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And you could be my remedy (Keelin)

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Boston
TES DOUBLES : Fiona, Eléa, Gwen, Lexia & Dylana
TON AVATAR : Gal Gadot
TES CRÉDITS : ava - tearsflight, gif signa & profil - maya, code signa - batphanie
TA DISPONIBILITE RP : En cours : Jesse.
RAGOTS PARTAGÉS : 266
POINTS : 555
ARRIVÉE À TENBY : 11/03/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : 30 ans
CÔTÉ COEUR : Mariée, ou plutôt enchainée, à un homme qu'elle aimait autrefois
PROFESSION : Conseillère municipale & professeur au lycée de Tenby
REPUTATION : Ce visage d'ange qu'on a appris à connaître et qu'on écouterait parler pendant des heures. Keelin n'est pas toujours parmi nous mais c'est un plaisir de pouvoir la compter, elle et son mari, dans les habitants de notre belle et jolie ville. Appréciée de tous, on lui sourit dès qu'elle passe près de nous dans la rue, on va directement la saluer lors des événements organisés. Bref, le petit rayon de soleil dont on a tous besoin ... Même si ce rayon est parfois obscurci par une mine qui laisse à penser qu'elle a quelque chose à nous cacher. Espérons que ce ne soit pas trop grave.


MessageSujet: Re: And you could be my remedy (Keelin) Mer 15 Aoû - 22:29

« Oui, c’est vrai qu’il en faut aussi à moto. » Jesse et Keelin parlaient de leur passion respective et de leurs diverses activités. Le journaliste tenait un blog où il commentait les voyages qu’il avait effectué ou les expériences qu’il avait vécues comme par exemple goûter à des plats locaux pas toujours très tentants. Grâce à ses expéditions, il trouvait des partenariats pour ses vêtements et les équipements dont il avait besoin. En somme, la publicité lui payait une partie de ses déplacements ou le dépannaient pour ses affaires. Il vantait les mérites de tel ou tel produit testé en retour. Cependant, Keelin estimait qu’il ne faisait pas de la publicité mensongère non plus s’il n’approuvait pas un équipement. « Un vrai globe-trotter en tout cas ! » La discussion dériva alors sur les prochains événements que Tenby risquait d’accueillir, puisqu’il s’agissait d’une des fonctions de l’enseignante : aider à l’organisation des fêtes dans la région. Plutôt en faveur du mouvement, Keelin exposa les avantages d’une telle parade à Tenby. Toutefois, Jesse ne partageait pas cet avis. Selon lui, le tourisme fonctionnait déjà très bien dans le coin, même trop bien, à tel point que les résidents se plaignaient de l’état des plages et des lieux fréquentés par les touristes. Jesse redoutait qu’une célébration de l’ampleur de la Gay Pride ne vienne ajouter du sel à une situation déjà compliquée. Il compara le présent cas de figure à Amsterdam qui, dans sa volonté d’attirer du monde, avait réussi son but mais elle n’avait pu éviter des débordements. Jesse conclut son avis sur une touche plus personnelle car sa famille avait des croyances assez arrêtées à ce sujet et il ne voulait pas se retrouver au milieu de nouveaux dramas familiaux. Souriante, Keelin répondit à certains points de son argumentation. « L’offre des auberges et hôtels est pourtant encore bien présente. Il reste encore des places malgré la pleine saison et les propriétaires seront ravis de les compléter. De plus, d’autres commerces bénéficieraient de cette parade : les cafés, les restaurants, les secteurs touristiques et culturels. Non, vraiment, je crois en l’aboutissement de ce projet et en ses retombées positives. » Contrairement à des pays comme l’Italie ou l’Espagne où les gens s’éternisaient durant des semaines, ils ne passaient pas un mois à Tenby ou dans les environs. « Les plages sont en effet moins propres lors d’une forte présence de touristes mais les organisateurs de la Gay Pride ont prévu le coup pour que la fête ne soit pas une déchèterie publique. Un service communal aidé de bénévoles passera nettoyer les lieux stratégiques de la célébration juste après l’évènement. Tout est en réflexion et en discussion pour que tout se passe le mieux possible. » Un contingent supplémentaire des forces de l’ordre était aussi prévu pour venir en renfort au service déjà présent et s’assurer de la sécurité de tout le monde. « Je comprends tes craintes, elles sont légitimes. Mais Tenby n’est pas Amsterdam, une ville qui accueille beaucoup d’événements, compte de multiples centres d’art et qui a été le théâtre de nombreuses confrontations pendant la guerre. Elle en garde aujourd’hui des lieux chargés d’histoire… sans parler de leur plus grande tolérance envers la consommation de certains produits, et c’est ce qui attire beaucoup de gens là-bas. Quand la Gay Pride sera terminée, les gens se disperseront et ne reviendront pas avant l’année suivante à Tenby. C’est en tout cas, mon sentiment. » Pour la touche plus personnelle de Jesse, Keelin préféra ne pas réagir. Ses histoires de famille ne regardaient que lui et si certaines personnes étaient intolérantes aux choix de chacun ou ne parvenaient pas à vivre dans leur temps, c’était bien dommage pour elles.

