamais été doué avec les filles, Ritchie. Alors évidemment, après trois ans passé tout seul et treize ans de mariage soldés par le décès de sa femme, gérer une attirance flagrante pour une ancienne élève qui aurait eu l'âge d'etre sa fille ou presque, ça ne pouvait pas donner quelque chose de cohérent.

C'était une bonne question, qu'il lui posait, d'ailleurs. Qu'est-ce qu'ils voulaient vraiment, tous les deux ? La question parut perturber l'escrimeuse. Une source d'inquiétude pour Richard. Est-ce que c'était parce qu'il ne lui était pas indifférent ? Qu'il avait une chance ? Et s'il se prenait à espérer, qu'est-ce qu'il voulait lui ? Au fond, il savait déjà, et c'était précisément pour ça que c'était compliqué à gérer pour l'écrivain.

Il voulait essayer. Au fond, il voulait conserver cette proximité qui s'était créée entre eux, la creuser, même. Mais ça faisait partie de ce qu'il ne pouvait pas faire. Il fallait qu'il dise non, qu'il soit raisonnable. Il y avait des choses qui feraient du mal à Deborah dans toutes ces réflexions, et même s'il faudrait qu'il lui en parle d'ici peu, il les enterra au fond de lui-même de façon provisoire et les laissa lui faire du mal à lui. L'auteur croyait volontiers la brune dure à la douleur, mais il y avait une différence entre être honnête et briser volontairement le cœur de quelqu'un. Ce n'était pas lui qui allait romancer ou glorifier le fait d'avoir le cœur brisé : pour lui ça avait été un genre de mort et il avait été forcé de continuer à vivre.

Le baiser le prit par surprise, mais, comme il était aussi la confirmation que ses sentiments étaient partagés, Richard se laissa aller à y répondre - incapable de résister, incapable de formuler une pensée cohérente, tant l'instant était électrisant et relevait du bonheur pur.

Évidemment, ça ne pouvait pas durer. Évidemment, il fallait qu'il soit raisonnable. Cette blague, alors qu'elle était si proche. « Je crois que ça répond bien à ma question...» Il se permit un sourire. « Cela dit, ça ne rend pas les choses plus faciles. Je dirais même que c'est le contraire.» Richard soupira. « Si tu veux que je sois honnête, je dirais que je veux rester avec toi. Vraiment. Et si on était tous les deux les seuls à décider, je crois que c'est ce qui se passerait. Et je crois...je crois que c'est ça qui me fait peur, et que je sais plus où j'en suis. Parce que c'est pas possible, ça, Deborah... »

Ça faisait longtemps qu'il ne l'avait pas appelée  par son prénom, et Richard se demanda quand est-ce que ce dernier avait pris cette signification, cette saveur particulière. Il était sacrément atteint - ou accro, c'était selon - dans ce cas. « C'est...en tant qu'ancien prof... même pas envisageable. Sans parler du fait que ton père va sans doute vouloir me buter, déjà qu'il ne m'aime pas beaucoup. Et si c'était tout, mais...enfin, t'as déjà lu ce que les tabloïds ont dit sur moi ? Ils m'ont massacré, littéralement. J'ai les épaules larges, je suis habitué, maintenant, mais ils te foutront pas la paix non plus, et ça je refuse que ça arrive. »

Est-ce qu'il y croyait lui-même ? Pas sûr, mais c'était ce qu'il devait dire. Maintenant c'était lui qui tournait comme un lion en cage, faisant les cent pas dans la pièce, et son stress devait être palpable, parce qu'elle avait beau dire qu'elle préférait qu'il soit honnête et qu'elle pouvait encaisser, l'auteur ne voulait pas qu'elle lui en veuille définitivement - et en fait, une grosse part de lui espérait ne pas convaincre Deborah.

Richard s'arrêta finalement de marcher, revenant au niveau de Deborah. « Et sans même parler de ça... est-ce que tu sais seulement quel âge j'ai, par rapport à toi ? » Bon, certes, c'était sur sa page wikipédia - enfin il le supposait. Mais il restait toujours la possibilité que cette révélation créé un déclic chez la jeune femme, dans le cas où elle n'aurait pas réalisé, ou pas totalement, que Richard aurait pu être son père.

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MessageSujet: Re: All the glamour, and the trauma and the fucking melodrama (Richard) Ven 20 Avr - 6:38

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Elle s'attend à tout, sauf à ça : quand elle lui offre une porte de sortie, Deborah pense sincèrement que Richard va lui dire qu'il regrette le baiser qu'il lui a donné quelques semaines plus tôt. Il n'en est rien. Plutôt pour avoir disparu. Les mots résonnent dans sa tête et elle se rend compte qu'elle avait terriblement envie de les entendre. Elle voulait qu'il n'ait aucun regret parce qu'elle se disait que ça rendrait les choses plus faciles. Malheureusement, rien n'est facile et même si elle l'embrasse en ayant un peu plus la certitude que c'est ce dont il a envie lui aussi, Richard finit par se reculer et par la faire redescendre sur terre. Elle a besoin de quelques secondes pour se remettre de sa bouche sur la sienne. Elle est soulagée qu'il ne l'ait pas repoussée, qu'au contraire, il ait prit part à ce baiser. Hélas, c'est trop beau pour durer et déjà il semble si loin, si inaccessible. Elle le voit esquisser un sourire et elle ne s'en offusque pas le moins du monde, au contraire, elle le trouve encore plus attirant avec ce sourire sur le visage. Son palpitant retrouve petit à petit un rythme normal, ou presque… Parce qu'il y a encore des paroles de l'écrivain ici et là qui emballent Deborah. Des paroles telles que je veux rester avec toi.

Ainsi, elle a l'assurance à présent qu'elle ne s'est pas trompée, que ce qu'elle a commencé à ressentir pour lui lors des cours d'escrime était bel et bien réel, bel et bien partagé. Elle regrette toutes les hypothèses que Ritchie fait à voix haute, mais elle doit se rendre à l'évidence. Il a raison. C'est compliqué. C'est un beau bordel qu'ils sont en train de faire et pour une fois, elle a le contrôle de s'arrêter à temps. Une preuve de maturité serait donc qu'elle batte en retraite, qu'elle rentre chez elle maintenant qu'elle a eu ses explications et surtout qu'elle sait les raisons pour lesquelles rien n'est possible, pourquoi ils ne doivent pas aller plus loin. Elle sent sa gorge se nouer sous le coup de l'émotion et elle s'appuie contre le mur. Pendant un instant, elle a besoin de regarder ailleurs, alors elle se concentre sur quelques livres qui traînent à sa gauche. « Le pire c'est que je sais que tu as raison… Peut-être que je n'aurais pas dû venir en fait. Mais je crois que je voulais juste savoir pourquoi tu m'as embrassée. Je crois que je voulais savoir si j'avais halluciné ce qu'il se passait pendant les entraînements ou si c'était réel. » Elle relève enfin les yeux vers son ancien professeur. « Tu te préoccupes de moi, mais en fait, c'est toi qui aurais le plus d'ennuis. » D'une part, son père voudrait probablement sa peau et en tant que policier, il a accès à des armes. Pour sûr, un tel scénario sonne insoutenable à ses oreilles. Et puis, il y a le lycée. Qu'est-ce que le proviseur dirait si ça finissait par s'ébruiter ? Qu'est-ce que la ville entière dirait ? Elle secoue la tête au fil de ses pensées, peu rassurée par ce qui s'impose à son esprit et elle se mord la lèvre. « Et… Je n'ai pas envie que ça t'arrive. » Non, elle ne veut pas qu'il devienne une paria par sa faute. Elle ne veut pas être responsable de tout ce qui pourrait arriver, alors pour ça, elle doit faire marche arrière et oublier ce qu'il s'est passé. Elle doit oublier le baiser qu'il lui a donné il y a un mois et elle doit oublier le baiser qu'elle lui a donné quelques minutes plus tôt.
Si seulement c'était aussi facile. « Non… Je ne sais pas quel âge tu as… Appelle ça du déni si tu veux. Ou peut-être que je m'en fiche, parce que mon ex avait mon âge et ça ne l'a pas empêché de merder. » Elle hausse les épaules. « Faut croire que je craque toujours pour ceux qui ne sont pas faits pour moi. » Et la liste commence à devenir longue. A commencer par Leslie, puis Daniel et enfin Timothy. Elle pensait avoir trouvé une perle avec Tim… Un garçon à peine plus âgé qu'elle, qui voulait réellement s'engager dans une relation, mais qui a fini par la tromper.
Elle soupire, incapable de penser correctement avec tout ce qui se passe dans son esprit. « Je suppose que tu veux que je m'en aille, maintenant. » 

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MessageSujet: Re: All the glamour, and the trauma and the fucking melodrama (Richard) Sam 21 Avr - 22:08


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Oh, I'm on fire

Ça lui faisait presque mal, d’entendre Deborah avouer qu’il avait raison. Non, à la réflexion, même pas presque. L’écrivain était intimement persuadé qu’il faisait une erreur, lui aussi, mais si l’escrimeuse lui avait dit qu’elle s’en fichait, si elle lui avait dit que tous ces obstacles n’étaient pas si grave, aurait-il résisté longtemps ? Sûrement pas.