Le journaliste orienta alors la conversation sur les activités professionnelles de la jeune femme. Keelin n’en menait pas large entre ses deux occupations, elle se demandait parfois si elle ne finirait pas par en lâcher une pour se consacrer entièrement à l’autre, histoire de réussir à garder une vie de famille équilibrée aussi. Pour le moment, elle n’abandonnait pas ses fonctions car moins elle était à la maison, mieux elle se portait, mais ça elle ne pouvait pas le dire. De plus, elle aimait ce qu’elle faisait alors le choix serait particulièrement difficile. Jesse partagea son avis quant à garder du temps pour soi, même si l’existence qu’il menait n’était pas un modèle à suivre en la matière : il bossait un nombre important d’heures par semaine et n’avait pas tellement de temps pour sa vie personnelle. Il expliqua qu’il se réfugiait dans le travail car sa vie privée était chaotique, cependant il serait forcément amené à réduire la cadence un jour. « Tu verras bien. Je ne vais pas te demander si ta famille te manque quand tu pars, ça me semble évident. Mais comment fais-tu pour réussir à vivre éloigné d’eux aussi longtemps ? » Jesse lui avait expliqué d’une part qu’il voyageait beaucoup, d’autre part que son poste plus « fixe » se trouvait à Cardiff qui n’était pas non plus à 10km de Tenby.


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CÔTÉ COEUR : fraîchement célibataire
PROFESSION : journaliste / blogueur
REPUTATION : le fils griffiths, un modèle de réussite ! cela dit, à son âge, il devrait peut-être penser à se trouver une femme et se poser au lieu de voyager aux quatre coins du globe


MessageSujet: Re: And you could be my remedy (Keelin) Dim 19 Aoû - 17:03

And you could be my enemy
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Keelin explique son point de vue sur les retombées économiques en plus de la belle image que cette marche des fiertés pourrait donner à Tenby et je l'écoute, même si mon avis reste le même. Je vois déjà le débordement pointer le bout de son nez alors que la fête n'est qu'en projet et ça m'angoisse. Ce projet m'angoisse et tout serait plus facile si personne n'avait proposé un tel événement. Tenby est une petite ville, elle n'a pas besoin de toute cette publicité, mais qu'importe… Seul l'avenir nous dira si oui ou non, la marche aura lieux. « On verra bien. » Dis-je, les lèvres pincées, sans savoir quoi dire d'autre pour argumenter mes propos. « Il n'y a plus qu'à attendre le verdict, savoir si elle va bien se dérouler ou pas. » Le ton est las, le sourire triste. Je ne risque pas de signer les pétitions qui veulent rendre l'événement réel, mais je ne vais pas non plus perdre mon temps pour détruire les efforts de mes congénères. « Je suppose que si elle finit par avoir lieu, c'est que la majorité des habitants le veulent. » En effet, le sort de cette gay pride repose entre les mains des habitants de Tenby et il n'y a plus qu'à attendre. Et si l'événement se produit vraiment, alors je devrais prendre sur moi, sur mes orientations et rédiger le papier qu'il me sera demandé. Heureusement, je n'aurais pas non plus à participer à toute la parade, juste quelques minutes le temps de récolter des avis sur l'ambiance, et de faire quelques clichés rocambolesques. Je prends une nouvelle gorgée de mon thé et la conversation dévie sur nos activités professionnelles respectives. J'en apprends pas mal sur la brune et j'admire d'ailleurs son parcours. On dit souvent qu'il n'y a rien de plus important que l'éducation et sur certains points, je suis d'accord, même si de mon côté, je suis incapable de m'y intéresser. Pour ma part, mon métier consiste à informer et à divertir les gens - à divertir, principalement, parce que je ne fais pas dans le journalisme politique.

Enfin, vient la question de mes nombreux déplacements et de la façon dont je les gère avec ma famille. Je souris, un peu gêné de devoir parler de ce que je ressens pour mes proches, mais je ne me laisse pas abattre et je réponds avec franchise. « Tu sais, dans ma famille, on est pas vraiment penchés sur les sentiments et on est pas spécialement proches non plus. Tu en as eu encore la preuve vu ce que je t'ai demandé tout à l'heure… Jamais Lenny ne penserait que j'aurais pu te voir pour te parler de ton frère. Je les aime et ils m'aiment aussi, mais ça fait maintenant plus de dix ans que je ne suis quasiment jamais présent alors c'est une question d'habitude. » Mon premier départ fut pour suivre mes études de journalisme à Londres et on peut dire que je ne suis jamais réellement revenu, sauf lorsque j'ai quelques semaines de congés et que je profite d'être à Tenby. « Je ne dis pas, quand j'avais 18 ans, ce n'était pas facile, mais maintenant, on sait à quoi s'en tenir. L'important c'est surtout que je sois présent pour les fêtes de fin d'année. » Confie-je. Elle doit s'en douter : j'essaye de passer toutes les fêtes religieuses auprès de ma famille, même si ce n'est pas toujours possible. « Ils ne me le pardonneraient jamais, sinon. » Rigole-je. « Rassure-moi, ta famille n'est pas aussi dysfonctionnelle que la mienne ? » Que je m'esclaffe davantage, pas gêné de dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas.

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MessageSujet: Re: And you could be my remedy (Keelin) Ven 31 Aoû - 19:33

Jesse avait raison sur un point : le duo pouvait débattre aussi longtemps qu’il le souhaitait sur la Gay Pride, l’effet de cet événement ne serait constaté qu’à son terme. Keelin croyait en ses retombées positives et espérait ne pas se tromper, auquel cas elle verrait le journaliste comme un visionnaire. Il reconnut néanmoins que si la célébration avait lieu, c’était grâce à une majorité de gens en faveur de la parade. « C’est toi qui vas couvrir l’événement ? » Demanda la jeune femme, glissant subtilement une transition entre ce sujet de discussion et celui de leurs activités professionnelles. Keelin dévoila beaucoup d’aspects de ses deux métiers avant d’interroger Jesse sur le sien, entre les expériences qu’il avait vécues à travers le monde et l’éloignement de sa famille. Il expliqua que les Griffiths n’étaient pas très tournés sur les sentiments ou en tout cas qu’ils ne les dévoilaient pas facilement. Les liens entre les membres de la famille n’étaient pas non plus des plus fusionnelles. Que Jesse soit venu parler à Keelin en faveur de sa sœur relèverait aux yeux de la rousse de l’univers parallèle tellement ce n’était – visiblement pas – dans leurs habitudes. Pour autant, Jesse tenait à ses proches. Il avait juste une façon différente de le montrer et il ne l’exprimait pas forcément auprès d’eux à longueur de temps. A force, il s’était habitué à l’éloignement, revenant surtout pour les fêtes de famille. « C’est important de garder le contact malgré l’éloignement, car sans ces contacts, on peut se perdre si facilement de vue… » L’enseignante parlait à la fois pour lui et ses multiples déplacements autant que pour elle qui avait vécu une année à Cardiff et avait emménagé dans une maison avec son mari à Tenby. A l’époque de Cardiff, Keelin avait perdu le lien fusionnel qu’elle partageait avec sa fratrie cette année-là et quand elle était revenue dans sa région natale, cette relation d’enfance ne s’était jamais totalement reconstruite puisqu’elle s’était mise en ménage et n’était pas retournée vivre chez elle. Mais ainsi fonctionnait la vie. Il fallait bien quitter le cocon familial un jour. Ses frères et sa sœur seraient un jour amenés à l’imiter. Pour autant, elle restait quand même très proche d’eux, bien plus que dans beaucoup de familles. « Je comprends que ce soit important pour eux que tu rentres. Ils sont au moins sûrs de te voir à ces occasions, comme une tradition… Et bien sûr, ce n’est pas parce que tu n’es pas porté sentiments que tu ne tiens pas à eux. » Keelin réagissait simplement à ce que Jesse avait dit sans porter de jugement. « Nous avons nos hauts et nos bas aussi mais je suis très proche de mes frères et de ma sœur. Comme je te l’ai expliqué, nous avons eu des parents peu présents, sauf aux fêtes ou évènements importants. Comme je suis la deuxième de la fratrie, l’aîné et moi, on a pratiquement élevé les deux plus jeunes. Nous étions des grands plutôt cool je dois dire – peut-être trop, mais être parents n’était pas notre rôle non plus de base. J’ai dû devenir responsable plus vite… Mais je ne regrette pas ce lien qui nous lie tous. Ma famille, c’est eux. Heureusement que nous étions tous aussi soudés. » Très tôt, Keelin avait développé un instinct maternel envers sa fratrie qu’elle avait gardé dans un coin de sa tête sans jamais réussir à concrétiser un autre point dans sa vie. Enseignante qui passait sa vie parmi les enfants, tout le monde l’imaginait aisément devenir mère très vite. Pourtant, elle ne l’était toujours pas. Ce n’était pas par manque d’envie : les conditions ne s’y prêtaient tout simplement pas dans les coulisses de son mariage, sous l’emprise d’un mari violent. Toutefois, la brune réalisa qu’elle n’avait pas mentionné son mari dans ce joli tableau familial, alors elle se devait de jouer le rôle qu’elle renvoyait à tout le monde en adressant tout de même un mot sur cet homme qu’elle haïssait désormais en silence, prise au piège d’une vie qui ne lui appartenait plus. « Enfin, maintenant, ma famille s’est agrandie depuis le mariage si l’on peut dire. » Ajouta-t-elle en souriant. La jeune femme termina ensuite sa boisson et indiqua qu’elle devait justement rejoindre son mari pour la soirée. « Je dois y aller mais je suis contente de t’avoir revue Jesse. » Keelin se leva et enfila sa veste. « Je n’oublie pas ce que tu m’as dit pour ta sœur. Et si tu repasses dans le coin à l’occasion, n’hésite pas à frapper à ma porte pour un café. » La jeune femme esquissa un nouveau sourire et adressa un signe de tête en guise d’au revoir au journaliste avant de prendre congé.