Alors il détourna les yeux, s’éloignant un peu d’elle, tentant au moins d’expliquer ce qui s’était passé. « Ce n'était pas quelque chose de planifié...enfin je suppose que ce genre de choses ne se planifie pas, de toute façon. » C'était juste... arrivé ? Oui, sans doute. Bon, Richard ne s'en plaignait qu'en partie, en réalité. Parce qu'au début, c'était tellement surprenant qu'il ne savait pas quoi faire, parce qu'il ne voyait que les obstacles. Oh, il ne savait pas plus quoi faire maintenant - ou plutôt si. Il savait, mais comment choisir entre ce qu'il voulait et ce qu'il devait faire, dire ? « Pour ce que ça vaut...il y a eu ces entrainements, et à un moment, je ne sais pas, parce que j'étais avec toi, je crois que je me suis senti heureux pour la première fois depuis longtemps, et à partir de là, c'était plié. »  Il n’avait pas envie de parler de Kristin, pas envie de lui parler du deuil, de la mort, ça lui semblait tellement inapproprié et surtout c’était derrière lui, justement parce que pour la première fois, il pensait à quelqu’un d’autre qu’à Kristin, et que c’était à elle, Deborah, qu’il pensait. Il espérait qu’elle comprendrait, n’en était pas sûr, alors Richard préféra ne pas trop en dire. « Peu importe ce qui se passe maintenant, je dois au moins te remercier pour ça, je suppose. » C’était sincère. Richard ne voulait pas passer pour un de ces vieux pervers qui sortaient avec des gamines pour faire plus jeunes ; ce n’était pas ça, pas une question d’ego, ou quelque chose du genre. Mais il savait que les gens ne comprendraient pas, et évidemment, il y avait de bonnes raisons pour...

Même s’il avait fini par relever la tête, la distance entre eux s’était inexorablement étendue, pour le moment. Quand elle releva les yeux vers lui, il hocha gentiment la tête : « Tu t’inquiètes trop pour moi, et pas assez pour toi, alors que t’aurais amplement le droit d’être égoïste. Je suis habitué à ça, plus ou moins, alors je sais le gérer. » Le sourire qu’il avait tremblait un peu, parce qu’il sentait sa détermination fortement vaciller. Parce qu’il aurait voulu que ça soit possible, et qu’il avait beau faire, ça ne l’était pas. Richard savait effectivement gérer les racontars et les commentaires – seul son emploi au lycée lui paraissait vraiment menacé – mais parce que la célébrité l’avait forcé à apprendre, et l’expérience aussi. Deborah n’était pas (pas encore, du moins, si on prenait en compte son talent pour l’escrime) célèbre, et quant à l’expérience, vu son âge, ce n’était pas insultant de dire qu’elle n’en avait que peu.

« Je crois que je serais assez mal placé pour te juger concernant le déni. »
Il était assez enclin à se moquer de lui si ça pouvait aider, si ça pouvait faire en sorte que Deborah souffre moins, parce qu’à ce moment-là, elle lui paraissait vraiment malheureuse, alors qu’elle évoquait son parcours amoureux. Il fronça les sourcils, reprit gentiment : « Hey, championne, faut pas que tu penses comme ça... allez, viens, viens là. » C’était dur de la voir comme ça, malheureuse, alors il l’attira doucement contre lui, la serrant dans ses bras dans un geste affectueux, oubliant au passage pourquoi, au départ, il parlait de son âge. « Ça n’est pas une fatalité, d’accord ? » Il eut un léger sourire, pensif, et l’embrassa sur le front, avant de la libérer de son étreinte. « J’ai trente-huit ans, pour te répondre. Trente-neuf en mai. Mais si j’avais encore ton âge, jamais je laisserais passer ma chance avec une fille comme toi. » En réfléchissant à ce qu’il disait, Richard se mit à rire de bon cœur : « Cela dit, le moi d’il y a vingt ans n’aurait eu aucune chance, vu le cliché de l’étudiant en lettre que j’étais. » Un grand dadais obsédé par les livres et vraiment nul – encore plus que maintenant – avec les filles.

Est-ce qu’il voulait qu’elle parte ? Non. Est-ce que c’était mieux ? Sans doute, toujours dans une logique raisonnable. Ritchie soupira, essayant de formuler une pensée claire. « Je suppose que c’est ce je devrais vouloir, oui. » Mais il avait beau essayer de se forcer à être lucide, c’était peine perdue. « Mais...j’y arrive pas. Je suis pas très doué pour être raisonnable, faut croire. » De nouveau, ils étaient proches. Il leva une main, hésitant, caressant doucement sa joue. « Reste, si tu veux. On trouvera une solution pour après. Je sais pas comment, mais on trouvera. » Et en disant ça, il fit la seule chose qu’il avait envie de faire : il l'enlaça et l’embrassa de nouveau.

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MessageSujet: Re: All the glamour, and the trauma and the fucking melodrama (Richard) Lun 30 Avr - 23:00

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Cette rencontre avec Richard devait avoir lieu, Deborah le savait et c'est pour cette raison qu'elle l'a initiée. Ça, et le fait qu'elle avait terriblement envie de le voir. Là voilà gâtée, à présent. Elle a pu goûter à nouveau aux lèvres de l'écrivain et même s'il semblerait qu'ils n'aient aucun avenir ensemble, elle se dit qu'elle en aura profité au maximum. Les mots qu'elle entend par la suite lui réchauffent le coeur et elle ressent quelque chose qu'elle n'a probablement jamais ressenti auparavant - ou alors depuis très longtemps. Grâce à elle… Il s'est senti heureux. La complaisance qu'elle ressent ne devrait pas être autorisée tant ça la déstabilise. Gênée, elle se sent obligée d'ajouter. « T'as pas à me remercier… » Elle se mord l'intérieur de la joue, le regard fuyant. Elle aussi elle a aimé le temps qu'ils ont passé ensemble et elle aussi elle s'est sentie heureuse en compagnie de Richard. Toutefois, elle a l'impression que le bonheur de Richard est quelque chose de bien plus précieux que le sien, parce qu'elle sait ce qu'il a vécu (ou du moins, une partie) et par conséquent, elle a vraiment la sensation d'être importante pour lui. Elle est troublée, vraiment troublée et elle va avoir encore plus de mal à se détacher de ses sentiments naissants, de ses envies nouvelles… « J'avais… Vraiment envie d'être avec toi. » Dit-elle avec franchise. Oui, il n'a pas à la remercier car Deobrah avant envie de partager ces week-ends avec lui. Elle aurait même apprécié une fréquence plus soutenue pour leurs entraînements, mais jamais elle n'aurait osé le lui demander.

Etre égoïste ? C'est une idée tentante et pendant une seconde, elle doit avouer que ça lui traverse l'esprit. La tentation est d'autant plus difficile à résister quand elle pense aux baisers qu'ils ont échangés. Le problème… C'est qu'elle voudrait plus, à présent. Elle n'a pas envie de s'arrêter là et de l'abandonner ici alors elle sous-entend qu'elle est victime d'une malédiction, que ça se termine toujours mal avec les hommes qu'elle choisit et qu'il ne fait pas exception à la règle. Il la serre contre elle et elle ferme les yeux pendant quelques secondes. Elle se retient de ne pas s'accrocher à lui comme elle le voudrait, de ne pas trop se coller contre son torse… Et malheureusement, même la confession de Richard sur son âge ne l'aide pas à se reprendre. « Trente-huit ans… » S'entend-elle répéter tout bas. « Ça pourrait être pire… » Elle se mord la lèvre et hausse les épaules. Au final, elle est simplement heureuse qu'il soit plus jeune que son père, même s'il ne s'agit que de quelques années. « En effet, tu n'aurais jamais eu aucune chance avec moi, mais pas pour la raison que tu penses. » Elle sourit doucement et s'imagine Richard dans le rôle de l'étudiant en lettres en plus trop nerd sur les bords. « Simplement parce que tu aurais été trop juste… Et que c'est le toi de maintenant qui me fait craquer. » Elle a du mal de s'éloigner, mais elle sait qu'il le faut, alors elle attend même que ce soit Richard qui lui dise de s'en aller. Elle le lui propose et il n'a qu'à accepter. Il n'a qu'à dire oui et elle s'en ira à reculons, mais elle s'en ira quand même.

Toutefois, Richard ne répond pas à sa proposition comme elle l'attendait et elle sent son coeur s'accélérer une nouvelle fois. La distance s'est réduite et la main qui caresse sa joue lui procure des sensations exquises dans le bas-ventre qu'elle ne veut plus réprimer. Il se penche pour l'embrasser et Deborah ne répond plus d'elle. Elle l'embrasse à son tour, avec beaucoup plus d'urgence que la dernière fois, se met sur la pointe des pieds, passe les bras autour de son cou jusqu'à ce qu'elle ait besoin de reprendre sa respiration. « Je veux rester, oui. » Au cas où ce n'était pas suffisamment clair. « Et la solution… Je l'ai aussi. » Haletante, elle continue entre quelques baisers. « On ne dit rien à personne. » C'est plus simple, vraiment plus simple et elle reprend là où elle s'était arrêtée, poussant le vice encore plus loin en glissant les mains sous le T-shirt de l'auteur avec l'objectif de le lui retirer.  

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MessageSujet: Re: All the glamour, and the trauma and the fucking melodrama (Richard) Jeu 3 Mai - 0:17


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Pas si convaincant que ça, l'argument de l'âge, apparemment. Même lui ne s'écoutait que moyennement, et il se mit carrément à rire. « Ravi que mon âge vénérable te convienne. » En vérité, ils avaient quasiment vingt ans d'écart, et ça restait problématique quoiqu'ils puissent dire, tous les deux. mais vu la situation actuelle, autant tenter de dédramatiser un peu. D'autant qu'en vérité, ce n'était même pas vraiment une blague. L'âge aurait dû jouer, mais Richard se surprenait tout de même à souhaiter que Deborah passe outre. Parce que ce regard bleu, fulgurant, un peu trop grave pour quelqu'un âgé de dix-neuf ans, mais qu'il venait de voir s'illuminer sous l'effet des idioties qu'il racontait, le faisait totalement chavirer. Et ce que Deborah lui disait n'aidait absolument pas. Il murmura doucement : « Et le moi actuel craque totalement pour toi, championne...»