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MessageSujet: Re: And you could be my remedy (Keelin) Dim 2 Sep - 20:03

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« Oui, je couvre l'événement dans sa totalité. Je me suis déjà occupé de différents articles : notamment quand l'idée de la marche a été lancée, mais aussi quand il y a eu les opposants. » J'ai dû enchaîner les interviews avec les personnes qui sont pour et celles qui sont contre, tout en gardant à chaque seconde une impartialité parfaite. C'était hypocrite et je pouvais lire les pensées de ceux que j'interrogeais car ils connaissent très bien la famille Griffiths et plus particulièrement, leur soutien pour la paroisse. Mes articles ont été publiés après la relecture du patron, alors je suppose que j'ai réussi à laisser de côté ce que je ressentais au fond. J'ai été impassible et mon travail a été récompensé. Il faudra que je fasse de même pour la suite de cette histoire, que la marche des fiertés ait lieu ou non. Le journal pour lequel je travaille se vante de ne pas avoir de parti politique, ni de côté religieux, alors il va falloir que je prenne sur moi pour faire mon travail.

« Tu as tout à fait raison, et je suis un exemple à ne pas suivre. Malheureusement, je perds facilement le contact avec les gens que je n'ai pas l'occasion de côtoyer souvent. » On se dit qu'on peut passer un coup de fil rapide, qu'on peut faire le déplacement, passer un week-end chez des amis etc. Mais la vie nous rattrape toujours trop vite et la vie que je mène m'empêche de me poser et de prendre le temps de passer ces appels ou de faire ces déplacements. Ou alors, peut-être que je n'ai pas réellement envie de rester proches de ces personnes. Plus tu offres de l'importance à une personne, plus tu la laisses être proche de toi et plus elle a le pouvoir de te blesser. Je n'ai plus envie d'être blessé par quiconque, voilà pourquoi je me forge cette carapace. « Ca doit être sympa d'être proche de sa fratrie. » Pour ma part, je suis plus proche de mes parents que je ne le suis de Lenny, même si, bien sûr, j'ai quelques affinités avec la jeune femme et que j'essaye de la protéger quand j'en ai l'occasion. Toutefois, notre différence d'âge a fait que nous n'avons pas été très proche lorsque nous étions enfants et je suis parti faire mes études à Londres lorsqu'elle avait huit ans, ce qui n'a pas aidé un quelconque rapprochement. En fait, je crois qu'étrangement, nous n'avons jamais été aussi proche que depuis ces quelques dernières années. « Oui, c'est comme ça avec les mariages. » On ajoute des pièces rapportées à la famille de base et elle s'agrandit de manière exponentielle. Je suis à deux doigts de demander à Keelin si elle compte agrandir encore plus sa famille en ayant des enfants, mais je me retiens à temps, réalisant que c'est parfaitement inapproprié, d'autant plus que la jeune femme a l'air d'avoir une vie déjà bien remplie.

« Moi aussi, je suis content de t'avoir revu, Keelin. » La brune s'apprête à prendre congés et je ferais bien comme elle, mais je vais plutôt profiter de garder cette place et de reprendre mon article sur mon ordinateur avant de rentrer chez moi et de pouvoir laisser le travail de côté. « Merci ! Et c'est promis, j'y penserai. » Je lui souris, tendrement, sans savoir si je tiendrai cette promesse, mais j'ai envie de croire que oui, je la verrai à nouveau. « Passe une bonne fin de journée, Keelin. Rentre bien. »


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MessageSujet: Re: And you could be my remedy (Keelin)

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