C'était la pure vérité. Et il voulait que ça marche, vraiment. Le nombre hallucinant de raisons pour lesquelles c'était un mauvais plan ? Ritchie l'oublia en l'espace d'une seconde à partir du moment où il embrassa de nouveau la jeune femme. « On ne dit rien à personne. » Qu'il répéta avec conviction, entre deux baisers. Il était incapable, à ce moment là, de penser rationnellement, d'écouter tous les signaux d'alarmes qui lui disaient qu'il allait plonger dans une sacrée galère. Pour l'instant, il avait vraiment envie de lâcher prise et de profiter du moment présent.  « Tu me rends complètement dingue, Deborah Weston... » Le mot exact aurait peut-être été inconscient, ou irresponsable. Mais en tout cas, c'était vrai.

Ritchie avait l'impression d'avoir le cœur au bord de l'implosion, il l'entendait cogner à tout rompre dans sa poitrine. Une sensation euphorisante le gagna, lorsqu'il sentit les mains de la jeune femme sur sa peau. Il ne tarda pas à finir ce qu'elle avait commencé en retirant son t-shirt, avant de l'aider dans aucune hésitation à retirer le sien. Il l'embrassa de nouveau, descendit ses mains sur ses hanches, pour finalement la soulever de terre. Ne restait plus qu'à monter l'escalier pour gagner la chambre, tout de même plus confortable que le canapé du salon, ce qui fut fait en un clin d'œil. Il la déposa délicatement sur le lit, l'embrassa encore, puis descendit ses lèvres dans le cou de l'escrimeuse, la sentant avec satisfaction se presser contre lui. «... vraiment, vraiment, dingue.» Comme les mots étaient inutiles, il n'en dit pas plus, et ne tarda pas à finir ce qu'il avait commencé. Les derniers vêtements ne tardèrent pas à voler eux aussi.

***

Haletant, ayant besoin d'un moment pour reprendre son souffle et retrouver un usage cohérent de la parole, Richard se laissa tomber sur le lit, avant de prendre avec douceur la jeune femme dans ses bras, l'autorisant ainsi à poser la tête sur son épaule. Il se mit à rire, d'un rire émerveillé, joyeux, avant de tourner la tête pour l'embrasser furtivement. « Bon. Je crois qu'on est totalement irresponsables tous les deux.» Pour le moment, il pouvait se permettre de prendre ce ton amusé. Ils n'avaient pas encore à affronter les jugements et les commérages.

Ça ne résolvait pas la question de ce qu'il fallait qu'ils fassent. Certes, ils pouvaient tout garder pour eux. Un moment songeur, Richard resta silencieux quelques instants, songea qu'il était bien, là, et qu'il était idiot de vouloir briser ce silence agréable. Malgré tout, il décida qu'il le fallait. « Sérieusement, par contre. Je ne sais pas trop ce qu'on fait maintenant. Ni ce qu'on est, même.» Maintenant, il paniquait un peu, il voulait bien l'avouer, de nouveau. Il fallait qu'il soit clair. « Je ne veux pas...je suis pas un de ces pervers qui sortent avec des filles plus jeunes parce que ça flatte leur ego ou qui couchent avec elles parce que c'est un de leurs fantasmes bizarres. Tu es sincèrement la meilleure chose qui me soit arrivé depuis un bout de temps.»

Autant ne rien dire, oui, parce que personne ne comprendrait, mais il avait besoin de l'affirmer pour se rassurer un peu lui même. « Est-ce que tu me laisserais t'inviter, de façon très cliché et très old-school ? » Il voulait faire les choses bien. Comme quoi tous les hommes redevenaient des ados dès qu'on touchait aux choses qui comptaient. « Il paraît qu'il faut que je rattrape deux ou trois leçons d'escrime, aussi, vu que j'ai été un assez mauvais élève...» De nouveau ce rire joyeux. Vraiment, Richard n'avait pas été aussi heureux depuis longtemps. « Tu dois rentrer, au fait ? J'ai aucune idée de l'heure qu'il est... mais tu restes autant que tu veux.»

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MessageSujet: Re: All the glamour, and the trauma and the fucking melodrama (Richard) Sam 5 Mai - 15:11

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Jamais Deborah ne s'était doutée que sa visite chez Richard se terminerait ainsi. Si elle avait pensé que c'était une possibilité, elle serait probablement venue plus tôt. Là, elle s'effondre sur le lit, le souffle coupé et le corps comblé pour finir par regarder le plafond en attendant de récupérer ses esprits et de réaliser ce qu'elle vient de faire, ce qu'ils viennent de faire. Le silence l'oppresse, mais elle n'ose pas parler tant le nombre de questions qu'elle se pose augmente. Elle voudrait demander à Richard s'il va bien, s'il est satisfait, mais clairement, ce genre de discussions sur l'oreiller est proscrit. Et dire que d'habitude, elle n'est pas du genre à s'inquiéter, peut-être parce que sa liste d'amants est très courte et qu'elle n'a jamais autant vibrer qu'aujourd'hui. Alors elle se tait et elle attend qu'il soit le premier à dire quelque chose. Le franc rire qu'il lâche soulage la jeune femme si bien qu'elle se met à rire à l'unisson avec lui. Elle est tellement bien dans ses bras, elle voudrait rester là, encore et encore, sentir sa peau contre la sienne et lui voler quelques baisers ici et là. Oui, il a simplement suffit que l'écrivain l'embrasse à nouveau pour faire disparaître toutes les peurs de Deborah - ou presque toutes. « J'ai toujours été irresponsable. » Dit-elle, amusée tout en relevant sa tête pour pouvoir le regarder. « Quoique... Ok. C'est peut-être un record là. » Elle se mord la lèvre et s'esclaffe en réalisant qu'en effet, elle n'a jamais été aussi loin avec l'irresponsabilité. Alors oui, elle n'a peut-être jamais été aussi irresponsable, mais pour le moment, elle s'en contrefout et elle se dit même que ça en vaut la peine, vraiment.

Cela dit, ils ne peuvent pas rester sur leur nuage indéfiniment et c'est Richard qui endosse ce nouveau rôle, celui qui consiste à clarifier les choses étant donné qu'ils en ont terriblement besoin. Mais... Que sont-ils ? Que font-ils ? Ces questions faisaient partie de celles que la jeune femme se posait un peu plus tôt et elle sent son estomac se nouer maintenant qu'elle doit les aborder à voix haute. Est-ce que le triste moment par lequel elle est passée avec Leslie et Daniel est enfin arrivé ? Ce moment où on sous-entend qu'on l'aime bien, mais pas suffisamment. Jamais suffisamment. Sa gorge s'assèche « Euh... » Par chance, elle n'a pas le temps de dire quoi que ce soit que Richard reprend avec des mots qui illuminent les yeux bleus de la Weston. Elle avait perdu toute sa confiance en elle tellement elle se sentait vulnérable, nue et contre lui, mais petit à petit, il la lui rend et elle ne pourrait pas se sentir mieux. C'est le premier qui y arrive. « Pas une seule seconde j'ai pensé ça de toi. » Machinalement, elle lui caresse le bras puis le torse. « Je ne croyais pas que j'arriverais à me remettre de la trahison de mon ex et pourtant, je crois que je n'ai jamais été aussi bien avec quelqu'un qu'avec toi. » Etre aussi bien aussi vite... Elle a presque l'impression d'être une criminelle et elle se dit que ce n'est pas possible d'avoir autant de chance, car à chaque fois qu'il dit quelque chose, Richard touche Deborah comme personne. « Quant à ce qu'on fait à présent ou ce qu'on est... Je n'en sais pas plus que toi. On peut être ce que tu veux. Mais, comme je t'ai dit... Je ne veux pas te causer d'ennuis, alors quoi que tu préfères, je comprendrai. » Elle cherche à être le plus mature possible, mais elle est aussi sincère. Elle veut bien s'adapter à ce que Richard lui propose parce qu'elle se rend compte qu'elle n'a pas envie de le perdre.

Et maintenant, en plus de la faire se sentir bien, il la surprend avec une proposition à laquelle elle ne s'attendait pas et elle se sent rougir. « M'inviter ? Tu... Tu veux vraiment m'inviter ? » Les lèvres pincées, elle a du mal à jauger l'auteur. Elle n'a jamais été invitée et maintenant elle perd presque l'usage de la parole tellement c'était inattendu. « Mais... Uhm... Oui, bien sûr. » Elle n'ose même pas imaginer la couleur de ses joues, mais elle s'en moque pas mal. Elle a l'impression qu'elle peut être elle-même avec Richard et qu'il ne la jugera pas. « Faut croire que c'est chacun notre tour. Mais oui, tu as quelques leçons de retard. » Elle s'esclaffe. « Cela dit, je risque d'être un peu moins dispo. J'ai un championnat en juin alors mon maître d'armes ne me lâche plus. » C'est peut-être agaçant, en un sens, mais pour sûr, ça lui assure une victoire fracassante. Ca ennuie Deborah de se dire qu'elle aura moins de temps à consacrer à Richard, mais elle ne peut pas faire autrement, pas quand c'est son rêve qui se réalise petit à petit. A la dernière question de Richard, elle se redresse pour tenter d'apercevoir la luminosité à l'extérieur. Clairement, elle est là depuis trop longtemps et elle doit rentrer chez elle... Cela va s'en dire que c'est à contrecœur qu'elle en vient à cette conclusion. « Je crois que je dois y aller... » Commence-t-elle en sentant la tristesse l'envahir. « Mais je n'ai pas envie. J'ai trop peur que tout ça ne soit qu'un rêve. » Parce que c'est trop beau pour être vrai, parce que pour le moment, tout semble si facile et tout se compliquera avant même qu'ils ne s'en rendent compte. Sur ces dernières paroles, elle roule légèrement pour se mettre sur lui et l'embrasser avec passion une dernière fois.

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MessageSujet: Re: All the glamour, and the trauma and the fucking melodrama (Richard) Lun 14 Mai - 0:33


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Il était vraiment bien, et il n'arrivait pas à se défaire du sentiment d'euphorie qui l'avait gagné, pas plus que de l'engourdissement agréable qu'il ressentait à présent. Les interrogations surgirent progressivement, franchissant avec une certaine violence la plénitude qu'il ressentait. Richard n'était plus vraiment un jeune premier, et ça faisait trois ans qu'il n'avait rien fait avec une femme - à l'exception de cette escort payée par Cyrus et qui avait plutôt joué un rôle de psy.

Bref, de quoi s'interroger : si lui était parfaitement comblé,  il était possible qu'il ait été décevant pour Deborah. Au vu de la réaction de celle-ci, Richard fut un peu rassuré, mais verbaliser ces questions n'était pas faisable. L'écrivain se contenta donc de serrer un peu plus fort l'escrimeuse contre lui. L'étincelle rieuse dans le regard de Deborah le faisait chavirer. Il lui vola un nouveau baiser, avant de l'embrasser dans le cou, avouant avec un rire : « J'aime bien quand tu es irresponsable avec moi, cela dit. » Manière légère de faire passer un message un peu plus sérieux.

Et sérieux, il fallait bien qu'ils continuent à l'être un moment. Richard aurait adoré laisser ce moment de calme se prolonger, mais certaines questions se devaient d'être réglées.

Dessinant  distraitement les courbes de la jeune femme d'une caresse légère, Richard remarqua pensivement : « J'ai un peu peur que tu sois la seule à le penser, championne...mais merci. C'est bien d'avoir une alliée dans toute cette histoire. » Il enfouit un instant son visage dans le cou de l'escrimeuse, ce qui eut pour effet de l'apaiser un peu, comme les paroles qu'elle venait de prononcer. Il chercha une réponse qui pourrait convenir. Est-ce qu'il pouvait dire, comme Deborah, qu'il ne s'était jamais senti aussi bien avec quelqu'un ? Il y avait eu Kristin, mais Kristin était morte. La réponse juste était sans doute ce qu'il avait dit sans y penser : qu'il ne s'était pas senti aussi heureux depuis longtemps. « Je suis désolé qu'il t'ait fait du mal. Tu mérites mieux que ça. » Avec un brin d'autodérision, l'écrivain ajouta : « Je ne sais absolument pas si je suis ce mieux là, moi, mais je suis certain de ça. Que tu le mérites. »

Quant à ce qu'ils étaient...Richard devina une hésitation dans ce que lui disait Deborah : elle semblait être aussi perdue que lui à cet égard. « Je te l'ai dit, non ? » Il décida de jouer la carte de la franchise, tant pis si c'était dit d'un ton un peu maladroit. « Je veux rester avec toi. Et hum, si c'était ce que tu voulais aussi...» Il se trouvait ridicule, à hésiter ainsi, à afficher ce sourire timide : «...on pourrait voir où ça nous mène ? Qu'est-ce que t'en dis ? » Vraiment, le professeur avait l'impression d'être un gamin demandant à une fille si elle voulait bien être sa petite amie.

L'instant d'après, l'impression disparut. « Bah...oui ? Enfin, remarque, c'est vrai qu'on fait un peu tout dans le désordre... mais oui. Je veux vraiment t'inviter.  » Richard venait de réaliser qu'il était peut être le premier à lancer cette proposition à Deborah, et il lui adressa un sourire quand elle accepta, semblant à peine y croire. « Relax, championne. C'est sensé être fun, comme proposition. Tout ira bien. »  Pour le moment, en tout cas, tout allait bien. « Hmf. Je crois que je suis un peu jaloux de ton coach. Mais si ça te permet de gagner ton championnat, c'est chouette. Et puis je suppose que je pourrais venir te voir t'entrainer à  l'occasion.»

Combien de temps étaient-ils restés ensemble ? Trop longtemps à en juger par l'état du ciel qui s'assombrissait, pas assez selon Richard. Ni selon Deborah, apparemment. Il l'embrassa encore une fois en y mettant autant de passion qu'elle, et répondit avec amusement : « Je le trouve plutôt réel, moi, ton rêve. Mais je propose qu'on vérifie en se revoyant. Pour être sûrs. » Il jeta un œil autour de lui : la chambre ne ressemblait plus à grand chose et l'escalier devait être dans le même état. « Par contre, pour tes vêtements...je crois qu'il faudra voir en bas. Si Fidèle ne les a pas piqué...»

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MessageSujet: Re: All the glamour, and the trauma and the fucking melodrama (Richard) Lun 14 Mai - 22:15

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Something 'bout you makes me feel like a dangerous woman


À quoi bon penser aux conséquences ? À quoi bon vouloir s'attarder à  faire la liste du pour et du contre alors que tout est relatif ? Deborah se sent tellement bien dans les bras de Richard qu'elle est incapable de regretter leur irresponsabilité. Il lui offre ce sentiment de bien-être que beaucoup de personnes mettent très longtemps à trouver. Ils ont beau le chercher encore et encore, il leur échappe. C'est un sentiment éphémère : il finira forcément par mourir, mais en attendant, elle est comblée et elle en profite autant qu'elle peut. Et si Ritchie était la lumière au bout du tunnel ? Elle ne sait pas si les autres pourront le comprendre, mais elle est prête à s'investir, à voir où cette relation peut les mener.
Est-ce qu'il est ce "mieux" qu'elle mérite sois-disant ? Elle ne peut pas le savoir, pas encore, pas alors qu'elle était certaine de l'avoir déjà trouvé avec Timothy. « Les dés sont jetés. » Ils n'ont plus qu'à voir ce qu'il advient d'eux… Toutefois, ce qui est sûr, c'est que la Weston se sent très bien en compagnie de l'écrivain et qu'il a été le premier à lui faire renoncer à toutes ses peurs aussi vite. « En tout cas… Merci de dire ça. » Oui, elle est touchée qu'il puisse penser qu'elle mérite mieux que ce qu'elle a déjà eu. « Et d'ailleurs, je m'excuse pour tout à l'heure... Quand j'ai dit que tu étais lâche. J'étais juste… Blessée, je crois. Je n'aurais pas dû dire ça. »

Ce qui touche encore plus la jeune femme ? Quand Richard confirme qu'il veut réellement rester avec elle, qu'il veut voir où ça les mène… Le sourire qui se dessine sur les lèvres de la brune traduit sa joie et son soulagement. Oui, c'est ce qu'elle veut elle aussi, même si plus que tout, elle ne veut pas que le trentenaire ait des ennuis à cause d'elle. Elle hoche la tête. « J'en dis que… Bien sûr, oui. C'est ce que je veux aussi. » Au diable tous les obstacles qui peuvent se présenter. Pour le moment, elle a le sentiment qu'elle pourra les affronter la tête haute.
Quelques secondes plus tard, elle est surprise par une proposition à laquelle elle ne s'attendait pas. « Je sais que c'est censé être fun. Et je suis sûre que ça le sera, c'est juste que… On ne m'avait jamais invitée. » A présent, les jeunes ne s'embêtent plus avec les rendez-vous, ils se donnent juste un point de rencontre pour directement passer à l'action sans perdre de temps et sans avoir à perdre d'argent dans un quelconque restaurant. « Tu n'as pas à être jaloux… Et ne te gêne surtout pas pour passer… Tu ne le sais peut-être pas, mais tu m'as manqué ces dernières semaines... Vraiment. » Elle s'était habituée à le voir toutes les semaines alors forcément, cette absence prolongée a été ressentie comme un vide désarmant.

Ils échangent des baisers et l'escrimeuse a bien du mal de se décoller de celui qu'elle peut à présent considérer comme son petit-ami. Elle ne veut pas quitter ses draps… Mais elle le doit pour ne pas commencer à éveiller des soupçons aussi rapidement. « Je suis d'accord... Je ne veux plus passer un mois entier sans te voir. » Dit-elle doucement, en passant une main sur la joue de Ritchie. « Même si c'est juste pour promener les chiens. J'ai envie d'être avec toi. » C'est bien la première fois qu'elle est aussi franche et aussi honnête avec un homme et elle se dit que c'est peut-être dû à cet effet que Richard a sur elle : il lui donne confiance en elle… Et elle aime ce sentiment.
Elle l'embrasse encore et elle prend son courage à deux mains pour s'en écarter et récupérer ses vêtements éparpiller un peu partout. Si elle ne le fait pas maintenant, elle risque de vouloir rester contre lui et de ne pas rentrer chez elle - ce qui serait une très mauvaise idée. Le chien n'a pas fait de catastrophe avec ses vêtements et elle se rhabille rapidement quand elle sent la pudeur pointer le bout de son nez. Elle retrouve Richard peu de temps après avoir quitté son lit. « On s'écrit. D'accord ? » Et sur ces paroles, la jeune femme adresse un nouveau sourire à son amant et elle le quitte à contrecoeur.  

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On s'est rencontrés, j'étais plutôt fragile, les étoiles s'enlisaient dans la forme de nos yeux. J'étais bien usée, de mensonges fabuleux et tu m'as enlevé des profondeurs, des creux.


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All the glamour, and the trauma and the fucking melodrama (Richard)

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